Fonctions de nombres complexes en mathématiques
Fonctions de nombres complexes en mathématiques
z = x + iy où x; y 2 R
Un argument d’un nombre complexe z = x + iy est dé…ni par arg (z) = 2 R tel que
y
tg ( ) = si x 6= 0
x
8
< si y > 0
Si x = 0, arg (z) = 2
: si y < 0 2
2
Si z = 0 (c’est à dire si x = y = 0) l’argument de z n’est pas dé…ni (arg (z) @).
Remarques 2
1 L’argument d’un nombre complexe z n’est pas unique, il est dé…ni à 2k près, puisque arg (z) +
2k , k 2 Z est aussi un argument de z.
2 Un nombre complexe non nul peut s’écrire sous la forme, trigonométrique (ou polaire), suivante
z = jzj (cos (arg (z)) + i sin (arg (z))) = jzj (cos ( ) + i sin ( ))
3 Représenter un nombre complexe x + iy sous forme trigonométrique, c’est se donner son module
r et un argument .
Propriétés: Soient z = x + iy; z1 = x1 + iy1 et z2 = x2 + iy2 .
1 jzj = 0 , z = 0:
1 z
2 8z 2 C on a z z = jzj2 ce qui implique que 8z 2 C on a = 2:
z jzj
z1 jz1 j
3 jz1 :z2 j = jz1 j:jz2 j et pour tout z2 2 C ; on a = :
z2 jz2 j
4 jz1 + z2 j jz1 j + jz2 j
5 arg(z1 z2 ) = arg(z1 ) + arg(z2 ):
z1
6 arg z2 = arg(z1 ) arg(z2 ):
7 arg(z) = 2 arg(z):
Cette formule est utilisée pour rechercher les puissances n ièmes de nombres complexes sous forme
trigonométrique, ainsi que pour linéariser les expressions: cosn (x) et sinn (x) (les écrire en fonction
linéaire de sin(kx) et cos(kx)).
1.2.4 Formule d’Euler 3
La formule d’Euler permet une interprétation des fonctions cosinus et sinus comme combinaisons
linéaires de fonctions exponentielles:
ei + e i ei e i
cos ( ) = et sin ( ) =
2 2i
La linéarisation, qui repose sur la formule d’Euler, transforme tout polynôme en cos ( ) et sin ( )
en une combinaison linéaire de divers cos (k ) et sin (k ), ce qui rend alors immédiat le calcul de
ses primitives.
Dé…nition : Soit a un nombre complexe donné, on appelle racine carrée complexe de a tout
nombre complexe w , s’il existe tel que w2 = a
Cette notion n’est surtout pas à confondre avecpla racine carrée dans R qui est unique contrairement
à celle qui vient d’être dé…nie. L’écritures a est fortement déconseillée dans C, pour ne pas
confondre entre la racine carrée d’un réel positif et les racines carrées d’un nombre complexe. au
p 1
lieu a on écrit a 2
Voila une méthode permettant de déterminant les racines carrés d’un nombres complexes sous la
forme algébrique.
On pose a = + i (où et sont des réels) et w = x + iy; puis on résout le sytème d’équations:
8 8 8 2
< a = w2 < + i = (x + iy)2 < x y2 =
a = w2 , et , etp , 2xy = p
: 2 : 2 2 : 2+ 2
jaj = jwj 2
x +y = 2+ x2 + y 2 =
il est trés simple alors d’en déduire x2 en ajoutant la première et la troisième équation puis en
déduire les valeurs de x puis y .
Exemple: Déterminer les racines carrées de 3 + 4i
8 2 8
< x y2 = 3 < x= 2
2 2
3 + 4i = w = (x + iy) , 2xy = 4 p , et
: 2 :
x + y 2 = 32 + 42 = 5 y= 1
8 2 8
> p1
< x y2 = 0 < x= 2
2 2
i = w = (x + iy) , 2xy = 1 p , et
: 2 2 2 2 >
: p1
x +y = 0 +1 =1 x= 2
Exemples:
Les racines n ièmes de l’unité,
0 + 2k 2k
p i i
wn = 1 = 1(cos(0) + i sin(0)), sont données par: wk = n
1e n = e n ;càd
0 2 4 2i (n 1)
i i i
w0 = e n = 1, w1 = e n ,w2 = e n ,..., wn 1 =e n :
Remarques
1 La somme des racines n ièmes de l’unité est nulle:
0 1n
2
i
1 @e n A
n 2k
X1 n
X1 i
wk = e n = =0
2
k=0 k=0 i
1 e n
2
i
2 Si n = 2 , deux solutions w0 = 1 et w1 = e 2 = 1.
3 Si n = 3 , trois solutions w0 , w1 et w2 :
0 + 2k
p i
Les racines cubiques de l’unité, , (w3 = 1), sont données par: wk = n
j1je 3 ;càd
2 2
i 2 2 i 4 4
w0 = 1, w1 = e 3 = cos( ) + i sin( ) ,w2 = e 3 = cos( ) + i sin( )
Ainsi les racines cubiques de 1 sont 5
p ! p !
1 3 1 3
w0 = 1, w1 = j = +i ,w2 = j 2 = i
2 2 2 2
4 Si n = 3 , quatre solutions w0 = 1, w1 = i, w2 = 1 et w3 = i:
az 2 + bz + c = 0
Discriminant = b2 4ac
2
Il existe forcément un nombre complexe tel que = : est une racine carrée de (voir les
paragraphes précédents):
2
Proposition: Si = , alors l’équation az 2 + bz + c = 0 admet deux solutions complexes:
b+ b
z1 = et z2 =
2a 2a
Cas particuliers:
1er cas: >0
p 2 p
Alors = ; on peut prendre = , alors l’équation az 2 +bz +c = 0 admet deux solutions
complexes: p p
b+ b
z1 = et z2 =
2a 2a
2em cas: =0
Alors = (0)2 ; on n peut prendre = 0, on retrouve donc que l’équation az 2 + bz + c = 0 admet
deux solutions complexes:
b
z1 = z2 =
2a
2 Fonctions complexes
2.1 Dé…nitions
Soient U un ensemble non vide dans C. Si à chaque valeur z 2 U, il correspond une ou plusieurs
valeurs w 2 C, on dit que w est une fonction de z et on Ècrit w = f (z) ou
f: U ! C
z 7! f (z)
Si à chaque valeur z 2 U, il correspond une seule valeur w 2 C on dira que f est une fonction
uniforme.
Si à certaine valeur z 2 U, il correspond plusieurs valeur w 2 C on dira que f est une fonction
multiforme.
Exemples:
1 La fonction f dé…nie par f (z) = z 2 est une fonction uniforme (à toute valeur de z il correspond
une seule valeur de f (z) = z 2 ). Plus généralement, la fonction z 7! z n avec n 2 N, est une fonction
uniforme.
2 La fonction f dé…nie par f (z) = arg (z) est une fonction multiforme (à toute valeur de z il
correspond plusieurs valeurs de f (z) = arg (z)).
1 1
3 La fonction z 7! z n avec n 2 N et n > 1, est une fonction multiforme (car la notation z n ne
désigne pas un seul nombre mais n nombres distincts).
3 Fonctions élémentaires
Les fonctions exp; ln, cos, sin, cosh et sinh seront prolongées au plan complexe.
3.1 La fonction exponentielle complexe z 7! ez 7
donc
exp : C ! C
z 7! ez = ex (cos y + i sin y)
Propriétés:
1. Re (ez ) = ex cos y , Im (ez ) = ex sin y, jez j = ex et arg (ez ) = y + 2k :
2. La fonction exponentilles est périodique de période 2i ; (ez = ez+2ik 8k 2 Z).
3. 8z 2 C, ez 6= 0:
ez1
4. 8z1 ; z2 2 C, ez1 :ez2 = ez1 +z2 et = ez1 z2 .
ez2
5. La propriété 8z 2 C, ez > 0 n’est pas véri…ée; (EX: ei = cos ( ) + i sin ( ) = 1 < 0).
6. 8n 2 N, (ez )n = enz ,
Remarque: La propriété 6 pouvait être fausse pour n non entier. En e¤et,
1 1
: 12
ei2 2
= (1) 2 = 1 alors que ei2 = ei = 1:
eix + e ix eix e ix
cos x = et sin x = pour tout x 2 R
2 2i
on peut prolonger le cos et sin réels à C.
eiz + e iz eiz e iz
cos z = et sin z = pour tout z 2 C
2 2i
On dé…nit les fonctions tangente et cotangente complexes par
sin z 1 e2iz
tan z = =i pour tout z =
6 n +
cos z 1 + e2iz 2
cos z 1+e 2iz
cot z = = i pour tout z =
6 n
sin z 1 e2iz
Remarques: La plupart des propriétés des fonctions trigonométriques réelles sont encore valables
dans le cas complexe. par exemple:
a) cos2 z + sin2 z = 1 pour tout z 2 C.
b) sin (z1 + z2 ) = sin (z1 ) cos (z2 ) + cos (z1 ) sin (z2 ) pour tout z1 ; z2 2 C.
c) cos (z1 + z2 ) = cos (z1 ) cos (z2 ) sin (z1 ) sin (z2 ) pour tout z1 ; z2 2 C. 8
Remarques:
1. Les propriétés des fonctions hyperboliques réelles sont encore valables dans le cas complexe. par
exemple:
a) cosh2 z sin2 z = 1 pour tout z 2 C.
b) sinh (z1 + z2 ) = sinh (z1 ) cosh (z2 ) + cosh (z1 ) sinh (z2 ) pour tout z1 ; z2 2 C.
c) cosh (z1 + z2 ) = cosh (z1 ) cosh (z2 ) sinh (z1 ) sinh (z2 ) pour tout z1 ; z2 2 C.
2. Les fonctions trigonométriques et les fonctions hyperboliques sont liées par les relations suiv-
antes:
sin (z) = sin (x + iy) = sin (x) cos (iy) + cos (x) sin (iy)
= sin (x) cosh (y) + i cos (x) sinh (y)
Re (sin) (z) = sin (x) cosh (y) et Im (sin) (z) = cos (x) sinh (y)
4. De même, on peut déterminer les parties réelle et imaginaire de la fonction cos; en e¤et:
cos (z) = cos (x + iy) = cos (x) cos (iy) sin (x) sin (iy)
= cos (x) cosh (y) i sin (x) sinh (y)
Re (cos) (z) = cos (x) cosh (y) et Im (cos) (z) = sin (x) sinh (y)
5. On peut aussi déterminer les parties réelle et imaginaire de la fonction sinh; en e¤et:
sinh (z) = sinh (x + iy) = sinh (x) cosh (iy) + cosh (x) sinh (iy)
= sinh (x) cos (y) + i cosh (x) sin (y)
ce qui implique que 9
Re (sinh) (z) = sinh (x) cos (y) et Im (sin) (z) = cosh (x) sin (y)
6. De même, on peut déterminer les parties réelle et imaginaire de la fonction cosh; en e¤et:
cosh (z) = cosh (x + iy) = cosh (x) cosh (iy) + sinh (x) sinh (iy)
= cosh (x) cos (y) + i sinh (x) sin (y)
Re (cosh) (z) = cosh (x) cos (y) et Im (cosh) (z) = sinh (x) sin (y)
3.4.1 Logarithme(s)
Il s’agit d’inverser la fonction exponentielle... dont nous savons fort bien qu’elle n’est pas inversible,
n’´etant pas injective. On peut donc s’attendre à des problèmes.
Question: Pour un nombre complexe z donné, le nombre w qui véri…e z = ew est-il unique?
Réponse: Posons z = x + iy et w = u + iv. On a
relation dans laquelle on voit bien, comme il fallait s’y attendre, que le logarithme complexe est
une fonction multiforme. D’où w n’est pas unique.
Proposition: La fonction logarithme Log : C ! C est multiforme dé…nie par
Dé…nition: La détermination principale Log(z); notée Log0 (z); est dé…nie par
C’est cette détermination qu’on appelle la détermination « principale » du logarithme. Mis à part
le fait qu’elle coïncide avec le logarithme népérien sur les réels positifs, elle n’a vraiment rien de
particulier.
Exemple: Calculer Log( 1), Log0 ( 1); Log0 (1 + i); Log0 ( 1 i) et Log0 ( 1) + Log0 (1 + i):
Conclure.
Solution:
Log( 1) = ln j 1j + iarg( 1) = i( + 2k ); où k 2 Z.
Pour la détermination principale,
Log ( 1) = ln j 1j + iArg( 1) = i :
p 10
Log0 (1 + i) = ln j1 + ij + iArg(1 + i) = ln 2 + i :
4
p
Log0 (1 + i) = ln j1 + ij + iArg(1 + i) = ln 2 + i :
4
p 3
Log0 ( 1 i) = ln j 1 ij + iArg( 1 i) = ln 2 i :
4
p 5
Log0 ( 1) + Log0 (1 + i) = ln 2 + i :
4
Conclusion: On remarque que Log0 (( 1) (1 + i)) = Log0 ( 1 i) 6= Log0 ( 1) + Log0 (1 + i): Donc
la détermination principale du logarithme complexe ne préserve pas la propriété: Log0 (z1 z2 ) =
Log0 (z1 ) + Log0 (z2 ):
Proptiétés de la détermination principale du logarithme complexe:
La détermination principale du logarithme complexe préserve certaines propriétés du logarithme
réel. Soit z 2 C , on a
1 1
1. Log0 ( ) = Log0 (z) si z 2 CnfR g et Log0 ( ) = Log0 (z) + 2i si z 2 R :
z z
2. eLog0 (z) = z.
Mais, la détermination principale du logarithme complexe ne préserve pas toutes les bonnes pro-
priétés du logarithme réel. Il faut donc être très vigilant.
Soient z; z1 ; z2 2 C et n 2 Z, on a
1. Log0 (z1 z2 ) = Log0 (z1 ) + Log0 (z2 ) + 2ik ; où k = 1; k = 0 ou k = 1.
z1
2. Log0 ( ) = Log0 (z1 ) Log0 (z2 ) + 2ik ; où k = 1; k = 0 ou k = 1.
z2
3. Log0 (z n ) = nLog0 (z1 ) + 2ik ; où k 2 Z.
4. Log0 (ez ) = z + 2ik ; où k 2 Z.
Le tableau ci-dessous indique la di¤érence entre les propriétés du logarithme réel et le logarithme
complexe:
3.4.3 La fonction z où 2C
4 Limites
Dé…nition Soit f une fonction complexe à une variable complexe, on dit que f admet une limite
l en z0 = x0 + iy0 , et on note lim f (z) = l, si et seulement si
z!z0
8" > 0, 9 " > 0 / (jz z0 j < " ) jf (z) lj < ")
Proposition
Posons l = a + ib et f = P + iQ où a et b sont des réels, alors
Remarques:
1. Quand la limite d’une fonction existe, elle est unique.
2. La fonction f a une lilimte l quand z tend vers z0 ; si elle tend vers la même valeur suivant
toutes les directions du plan.
3. Pour montrer que f n’admet pas de limite en un point z0 il su¢ t de trouver deux directions
d’approche de ce point telles que f (z) ne tend pas vers la même valeur suivant l’une ou l’autre
direction.
(x + iy)3
Exemple: Calculer lim
z!0 x3 + iy 3
Solution:
Faisons tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de y. (c’est à dire z = x0 + iy = iy), alors
(x + iy)3 (iy)3
lim = lim = 1;
z!0 x3 + iy 3 y!0 iy 3
Faisons maintenant tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de x. (c’est à dire z = x + iy0 = x)
(x + iy)3 x3
lim 3 3
= lim 3 = 1;
z!0 x + iy y!0 x
4. On peut trouver deux directions d’approche di¤érentes donnant deux limites di¤érentes, dans
ce cas lim f (z) @:
z!z0
z2 + 1 e2z + 1
6. lim ; 7. lim :
z!i z 6 + 1 z! i 2 ez + i
z
Solution: 1. lim ;
z!0 z
Méthode 2:
Faisons tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de y. (c’est à dire z = x0 + iy = iy), alors
z iy
lim = lim = 1
z!0 z y!0 iy
Faisons maintenant tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de x. (c’est à dire z = x + iy0 = x)
z x
lim = lim = 1
z!0 z y!0 x
jzj 0
3. lim FI 0 , on peut utiliser la représentation polaire: z = rei :
z!0 z
jzj r i
lim = lim i = e la limite dépend de , donc elle n’existe pas.
z!0 z r!0 re
sin (z) 0
4. lim FI 0 ;
z!0 sh (iz)
ch (iz) 0
5. lim FI 0 ;
z! 2 cos (z)
z2 + 1 0
6. lim FI 0
z!i z 6 + 1
z2 + 1 z2 + 1 1 1
lim = lim = lim = ;
z!i z 6 + 1 z!i (z 2 + 1) (z 4 z 2 + 1) z!i (z 4 2
z + 1) 3
e2z + 1
7. lim FI 00 :
z! i 2 ez + i
Dé…nition Soit f une fonction complexe uniforme. La fonction f est dite continue en z0 = x0 + iy0
si lim f (z) = f (z0 ) :
z!z0
Exemples:
Soit f la fonction dé…nie par
z3 si z 6= i
f (z) =
1 si z = i
6 Fonctions holomorphes
6.1 Dérivabilité
Dé…nition Soit f une fonction complexe uniforme. La fonction f est dite dérivable en z0 =
x0 + iy0 2 Df si et seulement si
f (z) f (z0 )
lim existe:
z!z0 z z0
dans ce cas cette limite sera notée f 0 (z0 ), c’est le nombre dérivé de f en z0 .
Exemples:
Soit f la fonction dé…nie par
z3 si z 6= i
f (z) =
1 si z = i
Dé…nition: Une fonction dérivable en tout point d’un domaine est dite holomorphe dans ce
domaine.
Opérations sur les fonctions dérivables:
La somme et le produit de deux fonctions holomorphes f et g, est une fonction holomorphe; il en
f
va de même pour le rapport partout où g(z) 6= 0, de plus on a:
g
0
f f 0g f g0
(f + g)0 = f 0 + g 0 ; (f:g)0 = f 0 :g + f:g 0 et = :
g g2
Remarques: En utilisant la dé…nition de la dérivabilité, on peut véri…e que les règles de calcul
des dérivées de fonctions réelles restent valables pour des fonctions complexes.
les fonctions: polynômes, exp; sin, cos; sinh, cosh sont holomorphes sur C, de plus 14
exp0 (z) = exp (z) , sin0 (z) = cos (z) , cos0 (z) = sin (z) , sinh0 (z) = cosh (z) et cosh0 (z) = sinh (z)
1
Log00 (z) =
z
Preuve:
Soit z0 2 D,
f (z) f (z0 )
f : D ! C une fonction holomorphe ) f est dérivable en z0 ) lim existe = f 0 (z0 )
z!z0 z z0
) la limite dans toute les directions = f 0 (z0 ) :
Faisons maintenant tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de x. (c’est à dire z = x0 + iy),
alors
f (z) f (z0 ) P (x; y0 ) + iQ (x; y0 ) P (x0 ; y0 ) iQ (x0 ; y0 )
lim = lim
z!z0 z z0 x!x0 x x0
P (x; y0 ) P (x0 ; y0 ) Q (x; y0 ) Q (x0 ; y0 )
= +i
x x0 x x0
@P @Q
= (x0 ; y0 ) + i (x0 ; y0 ) = f 0 (z0 ) : (1)
@x @x
Faisons tendre z vers z0 selon une parallèle a l’axe de y. (c’est à dire z = x + iy0 )
@P @Q @Q @P
(x0 ; y0 ) + i (x0 ; y0 ) = (x0 ; y0 ) i (x0 ; y0 )
@x @x @y @y
ou bien
@P @Q @P @Q
(x0 ; y0 ) = (x0 ; y0 ) , (x0 ; y0 ) = (x0 ; y0 )
@x @y @y @x
Soit ' : R2 ! R, ' est dite harmonique si ' est de classe C 2 sur un domaine U et
@2' @2'
+ =0
@x2 @y 2
@2 @2
L’opérateur = + est appelé le Laplacien.
@x2 @y 2
Les parties réelle et imaginaire d’une fonction holomorphe sont harmoniques. On dit qu’elles
véri…ent l’équation de Laplace.