Module 29 : Physique Nucléaire
Chapitre 1 : Introduction à la relativité restreinte
Chapitre 2 : Structure du noyau
Chapitre 3 : Radioactivité et applications
Chapitre 4 : Interaction rayonnement-matière
Chapitre 5 : Réactions Nucléaires et Applications
RRRELATIVITÉ RESTREINTE
INTRODUCTION À LA RELATIVITÉ RESTREINTE
Applicable aux particules libres de vitesse 𝒗 constante proche à la vitesse de propagation de
la lumière 𝒄 (𝒄 = 𝟐𝟗𝟗 𝟕𝟗𝟐 𝟒𝟓𝟖 𝐦/𝐬 ≅ 𝟑 𝟏𝟎𝟖 𝐦/𝐬 )
Si 𝒗 ≪ 𝒄 ⇒ mécanique classique
Sinon ⇒ mécanique relativiste
Rq : Si la particule est non libre ⇒ relativité générale
I- Généralités
1- Principe de la relativité
Sur l’expérience de Michelson(1887) qui a voulu mesurer la vitesse de translation d’un
référentiel galiléen (la Terre), sur cela, Einstein a énoncé le principe de la relativité restreinte
(1905) :
Les lois physiques sont invariantes dans tous les référentiels galiléens.
Résultat : La propagation de la lumière dans le vide s’effectue à la même vitesse dans tous
les référentiels galiléens 𝒄.
2- Transformations de Galilée
R’(x’,y’,z’) un réf. galiléen en translation suivant l’axe Ox /R(x,y,z). ���⃗
𝒗 constante
M(x,y,z)/ R et M(x’,y’,z’)/ R’
𝑣⃗
En méc. classique on utilise les TG pour passer d’un réf à l’autre : 𝒙 = 𝒙’ + 𝒗𝒕 ; 𝒚 = 𝒚’ ; 𝒛 =
𝒛’ ; 𝒕 = 𝒕’ (le temps est absolu).
En méc. classique, ces éq donnent l’invariance des lois physiques en accord avec le PR.
Ex1 : Invariance des distances :
/R, M 1 (x 1 , y 1 , z 1 ) ; M 2 (x 2 , y 2 , z 2 ) : d²=(x 2 -x 1 )²+(y 2 -y 1 )²+(z 2 -z 1 )²
/R’, M 1 (x’ 1 , y’ 1 , z’ 1 ) ; M 2 (x’ 2 , y’ 2 , z’ 2 ) : d’²=(x’ 2 -x’ 1 )²+(y’ 2 -y’ 1 )²+(z’ 2 -z’ 1 )²
⇒ d²= d’² La distance est invariable par changement de réf.
Ex2 : Invariance des éq de la méc newtonienne :
/𝐑: ���⃗
𝑭 = 𝒎 ���⃗
𝜸
𝜸 = ���⃗
� ⇒ ���⃗ 𝜸′ 𝒆𝒕 𝑭 ����⃗′ 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 ���⃗
���⃗ = 𝑭 𝒗 est constante.
���⃗
/𝐑′: 𝑭′ = 𝒎𝜸′ ���⃗
Appliquons la TG (loi de composition des vitesses) à la vitesse de propagation de la lumière.
Pour cela, considérons une source lumineuse ∈ au réf R’ dans lequel la vitesse de la lumière
est égale à 𝒄. Par rapport à R, elle devrait égale à 𝒗 + 𝒄 ⟹ contradiction avec le principe de
la relativité.
Autre contre-exemple : Les équations de Maxwell ne vérifient pas les TG.
Les TG sont inapplicables à la propagation de la lumière et aux mobiles animés de vitesses
proches de c ⟹Transformations de Lorentz.
3- Transformations de Lorentz
On suppose qu’à l’origine du temps 𝒕 = 𝒕′ = 𝟎 les deux réf coïncident.
Les coordonnées sont liées par les relations de Lorentz :
𝒗
𝒙′ +𝒗𝒕′ 𝒕′ + 𝟐 𝒙′
′
𝒙= 𝟐
; 𝒚 = 𝒚 ; 𝒛 = 𝒛′ ; 𝒕 = 𝒄
𝟐
�𝟏−𝒗𝟐 �𝟏−𝒗𝟐
𝒄 𝒄
Le temps n’est plus absolu.
Les coordonnées (𝒙, 𝒚, 𝒛, 𝒕) constituent un espace de 4 dimensions (Espace-temps). Dans cet
espace on ne parle plus d’un point M de coordonnées (𝒙, 𝒚, 𝒛) mais d’un événement de
coordonnées (𝒙, 𝒚, 𝒛, 𝒕).
Rq1 : Pour passer à la transformation réciproque on remplace 𝒗 par – 𝒗 :
𝒗
𝒙−𝒗𝒕 𝒕− 𝟐 𝒙
𝒙′ = 𝟐
; 𝒚′ = 𝒚 ; 𝒛 = 𝒛′ ; 𝒕′ = 𝒄
𝟐
�𝟏−𝒗𝟐 �𝟏−𝒗𝟐
𝒄 𝒄
Rq2 : Si 𝒗 ≪ 𝒄 TL→TG
4- Notion d’intervalle
Définition : Considérons 2 événements 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐
/R : 𝑴𝟏 (𝒙𝟏 , 𝒚𝟏 , 𝒛𝟏 , 𝒕𝟏 ) ; 𝑴𝟐 (𝒙𝟐 , 𝒚𝟐 , 𝒛𝟐 , 𝒕𝟐 )
On appelle intervalle d’espace-temps entre 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 la quantité :∆𝑺𝟐 = (𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 )𝟐 +
(𝒚𝟐 − 𝒚𝟏 )𝟐 + (𝒛𝟐 − 𝒛𝟏 )𝟐 − 𝒄²(𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 )𝟐
Rq : Si 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 sont le départ et l’arrivée d’un signal lumineux, l’intervalle ∆𝑺𝟐 est nul.
Pp :/R’ : 𝑴𝟏 (𝒙′𝟏 , 𝒚′𝟏 , 𝒛′𝟏 , 𝒕′𝟏 ) ; 𝑴𝟐 (𝒙′𝟐 , 𝒚′𝟐 , 𝒛′𝟐 , 𝒕′𝟐 )
On peut montrer que ∆𝑺𝟐 = ∆𝑺′𝟐
Invariance de l’intervalle espace-temps. Le carré de l’intervalle entre deux évts
quelconques est un scalaire invariant dans tout changement de référentiel galiléen.
Pour deux évts très proches l’intervalle élémentaire : 𝒅𝑺² = 𝒅𝒙² + 𝒅𝒚² + 𝒅𝒛² − 𝒄²𝒅𝒕²
4- Résultats qui découlent des TL
a) Localisation : Soient 2 évts 𝑴𝟏 et 𝑴𝟐 se produisant au même point dans R et à des
instants différents : 𝒙𝟏 = 𝒙𝟐 et 𝒕𝟏 ≠ 𝒕𝟐
Pour un observateur lié à R’ :
𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 − 𝒗(𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 ) −𝒗(𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 )
𝒙′𝟐 − 𝒙′ 𝟏 = = ≠𝟎
�𝟏 − 𝒗𝟐 �𝟏 − 𝒗𝟐
𝒄𝟐 𝒄𝟐
Les 2 évts n’ont pas la même localisation /R’.
b) Simultanéité : Si les 2 évts se produisent simultanément en deux endroits différents
dans R : 𝒕𝟏 = 𝒕𝟐 et 𝒙𝟏 ≠ 𝒙𝟐 . Pour un observateur lié à R’ :
𝒗
𝒕𝟐 − 𝒕𝟏 − 𝒄² (𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 ) −𝒗(𝒙𝟐 − 𝒙𝟏 )
′
𝒕′𝟐 − 𝒕 𝟏 = = ≠𝟎
𝟐 𝒗𝟐
�𝟏 − 𝒗𝟐 𝒄²�𝟏 − 𝟐
𝒄 𝒄
/R’ ces 2 évts ne sont plus simultanés.
c) Contraction de la longueur
R R’
A B
O O’ 𝒙′𝑩 𝒙′
𝒙′𝑨
Considérons une règle fixe dans R’ d’une longueur propre 𝑳𝟎 = 𝒙′𝑩 − 𝒙′𝑨 . Pour
mesurer la longueur de la règle à partir de R, il faut repérer les points A et B au même
instant :
𝒙𝑩 −𝒙𝑨 −𝒄(𝒕𝑩 −𝒕𝑨 )
𝑳𝟎 = 𝒙′𝑩 − 𝒙′ 𝑨 = et 𝒕𝑩 = 𝒕𝑨
�𝟏−𝒗²
𝒄²
𝑳 𝒗²
⟹ 𝑳𝟎 = ou 𝑳 = 𝑳𝟎 �𝟏 − < 𝑳𝟎
𝒄²
�𝟏−𝒗²
𝒄²
La longueur de la règle est inférieure à sa longueur propre.
Il y a donc contraction des longueurs dans le sens du mouvement.
d) Dilatation des durées
Une horloge fixe dans R’ permet de mesurer la durée ∆𝒕𝟎 entre deux évts qui se
produisent au même point 𝒙′𝑨 = 𝒙′ 𝑩 . ∆𝒕𝟎 est la durée propre ∆𝒕𝟎 = 𝒕′𝑩 − 𝒕′𝑨 .
Pour un observateur dans R, la durée entre ces deux évts sera :
𝒗
(𝒕′𝑩 − 𝒕′𝑨 ) + 𝟐 (𝒙′𝑨 − 𝒙′𝑩 ) ∆𝒕𝟎
∆𝒕 = 𝒄 = > ∆𝒕𝟎
�𝟏 − 𝒗² �𝟏 − 𝒗²
𝒄² 𝒄²
R R’
/R’ : A=B
⟹Le temps dans un réf fixe s’écoule plus rapidement que dans un réf mobile.
Rq : Paradoxe des jumeaux de Langevin !
Après un voyage aller-retour à une vitesse proche de 𝒄, B revient plus « jeune » que A car le
temps s'écoule moins vite à bord de la fusée, vu de A. Le demi-tour de B « brise » la
symétrie : trajet dans l'espace-temps différent pour A et B.
Le trajet le plus court dans l'espace-temps est effectué avec la durée la plus longue. Invariant
entre les deux évènements départ et
arrivée : 𝜟𝑺𝟐 = 𝒄𝟐 𝜟𝒕𝑨𝟐 – 𝜟𝒙𝑨𝟐 = 𝒄𝟐 𝜟𝒕𝑩𝟐 – 𝜟𝒙𝑩𝟐 P
Or 𝜟𝒙𝑩 > 𝛥𝑥𝑨 d'où 𝜟𝒕𝑨 > 𝛥𝑡𝑩
R R
Ecoulement du temps plus lent pour B par rapport à A.
Ex1 : Considérons 2 observateurs : A immobile sur terre, et B se déplace avec une vitesse
𝒗 = 𝟎. 𝟖𝒄. Si pour B le voyage a duré 3ans, l’observateur A constaté que le départ et
𝟑
l’arrivée de B a duré = 𝟓𝐚𝐧𝐬. Cet écart est d’autant plus important si 𝒗 est proche de
�𝟏−𝟎.𝟖²
c.
Ex2 : Le lepton 𝝁 (muon) est une particule instable de durée de vie propre 𝝉𝟎 = 𝟐. 𝟐 𝟏𝟎−𝟔 s.
𝝁 se déplace avec une vitesse 𝒗 = 𝟎. 𝟗𝟗𝟒𝒄.
Ces particules sont créées par des chocs de rayons cosmiques avec les hautes couches de
l’atmosphère terrestre (10 km de la terre).
En mec classique, ce muon parcourt une distance 𝒅 = 𝒗𝝉𝟎 = 𝟔𝟓𝟓 𝐦 ⟹Il doit disparaitre
avant son arrivée sur terre or on l’observe.
𝝉𝟎
Pour un observateur terrestre 𝝉 = = 𝟗. 𝟏𝝉𝟎
�𝟏−𝒗²
𝒄²
Dans ce cas la distance parcourue : 𝒅 = 𝒗𝝉 = 𝟔 𝐤𝐦
⟹ Possibilité de les détecter sur terre.
II- Notion de quadrivecteur (4-vecteur)
1- Quadrivecteur position
𝐨𝐧 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞
𝒙
�������⃗
Espace à 3 dimensions, à 𝑴 (𝒙, 𝒚, 𝒛) �⎯⎯⎯⎯⎯⎯� le vecteur position 𝑶𝑴 �𝒚
𝒛
On définit aussi dans l’espace-temps (Univers de Minkowski) :
𝒙𝟏 = 𝒙
𝒙 =𝒚
���⃗ � 𝟐
Pour chaque évt 𝑴(𝒙, 𝒚, 𝒛, 𝒕) �⎯⎯⎯⎯⎯⎯⎯� 4-vecteur position 𝑹 𝒙𝟑 = 𝒛
𝒙𝟒 = 𝒊𝒄𝒕
Ces coordonnées sont prises par rapport à un évt origine.
Notation :
���⃗
𝑅 = (𝑟��⃗, 𝑖𝑥0 )
Coordonnées Coordonnées
spatiales temporelles
Pour un repère R’ en translation par rapport à R avec une vitesse �𝒗⃗, les équations de TL
𝒗 𝟏
s’écrivent : en posant 𝜷 = ; 𝜸=
𝒄
�𝟏−𝒗²
𝒄²
𝒙 − 𝒗𝒕
⎧ 𝒙′𝟏 = 𝒙′ = = 𝜸(𝒙𝟏 + 𝒊𝜷𝒙𝟒 )
𝒗 𝟐
⎪ �𝟏 − 𝟐
⎪ 𝒄
⎪ ′
𝒙′𝟐 = 𝒚 = 𝒚 = 𝒙 𝟐
⎪
𝒙′ 𝟑 = 𝒛′ = 𝒛 = 𝒙 𝟑
⎨
⎪ 𝒗
⎪ 𝒕 − 𝒙 𝒊𝒄𝒕 − 𝒊 𝒗 𝒙
⎪𝒙′𝟒 = 𝒊𝒄𝒕′ = 𝒊𝒄 𝒄² = 𝒄 = 𝜸(𝒙 − 𝒊𝜷𝒙 )
𝟒 𝟏
⎪ 𝒗 𝟐 𝒗 𝟐
�𝟏 − 𝟐 �𝟏 − 𝟐
⎩ 𝒄 𝒄
Dans l’espace-temps on peut associer une matrice au TL :
𝒙′ 𝟏 𝜸 𝟎 𝟎 𝒊𝜷𝜸 𝒙𝟏
′
⎛𝒙′ 𝟐 ⎞ ⎛ 𝟎 𝟏 𝟎 𝟎 ⎞ ⎛ 𝒙𝟐 ⎞
⎜𝒙 𝟑 ⎟ = ⎜ 𝟎 𝟎 𝟏 𝟎 ⎟ ⎜𝒙 ⎟
𝒙′ 𝟒 −𝒊𝜷𝜸 𝟎 𝟎 𝜸 𝒙𝟒
⎝ ⎠ ⎝ ⎠⎝ ⎠
���⃗
𝑹′ = (𝑳) ��⃗
𝑹
��⃗ = (𝑳−𝟏 ) 𝑹
Pour la transformation réciproque : 𝑹 ��⃗′
���⃗² = 𝑹
Résultat : La norme du 4-vect position est invariante par TL : 𝑹′ ��⃗²
Définition : En général on appelle 4-vecteur 𝑨 ��⃗ la collection (𝒂𝟏 , 𝒂𝟐 , 𝒂𝟑 , 𝒂𝟒 = 𝒊𝒂𝟎 ) qui se
transforment comme les composantes du 4-vecteur position :
𝒂′𝟏 = 𝜸(𝒂𝟏 + 𝒊𝜷𝒂𝟒 ) ; 𝒂′𝟐 = 𝒂𝟐 ; 𝒂′𝟑 = 𝒂𝟑 ; 𝒂′𝟒 = 𝜸(𝒂𝟒 − 𝒊𝜷𝒂𝟏 )
En représentation matricielle : 𝑨��⃗′ = (𝑳) 𝑨
��⃗ 𝒆𝒕 𝑨 ��⃗ = (𝑳−𝟏 ) 𝑨 ��⃗′
Propriétés :
• La norme d’un 4-vecteur est invariante dans tout changement de référentiel galiléen
et donc invariante par TL : �𝑨�⃗² = ���⃗
𝑨′² = scalaire invariant.
𝒂𝟏 𝒃𝟏
𝒂𝟐
• Produit scalaire : Soient ���⃗
𝑨 �𝒂 et 𝑩���⃗ � 𝒃𝟐
𝟑 𝒃𝟑
𝒊𝒂𝟎 𝒊𝒃𝟎
Le produit scalaire est défini par la relation :
���⃗
𝑨 𝑩 ��⃗ = 𝒂𝟏 𝒃𝟏 + 𝒂𝟐 𝒃𝟐 + 𝒂𝟑 𝒃𝟑 − 𝒂𝟎 𝒃𝟎
Le produit scalaire de deux 4-vecteurs a la propriété d’être invariant dans tout changement
de référentiel galiléen.
2- Quadrivecteur vitesse propre (4-vitesse) :
�⃗ caractérise l’évolution instantanée, dans l’univers de Minkowski, du
Le 4-vecteur vitesse 𝑽
déplacement spatio-temporel d’un événement M quelconque. Il est défini par :
��⃗
𝐝𝑹
�⃗ =
𝑽 ; 𝐝𝒕∗ = 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞
𝐝𝒕∗
�⃗ :
Soit R* le repère propre à M, 𝑹∗𝒗�⃗ /𝑹 ⟹ les coordonnées de 𝑽
𝒅𝒙𝟏 𝒅𝒙
⎧ 𝒗𝟏 = ∗ = 𝜸 = 𝜸𝒗𝒙
⎪ 𝒅𝒕 𝒅𝒕
⎪ 𝒅𝒙𝟐
⎪ 𝒗𝟐 = = 𝜸𝒗𝒚
𝒅𝒕∗
�𝑽⃗ = 𝒅𝒙𝟑
⎨ 𝒗𝟑 = ∗ = 𝜸𝒗𝒛
𝒅𝒕
⎪
⎪𝒗 = 𝟒 = 𝜸 𝒅𝒊𝒄𝒕 = 𝒊𝜸𝒄
𝒅𝒙
⎪ 𝟒 𝒅𝒕∗ 𝒅𝒕
⎩
Notation : En regroupant les 3 composantes spatiales : �𝑽⃗ = (𝜸𝒗 �⃗, 𝒊𝜸𝒄)
Norme du 4-vect vitesse :
𝒗² − 𝒄²
�𝑽⃗𝟐 = 𝒗𝟐𝟏 + 𝒗𝟐𝟐 + 𝒗𝟐𝟑 + 𝒗𝟐𝟒 = 𝜸𝟐 �𝒗𝟐𝒙 + 𝒗𝟐𝒚 + 𝒗𝟐𝒛 − 𝒄𝟐 � = = −𝒄²
𝒗²
𝟏−
𝒄²
�𝑽⃗𝟐 = −𝒄²
Rq : Le 4-vitesse se transforme comme tout 4-vecteur à l’aide de la matrice de Lorentz :
�𝑽⃗′ = (𝑳)𝑽
�⃗
3- Quadrivecteur Impulsion-Energie
Postulat du principe fondamental de la dynamique :
Les variations du vecteur impulsion 𝐝𝒑 �⃗ et de l’énergie relativiste 𝐝𝑬 d’un point matériel
soumis à une force 𝑭 �⃗ pendant le temps dt du référentiel R sont égales à :
𝐝𝒑�⃗ = �𝑭⃗ 𝐝𝒕
𝐝𝑬 = �𝑭�⃗. 𝒗
�⃗�𝐝𝒕 = 𝑭�⃗. 𝐝𝒓
�⃗
�⃗ est le vecteur position du point matériel.
𝒓
⟹
�⃗
𝐝𝒑
𝐝𝑬 = 𝐝𝒓�⃗ ⟹ 𝐝𝒑 �⃗. 𝐝𝒓
�⃗ − 𝐝𝑬 𝐝𝒕 = 𝟎
𝐝𝒕
𝐝𝑬
qui peut s’écrire aussi : 𝐝𝒑 �⃗ + �𝒊 � (𝒊𝒄 𝐝𝒕) = 𝟎 constituant la différentielle du vecteur
�⃗. 𝐝𝒓
𝒄
�
�⃗
position 𝐝𝑹 = (𝐝𝒓 �⃗, 𝒊𝒄𝐝𝒕)
𝐝𝑬
⟹ 𝐝𝒑 �⃗ = (𝐝𝒑 �⃗, 𝒊 ) est un quadrivecteur puisque le produit scalaire est invariant 𝐝𝑷 ��⃗. 𝐝𝑹
��⃗ =
𝒄
𝟎.
Donc 𝑷 ��⃗ et 𝒊 𝑬 forment le quadrivecteur impulsion-énergie de la particule : 𝑷
��⃗ = (𝒑 𝑬
�⃗, 𝒊 ) et
𝒄 𝒄
�𝑷
�⃗′ = (𝑳)𝑷 ��⃗
4- Relations entre 𝑬, �𝒑⃗, 𝒎, �𝒗⃗ :
�⃗ ; 𝑬∗ = 𝒎𝟎 𝒄𝟐 �.
�⃗∗ = 𝟎
Soit R* : repère propre d’une particule de masse non nulle �𝒑
Les TL entre R et R* du quadrivecteur impulsion���⃗
𝑷.
𝑬∗ 𝜸𝜷 ∗
⎧𝒑𝒙 = 𝜸 �𝒑∗𝒙+𝜷 �= 𝑬
⎪ 𝒄 𝒄
⎪ 𝒑𝒚 = 𝒑∗𝒚 = 𝟎
𝒑𝒛 = 𝒑∗𝒛 = 𝟎
⎨ 𝑬 𝑬∗ 𝜸 ∗
⎪ = 𝜸 � + 𝜷𝒑 ∗
� = 𝑬
⎪ 𝒄 𝒄 𝒙
𝒄
⎩
On a : Le vecteur impulsion �𝒑⃗ = 𝜸𝒎𝟎 𝒗
�⃗
L’énergie relativiste 𝑬 = 𝜸𝒎𝟎 𝒄²
𝑬
��⃗ = (𝒑
Puisque 𝑷 �⃗ = (𝜸𝒗
�⃗, 𝒊 ) et le 4-vitesse 𝑽 �⃗, 𝒊𝜸𝒄)
𝒄
⟹ �𝑷�⃗ = 𝒎𝟎 𝑽
�⃗
Relation entre �𝒑⃗, 𝑬 : Comme �𝑽⃗ = −𝒄² ⟹ �𝑷
𝟐 �⃗² = −𝒎𝟎 ² 𝒄²
𝑬²
⟹ �𝒑⃗² − = −𝒎𝟐𝟎 𝒄² ⟹ 𝑬² = 𝒑²𝒄² + 𝒎𝟐𝟎 𝒄𝟒
𝒄²
�⃗
𝒄² 𝒑
Relation entre �𝒗⃗, �𝒑⃗, 𝑬 : 𝒗
�⃗ =
𝑬
Exercice : Une particule libre relativiste de masse au repos m 0 , est animée d’une vitesse v.
Soient p sa quantité de mouvement, T son énergie cinétique, montrer la relation suivante :
1
p = T (T + 2m0c ²) (relation entre p et T)
c