0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues61 pages

Pfe Gestion

Ce document présente un projet de mémoire portant sur la gestion du risque de crédit bancaire à travers la méthode de scoring. Il introduit le sujet, présente la problématique et les questions de recherche, puis décrit la structure du mémoire en trois chapitres abordant respectivement les fondements théoriques du risque de crédit, les normes de gestion selon Bâle, et l'application concrète du scoring à la Banque Populaire de Béni Mellal.

Transféré par

Mîiss Kõukõu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2K vues61 pages

Pfe Gestion

Ce document présente un projet de mémoire portant sur la gestion du risque de crédit bancaire à travers la méthode de scoring. Il introduit le sujet, présente la problématique et les questions de recherche, puis décrit la structure du mémoire en trois chapitres abordant respectivement les fondements théoriques du risque de crédit, les normes de gestion selon Bâle, et l'application concrète du scoring à la Banque Populaire de Béni Mellal.

Transféré par

Mîiss Kõukõu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Sultane Moulay Slimane

Faculté Polydisciplinaire

Béni Mellal

Projet de fin d’étude pour l’obtention d’une Licence Fondamentale en


Sciences Economique et Gestion

Parcours : « Gestion »

Sous thème :

La Gestion du Risque de Crédit Bancaire en


Pratiquant la Méthode Scoring : Cas de la
Banque Populaire Béni Mellal

Présenté par : Encadré par :


Akrim Mohamed Pr. Touhami Fatima

El-mkhayer Yassin

Ezzaidy Samira

Hassar Lamya

Oumarghad Khlifa

Soutenue le 16/07/19 devant un juré composé de :


Pr. Mohamed Jallal EL ADNANI Président

Pr. Fatima TOUHAMI Encadrente

Pr. Abdelkahar ZAHID Examinateur

Année universitaire 2018/2019

-1-
-2-
Dédicace

Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut…


Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la
reconnaissance…
Aussi, c’est tout simplement que

Nous dédions ce modeste


travail…
A nos parents,
Aujourd’hui nous sommes très fier de pouvoir enfin vous offrir le fruit de
plusieurs années
de travail. Nous avons la jouissance de vous dédier ce travail, veuillez y
trouvez le témoignage de
notre grand amour et de notre profonde reconnaissance.
Nous vous souhaite la bonne santé, la joie de vivre et que Dieu vous garde.
A nos chers frères et sœurs ;
A toute nos familles ;
A tous nos amis (es) ;

-3-
Remerciements

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs


personnes à qui on voudra témoigner toute nos reconnaissances.

Nous voudrions tout d'abord adresser toutes nos gratitudes au promoteur de ce


mémoire, le Professeur TOUHAMI FATIMA pour sa patience, sa disponibilité et
surtout ses judicieux conseils, qui ont contribué à alimenter nos réflexions.

Nos vifs remerciements iraient également à nos professeurs de la faculté


polydisciplinaire.

Nous voudrions exprimer nos reconnaissances envers les amis et collègues qui
nous ont apportés leur support moral et intellectuel tout au long de notre démarche.

Nous tiendrons aussi à témoigner tous ceux qui ont aidé, de près ou de loin, à la
réalisation de notre travail trouvent l’expression de notre profonde sympathie.

-4-
Liste des abréviations
Abréviation Son sens

APR Analyse Préliminaire Des Risque

BCP Banque Centrale Populaire

BMCE Banque Marocain De Commerce Extérieure

BP Banque Populaire

BRI Banque Des Règlements Internationaux

BRP Banques Populaires Régionales

CIC Crédit Industriel et Commercial

CPC Compte de Produit et Charge

CPM Crédit Populaire du Maroc

EC Etablissement de Crédit

FEC Fonds d’Equipement Communal

FRS Financial Ratio Scoring

IRB Internal Ratings Based

GBP Groupe Banque Populaire

LCR Liquidity Coverage Ratio

MIT Massachusetts Institude of Technology

NSFR Net Stable Funding Ratio

OCDE Organisations pour le Commerce et le Développement Economique

OFS Office Fédéral de la Statistique

PDG Président Directeur Général

PIB Produit Intérieur Brut

PME Petits et Moyennes Entreprises

SA Société Anonyme

SICAV Société d’Investissement à Capital Variable

USA Etats-Unis

-5-
Listes des tableaux et figures

Liste des tableaux

Tableau n° 01: Les étapes de maîtrise du risque…………………………………...16

Tableau n° 02: Les trois piliers de la réglementation Bâle II………………………..25

Tableau n° 03 : L'histoire du crédit scoring en 10 dates……………………………32

Tableau n° 04 : Caractéristiques principales de l’échantillon ………………………38

Tableau n° 05 : Ratios retenus…………………………………………………………... 39

Tableau n° 06 : fonction score identifiée (extraite de SPSS)……………………………. 41

Tableau n° 07 : fonctions aux barycentres des groupes (extrait de SPSS)……………… 41

Tableau n° 08 : règle de décision (extrait de SPSS)…………………………………….. 42

Tableau n° 09 : Coefficients des fonctions de classement (extraits de SPSS) …………..43

Liste des figures

Figure n° 01 : Le mécanisme de déroulement de gestion du risque de crédit………….15

-6-
Sommaire
Dédicace
Remerciements
Liste des abréviations
Liste des tableaux et figures
Introduction générale

Chapitre I : Fondements théoriques du risque de crédit


Introduction du chapitre
Section 1 : Concepts et Définitions
Section 2 : Le risque de crédit : un enjeu majeur pour la banque
Section 3: les outils de la gestion du risque de crédit
Conclusion du chapitre

Chapitre II : Les normes de gestion du risque de crédit


Introduction du chapitre
Section 1: Bâle I et la réglementation marocaine
Section 2 : Les accords de Bâle II
Section 3 : Les réformes de Bâle III
Conclusion du chapitre
Chapitre III : La méthode d’évaluation du risque : le scoring et son pratique dans la
Banque Populaire ville Béni Mellal
Introduction du chapitre
Section 1 : Le Scoring : Méthode d’évaluation des risques
Section 2 : Comment la banque populaire de Béni Mellal pratique-t-elle le scoring ?
Section 3 : Présentation et analyse du questionnaire
Conclusion du chapitre
Conclusion générale
Bibliographie
Table des matières
Annexe

-7-
Introduction générale

A partir du XVIIe siècle, depuis que la banque moderne a commencé à évoluer, la


plupart des défaillances bancaires trouvent leur origine dans l’incapacité de faire face aux
différents risques qu’elles encourent, parmi ces différents types de risque qui affectent sa
survie, nous pouvons citer notamment le risque de marché, d’option, de crédit, et le risque
opérationnel, etc.

Le risque de crédit appelé également risque de contrepartie est le risque le plus répandu.
S’il existe plusieurs types de risque de crédit, celui de non remboursement est un risque
majeur. Le risque de crédit est le risque (vu comme une probabilité) que l’emprunteur ne
rembourse pas sa dette en partie ou en totalité, à l’échéance fixée. De nos jours, sa maîtrise
est l’une des principales préoccupations pour la plupart des organismes bancaires,
notamment via les créances qu’elles accordent à leurs clients, qui sont pour la plupart des
formes de prêt à court terme. Pour cette raison, de nombreuses banques sont aujourd’hui
amenées à l’intégrer dans leur gestion afin de le minimiser. Ce risque est en effet lourd de
conséquences pour la banque, car toute dette non remboursée est économiquement une
perte sèche que supporte le créancier. Comptablement parlant, les créances et les emprunts
accordés à des tiers constituent ainsi un poste spécifique dans le bilan de l’entreprise et
toute évolution négative obère d’autant la survie de l’entreprise à moyen ou long terme.
Les établissements bancaires ont donc cherché à s’immuniser contre ce risque de crédit. En
amont, ce risque peut faire l’objet d’une évaluation grâce à différents critères et des
techniques mêlant calcul et intuition. Suite à cette évaluation, les banques disposent de
différents moyens de protection pour minimiser, voire annuler ce risque économique.

Le système bancaire marocain utilise des méthodes classiques pour faire face aux
risques crédit. Parmi ces méthodes, le diagnostic financier et la prise de garantie occupent
sans doute une place centrale. Cette situation engendre des effets néfastes sur le
gonflement des impayés ce qui peut mettre en cause la survie même de la banque. Or, il
existe actuellement des méthodes sophistiquées destinées à la gestion du risque crédit dont
la méthode du scoring.

Alors à travers ce travail, nous allons essayer d’apporter des éléments de réponse à la
problématique suivante : « La méthode scoring est-elle efficace pour gérer les risques des
crédits bancaires? ».

-8-
Les questions subsidiaires qui permettent de cerner cette problématique sont les
suivantes:

- Quelles sont les procédures mises en place par la banque pour la maîtrise des risques de
crédit ?

-Que désigne la Méthode Scoring ?

-Les techniques de scoring améliorent-elles l’information que le banquier détient sur


l’emprunteur et dans quelle mesure ?

C’est dans ce même contexte que nous proposons l’hypothèse suivante :

- Le crédit scoring est un outil efficace dans l’évaluation du risque de crédit bancaire.

Pour répondre à ces questions, notre travail est divisé en trois principaux chapitres comme
suit :

Dans le premier chapitre nous allons donner une vision globale sur les risques des
crédits, les conséquences du risque de crédits sur l’activité bancaire et les outils de gestion
de ces risques.

Le deuxième chapitre est consacré aux différentes options proposées par le comité de
Bâle.

Le troisième est subdivisé en trois sections, la première pour la définition de la Méthode


Scoring et ses techniques, la deuxième consacrée à la présentation de la Banque Populaire
et la pratique de la Méthode Scoring et la troisième va porter sur une étude sur la politique
de gestion de risque du crédit au sein de la Banque Populaire à travers un questionnaire.

-9-
Chapitre I : Fondements théoriques du risque de crédit

Introduction

Le risque de crédit est l'une des causes majeures de la volatilité des résultats des
entreprises et des institutions financières. Comme toute entreprise, un établissement de
crédit est exposé à une multitude de risques qui peuvent entraîner sa défaillance et sa
faillite. Le crédit est une opération récurrente surtout dans notre environnement où la
liquidité est presque chose rare chez les clients (entreprise, particulier). En effet, ceux-ci
ont toujours des besoins à satisfaire comme le financement de leur exploitation ; de leur
consommation le paiement des salaires et impôts ; etc. Par conséquent, la relation banque
client s'exprime mieux dans les facilités c'est pourquoi la banque doit fixer des limites pour
contrecarrer les excès et le défaut pouvant survenir durant la relation. En général, le
principal risque supporté par la banque est le risque de crédit qu'il doit circonscrire par une
bonne définition et une bonne analyse afin d'en avoir une mesure assez correcte lorsqu'elle
prête à tel ou tel client (particulier ou entreprise).

Ce présent chapitre est consacré pour le risque de crédit, les outils de sa gestion et de sa
maîtrise puis l’objectif de sa gestion. Il est subdivisé en trois sections, la première est
consacrée pour la définition de certains concepts qui sont reliés au risque de crédit, la
deuxième traitera le risque de crédit en général et la dernière elle est consacrée pour la
maitrise et la gestion du risque de crédit.

- 10 -
Section 1 : Concepts et Définitions

1-1-Définition de la banque et son rôle

D’après le dictionnaire de l’économie1 : « La banque est une entreprise qui reçoit des
fonds du public, sous forme de dépôts ou d’épargne. Elle réemploie l’argent des déposants
en distribuant des crédits et en effectuant diverses opérations financières. Elle gère et met à
la disposition de ses clients des moyens de payement (chèque, comptes bancaire,
virement,..). Elle sert aussi d’intermédiaire sur le marché financier, entre les émetteurs
d’actions et d’obligations (entreprises, Etat,…) et les investisseurs (épargnants, fonds
commun, sicav, compagnies d’assurances,…). Elle crée de la monnaie par les crédits
qu’elle octroie et en « achetant » ceux que s’accordent entre eux les agents non financiers
(effet de commerce,…)».
Selon Le Golvan: « Sont considérées comme banques les établissements qui font
profession habituelle de recevoir du public, sous forme de dépôts ou autrement des fonds
qu’ils emploient pour leur propre compte en opérations d’escompte, de crédit ou en
opérations financières. Cette définition est essentiellement basée sur le commerce de
l’argent, vision traditionnelle et technicienne de l’activité bancaire»2.

1-2-Définition de crédit

Plusieurs définitions sont données pour le crédit : Le mot crédit vient du mot latin
«Credere» qui veut dire confiance. « Faire crédit, c’est faire confiance ; c’est donner
librement la disposition effective et immédiate d’un bien réel ou d’un pouvoir d’achat,
contre la promesse que le même bien , ou un bien équivalent , vous sera restitué dans un
certain délai , le plus souvent avec rémunération du service rendu et du danger couru,
danger de perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce service »3.

1
Bezbakh. P, Sophie Gherardi, « Dictionnaire de l’économie », Larousse/HER, 2000, P20.
2
LE Golvan. Y, «Banque Assurance » », éd Dunod, Bordas, Paris, 1988, P19.
3
Bouyakoub. F « l’entreprise et le financement bancaire », Casbah éditions, 2000, p17.

- 11 -
1-3-Définition générale du risque et du risque bancaire

1-3-1- Définition du risque

Étymologiquement, le mot risque provient du latin « resecare »4 qui signifie «couper».


Ainsi, dans son acception courante, le risque est la survenance d’un événement négatif,
voire d’un danger, qui vient « couper », perturber le déroulement normal d’une activité,
d’un processus. Techniquement, pour les professionnels de la gestion des risques, le risque
est : « l’effet de l’incertitude sur l’atteinte des objectifs »5. Cependant, l’incertitude peut
également s’avérer bénéfique pour l’organisation, ou à la fois bénéfique et négative sous
différents aspects. On parle alors de risque positif ou d’opportunité, suivant les référentiels
utilisés.

1-3-2- Définition du risque bancaire

Un risque bancaire est un risque auquel s'expose un établissement bancaire lors d'une
activité bancaire. Cette dernière, par son rôle d'intermédiation financière et ses services
connexes, expose les établissements bancaires à de nombreux risques, qui sont directement
liés aux différentes activités exercées par les banques.

Le risque bancaire peut se définir synthétiquement comme « l’incertitude temporelle d’un


évènement ayant une certaine probabilité de survenir et de mettre en difficulté la banque»6.

1-4-L’évolution du risque bancaire

Pendant longtemps, cette prise de risque, fondement du métier, n’a pas été formalisé. La
prise de risque donnait lieu au prélèvement d’une marge sur les clients et les opérations
concernées. Tant que le risque ne se concrétisait pas, la marge était gagnée. Lorsqu’il se
produisait, la perte était remboursée sur les fonds propres. Après épuisement, c’était la
faillite : les clients ne pouvaient être remboursés de leurs dépôts et leur épargne. De cette
approche simple, deux éléments sont à retenir : le risque et sa concrétisation, les pertes de
marges et de fonds propres. Enfin, les risques étant multiples, il est toujours à craindre des
enchaînements de pertes en cascade : la concrétisation d’un risque entraîne celle d’un
autre, puis d’un troisième, etc.

4
Selon la définition issue du dictionnaire Le nouveau Petit Robert, 1993
5
Ibid.
6
Desmicht. F, «Pratique de l’activité bancaire», Dound 2004, P 23.

- 12 -
Section 2 : Le risque de crédit : un enjeu majeur pour la banque

L’activité principale de la banque consiste à distribuer des crédits aux entreprises du


secteur d’activité publique et privé ou pour les individus afin de faire face à un besoin de
monnaie, ces crédits sont par leurs natures, multiples et diverses. Cette activité lui fait
courir certains risques notamment le risque crédit. La non maitrise de ce dernier peut la
mettre en péril. C’est pourquoi, il est recommandé de le gérer afin de minimiser son impact
sur la banque et sur l’économie entière.

2-1- Définitions et typologies du risque de crédit

2-1-1- Définition du risque de crédit

Le risque de crédit est le risque que le débiteur ne réponde pas à son obligation initiale
qui est de rembourser un crédit. En fait, dès que le client rend son compte débiteur, la
banque est appelée à supporter un risque de crédit. Ce qui né du fait que la banque collecte
des fonds auprès du public qu'elle doit être en mesure de restituer en tout temps ou selon
les conditions de retrait fixées. Puisque les banques ne sont pas à l'abri des fluctuations
économiques, elles doivent jauger les demandes de crédit avec minutie pour minimiser le
risque de crédit.

Le risque de crédit peut être défini comme étant: « La perte potentielle supportée par un
agent économique suite à une modification de la qualité de crédit de l’une de ses
Contreparties, ou d’un portefeuille de contreparties, sur un horizon donné »7.

2-1-2- Les différents types de risque de crédit

Le risque de crédit comprend trois types de risques qui sont les suivants :

A- Le risque défaut de clients

Cette forme de risque est associée à l'occurrence d'un défaut, caractérisée par
l'incapacité de la contrepartie à assurer le payement de son échéance.

Il correspond à l’incapacité ou au refus du débiteur à honorer ses engagements envers


ses créanciers à échéance, ainsi l’agence de notation Moody’s Investors Service retient la

7
Koffi. J, YAO. M « les accords de Bâle et la gestion du risque de crédit », version préliminaire, Mars
2003, p9.

- 13 -
définition suivante de la défaillance : « Tout manquement ou tout retard sur le paiement du
principal et /ou des intérêts. »8.

B- Le risque de dégradation du Spread9 ou dégradation de la qualité du crédit

Il se traduit par la dégradation de la situation financière d’un emprunteur, ce qui accroit


la probabilité de défaut, même si le défaut proprement dit ne survient pas nécessairement.
Le spread de crédit est la prime de risque qui lui est associée. Sa valeur est déterminée en
fonction du volume de risque encouru (plus le risque est élevé, plus le spread l'est). Le
risque de dégradation du spread est le risque de voir se dégrader la qualité de la
contrepartie (dégradation de sa note) et donc l'accroissement de sa probabilité de défaut.
C- Le risque de taux de recouvrement

Le taux de recouvrement permet de déterminer le pourcentage de la créance qui sera


récupéré en entreprenant des procédures judiciaires, suite à la faillite de la contrepartie. Le
recouvrement portera sur le principal et les intérêts après déduction du montant des
garanties préalablement recueillies.

2-1-3-Les facteurs du risque de crédit

Les facteurs de risque liés au risque de contrepartie et dont les variations pourraient
influencer la valeur du portefeuille des créances et des engagements de la banque peuvent
être :

 Un taux d’intérêt.
 Un cours de change (pour les opérations à l’international).
 Le prix d’un actif.
 La volatilité des sous-jacents.

2-2- L’origine du risque de crédit

L’activité bancaire demeure fortement réglementée du fait du rôle particulier joue par
les établissements financiers dans l’économie. Deux raisons principales sont à l’origine du
contrôle de l’activité bancaire10.

8
Bruyere.R, « les produits dérivés de crédit », édition Economica, paris, 1998, P8
9
Spread=taux de rémunération exigé du débiteur-taux sans risque.

- 14 -
- Les liens étroits qu’entretiennent les établissements financiers sont à l’origine d’un risque
systémique : la faillite d’une banque peut entrainer, par effet de contamination, celle
d’autres établissements.

- L’Etat demeure le principal garant des dépôts bancaires : l’activité de contrôle permet de
maintenir la confiance dans le système bancaire et d’en assurer la pérennité.

2-3- Les conséquences du risque de crédit sur l’activité bancaire

Nous pouvons citer quelques conséquences négatives du risque crédit sur l’activité
bancaire :

 La dégradation du résultat de la banque: cette dégradation est due aux provisionnements


et aux pertes liées au non remboursement des créances.

 La dégradation de la solvabilité de la banque : en effet, la banque pourrait recourir à ses


fonds propres pour couvrir des niveaux de risques élevés (pertes inattendues). Ce qui peut
remettre en cause sa solvabilité.

 La baisse de son rating : une dégradation des résultats de la banque pourrait engendrer
une baisse de son rating car ce dernier est un indicateur de solvabilité.

 Un risque systémique : le risque systémique correspond au risque que le défaut d’une


institution soit « contagieux » et conduise d’autres institutions à faire défaut. En effet, le
risque de crédit peut provoquer par effet de contagion une crise systémique. La stabilité
globale du système financier est, dans un tel contexte, compromise.

 La dégradation de la relation banque-client : une diminution des résultats de la banque


suite au non remboursement de ses créances oblige cette dernière à augmenter les taux des
prêts afin de pouvoir absorber les pertes enregistrées. Cependant, cette augmentation des
taux de crédit induit l’exclusion d’une partie de clientèle même solvable à toute possibilité
de contracter des prêts et donc le recours à la concurrence pour financer leurs besoins.

10
Roncalli Thierry, « Introduction au risque de crédit », Groupe de Recherche Opérationnelle Crédit
Lyonnais, Lyon, octobre 2001, p 17

- 15 -
Section 3: Les outils de la gestion du risque de crédit

3-1-La maîtrise du risque de crédit

3-1-1-L’importance de la maîtrise du risque de crédit

Le besoin d’une maîtrise des risques chez les banques a fortement augmenté au cours de
ces dernières années. L’une des raisons principales est la complexité croissante des
instruments financiers, comme les produits dérivés (par exemple, les contrats à terme et les
options). La maîtrise des risques traduit la volonté d’améliorer le processus décisionnel
dans un contexte d’incertitude : maximiser les avantages et minimiser les coûts. La banque
doit identifier, définir et mesurer les risques et attribuer un « risk owner »11 pour chacun
d’entre eux. Ensuite, il est nécessaire de fixer des limites, d’établir un suivi et un reporting
de leur évolution de manière individuelle et globale.

3-1-2-Les modalités de la maîtrise

La figure et le tableau ci-après représentent les quatre étapes les plus importantes
d’évaluation du risque de crédit :

Figure n° 01 : Le mécanisme de déroulement de gestion du risque de crédit

2- Evaluation \ 3- Gestion
Mesure

Maitrise
des risques

1-Identification 4- contrôle

Source: Hicham Zmarrou «le dispositif de maitrise des risques & le contrôle interne au sein des
établissements de crédit », Thèse Professionnelle en économie, ESC Lille, 2005 – 2006, P36.

11
Risk owner : propriétaire de risque

- 16 -
Tableau n° 01: Les étapes de maîtrise du risque

Les étapes Les moyens

1-L'identification - Les risques spécifiques et les sources de ces risques auxquels une
des risques entreprise est soumise doivent être identifiés et définis.

- la détermination du niveau de risque et de rendement qu'une


entreprise est prête à prendre doit être fondée sur ses objectifs et
décrite en termes mesurables.

- le catalogue d'ensemble des risques d'une entreprise peut être étendu


et diminué en fonction des changements de stratégie, d'un ajustement
au marché, d'évolution technologique ou d'autres événements liés.

2-La mesure des risques - Les mesures doivent être suffisamment globales pour couvrir toutes
les sources importantes de risque.

- Les processus de mesures doivent répondre et évoluer en fonction


des besoins des utilisateurs de ce type d'information.

- Les positions ouvertes peuvent être décomposées en sous-limites en


fonction des contreparties, activités, produits ou toutes autres mesures
utiles à la direction de l'entreprise.

- Les normes utilisées pour mesurer chaque type de risque doivent


reposer sur des principes similaires pour tous les produits et les
activités mesurés.

3-La gestion du risque - La détermination et l'initiation de réponses adéquates au risque


doivent être fondées sur l'évaluation permanente du risque et du
rendement.

- La direction doit s'assurer que l'activité opérationnelle n'expose pas


l'entreprise à des pertes qui pourraient menacer sa viabilité.

- Des procédures doivent être mises en place pour identifier et évaluer


les alternatives ouvertes à la gestion d'une situation de risque afin de
sélectionner et entreprendre des actions appropriées en appliquant la
politique de l'entreprise.

4-Le contrôle du risque - Les groupes responsables du contrôle du risque et de la détermination


de limites au risque appropriées doivent être indépendants des groupes
générant le risque.

- Les limites de risque et la politique d'une entreprise doivent être


cohérentes.

- Les rapports doivent procurer de façon adéquate aux membres de la


direction et du groupe une information facile à exploiter, complète et à
temps sur l'exposition au risque.

Source: Hicham Zmarrou «le dispositif de maitrise des risques & le contrôle interne au sein des
établissements de crédit », Thèse Professionnelle en économie, ESC Lille, 2005 – 2006, P36.

- 17 -
3-2-Les outils de gestion du risque de crédit

La gestion des risques bancaires correspond à l'ensemble des techniques, outils et


dispositifs organisationnels mis en place par la banque pour identifier, mesurer et surveiller
les risques auxquels elle est confrontée. On distingue deux approches différentes dans la
gestion des risques ; une première interne portant sur les risques pris individuellement et
selon leur nature (risque de crédit, risque de marché, risque de liquidité...), quand à la
seconde, elle est globale et constitue un processus holistique, qui suppose un consolidation
de tous les risques et la prise en compte de leur interdépendance. Toute opération de crédit
est contrôlée et couverte à travers : Les règles prudentielles édictées par la Banque Centrale
Marocaine ; Les procédures internes à la banque ; Le recueil des garanties et des sûretés.

3-2-1-Le respect des règles prudentielles

Toutes les banques sont tenues de se conformer à un certain nombre de règles


prudentielles de gestion et qui ont pour finalité de doter les banques et les établissements
financiers d’un moyen de contrôle des risques. Ces règles consistent en un système de
normes obligatoires et harmonisées adoptées universellement dont le but est : Le
renforcement de la structure financière des établissements de crédits ; L’amélioration de la
sécurité des déposants (société de gestion des garanties); La surveillance de l’évolution des
risques des banques et la possibilité de comparer entre les établissements de crédit. Les
établissements de crédits sont obligés de prendre en compte et de calculer chaque trimestre
les risques qu'ils prennent avec leurs encours de crédits en fonction des fonds propres
détenus. Ils ne peuvent ainsi accorder plus de crédits que ce que la réglementation
prudentielle ne les y autorise. Ces ratios visent à limiter le risque de défaillances en cas de
difficultés de remboursements des crédits. S’inscrivant dans le cadre d’un processus
d’ouverture et de concurrence auquel notre système bancaire est tenu d’adhérer, la
réglementation prudentielle prévoit l’application de ratios significatifs.

3-2-2-Les procédures internes à la banque

Dans le but de renforcer l’effet produit par l’application des règles prudentielles, les
banques ont jugé nécessaire d’instaurer des procédures internes. Nous allons présenter la
liste des mécanismes mis en place, afin de contenir ne serait ce que de manière partielle les
risques qui entachent toute opération de crédit. Nous citerons :

- 18 -
 L’institution d’un système de comité siégeant au niveau des agences. L’objectif assigné à
cette action est de conjuguer la réflexion en matière d’octroi de crédit.

 La mise en place du système de délégation de crédit dans la limite des seuils autorisés.
En effet l’agence bancaire est la structure la mieux placée pour se prononcer, dans les
limites de sa délégation, sur certains crédits à la clientèle.

 L’instauration d’un système de contrôle des utilisations de crédit afin d’assurer le suivi
des crédits consentis.

 La diversification du portefeuille engagement dans le but de se prémunir contre le risque


de concentration.

3-2-3-Les garanties

La décision d’octroi de crédit doit être motivée par la rentabilité de l’affaire. Toutefois,
quelque soit la rigueur de l’étude menée, elle ne pourrait éliminer totalement les risques.
C’est pour cette raison que le banquier s’entoure d’un maximum de garanties. On distingue
deux sortes de garanties : Les garanties personnelles et les garanties réelles.

3-3-Les objectifs de la gestion des risques

La gestion des risques vise la réalisation de quatre objectifs12 :

- Assurer la pérennité de l'établissement, par une allocation efficiente des ressources et une
allocation adéquate des fonds propres qui permettra une meilleure couverture contre les
pertes futures.

- Elargir le contrôle interne du suivi des performances au suivi des risques associés.

- Faciliter la prise de décision pour les opérations nouvelles et permettre de les facturer aux
clients.

- Rééquilibrer le portefeuille de l'établissement, sur la base des résultats et des effets de


diversification.

12
Bessis. J, « Gestion des risques et gestion Actif-Passif des banques », Dalloz, Paris, 1995, P48

- 19 -
Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons essayé de présenter des concepts sur le risque de crédit qui
est considéré comme étant l’une des fonctions les plus anciennes de la banque qui se
développe, car le risque de crédit comme nous avons déjà vu, est le plus important des
risques bancaires puisqu’il engendre des pertes graves pour le système bancaire. A l’issue
de cette présentation, nous avons constaté, que par l’importance des rôles et des missions
qui lui sont confiés, la banque est un moyen du développement économique dans chaque
pays, mais aussi le seul agent qui est confronté a cette multitude de risques. A cet effet, les
banques doivent poursuivre certaines règles et normes de gestion du risque de crédit afin
de faire face à ce risque majeur. Ces règles, qui sont devenues de plus en plus
contraignantes, devraient permettre aux établissements de crédit de mieux connaitre et
gérer les risques qu’ils assument. Elles doivent être respectées à tout moment, notamment
grâce à un dispositif de contrôle interne. Cela sera développer, dans le prochaine chapitre.

- 20 -
Chapitre II : Les normes de gestion du risque de crédit

Introduction

La faillite des caisses d’épargne américaine, intervenue au cours des années 70, illustre
de la manière la plus flagrante l’aboutissement d’une mauvaise gestion, caractérisée par
l’absence d’un contrôle efficace des risques tant dans les domaines financiers et
économiques. En réaction aux erreurs de gestion de ce type, l’instauration de normes
prudentielles dans le système bancaire a débuté dans les années 80, sous l’impulsion
d’autorité supranationales (comité de Bâle). Ce dispositif fixe un certain nombre de
contraintes aux établissements de crédit dans le but d’assurer leur solvabilité et leur
liquidité.

Ces règles, qui sont devenues de plus en plus contraignantes, devraient permettre aux
établissements de crédit de mieux connaitre et gérer les risques qu’ils assument. Elles
doivent être respectées à tout moment, notamment grâce à un dispositif de contrôle
interne13.

L’objectif de ce chapitre est de présenter les normes de la gestion du risque de crédit. Il


est structuré en trois sections. La première elle porte sur le comité de Bâle et la
règlementation marocaine, la deuxième c’est pour les accords de Bâle II dont on présente
les trois piliers de ces accords, et en fin la troisième section qui consacre pour les réformes
de Bâle III.

13
Augros Jean Claude, Queruel Michel, « risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », édition
Economica, paris, 2000, P42.

- 21 -
Section 1: Bâle I et la réglementation marocaine

Dans un environnement concurrentiel, de nombreux facteurs peuvent inciter les


banquiers à prendre des risques parfois importants, mettant en péril leur établissement et
compromettant ainsi la sécurité du système à cause des effets de contagion. C’est justement
dans le but de limiter la prise de risques et ainsi limiter leurs effets néfastes que fut
l’avènement de la réglementation prudentielle. Dans ce sens, nous allons présenter la
réglementation prudentielle internationale régissant le risque de crédit, à savoir Bâle I,
ainsi que la réglementation marocaine qui s’inspire essentiellement de cette dernière.

1-1-Comité de Bâle

Le Comité de Bâle a été créé en 1974 par les gouverneurs des Banques Centrales du
groupe des dix (G10) sous l’appellation « Comité des règles et pratiques de contrôle
bancaire », il est constitué des pays suivants : Belgique, Canada, France, Allemagne, Italie,
Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Etats-Unis. Ces
pays sont représentés par leurs banques centrales ou par l’autorité de supervision bancaire.
Leurs représentants se rencontrent régulièrement à la Banque des Règlements
Internationaux (BRI) localisée à Bâle pour parler des enjeux liés à leur responsabilité. Les
taches du comité de Bale sont axées sur :

L’échange d’informations sur les pratiques nationales de contrôle

 L’amélioration de l’efficacité des techniques mises en œuvre pour la surveillance de


l’activité bancaire internationale

 La fixation de normes prudentielles minimales dans les domaines ou elles apparaissent


souhaitables.

Il est à noter que le comité de Bâle ne dispose d'aucun pouvoir légal national ou
international, ses conclusions n’ont pas force exécutoire. Son rôle est plutôt d’établir des
normes de références et des lignes directrices générales et de formuler des
recommandations à l'égard des bonnes pratiques que ses membres s’engagent à mettre en
œuvre.

- 22 -
1-2-Le cadre réglementaire international (Bâle I)

Plusieurs normes et règles ont été fixées par les autorités afin de protéger les banques
des répercussions du risque de crédit, les plus importants sont :

1-2-1- Ratio de solvabilité (ratio Cooke)

L’accord de 1988 est centré sur le risque de crédit. Il impose aux banques
internationales du G10 un capital réglementaire égal au minimum à 8% du volume des
actifs pondérés par leurs risques14 :

A- La pondération des risques

Les pondérations des éléments du bilan et hors bilan diffèrent selon le type de la créance
et du débiteur comme suit15:

- 0% pour les créances sur les Etats membres de l’OCDE (Organisation pour le Commerce
et le Développement Economique)

- 20% pour les créances sur les institutions internationales, les collectivités territoriales et
les banques d’Etats membres de l’OCDE

- 50% pour les créances hypothécaires pour l'habitat

- 100% pour les autres créances. Pour les engagements du hors bilan.

B- Les fonds propres réglementaires

Les fonds propres règlementaires sont définis par le régulateur et les autorités de
contrôle bancaire comme palliatif aux risques auxquels est soumise la banque. Ainsi,
conformément à l’accord de Bâle de 1988 et le communiqué de presse d’octobre 1998, les
fonds propres règlementaires sont ventilés comme suit16 :

- Les fonds propres de base ou « noyau dur » (Tier one)

- Les fonds propres complémentaires ou (Tier two)

- Les fonds propres sur-complémentaires (Tier three)

14
De Servingy A, Metayer B et Zelenko I, « le risque de crédit », DUNOD édition, Paris 2006, p3.
15
T.Rongalli, « La gestion des risques financiers », Ed. Economica, Paris 2004, p.23.
16
Perrot Etienne, revue économique « Crise financière et solidarité internationale », janvier 2009, P06.

- 23 -
1-2-2- Le ratio de fonds propres et de ressources permanentes

Cette norme de gestion, fondé sur le même principe que le ratio de liquidité a comme
objectif de limiter la transformation sur le moyen et long terme, alors que le ratio de
liquidité poursuit le même but sur le court terme. Elle se traduit par un rapport entre les
fonds propres et les ressources permanentes d’une duré supérieure à cinq ans (pour le
numérateur) et les emplois immobilisée ou d’une durée résiduelle de cinq ans (pour le
dénominateur). Ce ratio doit être supérieur ou égale à 60%.17

1-2-3-Le ratio de division des risques

La règle de division des risques vise à éviter une trop forte concentration des risques sur
un seul bénéficiaire, ou sur un seul groupe de bénéficiaires, qui en cas de défaillance,
risquerait d’entraîner l’établissement dans leur sillage.

1-2-4-Le ratio de liquidité

Ce ratio a pour objectif principal d’assurer que les établissements de crédit peuvent faire
face aux demandes de remboursement des déposants. Le ratio prend la forme d’un «
coefficient de liquidité », qui est le rapport entre les éléments d’actif liquide (ou a moins
d’un mois) et les passifs exigibles (ou au plus dans un mois) ; ce coefficient doit être
supérieur ou égal à 100%.18

1-3- Le cadre réglementaire national19

La réglementation marocaine en matière de risque de crédit s’inspire du comité de Bâle.


Un certain nombre de normes a été adopté en 1990 puis modifié et complété en 1993.
Le Maroc a initié dès le début des années 90 la réforme du système financier. A la veille de
la réforme il ‘était caractérisé par :

- un système financier segmenté : plusieurs organismes financiers spécialisés finançant les


activités de secteurs économiques stratégiques (logement, industrie, commerce
extérieur,…).
- Système soumis à de fortes contraintes réglementaires : taux d’intérêt administré, emplois
obligatoires, octroi de ristournes d’intérêt.

17
Augros Jean Claude, Queruel Michel, OP.cit P10.
18
Augros Jean Claude, Queruel Michel, « Risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », P 35.
19
Faouzi Noureddine, « Projet découverte des techniques bancaires », P 07

- 24 -
- Une politique monétaires basée sur les techniques de régulation quantitative :
encadrement du crédit imposant des normes progression et contrôlant, ainsi la capacité à
créer de la monnaie.

- Marché des capitaux marginal : instruments financiers peu diversifiés et nombre réduit
d’intervenants.

L’objectif étant de mettre en place un système financier moderne et solide pour une
meilleure mobilisation de l’épargne et une allocation plus efficiente des ressources
financières. C'est-à-dire favoriser le financement de l’investissement en vu d’assurer une
croissance économique durable et soutenue.

Cette réforme est multi dimensionnelle touchant l’ensemble des composants du secteur
financier.

Réforme du secteur bancaire : son objectif est de renforcer la compétitivité du secteur et


de favoriser sa modernisation.

En 1993 :

1-Refonte du cadre législatif régissant l’activité bancaire

Avec l’introduction de la notion de « banque universelle » et du concept


d’Etablissement de Crédit (EC). Notamment la mise en place des mécanismes de
protection des déposants. Le renforcement du pouvoir de la banque centrale en matière de
surveillance et de contrôle du système bancaire.

2-renforcement de la réglementation prudentielle

A travers l’institution de ratios et normes conformes aux standards internationaux afin


de renforcer le secteur (capital minimum, solvabilité, division des risques, liquidité,
position des changes, conditions de prise de participations).

3-Déréglementation de l’activité bancaire :

- Suppression des emplois obligatoires

- Libéralisation des taux d’intérêt

- 25 -
Section 2 : Les accords de Bâle II

2-1- Les piliers de Bâle II

En 1999, le comité de Bâle propose son premier document consultatif (CP1) posant les
termes de la réforme autours de trois piliers : 20

- Le pilier 1 : concerne les exigences en matière de fond propre. Il impose aux banques un
niveau minimal pour couvrir à la fois leurs risques de marché leurs risque de crédit
effectifs et leurs risques opérationnel, ces derniers étant liés aux pertes que pourrait
entrainer une éventuelle défaillance de leurs procédures internes.

- Le pilier 2 : précise le processus de surveillance prudentielle.

- Le pilier 3 : définit l’information que les banques doivent publier pour permettre un
exercice efficace de la discipline de marché.

Le tableau qui suit décrit les spécificités de chacun de ces piliers :

Tableau n° 02: Les trois piliers de la réglementation Bâle II

Pilier1:exigence minimales en Pilier 2: processus de Pilier 3 : discipline de marché

fonds propres Surveillance

Il définit les modalités de calcul Il définit les modalités du Il définit l’information à publier
du montant des fonds propres contrôle exercé par les autorités en matière de dotation en fonds
requis pour couvrir : de surveillance bancaire en propres.
matière de :
-Le risque de crédit. -risque de crédit.
-Respect des exigences
-Le risque de marché. - risque de marché.
minimales de fonds propres.

-Le risque opérationnel. - risque opérationnel.


-Méthode d’évaluation et de
gestion des risques. -opération de titrisation.

-méthode d’évaluation et de
gestion des risques.

Source : Dumontier P, Dupre D et Cyril M, « gestion et contrôle des risques Bancaires l’apport des IFRS
et de Bâle II », Edition economica, Paris, 2008, P16.

20
Dumontier P, Dupre D et Cyril M, « gestion et contrôle des risques Bancaires l’apport des IFRS et
De Bâle II », Edition economica, Paris, 2008, P13.

- 26 -
2-2- L’Objectif de Bâle II

Les objectifs fondamentaux poursuivis par le comité demeurent inchangés : continuer à


accroître la solidité et la stabilité du système bancaire international et maintenir l’égalité
des conditions de concurrences entre les banques internationales .Pour mieux réaliser ces
objectifs Bâle II va introduire de nouvelle approches destinées à21 :

-Lier plus étroitement le niveau des fonds propres réglementaire au profil de risques
spécifique de chaque banque.

-Inciter les banques à développer des systèmes internes de mesure des risques.

-Renforcer le rôle des autorités de supervision (pilier 2) et celui des marchés (plier 3).
-Appréhender l’ensemble des risques soit par une exigence de fonds propres (tel le risque
opérationnel) soit par le processus de surveillances prudentielle (tel le risque de taux
d’intérêt sur le portefeuille bancaire).

2-3- L’impact de Bâle II

Plusieurs études quantitatives ont été menées pour calibrer les fonctions de pondérations
et ainsi atteindre l’objectif fondamental clairement affiché par le comité qui est de
maintenir globalement le niveau actuel des fonds propres de l’ensemble des banques.
Plusieurs constatations ressortent de ces études pour l’évaluation de l’exigence de fonds
propres des banques européennes22 :

-l’exigence de fonds propres sera réduite globalement de 5% par rapport au niveau actuel.

-les petites banques domestiques adoptant l’approche standard verront leur exigence de
fonds propres diminuer légèrement.

-les grandes banques internationales adoptant des approches plus avancées verront leur
exigence de fonds propres globalement inchangée.

-les banques spécialisées et sophistiquées adoptant les approches avancées verront leur
exigence de fonds propres diminuer substantiellement.

21
Dumontier P, Dupre D et Cyril M, « gestion et contrôle des risques Bancaires l’apport des IFRS et
De Bâle II », Edition economica, Paris, 2008, P 15.
22
Sardi A, Op. Cit, PP 18-19

- 27 -
-la principale réduction de l’exigence de fonds propres ira aux portefeuilles de la banque de
détail.

Section 3 : Les réformes de Bâle III

3-1-Les accords de Bâle III

Les Accords de Bâle III publiés le 16 décembre 2010 sont des propositions de
réglementation bancaire. La réforme Bâle III fait partie des initiatives prises pour renforcer
le système financier à la suite de la crise financière de 2007 (crise « des subprimes »), sous
l'impulsion du FSB (Financial Stability Board) et du G20. Elle part du constat que la
sévérité de la crise s'explique en grande partie par la croissance excessive des bilans et hors
bilan bancaires (via, par exemple, les produits dérivés), tandis que dans le même temps le
niveau et la qualité des fonds propres destinés à couvrir les risques se dégradaient. En
outre, de nombreuses institutions ne disposaient pas non plus de réserves suffisantes pour
faire face à une crise de liquidité. Dans ce contexte, le système bancaire s'est révélé
incapable d'absorber les pertes intervenues d'abord sur les produits structurés de titrisation
et d'assumer ensuite la ré-intermédiation d'une partie des expositions de hors-bilan. Au pire
de la crise, les incertitudes pesant sur la qualité des bilans, la solvabilité des banques et les
risques liés à leur interdépendance (le défaut d'une institution pouvant entraîner celui d'une
autre) ont provoqué une crise de défaillance et de liquidité généralisée. Compte tenu du
rôle du système financier dans le financement de l'économie réelle, du caractère
international des institutions financières et du coût final supporté par les États via
notamment les plans de soutien public, une intervention coordonnée des régulateurs
internationaux est alors apparue légitime. Bâle III est un ensemble de mesures nouvelles,
que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a élaboré pour renforcer la réglementation,
le contrôle et la gestion des risques dans le secteur bancaire. Ces mesures visent à:

Améliorer la capacité du secteur bancaire à absorber les chocs résultant des tensions
financières et économiques, quelle qu'en soit la source ;

 Améliorer la gestion des risques et la gouvernance.

 Renforcer la transparence et la communication au sein des banques.

- 28 -
3-2-L’indicateur et les ratios de la réforme

Cette nouvelle réforme impactera avant tout les établissements européens compte tenu
du nombre important de banques universelles, mais aussi des banques américaines
disposant de pondération plus élevée du risque sur la titrisation et le négoce. Parmi les
évolutions à venir, nous pouvons citer les points suivants (encore non finalisés)23 :

 Mise en place d’un ratio de liquidité pour les banques internationales.

 Mise en place d’un ratio dit « d’effet de levier ».

 Redéfinition des fonds propres (Tier 1 notamment).

 Une révision de la couverture de certains risques.

3-3- L’impact et les limites de Bâle III

Bâle III va exiger des banques plus de capitaux propres et de liquidité pour une même
activité. Les impacts de Bâle 3 diffèrent en fonction des profils des établissements :

- Banque de Financement et d’Investissement : C’est le métier dont la rentabilité des fonds


propres est la plus impactée. Les acteurs bancaires vont se concentrer sur les activités de
conseil à plus haute valeur ajoutée, comme les émissions de dettes, qui permettent d’établir
des commissions.

- Banque Privée : Une évolution importante pour ce métier est envisagée. Ce métier
focalisé sur la vente de produits très rentables comme des SICAV monétaires devra vendre
à ses clients des produits moins rémunérateurs pouvant être intégrés comme des dépôts
pour les établissements.

- Banque de Détail : Ce métier pourrait connaître des changements importants puisque


qu’il devra réaliser une sélection de ses clients à la fois sur leur potentiel et sur leur niveau
de dépôts au sein de l’établissement. A l’étranger, il ne sera plus possible de développer
des activités de crédit spécialisé pour l’approche progressive d’un pays.

23
http://www.bis.org/publ/bcbs189_fr.pdf.

- 29 -
Conclusion

Nous avons présenté, à travers ce chapitre, la réglementation internationale et plus


particulièrement la réglementation prudentielle nationale actuelle, et la nouvelle réforme
bâloise concernant le risque de crédit en analysant son contenu.

En effet, le comité de Bâle dans son nouvel accord préconise fortement l’utilisation des
notations internes, sous certaines conditions, afin de permettre une gestion moderne et
efficace des risques de crédit.

Le Maroc prévoit à cet effet d’adopter totalement dans un avenir très proche la nouvelle
réforme bâloise. Pour ce faire, la maitrise du processus d’élaboration des systèmes de
notation interne est un pré requis nécessaire car il permet d’assurer l’efficacité des
estimations des différents paramètres du risque de crédit et donc une meilleure gestion de
ce dernier. Pour cela, nous allons aborder dans le prochain chapitre l’une des méthodes qui
permettent d’évaluer le risque de crédit, et les éléments fondamentaux à l’élaboration de
cette méthode.

- 30 -
Chapitre III : La méthode d’évaluation du risque : le scoring et son
pratique dans la banque populaire

Introduction

La gestion des risques se développe aujourd’hui d’une façon vertigineuse dans l’univers
bancaire. Elle couvre toutes les techniques et les outils de mesure et contrôle de ces
risques.

Le risque crédit est le risque de pertes consécutives au défaut d’un emprunteur face à
ses obligations ou la détérioration de sa solidité financière. Afin de minimiser l’impact du
risque de crédit, de multiples méthodes concourent à son appréciation.

L’objectif de ce chapitre est de présenter la méthode d’appréciation du risque crédit « la


méthode scoring », il est subdivisé en trois sections, la première nous présenterons la
méthode scoring, la deuxième consiste à présenter la banque populaire et un exemple de
calcul de Score et la troisième pour l’étude de cas à travers un questionnaire.

- 31 -
Section 1 : Le Scoring : Méthode d’évaluation des risques

Le crédit scoring se trouve parmi les modèles de prévisions des risques les plus usités
dans la micro finance notamment dans les pays en développement. Cet outil est manifesté
dans les travaux d’Altman, les deux véritables pionniers de l’application des techniques de
« crédit Scoring » à l’activité d’octroi de crédit aux entreprises.

1-1-Définition du crédit scoring

L’analyse statistique multidimensionnelle vient pour combler les lacunes en matière de


prévision des défaillances d’entreprises et donc de gestion de risques crédits.
Généralement, cette méthode repose sur la technique de l’analyse discriminante linéaire.
La méthode du scoring a vu le jour aux Etats-Unis et s’est développée par la suite dans les
autres pays occidentaux. Le scoring correspond à une méthode d’analyse financière qui
tente à synthétiser un certain nombre de ratios sous forme d’un seul indicateur susceptible
de distinguer les entreprises saines des entreprises défaillantes.

A partir d’un ensemble de « n » entreprise divisé en deux sous-échantillons (entreprises


défaillantes et entreprises saines), on mesure « K » ratios (variables discriminantes) et l’on
mesure une variable Z (score Zêta). Les valeurs prises par la variable Z doivent être les
plus différentes possibles d’un sous-ensemble à l’autre.

Le score s’exprime ainsi :

Z=α1 R1+ α2 R2+ α3 R3+………+ αn Rn+b

Avec :

Ri : les ratios comptables et financiers

αi: les coefficients associés aux ratios

b : une constante

1-2- Historique du scoring

Bien que le crédit scoring ait été pour la première fois utilisé dans les années 1960 aux
USA, ses origines remontent en fait au début du XXe siècle, lorsque J. Moody publia la
première grille de notation pour ses Trade bonds (obligations commerciales). Brièvement,
nous présentons les 10 dates clés du scoring crédit dans le tableau ci-dessous :

- 32 -
Tableau n° 03 : L'histoire du crédit scoring en 10 dates

Source: R.Anderson. « The credit toolkit ». Oxford university press 2007, p28.

Il faut cependant noter que le crédit scoring ne constitue pas la seule voie à ce jour de
gestion du risque de crédit. Depuis quelques années, l'émergence de produits financiers
dérivés permettant une protection contre le risque de défaut, ou encore, une protection
contre une augmentation des probabilités de défaut pouvant être mesurées par l'écart de
crédit. Il s'agit notamment des options (options sur écart de crédit, option sur le défaut), des
contrats à terme sur l'écart de crédit.

1-3- Construction d’un modèle de score

L’élaboration d’un modèle de Crédit scoring suit un cheminement logique qui se scinde
en quatre étapes, à savoir :

- 33 -
1-3-1-Le choix du critère de défaut et de la population à analyser

Pour bâtir un modèle de score, il convient de disposer de deux populations, la première


regroupant les emprunteurs ayant fait défaut et la deuxième ceux n’ayant pas fait défaut
(sain). Donc il faut d’abord choisir un critère de défaut. Sur la base de ce critère, il faut
construire l’échantillon à utiliser, celui-ci doit contenir des données historiques sur la
clientèle défaillante et non défaillante. On doit également retenir un horizon temporel pour
le modèle. « L’horizon est d’un an si l’on utilise l’information de l’année précédente N-1
pour prévoir les défauts de l’année en cours N. le score mesure alors la probabilité de
défaut à un an. »

1-3-2-Le choix des variables explicatives

Les variables choisies doivent être indépendantes pour éviter la redondance de


l’information. On peut utiliser divers types de données : - comptables et financières, qui
permettent de construire des ratios financiers retraçant les diverses dimensions du risque ; -
bancaires (données du fonctionnement du compte permettant d'identifier la régularité du
comportement de paiement des emprunteurs ainsi que la situation de leurs soldes, celle de
leur épargne liquide ou financière et le poids relatif de leur endettement) ; - qualitatives
(âge, profession, ancienneté dans cette profession, catégorie socioprofessionnelle,
localisation géographique, existence d'incident dans le passé, etc.) utilisées notamment
pour le scoring des clients particuliers dans le domaine du crédit à la consommation.
1-3-3-Le choix de la technique à utiliser

Il existe plusieurs techniques pour la construction des modèles de score :

A- Les techniques fondées sur les méthodes paramétriques de classification

Les méthodes paramétriques de classification établissent une relation fonctionnelle entre


les variables explicatives dont la loi de distribution est supposée connue- et la variable
expliquée, relation dont la forme est donnée a priori. Dans cette catégorie, on peut trouver
trois grandes familles de méthodes : la méthodologie unidimensionnelle, l’analyse
discriminante (linéaire et non linéaire) et la régression sur variables qualitatives.

- 34 -
1-La méthodologie unidimensionnelle24 (Beaver 1966)

La mise en œuvre d’une approche unidimensionnelle illustrée par l’étude de


W.BREAVER en 1966, est considérée comme un premier effort sur l’application de
méthode statistique. Cette méthode de classification est fondée sur un ratio unique.
L’objectif est de classer les entreprises parmi l’un des deux groupes : défaillantes ou non
défaillantes sur la base du ratio le plus discriminant. Beaver a procédé de la manière
suivante : il a classé les entreprises en fonction des valeurs prises par chaque ratio. Ensuite,
il a choisi un seuil critique de telle sorte que toute entreprise présentant un ratio inférieur à
ce seuil est considérée comme défaillante et toute celle ayant un ratio supérieur est
considérée comme saine. Le seuil critique est déterminé de manière à maximiser le taux de
bon classement. C’est ce taux qui va déterminer le ratio le plus discriminant.

2-L’analyse discriminante (Altman 1968)

Contrairement à la méthode unidimensionnelle qui utilise un seul ratio, l’analyse


discriminante est une technique qui permet de définir à partir d’un ensemble d’entreprises
réparties en deux groupes (les saines et les défaillantes) et caractérisées par un nombre
d’indicateurs financiers.

3-Les modèles de régression

Les modèles de régression sont utilisés dans le cas où la variable à expliquer est une
variable qualitative, qui prend la valeur zéro ou un, selon que l’entreprise est défaillante
ou non. Le modèle explique cette variable en fonction d'un vecteur de variables exogènes
qui est composé de K ratios économiques et financiers retenus pour leur qualité
discriminante et leur faible corrélation entre elles.

B- Les techniques d'intelligence artificielle (réseaux de neurones)

Les réseaux de neurones sont des algorithmes d'intelligence artificielle qui permettent à
partir de l'expérience de déterminer la relation entre les caractéristiques d'un des
emprunteurs et leur probabilité de défaut. Cette technique prend en compte l’effet de non-
linéarité entre la variable à expliquer et les variables explicatives, mais sa modélisation,
son utilisation et l’interprétation des résultats peuvent être complexes, comme on lui
reproche souvent le manque de stabilité de ses résultats.

24
La méthode unidimensionnelle n’est plus appliquée actuellement.

- 35 -
Le principe des réseaux de neurones consiste en l’élaboration d’un algorithme dit
d’apprentissage qui imite le traitement de l’information par le système neurologique
humain. Trois sortes de neurones existent : les neurones d’entrée, les neurones de sortie et
les neurones cachés. Les neurones d’entrée ont pour input les K ratios comptables
présélectionnés ; les neurones de sortie ont pour output la variable dichotomique
défaillante / non défaillante ; Les neurones cachés sont des neurones qui traitent
l’information entre les neurones d’entrée et de sortie.

1-3-4- Validation du modèle

C’est la dernière étape dans la construction d’un modèle de crédit scoring. Les
méthodes de validation reposent sur l’inférence statistique afin de mesurer la capacité du
modèle et prendre la décision quant à son utilisation ou à son rejet. Les méthodes de
validation s’appuient alors sur des tests de robustesse appliqués sur un échantillon témoin
qui n’a pas été utilisé pour la construction du modèle. Aussi, la qualité du modèle doit être
analysée afin de déterminer le pourcentage de bon classement qui doit dépasser la
proportion des entreprises saines dans le portefeuille de crédit. Il importe de bien signaler
que la validation du modèle est une étape décisive qui passe d’une simple vérification de la
conformité des coefficients du modèle de score à une multitude de tests statistiques
puissants et des courbes de performance solides.

1-4-Avantages et limites du crédit scoring

1-4-1-Avantages du crédit scoring

L'utilisation du crédit scoring au sein des établissements de crédit en tant qu’outil d’aide
à la décision offre plusieurs avantages :

 En proposant une appréciation synthétique de la situation d’une entreprise, la méthode


des scores permet, d’anticiper le risque de défaillance de l’entreprise et de diminuer par
conséquent les impayés, aussi (parce qu’il fondé sur une appréciation objective des critères
de risque, l’utilisation des scores permet à l’établissement de crédit de disposer en fonction
de sa sensibilité aux risques le niveau d’impayés qu’il tolère).

 Les modèles de score par rapport aux autres méthodes traditionnelles permettent, grâce à
la rapidité de décision qu’ils présentent, un traitement de masse de populations nombreuses
d'emprunteurs et leur usage réduit de manière significative la durée du traitement des

- 36 -
dossiers de crédit (de 15 jours à quelques heures, pour la plupart des crédits standard). Ce
gain de temps permet à l’analyste financier de concentrer son attention sur d’autres aspects
comme l’étude de demandes de crédit plus délicates et plus complexes.

 Le scoring contribue à résoudre les difficultés induites par la multiplicité des indicateurs
d’équilibre financier, en orientant vers une sélection qui échappe aux pièges de la
subjectivité.
 Les outils de scoring sont peu coûteux. Cependant et malgré ses avantages, le crédit
scoring comme toute autre méthode d’évaluation du risque, n’est pas infaillibles.

1-4-2- Les limites des modèles de score

Au-delà du problème de biais de sélection ou du problème de la réintégration des


refusés, nous pouvons indiquer les limites suivantes des modèles de score :

 Le système de crédit scoring apparaît figé dans le temps, car le secteur pour lequel il a été
construit ainsi que la situation économique peuvent évoluer, de ce fait au-delà d’une
certaine durée d’utilisation, il peut perdre son pouvoir discriminant.

 Les modèles de score capturent mal les changements de toute nature qui modifient
l'attitude des emprunteurs par rapport au défaut (en augmentant par exemple le hasard
moral).
 Les modèles omettent des éléments qualitatifs liés à la qualité des dirigeants ou aux
caractéristiques particulières des marchés sur lesquels opèrent les emprunteurs.

 Les modèles de score sont des outils statistiques. Ils comportent deux types d'erreurs,
l'erreur (de type II) qui consiste à classer en défaut des emprunteurs sains et l'erreur (de
type I) qui consiste à classer comme sain un emprunteur dont la probabilité de défaut est en
réalité élevée.

 Ces erreurs ont naturellement un coût pour le prêteur utilisant un modèle de score. C'est
pourquoi, généralement, les résultats du score peuvent être corrigés ex post en traitant des
informations complémentaires, à la manière des systèmes experts.

- 37 -
Section 2 : Comment la banque populaire de Béni Mellal pratique-t-elle le
scoring?

2-1-Présentation de la Banque Populaire Maroc25

2-1-1-Définition de la Banque Populaire

La Banque populaire appelé également Groupe Banque populaire (GBP) ou Banque


centrale populaire (BCP), est un groupe bancaire et financier marocain « composé du
Crédit populaire du Maroc, de ses filiales spécialisées et de ses fondations » ; le Crédit
populaire du Maroc (CPM) est, quant à lui, un groupe constitué de la Banque centrale
populaire(BCP) — établissement coté en Bourse— et des Banques populaires régionales
(BRP), de forme coopérative et au nombre de dix. Depuis le 1er novembre 2018, son PDG
est Mohamed Karim Mounir.

2-1-2-L’organisation de la Banque Populaire

La Banque centrale populaire (BCP), société anonyme à conseil d'administration dont le


siège social se trouve à Casablanca, est un établissement de crédit et l'organisme central
bancaire des Banques populaires régionales (BPR), qui sont des coopératives à capital
variable. Elle fait partie du Crédit populaire du Maroc (CPM), un groupe appartenant au
Groupe Banque populaire (GBP) — pouvant être nommé, comme elle, « Banque
populaire », d'où un risque de confusion — et comprenant les BPR. Par ailleurs, elle
détient majoritairement des participations, équivalentes, dans chaque BPR (donnée de
2015). Le groupe en plus de la Banque centrale populaire et composé d'un comité directeur
et de dix banques populaires régionales.

2-2-Méthodologie de recherche

Cette étude est réalisée sur la base des données recueillies auprès des entreprises
clientes de la banque populaire de Béni Mellal. Ces données sont traitées et analysées par
une méthode statistique appelée « l’analyse discriminante ».

25
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/banque-populaire-(Maroc)

- 38 -
2-2-1- Constitution de l’échantillon
D’après l’étude qui été réaliser par Azzouz ELHAMMA26 en 2016. il a constitué cette
base des données sur la base d’un échantillon de 46 sociétés choisies selon la technique du
tirage aléatoire, ces entreprises opèrent essentiellement dans Béni Mellal-Marrakech. Cet
échantillon se compose de deux sous-ensembles : 23 entreprises jugées comme
défaillantes27 et 23 saines. Le tableau ci-après résume les principales caractéristiques de
notre échantillon.

Tableau n°4: Caractéristiques principales de l’échantillon

Principales caractéristiques Entreprises Entreprises


saines défaillantes

Secteurs d’activité

 Entreprises industrielles 10 08
 Entreprises
13 15
commerciales
Formes juridiques

 SA 11 09
 SARL
12 14

Concernant la taille, notre échantillon (les deux sous-groupes) se compose


exclusivement par des PME. Ce choix se justifie par trois causes. Premièrement, les PME
sont généralement sous capitalisées. Deuxièmement, l’endettement des PME est
principalement bancaire car elles n’ont pas un accès facile aux financements directs et elles
sont les plus vulnérables que les autres et troisièmement, elles ont une probabilité de
défaillance nettement plus importante que les grandes entreprises.

2-2-2-Choix des ratios

Devant l’insuffisance ou l’inexistence des informations d’ordre qualitatif (stratégique et/ou


organisationnel) dans les dossiers des sociétés retenues dans l’échantillon, nous

26
Professeur Agrégé en Gestion Financière et Comptable Docteur en contrôle de gestion; UFR: EDG,
FSJES : Rabat-Agdal
27
Le critère de défaillance retenu ici : toute entreprise ayant une créance classée comme « créances en
souffrance » est considérée comme défaillante.

- 39 -
n’avons retenu que les informations comptables et financières sous forme des ratios28. Pour
faire des rapprochements et de porter des jugements sur les aspects essentiels de la vie des
sociétés choisies, on a distingué trois grandes catégories de ratios : ratios de structure,
d’activité et de rentabilité.

Le tableau ci-dessous résume les ratios retenus dans cette recherche :

Tableau n°05: Ratios retenus

Aspect Ratio Intitulé Formule

R1 Ratio d’autonomie financière Capitaux propres/ capitaux


permanents
Ratios de
structure R2 Ratio de trésorerie immédiate Disponibilité/ dettes à court
terme

R3 Ratio d’équilibre financier Capitaux permanents/ actif


immobilisé net

R4 Part des frais financiers dans la Charges financières//valeur


valeur ajoutée ajoutée
Ratios
d’activité R5 Ratio crédit fournisseurs en mois (Dettes fournisseurs/ achats
TTC+ autres charges externes
TTT)*12

R6 Ratio crédit clients en mois (Créances clients/CA TTC)*12

Ratio de R7 Rentabilité financière Résultat net de l’exercice/

rentabilité capitaux propres

Il faut signaler que les ratios sont calculés une année avant (N-1) la survenance de la
défaillance. Une fois la base des données est construite, il convient de choisir la technique
appropriée pour discriminer et opposer les deux groupes.

28
Les ratios sont des rapports mettant en relation deux grandeurs homogènes liés par une logique
économique, afin d’en tirer des indicateurs de tendance.

- 40 -
2-3- L’analyse discriminante : méthode de l’analyse des données recueillies

Dans cette recherche, nous avons retenu l’analyse discriminante de Fisher pour avoir
une combinaison linéaire optimale des meilleures variables permettant de distinguer les
entreprises risquées des entreprises viables. Ce choix se justifie par le fait que, selon
plusieurs auteurs, notamment Bardos et Zhu (1997), cette méthode présente des avantages
en termes de robustesses aux fluctuations conjoncturelles et de maintenance.

Comme son nom l’indique, l’analyse discriminante a pour but de discriminer, d’opposer
et de différencier. C’est une méthode statistique multidimensionnelle qui a pour objectif
d’expliquer un caractère qualitatif (appartenance ou non à un groupe d’individus) par
l’intermédiaire de variables quantitatives explicatives décrivant les individus. C’est une
méthode utilisée notamment par les banques pour le scoring. Les objectifs de l’analyse
discriminante sont différents. Selon Romeder (1973), l’analyse discriminante vise à
résoudre deux catégories de problèmes :

 Comment peut-on séparer deux groupes d’individus grâce à l’utilisation des critères
mesurés sur ces individus ? Dans notre cas, faire la séparation entre les entreprises
défaillantes et celles saines par le biais d’un ensemble de ratios comptables et
financiers (c’est l’analyse discriminante à but descriptif).
 Comment peut-on réaffecter ces individus à leurs groupes ? et comment peut-on
identifier la classe d’un nouvel individu avec la seule connaissance de la valeur des
critères retenus ? (c’est l’analyse discriminante à but décisionnel).
Dans cette recherche, notre objectif est double : descriptif et décisionnel, les deux
approches de l’analyse discriminante seront donc sollicitées.

2-4- Résultats de l’analyse discriminante

Présentation de la fonction score

L’utilisateur aura le choix entre la fonction discriminante (une seule fonction) et les
fonctions de classement (dans notre cas : deux fonctions). Le traitement de notre base des
données par le biais du logiciel SPSS10 nous a permis d’identifier la fonction score
suivante :

- 41 -
Tableau n°06: fonction score identifiée (extraite de SPSS)

Fonction 1

Ratio 1 2,071

Ratio 2 -0,036

Ratio 3 0,070

Ratio 4 1,662

Ratio 5 0,706

Ratio 6 -1,219

Ratio 7 8,224

Constant -2,772

Donc notre fonction score peut s’écrire ainsi :

Z=2,071 R1-0,036 R2+0,070 R3+1,662 R4+0,706 R5-1,219 R6+8,224 R7-2,772

L’affectation aux groupes se fera en fonction des centroides de ces derniers, c'est-à-dire
par comparaison avec un score discriminant « moyen » pour chaque groupe. Ce score
moyen est calculé à partir de la fonction discriminante, où l’on remplace les valeurs
individuelles par les moyens des variables indépendantes pour le groupe dont on s’occupe.
Les scores discriminants moyens pour les deux groupes sont donnés ainsi :

Tableau n°07: fonctions aux barycentres des groupes (extrait de SPSS)

Fonction 1

Appartenance Scores moyens

0 (entreprises défaillantes) -1,343

1 (entreprises saines) +1,343

- 42 -
Chaque score individuel discriminant individuel est ensuite comparé aux deux scores
moyens et affecté au groupe dont-il est le plus proche. Mais la question qui se pose est la
suivante: à partir de quel score peut-on affecter les individus au groupe 1 (entreprises
saines) et non pas au groupe 0 (entreprises défaillantes) ? Pour ce faire, on doit déterminer
un score qui joue le rôle de frontière entre les groupes. Si les groupes sont de dimensions
égales, le score critique est égal à la moyenne des moyennes des scores des groupes. Dans
notre cas, ce score est égal 1,343+1,343/2=0.

Donc le score frontière=0

Cette situation nous emmène à constater que chaque entreprise peut se classer selon la
règle de décision suivante :

Tableau n°08: règle de décision (extrait de SPSS)

Valeur du score Affectation selon

notre modèle

Z≥0 (score positif) Saine

Z<0 (score négatif) Défaillante

Mais, il convient de signaler qu’il y a une zone d’incertitude qui se situe entre les deux
centres de gravité des deux groupes (-1,343 et +1,343). Cette zone ne permet pas de
trancher définitivement sur la défaillance ou non des entreprises, ce sont les dossiers
tangents.

Concernant les fonctions de classement, le tableau ci-après donne les coefficients de ces
deux fonctions fournis par le traitement statistique. Ces coefficients permettent de classer
les entreprises dans les classes.

- 43 -
Tableau n°09: Coefficients des fonctions de classement (extraits de SPSS)

Appartenance

Ratios 0 (entreprises défaillantes) 1 (entreprises saines)

Ratio 1 42,085 47,649

Ratio 2 -3,028 -3,125

Ratio 3 0,400 0,588

Ratio 4 -7,797 -3,331

Ratio 5 -2,726 -0,830

Ratio 6 3,805 0,531

Ratio 7 10,495 32,589

Constant -17,437 -24,884

Et donc les fonctions de classement peuvent s’écrire comme suit :

Z défaillantes= 42,085 R1- 3,028 R2+ 0,400 R3- 7,797 R4- 2,726 R5+ 3,805 R6 + 10,495 R7-
17,437.

Z saines= 47,649 R1 – 3,125 R2 + 0,588 R3 – 3,331 R4 – 0,830 R5 + 0,531 R6 + 32,589 R7


– 24,884.

Chaque entreprise est classée selon le score obtenu ; elle est affectée au groupe dans
lequel elle obtient le plus grand score.

- 44 -
Section 3 : Présentation et analyse du questionnaire
3-1-Problématique :

Comme vu dans les deux premiers chapitres, le crédit dispose aujourd'hui de plusieurs
risques. Pour cela la méthode scoring intervienne pour limiter ces risques et les maîtriser.
L'objectif de cette étude est d'apporter une réponse à la question "Peut-on dire que la
méthode scoring est efficace pour gérer les risques des crédits ? "

3-2-Méthodologie de l'enquête :

Le questionnaire a été effectué en face à face aux fonctionnaires des agences de la


Banque Populaire dans la ville Béni Mellal.

3-3-Échantillonnage :

Il s'agit d’une enquête faite sur un échantillon de 25 personnes.

La population ciblée de l'enquête sont: les différents fonctionnaires de la banque


populaire dans la ville Béni Mellal.

3-4-Le questionnaire :

Le questionnaire a pour objet d'apporter des réponses à nos questionnements en d'autres


termes, comme suit :

A travers Les Questions Q1, Q2, Q3, Q4, Q5 et Q6 sont des questions renseignant sur
le sexe du répondant, son âge, son niveau managérial.etc

Les questions de Q7 à Q11 permettent de connaître le comportement des clients.

Les questions de Q12 à Q17 permettent d’apprécier la méthode scoring et son pratique
dans la banque populaire.

Les questions Q18, Q19, Q20 et Q21 sont des questions à échelle visent à déterminer la
fréquence de la participation à des événements et réunions concernant la gestion des
risques de crédit par la méthode scoring.

L'enquête a été conduite pour la première fois, au cours du mois juillet 2019.

- 45 -
Les données de cette enquête a été traité par des tableaux à plat

Informations personnelles
1-SEXE

SEXE

Nb % cit.
Homme 13 52,0% 48,0%
52,0%
Femme 12 48,0%
Total 25 100,0%

48% des personnes interrogés sont des femmes, tandis que 52%sont des hommes.

2- Age

AGE

Nb % cit.
32,0%

32,0%

Moins de 25ans 2 8,0%


28,0%

de 25 à 30ans 8 32,0%
8,0%

De 30 à 35ans 7 28,0%
Plus de 35ans 8 32,0%
Total 25 100,0%

08% des personnes enquêtés ont un âge moins de 25 ans. 32% compris entre 25 et 30
ans. 28% ont un âge entre 30 et 35 ans et 32% plus de 35 ans.

3- Situation

SITUATION

Nb % cit.
64,0%

Célébataire 9 36,0%
36,0%

Marié(e) 16 64,0%
0,0%
0,0%

Divorcé (e) 0 0,0%


Veuf(ve) 0 0,0%
Total 25 100,0%

36% des fonctionnaires sont célibataire, tandis que 64% sont mariés.

- 46 -
4-Niveau

NIVEAU

Nb % cit.

52,0%
Cadre dirigeant 1 4,0%

24,0%
20,0%
Cadre supérieur 5 20,0%

4,0%
Cadre 13 52,0%
Employé 6 24,0%
Total 25 100,0%

4 ,0% des fonctionnaires ont un niveau managériale de cadre dirigeant, 20,0% sont des
cadres supérieurs, 52,0% sont des cadres, 6% sont des employés.

5- Entité

ENTITE

Nb % cit.
48,0%
40,0%

BCP 3 12,0%
12,0%

BPR-Siége 12 48,0%
BPR-resau 10 40,0%
Total 25 100,0%

12,0% sont travailler a la banque centrale populaire, 48,0% leur entité de rattachement a
la banque populaire régionale-siège, 40,0% sont travailler a la banque populaire régionale-
réseau.

6- Ancienneté

ANCIENNETE

Nb % cit.
72,0%

Moins d'un ans 1 4,0%


24,0%

Entre 1 et 2 ans 6 24,0%


4,0%

Supérieur à 2 ans 18 72,0%


Total 25 100,0%

4% Des fonctionnaires ont une ancienneté moins d’un an, les fonctionnaires qui ont une
ancienneté entre 1 et 2 ans représente 24% et le reste ont une ancienneté supérieur a 2 ans.

- 47 -
Comportement des clients

7-Type de crédit

TYPE1

Nb % cit.

68,0%
Crédit de consommation 7 28,0%

28,0%
Crédit immobilier 17 68,0%

4,0%
Autre 1 4,0%
Total 25 100,0%

28% des fonctionnaires pensent que les crédits de consommation qui connaît un
meilleur remboursement, 68% constate que le les crédits immobilier qui connaît un
meilleur remboursement, concernant la question 8 un fonctionnaire dit que tout dépend de
la nature de crédit et le bénéfice particulier.

9- Le comportement

COMPORTEMENT

Nb % cit.
47,2%
41,7%

Client de mauvaise foi 4 11,1%


11,1%

Client peu soncieux de leur situation 15 41,7%


Client très collaboratif 17 47,2%
Total 36 100,0%

Dans cet histogramme on voit que 47,2% des citations des fonctionnaires pensent que la
majorité des clients sont des clients collaboratifs car ils sont soucieux de leur situation,
417,% des citations des fonctionnaires constate qu’ils sont des clients peu soucieux alors
que 4% représentent des clients de mauvais foi.

- 48 -
10-Le montage

MONTAGE

Nb % obs.

56,0%
chiffre d'affaire(chiffre d'affaire fort mensuel + chiffre d'affaire faible mensuel)/2 3 12,0%

28,0%
Uniquement le chiffre d'affaire faible 1 4,0%

12,0%
4,0%
Uniquement le chiffre d'affaire fort 7 28,0%
Celà dépend des cas 14 56,0%
Total 25 100,0%

56% des questionnés affirment que le choix de chiffre d’affaire qu’ils faisant pour le
montage des dossiers de crédits dépond des cas, 28% pensent que le choix s’effectue
uniquement par le chiffre d’affaire fort, 4% pensent que uniquement par le chiffre d’affaire
alors que le reste par le chiffre d’affaire fort mensuel + chiffre d’affaire faible mensuel
divisé par 2.

11- Remboursement

REMBOURSEMENT

Nb % cit.
43,8%

20000 à 500000 21 43,8%


22,9%
16,7%
16,7%

500000 à 2M 11 22,9%
2M à 3M 8 16,7%
5M à 10M 8 16,7%
Total 48 100,0%

43,8% des citations affirment que les crédits entre 20000Dhs et 500000Dhs qui ont le
meilleur remboursement, alors que 22,9% des citations nous dirons que les crédits entre
500000Dhs et 2M Dhs remboursent mieux, d’autre part 16,7% des citations constate que
les crédits entre 2M Dhs et 3M Dhs qui remboursent mieux et finalement 16,7% des
citations nous donnons que les crédits de 5M Dhs à 10M Dhs ont un meilleur
remboursement.

- 49 -
Aappréciation de la la méthode scoring et son pratique dans la banque populaire

12- Le Scoring

SCORING

Nb % cit.
20,0%
Oui 20 80,0%
Partiellement 5 20,0%
Non, pas du tout 0 0,0%
80,0%
Total 25 100,0%

80% des fonctionnaires affirme que bien connaît la méthode scoring et le reste sont
connaît cette méthode partiellement.

13-Les objectifs du scoring

OBJECTIF

Nb % cit.
Oui , tout à fait 18 72,0%
28,0%
Oui , plutôt 7 28,0%
Partiellment 0 0,0%
72,0%
Non , pas du tout 0 0,0%
Total 25 100,0%

72% des observations pensent que sont bien connaît les objectifs du scoring tandis que
les 28% sont plutôt connaît ses objectif.

14- Le comportement du scoring

COMPORTEMENT1

Nb % cit.
Oui , tout à fait 18 72,0%
28,0%
Oui , plutôt 7 28,0%
Partiellement 0 0,0%
72,0%
Non , pas du tout 0 0,0%
Total 25 100,0%

72% des fonctionnaires connaît le comportement de la méthode scoring et le reste plutôt


connaît ce comportement.

- 50 -
15- Finalité

FINALITE

Nb % cit.
Détection précoce des risques de défaillance 26,8%
11 26,8%
des contreparties
Normalisation de la gestion des Risques de 36,6%
15 36,6%
Crédit
Séparation entre les fonctions de vente de 7,3%
crédit et celles de l'appréciations et du contrôle 3 7,3%
des risques
Sécurité et rentabilité des operations 8 19,5% 19,5%

réactivités dans le recouvrement 4 9,8% 9,8%


autres 0 0,0% 0,0%

Total 41 100,0%

Les citations pour les finalités de la méthode scoring se devise comme suite :

 26,8% pour la première finalité « détection précoce des risque ……… ».


 36,6% pour la deuxième finalité « normalisation de le gestion……….. ».
 07,3% pour la troisième finalité « séparation entre les fonctions de vente … ».
 19,5% pour la quatrième finalité « sécurité et rentabilité des opérations ».
 09,8% pour la dernière finalité « réactivités dans le recouvrement ».

16-L’impact du scoring

IMPACT

Nb % cit.
48,0%

Oui , tout à fait 12 48,0%


40,0%

Oui , plutôt 10 40,0%


8,0%
4,0%

Partiellement 2 8,0%
Non , pas du toût 1 4,0%
Total 25 100,0%

48% des fonctionnaires affirment que la méthode scoring tout à fait a un impact sur les
activités bancaires, 40% des fonctionnaires voient que méthode scoring plutôt a un impact
sur les activités bancaires, tant que 08% des fonctionnaires constatent que l’impact de la
méthode scoring sur l’activité bancaire est partiel alors que le reste affirment qu’elle n’a
pas d’impact.

- 51 -
17-L’appréciation

APPRECIATION

Nb % cit.
Bonne méthode 25 100,0%
Mauvaise pratique 0 0,0% 100,0%
Total 25 100,0%

Tous les fonctionnaires jugent que la méthode scoring est efficace pour la gestion des
risques à fin de sécuriser les opérations et maîtriser ces risques.

Politique de participation à la gestion des risques par la méthode scoring

GROUPE N°1

10
2
8
4
1
10

9
6
4
5
1
Occasio

4
7
6
7
1
Assez Très
Jamais Rarement nnell

6
5
6
5
3
souvent souvent
ement
5
PARTICIPATION1 6 5 6 5 3
POLITIQUE 4 7 6 7 1
PARTICIPATION2 9 6 4 5 1
ACCES 10 2 8 4 1 0
PARTIC POLIT PARTIC ACCES
IPAT IQUE IPAT
ION1 ION2

D’après ces questions on constate que la majorité des fonctionnaires jamais participent à
des réunions et événements portent sur la politique de gestion des risques de crédit par la
méthode scoring.

D’après l’analyse de cet questionnaire on conclure que les Banques Populaires de Béni
Mellal pratiquent la Méthode Scoring depuis plusieurs année. Malgré son ancienneté les
fonctionnaires des Banques Populaires affirment qu’elle est efficace dans l’évaluation des
risques des crédits bancaires.

Tout à fait cette méthode a plusieurs finalité à atteindre, les questionnés constatent que
ses finalités principales sont les suivantes :

 La normalisation de la gestion de risque de crédit.


 La détection précoce des risques de défaillance de contrepartie.

L’adoptation de cette méthode du scoring par notre système bancaire portera une
véritable opportunité pour ce système dans la gestion de risque de crédit.

- 52 -
Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons donner une vision générale sur la méthode scoring et son
pratique ainsi que la présentation de la de la banque populaire, et l’élaboration d’un
questionnaire pour savoir l’efficacité de cette méthode, d’après les résultats obtenus par le
modèle nous constatons que le degré d’efficacité du score et la rapidité d’exécution dans la
prise de décision avec un taux de précision très élevé reflétant ainsi un taux d’erreur
minimale.

De ce fait, le modèle du score permet de baisser le nombre de dossiers à étudier, et ça en


écartant les mauvais dossiers pour permettre au banquier de gagner du temps en étudiant
que les dossiers fiables sortant du modèle.

Malgré ses avantages, le modèle « scoring » reste un outil qui nécessite une bonne
manipulation des données. L’importance et la fiabilité des données permet de donner plus
de validité aux résultats, c’est ce qui est le cas pour notre fonction score qui a dégagé des
bon résultats.

L’incapacité que dégage la fonction score ou autre modèle interne de mesure du risque
de crédit est causé par le manque d’un système d’information, qui doit être informatisé,
pour faciliter la gestion et l’application de ces modèles.

- 53 -
Conclusion générale

Le Maroc comme d’autres pays en voix de développement caractérisée par une


économie conjoncturelle, c’est lancée dans des dimensions plus complexes et couteuses,
celle d’une économie de marché rajoutant à ça le choix de rentrer dans l’organisation
mondiale de commerce. Ces contraintes nécessitant du Maroc une large vague de réformes
qui doivent être menées afin d’accélérer la cadence de notre économie nationale, surtout
celle du système bancaire au quel on attend un apport important dans ces démarches. Vu
l’impotence donnée à la banque comme source principale de financement de l’économie
nationale, elle doit mettre des fonds à la disposition des entreprises qu’elle doit s’assurer de
leur capacité à rembourser. Il est donc crucial pour elle de développer des modèles internes
fiables et robustes pour répondre aux exigences d’une tarification efficiente des crédits en
fonction du niveau de risque, tel le modèle de scoring, l’objet de notre étude.

L’état actuel des chantiers des banques est en place de sophistication. Quant au Maroc,
l’insuffisance patente des dispositifs de supervision, fait que les banques connaissent un
retard considérable. La mise en place d’un modèle de risque de crédit requiert des
investissements en matière de formation, de communication et surtout de système
d’informations. Par ailleurs, la mise en œuvre d’un modèle ne peut être l’affaire des
techniciens uniquement. Les choix qui seront faits dans l’architecture de gestion et dans les
principes méthodologiques doivent être validés par le management de la banque au plus
haut niveau.

Par ce travail, nous sommes rendus compte que la possibilité de faire rentrer ce type de
modèle interne est réalisable, mais les conditions de bonne manœuvre sont suggérées :

- L’élaboration d’un modèle de score nécessite comme matière première une base de
données assez large qui réunie un grand nombre de dossiers d’octroi de crédit contenant
toutes les informations nécessaires, qualitatives et quantitatives, en évitant d’avoir des
données à caractère subjectives parce que ça influe sur la crédibilité des résultats.

- Malgré que le modèle soit crédible les résultats obtenus sont issus d’une base de
données qui est subjective c’est-à-dire qu’elle donne des résultats propres à cette base ou
nous pouvons généraliser ses résultats sur d’autre base. Cette subjectivité est causée par
l’inexistence d’un système d’information.

- 54 -
Toutefois, il ne faut pas perdre de vue, les limites du modèle « scoring », quelle que soit
l’exactitude et la précision mathématique des résultats obtenus, son application introduit
toujours des approximations. En fin, quelque soit la performance d’un modèle de Crédit
Scoring, il ne doit pas être utilisé d’une manière exclusive en remplaçant le système actuel
de traitement des dossiers de crédit. Le Crédit Scoring comme modèle d’aide à la décision
doit permettre de fournir un indicateur très performant aux analystes de crédit afin
d’orienter leurs effort à la direction des dossiers les plus compliqués ou ceux qui se situent
dans une zone de forte incertitude facilement déterminable par le biais des scores.

- 55 -
BIBLIOGRAPHIE
I. Ouvrages

1. AUGROS Jean Claude, QUERUEL Michel, « risque de taux d’intérêt et gestion


bancaire », édition Economica, paris, 2000.
2. BEZBAKH. P, Sophie GHERARDI, « Dictionnaire de l’économie »,
Larousse/HER, 2000.
3. BESSIS. J, « Gestion des risques et gestion actif-passif des banques », Ed,
DALLOZ, Paris 1995.
4. BOUYAKOUB. F « l’entreprise et le financement bancaire », CASBAH éditions,
2000.
5. BRUYERE.R, « les produits dérivés de crédit », édition ECONOMICA, paris,
1998.
6. DE SERVIGNY A, METAYER B et ZELENKO I, « le risque de crédit », DUNOD
édition, Paris 2006.
7. DESMICHT. F, «Pratique de l’activité bancaire», DOUND 2004.
8. DUMONTIER P, DUPRE D et CYRIL M, « gestion et contrôle des risques
Bancaires l’apport des IFRS et de Bâle II », Edition DUNOD, paris, 2008.
9. KOFFI. J, YAO. M « les accords de Bâle et la gestion du risque de crédit », version
préliminaire, Mars 2003.
10. LE GOLVAN. Y, «Banque Assurance » », éd DUNOD, Bordas, Paris, 1988.
11. RONCALLI T, « La gestion des risques financiers », Ed. Economica, Paris 2004.
12. SARDI. A « Management des risques bancaires », Afges EDITION, Paris, 2001.
II. Rapports
1. RONCALLI Thierry, « Introduction au risque de crédit », Groupe de
Recherche Opérationnelle Crédit Lyonnais, Lyon, octobre 2001.
2. PERROT Etienne, revue économique « Crise financière et solidarité
internationale », janvier 2009.
III. Sites d’internet
1. http://www.bis.org/publ/bcbs189_fr.pdf.
2. http://fr.m.wikipedia.org/wiki/banque-populaire-(Maroc)

- 56 -
Table des matières

Liste des tableaux et figures

Introduction
générale................................................................................................................................07

Chapitre I : Fondements théoriques du risque de crédit

Introduction du chapitre………………………………………………...……………….09

Section 1 : Concepts et définitions……………………………….……………………..10


1-1- Définition de la banque et son rôle……………………...............................................10
1-2- Définition de crédit……………...………….……………….……………………...10
1-3- Définition générale du risque et du risque bancaire…………………………………11
1-4- L’évolution du risque bancaire………………………………….…...……………….11

Section 2: Le risque de crédit : un enjeu majeur pour la banque…………………………12


2-1- Définitions et typologies du risque de crédit………………………….……………12
2-2- L’origine du risque de crédit …………………………………………………………13
2-3- Les conséquences du risque de crédit sur l’activité bancaire…………….…………..14

Section 3: les outils de la gestion du risque de crédit………………………….......……...15


3-1- La maîtrise du risque de crédit………………………………………………………..15
3-2- Les outils de gestion du risque de crédit……………………………………………...17
3-3- Les objectifs de la gestion des risqué………………………………………………...18

Conclusion du chapitre………………………...………………………………...………19

CHAPITRE II: Les normes de gestion de risque de crédit

Introduction du chapitre………………………………………………………………....20
Section 1: Bâle I et la réglementation marocaine……………………….……………….21
1-1- Le Comité de Bâle…………………………………………………………………....21
1-2- Le cadre réglementaire international (Bâle I)………………………………………...22
1-3- Le cadre réglementaire national………………………………………………………24

Section 2: Les accords de Bale II…………………………………………………………25


2-1- Les piliers de Bale II………………………………………………………………25

- 57 -
2-2- L’objectif de Bale II.....................................................................................................26
2-3- L’impact de Bale II…………………………………………………………………..27

Section 3: Les réformes de Bale III………………………………………………………27


3-1- Les accords de Bale III……………………………………………………………….27
3-2- L’indicateur et les ratios de la réforme………………………………………………28
3-3-L’impact et les limites de Bale III…………………………………………………….28

Conclusion du chapitre ……..…………………………………………………………...30

CHAPITRE III: La méthode d’évaluation du risque : le scoring et son pratique dans


la banque populaire

Introduction du chapitre ...………………………………………………………………31

Section 1: Le scoring : méthode d’évaluation des risque ………………………………...32


1-1- Définition du crédit scoring……………………………………………………….32
1-2- L’historique du scoring……………………………………………………………….32
1-3- Construction d’un modèle de score…………………………………………………33
1-4- Avantages et limites du crédit scoring …………………………….............................36

Section 2: Comment la banque populaire de Béni Mellal pratique-t-elle le scoring ?.......38


2-1- Présentation de la Banque Populaire Maroc …………………………...………….....38
2-2- Méthodologie de recherche …..………………………………………........................38
2-3- L’analyse discriminante : méthode de l’analyse des données recueillies ………….40
2-4- Résultats de l’analyse discriminante.................…………………………....................40

Section 3 : Présentation et analyse du questionnaire……………………………………44


3-1 : Problématique ……………………..…………………………………………….......44
3-2 : Méthodologie de l'enquête……………………………………………..……….……44
3-3 :Échantillonnage………………………...……………………………………….……44
3-4 : Le questionnaire ……………………………………….……………………….……44

Conclusion du chapitre ………………………………………...……………….…….…52

CONCLUSION GÉNÉRALE …………………….……………………………………53

Bibliographie
Annexe

- 58 -
Annexe
Enquête sur l'efficacité de la méthode scoring dans la gestion des risques du
crédit
Le 10/07/2019 - FP USMS
Merci de prendre quelques minutes pour répondre à ce questionnaire

Informations personnelles B. Client peu soncieux de leur situation


1. Etes-vous ? C. Client très collaboratif
A. Homme B. Femme Vous pouvez cocher plusieurs cases.
La réponse est obligatoire.
La réponse est obligatoire.
2. Quel est votre âge ?
10. Quel choix de chiffre d'affaire faite
A. Moins de 25ans B. De 25 à 30ans
vous actuellement pour le montage de vos
C. De 30 à 35ans D. Plus de 35ans
dossiers de crédits ?
La réponse est obligatoire.
3. Quel est votre situation matrimoniale ? A. chiffre d’affaire (chiffre d'affaire fort
A. Célibataire B. Marié(e) C. Divorcé (e) mensuel + chiffre d'affaire faible
D. Veuf(Ve) mensuel)/2
La réponse est obligatoire. B. Uniquement le chiffre d'affaire faible
4. Quel est votre niveau managérial ? C. Uniquement le chiffre d'affaire fort
A. Cadre dirigeant B. Cadre supérieur D. Cela dépend des cas
Vous pouvez cocher plusieurs cases.
C. Cadre D. Employé
La réponse est obligatoire. 11. Quelle tranche de "Crédit accordé" se
5. Quelle est votre entité de rattachement rembourse t-elle le mieux selon vous ?
? A. 20000 à 500000 B. 500000 à 2M C.
A. Banque Centrale Populaire B. BPR- 2M à 3M D. 5M à 10M
siège C. BPR-réseau Vous pouvez cocher plusieurs cases.
La réponse est obligatoire. Appréciation de la méthode scoring et
6. Depuis combien de temps (ancienneté) son pratique dans la banque populaire
êtes-vous au banque populaire ? 12. Connaissez-vous la méthode scoring
A. Moins d'un an B. Entre 1 et 2 ans ?
C. Supérieur à 2 ans A. Oui B. Partiellement
La réponse est obligatoire. C. Non, pas du tout
Comportement des clients La réponse est obligatoire.
7. Selon vous quel type de crédit connait 13. Connaissez-vous les objectifs de la
un meilleur remboursement ? méthode scoring ?
A. Crédit de consommation B. Crédit A. Oui, tout à fait B. Oui, plutôt
immobilier C. Autre C. Partiellement D. Non, pas du tout
La réponse est obligatoire. La réponse est obligatoire.
8. si "Autre" précisé 14. Connaissez-vous le comportement de
9. Dans vos actions de recouvrement des la méthode scoring ?
impayés quelle appréciation faites vous A. Oui, tout à fait B. Oui, plutôt
du comportement des clients ? C. Partiellement D. Non, pas du tout
A. Client de mauvaise foi La réponse est obligatoire.

- 59 -
15. Quelle est, selon vous la finalité de la 17. Quelle appréciation donnez-vous à la
gestion de risque de crédit par la méthode méthode scoring ?
scoring ? A. Bonne méthode B. Mauvaise pratique
A. Détection précoce des risques de La réponse est obligatoire.
défaillance des contreparties Politique de participation à la gestion
B. Normalisation de la gestion des des risques par la méthode scoring
Risques de Crédit 18. Avez-vous déjà participé à des
C. Séparation entre les fonctions de vent réunions portant sur la gestion des risques
de crédit et celles de l’appréciation et du de crédit par la méthode scoring ?
contrôle des risques 19. Souhaiterez-vous être impliqué dans
D. Sécurité et rentabilité des opérations un chantier portant sur la politique de
E. réactivités dans le recouvrement gestion des risques de crédit par la
F. autres méthode scoring ?
Vous pouvez cocher plusieurs cases. 20. Avez-vous déjà participé à un
16. Pensez-vous que la méthode scoring a événement de mobilisation autour de la
un impact sur votre périmètre d'activité ? gestion des risques de crédit par la
A. Oui, tout à fait B. Oui, plutôt méthode scoring ?
C. Partiellement D. Non, pas du tout 21. Avez-vous déjà accès à un support de
La réponse est obligatoire. communication autour de la gestion des
risques de crédit par la méthode scoring ?
Jamais (1), Rarement (2), Occasionnellement (3),
Assez souvent (4), Très souvent (5

- 60 -
Résumé

Dans le contexte économique actuel, les banques doivent plus que jamais disposer d’un
système de gestion de risque efficace et élaboré afin de préserver leur solidité financière, de
continuer de croître et d’apporter la confiance au marché.

Il s’agissait pour nous de construire un modèle statistique précoce du statut «bon» ou


«mauvais» client. L’orientation de notre travail était portée sur la conception d’un modèle
statistique d’octroi de crédit par la technique du scoring : C’est le crédit scoring. Ce terme
désigne un ensemble d’outils d’aide à la décision utilisés par les organismes financiers pour
évaluer le risque de non remboursement des prêts. Un scoring est une note de risque, ou une
probabilité de défaut.

Mots clés : Risque de crédit, Scoring, Analyse discriminant, Banque Populaire

61

Vous aimerez peut-être aussi