Mémoire: Présentée Pour Obtenir Le Diplôme de MASTER en Aéronautique
Mémoire: Présentée Pour Obtenir Le Diplôme de MASTER en Aéronautique
ET POPULAIRE
MÉMOIRE
Présentée pour obtenir le diplôme de
MASTER en Aéronautique
OPTION : CNS/ATM
Réalisé par :
2016-2017
Avant tout, je remercie (Allah) DIEU qui a illuminé mon chemin
et qui m’armé de courage pour achever mes études.
Je remercie énormément avec beaucoup de respect et de confiance
Mme Doudou Faiza docteur à l’aéronautique d’avoir accepté
de m’encadrer et je lui suis très reconnaissant pour ces précieuses
aides pondant les moments difficiles de ma recherche
Je tiens à remercier les membres de jury de ce mémoire Mr.
Kouider Elouahed Boulenouar présidant des jurys, Mme.
Azine Houria et Mr. Mekarzia Mohamed les deux
examinateurs. Je tiens
à les remercier pour l’intérêt qu’ils ont porté à mon travail et leurs
remarques judicieuses.
La détection du signal est une procédure qui peut être implémentée dans diverses
applications telles que les radars, les sonars et les systèmes de communications. Le
terme RADAR signifie la détection et localisation à distance d’un objet (cible) à partir
du signal rétrodiffusé (écho) par le système radar. Aujourd’hui, les radars recouvrent
un large éventail de disciplines dans des domaines variés tels que l’aéronautique,
militaire, la marine, la météorologie, la circulation automobile…, etc. les échos qui
apparaissent sur l’image radar ne sont pas seulement produits par la réflexion des
ondes émises a partir des objets durs (bateaux, véhicules, avions,…, etc.),mais
certains échos sont produits par des obstacles indésirables (clutter) tels que
l’atmosphère, le sol, les nuages, la mer et la surface irrégulière des vagues.
Dans ce travail, le but est l’analyse des performances de détection radar pour des
milieux homogènes par les quatre détecteurs CA, GO, SO, OS_CFAR et comparaison
des probabilités de détections Résultantes à l’aide de programme de simulation
MATLAB.
Abstract
In High Resolution Radars (HRR) systems, unlike the Point-Target point model,
targets are described by a set of dominant reflectors called the Multiple Dominant
Scattering Model.
In this work, the aim is to analyze the radar detection performance for homogeneous
media by the four detectors CA, GO, SO, OS_CFAR and compare the resulting
probabilities of detections using the MATLAB simulation program.
ملخص
في أنظمة الرادارات عالية الدقة ،على عكس نموذج النقطة المستهدفة ،يتم وصف األهداف بواسطة مجموعة
من العاكسات المهيمنة تسمى نموذج االنتثار المتعدد المهيمن.
ان كشف اإلشارة هو إجراء يمكن تنفيذه في تطبيقات مختلفة مثل الرادارات والسونار وأنظمة االتصاالت .ويعني
مصطلح رادار الكشف عن موقع ما (الهدف) عن بعد وموقعه من اإلشارة الخلفية (إيكو) بواسطة نظام الرادار.
واليوم ،تغطي الرادارات مجموعة واسعة من التخصصات في مجاالت مختلفة مثل الطيران والجيش والبحرية
واألرصاد الجوية وحركة المرور وما إلى ذلك .فاألصداء التي تظهر على صورة الرادار ال تنتج فقط عن طريق
انعكاس الموجات المنبعثة من األجسام الصلبة (القوارب والمركبات والطائرات وما إلى ذلك) ،ولكن بعض
األصداء تنتجها عقبات غير مرغوب فيها (فوضى) مثل الجو والتربة والغيوم والبحر والسطح غير المنتظم
للموجات مما يتسبب في حدوث تنبيهات خاطئة .
في هذا العمل ،والهدف من ذلك هو تحليل أداء الكشف الرادار للوسائط متجانسة من قبل أجهزة الكشف األربعة
ذات معدل اإلنذارات الكاذبة الثابت (متوسط الخلية ,االعظم ,االدنى و النظام اإلحصائي ) ومقارنة احتماالت
االكتشافات الناتجة باستخدام برنامج محاكاة ماتالب.
Table de matière
Remerciement……………………………………………………………………….. I
Dédicace…………………………………………………………………………...... II
Résumé……………………………………………………………………………... III
Liste de figures……………………………………………………………………… V
Les bandes des fréquences utilisées dans les systèmes radars…………………… VII
Chapitre I
Figure (I.1) : Principe de transmission de système RADAR…………………… 04
Figure (I.2) : Génération d’écho………………………………………………… 05
Figure (I.3) : Calcul de la direction……………………………………………... 06
Figure (I.4) : Classification des systèmes Radars………………………………. 08
Figure (I.5) : Bord du clutter : Cellule sous test dans le bruit…………………... 13
Figure (I.6) : Bord du clutter: Cellule sous test dans le clutter…………………. 13
Figure (I.7) : Situation de présence de cibles Interférentes…………………….. 14
Figure (I.8) : Schéma synoptique d’un radar Doppler à impulsion…………….. 15
Chapitre II
Figure (II.1) : Fonction de densité de probabilité de la loi uniforme……………. 17
Figure (II.2) : Fonction de répartition de la loi uniforme………………………....18
Figure (II.3) : Fonction de densité de probabilité de la loi Gaussienne………….. 19
Figure (II.4) : Fonction de répartition de la loi Gaussienne……………………… 19
Figure (II.5) : Fonction de densité de probabilité de la loi log normal…………... 21
Figure (II.6) : Fonction de répartition de la loi log normal………………………. 21
Figure (II.7) : Fonction de densité de probabilité de la loi Rayleigh…………….. 22
Figure (II.8) : Fonction de répartition de la loi Rayleigh………………………… 23
Figure (II.9) : Fonction de densité de probabilité de la loi Weibull……………… 24
Figure (II.10) : Fonction de répartition de la loi Weibull………………………… 24
Figure (II.11) : Fonction de densité de probabilité de la loi Gumbel…………….. 25
Figure (II.12): Fonction de répartition de la loi Gumbel…………………………. 26
Figure (II.13): Détection d’une cible……………………………………………... 27
Figure (II.14): Les régions de décision…………………………………………… 28
Figure (II.15): Définition des quantités pour un test binaire……………………… 29
Figure (II.16): Diagramme bloc d’un détecteur d’enveloppe et récepteur de seuil.32
Figure (II.17): Bruit de la sortie du détecteur d’enveloppe………………………. 33
Figure (II.18): Pdf du bruit et du signal plus bruit………………………………... 35
Chapitre III
Figure (III.1): Détecteur optimal (quadratique)………………………………….. 37
Figure (III.2) : Effet de l’augmentation de la puissance du bruit sur la Pfa pour un
seuil fixe…………………………………………………………………………… 37
Figure (III.3) : Architecture générale de la détection adaptative CFAR…………. 38
Figure (III.4): Le détecteur CA-CFAR…………………………………………… 38
Figure (III.5): Le détecteur GO-CFAR…………………………………………... 39
Figure (III.6): Le détecteur SO-CFAR…………………………………………… 39
Figure (III.7) : Le détecteur OS-CFAR…………………………………………... 40
Figure (III.8) : Le diagramme de structure CMLD-CFAR……………………….. 41
Chapitre IV
Figure (IV.1) : Schéma bloc pour obtenir le seuil de détecteur CA-CFAR………. 46
Figure (IV.2) : Schéma bloc d’obtention le seuil de détecteur GO-CFAR…….….. 48
Figure (IV.3) : Schéma bloc de détecteur SO-CFAR…………………………..….. 50
Figure (IV.4) : Schéma bloc de détecteur OS-CFAR………………………..…….. 52
Figure (IV.5) : Courbe de Pd en fonction de SNRdB dans un environnement
homogène………………………………………………………………………….... 55
Figure (IV.6) : Résultats de Pd dans des différents environnements hétérogène….. 56
Figure (IV.7) : La Pd de détecteur GO-CFAR dans un environnement homogène.. 57
Figure (IV.8) : La Pd de détecteur GO-CFAR dans des environnements
Hétérogènes……………………………… ………………………………………... 58
Figure (IV.9): Probabilité de détection de détecteur SO-CFAR dans un environnement
homogène…………………………………………………………………….……... 58
Figure (IV.10) : Courbe de Pd en fonction de SNR de détecteur SO-CFAR dans des
environnements Hétérogènes……………………………………………………….. 59
Figure (IV.11) : La Pd de détecteur SO-CFAR dans un environnement homogène avec
k_OS=0.75………………………………………………………………………….. 60
Figure (IV.12) : La Pd de détecteur SO-CFAR dans un environnement homogène avec
k_OS=0.875………………………………………………………………………… 60
Figure (IV.13) : La Pd de détecteur OS-CFAR dans des environnements hétérogènes
avec k_OS=0.75…………………………………………………………………….. 61
Figure (IV.14) : La Pd de détecteur OS-CFAR dans des environnements hétérogènes
avec k_OS=0.875…………………………………………………………………… 62
Figure (IV.15): La Pd des quatre détecteurs dans l’environnement homogène……. 63
Figure (IV.16): La Pd de quatre détecteurs dans des environnements hétérogènes.. 64
List des abréviations et des acronymes
RADAR: (RAdio Detection And Ranging)
Target : cible
T: facteur de multiplication
Pm : probabilité de non-détection
INTRODUCTION Générale
Introduction Générale :
Le radar est un système électromagnétique utilisé pour détecter la présence d’objets mobiles et
déterminer leur trajectoire, leur vitesse, leur point de contact le plus proche, et d'autres données, en
transmettant des ondes radioélectriques. Il en extrait alors l'information nécessaire sur la cible à partir
du signal échoïque
De nos jours, ce système est devenu un élément indispensable à la mise en œuvre d’une aviation
moderne. Associé à des ordinateurs électroniques qui traitent instantanément les informations reçues
et les transforment pour les visualiser et les exploiter immédiatement. Aujourd’hui, les radars
recouvrent plusieurs disciplines dans des domaines variés tels que le militaire, l’aéronautique, la
marine, la météorologie, …, etc. Les échos qui apparaissent sur l'image radar ne sont pas seulement
produits par la réflexion des ondes émises à partir des objets durs (bateaux, véhicules, avions, …,
etc.) mais certains échos sont produits par des obstacles indésirables (clutter) tels que, l’atmosphère,
le sol, les nuages, la mer, la surface irrégulière des vagues, en particulier par la crête des vagues
lorsque l'échelle radar sélectionnée est petite, …, etc. En pratique, le signal réfléchi par un objet est
noyé dans le clutter et le bruit thermique et le problème se ramène donc à la détection d’une cible
dans un environnement non stationnaire. L’objectif principal dans la détection du signal radar est
donc la conception d’une structure optimale du récepteur selon certains critères qui sont déterminés
par le type d’environnement de détection de la cible. En réalité, les modèles statistiques des signaux
reçus ne sont pas disponibles à priori mais peuvent changer avec le temps. Dans le problème de
détection des objets dans un bruit statistiquement non-stationnaire, la détection classique avec un
seuil fixe ne peut être utilisée car la probabilité de fausse alarme (Pfa) est affectée par la puissance de
celle-ci. Cependant, une nouvelle procédure de détection dite détection CFAR (Constant False Alarm
Rate) adoptée dans les années soixante a été considérée comme une technique adaptative de
traitement numérique des échos radar pour la détection automatique des cibles. En outre, le contrôle
en temps réel du taux de fausse alarme est assuré par l’algorithme CFAR, en dépit des variations
aléatoires des paramètres du clutter et/ou en présence des cibles interférentes. Dans les détecteurs
CFAR, l’algorithme du seuil de détection utilise les valeurs des sorties des cellules de portée/Doppler
adjacentes de la cellule sous test (CUT: Cell Under Test) pour déterminer l’estimation de la puissance
du clutter qui permet à la Pfa d’être maintenue à une valeur désirée approximativement constante.
Dans ce mémoire, nous analysons les performances de détection radar, nous commençons par
une présentation générale des systèmes radar, leurs caractéristiques, les différents types et principes
de fonctionnement avec quelques notions sur les modèles de distribution statistique et quelques
définitions sur les clutters, le deuxième chapitre est consacré à détection radar, sa théorie, quelques
lois de distribution, des critères de décision (Bayes, Neyman-Pearson). Le chapitre III est considéré
comme introduction pour le quatrième chapitre, on met en évidence la détection adaptive. Pour le
dernier chapitre nous proposons de traiter le problème de la détection, à l’aide de programmes
MATLAB, dans un environnement homogène avec la présence de clutters distribué de façon
homogène pour quatre types de détecteurs le CA, GO, SO et l’OS-CFAR et nous proposons aussi
d’établir une comparaison entre les performances de détection des quatre détecteurs. Enfin, on
termine notre travail par une conclusion générale ainsi que des perspectives
1
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
Depuis la 2ème guerre mondiale, les radars sont utilisés dans de nombreux domaines allant de la
météorologie à l'astrométrie en passant par le contrôle routier et aérien.
- Dans les années 1950, l'invention du radar à synthèse d'ouverture a ouvert la voie à
l'obtention d'images radar à très haute résolution. En 1965, Cooley et Tuckey redécouvrent la
transformée de Fourier rapide qui a pris tout son intérêt surtout lorsque l'informatique a
commencé à devenir suffisamment performante. Cet algorithme est à la base de la plupart des
traitements radar numériques d'aujourd'hui.
2
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
Différents équipements radar sont développés aux USA, en Russie, en Allemagne, en France et au
Japon, accélérées par la montée en puissance vers une guerre qui semble inévitable, et par le
développement général de l’arme aérienne. Les recherches dans le domaine de la technologie radar
génèrent des avancées techniques significatives durant la seconde guerre mondiale. Pendant la guerre
froide, des radars sont déployés en grande quantité de part et d’autre du «rideau de fer», et en
particulier le long des frontières allemandes.
D’autre part, le radar fait son apparition dans le domaine civil après le conflit. En premier, c’est le
domaine de l’aviation civile qui en est équipée, permettant un rapide développement du contrôle
aérien. Il se répand ensuite dans des domaines aussi divers que la détection des précipitations en
météorologie, l’étude des planètes en astronomie, le contrôle de la vitesse sur les routes et la détection
des artefacts archéologiques dans le sol.
3
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
- L'antenne : dont le rôle est de diffuser l'onde électromagnétique vers la cible avec le
minimum de perte. Sa vitesse de déplacement, rotation et/ou balancement, ainsi que sa
position, en élévation comme en azimut, sont généralement asservies mécaniquement, mais
parfois aussi électroniquement (voir l'article Antenne réseau à commande de phase). L'antenne
est sollicitée tant en émission qu'en réception. Ces deux fonctions peuvent être cependant
séparées entre deux antennes dans le cas de radars multistatiques ;
- Récepteur : qui reçoit le signal incident (cible - antenne - guide d'ondes - duplexeur), le fait
émerger des bruits radios parasites, l'amplifie, le traite ;
- Etage de traitement de signal : permettant de traiter le signal brut afin d'en extraire des
données utiles à l'opérateur (détection, suivi et identification de cible, extraction de paramètres
météorologiques, océanographiques, etc.). Le tout est contrôlé par le système électronique du
radar, programmé selon un logiciel de sondage. Les données obtenues sont alors affichées aux
utilisateurs.
Le principe utilisé par les radars est voisin de celui de la réflexion des ondes sonores. Lorsque
vous criez dans la direction d'un objet qui peut réfléchir le son de votre voix, vous en entendez l'écho.
Si vous connaissez la vitesse du son dans l'air, vous pouvez alors estimer la distance et la direction
générale de l'objet. Le radar utilise des impulsions d'énergie électromagnétique à peu près de la même
manière. Un émetteur puissant diffuse, au moyen d'une antenne (balayeur), une énergie
électromagnétique sous forme d’un faisceau concentré dans la direction souhaitée. L'énergie rayonnée
dans les limites du faisceau se propage vers son objectif à la vitesse de la lumière. Quand celle-ci
frappe un obstacle, une fraction de cette énergie est réfléchie (écho radar) et captée au retour en un
court laps de temps après la transmission, par un récepteur sensible de différentes manières en
fonction des caractéristiques de l’onde émise ainsi que la forme, composition et l’état physique de la
cible. Ce signal échoïque est ensuite amplifié et transformé en signal visuel sur l'écran (indicateur),
qui est parfois un moniteur d'ordinateur. Sachant que les émetteurs et récepteurs radar sont
généralement situés au même endroit
4
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
𝑐.∆𝑇
𝐷= ……………………………………………………………………… (1.4.1)
2
Le signal reçu aura la même forme que le signal émis mais il sera très faible et toujours accompagné
d'un bruit de fond provenant :
Soit du bruit atmosphérique, qu'on ne peut réduire à zéro.
Soit du bruit propre du récepteur, qu'on ne peut réduire à zéro.
Soit même d’un brouillage du par exemple a un ennemi non coopérant (ou à un animal a
droit).
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Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
- propagation quasi rectiligne de ces ondes.
- Haute résolution (plus la longueur d'onde est courte, plus le radar est capable de détecter un
petit objet).
- Encombrement réduit de l'antenne (plus on augmente la fréquence du signal rayonné, plus la
directivité est grande pour une antenne de taille donnée).
L'azimut d'une cible détectée par un radar est l'angle entre la direction du nord et celle de la ligne
directe antenne cible comme il est indiqué sur la figure I.3. Cet angle se mesure dans le plan
horizontal, dans le sens des aiguilles d'une montre, et à partir du nord.
En fonction des informations qu'ils doivent fournir, les équipements radars utilisent des qualités
et des technologies différentes. Ceci se traduit par une première classification des systèmes radars.
6
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
Des exemples typiques de radar non imageur sont les cinémomètres radars (les petits, sur le bord de
la route..) et les radios altimètres. Ce type de radar est également appelé diffusomètres puisqu'il
mesure les propriétés de réflexion de la région ou de l'objet observé.
A) Radars à impulsions :
Les radars à impulsions émettent des impulsions de signal hyperfréquence à forte puissance,
puis il attend l'écho du signal transmis pendant un certain temps avant qu'elle ne transmette une
nouvelle impulsion. Radar à impulsions est généralement utilisé lorsque cela est nécessaire pour
détecter des cibles au sein d'un certain volume de l'espace et de déterminer la distance et le relèvement
et dans certains cas, la vitesse de chaque cible. Le système de radar pulsé nécessitent généralement
l'émission de grandes puissances et peut-être très complexe et coûteuse.
Un radar à onde continue (CW) ou à ondes entretenues est un type de radar caractérisé par
l'émission d'ondes en continu, modulées en fréquence ou non. Les radars à ondes entretenues émettent
sans interruption un signal hyperfréquence. L'écho est donc reçu et traité continuellement. Pour
empêcher l'énergie émise d'entrer directement dans le récepteur et de contaminer celle revenant de la
cible.
Ce type de radar émet et reçoit :
Le signal émis par ces équipements est constant en amplitude et en fréquence. Spécialisés dans
la mesure des vitesses, les radars à onde continue non modulé ne permettent pas de mesurer les
distances. Ils sont employés par exemple par la gendarmerie pour les contrôles de vitesse sur les
routes (cinémomètres radars).
7
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
L'inconvénient des radars CW est leur incapacité à mesurer des distances, puisqu'ils ne
produisent pas les impulsions servant de tops d'horloge. La variation de la fréquence émise apporte
une solution à ce problème. Dans cette méthode, la variation permanente du signal émis autour d'une
fréquence fixe de référence est utilisée pour détecter des cibles fixes. Lorsqu'un écho est reçu par le
radar, la fréquence du signal réfléchi par la cible peut être mesurée. En se référant à l'instant où la
même valeur de fréquence a été émise, il devient possible de mesurer le temps entre l'émission et la
réception de cette fréquence, donc la distance radar-cible, comme pour un radar à impulsions. Comme
il est généralement difficile d'émettre “proprement” des fréquences aléatoires, les radars à onde
continue modulée en fréquence (FMCW) font varier progressivement la fréquence de leur signal au
rythme de rampes ascendantes et descendantes. Ce type d'équipement est souvent utilisé comme
« radio-altimètre ».
Le radio-altimètre est utilisé pour mesurer la hauteur exacte d'un avion durant la phase
d'atterrissage.
Le radar secondaire fonctionne selon un principe différent : la cible qu’il éclaire génère (de
façon active) les signaux de réponse. Le radar secondaire transmet des impulsions hyperfréquences
(appelées interrogations). Celles –ci n’ont pas pour but d’être réfléchies, la cible étant équipée d’un
transpondeur qui les reçoit et les traites. Ensuite le transpondeur met en forme et émet un message
de réponse qui peut être reçu et décodé par notre radar secondaire. Dans le cas des radars
secondaires, la coopération nécessaire de la cible (utilisation d’un transpondeur) permet une très
forte réduction de la puissance émise (par rapport à un radar primaire offrant une portée de
détection identique).
1
𝑅𝑚𝑎𝑥 = [𝜎𝐺𝑃𝑡 𝐴𝑒 ⁄(4𝜋)2 𝑆𝑚𝑖𝑛 ]4 ………………………………………………. (1.6.1)
𝑆𝑖
⁄𝑁 (𝑆𝑁𝑅)𝑖
𝐹𝑛 = 𝑆0
𝑖
= ……………………………………………………………. (1.6.2)
⁄𝑁 (𝑆𝑁𝑅)0
0
𝑘𝑇0 𝐹𝑛 𝐵𝑛 𝑆
𝑆𝑖 = 𝑆0 = 𝑘𝑇0 𝐹𝑛 𝐵𝑛 ( 0 )…………………………………….………… (1.6.4)
𝑁0 𝑁 0
Quand le (SNR) est minimum, Si devient égal au signal minimum détectable Smin, c'est-à-dire:
𝑆
𝑆𝑚𝑖𝑛 = 𝑘𝑇0 𝐹𝑛 𝐵𝑛 ( 0 ) ………………………………………………..…… (1.6.5)
𝑁 0 𝑚𝑖𝑛
9
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
La modélisation du clutter dépend de l’application radar en question. En effet, dans les radars
à basse résolution, la largeur d’impulsion est supérieure à 0.5 μs. Si de plus la détection se fait à des
angles d’incidence (grazing angles) supérieurs à 5 degrés, le clutter de surface peut être modélisé par
une distribution Gaussienne de moyenne nulle et de variance constante (clutter uniforme). En
revanche, dans certains environnements, l’utilisation d’un radar haute résolution s’avère indubitable
(largeur d’impulsion inférieure à 0.5 μs). Pour ce cas, les données expérimentales correspondant à ce
type de clutter ont montré qu’elles obéissent à une distribution présentant une queue plus étalée ou
lourde (long or heavy tail) que celle de la Gaussienne. Conséquemment, pour détecter des cibles dans
ce type de clutter, il est nécessaire de modéliser l’environnement par des distributions non-
Gaussiennes. Dans la littérature radar, les modèles statistiques pouvant suppléer à l’absence d’un
clutter Gaussien sont les distributions Weibull, log-normal et K. Pour ce faire, le tableau I.1 résume
quelques cas de clutter non-Gaussien.
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Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
𝑥 −𝑥 2
𝑓(𝑥) =
𝜎 2
𝑒𝑥𝑝 (
2𝜎 2
), x ≥ 0 ................................................................................ (1.7.1)
Où x est l’amplitude du signal et σ2 la variance de la cible qui est proportionnelle à son RCS.
Le second modèle suppose qu’elle est considérée d’un gros réflecteur entouré de plusieurs petits
réflecteurs. A la sortie du détecteur quadratique, l'enveloppe suit une loi de la forme:
9𝑥 3 −3𝑥 2
𝑓(𝑥) =
2𝜎 4
𝑒𝑥𝑝 (
2𝜎 2
), x ≥ 0…………………………………………………. (1.7.2)
Généralement, la majorité des cibles radar sont fluctuantes car leurs dimensions sont plus importantes
que la longueur d'onde. Cependant, seuls les cibles sphériques ou les coins de réflecteurs vus sous un
angle constant sont non fluctuants (RCS constant). D'autre part, notons que pour une même valeur de
la probabilité de détection, les cibles non fluctuantes requièrent un SNR.
Plus petit que celui requis par des cibles fluctuantes. De plus, pour les cibles fluctuantes, le SNR est
fonction du type de fluctuation. Pour étudier le signal cible dans plusieurs cas, il est nécessaire de
prendre en compte les mouvements de la cible sur sa trajectoire pendant le temps d'exposition TOT
(Time On Target). Deux types de fluctuations sont considérés. Cible lentement fluctuante ou
fluctuante d’un balayage à un autre (scan to scan Target) et cible rapidement fluctuante ou fluctuante
d’une impulsion à une autre (pulse to pulse Target).
11
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
1.7.2.2. Cible rapidement fluctuante :
L'écho change de valeur d'une impulsion à l'autre. Donc les échantillons reçus sont des
réalisations différentes de la même variable aléatoire. Swerling a observé et classifié les cibles selon
les fluctuations de leur RCS en cinq modèles statistiques appelés Swerling 0 ou V (modèle non-
fluctuant), Swerling I, II, III et IV (modèles fluctuants). A partir des distributions et ainsi que des
degrés de fluctuation, les quatre modèles Swerling fluctuants sont définis comme suit:
Swerling I (SWI): Cible lentement fluctuante dont l'enveloppe du signal varie selon
la loi (7).
Swerling II (SWII): Cible rapidement fluctuante dont l'enveloppe du signal varie
selon la loi (7).
Swerling III (SWIII): Cible lentement fluctuante dont l'enveloppe du signal varie
selon la loi (8).
Swerling IV(SWIV): Cible rapidement fluctuante dont l'enveloppe du signal varie
selon la loi (8).
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Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
to interference Ratio, SIR) beaucoup plus grand que le SNR. Le clutter peut être considéré comme
homogène ou non homogène. Le non homogénéité est causé essentiellement par l’effet de bord de
clutter et/ou par la présence des cibles interférentes.
13
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
1.7.3.4. Cibles interférentes :
Ils peuvent apparaître dans une ou plusieurs cellules de référence sous forme de pics. Elles
peuvent se situer en aval ou en amont de la cellule sous test. Dans ce cas, le seuil de détection
augmente et par conséquent, la probabilité de détection diminue. Ce phénomène que nous avons
illustré en figure I.7, est connu sous le nom de l’effet de capture (Capture Effect). La figure montre
une situation dans laquelle il y a une mixture de tous les cas précédents. Ceci rend donc la détection
extrêmement complexe et fait de ce modèle le cas le plus général.
14
Chapitre 01 : Généralités sur les systèmes radars
intermédiaire Fi. Le traitement MTI (Moving Target Indicator) permet la séparation des échos fixes
(clutter) des cibles mobiles et d’éliminer partiellement le clutter, son principe repose sur la
différentiation des vitesses radiales (la vitesse des cibles fixes étant nulle).
Après démodulation, le signal résultant sera appliqué à un détecteur quadratique, formé d’un canal
en phase (I) et d’un canal en quadrature de phase (Q) dans le but de détecter l’enveloppe du signal
utile. Ainsi, le signal écho est échantillonné puis stocké dans des registres à décalage ou lignes à
retard pour subir divers traitements, en technologie micro programmé ou en SOC’s (System on Chip),
tels que la détection automatique, le pistage (tracking) ou la visualisation. Les registres à décalage
sont formés par un nombre fini de cellules, dites cellules de référence . La cible est déclarée présente
ou absente après comparaison de la cellule sous test avec un seuil, obtenu à partir de l’estimation du
bruit de fond dans les cellules de référence.
𝑐𝑡
∆𝑑 = ……………………………………..…………………………………..(1.8.1)
2
La forme de l′impulsion joue sur la capacité du radar à distinguer deux objets proches (résolution en
distance). Donc, pour détecter des cibles plus proches, il faut utiliser une durée d'impulsion plus
courte. De ce fait, les cibles situées à une distance équivalente à la durée d'impulsion ne sont pas
détectées.
Si nous considérons au niveau de chaque impulsion un signal HF de durée, de fréquence Fe et
d’amplitude A, le spectre de l’enveloppe sera de la forme : A sin (τπF) et la largeur de bande utile
devient Δf = (1 /τ). D’autre part, l’écart entre la fréquence émise et celle reçue s’exprime par : Fd =
(2Vr/ λ), où Vr représente la vitesse radiale de la cible et la longueur d’onde émise. En considérant
la largeur de bande utile, on obtient une discrimination en vitesse radiale: ΔVr = (λ/ 2T). Remarquons
que la discrimination en vitesse est également liée à la largeur d’impulsion. L’interprétation des deux
précédentes relations (Δd et ΔVr) permet de conclure que le traitement d’une seule impulsion (par
direction azimutale) ne peut fournir, à la fois, une bonne discrimination en portée et un bon pouvoir
séparateur en vitesse. Une des techniques permettant de lever cette ambiguïté, consiste en un
traitement cohérent du signal radar sur plusieurs impulsions. Si le radar traite M impulsions pour une
ouverture en azimut donnée, le pouvoir discriminateur en vitesse (lié à la durée du signal) devient :
𝜆
∆𝑉𝑟 = ………………………………………………………………...…….(1.8.2)
2𝑀𝑇𝑟
16
Chapitre 02 : Détection radar
Une variable aléatoire continue X est dite uniformément distribuée sur l’intervalle [a ; b] de IR, a <
b, si sa fonction de densité de probabilité (pdf), figure II.1, est donnée par :
𝟏
𝒇𝑿 (𝒙) = avec a ≤ x ≤ b ……………………………………………….. (2.2.1)
𝒃−𝒂
Fonction de répartition
La fonction de répartition, aussi appelée fonction de distribution ou fonction de densité cumulative
(cumulative density function) de X, figure II.2, est définie par trois segments de droites:
0, 𝑥 <𝑎
0 𝑥−𝑎
𝐹𝑋 (𝑥) = 𝑃(𝑋 ≤ 𝑥) = ∫−∞ 𝑓𝑋 (𝑢)𝑑𝑢 = {𝑏−𝑎 , 𝑎 ≤ 𝑥 ≤ 𝑏 …………..……… (2.2.2)
1 , 𝑥≥𝑏
Moments d’ordre n
Par définition, la fonction qui donne les moments d’ordre n est donnée par :
+∞
𝜇𝑛 = 𝐸[𝑋 𝑛 ] = ∫−∞ 𝑥 𝑛 𝑓𝑋 (𝑥)𝑑𝑥 ……………………………………………….. (2.2.3)
17
Chapitre 02 : Détection radar
Alors, il est possible de montrer que pour une loi uniforme, nous avons :
𝑏𝑛+1 −𝑎𝑛+1
𝜇𝑛 = 𝐸(𝑋 𝑛 ) = (𝑛+1)(𝑏−𝑎)……………………………………………………… (2.2.4)
Notons que sous Matlab, une variable aléatoire uniforme peut être générée par la commande unifrnd
(a, b) et est initialisée par la commande rand ('state',0).
La distribution normal, souvent appelée distribution Gaussienne, est une famille importante de
distributions de probabilité de variables aléatoires continues. Par définition, une variable aléatoire X
suit une loi Gaussienne, notée 𝑋~𝑁(𝜇, 𝜎 2 ) , quand sa fonction de densité de probabilité, figure II.3,
s’écrit ∀𝑋 ∈ 𝐼𝑅:
1 1 −(𝑥−𝜇) 2
𝑓𝑋 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 [ ] −∞ ≤ 𝜇 ≤ +∞ 𝑒𝑡 𝜎 > 0 ……………… (2.2.8)
𝜎 √2𝜋 2 𝜎
µ et σ sont, respectivement, la moyenne et l’écart type de X. μ représente le paramètre de position
(location parameter), et σ représente le paramètre d’échelle (scale parameter). La pdf normal passe
par son maximum pour x = μ. Elle a ses points d'inflexion en μ + σ et − σμ . Quand 𝜇 = 0 𝑒𝑡 𝜎 2 =
1 , N(0,1) est appelée loi normale standard.
18
Chapitre 02 : Détection radar
Fonction de répartition
La fonction de répartition correspondante, figure II.4, est donnée en terme de la fonction d’erreur
par:
1 1 𝑥−𝜇
𝐹𝑋(𝑥) = + erf ( ) ……………………………………………………….. (2.2.9)
2 2 𝜎 2 √
erf représente la fonction d’erreur, elle est définie comme suit:
1 𝑥 2
erf(𝑥) = ∫ 𝑒 −𝑢 𝑑𝑢 ……………………………………………………… (2.2.10)
𝜋 0
√
Moments d’ordre n
𝜇𝑛−2𝑘 𝜎 2𝑘
𝐸(𝑋 𝑛 ) = 𝑛! ∑𝐾
𝑘=0 ………………………………………………… (2.2.11)
2𝑘 𝑘!(𝑛−2𝑘)!
19
Chapitre 02 : Détection radar
𝑛
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒
2
𝐾 = {𝑛 − 1
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒
2
Notons que sous Matlab, nous générons une variable aléatoire normale par la commande normrnd
(µ,σ), où μ représente le paramètre d’emplacement et σ le paramètre d’échelle. Cette commande
peut être initialisée par la commande randn('state',0).
La distribution log normal a été développée dans le but d'être appliquée dans une grande variété
de situations réelles de clutter de mer et de terre à faible angle d’incidence (low grazing angle) et dans
les radars à haute résolution. C'est une loi de distribution dont le logarithme est normalement
distribué. Par définition, une variable aléatoire X suit une loi log normal, notée 𝑁~𝐿𝑛(𝜇, 𝜎 2 ), quand
sa densité de probabilité bi-paramétrique, figure II.5, s’écrit, ∀𝑋 ∈ 𝐼𝑅+∗ :
1 1 𝑙𝑛𝑥−𝜇 2
𝑓𝑋 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 [− ( ) ] 𝜎 ≥ 0 𝑒𝑡 − ∞ ≤ 𝜇 ≤ +∞ …………(2.2.15)
𝑥𝜎 √ 2𝜋 2 𝜎
µ, la moyenne de lnx, représente le paramètre d’échelle et σ, l’écart type de lnx, est connu sous le
nom de paramètre de forme. Le fait d'augmenter la valeur de μ en maintenant celle de σ constante a
pour effet d'aplatir la pdf et de l'étirer à droite, en conservant sa forme. Tandis que le paramètre de
forme σ, comme son nom l’indique, définit la forme de la distribution.
𝜎2
Le paramètre 𝜌 = 𝑒 ( 2 ) , représente le rapport moyenne-à-médiane, peut être utilisé pour représenter
la forme. Les investigations sur les données réelles de clutter ont donné des valeurs de ρ variant de
1.065 à 1.93. Par conséquent, σ varie dans la plage 0.355 à 1.147.
Fonction de répartition
La fonction de répartition de X, figure II.6, est représentée par:
1 1 ln 𝑥−𝜇
𝐹𝑋 (𝑥) = + 𝑒𝑟𝑓 [ ]…………………………………………………… (2.2.16)
2 2 𝜎 √2
20
Chapitre 02 : Détection radar
Moments d’ordre n
𝑛2
𝐸[𝑋 𝑛 ] = 𝑒𝑥𝑝 [𝑛𝜇 + 𝜎 2 ] …………………(2.2.17)
2
21
Chapitre 02 : Détection radar
Lien entre la loi log normal et la loi Normal
Si la variable aléatoire Y suit une loi log normal, notée𝑌~𝐿𝑛(𝜇, 𝜎 2 ), alors la variable aléatoire
X=Ln(Y) suit une loi normal, notée𝑋~𝑁(𝜇, 𝜎 2 ), (Ln étant le logarithme Népérien).Notons que sous
Matlab, nous générons une variable aléatoire log normal par la commande lognrnd (μ,σ), où µ est le
paramètre d’échelle et σ, le paramètre de forme. Cette commande peut être remise à zéro par la
commande randn('state',0).
La distribution Rayleigh, qui est fréquemment utilisée pour modéliser les statistiques des
signaux, trouve son application dans beaucoup de problèmes de communications et de radar.
La distribution Rayleigh, de paramètre σ, est caractérisée par la densité de probabilité, figure
II.7,∀𝑋 ∈ 𝐼𝑅 + , suivante:
𝑥 −𝑥 2
𝑓𝑋 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 [ ] ………………………………………………………… (2.2.21)
𝜎2 2𝜎 2
Fonction de répartition
Moments d’ordre n
𝑛 𝑛
𝐸[𝑋 𝑛 ] = 𝜇𝑛 = (𝜎√2) Γ ( + 1) ………………………………………………………….. (2.2.23)
2
Où Γ est la fonction Gamma donnée par :
∞
Γ(𝑥) = ∫0 𝑥 𝛼−1 𝑒 −𝑥 𝑑𝑥 , 𝛼 > 0 ……………………………………………. (2.2.24)
L’intégrale impropre ci-dessus converge pour α > 0. En intégrant par parties pour 𝑢 = 𝑥 𝛼−1 et
𝑑𝑣 = 𝑒 𝑥 𝑑𝑥 nous obtenons:
22
Chapitre 02 : Détection radar
Nous pouvons déduire la moyenne d’une telle distribution de l’équation avec (n=1):
𝜋
𝐸[𝑋] = 𝜎√ ………………………………………………………………….. (2.2.28)
2
23
Chapitre 02 : Détection radar
Une variable aléatoire X est dite pour être Weibull distribuée, figure II.9, si sa densité de probabilité
à deux paramètres α et β, notée W(α,β), est définie sur IR+ par:
𝛽 𝑥 𝛽−1 𝑥 𝛽
𝑓𝑋 (𝑥) = ( ) 𝑒𝑥𝑝 [− ( ) ] ……………………………………………... (2.2.31)
𝛼 𝛼 𝛼
Fonction de répartition :
𝑥 𝛽
𝐹𝑋 (𝑥) = 1 − 𝑒𝑥𝑝 [− ( ) ]…………………………………………………… (2.2.33)
𝛼
24
Chapitre 02 : Détection radar
Moments d’ordre n
𝑛
𝐸[𝑋 𝑛 ] = 𝛼 𝑛 Γ (1 + )……………………………………………………… (2.2.34)
𝛽
Ce qui donne une moyenne (n=1)
1
𝐸[𝑋] = 𝛼 Γ (1 + ) ………………………………………………………… (2.2.35)
𝛽
Une puissance moyenne (n=2)
2
𝐸[𝑋 2 ] = 𝛼 2 Γ (1 + ) ……………………………………………………… (2.2.36)
𝛽
Et donc une variance
2 1
𝑉𝑎𝑟(𝑋) = 𝛼 2 [Γ (1 + ) − Γ 2 (1 + )]…………………………………….. (2.2.37)
𝛽 𝛽
Notons que sous Matlab, nous générons une variable aléatoire Weibull par la commande
𝑤𝑒𝑖𝑏𝑟𝑛𝑑(𝛼 ∧ (−𝛽), 𝛽), où α est le paramètre d'échelle et β, le paramètre de forme. Nous pouvons
l’initialiser par la commande rand('state',0).
En théorie des probabilités, la loi de Gumbel, notée G(µ,σ), est une distribution de probabilité
continue. Sa densité de probabilité, figure II.11, est définie sur IR par :
1 𝑥−𝜇 𝑥−𝜇
𝑓𝑋 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 (− ) 𝑒𝑥𝑝 (−𝑒𝑥𝑝 [− ]) 𝑎𝑣𝑒𝑐 − ∞ ≤ 𝜇 ≤ +∞ , 𝜎 > 0
𝜎 𝜎 𝜎
…(2.2.39)
Fonction de répartition
La fonction de répartition de X, figure II.12, est représentée par:
𝑥−𝜇
𝐹𝑋 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝 (−𝑒𝑥𝑝 [− ]) ……………………………………………….. (2.2.40)
𝜎
25
Chapitre 02 : Détection radar
26
Chapitre 02 : Détection radar
notons que pour générer une variable aléatoire Gumbel, nous utilisons sous Matlab la
commande log(𝑤𝑒𝑖𝑏𝑟𝑛𝑑(𝛼 ∧ (−𝛽), 𝛽)). Nous pouvons l’initialiser par la commande rand('state',0).
En détection radar, un des problèmes fondamentaux consiste à détecter, pour une case d’analyse fixé,
dans un vecteur d’observation y de dimension m, un signal complexe s connu, caractérisant une cible,
corrompu par un bruit de fouillis n additif. Ce problème se formalisme généralement par un test
d’Hypothèses binaires:
Sous l’Hypothèse 𝐻0 , le signal complexe reçu par le radar est supposé ne contenir que les échos (bruit
du fouillis) indésirables et néfastes à une bonne détection, provenant des réflexions sur les différents
éléments de l’environnement, ainsi que le bruit thermique. Ces parasites sont supposés admettre une
certaine densité de probabilité ou Pdf (Probability Density Function),𝑝𝑌 (𝑦|𝐻0 ) = 𝑝𝑛 (𝑦|𝐻0 ).
27
Chapitre 02 : Détection radar
Sous l’Hypothèse 𝐻1 , le signal reçu y est supposé contenir le signal s provenant des échos de la cible
mais noyé parmi les mêmes échos parasitiques sous 𝐻0 .Sa densité de probabilité est alors
notée𝑝𝑌 (𝑦|𝐻1 ).
L’objectif de la détection est de déterminer la quelle des deux Hypothèses est la plus vraisemblable.
Quatre cas de décision sont possibles :
1) 𝐻0 est vraie et 𝐻0 est décidée.
2) 𝐻0 est vraie et 𝐻1 est décidée.
3) 𝐻1 est vraie et 𝐻1 est décidée.
4) 𝐻1 est vraie et𝐻0 est décidée.
On remarque que le récepteur prend une bonne décision dans le cas (1)et(3),et qu’il commet une
erreur dans les deux autres cas. l’évènement (3)est appelé détection, la probabilité associée à ce
dernier est la probabilité de détection 𝑃𝑑 . l’évènement(2)est une fausse alarme car une présence de
cible est décidée lorsqu’elle est absente, donc sa probabilité est 𝑃𝑓𝑎 Quant l’évenement (4),il se réalise
lorsque (3) n’est pas réalisé,par conséquent sa probabilités 1 − 𝑃𝑑 et on l’appelle la probabilité de
non détection 𝑃𝑚 . pour l’évènement (1),sa probabilité est 1 − 𝑃𝑓𝑎 .
𝑅𝑖 ∩ 𝑅𝑗 = ∅ , 𝑖 ≠ 𝑗 ……………………………………………………………. (2.4.1)
la règle de décision est facilement décrite en fonction des régions 𝑅𝑖 : 𝑦 ∈ 𝑅𝑖 ⟹ 𝐻𝑖 .
Ou y représente les observations.
28
Chapitre 02 : Détection radar
Dans de qui suit, nous présenterons quelques critères de décision qui sont utilisés dans la théorie de
la décision ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont utiles.
Dans la figure (II.15) précédente, les lignes interrompues représentent les situations d'erreur.
Les tests de Bayes consistent à déterminer les régions de décision 𝑅0 𝑒𝑡 𝑅1 de façon à minimiser la
valeur moyenne du coût. La fonction de bayes, appelé aussi fonction risque, est donnée par :
29
Chapitre 02 : Détection radar
Où l'on a exprimé la probabilité de décider 𝐻𝑖 quand 𝐻𝑗 est vraie comme la probabilité pour que les
observations appartiennent à la région 𝑅𝑖 . Dans le cas de tests binaires, les deux régions de décision
sont complémentaires (l’intégrale d’une densité sur le domaine tout entier étant égale à 1), 𝑅𝑖 = 𝑅̅𝑗
on peut donc écrire :
[𝑃1 (𝐶01 − 𝐶11 )𝑝(𝑦|𝐻1 ) − 𝑃0 (𝐶10 − 𝐶00 )𝑝(𝑦|𝐻0 )] < 0 ……………………… (2.4.9)
[𝑃1 (𝐶01 − 𝐶11 )𝑝(𝑦|𝐻1 )] < [𝑃0 (𝐶10 − 𝐶00 )𝑝(𝑦|𝐻0 )] ……………………….. (2.4.10)
Soit finalement :
𝑝(𝑦|𝐻1 ) 𝑃0 (𝐶10 −𝐶00 )
< …………………………………………………………... (2.4.11)
𝑝(𝑦|𝐻0 ) 𝑃1 (𝐶01 −𝐶11 )
Réciproquement, pour minimiser le risque de Bayes, les points 𝑦 ∈ 𝑅1 doivent satisfaire L’inégalité
:
𝑝(𝑦|𝐻1 ) 𝑃0 (𝐶10 −𝐶00 )
)
> = 𝜂 ……………………………………………………... (2.4.12)
𝑝(𝑦|𝐻0 𝑃1 (𝐶01 −𝐶11 )
Où on a défini le seuil 𝜂:
𝑃0 (𝐶10 −𝐶00 )
𝜂=
𝑃1 (𝐶01 −𝐶11 )
………………………………………………………………………………… (2.4.13)
On voit donc que le test de Bayes conduit à comparer le rapport entre les densités de
probabilités conditionnelles à un seuil (𝜂). On appelle le rapport des densités conditionnelles dans
30
Chapitre 02 : Détection radar
l'équation précédente le rapport de vraisemblance, qui détermine les tests de Bayes, joue un rôle très
important dans tous les problèmes de décision statistique et sera représenté par Λ(𝑦) :
𝑝(𝑦|𝐻1 )
Λ(𝑦) = …………… ………………………………………………….. (2.4.14)
𝑝(𝑦|𝐻0 )
En pratique, il est souvent difficile d’attribuer des coûts réalistes et des probabilités a priori.
Pour contourner cette difficulté, on peut utiliser une autre stratégie à partir de probabilités 𝑃𝑓𝑎 𝑒𝑡 𝑃𝑑
. En effet, on peut chercher le test qui produit la probabilité de fausse alarme 𝑃𝑓𝑎 aussi petite que
possible et la probabilité de détection, 𝑃𝑑 aussi grande que possible.
Fixons 𝑃𝑓𝑎 ≤ 𝛼 et cherchons un test qui maximise 𝑃𝑑 (𝑜𝑢 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑖𝑠𝑒 𝑃𝑚 = 1 − 𝑃𝑑 ). Pour cela, on
construit la fonction de coût F :
Où 𝜆̃ est un multiplieur de Lagrange. Dans la dernière équation, on remarque que le premier terme de
droite est un coût fixe. Pour minimiser F, il faut donc choisir 𝑦 ∈ 𝑅0 si l’intégrante 𝑝(𝑦|𝐻1 ) −
𝜆̃𝑝(𝑦|𝐻0 ) est négatif, c’est-à-dire :
𝑝(𝑦|𝐻1 )
< 𝜆̃ ……………………………………………………………………. (2.4.17)
𝑝(𝑦|𝐻0 )
31
Chapitre 02 : Détection radar
Si ce bruit passe à travers le filtre à bande étroite, alors la Pdf de l’amplitude de l’enveloppe serait :
𝑟 −𝑟 2
𝑃𝑟 = 𝑒𝑥𝑝 ……………………………………………………………… (2.5.2)
Ψ𝑛 2Ψ𝑛
Cette formule a la forme d’une fonction densité de probabilité Rayleigh. Une cible est détectée,
lorsque r(t) excède la valeur du seuil 𝑉𝑇 , d'où les hypothèses de décision sont :
32
Chapitre 02 : Détection radar
1
𝑉𝑇 = √2Ψ𝑛 ln …………………………………………………………… (2.6.2)
𝑃 𝑓𝑎
La figure II.17 représente la sortie d’un détecteur d’enveloppe, où 𝑇𝑘 est le temps entre deux
intersections de la tension du bruit avec le seuil𝑉𝑇 , et𝑡𝑘 ,𝑡𝑘+1 , 𝑡𝑘+𝑛 les temps pendant lesquels le bruit
s’étend sur le niveau du seuil.
Le temps de fausses alarmes 𝑇𝑓𝑎 est lié à la probabilité de fausse alarme par :
𝑡𝑘
𝑇𝑓𝑎 = ……………………………………………………………………… (2.6.4)
𝑃𝑓𝑎
Où 𝑡𝑘 La durée moyenne d'une impulsion de bruit. Depuis la bande passante de fonctionnement de
33
Chapitre 02 : Détection radar
radar B est l'inverse de 𝑡𝑘 , puis en substituant l'équation précédente dans l'équation suivante nous
pouvons écrire 𝑇𝑓𝑎 comme :
1 𝑉𝑇 2
𝑇𝑓𝑎 = 𝑒𝑥𝑝 ………………………………………………………………. (2.6.5)
𝐵 2Ψ𝑛
34
Chapitre 02 : Détection radar
35
Chapitre 03 : La détection adaptive
3.1. Introduction :
La détection automatique consiste à décider de l’absence ou de la présence d’une
cible en comparant l’écho reçu à un seuil de détection. Dans la théorie de la décision
statistique, il s’agit de choisir entre deux hypothèses statistiques : H0 pour l’hypothèse nulle (absence
du signal utile) ou H1 pour l’hypothèse alternative (présence de cible).
Chaque écho reçu résulte, dans le cas le plus général de la superposition du bruit
thermique, des réflexions du clutter et d’un éventuel écho de cible. Ainsi, le choix d’un
seuil de détection fixe (pré-calculé) conduit à une augmentation intolérable du nombre
de fausses alarmes lorsque le niveau du bruit, au voisinage de la cellule sous test (CUT) subit un
changement important du clutter.
36
Chapitre 03 : La détection adaptive
37
Chapitre 03 : La détection adaptive
38
Chapitre 03 : La détection adaptive
39
Chapitre 03 : La détection adaptive
Z1 Z2
ZGO=Max(Z1,Z2)
Z1 Z2
ZSO=Min(Z1,Z2)
40
Chapitre 03 : La détection adaptive
Le seuil adaptatif La détection de CFAR U0 est égal à la quantité de bruit de fond et à l'intensité
d'encombrement μ estimée avec un produit K pondéré, soit U0 = K μ. Parmi eux, la quantité pondérée
K n'est pertinente qu'avec le niveau constant fausse alarme et les caractéristiques de distribution de
l'arrière-plan, mais μ associe aux méthodes de détection spécifiques. Lorsque vous réglez le seuil du
multiplicateur K, vous pouvez modifier la taille du seuil U0. Sous différentes façons de travailler pour
assurer la performance de détection optimale, afin de contrôler la taille du taux de fausses alarmes.
Lorsque la valeur de l'unité d'essai D est supérieure au seuil U0, les signaux ont été jugés comme
objectif. Selon le calcul de μ, le détecteur CFAR est divisé en deux statistiques typiques du détecteur
(ML) et des statistiques commandes (OS), son diagramme de principe de la statistique des ordres
(OS) est représenté en figure III.7.
41
Chapitre 03 : La détection adaptive
Les signaux d'entrée sont envoyés à la ligne à retard composée de (2L+1) unité de retard, D est l'unité
testée, D ont des unités L de chaque côté, considérées comme unité de référence. Et l'encombrement
de fond et l'énergie de bruit se fait à travers l'unité de détection D autour de Unité de référence 2L
pour le traitement. ML CFAR incluant CFAR de base de la cellule (CA), maximum CFAR (GO),
minimum CFAR (SO) et SO activés, OS CFAR incluant les statistiques d'ordre (OS) CFAR, examen
et détecteur de niveau moyen (CMLD) CFAR , couper le CFAR moyen (TM), etc. Déterminé par le
type de CMLD -CFAR:
2𝐿−𝑙2
CMLD –CFAR : 𝜇𝐶𝑀𝐿𝐷 = ∑𝑖=𝑙 𝑥𝑖
Là: Chaque unité du signal de référence dans la gamme de petit à grand ordre après la première valeur
i exprimée xi; Étant donné la valeur d'échantillonnage minimale de l1, la plus petite unité de valeurs
d'échantillons de référence exprimée xl1, qui, en référence au type de signal respectif, varie d'un petit
à l'autre. Depuis la maximisation de la valeur d'échantillonnage de l2, la plus grande unité
d'échantillons de référence exprimée xl2 en référence au type de signal respectif par gamme de petit
à grand
Les détecteurs CFAR à niveaux moyens sont les premiers parus dans la littérature radar. Cette
classe de détecteurs convient le mieux aux environnements stationnaires et homogènes. Le paradigme
de la classe des détecteurs CFAR est le détecteur CA-CFAR (Cell Averaging) proposé par Finn et
Johnson. Ce détecteur évalue le niveau du clutter à partir de la moyenne arithmétique des cellules de
référence. Autrement dit, afin de maintenir une probabilité de fausse alarme désirée, le calcul du seuil
42
Chapitre 03 : La détection adaptive
adaptatif est le résultat de la multiplication d’une constante par le niveau moyen du clutter. Pour un
clutter Gaussien dont les échantillons dans la fenêtre de référence sont indépendants et identiquement
distribués, le détecteur CACFAR performe parfaitement bien. Sa performance se rapproche de celle
du détecteur idéal de Neyman-Pearson quand le niveau moyen du clutter est connu a priori et lorsque
le nombre de cellules de référence est suffisamment grand. Toutefois, dans la réalité, due à la présence
d’un bord de clutter et/ou de cibles interférentes dans la fenêtre de référence, le clutter est souvent
hétérogène. Dans ce cas, l’hypothèse d’homogénéité locale n’est plus vérifiée. Par conséquent, les
capacités de performance et de régulation du taux de fausse alarme du détecteur CA-CFAR sont
considérablement affectées. En présence d’un bord de clutter, la CST peut se trouver immergée dans
une région où le clutter a une puissance plus élevée que celle où se trouvent certaines cellules de
référence. Dans ce cas, afin de minimiser l’effet de capture tout en maintenant une probabilité de
fausse alarme presque constante, Hansen a proposé le détecteur GO-CFAR (Greatest-Of). Dans ce
détecteur, l'estimation du niveau du clutter est donnée par le maximum des moyennes arithmétiques
obtenues à partir des cellules appartenant aux deux demi-fenêtres de référence, se trouvant en aval et
en amont de la CST. Cependant, il se peut que cette dernière soit immergée dans une région où le
clutter est de puissance plus faible que celle où se trouvent certaines cellules de référence. Dans ce
cas, l’effet de masque dans le détecteur GO-CFAR devient évidemment accru. En présence de cibles
interférentes, d’autres travaux sur des détecteurs CFAR, ont été investigués dans la littérature. Aussi,
des cas de cibles étroitement distantes les unes des autres peuvent être rencontrées dans des
environnements denses en cibles. Dans de telles situations, les détecteurs automatiques déclarent la
présence d'une seule cible. Pour améliorer la résolution des cibles rapprochées et donc améliorer les
performances de détection, Trunk [9] a mis au point le détecteur SO-CFAR (Smallest-Of) dont
l’estimation du niveau de clutter est obtenue à travers le calcul du minimum des moyennes
arithmétiques obtenues à partir des cellules appartenant aux deux demi-fenêtres de références se
trouvant de part et d’autre de la cellule sous test. Le détecteur SO-CFAR est moins sensible à la perte
en détection que le CA-CFAR à moins que le nombre de cellules de résolution soit relativement grand.
En d'autres termes, pour un petit nombre de cellules de référence, la perte en détection du SO-CFAR
est relativement plus grande par rapport au détecteur idéal (taille de la fenêtre indéfiniment grande).
Cependant, ses performances de détection se dégradent considérablement si les cibles interférentes
se situent simultanément dans les deux demi-fenêtres de référence. De plus, en présence d'un bord de
clutter, le détecteur SO-CFAR a du mal à maintenir un taux de fausse alarme constant.
environnement homogène, ce détecteur présente une légère perte de détection par rapport au détecteur
CA-CFAR. Dans des situations de cibles multiples, il demeure robuste tant que le nombre des
échantillons censurés dépasse le nombre des interférentes présentes dans la fenêtre de référence. Pour
la même situation, c’est à dire, celle de cibles multiples dans un environnement Gaussien, Rohling a
proposé le détecteur OS-CFAR (Order Statictics). Dans un tel détecteur, le kème plus grand
échantillon est choisi pour estimer le niveau du clutter; auquel cas, la probabilité de détection présente
une légère dégradation en milieu homogène. Il est certain qu'en milieu interférent, les détecteurs OS-
CFAR et CMLD-CFAR exhibent des performances de détection meilleures que celle du détecteur
CA-CFAR. Il n'en demeure pas moins, qu'ils soient onéreux en temps de calcul et que ce dernier (le
détecteur CA-CFAR) les transcende en milieu homogène. Ghandi et Kassam ont proposé le détecteur
TM-CFAR (Trimmed Mean) pour résoudre les insuffisances du détecteur OS-CFAR lors du passage
de la fenêtre de référence par des transitions de clutter. Ce détecteur combine le classement et la
moyenne arithmétique. En effet, une censure est effectuée pour éliminer les échantillons ordonnés
indésirables de plus petites et plus grandes puissances. La somme des échantillons restants forme
l’estimateur du niveau du clutter.
44
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
4.1. Introduction :
La détection CFAR est proposée pour résoudre les problèmes des anciens détecteurs et pour
estimer la probabilité de détection des cibles dans des différents environnements (homogènes et
hétérogènes).
Dans ce travail on a fait une petite simulation des quatre types des détecteurs CFAR (CA, GO, SO et
OS) avec le programme MATLAB pour connaitre le maïeur détecteur qui nous donne une bonne
détection.
function [T,iCFARwin]=CA_CFAR1(varargin)
switch nargin
case 3
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
signal=varargin{3};
nGuardCell=1;
case 4
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
nGuardCell=varargin{3};
signal=varargin{4};
otherwise
error('Unexpected Number of Inputs')
end
a=N*(Pfa^(-1/N)-1);% le multiplicateur de seuil
L=length(signal);
if min(size(signal))==1
iWindow=1:N+1+2*nGuardCell;
nCUT=L-N-2*nGuardCell;
shiftCFAR=(0:nCUT-1).';
index=repmat(iWindow,nCUT,1)+repmat(shiftCFAR,1,N+1+2*nGuardCel
l);
iRefWin=index;
45
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
i=N/2+nGuardCell+1;
iCUT=index(:,i);
B=sum(signal(iRefWin),2)/N;
T=zeros(L,1);
T(iCUT)=a*B;
else
iCUT=N/2+nGuardCell+1;
iRefCell=1:N+2*nGuardCell+1;
notRefCell=N/2+(1:1+2*nGuardCell);
iRefCell(notRefCell)=[];
B=sum(signal(:,iRefCell),2)/N;
T=a*B;
end
iCFARwin=1:L;
iCFARwin(T==0)=[];
Cellule
sous
teste
46
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
function [T,iCFARwin]=GOCA_CFAR1(varargin)
switch nargin
case 3
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
signal=varargin{3};
nGuardCell=1;
case 4
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
nGuardCell=varargin{3};
signal=varargin{4};
otherwise
error('Unexpected Number of Inputs')
end
L=length(signal);
a_set=0.1:0.1:50;
P=zeros(length(a_set),1);
for i=1:length(a_set)
a=a_set(i);
sum_term=zeros(N/2,1);
for k=0:N/2-1
sum_term(k+1,1)=nchoosek(N/2-1+k,k)*(2+a/(N/2))^-k;
end
sum_term=sum(sum_term);
P(i,1)=2*((1+a/(N/2))^(-N/2)-(2+a/(N/2))^(-N/2)*sum_term);
end
a=interp1(P,a_set,Pfa);%le multiplicateur de seuil
if min(size(signal))==1
iWindow=1:N+1+2*nGuardCell;
nCUT=L-N-2*nGuardCell;
shiftCFAR=(0:nCUT-1).';
index=repmat(iWindow,nCUT,1)+repmat(shiftCFAR,1,N+1+2*nGuardCel
l);
iLead=index(:,1:N/2);
iLag=index(:,N/2+2*nGuardCell+2:end);
i=N/2+nGuardCell+1;
iCUT=index(:,i);
leadWin=signal(iLead);
sumLead=sum(leadWin,2);
lagWin=signal(iLag);
sumLag=sum(lagWin,2);
B=max(sumLead,sumLag)/(N/2);
T=zeros(L,1);
47
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
T(iCUT)=a*B;
else
leadWin=signal(:,1:N/2);
sumLead=sum(leadWin,2);
lagWin=signal(:,N/2+2*nGuardCell+2:end);
sumLag=sum(lagWin,2);
B=max(sumLead,sumLag)/(N/2);
T=a*B;
end
iCFARwin=1:L;
iCFARwin(T==0)=[];
Multiplicateur de seuil
48
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
function [T,iCFARwin]=SOCA_CFAR1(varargin)
switch nargin
case 3
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
signal=varargin{3};
nGuardCell=1;
case 4
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
nGuardCell=varargin{3};
signal=varargin{4};
otherwise
error('Unexpected Number of Inputs')
end
L=length(signal);
a_set=0.1:0.05:30;
P=zeros(length(a_set),1);
for i=1:length(a_set)
a=a_set(i);
sum_term=zeros(N/2,1);
for k=0:N/2-1
sum_term(k+1,1)=nchoosek(N/2-1+k,k)*(2+a/(N/2))^-k;
end
sum_term=sum(sum_term);
P(i,1)=2*((1+a/(N/2))^(-N/2)-(2+a/(N/2))^(-N/2)*sum_term);
end
a=interp1(P,a_set,Pfa);% le multiplicateur de seuil
if min(size(signal))==1
iWindow=1:N+1+2*nGuardCell;
nCUT=L-N-2*nGuardCell;
shiftCFAR=(0:nCUT-1).';
index=repmat(iWindow,nCUT,1)+repmat(shiftCFAR,1,N+1+2*nGuardCe
ll);
iLead=index(:,1:N/2);
iLag=index(:,N/2+2*nGuardCell+2:end);
i=N/2+nGuardCell+1;
iCUT=index(:,i);
leadWin=signal(iLead);
sumLead=sum(leadWin,2);
lagWin=signal(iLag);
sumLag=sum(lagWin,2);
B=min(sumLead,sumLag)/(N/2);
T=zeros(L,1);
49
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
T(iCUT)=a*B;
else
leadWin=signal(:,1:N/2);
sumLead=sum(leadWin,2);
lagWin=signal(:,N/2+2*nGuardCell+2:end);
sumLag=sum(lagWin,2);
B=min(sumLead,sumLag)/(N/2);
T=a*B;
end
iCFARwin=1:L;
iCFARwin(T==0)=[];
Multiplicateur de seuil
50
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
function[T,iCFARwin]=OS_CFAR1(varargin)
switch nargin
case 4
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
k=varargin{3};
signal=varargin{4};
nGuardCell=1;
case 5
Pfa=varargin{1};
N=varargin{2};
k=varargin{3};
nGuardCell=varargin{4};
signal=varargin{5};
otherwise
error('Unexpected Number of Inputs');
end
L=length(signal);
a_set=0.1:0.05:100;
P=zeros(length(a_set),1);
for i=1:length(a_set)
a=a_set(i);
P(i)=k*nchoosek(N,k)*gamma(a+N-k+1)*gamma(k)/gamma(a+N+1);
end
a=interp1(P,a_set,Pfa);
iRefCell=1:N+2*nGuardCell+1;
notRefCell=N/2+(1:1+2*nGuardCell);
iRefCell(notRefCell)=[];
sortedPwrSignal=sort(signal(iRefCell));
B=sortedPwrSignal(k);
T=a*B;
iCFARwin=1:L;
iCFARwin(T==0)=[];
𝑁 (𝑎𝑜𝑠 + 𝑁 − 𝑘)!
𝑃̅𝑓𝑎 = ( )
𝑘 (𝑁 − 𝑘)! (𝑎𝑜𝑠 + 𝑘 − 𝑁)
𝑁!
Avec : (𝑁
𝐾
) = 𝐾!(𝑁−𝑘)!
51
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Multiplicateur de seuil
clear all
close all
clc
%Paramètres de Simulation
iMasking=[]; %location de cibles interférentes
Pfa=10^-6; %la probabilité de détection désiré
nTrial=10^6; %N
SNRdB_set=2:0.5:36; %SNR d'étre simulé en dB
% Parametres des dtecteur CFAR
N=32; % nombre des cellule de refereces
k_OS=round(N*0.75); %le coefficient k de detecteur OS-CFAR
nGuardCell=1; % numbre des cellules de garde
% la numérotaion des CFARs
CA=1;
OS=2;
GOCA=3;
SOCA=4;
52
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
%les graphes
SNRdB_set=SNRdB_set(:);
53
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
plot(SNRdB_set,Pd(:,OS),'color',clr(OS,:),'linewidth',1.5)
legend(['Neyman-Pearson'
CFARtype([OS])],'location','SouthEast');
else if iCFAR==GOCA
plot(SNRdB_set,Pd(:,GOCA),'color',clr(GOCA,:),'linewidth',1.5)
legend(['Neyman-Pearson'
CFARtype([GOCA])],'location','SouthEast');
else if iCFAR==SOCA
plot(SNRdB_set,Pd(:,SOCA),'color',clr(SOCA,:),'linewidth',1.5)
legend(['Neyman-Pearson'
CFARtype([SOCA])],'location','SouthEast');
else
plot(SNRdB_set,Pd(:,CA),'color',clr(CA,:),'linewidth',1.5)
plot(SNRdB_set,Pd(:,OS),'color',clr(OS,:),'linewidth',1.5)
plot(SNRdB_set,Pd(:,GOCA),'color',clr(GOCA,:),'linewidth',1.5)
plot(SNRdB_set,Pd(:,SOCA),'color',clr(SOCA,:),'linewidth',1.5)
legend(['Neyman-Pearson' CFARtype([CA OS GOCA
SOCA])],'location','SouthEast');
end
end
end
ylabel('Probabilité de Détection');
xlabel('Rapport Signal sur Bruit (dB)');
% le titre de Simulation
if nMasking==0
title('\fontsize{11}Probabilité de Détection -
\color{blue}Environnment Homogène');
else
54
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
grid on;
set(gca,'Xcolor',[0.5 0.5 0.5]);
set(gca,'Ycolor',[0.5 0.5 0.5]);
Caxes = copyobj(gca,gcf);
set(Caxes, 'color', 'none', 'xcolor', 'k', 'xgrid',
'off','ycolor','k', 'ygrid','off');
end
Ce programme-là est nous donner la probabilité de détection de chaque détecteur dans des différents
environnements et traces les graphes des Pd en fonction de rapport signal sur bruit (SNR) en dB et
comparer les graphes avec le cas optimale de Neyman-Pearson détection.
55
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Comment va voire sur la Figure IV.4 le courbe est croissante lentement de 2 à 5 dB après ca il
va croissante rapidement de 5 à 20 dB et de 20 dB il reste dans la probabilité 0.9. Donc la probabilité
de détection de CA-CFAR dans l’environnement homogène est très proche que la détection optimale
de Neyman-Pearson pour une Pfa désiré de 10^-6.
B) Environnement Hétérogène :
Dans cet environnement on a différents cas : une, deux et trois cibles interférentes nMasking=1,2,3
Après l’exécution de programme de multi cibles on a observé :
Dans cette Figure IV.5 on a vu que dans les trois cas, l’environnement qui contient 1 cible
interférente la courbe reste entre 0.6 et 0.7, dans l’environnement de 2 cibles interférentes la courbe
descendre à 0.4 et dans l’environnement de 3 cibles interférentes la courbe et reste en bas de 0.3.
56
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Donc la probabilité de détection est devient mauvaise dans cet environnement lorsque le nombre des
cibles interférentes augmente la probabilité de détection devient faible.
A) Environnement homogène :
Dans cette environnement le nombre des cibles interférentes est nul nMasking=0
Après l’exécution de programme de multi cibles on a observé :
B) Environnement hétérogène :
Dans cet environnement on a différents cas : une, deux et trois cibles interférentes
nMasking=1,2,3
Après l’exécution de programme de multi cibles on a observé que la détection devient très faible
chaque fois que le nombre des cibles interférentes est augmente
57
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Dans cet environnement ce détecteur est fait comme le CA-CAFR quand les cibles interférentes sont
augmentes la courbe devient en bas. Donc ce détecteur n’est pas utile dans ce type d’environnement
A) Environnement homogène :
Dans cette environnement le nombre des cibles interférentes est nul nMasking=0
Après l’exécution de programme de multi cibles on a observé que même dans ce détecteur la
probabilité de détection dans l’environnement homogène est approche de l’optimale comment va
voir dans cette figure :
58
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
B) Environnement hétérogène :
Dans cet environnement on a différents cas : une, deux et trois cibles interférentes nMasking=1,2,3
Comment va voir de Figure IV.9, en contraste des détecteurs CA et GO-CFAR les courbes sont
simulés avec l’optimale ce détecteur est nous donne une bonne détection même dans les
environnements hétérogènes. Donc il est préférable d’utiliser pour ce type d’environnement.
A) Environnement homogène :
Dans ce détecteur on a le coefficient k_OS de sélection des fenêtres des références après le
classement croissant des fenêtres, nous avons prend deux valeur de coefficient k_OS =0.75 ET 0.875
et on a voir les résultats sur les figures suivantes :
Cette courbe est croissante mais lentement que l’optimale comment a vu le début de croissance de
la courbe rouge et de 5 dB par contre l’optimale de croissant à partir de 2 dB
Apres ca on a augmenté le coefficient k_OS à 0.875 c.à.d. (7/8) et on a remarqué les résultats
suivants :
60
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
B) Environnement hétérogène :
Dans le détecteur OS-CFAR on a prend le coefficient k_OS=0.75 et 0.875
Apres l’exécution de programme de simulation d’OS-CFAR dans des environnements hétérogène
avec deux valeurs de k_OS on observe :
61
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Dans cet environnement hétérogène il y a une petite différence entre les trois cas la courbe et moins
croissante quand les cibles interférentes sont augmentés. Apres ca on a changé le coefficient k_OS à
0.875 et on a observé les résultats suivants :
Apres l’exécution on a voir les résultats déférentes que le cas coefficient k_OS = 0.75 la détection en
cas de 2 cibles interférentes et la bonne que les deux autre cas. Donc le détecteur OS nous donne une
bonne détection même dans les environnements hétérogènes. Mais comment nous voisons le choix
de coefficient k_OS est très important pour prendre une bonne détection très proche que l’optimale
de Neyman-Pearson par exemple dans le cas de 2 cibles interférentes la valeur propre de k_OS est
(3/4).
62
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Apres tout ça on a comparé entre les quatre détecteurs et trouver lequel le maïeur qui nous
donne la bonne détection dans les deux environnements (homogène et hétérogène)
A) Environnement homogène :
On va commencer avec l’environnement homogène qu’il y a rien des cibles interférentes, la
simulation nous donne ces résultats qui a été représentés dans cette figure-là :
Dans cette figure on a observé le SO détecteur et simulé l’optimale et les deux détecteur CA et GO
sont croissantes rapidement que l’OS. Donc tous les détecteurs nous donne une bonne détection, mais
il y a des détecteurs donnent des probabilités de détection plus proche que les autres par rapport la
détection optimale de Neyman-Pearson par exemples le détecteur CA-CFAR a une détection
B) Environnement hétérogène
Dans cet environnement il y a des cibles interférentes donc la détection est difficile, à ce
moment-là on va voir ou et le détecteur capable qui nous donne une majeure détection dans cet
environnement
On a fait la simulation et les résultats ont été présentés dans la figure suivante :
63
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
Apres la simulation on a connaitre qui est le maïeur détecteur qui nous donne la donne détection dans
cet environnement, et comment a vu dans cette figure les deux détecteurs SO et OS donnent des
bonnes détections, mais les deux autres détecteurs CA et GO donnent des mauvaises détections et à
chaque fois que le nombre des cibles interférentes augmente la détection devient très mauvaise.
64
Chapitre 04 : Discussion sur la simulation et analyse des résultats
4.5. Conclusion :
65
Conclusion générale
Conclusion Générale :
Les détecteurs CFAR peuvent être utilisés avec profit dans de nombreuses
situations. Leurs résultats permettent de détecter des cibles noyées dans des signaux
parasites dont les puissances sont inconnues tout en maintenant un taux de fausse alarme
constant contrairement à la détection classique à seuil fixe. L'originalité du processus
CFAR réside dans l'estimation du niveau du bruit, cette estimation qui permet d'adapter
le seuil de détection à la variation du bruit.
De ce fait, ont découlé plusieurs détecteurs CFAR, l'idée principale restant
cependant la même. Dans le détecteur CA-CFAR, par exemple, le niveau du clutter est
estimé par la moyenne arithmétique des échantillons. Les deux variantes du CA_CFAR,
qui sont le GO_CFAR et le SO_CFAR ont été proposées pour améliorer la détection
dans un environnement non homogène. Les détecteurs OS_CFAR sont proposés pour
contourner l'effet de capture. Dans des cas plus complexes, l'environnement non
homogène, et présence de cibles multiples, ces détecteurs font cependant preuve de
limitation, d'autres méthodes doivent ainsi être envisagées. Dans le présent mémoire est
divisé en quatre chapitres. Le premier donne une introduction aux systèmes Radar et ses
différentes composantes. Le deuxième chapitre porte une analyse de l’équation radar en
fonction de la surface équivalente et de la puissance d’émission, des résultats de
simulation sont aussi présenté dans ce chapitre. Le troisième chapitre analyse la théorie
de détection Radar et introduit la notion de probabilité de fausse alarme ainsi que les
modèles des cibles Swerling quels soient fluctuantes ou non. Dans le quatrième chapitre,
nous présentant une analyse de performances des différents détecteurs CFAR et une
comparaison entre eux.
L’étude des Radar reste un domaine très difficile et multidisciplinaire est plain de
perspectives de recherche telles que l’étude des milieux non-homogène et des cas de
types de Radar bien précis.
66
Les bandes de fréquences utilisées dans les systèmes radars
Bibliographie et références
Bibliographie et références
[1] Éditeur : Christian Wolff, Traduction En Langue Française Et Révision: Pierre Vaillant Et
Christophe Paumier, Version 9 Juillet 2011.
[3] Éditeur: Christian Wolff, Traduction En Langue Française Et Révision: Pierre Vaillant Et
Christophe Paumier, Version 3 Août 2011.
[5] Souad Chabbi, « Détection Adaptative CFAR A Censure Automatique Basse Sur Les
Statistiques D'ordre En Milieux Non Gaussiens » Université De Constantine, Département
D’électronique, Promotion 2008.
[8] Achbi Medsaid,Abadli A/Moutaleb «Analyse Des Performances Des Détecteurs Ca, Os
Et Ml-CFAR Dans Un Clutter De Distribution Weibull», Université Mohamed Khider Biskra,
Mémoire De Fin D’étude En Vue De L’obtention du Diplôme D’ingénieur D’état En Automatique,
Promotion2007.
[9] M. Barkat, Signal Detection And Estimation , Artech House Radar Library, Ma 02062,
2émé Edition 2006.
[10] Achachi Abdeleli, « Modélisation D’un Radar Secondaire Pour Un Trafic Aérien »,
Magister En Electronique Option : Micro-Ondes, Université De Batna, 02/03/2010.
[11] Christophe Villien, « Prévision De Trajectoires 3-D En Temps Réel », Thèse De
Doctorat (Spécialité : Traitement Du Signal), Université Louis Pasteur Strasbourg, 2006.
[14] Nizar Obeid, « Evaluation Des Performances En Localisation D’un Radar Ultra
Large Bande Millimetrique Pour L’automobile »,Théses De Doctorat En Electronique,
Université Des Sciences Et Technologies De Lille,2010.
[16] Mahafza, B. R., “Radar Systems Analysis And Design Using Matlab,“ Phd, Colsa
Corporation; Huntsville, Alabama; Chapman & Hall/Crc 2000.