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SBCO Bull31

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Date de publicatw fl 18.

02 2000 ISSN 0 154 9898


NOUVELLE SÉRIE 2000 TOME JI

BULLETIN
DELA
~ ~

SOCIETE BOTANIQUE
du CENTRE-OUEST
anciennement
SOCIÉTÉ BOTA !QUE des DEUX-SÈVRES
ASSOC IATION SANS BUT LUCRATIF
fondée le 22 novembre 1888

Siège social
Le Clos de La Lande. 61. route de La Lande.
17200 SA INT-SU LPICE-DE-ROYA (France)
Il COTISA Tl ON - \80NNE\IENT 2001
290 F (.:otrs~llron seule 60 F )
ù \cr~cr aYan t le 3J ma n, par \Jrcmcnt postal (CCP : ::!15 79 Z Bordeaux)
ou par chi!quc ham:.Jire adressé au Tr.: ~oncr.

AD\IINISTRA TION
Président: Rêm) DALi\J\S. /.(• Clos de La /..mule. 61. route de la Lande.
17200 SAI\T-SL1 LPI CL.: de ROYA:-\
Il Secrétaire: Chri,tian L.\110'\DÈRE. 9-1. a\·enuc du Par c. 17200 ROYA'-.:
Il Trésorier: Guy DC'IS. 1-1. Grand' Rue. ~5420 \lAILLE.

CO.MITJ.: DE 1 ECTURE
Phanérogamic Y BARO\. R DA \Ji': AS. P DL PO\T.C 1 \llO'\ DI· RE. J. ROCX \. \ ILKii
Bnulngil' P BOl Dl! R R B Pl[RROT. \1 A RQC,!O'\
Lichénnlngie J .-~1 HO U~ II \L. C ROLX
:\lycolngic R. BLG.\ '!.P. C \ILLO'\. J DRO.\l[R. Il FROU'\. G FOURRÉ.
,\lgolngic : G DE/'o.l). C L\HO'\Dl·Rl

AVIS AliX \ l'TEURS


Lo:s lr.t\ au\ Jo:s Soctclatr" pourront Î:lt~ puhlto:., d,m, lo: Hullcltn . La Ro:dacuon ~o.: ré,cn·e k <.!roH:
-Je demando:r au\ auteurs d'apponer ;, kw' ;tniclo:s k;, IIK'Iltli,.tlton~ qu'clio: )Uga.ut nen·ssatro:~:
-do: t el user la puhltc<llt<>n d'un antde
La puhl11:auun J'un aruo:lo: d.ms h: Bullo:ltn n'unpltque nulkmo:nl quo: la Suetclé .tppr<lU\c ou
'.:aulHlnti~ les t)ptntons cmtsC> par 1 <tUteur
E n cc qui concerne I l·~ phanérogame~ ct le' cr~ ptog:-unc' va\culairc'>. la nomenclature
utilf~l"t dan~ cc Unll ctin C!.l, ..auf " ' Îh co ntraire. celle de FLOU 1 1 L'ROI'AL,\ (2' tdition pour
lt' fomc U k., noms d'auteur~ ne sont pa~ rappele> pour chaque hmümc. '>auf • tl ,·agn de taxons
ne frgurant pas d;Uls c~ rra\ a tl On sc réktcra Jonc:. cet ou,•rng.: nu .tl Index .\ynonymique de la
fl~re dt•s ré~ion\ occidentale~ de la France du Profc~,o:ur P .DUPO\T (vUJr pa)!~ -1 de cou\crturc)
pput <.!t" rpnet le, c,p'<:œs
Le• :11udo:,, origioau,, wront rem" d;H' t) lographié' ou 'ai<.is ;,ur ordi nal cur. recto ~cu le ­
men! a' l'C douhlc intcl'lignc ct marge d' a u moins 5 cm Le non·rôpo:ct de cc' dbp•Jstttons aurait
pour .:un ...:qucncc de compltqu.:r con"dcrablcntcnl ct tnuulcmt•nt -le 11 av:ul do: pniparalton Ju
t\1anusc n1 pour la compositiOn et e ntraînera Je ren\ut dé l 'art tcle 1\l'auto:ur.
(..c, crtHiui., ou dc" im n:nus a\·éc le tn.tnu,-:nr seront préscnt.!s sur papier hlanc ou paptet
calque de horulc quahre eteffc"ué., :1 l'encre dé Chtnc notre de prl'iercncé S'tls dot vent être r.!duits.
e\ itcr le' mdtc.llit'n~ d'échclk du génn: x 112 1 10 etc . mats tndtqucr une echclk c..:ntim<.!rriquc
p;u cxctnplc R•·producuon ptl\e en chargo: par le SoCJcle _
·: Lt'' ph uwgraphics (o:n couleurs Je préfércm:c) Joivent étrc de tr<:~ honnc.quahté etlourntc sou'
lJrm~ de dt.tpo~ttlYI!S. S1 lctlr reprod uêuon c~t dèctdéc par la Rédaction du.Bullctin, elle e~t pri'e en
charg.: par la Soca!té •
•• Chaque <~ute ur .1ura la poss1hiltr.! J' ohtcnir des li ré~ à part (en faire 1:! Je mande à la remise du
m~nus ... rtt ) dan'[ le' condttwn' \UI\·antcs: ••
- - y0 gratuilemcn l ; •
't: - :1 parur dtt31 1"". Lhaquc aure ur Je Ha tcrnbourscr à la S B C.O k~ frai' d 'irnpr.:,ston cr Je
~o nfe ctJOn IÎ\és rorfallatrCI11t'lll j 0.50 F par P:ll!C Cl par c>..cmplanc
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ISSN: 0154 9898

NOUVELLE SÉRIE 2000 TOME31

BULLETIN
dela
SOCIÉTÉ BOTANIQUE
du
CENTRE-OUEST

anciennement
SOCIÉTÉ BOTANIQUE des DEUX"SÈVRES

ASSOCIATION SANS BUT LUCRATIF


fondée le 22 novembre 1888

SOCIÉTÉ BOTANIQUE du CENTRE-OUEST


Le Clos de la Lande, 61, route de la Lande,
17200 SAINT-SULPICE DE ROYAN (France)
BULLETIN DE IA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-DUEST, NOUVELlE SÉRIE, WME 31 - 2000
2

Service de reconnaissance
des plantes

Les Botanistes dont les noms suivent proposent leurs services pour aider
leurs confrères, les jeunes surtout, à déterminer leurs récoltes :
+ Pour les Charophycées :
o Mme Micheline GUERLESQUIN, Laboratoire de Biologie végétale, U.C.O.,
B. P. 808, 3, place André Leroy, 49008 ANGERS Cedex 01.
+ Pour les Champignons supérieurs :
o M. Guy FOURRÉ, 152, rue Jean-Jaurès, 79000 NIORT.
+ Pour les Algues marines océaniques non planctoniques :
o M. Guy DENIS, 14, Grand'Rue, 85420 MAILLÉ.
o M. Christian LAHONDÈRE, 94, avenue du Parc, 17200 ROYAN.
+ Pour les Muscinées :
o Mlle Odette AICARD!, 9, rue du Jubilé, 92160 ANTONY.
o M. Marcel ROGEON, 14, rue Henri Dunant, 86400 CIVRAY.
o Mme Renée SKRZYPCZAK, 15, rue des Terres Rouges, 42600 MONTBRISON.
o M. Pierre BOUDIER, 17, Auvilliers, 28360 DAMMARIE.
• Prêt de spécimens de l'Herbier du Groupe d'échanges de Bryophytes :
o M. Raymond PIERROT, Impasse Saint-André, 17550 DOLUS. (Responsable
du Fichier Bryophytes du Centre-Ouest).
+ Pour les Cryptogames vasculaires et les Phanérogames :
o M. Michel BOUDRIE, Résidence les Charmettes C, 21 bis, rue Cotepet,
63000 CLERMONT-FERRAND (pour les Ptéridophytes seulement).
o M.F. PLONKA, ChargédeRechercheHonoraireàl'I.N.R.A., 19, rue du Haras,
78530 BUC, (pour les Fétuques seulement).
o M. Christian LAHONDÈRE, 94, avenue du Parc, 17200 ROYAN (pour les
plantes du littoral).
o M. Jean-Pierre REDURON, 7, rue de la Meuse, 68200 MULHOUSE (pour
les Ombellifères).
+ Pour les plantes du Maroc et d'Mrique du Nord :
o M. AlainDOBIGNARD, Atelier de Cartographie, Le Colerin, 74430 LE BIOT
(retour du matériel assuré et commentaires).

Il est recornrnandê que chaque rêcolte comprenne, autant que possible, deux ou mieux trois
parts d'herbier, la dêterrnination êtant d'autant plus sûre et plus prêcise qu'il est possible
d'examiner un plus grand nombre d'êchantillons. Cela permettrait aussi au dêterminateur de
conserver pour son propre herbier l'une des parts envoyêes.
NOTA : il est demandê aux envoyeurs de dêdornrnager les dêterminateurs des frais de
correspondance s'ils dêsirent que les êchantillons envoyês aux fins de dêtermination leur soient
retournês.
BULIETIN DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CEN1RE-OUESI', NOUVEUE SÉRlE, WME 31 - 2000
3

Inventaire des stations naturelles


et comptage du nombre d'individus
de 1' espèce rare et protégée
Rouya polygama (Apiaceae) en Corse
Marie-Laurore POZZO DI BORGO* et Guilhan PARADIS*

Résumé :En Corse, l'espèce protégée au niveau national, Rouyapolygama(Apiaceae).


n'est présente à l'état spontané que sur une partie du littoral du golfe de Porto-Vecchio.
Un inventaire en 1998 et 2000, complétant une étude phytosociologique antérieure,
a permis d'observer 29 stations. R. polygama est situé sur trois types de formations
géomorphologiques : dune plaquée sur la colline rocheuse de Cala Rossa (2 stations).
cordons littoraux des pourtours du golfe de Porto-Vecchio (18 stations) et îlots sableux
émergeant des marais des deltas de l'Osu et du Stabiacciu (9 stations).
Le nombre de pieds a été compté par station, ce qui donne un total un peu supérieur
à 11 000 individus (Tabl. 2 ; Fig. 3 et 4).
Le comportement des pieds de Rouya polygama en concurrence avec les tapis des
espèces introduites du genre Carpobrotus (C. edulis et C. acinaciformis) a été noté. Il
semble que, contrairement à ce qui avait été antérieurement suggéré, ces tapis de
Carpobrotus favorisent, sur les sites très fréquentés, la croissance, la floraison et la
fructification de R. polygama.
Aussi, malgré la forte fréquentation touristique actuelle, R. polygama parait assez peu
vulnérable.
Mots clés : Carpobrot:us. Corse. Espèce rare. Littoral. Rouya polygama .

.Abstract : The rare and protected species Rouya polygama (Apiaceae) in Corsica : cens us
of its natural stations and individuals.
In Corsica, the nationally protected species R. polygama, is naturally localized in one
part ofthe Porto-Vecchio Gulf coastline.
In 1998 and 2000, a census with the aim to complete a previous phytosociological
study allowed us to find 29 stations. R. polygama is located in three different seaside
geomorphological formations : sand-dune stretching on the Cala Rossa rocky hill (2
stations). offshore-bars of the Porto-Vecchio Gulf coast (18 stations) and sandy islets
emerging from the Ossu and Stabiacciu marshes (9 stations).
In every station, an inventory of the individuals has been talœn (Table 2; Fig. 3 & 4).
The total is slightly over 11,000 individuals.
The R. polygama behaviour, in competition with the allen Carpobrotr.Ls species (C.
edulis and C. aciniformis) beds, has been observed. It seems t11at. contrary to sorne

*Botanique, Université de Corse, B.P. 52, 20250 CORTE


4 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

previous views, these Carpobrotus beds favour the growth, flowering and fructification of
R. polygama on the very frequented sites.
Furtherrnore, despite the big number of tourists these days, R. polygama does not
seem very vulnerable.
Key-words : Carpobrotus, Corsica. Rare species, Coastline, Rouya polygama

Introduction
Rouya polygama (Desf.) Coincy (Apiaceae) est une espèce sabulicole littorale
dont l'aire de répartition comporte la Corse, la Sardaigne, l'Algérie et la Tunisie
(PIGNATil 1982 ; COSTE 1900-1906). Elle est donc de type biogéograpbique sténo-
méditerranéen sud-occidental (PIGNATTI 1982; GAMISANS et JEANMONOD
1993) et constitue un des éléments nord-africains de la flore corse
(CONTANDRIOPOUWS 1962). Pour VERLAQUE et al. (1993), il s'agit d'un taxon
paléoendémique sud-ouest méditerranéen.
En Corse, région qui correspond à la limite nord de son aire de répartition, elle
n'est connue, à l'état spontané, que sur les pourtours du golfe de Porto-Vecchio
(COSTE 1900-1906; BRIQUET et de LITARDIÈRE 1938; BOUCHARD 1978;
PIGNATTI 1982; PARADIS et GÉHU 1992).
C'est un taxon inscrit sur la Liste nationale des espèces protégées (Annexe I),
dans la Convention de Berne (Annexe I) et dans la Directive Habitats (Annexes II et
IV). Le Livre Rouge des espèces menacées (OLIVIER et al. 1995) lui attribue les
cotations R (rare) pour le monde et V (vulnérable) pour la France.

Buts et méthodes de l'étude


Bien qu'une description phytosociologique des groupements présentant R.
polygama ait été antérieurement réalisée (PARADIS et GÉHU 1992), il nous a paru
intéressant dans le but d'une meilleure évaluation du patrimoine botanique corse,
de compléter cette étude.
Pour cela, on a effeciué un inventaire complet de ses stations et un comptage,
le plus précis possible, de ses individus par station. Chaque individu étant
facilement distinct d'un autre individu, ce comptage ne présente aucune ambiguïté.
Le travail sur le terrain a été réalisé à la fin juin et en juillet 1998 et réactualisé
en juin 2000.

Nomenclature
La nomenclature taxonomique suit GAMISANS et JEANMONOD (1993), sauf
pour Elytrigiajuncea, nommé Elymus farcius par souci de continuité avec les
publications antérieures (GÉHU et BlONDI 1994, PIAZZAetPARADIS 1997, 1998).
Quand il n'y a aucune ambiguïté, nous avons simplifié l'écriture, en omettant par
exemple de nommer l'espèce dans le cas d'Ammophila arundinacea et de Juniperus
macrocarpa.
Les noms des lieux sont ceux portés sur la carte topographique au 1/25 000
(I.G.N. 1996).
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 5

La notion de station est celle du Secrétariat Faune Flore (document inédit :


"Notice pour le repérage des stations et leur localisation sur une carte au 11
25 000"), c'est-à-dire tout lieu où se localise un effectif plus ou moins grand
d'individus d'Lm taxon étudié, effectif spatialement isolé d'au moins une cinquan-
taine de mètres d'un autre effectif du même taxon.

1. Présentation de Rouya polygama en Corse

1. Type biologique, morphologie, phénologie et écologie (photos 1 à 9)


R. polygamaest une hémicryptophyte pérenne à scape, dont les tiges aériennes,
de type xérophile, peuvent atteindre 60 à 80 cm (iconographies in PIGNATII 1982,
DANTON et BAFFRAY 1995 et cet article). Chaque année, les bourgeons situés au
niveau du sol, dmment de nouvelles pousses aériennes florifères. La floraison se
déroule de juin à septembre (parfois octobre). Les couleurs des fleurs et des fruits
sont, suivant les individus, de deux sortes :soit fleurs blanches et fruits à ailes vert-
jaunâtre, soit fleurs et ailes des fruits rougeâtres (photos 4 et 5).
L'espèce serait allogame et entomophile (VERLAQUE 1993) mais avec des
possibilités d'autogamie (COUDERC in REDURON, sous presse).
D'un point de vue écologique, R. polygama est héliophile et supporte bien la
sécheresse estivale ainsi qu'un certain taux de perturbation. L'héliophilie de
l'espèce et sa préférence pour les substrats sableux un peu perturbés se déduisent
d'observations sur les îlots sableux du delta de l'Osu, îlots occupés par des pinèdes
à Pinus pinaster (carte in POZZO DI BORGO et aL 1998):
-ses individus sont très nombreux de part et d'autre de sentiers, régulièrement
suivis par les promeneurs à pied ou à cheval, là où ces sentiers cheininent
dans une formation claire à Halimiwnhalimifoliwn, située sous des pins âgés
et de densité très faible,
- ses individus sont, au contraire, très peu nombreux, là où les promeneurs ne
peuvent circuler, par suite d'une très grande densité de jeunes pins.
Sa morphologie varie d'ailleurs suivant la quantité de lumière reçue :
- aux endroits les plus éclairés, les entre-noeuds sont très courts et les feuilles
sont groupées en rosettes couchées sur le sable,
-sous l'ombre des arbustes du fourré littoral (Juniperus phoenicea, J. macrocarpa
et Pistacia lentiscus surtout), les entre-noeuds sont longs, signes d'un
étiolement.
Sa production de fleurs et de fruits est nettement plus importante aux endroits
éclairés et un peu perturbés.
Par son appareil souterrain de type pivotant et très important (photos 1 et 2), R.
polygama résiste très bien à l'érosion du littoral par lamer (PARADIS et GÉHU 1992)
(photos 6 à 9).
Dans la classification des stratégies végétales de GRIME (1979), R. polygama
peut être incluse dans les tolérants aux stress-rudéraux (S-R).

2. Phytosociologie
PARADIS et GÉHU (1992) ont montré qu'en Corse, Rouya polygama se situe
dans la majorité des groupements sabulicoles littoraux, depuis le haut de plage
6 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

jusqu'à la dune fixée. Elle a ainsi été observée dans les Elymetumfarcti primaire
et secondaire, l'Ammophiletum arundinaceae, les ourlets des Helichryso -
Crucianelletea, les fourrés littoraux à Juniperus sp.p. et Pistacia leniiscus, sous
les pinèdes à Pinus pinas ter. R. polygama possède donc une assez grande amplitude
synécologique.
Pour plus de détails sur la phytosociologie de l'espèce, nous prions le lecteur de
se reporter à l'article de PARADIS et GÉHU (1992), qui contient plusieurs tableaux
de relevés. Ce qui suit n'est qu'un bref résumé de cette étude.
Dans I'Elymetumfarcti primaire et l'Ammophiletum arundinaceae
Dans te qui est peut-être un Elymetum farcti primaire, R. polygama est
présente,maisnonconstante :c'estsurlesplagesenavantdelaPuntadiBenedettu
qu'elle se rencontre dans ces groupements, mais actuellement en faible quantité.
Bien que la côte du golfe de Porto-Vecchio ne montre pas de dunes hautes et
étendues, il existe quelques monticules éoliens, créés par des touffes d'oyats (en
avantdelaPuntadiBenedettuetdansl'ansedeTramulimacchia),avecR.polygama
à proximité de quelques-unes de ces microdunes et formant elle-même des buttes,
ce qui traduit une bonne résistance à l'ensablement.
Dans 1'Elymetumfarcti secondaire
En plusieurs points, le fourré littoral a été détruit, soit par l'homme, soit par les
tempêtes. En avant des lambeaux subsistant de ce fourré et dans ses rentrants,
s'est étendu un groupement à ElyrmLS farctus dominant, d'expansion récente et
donc secondaire, où R. polygama est bien représentée. Certains de ses pieds sont
les survivants d'un état antérieur où le fourré était bien plus développé, mais
d'autres pieds, plus nombreux, sont de mise en place récente, la lumière résultant
de l'abattage du fourré ayant favorisé ses germinations. C'est sur le cordon littoral
sih.lé en face du village de vacances de Paese Serenu que cette situation est très
nette.
En ourlet, en avant du fourré littoral
Le fourré littoral, qui frange encore, çà et là, plusieurs plages du nord du golfe
de Porto-Vecchio, représente le manteau linéaire d'une forêt littorale, très abîmée
au cours du temps. En avant de ce manteau, des chaméphytes constituent un
ourlet, appartenant, au Crucianellion, de l'ordre desHelichryso - Crucianelletalia
et de la classe des Helichryso- Crucianelletea (GÉHU et BlONDI 1994 ; PIAZZA
et PARADIS 1998).
Rouya polygama est assez régulièrement présente dans cet ourlet :
- dans la fruticée basse et claire à Helichrysum italicum et Scrophularia
ramosissima,
- dans le pré-manteau, avec Helichrysum italicwn, Osyris alba et Cistus
salviifolius.
Dans la partie antérieure du fourré littoral subsistant
Dans quelques cas, R. polygama se localise dans la partie antérieure, très peu
dense, du fourré littoral à Juniperus phoenicea, Juniperus macrocarpa et Pistacia
leniiscus.
Sous les pinèdes à Pinus pinaster et en lisière de ces pinèdes
Cette localisation s'observe:
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 7

-sur les îlots sableux du nord-est et sur le sable du nord de la baie de Stagnolu
(c'est-à-dire dans le delta de l'Osu).
-sur les deux îlots sableux du sud du port de Porto-Vecchio.

II. Inventaire des stations


et nombre de pieds de Rouya polygama
(Tableaux 1 et 2 ; figures 2, 3 et 4)

1. Stations de Cala Rossa (stations no l à 4)


La colline granitique et rhyolitique de Cala Rossa se situe au nord-est du golfe
dePorto-Vecchio.Elleafaitl'objet,dèslafindesannéescinquante,d'unprogramme
de lotissement de villas, très bien intégrées dans le paysage, qui n'a pas été trop
dénaturé. Une partie du flanc sud de la colline est recouverte de sable jusqu'à 8 rn
d'altitude, formant une ancienne dune plaquée.
Les stations l et 2 de Rouya polygamase localisent sur cette ancienne dune. Les
deux autres stations du site sont proches de la mer. On a compté un total de 1 248
individus.
Il est vraisemblable que les stations no 2 à 4, proches de voies de circulation,
étaient déjà connues (G. BOSC, comm. orale). mais la no 1, étonnante· par son
altitude (8 rn) et éloignée des autres, est, à notre connaissance, nouvelle.
Beaucoup de pieds de R. polygama de ces stations traversent des tapis de
Carpobrotus edulis (photo 10).

2. Stations de l'anse de Tramulimacchia (stations no 5 à 7; photos 6 à 9)


Un ancien tombolo joint la colline de Cala Rossa (à l'est) à celle de la Punta di
Benedettu (à l'ouest) et sépare l'anse de Tramulimacchia (nord du golfe de Porto-
Vecchio) de la basse plaine de l'ancien delta de l'Osu. La granulométrie du tombolo
n'est pas uniforme. A l'est il comprend du sable assez fin et dunaire et à l'ouest il
est constitué de sable grossier et de gravillons.
Plusieurs établissements balnéaires et des parcelles, où quelques villas ont été
construites, occupent ce tombolo, dont la plage est très fréquentée en été et où la
portion dunaire a été très fortement érodée par la mer.
Sur ce cordon, Rouya polygamaforme trois stations séparées qui, dans le passé,
devait être unies en une seule station, probablement découverte par CONRAD
(1977), qui a indiqué "sables de la plage de Trenuca di Macchia, aux environs du
delta de l'Oso".
On a compté 1 772 individus, répartis en diverses situations ; en avant et en
arrière de la dune érodée, sur les diverses parcelles entourées de clôtures, où
beaucoup de pieds traversent des tapis de Carpobrotus edulis (photo 12).

3. Stations de la Punta di Benedettu (stations no 8 à 10 ; photo 11)


La colline de la Punta di Benedettu présente, sur son flanc sud, des filons de
rhyolite qui, par leur bonne résistance à l'altération, ont isolé deux dépressions,
formées dans le granite altéré. Ces dépressions ont été isolées de la mer par des
8 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

cordons sableux, remaniés par le vent et ayant formé des dunes, colonisées par des
oyats (Amnwphila anmdinacea) et un fourré dominé par Juniperus macrocwpa
(mais présentant aussi J. phoenicea). Rouya polygama devait, dans le passé, se
localiser en ourlet, entre les oyats et le fourré (PARADIS et GÉHU 1992).
Depuis une vingtaine d'année, la colline et son bord de mer ont fait l'objet d'un
important programme de constructions (villas, hôtels, restaurants), presque
totalement réalisé, qui a assez fortement modifié le paysage. Ainsi. en 2000, les
oyats sont réduits à quelques touffes, les JunipenLS macrocwpa sont disposés en
individus isolés et une grande superficie du bord de mer a été recouverte de tapis
de Carpobrotus edulis (photo 11).
R. polygama est cependant relativement abondante, avec 3 stations et 1 232
pieds, dont beaucoup émergent des tapis de C. edulis.

4. Stations de l'est de la baie de Stagnolu (stations na 11 à 15)


La plaine au nord de la colline de la Punta di Benedettu résulte des dépôts
quaternaires alluviaux de la partie sud de l'ancien delta de l'Osu. Elle présente les
unités géomorphologiques suivantes :
- un tombolo sableux isolant en arrière des vasières et un plan d'eau,
-des chenauxsubissantlamarée et entourés d'unevégétation inondable de prés
salés (à Juncus maritiJnLLs) et de sansouires (à Sarcocomiafruticosa),
- des îlots sableux, correspondant à des "levées de terre", fréquentes dans les
deltas et peuplées de Pinus pinaster et d'Halimium halimifoliwn.
Quatre stations de Rouya polygama ont été observées, avec 3 053 pieds. Elles
se localisent sur le tombola et sur quatre parties des îlots sableux.

5. Pourtours nord, nord-est et ouest de la baie de Stagnolu (stations no


16 à 20)
Des côtés nord et nord-est. les stations de R. polygama se trouvent :
- sur le terrain de camping de Golfu di Sognu, compris entre les deux bras de
l'Osu, encore actifs de nos jours (stations 16 et 17),
- sur une portion du cordon littoral à l'ouest de la terminaison du bras principal
de l'Osu (station 18).
Dans le terrain du camping de Golfu di Sognu, R. polygama est assez
régulièrement répartie, sans nulle part être très abondante. Les espèces associées
sont : Genista corsica, Stachys glutinosa, Cistus salviifolius, Scrophularia
ramosissima, Anthemis maritima, Pancratium maritimum, Halimium halimifolium,
Scirpus lwloschoenusetles deux espèces introduites, Panicum repens et CarpobrollLS
edulis.
La construction des bungalows du terrain de camping a dû éradiquer un très
grand nombre de pieds deR. polygama, mais l'absence de possibilité de formation
d'un sous-bois dense, par suite des nombreux passages, lui paraït favorable.
Du côté ouest, les stations se trouvent :
-au sud de l'école de voile, nommée "les Fauvettes", avec des Carpobrotus
edulis (station 19),
-juste au sud de la pointe nommée Punta Rossa (station 20).·
Le total des pieds de R. polygama est ici de 1 115.
ROUYA POLYGAMA (APIA CEAE) EN CORSE 9

Photo 1. Mor pho logie d "u n pied peu âgé d e Rouya polygarn a (Ca la Ro sa. octob r e 1998).
Photo 2 . Morph olog ie d "u n pied âgé de Rouya polygarna (Cala Rossa. octobre 1998).
Photo 3. Appm·eil végéta l if aé•-ien (a n se d e Tram u limacch ia . oct obr e 199 1).
Photo 4. lnOo resccncc d"un i ndivid u â neu rs b lanch es (a nse de T r amuli macch ia. oci obr e
199 1).
Photo 5. lnf•-u l escence d "u n i ndiv idu â neurs rose (a nse d e Tramu l imacchia . octobre
199 1).
Photo 6 . Aspect d e !"a n se de T r a m u limacch ia : plage et d u ne fLxéc à J tmipe rus phoe nicea
el J . macrocarpa. ér od ée (ma rs 199 1).
10 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

Une des stations décrites ci-dessous (" dune au fond de l'anse de Stagnole, à
l'embouchure de l'Oso, entre la mer et une pinède") a été découverte en 1929 par
le docteur COULON (in de LITARDIERE 1930).

6. Nord de Porto-Vecchio (proximité de Marina di Fiori) (stations 21 à 23)


Trois stations deR. polygama, présentant un total de 341 pieds, se localisent:
- dans la microfalaise d'érosion de part et d'autre du ponton de l'anse de Marina
di Fiori (stations 21 et 22),
- sur le cordon à substrat très grossier devant le village de vacances de Paese
Serenu (station 23). ·

7. Dot sableux du sud et du sud-est du port de Porto-Vecchio (Fig. 4:


stations 24 à 27)
La géomorphologie du fond du golfe de Porto-Vecchio est due, en partie, à
l'activité, au cours de l'Holocène récent, du delta du petit fleuve Stabiacciu
(PARADIS & POZZO DI BORGO 2000).
Deux «îlots» sableux, proches de la mer, surmontent de 1 à 2 rn environ le reste
du site, comme cela se voit bien lors des crues. Le Plan Terrier (1795) mentionne
corps sableux avec les indications «Pins» et «mk» (maquis). Ces îlots sont vraisem-
blablement les restes d'un ancien cordon littoral, formé lors d'un niveau marin un
peu plus haut que l'actuel. L'eau de pluie y constituant une petite nappe, ils portent,
malgré leur proximité de la mer, une végétation non halophile, de maquis et de pins
(Pinus pinaster) et sont un élément important dans la diversité paysagère du fond
du golfe.
7.1. L'îlot sableux, situé entre le port et les marais salants, présente deux
stations de Rouyapolygama (stations 24 et 25) avec un total de 583 pieds. Pour de
LITARDIÈRE (1930). il s'agit de la localité chissique pour la Corse ("sables de la
pinède des salines").
Au-dessous des Pinus pinaster, se trouve une mosaïque à trois éléments : des bosquets,
des chaméphytes isolées et un élément herbacé.
(1) Les bosquets, de 1 à2,5mdehaut, sont dominés par Pistacialentiscus, mais présentent
quelques pieds de R polygwna et, çà et là, Rubia peregrina, Smilax aspera, Asparagus
acutifolius et Lonicera implexa.
(2) Entre les bosquets, les chaméphytes sont composées de: Rouyapolygama, Senecio
cineraria, Genistacorsica, Osyris alba, Cistus creticus, Cytisus villosus, Halimiumhalimifolium
et quelques jeunes Quercus suber.
(3) L'élément herbacé comprend des thérophytes (I.agurus ovatus, Tiifoliumangustifoliwn,
Cynosurus echinatus), des vivace1;1 et des bisannuelles non hélophytiques (Solanum nigrum,
Conyza bonariensis, Dactylis glomerata, Daucus carota) et une hélophyte, Phragmites
australis, avantagée par l'imbibition du substrat.
Le contact entre le marais et le sable de l'îlot montre, depuis l'eau, les ceintures suivantes :
à Juncus maril:imus, à Sarcocomia .fruticosa, à Juncus acutus, à Inula crithmoides, à R.
polygama et à Pistacia lentiscus.
TI est probable qu'anciennement, comme dans la partie nord du golfe, l'îlot sableux portait,
avant l'implantation des pins, une forêt climacique à Juniperus phoeniceaet Pistacia lentisctts.
R. polygama devait y être en position d'ourlet.
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 11

7.2. L'îlot sableux le plus au sud, comprts entre deux bras du Stabiacciu, lui-
aussi peuplé de nombreux Pinus pinastet, présente deux stations de R. polygama ·
(stations 24 et 25). dont celle (n° 25) qui a le plus d'individus de toute la Corse (1
334pieds).
La végétation 'de cet îlot comprend :
(1) Une strate arborée, haute de 5 à 15 rn, assez claire, avec Pinus pinasterdominant et
avec quelques grands Juniperns macrocmpa,
(2) Une strate arbustive, de 0,3 à 2 rn, avec de nombreuses espèces chaméphytiques et
nanophanérophytiques (Halimiwnhalimifoliwn, Arbutus unedo, Juniperns phoenicea, Pistacia
lentiscus, Phillyrea angustifolia, Quercus ilex, Quercus suber, Lonicera implexa, Genista
corsica, Smilax aspera, Cistus mDnspeliensis, C. salvüfolills, C. creticus, Osyris alba, Ruscus
aculeatus, Helichryswn italicwn, Senecio cineraria) auxquelles se mêlent des touffes de Juncus
acutus et des R polygama.
(3) Une strate herbacée, de 0 à 20 cm environ, avec beaucoup de pieds deR polygama,
Aetheorhiza bulbosa, Rubia peregrina et. en moindre quantité : Jasione mDntana, Bellis
sylves iris, Lagurus ovatus, Senecio lividus, Cynosurns echinatus, Sonchus oleraceus, Omithopus
compressus, Umbilicus rupesiris,Anthemis maritima, Crit:hmwnmaritimwn, Sporobolus pungens,
Reichardia picroides.
La litière, surtout formée par les aiguilles de pins, a 5 cm d'épaisseur environ.
Sur cet îlot sableux, le très grand nombre de pieds de R. polygama semble favorisé par la
litière, qui gêne les germinations des autres espèces, pouvant la concurrencer.

8. Proximité de l'hôtel Belvédère (Fig. 4 : stations 28 et 29)


Du sable, vraisemblablement d'ortgine fluvio-marine puis replis par le vent,
s'étend sur la terminaison de la rtve droite du Stabiacciu et porte deux stations de
R. polygama.
Une station (no 28). comprenant peu d'individus, est située au sud del'hôtel
Belvédère, assez près de la route de Palombaggia, sous des PiniLs pinaster âgés et
peu denses.
L'autre station (no 29) s'étendjusteaunord de l'hôtel Belvédère, à l'emplacement
d'un fourré détruit. Le nombre de pieds deR. polygamay est élevé (375), mais en
1998 et 2000, très peu de pieds ont fleurt.

m. Rouya polygama
est-elle réellement menacée en Corse ?

Pour répondre à cette question il faut rappeler le degré de rareté de l'espèce, ses
rapports avec les tapis de Carpobrotus sp. p. et les expériences d'introduction qui
ont été réalisées.

1. Degré de rareté de Rouya polygama en Corse


Notre inventaire montre que R. polygama présente 29 stations nettement
distinctes les unes des autres, sur les pourtours du golfe de Porto-Vecchio, et un
nombre total d'individus un peu supérteur à 11 000. Ces deux nombres indiquent
une moindre rareté que ce que l'on a pu craindre {PARADIS et GÉHU 1992;
12 J\1.-L. POZZO Dl BORGO. G. PARATJ/S

Photo 7. !'l('d d(' l?orllJCI poflj(JW1W l' Il ;J\·a n t elu fouiT<' a , Jttrll/)< ' 111 ~ pllOI'lliCNI t'l .J.
111(UTOCWJ>C! . clan" la III ICrolal;ll"l' elu<· <11 1 recul d t• la d u n t· fl '('l' pa r J'no.,ionma ri nc (<111"1'
dt• t'r.lll iUIIIIIilCdlla . lllilr.., f<)!)f)
Photo 8. ,\lh<' d e llamuhm<~c ·c Ina barnn<' de pn>l<'C'tlon c·mHre J'cro.,,o nmanne (m;1r"
I mJI).
Photo 9 . l'l('cl" de l?owJCI poliJIJWHC! <"Il <1\'illlt cl<' la barril'IT d e p rol<'<'ll on con tre i'<' ro'>IOil
manm· (ail..,(' de Tramu hm.H ch 1a. octobre 199H)
Photo 10. I?OIIlJO poltmw1w au "t'Ill d ' un tap i'> cil' ('(lrpoiJmw~ edull~ . den111t de !1;r<111d'>
, JillllfJ<'III~ mncroCWflll ( a n ~c dl' rramul u n<H'<'h l,l . octob re 1mlR).
Photo 11. i\'>pcct de la p lil ~t · de lkncdcttu . '>ll u c' c elevan t la colline de• la P unta ch
lknt•clc ttu lIll' !!_r.u Hil' qu;~nllle d e CwpoiJrow.-., eclult!> a <'I l' 1111plantce elevant le.., b.1r.., ('1
ll" ... tiiU I'<lllh l?otllj(! pOIIJ9Wl1Cll''>l abondante a u "t'Ill cie Ct''> la p l'> (octobre 1mJH).
Photo 12. /?ottiJCI poltmwnn <Hl '>Clll cl'u n tap i'> de Cnrpo 1Jrot11 ~ ec/ull~ (a ll '>l' de
Tramuh m;H·chi<l . octobre 1~JHH)
(L<'" photo'> llltl '>tranl <Tl arlldt· '>Ont d e G 1'1\J~\ I)I S)
ROUYA POLYGAJ\ilA (APIACEAE) EN CORSE 13

OLIVIER et al. 1995). Nos comptages (cf. notre tableau 2 et nos figures 3 et 4) sont
en total désaccord avec la phrase suivante, très pessimiste d'ABOUCAYA (1997):
"D'après les effectifs en noire possession, seules 3 populations sur les 14 connues
possèdent un elfeciifsupérieur à 100 individus"· Nous nous permettons dejuger
cette affirmation comme n'étant basée sur aucune observation sérieuse et récente
des stations de R. polygama en Corse.
Au nord de Porto-Vecchio, sur la commune de Lecci, a été proposé pour le futur
Réseau Natura 2000, le site" Delta de l'Osu- Punta di Benedettu" (site na 48),
comprenant l'anse de Tramulimacchia, la Punta di Benedettu et le nord-est de la
baie de Stagnolu (POZZO DI BORGO et al. 1998). Ces trois portions du site
présentent 11 stations de R. polygama et respectivement 1 772, 1 232 et 3 053
pieds, soit un total de 6 057 individus (Tabl. 2), c'est à dire un peu plus de la moitié
(54 o/o) des effectifs deR. polygama de la Corse. La gestion de ce site visera, en plus
de la conservation de nombreux habitats, à maintenir les populations de R.
polygama.

2. Rapports entre Rouya polygama et les tapis des espèces ornemen-


tales introduites du genre Carpobrotus (Aizoaceae)
L'observation, en juin et juillet 1998 et 2000, de très nombreuses tiges florifères
de R. polygama émergeant des tapis de griffes de sorcière (Carpobrotus edulis
principalement), plantés en abondance en de très nombreux points, très fréquen-
tés, du pourtour du golfe de Porto-Vecchio, montre que R. polygama n'est pas
handicapée par ces griffes de sorcière (photos 10 et 12).
Et, contrairement à l'opinion malencontreuse, et qui s'avère erronée, de
PARADIS etGÉHU (1992), repriseparOLIVIERetal. (1995), ABOUCAYA(19Q7) et
REDURON (sous presse), sur la nocivité des Carpobrotus (C. eduliset C. acinacijonTI.is),
il nous semble que ceux-ci ont un rôle très favorable sur les populations de R.
polygama.
Ce rôle favorisant est lié à plusieurs faits :
(1) Les tapis de Carpobrotus ne subissent pas de piétinement de la part des
estivants et ont donc, indirectement, un rôle protecteur,
(2) Grâce à leurs grosses feuilles, ces tapis maintiennent, en été, une certaine
humidité édaphique en freinant l'évaporation du substrat, ce qui est utile â
R. polygama,
(3) Beaucoup departies des tiges feuillées des Carpobrotus, au bout de quelques
mois et de quelques années après la mise en place des tapis, se dessèchent
et il en résulte de nombreuses petites trouées, mises â profit parR. polygama
pour y disséminer ses fruits, y germer et y croître,
(4) Les pousses aériennes de R. polygama, qui au sein de ces petites trouées,
traversent les tapis de Carpobrotus, n'étant pas piétinées par les estivants,
peuvent fleurir en abondance et leurs fruits ailés pourront coloniser d'autres
trouées.
Aussi, l'arrachage des Carpobrotus, si souvent préconisé (PARADIS et GÉHU
1992 ; OLIVIER et al. 1995 ; ABOUCAYA 1997), risque d'avoir l'effet inverse de celui
souhaité. Le statu quo paraît être actuellement la mesure la plus raisonnable pour
maintenir, aux endroits très fréquentés, les populations de R. polygama.
14 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

3. Indications des résultats de plantations et de semis de Rouya


polygama sur des dunes dégradées
Des plantations et des semis de R. polygama ont été effectués, avec les
autorisations nécessaires, par l'A.G.E.N.C. sur les sites de Palombaggia et de
Tamaricciu, appartenant au ConseiVatoire du Littoral, pour chercher à cicatriser
des dunes très dégradées. Leur suivi est effectué par C. PIAZZA (A.G.E.N.C.).
Les dates de mises en place deR. polygama sont résumées ci-dessous d'après
ABOUCAYA (1 997) et les résultats de ces expériences nous été aimablementfournis
par C. PIAZZA.
Plantations de jeunes plants
Des plants de moins d' l an, issus d'une pépinière del'O.N.F., ont été introduits
à Palombaggia, en novembre 1992 (58 pieds). puis octobre 1993 (52 pieds) et à
Tamaricciu, en novembre 1993 (81 pieds). En 2000, ne subsistent que moins de 10
individus sur chacun de ces sites, ce qui n'est pas un résultat satisfaisant.
Semis
En décembre 1995, au printemps 1996 et en novembre 1996, plusieurs milliers
de fruits (de 50 000 à 100 000) ont été introduits à Tamaricciu, soit dans de petits
sillons, soit à la volée. Les résultats en 2000 sont assez satisfaisants, car on obseiVe
plus de 100 jeunes pieds issus de ces semis.
Cette quantité de plants issus de semis, effectués sans soin particulier, montre
que cette façon de procéder pourra éventuellement permettre de reconstituer des
stations, dans le cas où certaines seraient détruites à la suite de divers aménage-
ments.
En ce qui conceme la cicatrisation de dunes dégradées, les expériences sont
encore trop récentes pour conclure sur la possibilité d'utiliser R. polygama.

4. Menaces principales sur les stations et populations de Rouya


polygama en Corse
Les conditions environnementales actuelles des pourtours du golfe de Porto-
Vecchio ne semblent pas particulièrement dangereuses pour le maintien des
populations de R. polygàma, bien que la fréquentation touristique soit forte.
La menace principale pour ses populations est évidemment la destruction de ses
biotopes par la réalisation de programmes immobiliers, comme on l'a constaté sur
la station na 1 (de Cala Rossa), implantée sur une parcelle non encore construite
en 1998, et qui présentait alors 571 individus. Après la construction d'unevilla sur
cette parcelle en 1999, le nombre de pieds, comptés en juin 2000, n'est plus que de
65.
La deuxième menace, plus théorique que réellement obseiVée, est la fermeture
du milieu par l'expansion d'une végétation très dense, du 1.ype de celle des fourrés
à JW1iperus phoenicea et à Juniperus macrocarpa. Par contre, on a obseiVé (POZZO
DI BORGO et al. l 998) qu'après l'incendie d'une pinède à Pinus pinas ter sur un des
îlots sableux du delta de l'Osu, incendie datant des années soixante, les peuple-
ments actuels, très denses, dejeunes pins, par leur ombre et leur litière très épaisse,
empêchent les germinations et la croissance de R. polygama.
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 15

Conclusions

Rouya polygama ne semble pas, aujourd'hui, 1rès vulnérable en Corse, à


l'inverse d'autres taxons littoraux comme Anchusa crispa par exemple.
Sa morphologie, son type biologique et son écologie la rendent relativement bien
adaptée aux conditions actuelles de fréquentation touristique estivale et d'érosion
lente, mais réelle, de la côte du golfe de Porto-Vecchio.
Cependant, il est du devoir des botanistes et des gestionnaires du pa1rimoine
environnemental corse de tout meme en œuvre pour maintenir en l'état actuel ses
populations, puisque :
-sa localisation, àl'étatspontané, est réduite à une assez petite portion d'un seul
golfe de la Corse,
-ses autres stations les plus proches, et présentant d'ailleurs beaucoup moins
de pieds, sont situées au sud-ouest de la Sardaigne.
Aussi, dans un but de surveillance, nous recommandons des visites régulières
et attentives de ses stations corses et des comptages sérieux de ses effectifs par
station. La fréquence des visites et des comptages sera à déterminer par un accord
en1re les personnes et les organismes s'occupant de la protection du littoral et de
la conservation du pa1rimoine naturel de la Corse.

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ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 17

Remerciements
Nous sommes reconnaissants à :
-Bernard RECORBET, chargé de mission à la D.I.RE.N. de la Corse, qui a demandé cet
inventaire en 1998, a accordé un crédit pour le réaliser et a autorisé la publication des
résultats,
- Carole PIAZZA (A.G.E.N.C.), qui nous a guidés sur les sites de Palombaggia et de
Tamaricciu, où elle a introduit Rouya polygama dans un but expérimental de
cicatrisation de dunes érodées,
-Jean-Pierre REDURON (Mulhouse). qui nous a fait parvenir le texte de Rouyapolygama
de son futur ouvrage sur les Ombellifères de France.

Stations Coordonnées
No Nom x y z
(Lambert [Lambert (enm)
IV) IV)

1 Cala Rossa 583-584 4149-4150 8


2 Cala Rossa 582-583 4149-4150 5à7
3 et 4 Cala Rossa 582-583 4149-4150 0,5 à3
5 et 6 Anse de Tramulimacchia 581-582 4149-4150 0,5 à2
7 Anse de Tramulimacchia 581-582 4148-4149 0,5 à 2
8 Punta di Benedettu 580-581 4148-4).49 0,5 à2
9 Punta di Benedettu 580-581 4148-4149 0,5 à 3
10 Punta di Benedettu 580-581 4148-4149 0,5 à 2
11 Est de la baie de Stagnolu 581-582 4149-4150 0,5 à 2
12, 13, 14, 15 Est de la baie de Stagnolu 580-581 4149-4150 0,5 à 2
16 et 17 Camping de Golfu di Sognu 580-581 4149-4150 0,5 à 2
18 Nord-ouest de Golfu di Sognu 579-580 4149-4150 0,5 à 1
19 Ecole de voile 579-580 4148-4150 1
20 Punta Rossa 579-580 4148-4149 1
21 et 22 Marina di Fiori 578-579 4147-4148 0,5 à 1,5
23 Paese Serenu 577-578 4147-4148 0,5 à 1
24 et 25 Sud du port (îlot sableux) 578-579 4145-4146 1à2
26 Sud-est du port (îlot sableux) 578-579 4144-4145 0,5 à 2
27 Sud-est du port (îlot sableux) 579-580 4144-4145 0,5 à2
28 Est du port (près de la route) 579-580 4145-4146 1à2
29 Est du port (Hôtel Belvédère) 579-580 4145-4146 0,5 à 1

Tableau 1
Coordonnées des stations naturelles de Rouya polygama en Corse
18 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

N° des Nom des stations et précisions sur certains caractères Nombre


stations de pieds

1 Cala Rossa, sur sable plus interne (dunes plaquées, vers 8 rn d'altitude) 65
2 Cala Rossa, sur sable plus interne [dunes plaquées, vers 5 à 7 rn d'altitude) 267
3 Cala Rossa, face à la mer, entre deux pointes rocheuses 196
4 Cala Rossa, face à la mer, partie ouest 720
Total (Cala Rossa) 1248

5 Anse de Tramulimacchia (partie est, entre Cala Rossa et •planches à voiles•) 631
6 Anse de Tramulimacchia (centre: parcelles clôturées, maisons et bars) 230
7 Anse de Tramillimacchia (partie sud-ouest) 911
Total (anse de Tramulimacchia) 1772

8 . Punta di Benedettu (partie est) 73


9 Punta di Benedettu (centre : sable sur rocher et revers proche des petits étangs) 899
10 Punta di Benedettu (partie ouest) 260
Total (face à Punta di Benedettu) 1232

11 Est de là baie de Stagnolu : îlot sableux le plus à l'est 534


12 Grand îlot sableux (à Pinus pinaster abondants) [partie est) 447
13 Petit îlot sableux (à Pinus pinaster abondants) 150
' 14 Grand îlot sableux (partie ouest) 1155
15 Tombola de l'est de la baie de Stagnolu 767
Total (est de la baie de Stagnolu) 3 053

16 Camping de Golfu di Sognu (partie sud-est) 356


17 Camping de Golfu di Sognu (partie nord-ouest) 336
Ül Nord-ouest de Golfu di Sognu 81
19 Ecole de voile •Les Fauvettes• (avec Carpobrotus) 320
20 Punta Rossa 22
Total (pourtours nord, nord-est et ouest
de la baie de Stagnolu) 1115

21 Marina di Fion (est du ponton) 7


22 Marina di Fion (ouest du ponton) 92
23 Face au village de vacances •Paese Serenw• 242
Total (nord de Porto-Vecchio) 341

24 ilot sableux (à Pinus pinaster) du sud du port {partie ouest) 517


25 Ilot sableux (à Pinus pinaster) du sud du port (partie est) 66
Total (sud du port) 583

26 Minuscule îlot sableux (à l'ouest du grand îlot) 75


27 Grand îlot sableux (à Pinus pinaster) 1 334
28 Bord de la route (sud de l'Hôtel. Belvédère) 19
29 Hôtel Belvédére : en bord de mer et à l'emplacement du fourré détruit 444
Total (est du port) 1872
Total (fond du golfe de Porto-Vecchio) 2 455
Total pour l'ensemble du golfe de Porto-Vecchio 111 2161

Tableau 2
Nombre de pieds de Rouya polygama
autour du golfe de Porto-Vecchio
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 19

30' 40' 50' '}' 10' 20' 30' 40'


N

1
50'

40'

30'

20'
81,
~/

;;,;,
10'
1

42"
Figure 2
Situation des cartes des figures 3 et 4 sur
50' les pourtours du Golfe de Porto-Vecchio.

40'

30'

20'

Figure 1: Localisation des stations naturelles de Rouyapo(ygamasur nne carte·en


réseau de la Corse.
Le réseau correspond au système international en degrés et minutes, basé sur Je méridien
de Greenwich (cf. JEANMONOD & GAMISANS 1987). Par suite de la grande superfièie des
mailles, cette carte donne une représentation très exagérée de J'extension de Rouya
polygama en Corse, sur les pourtours du Golfe de Porto-Vecchio.

500m

/ CalaRossn
/ (Lotissement}

Ecole de
Voile
Anse de·
.~
(320)
Tramullma~:chia

9
20 (899)
Golfe de Porto-Vecchio
(22)

Figur~ 3 : Localisation précise des stations de Rouya polygama au nord qu golfe de


Porto-Vecchio [voir tableau 1 pour les coordonnées). avecl'indication du nombre de pieds
par station [voir tableau 2). (Les pointillés représentent les îlots sableux émergeant des
marais, à l'est de la baie de Stagnolu).
20 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS

500m
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Figure 4 : Localisation précise des stations


de Rouya polygama au fond du golfe de
Porto-Vecchio, avec l'indication du nombre de
pieds par station (voir tableau 1).
(Les pointillés représentent les îlots sableux
au sud et au sud-est du port)
BULLETIN DE lA SOCIÉTÉ BŒ'ANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVEllE SÉRIE, WME 31 - 2000
21

Flore et végétation
de l'île du Grand Rouveau
· (archipel des Embiez, S.-E. France)

Frédéric MÉDAIL*

Résumé : Les îles de Provence constituent des territoires-refuges et de rnicro-spéciation


non négligeables pour bon nombre de végétaux vasculaires. L'île du Grand Rouveau (Var,
Provence) ne déroge pas à ce constat et elle présente un intérêt phytoécologique indéniable
malgré sa superficie réduite (6,5 ha). En effet, cette île comporte une richesse spécifique
élevée (131 espèces et sous-espèces de plantes vasculaires}. et une grande diversité de
communautés végétales dont 11 incluses dans la "Directive Habitats" de la Communauté
Européenne. Cette diversité phytocénotique est toutefois sérieusement menacée par
l'invasion de la griffe-de-sorcière (Carpobrotus edulis) qui couvre sur le Grand Rouveau
plus d'un tiers de la surface de l'ïle.
Mots-clés : richesse floristique, îles de Méditerranée, Provence, invasion biologique,
Carpobrotus.
Abstract : Flora and vegetation of the Isle of Grand Rouveau (Embiez Archipelago, S.-E.
France).
The Provençal islands constitute very safe areas for the conserv.ation of plant
biodiversity and for the maintenance of sorne micro-speciation processes. The Isle of
Grand Rouveau (Var, Provence) conforms with this pattern, because there is no doubt the
island is of great photoecological interest despite its reduced size (6.5 ha). Indeed, the
island is very rich in plants (131 species and subspecies of vascular plants), and the
vegetation map shows the important diversity of plants communities (11. of which are
included in the "Habitat Directive" of the European Union). This phytosociological variety
is nevertheless seriously threatened by the invasive Carpobrotus edulis which covers over
one third of the island surface;
Key-words : Mediterranean islands, Provence, invasive, rich vegetation, Carpobrotus.

* F. M. : Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie (IMEP, UMR C.N.R.S.).


Université d'Aix-Marseille III, Faculté des Sciences de Marseille Saint-Jérôme, Case 461.
F-13397 Marseille cedex 20. France.
e-mail : [email protected]
22 F.MÉDAIL

Introduction

Bouts de rochers sans réel intérêt biologique pour la plupart des écologues
et naturalistes, les îles et îlots de la côte provençale n'ont fait l'objet, hormis
quelques études phytosociologiques et cartographiques portant sur les plus
grandes îles (ex. : LAVAGNE, 1972; MOUTIE, 1989), que d'investigations
biogéographiques et écologiques récentes concernant les peuplements végétaux
(MÉDAIL et VIDAL, 1998a ; VIDAL et al., 1998, 2000 ; BONNET et al., 1999). Ces
travaux ont souligné l'importance de ces ensembles isolés comme sites privilé-
giés pour tester certaines théories d'écologie fondamentale (liées notamment
aux processus d'organisation de la richesse spécifique et aux turnovers d'espè-
ces). mais aussi leur place-clé en tant que territoires-refuges pour bon nombre
de végétaux littoraux rares (MÉDAIL & LOISEL, 1999), souvent menacés sur le
proche continent fortement urbanisé.
Dans ce contexte, l'étude phytoécologique de l'île du Grand Rouveau (archipel
des Embiez, Six-Fours-Les Plages, Var) a été réalisée à la demande du Conserva-
toire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres, en vue d'une acquisition
prochaine. Cette île n'a été le cadre que d'une herborisation ancienne (JAHANDIEZ,
1935), tandis que MO LINIER (1953) réalisa la première synthèse sur la végétation
de l'archipel des Embiez, incluant quelques relevés phytosociologiques de l'île du
Grand Rouveau, et une carte de la végétation au 1/20 OOOème. Plus récemment,
MOLINIERetMOUTIE (1987) etMOUTIE (1989) ont précisé et actualisé quelque
peu les données phytocénotiques de l'archipel, en se focalisant sur l'île principale
(ile de la Tour Fondue). Le présent travail a pour objectif de dresser un inventaire
aussi complet que possible de la flore et de la végétation vasculaires de l'île du
Grand Rouveau et d'identifier les menaces pesant sur le site.

Caractéristiques physiographiques
et climatiques de l'ile

L'île du Grand Rouveau, de superficie égale à 6,5 hectares et culminant à


31 rn, occupe la position la plus occidentale de l'archipel des Embiez et se situe
à quelques encablures (650 rn) de l'île de la Tour Fondue et à 2,2 km de la côte
(Figure 1).
Sur le plan géologique, cette île est entièrement constituée de roches
métamorphiques de la série du cap Sicié ; les phyllades inférieures de Six-Fours
comprennent à la base des quartzites roux et des quartzophyllades, dans la
partie moyenne des schistes sériciteux, et au sommet des quartzophyllades
traversés par des filons de quartz et de magnétite (GOUVERNET, 1969). La
décomposition assez rapide des phyllades conduit à la formation d'un substrat
riche en éléments fuis où la capacité de rétention en eau est élevée, facteur
favorable à l'installation et au développement des espèces végétales.
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 23

44"N.

Provence

Archipel~·
de Riou
Archipel des
Embiez jo
43"N. ILE DU GRAND ROUVEAU

Mer Méditerranée

0'---_1'"'0_ _,20. km
Figure 1. Localisation de
s;E.
L_~ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _L __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
6;E.
~----~
l'ileduGrandRouveau(Var)

TI n'existe pas de poste météorologique sur l'archipel des Embiez, et la station


la plus proche est celle de Bandol, située à 6 km au nord-ouest (Figure 1).
D'après les données de LOISEL (1976). les précipations moyennes annuelles
sont assez faibles, de l'ordre de 580 mm ; la moyenne armuelle des températures
s'élève à 15,7°C et la moyenne des minima du mois le plus froid de l'année est
de 4,8°C. Ces valeurs permettent de positionner l'archipel dans le bioclimat
subhumide, variante tempérée, au sein du climagramme d'EMBERGER (Q 2 =81).
L'archipel se place à la charnière des étages thermoméditerranéen et
mésoméditerranéen de végétation. L'île a connu une présence humaine perma-
nente (trois gardiens de phare) entre 1864 et 1974 (MÉDAIL & MANTE, 1999).

Matériels et méthodes

La prospection de la totalité de l'île a été effectuée durant quatre joumées (29


mars, 28 mai, 7 juillet et 23 septembre 1999), en prenant soin d'inventorier
toutes les communautés végétales présentes, dans l'optique de dresser un
inventaire des végétaux supérieurs (phanérogames et ptéridophytes) aussi
complet que possible. Les précipitations assez abondantes, à la fin du printemps
24 F. MÉOAI L

0 20 40 m

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Figure 2. Carte de la végétation au 1/2 OOOème de l'île du Grand Rouveau
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 25

1999, ont permis un bon développement de la flore, en particulier des espèces


annuelles. La nomenclature suivie est généralement celle de l'Index synonymique
de la flore de France (KERGUÉLEN, 1993). Une carte au 1/2 OOOême des
principales formations végétales de l'île a été dressée à partir des observations
in situ et de l'examen de quelques photographies aériennes (Figure 2).
29 relevés de végétation, effectués selon la méthode phytosociologique de
BRAUN-BLANQUET (1964], ont été réalisés au sein de divers faciès de végéta-
tion. La taille des relevés est variable, comprise entre 1 m 2 (pelouse à Allium
chamaemoly) et 200 m 2 (matorrallittoral à Thymelaea hirsuta).

La flore

Richesse floristique
Les prospections floris tiques anciennes de JAHANDIEZ (1935) et MO LINIER
(1953) ne mentionnaient que 59 espèces et sous-espèces sur l'île. Les inventai-
res réalisés au cours de l'année 1999 ont permis de dénombrer 131 végétaux
vasculaires (125 spontanés et 6 naturalisés) (Annexe 1], sans compter les 6
espèces plantées près de l'habitation et qui ne se sont pas encore étendues.
Parmi les plantes anciennement signalées, 10 n'ont pas été revues.

Espèces végétales remarquables


Sur le plan légal, cinq espèces végétales protégées, soit au niveau national
(Allium chamaemoly, Limonium pseudominutum) soit au niveau régional
(Aspleniumobovatumsubsp. lanceolatum, Senecio leucanthemifolius, Thymelaea
hirsuta) ont été recensées actuellement, tandis qu'une sixième (Agrostis pourret.i.i),
signalée par JAHANDIEZ (1935) et protégée régionalement, n'a pas été revue.
> Allium chamaemoly L. (ail petit-moly)
La floraison très précoce (parfois dès la fin décembre) et le port discret de cet ail
prostré le font souvent passer inaperçu, mais il est moins rare qu'il n'y paraît dans
le Var. Sur l'archipel des Embiez, il a été signalé par MO LINIER (1953) sur l'île de
la Tour Fondue (au NO, NE, et S de l'île) et au nord de l'île du Grand Gaou où il existe
toujours abondamment: plusieurs milliers de pieds (MÉDAIL, in éd. 1993). Sur l'île
du Petit Rouveau, plusieurs centaines de pieds se rencontrent autour du phare :
(i) à l'ouest, parmi la pelouse rase présente sur le sentier contournant le phare, et
(ii) au nord-est, sur un replat enrichi en composés azotés par les excréments des
lapins ; ces vertébrés semblent favoriser la germination (voire la dissémination ?)
de l'ail, comme l'indique sa forte densité parmi les latrines. L'ail est localement
menacé : (i) par la progression végétative d'un pied de Carpobroius (rel. 16), (ü) par
la germination de graines de Carpobrot.us amenées par les lapins, au sein même
d'une population (rel. 15], et (ill] par la présence de goélands qui engendrent 1.m
surpiétinement, des processus érosifs et l'extension de rudérales au niveau de la
population située sur le talus au NE du phare (rel. 16) ; cette dernière présente
d'ailleurs une faible fructification par rapport aux autres.
26 F.MÉDAIL

>- Asplenium obovatum Viv. subsp. lanceolatum (Bubani) da Silva (doradille


lancéolée)
Cette fougère autotétraploïde issue de l'Asplenium obovatum s.s. est une
plante calcifuge essentiellement atlantique, peu fréquente sur la bordure
méditerranéenne (PRELLI & BOUDRIE, 1992). Une seule population réduite à
quelques touffes est présente sur le Grand Rouveau, dans des fentes ombragées
de rochers situés au sommet de l'île.
>- Limonium pseudominutum Erben (statice nain de Provence)
Assez récemment distingué d'un Limonium des Baléares par ERBEN (1988),
le statice nain est une espèce endémique de Provence, présente depuis les
Bouches-du-Rhône (massif de la Nerthe) jusqu'au Var (golfe de Saint-Tropez).
Assez fréquent, ce taxon n'est pas globalement menacé, mais son statut
d'endémique lui confère un intérêt certain. De plus sa croissance est fort lente
et, dans les conditions optimales, le tronc atteint une longueur de lü à 15 cm
pour un diamètre del cm, en une trentaine d'années (MOUTIE, 1989). Ainsi,
les populations détruites (par les embruns pollués ou la concurrence par
Carpobrotus) ne peuvent se reconstituer que très difficilement. Sur le Grand
Rouveau, la quasi-totalité des individus se rencontre sur la côte sud-est de l'île,
et les plus beaux spécimens sont présents au sud du débarcadère. Une petite
population se localise aussi dans une crique située à l'ouest de l'île (Figure 2).
>- Senecio leucanthemifolius Poiret (séneçon à feuilles de marguerite)
Cette petite composée annuelle aux feuilles crassulescentes est une espèce
ouest-méditerranéenne, présente en France dans les Bouches-du-Rhône, le V ar
et la Corse. Le taxon du Grand Rouveau se réfère sans doute à la sous-espèce
crassifolius (Willd.) Bali. Plante halophile et rudérale, elle se rencontre sur les
replats et les fentes de rochers, mais aussi dans les pelouses rocailleuses du
littoral, enrichies en composés azotés et phosphorés. Sa localisation en Proven-
ce est intéressante puisqu'il est bien plus commun sur les îles et îlots que sur
le continent, pourtant proche, où ce sont seulement les situations semi-
insulaires (péninsules, caps) qui abritent la plupart des populations côtières
(caps Bénat, Lardier et Taillat). Ce taxon peut donc ètre considéré comme " islet
specialist" sensu Hôner (1991). S'il conviendra de déterminer les paramètres
écologiques et biologiques responsables de cette spécialisation micro-insulaire,
plusieurs hypothèses peuvent être formulées : (i) conditions écologiques parti-
culières, induites notamment par la présence de goélands dont le guano favorise
ce séneçon halo-omithocoprophile, (ii) réduction des capacités de dispersion
des graines due à la pression de sélection induite par l'isolement (sélection des
individus à pappus réduit), (iii) différence dans la structure et la diversité des
communautés végétales insulaires par rapport à celles du continent.
Sur le Grand Rouveau, ce séneçon était considéré comme " très abondant sur
le versant sud" par JAHANDIEZ (1935). mais l'espèce s'est bien raréfiée en
raison de la forte progression des griffes-de-sorcière en particulier dans cette
portion méridionale. Désormais,les individus de séneçon sont assez disséminés
et il n'existe plus de population abondante, hormis dans la crique de la côte
sud-est (rel. 4).
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 27

>- Thymelaea hirsuta (L.) End!. (passerine hérissée)


Cet arbrisseau circum-méditerranéen halorésistant se rencontre en France
dans les Pyrénées-Orientales, les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Mariti-
mes. Cette passerine est assez rare sur le littoral continental de Provence, mais
plus commune sur certaines îles. L'action du froid et les embruns pollués ont
affecté plusieurs populations provençales, et la faible régénération de l'espèce
par voie sexuée est encore diminuée par les surpiétinements et les processus
érosifs. Depuis la cartographie de MOLINIER (1953). l'emprise spatiale de
Thymelaea hirsuta a sérieusement régressé sur le Grand Rouveau, en raison de
l'extension des Carpobrotus.

La végétation

Communautés végétales indigènes


En dépit de la superficie restreinte de l'île, il existe une assez grande diversité
phytocénotique sur le Grand Rouveau puisque 18 types principaux de commu-
nautés végétales ont été recensés (Figure 2). sans compter les formations
dégradées ou colonisées par le Carpobrotus. Parmi ces communautés végétales,
11 habitats élémentaires sont inclus dans la Directive Européenne "Habitats"
(MÉDAIL & MANTE, 1999).

Formation des rochers et falaises maritimes (tableau 1)


Elle se rencontre sur tout le liseré côtier de l'île, même si elle est surtout
présente sur les petites falaises de la côte sud-est. La petite saladelle est
omniprésente, mais l'autre espèce caractéristique de la communauté (Crithmo -
Limonietum pseudominuti (Arènes 1929) Re. Mol. 1934), le crithme (Crithmum
maritimum) est peu représenté (R2), cas de figure assez général sur les îlots de
Provence (problème de dispersion ?) . Le lotier (Lotus cytisoides subsp. cytisoides)
est également assez peu fréquent, tandis que des espèces omithocoprophiles
comme Senecio leucanthemifolius, Franlcenia hirsuta ou Catapodium marinum
deviennent communes dans ce iype de formation. Il existe donc une imbrication
entre le groupement à végétaux vivaces (Limonium, Lotus et Crithmum) et celui
à annuelles (Catapodium, Parapholis et Senecio leucanthemifolius). plus rudéral
(cf infra).
MOLINIER (1953) a cartographié sur le Grand Rouveau un faciès à Senecio
cineraria du Crithmo - Limonietum pseudominuti, formant un véritable
peuplement sur toute la moitié nord-est de l'île, entre le liseré côtier et le
matorral à passerine hirsute. Cette formation n'existe plus sur l'île, entièrement
concurrencée par le peuplement monospécifique de Carpobrotus edulis (remar-
quons que le relevé publié par MO LINIER comportait déjà le Carpobrotus avec
un coefficient d'abondance-dominance et de sociabilité égal à 3.5). Actuellement
la cinéraire est encore présente localement, mais les individus restant sont
souvent entourés de Carpobrotus et de nombreux moignons secs de cette
composée attestent de l'extension passée de ce faciès particulier à cinéraire.
28 F.MÉDAIL

Pelouses à espèces halonitrophiles (tableau 2)


Dans les petites sentes d'érosion et dans les zones de reposoir à goélands se
développe une communauté d'espèces halophiles, plus ou moins rudérales,
marquée par la dominance du séneçon à feuilles de marguerite (Senecio
leucanthemifolius), de Franlcenia hirsuta et de Catapodium marinum Les buis-
sons bas (Limoniumpseudominutum et Inula crithmoides subsp. mediterranea)
sont absents ou ont un recouvrement nettement moins important par rapport
à la formation précédente. Cette communauté herbacée est sans doute locale-
ment en extension, comme sur beaucoup d'îlots de Provence, du fait de
l'accroissement du nombre de goélands.

Pelouses maritimes à graminées vivaces (tableau 3)


Sur la pente nord-estde l'île, en position plus interne que la formation à petite
saladelle et crithme, existent encore quelques lambeaux de pelouses denses à
graminées vivaces halophiles (Dactylis, Elytrigia, Sporobolus). Deux faciès ont
été identifiés, l'un à Dactylis et Elytrigia (R6 et R7), l'autre à Sporobolus pungens
(RB) dont le fort recouvrement explique la richesse spécifique réduite de la
communauté. Ces "prés maritimes suspendus", déjà signalés par LAVAGNE
(1972) sur les îles d'Hyères, occupent une position relique sur le Grand
Rouveau, car ils sont très fortement concurrencés par la griffe-de-sorcière ;
ainsi, le relevé 6 correspond à une tache de dac1yle de quelques m 2 entièrement
ceinturée par le Carpobrotus. La situation géographique intermédiaire de cette
communauté explique la coexistence d'espèces nettement halophiles (Limonium
pseudominutum, Lotus cytisoides, Sonchus aspersubsp. glaucescens, Crithmum
maritimum), halorésistantes (Euphorbia pithyusa, Sene cio cineraria) et du matorral
sclérophylle côtier (Phillyrea angustifolia, Pistacia lentiscus, Smilax aspera,
Rubia peregrina).

Fourré à lavatère arborescente (tableau 4)


Le groupement à lavatère arborescente (Lavatera arborescens) est présent
sur les substrats assez profonds, à teneur élevée en nitrates et phosphates.
Riche en espèces halonitrophiles plus ou moins rudérales (ici Sone hus tenerrimus,
Euphorbia segetalis, Avena barbata, Hordeum murinum subsp. leporinum et
Hyoscyamus albus}, cette communauté connaît un grand développement
spatial sur les îles abritant d'importantes colonies d'oiseaux marins nicheurs
(VIDAL et al., 1998). La lavatère, espèce halo-omithocoprophile par excellence,
est d'ailleurs considérée comme une plante bien adaptée aux conditions de
micro-insularité ("islet specialist") selon HONER (1991).
Sur le Grand Rouveau, cette formation se rencontre en plusieurs points : (i)
aux abords du chemin menant du débarcadère au phare (R9), (ii) dans un talweg
pentu directement aux prises avec les embruns marins, ce qui explique la
richesse en halophytes (R10), (iü) à l'ouest du phare, en contrebas du sentier,
et (iv) en arrière d'une petite crique située au NO de l'île. Là encore, il est fort
probable que l'extension passée de c.e fourré à lavatère était plus importante
qu'actuellement sur l'île, le dynamisme de la griffe-de-sorcière étant responsa-
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 29

ble de la quasi-disparition de cette formation liée à des conditions écologiques


originales. Quelques pieds moribonds ou entièrement secs de lavatère, émer-
geant de placages de Carpobroius de plusieurs milliers de m 2 , témoignent de
l'emprise ancienne de la Malvacée sur les pentes sud de l'île. D'ailleurs, la
population bordant le chemin du phare (R9) s'avère nettement concurrencée par
la griffe-de-sorcière.

Pelouse rase à Allium chamaemoly (tableau 5)


Cette phytocénose est l'une des plus remarquables de la zone d'étude, en
raison de sa très faible représentativité à l'échelle française. Pelouse à faible
recouvrement, présente sur substrat sableux ou limona-sableux, elle se compo-
se de plantes à bulbe de taille réduite (microgéophytes) et d'annuelles (thérophytes)
fleurissant très précocement Qanvier à mars). Ces espèces herbacées craignent
fortement la concurrence végétale et leur développement optimal se réalise dans
les secteurs de recouvrement végétal réduit. Cette communauté a été initiale-
ment décrite par MOUNIER (1953) sur l'archipel des Embiez et localisée autour
du phare du Grand Rouveau où Allium chamaemoly est toujours présent. Par
rapport aux pelouses à ail petit-moly décrites par LOISEL (1976), qui ont un taux
assez élevé d'humidité en hiver, la présente communauté s'accommode des
conditions plus xériques.
La comparaison du relevé effectué par MOUNIER (1953) sur l'île de la Tour
Fondue avec ceux du Grand Rouveau montre la très faible similitude de composi-
tionfloristique de cette communauté, entre deux îles pourtantfortproches. En effet,
sur les 42 taxons recensés au sein des 6 relevés du Grand Ropveau (tableau 5), seuls
12o/o sont communs avec ceux de la pelouse à Allium chamaemoly de la Tour
Fondue ; de plus, près de 60 % des végétaux inventoriés dans cette dernière sont
totalement absents du Grand Rouveau. Ceci illustre bien le caractère aléatoire des
colonisations et l'unicité de nombreux assemblages biotiques insulaires, tout
particulièrement quand des végétaux annuels sont impliqués.

Pelouses à espèces rudérales


Trois types de pelouses assez perturbées, comme le montre la richesse en
espèces rudérales, ont pu être individualisés sur l'île.
Sur les substrats sablonneux, à faible pouvoir de rétention hydrique, se
développe une pelouse rase à faible recouvrement composée surtout d'annuelles
(Poa annua, Galium murale, Trifolium scabrum, Euphorbia peplus, Polycarpon
tetraphyllum.. .) et de quelques herbacées vivaces (Echium vulgare, Plantago
coronopus), tolérant à la fois des conditions de stress hydrique et des teneurs
assez fortes en matières organiques (présence fréquente de latrines de lapins).
Ce type de pelouse est surtout présent aux abords sud-ouest et nord-est du
phare.
Sur les quelques reposoirs des goélands, les placages de terre dénudée
abritent les annuelles rencontrées couramment dans de telles situations à forte
contrainte: Poa annua, Heliotropium europaeum, Erodium chium, Coronopus
didymus, Diplotaxis erucoides, autant de végétaux dont les ·petites graines
peuvent être dispersées par les goélands (MÉDAIL & VIDAL, 1998b).
30 F.MÉDAIL

Sur les sols plus profonds de la partie boisée de l'île, parmi les clairières
créées par les débroussaillements, ou en lisière du chemin principal, les
herbacées rudérales de grande taille (50 à 70 cm de haut) peuvent former divers
faciès : à Melica ciliata, Bituminaria bituminas a, Piptatherum miliaceum, Bromus
div. sp., Lactuca serriola.

Matorral bas à immortelle et carline


Il s'agit d'une communauté végétale originale, présente sur le replat situé au
sud-ouest du phare, sur un sol riche en cailloux et cailloutis. L'immortelle
(Helichrysumstoechas), la carline (Carlina corymbosa) et la rue (Ruta angusüfolia)
constituent les éléments dominants de ce rnatorral bas et clairsemé où s'infil-
trent diverses espèces rudérales (Echium vulgare, Bituminaria biiuminosa,
Anagallis arvensis, Euphorbiapeplus ... ).

Matorral littoral bas à passerine hirsute, lentisque et filaire à feuilles


étroites (tableau 6)
Sur le Grand Rouveau, le rnatorral côtier à Thymelaea hirsuta et buissons bas
sclérophylles (Pistacia lenüscus, Phillyrea angusüfolia, Rharrmus alatemus) enri-
chis d'espèces lianescentes (Smilaxaspera, Rubiaperegrina, Asparagus acuiifolius),
s'intercale entre la "ceinture littorale" à petite saladelle et les formations pré-
forestières et forestières plus internes. La situation charnière de la formation
serni-halophile à passerine conduit à la juxtaposition de végétaux halophiles ou
halorésistants (Lotus cyüsoides, Sonchus asper subsp. glaucescens, Euphorbia
pithyusa, Senecio leucanthemifolius) et d'espèces sclérophylles du maquis, enri-
chie par la présence de quelques rudérales (Bituminaria bituminosa, Avena
barbata, Sonchus tenerrimus, Fumaria capreolata, Hordeum murinum subsp.
leporinum) au sein des micro-taches herbacées servant de reposoirs aux goélands.
Selon MO LINIER (1953), cette formation se rencontre en général entre 8-l 0
rn et 20 rn d'altitude, mais elle a été notée sur l'île principale des Embiez à 64 rn
d'altitude et à 150 rn de la mer (MOUTIE, 1989). Par rapport aux relevés du
littoral des Maures et de l'Estérel où la communauté a été décrite·(MOLINIER,
1954), il faut noter l'absence sur le Grand Rouveau de deux espèces caractéris-
tiques : la barbe-de-Jupiter (Anthyllis barbajovis) dont la limite nord-occiden-
tale de répartition se situe à Toulon (Cap Brun), et le petit plantain à feuilles en
alênes (Plantago subulata) pourtant assez commun sur l'île toute proche du Petit
Rouveau (MÉDAIL, obs. IX 1999).
Cette formation est vivement concurrencée et fortement menacée par
l'emprise croissante du Carpobrotus edulis qui a étouffé de nombreux individus
de passerine (rel. 17, l 9, 22 et 23). Il ne fait pas de doute que la brousse littorale
à sclérophylles a subi la plus grande colonisation par la griffe-de-sorcière, en
particulier dans les parties méridionale et occidentale de l'île. Les lambeaux les
plus étendus de ce matorral sont présents sur la côte sud, mais la progression
du Carpobrotus est aussi préoccupante (nombreuses taches en mosaïque avec
le maquis). Ce rnatorral peut être surmonté d'un piquetis assez dense de tamaris
ou d'olivier, dans la portion nord-orientale. Notons la grande rareté du genévrier
rouge littoral (Juniperus phoenicea subsp. turbinata) puisqu'un seul pied a été
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 31

dénombré, alors qu'il est bien présent sur les plus grandes îles de l'archipel
(MOUNIER, 1953).

Matorral haut et boisement à olivier (tableau 7)


La zone la plus interne de l'île est occupée par un maquis haut quasi
impénétrable où dominent les espèces sclérophylles (Rhanmus alatemus,
Pistacia lentiscus et Phillyrea angustijolia) et les lianes (Smilax aspera, Aspa-
ragus acutiJolius, Rubiaperegrina). Cette formation est surtout remarquable
par la présence d'un boisement d'olivier de belle venue. MOUNIER (1953)
considère que les deux variétés sauvage (var. sylvestris) et cultivée (var.
europaea) sont présentes, mais JAHANDIEZ (1935) indiquait que les oliviers
du Grand Rouveau étaient subspontanés. La plupart des oliviers âgés étant
situés sur d'anciennes terrasses, il faut sans doute retenir une origine cultivée
pour cette population.
Le peuplement quasi-monospécifique situé en contrebas du cabanon subit
un impact anthropique notable avec débroussaillement et plantations de
végétaux exotiques. De telles ouvertures du milieu à proximité du chemin
facilitent la pénétration et l'extension de végétaux rudéraux (rel. 24). L'olivier se
rencontre aussi en mélange avec des individus âgés de pin d'Alep (rel. 24, 25)
qui présentent une nécromasse importante (sénescence combinée à l'action des
embruns pollués ?) et qui subissent des perturbations notables (coupes de bois,
impact du vent). Seuls quelques pieds épars de chêne vert et d'arbousier existent
sur la côte sud-occidentale.

Fourrés à tamaris de France (tableau 8)


Quatre peuplements principaux (de quelques dizaines de m 2 chacun) de
tamaris peuvent être individualisés sur le Grand Rouveau (Fi gille 2). J ahandiez
(1935) considérait que cet arbre était peut-être planté sur l'île, mais son
indigénat est fort probable. Le couvert relativement léger du tamaris permet
l'existence d'une strate basse assez dense où coexistent des espèces halophiles
(lotier, dactyle). des sclérophylles du matorrallittoral (lentisque, filaire) et des
plantes rudérales (notamment dans le relevé 29). L'ombrage du tamaris n'est
aussi pas suffisant pour limiter l'expansion du Carpobrotus, très développé dans
deux situations (rel. 27 et 28).

Fourré à ronce et figuier


Sur le remblais au nord-est du phare, un épais fourré à ronce et figuier
bénéficie de conditions microclimatiques relativement fraîches et de quelques
suintements pour croître de façon optimale. Hormis les espèces rudérales
rencontrées fréquemment dans ce type de formation (Parietaria judaica,
Mercurialis annua, Aetheorhiza bulbosa.. .) , il faut citer la présence d'une petite
population de narcisse (Narcissus tazetta).

Formation des rochers siliceux internes


Communauté extrêmement fragmentaire en raison de la faible occurrence
des affleurements rocheux internes, elle n'est caractérisée ici que par deux
32 F.MÉDAIL

espèces, le nombril de Vénus (Umbelicus rupestris) et la doradille lancéolée


(Asplenium obovatumsubsp. lanceolatum).

Les problèmes de gestion

Les écosystèmes insulaires, fragiles en raison de leur faible richesse et


diversité, subissent souvent de façon drastique les perturbations anthropozoogènes.
Ces demières peuvent être responsables de profonds changements dans la
structure des peuplements, avec l'extension des taxons à stratégie rudérale et de
certains végétaux exotiques envahissants (ex. VIDAL et al., 1998, 2000 ; BONNET
et al., 1999), ce qui est le cas pour le Grand Rouveau avec l'ampleur de la
colonisation par la griffe-de-sorcière (Carpobrotus edulis).

Impact de la griffe-de-sorcière (Carpobrotus edulis)


Les griffes-de-sorcière sont des espèces pérennes et succulentes, originaires
d'Afrique du Sud, introduites au début du xrx:ème siècle. Deux taxons sont
naturalisés en Provence, Carpobrotus aff. acinaciformis etC. edulis, ce dernier étant
le plus dynamique sur tout le liseré côtier et le seul présent sur le Grand Rouveau.
Les griffes-de-sorcière apparaissent comme un des principaux facteurs de raréfac-
tion et de disparition de la flore et de la végétation littorale indigène. Plusieurs
paramètres expliquent le développement optimal de C. edulis (MÉDAIL, 1999;
SUEHS, 1999) : (i) l'espèce a été abondamment plantée pour l'omementation et la
fixation des sols, (ü) elle est parfaitement adaptée aux conditions locales de milieu
(halorésistance) où elle se montre très compétitrice, (ill) son rhode d'extension est
à la fois asexué (developpement végétatif, agamospermie) et sexué, (iv) elle possède
divers moyens de dispersion, mais la dissémination par les mammifères est
prépondérante, (v) elle s'adapte parfaitement à certaines perturbations (incendies
modérés, froid, substrats remués) grâce à l'existence de graines contenues dans le
sol.
Sur le Grand Rouveau, Carpobrotus edulis est signalé dès 1935 par
JAHANDIEZ, et il est probable qu'il a été introduit dans les années 1860 lors de
la construction du phare afin d'en fixer les déblais. Depuis, même les froids de
1956 et de 1985-1987 n'ont pas limité son extension exponentielle, même si
l'espèce a gelé en partie. Actuellement, l'emprise spatiale de la griffe-de-sorcière
est très importante etl'espèce couvre plus du tiers de la surface de l'île. L'emprise
du Carpobrotus est telle que des extinctions locales d'espèces ou une sévère
diminution des densités de population (ex. chez Senecio leucanthemifolius,
Limoniumpseudominutum; Thymelaea hirsuta) ont dû se produire. Le problème
écologique posé par cette xénophyte sur le Grand Rouveau est seulement égalé
en Provence sur les îles du Grand Ribaud et de Bagaud (îles d'Hyères).

Impacts d'origine anthropique


La présence humaine, même réduite, engendre divers impacts sur la flore et
la végétation, en particulier autour de l'habitation, et à un degré moindre à
proximité du phare.
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 33

- Banalisation de la flore
Il existe des communautés végétales rudérales près de l'habitation et de part
et d'autre du chemin d'accès menant du débarcadère au phare. Certains
végétaux potentiellement envahissants (Conyza sp., Piptatherum miliaceum)
sont présents dans ces fonnations herbacées et ils pourraient s'étendre au sein
de communautés herbacées indigènes.
- Débroussaillements et coupes de bois
Le boisement d'olivier et de pin d'Alep situé en contrebas de l'habitation a subi
divers impacts directs : débroussaillement du sous-bois et coupes des individus
morts de pin d'Alep. Ces interventions ne sont pas du tout bénéfiques pour le reste
du peuplement arboré, puisque les écrans végétaux protecteurs disparaissant, se
produisent une progression inteme et une influence accrue des embruns marins
pollués. Une extension des nécroses est donc perceptible sur l'ensemble de ce
boisement, dès lors fragilisé, où l'emprise du vent occasionne divers chablis.
- Plantations
La plantation de végétaux omementaux non indigènes près de l'habitation
constitue aussi une menace biologique potentielle, puisque la plupart des
végétaux plantés (Agave americana, Eucalyptus sp., Opuntia sp., Pittosporum
tobira) sont des espèces envahissantes posant localement des problèmes
environnementaux sur le littoral méditerranéen.

Impact des vertébrés synanthropes (lapins et goélands)


Les vertébrés synanthropes engendrent des perturbations difficilement
perceptibles en l'absence d'étude spécifique, mais dont les conséquences ne
doivent pas être négligeables. La présence d'une population introduite de lapins
occasionne des pressions d'herbivorie sur certains végétaux indigènes. Durant
la période estivale, les lapins se nourrissent des fruits chamus de Carpobroius,
très riches en eau et en substances énergétiques (VILÀ & D'ANTONIO, 1998). De
ce fait, ils dispersent les multiples petites graines de l'espèce, favorisant son
extension. De plus, la germination des Carpobrotus est nettement facilitée par
l'ingestion des graines par les lapins (BUGÈS & Der KASPARIAN, 2000) ; ceci est
en adéquation avec les résultats obtenus en Califomie méditerranéenne chez le
même taxon (D'ANTONIO, 1990 ; VILÀ & D'ANTONIO, 1998).
L'impact des goélands leucophées (Larus cachinnans) sur les communautés
végétales du Grand Rouveau est assez réduit par rapport à d'autres îles de
Provence (VIDAL et al., 1998) car le nombre de nidificateurs est peu important.
Néarnrnoins, le talus situé au NE du phare constitue une zone privilégiée de
stationnement des goélands qui engendrent un surpiétinement de la population
d'Allium chamaemoly. En outre, de nombreux pieds de ligneux sclérophylles
présentent un port tabulaire car ils servent de reposoirs aux goélands. De plus,
ces oiseaux ont introduit par épizoochorie diverses plantes rudérales issues des
zones perturbées du continent (MÉDAIL & VIDAL, 1998b). A partir de ces
populations-source encore réduites, l'extension spatiale de tels végétaux nitro-
phosphatophiles est probable, puisque ce phénomène s'est produit sur de
nombreuses îles de Provence.
34 F. MÉDAIL

Impact des embruns pollués


Depuis les années 1980, l'impact des embruns pollués qui nécrosent bon
nombre de plantes halophiles de la côte provençale a été mis en exergue par
plusieurs phytoécologues (ex. CROUZET & RESCH, 1993; LAVAGNE, 1995).
Les effets de ces aérosols chargés de tensio-actifs ont un peu diminué depuis la
mise en service des stations d'épuration, mais ils demeurent toutefois percep-
tibles. Sur le Grand Rouveau, les embruns pollués ont surtout affecté le
matorral bas littoral à ThymeZaea hirsuta (ex. rel. 18). Les nécroses ou la mort
des ligneux sclérophylles ont pu diminuer les capacités compétitives de ces
espèces et faciliter indirectement l'invasion par les griffes-de-sorcière. Le
peuplement de pin d'Alep de la côte méridionale a aussi été sérieusement affecté
par ces embruns pollués.

Conclusion

Malgré sa superficie réduite, l'île du Grand Rouveau présente un intérêt


phytoécologique indéniable. En effet, cette île comporte une richesse floristique
élevée (131 espèces et sous-espèces), similaire ou même supérieure à celle
d'autres îles provençales de surface bien plus importante (Maïre: 131 taxons sur
28 ha; Jarre: 125 taxons sur 18,5 ha; Plane: 80 taxons sur 18 ha). Sur le plan
patrimonial, cinq espèces protégées sont présentes, et 11 communautés végé-
tales sont incluses dans la "Directive Habitats" de la Communauté Européenne.
Cette diversité est toutefois sérieusement menacée par l'omniprésence de la
griffe-de-sorcière (Carpobrotus edulis), qui a sur le Grand Rouveau un dévelop-
pement optimal.
Les îles de Provence, pourtant proches de la côte, constituent des territoires-
refuges ou de micro-spéciation non négligeables pour bon nombre de végétaux
(MÉDAIL & VIDAL, 1998a). L'île du Grand Rouveau ne déroge pas à ce constat :
par exemple, la population de poireau sauvage (Allium polyanthum) de l'île est
une souche indigène ancienne, non propagée par l'homme (TISON, in litt.). cas
assez rare et intéressant sur le plan agronomique.
Une île constitue le plus souvent un système profondément original, et
plusieurs particularismes insulaires se manifestent sur le Grand Rouveau :
- l'absence, a priori surprenante, de végétaux communs par ailleurs sur la
côte siliceuse varoise (Myrtus communis, Quercus suber) [constat déjà
dressé par MOUNIER (1953) et MOUTTE (1989)] et même sur les autres
îles de l'archipel des Embiez (Camphorosma monspeliaca, Cistus div. sp.,
Erica div. sp., Logfia gallica, Lonicera implexa, Halimione portulacoides,
Plantago subulata .. .) ;
-la différence dans l'organisation de certaines communautés végétales : c'est
le cas de la pelouse à Allium chamaemoly, dont la composition floris tique
diffère nettement de celles inventoriées sur les autres îles de l'archipel ;
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 35

-l'absence de certaines communautés végétales ou de faciès de végétation halo-


nitrophiles présents sur l'île très proche du Petit Rouveau (formations à
Camphorosma monspeliaca, à Halimione portulacoides, à Sarcocomia
fruticosa).
Pour une bonne part, ces particularismes tiennent aux aléas des colonisa-
tions végétales, mais aussi aux conséquences souvent aléatoires, dans l'espace
et dans le temps, des phénomènes de perturbation, compétition et invasion,
dont les effets sont exacerbés sur ces systèmes spatialementrestreints. Chaque
île ou îlot constitue donc un ensemble biotique unique. Dans cette optique, la
mise en protection et le suivi écologique des systèmes micro-insulaires de
Méditerranée sont fortement à encourager (cf. Delanoë et al., 1 996), puisque les
assemblages d'espèces ne sont pas identiques à ceux rencontrés sur les
communautés physionomiquement similaires de la côte.

Remerciements
Cette étude a été financée par le Conservatoire de l'Espace Littoral et des
Rivages Lacustres (Antenne Régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur). Merci à
A. MANTE (C.E.E.P.) et Eric VIDAL (I.M.E.P.) pour leur aide sur le terrain et à
J.-M. TISON et R. PRELLI pour l'identification respective d'Alliumpolyanthum
et d'Asplenium obovatum subsp. lanceolatum.

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38 F.MÉDAIL

Numéro du relevé RI R2 R3
Surface (m2 ) 5 3 3
Richesse spécifique 10 8
Limonium pseudominutum 4.5 3.3 3.4
Crithmum maritimum + 4.4
Parapholis incurva 2.1 3.2 +
Sonchus asper subsp. glaucescens 1.1 1.1 +
A triplex prostrata 1.1 + +
Senecio leucanthemifolius 1.1 +
Catapodium marinum 1.1 +
Lotus cytisoides subsp. cytisoides l.l 2.2
Inula crithmoides subsp. mediterranea + +
Franlcenia hirsuta +
Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa +
Senecio cineraria +
Dactylis glomerata subsp. haclcelii 1.1
Tableau 1. Relevés de la formation des rochers
et falaises maritimes

Numéro du relevé R4 R5
Surface (m2 ) 3 10
Richesse spécifique 6 6
Limonium pseudominutum 1.1 +
Senecio leucanthemifolius 3.3 +
Catapodium marinum l.l 1.1
Sonchus asper subsp. glaucescens + +
Franlcenia hirsuta l.l 4.5
A triplex prostrata l.l
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 3.4

Tableau 2. Relevés de la formation des pelouses


à espèces halonitrophiles
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 39

Numéro du relevé R6 R7 RB
Surface (m2 ) 10 10 3
Richesse spécifique 12 15 7
Dactylis glomerata subsp. haclcelii 3.3 4.4
Elytrigia atherica 3.3 1.1
Sporobolus pungens 5.5
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 1.1 2.2 +
Limonium pseudominutum + + +
Sone hus asper subsp. glaucescens + 1.1 +
Senecio cineraria + 1.1 +
Senecio leucanthemifolius .+ + +
Phillyrea angustifolia 1.1 +
A trip lex prostrata 1.1 2.2
Smilax aspera 1.1 +
Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa + 2.1
Rubia peregrina subsp. peregrina +
Helichrysum stoechas +
Parapholis incurva 1.1
Franlcenia hirsuta +
Pistacia lentiscus +
Crithmum maritimum +
Tableau 3. Relevés de la formation des pelouses maritimes
à graminées vivaces

Numéro du relevé R9 R10


Surface (m2 ) 10 50
Richesse spécifique 10 12
Lavatera arborea 1.1 4.4
Daciylis glomerata subsp. haclcelii 2.1 2.2
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 1.2 2.2
Senecio cineraria + 2.2
Carpobrotus edulis 5.4
Sonchus tenerrimus +
Rubia peregrina susbp. peregrina +
Smilax aspera +
Euphorbia segetalis +
Avena barbata +
Franlcenia hirsuta 1.1
Atriplex prostrata 2.2
Hordeum murinum subsp. leporinum 1.2
Sonchus asper subsp. glaucescens 1.1
Catapodium marinum 1.1
Parapholis incLLrva 1.1
Hyoscyamus albus +
Spergularia bocconei +

Tableau 4. Relevés du fourré à lavatère arborescente


40 F.MÉDAIL

Numéro de relevé Rll R12 R13 R14 R15 R16


Surface (rn2 ) 2 2 2 2 2 1
Pente (0 ) 0 0 0 5 0 10
Exposition E E - - - 0
Recouvrement total végétation 20% 40% 80% 60% 50% 30 o/o
Richesse spécifique 18 23 16 20 14 17
Allium chamaemoly 1.3 2.3 3.4 2.3 3.3 1.1
Catapodium marinum 1.1 2.2 + 3.3 1.1 +
Galium murale + 1.1 + 2.2 2.1 +
Trifolium scabrum + + + + + +
Brachypodium distachyon 1.1 1.1 1.1 1.2 +
Plantago gr. coronopus + + 1.2 1.1 +
Polycarpon tetraphyllum subsp. diphyllum + + 2.1 1.1
Echium vulgare subsp. pustulatum + 1.1 + +
Poaannua + + + 1.1
Rostraria cristata + + + +
Euphorbia pep lus + + + +
Dactylis glomerata subsp. hac/celii 2.1 2.1 1.1
Carlina corymbosa 1.1 1.1 +
Erodium chium 1.1 + +
Arisarum vulgare + + 1.1
Euphorbia linifolia + + +
Melilotus elegans + + +
Aetheorhiza bulbosa + + +
Stellaria pal!ida + 1.1
Anagallis arvensis 1.1 +
Cerastium glomeratum + +
Geranium molle + +
Euphorbia exigua + +
Hypochaeris glabra + +
Allium polyanthum + +
Helichrysum stoechas 1.1
Linum trigynum +
Ruta angustifolia (pl.) +
Silene gallica +
Vincetoxicum hirundinaria +
Sagina maritima +
Carduus tenuiflorus +
Lagurus ovatus 1.1 +
Urospermum picroides +
Clypeolajonthlaspi +
Carpobrotus edulis (pl.) +
Carpobrotus edulis 1.1
Atriplex prostrata +
Daucus carota +
Reichardia piero ides +
Heliotropium europaeum +
Coronopus didymus +
Diplotaxis erucoides +

Tableau 5. Relevés de la pelouse rase à Allium chamaemoly


FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 41

Numéro de relevé R17 R18 Rl9 R20 R21 R22 R23


Surface (m2 ) 50 50 200 10 5 10 200
Richesse spécifique 14 11 13 10 13 13 11
Thymelaea hirsuta 2.1 + + + 3.3 1.2
Thymelaea hirsuta (mort) + 2.1
Carpobrotus edulis 3.4 5.5 5.5 5.5
Espèces forestières ou pré-forestières
Phillyrea angustifolia 1.1 3.3 + 2.1 + 1.1
Pistacia lentiscus 1.1 3.3 4.4 + +
Smilax aspera 2.1 2.2 1.1 1.1 + +
Rubia peregrina subsp. peregrina + 1.1 +
Pinus halepensis + 1.1 +
Rhamnus alatemus + 1.1
Asparagus acutifolius + +
Olea europaea 2.1
Arisarum vulgare +
Espèces halophiles ou halorésistantes
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 1.1 + + + 1.1
Daciylis glomerata subsp. haclcelii + + + + + +
Sonchus asper subsp. glaucescens + 1.1
Reichardia picroides + +
Euphorbia linifolia + + +
Senecio leucanthemifolius + + +
Senecio cineraria + 1.1
Espèces des pelouses et maquis
Ruta angustijolia 1.1 + + 1.1
Helichrysum stoechas + 3.2
Urospermum piero ides + +
Brachypodium retusum 1.1 2.2
Brachypodium distachyon + + +
Melica ciliata +
Espèces rudérales
Bituminaria bituminosa + +
Hordeum murinumsubsp. leporinum + +
Lavatera arborea +
Avena barbata +
Bromus rubens +
Sonchus tenerrimus +
Fumaria capreolata +

Tableau 6. Relevés du matorrallittoral bas à passerine hirsute


42 F.MÉDAIL

Numéro du relevé R24 R25 R26


Surface (m2 ) 100 100 60
Richesse spécifique 17 10 9
Olea europaea 4.3 3.3 2.1
Rhamnus alatemus 1.1 + 3.2
Smilax aspera 1.1 3.3 2.2
Rubia peregrina 1.1 1.2 +
Arisarum uulgare 2.2 + +
Pinus halepensis 2.1 3.3
Pistacia lentiscus 1.1 3.2
Phillyrea angustifolia 1.1 2.2
Phillyrea latifolia 1.1 1.1
Parietariajudaica 1.1 +
Asparagus acutifolius + +
Lauatera arborea 2.1
Chenopodium sp. 1.1
Olea europaea (pl.) +
Sonchus tenerrimus +
Fumaria capreolata +
Bromussp. +
Melica ciliata +
Ruta angustifolia +
Solanum nigrum +
Ficus carica 1.+

Tableau 7. Matorral haut et boisement à olivier

Numéro du relevé R27 R28 R29


Surface (m2 ) 10 30 20
Richesse spécifique 13 13 11
Tamarix gallica 5.+ 5.5 5.5
Smilax aspera + 1.1 2.1
Dactylis glomerata subsp. haclcelii + + 1.1
Phillyrea angustifolia 2.+ + +
Senecio cineraria + + +
Asparagus acutifolius + + +
Carpobrotus edulis 3.5 4.4
Elytrigia atherica 2.3 +
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 2.2 +
Airiplex prostrata 2.1 +
Senecio leucanthemifolius + 1.1
Pistacia lentiscus + 1.1
Sonchus asper subsp. glaucescens + +
Sonchus tenen·imus 1.1
Limonium pseudominutum +
Cirsium aruense +
Vincetoxicum hirundinaria +
Aetheorhiza bulbosa +

Tableau 8. Relevés de la formation à tamaris de France


FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 43

Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999 ;
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.
Richesse florlstique 59 131
Aetheorhiza bulbosa x x
Agrostis pourretii x
Allium chamaemoly x
Allium polyanthum x
Anagallis arvensis subsp. arvensis x x
Anagallis joemina x
Arbutus unedo x
Arisarum vulgare x x
Asparagus acutijolius x x
Asplenium obovatum susbsp. lanceolatum x
Atriplex halimus x x
A triplex prostrata x
Avena barbata x
Barlia robertiana x
Bituminaria bituminosa x
Brachypodium distachyon x
Brachypodittm phoenicoides x
Brachypodium retusum x
Bromus hordeaceus subsp. hordeaceus x
Bromus madritensis x
Bromus rubens x
Bromussp. x
Capsella bursa-pastoris x
Carduus tenuiflorus x x
Carlina corymbosa x
Carpobrotus edulis naturalisé
(JAHANDIEZ, 1935) x
Catapodium marinum x
Catapodium rigidum x x
Centaurium maritimum x x
Centranthus ruber x
Cerastium glomeratum x
Chenopodium rubrum x
Chenopodium sp. x
Cirsium arvense x
Clypeolajonthlaspi x
Conyzasp. x
Coronopus didymus x
Crepis bursifolia x
Crithmum maritimum x x
Dactylis glomerata subsp. hac/celii x x
Daucus carota s.l. x x
Diplotaxis erucoides x
Dittrichia viscosa x
44 F.MÉDAIL

Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999;
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.

Echium vulgare subsp. pustulatum x x


Elytrigia atherica x
Erodium chium x x
Euphorbia characias MOUNIER (1953)
Euphorbia exigua x
Euphorbia linifolia x x
Euphorbia pep lus x
Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa x x
Euphorbia segetalis x
Ficus carica x
Franlcenia hirsuta x x
Fumaria capreolata x
Galactites elegans x x
Galium aparine x
Galium murale x x
Geranium molle x
Halimione portulacoides x
Hedypnois rhagadioloides x x
Helichrysvm stoechas x x
Heliotropium europaeum x
Hordeum murinum subsp. leporinum x
Hyoscyamus albus x
Hypochaeris glabra x
Inula crithmoides subsp. mediterranea x x
Juniperus phoenicea subsp. turbinata x
Lactuca serriola x
Lagurus ovatus x
Lathyrus articulatus . x
Lathyrus clymenum MOUNIER (1953)
Laurus nobilis x
Lavatera arborea x
Limonium pseudominutum x x
Linum trigynum x
Lobularia maritima x
Lotus cytisoides subsp. cytisoides x x
Lotus edulis x
Lycopersicum esculentum x
Malva sylvestris x
Medicago littoralis x x
Medicago lupulina x
Melica ciliata x
Melilotus elegans x x
Mercurialis annua x
Muscari comosum x
Narcissus tazetta x
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 45

Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999 ;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999;
MOLINIER (1953) 07.07.1999 ;
23.09.1999.

Olea europaea subspontané


(JAHANDIEZ, 1935) x
Ononis reclinata x
Orobanche minor x
Orobanche sp. x
Parapholis incurva x
Parietariajudaica x
Phillyrea angustifolia MOLINIER (1953) x
Phillyrea latifolia x x
Pinus halepensis x x
Piptatherum miliaceum x
Pistacia lentiscus x x
Plantago coronopus aggr. x x
Poaannua x
Polycarpon tetraphyllum subsp. diphyllum x
Quercus ilex subsp. ilex x x
Reichardia piero ides x
Rhamnus alaternus x
Rosmarinus offi.Cinalis MOUNIER [1953) x
Rostraria cristata x
Rubiaperegrina subsp. peregrina MOLINIER (1953) x
Rubus ulmifolius x
Ruscus aculeatus MOLINIER (1953) x
Ruta angustifolia x x
Sagina maritima x
Sanguisorba minor subsp. spachiana x x
Senecio cineraria x x
Senecio leucanthemifolius x x
Silene gallica x x
Smilax aspera x x
Solanum nigrum x
Sonchus asper subsp. asper x x
Sonchus asper subsp. glaucescens x x
Sonchus oleraceus x
Sonchus tene1Timus x
Spergula arvensis x
Spergularia bocconei x
Sporoboltts pungens x
Stellaria media x
Stellaria pallida x
Tamarix gallica planté?
(JAHANDIEZ, 1935) x
Thymelaea hirsuta x x
Trifolium angustifolium x
Trifolium arvense x
46 F.MÉDAIL

Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999 :
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.

Trifolium campestre x
Trijolium scabrum x
Umbilicus rupestris x
Urospermum dalechampii x
Urospermum piero ides x x
Urtica urens x
Valantia muralis x x
Veronica hederifolia x
Vicia sativa subsp. nigra x
Vincetoxicum hirundinaria x x
Espèces plantées, non naturalisées
Agave americana x
Eucalyptus sp. x
Phoenixsp. x
Pittosporum tobira x
Opuntiasp. x
Yucca gloriosa x
Annexe 1. Liste des plantes vasculaires (espèces et sous-espèces)
observées sur l'île du Grand Rouveau.
Données anciennes (JAHANDIEZ, 1935 ; MOLINIER, 1953)
et actuelles (MÉDAIL, inéd. 1999)
BUlLETIN DE LA SOCIÉTÉ BŒ'ANIQUE DU CENTRE-GUESI', NOUVEllE SÉRIE, TOME 31 - 2000
47

Effectifs de 1' endémique rarissime


et très menacée,
Anchusa crispa Viv. (Boraginaceae),
dans ses stations corses,
après la tempête de décembre 1999
Guilhan PARADIS (1) et Carole PIAZZA (2)

Résumé : L'endémique corso-sarde, rare et protégée, Anchusacrispa (Boraginaceae) est très


menacée en Corse, où elle n'est actuellement présente que sur six sites : quatre sur la côte
occidentale, dans le golfe de Valinco et deux sur la côte orientale, au sud de Solenzara.
La première partie de cet article présente la systématique, la biologie, l'écologie et la
phytosociologie (tabl. 2 et 3) d'Anchusa crispa. La deuxième partie présente les résultats
de comptages réalisés fin avril 2000 sur les différents sites (figures 2 à 8).
La comparaison avec des comptages antérieurs (en 1988/1989 et 1996) montre
(figures 9 et 10) :
1 - que le nombre des individus ayant fleuri est en diminution sur chaque site,
2 - que les stations de la côte occidentale ont, pour la plupart, très fortement souffert
de l'ensablement, causé par la tempête des 27 et 28 décembre 1999, d'intensité et de durée
exceptionnelles.
La conclusion rappelle les causes du déclin des populations corses d'A. crispa et
esquisse un mode de restauration des stations, destiné à sauver l'espèce.
Mots clés : Corse. Ecologie. Espèce menacée. Gestion. Impact anthropique. Littoral.
Protection.
Abstract : Census of the extremely rare and very mu ch threatened endemie Anchusa
crispa Viv. (Boraginaceae). in its Corsican stations after the December 1999 storm.
The Corsican-Sardinian rare and protected endemie Anchusacrispa (Boraginaceae) is
very much threatened in Corsica, where it is now present on1y in six sites : four on the
westem coast, in the Valinco Gulf and two on the eastern coast. south of Solenzara.
The first part of this article presents the Anchusa crispa systematics, biology, ecology
and phytosociology (tables 2 and 3). The second part presents theApril2000 counts, made
on the different sites (figures 2 to 8).
The comparison with sorne 1988/1989 and 1996 counts shows that:
1 - the number of flowered plants is decreasing on every site,
2- the westem coast stations have indeed been drastically covered with sand, due
to an exceptionally strong storm which lasted two days (December 27 and 28 1999).
The conclusion summarizes the causes of the decrease ofthe Anchusa crispa Corsican
populations and outlines a way ofrestoring the stations, with the aim of safeguarding the
species.
(l) G. P.: Botanique, Faculté des Sciences, Université de Corse, B.P. 52, 20250 CORTE.
(2) C. P. : A.G.E.N.C. (Agence pour la Gestion des Espaces Naturels de Corse). 3, rue Luce
de Casabianca, 20200 BASTIA.
48 G.P~IS, C.PlitZZA

Keywords: Anthropicimpact. Corsica. Ecology. Gestion. Littoral. Protection. Threatened


species.

Introduction

L'endémique littorale cyrno-sarde, Anchusa crispa Viv. (Boraginaceae),


protégée au niveau national et classée dans la liste des espèces prioritaires de
l'Annexe II de la Directive Habitats (OLIVIER et al. 1995), est une des espèces
les plus menacées de la Corse. Actuellement, on ne la rencontre en effet que sur
6 sites (figure 1 ; tableau 1) : 4 (Cala Piscona, Cappiciolo, Capu Laurosu et
Portigliolo) dans le golfe de Valinco (côte occidentale corse) et 2 (Cannella et
Favone) au sud de Solenzara (côte orientale corse).
Bien que plusieurs actions 8.ient été entreprises depuis 1994 pour chercher.
à maintenir ses stations et ses effectifs par station (voir infra), il faut reconnaître;'
que les résultats obtenus ne permettent pas d'être très optimiste sur son avenir
en Corse.
Nous avons décrit en 1988 et 1989, du point de vue phytosociologique, ses
divers sites corses et avons alors estimé ses effectifs par site, au printemps
(PARADIS 1990, 1991; PARADIS et PIAZZA 1988; 1989a et b; PIAZZA et
PARADIS 1988). Au printemps 1996, en préliminaire à sa thèse, QUILICHINI a
minutieusement compté les effectifs d'A. crispa sur tous les sites corses. En mai
1997, l'un de nous (G. P.) a réalisé des relevés phytosociologiques dans toutes
ses stations (tableaux 2 et 3), tandis que l'autre (C. P.) a assuré le suivi des
diverses opérations concemant A. crispa sur le littoral de la Corse (voir infra).
Plus de 10 ans après nos premières études, il nous a paru utile de visiter à
nouveau les sites afin de refaire un état des lieux précis et de chercher à mieux
comprendre ce qui rend Anchusa crispa si menacée d'extinction. Ceci paraît
d'autant plus utile que les 28 et 29 décembre 1999, la côte occidentale de la
Corse a subi une tempête exceptionnelle par son intensité et par sa durée et qui
a provoqué un important recouvrement des cordons sableux par des sédiments
grossiers, sableux et, çà et là, sabla-graveleux.
Méthodes
Nous avons compté tous les individus (soit plantules, soit rosettes, soit
fleuris) d'A. crispa de chaque site, au moment le plus favorable, c'est-à-dire à la
fin avril2000. Les résultats de ces comptages ont été portés sur des cartes (Fig.
2 à 8), établies sur des agrandissements de photos aériennes infra-rouge
couleurs (IRC) récentes (I.F.N. 1999). Ces cartes, dontl'échelle est voisine du 1/
5000, devraient permettre, à l'avenir, de suivre l'évolution des populations d'A.
crispa de chaque site. Cette méthode de suivi des populations par une
cartographie est classique en Biologie des Populations végétales (HUTCHINGS
1986).
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 49

Terminologie
Site : Le critère de définition d'un site paraît être d'une part, une certaine
homogénéité géomorphologique et d'autre part, un isolement géographique, c'est-
à-dire une absence de continuité spatiale (absence de connectivité) avec un autre
site de même géomorphologie. Ainsi, sur les côtes rocheuses, chaque plage sensu
lata et (ou) dune de fond de baie est un site : il ne semble pas y avoir d'ambiguïté
pour les sites de Cala Piscona, Cappiciolo, Cannella et Favone (Note 1).
En ce qui conceme les cordons de Capu Laurosu et de Portigliolo, très
proches l'un de l'autre, on pourrait estimer qu'il s'agit d'un seul site, situé au
fond d'un golfe et lié à l'embouchure du fleuve Rizzanese. Mais comme,
aujourd'hui, cette embouchure sépare nettement ces deux cordons, nous les
considérons comme deux sites distincts.
Station: OnsaitqueleSecrétariatFauneFlore (document inédit: "Notice
pour le repérage des stations et leur localisation sur une carte au 1/25 000"),
a nommé "station" tout lieu où se localise un effectif plus ou moins grand
d'individus d'un taxon étudié, effectif spatialement isolé d'au moins une
cinquantaine de mètres d'un autre effectif du même taxon.
Dans cette étude, nous n'avons pas distingué diverses stations sur les sites,
à l'exception de celui de Favone (figures 7 et 8). Mais il est probable qu'à l'avenir,
si la fragmentation des populations se maintient ou s'accentue, les sites les plus
grands (Capu Laurosu et Portigliolo) présenteront des stations très nettement
séparées (figures 4 et 5).
Toponymie: La toponymie est celle des cartes topographiques (I.G.N. 1990,
1996 et 1998).
Nomenclature taxonomique: La nomenclature taxonomique suit GAMISANS
etJEANMONOD (1993), saufpour Elytrigiajunceci, nomméElymusjarctuspar
souci de continuité avec nos publications antérieures. Quand il n'y a aucune
ambiguïté, nous avons simplifié l'écriture, en omettant par exemple de nommer
l'espèce dans le cas d'Ammophila arundinacea.

PREMIÈRE PARfiE

Rappels sur Anchusa crispa

1. Systématique
Anchusa crispa Viv., de caryotype 2n = 16 (CONTANDRIOPOULOS 1962;
VALSECCHI 1976), a des affinités avec A. undulata L. et A. calcarea Boiss.,
entités de la péninsule ibérique et est une schizo-endémique
(CONTANDRIOPOULOS 1962 ;·VALSECCHI 1980).
SELVI et BIGAZZI (1998), considérant qu'A. undulata n'est pas présente
dans l'aire corso-sarde, ont distingué pour le nord-ouest de la Sardaigne deux
taxons, qu'ils ont nommés Anchusa crispa subsp. crispa et Anchusa crispa
50 G. PARADIS, C. PIAZZA

subsp. maritima (Vals.) Selvi & Bigazzi, stat. nov. Ce dernier taxon est celui
considéré, d'abord comme Anchusa undulata subsp. undulata var. maritima
(VALSECCHI 1976), puis comme Anchusa maritima Vals. (VALSECCHI 1988).
En Corse, seul le premier taxon (A. crispasubsp. crispa), dont l'aspect est très
différent du second (iconographie in VALSECCHI 1988), est présent. Mais
plusieurs différences morphologiques, bien soulignées par QUILICHINI (1999),
existent entre les individus des deux côtes. Les différences les plus visibles
portent sur (photos 1 à 6) :
-les tiges des inflorescences, rougeâtres (côte ouest) et vert clair (côte est),
-les feuilles et bractées, à spinescence plus forte à l'ouest qu'à l'est,
-la base du calice des fleurs, plus rougeâtre sur la côte ouest que sur la côte est,
-la corolle des fleurs, bleu foncé sur la côte ouest et bleu clair sur la côte est,
-les akènes, bruns (côte ouest) et gris (côte est).
Ces différences morphologiques entre les populations d'A. crispa des deux
côtes correspondent sans doute â un statut taxonomique variétal, en cours de
précision par QUILICHINI (comm. pers.).

2. Historique des découvertes des stations d'Anchusa crispa en


Corse
Ce paragraphe se base, en grande partie, sur l'article de THIEBAUD (1988),
qui a rappelé, d'une façon critique, les signalisations anciennes des différentes
stations d'Anchusa crispa en Corse :
1 :lieu-dit Vignola, station jamais retrouvée et peu précise, puisqu'existent
en Corse plusieurs lieux portant ce nom,
2 : Favona (correspondant au site actuel de Favone).
3 : Propriano (correspondant vraisemblablement à la proximité du cours
inférieur du Rizzanese, c'est-à-dire aux sites actuels de Capu Laurosu et/ou
de Portigliolo),
4 :plage de Santa Severa dans le Cap Corse (station disparue depuis longtemps),
5 : Bonifacio (station d'indication très imprécise et jamais retrouvée).

Stations de la côte occidentale


Nord du golfe de Valinco
THIEBAUD (1988) a découvert, en 1982, les stations des sites de Cala Piscona
et de Cappiciolo (site écrit aussi Cappicciolo) qui, bien avant la pqblication de ses
trouvailles, ont été redécouvertes en 1987 et 1988 par PARADIS & PIAZZA (1988).
Ces deux stations existent encore en 2000 (figures 2 et 3).
PIAZZA a trouvé en 1987, lors de la réalisation de son mémoire de fin de
maîtrise (inédit), une nouvelle petite station sur le site de Campitellu (PIAZZA &
PARADIS 1988 et in CONRAD & al. 1989). Les derniers individus de cette station
se sont éteints en 1999 (note 4).
Environs de 1' embouchure du Rizzanèse
Ces stations, connues depuis longtemps, ont été retrouvées par THIEBAUD
(1988). Elles ont été décrites en détail paf PARADIS & PIAZZA (1989a et b) et
existent encore en 2000 (figures 4 et 5).
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 51

Côte orientale
Cannella
Cette station, qui n'a été découverte qu'en 1988 par CONRAD (in CONRAD
et al. 1989), a fait l'objet d'une description phytosociologique assez détaillée
(PARADIS 1990). Cette station existe encore aujourd'hui (figure 6).
Favone
La présence d'A. crispa est connue depuis le siècle demier sur ce site qui, de
1974 à 1987, a reçu les visites de plusieurs botanistes ('THIEBAUD 1988).
PARADIS (1991) y a précisé les localisations d'A. crispa en 2 stations, qui
existent toujours aujourd'hui (figures 7 et 8).

3. Biologie
La plupart des données de ce paragraphe sont extraites de QUILICHINI
(1999).
Biologie de la reproduction
QUILICHINI (1999) a montré qu'en Corse (et vraisemblablement en Sardai-
gne), A. crispa est auto-compatible et auto-féconde, l'allo-fécondation expérimen-
tale provoquant une dépression des performances (diminution du nombre
d'inflorescences, du nombre d'akènes et de la viabilité des descendants). Cette
découverte conduit à la conclusion que ses populations sont fortement consan-
guines et ont des taux importants d'homozygotie, ce qui explique la grande
homogénéité des individus au sein de chaque site et même au sein de chaque côte.
Dissémination des akènes et germination
Les modes de colonisation à longue et moyenne distances ne sont pas
connus :les bovins ont pu intervenir (PARADIS &PIAZZA 1989, PARADIS 1990)
ainsi que les courants marins (QUILICHINI 1999).
La dissémination des akènes à très faible distance (1 à 2 mètres) par les fourmis,
suggérée par PARADIS & PIAZZA (1989a) et PARADIS (1990). a été prouvée
expérimentalement par QUILICHINI (1999). Mais beaucoup d'akènes sont dissémi-
nés par gravité sous le pied-mère (PIAZZA, observations personnelles).
L'optimum de germination des akènes se produit sous une faible épaisseur
de sable, de 1 à 2 cm au maximum, ce qui explique l'absence d'A. crispa sur les
dunes actives, où le recouvrement sableux est élevé. De même, le recouvrement
des cordons par du sable grossier et des gravillons,lors des fortes tempêtes, est
un événement très nuisible aux populations d'A. crispa (voir infra).
PARADIS et PIAZZA (1988) et QUILICHINI (1999) ont supposé l'existence, çà
et là sur les sites, d'une banque de graines. D'après un suivi sur des sites où les
populations ont été renforcées (voir infra). PIAZZA (in ABOUCAYA 1997 et in
ABOUCAYA et al. 1999) estime que la durée de vie des akènes dans le substrat
n'est que de 3 ans au maximum.
Cycle de vie
Les germinations ont lieu en automne et au printemps. Les plantules du
printemps ne résistent que rarement à la sécheresse estivale, qui cause une très
forte mortalité. Par contre, la croissance des plantules d'automne aboutit à la
formation de jeunes individus en rosettes, qui émettent ultérieurement des tiges
52 G. PARADIS, C. PIAZZA

inllorescentielles (en cymes scorpioïdes). La floraison se produit surtout de mars


à septembre et la fructification a lieu d'avril à septembre.
En fonction des degrés d'humidité et de richesse minérale du substrat, les
individus ont deux comportements :
- soit ils meurent après leur première fructification et se comportent comme
des thérophytes,
- soit ils redonnent de nouvelles rosettes et de nouvelles inflorescences
l'année (ou les) année (s) suivante (s).
Des observations de PARADIS et PIAZZA (1989a) ont montré que quelques
individus peuvent vivre plusieurs années, jusqu'à 4 ans d'après un suivi de
QUILICHINI (1999) :il s'agit, dans ces cas, d'un comportementd'hémicryptophyte.
En tout cas, contrairement à ce qu'indiquentVALSECCHI (1979), PIGNATII
(1982) et THIEBAUD (1988), A. crispa n'est pas une espèce bisannuelle.

4. Ecologie et phytosociologie d'Anchusa crispa


4.1. Pour THIEBAUD (1988), A. crispa est une espèce:
- pionnière des milieux psammiques littoraux,
- supportant bien les embruns marins,
-supportant mal la concurrence végétale et ayant besoin d'un ensoleillement
maximum,
- supportant bien le piétinement (de l'homme et du bétail) "grâce à son pott
prostré, ses rameaux coriaces étalés sur le sable et sa pilosité trè$
développée".
4.2. PARADIS et PIAZZA (1989a) et PARADIS (1990, 1991) ont montré: •

Les photos 1 à 6 montrent les différences entre les pieds d' Anchusa crispa de la côte
occidentale et ceux de la côte orientale
Photo 1. Anchusa crispa de la côte occidentale : pied fleuri. (Capu Laurosu; 29 mai 1997).
Photo 2. Anchusa crispa de la côte occidentale : inflorescences. On remarque la spinescence des
feuilles et l'aspect rougeâtre des tiges inflorescentielles et de la base des calices. qui sont des caractères
distinctifs d'A. crispa de la côte occidentale corse (Portigliolo nord ; 30 mai 1997).
Photo 3. Anchusa crispa de la côte occidentale : extrémité d'une inflorescence montrant la forte
spinescence des petites feuilles (bractées) ,la couleur rougeâtre des tiges inflorescentiell~ et de la base
du calice et la couleur bleu- fopcé de la corolle. (CapuLaurosu ; 23 mars 1996).
Photo 4. Anchusa crispa de la côte occidentale : aspect général d'un pied âgé de plusieurs années.
(Portigliolo nord ; 30 mai 1997).
Photo 5. Anchusa crispa de la côte orientale corse : la spinescence des feuilles est réduite. les fleurs
sont bleu clair et les tiges des inflorescences sont vertes (Cannella ; 30 avril2000).
Photo 6. Anchusa crispa avec Glauciumjlavum. (Côte orientale corse : Favone nord ; 30 avril2000).

Les photos 7 à 12 montrent le cordon de Portigliolo après la forte tempête hivernale


des 27 et 28 décembre 1999
Photo 7. Aspect du revers du cordon de Portigliolo au printemps 1997. Anchusacrispase localise dans
un groupement ntixte â Glauciumjlavum et à 'tl1érophytes abondants, dont beaucoup de Rumex
bucephalophorw? (donnant l'aspect rouge). (30 mai 1997).
Photo 8. Aspect du haut du cordon de Portigliolo après la tempête d'hiver, qui a provoqué un fort
recouvrement sablo-gravillonnaire. (4 mars 2000).
EFFECTIFS DE ANCIIUSA CWSPA DANS SES STATiONS CORSES 53

Les photos 1 à 6 montrent les différences


e ntre les pie ds d'Anchusa c rispa de la côte occidentale
et ceux de la côte ori e ntale
54 G.PAJVUJIS, C.PutZZA

- qu'A. crispa présente ses plus grands individus sur des substrat humides
et assez riches en nitrates,
-que ses conditions optimales de vie paraissent être au sein de groupements
à tendance nitrophile, comprenant des vivaces (Glauciumflavum, Beta maritima,
Scolymus hispanicus .. .) et des thérophytes des Brometalia et des Malcolmietalia
(Silene sericea, Silene nicaeensis, Matthiola tricuspidata, Hypecoum procumbens,
Rumex bucephalophorus .. .) , ce qui est confirmé par l'étude phytosociologique de
tous les sites, réalisée en mai 1Q97 par l'un de nous (G. P.) (tableaux 2 et 3),
-que ses groupements ont 'pl{isieurs dispositions, dont les plus fréquentes
sont, soit en mosaïque avec ies groupements des Euphorbio - Ammophiletea
et des Helichryso'- Crucianelletea, soit sous, ou à proximité, de peuplements
de Tamarix ajricana (cas des sites de Capu Laurosu pro parte, de Portigliolo pro
parte et de Favone pro parte),
- que, dans des situations plus rares, A. crispa est en mosaïque avec des
arbustes du fourré littoral fragmenté, dominé par Pistacia lentiscus (cas du site
de Capu Laurosu pro parte).
4.3. PARADIS et PIAZZA (1989a) ont remarqué que les individus d'A. crispa
poussant en bordure ou au sein de ce fourré à P. lentiscus ont un port très
différent des individus croissant en plein soleil : leurs inflorescences sont plus
allongées avec des entre-nœuds très longs. De plus, ces individus paraissent
vivre plus longtemps et présentent des caractères de chaméphytes, comme s'ils
investissaient davantage dans le maintien de leur appareil végétatif que dans
leur reproduction.
4.4. QUILICHINI (1999) a observé que l'espèce introduite, Carpobrotus
edulis, chaméphyte rampante crassulescente, réputée très dangereuse pour la
flore autochtone, semblait avoir, au contraire, un effet assez favorable sur A.
crispa. Par ses grosses feuilles, C. edulis empêche une forte évaporation du
substrat qui, maintenu humide, permet les germinations des akènes d'A. crispa
dans les trouées à l'intérieur de ses tapis.
De plus, les gens évitent de marcher sur C. edulis: cette absence de
piétinement favorise la croissance des plantules d'A. crispa. Ainsi, en avril2000,
l'un de nous (G. P.) a remarqué que les seuls pieds d'A. crispa subsistant à l'ouest
du talweg de la station de Favone sud poussaient dans un tapis de C. edulis
(figure 8 et photo 18).

5. Opérations récentes effectuées pour maintenir l'espèce


Renforcements et créations de populations
ABOUCAYA (1997) etABOUCAYA etal. (1999) ont décrit deux opérations en
milieu naturc;:l, concernant Anchusa crispa (note 2) :
- renforcement d'une des populations du revers du cordon littoral de
Portigliolo (les 6 mars 1992 et 24 novembre 1994),
- création de deux populations "mixtes", sur le site de Roccapina (côte
occidentale) avec des graines et des plantules issues des diverses stations
du golfe de Valinco et sur le site de Fautea (côte orientale) avec des graines
et des plantules issues des stations voisines de Cannella et de Favone (les
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 55

9 novembre 1996 et 6 décembre 1996).


Le bilan de ces opérations, dont le suivi a été effectué parC. PIAZZA, est très
décevant, car en 2000 :
· - il ne subsiste aucun descendant dans le cas des renforcements de la
population de Portigliolo et aucun individu n'a survécu sur le site de
Fautea, sans doute trop sec,
- sur le site de Roccapina, bien que plus humide', il ne subsiste qu'un seul
descendant.
Ces mauvais résultats illustrent les difficultés qu'il faudrait réussir à
surmonter pour sauver l'espèce.
Pose de planches pour éviter les piétinements
Sur le site de Cannella, le Conservatoire régional des Sites de la Corse
(C.R.S.C.). en accord avec le propriétaire du camping situé juste en arrière de
la station d'A. crispa, a installé des planches pour le passage des gens entre le
camping et la plage (Fig. 6). Les plus grands individus d'A. crispa du site sont
epracinés au contact de ces planches et du sable (photo 15), ce qui confirme le
b,esoin d'humidité de l'espèce, les planches empêchant l'évaporation du sable
sur lequel elles sont posées. Cette observation fortuite pourra servir à améliorer
les opérations de réintroduction ou de renforcement des populations.

DEUXIÈME PARTIE

Comptages, en avril2000,
des individus d'Anchusa crispa
dans ses sites corses

Remarques
La géomorphologie et la végétation de tous les sites à AnchU:sa crispa ayant
été déjà décrites (PARADIS 1990, 1991 ; PARADIS et PIAZZA 1988, 1989a et b),
les cartes des figures 2 à 8 sont semi -schématiques et s'appuient sur ces travaux
antérieurs. Elles tiennent cependant compte des modifications des sites, telles
qu'elles apparaissent sur les photos aériennes les plus récentes, datant de juin
1999 (I.F.N. 1999). La description des différents sites sera donc sommaire.
Par site, on a localisé les individus d'A. crispa en distinguantles divers stades
phénologiques (plantules, rosettes et pieds fleuris: photos 19 à21) (figures 2 à 8).
Le tableau 4 résume les résultats des comptages d'A. crispa en avril 2000 et les
figures 9 et 10 présententles modifications de ses effectifs depuis 1988-1989.
56 G. PARA DIS. C. PIAV....A
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 57

1. Sites du nord du golfe de Valinco (localisés sur la commune d'Olmeto)

1.1. Site de Cala Piscona (figure 2)


Le site (couvert par la photo I.R.C. no 208, I.F.N. 1 999) a été assez peu modifié
depuis l'étude précédente (PARADIS et PIAZZA 1988). On peut cependant noter :
-le recul important du cordon dans son quart nord-ouest, avec sa dénuda-
tion quasi totale en avant du fourré à Pistacia lentiscus,
-la réduction du nombre de touffes d 'Ammophila arundinacea dans la partie
du site proche du centre,
-l'augmentation de la fragmentation des Ammophila arundinacea de l'extré-
mité sud-est du site, par suite d'un nombre de chemins et de sentiers,
bien plus élevé qu'en 1988,
- l'expansion de l'exotique A triplex halimus en haut de la microfalaise, alors
qu'en 1988, il ne se trouvait que dans le thalweg.
La tempête de la fin décembre 1999 n'a pas eu un effet important sur la
morphologie du site. Mais la quantité de pieds d'Anchusa crispa ayant fortement
baissé par rapport aux comptages précédents (figure 9), il est probable que la
forte salinisation du substrat, qu'elle a provoquée, a entraîné la mort de la
plupart des plantules issues des germinations automnales. il sera intéressant
de voir, les prochaines années, si la population d'A. crispa se reconstitue.

1.2. Site de Cappiciolo (Fig. 3)


Depuis l'étude précédente (PARADIS et PIAZZA 1988), ce site (couvert parla
photo I.R.C. no 208, I.F.N. 1999) a subi d'importantes modifications, dues àux
nombreuses constructions dans sa partie arrière, dont un restaurant et des
maisons pour des locations estivales. Les conséquences principales de ces
impacts anthropiques sont :

Photo 9. Le cordon de Portigliolo vu de loin. Les prairies de la basse terrasse, en anière du cordon,
ont été ensablées sous l'action de la tempête d'hiver. (4 mars 2000).
Photo 10. Aspect de l'ensablement de la partie sud du cordon de Portigliolo, de part et d'autre du
restaurant. (4 mars 2000).
Photo 11. Important ensablement du revers du cordon de Portigliolo dans sa partie centrale. (4 mars
2000).
Photo 12. Ensablement très épais de ce qui constituait, de 1996 à 1999, la plus belle micro-station
d'A. crispa du site. (Portlgliolo : extrémité nord ; 4 mars 2000).

Les photos 13 à 18 montrent divers aspects des stations de la côte orientale


Photo 13. Site de Cannella, vu du sud. Les pieds d'Anchusa crispa sont surtout sur la pente dunaire.
(30 avril2000).
Photo 14. Site de Cannella. vu du nord-est. Sont bien visibles : le restaurant du camping avec, en
avant, des escaliers et des planches, la banière isolant le terrain de camping du haut de la pente
dunaire. (Le camping est situé sous les arbres occupant le haut de la dune). (30 avri12000).
Photo 15. Gros pied d'Anclmsa crispa au contact de planches, disposées en face du restaurant du
camping et destinées à éviter le piétinement de la végétation. (Cannella ; 30 avril 2000).
Photo 16. Une des microstations d'Anchusa crispa, au niveau des Twnarix a.fricana. (Favone nord ;
30 avril 2000).
58 G.PAJùtDIS, C.PULZZA

- la destruction totale du fourré littoral à Juniperus phoenicea dominant,


dans la moitié sud-est du site, qui n'est donc plus du tout isolé,
-la création d'une voie de passage supplémentaire pour se rendre à la plage,
dans la partie nord-ouest du fourré,
- l'apport de blocs et d'arène granitique dans le quart sud-est, proche du
restaurant, ce qui a modifié la granulométrie du substrat,
-l'entreposage de matériel nautique (planches à voiles et petits voiliers) ,juste
au sud du chemin séparant le site en deux portions et à l'emplacement
d'une ancienne population d'Anchusa crispa,
-l'expansion de l'exotique Atriplex halimus, qui était rarissime en 1998,
-l'expansion de plusieurs tapis de Carpobrotus edulis (mais qui auront peut-
être, à l'avenir, un rôle utile sur la population d'Anchusa crispa :voir supra).
Comme pour la plage de Cala Piscona, la tempête de la fin décembre 1999
n'a pas eu d'effets visibles sur la morphologie de ce site.
En ce qui concerne A. crispa, son nombre de pieds fleuris s'est réduit de
moitié par rapport à 1996, et de près du tiers par rapport à 1988 (figure 9). De .
plus, la population située au sud du chemin d'accès principal à la plage
(comprenant 111 individus en rosettes) n'est étendue que sur quelques mètres
carrés et est à la merci du recouvrement par l'entreposage du matériel nautique.
Les menaces, d'origine anthropique, liées au tourisme, qui pèsent sur la
population d'A. crispa sont donc très fortes ici. De plus, la grande chute des
effectifs de la moitié nord-ouest du site paraît aussi liée à un assèchement du
substrat, le thalweg de l'extrémité nord-ouest ne subissant qu'exceptionnelle-
ment un écoulement.
Cette chute des effectifs d'A. crispa rend erroné et caduc notre pronostic de
1988, qui était beaucoup trop optimiste pour ce site.

2. Sites des enviro:qs de l'embouchure du Rizzanese (localisés sur la


commune de Propriano)
2.1. Site de Capu Laurosu (figure 4)
Ce site (couvert par la photo I.R.C. no 210, I.F.N. 1999), très proche de la
petite ville de Propriano, dont il çonstitue la seule plage, est depuis une vingtaine
d'années très ouvert sur une route goudronnée qui le longe. En effet, le fourré
isolant (à Pistacia lentiscus) a été coupé en de nombreux endroits et une
multitude de chemins permettent d'accéder à pied et en véhicules à la plage.
Par rapport aux observations de 1989 (PARADIS & PIAZZA 1989a et 1990) :
- les pratiques de karting et de moto-cross se poursuivent activement dans
la partie nord,
-la destruction des chaméphytes et des nanophanérophytes s'est accentuée
dans la moitié sud, par suite du grand nombre de passages de véhicules,
-un prélèvement de sable s'est produit en 1994-1995 près de la terminaison
sud et a créé une grande cavité, d'ailleurs favorable àAnchusa crispa, par
suite de la proximité de la nappe phréatique en été.
La crue du Rizzanese de novembre 1993 paraît avoir eu une influence très
favorable en imbibant le cordon et en favorisant les germinations. (L'influence
de cette crue est détaillée ci-dessous, dans le paragraphe 2.2.). ·
EFFECTIFS DE ANCfiUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 59

La tempête de décembre 1999 a eu, par contre, un effet négatif important:


- la presque totalité de la superficie du site a subi un fort recouvrement par
le sable,
-d'importantes buttes éoliennes de sable grossier se sont formées au niveau
des touffes d'Helichrysum italicum de l'extrémité sud,
- beaucoup de branches des pieds de Tamarix afticana et de Pistacia
lentiscus, situés en avant, ont été tuées.
Le recouvrement sableux sous l'effet de la tempête a fait énormément baisser
le nombre d'individus d'Anchusa crispa, de plus de 70 %par rapport à 1989 et
de près de 85% par rapport à 1996 (figure 9).
2.2. Site de Portigliolo (figure 5 ; photos 7 à 12)
Situé au sud de la principale embouchure actuelle du Rizzanese, ce site
(couvertparlaphotoi.R.C. no 210, I.F.N. 1999). devaste longueur, est beaucoup
moins fréquenté que le précédent, malgré la présence d'un restaurant (appelé
Robinson). PARADIS et PIAZZA (1989b) ont décrit sa géomorphologie et sa
végétation et ont donné un profil montrant le cordon, le revers du cordon et une
basse terrasse argileuse en arrière de celui-ci.
En avril 1990, un éleveur a modifié une partie du revers (qui, là, présentait
beaucoup de pieds d'An chus a crispa). en créant un chemin un peu surélevé pour
éviter son inondation lors des crues. Pour cela, le revers a été creusé pour
prélever du sable tandis que de l'arène granitique et des blocs de granite ont été
répandus au bas du cordon, sur près de 200 rn de long. C'est sur des parcelles
de cette portion modifiée du revers qu'ultérieurement, après un accord entre
l'éleveur et le C.R.S.C., eurent lieu les opérations de renforcement de la
population d'A. crispa (voir supra).
En novembre 1993, une importante crue du Rizzanese a provoqué une
longue inondation de la basse terrasse et a fait remonter la nappe phréatique du
cordon, qui est resté imbibé longtemps, ce qui a favorisé les germinations de
nombreux akènes de la banque de graines. Ainsi, lors de son stage de fin de
maîtrise, ROSSINI (inédit) a cartographié, en mai et juin 1994, un très grand
nombre de pieds sur les parcelles du revers du cordon, ayant fait l'objet de la
convention avec le C.R.S.C. L'influence favorable de cette imbibition sur la taille
des pieds et le nombre de germinations s'estfait sentir jusqu'en 1997 (figure 9 :
comptages de QUILICHINI en 1996).
La tempête de la fin décembre 1999 a eu 1.m très fort impact sur le site en
apportant un recouvrement sableux encore plus épais et plus étendu que sur
le site de Capu Laurosu. Le sable a même envahi une partie des prairies de la
basse terrasse d'arrière-cordon. Ce recouvrement sableux a fait diminuer les
effectifs d'A. crispa de 45% par rapport à 1989 et de 70% par rapport à 1996
(figure 9).
La figure 5 montre qu'en 2000 :
- la population la plus septentrionale, qui présentait énormément de pieds
en 1996 (QUILICHINI 1996) et 1997 (observations personnelles). a été
presque totalement anéantie,
-la population du revers, située en face des sentiers, sur les parcelles ayant
fait l'objet de renforcements, ne présente plus que 3 individus,
60 G. PARADIS, C. PIAZZA

- seule la station située au nord du restaurant a un assez grand nombre


d'individus, ce qui est sans doute lié à la proximité d'1.me mare ayant
favorisé le maintien d'une végétation assez dense, dont des fourrés de
Tamarix afiicana, qui ont eu un rôle de protection contre l'ensablement.

3. Sites de la côte orientale


3.1. Site de Cannella (figure 6 ; photos 13 à 15)
Le fond del'ansedeCannella (couvertparlaphoto I.R.C. no 613, I.F.N. 1999),
est occupé par une dune haute et fixée. Sur sa pente antérieure, assez forte, se
localisent de très nombreux pieds d'Anchusa crispa (PARADIS 1990).
Les modifications du site (situé sur la commune de Sari-Solenzara), déjà
nombreuses en 1989 (PARADIS 1990), se sont exagérées :
- extension du terrain de camping sur tout le haut de la dune fixée, sous la
végétation naturelle, composée de Quercus ilex, Pistacia lentiscus, Arbutus
unedo, Phillyrea latifolia, Myrtus communis, Vibumum tinus, Rhamnus
alatemus, Fraxinus omus, JunipenLS phoenicea, Olea europaea var.
europaea, Smilax aspera, Lonicera implexa, Tamus communis,
- extension de la surface du restaurant (pizzeria en fait) à l'entrée de ce
camping,
-plantation au haut de la pente dunaire de nombreuses espèces, la plupart
exotiques (Eucalyptus globulus, Myoporum tenuifolium, Nerium oleander,
Opuntiaficus-indica, Senecio angulatus. Pittosporum tobira, Albizzia sp.,
Olea europaea var. europaea, Pinus pinaster, Carpobrotus edulis ... ),
-arrosage de temps à autre de ces plantations, ce qui peut profiter àAnchùsa
crispa.
Une convention de gestion entre le C.R.S.C. et le propriétaire du camping a
permis de réaliser les aménagements suivants :
- mise en place d'une barrière en bois en haut de la pente dunaire,
- plantation de jeunes Juniperus phoenicea à proximité de cette barrière et
au nord-est du camping,
- pose de planches devant le restaurant pour éviter le piétinement (voir
supra),
- pose de quelques escaliers en bois pour freiner l'érosion du sable due au
ruissellement et au piétinement.
Ces aménagements ont modifié l'aspect du site par rapport à l 989, mais ils
n'ont pas empêché l'érosion linéaire en plusieurs endroits.
Par contre, ils ne semblent pas avoir influencé la population d'A. crispa, bien
que l'on constate une nette diminution du nombre total d'individus (figure 9) :
780 en 1989, 442 en 1996 et 421 en 2000.
Cette diminution du nombre de pieds entre 1989 et 1996 semble due à deux
causes naturelles :
-la succession d'années peu pluvieuses,
- l'érosion d'une partie du sable d'avant-dune par la modification du cours
de la rivière de Cannella qui, à la suite des fortes crues de 1993, s'est
momentanément dirigée vers le sud.
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 61

3.2. Site de Favone (figures 7 et 8 ; photos 16 à 18)


Ce site (couvertparlaphoto I.R.C. no 615, I.F.N. 1999), présente, comme cela
a déjà été signalé, deux stations d'Anchusa crispa (PARADIS 1991) :
- une station septentrionale (située sur la commune de Sari-Solenzara),
proche de la partie terminale du petit fleuve Favone (figure 7),
- une station méridionale (située sur la commune de Conca), de part et
d'autre d'un petit ruisseau.
Des témoignages oraux suggèrent que dans le passé, toute la longueur du
site présentait A. crispa. La forte réduction de ses effectifs serait due :
-à un raz de marée (sic!) (in THIEBAUD 1988), c'est-à-dire à une très forte
tempête, ce qui semble possible,
-à une destruction volontaire, au début des années 80, pour éviter un statut
de protection du site, ce qui est peu probable.
Proche de la route N. 198 et en contact avec elle, ce site est, depuis une vingtaine
d'années, très fréquenté en été et de nombreux restaurants y ont été construits.
Station nord (figure 7)
Les individus d'A. crispa sont relativement nombreux (153 en 2000) et
répartis sur 150 rn de long, en plusieurs petits groupes, proches des maisons
et des restaurants. Le caractère nitrophile de l'espèce est très net ici, les plus
beaux pieds étant proches de fosses septiques !
Pour le moment, la présence d'A. crispa ne gêne personne et même, une
convention de gestion entre la commune et le C "R.S.C. a entraîné, pour cette
portion du site, quelques aménagements, avec, eH particulier, des plantations
des espèces protégées Tamarix a.fricana et Vitex agnus-castus.
Station sud (Fig. 8)
Par rapport à son état en 1989, cette station est presque totalement anéantie.
En effet, on constate:
- que tous les individus, qui alors étaient situés à l'ouest du ruisseau, à
l'exception de trois disposés au sein d'un tapis de Carpobrotus edulis, ont
été détruits pour les aménagements liés à un restaurant (parking,
terrains de jeux, entreposage de matériel nautique et implantation d'une
végétation exotique haute),
- que les individus, situés à l'est du ruisseau et à l'ouest d'un autre
restaurant, ne sont maintenant localisés que sur quelques mètres carrés,
par suite du manque de place, dû à la création d'une haie de Nerium
oleander, à l'entreposage de divers objets (matériel nautique et de
construction) et à l'implantation d'un sentier.
Il est probable que sans action vigoureuse, cette station méridionale de
Favone disparaîtra prochainement, par suite des divers impacts anthropiques.
62 G. PARADIS, C. PIAZZA

Conclusions

Déclin des populations d'Anchusa crispa en Corse (figures 9 et 10)


Comparés aux comptages de QUILICHINI (1996). les comptages de 2000
montrent, sur tous les sites, une très forte diminution du nombre de pieds
fleuris {figures 9 et 10).
Les rosettes et les plantules sont beaucoup plus nombreuses sur certains
sites (Cappiciolo, Cannella) qu'en 1996 et moins nombreuses sur d'autres (Cala
Piscona, Capu Laurosu, Portigliolo). Mais, pour l'avenir de l'espèce sur un site,
le nombre de rosettes et de plantules est un paramètre de bien moindre valeur
que la quantité de pieds fleuris, puisque celle-ci donne une indication sur la
future banque de graines alors que beaucoup de rosettes et de plantules
meurent durant l'été.
Donc, sur tout le littoral de la Corse, à la fin avril 2000, on n'a compté que
649 pieds ,fleuris (et un total de 1384 individus) (tableau 4). Ces nombres, très
faibles, sont inquiétants pour le devenir de l'espèce en Corse.

Causes du déclin (tableau 5)


Le tableau 5 présente les différentes causes du déclin des populations d'A.
crispa : certaines sont d'origine naturelle, d'autres sont liées aux activités
humaines.
1. Première cause
On a déjà indiqué que la tempête de la fin décembre 1999, d'intensité et de
durée exceptionnelles, qui a affecté la côte occidentale de la Corse, a fortement
réduit les populations d'A. crispa sur les sites de Capu Laurosu et de Portigliolo.
Bien que les fortes tempêtes soient des événements catastrophiques et
rarissimes, il est probable qu'elles sont le facteur principal de la réduction des
populations d'A. crispa car, par le recouvrement sableux qu'elles provoquent, elles
anéantissent brutalement, et en même temps, presque tous les individus quels
que soient leurs stades phénologiques (plantules, rosettes et pieds allant fleurir).
On doit remarquer que le rôle néfaste des tempêtes pour les populations d'A.
crispa est décuplé là où les impacts anthropiques ont éclairci la végétation :
-par des coupes de phanérophytes, tels Tamarix africana et Pistacia lentiscus,
- par la destruction de chaméphytes, tels Helichrysum italicum, à la suite de
piétinements et de passages de véhicules.
2. Deuxième cause
La sécheresse du substrat est sans doute la deuxième cause de déclin. Nous
l'avons incluse dans les impacts dus à l'homme, car les pratiques humaines ont,
en beaucoup d'endroits des zones littorales, modifié l'hydrologie du substrat par :
- le creusement de fossés de bord des routes, canalisant les eaux de pluies
et les empêchant de s'écouler d'une manière diffuse jusqu'en bord de mer
où, avant ces travaux, elles imbibaient un plus grand volume de sable (cas
de Cala Piscona et de Cappiciolo),
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 63

-l'endiguement et la régularisation du cours inférieur de certains fleuves qui,


auparavant, en ayant 1.m écoulement soit plus diffus, soit plus divaguant,
imbibaient leurs basses terrasses et les cordons littoraux, par remontée
de la nappe phréatique (cas du fleuve Rizzanese pour les sites de Capu
Laurosu et de Portigliolo).
L'influence favorable de la forte crue du Rizzanese de 1993 sur les popula-
tions d'A. crispa du cordon de Portigliolo montre bien l'impact très défavorable,
résultant des modifications anthropiques des cours inférieurs des fleuves.
3. Autres causes
Les autres causes de déclin sont :
- la réduction de la superficie des biotopes littoraux sableux, par la
construction de maisons, de bars et de restaurants, par l'établissement
de campings et de parkings et par le dépôt de matériel nautique (cas de
Cappiciolo, Cannella et Favone).
-l'abandon du pacage de bovins sur le littoral (cas de tous les sites, sauf ceux
de Capu Laurosu et de Portigliolo).
-l'érosion de la partie antérieure de certains sites, par des changements du
cours terminal de fleuves lors d'épisodes très pluvieux provoquant des
inondations (cas de Cannella et peut-être, dans le passé, de Capu
Laurosu et de Portigliolo) ou/ et par l'érosion marine (cas possibles à Cala
Piscona et à Favone dans le passé),
-le nettoyage de la plage, au bas de la pente dunaire, sur le site de Cannella,
ce qui a vraisemblablement détruit un certain nombre de pieds.
Les piétinements par les estivants et les passages de véhicules ont aussi leur
responsabilité dans la destruction directe des individus d'A. crispa,
surtout des plantules et des rosettes, mais ces deux impacts ont une
influence moindre que ceux précédemment cités.
La destruction indirecte des individus d'A. crispa par la fermeture du milieu,
due à l'expansion de la végétation (surtout des Pistacia lenüscus). comme on
l'avait craint (PARADIS et PIAZZA 1989a). ne paraît pas possible actuellement,
au vu de la dénudation des sites.

Recommandations de gestion des sites pour essayer de sauver


Anchusa crispa en Corse
A l'exception des deux stations de Favone, tous les biotopes présentant A.
crispa ont été inclus dans le futur réseau Natura 2000, ce qui rend possibles
certaines pratiques de gestion, qui devront évidemment s'adapter aux particu-
larités de chaque site.
Mais en tenant compte des observations écologiques et phytosociologiques
(voir le paragraphe " Ecologie et phytosociologie d'Anchusa crispa ") et des
dégâts causés par la tempête de décembre 2000, on peut recommander, pour
sauvegarder l'espèce, la création de biotopes où les individus d'A. crispa :
1 : pousseraient sur des substrats suffisamment riches en nitrates et bien
humides, au moins de l'automne à la fin du printemps,
64 G.PAJUUJIS, C.P~

2 : seraient disposés en mosaïque avec des chaméphytes et des


nanophanérophytes, qui les protégeraient des recouvrements sableux éventuels.
Divers essais devront être effectués par les gestionnaires des sites pour tester
les meilleures techniques de management, telles que :
- des arrosages en début de plantations des pieds (note 3), des poses de
planches ou/et de rochers pour maintenir l'humidité,
- des mises en place, à diverses densités, d'espèces chaméphytiques et
nanophanérophytiques "protectrices" (comme Helichrysum italicum,
Pistacia lentiscus, Tamarix a]ricana ... ),
- des poses de barrières en haut de plages, destinées à empêcher l'ensable-
ment lors des périodes de tempête.
Les renforcements et créations de populations se feront, comme dans le
passé, avec des plants en rosettes issues des graines déjà récoltées (ou à récolter)
(note 3).
Ces recommandations pour maintenir des populations naturelles d'A. crispa
portent davantage sur l'amélioration des biotopes que sur l'espèce elle-même.
Cela est normal pour tout taxon littoral menacé, car son habitat est fragile,
puisqu'il subit à la fois des impacts de la mer et des impacts anthropiques, ces
deux gammes d'impacts se révélant le plus souvent très dangereuses pour la
survie du taxon menacé, par suite de leurs caractères de type catastrophique.
La disparition en 1999 de la station de Campitellu (note 4), la forte
diminution du nombre de pieds et la fragmentation de ses populations montrent
qu'il est urgent de mettre en pratique nos recommandations pour essayer de
sauver Anchusa crispa dans ses stations corses.
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 65

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Remerciements
G. PARADIS remercie vivement l'Office de l'Environnement de la Corse
(Directeur: Roger PANTALACCI) et la D.I.R.E.N. (Chargé de mission: Bemard
RECORBET). qui ont accordé, en 1997 et en 2000, à l'Université de Corse, des
crédits pour les prospections des sites à Anchusa crispa.
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 67

Notes

Note 1:
Ecrire, comme l'ont fait ABOUCAYA et al. (1999). que Favone correspond à 2 sites à
Anchusa crispa (voir la 2e colonne de leur tableau 3, p. 273) est une très grave erreur, due
à la confusion entre station et site. Cette confusion a d'ailleurs provoqué une nouvelle
erreur. celle d'écrire qu'il y a en Corse 8 localités à Anchusa crispa (cf. la 3" colonne de ce
même tableau 3, p. 273).
Favone est, en effet, une seule plage sensu lata située au fond d'un petit golfe ("anse
de Favone") et très bien isolée des autres plages du sud-est de la côte orientale. Le site de
Favone montre actuellement deux stations à A. c1ispa, éloignées de près de 500 rn (figures
7 et 8) et situées sur des terrains appartenant à deux communes différentes.
Note 2:
Ces deux opérations ont été réalisées en collaboration entre le Conservatoire Botani-
que National Méditerranéen de Porquerolles (C.B.N.M.P.). l'Agence pour la Gestion des
Espaces Naturels de la Corse (A.G.E.N.C.). le Conservatoire du Littoral (C.E.L.) et le
Conservatoire Régional des Sites de la Corse (C.R.S.C.).
Note 3:
C. PIAZZA a observé que c'est au stade de rosettes de 1,5 mois qu'ont été obtenus les
meilleurs résultats lors des renforcements de population à partir de plants qui avaient été
"élevés" au C.B.N.M.P. (cf la figure 3 in ABOUCAYA et al. 1999).
Note 4:
La disparition en 1999 de la petite station de Campitellu (nord du golfe de Valinco] est
une nouvelle preuve du statut de taxon très menacé, en danger d'extinction, d'Anchusa
crispa en Corse. Cette station. qui en 1995 avait fait l'objet d'une protection par Lm enclos
de la part de la commune d'Oirnetto. était localisée à l'est du site de Campitellu. sur un
lambeau de dune perchée, peuplée de quelques Ammophila arundinacea, vers 4-5 rn
d'altitude et sur seulement 2 mètres carrés de superficie (PIAZZA et PARADIS 1988). De
1987 à 1999, le nombre de pieds d'A. crispa y a fluctué de 4 à 17. En 1998, un tapis de
Carpobroius edulis étendu en bordure de la station avait été arraché par le C.R.S.C.
C'est vraisemblablement la sécheresse du substrat qui a provoqué l'extinction de cette
station, à moins que, par malveillance, quelqu'un ait arraché les dernières rosettes. ce qui
serait cependant étonnant.
68 G.PARADIS, C.P~

No Localités x y
LambertN LambertN

1 Cala Piscona (côte occidentale) 542-543 4154-4155


2 Cappiciolo (côte occidentale) 543-544 4154-4155
3 Capu Laurosu (côte occidentale) 544-545 4151-4152
4 Portigliolo (côte occidentale) 544-545 4149-4151
5 Cannella (côte orientale) 586-587 4169-4170
6 Favone (côte orientale) 586-587 4166-4167

Tableau 1
Coordonnées des stations corses d'Anchusa crispa
(d'après les cartes topographiques au 1: 25 000, Propriano-Golfe de Valinco
et Aiguilles de Bavella-Solenzara)

N" de relevé (tableau) l 2 3 4 5 6 7 8 9 10 l l 12 13 14 15 16


Localités CL CL CL CL CL CL Po Po Po Po Po CP CP CP Ca Ca
N" de relevé (registre mai 1997) l 2 3 4 5 6 10 l l 12 13 14 15 19 20 21 22
Surface (m2 ) 200 80 lOO lOO 25 6 300200200100200 lOL 12 8 25 40
Recouvrement (%) 40 60 80 70 70 65 85 50 55 65 80 40 60 60 70 70
Nombre d'espèces (total) 20 16 24 22 16 15 27 18 22 22 23 l l 14 8 13 14
Nombre de thérophyles 13 9 14 12 8 10 12 7 8 12 10 2 3 l 4 2

Caractéristique p
T, H Anchusa crispa l 1 1 2a 1 1 1 1 1 1 1 2a 1 1 2a 1 16
Espèces vivaces ou bisannuelles
à tendance nitrophile
H Glauciumjlavum + 2a 1 2a 1 + 2a 2a 2a 1 1 + 2a 2a 2a 2a 16
H Beta maritima + 2b 2b 1 2a 2b 3 1 1 1 1 + 12
H Cynodon dactylon + 2b l 2a l 2a 1 7
H Chondrillajuncea + + 1 + l + 1 7
H Plantago lanceolata + + r + + + 6
Hb Scolymus hispaniClls + l + 2a + l 6·
H Jasione montana + + + 2b l 5
Hb Silene vulgaris
subsp. angustifolia l + + 3
H Plantago coronopus + + 2
Hb Silene latifolia latifolia r + 2
H Foeniculum vulgare + r 2
H Reichardia piero ides + + 2
Hb Silybum marlanum + 1
Hb Echium plantagineum + l
H Conigiola telephiifolia 2a l
Thérophytes des Malcolmietalia
T Silerte sericea 2a + l 2a l l l 1 + 2a 1 + 1 l l 2b 16
T Matthiola tricuspidata 1 2a + 2a 2a 2a 2a 2a 1 2a 2a + 12
T Hypecoum procumbens 1 l + + 1 1 + + 1 1 10
T Crepis bellidifolia + + 2a l 1 + l 1 2a 9
T Lolium rigidum + + + + + l l + l 9
T Rumex bucephalophorus 2b l + l + + 2a 7
T Medicago littoralis + l 2
T Hedypnois cretica + l
T Vulpiafasciculata + 1
T Senecio leucanthemifolius
subsp. transiens + l

Tableau 2 (début)
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 69

N" de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16


Localités CL CL CL CL CL CL Po Po Po Po Po CP CP CP Ca Ca
N" de relevé (registre mai 1997) 1 2 3 4 5 6 10 11 12 13 1'4 15 19 20 21 22
Surface (m2 ) 200 80 100 lOO 25 6 300200200100200 IOL 12 8 25 40
Recouvrement (%) 40 60 80 70 70 65 85 50 55 65 80 40 60 60 70 70
Nombre d'espèces (total) 20 16 24 22 16 15 27 18 22 22 23 I l 14 8 13 14
Nombre de thérophytes 13 9 14 12 8 10 12 7 8 12 10 2 3 1 4 2

Thérophytes et bisannuelles
des Stellarietea mediae
(Brometalia principalement)
T Raphanus landra 1 1 2a 1 + 1 2a r 2a + 2a 11
T Papaver dubiwn + + + 1 + + r + 8
T Avena barbata + + r + r + 6
T Bromus diandms
subsp. diandms + 1 + + r 5
T Anthemîs arvensîs + + + 1 4
T Hordewn leporinum + + + r 4
T Bunias emcago + + 1 3
T Chamaemelwn mixtwn 1 2a 2a 3
T Lagums ovatus + + 2
T Centaurea napifolia r + 2
T Silene gallica + 1
T Chenopodiwn murale + 1
T Sonchus oleraceus r 1
H Urospermurn dalechampii + 1
Thérophyte des Cakiletea
T Caldle maritima + + + 1 + + + + + + 10
Espèces des Ammophiletea
(contacts)
G Elymus farctus 1 2a 1 2b 1 2a 1 + + 1 1 2a 2a 13
Ch Lotus cytisoides
subsp. cyüsoides 1 1 1 2a 1 + 2a + + + + 2a 12
G Medicago marina + 2a + 1 + 2a 2b 2b 2a 2b 10
G Sporobolus pungens + + 1 2b 2a + 6
G Eryngiwn mœitimwn r + r 1 + 5
H Matthiola sinuata 1 2b 1 1 1 5
G Calystegia soldanella + 1 2
G Ammophila arundinacea 1 + 2
G Pancratiwn maritimum + + 2
G Aetheorhiza bulbosa + 1
H ' Euphorbia paralias + 1
Autres espèces vivaces (contacts)
G Equîsetwn ramosissimum + + 2
H Crithmum maritimwn + 2a 2
G Cypems longus r 1
Ch I-Ielichryswn italicwn + 1

Tableau 2 (fin)
Groupement à Anchusa crispa de la côte occidentale de la Corse
(relevés effectués en 1997)
(CL : Capu Laurosu ; Po : cordon de Portigliolo ; CP : Cala Piscona ; Ca : Cappiciolo)
(Ch : chaméphyte ; G : géophyte ; H : hémicryptophyte ;
Hb: hémicryptophyte bisannuelle; T: thérophyte).
70 G. PARADIS. C. PIAZZA

N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
N° de relevé (registre mai 1997) 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
Localités Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl F F F F
Surface (m2 ) 25 35 30 20 15 30 18 20 8 20 25 16 30
Recouvrement (%) 50 70 70 80 60 70 80 50 70 80 90 90 70
Nombre d'espéces (total) 14 15 14 14 12 12 15 11 15 15 20 15 18
Nombre de thérophytes 4 9 7 8 6 7 11 7 9 8 8 9 7
Caractéristique p
T, H Anchusa crispa 2a 1 2b 2b 2a 1 2a 2a 2a 2a 2b 2b 2b 13
Espèces vivaces ou bisannuelles
à tendance nitrophile
Hb ScolymtLS hispanictLS + 1 2a 1 2a 5
H Chondrillajuncea 1 + + 1 2b 5
H Foeniculum vulgare + 1 + + 4
H Glauciumjlavum + 1 + 3
H Paronychia argentea 1 1 2
Ch Lotus cytisoides subsp. cytisoides + 1
H Plantago coronopus + 1
H DauctLS carota 1 1
H Matthiola incana + 1
Thérophytes des Malcolmietalia
T Silene nicaeensis 2a 2a 2b 2a 2b 2a 2b 1 2a 2b 2b 1 12
T Vulpiafasciculata 2b 1 2b 1 1 2b 1 1 1 9
T Malcolmia rarnosissima 1 2a 2a 2a 2a 2a 2a 1 8
T Hypecoum procumbens + 2a 1 1 2a 2b 1 7
T Hedypnois cretica + + 1 1 + + 2a 7
T Medicago littoralis + 1 1 1 2b + 6
T Corynephorus articulatus 1 1 2
T Cutandia maritima + 1
Thérophytes et bisannuelles des
Stellarietea mediae (Brometalia
principalement)
T Raphanus landra 1 + + 1 + 2a 6
T LagunLS ovatus + + 1 2b 2a 2b 6
T Silene gallica 1 1 + 1 4
T Bromus madritensis 2a + + 1 4
T Avena barbata + + 1 3
T Sonchus oleraceus + 2a 1 3
T Chamaemelum mtxtum 2a + 1 3
T Andryala integrifolia + 1 2
H Eschscholzia californica + 2a 2
T Bromus diandrus subsp. diandrus 1 1
T Hordeum leporinum 1 1
T Chenopodium album + 1
T Petrorhagia velutina + 1
T Anagallis arvensis + '1
T Conyza bonariensis + 1
T Trifolium arvense 1 1
T Coleostephus myconis + 1
T A triplex prostrata + 1
Thérophytes des Cakiletea
T Calcile maritima 1 + 1 + 1 1 1 + 8
T Salsola lcali (pl) + + 2
Espèces des Ammophiletea (contacts)
G Elymus farctus 3 2b 2a 2a 2b 3 2a 2a + 1 10

Tableau 3 (dêbut)
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 71

N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ll 12 13
W de relevé (registre mai 1997) 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
Localités Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl F F F F
Surface (m2 ) 25 35 30 20 15 30 18 20 8 20 25 16 30
Recouvrement (%) 50 70 70 80 60 70 80 50 70 80 90 90 70
Nombre d'espéces (total) 14 15 14 14 12 12 15 ll 15 15 20 15 18
Nombre de thérophytes 4 9 7 8 6 7 11 7 9 8 8 9 7

G Medicago marina 2a 2a 2b 1 + + + 7
G Sporobolus ptmgens l 1 + r 2a 1 2a 7
G PancratitiiTl maritimum 2a 2a + 1 1 1 + 7
G Echinoplwra spinosa 1 + + 1 2b 5
G Eryngium maritimum + + + 2a + 5
G Calystegia soldanella + 1 1 2a 2a 5
Autres espèces vivaces (contacts)
Ch Rubia peregrina + 1
H Dittrichia viscosa + l
H Gazania rigens 1 1

Tableau 3 (fin)
Groupement à Anchusa crispa de la côte orientale
(relevés effectués par G. Paradis en 1997)
(Cl: Carmella; F: Favone) (Ch: chaméphyte; G: géophyte;
H : hêrnicryptophyte ; Hb : hérnicryptophyte bisarmuelle ; T : thérophyte)

Valinco Plantules Rosettes Fleuris Total partiel Total général


Cala Piscona sud-est 10 11 22 42 (dont 21 fletuis) 65
Cala Piscona ''centre" 2 7 11 20 (dont 11 fletuis) (dont 34 fletuis)
Cala Piscona nord-ouest des ovats 0 1 1 2 [dont 1 fletuil
Cappiciolo sud-est de l'entrée 56 113 29 198 (dont 29 fletuis) 207
Cappiciolo nord-ouest de l'entrée 0 2 7 9 (dont 7 fletuis) (dont 36 fletuis)
Campitellu 0 0 0 0 0
Capu Laurosu nord et centre-nord 1 6 46 53 (dont 46 fletuis) 153
Capu Laurosu centre-sud 4 1 66 71 (dont 66 fletuis) (dont 140 fletuis)
Capu Laurosu extrémité sud 0 1 28 29 (dont 28 fletuis)
Portigliolo extrémité nord 1 5 5 11 (dont 5 fleuris) 209
Portigliolo entre les 2 grillages E-0 6 45 60 111 (dont 60 fletuis) (dont 92 fletuis)
Portigliolo sud du 2' grlllage E-0 0 0 3 3 (dont 3 fi etuis)
Portigliolo près du Robinson 4 56 24 84 (dont 24 flewis)
Total (golfe de Valinco 634 (dont 302 fletuis)

Côte orientale
CanneUa nord 39 167 135 341 (dont 135 fletuis) 421
Cannella sud 29 43 8 80 (dont 8 fletuis) (dont 143 fletuis)
Favone nord 0 14 139 153 (dont 139 fleuris) 329
Favone sud 72 39 65 176 (dont 65 fletuis) (dont 204 fletuis)
Total [côte orientale) 750 [dont 347 fletuisl
Total pour la Corse 1384 (dont 649 flewis)
Tableau 4
Comptage des individus d'Anchusa crispa de la Corse, en avril 2000
(comptages effectués par G. Paradis les 22, 23 et 30 avril 2000)
'1
t-:l

Caractères Destructions naturelles Impacts dus à l'homme


des RecoU\'remen Erosion Erosion Sécheresse Proximité Destruction d Passagc.o; Passage Proximité Dépôt de ~xpansion d Pacage
stations sableux rnnrine lors du d'une aire chaméphytcs de a pied sur d 1établis- matériel Carpobrotus des

Fro~gmcnl.atio Superficje (tempêtes) de crues substrat de parking et d'arbustes véhicules les stations scmcnts nautique edulis bovins

Cala l'iscona oui (ancienne) petite ., faible ouj oui rares moyen abandonné-

Cappiciolo oui (en cours) minuscule ? ? oui oui début rares fort oui impot1antJ moyenne abandonné

Capu Laurosu moitié nord oui (en cours) petite faible ? ? oui oui forte fréqucnl'i fort moyenne rare

Capu T.aurasU moitié ~ud nui (en cours) moyenne fort ? possible non oui forte fréquents fort 1 moyenne de\o·cnu rare

Portigliolo tiers nord oui (en cours) grande trè.ç fort possible possible non forte faible présent

PortiglloJo centre oui (~n cour:;) grande très fort oui non forte présl!Jlt

Portigllolo N du Robjnson en cours mi.nuscule faible pussible non oui devenu rare

Cannella en début moyeu ne ? faible faible posslb(e oui ancienne rares moyen oui moyen abandonnl!

FavooeNord oui pelilc ., ., non oui ancienne rares moyen oui moyen 1 moyeru1e abandonné

FavoncSud ancienne IIÛDUSCU(e


., non oui ancierwe fort oui important\ faible abandonné

Tableau 5
Quelques caractères des stations d'Anchusa crispa de la Corse 0
et degrés des destructions de ses populations
•par des phénomènes naturels et par les impacts dus à l'homme
(observations en avrtl et mai 2000) ~
S/l
0

~
EFFECTIFS DEANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 73
B'
Figure 1
1 10'
Localisation des stations
1
d'Anchusa crispa,
endémique corso-sarde
A. Situation géographique des stations
d'Anchusa crispa
42'-- - en Corse [1, 2, 3, 4, 5, 6)
-42(1
- et en Sardaigne (petites flèches pour A.
crispa subsp. crispa et étoiles pour A. crispa
subsp. maritima).
Les stations de la Sardaigne sont indi-
quées d'après VALSECCHI (1976, 1980 et
1988) et SELVI & BIGAZZI (1998).
(Aj :Ajaccio ; Al :Aléria ; B :Bastia ; Pr :
Propriano ; PV : Porto-Vecchio. Ag : Alghero ;
PT : Porto Torrès ; S : Sassari).

B. Situation des stations d'Anchusa cris-


pa sur une carte en réseau de la partie sud
- 4o' de la Corse.
1
a' 1 ~. A (Le réseau correspond au quadrillage kilo-
métrique Lambert zone IV, réseau facilitant
les localisations des stations sur les cartes
au 1/25 000 de l'I.G.N. Ce système de loca-
lisation est utilisé par la Direction Régionale
de l'Environnement (D.I.RE.N.) de la Corse).
4107

4176

4171

4166

4161

4156

4151

4146

4141

4136

1
4131

4126

4121

4116
Cl g
~ 2
Cl Cl Cl
~ li?. 2
"'"'
f;j ù'i
"' "' "' B
74 G. PARADIS, C. PIAZZA

Nombre de pieds d'Anchusa crispa


Cala Piscona
N
À il~t=· Ammophila arundinacea
+ -1-
Fourré littoral à Pistacia lentiscus
.dOminant
Mosaïque àHelichrysui11 ita/icum

.. Juniperus phoenicea

~côte rocheuse

16fl.
4ros.
Bpi.

50 lOO J11

Figure 2. Localisation et nombre des individus d'Anchusa crispa


en avril 2000 sur le site de Cala Piscona (Côte occidentale corse).
(Comptage effectué par G. PARADIS le 22 avril 2000). (Abréviations concernant les
comptages d'Anchusa crispa: fl : individu fleuri ; pl :plantule ; ros : individu en
rosette).

Nombre de pieds d'Anchusa crispa Figure 3. Localisation


Cappiciolo et nombre des individus
d'Anchusa crispa
50 lOO 150 en avril 2000

·~·."..:!:
partie haute du cordon
~ côte rocheuse
· F Fourré littoral (àPistacia
lentiscus dominant)
• Juniperus phoenicea
• F. restaurants
M· maison
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 75

Nombre de pieds d'Anchusa crispa·


Capu Laurosu

N
!

50 100 !50 200m

( côte rocheuse
46 fl,
6 ros. K ·: pistes de karting
16fl. r : bloc de roche déposé sur le site
1 pl. 4ros. -+---'--- limite entre la plage (sable nu) et la zone
1411. · · • · · · prés~ntant plus ou moins de végétation
2 ros. --1---'--- : -:: voies fréquentes de passages de véhicules
lpl. Sa Dépression d'~ciens pr~lèvements de sable

F :·Fourré littoral à Pisiaciil lentiscus dominant


Pl : Pistacia lentiscu~
Ta : Tamarix afrttana

'66fl.
1 ros.
4pl. Figure 4
Localisation et nombre
des individus
28 fl. d'Anchusa crispa
1 ros.
en avril 2000 sur le site
de Capu Laurosu
(Côte occidentale corse).
Rlzzanese (Comptage effectué par G.
PARADIS.le 22 avril 2000).
(Abréviations concernant les
comptages d'Anchusa crispa : fl :
Piste (aérodrome de Tavaria) individu fleuri ; pl : plantule ; ros :
individu en rosette).
Les contours des fragments de
fourré ont été dessinés.
76 G. P/\IMDIS. C. PIAZ7..A

Photo 17. P1ed ~ d'Anchu.,o crispe• clan '> h· .,,lblc au dt·ssu<., d'u ne a m 1c nne lo.,..,,. '>Cpllquc·. illu-.trant
le• car.uil're n1t ro ph1lc d t• r l"'>pecc•. W<wont• no rd : 30 .wnl 2000)
P hoto 18. l'led'> ci'Anchii'>CI cn:.po cl,ln& u11 1a p1., ck Corpobrot..,, edulb (Fm·om· -.ud . :10 avnl 2000)

Les photos 19 à 21 montrent divers stades phénologiques d'Anchusa crispa


Photo 19. Pl,mt u k., ClJ<' Uill''> ro-.etl t''> d 'Anchus a cn;,po (29 6 1997 . parc e lle expennw nt.llc in riCirura
Le'> .tkene'> &ont t '>~U '> ck Favom•).
Ph oto 20. Jeune ros enc• d 'AnciJu,a cnspo (29 .6. 19H7: pa n ·cllc expt•nme ntall' 111 nawm)
Photo 2 1. J eun(' pied lku r l cl'l\tt CiliiS Q Cll..'f)Cl. (29 6 1997. pMCClle ('Xpt•rim t•ll t,tlc IIIIICIIIII'O)
[fou tt·-, h•, photos llht<:;;trnnt ( t't ~1rt1dt• .,on t dt" G PAHADI S c·t dr C PI;V../..A)
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 77

Nombre de pieds d'Anchusa crispa


Portigliolo
0 50 100 !50 200 rn N
À
3 q,
.Iros.

Figure 5
Localisation et nombre
des individus
d'Anchusa crispa
en avril 2000
sur le site de Portigliolo
(Côte occidentale corse).
60 fl. 5 ros.----1----f-
(Comptage effectué par G. 58 ros. 1 pl.
PARADIS le 23 avril 2000). Spi. Bfl. -+--+-
(Abréviations : Ac : Anchusa
crispa ; f1 : individu fleuri ; pl :
plantule ; ros : individu en
rosette).
En plusieurs endroits du site on
a indiqué 0 Ac, pour pouvoir
comparer avec des populations se
trouvant là en 1989 (PARADIS &
PIAZZA 1989b).

3 fl.

24 fl.

clôtur~
sentier

• .. TamarL'C africana
p parking
R restaurant (Robinson)

limite d'ensablement (fin 1999)


78 G. PARADIS, C. PIAZZA

Nombre de pieds d'Auclmsa crispa


Cari.nell'a

I4n.
6ros. 135ft.
lfl7ros.
39pl. Figure 6
23fl.
Localisation et nombre
18ro~
2pl. des individus
sn.
4Jros..
d'Anchusa crispa
20.
19ros.
ZSpl.
29pl.
en avril 2000
sur la station de Cannella
. •'limite entre la pente dunaire (cOté ouest) (Côte orientale corse) .
ru:ripisylve •... · ctlaplage(côtéest)
Vé : végêtation rur la pcnle R: restaurants
(bas de la route) M:maison (Comptage effectué par G.
ycôterocheuse -petit mur
barrihe en bois (entre le PARADIS le 30 avril2000).
Eg: Eucalyptus globulus "' • camping et la pente dunaire)
Pl:Pistacialentiscu.r ~ cscalierscnbois
(Abréviations concernant les
P plancb~ (passages à pied) comptages d'Anchusa crispa : fi :
~------~5·--------~IOOm individu fleuri ; pl : plantule ;
ros : individu en rosette).

Nombre de pieds d'Allclmsa crispa


FavoneNord

N
i

50
Figure 7
Localisation et nombre
des individus d'Anchusa crispa 1J9fl,

en avril 2000 Ag: A/nus gltllinosa


sur la station de Favone Nord .Ar: Aœcfa rellnodu
Cl:: Cmpobrotus Wu lU
(Côte orientale corse). l'p:Plmuplnrutu
Ta: Tamarlt a[ricana
R:rcslnuranls
M:moisons
(Comptage effectué par G. PARADIS V: établisstmcnt de nnutisme
le 30 avril 2000).
(Abréviations concernant les
comptages d'Anchusa crispa : fi
individu fleuri ; pl : plantule ; ros :
individu en rosette).
Les contours des feuillages de
quelques arbres ont été dessinés.
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 79

Nombre de pieds d'Anclmsa c1·ispa


Favonc Sud Figure 8
Localisation et nombre
des individus d'Anchusa crispa
en avril 2000
sur la station de Favone sud
(Côte orientale corse).

(Comptage effectué par G. PARADIS le


30 avril 2000). ·
100 R: restaumnls
v~ : v~g~tation
du bas de la roule
(Abréviations concernant les
eldi:lapenterocheusc comptages d'Anchusa crispa f1
Ce: CarpDbrvtus cdu/ls
No: NeriWII oleander individu fleuri ; pl : plantule ; ros
Ta: Tamarix afrtcana
individu en rosette).

Variations du nombre d'individus d'Anclwsa crispa


sur la côte occidentale de la Corse

Cala Plscona
1988 1996 2000 Cala Plscona
Pieds fleuris 109 166 34

:~
Rosettes, plantules 117 75 J1

100 ~~P/edsnE:uris .1
-11-Roset!E:s, plantules
50 . .

1985 1990 1995 2000 2005

Capplclolo Capptclolo
19118 1996 2000
Pieds fleuris 90 73 36

~~
Rosotfes, plantulos 119 54 171
150
100. rPiedsneuris ~~
--11-RosoUes, plantules
50
0 ..
1985 1990 1995 2000 2005

Capu Laurosu c_apu laurosu


1989 1996 2000
Pieds fleuris 300 1102 140

i''""~
Roseltes, plantules 247 !54 13 S! BOO
~ 600- ~~Piadsnauris .1
400--- -li-Roselies, plantules
Figure 9
E 200 Variations du
~ 0 .
nombre d'individus
1985 1990 1995 2000 2005
Annees
d'Anchusa crispa
sur les sites de la
Portlgllolo
côte occidentale
Portlgllolo
1!18, 1996 2000 corse.

r=~
Pledsfleurls 200 571 92
Rosettes, plimlules 170 98 117
(Les comptages ont
été effectués en 1988
l5 200
~~Piedsneuris
-If-Rosettes, plantules
,l
~ par G. PARADIS et C.
z 0 . '
1985 1990 1995 2000 2005 PIAZZA, en 1996 par
Années
A. QUILICHINI et en
'--------------------------_J2000parG.PARADIS).
80 G. PARADIS, C. PIAZZA

Variations du nombre d'individus d'Anchusa crispa


sur la côte orientale de la Corse

Cannella
1989 1998 2000 Cannai/a
Pieds fleuris 507 440 143

··"~
Roscttos,planlulcs 273 2 278
-g 500
~ 400.
i ~gg- ~~Piedsfleurls
-&-Rn.<;elles,planlu/es
si
~ 100
z o.
1985 1990 1995 2000 2005
Années

Favono
Favono
1989 1996 2000
Pledsfleurfs 80 231 204
Ros eUes, plantules 85 120 125
...
i_200-
~
e 100
tz
150

50
~
.
j:-+-Pieds fleuris
-lii-RoseUes, plantules1
1

0 .
1985 1990 1995 2000 2005
An mias

Figure 10
Variations du nombre d'individus d'Anchusa crispa
sur les sites de la côte orientale corse.

(Les comptages ont été effectués en 1989 par G. PARADIS,


en 1996 par A. QUILICHINI et en 2000 par G. PARADIS).
BULLETIN DE lA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-QUEST, NOUVElLE SÉRIE, WME 31 - 2000
81

Les populations à fleurs blanches


de Cyclamen repandum Sibth. & Sm.
en Corse
Max DEBUSSCHE* et John D. THOMPSON*

Résumé ; La variabilité morphologique, florale et foliaire, est très marquée chez certaines
espèces végétales, ce qui rend parfois difficile une distinction claire entre les taxons au sein
d'un même genre. Ces situations ambiguës sont intéressantes à analyser dans une
optique évolutive. Elles posent aussi un problème pratique de conservation lorsque l'un
des taxons est une espèce protégée. Dans le genre Cyclamen L., trois taxons voisins,
actuellement considérés comme des espèces, C. balearicum Willk., C. creticum Hildebr. et
C. repandwn Sibth. & Sm .. forment le sous-genre Psilanthum Schwarz. Deux de ces trois
espèces, C. balearicum et C. repandum, font partie de la flore française, la première en
Languedoc-Roussillon, la seconde en Corse et dans une localité en Provence. C. repandwn
est commun et abondant en Corse. Dans certaines populations, des plantes à fleurs
blanches s'y rencontrent à côté des plantes à fleurs roses, couleur habituelle chez cette
espèce. Nos observations montrent que c'est dans la région de Saint-Florent, sur substrat
calcaire, que la proportion de plantes à fleurs blanches est particulièrement élevée
Uusqu 'à 16% dans une population). Certaines de ces fleurs blanches, par leur petite taille
et leur style inclus dans la corolle, sont morphologiquement très proches de celles de
l'espèce voisine, C. balearicum Un très large éventail de taille et de couleur existe en
mélange dans les fleurs de trois populations de cette région, limitées au massif calcaire.
Certaines fleurs sont intermédiaires entre C. balearicum et C. repandum et ressemblent
aux hybrides que nous avons obtenus en culture. Deux hypothèses sont avancées pour
expliquer cette variabilité florale exceptionnelle. L'une évoque le maintien local et relictuel
de C. baleartcum, biogéographiquement explicable, et son introgression à la suite de
l'hybridation avec C. repandum L'autre envisage une convergence morphologique avec
C. balearicum, résultant de pressions de sélection fortes et originales dans ce massif
calcaire en Corse s'exerçant sur C. repandum, espèce au fort potentiel de variabilité.
Mots clés: Cyclamen, Primulacées, biologie florale, hybridation, évolution convergente,
endémisme, insularité, Corse.

Abstract : Many species with widespread distributic;ms show marked variation in a


number of vegetative and reproductive traits. Such variation may often complicate the
delimitation ofrelated species but at the same time provides an interestingvantage point
from which to examine divergence among related species. A problem nevertheless arises
if one of the species is protected. In the genus Cyclamen L., the subgenus Psilanthum

*:M. D. etJ. D. T., Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, C.N.R.S., 1919, route de
Mende, F-34293 MONTPELLIER Cedex 5, France.
82 M. DEBUSSCHE, J. D. THOMPSON

Schwarz contains three taxa currently considered as distinct species, C. creticum


Hildebr., C. balearicum Willk. and C. repandumSibth. & Sm. The lattertwo species occur
in France, C. balearicum in severa! sites in the Languedoc-Roussillon region and C.
repandum in Corsica and in one small isolated locality in Provence. In Corsica, C.
repandum is widespread and abundant. In sorne populations, white-flowered individu ais
can be observed at a lowfrequency (< 2 %) growing among the normal!y pink- to carmine-
coloured flowers. In contrast, in populations on the limestone massifwhich occurs near
Saint-Florent, the frequency ofwhite-flowered plants is consistently high (up to 16 %).
Sorne ofthese white-flowered plants are not simple albino types, since they have flowers
which closely resemble those of C. balearicum in their small size and style which does
not protrude from the corolla. Wh at is more, a wh ole range of intermediate floral forms,
sorne ofwhich resemble hybrids produced in cultivation, exist in these populations. Two
hypotheses can be proposed to account for the extreme variation in floral biology
observed in the se populations. First, a relict population of C. balearicum, dating from the
separation of Corsica from the Balearic islands, may have persisted at this site. Due to
hybridation and introgression with C. repandum. the populations are now composed of
a range of intermediate types. Second, due to high levels of inbreeding in these small
isolated populations, a new taxon resembling C. balearicum may have evolved in these
sites. Again gene flow from more normal C. repandum populations and subsequent
introgression may have created the range of intermediate floral types observed.
Keywords : Cyclamen, Primulaceae, floral biology, hybridisation, convergent evolution,
endemism, Mediterranean islands, Corsica.

Cyclamen repandum Sibth. et Sm. : affinités taxinomiques et a.ire


de distribution
Le genre CyclamenL. comprend vingt espèces réparties en quatre sous-genres
(GREY-WILSON, 1997). Le sous-genre Psilanthum Schwarz réunit trois taxons,
actuellement considérés comme étant des espèces : Cyclamen balearicum Willk.,
Cyclamen creticumHildebr. et Cyclamen repandumSibth. & Sm. Ces trois taxons
ont le même nombre chromosomique (n = 20), à l'exception d'individus dans
certaines populations de C. creticumen Crète où n =22 (GREILHUBER, 1989). Sur
le plari morphologique, ces trois espèces sont très semblables et, sur la base des
caractères morphologiques (ANDERBERG, 1993) et moléculaires (GIELLY et
THOMPSON, non publié), forment un clade à part dans le genre Cyclamen. Toutes
les trois fleurissent au printemps, s'hybrident facilement en culture et donnent
des descendants féconds (THOMPSON, données non publiées).
L'ensemble du sous-genre Psilanthum s'étend dans le bassin méditerra-
néen, depuis l'île d'Ibiza aux Baléares, à l'ouest, avec C. balearicum, jusqu'à l'île
de Rhodes, à proximité de la Turquie, à l'est, avec C. repandumsubsp. rhodense
(Meikle) Grey-Wilson (GREY-WILSON, 1997). Les trois espècessontallopatriques.
C. balearicum est endémique restreinte des îles Baléares et du Languedoc-
Roussillon (DEBUSSCHE et al., 1995, 1996, 1997). C. creticum est endémique
restreinte de Crète et de Karpathos (GREY-WILSON, 1997). C. repandum, dans
sa sous-espèce repandum, se trouve en Provence, Corse, Sardaigne, Sicile,
péninsule italienne, sur la côte adriatique en Croatie, Bosnie et Monténégro,
ainsi qu'en Kabylie (DEBUSSCHE et QUEZEL, 1997; DEBUSSCHE et al., 2000).
Dans sa sous-espèce peloponnesiacum Grey-Wilson, cette espèce se trouve dans
POPULATIONS À FLEURS BLANCHES DE CYCLAMEN REPANDUM EN CORSE 83

le Péloponnèse, et dans sa sous-espèce rhodense, cette espèce se trouve à


Rhodes et à Kos (GREY-WILSON, 1997). Les populations de C. repandum
signalées par BARBERO et QUEZEL (1972) et POLUNIN (1980) en Grèce
centrale, ont encore un statut indéterminé.
Deux des trois espèces du sous-genre Psilanthum appartiennent à la flore
française. C. repandum subsp. repanduin est abondant en Corse ; il se trouve
également en France continentale en une seule localité littorale en Provence
(DEBUSSCHE et al., 2000). C. balearicum existe en France dans cinq groupes
de localités du Languedoc-Roussillon, des Corbières à l'ouest à larègion d'Uzès
à l'est (DEBUSSCHE et al., 1995). Les aires de distrtbution des deux espèces
sont séparées d'environ 200 km, de part et d'autre de la vallée du Rhône.

Traits floraux différentiels de C. repandum Sibth. & Sm.


Les deux espèces présentes en France sont différenciées par la couleur et la
morphologie des fleurs, ainsi que par la forme des limbes foliaires et le dessin des
taches quis'yobservent(HILDEBRAND, 1898; COSTE, 1906 ;TUTIN etal., 1972 ;
GREY-WILSON, 1997). Les traits floraux sont de caractérisation facile et laissent
place à peu d'ambiguïté ; nous ne nous intéresserons qu'à eux dans cet article.
C. balearicum a des fleurs blanches, presque imperceptiblement soulignées de
rose pâle (de fines lignes roses longitudinales sur les pétales sont visibles sous
binoculaire), de petite taille (10-18 mm), au style inclus dans la corolle. Ce dernier
caractère permet une autofécondation spontanée en absence de pollinisateurs
(AFFRE et al., 1995 ; AFFRE et THOMPSON, 1998, 1999). Dans l'ensemble de son
aire de distrtbution, C. balearicuma des fleurs de morphologie (AFFRE et al., 1995)
et de couleur peu variables. Cependant, à Minorque, il a été très rarement observé
la présence d'un anneau rose pàle à la base de la corolle et des pétales légèrement
rosés (DEBUSSCHE et al., 1997). C. repandum subsp. repandum a des fleurs
roses à carmin plus ou moins foncé, de taille moyenne (15-30 mm). au style
largement saillant hors de la corolle. Ce dernier point est lié à une reproduction
principalement allogame où il y a peu de possibilités d'autofécondation en
l'absence de pollinisateurs (AFFRE et THOMPSON, 1997, 1999). Parfois, C.
repandum subsp. repandum montre des fleurs entièrement blanches, de même
taille et forme que les fleurs roses ; il s'agit d'une forme albinos qui ressemble
beaucoup à la fleur de C. creticum Les autres sous-espèces de C. repandum
(rhodense et peloponnesiacum), qui se rencontrent dans l'est du bassin méditer-
ranéen, ont souvent des fleurs bicolores combinant une base de corolle allant du
rose au carmin avec une partie supérieure de corolle allant du blanc au rose ; leur
morphologie est très proche de celle de la sous-espèce repandum (GREY-WILSON,
1997 ; DEBUSSCHE et THOMPSON, données non publiées).

Fréquence et morphologie des fleurs blanches


La présence d'individus de C. repandum à fleurs blanches en Corse a été
soulignée par BRIQUET et LITARDIERE (1938). qui en citent cinq localités. Un
recensement réalisé dans 35 populations de C. repandum, réparties sur
84 M.DEBUSSCH~~D.THOMPSON

l'ensemble de la Corse (THOMPSON, données non publiées). montre que des


fleurs blanches existent dans 13 d'entre elles, là plupart elu temps avec des
fréquences très faibles (< 2 %). Cependant, les observations que nous avons
réalisées, en avril 1999 et en avril 2000, dans le massif calcaire situé près de
Saint-Florent, montrent que cette fréquence peut être beaucoup plus élevée (voir
aussi BRIQUET et LITARDIERE, 1938). C'est en particulier le cas clans des
garrigues rocailleuses à Quercus ilex L. établies sur des vires et des versants
pentus en exposition nord, où dominent Cistus monspeliensis L. et Cistus
incanus L. dans les ligneux< 2 rn de hauteur, et Brachypodium retusum (Pers.)
P. Beauv. clans les herbacées (Tableaux 1 et 2). La fréquence des fleurs blanches
atteint 16% dans une population et jusqu'à 31 %, localement sur un relevé de
60m2 , au sein de cette population. De plus, en mélange avec les fleurs blanches
et les fleurs roses se trouvent de nombreuses fleurs "intermédiaires", d'un rose
très pâle, ou bicolores avec la pointe des pétales blanche ou rose très pâle ; la
taille des fleurs est également variable (Figure 1).
L'examen des fleurs dans cette localité (DEBUSSCHE et THOMPSON,
données non publiées) montre en particulier :
1 - que les fleurs blanches ont en moyenne une corolle plus petite que les
fleurs roses,
2- qu'entre un tiers et la moitié des fleurs blanches, suivant les populations,
a un style inclus dans la corolle, alors que les autres ont un style saillant hors
de la corolle,
3 - que les fleurs "intermédiaires" n'ont que très rarement un style inclus,
4- que les fleurs roses ont très rarement un style inclus et de petites corolles.
Dans les autres populations de Corse où nous avons observé des fleurs
blanches, en fréquence très faible, nous n'avons pas noté de fleurs blanches à
style inclus. Cette diversité dans la couleur et la morphologie des fleurs (Figure 1)
dans une même population du sous-genre Psilanthum n'a été observée, à notre
connaissance, nulle part ailleurs. On peut ainsi voir, en mélange côte à côte, des
plantes ayant des fleurs roses ou des fleurs albinos typiques de C. repandum
subsp. repandum, des plantes ayant des fleurs très semblables à celles de C.
balearicum, et des plantes dont les fleurs rappellent les fleurs de C. repandum
subsp. rhodense et subsp. peloponnesiacum, ainsi que les fleurs qui ressemblent
aux hybrides obtenus en culture entre C. repandum et C. balearicum

Pourquoi une telle diversité ?


Deux hypothèses pourraient expliquer cette exceptionnelle diversité mor-
phologique locale. L'une conduit à évoquer la survie d'une population relictuelle
de C. balearicum en Corse dans un milieu favorable sur calcaire. L'histoire
géologique en partie commune de la Corse et des îles Baléares, bien illustrée par
les espèces endémiques propres à l'ensemble de ces îles, et souvent à la
Sardaigne, permet d'étayer cette hypothèse (CARDO NA et CONTANDRIOPOULOS,
1979). De plus, les habitats étudiés dans le massif calcaire près de Saint-
Florent, très originaux en Corse, rappellent beaucoup plus les habitats où se
rencontre C. balearicum (DEBUSSCHE et al., 1996, 1997) que les habitats
classiques de C. repandum subsp. repandum dans l'île (DEBUSSCHE et al.,
POPULATIONS À FLEURS BLANC/lES OE CYCL..AJ\1/EN REPIINDUM EN CORSE 85

Figure 1 : Fleu r s de 4 indi-


vid u d'un e m êm e p opula-
tion d e Cyclamen repandu rn
pt-è de Saint- Florent (Co r -
se) . U n e n eur b lanch e de
petite l aille. à ty le inclus.
ressemblan t à celle de C.
balear icum. cl u n e n eu r à
s ty le sai llant. d 'u n rose sou -
tenu. couleu r co mm uné-
m ent ob se r vée chez C .
repandum . enca drent 2
n eu r s r eprésen tan t 2 types
d e ne urs ''in term édiaires" .
(Pho to J. D. T I IOMPSON).

2000). Ai n si. localemen t cla ns ce m assi f ca lca i r e. il est possible q u e C.


balearictLmai l cu u ne m eil leu r e adéquatio n écologique que C. repandum s ubsp .
repandum. ce qu i lu i aura it per mis de se m ai nt eni r: ce main lien avec de peUls
effectifs est for tem ent favo r isé pa r a t r ès for te ca pacité à s·au toféconcler en
absen ce d e po llinisateurs. ce q u e C. repandwn ne peul fair e (AFF'RE el
T IIOMPSON. J 999). En fin . il faut soulig ner que les Oeurs "in t erm édiaires"
pou rr aien l être le rê u l l al de l'hybdclalion des clcu~es pêces el d'une introgressio n
d e C. repandtLmdans C. balea ricum . Cependa nt. les indi vidu s qui on t d es feuilles
ressemblan t aux feu ille de C. balearicum son t r ar es. et la p l upart des plan t es
observées ont d es feui lles pl u s proch e . dans leur fOt-m e el leu r color is. d es
fe uilles ty piqu es de C. repa ndum que d es feu illes typ iqu es de C. balea ricum
(DEBUSSCII E el T I IOMPSON. d onn ées n on publ iées).
L'au tre hy poth èse con duit à évoq u er la m ise en p lace d 'u n e d i ffére ncia ti on.
fi n is an t e ou à son débu t. a u ein de C. repandum. taxon mo t-ph ologiquem en l
t r ès va r iabl e. La situatio n m a rginale des populations étud iées à l'extr ém i té
ou est d e l'a i re d e dis tri b utio n de C. rep a ndum. leu r h abi tat o rig i na l , assez isolé
de ce lu i d e autres popu lations en Cor se el de peti t e superfici e. aUiés à leu r s
fai b les effeclifs. son t des facteurs favorables à l'expression d'un ph én otype
"extrême" qui. une fois exprimé. pourrai t se m a inteni r grâce a u x for t es pressions
de sélection. Ces for tes pr essions sélec ti ves serai ent sem blables à ce lles qui on t
pet-m is la différ en cia tio n. pu is l'étab lissem ent de C. balearicum en a llopalrie. Il
s'agirai t donc ici d'une con ve rgen ce m orphologiqu e avec C. balearicum.
Le statut taxinomique des plan l es à Oeurs blanch es et à style inclus ne pout-ra
être él ucid é que par une analyse génétique en pr enan t comme référ ence des
populations allopald ques de C. repandum el de C. balearicum. Les r ésultats de ces
analyses permett..ront de m ieux com pr endre l'histoire évolutive du genre Cyclamen
dans le cad r e de la biogéographi e de l'ou est du bassin m éditerran éen . Ils a uront
au ssi une i rn portance pour définir le sla lu l de protection r equ is par les po pu la lions
ét udiées el par l'en semble du m assi f caJ'caire d e Sai n l-rlor enl. pa.rUculièrcm enl
r emar quable d es points de vue botanique. écologique el biogéographique.
86 M. DEBUSSCHE, J. D. THOMPSON

Remerciements
Nous remercions Geneviève DEBUSSCHE etMichel GRANDJANNY pour leur
aide très efficace lors du recueil des données.

Bibliographie

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1 2 3 4 5 6
Altitude (rn) 35 65 130 90 20 10
Exposition N NE NO N N NO
Pente(%) 70 60 70 80 30 25
pH 7,7 7,7 7,8 7,6 7,8 7,7
Recouvrements (%)
roche en place 12 0 3 0 2 5
blocs 44 10 2 15 5 10
pierrailles 2 25 8 5 13 26
terre nue 0 15 7 0 8 4
litière 32 38 50 35 32 52
mousses 10 12 30 45 40 3
plantes ligneuses hautes 0 12 20 35 85 90
plantes ligneuses basses 55 60 45 35 30 35
plantes herbacées * 20 45 45 40 10 2
Hauteur toit végétation (rn) 1,8 2,8 3,5 4 10 11
Nombre de feuilles C. repandum 210 170 90 140 220 85
Nombre de fleurs C. repandum 20 33 36 32 64 9
Proportion des couleurs (%)
fleur blanche 15 15 17 31 3 22
fleur rose 75 61 58 38 94 67
fleur "intermédiaire" 10 24 25 31 3 11
• : autres que C. repandum.

Tableau 1 : Caractéristiques de l'habitat et coloration des fleurs


dans les 6 stations échantillonnées (relevés de 60 m 2 ).
88 M. DEBUSSCHE, J. D. THOMPSON

1 2 3 4 5 6

QuerctLS ilex + Dlh Dlh Dlh + Dlh


Arisarum vulgare + + + + Dh +
Brachypodium retusum Dh + Dh Dh +
Allium subhirsutum + + + + +
Anemone hortensis + + + + +
Rhanmus alatemus + + + + +
Smilax aspera + + + + +
Cistus incanus + + Dib Dib
Cistus monspeliensis Dib Dib + +
Pistacia lentiscus + + + Dib
Asparagus acutifolius + + + +
Bellis sylvestris + + + +
Carex distachya + + + +
Cyclamen hederifolium + + + +
Dactylis glomerata + + + +
Myrtus communis + + + +
Olea europaea + + + +
Rubia peregrina + + + +
Teucrium marum + + + +
Fraxinus omus + Dlh +
Arbutus unedo + + +
Asphodelus aestivus + + +
Asplenium onopteris + + +
Coronilla valentina subsp. glauca + + +
Geranium purpureum + + +
Orchis papilionacea + + +
Phillyrea latifolia + + +
Rosmarinus o.fficinalis + + +
Ruscus açuleatus + + +
Selaginella denticulata + + +
Ont été notés 2 fois: Hedera helix(5, Dib 6), Tamus communis [5, Dh 6), AUium triqueinun
[5, 6). Asplenium trichomanes [4, 5), Cerasüum sp. (2, 4). GaUum comuiifolium (3, 4),
GaUumparisiense [1. 4), Geranium dissectum (2, 4), Lonicera implexa (3, 5). Phillyrea
angustifolia [2, 5), Polypodium cwnbricum (4. 6). Pulicaria adora (2. 3), Hypochoeris
robertia (2, 4). Sherardia arvensis [2, 4), Stachys glutinosa (3, 4), Vibumum tinus (4, 5).
Quarante-six espèces ont été notées 1 fois.

Tableau 2 : Présence et dominance des espèces végétales


dans les 6 stations échantillonnées (relevés de 60 m 2 ).
Avec Dlh : dominante ligneuse > 2 rn,
Dib : dominante ligneuse < 2 rn,
Dh : dominante .herbacée.
BUUETIN DE LA SOCIÉIÉ BŒ'ANIQUE DU CENIRE-QUEST. NOUVEllE SÉRIE, WME 31 - 2000
89

Contribution à l'inventaire
de la flore sarthoise
Emmanuel FOURNIER*

Le Conservatoire du Patrtmoine Naturel Sarthois (C.P.N.S.) s'est investi de


manière plus approfondie, à partir de 1996, dans la connaissance des espèces
et des milieux du département. Au terme d'une quatrième et avant-dernière
saison consacrée principalement à la réalisation de l'inventaire Z.N.I.E.F.F. 2ëme
génération, mais aussi à la poursuite de l'étude sur les zonages de préemption
des futurs Espaces Naturels Sensibles du département et gràce également à
diverses autres missions ponctuelles, voici donc l'occasion de faire un nouveau
point sur des observations botaniques notables. Ces données ont été collectées
par Séverine HUBERT et par moi-même, essentiellement sur les cantons de La
Flèche, de Sablé-sur-Sarthe, de la Suze-sur-Sarthe, de Conlie, de Ballon, de
Beaumont-sur-Sarthe et ceux concemant l'agglomération mancelle.

Redécouverte

+ Narthecium ossifragum
Cette espèce était considérée comme disparue du département depuis
l'éradication de sa demi ère station connue dans une petite tourbière des Alpes
Mancelles. Elle a toujours été très rare en Sarthe où elle ne fut d'ailleurs
signalée que sur cinq communes du quart nord-ouest du département. Ce
n'est que le 26 aoùt 1999 que j'ai pu en repérer une abondante population (plus
de mille individus largement fructifiés), au sein d'une lande humide probable-
ment très ancienne, en voie de fermeture, juste à l'est de la Basse Lande, sur
la commune de Parcé-sur-Sarthe (YT 19). Cette nouvelle localité élargit donc
la répartition de ce taxon au sud du département, mais toujours sur sa façade
occidentale.

* E. F. : Chargé d'Études au Conservatoire du Patrimoine Naturel Sarthois, 8 ter, rue de


Monaco, 72000 LE MANS.
Note : Nomenclature selon M. KERGUÉLEN : Index synonymique de lajlore de France,
version informatisée du 29-11-1995.
90 E. FOURNIER

+ Erica x watsonii
Je l'ai vainement recherchée depuis 1996 dans tous les endroits où cohabi-
taient Erica tetralix et Erica ciliaris pour enfin confirmer sa présence dans le
département cette année. Même site que pour Narthecium ossifragum, sur deux
m 2 environ.
+ Salvia officinalis
Cette plante a été cultivée dans les jardins et paraissait autrefois subspontanée
dans quelques localités sarthoises. Découverte au sein de pelouses calcaires et
en bordure de chemin au sud-est de la Fontaine Putet, le 3 mai 1999 (commune
de Marçon, CN18).

Nouvelles stations
d'espèces protégées

+ Cardamine amara
La découverte de nouvelles localités affirme la présence de cette espèce dans
l'ouest de la Sarthe et aux abords de l'agglomération mancelle alors qu'elle était
plutôt considérée comme en limite ouest de son aire de répartition dans l'est du
département (cette limite se situe en fait en Mayenne). Les populations recen-
sées, parfois très abondantes se situent dans les zones d'atterrissement en
bordure de cours d'eau ainsi que dans un bois très marécageux :
-berge ouest de la Vègre au niveau d'un bois se trouvant au nord-est des
Treize Vents, en fleurs le 9 avril 1999 (commune d'Avoise, YU 00),
- berge sud de la Sarthe en contrebas de la Tribouillère, non encore fleurie
le 31 avril1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92),
-en tapis sur la vase, dans les sous-bois inondés d'un taillis de saules, juste
à l'est du Gué Perroux, en fleurs le 8 avril1999 (commurie de Saint-Georges-du-
Bois, BP 81).
+ Catabrosa aquatica
La troisième station sarthoise actuellement connue de cette espèce - alors
que A. GENTIL (1892-1894) la signalait comme peu commune - s'épanouit
dans une prairie marécageuse en bordure ouest de la Fare, 500 rn environ au
sud de la Chandesaiserie, le 17 mai 1999 (commune de Saint-Germain d'Arcé,
BN87).
+Drosera intermedia
Deux nouvelles populations de cette plante confirment sa bonne implanta-
tion sur le sol sarthois :
-lande humide succédant à la ceinture de Myrica gale, juste à l'est de l'Etang
d'Oliveau, le 1er juin 1999 (commune de Pontvallain, BN 99),
- plusieurs milliers d'individus tapissant littéralement le fond et les bords
d'une série de mares et de pièces d'eau de loisirs en partie exondées, sur substrat
sablonneux, au sein d'un environnement forestier dominé par Pinus pinaster, 500
rn à l'est de Château-Gaillard, le 4 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).
+ Drosera rotundifolia
Même remarque que pour l'espèce précédente.
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 91

- quelques individus seulement en compagnie de Drosera intermedia à l'est


de Château-Gaillard,
- nouvelle station (une dizaine d'individus à l'état de rosette) au sein du
secteur de landes et de marais à Schoenus nigricans et à Cladium maris eus entre
les Guilardières et le Gué de l'Aune, plus exactement au sud-ouest et à 500m
de la Foucherie (étang). le 2 mai 1999 (commune de Pontvallain, BN 99).
- plusieurs populations au sein d'un réseau de fossés de drainage dans les
pinèdes du bois de Saint-Hubert, à l'ouest (200 rn) et au sud-ouest (600 rn) du
lieu-dit "Saint-Hubert", les 6 et lü août 1999 (communes de Partgné-le-Pôlin et
d'Yvré-le-Pôlin, BP 80).
+ Eriophorum latifolium
Nouvelle station (une dizaine de pieds fructifiés) au sein des prairies neutra-
alcalines situées dans la vallée du ruisseau du Gué Cartrain, au sud-est de
l'étang du Petit Buisson, non loin de celle recensée l'année précédente, le l er
juillet 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+ Genista pilas a subsp. pilosa
Trois journées de prospections m'ont permis de recenser sept stations de
cette espèce, éparpillées dans les bois de Saint-Hubert et du Bouvray, oû elle ne
fut jamais signalée. Cette population très diffuse, jamais foumie, se rencontre
ici dans les sous-bois de callune des vastes pinèdes à pin maritime. Tous les
individus ont été observés fleuris entre le 28 et le 30 avril 1999, sur les
communes de Partgné-le-Pôlin et d'Yvré-le-Pôlin (BP 80) dans un polygone ayant
pour côtés le Carrefour des Cinq Chemins, la Lande de Chouanne, la Patouillère
et la Drugeonnière.
+ Halimium lasianthum subsp. alyssoides
Lambeaux de landes xérothermophiles au sein de zones anthropisées de plus
en plus exiguës (pinèdes, pelouses, landes sèches, jardins particuliers, lotisse-
ments, talus, accotements) constituent l'habitat de cet hélianthème dont les
principaux foyers sarthois se situent au sud du Mans, sur et aux alentours de
l'aérodrome et aux abords de la RN 23, entre le Tertre Rouge et le sud du Bois
de Changé.
Nouvelles stations :
-bord est du chemin menant au Tertre Blanc à partir de laD 32, en lisière
de pinède, le l l mai 1999 (commune de Saint-Mars d'Outillé, vu par Séverine
HUBERT et par Bemard TILLY, BP 90),
- bords d'une petite route rejoignant presque un rond point situé sur la N 23,
juste au sud-ouest du Veau, le 23 août 1999 (commune de Moncé-en-Belin, BP 80),
-accotement ouest de la ligne droite des Hunaudières (N 138), 300 rn au nord
du Virage de Mulsanne, le 30 septembre 1999 (commune de Mulsanne, BP 91),
-milieux cités ci-dessus dans le triangle formé par laN 23, laD 142 et le
chemin passant par les Epinettes et reliant ces deux routes, le 29 juin 1999
(commune du Mans, BP 91).
- accotements et talus en lisière de pinèdes, sur un réseau de routes et
chemins situés entre laN 138 et laD 142, aux alentours et entre les lieux-dits
suivants :la Chènevassière, la Chesnaie et le Mortier, le 29 juin 1999 (commune
de Ruaudin, BP 91),
92 E. FOURNIER

- partie du GR 36 (bords de route) entre le Circuit Bugatti et le centre


équestre, population peu abondante décelée le 28 juin 1999 (commune du
Mans, BP 91),
-pelouse sablonneuse et bord de route à hauteur de la Lande du Camp, 200
à 300 rn à l'ouest de laN 138, le 3 mars 2000, (commune du Mans, BP 91).
Précisions sur le foyer connu :
- milieux cités ci-dessus entre le Fouillet et le Virage du Tertre Rouge,
notamment le long des deux routes longeant laN 23 entre ces deux lieux-dits, ainsi
qu'au sommet de la butte du Virage du Tertre Rouge, à proximité du GR 36. La
population abondante y était bien fleurie le 3 juin 1999 (commune du Mans, BP 91),
- présent à l'état diffus dans les pinèdes et les landes sèches du Bois de
Changé, aux alentours du GR 36, entre laN 23, les Etangs Chauds et les
Ravalières. Nombreux individus (plusieurs milliers) fleuris le 30 juin 1999
(communes du Mans et de Changé, BP 91).
+ Juncus anceps
Les découvertes de cette année portent à sept le nombre de stations de ce jonc
observées en Sarthe depuis 1980, certaines n'ayant d'ailleurs pas été revues
dernièrement. Toutes les nouvelles stations se sont développées sur les berges
de plans d'eau et d'étangs, sur substrat sablonneux à argileux, souvent en
compagnie d'espèces du même genre :
-quelques individus sénescents sur la berge sud-ouest d'un étangjou:ictant
laD 138, juste à l'est du Fourneau, le 27 juillet 1999 (commune de Bazouges-
sur-le-Loir, YT 18),
- plusieurs dizaines d'individus (en fleurs et en fruits) sur la berge ouest du
plus grand des deux étangs se trouvant un peu plus de 300 rn à l'est- nord-est
de la Bredinière, le 27 juillet 1999 (commune de Thorée-les-Pins, YT 28),
-plusieurs dizaines d'individus (en fleurs et en fruits) sur la berge nord de
l'étang situé 500 rn à l'ouest de la Nousillère, le 25 août 1999 (commune de
Louailles, YT 09),
- quelques individus sénesc~nts présents sur la berge sud et au niveau de
l'extrémité nord-est de l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est de la Rairie,
le 2 septembre 1999 (commune de La Flèche, YT 28). Cette demière station est
d'apparition récente, l'étang ayant récemment subi d'importants travaux de
réaménagements.
Ce taxon est donc, en l'état actuel des connaissances, strictement cantonné
dans le sud-ouest du département, et notamment dans la vallée du Loir.
+ Juncus squarrosus
-bordure d'un chemin passant environ à 250 rn de la pointe sud de l'étang
situé à l'est d'Oliveau, non loin du point coté 53 rn, le 5 avril1999 (commune de
Pontvallain, BN 99),
- secteur de pinède sur podzosol hydromorphe, récemment déboisé juste à
l'est de la Martinière, à proximité du chemin longeant le ruisseau des Fillières.
Plusieurs centaines de pieds au stade de rosette, le 5 mai 1999 (commune
dYvré-le-Pôlin, BP 80).
- partie du chemin communal (et ses alentours) reliant le Pont au Gué de
l'Aune, comprise entre les points cotés 57 et 58 rn, sur une centaine de mètres,
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 93

le 1er juin 1999 (commune de Pontvallain, BN 99). Moins de cent individus en


fleurs sur substrat sablonneux,
- forte population au sein du secteur de pinèdes plus ou moins
hydromorphes (dont certaines furent récemment incendiées), de landes
rases, de pièces d'eau de loisirs et leurs abords, dénommé la Lande des
Soucis, au nord de la Hamelinière, le 30 juillet 1999 (commune de Saint-
Jean-de-la-Motte, BN 89). Cette espèce y avait été signalée de longue date (cf.
GENTIL) et fut retrouvée il y a quelques années non loin de là, aux abords des
menhirs "la Pierre Potelée" et "les Pierres Mère et Fille". Le jonc squarreux est
l'une des rares plantes à s'être maintenue au niveau des zones incendiées,
paraissant même plus vigoureux que d'accoutumée. Observé à tous les
stades de développement,
- moins de cinq individus en pleine floraison sur la lande maintenue rase
bordant une pièce d'eau toute en longueur située 500 rn au sud-ouest de
Malidor, en bordure d'un chemin joignant laN 23 à hauteur du Vivier, le 4 aoüt
1999 (commune de Guécelard, BP 80),
- observé telle une espèce du Littorellion uniflorae (!), sur la berge sud de
l'étang se trouvant à 1 km à l'est et légèrement au sud de la Guibonnière, le 2
aoüt 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+ Lupinus angustifolius subsp. reticulatus
Les trois populations trouvées confirment le maintien de cette espèce sur la
commune de La Flèche oü GENTIL la mentionnait déjà en deux endroits, sites
dans lesquels elle s'est d'ailleurs maintenue :
- moins de dix individus sénescents au sein d'une pelouse sablonneuse
jouxtant le Vau, juste à son nord-est, non loin de laD 104, le 4 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
- moins de dix individus en fleurs sur des lambeaux de pelouse sablonneuse
au milieu d'une piste équestre au nord-est de Beauregard, YT 28,
-zone de pelouses sablonneuses se situant entre laD 306 et le Grand Ruigné,
à l'est de la Biennerie, YT 28. Il s'agit là de la plus belle population actuellement
connue dans le département avec plusieurs dizaines d'individus.
+ Omithopus compressus
Les prospections furent très fructueuses cette année et confirment la bonne
implantation de cette espèce dans la vallée du Loir, de Bazouges-sur-le-Loir à
La Flèche. Dans cette demi ère commune, la plante fut signalée à la fin duXJXème
siècle dans un secteur allant de Sainte-Colombe au Tertre Rouge ; elle s'y
maintient toujours en maints endroits. Toutes les populations recensées cette
année étaient en pleine floraison lors de leur découverte, entre le 4 mai et le 20
mai 1999:
-bas-côté nord -ouest de la petite route reliant laPeuverievers les Huberdières,
en lisière d'une plantation de résineux (commune de La Flèche, YT 28),
- pelouse sablonneuse plus ou moins humide située dans un champ en
jachère, au sud-ouest d'un petit carrefour entre la route allant à Cré-sur-Loir
et celle reliant la Guignardière au Pressoir (commune de Cré-sur-Loir, YT 18),
-zone de pelouses sablonneuses se situant entre la 0 306 etle Grand Ruigné,
à l'est de la Biennerie (commune de La Flèche, YT 28). très belle population,
94 E. FOURNIER

-lambeaux de pelouse sablonneuse au milieu d'une piste équestre au nord-


est de Beauregard (commune de La Flèche, YT 18),
-pelouses sablonneuses et talus en bordure de laD 104, situés entre le Vau
et le petit carrefour se trouvant 300 rn au sud de la Bellangerie (commune de La
Flèche, YT 28),
-talus et terre-plein sablonneux au niveau d'un petit carrefour entre laD 37
et la petite route desservant la commune de Cré-sur-Loir et passant par les
Brosses (commune de La Flèche, YT 18),
- plusieurs dizaines d'individus dans une friche sablonneuse colonisée par
Ulex europaeus, au nord de l'aérodrome La Flèche- Thorée-les-Pins et au sud-
est de Leuray (commune de La Flèche, YT 28/BN 78),
- parcelle sablonneuse se situant juste au nord de la Devhllière et jouxtant
un chemin d'exploitation partant de laD 306 en direction du Loir et passant
entre la Devallière et la Porchonnière (commune de La Flèche, YT 28),
- grande parcelle sablonneuse occupée par une piste équestre désaffectée,
localisée 600 à 700 rn à l'ouest et légèrement au nord des Moulins Neufs, en
lisière du Bois de la Barbée (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18),
- abords du chemin coupant transversalement une autre parcelle sablon-
neuse à moitié mise en culture (maïs) jouxtant le même bois, 800 à 900 rn à
l'ouest des Moulins Neufs, YT 18,
- friche sablonneuse, à l'est de la route joignant la Guignardière aux
Fontenis, le gros de la population se trouvant à proximité de l'angle formé par
la route (commune de La Flèche, YT 18).
-pelouse sablonneuse attenante aux Grands Bois, en lisière d'un petit bois
et le long de la route desservant Cré-sur-Loir (commune de La Flèche, YT 18).
-talus et bords de route à hauteur de l'intersection entre laD 306 et laD 37,
à l'ouest de Toumebride, notamment dans le quart sud-ouest du carrefour
(commune de La Flèche, YT 18),
-population située entre 100 et 200 rn à l'est de la Cour, aux abords de la
petite route (accotements et pelouses limitrophes) formant un rectangle avec la
D 306 au sud de la Porchonnière (commune de La Flèche, YT 28),
- secteur nord-ouest de la grande parcelle sablonneuse située entre la
Boutonnière et Leuray (commune de La Flèche, YT 28),
-observé en 1996 aux alentours du camp gallo-romain d'Aubigné-Racan, au
nord de laD 305 (BN 98).
+ Ornithopus pinnatus
Bien que présentant une écologie semblable à celle de l'espèce précédente, cette
plante paraït beaucoup plus rare dans notre département, comme le remarquait
déjà A. GENTIL (1892-1894). Arrivant en limite nord de son aire de répartition en
Sarthe, elle ne fut retrouvée qu'en 1998 par G. HUNAULT et A. LAUNAY à Fercé-
sur-Sarthe. Trois nouvelles stations méritent d'être signalées :
- quelques dizaines d'individus fleuris au sein d'une pelouse sablonneuse
plus ou moins humide située dans un champ en jachère, au sud-ouest d'un petit
carrefour entre la route allant à Cré-sur-Loir et celle reliant la Guignardière au
Pressoir, le 4 mai 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 95

-quelques individus sur un talus et un terre-plein sablonneux au niveau d'un


petit carrefour entre laD 37 et la petite route desservant la commune de Cré-sur-
Loir et passant par les Brosses, même date (commune de La Flèche, YT18),
-moins de cinq pieds fleuris installés dans une friche sablonneuse, à l'est de
la route joignant la Guignardière aux Fontenis, à mi-chemin entre ces deux
lieux-dits, le 19 mai 1999 (commune de La Flèche, YT 18).
Dans ces trois stations, Ornithopus pinnatus pousse toujours en compagnie
d'Ornithopu.s compressus.
+ Paris quadrifolia
-petit bois humide, 150 rn au sud-ouest de la Petite Maison, le long du
ruisseau de la Carrelière, dans un enclos servant de jardin à un cabanon de
loisirs, le 13 mai 1997 (commune de Saint-Ulphace, CP 43).
- quelques dizaines d'individus dans un bois de pente bordant la Sarthe au
nord-ouest de Beaumortier, 300 à 400 rn à l'est du déversoir de Chadenière, le
31 mars 1999 (commune de Saint-Jean-d'Assé, BP 83).
- belle population (individus non fleuris) en divers endroits d'un petit bois
humide à marécageux, voisin de l'Océane (Autoroute A 11), traversé par tm
ruisseau et en partie détruit par la populiculture (on ne peut pas échapper à toutes
les menaces!), entre Chante-Merle etAnillé,le 2 avril1999,làmëme où l'indiqua
GENTIL (1892-1894) un siècle auparavant (commune de Pruillé-le-Chétif, BP 82),
-lisière à l'extrémité sud-est d'un vallon forestier très marécageux, tout près
du ruisseau qui le traverse, au sud-est de Châteaubert, (moins de 50 individus
non fleuris) le 1er avrill999 (commune de la Chapelle-Saint-Fray, BP 83).
+ Pedicularis palustris
La vallée du ruisseau du Gué Cartrain accueille certainement le plus gros
foyer de cette espèce en Sarthe ; suite aux observations de 1998 la Pédiculaire
y a de nouveau été observée en abondance au sein de nouvelles prairies
(plusieurs centaines de pieds), à peine fleurie :
- prairie humide plus ou moins tourbeuse, bordée par deux routes, juste à
l'ouest de la Maison Noire, le 6 mai 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
-prairie tourbeuse jouxtant laD 306, juste à l'ouest de la Boislardière, idem.
+ Peucedanum gallicum
Il trouve son optimum en lisière des forêts acidiphiles, souvent en bordure
de route, ne pénétrant que rarement sous le couvert arboré. C'est dans cette
situation que je l'ai observé, pas encore totalement défleuri, au bord de la petite
route reliant laD 24 à la Roche Davy, à l'ouest et au sud-ouest de Mareil, au
niveau du virage, le 24 septembre 1999 (commune de Précigné, YT 09). Cette
plante avait déjà été signalée dans la forêt de Pincé (donnée deL. CHEVALLIER
reprise par GENTIL 1892-1894).
- quelques dizaines d'individus fructifiés, décelés dans un layon humide
traversant une pinède, 500 rn à l'ouest de l'Etang, 200 rn au sud de laD 305,
le 15 septembre 1999 (commune de Savigné-sous-le-Lude, BN 88).
+ Pilularia globulifera
Cette fougère est actuellement signalée sur dix-huit communes sarthoises et
se maintient fort bien dans le département. Y serait-elle en voie d'extension ou
bien est-ce l'effort de prospection qui permet d'expliquer le recensement de près
de vingt-cinq stations en moins de dix ans?
96 E. FOURNIER

- l'espèce était connue de l'étang de la Fourche d'Auvours, mais cette zone


humide fort intéressante a été en grande partie détruite (puis réaménagée) par
les divers travaux routiers et autoroutiers qui s'y sont déroulés, et demeure plus
que jamais enclavée entre deux nationales et une bretelle d'autoroute ! J'ai pu
y rencontrer la Pilulaire à divers endroits, notamment dans le fond argileux d'un
bassin de rétention récent situé en arrière de l'étang. Elle est par contre apparue
dans les zones sablonneuses humides récemment décapées, situées en contre-
bas de laN 157 et de la bretelle d'accès à l'autoroute. Les sporocarpes étaient
bien visibles le 29 juin 1999 (commune dYvré-l'Evêque, BP 92).
-présente en diverses mares de la forêt de Pincé, la Pilulaire a été découverte
sur la berge est de l'étang situé à 700 rn au nord-est de Saint-Barthélémy, sur
substrat argileux, le 29 juillet 1999 (commune de Précigné, XT 99),
-bien représentée en divers points des berges d'un étang ayant moins d'une
dizaine d'années, localisé 500 rn au sud du Pavillon de Breslay, sur graviers, le
12 août 1999 (commune de Fercé-sur-Sarthe, YU 20).
- belle population sur la berge nord d'un étang en lisière de forêt, 500 rn à
l'ouest de la Nousillière, sur substrat argileux, le 25 août 1999 (commune de
Louailles, YT 09).
- en divers points des berges sablonneuses sud et en moindre mesure ouest
de l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud et légèrement à l'est de la Rairie, en
compagnie de Juncus anceps, le 2 septembre 1999 (commune de La Flèche, YT
28).
+ Pinguicula lusitanica
Aussi bien représentée sur le sol sarthois que les Drosera avec lesquelles elle
cohabite fréquemment, cette espèce se distingue toujours par sa propension à
coloniser de nouveaux milieux, pour peu que les conditions édaphiques lui
soient favorables.
-petite dépression à sphaignes au milieu d'un chemin longeant par l'est un
étang situé 500 à 600 rn au nord-est de la Rairie, au sein de vastes pinèdes à
Pinus pinaster, le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28),
- observée telle une espèce du Littorellion uniflorae, sur la berge nord -est
de l'étang se trouvant pratiquement à 1 km au sud et légèrement à l'est de la
Rairie, idem,
- lande humide installée sur la berge sud de l'étang situé à l'est des
Gasconnières,le 16juin 1999 (commune de Malicorne-sur-Sarthe, YT19). Cette
population localisée à l'extrémité sud-est de l'étang n'avait pas été décelée
malgré de précédents passages en 1996, 1997 et 1998.
Toutes les populations observées en juin étaient en pleine floraison et
n'excédaient pas quelques dizaines d'individus, contrairement aux trois suivan-
tes, bien plus abondantes et présentant de nombreux sujets fructifiés. Ces trois
stations ont été découvertes entre le 6 et le 10 août 1999, sur les communes de
Parigné-le-Pôlin et dYvré-le-Pôlin (BP 80). au sein d'un vaste réseau de fossés de
drainage parcourant les pinèdes du bois de Saint-Hubert et visant à leur
assainissement, là oû autrefois devaient s'étendre de belles landes humides, dont
subsistent çà et là quelques vestiges :
- fossé situé à 700 rn au nord des Fontaines,
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 97

-fossés, 250 rn à l'ouest et lOO rn au sud du lieu-dit "Saint-Hubert",


- fossé à 1,250 km plein ouest de la Noirie.
+ Ranunculus ophioglosslfolius
Cette plante emblématique, dans notre département, des prairies alluviales
établies le long des trois principales rivières sarthoises, apprécie particulièrement
les dépressions longuement inondées (parfois jusqu'en juin) :
- apparue au sein d'une roselière étrépée en septembre 1998 sur le marais de
Cré, 400 à 500 rn au nord-ouest de la Gasneraie. En rosette le 4 mai 1999
(commune de Cré-sur-Loir, YT lB). Pas de floraison constatée cette année,
- plusieurs centaines d'individus en pleine floraison au sein de prairies
humides attenantes au Loir, dans les dépressions encore bien inondées, vis-à-vis
du lieu-dit "les Quatre Vents", légèrement au nord- nord-est, le lO mai 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18),
- population très abondante en pleine floraison également, sur un biotope
identique à ci-dessus, en rive nord du Loir, 600 à 700 rn au nord et légèrement
à l'est de Caillebert, le 11 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-Ie-Loir, YT 18).
- moins de dix individus largement passés aux abords d'une mardelle
totalement asséchée, à proximité d'un canal longeant une ancienne roselière
convertie en peupleraie, non loin des Graviers, le 1er juillet 1999 (commune de
Mareil-sur-Loir, BN 78).
-dépression à l'extrémité est d'une prairie humide jouxtant la Sarthe vis-à-vis
dès Grandes Besnardières,le 9 août 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XT99).
+ Rhynchospora alba
Cette plante doit en grande partie sa survie (c'est le cas pour cinq des six
stations actuellement connues!) dans le département, de manière bien involon-
taire, à certaines pièces d'eau de loisirs et autres petits étangs de création plus ou
moins récente (par ailleurs responsables de la défiguration et du mitage de
nombreux petits cours d'eau et d'autres zones humides), oû les conditions
édaphiques et topographiques (hydromorphie, acidité du substrat, berges en
pente douce, assèchement estival ... ) sont idéales pour de nombreuses espèces
inféodées aux tourbières. C'est dans ce contexte qu'a été découverte la sixième
station (quelques dizaines d'individus) du département, 500 rn à l'est de Château-
Gaillard, le 4 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).
+ Selinum carvlfolium
- observé fin août 1996 (donnée oubliée) de façon diffuse aux alentours de la
ligne haute tension, au nord de laD llO, entre le Gué de l'Aune et les Braudières,
au sein de landes difficilement étiquetables (commune de Pontvallain, BN 99),
-même secteur, même milieu, bordure d'un chemin passant environ à 250 rn
de la pointe sud de l'étang situé â l'est d'Oliveau, non loin d'un point coté 53 rn,
le 5 avrill999, idem,
- idem, population située sous la ligne haute tension, 500 à 600 rn au sud
de la Foucherie (étang). le 2 mai 1999, idem.
+ Thalictrum minus subsp. minus
L'essentiel des populations de cette espèce se répartit dans notre départe-
ment dans les terrains calcaires de la Champagne Mancelle à la Plaine
d'Alençon. Elle fréquente quelques pelouses calcicoles, mais surtout de nom-
98 E. FOURNIER

breux bords de route (talus, accotements) où elle prospère, notamment aux


alentours de Conlie et de Neuvillalais où on l'observait autrefois dans les
"grouas" (groies). Il semble donc que cette plante ait subi un déplacement de
niche écologique, trouvant sur les talus un équilibre favorable à ses exigences :
- moins de dix individus non fleuris sur le talus est de la route communale
au nord de la Croix de Trogné, 150 rn au sud du calvaire situé à l'intersection
du chemin allant au nord-ouest vers le But, le 12 avril 1999 (commune de
Neuvillalais, YU 23),
- moins de dix individus non fleuris sur le talus est de laD 21 à hauteur de
Bel-Air, le 14 avril1999 (commune de Neuvillalais, YU 23),
- moins d'une centaine d'individus non fleuris sur le talus est à l'extrémité
sud du chemin reliant la Perrière à laD 304, le 14 avril 1999 (commune de
Conlie, YU 23),
-moins d'une centaine d'individus non fleuris au sein de fourrés à Junipe111S
communis dans une petite carrière abandonnée se trouvant au nord des Boulais,
le 15 avril1999 (commune de Neuvy-en-Champagne, YU 23).
+ Utricularia minor
Les récentes découvertes portent à sept le nombre de localités (et de
comm1.mes) où cette plante a été recensée depuis 1990, toujours dans une large
partie sud et est du département.
- est apparue en population très dense dans la queue du Grand Etang, au
niveau d'une zone étrépée par le Conservatoire du Patrimoine Naturel Sarthois
en 1993. Pas de floraison constatée le 3 juin 1999 (commune de Saint-Mars-la-
Brière, CP 02),
- présente en deux endroits (mare et fossé), en pleine floraison et abondante,
500 rn à l'est de Chàteau-Gaillard, le 4 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).

Nouvelles stations
de plantes rares à très rares
pour la Sarthe

+ Agrimonia procera
Bord nord du canal de Roëzé à Fillé, au niveau de la limite entre les deux
communes, le 12 août 1999 (communes de Fillé et de Roëzé-sur-Sarthe, BP 80).
+ Apium inundatum
-à hauteur de la Ronceraie, tapisse le fond d'un fossé enjambé par une petite
route accédant à une zone résidentielle au nord de Guécelard, partant à l'est de
la RN 23 en face de la Genettière. Population fructifiée le 3 août 1999 (commune
de Guécelard, BP 80),
- très peu abondant aux abords de la berge nord-est de l'étang situé 500 rn à
l'ouest de la Nousillère, le 25 août 1999 (commune de Louailles, YT 09).
+ Aristolochia clematitis
Belle population située au bout d'w1e haie en bordure de la Sarthe, séparant
deux parcelles de prairies rnésophiles, vis-à-vis de Varennes et légèrement au
nord-est, le 29 juillet 1999 (commune de Précigné, XT 99).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 99

+ Briza minor
Quelques dizaines d'individus dans un chemin forestier parallèle au GR 36,
750 rn à l'ouest de la Bredinière, le 27 juillet 1999 (commune de Thorée-les-Pins,
YT 28 - BN 78). Sème mention sarthoise pour cette espèce redécouverte en Sarthe
en 1998.
+ Calendula arvensis
Quelques individus fleuris en bordure de la D 188 et à proximité de jardinets
longeant le Loir, à hauteur du chemin allant à la Ferme de Cherré, le 4 février 2000
(commune d'Aubigné-Racan, BN 98).
+ Carex pulicaris
-plusieurs dizaines de pieds immatures localisés sous la ligne à haute tension
ouest, entre 500 à 600 rn au sud de la Foucherie, dans une lande plus ou moins
humide maintenue rase par enb·etien mécanique annuel, le 2 mai 1999 (commu-
ne de Pontvallain, BN 99),
- plusieurs dizaines de pieds immatures observés dans un layon traversant
une zone de bas-marais et de prairies tourbeuses neutra-alcalines située au nord
des Grandes Landes, à peu près à la même latitude que le Buisson, le 6 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
- plusieurs centaines de pieds adultes au sein du marais neutra-alcalin
installé en arrière de l'étang se trouvant 750 rn à l'est- sud-est de la Guibonnière,
le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
- plusieurs dizaines de pieds adultes dans les endroits les plus humides du
petit chemin longeant à l'est l'étang situé 500 à 600 rn au nord-est de la Rairie,
idem,
- petite population sénescente le long d'un chemin traversant les pinèdes du
bois de Saint-Hubert,juste à l'ouest du lieu-dit portant le même nom, au niveau
d'un petit carrefour, le 6 août 1999 (commune d'Yvré-le-Pôlin, BP 80).
+ Carthamus lanatus
Cette plante demeure très rare en Sarthe et se cantonne principalement aux
coteaux et affleurements rocheux sur calcaires primaires de la marge armoricaine
du département. Plusieurs centaines d'individus sur ce type de milieu entre la
rivière l'Erve et laD 24, à l'est du Bas Ecuret, le 28 mai 1999 (commune de Auvers-
le-Hamon, XU 90).
+ Centaurea calcitrapa
Quelques pieds en fleurs sur le bord de la route joignant laD 24 à la Romerie
et passant devant la Havardière, au niveau de son intersection avec le petit chemin
se situant environ à 250 rn au nord-est de la Havardière, le 17 juin 1999
(commune de Auvers-le-Hamon, XU 91).
+ Cerastium brachypetalum subsp. brachypetalum
Talus ouest bordant le 1cr chemin partant dans les champs à gauche et
perpendiculaire au chemin communal partant vers le But à partir du calvaire coté
102 rn, le 12 avril 1999 (commune de Neuvillalais, YU 23).
+ Cicendiafiliformis
Cette petite gentianacée passant facilement inaperçue, signalée comme
seulement peu commune à la fin du XIXème, s'est considérablement raréfiée et n'a
fait l'objet que de très peu d'observations récemment. Je n'en ai trouvé que
100 E. FOURNIER

quelques pieds bien fleuris au sein de la lande rase établie sur le bas-côté sud de
laD 8, 1,1 km à l'est de son intersection avec l'A ll, le 16 juin 1999 (commune
de Dureil, YU 10).
+ Cirsium tuberosum
Les quelques stations connues sont cantonnées dans la moitié sud du
département :
- prairies alluviales en bordure du ruisseau de Leuray, en face des Belles
Ouvrières, moins de cent individus à peine fleuris,le 6 mai 1999 (commune de La
Flèche, YT 28).
-grande prairie alluviale attenante au Loir, en contrebas de Leuray, juste au
nord-ouest de ce lieu-dit, moins de cent individus juste en fleurs, le 20 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
- grande prairie alluviale attenante au Loir, vis-à-vis du Moulin de la Barbée,
au sud-ouest du Creux, moins de cent individus juste en fleurs, le 21 mai 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
- belle population (sujets juvéniles et adultes) localisée au sein de grandes
parcelles de prairies humides, à environ 500 rn au sud-est de la Métairie des
Courbes, à la même latitude que la Durandière, le 21 mai 1999 (commune de La
Flèche, YT 18). ·
-belle population (sujets juvéniles et adultes) dans une zone de résurgence au
sein de prairies mésophiles situées entre la Bellangerie et les Pierres, le 25 mai
1999 (commune de Précigné, xr 99).
+ Cuscuta europaea
Principalement inféodée aux franges humides le long de la Sarthe. Je l'ai
observée parasitant HuTmLlus lupulus, dans une haie perpendiculaire à la Sarthe
et longeant un ruisselet au sein de prairies comprises entre cette dernière et la
D 22, juste au sortir de Port-Etroit et en direction du Port de Juigné, le 6
septembre 1999 (commune de Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
+ Cyclamen hederifolium
- en lisière d'un bois pentu b9rdant la Sarthe, juste à l'ouest du château de la
Tribouillère, le 31 mars 1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92).
-en sous-bois,juste au nord de la Chaussumerie, le 7janvier 2000 (commune
de Vouvray-sur-Huisne, CP 12),
-pelouse à proximité d'habitations troglodytes au sud-est de la Fontaine Putet,
le 20 janvier 2000 (commune de Marçon, CN 18).
+ Cyperus longus subsp. longus
Longtemps considéré en grande raréfaction dans le département, ce souchet
s'avère en fait assez bien représenté le long des vallées du Loir et de la Sarthe :
- petite population localisée non loin du seul frêne présent dans une grande
prairie mésophile jouxtant laD 70 et allant au nord du Creux. En feuilles le 21
mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-bord nord de laD 70 (à 50 rn du Loir), 100 rn à l'ouest de l'intersection entre
les chemins desservant Caillebert et la Gourderie. Quelques dizaines d'indivi-
dus adultes le 23 juillet 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-bord est du chemin partant des Chopinières,longeant la voie ferrée jusqu'à
la confluence de la Sarthe et de la Voutonne. Quelques dizaines d'individus
CONTRJBUr!ON À L'IN VENTAIRE DE LA PLORE SARTHOISE 10 1

Photo 1 : S tachys german ica. Asn ièr es-su r - Photo 2 : Ranw1c HittS ophioglossifolius. Prai-
Vègre. 26 mai 1999. ries du Loir à Bazo uges-su r - le-Loir. Mai 1999.

Photo 3 : Cirsium tuberosum. du Photo 4 : Pycreus (= Cyperus) .flavescens.


Loi r à La f lèche. Mai l 999 . Aérodrome d e La Flèche. T h oréc- les- Pi n s. 26
juillet 1999.
(Les photos lllu,tranl cet arudc &ont cl<> E:. F'OUH NIE:I<)
102 E.FOURNIER

adultes, 1,1 km avant d'arriver à l'extrémité sud du chemin, le 29 juillet 1999


(commune de Précigné, XT 99),
-bords de laD 53, sur 300 rn, de part et d'autre d'un petit chemin allant vers
la Sarthe, juste au nord des Chopinières ; haie et fossé perpendiculaires à la
D 53, côté ouest, au sein d'une prairie mésophile, au nord du petit chemin décrit
ci-dessus. Quelques dizaines d'individus adultes, le 29 juillet 1999 (commune
d~ Précigné, XT 99),
-plusieurs centaines de pieds adultes dans les fossés et les bords de routes,
sur plus de 200 rn, à l'intersection de la route reliant la MaisonNeuve au Tesson
et de celle issue du sud par le Cormier, le tout à l'est et légèrement au nord des
Poulinières, le 2 août 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
- bord de route et abords immédiats entre le Cormier et la Brunelière, non
loin de la Renouardière, moins de cent pieds adultes, le 2 août 1999 (commune
de Cré-sur-Loir, YT 18).
- petite station se trouvant au niveau d'un angle droit formé par le .chemin
partant au nord-ouest de l'Orgillière, à 500 rn de ce lieu-dit, non loin de la limite
de commune avec Bazouges, au sein d'un fossé, le 2 août 1999 (commune de
Cré-sur-Loir, YT 18).
- plusieurs dizaines de pieds dans le secteur nord (non loin de la haie) d'une
prairie jouxtant la Sarthe, à proximité de la limite de commune avec Pincé,
325 rn environ au sud-ouest de la Thuaudière, le 9 août 1999 [commune de
Précigné, XT 99),
-prairie humide située rive est de la Sarthe vis-à-vis du lieu-ditles Grandes
Besnardières, idem,
-belle population aux abords du canal de Fillé à Roëzé et de laD 51 (champ,
peupleraie, phragmitaie ... ). le tout aux alentours de la limite entre les deux
communes de l'Aunaie-Morin et du Petit Chenay, le 12 août 1999 (commune de
Fillé et de Roëzé-sur-Sarthe, BP 80),
- plusieurs centaines d'individus adultes et sénescents dans les prairies
comprises entre la Sarthe et laD 22, au sortir de Port Etroit et en direction du
Port de Juigné, sur 200 à 30bm, le 6 septembre 1999 (commune de Juigné-sur-
Sarthe, YU 00).
+ Dactylorhiza elata subsp. sesquipedalis
- quelques individus en début de floraison dans une prairie alluviale située
au nord -nord-estdes Quatre Vents, à environ 200m du Loir, à la même latitude
que les Champs, le 10 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-idem, dans une des prairies se trouvant à l'ouest des Moulins Neufs et au
sud du Bois de la Barbée, non loin du Loir, le 11 mai 1999 (commune de
Bazouges-sur-le-Loir, YT 18). .
- idem, dans 1.me grande prairie humide située entre les Grands Bois et le
Genetay, le 19 mai 1999 (commune de La Flèche, YT 18).
- idem, dans une grande prairie humide attenante au Loir, en contrebas de
Leuray,juste au nord-ouest decelieu~d~t,le 20 mai 1999 (commune de La Flèche,
YT 28).
- population un peu plus abondante que précédemment, au même stade de
développement, dans un bel ensemble de prairies humides à mésophiles attenan-
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE IA FLORE SARTHOISE 103

tes au Loir et se trouvant à l'ouest et au nord-ouest elu Creux, le 21 mai 1999


(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-population adulte disséminée au sein d'une zone de bas-marais et de prairies
tourbeuses neutra-alcalines située au nord des Grandes Landes, à peu près à la
même latitude que le Buisson, le 1er juillet 1999 (commune de La Flèche, YT 28),
- population adulte au sein elu marais neutra-alcalin installé en arrière de
l'étang se trouvant 750 rn à l'est- sud-est de la Guibonnière, le 14 juin 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
-quelques sujets adultes dans le petit chemin longeant à l'est l'étang situé 500
à 600 rn au nord-est de la Rairie, idem.
+ Dittrichia graveolens
Cette espèce fut signalée autrefois sur l'ensemble elu département dans les
champs et les lieux incultes ; elle s'est donc considérablement raréfiée, se
rencontrant parfois (mais pas exclusivement) à la faveur d'anciennes carrières. Je
l'ai observée relativement abondante, à peine en début de floraison sur les abords
ouest et sud d'une ancienne ballastière située 500 rn au sud-ouest du Grand
Plessis, le 31 août 1999 (commune de Spay, BP 81).
+ Elatine hex:andra
- très peu abondante et très localisée sur les berges sablonneuses exondées
d'une grande pièce d'eau de loisirs se trouvant à 500 rn de l'Union, le 6 août 1999
(commune de Parigné-le-Pôlin, BP 80),
-situation identique au niveau de l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est
de la Rairie, le 2 septembre 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+ Erica ciliaris
Cette bruyère, même si elle demeure bien moins commune dans notre
département qu'Erica tetralixavec laquelle elle cohabite souvent, n'en mérite pas
pour autant le statut de plante rare qu'on lui attribuait encore il y a quelques
temps ; vingt-six stations ont été recensées cette année, parfois abondantes sur
plusieurs hectares, dont voici les communes pour mémoire : Fercé-sur-Sarthe,
Savigné-sous-le-Lude, Thorée-les-Pins, Parigné-le-Pôlin, Saint-Jean-de-la-Mot-
te, Pontvallain, Château-l'Hermitage, Yvré-le-Pôlin, le Bailleul, Dissé-sous-le-
Lude, La Flèche, Cré-sur-Loir, la Fontaine-Saint-Martin, Guécelard, Malicorne,
Parcé-sur-Sarthe et Mézeray.
+ Falcaria vulgaris
Bord de route en face du chemin allant à Tartifume, à proximité de champs
calcaires, le 13 avril 1999 (commune de Savigné-sous-le-Lude, BN 87).
+ Galeopsis segetum
Quelques dizaines de pieds adultes dans le fossé et sur le talus nord-est de la
petite route allant de la Rouillerie vers la RN 23 et passant par la Lamberdière,
juste à hauteur de ce lieu-dit, le 30 juillet 1999 (commune de Cérans-
Foulletourte, BN 89).
+ Galium parisiense
Affectionne les milieux plutôt xérophiles. Cette plante est probablement
méconnue et sous-inventoriée en Sarthe (moins de dix stations actuellement
connues, les suivantes y compris) :
104 E. FOURNIER

- quelques pieds dans une pelouse calcicole enrésinée (bois de Mortier) à la


limite du département, à l'ouest de la petite route joignant Dissé-sous-le-Lude
à laD 767, le 17 mai 1999 (commune de Dissé-sous-le-Lude, BN 87).
-partie sud-est et nord-ouest du chemin délimitant le périmètre de l'ancien-
ne gravière se trouvant au sud du Port au Cerf, le 18 juin 1999 (commune de
Noyen-sur-Sarthe, YU 10).
- quelques pieds dans le côté nord-est de l'intersection entre laD 8 et la
petite route desservant Dureil vers le nord et longeant l'A 11 sur 500 rn, le
tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 21 juin 1999 (commune de Parcé-sur-
Sarthe, YU 10).
- quelques pieds au niveau d'un petit coteau xérophile calcaire jouxtant la
D 24 à l'est, compris entre le chemin allant à la Fourrayère etla rivière le Treulon,
le 21 juin 1999 (commune de Auvers-le-Hamon, XU 91).
- quelques pieds dans la partie sud du petit coteau longeant le Treulon au
sud de Pantigné, idem.
+ Inula salicina subsp. salicina
Moins de dix individus adultes dans la zone de bas-marais et de prairies
tourbeuses neutra-alcalines située au nord des Grandes Landes, à peu près à
la même latitude que le Buisson, le rer juillet 1999 (commune de La Flèche,
YT 28). Cette espèce avait déjà été observée dans le secteur en 1998.
+ Juncus capitatus
Ce rarissime jonc annuel n'a été aperçu dans notre département qu'en deux
localités depuis 1985 où il s'est maintenu (gravières désaffectées) :
- pelouse sablonneuse plus ou moins humide située dans un champ en
jachère, au sud-ouest d'un petit carrefour entre la route allant à Cré-sur-Loir
et celle reliant la Guignardière au Pressoir,le 4 mai 1999 (commune de Cré-sur-
Loir, YT 18). Moins de cent individus adultes,
- moins de dix pieds adultes dans un champ sablonneux en jachère se
trouvant juste au sud de laD 306 et au nord -est de la Sirène, le long d'une petite
route formant un angle droit, le 6 mai 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
- petite dépression humide dans une friche sablonneuse, à l'est de la route
joignant la Guignardière aux Fontenis, à mi-chemin entre ces deux lieux-dits, le
19 mai 1999 (commune de La Flèche, YT 18). Moins de dix individus adultes,
- plusieurs milliers d'individus en cours de fructification sur les bas-côtés
nord et sud de laD 8, sur environ 500 rn à l'est et à partir du chemin allant au
Petit Etang, et environ sur 100 à 200 rn à l'ouest du même chemin, le 16 juin
1999 (commune de Dureil, YU 10).
-plusieurs centaines d'individus en cours de fructification dans le côté nord-
ouest de l'intersection entre la D 8 et la petite route desservant Dureil vers le
nord et longeant l'A 11 sur 500 rn, le tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 16 juin
1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YU 10).
- champ sabla-limoneux en jachère (culture de maïs}. en lisière d'un bois
jouxtant la limite de commune entre Dureil et Malicome-sur-Sarthe, à mi-
chemin entre la Courjaretière et la Davière,le 16 juin 1999 (commune de Dureil,
YT 19). Moins de 100 pieds en cours de fructification,
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 105

-bas-côtés nord et sud de laD 8 entre Rouillon et la 1ère route coupant laD 8
500 rn à l'ouest de Rouillon. Plusieurs milliers d'individus, le 18 juin 1999
(commune de Dureil, YU 10).
-plusieurs centaines de pieds sur le chemin longeant laN 23 et laD 142 au
nord-ouest des Epinettes, sur plus de 500 rn, le 29 juin 1999 (commune du
Mans, BP 91).
- quelques dizaines de sujets sénescents sur la berge argilo-sableuse sud-
ouest d'un étang jouxtant laD 138, juste à l'est du Foumeau, le 23 juillet 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
+ Juncus pygmaeus
A peine plus répandu en Sarthe que Juncus capitatus.
-zone sablonneuse humide située en contrebas de laN 157 et de la bretelle
d'accès à l'autoroute, le 29 juin 1999 (commune dYvré-l'Evèque, BP 92).
-même milieu entre laN 157 et l'étang de la Fourche d'Auvours, à proximité
d'un fossé de drainage, idem.
Tous les sujets observés (plus d'une centaine) étaient adultes. Les travaux
inhérents aux aménagements routiers semblent donc être à l'origine de la
réapparition de l'espèce sur le site où la signalait déjà N. DESPORTES en 1838.
+ Juncus tenageia
- plusieurs dizaines d'individus fructifiés au sein d'omières argileuses
situées de part et d'autre de l'intersection entre le chemin parcourant le bois du
Lude au sud (en direction de la Deboiserie) et celui le parcourant du sud au nord,
le 28 juillet 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
-plusieurs dizaines d'individus sénescents présents sur la berge nord-est de
l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est de la Rairie, le 2 septembre 99
(commune de La Flèche, YT 28).
+ Leersia oryzoides
Moins de dix individus immatures, rive sud de la Sarthe entre la Lucerie et
Coing, le 25 août 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
+ Lepidium virginicum
Très peu d'observations existent sur cette espèce, à l'image de Lepidium
ruderale et de Lepidium graminifolium, toutes ayant été retrouvées récemment
en Sarthe.
- Quelques dizaines d'individus adultes observés dans une friche au niveau
du chemin longeant laN 23 au nord, à mi-distance entre le Fouillet et le Tertre
Rouge, le 28 juin 1999 (commune du Mans, BP 91).
-Par ailleurs j'ai pu repérer cette plante au Mans dans un terrain vague (rue
Banjan) ainsi que dans la rue où je réside, au niveau d'un parking non
désherbé 1 (BP 92).
+ Lotus angustissimus
-nombreux individus adultes dans le côté nord-ouest de l'intersection entre
la D 8 et la petite route desservant Dureil vers le nord et longeant l'A11 sur
500 rn, le tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 16 juin 1999 (commune de Parcé-
sur-Sarthe, YU 10),
-quelques sujets isolés sur le bas-côté nord de laD 8, 300 à 400 rn à l'est du
chemin allant au Petit Etang, le 16 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
106 E. FOURNIER

- population adulte (moins de cent pieds) au sein d'une pâture sur le coteau
bordant la rivière l'Erve, vis-à-vis de la Goupilière, le 17 juin 1999 (commune
d'Auvers-le-Hamon, XU 90).
-idem, bas-côté sud de laD 8 entre Rouillon et le chemin desservant la Perrière,
non loin de cette intersection, le 18 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10),
-idem, bas-côté nord de laD 8 entre Rouillon et la 1ère route coupant laD 8,
500 rn à l'ouest de Rouillon, idem,
-petit coteau xérophile calcaire et affleurements rocheux jouxtant laD 24 à l'est,
compris entre le chemin allantàlaFourrayère etlarivière leTreulon,le 21 juin 1999
(commune de Auvers-le-Hamon, XU 91). Plusieurs centaines de pieds adultes,
-partie sud du petit coteau longeant leTreulon au sud de Pantigné, en maints
endroits, idem,
- petit terre-plein le long de la N 23 côté sud, entre les deux chemins allant
à la Salle au nord et à Marcillé au sud, le 21 juin 1999 (commune de Roëzé-sur-
Sarthe, BP 81). Plusieurs centaines de pieds adultes,
- population adulte (moins de cent pieds) sur la bordure est de la sablière
jouxtant juste à l'ouest le lieu-dit Champfleury, de 100 à 400 rn au sud de ce lieu-
dit, le 23 août 1999 (commune de Fillé, BP 81).
+ Ludwigia palustris
Plusieurs dizaines de sujets juvéniles sur la berge sud-est de l'étang forestier
proche du lieu-ditle "PetitEtang",le 16juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
+ Ludwigia peploides
Son apparition dans notre département est récente et se fait principalement,
comme pour l'espèce voisine Ludwigia grandijlora, par l'intermédiaire de la
navigation fluviale sur la Sarthe.
- çà et là sur la rive nord (et probablement sur la rive sud) de la Sarthe, de
l'écluse de Juigné au pont allant à Solesmes, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
-rive est de la Sarthe, 500 rn au nord de Varennes, à peu près à la méme
latitude que le lieu-dit "la Fontaine", le 9 août 1999 (commune de Précigné,
XT 99). Population fleurie,
-rive sud de la Sarthe, à peu près à la même longitude que la Cognière, le 25
août 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
+ Luzula sylvatica
Abondante dans un bois de pente bordant la Sarthe au nord-ouest de
Beaumortier, 300 à 400 rn à l'est du déversoir de Chadenière,le 31 mars 1999
(commune de Saint-Jean-d'Assé, BP 83). Cette plante semble inféodée dans le
département à la vallée de la Sarthe.
+ Micropyrum tenellum
Petit escarpement rocheux surplombant la Sarthe au niveau de la Croix de
Sainte-Anne, moins de cent individus adultes, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
+ Myosurus minimus
Omière boueuse dans le chemin d'accès à des prairies humides attenantes
au Loir vis-à-vis du lieu-dit "les Quatre Vents",légèrement au nord- nord-est,
le 10 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 107

+ Myriophyllum verticillatum
Très rare mais probablement sous-observé. Petite population adulte au
niveau de la berge sud de l'étang se trouvant à 1 km à l'est et légèrement au
sud de la Guibonnière, le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+Najas marina subsp. marina
Moins rare que supposé ;
- très abondant dans les deux étangs se trouvant juste au sud-est de la
Rairie, le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28),
- abondant côté est de l'ancienne sablière jouxtant à l'ouest le lieu-dit
"Champfleury", 200 à 300 rn au sud de ce lieu-dit, le 23 août 1999 (commune
de Fillé, BP 81),
-bien représenté rive sud de la Sarthe entre la Lucerie et Coing, le 25 août
1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
-abondant au niveau de la berge sud de la plus grande des gravières en eau
jouxtant laD 304 et le chemin longeant le Loir en direction des Epinettes, le
29 août 1999 (commune de la Chartre-sur-le-Loir, CN 18).
-rive est du Loir, 250 rn au sud du Moulin de la Barbée, le 8 septembre 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
Les principales observations de cette plante se font donc actuellement dans
les vallées de la Sarthe et du Loir.
+ Oenanthe peucedanifolia
- zone de résurgences au sein de prairies mésophiles situées entre la
Bellangerie et les Pierres, le 25 mai 1999 (commune de Précigné, XT 99),
- quelques individus isolés aux abords du fossé se trouvant au nord de
l'aérodrome de La Flèche-Thorée-les-Pins, juste à l'ouest d'un circuit de Quad
désaffecté, le 26 juillet 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+ Orchis ustulata
Quelques pieds pratiquement défleuris dans un pré sablonneux, 300 rn au
nord-est du Grand Fougerai, le 31 mai 1999 (commune de la Chapelle-Saint-
Aubin, BP 82).
+ Orobanche hederae
Dans une haie, non loin de l'extrémité est du petit chemin à flanc de coteau,
parallèle à laD 154, passant au nord des Vaux, le 20 janvier 2000 (commune
de la Chartre-sur-le-Loir, CN 28).
+ Parentucellia viscosa
- une dizaine de sujets juvéniles dans la partie humide d'une pelouse
sablonneuse parmi d'autres se trouvant juste au nord-ouest de Bourgneuf, le
7 mai 1999 (commune de Précigné, XT 99),
- champ sabla-limoneux en jachère (culture de maïs), en lisière d'un bois
jouxtant la limite de commune entre Dureil et Malicorne-sur-Sarthe, à mi-
chemin entre la Cow:jaretière et la Davière, le 16 juin 1999 (commune de Dureil,
YT 19) ; moins de dix individus adultes,
- côté nord-ouest de l'intersection entre laD 8 et la petite route desservant
Dureil vers le nord, longeant l'A 11, le tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 16 juin
1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YU 10). Moins de dix individus adultes,
108 E. FOURNIER

-intersection entre laD 8 et la route desservant au sud les Besneries, à l'est


de la Brériaire ; côté sud-est du croisement sur l'accotement, idem,
- quelques dizaines d'individus adultes sur l'accotement sud de laD 8 entre
Rouillon et la 1ère route coupant laD 8, 500 rn à l'ouest de ce lieu-dit, puis sur
l'accotement nord, entre Rouillon et le chemin desservant la Perrière, le 18 juin
1999 (commune de Rouillon, YU 10).
- quelques pieds fleuris situés au niveau de l'entrée d'un circuit de Quad
désaffecté installé sur d'anciennes gravières, le 24 juin 1999 (commune de
La Flèche, YT 28).
- quelques pieds fleuris entre un champ de céréales et un petit chemin situé
au nord -est de la Foutière, non loin de la route reliant les Coteaux à la Chaussée,
le 24 juin 1999 (commune de Savigné-sous-le-Lude, BN 77).
- quelques pieds fleuris à l'extrémité de l'étang de la Fourche d'Auvours se
trouvant en contrebas de l'échangeur desservant la future gare de péage de
l'A 28, le 29 juin 1999 (commune dYvré-l'Evêque, BP 92),
- quelques dizaines d'individus adultes et sénescents aux alentours du
chemin d'accès à une grosse mare forestière au sein de la Lande des Soucis,
au niveau d'une pinède récemment incendiée, à l'est des menhirs "les
Pierres de Mère et Fille", le 30 juillet 1999 (commune de Saint-Jean-de-la-
Motte, BN 89),
- quelques pieds fleuris dans une friche humide située à l'extrémité et
légèrement au sud du chemin allant en direction de la Sarthe, parallèle et situé
à égale distance de ceux allant vers la Jumellerie et Beffes, le 9 août 1999
(commune de Pincé, XT 99).
+ Petroselinum segetum
- quelques sujets reconnaissables par leurs feuilles entre un champ et le
talus qui le borde, non loin du chemin communal partant vers le But à partir du
calvaire coté 102 rn, le 12 avril 1999 (commune de Neuvillalais, YU 23),
- plusieurs dizaines de pieds non encore fleuris, le long d'un chemin
communal allant à Conlie, parallèle à laD 38 et rejoignantlaD 21, en lisière d'un
champ, 150 à 200 rn au sud-ouest des Grands Champs, le 25 juin 1999
(commune de Conlie, YU 23),
-population sénescente entre un fourré à Prunus spinosaet une pâture sèche
au sein d'un coteau bordant l'Erve entre laD 24 et le Bas Ecuret, le 6 septembre
1999 (commune d'Auvers-le-Hamon, XU 90),
- moins de dix individus en fruits en bordure de parcelles cultivées, le long
de la limite de commune entre Sablé et Auvers-le-Hamon, juste derrière la
Cochinière, le 6 septembre 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
• Peucedanum carvifolium
Retrouvé en Sarthe en 1997, ce peucédan qui n'était récemment connu que
de trois communes, paraissait autrefois assez rare pour GENTIL qui le mention-
nait principalement aux alentours du Mans.
-une dizaine de jeunes individus sur le bord sud du chemin allant à l'Bachet,
à proximité des résurgences salées, le 3 mai 1999 (commune de Chemiré-le-
Gaudin, BP 71). Population passée longtemps inaperçue sans doute à cause de
l'entretien précoce du chemin Ue n'ai pu la revoir quinze jours après).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 109

- petite population adulte située sur le bord ouest du chemin partant des
Chopinières, longeant la voie ferrée jusqu'à la confluence de la Voutonne, 800
à 900 rn avant d'arriver à l'extrémité sud du chemin (limite entre la Sarthe et la
Mayenne). le 29 juillet 1999 (commune de Précigné, XT 99).
-abondante station aux abords d'un canal de la Sarthe au sud de l'agglomé-
ration de Spay, à l'extrémité du chemin longeant ce canal côté nord, au niveau
de l'écluse située au nord-ouest de l'Enfer, sur une centaine de mètres Uuvéniles
et adultes). le 23 août 1999 (commune de Spay, BP 81).
- mème chemin, 200 rn environ après son intersection avec laD 212, à peu
près au nord de la Croix, idem,
- très belle population adulte dans une pré humide pacagé par quelques
chevaux et longeant le ruisseau de l'Antonnière, 250 à 375 rn au nord-ouest du
Grand Renaud, le 16 septembre 1999 (commune de Saint-Satumin, BP 82).
+ Peucedanum oreoselinum
Des quatre stations signalées jadis à Cré-sur-Loir, il n'en fut retrouvé qu'une
seule, assez abondante, des deux côtés de la route passant par la Maison Neuve
et la Petite MaisonNeuve sur environ 300m,le 2 août 1999 (communes de Cré-
sur-Loir et de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18). Cela porte donc à trois le nombre
de stations actuellement connues de cette espèce dans le département.
+ Plantago scabra
Cette plante qui était mentionnée autrefois comme peu commune dans les
lieux arides et sablonneux a beaucoup régressé ; les quelques observations
récentes concement surtout les alentours de l'agglomération mancelle :
- quelques pieds fructifiés dans un terrain vague entre les Maffeteux et un
ensemble de sablières, le 23 août 1999 (commune d'Arnage, BP 81),
-observé à maintes reprises et en divers points sur le terre-plein central de
laD 147 (rocade) traversant la zone industrielle sud du Mans, entre la Patte d'Oie
d'Allones et Nauguibert (communes d'Arnage et du Mans, BP 81).
- apparu devant chez moi dès 1997, probablement introduit avec les graviers
ayant servi à terrasser le parking (BP 92).
+ Polystichum aculeatum
- moins de cinq touffes aux alentours du vallon encaissé parcouru par un
ruisselet juste à l'ouest du château de la Tribouillère, dans un bois pentu
bordant la Sarthe, le 31 mars 1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92).
En mélange avec Polystichum setiferum,
- même abondance dans un bois de pente bordant la Sarthe au nord-ouest
de Beaumortier, 300 à 400 rn à l'est du déversoir de Chadenière,le 31 mars 1999
(commune de Saint-J ean-d'Assé, BP 83). En mélange avec Polystichumsetiferum,
- peu abondant sur les talus ombragés bordant un chemin très encaissé
partant au sud du Vieux Lavardin vers la Bigottière, le 17 septembre 1999
(commune de Mézières-sous-Lavardin, BP 83).
-versant boisé rive est du Dinan, au niveau du Moulin d'Oume, le 28 janvier
2000 (commune de Fiée, CN 18).
+ Pseudofumaria lutea
Quelques individus fleuris sur un mur dans le hameau de Saint-Juli.en, le
long de laD 88, le 30 août 1999 (commune de Neuvy-en-Champagne, YU 22).
llO E. FOURNIER

+ Pseudognaphalium luteo-album
Berge nord-est de l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est de la Rairie, le 14
juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28). Moins de dix individus à peine fleuris.
+ Pycreus flavescens
Cette cypéracée est devenue rarissime en Sarthe où la seule observation
récente faite par B. TILLY date de 1993 (plante non revue surie site en question
en 1999). Par contre il semble qu'eiie soit passée totalement inaperçue (confu-
sion avec Cyperusjuscus ?!) des abords du drain sud bordant l'aérodrome de La
Flèche-Thorée-les-Pins (site géré par le C.P.N.S.) malgré de nombreuses pros-
pections. Ce souchet y était pourtant très abondant le 26 juillet 1999 (commune
de La Flèche, YT 28). Un examen de quelques clichés personnels prouve déjà sa
présence sur le site en 1996.
+ guercus cerris
Deux observations récentes seulement concemaient ce chêne qui semble
probablement méconnu des botanistes locaux, mais qui ne serait pas si rare que
cela selon les dires de certains forestiers. Je l'ai découvert en plusieurs endroits
· de la commune de Cré-sur-Loir (YT 18), non loin dela route reliant cette commune
à Saint-Quentin-lès-Beaurepaire (Maine-et-Loire). C'est en rédigeant ces lignes
que je me suis aperçu que l'espèce fut signalée dans ces environs par LAUNAY
(donnée reprise par GENTIL 1913-1914 et par DELAUNAY 1927).
-population disséminée entre la Valinière et la Deboiserie, dans le quart sud-
est du Bois du Lude, les 19 mai et 28 juillet 1999,
-bord de laD 37, de Chanteloup jusqu'à son intersection avec la route allant
de Cré à Saint-Quentin, bord de cette dernière, 200 à 300 rn au nord de cette
intersection, puis juste au sud du lieu-dit "la Forêt" le 28 juillet 1999,
- lisière ouest du Bois du Lude, sur 100 à 200 rn à partir de la Forêt, idem.
La répartition du chêne chevelu dans le Bois du Lude reste à préciser; ce site
offre de belles perspectives pour quiconque s'intéressera aux hybrides du genre
Quercus puisque y croissent aussi Quercus robur, petraea, pyrenaica et humilis.
+ Ranunculus circinatus
- apparue au sein d'une roselière étrépée en septembre 1998 sur le marais
de Cré, 400 à 500 rn au nord-ouest de la Gasneraie, ainsi que dans un canal
adjacent à cette roselière. En fleurs le 4 mai (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
-abords d'une mare présente dans l'une des prairies humides bordant le Loir
sur sa rive nord, 600 à 700 rn au nord de Caillebert, quelques individus en fleurs
le 11 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
- dépression encore inondée dans une prairie alluviale en bordure de la
Sarthe, juste au sud-ouest des Chopinières, quelques individus en fleurs le 15
juin 1999 (commune de Précigné, XT 99).
+ Ranunculus parvi}t.orus
-bordure de champ jouxtant le sentier conduisant à la Croix de Sainte-Anne,
à peine au sud-ouest de ceiie-ci, moins de dix pieds fleuris le 26 mai 1999
(commune de Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
-bordure de champ en marge d'un coteau calcaire longeant laD 57 à l'ouest
et au nord de la Cour, juste à l'est d'un front de taille, moins de dix pieds presque
défleuris le 28 mai 1999 (commune d'Asnières-sur-Vègre, YU 00).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 111

+ Ranunculus tripartitus
Petit étang forestier attenant à la limite de commune, à droite d'un chemin
perpendiculaire à la D 23, juste à l'est de Bagatelle, plusieurs dizaines
d'individus fleuris le 25 mai 1999 (commune de la Chapelle d'Aligné, YT 09).
+ Rorripa palustris
- est réapparu en divers endroits de la zone humide de la Fourche d'Auvours
où il était déjà connu; est par contre apparu en contrebas de laN 157, du côté
opposé à celui de l'étang, à quelques centaines de mètres de l'échangeur, le 29 juin
1999 (commune dYvré-l'Evêque, BP 92) ; moins d'une dizaine d'individus
adultes,
- même abondance (individus tous isolés) côté est de l'ancienne sablière
jouxtant à l'ouest le lieu-dit "Champfleury", de 100 à 400 rn au sud de ce lieu-
dit, le 23 août 1999 (commune de Fillé, BP 81).
+ Sanguisorba officinalis
- quelques dizaines de pieds en germination dans un bas-marais à Schoenus
nigricans et Cladium mariscus, 500 rn au sud-ouest de la Foucherie (étang), le
2 mai 1999 (commune de Pontvallain, BN 99),
- petite population située 1, 1 km au sud et légèrement à l'ouest de la
Foucherie (étang), sous la ligne à haute tension, idem,
- quelques dizaines de pieds en germination au milieu d'un chemin forestier
humide débouchant sur la D 251, juste à l'est de celui allant vers les
Brétonnières, du côté opposé à la départementale, à 100 -200 rn de celle-ci, le
3 mai 1999 (commune de Roëzé-sur-Sarthe, BP 80).
-population éparse,localement abondante au sein de pinèdes, landes, fossés
et bords de chemins dans un rayon de plus d'1 km autour de Saint-Hubert et
notamment aux abords du chemin longeant le ruisseau des Fillières, de
Guécelard au Gué d'Urtebize, le 5 mai 1999 (communes de Guécelard, de
Parigné-le-Pôlin et dYvré-le-Pôlin, BP 80).
- quelques dizaines de pieds à hauteur de la Ronceraie, aux abords d'un fossé
et d'une petite route accédant à une zone résidentielle au nord de Guécelard,
partant à l'est de la RN 23 en face de la Genettière. Population avec juvéniles et
adultes le 3 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).
- quelques dizaines de pieds adultes et juvéniles au niveau de la petite presqu'île
de l'étang se trouvant à l'est et légèrement au nord de Bruon, le long de la RN 23,
dans sa partie ouest, le 3 août 1999 (commune de Parigné-le-Pôlin, BP 80).
+ Scandix pecten-veneris subsp. pecten-veneris
-bordure d'un champ et talus au niveau du chemin desservantle Bouillonnay,
juste au niveau d'un virage où se trouve 1.me pièce d'eau, en fleurs, le 12 avril
1999 (commune de Neuvillalais, YU 23),
- belle population en bordure de champ (côté nord) le long du chemin
communal reliant le Moulin Neuf à la Gilardière sur 300 à 400 rn, le 14 avril1 999
(commune de Neuvillalais, YU 23).
- idem, talus et bordure de champ à l'est du chemin communal reliant le
Moulin Neuf aux Bourgeons, dans la montée, idem.
Plante observée en d'autres endroits dans les groies de Conlie et de
Neuvillallais où elle semble bien représentée (pour mémoire).
112 E. FOURNIER

+ Schoenus nigricans
Cette espèce, bien que principalement cantonnée dans les vallées du Loir et
du Narais ne mérite probablement pas son statut de plante rare en Sarthe.
Présent çà et là aux abords des étangs du Mélinais (au sud de la Rairie), il
demeure toujours abondant au sud-est de la Guibonnière, le 14 juin 1999
(commune de La Flèche, YT 28).
# Securigera varia
Probablement introduit à la sortie du village de Requeil, en bordure est de laD 77
en clirection de Mansigné, en fleurs le rer juillet 1999 (commune de Requeil, BN 89).
+ Silybum marianum
-début du chemin (le long d'une rangée de chênes) partant de laD 159 vers
un bois longeant la Sarthe et passant juste au nord-est de Gratalot, en rosette
le 9 avril 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XT 99).
-population adulte au bord d'un champ et de la route joignant la Rabottière
au Grand Denneray, juste à l'est de son intersection avec le GR 365 et au sud
du château de Dobert, le 26 mai 1999 (commune d'Avoise, YU 00).
- dans une prairie mésophile en contrebas du bois de Pécheseul, le long de
la Sarthe, en face du Petit Bois, le 10 janvier 2000 (commune de Noyen-sur-
Sarthe, YU 1 0). .
+ Solidago gigantea
Cette espèce, comme Solidago canadensis a été introduite dans de nombreux
jardins. Apparaît comme subspontané et abondant dans un fossé en bordure de la
D 13 aux environs de la Noirie,le 1er juillet 1999 (commune de Luché-Pringé, BN 88).
+ Spergula pentandra
Cette espèce qui n'est connue que de très peu de stations reste sans doute
sous-inventoriée :
-plusieurs centaines de pieds fructifiés sur le talus ouest de laD 304, à partir
de la Bellangerie jusqu'au carrefour se trouvant 300 rn plus loin au sud ;
individus épars entre le Vau et la Bellangerie, à l'ouest de laD 104, le 4 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28).
-population très réduite sur une berme sablonneuse de la route perpendi-
culaire à laD 306 et passant à côté de la Gallière, juste avant 1'intersection avec
la ligne de chemin de fer, idem.
+ Spiranthes spiralis
Petite population adulte très localisée sur l'accotement nord de laD 305, 100
à 300 rn à l'est du chemin allant à la Vélinière, en fleurs le 15 septembre 1999
(commune de Savigné-sous-le-Lude, BN 88).
+ Stachys germanica
Quelques individus adultes situés le long d'un sentier, au pied d'un petit
coteau calcaire bordant laD 57 au nord de la Cour, à l'est d'un front de taille
dominant la route au niveau d'un virage, le 26 mai 1999 (commune d'Asnières-
sur-Vègre, YU 00).
+ Teucrium scordium subsp. scordium
La station connue sur le marais de Cré n'a plus été vue au cours des deux
dernières années. Les travaux de réhabilitation et de réaménagements en cours
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 113

sont sans doute à l'ortgine de sa disparition, bien que des précautions aient été
plis es. Cette espëce connue actuellement sur moins de cinq communes sarthoises
est réapparue un peu plus loin sur le marais, parmi une belle population de
Ranunculus ling ua, au sein d'une aulnaie-frénaie partiellement déboisée fin 1997.
Dix à quinze sujets immatures le 24 juin 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
+ Thesium humifusum
- quelques dizaines d'adultes dans une pelouse calcaire enrésinée au sud de
la Planche et à l'est du Moulin Neuf, le 2 juin 1999 (commune de Dissé-sous-
le-Lude, BN 87),
-nombreux individus adultes et sénescents au sein d'un ensemble de petites
carrières désaffectées et au bord d'une petite route au nord -est de laMassonniëre,
le 27 août 1999 (commune de Noyen-sur-SarlJ.le, YU 10).
+ Trifolium glomeratum
Connu seulement de quelques stations, prtncipalement dans la marge
armortcaine du département. A souvent été observé en compagnie de Lotus
angustissimus :
-petit escarpement rocheux surplombant la Sarthe au niveau de la Croix de
Sainte-Anne, moins de dix individus sénescents, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00),
-bien représenté au niveau d'un coteau xérophile et d'affleurements rocheux
entre la rtviêre l'Erve et laD 24, à l'est du Bas Ecuret, le 28 mai 1999 (commune
de Auvers-le-Hamon, XU 90),
- population trés abondante (plusieurs milliers de pieds bien fructifiés) au
sein d'une pâture sur le coteau bordant la rtviëre l'Erve, vis-à-vis de la
Goupillëre, le 17 juin 1999 (commune d'Auvers-le-Hamon, XU 90),
-plusieurs centaines de pieds sur les accotements nord et sud de laD 8 entre
Rouillon et le chemin desservant la Perrtëre, le 18 juin 1999 (commune de
Dureil, YU 10),
-idem, même départementale, à l'est de la Brértaire et de son intersection
avec la route desservant au sud les Besnertes, le 18 juin 1999 (commune de
Parcé-sur-Sarthe, YU 10),
- plus d'un millier de pieds largement fructifiés au niveau d'un petit coteau
xérophile calcaire jouxtant la D 24 à l'est, compris entre le chemin allant à la
Fourrayëre et la rivière le Treulon, le 21 juin 1999 (commune de Auvers-le-
Hamon, XU 91),
-quelques centaines de pieds (certains présentant encore des fleurs) dans la
partie sud du petit coteau longeant le Treulon au sud de Pantigné, idem,
-moins d'une centaine d'individus au bord du chemin allant vers des pièces
d'eau, à l'angle sud-est du petit bois se trouvant 500 rn au nord du Gravier, au
point coté 43 rn, le 22 juin 1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YT 09) ;
population établie sur graviers,
- même abondance, au bord de la RN 23 /D292 ? (secteur actuellement en
travaux), 500 rn environ avant l'échangeur de la Fourche d'Auvours, sur le côté
nord de la route, à proximité du côté sud de la gravière bordant la route au nord
des Felleries, le 30 juin 1999 (commune de Changé, BP 92). Sur substrat
sablonneux récemment décapé.
114 E. FOURNIER

+ Trifolium strictum
Ce trèfle n'a fait, à ma connaissance, que l'objet d'une seule observation en
1985 et ne fut signalé que sur moins de dix communes durant les deux siècles
précédents.
- secteur nord-ouest de la grande parcelle sablonneuse située entre la
Boutonnière et Leuray,le 20 mai 1999 (commune de La Flèche, YT28). Quelques
dizaines d'individus adultes et en début de floraison,
-plusieurs centaines d'individus sénescents sur les accotements nord et sud
de laD 8, çà et là sur 800 rn environ, de part et d'autre du chemin allant au Petit
Etang, le 16 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
- idem, côté nord-ouest de l'intersection entre la D 8 et la petite route
desservant Dureil vers le nord et longeant l'A 11 sur 500 rn, le tout 500 rn à l'est
du carrefour, le 16 juin 1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YU 10).
- idem, sur les bas-côtés nord et sud de la D 8 entre Rouillon et le chemin
desservant la Perrière, le 18 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).

Bibliographie sommaire

DELAUNAY, (P.). 1927-1941- Lesolsarthois. 9 fascicules. Monnoyer, Le Mans,


1 408 p.
DESPORI'ES, (N.). 1838 - Flore du Maine. (Flore de la Sarthe et de la Mayenne,
disposée d'après la méthode naturelle, avec l'indication des propriétés médi-
cinales des plantes et leur usage dans les arts). Richelet. Le Mans. 258 p.
GENTIL, (A.). 1892-1894- Inventaire général des plantes vasculaires de la Sarthe,
indigènes ou naturalisées et se reproduisant spontanément. Monnoyer.
Le Mans. 340 p.
GENTIL, (A.). 1913-1914 - Inventaire général des plantes vasculaires de la
Sarthe. 2ëme supplément. Bull. Soc. Agri. Sei. Arts Sarthe, 44: 233-280.
HUNAULT, (G.). 1995 - Plantes vasculaires observées ou signalées à l'état
sauvage ou subspontané dans le département de la Sarthe. Station de
biologie végétale A. de Richelieu, Cherré.
BUUETIN DE lA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-QUESI', NOUVEUE SÉRIE, WME 31 - 2000
. VÉGÉTATION DU CORDON UITORAL DE PALO (CORSE) 115

Description phytosociologique
et cartographie de la végétation
du cordon littoral de Palo
(côte orientale de la Corse)
Carole PIAZZA (l) et Guilhan PARADIS (2)

Résumé: Après la présentation du cordon littoral de Palo (géomorphologie, hydrologie,


impacts passés et actuels surtout dus aux véhicules 4 x 4). la végétation est décrite par
les méthodes phytosocio1ogiques (transects, relevés, cartographie à grande échelle,
résumé géosymphytosociologique).
La côte est assez stable et ne présente pas une forte érosion marine. Le "plateau" et
le revers du cordon ont subi un saupoudrage par du sable éolien.
Beaucoup des aspects de la végétation herbacée résultent :
1 - des pratiques anciennes de pacage qui ont favorisé Pycnocomon rutifoliwn et les
groupements thérophytiques des Malcolmietalia,
2- des fréquents passages des véhicules 4 x 4, qui nuisent très fortement aux espèces
vivaces et entraînent des dénudations de plus en plus vastes.
Ainsi sur le "plateau" du cordon, la végétation herb~~ée montre diverses mosaïques :
l - entre des touffes chétives d'Ammophila arundinacea et un Elymetum farcti à
Anthemis maritima et Medicago marina,
2 - entre ce dernier et un groupement à Pycnocomon rutifotium,
3 - entre celui-ci et des groupements thérophytiques des Malcolmietalia (Sileno
nicaeensis- Vulpietumfasciculatae et ses diverses sous-associations).
Sur le revers du cordon, la végétation herbacée comporte beaucoup de Scirpus
holoschoenus, en mosaïque avec des groupements thérophytiques.
La végétation arbustive et arborée, surtout étendue loin de la mer, présente un petit
peuplement d'Helichrysum italicum. des cistaies (à Cistus salviifolius et à Halimium
hatimifolium), des maquis (à Pistacia lentiscus et à Quercus ilex), des Quercus suberisolés,
quelques Pinus pinaster et une population dépérissante du rarissime Genista aetnensis.
En arrière du cordon, dans la moitié nord, se trouve une dépression peuplée de
Tamarix afticana et, dans la moitié sud, la bordure de l'étang de Palo est occupée par un
peuplement de Spartina versicolor.
Une bonne gestion future devra favoriser la revégétalisation du sable dénudé.
Mots clés : Corse. Ecologie. Impact anthropique. Littoral.

(l) C. P.: A.G.E.N.C. (Agence pour la Gestion des Espaces Naturels de Corse). 3, rue Luce
de Casabianca, 20200 BASTIA.
(2) G. P.: Botanique, Faculté des Sciences, Université de Corse, B.P. 52, 20250 CORTE.
116 C. PIAZZA, G. PARADIS

Abstract : Phytosociological and cartographie description ofthe Palo offshore bar (East
coast, Corsica) vegetation.
After the presentation of the Palo offshore bar (geomorphology, hydrology, past and
present impacts especially due to 4 WD vehicles), the vegetation is described by
phytosociological methods (transects, relevés, large-scale cartography, geosym-
phytosociological summary).
The coast is quite stable, without a strong sea erosion. The flat top and the slope
below the offshore bar have been sprinkled with sand brought by the wind.
Manyherbaceous vegetation patterns result from:
l -former grazing, which favoured Pycnocomon rutifolium and the therophytic groups
(Malcolmietalia).
2- very frequent current 4 WD traffic, most damaging to the perennial species and
which drastically bares the offshore bar sand.
So, on the flat top, different mosaics can be found in the herbaceous vegetation :
l - between Ammophila arundinacea stunted tufts and Elymetum farcti with
Anthemis maritima and Medicago marina ;
2- between the latter and a Pycnocomon rutijoliumgroup;
3 - between that and sorne Malcolmietalia therophytic groups (Sileno nicaeensis -
Vulpietumfasciculatae and its different subassociations).
On the slope down. ·the herbaceous vegetation consists of Scirpus holoschoenus
tufts chequered with therophytic groups.
The shrub and tree vegetation spreading main!y far from the sea consists of different
communities : a small population of Helichrysum italicwn, sorne Cistus salviifolius and
Halimium halùnijolium, a Pistacia lentiscus and Quercus ile.xmaquis, Quercus suberisolated
trees, sorne Pinus pinas ter trees and a declining population of the extremely rare Genis ta
aeinensis. ·
At the back of the offshore bar, in the northern half, there is a depression with a
Tamarix a.fricana low forest, and in the southern half, the Pale lageon fringe is colonized
by a Spartina versicolor population.
In the future. good management will consist in favourinq the revegetalization of the
bare sand.

Key words : Corsica. Ecology. Anthropic impact. Coast.


VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE FALO (CORSE) 117

Introduction

La Corse, par suite de son histoire géologique longue et complexe, a une


géomorphologie côtière variée. Deux grands ensembles sont généralement distin-
gués:
-le littoral rocheux, comprenant le nord (Cap Corse), l'ouest (de Saint-Florent
au golfe de Valinco) et tout le sud de l'île (de Campomoro à Solenzara),
-le littoral sableux oriental, correspondant à une portion de la côte orientale,
étendue de Bastia au nord jusqu'à Solenzara au sud, c'est-à-dire sur 90
km de long environ.
Les principales différences géomorphologiques entre ces deux ensembles
portent sur de nombreux caractères (PARADIS et PIAZZA 1995) :
- la côte rocheuse, très découpée, est accidentée de baies et de golfes,
présentant des plages et des dunes, certaines assez hautes, d'autres
plaquées ou perchées sur les rochers,
-le littoral sableux oriental, très rectiligne, affecté d'une forte dérive littorale,
présente plusieurs grands étangs et marais (étangs de Biguglia, de Diane,
d'Urbino et de Palo, marais Del Sale) et les dunes y sont, à de rares
exceptions, moins hautes.
La végétation de la côte orientale sableuse n'a pas fait l'objet de descriptions
phytosociologiques détaillées à l'échelle des sites, même si des relevés, répartis
sur son linéaire, ont permis de comprendre les différences phytocoenotiques
entre cette côte et les parties sableuses de la côte rocheuse (GÉHU et aL 1987,
PARADIS 1991, GÉHU et BlONDI 1994, PARADIS et PIAZZA 1995 et 1996,
PIAZZA et PARADIS 1997 et 1998).
Cet article décrit la végétation du cordon littoral de Palo, qui correspond à la
portion méridionale de la côte orientale sableuse (figure 1 A). Sa moitié sud et
la totalité de l'étang de Palo ont été achetées par le Conservatoire de l'Espace
Littoral (C.E.L.) (LE MÉE et MURACCIOLE 1996).

Méthodes d'étude
La végétation a été étudiée sur le terrain suivant les méthodes phytoso-
ciologiques (GÉHU 1986). en effectuant des relevés le long de 10 transects
répartis sur le cordon, entre l'embouchure du fleuve Abatesco et le grau de
l'étang de Palo (figure 1 C). Les transects ont été réalisés en 1993 (par G.P.) et
en 1995 (par C.P.). Le traitement des relevés a été réalisé par la méthode
classique des tableaux. Les coefficients de recouvrement (CR) ont été calculés
en suivant VANDEN BERGHEN (1982).
Une carte de la végétation à grande échelle (figure 3) a été exécutée en 1995
sur le terrain (par C.P.), en utilisant comme fond topographique un agrandis-
sement partiel d'une photographie aérienne en couleurs naturelles, spéciale-
ment prise d'un avion privé pour la cartographie des terrains achetés par le
C.E.L. En effet. à cause de la présence de la base aérienne militaire de Solenzara,
le sud du cordon esteffacésurles photos aériennes de l'I.G.N. (1990 cet 1996 b).
118 C. PIAZZA. G. PARADIS

Nomenclature
La toponymie est celle de cartes topographiques au 1 : 25 000 (I.G.N. 1990
a et b et 1996 a).
La nomenclature taxonomique suit GAMISANS etJEANMONOD (1993), sauf
pour Elytrigiajuncea, nommé Elymusjarctus par souci de continuité avec les
publications antérieures (GÉHU et BIONDI 1994, PIAZZA et PARADIS 1997,
1998, PARADIS et PIAZZA 1999). Quand il n'y a aucune ambiguïté, nous avons
simplifié l'écriture, en omettant de nommer l'espèce, par exemple, dans le cas
d'Ammophila arundinacea et de Sesamoides spathulata ou la sous-espèce dans
la majorité des cas.
La terminologie géomorphologique des cordons littoraux et dunes suit
PASKOFF (1998).

PREMIÈRE PARriE
PRÉSENTATION DU SITE

1. Localisation et gêomorphologie (figure 1)

1. Localisation et présentation
Le cordon littoral de Palo (coordonnées moyennes : 41 °48' de latitude Net
9°25' de longitude E) se situe, sur le territoire de la commune de Serra-di-
Fiumorbu, au sud du petit fleuve Abatesco et au nord de la base aérienne
militaire de Solenzara. Il isole l'étang de Palo de la mer, un grau, ouvert
régulièrement par l'homme, permettant la communication entre l'un et l'autre.
La figure 1 montre que de l'embouchure du Tavignano jusqu'à la base de
Solenzara, le linéaire côtier est orienté N-NE- S-SO et s'incurve légèrement vers
le SO entre le minuscule cap situé au sud de la Tour de Vignale et le grau de
l'étang de Palo. Au sud du grau la direction du littoral est NS.
La longueur du cordon de Palo, entre l'embouchure de l'Abatesco et le grau
de l'étang est d'environ 4,2 km. Sa largeur varie, du nord au sud, de 40 rn à
190 m. Sa hauteur moyenne est comprise entre 2 et 3 rn mais, près du grau
actuel et au niveau d'anciennes passes, elle n'atteint que 0,5 à 1 m.
L'accès sur le cordon s'effectue par un chemin communal goudronné, issu
de la route N 198 (figure 1 B).

2. Mise en place du cordon et embouchure


a. La granulométrie du cordon (figure 2) correspond à des sables bien classés,
interprétables par une mise en place marine, les particules fines ayant été
dispersées plus loin. On peut logiquement supposer que le cordon s'est formé
lors du maximum transgressif versilien, de 5 000 à 6 000 BP. Des dérives
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 119

littorales, responsables du dépôt des matériaux sédimentaires, ont permis, à


cette époque, une avancée de la côte (progradation), ce qui a isolé une dépression
en arrière, correspondant à l'étang de Falo.
Les courbes granulométriques (figure 1 C) montrant une décroissance des
médianes du sud (Pl) au nord (P6 et T7) permettent de supposer que la dérive
littorale était, lors du dépôt de la masse sédimentaire du cordon, orientée vers
le nord (LE MÉE et MURACCIOLE 1996).
Des épisodes éoliens récents ont dû aussi intervenir dans le remaniement du
sable de la partie superficielle du cordon.
b. La commmùcation entre l'étang de Falo et la mer, que l'on peut nommer
"embouchure" ou "grau" (photo 1), est actuellement localisée à l'extrémité sud du
cordon, ce qui ne semble pas en accord avec une dérive de direction sud - nord.
Mais ce grau est ouvert artificiellement pour des pratiques de pêche dans l'étang.
La carte du Plan Terrier (1795) représente une ouverture dans la même
position qu'aujourd'hui. De plus, cette carte montre au sud de cette embouchu-
re, un étang allongé (nommé Padule Maggiore) correspondant au marais étendu
aujourd'hui entre la base de Solenzara et le cordon littoral. Il est probable qu'à
la fin du XVIIIe siècle,lorsque le Plan Terrier a été dressé,l'embouchure de l'étang
de Palo était déjà artificielle.
La localisation de ce grau artificiel au sud du cordon n'est pas le fait du
hasard. C'est. en effet, là que sa fermeture par les apports de sable sous l'effet
de la dérive sud - nord est la plus lente, car la côte au sud du grau (face à la base
de Solenzara) est constituée, en plus de sables, de blocs et de galets (repris d'une
terrasse quatemaire et apportés par les crues du fleuve Travo). Aussi, c'est à
l'abri de ces blocs et galets que l'ouverture est la plus facile à entretenir par
l'homme.
Un essai d'ouverture dans le cordon, face à la presqu'île de l'Isola, a été tenté
dans le passé, mais apparemment sans succès prolongé. Il en résulte la
présence d'une dépression à bord sud très abrupt (photo 6).

3. Profil du cordon (figure 4 à 8)


Une observation superficielle pourrait faire penser que le cordon a une
morphologie simple et monotone. En fait, il n'en est rien et on peut distinguer
les unités suivantes.
a. Plage aérienne. Dépourvue de végétation et variant de 20 à 5 rn de large
du nord au sud, la plage aérienne est constituée de sables moyens et est
recouverte, par endroits, de sédiments plus grossiers, déposés par la mer lors
des tempêtes. Sa pente n'est pas élevée et augmente au sud.
(La pente de la plage sous-marine est faible, ce qui est le cas général sur le
littoral oriental de la Corse. A 50 rn du rivage, sous 0,8 rn d'eau, s'étend un banc
de sable, de l 0 rn de large, qui sert de réservoir naturel de sédiments, permettant
la cicatrisation naturelle des zones érodées par les tempêtes).
b. Zone des avant- dunes. Au haut. et donc en arrière, de la plage aérienne,
se localisent de petits monticules dunaires, qu'on peut nommer des avant -
dunes et qui comprennent :
120 C.PlitZZA, G.PAJULDIS

de petites dunes vives, de mise en place actuelle, véritables dunes


"embryonnaires", à Otanthus maritimus, à Elymusfarctus et à quelques
Spartina versicolor,
- des buttes dunaires, de mise en place non actuelle, en dégradation,
atteignant 60 à 80 cm de haut, àAmmophila arundinacea, dont les touffes
sont en mauvais état, par suite du piétinement par les véhicules 4 x 4 et
du recouvrement par l'eau de mer, lors des périodes de gros temps.
c. Plateau ondulé. Une vaste superficie du cordon forme un "plateau",
accidenté de nombreuses ondulations (de 40 à 70 cm de hauteur), correspon-
dant à des buttes éoliennes, de mise en place plus ou moins ancienne. La carte
(figure 3) montre que la végétation de ce plateau comprend deux zones : en avant,
un Elymetumfarcti en mosaïque avec Pycnocomon rutifoliumet, en arrière, une
zone à Pycnocomon rutifolium et Cyperus capitatus.
d. Revers du cordon. Du côté sud, depuis l'entrée du site jusqu'à la mi-
longueur du cordon, celui-ci est incliné en pente douce vers l'étang, formant un
revers occupé par diverses formations végétales (cistaie à Cistus salviifolius,
maquis bas à Pistacia lentiscus, pelouses à Scirpus holoschoenus). Ce revers
présente, en outre, une multitude de petites dunes paraboliques de très faible
hauteur (photo 4).
e. Bande dunaire entre plateau et revers (photo 5). Entre la terminaison dù
revers en pente douce et la passe anciennement creusée se localise une dune
allongée parallèlement à la mer et haute de 1,8 rn par rapport au reste de la
surface du plateau. Cette bande dunaire correspond à la partie la plus haute du
site. Elle est peuplée d'une cistaie à Halimium halimifolium dominant (Cisto
salviifolii- Halimietum halimifolii) implantée là où s'est fortement manifesté
l'incendie de 1993. Plusieurs bases de petits troncs de Quercus suber, encore
visibles en février 2000, nous font supposer qu'un rideau d'arbustes a été planté
dans le passé, sans doute pour éviter des ensablements en arrière. Le sable sur
lequel croissent les pieds d'Halimium halimifolium est très clair, ce qui paraît
indiquer que la mise en place éolienne est peu ancienne.

4. Evolution de la géomorphologie côtière


La comparaison des photographies aériennes de 1948 à 1981 montre que le
tronçon de côte, compris entre l'embouchure du Tavignano et Solenzara, est
relativement stable (QUELENNEC 1985, B.R.G.M.-S.O.G.R.E.A.H. 1987). Mais
des épisodes d'érosion par la mer se sont cependant produits, car en beaucoup
d'endroits, les premières zones de végétation manquent. Et après des tempêtes,
certaines'années, des microfalaises dues à l'érosion marine ont été observées en
arrière de la plage aérienne.
Les dunes très basses qui accidentent le revers du cordon et la dune à
Halimium halimifolium résultent aussi de la dynamique éolienne du cordon.
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Photo 3 . Nord elu cor·clon de Pa lo : reste de la zonation. Les graminées Photo 4 . Moillé su d du cordon de Pa lo : revers de pente très douce.
LhérophyUques des Malcolmietalia. qui sont en fln cie cycle. abon- por-tant des dunes paraboliqu es cie très faible h auteu r . 5 mars
dent clans les lmccs des passages cie véhicu les 4 x 4. 10 juin 1993. 2000. 1\:1

(Lc5 photo!(raphies iilustram cette page som cie G. PARADIS ct C PIAZZA.)


122 C.P~.G.PAJùtDIS

II. Caractères climatiques et hydrologiques

Pluviométrie et température
D'après DUPIAS et aL (1965), cette portion de la côte orientale a une
pluviométrie annuelle comprise entre 700 et 800 mm et une température
moyenne comprise entre 15 et 16°.

Vents·
Les vents de mer (de secteur Est), dont l'action sur la dynamique littorale et
aussi la végétation du cordon est importante, présentent les fréquences
suivantes : 50 % de vents de SE (sirocco), 40 % de vents de NE (grecale) et 10 %
de vents d'E (levante) (GAILLOT 1993).
il n'existe pas un classement semblable des fréquences des vents d'Ouest,
bien que leur influence sur la végétation ne soit pas négligeable : ainsi c'est à la
suite de vents très forts, en provenance du NO, qu'un important incendie s'est
propagé sur le cordon en 1993.

Caractères hydrologiques
L'entrée d'eau de mer dans l'étang pendant plusieurs mois de l'année, et en
particulier de la fin du printemps à l'automne, de même que l'éloignement des
fleuves (Travo, Abatesco et Fium'Orbu), empêchent une alimentation en eau
douce du cordon par infiltration. La nappe d'eau douce est rechargée unique-
ment par les pluies et elle atteint son niveau le plus bas en septembre.

III. Impacts

Impacts passés
Dans le passé, comme sur tous les cordons littoraux de la plaine orientale
corse, il s'est produit ici un intense pacage de moutons. Il paraît probable que
la grande étendue des peuplements composés surtout de l'hémicryptophyte
Pycnocomon rutijolium résulte de ce pacage.

Impacts récents et actuels


Le cordon de Falo étant d'un accès très facile, la principale nuisance actuelle,
et qui perdure depuis une trentaine d'années, estle passage, répété chaque jour,
de véhicules 4 x 4 (photos 3 et 5).
Il s'y ajoute l'entraînement régulier de chevaux de course, le pacage irrégulier
de bovins dans la partie nord et, en été, une assez forte densité d'estivants, dont
quelques-uns ont pratiqué le "camping sauvage".
Les conséquences de ces impacts récents et actuels sont la création de
nombreux chemins parallèles et perpendiculaires à la mer (figure 3), le déman-
tèlement des petites dunes à Ammophila arundinacea, la perturbation de la
zonation végétale et la dénudation à l'entrée du site (figures 4 et 5 ; transects des .
tableaux 14 à 19).
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE FALO (CORSE) 123

(Un impact exceptionnel a été, durant l'été 1993, un incendie dont le point
de départ était pourtant éloigné et situé à l'ouest de l'étang. A cause de vents du
NO très violents, cet incendie a atteint la moitié sud du cordon et fait des dégâts
à la végétation arborée et arbustive, dégâts encore visibles en 2000).

DEUXIÈME PARTIE
ÉTUDE DE LA VÉGÉTATION

1. Description des groupements (tableaux 1 à 1 9)

L'inclusion syntaxonomique précise des groupements est donnée dans la


conclusion.

A. CAKILETEA MARITIMAE
Salsolo-Cakiletum maritimae (tableau 1)
Ce groupement d'espèces halonitrophiles, à optimum de développement estival,
a ici un faible recouvrement (5 à 50%) mais il forme une frange assez large (6-7 rn).
Il est ici dans sa position normale, sur le haut de la plage aérienne, sur des sables
mêlés à de la matière organique, provenant des laisses de mer. Il est soit en contact
avec les associations pionnières vivaces du haut de l'estran (Sporobolo- Elymetum)
et des dunes embryonnaires (Elymetum), soit en avant de la microfalaise, portant
une mosaïque : Elymetum 1 Ammophiletum, lorsqu'il y a eu disparition d'une
. partie de la zonation végétale, après une phase d'érosion marine.
Non continu le long du cordon (figure 3), le Salsolo- Cakiletum maritimae
est assez bien représenté dans le quart sud du site, sans doute par suite d'une
pression anthropique plus faible, en raison de l'absence de voie d'accès directe.
Excepté pour le relevé 4, correspondant â une mosaïque, le nombre spécifi-
que moyen est faible (voisin de 3).
En plus des deux espèces caractéristiques (Salsola lcali et Calcile maritima),
Euphorbia peplis est assez abondant comme sur la majeure partie du littoral de
la côte orientale ainsi que, mais dans une moindre mesure, Xanthium italicum.

B. EVPHORBIO - AMMOPHILETEA ARUNDINACEAE


1. Sporoboletum arenarii (tableau 2)
Cette association n'a été .observée qu'a proximité de l'extrémité nord du
cordon, au sud de l'embouchure de l'Abatescu. Sporobolus pungens paraît
recoloniser des parties anciennement abîmées par l'action des tempêtes.
2. Elymetumfarcti (tableau 3)
a. Nomenclature et groupements
GÉHU et BlONDI (1994) considèrent que sur la côte orientale de la Corse,
l'Elymetum correspond à l'Echinophoro spinosae- Elymetumfarcti Géhu
C. l'IAZ7-A. G. PARADIS

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VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 125

1987. Cette attribution nous a paru devoir être nuancée (PIAZZA et PARADIS
1997).
Le tableau 3 montre qu'Echinophora spinosan'a pas un fort recouvrement et
n'est pas constant. Aussi, il semble préférable de n'employer que la dénomina-
tion Elymetumfarcti.
D'un point'de vue phytosociologique, le tableau 3 présente quatre ensembles :
-un Elymetumfarcti appauvri (A), assez proche de la plage aérienne,
-un Sporobolo- Elymetumfarcti (B) ,lui-aussi, proche de la plage aérienne,
- un Elymetum farcti à Otanthus maritimus (Cl. dans les situations
exposées aux vagues de tempêtes, abondant au nord et au sud du site, et présent
ponctuellement çà et là,
-un Elymetumfarcti à Anthemis maritima et Medicago marina (D), situé un
peu plus en arrière.
b. Extension et dynamiq_ue
L'Elymetum fare ti forme ici une très large frange parallèle au rivage et
continue tout le long du cordon, sauf en trois endroits : face à l'ancien grau
creusé dans le sud du site, au niveau d'une ancienne zone de débordement de
l'étang et face à l'entrée sur le cordon (figure 3). Dans ces trois endroits, le
cordon est à une faible altitude (moins d'un mètre par rapport au niveau de la
mer), par suite des anciennes passes facilitant les débordements de l'étang et
la pénétration de l'eau de mer lors des tempêtes, et à cause du piétinement et
de la dénudation causée par la surfréquentation depuis une trentaine d'an-
nées.
Lors des tempêtes, surtout hivemales, ces zones basses sont fréquemment
envahies par la mer qui y dépose des sédiments grossiers. De plus, ces
ouvertures dans le cordon sont également de véritables couloirs de déflation. Le
sable, ne rencontrant pas d'obstacle, est transporté, sous l'action des vents
forts, jusqu'au niveau du fourré littoral. Ce sable remobilisé est alors colonisé
par un Elymetum secondaire à Anthemis maritima dominant, comme cela
s'observe bien face à la sansouire du nord de l'étang.
L'Elymetumfarcti occupe donc ici plusieurs positions:
- une position "normale", primaire, au haut de la plage aérienne, surtout
dans la partie médiane du site, et constituant alors l'obstacle permettant
l'édification éolienne des dunes embryonnaires,
-une position secondaire, en mosaïque avec les lambeaux de l'Ammophiletum
ayant résisté à l'érosion, tant marine qu'anthropique,
- une position secondaire, plus en arrière, en mosaïque avec le groupement
à Pycnocomon rutifolium, et constituant la transition entre les dunes embryon-
naires et le sable fixé.
De larges clairières affectent l'Elymetum et sont occupées par des mosaï-
ques entre les espèces vivaces de l'Elymetum et les thérophytes des Malcol-
mietalia (Silene nicaeensis, Vulpiajasciculata, Corynephorus articulatus ... ). Le
rapport quantitatif et spatial entre vivaces et thérophytes est fonction du degré
des perturbations et de l'influence plus ou moins grande de la mer.
126 C.P~.G.PARADIS

3. Ammophiletum arundinaceae dégradé (tableau 4)


Dans une zonation normale, l'Ammophiletum qui, pour GÉHU et BlONDI
(1994) correspond sur la côte orientale corse à l'Echinophoro spinosae-
Ammophiletum arundinaceae, se développe en retrait de l'Elymetum, sur les
dunes meubles que les Ammophila contribuent à édifier.
Ici, à l'exception de l'extrémité sud, les touffes d'Ammophila arundinacea
n'ont pas une densité élevée et sont en mosaïque avec les diverses espèces de
l'Elymetum. Cet Ammophiletum dégradé se réduit surtout à des touffes peu
élevées (0,6 à 0,7 m de haut), de faible diamètre (0,3 m), éparses et disposées
près de la plage aérienne, au sein de l'Elymetum. Ces touffes sont plus ou
moins dépérissantes, en raison de la proximité de la mer qui les atteint
directement lors des tempêtes. En de rares endroits, l'Ammophiletum dégra-
dé se localise plus en arrière, en position secondaire, là où le sable a été
remobilisé, au sein d'une mosaïque entre un groupement à Pycnocomon
rutifolium et des thérophytes.

C. HELICHRYSO - CRUCIANELLETEA MARITIMAE


1. Groupements à Pycnocomon rutifolium (tableau 5)
Le cordon de Palo ne présente pas d'ourlet à Crucianella maritima, à l'inverse
d'autres sites plus dunaires (PARADIS 1991, GÉHU et BlONDI 1994, PIAZZA et
PARADIS 1998). L'espèce dominante est ici l'hémicryptophyte Pycnocomon
rutifolium, taxon qui a été très avantagé, par son type biologique et ses très
bonnes capacités colonisatrices, sur le sable subissant un pacage intense de
moutons, ce qui fut le cas de la côte orientale. Actuellement, sur le sable
perturbé par les estivants, il est encorefavorisé (PIAZZA et PARADIS 1998). Trois
groupements ont été mis en évidence.
Groupement à Pycnocomon rutifoliumseul (tableau 5 A). Il se localise assez
loin de la plage aérienne et est bien représenté au nord du site et face à l'entrée.
Groupement à Pycnocomon rutifolium et Jasione montana (tableau 5 B). Il
correspond à un stade de recolonisation d'espaces dénudés, succédant aux
stades dominés par les thérophytes.
Groupement à Pycnocomon rutifoliumet Cyperus capitaius (tableau 5 C). Il
ressemble au groupement précédent mais s'en différencie par la présence de la
géophyte Cyperus capitatus. C'est le groupement le plus étendu (figure 3).
Au printemps, l'espace entre les vivaces de ces groupements est occupé par
de nombreuses thérophytes des Malcolmietalia.
2. Groupement à Helichrysum italicum (tableau 6 C)
La chaméphyte Helichrysum italicum, rare ou absente sur la plupart des sites
de la côte orientale, forme de petits peuplements, moyennement denses, dans
la partie sud du cordon (figure 3). Ses touffes sont de faible hauteur, ayant dans
l'ensemble, moins de 30 cm de haut (photo 2). La présence d'un lambeau de
cistaie du Cisto salviifolii -Halimietum halimifolii et celle de quelques pieds
de petite taille de Quercus suber, Quercus ilex, Pistacia lentiscus et Phillyrea
angustifolia paraissent indiquer qu'il s'agit d'un stade régressif de la dégrada-
tion des fourrés et de la cistaie du Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii.
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 127

En 1993, un groupement à H. italicum et Lavandu[a stoechas avait été


observé sur quelques mètres carrés (tableau 6 D), mais en 2000 ce groupement
n'a pas été retrouvé.

D. CISTO- LAVANDULETEA
1. Groupements à Genista monspessulana
Ce cytise, à floraison précoce, se localise sur le revers du cordon à l'empla-
cement du maquis incendié en août 1993. Il forme deux groupements : avec
Cistus sa[viifolius et avec Pteridium aquilinum.
Le groupement avec Cistus sa[viifolius (tableau 6 A), pauvre en espèces et
observé sur une cinquantaine de mètres carrés, est situé sur la pente du revers,
au contact de la cistaie du Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii.
Le groupement avec Pteridium aqui1inumest situé au bas du revers (figure 3).
Des taches du maquis à Pistacia [entiscus, subsistant dans les deux
groupements, vont à l'avenir, en s'étendant, éliminer ces groupements à Genista
monspessu1ana.
2. Cistaie du Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii (tableau 6 B)
Cette cistaie se localise :
-dans la partie méridionale du cordon, entre l'ourlet àPycnocomon ruüfolium
et le maquis moyen, oû elle forme une large bande,
-un peu plus au nord, sur une bande dunaire, à l'emplacement du maquis à
Pistacia [enüscus et dejeunes Quercus suberincendiés en 1993 (figure 3).
Le tableau 6 B montre le très fort recouvrement d'Ha1imium ha1imifolium.
3. Cistaie du Cistus salviifolius
Cette cistaie, oû Cistus sa1viifo1ius est soit en peuplement monospécifique,
soit en mosaïque avec Scirpus ho1oschoenus etAsphode1us aestivus, occupe une
assez vaste superficie au bas du revers, au sud de l'entrée du site (figure 3). La
hauteur des individus de C. sa[viifolius est faible (0, 3 à 0, 5 rn).

E. QUERCETEA ILICIS
Maquis littoral à Pistacia lentiscus (tableau 7)
Au sud du cordon, là oû sa largeur est la plus grande, se localise un maquis
moyen (de 2 à 3 rn de haut environ), dominé par Pistacia 1entiscus et Smi1ax
aspera. D'assez nombreux Quercus suber émergent de ce maquis et, çà et là,
s'observent des individus d'autres espèces de Quercus (Quercus i1ex, Q. humilis,
Q. robur) ainsi que quelques Pinus pinaster et même un pied de Pinus nigra
subsp. [aricio.
L'abondance de Quercus i1ex, au sud de l'ancien grau creusé, peut laisser
supposer que cette espèce était le principal constituant d'une ancienne forêt
littorale peuplant la partie arrière du cordon. Les Que reus suber ont vraisembla-
blement été plantés à l'origine, comme l'a suggéré REILLE (1985) à partir
d'analyses palynologiques.
Le tableau 7 montre la présence de trois espèces des Rhamno - Prunetea
128 C. PIAZZA, G. PARADIS

(Crataegus monogy na, Rubus ulmifolius etEvonymus europaeus) qui témoignent


d'anciennes activités humaines comme le pacage et peutcêtre même des
cultures.
Par contre, on ne rencontre nulle part les espèces climaciques caractéristi-
ques des dunes, Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa etJuniperus phoenicea.
Groupement à Genista aetnensis (tableau 8)
Une des particularités floristiques de l'extrémité sud de ce cordon est la
présence d'une population du genêt arborescent Genista aethensis, sans doute
introduit à l'origine mais qui s'est bien naturalisé ici (PIAZZA et PARADIS 1996).
Les pieds du genêt sont répartis en deux ensembles (figure 3) : un peuple-
ment dense et monospécifique, haut de 4 à 7 rn et un peuplement plus clair,
surmontant une strate basse, constituée par la cistaie du Cisto salviifolii -
Halimietum halimifolii (tableau 8 ; photo 2).
Une visite en mars 2000 a montré beaucoup de pieds morts et une infime
régénération. Aussi, à l'avenir, le maintien de cette station ·nous paraît très
incertain.

F. TUBERARIETEA GUTTATAE
Les groupements thérophytiques sabulicoles, appartenant à l'ordre des
Malcolmietalia, sont nombreux et variés sur ce site.
1. Groupement à Cutandia maritima (tableau 9)
Ce groupement (Cutandietum maritimae), pauvre en espèces, n'a pas ici
une grande étendue. il n'a été observé qu'au nord du cordon, assez près de la
mer, au sud de l'embouchure de l'Abatescu.
2. Sileno nicaeensis - Vulpietumfascicli.latae (tableau 10)
Les groupements de cette association sont très bien définis par la présence
et l'abondance des deux thérophytes caractéristiques : Sil(me nicaeensis et
Vulpia fasciculata. Mais, fréquemment une autre espèce s'ajoute aux deux
précédentes et impose, par son abondance, une physionomie particulière au
groupement, ce qui a permis de définir plusieurs sous-associations (GÉHU et
BlONDI 1994, PARADIS et PIAZZA sous presse). Par rapport au Cutandietum
maritimae, le Sileno nicaeensis -Vulpietumfasciculatae exige 1.m substrat
moins pauvre et une moins forte exposition aux embruns.
Sileno nicaeensis- Vulpietumfasciculatae ss - ass. typicum (tableau 10 A).
La sous-association typicum est très mal représentée ici. •
Sileno nicaeensis -Vulpietumfasciculatae ss - ass. à Vicia parvijlora, ss-
assoc. nouvelle (tableau 10 B). ·
Cette sous-association nouvelle (syntype : tableau l 0 : relevé 2) est très
étendue ici. L'abondance de Vicia parvijlora (= V, gracilis) et, dans une moindre
mesure, de Lupinus angusüfolius subsp. angusüfolius, est une particularité des
cordons du sud de la côte orientale. Cette abondance est peut-être due à d'anciens
semis de ces deux papilionacées dans des champs situés en arrière des cordons,
pour la nourriture du bétail. De là, ces deux espèces ont pu s'étendre sur le sable
des cordons sous l'influence des pérégrinations des animaux. ·
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO [CORSE) 129

Cette sous-association est en mosaïque avec les groupements de l'Elymetum


fare ti.
Sileno nicaeensis - Vulpietum fasciculatae ss - ass. à Corynephorus
articulatus (tableau 10 C).
Cette sous-association n'est pas très bien représentée ici et est remplacée
presque partout, dans la partie arrière du cordon, par le groupement suivant.
3. Groupement à Corynephorus articulatus, Vulpia fasciculata et
Chamaemelum mixtum (tableau 11)
Ce groupement, assez riche en espèces (9,4 thérophytes en moyenne), est en
situation plus protégée des embruns que les groupements thérophytiques
antérieurs, sur un substrat assez riche. Le tableau 11 montre la très nette
dominance des trois espèces caractéristiques. Ce groupement est en mosaïque
avec les groupements à Pycnocomon rutifolium.
4. Groupement à Anthoxanthum ovatum et Corynephorus articulatus
(tableau 12)
Ce groupement est situé au haut du revers du cordon, en situation protégée
des embruns. Le substrat présente une humidité favorable au développement
des espèces dominantes à la fin du printemps et sa richesse minérale est plus
élevée que celle des substrats portant les groupements précédents.
Le tableau 12 montre une assez grande abondance de Silene gallica. Aussi
ce groupement paraît devoir être inclus dans le Sileno gallicae -
Corynephoretum articulati Géhu et Biondi 1994 plutôt que dans
l'Anthoxanthetum ovati Gamisans et Paradis 1992.

G. MOLINIO - ARRHENATHERETEA
Mosaïques comportant Scirpus holoschoenus
L'espèce géophytique à rhizome court Scirpus holoschoenus est abondante
dans la partie arrière du cordon et sur la partie haute du revers. Ses touffes sont
en mosaïque avec de nombreuses thérophytes printanières des Malcolmietalia.
Remarque. Ourlet à Pteridium aquilinum
Dans la partie nord du cordon, en revers, Pteri.dium aquilinum forme un
ourlet à une altitude plus basse que celle où se localise Scirpus holoschoenus.
Cet ourlet, dont l'inclusion syntaxonomique n'est pas évidente, est en lisière de
fonnations arborées (à Alnus glutinosa, Quercus humilis et Quercus robur) qui
occupent la dépression longeant le cordon.

H. JUNCETEA MARITIMI
Groupement à Spartina versicolor (tableau 13)
Une ceinture à Spartina versicolor, espèce anciennement introduite en Corse
(NATAL! et JEANMONOD 1996). s'étend au bas du cordon et borde l'étang de
Palo (figure 3).
Le tableau 19 montre la très forte dominance de S. versicolor. Suivant la
topographie, les autres espèces associées à S. versicolor sont : Halimione
130 C. PIAZZA, G. PARADIS

portulacoides, Inula crithmoides, Elymus pycnanthus (= Elytrigia atherica).


Juncus acutus et Tamarix africana.
En 2000, ont été observées quelques touffes de S. versicolor au haut de la
plage aértenne, à côté d'Elymus jarctus. Il paraît probable qu'à l'avenir, S.
versicolor sera de plus en plus étendue dans cette localisation.
Peuplements de Juncus maritimus et de Juncus acutus
La figure 3 montre que Juncus maritimus forme un petit peuplement
monospécifique au sein de la ceinture à S. versicolor, tandis que Juncus acutus
forme un vaste peuplement au bas du cordon, dans la partie nord de l'étang. Les
touffes de J. acutus sont en mosaïque avec des pieds de Tamarix africana.

I. NERIO · TAMA.RICETEA
Peuplement de Tamarix africana
Tamarixafricanaformeunimportantpeuplementdansladépressionlongeant
la moitié nord du cordon entre l'embouchure de l'Abatesco et l'entrée du site.

II. Carte semi-schématique de la végétation (figure 3)

Une carte semi-schématique de la végétation de la moitié sud du cordon,


achetée par le C.E.L., a été réalisée en 1995. Cette carte est un peu polythématique
car, en plus de la végétation, les chemins etles traces des passages des véhicules
4 x 4 ont été représentés.
Malgré la dégradation du site, la zonation de la végétation apparaît bien sur la
carte. De même,l'ancienne embouchure, creusée dans le quart sud, est bien visible.

III. Transects

A. Transects 1 à 6 (figures 4 et 5 ; tableaux 14 à 19)


Les profils des transects Pl à P6 (localisés sur les figures 1 C et 3 et
représentés dans les figures 4 et 5) ont été effectués en 1995 sur la moitié sud
du cordon, partie appartenant au C.E.L.
La zonation des groupements et mosaïques est indiquée par les numéros 1
à 12, notés au-dessus de chaque profil. Les relevés phytosociologiques (indiqués
par les numéros Rl à R52) effectués sur ces transects sont décrtts dans les
tableaux 14 à 19.

B. Transects 7 à 10 (figures 6 à 9)
Les profils schématiques et les relevés des transects 7 à 10 (localisés sur la
figure 1 C) ont été effectués en 1993 dans la moitié nord du cordon, partie non
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 131

achetée par le C.E.L. Ces transects correspondent aux figures 6 à 9. Les espèces
encadrées montrent la zonation.
Transect T7 (figure 6)
Par suite de la très forte fréquentation, ce transect correspond à la partie la
plus dégradée du site, ce qui explique :
-les très faibles représentations de Sporobolus pungens, Otanthus maritimus
et Ammophila arundinacea,
- l'abondance des thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia et, dans la
moitié arrière du cordon, celle de Pycnocomon rutifolium.
Transect TB (figure 7)
Là, la fréquentation est moindre, d'où l'assez forte abondance de Sporobolus
pungens, Otanthus maritimus et Ammophila arundinacea.
Transect T9 et T10 (figures 8 et 9)
Ces transects situés près de l'embouchure de l'Abatesco montrent un cordon
beaucoup plus étroit et à la morphologie différente. Le pacage des animaux
(ovins surtout) a été très intense ici, ce qui explique la grande étendue des
groupements dominés par les thérophytes.

CONCLUSIONS

1. Inclusion syntaxonomique des groupements observés


Les groupements peuvent être inclus dans le schéma syntaxonomique
suivant, établi d'après GÉHU et BlONDI (1994) et PIAZZA et PARADIS (1997,
1998).

CAKILETEA MARITIMAE R. Tx. et Preis. in R. Tx. 1950


EUPHORBIETALIA PEPLIS R. Tx. 1950
Euphorbion peplis R. Tx. 1950
Salsolo kali- Cakiletum maritimae Costa et Mansanet 1981 corr.
Riv.-Mart et al. 1992 (tableau 1)
EUPHORBIO - AMMOPHILETEA ARUNDINACEAE J. -M. et J. Géhu 1988
AMMOPHlLETALIA ARUNDINACEAE Br.-Bl. (1931) 1933 em. J.-M. et J.
Géhu 1988
Ammophilion arundinaceae Br.-Bl. (1931) 1933 em. J.-M. et J. Géhu
1988
Sporobolenion arenarii Géhu 1988
Sporoboletum arenarii (Arènes 1924) Géhu et Biondi 1994 (tableau 2)
Sporobolo- Elymetumfarcti Piazza et Paradis 1997 (tableau 3 B)
Elymenion farcti Piazza et Paradis 1997
Elymetumfarcti appauvri (tableau 3 A)
Elymetumfarcti à Otanthus maritimus (tableau 3 C)
132 C.P~.G.PARADIS

Groupement à Elymusjarctus et Anthemis maritima (tableau 3 Dl


Medicagini- Ammophilenion arundinaceae Br.-BI. (1931) Riv.-Mart. et
Géhu 1980 nom. nov.
Ammophiletum arundinaceae (tableau 4)
HELICHRYSO- CRUCIANELLETEA (Géhu, Riv.-Mart. et R. Tx. 1973 in Bon et
Géhu 1973) Sissingh 1974 em. Biondi et Géhu 1994
HELICHRYSO - CRUCIANELLETALIA MARITIMAE Géhu, Riv.-Mart. et R.
Tx. in Géhu 1975
Crucianellion maritimae Rivas Goday et Riv.-Mart. (1958) 1963
Groupements à Pycnocomon rutifolium (tableau 5)
Helichrysion italici Paradis et Piazza 1995
Groupement à Helichrysum italicum (tableau 6 C)
CISTO- LAVANDULETEA Br.-Bl. (1940) 1952
LAVANDVLETALIA STOECHIDIS Br.-Bl. 1940 em. Riv.-Mart. 1968
Cistion mediomediterraneum Br.-Bl. (1931) 1940
Groupement à Genista monspessulana (tableau 6 A)
Groupement à Helichrysum italicumet Lavandula stoechas (tableau 6 D)
Stauracantho- Halimion halimifolii Riv.-Mart. 1979
Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii Géhu et Biondi 1994
(tableau 6 B)
QUERCETEA ILICIS (Br.-Bl. 1947) O. de Bolos 1968
PISTACIO-RHAMNETALIAALATERNIRiv.-Mart. (1975) 1987
Juniperion turbinatae Riv.-Mart. (1975) 1987
Maquis à Pistacia lentiscus dominant (tableau 7)
QUERCETALIA ILICIS Br.-Bl. 1936
Quercion ilicis Br.-Bl. (1931) 1936 em. Riv.-Mart. 1975
Peuplement de Genista aetnensis (tableau 8)
Maquis haut à Quercus ilex dominant
Maquis haut à Quercus suber dominant
TUBERARIETEA GUTTATAE Br.-BI. 1952 em. Riv.-Mart. 1977
.MALCOL.MlETALIA Rivas Goday 1957
Maresio nanae - Malcolmion ramosissimae (Riv.-Mart. 1978) Riv.-
Mart. et al. 1992
Cutandietum maritimae Piazza et Paradis 1993 (tableau 9)
Sileno nicaeensis - Vulpietumfasciculatae Géhu et Biondi 1994
sous-association typicum Géhu et Biondi 1994 (tableau 10 A)
sous-association à Vicia parviflora (tableau 10 B)
sous-association à Corynephorus articulaius Géhu et Biondi 1994
(tableau 10 C)
Groupement à Corynephorus articulatus, Vulpia fasciculata et
Chamaemelum mixtum (tableau 11)
Sileno gallicae - Corynephoretum articulati Géhu et Bion di 1994
Goupement à Anthoxanthum ovatum et Corynephorus articulaius
(tableau 12)
JUNCETEA MARITIMI Br.-Bl. 1952 em. Beeftink 1965
JUNCETALIA MARITIMlBr.-Bl. 1931
Plantaginion crassifoliae Br.-Bl. 1931 (1952)
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 133

Groupement à Spartina versicolor (tableau 13)


Peuplement de Juncus acutus et de Juncus maritimus
NERIO- TAMARICETEA Br.-Bl. et Bolos 1957
TAMARICETALIA AFRICANAEBr.- Bl. et O. Bolos 1957 em. Izco, Femandez
et Molina 1984
Tamaricion africanae Br.- Bl. et Bolos 1957
Peuplement à Tamarix africana
MOLINIO- ARRHENATHERETEA R. Tx 1937
HOLOSCHOENETALIA Br.-Bl. (1931) 1947
Groupement à Scirpus holoschoenus

II. Schéma géosymphytosociologique.


Chaque groupement est suivi d'un symbole correspondant à sa forme
d'occupation spatiale et d'un chiffre correspondant à sa superficie d'occupation
de l'espace.
On a utilisé les symboles et l'échelle suivants (d'après GÉHU 1991) :
Forme de l'occupation spatiale :
0 forme spatiale forme ponctuelle
1 forme linéaire forme linéaire disjointe
0 forme spatio-linéaire en frange large
Echelle d'occupation spatiale:
+ 0 à 10m2 3a 5 000 à 10 000 m 2
2
1 10 à lOO m 3b 10 000 à 50 000 m 2
2a 100 à l 000 m 2 4 5 à 10 ha
2b 1 000 à 5 000 m 2 5 plus de 10 ha

Plage aérienne 0 4
CAKILETEA MARITIMAE
Salsolo lcali - Calciletum maritimae 2a
EUPHORBIO - AMMOPHILETEA ARUNDINACEAE
Sporoboletum arenarii l
Sporobolo - Elymetumjarcti 1
Elymetumjarcti appauvri 2b
Elymetumjarcti à Otanthus maritimus 2b
Groupement à Elymus jarctus et Anthemis maritima 0 3b
Ammophiletum arundinaceae 2b
HELICHRYSO - CRUCIANELLETEA
Groupements à Pycnocomon rutifolium 0 4
Groupement à Helichrysum italicum 0 2b
CISTO- LAVANDULETEA
Groupement à Genista monspessulana 0 2b
Groupement à Helichrysum italicum et Lavandula stoechas 1
Cisto salviifolii-Halimietum halimifolii Géhu et Biondi 1994 0 3b
134 C.PlitZZA, G.PAlùUJIS

QUERCETEA ILICIS
Maquis à Pistacia lentiscus dominant 0 3a
Peuplement de Genista aetnensis 0 2b
Maquis haut à Quercus ilex dominant 0 2b
Maquis haut à Quercus suber dominant 0 2b
TUBERARIETEA GUTTATAE
Cutandietum maritimae 1
Sileno nicaeensis -Vulpietumjasciculatae
ss.-ass. typicum 1
ss.-ass. à Vicia parvijlora 0
ss.-ass. à Corynephorus articulatus 3a
Groupement à Corynephorus articulatus, Vulpiafasciculata
et Chamaemelum mixtum 0 3a
Sileno gallicae - Corynephoretum articulati
Groupement à Anthoxanthum ovatum et Corynephorus 0 2b
articulatus
JUNCETEA MARITIMI
Groupement à Spartina versicolor 1 3a
Peuplement de Juncus acutus et de Juncus maritimus 2a
NERIO - TAMARICETEA
Peuplement à Tamarix africana 0 4
MOLINIO - ARRHENATHERETEA
Groupement à Scirpus holoschoenus 0 3b

III. Intérêts phytoécologiques du cordon de Palo

A. Intérêts floristiques.
1. Le cordon de Palo présente trois taxons légalement protégés au niveau
national (N) et un taxon protégé au niveau régional (R) :
• Euphorbia peplis (Euphorbiaceae) (N), espèce inscrite dans le Livre Rouge
(OLIVIER et al. 1995). qui est assez abondante sur le haut de la plage
aérienne, surtout près de l'extrémité sud,
• Kosteletzlcya pentacarpos (Malvaceae) (photo 8) (N), espèce inscrite dans le
Livre Rouge des espèces menacées (OLIVIER et al. 1995), qui est très rare
ici, avec moins de 20 individus, situés dans la partie arrière du revers du
cordon près du transect P6 (RAVETIO et al. 1997),
• Tamarix africana (Tamaricaceae) (N). très abondant en arrière du cordon,
surtout dans sa moitié nord,
• Genista aetnensis (Fabaceae) (photos 2 et 7) (R), très rare en Corse et qui a ici
sa plus belle population (PIAZZA et PARADIS 1996), mais en forte régression
actuellement.
2. Ce cordon présente aussi quatre taxons non protégés mais qui sont assez
rares sur le littoral de la Corse: Polygonummaritimum Quercus robur, Sesamoides
purpurascens subsp. spathulata et Stachys maritima.
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 135

B. Intérêts paysagers
D'un point de vue paysager, le cordon de Palo est remarquable :
-par une largeur relativement grande et une vaste longueur,
- par une situation entre la mer et un étang, pour sa moitié sud,
- par une stabilité géodynamique se traduisant par une quasi-absence
d'érosion actuelle,
-par une nette zonation de ses groupements végétaux, malgré les impacts subis,
-par des micro-formes dunaires, liées à un saupoudrage éolien de faible
intensité,
-par une seule voie d'accès et par l'absence de constructions, ce qui devient
rarissime sur le littoral de la Corse.
Afin que les parties dénudées du " plateau " du cordon ne s'agrandissent
plus et que les espèces vivaces ne s'amenuisent pas davantage, il est urgent
de faire appliquer la loi interdisant la circulation en bord de mer des
véhicules 4 x 4, cette circulation étant la principale cause actuelle de
dégradation du site. Il est aussi souhaitable qu'un contrôle de la fréquenta-
tion et une gestion du site, au moins sur les terrains achetés par le C.E:L.,
qui sont les parties du cordon les plus dégradées, soient mis en place. De
telles mesures pourront permettre alors d'obtenir une revégétalisation du
sable actuellement dénudé.

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138 C.P~.G.PARADIS

N" de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7


N" de relevé (registre 1993) 36 1 37
N" de relevé (registre 1995) R41 R12 R21 R37
Surface (m2) 20 10 200 50 10 20 10
Recouvrement (o/o) 40 30 <5 50 25 15 5
Nombre d'espèces 3 2 5 10 3 4 3
Nombre de thérophytes 1 2 2 3 3 4 3

Thérophytes caractéristiques p CR
Salsola /cali 3j 1 1j 2bpl 1 1 + 7 946
Calcile maritima 2b + 1 2b 2a + 6 692
Euphorbia pep lis + 1 2 39
Xanthiwn italicum + + 2 6
Espèces des Ammophiletalia
Ely mus fare tus + + 2aj 3 127
Sporobolus pungens 1 1 2 72
Eryngium maritimum + 1pl 2 39
Matthiola sinuata 1pl 1 36
Medicago marina 1j 1 36
Polygonum maritimum + 1 3
Calystegia soldanella + 1 3
Thérophyte des Malcolmietalia
Cutandia maritima + 1 3

Tableau 1. Salsolo - Cakiletum

N" de relevé (tableau) 1 2


N" de relevé (registre 1993) 28 22
N° de transect de 1993 TB T10
Surface (m2) 30 180
Recouvrement (o/o) 40 30
Nombre d'espèces 5 10
Nombre de thérophytes 2 1
Caractéristique CR
Sporobolus pungens 3 3 1875
Compagnes des Ammophiletalia
Ely mus fare tus + 1 135
Echinophora spinosa + + 20
Eryngium maritimum + 10
Otanthus maritimus + 10
Anthemis maritima + 10
Medicago marina + 10 Relevé 1 : nord du site, 50
Polygonum maritimum + 10 rn au nord de l'ancienne
Ammophila arundinacea + 10 passe.
Thérophytes des Cakiletea Relevé 2 : nord du dite, 20
Calcile maritima + + 20 rn au sud de l'embouchure
Salsola /cali + 10 de l'Abatesco.
Tableau 2. Sporoboletum arenarii
.....,.-t··;-·-· A B c D

W de relevé (tableau) 1 2 314 5 617 8 9


10 Il 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 ti],

W de relevé (registre 1993) 21 20' 3 38 39 29 33 4 34 30a40b 19 23
W de transect (1993) T9 T9 T7 Til Til T8 T7 . TB Til T9 TlO .
W de relevé (registre 1995) R13R30R29 R2 . R22R23R43R39R42 R3 :;b
Surface (m2) 200150 60 40 50 150 50 20 100 20 15 30 100 100100100150 25 40 15 50 20 20 ~
Recouvrement (%) <50 65 40 55 60 45 60 70 80 50 80 90 70 60 75 70 60 60 80 70 80 60 80 ~
Nombre d'espèces 12 12 19 14 15 12 12 14 10 9 16 13 12 16 17 15 19 8 13 9 15 9 17 tl
Nombre de thérophytes 2 3 7 4335132134658616162 5 c::
(j
Caractéristiques
ElyrTU.lS farctus !:2,f]:):2bt::C2,J5 2b 2a 2b 2a 2a 2b 3 2b 2a 1 2a 1 2a 2a 2b 2a 2b §
,,~, T'·'T· ~:?~f~lJ.t:L~~' .
Sporobolus pungens + . .. + . . 1 + 1 1 + +
~
:~ ! ;~~+~r~;':i:1::i:~J=L tu~:, ~~~l1i=w3~=~~~+~r:~~~à~\~H'=! tn;~l·;~t'~f
2
Otanthus maritimus 2
Anthemis maritima
Medicago marina :
2
: 2t 2+a §
~
Compagnes des Ammophiletalia
Eryngiwn. maritimum + 1 + 1 2b 1 1 1 + + 1 + 2a l + + + + l + +
Echinophora spinosa + + + 1 + 1 2a 1 + 1 2a 1 + 1 + + + + +
Polygonum maritimum + + + + + ~
~
Inula crithmoides 1 + + + +
Calystegia soldanelia + + 2a 1 + 1 2a 1 2b
Lotus cytisoides + 2b + + + + 2a + + 2a 0
Ammophila arundinacea + + 2a + 1 1 2a 2b 2a 1 1 + 2b 2a 1 0
Matthiola sinuata
Stachys maritima
+ 1 1 1 + + 1 2a 1 2b + + 1 + 2a
~
(/)
+
Autres espèces vivaces ~
Pycnocomon rutifolium + + + + + + 2a 1 1 1
Jasione montana + + 2a 1 + + 2a 2b
Sesamoides pwpurascens subsp. spathlll.ata 2b 2a
Glauciumflavum + +
Scolymus hispanicus + +
Crithmum maritimum +
Helichrysum italicum
Comgiola telephiifolia +
Thérophytes des Cakiletea
Caldle maritima :c:2:a:::r:r.:r:r:;2a: + + 1 + 1 + 1 + + +
Salsola kali ::2~liï'>ii~P1 + +
Xanthium italicum +
.....
Tableau 3. Groupements de l'Elymetwnfarcti (début) û:l
co
A : Elymetumfarcti appauvri, proche de la mer. B : Sporobolo-Elymetumfarcti.
C : Elymetumfarcti à Otanthus maritimus. D : Elymetumfarcti à Anthemis maritima et Medicago marina..
....
""'0

A B c D

N' de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23


N' de relevé (registre 1993) 21 20' 3 38 39 29 33 4 34 30a40b 19 23
N'de transect (1993) T9 T9 T7 Tll Tll T8 T7 T8 Tll T9 TlO
N' de relevé (registre 1995) . . . . . . . R13R30R29 R2 . . . . R22R23R43R39R42 R3
Surface (m2) 200 150 60 40 50 150 5o 20 100 20 15 3.0 1oc 100100100150 25 40 15 50 20 20
Recouvrement (%) <50 65 40 55 60 45 60 70 80 50 80 90 70 60 75 70 60 60 80 70 80 60 80
Nombre d'espêces 12 12 19 14 15 12 12 14 10 9 16 13 12 16 17 15 19 8 13 9 15 9 17
Nombre de tbérophytes 2 3 7 4 3 3 5 1 3 2 1 3 4 6 5 8 6 1 6 1 6 2 5
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 1 + + + + 2a + + + + 2a 2b 2a 2a + 2b 2a 2a
Cutandia maritima 2a 1 + 1 2a + 2a 2b + + 1
Vulpiafasciculata + 1 + 2a 2a + 2a 2a + 1 1 1
Malcolmia ramosissima + 1 1 1 + + 2a .
Lupinus angustijolius 1 + 1 1 + 2a .
Vicia paroiflora (= V. gracilis) 2a 2a 1 2b .
Lagurus ovatus + 1 +
Hypochaeris glabra + 1
Erodiwn lebeUi subsp. marcucci + +
Corynephorus articulatus 2a
Avena barbata +
Briza maxima 1
0
Tableau 3. Groupements de l'Elymetumfarcti (fin)
A : Elymetumfarcti appauvri, proche de la mer. B : Sporobolo-Elymetumfarcti.
C : Elymetumfarcti à Otanthus maritimus. D : Elymetumfarcti à Anthemis maritima et Medicago marina. ~
p

~
Cil
VÉGÉTATION DU CORDON IlTTORAL DE PALO (é:ORSE) 141

W de relevê (tableau) 1 2 3
W de relevê (registre 1993)
Surface (m2)
2
75
30c
24
40a
25
IJ:!IHf:fH
Recouvrement (o/o) 70 60 90
Nombre d'espèces 16 12 12
Nombre de thêrophytes 6 5 0
Caractéristique p CR
Ammophila arundinacea 3 3 4 3 2083
Compagnes des Ammophiletalia
Anthemis maritima 2b 2a 2a 3 1166
Medicago marina 2a + 2a 3 573
Matthiola sinuata 1 + 1 3 173
Ely mus jarctus 1 + 2 90
Eryngium maritimum 1 + 2 90
Lotus cytisoides 1 + 2 90
Sporobolus pungens + + 2 13
Echinophora spinosa + 1 6
Otanthus maritimus + 1 6
Autres espèces vivaces
Jasione montana 1 1 2 166
Pycnocomon rutijolium 1 + 2 90
Helichrysum italicum + 1 6
Urospermum dalechampii + 1 6
Inula crithmoides + 1 6
Thérophytes des Cakiletea
Calcile maritima + 1 6
Salsola /cali + 1 6
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 1 1 2 166
Lupinus angustijolius 1 1 2 166
Vicia parviflora (= V. grdcilis) 2a 1 283
Cutandia maritima 1 1 83
Vulpiafasciculata 1 1 83
Hypochaerisglabra 1 1 83
Corynephorus articulatus + 1 6

Tableau 4. Ammophiletum arundinaceae dégradé


142 C. PIAZZA, G. PARADIS

A B c
N" de relevé (tableau) 1 2 4 5 6 7 8
3 9 10 11 12 13
N" de relevé (registre 1993) 6 8 35b 41 42b
24 18 11
N" de relevé (registre 1995) R46 RJ Rl4 R2.4 IWl
Surface (m2) 10 25 20 10 30 lOO 10 50 50 50 10 50 20
Recouvrement (%) 80 90 75 80 80 80 60 90 80 90 70 80 90
Nombre d'espèces 16 9 12 17 17 18 15 18 15 15 13 18 17
Nombre de thérophytes 8 5 7 11 11 5 7 8 3 9 7 8 6
Caractéristiques p
Pycnocamon nttifoliwn <!Ji:j::~s1:f:'3:t:i::;r2b 2b 2b 4 2a 4 2a 2b 4 13
Jasione montana + + ::2b :;::2bl2â\ 2b 2b 2a 2a + 1 11
Cypems capitatus (= C. /caUf) ; HHlt!2aH2bi·2.o+2b• 6
Espèces des Ammophiletalia
Anthemis maritima 3 1 2a 3 2a + 3 2b 8
Medicago marina + 1 + 2b 2a + + 7
Ammophila arundinacea + + + + 1 + 6
Matthiola sinuata + 1 + + 1 5
Lotus cytisoides 1 1 1 2a 4
Elymusfarctus 1 + + 1 4
Pancratiurn maritimwn + + + + 4
Sporoboù.Ls pungens + + + 3
Eryngium maritimwn + + 2
Otanthus maritimus + + 2
Autres espèces vivaces
Sesamoides spathulata 1 1 2a 1 + 2a + 7
Corrigiola telephi.ifolia 1 + + 2a + 5
Helicluyswn italicwn 2b 1 1 3
Glauciwnjlavwn + 1 + 3
Romulea roUii + + + 3
Rumex acetoseUa 1 + 2
Scirpus holoschoenus + + 2
Asphodelus aestivus + + 2
ChondriUajuncea + + 2
Cynodon dactylon 1 1
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 2a 1 1 1 2a 2a 2a 2b 2b 2a 2a 1 2a 13
Vulpiafasciculata 2b 2a 2b 2a 2a 2a + + 2b 2a 2a 1 12
Lupinus angustifolius 1 + 1 + 1 + + 1 1 1 10
Corynephorus articulatus 1 1 + 3 2b 2a 2b + 3 9
Malcolmia ramosissima + 1 + 1 + 1 + 1 + 9
Vicia parvijlora != V. gracilis) 1 2a 1 1 + + 1 2a 8
Hypochaeris glabra + 2a + + + 5
Ornithopus pinnatus + 2b + + 4
Chamaemelwn mixtum + 1 1 2b 4
Erodiwn lebelii marcuccii + 2a 1 + 4
Lagums ovatus + 1 + 3
Avena barbata 1 + 1 3
Silene gaUica 1 2a 2
Ornithopus compressus 2a 1 2
Cutandia maritima + + 2
Briza maxima + + 2
Andryala integrifolia + 1
Hypecown procwnbens + 1
Misopates orontium + 1

Tableau 5. Groupements à Pycnocomon rutifolium


A : Groupement à P. rutifolium seul ; B : Groupement à P. rutifoliwn et Jasione montana;
C : Groupement à P. mtifoliwn et Cypems capitatus (= C. lcalli).
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORALDE PALO (CORSE) 143

A B c D
N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8
N° de relevé [registre 1995) R34 R7 R16 R26 R33
W de relevé (registre 1993) 35a 42a 43a
Surface (m2 ) 50 50 50 50 40 10 20 20
Recouvrement (%) 100 100 100 100 70 100 100 100
Nombre d'espèces 4 9 9 9 2 6 4 5
Caractéristiques
Genista rrwnspessulana 1
Cistus salviifolius 1
Halimium halimifolium
Helichrysum italicum + 1 r;5;::;:n::5:~!
Lava.ndula stoechas +
Espèces des Quercetea3licis
Daphne gnidium + + 1 +
Smilax aspe ra. 2a + +
Asparagus acutifolius +
Ruscus aculeatus +
Pistacia. lentiscus +
Phillyrea angustifolia +
Clema.tis fiammula. +
Pinus pinas ter +
Quercus suber +
Espèces des Ammophiletalia
Ammophila arundinacea + + +
Matthiola sinuata + 1
Autres espèces vivaces
Pycnocomon rutifolium + +
Jasione rrwntana + +
Asphodelus aestivus +
Rumex acetosella +

Tableau 6. Groupements nanophanérophytiques et chaméphytiques


A : Groupement à Genista rrwnspessulana;
B : Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii ;
C : Groupement à Helichrysum italicum ;
D : Groupement à H. italicum et Lavandulci stoechas
144 C. PIAZZA. G. PARADIS
....... ___.;

ETANG DE PALO

• 1
1 •
1 •
.
' '••

1
"
10

'- = -
LOCAUSATION :
Grau '1 • '" TlwwoctJ

0 300 m

Carte de la végétation de la partie du cord•


(can e réa lisée en 1995 p ar Carole PIAZZA). (Sur la
VÉGÉTATION OU CORDON LJTrQRIIL DE PALO (CORSE) 145

Sable nu
, Salsolo-Caki~aun

+ + Groupement ponctuel à El)mUS fare tus el /nula crilllnwlde.r


El)mâml Jarcli l Mt:tUcago mari110 el Anth.enùs maritima
- .Mos:iique : Elymelum farcti à Medû:ago marina
et. AJtlllmw manlima 1 groupement à Pycnocomon IUlifoluun
Ammophtla IU1Uidinacea
- Mosaïque : Elymw farellls 1 Ammophila arundl= 1 thtrooh)'!es
(dont u•plnus anguslifolius el VIcia parvlfù>ra) 1 groupemenlà Pycnoconwn rutlfoliwn
Mos:iique : groupement à Pycnoconwn rutifoliwn el c~ capltarus 1 thtroph)'les
(avec dans les nombreux cbCmlns une dom mante AVutpla fasciculata et Coryneplwrw artiaûalU.
- Groupeme.ntl H•Uchrysunt italimm elairoem&
- Pelouse llhtrophytes (SI/oro nicauruLr- Vulpletum fasctculai/Jt ettJù nombreux
l..upinus anguslifoluu et Vicia parviflora)
- Pelouse l Antlwxanrlllun ovazum el Coryntplwrw arliallanu dominants
(avec Scirpw lwlruclwenus et/ou Chamatindwn mlxuun par endroits)
Maquia bos à C ùnu salviifollro (avec Sclrpu.r lwlosclwenus par endroits)
- Cisto salviVoiii-HalimJewm hallmlfo/U
- Zone inoendiœ (en âJ. 93) recolomllte par le C/sw salviifolii-Ha/imietum halimlfolii
- Zone inoendiœ (en âJ. 93) en voie de recoloniaatioo par du maquia bu (1.5-2 m)
à <knlsi/J moll.lpe.tmlatoa (el P"<rldlum aquilinum par endroits)
- Maqui&lllO)Ien (2-3 m) A Pisracla IMiisau dominant et/ou reste de roret lilloralo (8-10 m)
à Quucus suber dominant
Gtnlsta attntn.ri.J
lB Quucus /lex
Ep : Eupharl>iap4rallas
Pinus piltiJSter
Kp : Kosre~q)cya fHnlacarpo.
- Prtridiunt aqrtilinum Pl : PLrracla ID!d.Jcus
- Phragmites aunral/s 1 Scirpu.r marit/mus Pn : Plmu nlsra lariclo
Qr : QueTOUJ robur
- JUIICW marit/mus Qa : Qutrcus suiHr
- Groupement AJuncus acunu 1 Phragmlre.s austra1/s 1 Ta :Tœnarlr qfriciJIIIJ
El)Y7UU pycnantllus I T111111UU a{ric4na par endroits
Groupementl Spartilla vmlcolor et/ou El)m:us J11C1UU1tllu4
= Chemin communal
--- Pilte
par endroit&
Cl TamariJ< ofrléana
--- Traces do 4x4. c:hcmin
- Zone à Tamarù: afrlctUIII. el/IIJICJIJ acutus o Rulnca

lllo, proprié té du Conservatoire du Littoral


petite éch elle ont loca lisés le tr anscct s P 1 à P6).
146 C. PIAZZA, G. PARADIS

N° du relevé (tableau)
W du relevé (juillet 1995)
Surface (m2)
Recouvrement (o/o)
Nombre d'espèces
Espèces caractéristiques
1
RB
150
lOO
14
2
Rl7
150
lOO
12
3
R27
lOO
lOO
13
4
R49
60
lOO
13
5
R52
150
lOO
9
• p
tl

CR
Pistacia lentiscus 4 4 4 4 4 5 6250
Smilax aspera 2a 2a 2a 2a 2b 5 1050
Espèces des Quercetea ilicis
Quercus suber 2b 2a 2a 1 4 760
Phillyrea angustifolia 1 1 + 2b 4 474
Pinus pinaster + 1 + + 4 62
Ruscus aculeatus + + 1 + 4 62
Asparagus acutifolius + 1 + + 4 62
Quercus ilex 2a 1 + 3 224
Arbutus unedo 2a + + 3 178
Myrtus communis + 2a 2 174
Erica arborea + + 2 8
Olea europaea subsp. oleaster + + 2 8
Clematis jlammula + + 2 8
Lonicera implexa + 1 4
Espèces des Rhamno-Prunetea
Crataegus monogyna 2a 1 1 3 270
Rubus ulmifolius + 1 2 54
Evonymus europaeus + 1 4
Espèces des Cisto-Lavanduletea
Cistus salviifolius 1 2b 2 420
Halimium halimifolium + 1 4
Daphne gnidium + 1 4
Autres espèces vivaces
Quercus humilis 2a 1 170
Helichrysum italicum + 1 4
Asphodelus aestivus + 1 4
Scirpus holoschoenus + 1 4
Quercus robur + 1 4
Phragmites australis + 1 4

Tableau 7. Maquis littoral à Pistacia lentiscus dominant


VÉGÉTATION DU CORDON LJTTORAL DE PALO (CORSE) 147

N" de relevé (registre 1993) 44


Strate 1 (1,5- 7 rn) :
Surface (m2 ) 2500
Recouvrement (o/o) 25
Hauteur moyenne (rn) 6
Strate 2 (0, 1- 1,5 rn) :
Surface (m2) 500
Recouvrement (o/o) 80
Hauteur moyenne (rn) 1,2
Strate 3 (0 - 0,1 rn) :
Surface (m2) 10
Recouvrement (o/o) 40
Hauteur moyenne (rn) 0,05
Nombre d'espèces 22
Nombre de thérophytes 4
Strate 1 (1,5- 7 rn) : N° de rèlevé (registre 1993) 14
Genista aetnensis 2b Surface (rn2) 30
Pinus pinaster 1 Recouvrement (o/o) 65
Quercus suber 1 Nombre d'espèces 6
Strate 2 (0, 1 - 1,5 rn) :
Halimium halimifolium 4.5
Nombre de thérophytes 3 li~
Lavandula stoechas 2a Caractéristique CR
Genista monspessulana 2a Cutandia maritima 3 37 50
Cistus salviifolius 2a Compagnes des Malcolmietalia
Osyris alba 2a Vulpiafasciculata 2a 850
Genista aetnensis 1 Silene nicaeensis 1 250
Quercus ilex 1 Espèces des Ammophiletalia
Quercus suber 1 Ely mus fare tus 2a 850
Pistacia lentiscus 1 Anthemis maritima 1 250
Arbuius unedo + Medicago marina + 20
Ruscus aculeatus +
Daphne gnidium + Tableau 9. Groupement
Helichrysum italicum 1 à Cutandia maritima
Asparagus acutifolius + (relevé situé 1 00 rn au sud de
Strate 3 (0 - 0,1m) : l'embouchure de l'Abbatescu,
Asparagus acutifolius 1 sur un ancien passsage
Rubia peregrina 1 de véhicules 4 x 4)
Urospermum dalechampii +
Corrigiola telephiifolia 1
Briza maxima 2a
Lagurus ovatus 2a
Andryala integrifolia 1
Tuberaria guttata 1
Mousses 2b
Lichens 2a

Tableau 8. Composition
phytosociologique
du groupement à Genista aetnensis
(relevé effectué 300 rn au nord du grau).
148 C.PlitZZA, G.P~IS

A B c
W de relevé (tableau) 1
15
2
7
3
5
4
10
5
9
6
20
7 8
30b 30d
9 10 ]]]]j=:tJ:fiil:i;tli
q,.L.!JL.l.t.
N" de relevé (registre 1993)
J..-r··~'-tJ'·Jt
ll~Jf}lJllT!:
N" de transect 1993 T7 T7 T7 T7 T9 TlO TlO
W de relevé (registre 1993) R6 R25
No de transect 1993 Pl P3
90 25 .....•.. t.•··t··,+i--JTT


Surface (m2 ) 10 6 10 10 10 2L 120 10 .
Recouvrement (%) 80 75 85 85 80 85 75 80 90 90 .
Nombre d'espèces 15 12 13 9 13 8 18 14 14 12
13 6 6 8 10 6 7 7 12 9 .
Nombre de thérophytes
.U t . i l l l l l f .

. Caractéristiques d'association P(B} CR(B)


Vulpiafasciculata 4 4 3 4 4 3 1 4 4 7 3821
Silene nicaeensis 2a 2b + 2a + 3 2a 2a 2a 2a 7 1170
Caractéristiques des
sous-associations
Vicia parvijlora (= V. gracilis) :;2iJTFF2MTF21i.!::rJff!:n:;o:ül.TFf215FH2à~ 1 1 7 1178
Coryneplwrus articulatus 1 1 2b + LS.il:t±~i 3. 303
Compagnes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Lupinus angustifolius + + 2b 3 6 895
Hypochaeris glabra + + + + + + + + + 6 17
Ornithopus compressus 2a 2a + 2a + 4 367
Malcolmia ramosissima + 2a 1 2a 1 + 4 281
Cutandia maritima + + 2a 1 3 160
Silene gallica + 1 3
Erodium lebelii subsp. marcuccii + + 1 3
Chamaemelum mixtum 1 2a
Avena barbata +
Lolium rigidum +
Logurus ovatus + +
Bromus madritensis +
Ornithopus pinnatus +
Thérophytes des Cakiletea
Caldle maritima + + 3
Salsola /cali 1
Espèces des Ammophiletalia
(contacts)
Anthemis maritima 1 2b 2b + 2b 2b 2b 6 1324
Ely mus jarchl$ + + + + 2a + 5 136
Medicago marina + 2b 2b 1 2b 5 831
Eryngium maritimum + + 2a + 4 130
Matthiola sinuata + + 1 1 4 78
Otanthus marit(mus + + 2 6
Lotus cytisoides 1 1 36
Ammophila arundinacea 1 36
Sporobolus pungens + 1 3
Echinoplwra spinosa + 1 3
Autres espèces vivaces
Pycnocomon rutijoUum + + + 2a 2a 2a 5 166
Jasione montana + 2a 1 2 124
Conigiola telephiifolia + + 1 3

Tableau 10. Groupements du Sileno nicaeensis - Vulpîetumfasciculatae


Sileno nicaeensis - Vulpietumfasciculatae ss-assoc. typicum
Si!eno nicaeensis - Vulpietumfasciculatae ss-assoc. à Vicia parvijlora (ss-assoc. nouvelle)
Sileno nicaeensis - Vulpietumfasciculatae ss-assoc. à Coryneplwrus artic!llatus
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO {CORSE) 149

W de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7
W de relevé (registre 1993) 16 25 26 27a 31 17 32
W de transect de 1993 T9 TlO T10 TlO TB T9 TB
Surface (m2 ) 100 100L 120 20 5 10 3
Recouvrement (o/o) 70 BO 95 90 BO 95 95
Nombre d'espèces 16 14 17 7 13 11 13
Nombre de thérophytes
Caractéristiques
12 B 10 7 10 9 10
~
p CR
Corynephorus articulatus 3 3 2a 4 3 3 2a 7 2921
Vulpiafasciculata 2b 2b 3 3 3 2a 2a 7 2364
Chamaemelum mixtum 3 + 1 2a 1 2b 3 7 1524
Compagnes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Hypochaeris glabra + 1 1 1 + + 6 115
Lupinus angustifolius + 2a 1 1 2b 5 452
Silene nicaeensis + 1 2a 1 4 195
Silene gaWca 1 1 1 1 4 142
Malcolmia ramosissima + + 1 1 4 77
Trifolium arvense + + 1 1 4 '77
Trifolium cherleri 1 2b 3 3 B2B
Ornithopus compressus + 2a 2b 3 381
Vulpia myuros 2b 3 2 693
Vicia parviflora (= V. gracilis) 1 1 2 71
Avena barbata + 1 2 3B
Lolium multijlorum + 1 2 3B
Lagurus ovatus 2a 1 107
Briza maxima 1 1 35
Plantago bellardii 1 1 35
Lolium rigidum + 1 2
Espèces des Ammophiletalia
Ely mus jarctus + 1 2 3B
Medicago marina + 1 2
Autres espèces vivaces
Pycnocomon rutifolium 2a 1 2b 2b 2a 5 792
Jasione montana 1 2b 2a 3 414
Corrigiola telephiifolia + 1 + 3 41
Cypents capitatus (= C. Jcalli) 3 1 2 571
Rumex acetosella + 2b 2 260
Scolymus hispanicus + + 2 5
Sesamoides spathulata 2b 1 257
Cynodon dactylon 2b 1 257
Scirpus holoschoenus 1 1 35
Chondrillajuncea + 1 2
Romulea rollii + 1 2

Tableau Il. Groupement à Corynephorus articulatus,


Vulpiafasciculata et Chamaemelum mixtum
150 C.PlitZZA, G.PAlùtDIS

W de relevé (tableau) 1 2 3 4 5
N° de relevé (registre 1995) R9 RIO R20 R35 R51
Surface (m2 ) 20 50 20 40 20
Recouvrement (%) 70 80 80 100 100
Nombre d'espèces 12 12 13 8 14
Nombre de thérophytes 6 9 9 6 9
Thérophytes caractéristiques p CR
Anthoxanthum ovatum 3 2b 1 2a 3 5 2090
Corynephorus articulatus 3 2a 2b 3 4 2040
Autres thérophytes
Avena barbata 1 2a 2a 1 2a 5 610
Silene gallica 2b 2a 2b 2a 4 1080
Andryala integrijolia 1 + 2b + 4 428
Plantago bellardii 1 1 + 2a 4 274
Chamaemelum mixtum 1 3 1 3 850
Lagurus ovatus + 2a 2a 3 344
Briza maxima + 1 2a 3 224
Bromus madritensis 2b 1 370
Vulpiafasciculata 2b 1 370
Petrorhagia velutina + 1 4
Tuberaria guttata + 1 4
Espèces vivaces des contacts
Scirpus holoschoenus 3 3 2 1500
Cistus salviifolius 2a 1 170
Ruscus aculeatus + 1 4
Helichrysum italicum + 1 4
Halimium halirnifolium + 1 4
Autres espèces vivaces
Jasione montana 2a 2a 1 3 390
Plantago coronopus s. L 1 + + 3 58
Asphodelus aestivus 1 2a 2 220
Cynodon dactylon 1 + 2 54
Rumex acetosella 1 1 50
Chondrillajuncea 1 1 50
Daucus carota + 1 4
Allium vineale + 1 4

Tableau 12. Groupement à


N° du relevé (tableau) 1 2 3 4 Anthoxanthum ovatum
N° du relevé (registrel995) Rll R28 R36 R20 et Corynephorus articulatus
Surface (m2 ) 25 20 50 20
Recouvrement (%) 100 100 100 100
Nombre d'espèces 4 3 6 2
Caractéristique
Spartina versicolor 5 5 5 5
Autres espèces vivaces
Halimione portulacoides 1 1 1
Inula crithmoides + + +
Elymus pycnanthus 2b
Oenanthe lachenalii 2a
Tamarix africana + 2a Tableau 13. Groupement à
Juncus acutus + Spartina versicolor
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 151

N" du relevé (registre 1995) R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 RB R9 RlO Rll


Surface (m2 ) 25 15 20 25 50 90 50 150 20 20 25
Recouvrement (%) 30 80 80 80 90 90 lOO lOO 70 90 100
Nombre d'espèces 15 16 17 17 18 14 9 14 12 14 4
Cakiletea
Salsola /cali +
Calcile maritima +
Xanthlum italicttm +
Euphorbia pep lis +
Ammophiletea
Polygonum maritimum +
[nu/a crithnwides SlÙJSp. mediterraner. + + +
Sporobolus ptmgens ~ +
Otanthus maritimus + ~ +
Elymusjarctus 2b 2b
Eryngium maritimum + 1 +
Echlnophora spinosa + 1 +
Ammophlla arundinacea 2a 2b 1 1 +

~~~~';g~ ~:n~ ~ ll s91U~~H


2

Lotus cytisoides + +
2
3b
2a +
:
Matthloia sinuata + 2a 2a +
Calystegia soldanella +
Helichryso·Crucianelletea et
bisannuelles
Scolymus hispantcus + +
2b 2b 2a
lt~~~T!i~~~l
Jasione montana +
Pycnocomon rutifolium +
Heltchrysum italtcum 21;> + + +
Glauciumjlavum + + +
Cyperus capitatus + 1
Sesamoides spathulata 2a
Conigiola telephlifolia +
Chondrillajuncea 2a
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Silene ntcaeensis + 2a 2b 2b 2a
Vulpia fasciculata l 1 + 4
Corynephorus arttculatus 2a 2a 2a 3
Erodium lebelü subsp. marcuccii + l l
Hypoclweris glabra 1 +
Lupinus angustifolius + + l
Vtcia parvijlora (= V. gracilis) + 1 1
Briza maxima + l
Avenu barbota + l 2b
Silene gaUica 2b l
LagttrttS ovatus + 2b
Malcolmia ramosissima 1
Omithopus compressus +
OmithopttS pinnatus +
Anthoxanthum ovatum l:n3:::;:j2.oi~l
Andryala integrifolia l
Plantago bellardii
Trifolium campestre 2a
Sideritis romana +
Tableau 14. (début)
Transect 1. Extrémité sud du cordon, 400 m au nord du grau de l'étang
(correspondant au profil Pl: voir la figure 4)
152 C.P~.G.PAlùtDIS

N" du relevé (registre 1995) Rl R2 R3 R4 R5 R6 R7 RB R9 RIO Rll


Surface (m2) 25 15 20 25 50 90 50 150 20 20 25
Recouvrement (%) 30 80 80 80 90 90 lOO lOO 70 90 lOO
Nombre d'espèces 15 16 17 17 18 14 9 14 12 14 4

Cisto - Lavanduletea
Halimiwn halimifolium
Cistus salviifolius
fl$li
l-2a··i
+

Daphne gnidiwn +
Lavandula stoechas +
Genista monspessulana
Quercetea ilicis et
Rhamno-Prunetea

1
Quercus suber
Quercus ilex
.
Pistacia lentiscus
PhiUyrea angustifoltn. l
Arbutus unedo 2a
Erica arborea +
Olea europaea subsp. oleaster +
Crataegus monogyna 2a
Pinus pinaster +
Ruscus aculeatus + + +
Asparagus acutifolius + +
Smilax aspera + 2a
Clematis jlarnmula +
Lonicera implexa +
Molinio-Juncetea et
Juncetea maritimi
Asphodelus aestivus
Plantago coronopus
Scirpus holoschoenus l:t:3':tl
Cynodon dactylon +
Spartina versicolor
Halimione poril.llacoides
~
l
Juncus acutus +

Tableau 14. (fin)


Transect 1. Extrémité sud du cordon, 400 m au nord du grau de l'étang
(correspondant au profil Pl: voir la figure 4)
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 153

N" du relevé (registre 1995) Rl2 RIS Rl4 Rl5 Rl6 Rl7 RIS Rl9 R20
Surface (m2 ) 10 20 50 100 50 150 20 100 100
Recouvrement (%) 15 70 80 90 100 lOO 80 90 20
Nombre d'espèces 3 14 15 16 9 11 13 11 3
Cakiletea
Salsola leaU 1
Calcile maritima ~' +
XWithiwn italicum +
Ammophiletea
Polygonum maritimum +
Inula critlunoides + +
Sporobotus pungens +
OtWitllLLs maritimus lt~:2ai.l
Eryngium mruitimum 1
Echinophora spinosa 1
Elymus jarctus 2a
Lotus cytisoides + 2a
Ammophila arundinacea 1 1
Anthemis mœitima 2b ITs:::q +
Medicago mœina 2b
Matthiola sinuata + +
Helichryso - Crucianelletea et bisannuelles

~~~~·r81~1
Pycnocomon rutifolium + +
Jasione montana + 2b
CypenLS capitatus 1
Helichrysum italicum 1 + +
Sesamoides spathulata + +
Conigiola telephiifolta + +
Romulea rollîi +
Cfwndrillajuncea +
Thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia
Erodium lebelii subsp. marcuccii + +
Hypochaeris glabra + +

[t?~tl
Silene nicaeensis 2b
Vulpiajasciculata
CorynephonLS articulatus ln~snl
LupintLS angustijolius 1
Vicia paroijlora (= V. gracilis) +
Malcolmta ramosissima +
Ornithopus pûmatus +
Avena barbata + 2a 2a
LagunLS ovatus 2a 2a
Silene gallica 2b 2a
Andryala integrijolta 2b
Bromus madritensis 2b
Briza maxima 1
AntlwxWithum ovatum 1
Rumex acetosella
Petrorhagta velufina +
Plantago bellardii + +

Tableau 15. (début)


Transect 2. Partie sud du cordon, 800 m au nord du grau de l'étang
(correspondant au profil P2 : voir la figure 4)
154 C.P~.G.PARADIS

N" du relevê (registre 1995) Rl2 Rl3 Rl4 R15 Rl6 Rl7 RIS Rl9 R20
Surface (m2 ) 10 20 50 100 50 150 20 100 100
Recouvrement (%) 15 70 80 90 100 100 80 90 20
Nombre d'espèces 3 14 15 16 9 11 13 11 3
Cisto - Lavanduletea

I111~H
Halimium halimifolium
Cistus salviifolius
Daphne gnidium 1
Genista monspessulana 1
guercetea ilicis et Rhamno - Prunetea
Pistacia lentiscus + ltt4t:l
Phillyrea angustifolia + 1
Quercus suher 2a
Quercus ilex 1
Arbutus unedo +
Crataegus monogyna 1
Pinus pinaster 1
Ruscus aculeatus +
Asparagus acutifolius 1
Smilax aspera 2a
Clematisjlammula +
Molinio.Juncetea et Juncetea maritimi
Asphodelus aestivus 2a 1
Cynodon dactylon 1
Plantago coronopus s.L
Scirpus holosclwenus :~
Spartina versicolor
Haliminne portulncoides
ll?±
1
Mousses + 3

Tableau 15. (fin)


Transect 2. Partie sud du cordon, 800 m au nord du grau de l'étang
(correspondant au profil P2 : voir la figure 4)
VÉGÉTATION DU CORDON UITORAL DE PALO (CORSE) 155

N" du relevé (registre 1995) R21 R22 R23 R24 R25 R26 R27 R28
Surface (m2 ) 20 25 40 50 25 50 100 20
Recouvrement (%) 15 60 80 90 90 100 100 100
Nombre d'espèces 4 9 13 15 12 8 13 2
Cakiletea
Salsola leaU
CaJcile maritima T2!'(: + +
Euplwrbia pep lis +
Xanthiwn italicum +
Ammophile te a
Ely mus jarctus
Anthemis marilima +
Medicago mruina
Matthiola sinuata
Eryngiwn maritimtun +
Lotus cytisoides +
Ammophila arundinacea +
Helichryso · Cnlcianelletea et bisannuelles

:a li~tl
Pycnocomon rutifoliwn 2 2a
Jasione montana
Cyperus capitatus
Helichrysum italicwn l
Romulea rollii +
Corrigiola telephiifolia +
Thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia
Lagurus ovatus +
Erodiwn lebelii subsp. marcuccii + + +

m
Malcoùnia ramosissima + + +
Silene nicaeensis + 2a
Vulpiajasciculata 1 2b
Coryneplwrus articulatus 2b
Lupinus angustifolius + l
Vicia parviflora (= V. gracilis) + 1
Hypochaeris glnbra + +
Avena barbata l
Omithopus pirvtaitlS +
Chamaemelwn mixtwn 2a
Cisto - Lavanduletea
Halimiwn halimifoliwn
Cistus salvifolitlS
Daphne gnidiwn
Wlnl
+
+
l
+
Genista monspessulana 1
Quercetea ilicis
Smilox aspera + 2a
Pinus pinaster + +
Clematis jlammula +
Pistacia lentiscus IH4HI
Quercus suber 2a
Ruscus aculeatus l
QuerctlS ilex +
Phillyrea angustifolia +
Arbutus unedo +
Asparagus acutifolius +
Molinio · Juncetea et Juncetea maritimi
Asphodelus aesiivus + +
Spartina versicolor
Nerio · Tamaricetea
Tamarix africana 2a

Tableau 16.
Transect 3. Partie sud du cordon, .150 mau sud de l'ancien grau
(correspondant au profil P3 : voir la figure 3)
156 C.P~.G.PAJùtDIS

N" du relevé (registre 1995) R29 R30 R31 R32 R33 R33' R34 R34' R35 R36
Surface (m') 20 100 60 200 40 40 40 50 40 50
Recouvrement (%) 50 80 80 90 200 90 100 100 100 100
Nombre d'espéces 9 10 7 7 9 23 14 6 8 19
Cakiletea
Calcile maritima
Ammophiletea
Inula crithmoides + +
Otanthus mmitimus 2a 2a
Elymus jarctus H!3H :2J:HI
Medicago marina 2a 2a +
Anthemis maritima 1 2a jdsl+l 1
Lotus cytisoides +
Ammophila anmdinacea 2a
Eryngiwn maritimwn +
Echinophora spinosa +
Helichryso - Crucianelletea
Pycnocomon mtifoliwn
Jasione montana 1 + 1
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Cutandia maritima +
Silene nicaeensis + 2a 2a 2a
Vulpiafasciculata + 2b 2b
Lupinus angustifolius + 2a 1 2a
Corynephorus articulatus l±~i~H+~9+++~8+H-2bi~ 1 2a IHzB+I
Malcoimia ramosissima 2a 2a
Briza maxima + +
Lagurus ovatus + + + 2a
Anthoxanthwn ovatwn + 2a
Chamaemelwn mixtum
Silene gallica
IHJïl:l 2a 2a
IH-3~+1
2a
+
Avena barbata + 1
Ornithopus compressus 1
Parapholis incurva +
Cisto - Lavanduletea

IH't!l!:lH~
Halimiwn halimijoliwn
Cistus salviifoltus 2a
Daphne gnidiwn + + .
Genista monspessulana 1 ll:2b;:tt:l5t:il
Quercetea ilicis et
Rhamno - Prunetea
Quercus suber + +
Pistacia lentiscus + +
PhiUyrea angustifolia +
Crataegus monogyna +
Erica arborea +
Asparagus acutifolius + +
Smilax aspera +
Ruscus aculeatus + +
Pyrus amygdnliformis +
Olea europaea subsp. oleaster +
Rubus ulmifolius +

Tableau 17. (début)


Transect 4. Transect situé 1 100 m au sud de l'entrée du site,
en face de la presqu'île de l'Isola
(correspondant au profil P4 : voir la figure 5)
VÉGÉTATION DU CORDON UITORAL DE PALO (CORSE) 157

N" du relevê (registre 1995) R29 R30 R31 R32 R33 R33' R34 R34' R35 R36
Surface (m2) 20 100 60 200 40 40 40 50 40 50
Recouvrement (o/o) 50 80 80 90 200 90 100 100 100 100
Nombre d'espèces 9 10 7 7 9 23 14 6 8 19
Molinio - Juncetea, Juncetea
maritimi et autres
Phytolacca wnericana +
Pteridiwn aquilinwn 00
Scirpus holoschoenus + 1 2a li:L3dj
Spartina versicolor ~·
Elymus pycnanthus 2b
Asphodelus aestivus 2a
Dittrichla viscosa 2a +
Juncus acutus 2a
Oemtnthe lachenalii 2a
Halimione portulacoides 1
Carex extensa 1
Lotus glaber (= L. tenuis} +
Centaurium acutijlorwn +
Phragmites australis +
Aster squamatus +
Holcus lanatus +
Trifoliwn pratense +
Agrostis stolonifera +
Polygonwn aviculare +

Tableau 17. (fin)


Transect 4. Transect situé 1 100 m au sud de l'entrée du site,
en face de la presqu'île de l'Isola
[correspondant au profil P4 : voir la figure 5)
158 C. PIAZZA, G. PARADIS

N" du relevé (registre 1995) R37 R38 R39 R40


Surface (m2 ) 10 25 50 40
Recouvrement (%) 5 20 90 100
Nombre d'espèces 3 8 15 10

Cakiletea
Salsola /cali +
Calcile maritima +
Xanthium italicum +
Ammophiletea
Ely mus jarctus
Lotus cytisoides 1
Ammophila arundinacea
Anthemis maritima
Medicago marina
Matthiola sinuata + +
Echinophora spinosa +
Helichryso - Crucianelletea
Pycnocomon rutifolium 1 +
Jasione montana 2a 2a
Sesamoides spathulata 2a
Corrigiola telephiifolia +
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Cutandia maritima 1
Silene nicaeensis 1 2b 1
Vulpiafasciculata 1 2a
Lupinus angustifolius 2a 2a
Vicia parviflora (= V. gracilis) IH215+-H
Malcolmia ramosissima 2a
Briza maxima 1
Corynephorus articulatus
Chamaemelum mi.xtum
Lagurus ovatus 1
Silene gallica 1
Autre espèce vivace
Cynodon dactylon +

Tableau 18.
Transect 5, situé 550 m au sud de l'entrée du site,
face aux marais du nord de l'étang
(correspondant au profil P5 :voir la figure 5)
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE FALO (CORSE) 159

N" du relevé (registre 1995) R4l R42 R43 R44 R45 R46 R47 R48 R49 R50 R5l R52
Surface (m2) 10 20 15 35 15 25 lO 20 60 lOO 20 150
Recouvrement (o/o) oo w m oo ~ oo w oo lOOlOOlOOlOO
Nombre d'espèces 2 9 9 6 5 lO 6 17 13 15 14 9
Cakiletea
Salsola kali l
Calcile mariiima ~
Ammophiletea
Sporobolus pungens + + +
Ely mus farctus 2b l
Anthemis maritima l2h·H3c·:l
Medicago marina 2a
EnJngiwn maritimum + +
Echinophora spinosa + +
Lotus cytisoides +
Matthiola sinuata l + +
Ammophila anmdinacea 2b + + +
Pancratiwn maritimwn +
Helichryso - Crucianelletea
et bisannuelles
Pycnocomon rutifolium
Glauciumjlavum
Cyperus capitatus 2b
Jasione montana l 1
ChondriUajuncea +
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 2a 2a l+sH 2a 2a
Vulpiafasciculata + 2a 2a 2a 1
Corynephorus articulatus l 2a 1
Hypochaeris glabra +
Malcolmia ramosissima +
Chamaemelwn mixtwn 2b 1
Vicia parviflora (= V. gracUis) 2a 2a
Lupinus angustifolius + l
Cutandia maritima +
Lagurus ovatus +
Anthoxantluun ovatum + l:;àH
Briza maxima + 2a
Avena IJariJata + 2a
Plantago IJeUardii 2a
Andryala integrlfolia +
Tuberaria guttata +
Cisto-Lavanduletea
Cistus salvilfolius
Halimiwn halimlfoliwn
Daphne gnidiwn +

Tableau 19. (début)


Transect 6. Centre du cordon, à 150 mau sud du parking de l'entrée
[correspondant au profil P6 : voir la figure 5)
160 C. PIAZZA, G. PARADIS

N" du relevé (registre 1995) R41 R42 R43 R44 R45 R46 R47 R48 R49 R50 R51 R52
Surface (m') 10 20 15 35 15 25 10 20 60 100 20 150
Recouvrement (%) 30 60 70 90 50 90 20 90 100 100 100 100
Nombre d'espèces 2 9 9 6 5 10 6 17 13 15 14 9

guercetea ilicis et
Rhamna · Prunetea
Quercus robur +
Erica arborea +
Olea europaea subsp. oleaster +
Pinus pinru;ter +
Crataegus monogyna 1
Quercus suber 1 +
Pistacia lentiscus
Smilax aspera
IL\4:CI
2a
1
+
$2b
Myrtus communis + 2a
Asparagus acutifoUus + +
Rubus ulmifolius + 1
Phillyrea angustifolia + 2b
Ruscus aculeatus 1 +
Clematis jlammula +
Quercus humilis 2a
Evonymus europaeus +
Molinio · Juncetea,
Phragmitetea et autres
Asphodelus aestivus +
Cynodon dactylon 1 +
Scirpus holoschoenus + + 2a
Daucus carota + +
AUium vineale +
Plantago coronopus +
Phragmites australis +

Tableau 19. (fin)

Transect 6. Centre du cordon, à 150 rn au sud du parking de l'entrée


(correspondant au proill P6 : voir la figure 5)
VÉGÉTATION DU CORDON WTORAL DE PALO (CORSE) 161

Figure 1 A et B.
Localisation du cordon de Palo.
A : localisation du cordon en Corse.
B : localisation du cordon de Palo au sud de la côte orientale sableuse.
162 C. PIAZZA, G. PARADIS

\
1
'1
'
' 1
',, (
1
•''

Base de
c Solenzara
500m

Figure 1 C.
Principaux caractères topographiques du site :
localisation de la carte de la fig. 3 (partie du cordon comprise entre les grosses flèches)
et localisation des transects Pl à P6 et T7 à TlO (des figures 4 à 9).
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE FALO (CORSE) 163

100% 100%
F- ~J:~-"7"
lA
i
90 1 /1<- Il
.','.' ~~~~/ 1r
/. tl 1
1
60

!'/ ' 60
!
70
lh IJ:',.~/ 1!
: 70
j'! 1 60
!//t :Î. 60
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• 1. 50
lfl/ 1 50

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40
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20
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1.
!
30

20

/_. }1 ~··,. 10
v:-.•;..-
:0.0~.....
- -0
10
1 it'J
500 100
-. 0
50
1000 50~ 100 50 2000 1000
2000
Tailledessables(enp.m) Taille des sables (en pm)

100%
-~
~

- 1 90
,li_ l
,
1

i
60 .---·Pl

.
1/ .
1 1
1
1
! 70
!
60
- - - - P3
------· P4
-----.P6
l 4 50 -T7

:/ If :

.1 40
1

1 i
è

...
130
A. Plage aérienne (partie basse)
1 ;_ 120 B. Avant-dune (dune active)
C. Partie arrière du cordon (dune fixée)
1
1/ 10

~~-=
! 1
-
2000
- 1000 500 100 50
0

Taitlcdessables(enp.m)

Figure 2.
Courbes granulométriques.
(Les échantillons ont été prélevés en trois points de chacun des transects Pl, P3, P4, P6
etT7).
Est
Ga Ouest
® .....
m
cv HO>

Pl

Mer 0 <n ~ .. ~ 1 .,n.n ............. ~


RIO
RI R2 R3 R4'~---ru; R7 R8
li9.Rii
Aa : Ammophila arundiruzcea
®

@~
Hh: Halimi!tm halimifolium
Ga : Genista aetnensis
Hi: Helichrysum italicum
P2 ~ Zone de passage de 4x4

Mer 0 c.n L----.r-- ·--'--! 100 1<n m

Rl9
Rll ïtlJ'Ri4 RIS RI_G_ _ _ · - - RI7
Rî8-R2o

(!) Salsolo-Cakiletum
® Sporobolo-Elymetum
® Mcsai'que: Elymetum/ Ammopltiletum
P3 @) Mosaïque : Elymetwn 1 Anunoplülertun 1
Helichryswn itaUcum /thérophytes
® Mosaïque : PyCnocomon rutifolium 1 thérophytes Ç)
et par endroits HelichrystmJ italicum

~
Mer ® Zone de passage à thérophytes
(Î) Cislo salviifo!ii-Halimietwn halimifolii
ïi2ï R24 ros-rur- -~--- JÜ8 ® Mosaïque: maquishaut/maquismoycn
(2) Mosaïque : pelouse à thêrophytcs
Scirpus lzoloschoenus
et/ou
9
Transects 1 à 3, Palo (juillet 1995) @ Zone à Spartina versico/or

Figure 4.
Dessins des transects Pl à P3 (localisés sur la figure 3). La composition phytosociologique des relevés indiqués sous les
profils (Rl à R28) est présentée dans les tableaux 14 à 16.
i
(/J
Figure 5. >-'
Ol
Dessins des transects P4 à P6 (localisés sur la figure 3). La composition phytosociologique des relevés indiqués sous les profils (R29 Cl1
à R52) est présentée dans les tableaux 17 à 19.
166 C. PIAZZA, G. PARADIS

1 3 4 5
w
10 Il 12

mer
:::=---- - -

N" des relevés (registre 1993) 1 3 2 4 6 8 11 12 5 7 9 10


Surface (m 2 ) 200 60 75 30 10 10 50 200 10 6 10 10
Recouvrement (%) <5 40 70 90 80 80 80 100 85 75 80 85
Nombre d'espèces 5 18 17 12 16 16 19 17 13 12 13 9
Malcolmietalia, Brometalia 0 4 4 3 8 10 9 2 6 6 10 8
Cakiletea
Calcile maritima + 1 +
Salsola kali + 1 +
Xanthium itaUcum +
Ammophiletea
Sporobolus pungens + [JJ + +
Eryngium mmitimum + + 1 + + + +
Elymus farctu.S + 2b + 2a 1 + +
Anthemis maritima
Medicago marina
1
2b
Gr]]
2b 3
3
+
2a
+
2b
2b
2b
+
+

Ammophila arundinacea + 3 2a + +
Polygonwn maritimum +
Echinophora spinosa + +
Otanthus maritimus + + 2a +
Lotus cytisoides + 1 + 1
Matthiola sinuata + 3 2a + 1 + +
Pancratium mmitimum + +
·~·
Helichryso • Crucianelletea
pycnocomon rutijoUum 1 + 1
4 4 2b + + +
1
Cyperus capitatus 2b
Jasione montana + +
Corrigiola telephiifoUa +
Sesarnoides spatlutlata + +
Helichryswn üalictun
Autres espèces vivaces
Chondrillajuncea 1
+
.
Asphodelus aestivus +
Rwnex acetoseUa +
Romulea roUii +
Scùpus hoioschoenus + +
Malcolmietalla et Brometalia
Cutandia maritima 2a 1 2a + + 1 2a
Silene nicaeensis + 1 + 2a 1 1 + 2b + 2a
Vulpiajasciculata + 1 2a 2b 2b 2a 1 3 4 4 4
Malcolm/a ramosissima + + + + + 1 2a
'in
Lupinus angustifoUus 1 + 1 + 1 1 1
Corynephorus articulatus 1 3 3 2b 1
Vicia parvijlDra 1 2a 1 2b 2b 1 2a
Hypochaeris glnbra + 2a 1 + + +
Ornithopus pinnatus + 2b
Andryala integrifolia +
Ornithopus compressus 2a 1 2a 2a
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 167

No des relevés (registre 1993) 1 3 2 4 6 8 11 12 5 7 9 10


Surface (m2 ) 200 60 75 30 10 10 50 200 10 6 10 10
Recouvrement (%) <5 40 70 90 80 80 80 lOO 85 75 80 85
Nombre d'espèces 5 18 17 12 16 16 19 17 13 12 13 9
Malcolmietalia, Brometalia 0 4 4 3 8 10 9 2 6 6 10 8
suite et fin
Chamaemelwn mixtum 1
Lagurus ovatus +
Briza maxima +
Erodiwn lebelii
subsp. marcuccii +
Quercetea il.icis et espèces
de lisières
Pistacia lentiscus
PhiUyrea angustifolia
w
+
Ruscus aculeatus 2a
Smilax aspera 2a
Clematisjlammula 1
Myrtus communis 1
Quercus suber l
Cistus creticus 1
Asparagus acutifoUus 1
Rubia peregrina 1
Crataegus monogyna +
Rosacanina +
MeUca uniflora +

Figure 6.
Transect T7 (partie centrale : "entrée" sur le cordon)
168 C. PIAZZA, G. PARADIS

E w
Quercus
humflis
Plage 30a ·'
aérienne 30b 30c 30d 31

mer

N" des relevés (registre 1993) 28 29 30a 30b 30c 30d 31 32


Surface (m2) 30 150 100 120 24 10 5 5
Recouvrement 40 50 60 70 60 80 90 95
Nombre d'espèces 5 13 15 18 12 14 13 13
Malcolmietalia, Brometalia 0 2 4 6 5 7 9 10
Cakiletea
Calcile maritima + 1 + +
Salsola lcali +
Ammophiletea
Sporobolus pungens 131 2a
1
1 +
Otanthus maritimus
Elymus jarctus
~
2b 2a
+
2a 1
+ + +
Echinop/wra spinosa 1 1 +
Anthemis maritima 1 2a 2b 2a 2b
Medicago marina + 1 2b 1 + 2b 1
Eryngillm maritimum 1 1 + +
Matthiola sinuata 1 2a 1 + 1
Stachys maritima +
Ammophila arundinacea
Helichryso - Crucianelletea
1 dJ
Jasione montana + 1 1 2a 2a
Pycnocomon mtifolitun 1 1 2a 2b 1
Conigiola telephiifolia + +
Autres espèces vivaces
(et bisannuelles)
Inula crithmoides subsp. mediterranea +
Rumex acetoseUa 2a
Cynodon dactylon 2b
Thérophytes (des Malcalmietalia
et Brometalia surtout)
Cutandia maritima 1 +
Silene nicaeensis + 2a 2a 1 2a 1
Vulpiafasciculata + 1 1 3 2a
Vicia paroiflora 2a 2b 2a 2a 1
Lupinus angustifolius 1 1 2b 1 3 1
2b
Hypochaeris glabra + 1 + 2a +
Ornithopus compressus + 2a 2a 2b
Coryneplwrus articulatus + + :la
Chamaemelum mixtum
Malcolmia ramosisstma
1 f1 3

Vulpia myuros 3
Silene gallica 1
Briza maxima 1
Trifolium aroense 1
Plantago beUardii 1

Figure 7
Transect 8 (situé 50 mau nord d'une ancienne passe traversant le cordon).
VÉGÉTATION DU CORDON UTIORAL DE PALO (CORSE} 169

E w
il ___llL__. 19 î
~
18' 1? 16

·~ .,_ dépression d'nnièrc- cordon


0
mer J!Lz2Jt liU '
><
-~
Wt

N* des relevés (registre 1993) 21 20' 20 19 18 17 16


Surface (m2) 200 150 2L 100 10 10 100
Recouvrement (%) <50 65 80 70 70 95 70
Nombre d'espèces 13 12 9 15 13 Il 16
Malcolmietalia, Brometalia 1 1 7 7 7 9 12
Cakiletea

~
Calcile mmitima 1 +
Sa/sola leaU a 1
Ammophiletea
Otanthus mariümus +
Polygonwn maritimwn + +
Sporobolus pwtgens + 1 1
Elymus farctus 2b 2b 2a +
Medicago marina + 1 2b 3 +
Anthemis mariüma + 1
2b 2b 2b 1
2b
Calystegia soldanelln. +
Eryngiwn mwiümum + 1 +
Echinophora spinosa + + 1
Ammophiln. arundinacea +
Helichryso • Crucianelletea
Jasione montana 1 2a
Pycnocomon rutifoUwn 1 2a 2a 2a
Cyperus capitatus 2b
Corrigioln. telephiifolia 2a
Autres espèces vivaces
(et bisannuelles)
Inuln. crithmoides subsp. mediterranea 1
Chondrilln.juncea +
Rumex acetoselln. +
Scolymus hispanicus +
Thérophytes (des Malcolmietalla
et Brometalia surtout)
Cutandia mmiüma + +
Silene nicaeensis 1 3 2a 2a +
Vulpiafasciculn.ta 1 2b 2a 2b 1
2a 2b
Malcolmia ramosissima 2a + 1 +
Vicia parv!flara 2a 2a
Lupinus angustifoUus + 1 1 +
Hypochaeris glabra + + +
Silene galUca +
Lagurus ovatus + + 2a
Chamaemelum mixtum 1 2b 3
Corynephorus arüculatus + 1 3 3
Avena barbata 1 +
Vulpia myuros 2b
Loliwn mulüjlorum 1 +
TrifoUwn cherleri 3 1
TrifoUwn arvense +
Loliwn rigidum +

Figure 8
Transect 9 (situé près de l'extrémité nord du cordon,
150 m au sud de l'embouchure de l'Abatesco)
170 C. PIAZZA, G. PARADIS

E.
! i nombreuses
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·~24 25. 27b · 27u
t'i

W des relevés (registre 1993) 22 23 24 25 27b 26 27a


Surface (m2) 180 150 20 100 ·10 120 20
Recouvrement (%) 30 60 70 80 60 95 90
Nombre d'espèces 10 20 12 14 10 17 7
Malcolmietalia et Brometalia 0 6 7 8 5 10 7
Cakiletea
Salsola kali +
Ammophiletea
Otanthus maritimus +
PolygoTUJin maritirru.un
SporoboÙLSpungens
ElyTTU.LS farctus
Eryngiwn maritimwn +
Echinophora spinosa + +
Anthemis maritima
Medicago marina
+
+
o=J
+
1
1 +
Ammophila arundinacea + 1
Matthiola sinuata 2b
Aetheorhiza bulbosa +
Helichryso • Crucianelletea
Sesamoides spatlu.ilntLL 2b 2b
Jasione montana + + 1 + 2b
Pycnocomon rutifolium + 1 3 1 1 2b 2b
Cyperus capitatus
Corrigiola telephiifolia
o::J 1
1
+ +
Autres espèces vivaces
(et bisannuelles)
Inula crithnwides subsp. mediterranea +
Glauciwnjlavwn +
Rumex acetoseUa 2a
Romulea roUii + +
Scolymus hispanicus +
Scirpus holnschnenus 1
Thérophytes (des Malcolmietalia
et Brometalia surtout]
Silene nicaeensis 2a 1 1 2a
Vulpiafasciculata + 2b 2b 2b 2b 3
Lupinus angustifolius + 1 2a 2a 1 1
Lagurus ovatus + +
Vicia paroiflnra 1
Avena barbata +
Corynephorus articulatus + 3 2b
Chamaemelwn mixtum + + 1
Silene gaUica 1 1 +
Hypochn.eris glabra 1 1
Omithopus pinnatus +
Malcolmia ramosissima +
Trifoliwn cherleri 2b
Trifoliwn aroense +

Figure 9
Transect TlO (situé à l'extrémité nord du cordon
juste au s~d de l'embouchure de l'Abatesco)
BULLETIN DE lA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOuvELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
171

Supplément au Catalogue
des plantes vasculaires
d'Ariège
Lucien GUERBY*

Résumé: Le "Catalogue des Plantes Vasculaires d'Ariège" comportait en 1991 une liste
de 2 511 taxons recensés pour environ 1 950 bonnes espèces. il donnait aussi une liste
de 429 références bibliographiques. Depuis cette date les prospections, en particulier des
membres de l'Association des Naturalistes d'Ariège, se sont poursuivies sur le terrain ... mais
aussi dans les bibliothèques. Nous en sommes à ce jour à 2 915 taxons pour 2 100 espèces
mais aussi à 595 références bibliographiques.
Cet article détaille 213 espèces dont 66 naturalisées et 172 titres.

Lors de sa parution, fin 1991, le Catalogue comprenait 2 511 taxons pour


environ 1950 "bonnes espèces". J'ai maintenu et poursuivi depuis le fichier
informatisé de base, sur un logiciel de gestion élaboré par mon fils Laurent
GUERBY en 1990. TI comporte 2 900 taxons aujourd'hui pour environ 2 100
espèces. L'étude ci-dessous comprend 213 espèces dont 66 naturalisées depuis
plus ou moins longtemps. Je n'ai pas cité les 53 hybrides nouveaux pour l'Ariège
G'ai un penchant pour leur recherche !) , 10 citations erronées, 20 douteuses et
90 espèces cultivées.
La connaissance de la flore de l'Ariège a donc progressé sensiblement grâce
aux plantes elles-mêmes. Certaines sont en effet d'introduction récente comme
celles qui s'établissent autour ou dans les plans d'eau nouvellement créés. Et
l'origine étrangère de certaines autres, connues depuis peu en France,le montre
aussi (voir les genêts blancs ou striés hispaniques des bords de routes).
Mais la plupart des espèces trouvées l'ont été aux basses altitudes : les deux
tiers sont présentes à l'étage inférieur, alors qu'il n'y en a que cinq pour l'étage
subalpin et qu'une pour l'étage alpin! C'est bien entendu dû à une réalité de
terrain car la flore des basses vallées de l'Ariège avait été moins étudiée que celle
de la montagne. Mais c'est aussi lié à la présence des forces - des botanistes -
sur le terrain. Plus du tiers, la moitié (?) des nouveautés ont été trouvées par
Christian MAUGÉ lors de ses promenades le long des routes et sentiers
artégeois. Je les ai d'ailleurs pratiquement toutes contrôlées sur échantillon et
un certain nombre sur le terrain.

* L. G.: Perception, 09140 OUST.


172 L. GUERBY

De plus, si par exemple les communes de Léran et Montbel sont souvent


citées dans cet article, ce n'est pas parce qu'elles sont plus "riches" que d'autres
mais tout simplement qu'y habite un autre botaniste de l'Association des
Naturalistes d'Ariège: Michel JOSEPH 1Je les remercie tous les deux pour leur
contribution. Il me faut citer de nombreux autres botanistes qui m'ont commu-
I1iqué par lettre ou oralement leurs trouvailles - rares ayant été celles effective-
ment publiées (cf la bibliographie). Je pense à Jean TIMBAL, Bemard RINGOT,
Pierre DUPONT, Michel KERGUÉLEN, Léon ROGEZ, Nicolas DE MUNNIK, Alain
BERTRAND, de nombreux stagiaires ou salariés de l'AN .A. (Véronique MAURIN,
Benoît HOLLIGER) et d'autres encore.
Sur les 214 espèces citées ci-dessous, beaucoup ne le sont que d'une station,
celle où elle a été trouvée la pren1ière - et souvent la seule fois. Ce n'est pas
sùrement une station unique mais cela traduit une connaissance insuffisante.
-Citons le vulpin des prés signalé à Labastide-de-Sérou par exemple qui est
sùrement présent ailleurs. Par contre la lavande des Iles d'Hyères ne doit pas être
présente dans beaucoup d'autres communes qu'à Arnave. J'ai compté 5 espèces
très rares (1 seule station) et 7 rares (moins de 5 stations) ; 3 sont protégées par
la loi et 13 sont soit réglementées à un titre ou à un autre, soit inscrites au Livre
Rouge.
L'ajout de ces espèces ne modifie pas fondamentalement le classement des
plantes ariégeoises par fan1illes ou par origine chorologique. Un peu plus du
tiers des nouveaux taxons est d'origine européenne, eurasiatique ou euro-
américaine, dont 4 atlantiques. Un peu moins du tiers sont des orophytes
européennes (au sens large) dont 6 espèces endén1iques pyrénéennes et 5
pyrénéo-ibériques provençales ... Le quart sont des plantes méditerranéennes
ou subméditerranéennes. Pour les espèces bien naturalisées, le gros contingent
est américain (10 %) suivi de loin par 5 asiatiques et 1 africaine (du sud).
La présentation par fan1illes suit celle du Catalogue de 1991 avec en plus la
séparation des mono- et dicotylédones. Il n'y a qu'un nouveau Ptéridophyte et
2 Gymnospermes. Dix familles de monocotylédones sont concemées avec 52
espèces dont 31 Graminées (1 0 fétuques) et 7 Orchldées. Les dicotylédones sont
les plus représentées avec 44 familles et 178 espèces. Les Composées sont 28
dont 4 Carduus. Il y a 14 Crucifères, 12 Labiées, 9 Ombellifères, 8 Scrophulariacées
(dont 4 linaires !) et 6 Borraginacées.
Bien entendu, parmi les nouveautés de la flore ariégeoise, il y a quelques
vedettes : le thurifère à Lujat, la scheuzerie à Bassiès,l'Anogrammaà Bedeilhac,
la BellavaZia, le rossolis intermédiaire à Beille et 2 grassettes. De nombreuses
espèces qui étaient à retrouver en 1991 (citations anciennes) l'ont été effective-
ment mais il en reste encore beaucoup plus à retrouver- si elles sont encore là -
et sùrement d'autres aussi à trouver.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 173

Ptéridophytes

Adiantaceae (p. 81)


• Anogramma leptophylla (L.) Link
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé la seule fougère annuelle française (et le seul
Ptéridophyte nouveau pour l'Ariège) sur un muret au bord d'une route à Suc
et Sentenac et peut être à Ax-les-Thermes. Cette subcosmopolite est surtout
présente dans l'est des Pyrénées et n'était connue que d'une station des
environs de Luchon.

Gymnospermes

Cupressaceae (p. 86)


• Juniperns thurifera L.
C'est à la surprise générale, et dubitative au début, en recueillant des fruits
bleus et non rouges, que je me suis aperçu que le genévrier de Phénicie signalé
par GAUSSEN au Quié de Lujat était en fait le thurifère. Cette importante
population constitue la 2e station des Pyrénées et ne semble pas menacée.

Pinaceae (p. 87)


• Pinus halepensis Miller
Le pin d'Alep est présent sur les collines des environs de Mirepoix à la limite
du département de l'Aude, ce qui n'est pas étonnant pour ce méditerranéen
typique. Quand à savoir depuis quand il y est ...

Angiospermes
Monocotylédones

Alismataceae (p. 88)


• Sagittaria sagittifolia L.
La flèche d'eau, hydrophyte eurasiatique, a été trouvée parC. MAUGÉ dans
un étang artificiel récent à Brassac.

Alliaceae (p. 76)


• AHium vineale L.
Ail des vignes :j'ai (re)trouvé cette adventice, médicinale et condimentaire,
dans la vallée de l'Ariège alors qu'elle avait été trouvée autrefois en Donezan
(GOUAN in JEANBERNAT).

Cyperaceae (p. 133)


• Carex brachystachys Schrank
Le carex grêle (ex C. tenuis) aurait été trouvé parC. MAUGÉ à Ussat-les-
174 L.GUERBY

Bains. C'est une orophyte européenne des rochers calcaires humides.


• Carexferruginea Scop. subsp. ferruginea
Cette laîche avait été signalée par De CANDOLLE au Montcalm en 1807. C'est
à vérifier d'autant que c'est la subsp. tenax qui est pyrénéo-ibérique.
• Carex hostiana DC.
Le groupe "Carex hostiana" comprend 4 espèces très proches morphologi-
quement dont 2 présentes en Ariège (C. dis tans et C. binervis). Le taxon a été
trouvé parC. MAUGÉ à Montels. Y était-il présent avant la création du lac?
Le groupe des Carex oederi -jlava - lepidocarpa - demissa - seroiina est peut
être encore plus complexe (cf. problèmes nomenclaturaux).
• Carex viridula Michaux subsp. oedocarpa (Anderss.) B. Schmid
Cette autre laîche grêle (ex C. demissa) est signalée dans la réserve de l'Izard
par le rapport O.N.F.- Faculté de Toulouse.
• Carex viridula Michaux subsp. nevadensis (Boiss. et Reuter) B. Schmid
Le carex de la Sierra Nevada a été trouvé par C. MAUGÉ en Barlonguères.

Gramineae festucoideae
(p. 145)
• Alopecurus bulbosus Gouan
J'ai trouvé ie "vulpin bulbeux" sur un trottoir à Seix. Cette méditerranéo-
atlantique est-elle présente dans les environs ou a-t-elle été introduite?
• Alopecurus pratensis L.
Par contre le "vulpin des prés", euro-sibérien, a été trouvé par C. MAUGÉ à
Labastide-de-Sérou.
• Apera spica-venti (L.) P. Beauv.
C'est C. MAUGÉ encore qui a trouvé le 'jouet du vent" au lac de Mondély. Cet
européen se raréfierait dans le Sud-Ouest de la France d'après Montégut.
• Bromus catharticus Vahl '
Cette sud-américaine, parfois cultivée en fourrage, se naturalise le long des
routes à Labastide-de-Sérou (C. MAUGÉ) et en Haut-Salat (GUERBY).
• Calamagrostis epigejos (L.) Roth
Cette adventice d'Europe et d'Asie tempérée a aussi été trouvée parC. MAUGÉ
mais sur la voie ferrée à Ax-les-Thermes.
• Eleusine tristachya (Lam.) Lam.
Ce sont les panicules denses et sombres de cette sud-américaine qui l'ont fait
repérer par C. MAUGÉ aux environs de Labastide-de-Sérou et à la gare de
Foix. En expansion ...
• Festuca airoides Lam.
C'est en lisant "Festuca de France" de PORTAL (1999) que j'ai appris la
présence de cette orophyte européenne dans l'Aston.
• Festuca arundinacea Schreber subsp. mediterranea (Haclœl) K. Richter
Cette européo-africaine est peut-être présente en Ariège d'après PORTAL.
Elle se reconnaît à ses épillets plus petits (8-10 mm) et ses gaines et hauts
des tiges lisses.
• FestucaarvemensisAuquier, Kerguélen etMarkgr.-Dann. subsp. arvemensis
C'est aussi le cas pour cette endémique des Pyrénées et du Massif Central
signalée à Ax-les-Thermes.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 175

Par contre la présence de Festuca arundinaceasubsp. mediterranea (Hackel)


K. Richter est à confirmer en Ariège (et sûrement en nomenclature!).
• Festuca auquieri Kerguélen
J'ai trouvé à Seix cette xérophyte calcicole endémique du sud de la France
quelques mois avant la parution de l'ouvrage de PORTAL qui la signalait à
confrrmer. C'est donc fait.
• Festuca cagiriensis Timb.-Lagr.
Par contre c'est le regretté M. KERGUÉLEN qui a trouvé la fétuque du Cagire,
endémique.pyrénéenne, à Ax-les-Thermes.
• Festuca gracilior (Hackel) Markgr.-Dann.
La présence de cette provenço-italienne est à confirmer en Ariège d'après
PORTAL. Du groupe duriuscula-ovina, elle a des épillets mutiques ou peu
aristés d'environ 7 mm.
• Festuca lambinonii Kerguélen
Cette endémique du sud de la France, a été nommée par KERGUÉLEN ; je
l'ai déterminée sur des exemplaires trouvés par V. MAURIN à Calzan. Elle est
aussi présente à Labastide-sur-l'Hers d'après PORTAL.
• Festuca nevadensis (Hackel) K. Richter var. gaetula (St-Yves) Al-Bermani et Stace
Orophyte sud-européen calcifuge qui serait présente dans le Capcir et peut
être en Haute-Ariège.
• Festuca stricta Host subsp. trachyphylla (Hackel) Patzke
Cette nord-est-européenne, très productive en graines, est parfois semée au
bord des routes. C'est le cas en Ariège d'après PORTAL.
• Glyceria maxima (Hartman) Holmberg
C'est aussi à Seix, au pied d'une fontaine, que j'ai trouvé cette plante, qui bien
que consommée par le bétail, est une de celles qui contient le plus d'acide
cyanhydrique.
• Hainardia cylindrica (Willd.) W. Greuter
Annuelle méditerranéenne trouvée parC. MAUGÉ au bor,çl des routes.
• Koeleria macrantha (Ledeb.) Schultes ·
Cette circumboréale des sables et sols acides a été trouvée par C. MAUGÉ
dans la vallée de l'Ariège.
• Lagurus ovatus L.
La méditerranéo-atlantique "queue de lièvre" a été trouvée parC. MAUGÉ à
la gare de Foix.
• Melica ciliata L. subsp. magnolii (Godron et Grenier) K. Richter
Cette ouest-méditerranéenne a été (re)trouvée parC. MAUGÉ à Montségur
alors qu'elle avait été signalée par MARCAILHOU d'AYMERIC à Ax-les-
Thermes.
• Panicum laevifolium Hackel
Annuelle nord africaine trouvée par C. MAUGÉ, dans plusieurs communes
d'Ariège.
• Panicum miliaceum L.
Le millet a aussi été trouvé par C. MAUGÉ mais sur les bords de la
départementale à Labastide-de-Sérou.
• Paspalum dilatatum Poir.
Cette américaine sud-tropicale est aussi présente en Ariège d'après C. MAUGÉ.
176 L. GUERBY

• Paspalum distichum L.
C'est sur les bords de la route en Couserans (Bonrepaux) qu'il a trouvé cette
subtropicale.
• Phalaris paradoxa L.
Adventice annuelle méditerranéenne, elle aussi trouvée parC. MAUGÉ à
Sabarat.
• Piptatherumparadoxum (L.) P. Beauv.
Autre ouest-méditerranéenne des lieux secs et arides signalée par plusieurs
botanistes dans le secteur de Tarascon-sur-Ariege.
• Polypogon monspeliensis (L.) Desf.
Cette annuelle paléosubtropicale a été trouvée parC. MAUGÉ sur un tas de
graviers à Amplaing. Va-t-elle s'y naturaliser?
• Sporobolus fertilis sensu Kerguélen
Est-asiatique, du groupe indicus, tellementfertile qu'il envahit tous les bords
de route en Ariege. En restera-t-il là?
• Stipa o.tfneri Breistr.
Vivace xérophyte méditerranéenne trouvée par C. MAUGÉ à Arignac.
• Vulpia ciliata Dumort subsp. ciliata
Annuelle adventice des lieux sablonneux secs trouvée par C. MAUGÉ dans
la vallée de l'Ariege.

Juncaceae (p. 160)


• Juncus striatus Schousboe ex E. H.F. Meyer
Cette ouest méditerranéenne a été trouvée par J. MICHEL sur les rives. du
récent étang de Montbel. Y est-elle arrivée depuis sa construction?
• Juncus subnodulosus Schrank
Cette européo-méditerranéenne a été trouvée par C. MAUGÉ à Larroque-
d'Olmes. C'est une hygrophile connue du piémont qui ne pénetre pas dans
les massifs pyrénéens.

Hyacinthaceae (cf. p. 177)


• BeHevalia romana (L.) Reichenb.
Protégée par la loi en France, inscrite au Livre Rouge des Plantes Menacées,
cette méditerranéeime a été trouvée en deux endroits en Ariege : dans un pré
de fauche au Mas-d'Azil (le Saret) parC. MAUGÉ et à Labastide-de-Bousignac
(plaine du Rolle) indépendamment par M. LAQUERBE et J. MICHEL.

Orchidaceae (p. 185)


• Dactylorhiza alpestris (Pugsl.) Averyanov
Cette petite forme trapue et montagnarde du dactylorhize de mai (D. .ft.stula
ex mqjalis) a été trouvée par B. HOLLIGER au col de Nédé (Castillonnais) et
par B. RINGOT au Laurenti.
• Daciylorhiza sudetica (Reichenb. fil.) Averyanov
Autre espece mal nommée, du groupe D. maculata, semble bien présente
dans les Pyrénées. Je l'ai trouvée comme B. RINGOTen plusieurs points des
montagnes ariégeoises.
• NigriteHa gabasiana Teppner et Klein
Suite au démembrement de la nigritelle noire, les deux especes pyrénéennes
ont été trouvées en Ariege.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 177

La nigritelle de Gabas est endémique des Pyrénées et des Monts Cantabri-


ques. Elle se reconnaît difficilement à son labelle ensellé et à ses bractées
m1.mies de papilles.
• Nigritella ausiriaca (Tepppner et Klein) Delforge
La nigritelle d'Autriche semble un peu moins répandue. Sa dénomination a
été fluctuante : rhellinaci, gallica, iberica ! sans parler du reclassement prôné
par certains des nigritelles dans les gymnadénies !
• Ophrys sulcata Devillers-Terschuren
L'ophrys sombre cité pour l'Ariège (p. 187) est en fait l'ophrys sillonné, caractérisé
par la petite taille des fleurs, il a été d'abord appelé O. jùsca subsp. minima.
• Ophrys jus ca Link
C'est peut-être le plus méditerranéen et, pour le moment. il n'a été identifié
avec certitude qu'à Camon, à l'ouest de l'Ariège.
• Orchis morio L. subsp. picta (Loisel) K. Richter
Cette sous-espèce plus grêle, qui se distingue difficilement du type, est aussi
présente à l'ouest de l'Ariège.

Potamogetonaceae (p. 194)


e Potamogeton alpinus Balbis
C'est dans les étangs de Rabassole et Valbonne (Donezan) que j'ai distingué
cette hydrophyte circumboréaleprésente aussi aux Bouillouses et en Andorre.
· • Potamogeton gramineus L.
C'est par contre C. MAUGÉ qui a vu cette espèce, aux feuilles très étroites,
dans une gravière à Labatut.

Scheuchzeriaceae
• Scheuchzeria palustris L.
Première et importante découverte pour les Pyrénées. Cette hygrophile circum-
boréale, protégée par la loi, est bien présente autour des étangs de Bassiès,
d'où elle était connue de C. MAUGÉ depuis 1989.

Zannichelliaceae
• Zannichellia palustris L. subsp. pedicellata (Wahleng. et Rosén) Arcangeli
Autre trouvaille de C. MAUGÉ que cette hydrophyte trouvée dans une mare
temporaire près du dolmen du Mas-d'Azil.

Dicotylédones

Amaranthaceae (p. 88)


• Amaranthus blitoides S. Watson
Nord-ouest américaine trouvée parC. MAUGÉ aux environs de Pamiers.
• Amaranthus dejlexus L.
Sud-am.éricaine trouvée par J. MICHEL à Léran.

Ambrosideae cf. Compositae (p. 122)


• Ambrosia artemisiifolia L.
"L'ambroisie", nord-américaine trouvée parC. MAUGÉ au nord-est de l'Ariège,
est fortement allergisante. Elle n'est pas encore assez abondante ici pour
devenir nuisible comme dans le Rhône.
178 L. GUERBY

Anacardiaceae (p. 89)


• Rhus coriaria L.
Le "sumac des corroyeurs ou vinaigrier" autrefois cultivé pour ses tanins et
aujourd'hui comme arbuste décoratif, d'origine méditerranéenne, se natu-
ralise de-ci de-là car très drageonnant.

Aristolochiaceae
Aristolochia pistolochia L.
Xérophyte ouest-méditerranéenne peut-être trouvée parC. MAUGÉ à Dreuilhe.

Balsaminaceae (p. 90)


• Impatiens balfouri Hooker fil.
Asiatique aux fleurs rouges et jaunes trouvée par C. MAUGÉ au bord de
l'Ariège à la gare de Foix.
• Impatiens parvijlora DC.
Eurosibérienne aux fleurs jaune pâle trouvée par le même mais à Saverdun.

Betulaceae (p. 90)


• Betula alba L. subsp. glutinosa (Berher) Holub
Je pense pouvoir confirmer la présence du bou1eau des Carpates, orophyte
sud européen, aux Besines, où me l'avait signalé J. TIMBAL.

Boraginaceae (p. 91)


• Anchusa italica Retz.
Le buglosse bleu, méditerranéen calcicole et vivace, a été trouvé par
C. MAUGÉ à Queillé.
• Asperugo procumbens L.
Nous avons trouvé cette adventice eurasiatique dans plusieurs stations de
la vallée de l'Ariège.
• Cynoglossum gennanicum Jacq.
Orophyte européo-caucasien, le cynoglosse des montagnes n'est connu que
des gorges de la Frau où il a été trouvé par C. Ml\UGÉ dans la Réserve
Naturelle Volontaire d'Embeyre.
• Heliotropium europaeum L.
Adventice présente dans les 3 continents entourant la Méditerranée .... ainsi
que dans la vallée et l'ouest de l'Ariège.
• Lithospennum pennixtum Jordan in F. W. Schultz
C'est dans mon jardin, au Pouech de Rogalle (Soueix), que j'ai trouvé cette
adventice dont le statut, comme la répartition, seraient à préciser.
• Myosotis discolor Pers. subsp. dubia (Arrondeau) Blaise
Subatlantique trouvée par C. MAUGÉ à Loubens. Sûrement plus répandue
dans la réalité que dans les Flores où elle est rarement citée et donc peu
connue des botanistes de terrain.

Callitrichaceae (p. 93)


• Callitriche hamulata Koch
C'est à Omolac que j'ai trouvé cette hydrophyte européo-groenlandaise.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 179

• Callitriche obtusangula Le Gall


Par contre cette méditerranéo-atlantique a été trouvée par N. de MUNNIK
dans la forêt de Sq.i.nte-Croix-Volvestre.

Caryophyllaceae Silenoideae (p. 101)


• Dianthus furcatus Balbis subsp. Jurcatus
C'est dans les Monts d'Olmes que j'ai trouvé cette orophyte sud-ouest-
européenne, inscrite à l'annexe II du Livre Rouge.
• Dianthus pavonius Taus ch
La présence de cette alpine calcifuge est mise en doute dans les Pyrénées, bien
que GAUSSEN affirmait qu'elle ne dépassait pas le Capcir ou la vallée de
l'Ariège vers l'ouest. D'après E. FABRE l'œillet négligé seraitprésentàlaFrau.
• Dianthus superbus L. subsp. superbus
Cette superbe eurasiatique, protégée par la loi et inscrite au Livre Rouge, a
été trouvée par C. MAUGÉ dans une prairie humide du Laurenti.
• Dianthus sylvaticus Happe ex Willd.
MARCAILHOU d'AYMERIC signalait comme très rare la var. collinus de cet
orophyte calcifuge centroeuropéen dans la Haute-Ariège. Y est-il vraiment ?
Pour certains auteurs il est douteux dans les Pyrénées.
• Silene anneria L.
Annuelle subméditerranéenne calcifuge et xérophyte trouvée par C. MAUGÉ
au bord d'un chemin à Mirepoix. Y est-elle adventice ou a-t-elle été introduite ?

Chenopodiaceae (p. 103)


• Atriplex prostrata DC. subsp. prostrata
Autre annuelle adventice, circumboréale, présente en Haut-Salat'comme
dans la vallée de l'Ariège.
• Chenopodium botrys L.
Annuelle thermophile de l'hémisphère nord trouvée par A. BERTRAND aux
bords de l'Hers en amont de Mirepoix.
• Chenopodium glaucum L.
Autre annuelle adventice mais subcosmop_olite et trouvée par C. MAUGÉ à
Pissé (Labastide-de-Sérou).
• Chenopodium rubrum L.
C'est la couleur rougeâtre de cette eurasiatique qui me l'a fait remarquer sur
les bas-côtés de la nouvelle route Foix-Tarascon.

Cistaceae (p. 104)


• Halimium lasianthum (Lam.) Spach subsp. alyssoides (Lam.) Greuter et Burd et
lbéro-atlantique typique qui serait présente à la Frau d'après E. FABRE.
• Halimium umbellatum (L.) Spach
Cette ligneuse ouest-méditerranéenne calcifuge a été trouvée parC. MAUGÉ
dans une lande à Tarascon.

Compositeae Asteroideae (p. 105)


• Anthemis altissima L. emend Sprengel
Annuelle messicole - archéophyte ? - trouvée par C. MAUGÉ de Labastide~
de-Sérou à la vallée de l'Ariège.
180 L. GUERBY

• Aster lanceolatus Willd.


Cette plante nord-amértcaine semble s'être naturalisée plus ou moins dans
toute l'Ariège.
• Aster novi-belgii L.
Par contre celui-ci a été identifié par J.-M. PARDE à Manses.
• Chrysanthemum segetum L.
C'est à Léran que M. JOSEPH a trouvé la "marguertte dorée", messicole
silicicole.
• Leucanthemum aimtum (Jacq.) DC. (subsp. atratum ?)
Nomenclature et identification difficiles pour certaines marguerttes. Cette
alpine polymorphe avait été signalée par MARCAILHOU d'AYMERIC en
Haute Ariège. A vértfier.
• Leucanthemum atratum (Jacq.) DC. subsp. coronopifolium (Vill.) Horvatic
Est-ce la même sous-espèce (le type ne serait pas en France) qui était signalée
dans la vallée du Haut-Garbet lors de la session de la Société Botanique de
France en l 924 ?
• Leucanthemum cuneifolium Le Grand ex Coste
Je suis aussi sceptique pour la présence de cette orophyte sud-européenne
au Mont Ceint où elle figure d'après les listes de C. SOULA-ESPIASSE.
• Petasites pyrenaicus (L.) G. Lapez
Européo-afiicain, l'heliotrope d'hiver, autrefois cultivé, s'est naturalisé en
Ariège gràce à son système racinaire ramifié et aromatique.

Compositae Cichoroideae (p. llO)


• Hieracium platyphyllum (Arvet-Touvet) Arvet-Touvet
C'est à Niaux que C. FRANTZ a trouvé cette centre et sud-européenne
• Hieracium ramondii Grtseb.
C'est au Port de Salau que j'ai trouvé cette pyrénéo-ibértque qui arrtve
jusqu'au Maroc.
• Lactuca viminea (L.) J. etC. Presl subsp. viminea
C'est sur la piste de la réserve d'Embeyre, dans la Frau, que C. MAUGÉ a
trouvé cette méditerranéenne.
• Sonchus asper (L.) Hill subsp. glaucescens (Jordan) Bali
Autre méditerranéenne trouvée par M. JOSEPH à Léran. Ses gros capitules
(4 cm), ses fruits ciliés, son inflorescence velue glanduleuse, distinguent
cette sous-espèce que pourtant la Flore de Coste, même mise à jour, ignore.
·• Tragopogon angustifolius Willd.
Les fleurs violettes de cette ouest-méditerranéenne l'ont fait repérer par
. C. MAUGÉ au bord de la R.N. 20 au sud de Foix.
• Tragopogonporrifolius L. subsp. australis (Jordan) Nyman
Les folioles involucrales plus longues que les fleurs violettes lui ont fait
remarquer cette autre ouest-méditerranéenne, mais à Tarascon.

Compositae Cinareae (p. l 07)


• Carduus carlinifolius Lam. subsp. timbalii Franco
Signalé par DOP au début du siècle et par le Monde des Plantes dans le
Plantaurel, cet orophyte sud-européen n'a pas été retrouvé.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 181

• Carduus defloratus L.
C'est pour des raisons nomenclaturales que cet orophyte centre et sud-
européen a été omis en 1991, car il est présent dans toute l'Ariège.
• Carduus medius Gouan
C'est aussi le cas de cet endémique pyrénéen (ibérique 7 méditerranéo-
montagnard 7).
• Carduus pycnocepha[us L.
C'est à Montels-les-Andreaux que C. MAUGÉ a trouvé cet adventice européo-
méditerranéen.
• Centaurea aspera L. subsp. aspera
Adventice vivace sud européenne trouvée parC. MAUGÉ aux environs de
Pamiers.
• Cirsium heterophyUum (L.) Hill
Les feuilles petiolées à la base, et embrassantes en haut des tiges, justifient
le nom de ce cirse trouvé en Haut-Salatparmoi puis parC. MAUGÉ. A trouver
ailleurs en Ariège.
• Xeranthemum inapertum (L.) Moench
GAUSSEN signalait que cette circumboréale indifférente ne dépassait pas,
dans les Pyrénées, le Val d'Aran vers l'ouest. C'est donc à juste titre que C.
MAUGÉ l'a trouvée au pied du Pech de Foix.

Compositae Tubulifloreae p. 117


• Artemisia capi11aris Thunb.
Cette bisannuelle est-européenne et asiatique a été trouvée par C. MAUGÉ
en basse vallée de l'Ariège. Elle avait été détenninée comme A. aragonensis
par J. BOUCHARD. ~ .
• Artemisia verlotiorum Lamotte
Cette chinoise a d'abord été trouvée par J. TIMBAL à Savignac-les-Ormeaux
sur les bords de l'Ariège, puis par moi à Saint-Lizier sur le Salat.
• Erigeron annuus (L.) Pers. subsp. strigosus (Mühl. ex Willd.) Wagenitz
Originaire d'Amérique du Nord il commence à se répandre dans le bassin de
Tarascon.
• Galinsoga parviflora Cav.
Néotropicale américaine trouvée parC. MAUGÉ à Orgeix.
• Inu[a spiraeifo[ia L.
Cette sud-européenne a été trouvée à Montferrier par C. MAUGÉ.
• Solidago canadensis L.
Sud-américaine trouvée parC. MAUGÉ à Foix et par J. MICHEL à Montbel.
• Tanacetum vulgare L.
La "tanaisie" est utilisée pour lutter contre les insectes, par exemple en
décoction sur les plantes, ou séchée dans la litière des chiens. C'est en
Donezan que C. MAUGÉ l'a dénichée.

Crucifereae (p. 124)


• Biscute1la glacialis Jordan
Jordanon type 7 Ce micro endémique des Pyrénées a été d'abord identifié par
L. MUSTIN au Lauren ti, mais je pense l'avoir retrouvé aux Bésines.
182 L. GUERBY

• Bunias orientalis L.
Cette bisannuelle pérennante du sud-est de l'Europe a été trouvée par
C. MAUGÉ à Camus. Elle est aussi présente dans l'Aude toute proche.
• Camelina microcarpaAndrz. ex DC. subsp. sylvestris (Wallr.) Hütonen
C'est encore pour des raisons nomenclaturales que j'ai omis cette adventice
erratique signalée très rare par MARCAILHOU d'AYMERIC au début du
siècle dans des champs à Montaillou qui n'existent plus. C'est sûrement
aussi le cas de la plante 1
• Cardamine pentaphyllos (L.) Crantz
Orophyte alpopyrénéen trouvé par plusieurs membres de l'A.N.A. à l'est de
l'Ariège. Pourtant présente en Pyrénées centrales, elle semble manquer en
Couserans.
• Cochlearia glastifolia L.
C'est à la sortie sud de Foix que j'ai trouvé cette ibérique naturalisée au bord
de la R. N. 20. ·
• Diplotaxis erucoides (L.) DC.
La fausse Roquette ou Roquette blanche, annuelle champêtre présente de
la Méditerranée au centre de l'Europe l'est peut être aussi à Vals d'après
C. MAUGÉ.
• Draba muralis L.
Cette petite annuelle circumboréale a été trouvée parC. MAUGÉ à Montségur
et en Haute-Ariège. Elle doit ètre présente au nord et à l'ouest de l'Ariège.
• Erysimum seiplcae Polatschek
La taille des graines (2,5 mm) confirme la présence de cet endémique
pyrénéen en Ariège. Je l'ai trouvé aux Ports d'Urets et de Salau.
• Hesperis matronalis L. subsp. candida (Kit) Hegi etE. Schmid
L~s fleurs blanches et les feuilles glabres ou à poils simples ont permis à
C. MAUGÉ de reconnaître cette orophyte sud-européenne à la Frau.
• Iberis spathulata DC. in Lam. et DC.
C'est à la Pyramide de Serre que j'ai trouvé cette endémique des Pyrénées,
surtout centroccidentale. Bisannuelle, ce qui est rare en haute montagne,
elle serait d'origine ancienne.
• Lepidium neglectum Thell.
Cette nord américaine a été trouvée parC. MAUGÉ à Ax-les-Thermes.
• Noccaea montana (L.) F. K. Meyer subsp. montana
C'est à la Frau que je pense avoir trouvé cette vivace européenne. P. DUPONT
le pensait aussi en 1963.
• Rorippaprostrata (J.-P. Bergeret) Schinz et Theil.
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé cette vivace nord-ouest européenne, aux
environs de Saint-Girons, dont le statut taxonomique exact est discuté
(hybride amphibia x sylvestris ?).
• Rorippa sylvestris (L.) Besser
C'est à Mazères, puis dans leDonezan, que j'ai trouvé cette eurasiatique, qui est
utilisée pour revitaliser les zones de marnage des plans d'eau.

Cuscutaceae (cf. p. 122)


• Cuscutaplanifl.ora Ten. subsp. planifl.ora
C'est au Pech de Foix et à l'automne que j'ai identifié cette méditerranéenne
signalée aussi à la Frau et en Cerdagne. 1
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 183

Dipsacaceae (p. 138)


Cephalaria leucantha (L.) Roemer et Schultes
C'est à la même saison mais à Roquefixade que j'ai identifié cette ouest-
méditerranéenne dans une zone étudiée par l'AN .A.

Droseraceae (p. 138)


Drosera intennedia Hayne
C'est au plateau de Beille que B. HOLLIGER a trouvé cette "rosée du soleil"
présente en Europe et en Amérique du Nord. Elle est aussi signalée dans le
massif des Madres.

Euphorbiaceae (p. 140)


• Euphorbia chamaesyce L.
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé- en plusieurs points de l'Ariège- cette euphorbe
prostrée européenne, et non américaine comme la plupart. Elles sont
curieusement répandues dans les cimetières.
• Euphorbia.flavicoma DC.
C'est à Roquefixade puis en Haut-Salat que j'ai difficilement identifié cette
euphorbe verruqueuse aux tiges velues, calcicole et nord-ouest méditerra-
néenne.
• Euphorbia villosa Waldst. et Kit. ex Willd.
C'est par contre C. MAUGÉ qui a trouvé cette sud européo-méditerranéenne
à Cadarcet.

Gentianaceae (p. 142)


• Centaurium erythraea Rafn subsp. grandifl.orum (Pers.) Melderis
C'est à Labastide-de-Bousignac que j'ai distingué cette méditerranéenne
calcicole caractérisée par un calice égal à la moitié du tube de la corolle, celle-
ci à lobes obtus.
• Exaculum pusillum (Lam.) Camel
Méditerranéo-atlantique typique peu connue dans les Pyrénées, trouvée par
J. MICHEL à Montbel.
• Gentiana occidentalis Jakowatz subsp. corbariensis (Br.-Bl.) Magnin-Gonze
Ce n'est qu'après des études poussées que J. MAGNIN-GONZE a confirmé
que Gentiana angustifolian'existait pas dans les Pyrénées- ce qui était mon
intuition lors de la parution du catalogue car je ne l'avais pas identifié en
Ariège - mais que c'était cette sous-espèce endémique de l'est des Pyrénées
et des Corbières.

Geraniaceae (p. 143)


• Geranium robertianum L. subsp. purpureum (Vill.) Nyman
Ce sont les fleurs très petites (5-9 mm) qui ont permis à B. DEFAUT de
distinguer cet orophyte sud-ouest-européen au Sédour.

Haloragaceae (p. 158)


• Myriophyllum verticillatum L.
Cette eutrophe des eaux calmes aurait peut-être été introduite dans l'étang
de Montbel d'après C. MICHEL.
184 L. GUERBY

Hypericaceae (p. 158)


• Hypericum hyssopifolium Chaix
Ce sud-européen et ouest-asiatique, des roca,ïlles et lieux arides calcaires a
été trouvé par C. MAUGÉ dans la montagne de la Frau, ce qui étend vers
l'ouest son aire de répartition (Alpes +Aude).
• Hypericum peiforatum L. subsp. veronense (Schrank) Cesati
Les feuilles petites, étroites, enroulées ;;:tux bords ont permis à C. MAUGÉ de
reconnaître cette eurasiatique dans la vallée de l'Ariège, déjà signalée par
CLAUSTRES.

Lamiaceae (p. 162)


• Hyssopus olficinalis L. subsp. olftcinalis
C'est à Lordat que J. TIMBAL m'a signalé cette plante officinale que j'ai aussi
retrouvée à Suc-et-Sentenac, dans des milieux nettement xériques (lavan-
des ... ) ce qui semble plaider pour l'indigénat de cette méditerranéenne.
• Lavandula stoechas L.
Autre méditerranéenne, mais nettement calcifuge, que la "lavande à toupet" ou
"lavande papillon" que C. MAUGÉ a trouvée à Arnave sur des gneiss.
• Mentha pulegium L.
La "menthe pouliot" ou "herbe de Saint-Laurent", eurasiatique, a été signalée
parC. MAUGÉ sur les bords des lacs artificiels de Montbel et Mondély.
• Prunella hyssopifolia L.
C'est par contre dans le pays d'Olmes qu'il a aussi trouvé, en plusieurs
stations, cette sud-européenne.
• Salvia lavandulifolia Vahl subsp. gallica Lippert
C'est dans le 7e supplément de la Flore de Coste que j'ai trouvé citation de cette
franco-ibérique en Ariège. Le calice à 5 dents régulières, subglabre, aux courtes
pubescences sur les nervures etl'inflorescence, à verticilles inférieurs pauciflores
m'ont permis de vérifier que c'était la sous-espèce présente au Pech de Foix.
• Salvia sclarea L.
La subméditerranéenne "toute bonne" a été trouvée par TIMBAL à Lordat,
non loin de l'hysope, mais sûrement issue d'anciennes cultures.
• Salvia verticillata L.
La mauvaise odeur et les verticilles denses et écartés ont permis à J. MICHEL
de reconnaître cette orophyte sud-européenne à Lapenne.
• Scdellaria galericulata L.
C'est par contre D. CHARPENET, qui a trouvé la "toque" à Mirepoix, ainsi que
C. MAUGÉ au lac de Labarre (Foix).
• Scutellaria hastifolia L.
Les feuilles typiques de cette eurasiatique des endroits humides incitent
C. MAUGÉ à penser que c'est le taxon présent au Boulou.
• Stachys heraclea All.
C'est à Malegoude que j'ai trouvé cet orophyte sud-ouest-européen, peut être
aussi présent au Mont Béa.
~. Teucrium scordium L. subsp. scordium
Mais c'est au bord d'un étang (récent) que C. MAUGÉ a trouvé aussi à
Malegoude cette eurosibérienne des lieux humides.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 185

• Thymus jaquetianus (Ronniger) M. Debray


C'est par contre à Ussat-les-Bains que j'ai identifié cette sud-ouest-euro-
péenne des lieux secs.

Leguminosae Lotoideae (p. 167)


• Coroni1la minimaL. subsp. lotoides (Koch) Nyman
MARCAILHOU D'AYMERIC signalait tant de sous-espèces et variétés, non
retenues aujourd'hui, que j'avais omis cette sous-espèce méditerranéenne qu'il
signalait à Unac (Perles).
• Cytisus multijl.orus (L'Hérit.) Sweet
Au départ semé sur les talus des bords de route, ce genêt blanc se dissémine tout
seul à des endroits assez éloignés, notamment des cols (ex: Port, Pailhères,
Bouich). Nous n'avons pas encore repéré d'hybrides avec des espèces locales.
• Genis ta pilosa L. subsp. jordanii (Rouy et Fouc.) Br.-BI.
Cette provençale aurait été distinguée par V. MAURIN à Ornolac. A confirmer.
• Lathyrus niger (L.) Bernh. subsp. niger
C'est C. FRANTZ à Niaux, puis C. MAUGÉ à Calzan qui ont trouvé cette
européenne peu répandue dans les Pyrénées.
• Lotus hispidus DC. in Lam. et DC.
Nous avons trouvé dans plusieurs communes de la vallée de l'Ariège cette
annuelle méditerranéo-atlantique.
• Lupinus polyphyllus Lindley
Cette nord-ouest-américaine se naturalise sur les pistes forestières du
Donezan où elle a été signalée par C. MAUGÉ. Elle est très fréquente dans
le Capcir voisin.
• Melilotus altissimus Thuill.
Cette eurasiatique que l'abbé COSTE signalait comme rare en Val d'Aran a
été trouvée par J. MICHEL à Léran.
• Trifolium bocconi Savi
Méditerranée-atlantique trouvée parC. MAUGÉ à Peysales (Foix).

Lentibulariaceae (p. 1 76)


• Pinguicula leptoceras Reichenb.
C'est dans la vallée de Siscar (l'Hospitalet) puis dans le Laurenti que
B. RINGOT a trouvé cette orophyte sud-européenne.
• Pinguicula longifolia Ramond e:X DC. subsp. longifolia
C'est le forestier N. POINT qui m'a signalé cette espèce archaïque, à aire
disjointe (Pyrénées, Provence pour la France) calcicole à Fougax-
et-Barrineuf.
• Utricularia minor L.
C'est cette centra-sud-européenne qui est présente à la tourbière de Suc-et-
Sentenac- et non pas U. vulgaris -. C. MAUGÉ l'a aussi trouvée au Prat-d'Arbis
(Foix) dans des zones humides piétinées par les vaches 1

Lythraceae (p. 182)


• Lythrum hyssopifolia L.
C'est dans un sentier forestier que j'ai trouvé cette annuelle subcosmopolite
que J. MICHEL a trouvée aussi à Léran, donc également dans l'est de l'Ariège.
186 L. GUERBY

Molluginaceae (cf. p. lOO)


• Telephium imperati L.
C'est dans les livres, mais pas sur le terrain, qu'a été relevée cette orophyte
calcicole méditerranéenne. Elle figure dans l'herbier MAILHO à Toulouse, en
provenance de la montagne d'Omolac.

Oleaceae (p. 183)


• Phillyrea angustifolia L.
C'est G. LABATUT qui a repéré l'unique pied connu de cet arbuste ouest-
méditerranéen à Suc-et-Sentenac, non loin de la station d'hysope (cf. supra).
Comment est-il parvenu là: lâcher de graines par un oiseau? Existe-t-il
ailleurs dans les environs ?

Onagraceae (p. 184)


• Epilobium tetragonum L. subsp. lamyi (F. W. Schultz) Nyman
Les tiges anguleuses à lignes de poils gris crépus etles feuilles non décurrentes
m'ont permis de repérer cette eurasiatique ... dans mon jardin à Oust !
• Oenothera glazioviana M. Micheli in C.E.P. Mart.
C'est aussi dans mon jardin à Rogalle, où je l'avais implantée pour manger
ses rosettes et racines, que j'ai identifié cette(?) américaine.

Orobanchaceae (p. 189) (Scrophulariaceae pour KERGUÉLEN)


• Orobanche hederae Duby
C'est bien entendu sur du lierre, mais devant l'Hôtel du Département à Foix,
que N. de MUNNIK a relevé ce parasite méditerranéo-atlantique.

Oxalidaceae (p. 190)


La multiplication végétative par émission de bulbilles est vraiment efficace,
appuyée par une projection des graines par leur tégument élastique. A
l'origine cultivées dans les jardins, les oxalis gagnent les bords de routes et
champs voisins : c'est le cas pour cinq espèces en Ariège.
• Oxalis articulata Savigny subsp. ariiculata
• Oxalis debilis H. B. K. subsp. corymbosa (DC.) O. Bolos et Vigo
D'Amérique du sud à toute l'Ariège.
• Oxalis dillenii Jacq.
De l'Amérique du nord à Varilhes (C. MAUGÉ).
• Oxalis fontana Bunge
De même provenance jusqu'à Seix et Labastide-de-Sérou.
• Oxalis pes-caprae L.
La seule du Cap (Afiique du Sud) à tout le Couserans.

Papaveraceae (p. 190)


• Pseudojumaria lutea (L.) Borkh.
Souvent cultivée, j'ai trouvé la corydalejaune, sud-européenne, naturalisée
à Bénac.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 187

Plantaginaceae (p. 191)


• Plantago altissima L.
Espèce d'Europe centrale et des Balkans trouvée parC. MAUGÊ à Labastide-
de-Sérou.
• Plantago scabra Moench
C'est C. MAUGÉ qui a noté cette annuelle velue et eurasiatique, naturalisée
le long de laD. 17 du Ségalas au Col del Bouich.

Polygonaceae (p. 192)


• Polygonum orientale L. ,
Très cultivée autrefois, comme le démontre la multiplicité des noms popu-
laires : "persicaire du Levant, cordon du cardinal, monte au ciel, ballon de
Saint-Jean ... "j'ai trouvé à Moulis cette grande annuelle australo-asiatique au
bord du Lez.

Primulaceae (p. 195)


• Lysimachia vulgaris L.
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé cette eurasiatique hygrophile dans un fossé à
Vemajoul. Elle est aussi parfois cultivée comme omementale.
• Primula vulgaris Hudson subsp. rubra (Sm.) Arcangeli
Autrefois cultivée - et simple variété - cette sous-espèce se naturalise par'-ci
par-là et ses fleurs rouges se repèrent facilement dans les hybrides qu'elle
génère avec les espèces indigènes !

Ranunculaceae (p. 197)


• Aconitum napellus L. subsp. vulgare Rouy et Fouc. var. compactum (Reichenb.)
P. Fourn.
Pour FOURNIER cette variété est ouest-alpienne, KERGUÉLEN la met en
synonymie avec la sous espèce et COSTE et GUINOCHETne citent même pas
de sous-espèce. Mais Gaussen distingue les deux taxons au Puymorens.
• Adonis aestivalis L. subsp. aestivalis
La "goutte de sang" est une messicole eurasiatique fréquente dans le
Capcir (Pyrénées-Orientales). Elle a été trouvée par C. MAU GÊ près de
Laroque-d'Olmes.
• Ranunculus flcaria L. subsp. bulbilifer Lambinon
Les bulbilles présentes à l'aisselle des feuilles après la floraison ont permis
à C. MAU GÊ de signaler la présence de cette sous-espèce en Ariège. Je j'ai
retrouvée dans mon jardin à Rogalle (Soueix).
• Ranunculus sceleratus L.
L"'herbe sardonique", à cause de ses toxines provoquant un rictus de la face
- autrefois utilisée par les mendiants pour se boursoufler ou ulcérer leur
visage-, a été trouvée parC. MAUGÉ à Labatut.

Rosaceae (p. 201)


• Alchemilla demis sa Buser
Cette alpo-pyrénéenne du groupe decumbens a été trouvée par B. RlNGOT
dans une clairière montagnarde des environs d'Ax-les-Thermes.
188 L. GUERBY

• Potentilla rectcr L.
C'est près de Laroque-d'Olmes que C. MAUGÉ a trouvé cette eurosibértenne
velue glanduleuse.
• Prunus cerasifera Ehrh. var. cerasifera
C'est sur un mur àAx-les-Thermes que le prunier myrobolan ortginaire des
Balkans m'a offert ses fruits.
• Rubus lejeunei Weihe et Nees in Bluff et Fingerh.
C'est au bord de l'Arac àAleu, dans un bois rocheux, que j'ai identifié cette
ouest-européenne. Présente dans l'Herbier de MARCAILHOU d'AYMERIC
elle était signalée en Artège par ROUY et BONNIER, mais la station "fort
pointe couronne près fontaine ventouse" n'est sûrement pas en Artège 1
• Rubus mucronipetalus P. J. Mueller
C'est au même endroit mais sur un éboulis granitique que j'ai distingué cette
centre et ouest-européenne signalée à Sengouagnet (Haute-Garonne) et
dans les clairtères des forêts élevées sur rochers granitiques des Vosges.
• Spiraea tomentosa L.
Autre sud-amértcaine trouvée parC. MAUGÉ au dépôt de gravier d'Amplaing.
Taxon bien individualisé sur le terrain mais peut être à renommer car ce nom
n'est cité que par Fournier.

Rubiaceae (p. 212)


• Galium divaricatum Pourret ex Lam.
C'estJ. MICHEL qui a trouvé à Montbel cette annuelle subméditerranéenne
des endroits secs et sablonneux.
• Galium glaucum L.
C'est à Leran que J. MICHEL a trouvé cette eurosibértenne aux feuilles
linéaires scabres mucronées courtes et glauques.

Salicaceae (p. 216)


• Salix breviserrata B. Flod.
Le saule faux myrte avait été signalé par BONNIER dans le Laurenti. A
vérifier, d'autant que c'est une espèce protégée par la loi.
• Salix purpurea L. subsp. lambertiana (Sm.) Rech. fil.
Cette sous-espèce plus robuste que le type, à feuilles opposées, n'est pas
citée par les Flores générales françaises. Elle a été trouvée par C.
MAUGÉ.

Scrophulariaceae (p. 201)


• Antirrhinum latifolium Miller
Je l'ai retrouvé dans le Donezan où le signalait déjà MARCAILHOU d'AYMERIC
(subsp. intermedium ?) . Comme les Flores ne donnent pas les clés des sous-
espèces je ne précise pas laquelle est présente !
• Chaenorrhinum rubrifolium (DC.) Fourr.
Annuelle pubescente glanduleuse méditerranéenne, trouvée parC. MAUGÉ,
commune sur les murettes à Tarascon.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 189

• Linaria alpina (L.) Miller subsp. aciculifolia Br.-Bl.


C'est NÈGRE qui signale cette alpo-pyrénéenne en Haut-Salat et Laurenti -je
dois avouer que je n'ai jamais regardé de près quelle était la sous-espèce
présente!
• Linaria angustissima (Loisel.) Borbas
C'est CHOUARD qui signale cette orophyte sud européenne au Quié de
Lujat où il faudrait la retrouver.
• Linaria arvensis (L.) Desf.
C'est à la gare d'Ax-les-Thermes que j'ai trouvé cette sud-ouest-européenne
annuelle.
• Linaria simplex (Willd.) DC.
Autre annuelle méditerranéenne du groupe arvensis fréquentant les voies
de chemin de fer car elle a été trouvée par C. MAUGÉ en gare de Foix, puis
par moi à celle d'Ax-les-Thermes.
• Melampyrum nemorosum L.
Cette eurasiatique a été trouvée par C. MAUGÉ aux environs de Lavelanet.
Si son identification est facile sur le terrain, son statut taxonomique exact
n'est pas évident ! Pour FOURNIER et FLORA EUROPAEA, M. nemorosum
type n'est pas présent en France, ce serait M. velebiticum ou M. vaudense.
• Veronica urticifolia Jacq.
Cet orophyte centre et sud-européen a été trouvé parC. MAUGÉ à Quérigut.

Solanaceae (p. 227)


• Solanum chenopodioides Larn.
Cette sud-arnéricaines'estnaturalisée au bord de l'Hers oùl'arepérée C. MAUGÉ.

Ulmaceae
• Ul.mus laevis Pallas
L'orme lisse, centre et sud -européen, plus connu de la partie nord de la France,
a été trouvé par J. TIMBAL dans deux stations qui semblent indigènes à
Tarascon

Umbelliferae (p. 228)


• Ammi mqjus L.
Annuelle, messicole? circum-méditerranéenne trouvée par C. MAUGÉ aux.
environs de Mirepoix.
• Anthriscus nitida (Wahlenb.) Gracke
C'est dans l'herbier Sennen que REDURON a identifié cette orophyte européen-
ne qui avait été récoltée dans le Donezan.
• Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm. subsp. alpina (Vill.) Gremli
Cette orophyte européenne avait été signalée parTIMBAL-IAGRAVEen Donezan.
Elle n'a pas été retrouvée ni par MARCAILHOU D'AYMERIC, ni depuis.
• Falcaria vulgaris Bernh.
Cet eurosibérien, présent au Maroc, l'est aussi à Mirepoix, où l'a trouvé
C. MAUGÉ.
• Petroselinum segetum (L.) Koch
Cette annuelle ouest-européenne a aussi été trouvée parC. MAUGÉ, mais à
Montels.
190 L. GUERBY

• Peucedanwn schottii Besser ex DC.


Cette vivace sud -européenne, assez rare, a été trouvée par plusieurs botanistes
à la Frau. REDURON propose de la reclasser dans le genre Holandrea.
• Silaum silaus (L.) Schinz et Theil.
Cette hygrophile - et médicinale - eurosibérienne est bien présente dans la vallée
et à l'ouest de l'Ariège.
• Sison amomum L.
C'est L. ROGEZ qui a trouvé cette bisannuelle dans le Volvestre. Sa floraison
tardive et peu spectaculaire avait dû la faire passer inaperçue.
• Smymium olusatrum L.
Autre bisannuelle, autrefois cultivée car comestible, mais nettement plus visible
que l'espèce précédente. C. MAUGÉ l'a trouvé à Saint-Ybars.

Urticaceae (p. 232)


• Parietaria officinalis L.
C'est BAUDIN qui signale cette eurasiatique, comestible et diurétique en
Barguilière.
• Urtica pilulifera L.
C'est BOURDETIE qui signalait cette (bi) annuelle hispide il y a plus de 100 ans
aux environs de Pamiers. On ne l'y a pas encore retrouvée.

Valerianaceae (p. 233)


• Valeriana dioica L.
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé cette hygrophile européenne dans le Donezan.
Elle est aussi présente aux alentours du département (Aude, Andorre, Pla de
Beret en Espagne).

Viscaceae (p. 182)


• Viscum albwn L. subsp. abietis (Wiesb.) Abromeit
C'est C. MAUGÉ qui a repéré le gui sur des sapins au plateau de Beille ; il
reste à le trouver sur des pins !

Supplément bibliographique
Botanique ariégeoise

Introduction
Lors de la parution du "Catalogue des Plantes Vasculaires d'Ariège", la
bibliographie ariégeoise comptait 429 références, c'est-à-dire: articles, livres,
brochures ou thèses, généraux ou particuliers, signalant la présence de certaines
plantes dans le département.
Le complément ci-dessous comporte 168 titres dont près d'un tiers (50) sont
antérieurs à 1991. Peu de "nouveautés" pour les auteurs les plus connus ou
prolifiques (GAUSSEN, GRUBER: 2 chac1.m) mais de nombreuses publications
de l'Association des Naturalistes d'Ariège (33 en tout dont 16 pour moi). La
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 191

Société Botanique de France et le Monde des Plantes avec 11 titres dépassent


de peu la Société Botanique du Centre-Ouest (10 titres) et la Société Française
d'Orchidophilie (8). l'O.N.F. est cité autant de fois et c'est le même nombre de
thèses ou mémoires D.E.A. que j'ai recensés.
Cette liste n'est sûrement pas complète. N'hésitez pas à m'informer de toutes
les références que vous connaissez et que j'aurais omises.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont communiqué des
données d'ouvrages ou des échantillons, ainsi que la Société Botanique du
Centre-Ouest qui a accepté ces publications ... et ma femme Evelyne qui en a
assuré la saisie informatique.

427 -REILLE, M. ,1991 - L'origine de la station de pin à crochets de la tourbière


de Pinet (Aude) et de quelques stations isolées de cet arbre dans les Vosges
et le Jura. Bull. Soc. Bot. France, 138. Lettres Bot., 2 :123-148.
428 - BERTRAND, A., 1991 - L'aménagement forestier de la forêt de Montségur.
Êtude d'impact. D.R.A.E.M.P. A.I.R.S.E.P. Moulis. 51 p.
429 - PROBST, A., 1983 -Variation intraspécifique et introgression entre Pinus
uncinata Ram. et Pinus sylvestris L. en forêt d'Osseja (Pyrénées-Orientales).
Thèse doctorat se cycle Biogéographie et Aménagement. U.P.S. Toulouse, 221 p.
430- SALVADOR, J., 1939- Le Hêtre dans les Pyrénées et plus spécialement
dans les Pyrénées ariégeoises. Revue des Eaux et Forêts, 77 : 101-112.
431- DUCOS, G., 1937- Sainte-Croix-Volvestre et son monastère des origines
à la Révolution (1117-1789).Toulouse, 221 p. (Cf. p. 39-40 et 111-118).
432- GALINAT, M., 1947- L'extension des espèces méditerranéennes dans le
Sud-Ouest de la France. Bull. Soc. Bot. France, 94: 226-234.
433- DARDENNE, P., 1805- Essai sur la statistique du Département de l'Ariège.
cf. chap. IV le Règne végétal in "l'Ariège au temps de Napoléon" de A.
BOURNETON, Cahors, p. 209-218.
434- BOSC, G., ROCCHIA, A., TERRISSE, A. etJ., VIAUD, E., VIZIER, C. etJ.,
1984- Contributions à l'inventaire de la flore. Partie orientale de la chaîne
des Pyrénées : départements de l'Ariège (frange sud-est). de l'Aude (frange
sud-ouest), des Pyrénées-Orientales (ouest). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest,
N. S., 15: 71-79.
435- BEGAY, R., BOSC, G., DELPECH, R., LABATUT, A et P., PASCAL, D. et M.,
PLAT, P., ROCCHIA, A. etE., TERRISSE, A et J., VIAUD, E. et VIZIER, J.,
1988- Contributions à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-
Orientales (ouest et zones voisines de L'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 19: 145-155.
436 -BOSC., G., PLONKA, F., ROCCHIA, A. etE., TERRISSE, A. et J., VIAUD, E.,
VIZIER, J. etC., 1989- Contributions à l'inventaire de la flore. Département des
Pyrénées-Orientales (et zones voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 20: 127-132.
437- BOSC, G., BOUDRIE, M., TERRISSE, A et VIAUD, E., 1990- Contribu-
tions à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (ouest
et zones voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S.,
21 : 196-202.
192 L. GUERBY

438- BOSC, G., TERRISSE, A., VIAUD, E. et VIZIER J. etC., 1991 - Conbi-
butions à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (et
zones voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S.,
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Thèse doctorat 3e cycle. Université Toulouse Le Mirail. 2 tomes.
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Rapport de stage. B.T.S.a. "Protection de la Nature". 57 p.
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Additif:
Deux nouvelles plantes viennent d'être identifiées en Ariège :
• Pyrola chlorantha Swartz (Ericaceae ex Pyrolaceae, p. 197)
Cette circumboréale des bois de pins sylvestres sur pelouse de Festuca gautieri
(Hackel) Richter subsp. scoparia (Hackel et Kerner) Kerguélen a été trouvée par
VAYSSIE J.-P., garde forestier, à Prades dans la forêt communale de ce village, à une
altitude de 1250 rn (et à quelques centaines de mètres de l'Aude). Deplus il faut noter
la présence simultanée dans la même station de Goodyera repens (L.) Br. et de
Corallorhiza trifuia Chatel, ce qui me semble assez rare.
• Armeria arenaria subsp. bupleuroides (Godron et Grenier) Greuter et Burdet
(Plumbaginaceae, p. 192)
Cette orophyte alpo-ibérique est présente au bord de la route entre le col des Ares et
le Pla dans le Donezan.
BULLETIN DE LA SOCIÉlÉ BaTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVEUE SÉRIE, WME 31 - 2000
201

Remarques sur la biologie florale


de Calystegia soldanella (L.) R. Br.
(Convolvulacées)
dans l'ouest du Cotentin.

Thierry DEROIN*

Résumé : La fleur du liseron des dunes, espèce strictement littorale, peut être adaptée à
une pollinisation assez spécialisée, où seulement 2 niveaux de structures sécrétrices
sensu lata sont exploités par un vecteur apparemment unique : Cetema cereris Fil.
(Diptera-Chloropidae). La conformation de l'androcée protège efficacement l'ovaire des
attaques de Thebapisana (O. F. Müller). (Mollusca-Helicidae). le pollen étant lui-même
récolté sur le limbe de la corolle.
Mots-clés : pollinisation, Chloropidae, Helicidae.

Surnmary : The sea bindweed flower may show a rather specialized pollination pattem,
where on1y 2 levels of secretory structures s. 1. are foraged by a unique Diptera : Cetema
cereris Fil. (Chloropidae). Androecial conformation shelters rightly the ovarium and style
against the snail predator Theba pisana (0. F. Müller). A secondary pollen presentation
occurs on the corolla.
Key-words : pollination, Chloropidae, Helicidae.

Dans un précédent article de 1994, nous avions mis en évidence la diversité


taxonomique et comportementale des pollinisateurs de Convolvulus arvensis L.,
en relation avec la présence de 5 niveaux attracteurs dans l'architecture florale.
La variété des interactions permettant une pollinisation efficace semblait
caractériser les Convolvulacées tempérées pionnières en milieux ouverts, plus
ou moins instables. Cette hypothèse demandait cependant à être confrontée à
des éléments nouveaux.
C'est ainsi que la pollinisation du liseron des dunes (Calystegiasoldanella
(L.) R. Br.) restait mal connue, au point que HEGI, en 1927, ne peut citer aucun
vecteur potentiel. Par ailleurs, cet auteur note l'absence de fructification de cette
espèce aux Pays-Bas, qu'il met en parallèle avec son origine méditerranéenne
probable, et donc le défaut de pollinisateur spécifique. Son quasi-cosmopolitis-

* T. D. : Laboratoire de Phanérogamie, Muséum National d'Histoire naturelle, 16, rue


Buffon, 75005 PARIS.
202 T. DEROIN

me actuel serait très récent (XVIII"me siècle), et se serait réalisé à partir des rivages
atlantiques de l'Ancien Monde : la multiplication végétative et le transport par
l'homme auraient joué un rôle majeur.
Quoi qu'il en soit, le liseron des dunes fructifie abondamment sur la côte
occidentale du Cotentin et une pollinisation efficace y a donc lieu.

Matériel et méthodes
Les fleurs sont protandres, comme dans la plupart des Convolvulacées. Une
station a été particulièrement examinée : la dune mobile de la Flèche de
Barneville (Manche, juillet 1999). L'activité des visiteurs a été observée entre
8 heures et 12 heures (heures solaires), période d'épanouissement des corolles.
Les insectes (13 individus) ont été capturés au filet pour identification (SEGUY,
1971). Des fleurs et des boutons floraux ont été fixés par le mélange : formol-
acide acétique-alcool, et ultérieurement disséqués.

Résultats et interprétation
Aucun insecte de grande taille ne paraît fréquenter Calystegia soldanella,
croissant dans la zone la plus meuble de la dune (TURMEL, 1949). ce qui
contraste beaucoup avec l'abondance des Apidae sur les fleurs de Calcile
mariüma Scop. en haut de plage, et encore plus avec l'arrière-dune. Ainsi,
Convolvulus arvensis L. y est assez présent, et fréquenté par le cortège classique
(DEROIN, 1 994) : Episyrphus, ETistalis (Syrphidae). Halictus (H8.lictidae) et
Bombus (Apidae), auquel on doit ajouter Volucella sp., Syrphidae de très grande
dimension.
Pourtant la structure florale du liseron des dunes est a priori attractive par
sa large corolle, d'un rose brillant rayé de blanc (Fig.1, 1). mais l'anthèse est
brève, comme d'usage chez les Convolvulacées, et les fleurs se fanent peu après
12 heures. L'épanouissement matinal des corolles coïncide avec l'intrusion d'un
Gastéropode: Thebapisana (o·. F. Müller 1774). Helicidae caractéristique des
milieux méditerranéens secs, et remontant sur le littoral jusqu'à la Mer duN ord
et à l'est de l'Irlande (KERNEY & CAMERON, 1999). Cet animal dunaire utilise
tous les supports végétaux pour s'isoler de la chaleur du jour (ESTEVE, 1980,
sous le nom EupaTipha (Helix) pLsana). Cependant sur Calystegia soldanella il
trouve aussi fraîcheur et nourriture : il broute les anthères et souvent les
stigmates (Fig.l, 2), et dans l'arrière-dune plus abritée, il a le temps de dévorer
partiellement la corolle. Les bases élargies des filets staminaux ne sont pas
consommées et protègent alors efficacement le style, l'ovaire et le disque. Si la
pollinisation a pu intervenir avant l'épanouissement maximal, la fructification
peut être assurée malgré la prédation.
Les seuls autres visiteurs observés ici sont des moucherons : Cetema cereris
Fil. (Diptera-Chloropidae). les mâles longs d'environ 2 mm, les femelles attei-
gnant 3 mm et montrant une face ventrale jaunâtre. Ils pénètrent entièrement
dans les rainures pétalaires et y puisent le nectar (Fig. 1, 3). Ces insectes
circulent Iortguement sur la face inteme de la corolle et collectent les grains de
REMARQUES SUT~ LA BIOLOGIE FLORALE DE CALYSTEGIA SOLDJ\NELLA ... 203

Figure 1 : Détails de la biologie florale de Calystegia soldanella .


1. Portion de r a meau m ont ran t u n e neu r épa nou ie. un b o ulon no r a ! p rêt à
s'épano uir Je lendemain. cl u ne neu r passée d e la vei lle :
2 . Corolle épanou ie fend u e pou r m on trer le gy n écée ct les d épréd ation ci e Th eba
p iSa n a (Hel icidae). B. base d es filet s :
3 . Le vecteu r : Ce1ema cereris (Ch lo ropidae) pén étr an t cla n s un e rai n u r e p éta laire.
a fin d 'y pu iser le n ectar (n iveau 2 d e la fig u r e 2) :
4 . Le m êm e eollcc tant le pol len d éposé sur le limbe cie la cor ol le (fièeh e). noter la
proximité d es s tig m a tes S el S' .
204 T. DEROIN

rL"f.
Pré$entation secondaire du pollen

ANTHÈRE

NECTAlREPÉTALAIRE
L

smm

Figure 2
Localisation des niveaux sécréteurs exploités (à gauche) et potentiels (à droite),
sur tine section longitudinale d'un bouton floral de Calystegia soldanella.

pollen (Fig.l, 4), lesquels adhèrent aux poils du thorax et des tibias de l'animal,
et même à ses ailes. En raison de l'inclinaison de la corolle, les stigmates sont
très proches des insectes prospecteurs : une pollinisation croisée est donc
possible (le vol est court, mais suffisant pour passer d'un pied de liseron à un
autre), bien que les sécrétions stigmatiques ne soient pas exploitées. Ces
moucherons s'accouplent parfois sur la fleur.
REMARQUES SUR LA BIOLOGIE FLORALE DE CALYSTEGIA SOWANELLA .. . 205

Discussion et conclusion
Le mode de pollinisation de Catystegia sotdanetta nous apparaît donc très
simplifié et spécialisé, si on le compare à celui décrit pour Convotvutus arvensis
(Fig.2). Ici, 2 niveaux de structures sécrétrices sensu lata sont exploités : le
niveau 2 (nectaire pétalaire), accessible au moucheron en raison de sa petite
taille, et indirectement le niveau 4, puisque le pollen n'est pas extrait des
anthères, mais ramassé sur le limbe. Cette présentation secondaire du pollen
existe aussi chez le volubilis Ipomoea purpurea (L.) Roth, les vecteurs étant alors
des Diptères Stratiomyiidae ou Syrphidae. Elle est du reste probable chez
Catystegia sepium (L.) R. Br., mais le pollen ne contraste pas optiquement avec
le limbe de la corolle.
Les autres niveaux attracteurs potentiels ne peuvent intervenir à cause des
particularités de l'architecture florale :
- l'androcée (niveau 3) ne forme pas une colonne autour du style et ne peut
servir d'appui à un insecte. Au contraire les filets divergents, à bases non
sclérifiées mais répulsives (chimiquement ?), lui confèrent un rôle défensif ;
- les stigmates trapus (niveau 5) ressemblent plus à ceux des Ipomoea qu'à
ceux des Convotvutus, ils sont relativement secs et présentent peu de surface ;
- le disque jaune d'or (niveau 1) ne joue aucun rôle dans la pollinisation, il
semble encore lié à la fructification, mais le jeune fruit est déjà bien protégé par
le calice et les 2 bractées extemes.
Cependant cette spécialisation fonctionnelle ne signifie pas que le pollinisateur
soit dans ce cas très spécifique. En effet, Cetema cereris est une Chloropidae
commune, même à l'intérieur des terres, volant autour des herbacées de juin à
septembre, et dont les larves sont phytophages (SEGUY, 1971). Il serait
intéressant de connaître les vecteurs de pollen dans la région méditerranéenne
d'origine. La morphologie de la corolle suggère l'intervention d'hyménoptères de
grande taille utilisant la fleur d'une tout autre façon, extrayant activement le
pollen des anthères et pompant le nectar pétalaire par une langue très longue.
De même les régions d'introduction (par ex. l'Australie) pourraient fournir
d'intéressantes informations sur les potentialités adaptatives des structures
florales chez les Convolvulacées, lesquelles apparaissent fort étendues.
206 T.DEROIN

Bibliographie

DEROIN, Th., 1994 - Réflexions sur la morphologie florale fonctionnelle de


Convolvulus arvensis L. (Convolvulacées). BulL Soc. Bot. du Centre-Ouest.,
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REGI, G., 1927- Convolvulus soldanella L. In Flora von Mittel-Europa. Leh-
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BUUEITN DE lA SOCIÉTÉ BŒTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVElLE SÉRIE. TOME 31 - 2000
207

Description phytosociologique
et cartographique
de la végétation des zones humides
du golfe de Pinarellu
(sud-est de la Corse)

par Corinne LORENZONI * et Guilhan PARADIS **

Résumé.
Une première partie présente les zones humides étudiées (Vardiola, Pinarellu nord,
Pinarellu sud, Padulatu ouest, Padulatu est et Padulu Tortu) et leur environnement
(géomorphologie, hydrologie et impacts}.
La deuxième partie décrit leur végétation par des tableaux de relevés, un tableau
géosymphytosociologique et quatre cartes à grande échelle et en cotùeurs.
Les dépressions de Pinarellu sud, Padulatu ouest et Padulu Tortu sont les plus
humides et présentent encore aujourd'hui des plans d'eau douce, malgré la dynamique
rapide de leurs groupements hélophytiques (peuplements étendus de Phragmites aus-
tralis pour toutes ces zones et de Cladium mariscus à Padulatu ouest).
Seul l'étang de Pinarellu nord, en communication presque permanente avec la mer, pré-
sente sur ses bordures une végétation halophile (prés salés à Juncus mari1:irnus et sansouires).
Mots-clés.
Ecologie. Cladium mariscus. Halophyte. Marais. Phytosociologie. Végétation littorale.

Summary. Phytosociological and cartographie description of the Pinarellu Gulf (South-


East Corsica) marshes vegetation.
A first part presents the Vardiola, North Pinarellu, South Pinarellu, West Padulatu,
East Padulatu and Padulu Tortu marshes and their environment (geomorphology,
hydrology and their impact).
The second part describes their vegetation by fourteen plotting tables, one
geosymphytosociological table et four large-scale colour vegetation maps.
Today, the South Pinarellu, West Padtùatu and Padulu Tortu depressions are the
dampest, and they present fresh water ponds, despite the rapid progression of their
helophytic communities (large Phragmites australis comrnunities in ali rnarshes and
Cladium mariscus cornmunities in the West Padulatu marsh).
Only the North Pinarellu pond, in nearly permanent communication with the sea,
shows on its borders halophilous vegetation (with Juncus maritimus salt-meadows and
Sarcocomia salt-marshes}.
Key-words. Ecology. Cladiummariscus. Halophyticvegetation. Littoral vegetation. Marsh.
Phytosociology.

* C. L. : Réserve naturelle de l'étang de Biguglia, Lido de la Marana, 20290 BORGO.


** G. P. :Biologie et écologie végétales. Université de Corse. B.P. 52, 20250 CORTE.
208 C. LORENZONI, G. PARADIS

Introduction

La côte rocheuse du sud-est de la Corse est accidentée de nombreux petits


golfes et baies, qui présentent plusieurs zones humides, très intéressantes pour
le patrimoine naturel de la région (D.R.A.E. 1981). Leur hydrologie et leur
avifaune sont bien connues (in ROUX 1989) et une cartographie végétale semi-
schématique a même été réalisée dans un but de démoustication sélective
(E.I.D. 1970). Afin de réaliser un inventaire détaillé de leurs phytocoenoses et
de leurs espèces végétales, nous avons entrepris à partir de 1992l'étude de la
végétation de ces zones humides par les méthodes phytosociologiques
(LORENZONI 1992). mais jusqu'à ce jour, aucun travail n'avait été publié.
Cet article a pour but de décrire la végétation des zones humides des
pourtours du golfe de Pinarellu, situées sur la commune de Zonza, au nord de
Porto-Vecchio (figure 1).

Méthodologie
Comme pour des études antérieures (LORENZONI et al. 1993, LORENZONI
et PARADIS 1996). le travail sur le terrain a consisté en transects et relevés
phytosociologiques suivant les méthodes phytosociologiques préconisées par
GÉHU (1986).
Des cartes de la végétation en couleurs et à grande échelle (figures 5 à 8) ont
été élaborées sur le terrain en utilisant comme support topographique des
agrandissements partiels de la photographie aérienne en couleurs naturelles no
308 (I.G.N. 1990 b).

Terminologie
Les noms de lieux sont ceux indiqués sur les cartes topographiques au
1 :100 000 et 1:25 000 (I.G.N. 1990 a et 1996), qui nomment les zones humides
décrites : Vardiola, Pinarellu, Padulatu et Padulu Tortu. Mais d'autres dénomi-
nations ont été employées, comme Pinarello, Padulata et Padulo Torto (Plan
Terrier 1795, E.I.D. 1970) et Pinareddu (terme correspondant au toponyme
exact en langue corse).
Les noms des espèces végétales suivent GAMISANS et JEANMONOD (1993).
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 209

PREMIÈRE PARTIE
Présentation
des zones humides étudiées

1. Présentation générale (figures 1 à 4)

A. Localisation des zones humides sur les pourtours du goHe de


Pinarellu (figures l et 2)
1. Le golfe de Pinarellu sensu stricto (coordonnées moyennes : 41 a 41' de
latitude N, ga 23' de longitude E) est limité (figure l) :
-au nord, par la colline de Vardiola (elle-même située au sud de la basse
vallée du fleuve Cavu),
-au sud, par la pointe de Capu di Fora se prolongeant par l'île de Pinarellu.
Au fond du golfe, c'est à dire à l'ouest, se trouve une três vaste dune fixée
("dune de Pinarellu"), qui isole de la mer les étangs de Pinarellu et de Padulatu.
Le marais de Vardiola se localise au nord du golfe.
2. Un autre golfe, beaucoup plus petit, s'étend au sud de la pointe de Capu
di Fora et de l'île de Pinarellu et au nord de la Punta di Pilatogu. Du côté ouest,
le fond de ce golfe porte une dune haute de plus de lü rn et fixée ("dune de
Villata"), qui isole de la mer l'étang de Padulu Tortu, décrit dans cet article.

B. Géomorphologie et géologie (figures 2 et 3)


Sur la figure 2, les courbes de niveau lü rn et 50 rn visualisent l'aspect général
de la topographie des sites.
La carte géologique (figure 3) montre que les collines environnant le golfe de
Pinarellu sont essentiellement constituées par une granodiorite et, pour les
pointes et l'île de Pinarellu, par un monzogranite, peu altérable.
Les différentes zones humides sont sur des terrains argileux et sableux, d'âge
Quatemaire três récent, sans doute mis en place postérieurement à l'époque du
haut niveau marin holocène (de 5 000 BP environ), dont le rôle morphogène est
important sur tous les littoraux du monde (PASKOFF 1998). Lors de ce haut
niveau, le golfe de Pinarellu était plus étendu qu'aujourd'hui et la colline actuelle
de Capu di Fora était alors une île. Ultérieurement, des flêches de sable et des
tombolas ont réuni cette île aux collines de Pinarellu au nord et à la Punta di
Pilatogu au sud. Ces flèches de sable ont fait obstacle à l'écoulement des eaux
des ruisseaux et d'importantes dunes se sont élaborées sur elles. C'est lors de
cette période que se sont formées les différentes zones humides, qui sont donc
d'âge peu ancien.
210 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 1. Localisation du golfe de Pinarellu


et des étangs et marais étudiés

A Localisation schématique en Corse du golfe de Pinarellu.


B. Localisation des quatre sites étudiés (étangs et marais de Vardiola, de Pinarellu, de
Padulatu et de Padulu Tortu). Les routes et chemins principaux sont indiqués.

C. Caractères climatiques.
Les pourtours du golfe de Pinarellu ont une pluviométrie annuelle moyenne
comprise entre 600 et 700 mm (DUPIAS et al. 1965). Ils bénéficient d'un climat
méditerranéen assez chaud (isotherme annuelle moyenne comprise entre 15 et
16°C, d'après DUPIAS et al. 1965), en particulier durant l'hiver, ce qui est lié à
une orientation face à l'est et à une protection vis à vis des vents froids du nord
et du nord-ouest. Cette façade littorale fait partie de l'étage bioclimatique méso-
méditerranéen inférieur, mais qui est ici en transition avec l'étage
thermoméditerranéen, comme l'indiquent l'abondance de Juniperus phoenicea
sur les dunes et les collines et une station d'Euphorbia dendroides sur l'île de
Pinarellu (carte de l'étage thermoméditerranéen in PARADIS 1993).
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 211

.... ..
··~
}······· ---~ ilot Roscan3.

- ...
-· 1---. ~--- ..
1
.j ... ········ ,.···-· .. ·· ...

.....-.._

·-~ ·. ':::.·: ____ _ 500m


! •· '-----+-~
····' .. / .....· 'Q~b'O

D DCprcssions (étangs et marais)

.······~::­ ·· ........ Courbes de niveau


.:· ···-:. •••.•.• rf;' l'un!:tolî {IOm,50m,JOOm.J50m,200m)
.:.'-···· ril31ogu .__---...... Routes goudronnêes
-- - - - Chemins et pistes

Figure 2. Principaux caractères topographiques et géomorphologiques


des pourtours du golfe de Pinarellu
Les ruisseaux atteignant les dépressions étudiées sont indiqués,
de même que les voies d'accès.

D. Caractères hydrologiques
Par suite de la répartition des pluies en région méditerranéenne, deux
périodes hydrologiques tranchées altement dans les dépressions :
-une d'inondation par de l'eau douce, de l'automne à la fin du printemps, due
aux pluies tombant sur les petits bassins versants,
-une d'assèchement pouvant faciliter la salinisation du substrat, dès la fin
du printemps et au cours de l'été.
Comme ailleurs sur le littoral de la Corse, certaines des zones humides du
212 C. LORENZONI, G. PARADIS

+ +
+tt+++ N
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Golfe de
1 Pinarellu
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+ + + + +'·-+·-·~·-f~~.,/~,·+ P.fdu~
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t t + + t- _..J::..·-+ + +
t
0 1000 rn
+ + + +- + + + + t + + + + + +
+i-+++-++++-t-++-t+-t
Dépressions (étangs et marais) G!J Alluvions récentes à peu anciennes

li~l Dépôts laguno-marins (argiles et sables) ~ Granodiorite à amphibole

I:.=)~~HI Dépôts marins (sables, graviers, galets) j + + + 1 Monzogranite

.Œ] Alluvions actuelles Ruisseaux (à êcoulement temporaire)

Figure 3. Carte.géologique semi-schématique


des pourtours du golfe de Pinarellu (d'après ROUIRE & al. 1993).

golfe de Pinarellu communiquent avec la mer par une passe (ou grau),
permanente ou transitoire, tandis que d'autres sont totalement isolées de la
mer. La présence d'un grau entraîne le plus souvent une entrée d'eau de mer,
ce qui est un facteur favorable à la salinisation du substrat des bords des étangs
et à l'implantation d'une végétation halophile de sansouire.
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 213

Il. Précisions sur les zones humides décrites (Tableau 1) et modifi-


cations depuis le 18ème siècle
Le tableau 1 précise les principaux caractères de ces zones humides, en
particulier l'estimation des superficies des bassins versants, superficies d'ailleurs
très difficiles à mesurer.
La comparaison de l'état actuel avec la carte du Plan Terrier (1795) (Figure
4) montre deux principales modifications de ces zones humides : réduction de
la surface des plans d'eau et fermeture de la plupart des communications avec
la mer. Ces changements résultent à la fois. de l'évolution géodynamique
normale et des impacts depuis un siècle environ.

A. Marais de Vardiola
Cette dépression, d'une superficie de 2,7 ha et d'une faible profondeur, est
située sur la rive nord du golfe. Alors que le Plan Terrier représente un "étang"
sans communication avec la mer (figure 4 A), ce n'est actuellement qu'un
marais, la végétation occupant la majorité de sa surface (figure 5). qui est
totalement asséchée en été.
Son origine paraît liée :
-à un creusement par l'ancien cours terminal du ruisseau de Maresciale, qui
aujourd'hui aboutit à la mer un peu plus à l'ouest (figure 2).
- à l'a bstacle à l'écoulement des eaux vers la mer créé par la dune surmontant
des alluvions grossières (galets) d'une terrasse fluviatile (ou fluvio-marine).
Sa mise en eau est surtout due à une remontée de la nappe phréatique, lors
des pluies d'hiver et de printemps, à la suite des infiltrations de l'eau dans le
sable du substrat de la dépression et dans le sable de la dune environnante.

B. Etangs de Pinarellu
Sur la carte du Plan Terrier (1795), cet étang correspond à un plan d'eau
unique, communiquant avec la mer et présentant un îlot portant une chapelle
(figure 4 B). Aujourd'hui (figures 2 et 6). un grand chemin, passant par cet ancien
îlot portant la chapelle Ste Barbe (qui a été rénovée), aboutit à la route D 468.
De part et d'autre de ce chemin, se trouvent deux étangs dont l'hydrologie et la
végétation sont très différentes.
L'étang que nous nommons Pinarellu nord, communiquant avec la mer
quasiment toute l'année et ne recevant aucun grand ruisseau, est un étang dont
l'eau atteint 2 à 4% de salinité en été (C.T.G.R.E.F. 1978) et dont la végétation de
bordure comprend une assez grande extension des prés salés et des sansouires.
L'étang que nous nommons Pinarellu sud, sans communication directe avec
la mer et recevant deux importants ruisseaux temporaires, dits de Poggioli et de
Ficaja, qui drainent un vaste bassin versant (4 79 ha), est un étang d'eau douce,
bien qu'il existe une communication avec l'étang de Pinarellu nord, par une buse
située sous le chemin, au sud de la chapelle. Les parties terminales des
ruisseaux de Ficaja et de Poggioli correspondent à des dépressions tourbeuses.
214 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 4. Portions de la carte


du Plan Terrier (1795) mon-
trant la partie nord (A) et le
fond (B) du golfe de Pinarellu
PuntaPn:.sr:a
Giocana (B : bois ; mk : maquis ; s :
sable ; T: terre cultivée).
En comparant la carte A à la
A figure 2, on voit que la superfi-
cie de l'étang (appelé actuelle-
ment étang de Vardiola) était
plus grande au 18< siècle
qu'aujourd'hui.
En comparant la carte B à la
figure 2, on note au 18" siècle
les points suivants :
- les étangs de Pinarello (=
mk
Pinarellu) et de Padulata (=
Padulatu) n'étaient pas subdi-
visés en deux,
-l'étang de Pinarello présentait
une petite île,
- chaque étang était en contact
avec la mer par une passe (que
Ponde Pinmllo nous avons soulignée par une
flèche).

mk

mk

mk

8
VÉGÉ:TJ\TION DES ZONES 1l UI\ /I DES DU GOLFE DE PINA RELLU 215

Photo 1.
=::.:!;..~~~~~.::=~~='~=i Etang de Padulatu ouest
(vu de l'ouest : 14 avril
2 000) .
Les Clacliumma risciLSonL
leu r s n ou ve lles pousses
a lo rs q u e les Phragmites
cuts l ralis an i encor e leur
aspect hivem a l.
Au loi n : colli ne de Capu
d i Fo ra e l se'> lo li sse-
m enls.

Photo 2.
Etang de Padulu Tortu
(\'li elu »ucl : l 4 avr il 2000).
A clrOit C' : dune lixec ciC'
Vi llat a pona n t cie» bu n -
~al ow'> (d'un ca mpi n ~ n a-
i u ri:Sl\' ).
A u lo in : !!olf'e cie Pi nar ell u
el porl 1o n de J'et ant( d e
J>aclulat u ouc!>l.

Photo 3.
Cotula coronopifo lia
t n?s ab on dan t au sein
cl 'u n C' cla i1ic rc cl a ns u n
peuplem ent de Tomwix
ojricono au su d de l't'ta n ~
de Pacl ulu T o rt u ( 14 avril
2 000) .
(Ph ot os G. PARA D IS)
216 C. LORENZONI, G. PARADIS

La profondeur de ces étangs n'est pas connue avec précision. Elle semble
inférieure à 2 rn pour l'étang de Pinarellu nord et voisine de 3 rn pour l'étang de
Pinarellu sud.
La communication avec la mer est régulièrement maintenue par la commu-
ne : cela évite une inondation des terrains environnants et maintient une
végétation halophile autour de l'étang de Pinarellu nord.

C. Etang de Padulatu
Le Plan Terrier (1795) (figure 4 B) montre une langue de terre qui subdivise
incomplètement l'étang (dit de Padulata) en un vaste plan d'eau à l'ouest (plus
important qu'aujourd'hui) et un petit plan d'eau à l'est, ce demier communi-
quant avec la mer.
Aujourd'hui (figures 2 et 7). une route goudronnée, issue de laD 468, a été
implantée sur la langue de terre et sur un remblai la prolongeant et permettant
la traversée complète de l'ancien plan d'eau. Cela a provoqué la division de
l'ancienne dépression, unique au 18ëme siècle, en deux zones humides, à
végétation très différente :
- une grande dépression à l'ouest, que nous nommons étang de Padulatu
ouest, présentant un plan d'eau et recevant au sud-ouest le ruisseau de
California, relativement long et à l'ouest un talweg abrupt, ce qui représente un
bassin versant assez important (140 ha environ),
-une petite dépression à l'est, totalement transformée en marais, que nous
nommons marais de Padulatu est, ne recevant aucun ruisseau mais communi-
quant avec la mer par débordement d'une façon très irrégulière.
C'est l'homme qui creuse, certaines anriées, l'ouverture sur la mer, afin de
provoquer un écoulement de l'eau vers celle-ci, une buse sous la route
goudronnée permettant l'évacuation du trop plein de l'étang de Padulatu ouest.
Un chemin a été aménagé tout le long de la bordure orientale de la dépression
de Padulatu est.
Remarque
La carte du Plan Terrier (figure 4 B) montre qu'au 18'me siècle existait un étang, dit de
Ena Longa, entre les étangs de Pinarellu et de Padulatu. Aujourd'hui, il ne subsiste plus
de cet étang qu'une dépression inondable par remontée de la nappe phréatique des
terrains sableux environnants. Cette dépression est totalement envahie par une végéta-
tion arbustive et arborée, très difficilement pénétrable.

D. Etang de Padulu Tortu


Le Plan Terrier (1795) (figure 4 B) montre un étang à peu près semblable par
sa forme et sa superficie à l'actuel, mais avec un chenal de communication avec
la mer beaucoup plus large qu'aujourd'hui.
La communication actuelle avec la mer est creusée par l'homme pour éviter
l'inondation des terrains environnants :il s'agit donc d'un grau artificiel.
Bien qu'aucun ruisseau d'une certaine longueur n'aboutisse à l'étang, celui-
ci reçoit les eaux tombant sur les collines situées au sud et à l'ouest. Aussi, son
bassin versant a une superficie non négligeable (llO ha).
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 217

La profondeur de l'étang ne paraît pas très forte (moins de 2 m sans doute)


et plusieurs petits affleurements granitiques émergent hors du plan d'eau.
Les terrains enviroJ?llant l'étang au sud et à l'est sont occupés par un vaste camp
naturiste (dit de Villata). Ceux bordant l'étang à son extrémité nord sont occupés
par un grand camping (dit de California). Pour gagner un peu de place, les proprié-
taires et gestionnaires de ces établissements ont rejeté de la terre et divers gravats
aux extrémités sud et nord de l'étang. Ces petits comblements, contrevenant aux
lois mais qui n'ont pas été sanctionnés, réduisent la superficie du plan d'eau.

III. Impacts
Le tableau 1 indique les principaux impacts : lotissements nombreux et
assez proches des zones humides, terrains de camping, réseau dense de vOies
de circulation (routes et chemins), pratiques de chasse, pacage de chevaux et de
bovins, ceux-ci en très faible quantité actuellement.
La présence de murs dans la partie sud-ouest de la dépression de Padulu
Tortu est l'indication de l'ancienne emprise humaine sur les pentes environnant
les dépressions.

DEUXIÈME PARTIE
Description de la végétation

1. Schéma syntaxonomique
Les groupements rencontrés sont classés dans le schéma ci-dessous, qui
suit, en partie, LORENZONI et al. (1993) et GÉHU et BlONDI (1994). Par suite
d'incertitudes sur la syntaxonomie de la végétation des zones humides de la
Corse, plusieurs alliances n'ont pas été indiquées volontairement.

CHARETEA FRAGILIS (Fukarek 1961) Krausch 1964


CHARETALIA IDSPIDA Sauer 1937
Peuplement de Characeae
RUPPIETEA J. Tx. 1960 em. Den Hartog & Segal 1964
ZANNICHEILIO-RUPPIETALIA(J. Tx. 1960 em DenHartog 1981) Schaminée
& al. 1995
Ruppion maritimae Br.-Bl. 1931 em. Den Hartog & Segal 1964
Peuplement de Ruppia cirrhosa
Peuplement de Zannichellia palustris subsp. pedicellata
POTAMETEA PECTINATI R. Tx. & Preising 1942
PARVO-POTAMETALIA Den Hartog & Segal 1964
Parvo- Potamion (Volmar 1947) Den Hartog & Segal1964
218 C. LORENZONI, G. PARADIS

Peuplement de Potamogeton pectinatus


PHRAGMITO- MAGNOCARICETEA Klika 1941
SCIRPETALIA COMPACTIHejny in Holub & al. 1967 em. Riv.-Mart. l98ü
Groupement à Scirpus 1itora1is (tableau 2)
Groupement à Scirpus maritimus fa compactus (tableau 3 : relevés l
à 7)
Groupement à Phragmites austra1is et Scirpus maritimus fa compactus
(tableau 3 : relevés 8 à 13)
Groupement à Scirpus tabemaemontani (tableau 6 : relevé 3)
PHRAGMITETALIA Koch 1926 em. Pign. 1953
Groupement à Phragmites austra1is (tableau 4)
Peuplement de C1adium mariscus (tableau 5 : relevé l)
Groupement à Cladium mariscus et Phragmites austra1is (tableau 5 :
relevés 2 à 7)
Groupement à Typha domingensis et Typha 1atifo1ia (tableau 6 :relevés
let 2)
FILIPENDULO - CONVOLVULETEA J.M. & J. Géhu 1987
CONVOLVULETALIA SEPIUM R. Tx. l95ü
Dorycnion recti J.M. Géhu et Biondi 1988
Mégaphorbiaie à Dorycnium rectum et Ca1ystegia sepium (tableau 12 :
relevés l à 3)
JUNCETEA MARITIMI Br.-Bl. 1952 em Beeftink 1965
JUNCETALIA MARITIMIBr.-BI. 1931
Juncion maritimi Br.-Bl. 1931
Groupements à Juncus maritimus (tableau lü)
Groupement à Juncus subu1atus (tableau l l :relevé 14)
Plantaginion crassifoliae Br.-Bl. (1931) 1952
Groupement à Schoenus nigricans (tableau 7 : relevés l à 4)
Groupement à Schoenus nigricans et Juncus acutus (tableau 7 :
relevés 5 à 7)
Groupement à E1ytrigia atherica (tableau 8)
Groupement à Spartina versico1or (tableau 9)
Agropyro- Artemision caerulescentis (Pign. 1953) Géhu & Scopp.
1984
Groupement à Limonium virgatum (tableau ll : relevé 13)
SARCOCORNIETEA FRUTICOSAE R. Tx. & Oberd. 1958
SARCOCORNIETALIA FRUTICOSAE (Br.-Bl. 1931) R. Tx. & Oberd. 1958
Groupement à Arthrocnemum macrostachyum (tableau ll : relevé l)
Groupement à Sarcocomiafmticosa (tableau ll : relevés 2 à 4)
LIMONIETALIA Br.-Bl. & O. de Bolos 1957
Groupement à Ha1imione portu1acoides (tableau ll : relevés 5 et 6)
Groupement à Limonium narbonense (tableau ll : relevés 7 à 9)
Groupement à Inu1a mediterranea (tableau ll : relevés lü à 12)
RHAMNO- PRUNETEA Rivas Goday & Bmja 1957
PRUNETALIA SPINOSAE R. Tx. 1952
Pruno- Rubion ulmifolii O. de Bolos 1954
Groupement à Rubus u1mifo1ius
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 219

NERIO - TAMARICETEA Br.-Bl. & O. de Bolos 1957


TAMARICETALIA Br.-BI. & O. de Bolos 1957 em Izco & al. 1984
Groupement à Tamarix afiicana
MOLINIO- ARRHENATHERETEA R. Tx. 1937
HOLOSCHOENETALIA Br.-Bl. (1931) 1937
Molinio- Holoschoenion (Rivas Goday & Borja 1961) Riv.-Mart. 1980
Groupement à Imperata cylindrica et Scirpus holoschoenus (tableau
7 : relevés 8 et 9)
PLANTAGINETALIA MAJORIS R. Tx. & Preising in R. Tx. 1950
Trifolio- Cynodontion Br.-Bl. & O. Bolos 1957
Groupement à Agrostis stolonifera et Lotus glaber (tableau 13 :
relevés 1 à 4)
Groupement à Agrostis stolonifera et Phragmites australis (tableau
13 : relevés 5 et 6)
LITTORELLETEA Br.-Bl. & R. Tx. 1943
LITTORELLETALIA W. Koch 1926 em Pign. 1953
Littorellion W. Koch 1926
Groupement à Ranunculus ophioglossifolius
ISOETO- NANOJUNCETEA Br.-Bl. & R.Tx. 1943
ISOETALIA Br.-Bl. 1931 em Rivas Goday 1970
Groupement à Scirpus cemuus (tableau 14 : relevé 1)
Groupement à Juncus bufonius (tableau 14 : relevé 2)
Groupement à Juncus hybridus (tableau 14 : relevé 3)
Groupement à Polypogon monspeliensis (tableau 14 : relevés 4 à 6)
CYPERETALIA FUSCI (Klika 1926) Müller Stoll & Pietsch 1961
Heleochloion Br.-BI. 1952
Peuplement d'Heliotropium supinum (tableau 15 :relevé 1)
SAGINETEA MARITIMAE Westh. & al. 1961
FRANKENIETALIA Riv.-Mart. in Riv.-Mart. & Costa 1976
Groupement à Cotula coronopifolia (tableau 14: relevé 7)
Groupement à Parapholisfiliformis (tableau 14: relevé 8)
THERO - SALICORNIETEA Pign. 1953 em. R. Tx.197 4
THERO- SALICORNIETALIAPign. 1953 em R. Tx.1974
Salicornion patulae Géhu & Géhu-Franck 1984
Groupement à Salicomiapatula (tableau 15: relevés 2 et 3)
BIDENTETEA Tx., Lohm. & Preising in Tx. 1950
BIDENTETALIA Br.-Bl. & Tx. 1943
Chenopodion rubri Tx. in Poli & J. Tx. 1960 corr. Kop. 1969
Groupement à Chenopodium chenopodioides (tableau 15: relevés 4
à 8)
TUBERARIETEA GUTTATAE Br.-Bl. 1952 em Riv.-Mart. 1978
TUBERARIETALIA GUTTATAE Br.-Bl. 1952 em Riv.-Mart. 1977
Tuberarion guttatae Br.-Bl. 1931
Groupement à Anthoxanthum ovatum (tableau 14 :relevé 9)
Groupement à Briza maxima (tableau 14: relevé 10)
220 C. LORENZONI, G. PARADIS

II. Description des groupements

A. Végétation flottante immergée


La végétation immergée flottante comprend des herbiers à développement
printanier et de début de l'été.
:1. Peuplement de Characeae (Chareteafragilis)
Une characée, non déterminée, a été trouvée en 1992 dans l'étang d'eau
douce de Padulatu ouest.
2. Peuplements de Ruppia cirrhosa (Ruppietea)
Ruppia cirrhosa forme de petits herbiers dans les étangs suivants :Pinarellu
nord, Padulatu ouest et Padulu Tortu.
3. Peuplement de Zannichellia patusiris subsp. pedice11ata (Ruppietea)
Un peuplement de Zannichellia patustris subsp. pediceHata a été observé
dans l'étang de Padulu Tortu.
4. Peuplement de Potamogeton pectinatus (Potametea pectinati)
Potamogeton pectinatus forme un important herbier dans l'étang d'eau douce
de Pinarellu sud et est aussi présent, certaines années, mais en moindre quantité,
dans celui de Padulalu ouest.

B. Végétation hélophytique des roselières (Phragmito- Magnocaricetea)


1. Scirpetalia compacti
:>- Groupement à Scirpus 1itora1is (tableau 2)
Scirpus litoratis constitue plusieurs peuplements monospécifiques et linéai-
res en bordure du plan d'eau de l'étang de Padulu Tortu. Dans celui de Padulatu
ouest, il se mêle à Phragmites australis en quelques peuplements ponctuels.
:>- Groupements à Scirpus maritimus fa compactus (tableau 3)
Scirpus maritimus, soit seul (tableau 3 : relevés 1 à 7), soit associé à
Phragmites austra[is (tableau 3 :relevés 8 à 13), présente des peuplements dans
les diverses zones humides, à l'exception de Padulatu ouest. Ses peuplements
les plus étendus se localisent dans les zones humides de Pinarellu nord et de
Padulatu est, qui sont les plus en contact avec la mer.
:>- Groupement à Scirpus tabemaemontani (tableau 6 : relevé 3)
Cette espèce n'a été rencontrée que dans le marais de Vardiola, où elle paraît
être en régression.
2. Phragmitetalia
:>- Groupement à Phragmites australis (tableau 4)
Les roselières largement dominées par Phragmites australis occupent de
grandes superficies dans les zones humides de Vardiola, Pinarellu sud, Padulatu
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 221

ouest et Padulu Tortu. Peu d'espèces sont associées à P. australis, sauf sur les
bordures de ces roselières.
>--Peuplements de Cladium mariscus (tableau 5)
La dépression de Padulatu ouest est remarquable par l'abondance de
Cladium mariscus. Celui-ci n'est que ponctuellement disposé en peuplement
monospécifique (tableau 5 : relevé l). Il est généralement associé, sur de vastes
espaces, à Phragmites australis (tableau 5 :relevés 2 à 7). Ce site correspond à
la seule station importante de C. mariscus en Corse, la station du nord de l'île,
à Barcaggio, ayant disparu en 1991 à la suite d'un incendie hivernal (PARADIS
et TOMASI 1991, PARADIS 1992).
Les comparaisons des diverses missions de photos aériennes depuis 1950
ont montré que Cladium maris eus contribuait à transformer assez rapidement
l'étang de Padulatu ouest (à plan d'eau libre) en un marais (ROUX 1989).
>-- Groupement à Typha domingensis et Typha latifolia (tableau 6 :
relevés 1 et 2)
Ce groupement, où deux espèces de Typha sont en mélange, a été observé :
-sur Lme grande étendue, dans l'étang de Pinarellu sud,
- sur une très petite surface, à la périphérie sud de l'étang de Padulatu ouest.

C. Végétation hélophytique des prés salés (Juncetea maritimi, Juncetalia


maritimi)
1. Plantaginion crassifoliae
>-- Groupements à Schoenus nigricans
De petits peuplements de Schoenus nigricans sont présents dans les dépres-
sions de Vardiola, Padulatu ouest et Padulu Tortu (tableau 7: relevés 1 à 4).
D'autres groupements où Schoenus nigricans est associé à Juncus acutus se
localisent à la lisière des dépressions de Pinarellu nord et de Pinarellu sud
(tableau 7: relevés 5 à 7).
>-- Groupement à Elytrigia atherica (tableau 8)
Elytrigia atherica (= Elymus pycnanthus), soit en peuplement presque
monospécifique, soit associé à diverses espèces (Schoenus nigricans, Imperata
cylindrica, Juncus maritimus, Elytrigia elongata), est présent en arrière des zones
humides de Pinarellu nord, Padulatu ouest et Padulu Tortu. Ses peuplements
et groupements sont, pour la plupart, disposés en bandes larges.
>-- Groupement à Spartina versicolor (tableau 9)
Spartina versicolor, presque partout associée à Juncus maritimus, a des
peuplements de disposition variée : en une bande large à Pinarellu nord,
ponctuels à Padulatu ouest et linéaires à Padulu Tortu.
>-- Groupement à Carex extensa
Carex extensa constitue çà et là de petits peuplements linéaires discontinus,
comme en bordure de l'étang de Padulaiu est.
222 C. LORENZONI, G. PARADIS

> Groupement à Limonium virgatum (tableau 11 : relevé 13)


Limonium virgatum est présent sous forme d'un peuplement ponctuel dans
des trouées au sein de la sansouire à Sarcocomiafruticosa, au bord de l'étang
de Pinarellu nord.
2. Juncion maritimi
)>- Groupements à Juncus maritimus (tableau 10)
Juncus maritimus est présent dans toutes les zones humides, à l'exception
de celles de Vardiola.
Autour de l'étang de Pinarellu nord, J. maritimus forme un important pré salé
où il domine largement. Suries bords, il est associé aux espèces des sansouires
(Arthrocnemummacrostachyum, Sarcocomiafruticosa et Halimione portulacoides)
et à Juncus subulatus.
Dans la partie sud-ouest de l'étang de Pinarellu sud J. maritimus, sans doute
relictuel, est en voie d'envahissement par Typha domingensis et T. latifolia.
Dans le marais de Padulatu est. J. maritimus présente deux peuplements :
un monospécifique et un avec Juncus subulatus. Il forme aussi des peuplements
ponctuels, sans doute relictuels, dans deux petites dépressions isolées, au sud
de l'étang de Padulatu ouest.
Enfin, sur la bordure ouest du marais de Padulu Tortu, J. mariii.mus
constitue un peuplement linéaire, étroit et discontinu, et, là-aussi, vraisembla-
blement relictuel, témoin d'une période où la communication avec la mer était
plus fréquente qu'aujourd'hui.
> Groupement à Juncus subulatus (tableau 11 : relevé 14)
Le jonc sub-halophile Juncus subulatus n'est pas abondant sur les sites
décrits et n'a été observé qu'à Vardiola, Pinarellu nord et Padulatu est.

D. Végétation vivace des sansouires (Sarcocornieteafruticosae)


1. Sarcocornietaliafruticosae
> Groupement à Arthrocnemum macrostachyum (tableau 11 : relevé 1)
Lasalicomevivace des niveaux topographiques les plus hauts, Arthrocnemum
macrostachyum, n'est présente que ponctuellement sur les bords de l'étang de
Pinarellu nord.
> Groupement à Sarcocomiafruticosa (tableau 11 : relevé 2 à 4)
De même, Sarcocomiafruticosan'a été observé en grande quantité qu'autour
de l'étang de Pinarellu nord :
- en peuplement monospécifique près du grau,
- associé à Limonium narbonense, à proximité du groupement à Juncus
maritimus.
Ses deuxmorphotypes, dressés (var.fruticosa) et rampants (var. deflexa). ont
été rencontrés.
Remarque. En 1992, on avait observé S.fruticosa avec Juncus maritimus, près du grau
artificiel de Padulatu est (tableau 10, relevé 4). En 1999 et 2000, S.fruticosa n'a pas ètè
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 223

retrouvé. Sa disparition parait liée aux modifications du site (eutrophisation et terrasse-


ments), en rapport avec les lotissements nouvellement implantés sur la pente ouest de la
colline de Capu di Fora.
2. Limonietalia
~ Des groupements à Halimione portulacoides (tableau l l : relevés 5 et
6) et à Limonium narbonense (tableau l l : relevés 7 à 9) sont assez bien
représentés à Pinarellu nord à proximité du groupement à Sarcocomiafruticosa.
~ En outre, Limonium narbonense forme :
- un minuscule groupement ponctuel (sans doute reliduel) dans une
dépression fermée, située au sud de l'étang de Padulatu ouest.
-des groupements linéaires, en mosaïque avec Plantago coronopus s.l., sur
les rives nord et sud de l'étang de Padulu Tortu, en bordure de sentiers, dont la
dénudation favorise la salinisation du substrat par évaporation.
~Groupement à Inula crithmoides subsp. mediterranea (tableau l l :relevés
10 à 12)
Ce groupement, très peu étendu, se localise, en disposition linéaire, près du
grau de l'étang de Pinarellu nord.

E. Végétation vivace des bordures


1. Roncières (Rhamno- Prunete a) et mégaphorbiaies (Filipendulo - Convol-
vuletea)
Ces formations végétales des substrats non saumâtres sont fréquemment en
contact sur les pourtours de plusieurs zones humides. Sans impacts violents,
elles évolueront vers Lme saussaie et même, sur des sols très humides en été,
une aulnaie à Alnus glutinosa.
~ Roncière à Rubus ulmifolius
Les parties ouest des dépressions de Pinarellu nord et de Pinarellu sud
étaient partiellement isolées en 1992 par une roncière dense et de grande
superficie (figure 6 : unité cartographique 5).
~ Mégaphorbiaie à Rubus ulmifolius et Dorycnium rectum
Cette mégaphorbiaie, très proche dans l'espace de la formation précédente,
était localisée en 1992 sur le substrat tourbeux, dans la partie terminale du
ruisseau de Poggioli (figure 6 :unité cartographique 6).
Des incendies ont détruit ultérieurement cette mégaphorbiaie. Mais, en
1999, on a observé une mosaïque comprenant de jeunes arbres (Alnus glutinosa
et Salix cinerea) en mosaïque avec Rubus ulmifolius, Dorycnium rectum et Iris
pseudacorus.
>- Mégaphorbiaie à Dorycnium rectum et Calystegia sepium (tableau 12 :
relevés 1 à 3)
Cette mégaphorbiaie a été observée, en 1992, dans la partie sud-ouest de la
dépression de Padulu Tortu. En 1999, des Salixcinereaet des Rubus ulmifolius
sont en traill de l'envahir.
224 C. LORENZONI, G. PARADIS

~ Groupement de transition à Calystegia sepium (tableau 12 : relevés 4


à6)
Observé en bordure des dépressions de Padulu Tortu et de Pinarellu sud, ce
groupement parait être un stade vers la formation d'une mégaphorbiaie à
Dorycnium rectum, aux endroits très humides.
~ Groupement de transition à Lythrum salicaria (tableau 12 :relevés 7 et
8)
De même, ce groupement, observé en bordure des dépressions de Vardiola
et de Padulatu ouest, devrait évoluer vers une mégaphorbiaie, mais dans un
milieu moins longtemps humide en cours d'année.
L'unité cartographique 13 de la figure 7 correspond à un groupement où
Lythrum salicaria est en cours d'envahissement par Rubus ulmifolius et Salix
cinerea.
2. Nerio-Tamaricetea
~ Peuplement de Tamarix a.fricana
Tamarixa.fricana, phanérophyte des substrats saumâtres et même très salés
en été, forme ici plusieurs peuplements : .
-un en bande large, autour de l'étang de Padulu Tortu (figure 8: unité
cartographique 1),
-un en bande étroite, près du grau de l'étang de Padulatuest (figure 7 :unité
cartographique 17),
- deux, de forme circulaire et peu étendus, sur les bords des zones humides
de Padulatu ouest et de Pinarellu nord (figure 6 : unité cartographique
1~. .
3. Peuplements de Salix cinerea
Le saule Salix cinerea forme des peuplements assez importants aux
débouchés des ruisseaux et des talwegs aboutissant dans les étangs de
Padulatu ouest et de Padulu Tortu.
4. Molinio-Arrhenatheretea
Holoschoenetalia
~ Groupement à Imperata cylindrica et Scirpus holoschoenus (tableau 7 :
relevés 8 et 9)
Imperata cylindrica, espèce relativement peu fréquente en Corse, est présen-
te ici en grande quantité, formant :
- de grands peuplements en bandes larges, près des deux étangs de
Pinarellu,
- des peuplements linéaires, assez étendus, à proximité de l'étang de
Padulatu ouest,
- des peuplements ponctuels, près des zones humides de Vardiola, et de
Padulu Tortu.
Les relevés 9 et 10 du tableau 7 montrent la: présence de ScirpiJ.s holoschoenus.
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 225

Plantaginetalia majoris
>- Groupements à Agrostis stolonifera (tableau 13).
Deux groupements prairiaux, dominés par Agrostis stolonifera s.l., sont
présents sur le pourtour de ces zones humides :
-un à A. stolonifera s.l. et Lotus glaber (tableau 13 : relevés 1 à 4), sur la
bordure nord de l'étang de Padulu Tortu, en disposition linéaire,
. - un à A. stolonifera s. L et Phragmites australis (tableau 13 : relevés 5 et 6),
moins bien caractérisé, dans le marais de Vardiola et en bordure de
l'étang de Padulatu ouest.

F. Végétation thérophytique
1. Littorelletea
Un petit peuplement de l'hydrophyte amphibie Ranunculus ophioglossifolius
a été observé, ponctuellement, dans la périphérie, inondée au printemps, du
marais de Vardiola.
2. Isoeto - Nanojuncetea, Isoetalia
Des groupements, classables dans ces entités, sont visibles au printemps,
à l'état ponctuel, autour des étangs :
-de Padu1atu ouest, pour un groupement à Scirpus cemuus (tableau 14 :
relevé 1),
. -de Padu1u Tortu, pour des groupements à Juncus bufonius (tableau 14:
relevé 2) et à Juncus hybridus (tableau 14: relevé 3).
>-Un groupement àPolypogon monspeliensis (tableau 14: relevés 4 à 6),
assez fréquent dans des trouées dans la végétation vivace de bordure de ces deux
étangs, a été inclus dans ces mêmes entités, mais avec doute.
3. Isoeto-Nanojuncetea, Cyperetaliafusci
>- Un peuplement d'Heliotropium supinum (tableau 15: relevé 1) est
classable dans ces unités. Cette espèce, à développement estival, est présente,
avec de nombreux individus, dans les vides, créés par le pacage des chevaux
dans la végétation vivace du marais de Vardiola.
4. Saginetea maritimae, Frankenietalia pulverulentae
>-Groupement à Parapholisfiliformis (tableau 14: relevé 8)
Cette graminée, à développement fini-printanier, forme un groupement
assez étendu sur la bordure sud de l'étang de Padulu Tortu et, à Pinarellu nord,
se trouve fréquemment dans le groupement à Halimione portulacoides.
>-Groupement à Cotula coronopifolia (tableau 14: relevé 7)
La thérophyte d'origine sud-africaine Cotula coronopifolia, introduite en
Corse dans les années 50 et qui, depuis, a envahi toutes les zones humides
(NATALI et JEANMONOD 1996), est très abondante, en avril et mai, sur les
pourtours de l'étang de Padulu Tortu :
-dans les clairières inondées au sein du peuplement de Tamarix africana du
sud du site,
226 C. LORENZONI, G. PARADIS

-unie à Spergularia rubra, sur le sable des chemins, imbibé d'eau, et même
inondé, par la remontée de la nappe phréatique, quand la communication
avec la mer n'a pas été ouverte.
L'inclusion syntaxonomique des groupements à Cotula coronopifolia est
incertaine. Bien que sa forme biologique optimale soithydrophytique enracinée,
flottant à la surface des plans d'eau, nous l'avons incluse, avec doute, dans les
Frankenietalia pulverulentae (Saginetea maritimae).
5. Bidentetea, Bidentetalia
>-Peuplement de Chenopodiumchenopodioides (tableau 15: relevés 3 à 7)
Chenopodium chenopodioides est présent, en été, dans des trouées au sein
des peuplements de Phragmites australis, près du plan d'eau de l'étang de
Padulatu ouest (PARADIS & LORENZONI 1994 a et b).
6. Thero-Salicornietea
>-Peuplement de Salicomiapatula (tableau 15: relevés 1 et 2)
Cette salicome annuelle forme, en été, de petits peuplements ponctuels dans
des parties dénudées de la sansouire à Sarcocomiafruticosa, sur la rive nord-
est de l'étang de Pinarellu nord.
7. Tuberarietea guttatae
>- Groupements à Anthoxanthum ovatum (tableau 14 : relevé 9) et à Briza
maxima (tableau 14 : relevé 10) ·
Ces deux groupements thérophytiques printaniers ont été observés en
bordure de l'étang de Padulu Tortu, dans des vides au sein des groupements
vivaces à Elytrigia atherica et à Agrostis stolonifera.

III. Cartes de la végétation (Figure 5 à 8)

Généralités
Les couleurs employées cherchent à être en accord avec les couleurs
conventionnelles utilisées sur les cartes de la végétation de la France (DUPIAS
et al. 1965, OZENDA 1986). pour représenter les principaux déterminants
écologiques des groupements végétaux.
Ainsi ont été employées diverses gammes :
-de bleu pour les végétations occupant les milieux ou/ et les substrats d'eau
douce,
- de rouge pour lesvégétations de sansouire, occupant des substrats salés,
- de violet pour les prés salés et les tamariçaies, occupant des substrats plus
ou moins saumâtres,
- de vert pour les cistaies et maquis.
Grâce à ces couleurs, les quatre cartes, à grande échelle, visualisent bien les
différences de végétation entre ces zones humides.
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 227

Les cartes ont été réalisées par l'une de nous (C.L.), en 1995 pour le marais
de Vardiola et en 1992 pour les trois autres (figures 6 à8). Des passages en 1999
et en 2000 ont permis de se rendre compte des modifications subies par les sites.

Figure 5. Carte de la végétation du marais de Vardiola


On a représenté, au sud de ce marais, une mare temporaire assez étendue
mais très peu profonde, située sur la terrasse de galets, près de la mer, et
comprenant peu d'espèces, les dominantes étant Schoenus nigricans, Dittrichia
viscosa, Plantago coronopus s.l. et Triglochin bulbosumsubsp. barrelieri.

Figure 6. Carte de la végétation des étangs de Pinarellu


Ultérieurement à la réalisation de la carte, les principales modifications sont :
- la transformation en îlot de la presqu'île avançant dans l'étang nord et
portant un grand Pinus pinaster,
- des plantations de pins (Pinus pinea et P. pinaster), à proximité de la route,
dans les formations à Imperata cylindrica et à Halimium halimifolium,
- la destruction de la cistaie entourant la chapelle et, à sa place, la création
d'un petit "parc",
-la colonisation par denombreux:Alnus glutinosadu groupement à Schoenus
nigricans, de la partie sud,
- la réduction du plan d'eau de l'étang de Pinarellu sud.

Figure 7. Carte de la végétation de l'étang de Padulatu


Depuis la réalisation de la carte, le site a peu changé, avec cependant une
légère réduction de la surface du plan d'eau de Padulatu ouest et la disparition
des mares incluses au sein de ses roselières, par suite de l'expansion des
Phragmites australis et des Cladium mariscus.

Figure 8. Carte de la végétation de l'étang de Padulu Tortu


Depuis 1992, les groupements végétaux du site n'ont pas subi de modifica-
tions importantes, ni dans leurs compositions ni dans leurs superficies.
228 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 5. Carte de la végétation du marais de Vardiola


(état en 1999)
(voir page suivante)

1 :Roselière à Phragmites australis


2 :Groupement à Scirpus maritimus fa compactus
3 :Groupement inondable à Dittrichia viscosa. Agrostis stolonifera et Juncus sp.
4 :Groupement inondable à Dittrichia viscosa ·
5 : Maquis moyen, surmonté d'une strate à Quercus suber
6 : Groupement dense à Halimium halirnifolium et Calicotome villosa [sur sable dunaire
non inondé)
7 : Maquis à Myrtus communis et Phillyrea angustifolia dominants (et avec Erica arborea,
Calicotome villosa et Cistus salviifolius)
8 : Groupement à Plantago coronopus s. 1. et Triglochin barrelieri en mosaïque avec
quelques pieds de Juncus maritimus et de Schoenus nigricans (mare temporaire au suc
· du marais)
9 : Groupement à Schoenus nigricans (mare temporaire au sud du marais)
10 : Liseré à Salix cinerea
11 : Sentiers créés par les chevaux et présentant en été Heliotropium supinum en grande
abondance
12 : Route et chemin important
Les pointillés représentent la terrasse de galets et la dune de bord de mer.
Une zone dénudée et inondée au printemps est en blanc.

H : Heliotropium supinum S : Scirpus tabemaemontani


1 : Imperata cylindrica Sc : Schoenus nigricans
R : Ranunculus ophioglossifolius T : Typha latifolia
VÉGÉTATION DES ZONES IIUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 229

Carte de la végétation du marais de VARDIOLA

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•· 2
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Os -- · 11

09 12
230 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 6. Carte de la végétation


des étangs de Pinarellu
(état en 1992)
(voir page suivante)

1 : Peuplement de Phragmites australis


2 : Groupement à Scirpus maritimus
3 : Peuplement de Arundo donax
4 : Groupement à Typha domingensis et Typha latifolia
5 : Groupement à Rubus ulmifolius, envahi çà et là par Salixcinerea etAlnus glutinosa
6 : Mégaphorbiaie à Rubus ulmifolius, Dorycnium rectum, Iris pseudacorus et de
jeunes Salix cinerea et Alnus glutinosa
7 : Groupement à Juncus maritimus, Typha domingensis et Typha latifolia
8 : Groupement à Sarcocomiafiuticosa
9 :Groupement à Juncus maritimus et Juncus.subulatus
10 : Groupement à Juncus maritimus
11 : Groupement à Spartina versicolor
12 : Peuplement de Tamarix afiicana ...
13 : Groupement àHalimione portulacoides, InulamediterraneaetPuccinelliajestuciformis
14 : Groupement à Juncus maritimus et Halimione portulacoides
15 : Groupement à Sctrpus maritimus et Juncus acutus
16 : Groupement à Elytrigia atherica
17 Groupement à Schoenus nigricans
:
18 Groupement à Sporobolus pungens
:
19 Groupement à Imperata cylindrica, Schoenus nigricans et Juncus acutus
:
20 Garrigue haute à Haltrnium halirnifolium, piantée de Pinus pinas ter (atteignant 2
:
rn de haut en 1999)
21 : Garrigue basse à Halimium haltrnifolium, plantée de Pinus pinaster (atteignant 2
rn de haut en 1999)
22 : Cistaie à Cistus monspeliensis, transformée en un petit parc (avec divers mimosas
plantés et atteignant 3 in de haut en 1999)
23: Eau
24 : Routes et chemins importants

A : Alnus glutinosa
C : Cladophora sp.
Ca :Affleurement sableux avec Caldle maritima (en 1992) et envahi par la roselière
en 1999.
Js : Juncus subulatus
P : Potamogeton pectinatr.LS
R : Ruppia sp.
Sel : Scirpus litoralis
Z : Sable nu avec dépôt de feuilles et de rhizomes morts de Posidonia oceanica
VÉGÉTATION DES ZONES II UMIDES DU COLPE DE PINARELLU 231

Carte de la végétation de l'é.t ang de PINARELLU

. ·.·. ..~-:·

partie nord

-·~
Grau

z
1

l
•·
.] .,
. 7 13 19

• • 8 14 . 20
100 Dl

. 4. lo
O s ~ Il
~ 15

16

17
.

1
1
21

22

23

..._.... 24
f::J ' • •2 18
232 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 7. Carte de la végétation


des étangs de Padulatu

1 : Peuplement de Phragmites austra[is


2 : Groupement à Phragmites austra[is et Scirpus maritimus
3 : Mosai'que à Phragmites australis brouté et Polypogon monspeliensis
4 : Mosai'que à Phragmites australis, A triplex prostrata et Cotu[a coronopifolia
5 : Mosai'que à Phragmites australis et Lactuca scario[a
6 : Groupement à Cladium mariscus et Phragmites australis
7 : Groupement à Cladium mariscus et Elytrigia atherica
8 : Groupement à Cladium mariscus et Schoenus nigricans
9 : Groupement à Cladium mariscus et Dittrichia viscosa
10 : Groupement à Cladium mariscus, Aster squamatus et Conyza bonariensis
11 : Groupement à Typha domingensis et Typha [atifolia
12 : Mégaphorbiaie à Dorycnium rectum et Althaea ojficinalis
13 : Peuplement de SaUx cinerea [avec Rubus ulmifoHus et Lythrum sa[icaria) au
débouché du ruisseau de Califomiaet d'un talweg
14 : Groupement à Juncus maritimus
15 : Groupement à Juncus maritimus et Juncus subulatus
16 : Groupement relictuel à Limonium narbonense
17 : Peuplement de Tamarix africana
18 : Groupement à Carex extensa
19 : Groupement à Spartina versicolor
20 : Groupement à Schoenus nigricans
21 : Groupement à Elytrigia atherica
22 : Pinède à Pinus pinea et Pinus pinaster
23 : Maquis bas à Cistus monspeliensis et Myrtus communis
24 :Eau
25 : Route et chemin important
26 : Chemin de terre

C : Characeae
Ch : Chenopodium chenopodioides
G : Grau artificiel (rarement ouvert)
1 : Imperata cylindrica
R : Ruppia cirrhosa
Sc : Scirpus maritimus
VÉGÉTATION DES ZONES II UMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 233

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1 I QI II D
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~ 0 11 1 1 1
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1111 0 1
1
q
1

J
234 C. LORENZONI, G. PARADIS

Figure 8. Carte de la végétation


de l'étang de Padwu Tortu
(voir page suivante)

1 : Peuplement de Tamarix ajricana


2 : Groupement à Spartina versicolor
3 : Groupement à Juncus maritimus
4 : Groupement à Schoenus nigricans
5 : Groupement à Sciipus maritimus
6 : Groupement à Sciipus litoralis
7 : Peuplement de Phragmites australis
8 : Groupement à Phragmites australis et SciiptLS maritimus
9 : Groupement à Aster squamatLLS
10 : Mégaphorbiaie à Dorycnium rectum
11 : Mégaphorbiaie à Calystegia sepitl111; Mentha aquatica et Phragmites australis
12 : Mosaïque à Sciipus maritimus et Polypogon monspeliensis
13 : Groupement à Elytrigia atherica
14 : Groupement à Agrostis stolonifera et Lotus glaber
15 : Groupement â Parapholisfùiformis
16 : Mosaïque à Limonium narbonense et Plantago coronopus s.!.
17 : Groupement à Dittrichia viscosa
18 :Chemins
19 :Grillage

Cl : Cladium mariscus
· Co : Peuplement printanier dense de Cotula coronopifolia
.G : Grau artificiel (rarement ouvert)
1 : Imperata cylindrica
R : Ruppia cirrhosa
Sa : Salix cinerea
T : Typha domingensis
Ta : Pieds de Tamarix ajricana isolés
Z : Zannichelliapalustris subsp. pedicellata
236 C. LORENZONi, G. PARADIS

Conclusions

1. Intérêts patrimoniaux de ces zones humides pour le maintien de


la biodiversité

A. Espèces protégées et espèces rares.


Ces zones humides et leurs pourtours immédiats présentent quatre espèces
protégées au niveau national (N) et régional (R) :
• Kiclocia cirrhosa (N) (présent à proximité des étangs de Pinarellu sud, Padulatu
ouest et Padulu Tortu),
• Ranunculus ophioglossifolius (N) (localisé à Vardiola: cf figure 5).
• Tamarix afiicana (R) (abondant en bordure de toutes les dépressions sauf celle
de Vardiola : cf. figures 6 à 8).
• Vicia altissima (N) (présent sur les pourtours des étangs de Padulatu ouest,
Padulatu est et Padulu Tortu).

D'autres espèces, assez peu communes en Corse, sont présentes ici :


Chenopodium chenopodioides (assez abondant à Padulatu ouest : cf figure 7).
Cladium mariscus (recouvrant une très grande portion des dépressions de
Padulatu : cf figure 7 et présent ponctuellement à l'ouest de celle de Padulu
Tortu : cf figure 8). ·
Heliotropium supinum (présent à Vardiola : cf figure '5).
Imperata cylindrica (très abondant en bordure des dépressions de Pinarellu et
de Padulatu et, présent ponctuellement, à l'ouest de celle de Padulu Tortu).
Trifolium vesiculosum (observé à l'ouest des dépressions de Padulatu ouest et de
Padulu Tortu).

B. Phytocoenoses
Un tableau géosymphytosociologique (tableau 16) résume la forme et la
superficie des divers groupements observés. Ce tableau a été établi en utilisant
les symboles et l'échelle préconisés par GÉHU (1991) :
Forme de l'occupation spatiale :
0 : forme spatiale : forme ponctuelle
1 : forme linéaire : forme linéaire disjointe
0 :forme spatio-linéaire en frange large
Superficie de l'occupation spatiale: .. ·, .
+ 0 à 10m2 3a 5 000 àlO 000 m 2
1 10 à 100m2 3b 10 000 à 50 000 m 2
2a = lOO à 1 000 m 2 4 5 à 10 ha
2b = 1 000 à 5 000 m 2 5 plus de 10 ha
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 237

Ce résumé géosymphytosociologique et les cartes de la végétation (Figures 5


à 8) montrent la variété de la composition phytocoenotique de ces zones
humides. Ainsi :
- la dépression restant actuellement la moins humide en cours d'année est
celle de Vardiola,
-les dépressions les plus humides, présentant des plans d'eau douce assez
étendus, malgré la dynamique des groupements hélophytiques de bordu-
re, sont celles de Padulatu ouest et de Padulu Tortu,
- la dépression la plus halophile est celle de Pinarellu nord, qui est la seule
en communication permanente avec la mer.
La petite dépression de Padulatu est présente des caractères intermédiaires
entre les dépressions halophiles et celles dulcicoles, tandis que celle de Pinarellu
sud est en voie de fermeture par suite de la dynamique de sa roselière
périphérique.

Il. Niveaux de conservation et problèmes de gestion


A l'exception de celle de Vardiola, qui n'était pas connue avant cette étude,
toutes ces zones humides font partie, surtout pour leurs populations d'oiseaux,
de Z.N.I.E.F.F. de type I. Réce=ent, celles de Padulatu et de Padulu Tortu, avec
les dunes fixées de Pinarellu et de Villata, qui les isolent de la mer, ont été
proposées pour le futur réseau Natura 2000. Cet ensemble correspond à un
écocomplexe littoral qui serait remarquable s'il n'était autant urbanisé et si les
dunes fixées n'étaient autant fréquentées une grande partie de l'année. n est
regrettable que les étangs de Pinarellu n'aient pas été inclus dans cette
proposition d'inclusion dans le réseau Natura 2000.
Bien que dans cette partie du sud de la Corse, les zones humides soient bien
plus faciles à protéger que les dunes, des infractions aux lois sur l'environne-
ment sont à craindre. Ainsi, il est probable que subrepticement, les pourtours
des plans d'eau continuent de subir de petits comblements.
En plus d'une information auprès des propriétaires et d'une surveillance
rigoureuse, les premières mesures de gestion seront d'isoler ces zones humides
en favorisant l'expansion des rideaux d'arbustes : Tamarix africana là où l'eau
est saumâtre et SaUx cinerea et Alnus glutinosa là où le substrat de bordure est
en eau douce. Pour limiter l'expansion des hélophytes Phragmites australis et
Cladiummariscus, dans le but de maintenir un plan d'eau favorable aux oiseaux
d'eau, le marais de Padulatu ouest exigera un faucardage avec exportation de
la matière organique.
Une cartographie détaillée devra être effectuée avant cette opération et la
mise en place de transects permanents sera nécessaire.
238 C. LORENZONI, G. PARADIS

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~
>!'>
0
1 2 3 4 5 6
+-:- +-<
Vardiola PinarelluN Pinarellu S PadulatuO PadulatuE Padulu Tortu

Superficie totale de la dépression (ha) 2,7ha 9 ha 6 ha 18 ha 3 ha 13 ha


Superficie du plan d'eau sans sans
(au maximum) signification 3,8ha 0,8ha 5,2 ha signification 8,5 ha
Superficie du bassin versant (ha) sans sans sans
signification signification 495 ha 140 ha signification llO ha
Communication avec la mer : nulle + + +
Communication avec la mer :
temporaire et irréguliére + +
Communication avec la mer :
permanente +
Profondeur trés faible assez faible moyenne moyenne assez faible moyenne
Géomorphologie : dépression sur des
alluvions récentes + + + + + +
Impacts : construction récente d'une
route à proximité + + + +
Impacts : pacage et/ ou passage
de chevaux + + + 0
Impacts : pacage de bovins + r
0

~N
Impacts : chasse + + +
Impacts : importants campings à proximité + +
Impacts : lotissements à proximité + + + ~
......
Impacts : comblements partiels + p

Tableau 1 : Caractères des dépressions étudiées


~
Cil
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 241

N° des relevés (tableau) 1 2 3 4


N° des relevés (registre 1992) 256 255 352 353
Site PT PT PaO PaO
Surface (m2 ) 10 200 6 8
Recouvrement (%) 90 50 30 50
Nombre d'espèces vivaces 1 2 2 3
Nombre de thérophytes

Caractéristiques
Scirpus litoralis 5 3 2a 2a
Scirpus mariiimus fa compactus 2a
Phragmites australis 1 2a
Autre espèce vivace
Aster squamatus +

Tableau 2 : Groupements à Scirpus litoralis

N° des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 lO 11 12 13


N" des relevés (registre 1992) 87 274 Wall 85 63 269 342 340 268 270 272 263 261
Site PiN Pr Va PiN PiS PI' PaE PaE PI' PI' PI' PI' PI'
Surface (m2 ) lO 10 10 10 30 35 20 30 10 20 4 20 60
Recouvrement (%) 100 100 100 100 100 90 100 85 90 85 100 100 100
Nombre d'espèces vivaces 124 3675333223
Nombre de thérophytes 2 1 2 1

C~actêris.t~ques ~-t-~ 1 _J ~ .!. -+


1 J ; 1+· .u H Lf;' .~ +-1 .w u. :_u .$...' _.1 ~1 f-ll ~..:· ..J...J 4 -'
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J _l

Scirpus maritimus fa compactus


Phragmites australis 1 1 2a i?i:l m:f: cl:?p n't:ç d5i:; tp;:]:
Autres espèces vivaces
Agrostis stolonifera 2a 2b
Dittrichia viscosa + +
Juncus maritimus 1 1 2b 1
Elytrigia elongata 1
Oenanthe lachenalii 2a
Epilobium hirsutum +
Aster squamatus 3 2b 3 2a
Plantago coronopus s.l. 2a
Carex extensa +
Juncus subulatus 2b
Sonchus asper +
Aster tripolium 1
Thérophytes
Silene laeta +
A triplex prostrata 1 1 1
Avena barbata +
Cotula coronopifolia 2a
Polypogon monspeliensis 1

Tableau 3 : Groupements à Scirpus maritimus fa compactus

r. 1 à 7 : Groupement à Scirpus maritimus fa compactus


r. 8 à 13 : Groupement à Scirpus maritimus fa compactus et Phragmites australis
242 C. LORENZONI, G. PARADIS

W des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7


N° des relevés (registre 1992) Va7 Va6 55 54 369 266 372
Site Va Va PiS PiS PaO PT PaO
Surface (m 2 ) 20 30 40 20 30 15 lO
Recouvrement (%) lOO lOO lOO lOO lOO lOO 90
Nombre d'espèces vivaces 3 2 2 3 11 8 2
Nombre de thérophytes l 1
Caractéristique
I+H~t;- H;,i+· L; 1;';~; ,;.';/ '
Phragmites australis
Compagnes ''"
Lythrum salicaria 2b 1 +
Calystegia sepium 2a 1 3
Mentha aquatica 2b
Galium elongatum 2a
Lycopus europaeus +
Scirpus maritimus fa compactus 1
Autres espèces vivaces
Daucus carota 2a
Althaea officinalis + +
Iris pseudacorus 2a
Rumex crispus 2a
Potentilla reptans 2a
Lythrumjunceum l
Aster squamatus 2b
Juncus maritimus 2b
Ditirichia viscosa 2b
Agrostis stolonifera 2b
Carex extensa +
Plantago coronopus s. 1. +
Thêrophytes
Blaclcstonia peifoliata +
Polypogon monspeliensis 2b

Tableau 4 : Groupement à Phragmites australis


VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 243

N° des relevés (tableau) 1 2 3 4 6 5 7


N° des relevés (registre
Padulatu ouest) 335 364 366 362 359 360 358
Surface (m2 ) 20 20 10 10 10 10 20
Recouvrement (%) 100 100 100 100 100 100 100
Nombre d'espèces vivaces 1 2 2 3 4 6 12
Nombre de thêrophytes 1 6
Caractéristiques
Clad.ium mariscus
Phragmites australis
Autres espèces vivaces
Aster squamatus 1 3 .3 2b
Calystegia sepium 2a 2a
Dittrichia viscosa 3 2a
Althaea o.fftcinalis +
Conyza bonariensis 2b
Sonchus maritimus 1
Loius glaber 2b-
Dorycnium rectum 1
Euphorbia pubescens 1
Mentha aquatica +
Poa trivialis +
Ranuncultis sardous +
Thêrophytes
Polypogon monspeliensis + 1
Trifolium pratense 2a
Trifolium aroense 1
Trifolium lappaceum 1
Briza minor +
Sile ne jlos-cuculi +

Tableau 5 : Groupements à Cladium mariscus

r. 1 : Peuplement de Clad.ium mariscus


r. 2 à r. 6 : Groupement à Cladium mariscus et Phragmites australis
r. 7 : Groupement à Clad.ium mariscus et Phragmites australis de bordure
244 C. LORENZONI, G. PARADIS

N° des relevés (tableau) 1 2 3


N° des relevés (registre ) 357 60 Va lü
Site PaO PiS Va
Surface (m2 ) 40 50 10
Recouvrement (%) 100 100 100
Nombre d'espèces vivaces 11 5 3
Nombre de thérophytes 2

Caractéristiques

:~t ::ff?Rf
Typha domingensis ~i=F3H
Typha latifolia
Scirpus tabemaemontani 1-+. ~;-~~ft:·
Compagnes
Lythrum salicaria 2b 2a
Calystegia sepium 1 +
Mentha aquatica 2b
Galium elongatum 2a
Iris pseudacorus 1
Juncus maritimus 2b
Scirpus maritimus fa compactus 2a
Agrostis stolonifera 1
Autres espèces vivaces
Poa trivialis 2a
Lythrumjunceum 2a
Dittrichia viscosa 2a
Althaea ojficinalis 1
Thérophytes
Polypogon monspeliensis 2b
Ranunculus ophioglossifolius 1

Tableau 6:
Groupements hélophytiques à Typha sp. p.
et à Scirpus tabemaemontani
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 245

N° des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9


N° des relevés (registre) 276 354 355 356 69 68 76 83 61
Site PT Pa 0 Pa E Pa E PiN PiN PiN PiN PiS
Surface (m2) 8 1!3 8 8 10 10 10 10 10
Recouvrement (%) 100 100 100 100 100 100 100 100 90
Nombre d'espèces vivaces 2 8 5 9 13 11 12 12 5
Nombre de thérophytes 2
Caractéristiques
Schoenus nigricans
Juncus acutus
Imperata cylindrica
Scirpus holoschoenus
Espèces des prairies hygrophiles
Agrostis stolonifera 2a 2a 2a 1 3
Elybigia atherica 2b 2b 2b 2a
Sonchus maritimus + 2b
Lotus glaber + + +
Trifolium pratense + +
Dittrichia viscosa 1 1 1 + 2a
Elybigia elongata 2b
Potentilla reptans
Inula mediterranea 1 + +
Holcus lanatus 1
Espèces ligneuses (des maquis
et cistaies)
Pinus pinaster (pl.) + 2b
Cistus monspeliensis +
Smilax aspera +
Myrtus communis + 1 + 2a
Rubus ulmifolius 1 1 +
Erica arborea + 2a
Cistus salviifolius + 2b +
Phillyrea angustifolia + +
A ln us glutinosa j. +
Cistus creticus + 2b 2a
Halimium halimifolium + +
Daphne gnidium 1
Autres espèces vivaces
Plantago coronopus s. 1. + 2b
Dorycnium rectum + 1
Juncus maritimus 1 1
Phragmites australis
Daucus carota 1 1
Limonium virgt:;ttum 2a
Eryngium maritimurri +
Senecio erraticus +
Thérophytes
Lagurus ovatus +
Avena barbata +
Tableau 7 : Groupements à Schoenus nigricans et à Imperata cylindrica
r. 1 à 4 : groupement à Schoenus nigricans
r. 5 à 7: groupement à Schoenus nigricans et Juncus acutus
r. 8 et 9 : groupement à Imperata cylind, ica et Scirpus holoschoenus
246 C. LORENZONI, G. PARADIS

N" des relevés (tableau) l . 2 3 4 5 6 7 8


N° des relevés (registre ) 43 74 75 345 346 347 348 260
Site PiN PiN PiN PaO Pa 0 PaO PaO PT
Surface (rn2 ) 3 15 lü 30 lü 6 10 10
Recouvrement (o/o) 90 lOO lOO lOO lOO lOO lOO lOO
Nombre d'espéces vivaces 5 9 8 13 10 5 2 4
Nombre de thérophytes 5 3 .. 4
Caractéristique
Elytrigia athelica 4~H- li 1h~ .. LI,.

Compagnes
Sonchus malitimus 2a 2a 2b 2b 2a
Carex extensa + l +
Juncus acutus l l +
Schoenus nigricans 3 2b l
Imperata cylindrica 2b
Juncus malitimus l 2a 2a l
Elytrigia elongata 2b
Autres espèces vivaces
Inula mediterranea 2a +
Puccinelliafestuciformis +
Trifolium pratense +
Althaea o_fftcinalis 2a l
Phragmites australis + 1
Lotus glaber 2a 2a 2b
Dittrichia viscosa 2b l
Agrostis stolonifera + 3 .
Cladium mariscus + +
Oenanthe lachenalii + +
Aster squamatus + 3
Senecio erraticus +
Daucus carota +
Conyza bonariensis 2b
Thérophytes '
Trifolium lappaceum 2a ~
Trifolium angustifolium 1
Centaulium acutijlorum l
Trifoliumpratense +
Blaclcstonia perjoliata +
Briza minor + 2a
Trifolium vesiculosum l
Anthoxanthum ovatum 2b
Briza maxima l
Parentucellia viscosa +

Tableau 8 : Groupement à Elytrigia atherica


VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 247

N° des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9


N° des relevés (registre ) 82 81 64 333 334 251 252 253 254
Site PiN PiN PiS PaO PaO PT PT PT PT
Surface (m2 ) 10 8 10 20 10 30 35 20 6
Recouvrement (%) 100 100 100 100 lOO 90 95 100 lOO
Nombre d'espèces vivaces 1 5 7 13 16 7 9 7 7
Nombre de thérophytes 3 5 9 2 1

Caractéristique
Spartina versitolor l:l=i=Pli l:t-~:j H-'4 !4li ll+4ii i=f~H:
Compagnes
Juncus subulatus 2b
Limonium narbonense 2a
Juncus maritimus 1 2b + 1 + + 1 1<
Inula mediterranea 1
Elybigia atherica 2a + + 1
Juncus acutus + 1
Carex extensa 1 2a 2a 3
Sonclms maritimus 2b
Schoenus nigricans 1
Phragmites australis + + + 2a +
Autres espèces vivaces
Ditbichia viscosa + 2b + + +
Lotus glaber 1 1 1 1 2b
Agrostis stolonifera 2b 1 1
Aster squamatus 3 1 1 2b 3 2b
Oenanthe lachenalii 2b 1
Senecio erraticus + +
Althaea o.fficinalis 1
Cistus monspeliensis + +
Conyza bonariensis +
Plantago coronopus s.l. 3 3
Daucus carota +
Thérophytes
Briza minor 1 2b
Geranium purpureum +
Cerastium pumilum +
Briza maxima 3 1
Anthoxanthum ovatum 1 2a
Parentucellia viscosa + +
Cynosurus echinatus 2a
Silene laeta 1
Polypogon monspeliensis + + ..
Gaudiniafragilis 2a
Trifolium lappaceum 1
Bromus mollis 1
Trifolium angusiifolium +
Lathyrus hirsutus ., +
Juncus bujonius 1

Tableau 9 : Groupement à Spartina versicolor


248 C. LORENZONI, G. PARADIS

N" des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7891011


N° des relevés (registre 1992) 97 99 101 338 104 100 102 96 242 337 339
Site PiN PiN PiN PaE PiN PiN PiN PiN PT PaO PaO
Surface (rn2) 10 10 10 . 6 40 8 10 15 10 25 30
Recouvrement (%) 100 100 90 95 100 100 100 100 90 100 100
Nombre d'espèces vivaces 3 2 3 4 2 9 3 8 8 7 5
Nombre de thérophytes 2 6 1
Caractéristique
Juncus maritimus
Compagnes
Arthrocnemum macrostachyum 1 3 2b
Sarcocomiafruticosa 1 1 1 1 +
Halimione portulacoides 1 2a
Limonium narbonense + + 2a 2a +
Puccinelli.afestuciformis 2b
Inula mediterranea 3 2a
Carex extensa 2b +
Elytrigia elongata 2a
Juncus acutus 2b
Schoenus nigricans 2a
Lotus glaber 2b
Phragmites australis 2b
Autres espèces vivaces
Aster tripolium 1 1
Agrostis stolonifera 1 2b
Aster squamatus 1 2b 2b 1
Dittrichia viscosa + +
Lolium perenne 2b
Senecio erraticus 1 1
Oenanthe lachenalïi +
Poa trivialis 1
Lactuca serriola +
Plantago coronopus s.l. +
Cynodon dactylon +
Thérophytes
Parapha lis filiformis 1
Polypogon monspeliensis 2b 2b 2b
A triplex prostrata 1
Briza minor 1
Aira elegantissima +
Silene laeta +
Andryala integrifolia +

Tableau 10: Groupements à Juncus maritimus

r. 1 à 9 : groupements à Juncus maritimus sur des substrats salés


r. 10 à 13: groupements à Juncus maritimus sur des substrats non salés
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 249

W des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14


W des relevés (registre ) 79 90 91 92 88 89 70 71 240 93 94 95 72 lva4
Site PiN PiN PiN PiN PiN PiN PiN PiN PT PiN PiN PiN PiN Va
Surface (m2 ) 10 30 6 8 8 6 10 6 30 20 10 8 3 8
Recouvrement (o/o) 90 100 80 100 100 100 100 100 80 100 100 100 100 80
Nombre d'espèces vivaces 2 6 2 2 8 8 5 5 6 7 8 6 5 4
Nombre de thérophytes 1 1 1 1 2 1 1

Caractéristiques
Arthrocnemum macrostachyum 14E 1 '"1-
Sarcocomiafruticosa ""j::~t :tij;j !=~::( 1
Halimione portulacoides + H43:: HH' 1
Limonium narbonense 2b 2a 2a (::;4T :JAL: l.3.. J: 2a 3 2a +
Inula mediterranea 2a 2a 2a + :J§.I I1FJ E:if:f 1
Limonium virgatum Htl
Juncus subulatus ~·
Compagnes
Juncus maritimus + 3 + 3 1 3 1 2a 1
Elytrigia elongata + 2a 2a + 1
Elytrigia atherica + 1 2a 2a 1 1
Juncus acutus + +
Puccinellia festuciforrnis 2a 1 + 2b
Carex extensa 2a 3 +
Autres espèces vivaces
Plantago coronopus s.l: + + 2b
Cistus monspeliensis +
Sporobolus pungens +
Phragmites australis 1
Aster squamatus +
Dittrichia viscosa + 1
Sonchus maritimus 2b
Schoenus nigricans 1
Lotus glaber +
Panicum repens 2b
Agrostis stolonifera 1
Thérophytes
Salicomia patula 2b 2b
Parapha lis filiforrnis 2b 1
Anthoxanthum ovatum 1
Silene laeta +
Centaurium acutijlorum +
Kic/cxia cirrhosa 1

Tableau I l : Groupements halophiles

r. 1 : groupement à Arthrocnemum macrostachyum


r. 2 à 4 : groupement à Sarcocomiafruticosa
r. 5 et 6 : groupement à Halimione portulacoides
r. 7 à 9 : groupement à Limonium narbonense
r. 10 à 12: groupement à Inula mediterranea
r. 13: groupement à Limonium virgatum
r. 14: groupement à Juncus subulaLus
250 C. LORENZONI. G. PARADIS

N" des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8


N" des relevés (registre ) 234 235 236 239 58 59 VaS 384
Site PT PT PT PT PiS PiS Va PaO
Surface (m2) 20 4 4 8 8 20 3 10
Recouvrement (%) 100 95 90 100 100 100 75 60
Nombre d"espéces 15 13 10 8 5 5 4 10
Nombre de thérophytes 3 3 1 2 3
Caractéristiques
]=j::'rU::
n~~n: Pi~T :j:~iBJ
Dorycntwn rectum
Calystegia septwn ::~~4:4rf :q4;::1: :j:::s:J::;
Lythrum salicaria l···t2b~+ -Hznr-r=
Espèces vivaces
Phragmites australis + + 1 + 2a +
Ment/w. aquatica 2a 2b
Carex cuprina 1 1
Pinus pinaster (pl) + 1
Agrostis stolonifera 2b 2a
Trifoliwn pratense 2a
Juncus articulatus 1
Dtttrichia viscosa +
Juncus maritimus +
Galiwn elongatwn +
Aster squamatus 1 1 + 1
Carex pW1ctata 2b
Trifoliwn repens 1
Rubus ulmifolius +
Daucus carota + 1
Cyperus longus +
Conyza bonariensis + 2b
Lythrumjuncewn 2a
Samolus valerandt +
Potentilla reptans 1
Euplwrbia pubescens 2b
Cynodon dactylon 1
Rwnex crispus +
Typha latijolia 1
Typha domingensis +
Scirpus maritimus fa compactus 1 1
Juncus acutus 2b
Calamagrostis epigejos 2b
Althaea olficinalis +
Cladtum mariscus 1
Lotus glaber +
Thérophytes
Vicia altisstma + +
Tiifoliwn vestculoswn +
Trifoliwn campestre +
Parentucellia viscosa 2b
Trifoliwn lappacewn 1
Anthoxanthum ovatum +
Bromus rigidus +
Sherardia arvensis +
Heliotroptum supinum +
Stlene galltca +
Tiifoltwn lappacewn +
Andryala integrifolia +

Tableau 12 : Mégaphorbiaies
r. 1 à 3 : à Doiycntwn rectum et Calystegia septum
r. 4 à 6 : à Calystegia septum
r. 7 et : à Lythrum salicaria
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 251

N° des relevés (tableau) l 2 3 4 5 6


N° des relevés (registre ) 237 246 245 244 Val 349
Site PT PT PT PT Va PaO
Surface (m2 ) 4 8 10 15 10 10
Recouvrement (o/o) 90 lOO lOO lOO lOO lOO
Nombre d'espèces vivaces 8 9 8 8 5 6
Nombre de thérophytes 2 l 7 l

Caractéristique
Agrostis stolonifera
Différentielles
Lotus glaber
Phramites australis
Espèces des prairies et des lisières
Aster squamatus l 2a + 3 l
Carex extensa 2a 3
Dittrichia viscosa 2b l
Festuca arundinacea 2b
Senecio erraticus +
Sclwenus nigricans +
Oenanthe lachenalii 2a
Autres espèces vivaces
Plantago coronopus s. 1. + +
Limonium narbonense + +
Daucus carota 2b l l
Juncus maritimus l l 2b
Spartina versicolor l 2b
Juncus sp. 3
Lythrum salicaria l
Cladium mariscus +
Althaea officinalis l
Espèces ligneuses (des maquis, cistaies ...)
Cistus monspeliensis l
Phillyrea angustifolia l
Thérophytes
Anthoxanthum ovatum l
Brizaminor + l
Bromus mollis l l
Polypogon monspeliensis l
Petrorhagia velutina l
Gaudiniafragilis l
Aira elegantissima +
Silene laeta +

Tableau 13 :. Groupements à Agrostis stolonifera

r. l à 4 : groupement à Agrostis stolonifera et Lotus glaber


r. 5 et 6 : groupement à Agrostis stolonifera et Phragmites australis
252 C. LORENZONI, G. PARADIS

W des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10


N° des relevés (registre ) 349 241 259 344 257 258 248 243 279 247
Site Pa PT PT PaO PT PT PT PT PT PT
Surface (m2) 10 20 2 10 15 10 2 10 10 30
Recouvrement (o/o) lOO 80 30 90 90 90 90 90 95 lOO
Nombre de thérophytes 5 7 3 2 3 4 l 3 4 4
Thérophytes caractéristiques
Scirpus cemuus J!:?i=:
Juncus bufonius :U:1Ll
Juncus hybridus ;:;2b!
Polypogon monspeliensis 2a 2a + J:§:::t i~J: :i::i4J: 1
Co tula coronopifolia + + +=r4~~
Parapha lis ftliformis 2b LH?..Li
Anthoxanthum ovatum + f::t:?;=t: 2b
Briza maxima 1 I:Ll.li::L
Thérophytes compagnes
Ranunculus ophioglossifolius 2a
Atriplex prostrata 2a + +
Centauriwn spicatwn 2b
Silene laeta 2a + 2a
Brizaminor + +
Vicia altissima + +
Gaudiniafragilis 2a 1
Trifolium angustifolium +
Espèces vivaces '
Samolus valerandi 2b
Galium elongatum 2a
Ranunculus sardous l
Typha domingensis 1
Cyperus longus + ..
Phragmites australis 3 + 3 + 2a
Plantago coronopus s. 1. 2b + 1 + 3 1
Aster squamatus 1 2b 3 1
Cynodon dactylon +
Scirpus maritimus 1 + 2b
Carex extensa 1 l
Spartina versicolor .. l
Juncus acutus 1 +
Dittrichia viscosa + 2a
Aster tripolium 1
Juncus maritimus + + 1 1
Limonium narbonense 3 2a l
Lotus glaber +
Daucus carota +
Cisius monspeliensis +
Agrostis stolonifera 2b
Elytrigia atherica 2a

Tableau 14 : G~oupements à thérophytes printanières


VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU. 253

N" des relevés (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8


N° des relevés (registre ) Va9 77 78 383 382 379 380 381
Site Va9 PiN PiN PaO PaO PaO PaO PaO
Surface (m2) 4 2 8 4 3 8 3 8
Recouvrement (%) 40 60 50 90 90 60 50 60
Nombre d'espèces 2 1 2 4 2 4 2 4
Nombre de thérophytes 1 1 1 1 1 1 1 1
Caractéristiques
Heliotropiwn supinum t:i~J?j~;
Salicomia patula Ffi+ +fSf+
Chenopodium chenopodioides =t-f!?:4--~ .:i5JÇ . ;.~q:t:t l'::t3J:i :f!?l:J!L
Espèces vivaces des contacts _
Phragmites australis 2b 1 1 1 2a
Scirpus maritimus fa compactus 1
Scirpus litoralis + 2a 1
Autres espèces vivaces
Sonchus maritimus 2a
Aster squamatus + 1 2a

Tableau 15: Groupements à thérophytes d'été


254 C. LORENZONI, G. PARADIS

1 2 3 4 5 6

Chareteafragilis
Peuplement de Characées .................................................... . p 3b
Ruppietea
Peuplement de Ruppia cirrhosa ................................................. . 03a p 3a 0 3a
Peuplement de Zannichellia pedicellata ..... ................................ . 0 2b
Potametea pectinati
Peuplement de Potanwgeton pectinatus .................................... .. 0 2bP 2b 0 2a
Phragmiti - Magnocaricetea
Scirpetalia compacti
Grt à Scirpus ütoralis ................................................................. . . + 0 2b
Grt à Scirpus maritimus fa compactus ........................................ ~ 2a 0 2a ; 2a 1 l 0 2b
Grt à Scirpus maritimus fa compactus et
Phragmites australis .......................................................... . 02b 0 3a
Grt à Scirpus maritimus et Juncus acutus ................................. + 0 2a
Mosaïque à Scirpus maritimus et
0 2a
Grt :~:~~==::t::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Vl
Phragmitetalia
Peuplement de Phragmites australis ....................................... p 3b 02b03b03l 04
Peuplement d'Aruru:lo donax .................................................... .. 0 2a
Grt à Phragmites australis et Lactuca serriola .......................... .. 1 l
Mosaïque à Phragmites australis et Polypogon monspeUensis .. . 2b p
Mosaïque à Phragmites australis, Atriplex prostrata et
Cotula coronopifolia ........................................................... .. 2b p
Grt à Cladium mariscus ........................................................ . . +
Grt à Cladium mariscus et Phragmites australis ..................... . 04
Grt à C1adium mariscus et Elytrigia atherica ............................ .. ~ 2b
Grt à Cladium mariscus et Schoenus nigricans .......................... . ~ 2b0 3a
Grt à Cladium mariscus et Dittrichia viscosa ............................ . ~ 2b
Mosaïque à Cladiwn mariscus, Aster squamatus et
Conyza bonariensis ............................................................. .. ~ 2b 02b
Grt à Typha domingensis ......................................................... .. . +
Grt à Typha latifolia .................................................................. . .+
Grt à Typha domingensis et Typha latifolia .............................. .. 0 3a 1 2a
Grt à Typha domingensis, Typha latifolia et Juncus maritimus .. . 0 2b
Rhamno - Prunetea et Filipendulo - Convolvuletea
Grt à Rubus ulmifolius ............................................................. .. 0 3a 0 3a
Grt à Rubus ulmifolius et Dorycnium recium .............................. . 03a02a 01
Grt à Rubus ulmifolius, Lythrwn salicaria et Salix cinerea ........ .. 2l 3a
Grt à Dorycnium rectum et Althaea offidnalis ............................ . 0 2b
Grt à Calystegia sepium ....................................................... . 0 2a . 1
Grt à Calystegia sepilJm, Mentho aqua1im. et Phragmites australis .. 0 2b
Molinio - Arrhenatheretea
Grt à Lythrwn salicaria ........ .................................. .................... 0 2a 0
Grt à Dittrichia viscos a ...................... ............... .... .. .... ................ 0 2b 1 2a
Grt à Dittrichia viscosa, Agrostis stolonifera et JUIJCils sp. .... .. . 0 3a
Grt à Imperata cylindrica .. .......... ........................................ ....... . l 0 2a 0 l 1 l .l
Grt à Agrostis stolonifera et Phragmites australis . .. . . .. .. .. . .. . .. .. . . .. 0 l 1 l
Grt à Agrostis stolonifera et Lotus glaber .. .. .. .... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . 0 2a
Grt à Plantago coronopus s. 1. .... .. .... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .... .. . . + 0 l
Grt à TrifoUwn.fragiferwn et Cynodon dactylon .......................... 1 2a
Grt à Cynodon dactylon ............................................................. +
Grt à Potentilla reptans .... .............. .......................... .................. +

Tableau 16 : Résumé géosymphytosociologique (début)

1 : Vardiola ; 2 : Pinarellu nord ; 3 : Pinarellu sud ; 4 : Padulatu ouest ; 5 : Padulatu est ; 6 : Padulu
Tortu
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 255

1 2 3 4 5 6

Juncetea maritimi, Juncetalia maritimi


Juncion maritimi
Grt à Juncus maritimus ............................................................. 0 3a 01 0 2a . 2b
Grt à Juncus maritimus et Juncus subulatus ........................... . 0 2b 0 2b
Grt à Juncus subulatus ............................................................ . . + .+
Plantaginion crassifoliae
Grt à Spartina versicolor .......................................................... .. 0 2b 0 2a 1 2a
0 2b 0 2b 1 2b
g~!:~!:':r~~·::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: 11 .+
Grt à Schoenus nigricans, Juncus acutus et Imperata cyUndrica 0 2a
Grt à Schoenus nigricans .......................................................... . 0 1 0 1 . + 0 1 /1
Grt à Carex extensa ................................................................. . .+ .+
Grt à Aster squamatus ............................................................. . 1 2a
Arthrocnemetea
Limonietalia
Grt à Juncus mmitimus et HaUmione portulacoides .................. . 0 2a
Grt à Halimione portulocoides .................................................. . 1 2a
Grt à Ltmonitim narbonense ..................................................... . 0 1 .+
Grt à Ltmonium virgatum .......................................................... . . 1
Mosaique à Limonium narbonense et Plantago coronopus ........ . 1 2a
Arthrocnemetalia.fruticosi
Grt à Arthrocnemum macrostachyum ....................................... . . 1
Grt à Sarcocomiafruticosa ................................................... . 0 2b
Grt à Sarcocomiajruticosa et Ltmonium narbonense ................ . 11
Thero-Salicomietea
Grt à Salicomia patula ............................................................. .
Nerio-Tamaricetea
Peuplement de Tamarix a.fricana ................._. ........................... .. 0 2a 0 2b 0 2a 0 3a
Littorelletea ·
Grt à Rammculus ophioglossifolius ........................................... . . +
Isoeto-Nanojuncetea
Isoetalia
Grt àScûpus cemuus ............................................................... . . +
Grt àJuncus bufonius ............................................................. .. +
Grt àJuncus hybridus ............................................................. . +
Grt àPolypogon nwnspeliensis ................................................. . . + .+ 1
Cyperetalia.fusci
Grt à Heliotropium suptnum ..................................................... . 0 1
Bidentetea, Bidentetalia
Grt à Chenopodium chenopodiOides ......................................... . . +
Saginetea maritimae, Frankenietalia pulverulentae
Grt à ParapfwUs fùifonnis ......................................................... . 0 2a
Grt à Cotuia coronopifoUa ......................................................... . 0 2a
Euphorbio - Ammophiletea
Grt à Sporobolus pungens ........................................................ . 0 2a

Tableau 16 : Résumé géosymphytosociologique (fin)

1 : Vardiola; 2 : Pinarellu nord ; 3 : Pinarellu sud ; 4 : Padulatu ouest ; 5 : Padulatu est; 6 : Padulu Tortu
BTJLIEI'IN DE LA SOCIÉTÉ BaTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
FLORE DES CAUSSES {TROISIÈME SUPPLÉMENT) 257

.r

Flore des Causses


(Troisième supplément)

Chrtstian BERNARD*

Ce troisième supplément à la Flore des Causses, parue en 1996 (1), a été


réalisé- ainsi que les deux précédents (1997 et 1999) (2, 3) -à la lumière des
recherches poursuivies par divers botanistes et nous-mêmes sur le terrain,
dans les herbiers et la bibliographie éparse concernant la région. Toutes les
personnes ayant apporté leur contribution sont répertoriées à la fin de la
présente note. Qu'elles soient remerciées pour leur collaboration.

Ce "troisième supplément" comporte :


1 -La mention de taxons nouveaux pour la Flore des Causses : d'une part
ceux découverts récemment, d'autre part quelques mentions anciennes
ou plus récentes et qui n'avaient pas été prises en compte dans les deux
suppléments précédents.
2 - La mention de localités nouvelles de taxons peu répandus ou localisés.
Seules sont retenues les mentions qui complètent ou précisent de façon
significative les cartes de répartition des taxons concernés ou qui
réactualisent des mentions anciennes.
3 - Quelques corrections à apporter à la Flore.

1 - Taxons nouveaux pour la Flore des Causses


Chaque taxon nouveau, lorsqu'il s'agit d'une espèce, est affecté d'un numéro
bis ou ter, ce qui permet éventuellement de l'intégrer dans l'ouvrage à la place
qui lui revient. Les localités les concernant sont portées sur une carte de
répartition selon le modèle et les conventions adoptées dans la Flore.
• 9 bis - Cheilanthes acrostica (Balbis) Todaro
- 34: Gomiès, gorges dela Vis, vires rocheuses calcaires à l'ouest de la localité
(250 rn), 2000 (A.L., P.A. et C.B.) ; (vidit M.B.).

* C. B. : "La Bartassière", Pailhas, 12520 AGUESSAC.


258 C. BERNARD

• 112 bis- Reynoutriajaponica Houtt.


- 30: Saint-Laurent-le-Minier (170-180 rn), 1999 (J.M.).
- 12: Onet-le-Château, près de Fontanges (560 rn), 1999 (C.B.).
• 440 bis - Saxifraga longifolia Lapeyrouse
- 48: Montbrun, falaises calcaires exposées au nord (600-650 rn), 1996
(H.B. et Y.M.), 1997 (Cl.B., ... et C.B.). Naturalisé 7 Voir note de Francis
KESSLER (10).
• 560 bis - Genista germanica L.
- 12: Causse du Larzac â La Pezade et Cornus, sur Bajocien, 1964
(BRAUN-BLANQUET) (6).
Taxon à rechercher dans ces secteurs du Larzac ; présence encore possible
malgré de profondes modifications du milieu par les restructurations
foncières et les défrichements.
• 701 bis - Geranium divaricatum Ehrh.
- 12: Causse du Larzac, à La Blaquèrerie, 1967 (BRAUN-BLANQUET) (7) ;
à rechercher.
o 87 4 bis - Seseli libanotis (L.) Koch
- 30 : Causses du Gard (in P. AUBIN, 1999) (1).
'- 48 : Molines, à l'ouest d'Ispagnac, pentes sèches sur le sentier de Paros
(700-800 rn). 1999 (F.K.) ; (C.B.). Voir note de Francis KESSLER (10).
• 1030 bis - Cerinthe major L. subsp. gymnandra (Gasparr.) Rouy
- 34 : Saint-Guilhem -le-Désert, sur une vire rocheuse accessible seulement
par l'escalade, dans le Cirque de I'lnfernet (300 rn), 1999 (A.D.).
• 1162 bis - Verbascum nigrum L.
- 30: Causse de Camprieu, près de la "perte du Bonheur" (1090 rn). 2000
(S.M. et C.B.).
• 1290 bis- Dipsacus laciniatus L.
- 12 : Vallon du Dourdou, au sud-est de Bozouls, fossés, délaissée de route
et bords de prairies fraîches, près du pont d'Alenq, abondant (550 rn),
1999 (C.B.).
• 1584 bis- Gagea lutea (L.) Ker-Gawler
-48: Causse Méjean, à Nîmes-le-Vieux : près de Galy (1100 rn). 1998
[R.D.) ; 1999 (R.D., Cl. B., F.K., Y.M. et C.B.) ; Nïmes-le-Vieux est, près de
Veygalier (1100 rn). 2000 (C.B.).
• 1616 bis- Allium ampeloprasum aggr.
- 34: Versant nord de la Séranne (300-350 rn), 1999 (DEBUSSCHE, (8) ; 2000
(A.L. et C.B.). Pour des raisons justifiées, nous respectons la discrétion
des découvreurs sur la localisation précise de ce remarquable taxon.
• 1949 bis- Ophrys gallica H. Van Looken sp. nova (11)
- 34: Saint-Guilhem-le-Désert,gorgeduVerdus (150-160m), 1999 (H.V.L.);
2000 (M.L. et C.B.).

2 - Localités nouvelles de taxons peu répandus ou localisés


Chaque taxon cité est précédé du numéro qui lui est affecté dans la Flore, ou
dans les deux suppléments qui sont alors précisés.
FLORE DES CAUSSES (TROISIÈME SUPPLÉMENT) 259

• 1 - Selaginella denticulata
ajouter : e - 34: Gorges de la Vis, entre Ganges et Saint-Laurent-le-Minier
(200 rn), 1999 (C.B.).
• 22 - Polysiichum lonchitis
ajouter: e - 48: Causse Méjean, à Nîmes-le-Vieux (1100 rn), 1998 (R.D.)
; 2000 (R.D., Cl. B., F.K., Y.M., et C.B., ... ) et à l'est de Hures, à l'entrée
d'un aven (1190 rn), 2000 (Y.M.) ; (C.B.).
modifier le cadre 48 : e ,.... +
• 120 bis (Supplt. 2) - Rumex longifolius
ajouter: e - 48: La Rouvière, près de Chadenet (1000 rn), à l'extrême limite
nord-est des Causses (llOOm), 2000 (C.B.).
• 224- Silene italica subsp. nemoralis .
ajouter: e- 34: Larzac, rochers dolomitiques du "lac des Rives" (750 rn),
2000 (C.B.).
modifier le cadre 34 : ,.... e
Taxon nouveau pour la Flore de l'Hérault (12).
• 255 - Anemone ranunculoides
ajouter: e - 48: Sur LaCan de l'Hospitalet, près de Barre des Cévennes,
1998 (F.K.).
modifier le cadre 48 : e ,.... +
• 263 - Adonis annua subsp. annua
ajouter: e - 48 : Causse de Sauveterre, près de Champerboux (890 rn), 2000
(Cl.B., M.L., Y.M. et C.B.).
modifier le cadre 48 : ,.... e
• 318 - Sisymbrium orientale
ajouter: e -34: Saint-Guilhem-le-Désert, gorge du Verdus (200 rn), 1999
(J.S. et C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 334 - Barbaraea intermedia
ajouter: e- 34: Les Rives sud, sur l'Escandorgue (800 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 348 - Arabis cebennensis
ajouter: e- 48: Vebron, limite Méjean est-Cévennes, 1999 (E.M.).
• 349 - Arabis alpina
ajouter : 0 - 30 : Causses du Gard, 1947 (QUEZEL et RIOUX).
modifier le cadre 30 : 0 ,.... 0
• 412 - Brassica nigra
ajouter : • - 34: au nord de Montpeyroux (150 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 483 - Rosa vosagiaca
ajouter: e- 34: La Vacquerie-Saint-Martin, dans une haie, non loin du Mas
de Jourdes (600 rn), 2000 (C.B.).
modifier le cadre 34 : ,.... e
Taxon nouveau pour la flore de l'Hérault (12).
• 586 - Vicia bithynica
ajouter: e- 12: Avant-Causse, près de Bessuéjouls (500 rn), 1999 (C.B.).
260 C.BERNARD

• 610 - Lathyrus sylvestris


ajouter: e- 48: Causse Méjean ouest: col de Peljuret, vers Galy (1050 rn),
2000 (C.B.).
• 713 - Linum leonii
ajouter: e -12: Castelnau-Pegayrols, petit causse de Calcines (770m), 1997
(C.B.).
• 738 - Euphorbia esula subsp. esula
ajouter: e- 34: Saint-Guilhem-le-Désert, gorge du Verdus (llO rn), 1999
(J.S. et C.B.).
• 80 1 - Viola suavis
ajouter: e- 48: Causse de Sauveterre, près de Saint-Georges-de-Lévejac
(850 rn), 1998 (B.R.).
modifier le cadre 48 (Supplt. 1) : e -+ +
• 897 - Petroselinum segetum
ajouter: 12: Montrozier, à Zinières (590 rn), 1999 (C.B.), ce qui réactualise
l'observation de ce taxon sur le Causse Comtal (remplacer: 0 par+)
• 902 - Falcaria vulgaris
ajouter : e- 48 :Vallée du Lot, en plusieurs points entre Ressouches et
Esclanèdes, près de Chanac (600-630 rn), 1999, 2000 (C.B.).
modifier le cadre 48 : -+ e
• 970 - Gentiana cruciata subsp. cruciata
ajouter: e- 30: Causses du Gard (Pierre AUBIN, 1999) (1) ;
Causse de Camprieu près de la perte du Bonheur (11 00 rn),
2000 (S.M. et C.B.).
modifier le cadre 30 (Supplt.l) : 0 -+ +
• 972 - Gentiana clusii subsp. costei
ajouter: e- 48: au coeur du Causse Méjean, à l'est de Hures ( llOOm) 1999
(Y.M., P.N.C.); 2000 (Cl.B., M.L., F.K., Y.M. et C.B.).
• 1015- Cuscuta australis
ajouter: e- 34: Gorges de l'Hérault, sous Frouzet (lOO rn), 1998 (C.B.).
modifier le cadre 34 : e -+ +
e 1054- Cynoglossum "germanicurri' (Voir plus loin au "Chapitre 3. Corrections
diverses")
ajouter : e - 34 :Versant nord de la Séranne, en plusieurs points, non loin
de Gomiès (250-300 rn), 2000 ( A.L., P.A. et C.B.).
modifier le cadre 34 : e -+ +
• 1063 - Ajuga iva
ajouter: e- 34: Montpeyroux, flanc sud du Larzac (200 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 -+ +
• 1075- Sideritis romana subsp. romana
ajouter: e- 34 :Montpeyroux (150-200 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 -+ +
• 1096 - Stachys alpina
ajouter : e - 48 :Versant est du Causse Méjean, à Baume Dolente, prés de
Vebron, 2000 (H.B. et Y.M.).
modifier le cadre 48 : e -+ +
FLORE DES CAUSSES (TROISIÈME SUPPLÉMENT) 261

• 1165 - Scrophularia canina subsp. hoppii (= juratensis)


ajouter: 0- 34: Montagne de la Séranne, 1967 (BRAUN- BLANQUET) (7).
modifier le cadre 34 : ~ 0
à ajouter à la liste de P. VILAIN (12).
• 1189- Veronica cymbalaria
ajouter: e- 34: Gorges de la Vis, en amont de Ganges (200 rn). 1999 (C.B.).
• 1236 bis (Supplt.2) - Orobanche arenaria (= O. laevis L.)
ajouter: e- 34: Saint-Guilhem-le-Désert, gorge du Verdus (150 rn), 2000
(C.B.).
modifier le cadre 34 : ~ e
• 1243- Orobanche teucrii
ajouter: e- 48 : Causse Méjean, à Nîmes-le-Vieux (1100 rn). 2000 (C.B.).
modifier le cadre 48 : e ~ +
• 1268 - Lonicera implexa
ajouter: e- 34: Gorges de la Vis, prés de Gorniès (250 rn), (A.L. et C.B.).
• 1350- Inula spiraefolia
ajouter: e - 48 : Causse de Sauveterre, près de La Capelle, côte du Pavillon
(880 rn). 2000 (C.B.).
• 1384- Anacydus davatus
ajouter: e- 12 : Larzac, aux Baumes (800 rn). 2000 (C.B.).
modifier le cadre 12 : e ~ +
C'est la deuxième observation de ce taxon en Aveyron.
• 1417 - Senecio inaequidens
ajouter : e - 48 : Gorges du Tarn, entre Montbrun et Molines (500 rn), 1999
(C.B.).
modifier le cadre 48 : ~ e
• 1458- Centaurea montana var. axillarioides
ajouter: e- 48: Causse Méjean, à Nîmes-le-Vieux, près de Veygalier (1100
rn). 2000 (C.B.).
modifier le cadre 48 : ~ e
• 1528- Crepis setosa
ajouter : e- 34 : St-Maurice-de-Navacelles (580 rn). 1999 (J.M.).
modifier le cadre 34 : ~ e
• 1528 bis (Supplt. 1) - Crepis bursifolia
ajouter: e- 12: Millau, pelouses, quai Sully Challès (360 rn). 2000 (C.B.).
modifier le cadre 12 : ~ e
Taxon nouveau por la Flore de l'Aveyron.
• 1548 - Hieracium umbrosum
ajouter : e - 48 : Causse Méjean, Nîmes-le-Vieux, près de Galy (1100 rn).
2000 (C.B.).
e- 12 :Aguessac, versant nord du Puech d'Andan (800 rn), 1999 (C.B.).
• 1573- Potamogeton crispus
ajouter: e- 34: Gorges de l'Hérault, sous Frouzet (lOO rn). 1998 (C.B.).
modifier le cadre 34 : ~ e
• 1577 - Zannichellia palustris
ajouter: e- 34: Larzac sud, mare au nord-est de La Vacquerie-Saint-Martin
(700 rn). 2000 (P.A.).
262 C.BERNARD

modifier le cadre 34 (voir supplt. 2) : 0 -+ +


•1588- Tu1ipagallica (taxon inclus dans T. sy1vestris subsp. sy1vestris)
ajouter : 34 : revu à Saint-Jean-de-Buèges, 1999 (B.R.) (700-800 rn:
ancienne mention de BRAUN-BLANQUET).
modifier le cadre 34 : 0 -+ e
• 1689 - Vu1pia bromoides
ajouter: e- 34: au nord-est de Saint-Maurice-de-Navacelles (600 rn), 2000 (AL.).
modifier le cadre 34 : -+ e
• 1732 bis (Supplt. 2) - Bromus racemosus
ajouter: e- 12 : Larzac, à l'ouest de L'Hospitalet (840 rn), 1999 (C.B., vidit
R. PORTAL).
modifier le cadre 12 : e -+ +
• 1750 - Aegilops cylindrica
ajouter: e- 34: Saint-Guilhem-le-Désert, champs des Lavagnes (500 rn),
2000 (J.-M. T.).
modifier le cadre 34 : -+ e
• 1808- Piptatherum virescens
ajouter : e - 34 : dans un ravin du versant nord de la Séranne, au sud de
Gorniès (300 rn), 1999 (J.M.); 2000 (A.L. et C.B.).
modifier le cadre 34 (supplt. 1) : e -+ +
Deuxième observation dans l'Hérault de ce taxon protégé au niveau national.
• 1823 - Sporobo1us indicus
ajouter : e- 12 : Causse Comtal, à Cadayrac, commune de Salle-la-Source
(580 rn), 1999 (C.B.).
• 1825- Tragus racemosus
ajouter: e- 12: La Cresse (500 rn), 2000 (C.B.).
modifier le cadre 12 : e -+ +
• 1827 - Panicum capi11are
ajouter : + - 34 : Gorges de l'Hérault, en plusieurs points, entre Le
Causse-de-la-Selle et Frouzet (100 ml. 1998 (C.B.).
modifier le cadre 34 : e -+ +
• 1894 - Carex sy1vatica subsp. sy1vatica
ajouter: e- 34: cf taxon précédent (250m), 1999 (J.M.); 2000 (AL. et C.B.).
• 1907 - Epipactis tremo1sii
ajouter: •- 48: Causse Méjean, chaos dolomitique de Nîmes-le-Vieux, entre
Galy et L'Hom (1100 rn), 2000 (C.B.).
• 1932- Orchis papi1ionacea var. grandijlora
ajouter: e- 12: Canals-de-Cornus (quelques pieds) (750m),·1999 (H.V.L.).
8- 12: Saint- Beaulize, près duMas-Andral (quelques pieds) (500
rn), 1999 (H.V.L.).
e -12: Le Mas-Raynal de Comus (un pied) (750m), 2000 (Y. etJ. B.).
e - 12 : Saint-Jean-Saint-Paul, prairie sous La Treille (un pied)
(580 rn), 2000 (C.B.).
modifier le cadre 12 : e-+ +
• • 1944 - Bar1ia robertiana
ajouter: e- 12 :Millau, route d'Aguessac (380 rn), 1999 (C.B.). Nouveau pour
l'Aveyron (4).
FLORE DES CAUSSES (TROISIÈME SUPPLÉMENT] 263

e- 12 : Comus, entre La Fajole et Lauradou (un seul pied) (790 rn).


2000 (C.B.).
modifier le cadre 12 : --. +

3 - Corrections diverses
- Supprimer :
Viola collina (n° 800, p. 296), indiqué avec doute: "R (?)".La plante dessinée
est, selon Marc ESPEUT (9). Viola alba Besser subsp. dehnhardtii (Ten.)
W. Becker.
Ce subsp. est à ajouter à la Flore des Causses et de l'Aveyron ; il est présent
notamment à Saint-Georges-de-Luzençon. Sa répartition reste à préciser
dans notre région.

- Remplacer :
Cynoglossum germanicum (no 1054, p. 379) par Cynoglossum pustulatum
Boiss., ainsi que le suggère l'Indexsynonymique ... de MichelKERGUÉLEN,
(1993) et James MOLINA (Communication épistolaire, 1999).
Une vérification (J.M. et C.B., 2000) de tous les exsiccata de l'Herbier général
de l'Institut de Botanique de Montpellier nous a permis de vérifier que
toutes les récoltes de C. "germanicwn' de l'Hérault (Saint-Guilhem,
Séranne, Ravin des Arcs et Pic Saint-Loup) sont à rattacher à C.
pustulatumBoiss. :plante àportplutôtgracile, à feuilles munies de poils
raides portés par une base tuberculeuse blanchàtre, très visible à l'oeil nu
après dessication.

Que toutes les personnes ayant apporté leur contribution soient ici remer-
ciées :
P.A.: Pascal ARNAUD; Y. et J.B. :Yvette et Joël BALARD;
H.B. : Henri BESANCON ; M.B. : Michel BOUDRIE ;
Cl.B. : Claude BOUTEILLER ; A.D. : André DIGUET ;
R.D. : Rémy DUPRE ; F.K. : Françis KESSLER ;
M.L. : Maurice LABBE ; A.L. : Adrien LORDEMUS ;
Y.M. : Yves MACCAGNO et toute l'équipe du P.N.C. (Florac) ;
H.M. : Henri MICHAUD ; S.M. : Sylvie MICHELIN ;
J.M. : James MOLINA ; E.M. : E. MONIER ;
B.R. : Bemard RINGOT ; J.S. : Jacques SALABERT ;
J.-M.T. : Jean-Marc TISON ; H.V.L. : Herman VAN LOOKEN.
Herb. I.B.M.: Herbiers de l'Institut de Botanique de Montpellier (Joël MATHEZ
et Peter SHAFFER).

Hommage à Pierre AUBIN (1957-1997).


264 C. BERNARD

Bibliographie

(1) AUBIN, P., 1999- Catalogue des plantes vasculaires du Gard. Soc. linn. de
Lyon et Conservatoire botanique de Porquerolles, 176 p.
(2) BERNARD, C., 1996- Flore des Causses. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S.,
numéro spécial 14, 706 p.
(3) BERNARD, C., 1997- Flore des Causses (Premier supplément). Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 28: 61-76.
(4) BERNARD, C., 1999- Flore des Causses (Deuxième supplément). Bull. Soc.
Bot. Centre-Ouest, N.S., 30: 69-88.
(5) BERNARD, C., 2000 - Barlia robertiana (Loisel.) Greuter, nouveau pour
l'Aveyron. L'Orchidophile, 138: 185-186.
(6) BRAUN-BLANQUET, J., 1964- Contribution II à la Flore de Montpellier.
Communication 167. Stat. intem. médit. et alpine de géobotanique, Mont-
pellier.
(7) BRAUN-BLANQUET, J., 1967 - Contribution III à la Flore de Montpellier.
Communication 173. Stat. intem. médit. et alpine de géobotanique, Mont-
pellier.
(8) DEBUSSCHE, M. etG., 1999 -Alliumampeloprasumaggr. existe enhabitat
rupestre, non anthropisé, daTlS le département de l'Hérault. Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 30: 21-30.
(9) ESPEUT, M., 1999 - Approche du genre Viola dans le Midi Méditerranéen
Français. Le Monde des Plantes, 464: 15-38.
(10) KESSLER, F., 2000 - Quelques espèces nouvelles pour les Causses
septentrionaux du Massif Central. Le Monde des Plantes, 470 : l-3.
(11) VAN LOOKEN, H., 2000- Een vroegbloeiend taxon met grote bloèmen dat
ten onrechte O. arachnitiformis (niet GRENIER) wordt genoemd in
Zuid-Frankrijk Ophrys gallicasp. nova. Liparis, Jaargand, 6 extranummer:
3-76.
(12) VILAIN, P., 1996 -Liste des plantes vasculaires de l'Hérault(2èmetirage). Soc.
d'Hart. et de Sc. Nat. de l'Hérault, 68 p.
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~~-- ~_,J ---~~ ._-b~;·A/'!·:'":: ....~ tdt_~-~~.. ~6';.:--~_ !_tt·.;-.;~~~ - ~-1"t.\;~-~-- -- ~--
Photo 1 : Scu.:ifraga longifolia. Montbrun (Lot.ère). 3 juin .1998. Photo 2 : Cheilamh es plericlioides. Gomiès (llérault). ~
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Photo 3 : Gagea lutea. Nimes-lc-Vfcux (Lot.ère). Mai 1999. Photo 4 : Selaginella clenticulala. Sa in t-Lau ren t -le-Mi nier . en aval (}1

de la Verrerie (Gar d). 5 fèvner 1999.


266 C. BERNARD

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12 48 34 30 12 48 34 30 12 48 34 30

1 1 1 • 1 1 1 1 1 1
• 1 1 •'il 1 1 1
FLORE DES CAUSSES (TROISIÈME SUPPLÉMENT) 267

12 48 34 30 12 48 34 30 12 48 34 30

1· 1 1 1 1 1 1 • 1 1 1 1 1 • 1 1
C. BER'\1\/W 268

Photo 5 Dtp.~acus lcwlluaws. Bo/oub Photo 6 Orchis pap!lionacea Samt -Paul -


(A\'eyron) :30 Jtlllkt 1H99 de.., Fpn t t-. (An·yron). 11 m <u 2000

Photo 7 Bnrlta roiJc•mancl. M illau à Photo 8 : Cynoglosswn ptLSIU/cltum en fnu h.


Fon tenay (1\\'C')'ron). 9 a\'nl 1999. Gornlt''> (llt'rault ). 26 lllln 2000.
flmttt•..., k.., piH1In.., jJJu ... ll.l tl t c t·t . 11 tic h· ...wu tlt• ( llrl ... ti,lll BI-:1{~ ·\W))
BUUEIIN DE LA SOCIÉTÉ BaTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVEILE SÉRIE, TOIVIE 31 - 2000
269

La végétation des affleurements


de roches ultrabasiques
de la baie d'Audierne

Frédéric BIORET* et Martine DAVOUST**

Résumé : Sur les affleurements de serpentinites du sud de la Baie d'Audierne, se


développe une lande rase à Erica cinerea et Festuca avina subsp. bigoudenensis corres-
pondant à une association végétale originale : Festuco bigoudenenis - Ericetum
cinereae as s. nov. Cette lande vient au contact d'un fourré thermophile à Ulex europaeus
var. maritimus Hyet Schoenus nigricans : Schoeno nigricantis- lnicetum maritimi ass.
nov. Ces deux phytocoenoses endémiques du littoral sud-finistérien devraient faire l'objet
d'une gestion conservatoire basée sur la non-intervention.
Mots-clés : Lande et fourré littoraux, Baie d'Audierne, synendémisme, conservation.

Summary: Vegetation of the ultrabasic outcrops of the baie d'Audierne.


Ara und the outcrops of serpentinites in the south part of the Baie d'Audierne, a short
heathland cornmunity with Erica cinerea and Festuca avina subsp. bigoudenensis is
considered as an original plant association : Festuco bigoudenenis - Ericetum cinereae ass.
nov. This heathland grows at the contact of a thermophilous scrub cornmunity with Ulex
europaeus var. maritimus Hy and Schoenus nigricans: Schoeno nigricantis - Ulicetum
maritimiass. nov. Bath plant cornmunities endemie from the littoral of the south Finistère,
should be managed under a conservation objective based on non-intervention.
Key-words : Coastal heathland and shrub, Baie d'Audierne, synendemism, conservation.

1. Introduction
Les landes atlantiques littorales rases et riches en écotypes de la partie
sommitale des falaises rocheuses armoricaines sont regroupées dans l'Alliance
phytosociologique du Dactylido maritimae- Ulicion maritimi Géhu 1975.
Elles subissent de fortes contraintes écologiques : sols méso-xérophiles peu
profonds et oligotrophes, forte exposition au vent, aspersion régulière par les
embruns. Dans le Massif Armoricain, six associations végétales différentes ont

* F. B. : Géosystèmes UMR 6554, Institut Universitaire Européen de la Mer, Université de


Bretagne Occidentale, Place Copernic, Technopôle Brest-Iroise, 29280 Plouzané.
E-mail : [email protected]
** M. D. : Bâtiment B na 30, Kergohic 56700 HENNEBONT.
270 F. BIORET, M. DAVOUST

été décrites (GÉHU 1963 ; GÉHU etGÉHU-FRANCK, 1975; BIORET etal. 1989,
BI ORET 1994). Chacune d'entre elles correspond à un habitat défini en fonction
de sa position bionomique ainsi que de la nature du substrat : type de sol,
profondeur ethydromorphie. Des prospections récentes entreprises dans le sud
de la Baie d'Audieme ont permis d'identifier une lande physionomiquement
proche de la lande méso-xérophile de l'mici maritimi - Ericetum cinereae
(Géhu 1962) J.-M. et J. Géhu 1975, et un fourré littoral à Ulex europaeus var.
maritimus Hyet Schoenus nigricans proche de l'mici maritimi - Prunetum
spinosae (Géhu et Géhu-Franck 1979) Bioret et al. 1989, mais qui en diffèrent
par rapport à leurs caractéristiques floristico-écologiques.

2. Présentation du site d'étude, méthodologie


Le site d'étude se situe sur la bordure sud de l'étang de Kergalan (commune
de Tréogat, Finistère) (carte 1). Il correspond exactement aux limites d'un
affleurement de serpentinites de la formation de Ty- Lan, appartenant au groupe
de Peumerit-Tréogat. Ce groupe fait partie des séries de la Baie d'Audieme et des
formations cristallines et cristallophylliennes de l'anticlinal de Comouaille. Ces
roches ultrabasiques correspondent à des métapéridotites provenant d'un
matériel pyrolitique (B.R.G.M., 1981).
Une série de relevés phytosociologiques ont été effectués en juin 1999 selon
la méthode phytosociologique sigmatiste, en affectant à chaque espèce des
individus d'association les coefficients d'abondance - dominance de BRAUN-
BLANQUET (GÉHU, 1986).
Sur les secteurs étudiés, deux types de végétation présents au contact l'un
de l'autre ont été analysés : la lande rase et le fourré.
Les sols ont été caractérisés en réalisant des profils pédologiques le long de
transects suivant un gradient topographique. Le pH des sols a été mesuré sur
le terrain à l'aide d'un pHmètre de terrain Hellige utilisant un réactif coloré.

3. Résultats

3.1. La lande littorale à Erica cine rea et Festuca ovinasubsp. bigoudenensis


Kerguélen & Plonka
Physiographie
Cette végétation se développe en retrait de la bordure littorale occupée par
le cordon de galets puis la dune bordière, en bordure sud de l'étang de Kergalan,
et au contact des terres agricoles les plus proches de la mer. La distance à la mer
est comprise entre 500 et 600 mètres.
Physionomie, structure
L'aspect général est celui d'une lande littorale, au port en coussinets ras et
compacts, déformés par le vent et présentant des nécroses frontales faisant face
à la mer, dues à l'aspersion régulière par les embruns, ce qui se traduit par le
port en coussinets à croissance dissymétrique.
VÉGÉTATION AFFLEUREMENTS ROCHES ULTRABASIQUES BAIE D'AUDIERNE 271

Carte 1 : Localisation de la zone


d'étude.

Deux espèces chaméphytiques impriment la physionomie d'ensemble: l'ajonc


marttime Ulex europaeus var. maritimus et la bruyère cendrée Erica cinerea.
Quelques touffes herbacées représentées essentiellement par des Graminées
sont régulièrement présentes entre les pieds d'ajonc et de bruyère. La formation
végétale est aisément pénétrable, la hauteur de la végétation varte de 20 à 40 cm,
et le recouvrement est toujours très élevé.
Synécologie
Cette lande se développe toujours sur les affleurements de serpentinites, sur des
sols très squelettiques dont la profondeur moyenne est de 5 à 10 cm, pouvant
atteindre localement une vingtaine de cm, de type ranker à ranker podzolique,
argilo-limoneux mêlé d'arènes et de cailloutis issus de l'altération superficielle de
la roche-mère. La couleur beige indique un faible taux de matière organique. Le sol
est acide, avec des valeurs de pH mesurées sur le terrain de l'ordre de 4 ; ces valeurs
ne sont donc pas directement liées à la nature chimique des serpentinites, roches
ultrabasiques caractérisées par de très faible teneurs en silice (B.R.G.M., 1981).
En surface se trouve une litière de quelques cm essentiellement constituée
par les débris des chaméphytes. La pente, toujours assez faible, assure
cependant un bon drainage et une faible hydromorphie des sols, même en hiver.
La sécheresse estivale peut même entraîner le dessèchement total de certaines
touffes d'Erica cinerea.
La proximité de la mer et l'absence d'abri permettent une exposition forte aux
vents et aux embruns.
272 F. BIORET, M. DAVOUST

Synfloristique et syntaxonomie
Les relevés caractérisant cette lande littorale sont rassemblés dans le
tableau 1. Avec un nombre spécifique moyen de 23, cette lande littorale est
floristiquement riche. On observe une combinaison fioristique très régulière,
associant la forme littorale en coussinets ras de l'ajonc d'Europe Ulex europaeus
var. maritimus, Erica cinerea, Festuca avina subsp. bigoudenensis, fétuque
endémique finistérienne décrite récemment (KERGUÉLEN et PLONKA, 1989).
ainsi que Filipendula vulgaris, habituellement absente des landes littorales sur
sols acides. Quelques espèces habituellement rencontrées dans des habitats
plus méso-hygrophiles les accompagnent: Schoenus nigricans, Carexjlacca,
Carex panicea. Plusieurs espèces des unités supérieures des Calluno- Ulicetea
sont présentes: CaŒuna vulgaris, Potenii.Œa erecta, Danthonia decumbens,
Thymus polytricus subsp. britannicus ...
Cette combinaison floristique diffère nettement de celle de la lande littorale
sèche de l'ffiici maritimi- Ericetum cinereae :plusieurs espèces différentiel-
les de cette demi ère association manquent ici : Festuca rubra subsp. pruinosa,
Dactylis glomerata subsp. oceanica, Solidago vigaurea subsp. rupicola.
Compte tenu de ses caractéristiques écologiques et floristiques, cette lande
peut être considérée comme une association végétale originale qu'il est proposé
denommer Festucobigoudenenis-Ericetumcinereae ass. nov. (holosyntype :
relevé no 4, tableau 1).
Les relevés effectués ne montrent pas de réelles variations floristiques, en
raison d'une grande homogénéité écologique des stations dans lesquelles se
développe cette lande.
Contacts,syndynamique
Cette lande ne présente pas de dynamique très prononcée, si ce n'est dans
les bas de pentes, où le sol est le plus profond, et où elle peut évoluer vers le
fourré à Ulex europaeusvar. maritimus et Schoenus nigricans, dans les zones de
contact. Comme la plupart des milieux littoraux, cette lande a certainement été
pâturée dans le passé, mais il est tout aussi probable que les parcelles où elle
pousse actuellement n'aient jamais été cultivées.
Synchorologie
La lande à bruyère cendrée et fétuque bigoudène est strictement limitée au
littoral sud de la Baie d'Audieme, sur la commune de Tréogat; il s'agit donc
d'une phytocénose synendémique franco-atlantique littorale. Elle est à recher-
cher dans d'autres stations de la région proche. Si l'on se réfère à la carte
géologique, quelques autres affleurements de serpentinite existent dans ce
secteur, mais à leur emplacement se trouvent aujourd'hui des cultures ou des
broussailles ; il est donc probable que l'aire de répartition ancienne de cette
lande était nettement plus étendue et que divers aménagements agricoles ou
routiers l'aient fortement fragmentée.
Synsystématique
Cette phytocoenose peut être rattachée à l'Alliance du Dactylido maritimae -
ffiicion maritimi Géhu 1975, à l'Ordre des ffiicetalia minoris Quantin em.
VÉGÉTATION AFFLEUREMENTS ROCHES ULTRABASIQUES BAIE D'AUDIERNE 273

. Géhu 1975, et à la Classe des Calluno vulgaris- Ulicetea minoris Braun-


Blanquet & Tüxen ex Klika in Klika & Hadac 1944.
Valeur patrimoniale
Parmi les espèces du cortège floristique, Serratula iinctoria subsp. seoanei
(Willk.) Lainz, présent dans un seul relevé, est une plante protégée au niveau
régional. Un autre taxon, strictement localisé à cette association : Festuca avina
subsp. bigoudenensis Kerguélen et Plonka, et seulement connu de la partie
méridionale de la baie d'Audierne, mériterait une protection régionale.
Cette phytocoenose est d'intérêt national, puisque endémique du littoral
finistérien où elle est strictement localisée au sud de la Baie d'Audierne. De plus,
elle peut sans difficulté être rattachée, aux côtés des autres landes littorales de
l'Alliance du Dactylido- Ulicion maritimi, à l'habitat 31.231 Landes à Ulex
maritimus du Code CORlNE Biotopes, considéré comme d'intérêt communau-
taire puisqu'il figure sur l'Annexe Ide la Directive Européenne Habitats, Faune,
Flore de 1992 : (4030 Landes sèches).
Dans les années 90, l'aire de répartition de cette lande a encore régressé :
plusieurs parcelles où elle poussait ont été retournées par des agriculteurs,
dans le cadre de contrats passés entre le Conservatoire de l'Espace Littoral
et des agriculteurs locaux, alors que les terrains étaient acquis par le C.E.L.
Actuellement abandonnées, ces parcelles sont colonisées par une friche
herbacée sans intérêt particulier. Une réflexion préalable aurait sans doute
permis de comprendre que de telles tentatives de mise en culture étaient
vouées à l'échec, dans la mesure où pendant des générations, les anciens
avaient consciemment délaissé ces endroits impropres aux cultures.

3.2. Le fourré à Ulex europaeus var. maritimus et Schoenus nigricans


Physiographie
Ce fourré vient sur les mêmes sites que la lande du Festuco bigoudenensis -
Ericetum cinereae.
Physionomie, structure
Il s'agit d'une végétation nanophanérophytique, formant un fourré épineux,
dense et impénétrable, excédant rarement un métre de hauteur ; le recouvre-
ment est toujours maximum. L'ajonc maritime Ulex europaeus var. maritimus
domine très largement en imprimant la physionomie d'ensemble, ce qui n'est
pas sans rappeler le fourré de l'Ulici maritimi - Prunetum spinosae (Géhu et
Géhu-Franck 1979) Bioret et al. 1989 des hauts de falaises armoricaines.
Synécologie
Ce fourré est également présent sur les affleurements de serpentinite. Les
sols sur lesquels se développe ce fourré sont situés en bas de pente au contact
inférieur de la lande, et sont de même type que ceux de la lande, légèrement plus
profonds (lO à 20 cm), plus riches en matière organique, moins bien drainés et
donc plus mésophiles. Le pH mesuré sur le terrain est compris entre 4 et 5.
Par rapport à I'Ulici maritimi - Prunetum spinosae, ce fourré semble
moins thermophile et ne recherche pas préférentiellement les expositions
chaudes ou abritées.
274 F. BIORET, M. DAVOUST

Synfloristique et syntaxonomie
Le tableau 2 rassemble les relevés correspondant à ce fourré ; le cortège
floristique est caractérisé par une combinaison originale associant systémati-
quement Ulex europaeusvar. maritimus, Prunus spinosa et Schoenus nigricans,
parfois associés à Rubia peregrina. Ce fourré se distingue floristiquement de
l'mici maritimi - Prunetum spinosae par l'abondance moindre de Prunus
spinosa, et par la présence différentielle de Schoenus nigricans, Eupatorium
cannabinum et Pulicaria dysenterica; en revanche, Ruscus aculeatus et Iris
foetidissima sont absents.
En raison de sa composition floristique, et de ses caractéristiques écologiques,
ce fourré peut être considéré comme une association végétale originale qu'il est
proposé de nommer Schoeno nigricantis - micetum maritimi ass. nov.
(holosyntype: relevé no 4, tableau 2).
Contacts, syndynamique
Ce fourré vient au contact inférieur de la lande à Erica cinerea et Festuca avina
subsp. bigoudenensis Kerguélen et Plonka, et peut dans certaines zones marquer
une dynamique de colonisation de cette dernière. Dans les sites où ont été
effectués les relevés, il peut se densifier lorsque Prunus spinosadevient dominant,
ce qui s'accompagne d'une diminution du nombre spécifique (relevé 1).
Synchorologie
Ce fourré semble strictement limité à quelques sites du sud de la Baie
d'Audieme, mais serait à rechercher dans d'autres stations de la région proche.
Il peut être considéré comme une phytocénose synendémique du littoral sud du
Finistère.
Synsystématique
Comme l'mici maritimi- Prunetum spinosae, ce fourré peut être rattaché
à la sous-alliance du Lonicerenion periclymeni (Géhu, de Foucault & Delelis
1983) Rivas-Mart. et al. 1991, l'Alliance du Pruno spinosae- Rubio ulmifolii 0.
Bolos 1954, l'Ordre des Prunetalia spinosae Tüxen 1952, et la Classe des
Rham no catharticae- Prunete a spinosae Rivas Go day & Borja exTüxen 1962.
Valeur patrimoniale
Du fait de sa répartition géographique très limitée, ce fourré thermophile
possède une grande valeur patrimoniale.

4. Conclusion
La lande etle fourré étudiés constituent deuxphytocoenoses synendémiques
du littoral sud-finistérien en étant strictement inféodées aux affleurements de
serpentinites de la Baie d'Audieme. Leur répartition actuelle correspond
vraisemblablement à une situation relictuelle, et leur conservation est urgente.
Les parcelles où ces deux associations végétales ont été recensées se trouvent
sur des terrains du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres ;
cet organisme a donc une très grande responsabilité pour la conservation de ces
VÉGÉTATION AFFLEUREMENTS ROCHES ULTRABASIQUES BAIE D'AUDIERNE 275

végétations. Compte tenu de leur grande stabilité,la gestion de ces phytocénoses


doit être orientée vers la non intervention. En parallèle, il importe de veiller à
éviter strictement toute nouvelle tentative de mise en culture et tout débrous-
saillement sur ces parcelles du C.E.L.

Bibliographie

BIORET, F., 1994- Essai de synthèse de l'intérêt du patrimoine phytocoenotique


des îles bretonnes. CoU. Phytososc., 22, Phytosociologie et typologie des
habitats, Bailleul, déc. 1993 : 125-144.
BIORET, F., BOUZILLÉ, J.-B., FOUCAULT, B. de, GÉHU, J.-M., GODEAU, M.,
1989- Le système thermo-atlantique pelouses-landes-fourrés des iles sud-
armoricaines (Groix, Belle-Ile, Yeu). Documents Phytosociologiques, N.S.,
11 : 513-531, 2 tabl. h.t.
GÉHU, J.-M., 1963- Sarothamnusscopariusssp. maritimusdans le Nord-Ouest
français. Observations morphologiques, phytogéographiques et écologiques.
Bull. Soc. Bot. Nord France, 16 (4): 211-222.
GÉHU, J.-M., 1986- Des complexes de groupements végétaux à la phytosociologie
paysagère contemporaine. Inf Bot. Ital., 18 (1-2-3) : 53-83.
GÉHU, J. -M., GÉHU, J., 1975 -Apport à la connaissance phytosociologique des
landes littorales de Bretagne. Coll. Phytosoc., 2, La végétation des landes
d'Europe occidentale, Lille 1973 : 193-212.
KERGUÉLEN, M., PLONKA, F., 1989- Les Festuca de la flore de France. Bull.
Soc. Bot. Centre-Ouest, N.S., W spécial 10, 368 p.
B.R.G.M., 1981- Carte géologique de la France au 1/50 000, Pont-Croix IV-19,
carte + notice 48p.

Remerciements : Nous tenons à remercier sincèrement Bruno BARGAlN


(Trunvel) pour avoir attiré notre attention sur ces végétations trés originales et
nous avoir incités à les étudier.
276 F. BIORET, M. DA VOUST

Tableau n°l : Festuco bigoudenensis- Ericetum cinereae ass. nov.

N° des relevés 1 2 3 4 5 6
Surface (m2 ) 30 50 50 60 50 50
Recouvrement (%) 90 100 100 95 95 lOO
Nombre spécifique 18 19 20 25 27 29
Nombre spécifique moyen 23
Combinaison caractéristique d'association
mex europaeus var. maritimus 34 45 45 34 34 44 6
Erica cinerea 33 22 23 22 33 33 6
Festuca avina subsp. bigoudenensis 23 12 + 23 23 11 6
Filipendula vulgaris 11 11 11 11 11 12 6
Sanguisorba minor + + +2 + 11 + 6
Carex flacca + + + + + 11 6
Schoenus nigricans + + 34 +2 +2 12 6
Scorzonera humilis + + + + + 12 6
Carex panicea + + + + + 5
Carex caryophyllea + + 2
Caractéristiques unités supérieures
Danthonia decwnbens + + + + 11 +2 6
Viola riviniana + + + + + +2 6
Thymus polytrichus subsp. britannicus 12 +2 +2 12 12 + 6
Viola canina + + + + + 5
Potenülla erecta +2 + + + 12 5
Calluna vulgaris 12 12 12 22 + 5
Agrostis capillaris + + + 3
Cirsiumfilipendulum + +3 + 3
Festuca huonii + + 2
Polygala serpyllifolia + 11 2
Cuscuta epithymum +2 +2 2
Pedicularis sylvaüca + + 2
Linum catharücum + 1
Stachys o.fficinalis + 1
Hieracium urnbellatum + 1
Serratula ünctoria subsp. seoanei 11 1
Compagnes
Agrostis stolonifera var. maritima +2 + + +2 4
Centaurea gr. nigra + + + + 4
Prunus spinosa + + io 3
Hieracium pilosella + + + 3
Leontodon taraxacoides subsp. taraxacoides + + 2
Hypochoeris radicata + + 2
Seneciojacobaea + + 2
Galium verum + 1
Hedera helix +2 1
Pyrus communis ij 1
Molinia caerulea + 1
Hypericum pulchrum + 1
Viola lactea + 1
Cladonia sp. +2 1
Plantago lanceolata + 1
Cerasüum diffùsum + 1
Taraxacum officinale + 1
Anthyllis vulneraria + 1
Scilla autumnalis + 1
Tous les relevés ont été effectués au bord de l'étang de Kergalan (Tréogat).

'~ :
\f ÉGÉTATION A PPLEUREt'vlENTS ROC/ l ES ULTRA BASIQUES BAIE D 'AUDIERNE 277

Photo 2 : La lanc! P el u Festuco bigou-


denensis - Ericetum cine rea e. vup d e clé-
la ll : Ulex europaeus va r m a nlimus. Erica
c111em en . Pilrpenclula ~·ulgnri.b.

La la nde du Festuco bigou-


den ensis - Ericetum cine re a e . \ ' U t.' de ck
la d : F'e st ucn ol'i11n <:.ubs p . /JlfJOttclenens is.
E r ica c u l('ren. Filipenduln t •ulg nris. Photo 3 : Vup cl'cn sc m b le d e la la n d e d u
Festuco bigoud e nensis - Erice tum
cinere ae .

Photo 4 : Vue d'en se m b le d u fou 1-ré du Schoeno


nigricantis - lflicetum maritimi.
O..t·.., ph oLO!'-. rll u ..,tr-anl u:l ..t r ll dt• -,onl dt• Fn·ckn l BIORET)
278 F. BIORET, M. DAVOUST

Tableau n° 2: Schoeno nigricantis- Ulicetum maritimi ass. nov.

N° des relevés 1 2 3 4 5
Surface (rn2) 40 30 30 30 30
Recouvrement (o/o) 100 100 100 100 100
Nombre spécifique 9 13 13 16 19
Nombre spécifique moyen 14

Combinaison caractéristique d'association


Ulex europaeus var. mariümus 23 55 55 55 55 5
Prunus spinosa 44 +2 23 12 +2 5
Schoenus nigricans 12 23 12 12 23 5
Rubia peregrina 11 22 2
Espèces différentielles d'association
Eupatorium cannabinum 23 + +2 +2 12 5
Pulicaria dysenterica i + 11 11 + 5
Caractéristiques d'unités supérieures
Rtlbus sp. 12 + + + + 5
Hedera helix +3 1
Espèces transgressives de la lande
Filipendula vulgaris 11 + + + 4
Sanguisorba minor + + + 3
Viola riviniana + + 2
Carex.fiacca + + 2
Potenülla erecta + + 2
Calluna vulgaris + +2 2
Polygala serpyllifolia + 1
Erica cinerea +2 1
Cuscuta epithymum + 1
Stachys officinalis + 1
Thymus polytrichus subsp. britannicus + 1
Compagnes
Elymus cf. repens + + 2
Daciylis glomerata + +2 2
Achillea millefolium + + 2
Cirsium vulgare + + 2
Sonchus oleraceus + 1
Agrostis stoloniferavar. mariüma + 1
Molinia caerulea +2 1
Centaurea gr. nigra + 1
Solanum dulcamara + 1
Galium mollugo + 1
Angelica sylvestris + 1
Convolvulus arvensis + . 1

Tous les relevés ont été effectués au bord de l'étang de Kergalan (Tréogat).
BULLETIN DE IA SOClÉIÉ BŒ'ANIQUE DU CENIRE-OUESI', NOUVEllE SÉRIE, WME 30- 1999
279

Contributions
à l'inventaire de la flore

Introduction

Chaque année, de nombreuses découvertes (ou redécouvertes) floristiques, faute


d'être publiées, sont ignorées de la plupart des botanistes et risquent d'être
passées sous silence lors de la parution des catalogues régionaux. Cette rubrique
devrait permettre de combler, en partie, cette lacune.
Tout sociétaire peut donc publier dans ces pages, sous son nom, les trou-
vailles intéressantes qu'il a faites dans le courant de l'année écoulée. Pour cela
il lui suffit d'adresser au siège social, par écrit, avant le 31 mars, pour chaque
trouvaille, les renseignements suivants :
- le nom de la plante ;
- le lieu exact avec indication de la commune en premier lieu, puis du lieudit
[en fournissant, si possible, les coordonnées U.T.M.) et la date de la découverte;
-éventuellement quelques très brèves indications sur l'abondance de la plante
et sur l'étendue de la station;
-ces contributions seront classées par département (en suivant l'ordre des
numéros minéralogiques) et à l'intérieur de chaque département par ordre
alphabétique.
On s'inspirera, pour la présentation, des "contributions" figurant dans le
bulletin précédent.
Nous espérons que tous les botanistes se feront un devoir de publier leurs
découvertes. Cependant, il est demandé à chacun d'être très réservé quand il
herborise hors d'une région bien connue de lui. Pour juger de la rareté d'une
espèce - qui peut varier considérablement d'une zone à l'autre - il est utile de
consulter un ouvrage de référence, ou même, si orY le peut, de prendre l'avis d'un
botaniste local. On évitera ainsi deux écueils: mettre en danger l'existence d'une
espèce si son aire est très limitée ou signaler inutilement une station d'une espèce
répandue dans la région visitée.
Bien entendu, les trouvailles les plus remarquables pourront faire l'objet
d'articles détaillés publiés par ailleurs dans notre bulletin.
Afin de donner à cette rubrique tout le sérieux qu'elle mérite et d'éviter la
publication de renseignements erronés, il est demandé à l'inventeur, en cas de
doute sur l'identité d'une plante, de bien vouloir consulter l'un des membres du
"Service de Reconnaissance des Plantes" de notre Société (voir en tête du bulletin).
Si celui-ci confirme la détermination, mention en sera faite ainsi : "détermination
confirmée par ... ".
CONTmBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
280

De plus, la Rédaction du bulletin se réserve le droit :


-de demander à l'inventeur, pour les mentions qui peuvent sembler douteu-
ses, des précisions supplémentaires, et. éventuellement, un exemplaire d'herbier :
-de supprimer, des notes qui lui seront envoyées, toutes les plantes jugées
trop communes :
- de "banaliser" les indications concernant la localisation des stations de
plantes rarissimes pour en éviter le pillage par des botanistes peu scrupuleux.
N.B. : Les départements sont rangés par ordre alphabétique.

Contributions classées
par dépàrtement
04 - Département des Alpes-de-Haute-Provence

Contribution de Emmanuel FOURNIER et Séverine HUBERT

>- Lepidium villarsii


-Larche, à hauteur de Maisonrnéanes. 10 juillet 1999.
-Larche, aux environs du Col de Larche. 11 juillet 1999.
-Saint-Paul, aux environs de la Blachière. 12 juillet 1999.
-Saint-Paul, entre Maurin et le Plan de Parouart, par le GR passant au nord de ce
dernier. 12 juillet 1999.

05 - Département des Hautes-Alpes

Contribution de Emmanuel FOURNIER et Séverine HUBERT

>- Lepidium villarsii :


-Ristolas. Trouvé en redescendant du Col de Lacroix par le GR 58b, au-dessus de
2000 rn, le 14 juillet 1999. Cette localité ne figure pas dans l'Atlas de la Flore
des Hautes-Alpes d'E. CHAS, 1994.

16 - Département de la Charente

Contribution de Yves BARON

>- Wahlenbergia hederacea


- Exideuil. Tourbière de la Garenne, avec Anagallis tenella, Carex laevigata,
Dactylorhiza cf. elata, Eriophorum angusüjolium, Helodes palustris, Scirpus
sylvaücus. 30 juin 1999. (Y.B.).

Contributions de Bruno HÉRAULT

>- Cardamine bulbifera


-Champagne-Mouton. La station du bord de l'Or se maintient. Environ 250 individus
observés le 4 avril1999 en compagnie d'Arum maculatum, Ranunculus auricomus
et Lathraea clandesüna.
>- Carex pendula
- Chantillac. Une vingtaine de touffes disséminées sëur le bord de la Pimperade au
lieu-dit La Guérinière accompagnées de Lathraea clandesüna et Symphytum
iuberosum. 7 avril 1999.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 281

>- Carex tomentosa


- Montchaude. Un groupe d'une trentaine d'individus colonise une clairière de la
partie boisée du coteau de Marvaux. 13 avril1999.
>- Coronitla scorpioides
- Roullet-Saint-Estèphe. 25 individus groupés en bas d'une colline calcaire située
entre le bourg et le site des Meulières.13 mai 1999. Taxon menacé en Poitou-
Charentes.
>- Gladiolus italicus
- Montchaude. Trois individus repérés le 12 mai 1999 sur le talus gauche de la
route de Barret. Ils étaient cueillis deux jours plus tard ...
>- Lathyrus nissolia
- Montchaude. Cette gesse est présente sur le centre du coteau calcaire de Marvaux.
5 avril1999.
- Montchaude. Présente également dans une prairie interne au bois de la chapelle
Saint-Mathurin. Station située à quelque 500 rn de la première. 12 juin 1999.
>- Prunus padus subsp. padus
- Chantillac. Découvert en milieu de forêt à la Guérinière. Il s'agit d'un individu
isolé, d'indigénat douteux mais dont l'arrivée en ce lieu reste un mystère. Seule
piste, une ligne de chemin de fer désaffectée passe à une centaine de mètres.

Contribution de : Christian LAHONDÈRE

>- Rosa stylosa


- Courcôme, Les Touradots : manteau de la chênaie pubescente. Juin 2000.
Cette espèce se distingue de Rosa canina par ses styles soudés en une colonne
unique : des ouvrages anciens (P. FOURNIER la considère comme une variété de R.
canina) ne la distinguant pas, sa répartition est à préciser.

Contribution de Jean TERRISSE

>- Arenaria controversa


-Claix, chaumes de Clérignac, plus d'un millier de pieds (18 mai 1999) (en compagnie
de : Linum austriacum, Convolvulus cantabrica, Rhamnus saxatilis, Globularia
valentina etc, vus par Y. BARON le 18 septembre 1998).
>- Carex pulicaris
- Berneuil, bois des Maîtres Jacques, quelques touffes en sous-bois clair (23 mai
1999);
-Rougnac, landes mésophiles à l'est de laLongère, quelques touffes (22juin 1999) ;
- Saint-Vallier, vallée de la Poussonne au sud du bois du Canage, rare (29 juin
1999).
>- Centaurea cyanus
-Champniers, "les Limbaudières", abondant (au moins 1000 pieds fleuris 1) dans
un champ de colza (29 mai 1999).
>- Dryopteris affinis
- Rougnac, plusieurs dizaines de touffes dans un vallon humide au nord du château
de Montchoix (22juin 1999).
>- Erica vagans
- Berneuil, bois des Maitres Jacques, très abondante en lisière de route et des
layons forestiers. Il s'agit de la 2eme station du département signalée ces 20
dernières années (23 mai 1999).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
282

>- Linum strictum


-Claix, chaumes de Clérignac, rare (18 mai 1999) .
. >- Lysimachia nemorum
- Cherves-Chatelars, RR dans l'aulnaie-frênaie sur alluvions siliceuses en bas du
coteau (Liiium martagon, Carex strigosa, Chrysosplenium oppositifolium, Impatiens
noli-tangere, Veronica montana, Adoxa moschatellina, Galium odoratum, déjà
signalés là, ont tous été revus) (22 juin 1999).
>- Ononis striata
-Claix, chaumes de Clérignac (18 mai 1999).
>- Orchis miLitaris
- Berneuil, bois des Maîtres Jacques, quelques pieds le long de la route (présence
également de Cephalanthera rubra) (23 mai 1999).
>- Osmunda regalis
-Saint-Vallier, Nauve de la Violette, quelques individus en compagnie de Narthecium
ossifragum et Drosera rotundijolia, déjà signalés sur cette Z.N.I.E.F.F. (29 juin 1999).
>- Parnassia palustris
-Saint-Amand-de-Montmoreau, existe toujours dans un bas-marais sur suintement
de pente dans une prairie humide à l'ouest de Lafaiteau, au moins 50 individus
(en compagnie de Pinguicula lusitanica et Carex pulicaris, déjà signalés là). Cette
localité connue depuis plus de 20 ans est, à notre connaissance, la seule station
actuelle de Charente (30 juin 1999).
>- Salix repens
- Saint-Vallier, AC zone tourbeuse vers Virgareu (en compagnie de Pinguicula
lusitanica, déjà connue de cette Z.N.I.E.F.F.) (29 juin 1999).
>- Sedum rubens
- Claix, chaumes de Clérignac, abondant dans une jachère calcaire pierreuse (18
mai 1999).

17 - Département de la Charente-Maritime

Contributions de :Yves BARON (Y.B.). Patrick GATIGNOL (P.G.).

>- Geranium sanguineum


-La Jard à la Galette. 4 mai 1999. (Y.B.).
>- Hedypnois cretica
- Ré. Forêt du Lizay. Plusieurs pieds situés face à un grand parking pour cette
espèce mediterranéenne qui pourrait se répandre. En effet. cela constitue la
deuxième station de l'île après celle découverte par A. TERRISSE en bordure du
parking de la plage de Gros Jonc. 24 mai 1999. (P.G.).
>- Minuartia mediterranea
- Ré. Bois de Trousse Chemise. C'est bien à cette espèce qu'il faut rapporter les
individus à port fastigié et à court pédoncule (confirmation : J. TERRISSE). 25
mai 1999. (P.G.).
>- Ranunculus ophioglossifolius
-Colombiers. Marais de la Seugne. 4 mai 1999. (Y.B.).

Contribution de : Christian LAHONDÈRE

>- Astragalus purpureus


-Saint-Saturnin-du-Bois au Fief de la Garde: ourlet en bordure d'un sentier dans le
bois, quelques pieds. Juin 2000.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 283

>- Briza minor


-La Gripperie-Saint-Symphorien à La Massonne : sables humides près d'un petit étang,
quelques pieds. Juh12000.
>- Carex depauperata
-La Gripperie-Saint-Symphorien à La Massonne: en bordure du bois près la propriété,
une touffe (peut-être davantage ?). Juin 2000.
>- Equisetum x moorei
-La Gripperie-Saint-Symphorien en bordure de l'ancienne route D. 733, en lisière du
bois, au sud de la route de Saint-Sornin : quelques pieds connus là depuis plusieurs
années. Juin 2000.
>- Orchis laxijlora subsp. laxijlora
- La Gripperie-Saint-Symphorien à La Massonne : dans une prairie humide, en fin de
floraison. Début juin 2000.
>- Ranunculus ophioglossifolius
-La Gripperie, La Massonne : dans une prairie humide, quelques pieds. Juin 2000.
>- Scorzonera hispanica
- Genouillé, Terrier de Mugon, quelques pieds en pleine floraison dans le fossé au bord
de la route. Juin 2000.
>- Trifolium michelianum
-La Gripperie, La Massonne : dans une prairie humide quelques pieds. Juin 2000.
>- Veronica austriaca subsp. vahlii
- Genouillé, Terrier de Mugon, pelouse du Mesobromion, quelques pieds disséminés.
Juin2000.
Le groupe austriaca est difficile, d'autant plus que certains ont pu le confondre avec
V. prostrata. La véronique de Genouillé a des feuilles pennatifides (jamais pennatiséquées)
dans les parties basse et moyenne de la tige, de plus en plus étroites et de moins en moins
dentées vers le haut ; au haut de la tige les feuilles sont linéaires et entières ; pétiolées
à la base et sessiles ensuite, elles sont couvertes de poils sur les deux faces ; elles sont
longues de 2 à 3 cm. La tige parfois un peu couchée à la base mesure de 30 à 50 cm et
est densément pubescente, sépales et capsules sont couverts de poils. Certains
caractères rapprochent ainsi, tels qu'ils sont donnés dans FLORA EUROPAEA, la
véronique de Genouillé de Veronica austriaca subsp. dentata Watzl mais cette dernière
a des feuilles plus longues :c'est un taxon centreuropéen présent chez nous seulement
en Alsace.

Contribution de Dominique PATIIER

> Cistus psilosepalus


-Le Grand-Village (île d'Oléron). 8 pieds dans une clairière de la forêt domaniale de
Saint-Trojan, au sud de la passe de Trioux (24 mai 1999). Ce ciste est bien
connu en Oléron en forêt des Saumonards, mais, à ma connaissance, il n'a pas
été signalé en forêt de Saint-Trojan. Cette petite population est remarquable
car, éloignée de toute population de Cistus salvifolius, elle ne semble pas avoir
subi les hybridations constatées ailleurs.
>- Scrph.fularia scorodonia
-Boyardville (île d'Oléron). Quelques pieds dans une ancienne carrière de sable à la
limite entre la forêt des Saumonards et le marais (3 octobre 1999). Cette
scrofulaire semble apprécier les carrières de sable en sous-bois de pin : André
TERRISSE me l'avait montrée dans l'île de Ré, à La Couarde, dans un milieu
semblable.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
284

>- Trifolium tomentosum


-Boyardville (île d'Oléron). Assez commun le long des chemins de la frange est de la
forêt des Saumonards (23 mai 1999).

Contribution de Jean TERRISSE

>- Drosera rotundifolia


-Soubran, étang des Bénissons, 50-100 pieds (station signalée par P. JOURDE,
vue J. TERRISSE (JT) le 14juillet 1999).
>- Eriophorum angustifolium
-Soubran, étang des Bénissons, 20-50 pieds (station signalée par P. JOURDE, vue
JT le 14juillet 1999).
>- Hypochoeris maculata
-Surgères, Bois de la Petite Moute, 14 pieds fleuri,s dans l'ourlet calcicole bordant
laD. 911 (23 juin 1999).
>- Ludwigia palustris
-Soubran, étang des Bénissons, rare (station signalée par P. JOURDE, vue JT le 14
juillet 1999).
>- Myrica gale
-Soubran, étang des Bénissons, abondant (station signalée par P. JOURDE, vue JT
le 14 juillet 1999).
>- Ononis pusilla
-Épargnes, coteau vers Moque-Souris. rare (10 juin 1999).
>- Ophrysjucijlora
-Épargnes, coteau vers Moque-Souris, au moins 100 pieds en pleine floraison (10
juin 1999). Station découverte par Michel CAUPENNE le 8 juin 1999.
>- Osmunda regalis
-Soubran. étang des Bénissons, rare (14 juillet 1999).
>- Pinguicula lusitanica.
-Soubran. étang des Bénissons, 50-100 pieds (station signalée par P. JOURDE,
vue JT le 14 juillet 1999).
>- Scorzonera hispanica
-Surgères, bois de la Petite Moute, 10 pieds fleuris. dans l'ourlet calcicole bordant
laD. 911 (23 juin 1999).
>- Utricularia minor
- Soubran, étang des Bénissons, abondante mais non fleurie (station signalée par
P. JOURDE, vue JT le 14juillet 1999).

Contribution de: Jean-Marc THIRION

>- Aster novae-angliae


-Saint-Jean-d'Angle, talus en bordure de la route D.18 :une vingtaine de pieds en
septembre 1998 et septernbre1999. Cette espèce introduite d'Amérique du Nord
en 1710 (P. FOURNIER) ne semble pas avoir été signalée en Poitou-Charentes.
>- Cardamine parviflora
- Châtelaillon, marais d'Angoute: 150 pieds environ au sein de deux dépressions
humides, en mai 2000.
>- Ceratophyllum submersum
-Saint-Trojan (Oléron). mare dunaire de Gatseau. Juillet 2000.
>- Convolvulus lineatus
- Saint-Denis-d'Oléron, falaise de Chassiron : plusieurs rnicrostations (ensemble
supérieur à lOO mètres carrés). Juin 2000.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 285

Cette espèce protégée en Poitou-Charentes était "assez commune" à la fin du 19ème


siècle sur le littoral de Mortagne à Marsilly (J. LLOYD) : elle s'est raréfiée mais se
maintient à Chassiron.
~ Echium asperrimum
- Saint-Denis-d'Oléron, falaise de Chassiron : 5 pieds, juin 2000. Cette vipérine
"assez commune" dans la région maritime selon J. LLOYD semble avoir ici
beaucoup régressé.
~ Epipactis phyllanthes
-La Tremblad€, forêt de la Coubre dans le "canton" de Nègrevaux, 6 pieds. Juillet
2000.
Orchidée protégée en Poitou-Charentes, cet Epipactis longtemps méconnu est
présent çà et là mais n'est jamais abondant.
~ Hottonia palustris
- Saint-Augustin, parcelle du Conservatoire des Espaces Naturels de Poitou-
Charentes: moins de 10 pieds dans un fossé envasé. Fin mai 2000.
~Iris spuria subsp. maritima
- Chàtelaillon, marais d' Angoute : une centaine de pieds dispersés dans l'ensemble
des parcelles. Début mai 2000.
~ Lavatera arborea
-Saint-Denis (Oléron). falaise de Chassiron: plusieurs dizaines de pieds,juin 2000.
Espèce nitrophile non citée par J. LLOYD en Charente-Maritime (cet auteur ne
mentionnant que Lavatera cretica à l'île de Ré et à La Rochelle), parfois cultivée, se
répandant facilement et disparaissant de même (J. LLOYD) , elle est favorisée dans
les zones ostréicoles et là où séjournent les oiseaux de mer.
~ Myrica gale
- La Clotte, tourbière de la Guirande traversée par le ruisseau du Pas de Canon :
plus de 30 pieds. Juin 2000.
~ Orchis coriophora subsp. jragrans
-Annepont, les Combes, coteau sec : 2 pieds. Mai 2000.
~ Osmunda regalis
- La Clotte, tourbière de la Guirande traversée par le ruisseau du Pas de Canon :
plus de 50 pieds. Juin 2000.
~ Ranunculus ophioglossifolius
- Chatelaillon, marais d'Angoute : plusieurs centaines de pieds sur l'ensemble des
parcelles communales. Début mai 2000.
- Saint Augustin, parcelle du Conservatoire des Espaces Naturels de Poitou-
Charentes : 1 pied. Début mai 2000.
~ Utricularia minor
- La Clotte, tourbière de la Guirande traversée par le ruisseau du Pas de Canon :
une station d'un mètre carré. Juin 2000.

19 - Département de la Corrèze

Contribution de : Luc BRUNERYE

~ Adoxa moschatellina
-Monceaux-sur-Dordogne (25 mars et 28 avril1999). Bois des bords de la Dordogne.
-Noailles (11 mai 1999). Taillis au bord de la Couze. Cette espèce n'a été rencontrée
jusqu'ici en Corrèze que dans le Bassin de Brive et sur les alluvions du bassin
de la Dordogne : à rechercher ailleurs.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
286

>- Amaranthus cmentus


-Meyssac (24 octobre 1999). Terrain vague après travaux au bord de la route D 14,
adventice abondante.
>- Anthemis altissima
- Végennes (3 juin 1999). Friche entre Végennas et Sarny, très abondant. Nouveau
pour le département.
>- Arabis glabra
-Brivezac (28 avril1999). La Champagne, talus du chemin vers la Dordogne, AC.
>- Aspleniumforeziense
-La Chapelle-Saint-Géraud (8 mai 1999). Muret de soutènement à Croisille, rare.
>- Bromus rigidus
- Sérilhac (18 septembre 1999). Bord du chemin de Séruch à Lafarge, très local.
>- Campanula erinus
- Végennes (3 juin 1999). Murs du bourg, abondant.
>- Centaurium pulchellum
-Salon-la-Tour (30 juillet 1999). Carrière au bord de la route D 26, près du ruisseau
de Lamongerie, très abondant sur le sable humide. Très rare en Corrèze en
dehors du Bassin de Brive.
>- Cerastiumpumilum subsp. glutinosum
- Astaillac (28 avril 1999). Sables grossiers des alluvions de la Dordogne, entre
Astaillac et La Plaine.
>- Chamaemelum nobile
-Peyrissac (7 août 1999). Berme sableuse de la route D 3E4 • Local.
>- Coronilla varia
-Eyburie (7 août 1999). Un seul pied, sur un talus près d'une habitation, au Pont
du Verdier. Subspontané ? Adventice ?
>- Ceratocapnos claviculata subsp. claviculata
- Le Chastang (24 juin 1999). Local dans une ancienne coupe, près de la Croix de
Nespoulé. Espèce en expansion depuis son aire d'origine en haute Corrèze.
>- Corydalis solida subsp. solida
-Monceaux-sur-Dordogne (25 mars 1999).
-Brivezac (28 avril1999). Bois des bords de la Dordogne, assez commun.
>- Crassula tillaea
-Astaillac (28 avril1999). Sables des alluvions de la Dordogne, entre Astaillac et
La Plaine.
>- Crataegus laevigata subsp. laevigata
-Beaulieu-sur-Dordogne (26 septembre 1999). Chemin dans les bois entre Beaulieu
et Lascombes, un seul individu.
>- Crepis paludosa
-La Roche-Canillac (12 mai 1999). Gorges du Doustre, rare. Cette espèce semble
très rare dans la vallée du Doustre.
>- Cynoglossum officinale
-Meyssac (1 mai 1999). Un seul individu en bord de route entre Meyssac et Nardy.
>- Dactylorhiza incarnata subsp. incamata
- Pradines (26 mai 1999). Prairie humide en bord de ruisseau près Le Mazel, 3
individus. Première indication pour la haute Corrèze.
>- Daphne laureola subsp. laureola
-Collonges-la-Rouge (27 février 1999). Bord de chemin creux au-dessus du Martret.
plus de 10 individus.
>- Dipsacus pilosus
-Queyssac-les-Vignes (27 mars 1999). Peupleraie marécageuse au bord du Palsou,
le Moulin Bas, local.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 287

>- Draba muralis


- Sainte-Féréole (30 avril1999). Talus, vers le Moulin de Treillard.
-Brivezac (2 mai 1999). Talus sableux de la route près du bourg.
>- Eragrostis cilianensis
-Meyssac (24 octobre 1999). Berme de la route D 14 vers Chauffour-sur-Vell. Peu
abondant, local.
>- Erigeron lcarvinslcianus
- Végennes [3 juin 1999). Naturalisé sur les murs du bourg.
>- Euphorbia angulata
-Albussac (2 avril, revu 17 juin 1999). Bord de la route D 87 près Chantarel, local
sur un talus à Brachypodium pinnatum avec Asphodelus albus, Senecio
adonidifolius, Chamaespariium sagittale, Serratula tinctoria, etc ... Deuxième
station pour le département.
>- Euphorbia hyberna subsp. hyberna
-Lanteuil (13 avril1999). Vallée du Roannet, localement abondant dans la hêtraie-
charmaie à Luzula sylvatica. Altitude 300-320 m.
>- Galanthus nivalis
-La Chapelle-aux-Saints (9 mars 1999). Prairie derrière l'église, naturalisé.
>- Galium parisiense
- Végennes (3 juin 1999). La Lèbre, pelouse rudérale, abondant.
-Le Pescher (16 juin 1999). Talus de route vers Le Breuil.
>- Gentiana pneumonanthe
-Viam (10 août 1999). Vallon tourbeux du ruisseau de Condeau, au sud-est de La
Combeaujau, une dizaine d'individus près du ruisseau.
-Tarnac (28 août 1999). Pacage tourbeux, vallée du Menoueix entre Champeaux et
Les Maisons, moins de 10 individus.
>- Gentiane[la ciliata
- Puy d'Arnac (21 septembre 1999). Un seul individu, en fleur. Nouveau pour le
département.
> Halimium umbellatum
- Brive (26 octobre 1999). Lande sur talus, route de la vallée de Planchetorte à
Chèvrecujols.
>- Heliotropium europaeum
-Meyssac (24 octobre 1999). Terrain vague après travaux, bord de la route D 14
vers Chauffour-sur-Vell.
>- Hyacinthoides non-scripta
-Monceaux-sur-Dordogne (28 avril 1999). Bois du bord de la Dordogne au nord-
est de Saulières, rare, local, certainement subspontané.
>- Juncus anceps
- Saint-Martial-de-Gimel (2 août 1999). Sud-est du Chastanet, bord de la route
D 61E, talus suintant récent après travaux, avec Scirpus setaceus, Carex demissa,
Rorippapyrenaica, etc ... Adventice? N'ajamais été signalé en Corrèze.
>- Lamium hybridum
- Saint-Gennain-les-Vergnes (18 mars 1999). Hameau des Vergnes, rare.
>- Lathyrus nissolia
-Le Pescher (16 juin 1999). Bord de la route au nord du bourg, quelques individus.
>- Lepidium heterophyllum
-Veix (1er juillet 1999). Petit-Sérilhac, un seul individu.
>- Lycopodie[[a inundata
-Bugeat (24 mai 1999). Pacages tourbeux au bord de la Petite Vézère en aval du
Pont de Chaleix, rive gauche. Deux stations d'environ 1m2 •
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
288

> Linum strictum subsp. strictum


- Végennes (3juin 1999). Talus rocheux, route de La Lèbre à Végennes, abondant.
> Linum trigynum
-Le Pescher (16 juin 1999). Talus rocailleux vers Le Breuil, abondant.
> Lolium rigidum subsp. rigidum
-Neuville (14juin 1999). Friche vers Le Marquisat. abondant.
> Lysimachia nummularia
-Lagarde-Enval (17 juin 1999). La Croisette, fossé humide dans une châtaigneraie,
très local. Très rare en Corrèze en dehors du Bassin de Brive.
> Medicago rigidula
-Meyssac (11 avril1999). Cruges, pelouse sèche rudérale.
> Muscari neglectum
- Bilhac (27 mars 1999). Coteau au sud-ouest de Cossignol: des centaines de pieds
dans les prés et friches (probablement anciennes vignes).
- Végennes (3 juin 1999). Bord de route au sud-ouest de Sarny, peu abondant. en
fruits.
> Narcissus poeticus subsp. poeticus
-Camps (5 mai 1999). Prairie à Randal, très abondant.
> Narcissus pseudo-narcissus subsp. pseudo-narcissus
-La Chapelle-aux-Saints (9 mars 1999). Lisières des bois du bord de la Sourdoire,
entre l'église et Sourdoire, assez commun.
> Oenanthe pimpinelloides
-Lagarde-Enval (17 juin 1999). Prairie à La Croisette. Rare en Corrèze en dehors du
Bassin de Brive.
> Ophrys sphegodes subsp. litigiosa
-Meyssac (21 avril1999). "Causse" vers Le Bousquillou, moins de 10 individus.
> Panicum capillare
-Meyssac (24 octobre 1999). Terrain vague après travaux, bord de la route D 14
vers Chauffour-sur-Vell.
> Phyteuma gallicum
-Bugeat (24 mai 1999). Bord de la Petite Vézère en aval du Pont de Chaleix, et bord
de la Vézère dans le bois de Chaleix, toujours rare : quelques individus isolés.
> Polygonum polystachyum
-Lestards (5 août 1999). Madegal, naturalisé dans le village.
> Ranunculus arvensis
- Beaumont (23 mai 1999). Champ de seigle, Treillet, localement très abondant.
Rare en Corrèze hors du Bassin de Brive.
> Ranunculus hederaceus
-Dampniat (11 mars 1999). Fossé, vallée de la Roanne vers Saint~Marie, rare.
> Rapistrum rugosum subsp. orientale
- Végennes (3 juin 1999). Friche, vers le Moulin de Pouget, peu abondant.
> Reynoutria sachalinensis
- Pradines (26 mai 1999). Naturalisé à Pradines-Vieille. Très rare en Corrèze
contrairement à Reynoutriajaponica.
> Scilla bifolia
-La Chapelle-aux-Saints (9 mars 1999). Bord de pré, derrière l'église.
-Saint-Bonnet-Avalouze (8 avril1999). Charmaie dans le ravin d'un petit ruisseau,
près La Borie, en fruits. ·
> Solanum nigrum var. chlorocwpum Spenn.
-Meyssac (24 octobre 1999). Terrain vague après travaux, bord de la route D 14
vers Chauffour-sur-Vell. Cette variété à fruits jaunes ne semble pas très rare
dans le Bassin de Brive, je ne l'ai jamais observée ailleurs en Corrèze.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 289

>- Spergula morisonii


-Beaumont (23 mai 1999). Table rocheuse dominant la vallée de la Vimbelle, sud
du bourg, rare.
>- Spiranthes spiralis
-Serilhac (18 septembre 1999). Prairie rase"(pacage) sur coteau exposé au sud,
nord-est de Séruch, une vingtaine d'individus.
>- Stachys annua
- Végennes (3 juin 1999). Friche vers le Moulin de Pouget, rare.
>- Tanacetum corymbosum
-Turenne (10 septembre 1999). Pré-bois sur le causse au sud de Jugeals-Nazareth,
rare.
>- Taraxacum erythrospermum
-Meyssac (mars-avril 1999). Pelouses et chemins pierreux sur le causse, sud de
Cruges.
>- Tuberaria guttata
- Serilhac (18 septembre 1999). Lande herbeuse en haut de coteau, nord-est de
Séruch, abondant.
>- Verbascum blattaria
-Le Pescher (16 juin 1999). Berme de la route du Breuil au nord du bourg, deux
individus.

24 - Département de la Dordogne

Contribution de Jean TERRISSE

>- Lysimachia nemorum


- Bussière-Badil, vallée de la Tardoire à l'ouest de Tartou, plus de 500 pieds (en
compagnie de Poa chaixii. Doronicum pardalianches, etc., déjà signalés ici) (23
juin 1999).

33 - Département de la Gironde

Contribution de : Christian LAHONDÈRE

>- Anthoxanthum aristatum subsp. aristatum


- Biganos au nord du Port des Tuiles : pelouse du Thero -Airion, dans une clairière
de la forêt de pin maritime.
Curieusement, commune en Gironde (J. LLOYD et A. F. JEANJEAN) et dans les
Landes (J. LLOYD), assez commune (J. LLOYD), commune ou assez commune (H. des
ABBAYES) en Vendée et en Bretagne, elle est absente ou rarissime en Charente-
Maritime (J. LLOYD) où nous ne l'avons jamais observée. Il nous semble donc
intéressant de signaler les localités voisines de notre département où l'on peut voir
cette graminée de façon à mieux connaître sa distribution géographique et à
rechercher les causes de son absence d'une partie du Centre-Ouest où le sable plus
ou moins calcaire, ou siliceux, ne manque pas.
>- Armeria alliacea
- Lège, sur les sables vaseux saumâtres de Claouey. Se distingue d'Armeria maritima
par ses feuilles à 3-7 nervures. Quelques touffes en juin 2000.
>- Bromus hordeaceus subsp. thominii
- Soulac, Pointe de la Négade : abondant le long d'un sentier dans l'Artemisio-
Ephedretum près de sa limite avec le Sileno - Ammophiletum. Juin 2000.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
290

>- Cutandia maritima


- Montalivet, au nord de l'agglomération, au sein du Sileno - Ammophiletum, une
douzaine de pieds desséchés. Juin 2000.
Cette espèce a déjà été signalée dans la même localité mais dans l'Artemisio-
Ephedretum altéré à proximité du Centre Naturiste par J.-M. GÉHU en mai 1994
(Bulletin S.B.C.O., 1995, 26: 141-142). Graminée d'origine méditerranéenne la
plante a été observée également en juin 1994 (et revue depuis) au cours de
l'herborisation des Naturalistes Parisiens sur la côte sud-vendéenne à l'Aiguillon-
sur-Mer sur une plage artificielle très dégradée.
>- Erodium aethiopicum (Lam.) Bruhm. et Theil.
-Biganos, au nord du Port des Tuiles, dans une pelouse du Théro- Airion en limite
du Pino - Quercetum, juin 2000.
Les Erodium du groupe cicutarium ont souvent été confondus : avec G.-G.
GUlTIONNEAU et M. GUlNOCHET (Flore de France) ainsi qu'avec nos propres
observations on peut distinguer sur le littoral sableux sud-atlantique français :
>->- Erodium aethiopicum (Lam.) Bruhm. et Theil.
Les fruits ne présentent pas de pli infrafovéolaire (petite dépression située à
la base du bec), la pubescence de la plante n'est pas glanduleuse, l'inflorescence
est constituée de 2 ou 3 fleurs (très exceptionnellement 4 ou 5), les fleurs sont
rouge violacé, les feuilles d'un vert franc, le rostre ou bec mesure moins de 35
mm : c'est une espèce des clairières et coupe-feu du Pino - Quercetum.
>->- Erodium lebelii Jord. (= E. glutinosum Dumort.)
Les fruits ne présentent pas depliinfrafovéolaire, la pubescence est glanduleuse
et la plante agglomère les grains de sable, l'inflorescence est constituée de 2 ou
3 fleurs (rarement davantage), les fleurs sont roses, les feuilles d'un vert cendré,
le rostre mesure moins de 25 mm : c'est une plante des sites plus ou moins
fréquentés de l'Artemisio - Ephedretum, du Sileno - Helichrysetum et peut-
être de l'Alyssa - Helichrysetum au voisinage de l'Adour.
>->- Erodium cicutarium L'Hérit. (= E. cicutarium s.st.)
Les fruits présentent un pli infrafovéolaire, une pubescence non glanduleuse,
l'inflorescence est constituée de 3 à 7 fleurs, les fleurs sont rouge violacé, les
feuilles d'un vert franc, le rostre mesure de 25 à 35 mm : c'est l'espèce la plus
nitrophile, elle n'est pas strictement liée au littoral.
Pour J. LAMBINON et aL (Nouvelle Flore de Belgique ...) qui ne mentionne pas
Erodium aethiopicum, celle-ci se nomme Erodium cicutariumsubsp. dunenseAndreas
et se distingue de la subsp. cicutarium par un pli infrafovéolaire moins distinct.
> Limonium auriculae-ursifolium
- Lège, la station de Claouey de ce très rare Limonium n'est pas en très bon état.
Juin 2000.
>- Ornithopus perpusillus
- Biganos, au nord du Port des Tuiles : quelques pieds dans une pelouse du Thero -
Airion en limite du Pino- Quercetum. Juin 2000.
> Ornithopus pinnatus
- Biganos, même station, quelques pieds avec le précédent. Juin 2000.
>- Ornithopus sativus subsp. sativus (=O. roseus Dufour)
- Biganos, même station, quelques pieds avec les deux précédents. Juin 2000.
>- Otanthus maritimus
- Montalivet, au nord de l'agglomération, une belle colonie au sein du Sileno -
Ammophiletum. Juin 2000.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 291

Contribution de Dominique PATIIER

>- Melilotus messanensis (= Melilotus siculus)


-Saint-Christoly-Médoc, au bord de la Gironde. Population décrite par H. BESANÇON
vers 1971, revue par P. JAUZEIN en 1991 (Le Monde des Plantes, 442) et retrouvée
par hasard le 11 avril1998. Elle est toujours constituée d'une centaine d'individus
vigoureux, en début de floraison à la date de ma visite. Cette semi-halophile a
été signalée en d'autres stations de la rive gauche de la Gironde (Port-de-Goulée,
Port-de-By) ; à rechercher sur la rive droite.

Département du Lot

Contribution de: Jean-Jacques LACROIX

>- Adoxa moschatellina


-Carennac, île Calypso, le 20 mars 1999. 31 T DK 07. Quelques pieds dans une
station d'Isopyrnm en sous-bois alluvionnaire.
>- Corydalis cava
-Carennac, île Calypso, le 20 mars 1999. 31 T DK 07. Quelques pieds dans une
station de Adoxa et Isopyrnm.
>- Helleborns viridis
-Rocamadour, le 15 mai 1999. 31 T CK 86. Un pied isolé en fleur sur la rive gauche
de l'Aizou, sous la haie qui borde le ruisseau.
>- Isopyrnm thalictroides
- Carennac, île Calypso, le 20 mars 1999. 31 T DK 07. Station de 25m2 avec
quelques pieds de Corydalis etAdoxa, sur sable limoneux en sous-bois d'une ile
de la Dordogne.
>- Kiclcxia spuria
-Vayrac, Mezels, LesTeulières,le 29 aoüt 1999. 31 T CK97. Nombreux pieds dans
un champ après culture. Plusieurs sujets présentent des anomalies rendant
leurs fleurs identiques, dans leur forme, à celles de Linaria vulgaris : fleurs
régulières en tube sans éperon.
>- Leuzea conifera
-Rocamadour, Moulin de Tournefeuille, le 20 mai 1999. 31 T CK 99. Une vingtaine
de pieds sur un banc rocheux calcaire de 50m2 , peu accessible, orienté sud, rive
droite de l'Alzou.
>- Pistachia terebinthus
- Gintrac, Taillefer. Août 1999. 31 T DK 07. Un pied isolé dans une anfractuosité
rocheuse calcaire.
>- Ranunculus gramineus
-Rocamadour, Cabouy, le 15 avril 1999. 31 T CK 86. Une dizaine de pieds sur le
talus sud du chemin de Cabouy.
>- Spiraea hypericifolia subsp. obovata
-Carennac, Brillayre, avril1999. 31 T CK 97. Plusieurs stations denses, altemant
avec des taillis de Prunus spinosa.

49 - Département du Maine-et-Loire

Contribution de Jean TERRISSE

> Daphne laureola


-Somloire, bois d'Anjou, quelques pieds disséminés dans la partie sud (21 juillet 1999).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
292

> Exaculum pusiltum


- Somloire, bois d'Anjou, quelques pieds dans un Radiolo - Cicendietum sur la
rive est de l'étang du Bois Rigaleau (21 juillet 1999) (en compagnie d'Anagallis
minima, Cicendiafiliformis et Juncus tenageia, déjà notés là en 1992).
> Littorella lacustris
-Somloire, petit étang au sud du bois d'Anjou, plus d'un millier de pieds (21 juillet
1999).
> Pilularia globulifera
-Somloire, petit étang au sud du bois d'Anjou, plus d'un millier de pieds (21 juillet
1999).
> Potamogeton gramineus
-Somloire, petit étang au sud du bois d'Anjou, environ 200 pieds (21 juillet 1999).
Présentes également dans cet étang plusieurs espèces rares déjà notées en 1992
lors de la description de la Z.N.I.E.F.F. : Juncus heterophyllus, Utricularia australis,
Myriophyllum alterniflomm.

64 - Département des Pyrénées-Atlantiques

Contribution de Emmanuel FOURNIER et Séverine HUBERT

> Pmnus lusitanica


- Bidarray. Quelques individus spontanés et presque défleuris dans le vallon du
Bastan, non loin de la frontière espagnole. 8 juin 1999.

79 - Département des Deux-Sèvres

Contributions de :Yves BARON (Y.B.). Antoine CHASTENET (A.C.),


Patrick GATIGNOL (P.G.). Alain METAIS (A.M.), Jean-Pierre RING (J.-P.R.).
SBC0-86 (découvertes collégiales lors des sorties)

> A grimo nia procera


- Coutières. Le Bourg-Neuf. Quelques touffes le long de la rivière avec Achillea
ptarmica. 15 août 1999. 1627E. (P.G.).
>- Carex strigosa
- La Mothe-Saint-Heray. Forêt de Lhermitain : Font-Querré. Quelques touffes
disséminées le long du ruisseau. 5 mai 1999. (P.G.). (A.C.).
> Catabrosa aquatica
-La Mothe-Saint-Heray. Forêt de Lhermitain: Font-Querré. Quelques pieds le long
du ruisseau. 22juin 1999. (P.G.).
> Chrysosplenium oppositifolium
-La Mothe-Saint-Heray. Forêt de Lhermitain: Font-Querré. Très belle population
tout le long du ruisseau. 6 mai 1999. (P.G.). (A.C.).
> Deschampsia cespitosa subsp. convoluta (Rouy) P. Fourn.
-Clussais-La-Pommeraie. Chevais. Quelques pieds très localisés. 12juin 1999. (P.G.).
> Deschampsia cespitosa
- Ménigoute. Etang de Bois Pouvreau. 2 mai 1999. (A.C.).
> Deschampsia media
-Clussais-La-Pommeraie. Chevais. Quelques pieds. 11 juin 1999. (P.G.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 293

>- Dryopteris dilatata


- La Mothe-Saint-Heray. Forêt de Lhermitain : Font-Querré. 7 mai 1999. 409-
2152.1628E. (P.G.). (A.C.).
>- Epilobium montanum
-Saint-Coutant. Chemin des Chevrons, avec Milium e.ffusum. 21 juin 1999. (Y.B.).
>- Leucanthemum vulgare subsp. praecox Horv. var. praecox Horv.
- Coutières. Ancienne carrière de granit au Bourg-Neuf près de La Pagerie. Avec
Orchis morio, O. laxijlora et hybrides (0. x alata), Moenchia erecta et Trifolium
subterraneum. 2 mai 1999. (A.C.).
>- Myosotis balbisiana
- Argenton-Château. Les abords du lac d'Hantibus. C'est à cette espèce que je
rapporte les petits exemplaires à petites fleurs d'un jaune doré persistant. Ce
taxon mentionné dans la Flore du Massif Armoricain est très rare et semble
affectionner les pelouses des Tuberarietea. 9 mai 1999. (P.G.).
>- Myosoton aquaticum
-Chantecorps. Étang des Chateliers. 20 juin 1999. (A.C.).
>- Scilla verna
- La Mothe-Saint-Heray. Forêt de Lhermitain. Très belle population au carrefour
D5 /DIO. 8 mai 1999. 409-2153.1628E. (P.G.), (A.C.).
>- Sison amomum
-Saint-Coutant. Chemin des Minettes. 21 juin 1999. (Y.B.).
- Coutières. Le Bourg-Neuf. Grandes populations pour cette espèce assez peu citée.
16 août 1999. (P.G.).
>- Sisymbrella aspera
-Clussais-La-Pommeraie. Chevais. Quelques pieds très localisés. 10 juin 1999. (P.G.).
>- Spergularia segetalis
-Le Breuil-sous-Argenton. Le Ch1ron de la Garde. Petite population de cette espèce
devenue très rare, en compagnie d'Isoetes histrix, Sedum villosum et Juncus
capitatus. 10 mai 1999. (P.G.).
>- Stachys alpina
- Saint-Coutant. Chemin des Champs-Rouges et chemin des Chevrons. 21 juin
1999. (Y.B.).

Contributions de Luc BlANCHlNI (L.B.).


François-Jean ROUSSELOT (F.-J.R.) et Philippe AUBINEAU (P. A.)
avec des observations complémentaires de
Pierre DUPONT (P.D.). Jacques SAVIN (J.S.). René MOIMEAU (R.M.),
Marc CARRIERE (M.C.). Bernard CANTAUT (B.C.)
et Hubert BEAUJAULT (H.B.)

>- Achillea ptarmica


-Commune de Montigny, à "La Pommeraie". 23/09/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 88.
-Commune du Pin, à l'étang du Nay. 12/09/1999, (L.B.). XS 79.
- Commune de Saint-Maurice-la-Fougereuse, à l'étang de la Grippière. 18/071 1999,
(L.B.). XI' 81.
- Commune de Saint-Sauveur, sur "Pont-Chouette". 22/0711999, (L.B. et H.B.). XS 98.
Cette espèce ne semble pas rare en bocage.
>- Althaea officinalis
-Commune de Terves, à l'Audairie. 25/07/1999, (L.B.). XS 98.
Cette espèce est peu commune sur silice.
>- Berberis vulgaris
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
294

-Commune de Breuil-Chaussée, au château de Blanchecoudre. 19/07/1999, (L.B.).


XS88.
Cette espèce semble plus ou moins naturalisée sur ce site.
> Bromus willdenowii
- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
> Butomus umbellatus
-Commune d'Exoudun, à Brieul. 01/07/1996, (P.A.). XS 23.
Espèce qui devient rare en Deux-Sèvres (comme ailleurs). Mentionnée (M.C.)
sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/Moutiers-sous-
Chantemerle).
> Calamagrostis epigeos
- Commune de Saint-Sauveur, au rond-point séparant la route de Poitiers et celle
d'Airvault. 01/09/1999, (L.B.). YS 08/09.
> Centaurea cyanus
-Commune de Marigny, à la Blotière. 24/05/1997, (P.A.). XS 92.
-Commune de Saint-Sauveur, route de Terves. 01/05/1999, (L.B.). XS 98.
Loin de disparaitre, cette messicole semble encore bien présente en bordure
des champs cultivés ; d'autres observations ont été effectuées sur les communes
de Saint-Clémentin, Voultegon, Sanzay et Saint-Aubin-du-Plain.
> Convallaria maialis
-Commune de Bressuire, partie désaffectée de la gare. 15/04/1999, (L.B.). XS 99.
> Conium maculatum
-Commune de Bressuire, à la Coulée Verte (bords du Dolo). 01/06/1999, (L.B.). XS 99.
-Commune de Sainte-Radégonde, en aval de la vallée du Pressoir. 01/04/1999,
(L.B. et J.S.). YT lü.
> Crataegus laevigata
-Commune de Saint-Maurice-la-Fougereuse, à l'étang de la Grippière. 18/07/1999,
(L.B.). XT 81.
- Commune de Moutiers-sous-Argenton, rive droite de l'Argenton en amont du pont
de Grifférus. 27/07/1999, (L.B.). XT 90.
- Commune de Moutiers-sous-Argenton, au sud de l'étang de Juigny. 011081 1999,
(L.B.). YT 00.
-Commune de Noirterre, dans le bois au sud de l'étang communal. 01/07/1999,
(L.B.). XS 99 :seule donnée sur le canton de Bressuire, où l'espèce semble rare.
> Cucubalus baccifer
-Commune de Missé, cirque de Missé au bord du Thouet, rive gauche. 23/08/1999,
(L.B.). XT 90.
-Commune de Saint-Sauveur, p_rairie de Bellefontaine. 22/07/1999, (L.B). XS 98.
>- Damasonium alisma
- Commune du Breuil-sous-Argenton, vers "Le Fief aux Loups" en bordure d'un
petit étang. 01/07/1999, (L.B.). XT 90.
Cette plante protégée au niveau national reste rarissime en Deux-Sèvres
avec une demi-douzaine de stations connues au maximum.
> Doronicum plantagineum
-Commune de Moncoutant, route de Courlay (R.D. 150) entre "La Peltrie" et "La
Guérinière". 15/04/1999, (L.B.). XS 87. Cette station connue depuis près de 15
ans (Bulletin S.B.C.O. 17 - 1986) et découverte par J.S. et R.M. ne cesse de
s'étendre (sur environ 500 mètres) au fil des ans.
- Commune de Noirterre, au lieu-dit "Les Brandes de Jouteaux" sur environ lOO
mètres de linéaire. 01/05/1999, (L.B.). XS 99.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 295

> Eleocharis acicularis


- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
> Elodea nuttallii
-Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/Moutiers-
sous-Chantemerle) : nouvelle espèce pour le département des Deux-Sèvres.
> Euphorbia hyberna
- Commune de Saint-Maurice-la-Fougereuse, bois près de l'étang de la Grippière.
18/07/1999, (L.B.). XT 81.
> Fraxinus angustifolia subsp. oxycarpa
- Commune de Missé, cirque de Missé, rive gauche du Thouet. 23/08/1999, (L.B.). xr 90.
> Fritillaria meleagris
- Commune de Saint-Clémentin, lieu-dit "La Roche aux Moines", rive gauchè de
l'Argenton, micro-station d'un pied seulement. 05/04/1999, (L.B.). XT 90.
> Galanthus nivalis
- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
> Gaudinia.fragilis
- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
> Genista anglica
-Commune de Saint-Maurice-la-Fougereuse, bordures de l'étang de la Grippière.
18/07/1999, (L.B.l. xr 81.
-Commune de Noirterre, bordure d'un bois situé au sud-ouest de "Les Ramonnières".
10/04/1999, (L.B.). XS 99.
> Helianthus x laetijlorus
-Commune de Bressuire, face à l'Hôpital. 01/11/1999, (L.B.i. XS 99.
-Commune d'Argenton-Chàteau, aux feux dans le centre. 15/09/1999, (L.B.). XT 90.
- Commune de Faye-l'Abbesse, à la sortie du bourg, route de Bressuire. 20/11/
1999, (L.B.). YS 08/09.
Cette échappée des jardins semble avoir quelque propension à se développer
par-ci par-là.
> Hieracium lactucella
-Commune de La Forêt-sur-Sèvre, lieu-dit "Pellouaille". 15/11/1999, (F.-J.R.). XS 88.
Il s'agit d'une des seules données en Deux-Sèvres pour cette espèce plus que
méconnue.
> Inula helenium
-Commune de Boismé, au lieu-dit "Les Bouchetières" au bord de la R.D.139. 25/
07/1999, (L.B.). XS 98.
- Commune de La Chapelle-Largeau, au lieu-dit "Les Belles Roches". 01/1111999
(L.B.). XT 60 d'après des indications de Pierre DUPONT.
> Lobelia urens
-Commune de Montigny, étang de la Pommeraie. 24/08/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 88.
-Commune de Montravers, au bois du Vieux Deffend. 03/10/1999, (L.B.). XS 79.
> Melica ciliata
-Commune d'Argenton-Chàteau, dans le bourg. 18/07/1999, (L.B.). XT 90.
> Micropyrum tenellum
- Commune de Bressuire, quartier de Valette, en bordure de la voie rapide sur les
coteaux siliceux. 01/06/1999, (L.B.). XS 98.
- Commune de Mauzé-Thouarsais, vallée du Pressoir rive gauche en aval du pont.
26/07/1999, (L.B.). YT 00.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
296

~ Oenanthe aquaitca
-Commune de Bouillé-Loretz, dans les fossés du bourg près de l'étang communal.
Juin 1999, (L.B.). YT Ol.
~ Oenanthe crocata
Une prospection spécifique menée pour cette espèce en juin 1999 a permis
de la rencontrer dans 45 communes du bocage sur les arrondissements de
Bressuire et de Parthenay.
~ Paspalum dilataium
-Commune de Niort, près du centre équestre route d'Aiffres. 01/07/1998, (L.B.).
XS93.
- Commune de Bressuire, Saint-Porchaire, en bordure de la réserve d'eau des
pompiers route de Thouars (R.N.149). 01/10/1999, (L.B.). XS 99.
-Commune d'Amailloux, en bordure de la R.N.149. 01/09/1999, (P.D. et L.B.). XS 98.
Cette espèce en expansion rapide n'avait pas été notée auparavant en Deux-
Sèvres.
~ Peucedanum gallicum
-Commune de Montigny, "La Pommeraie". 01/09/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 88.
-Commune de Noirterre, vers "Les Ramonnières". 05/10/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 99.
~ Asplenium scolopendrium
-Commune de Terves, étang de Puy-Blain. 01/11/1999, (H.B.). XS 88.
-Commune de Terves, vers "La Bollardière". 05/ll/1999, (L.B.). XS 88.
-Commune de Saint-Sauveur, Pont-Chouette. 30/07/1999, (L.B. et H.B.). XS 98.
~ Phytolacca americana
-Commune de Pas-de-Jeu, dans une zone de dépôts près du bois de Lairé le 14/
08/1999, (L.B.). YT 20.
~ Polystichum aculeatum
-Commune de Terves, vers "La Bollardière" à l'endroit même où un sentier botanique
a été récemment aménagé par l'école publique (L.B.). XS 88.
Cette fougère est assez rare en Deux-Sèvres avec quelques mentions en Gâtine
seulement.
~ Polystichum spinulosum
-Commune de Moutiers-sous-Argenton, au pont de Grifférus, rive droite, en amont
de ce pont. 27/09/1999, (L.B.). Xf 90.
~ Potentilla montana
-Commune de Saint-Sauveur, en bordure des étangs de Pont-Chouette. 30/071
1999, (L.B.). XS 98.
~ Ranunculus auricomus
- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
~ Salix caprea
-Commune de Montravers, bois du Vieux Deffend, le 03/10/1999, (L.B.). XS 79.
-Commune de Borcq-sur-Airvault, au lieu-dit "Les Plantons" en octobre 1999, (L.B.).
YT29.
Cette espèce est assez rare en bocage, à la différence de Salix atrocinerea qui est
l'espèce dominante partout.
~ Scandix pecten-veneris
-Commune de Noirterre, coteaux de Badart vers le pont romain. Mars 1999, (L.B.).
XS99.
~ Sorbus domestica
-Commune de Pas-de-Jeu, au bois de Lairé. 14/08/1999, (L.B.). YT 20.
-Commune de Chambroutet, bois de Pallain. Octobre 1999, (L.B.). XS 99.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE. 297

>- Spiraea salicifolia


- Commune de Bressuire, à la sortie de Saint-Porchaire vers le centre équestre au
bord de la R.D. no 938 ter. 09/07/1999, (L.B.). XS 99.
>- Tulipa sylvestris subsp. australis
- Commune de Massais, le site de la Salette a été détruit suite à la construction
d'une route (donnée Bernard CANTAUT). XT 90.
-Commune de Mauzé-Thouarsais. Mai 1999, (L.B.). Yr 00.
>- Urtica urens
-Commune de Clessé, anciens moulins de Saint-Benoît. 23/07/1999, (L.B.). XS 98.
>- Veronica montana
-Commune de Breuil-Chaussée au château de Blanchecoudre. 19/07/1999, (L.B.).
XS88.
>- Viburnum opulus
-Commune de Montigny à "La Pommeraie". 23/09/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 98.
>- Woljfia arrhiza
-Commune de Clazay. station de lagunage. 02/08/1999. (L.B.). XS 88.
- Commune de Noirlieu, station de lagunage. 02/08/1999, (L.B.). XS 99.

Contribution de Jean TERRISSE

>- Allium roseum


- Petit-Breuil-Deyrançon, 3 pieds fleuris en lisière sud du bois du Grand Breuil (18
mai 1999).
>- Avenula pratensis
- Assais. coteau dominant la vallée du Gâteau. RR dans une pelouse calcicole (9
juin 1999).
>- Campanula persicifolia
-Assais, lisière nord du bois des Places, le long de laD. 29, 3 pieds fleuris (9 juin
1999).
>- Carduncellus mitissimus
- Petit-Breuil-Deyrançon, commun dans les clairières du bois du Grand Breuil (18
mai 1999).
>- Carex depauperata
- Xaintray, bois de Pichenin, une vingtaine de touffes en 2 stations au fond de la
vallée (7 juin 1999).
>- Carex laevigata
- Moutiers-sous-Chantemerle, forêt de Chantemerle, quelques pieds dans un layon
(21 juillet 1999) ;
- Saint-Aubin-de-Bobigné, étang de la forêt de Boissière (21 juillet 1999).
>- Euphorbia esula
- Petit-Breuil-Deyrançon, au moins 200 pieds dans les ourlets de la partie sud du
bois du Grand Breuil (18 mai 1999).
>- Galium debile
- Séligné, communal des Bouasses, abondant (9 juin 1999) ;
-La Peyratte, étang de Coigné, abondant (8 juin 1999).
> Chamaespartium sagittale
-Assais, micro-pelouse vers les Clouzelières (9 juin 1999).
>- Gratiola officinalis
- Séligné, communal des Bouasses, au moins 150 individus en mélange avec
Ranunculus ophioglo~sifolius (9 juin 1999).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE IA FLORE
298

>- Juncus compressus


-Bougon, chaumes de Gandomé, quelques taches (18 mai 1999).
>- Lathyrus pannonicus
-Bougon, chaumes de Gandomé, abondant (18 mai 1999).
>- Legousia speculum-veneris
-Le Chillou, moisson au sud du bois des Aix, quelques pieds (9 juin 1999).
>- Littorella lacustris
-Saint-Aubin-de Bobigné, étang de la forêt de Boissière (21 juillet 1999). Etangs
très riches décrits en Z.N.I.E.F.F. en 1992 - présence de Pilularia globulifera,
Utricularia australis, Anagallis minima, Exaculum pusillum, etc. - situés dans
une forêt désormais ceinturée d'une clôture de 2 mètres de hauteur.
>- Lysimachia nemorum
- Moutiers-sous-Chantemerle, forêt de Chantemerle, vue en 2 stations totalisant
au moins 200 pieds (21 juillet 1999).
>- Orchis laxiflora
- Séligné, communal des Bouasses, quelques pieds dans une prairie méso-hygrophile
(9 juin 1999).
>- Orobanche teucrii
-Assais, lisière sud du bois de Saint-Loup au-dessus de laD. 29, quelques pieds (9
juin 1999).
>- Pimpinella major
- Moutiers-sous-Chantemerle, forêt de Chantemerle, une centaine de pieds dans
un ourlet calcifuge hémi-sciaphile longeant la route menant à Chantemerle.
Cette espèce euro-sibérienne est très rare en Poitou-Charentes où c'est la première
fois que nous la voyons (21 juillet 1999).
>- Ranunculus ophioglossifolius
- Séligné, communal des Bouasses, probablement plus d'un millier de pieds fleuris
dans les dépressions longuement inondables du communal (9 juin 1999).
>- Sedum rubens
-Assais, lisière nord du bois des Places, le long de laD. 29, au moins 250 pieds (9
juin 1999).
>- Stellaria uliginosa
- Moutiers-sous-Chantemerle, forêt de Chantemerle, quelques pieds dans un zone
suintante (21 juillet 1999).
>- Trifolium squamosum
- Séligné, communal des Bouasses, çà et là dans une prairie méso-hygrophile (9
juin 1999).
>- Utricularia australis
-La Peyratte, étang de Co"igné, plus d'un millier de pieds (8 juin 1999) (également
vus : Littorella lacustris, Potamogeton gramineus, Myriophyllum alternijlorum,
déjà signalés ici).
>- Veronica anagalloides
- Séligné, communal des Bouasses, une station dans un fossé coupant le communal
(9 juin 1999). (Autres espèces remarquables vues ici en 1992 : Juncus anceps et
Deschampsia media).

84 - Département du Vaucluse

Contribution de Jean-Pierre JACOB

>- Carex remota


-Avignon, Islon de la Barthelasse. 7 mai 1999.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 299

Une population d'une dizaine de touffes découverte en préparant une sortie de


la Société de Botanique du Vaucluse sur la partie nord de cet Islon. Ce site a faitl'objet
d'un dossier de demande d'arrêté préfectoral de protection de biotope monté en
novembre 1997 par l'association RIVES d'Avignon, avec l'aide de la D.I.R.E.N.
Provence - Alpes - Côte-d'Azur, et concernant un site fluvial (vasière, roselière.
ripisylve) propriété de la Compagnie Nationale du Rhône.
Ce Carex est protégé dans le département du Vaucluse. C'est la première espèce
végétale protégée découverte sur ce site qui abrite plus de 83 espèces animales
faisant l'objet d'une protection.
A noter que Carex remo ta est présent également à moins de 100 métres du Pont
d'Avignon (B. GIRERD- Mise à jour 1997, page 8). Avant ces stations des berges du
Rhône, il était signalé dans le Luberon dans les gorges de l'Aigue-Brun et dans la
Combe de Lourmarin (B. GIRERD, 1991- Flore du département de Vaucluse, page
91).

85 - Département de la Vendée

Contribution de: Jean-Marc THIRION

> Ceratophyllum submersum


- Olonne-sur-Mer, forêt d'Olonne : dans une mare dunaire, à l'extrémité du chemin
des Grands Chevaux. Mai 2000.
> Ophiogtossum vutgatum
- Brem-sur-Mer,le Havre de la Gachère: dépression à Salixrepens subsp. arenaria,
plus de 10 pieds. Mai 2000.

86 - Département de la Vienne

Contributions de: Yves BARON (Y.B.), Antoine CHASTENET (A.C.).


Patrick GATIGNOL (P.G.). Alain METAIS (A.M.), Jean-Pierre RING (J.-P.R.).
SBC0-86 (découvertes collégiales lors des sorties)

> Acer monspessutanum


-Château Larcher. Camp Alaric. Sur toute la corniche. 8 avril1999. (A.C.).
- Quinçay. Château Gaillard. Sur toute la corniche. 9 avril 1999. (A.C.).
> Ajuga genevensis
-Château-Larcher. Les Chaumes. Une plaque. 15 mai 1999. (Y.B.).
>Ammimajus
-Vouneuil-sur-Vienne. Moulin de Chitré. 22 juin 1999. (A.C.).
-Brux. 19 septembre 1999. (Y.B.).
> Anthemis arvensis
-Château-Larcher. Plateau de Thorns. 25 mai 1999. (P.G.).
> Anthericum ramosum
- Bonnes. Les Pierres percées, avec Fumana procumbens, Linum tenuifotium. 29
octobre 1999. (Y.B.).
> Armeria alliacea
- Orches. Les Varennes d'Orches. Quelques pieds repérés par F. BOTTÉ. 27 mars
1999. 1725E. (P.G.).
> Asptenium trichomanes subsp. pachyrachis
-Château-Larcher. Camp Alaric. Quelques pieds sur une falaise. 24 février 1999.
292-5147. 1727E. (P.G.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
300

~ Callitriche hamulata
- Champagné-Saint-Hilaire. Le Pâturai des Chiens. Dans un fossé avec Ranunculus
trichophyllus et Ranunculus peltatus. 25 avril 1999. 446-2149. 1728E. (P.G.).
~ Campanula persicifolia
- Chiré-en-Montreuil. Champdorin. 15 juin 1999. (Y.B.).
~ Capsella rubella
-Montreuil-Bonnin. 5 avrill999. (A.C.).
~ Carex brizoides
- Lathus. La Barlotière et le Moulin Moreau.! er avril 1999. 1928E. (P.G.).
~ Cephalanthera rubra
-Valdivienne. Le Pas de Saint-Martin, avec Aceras anthropophorum, Peucedanum
cervaria. 25 mai 1999. (Y.B.).
-Bonnes. Les Perlots, avec Ophrys apifera (dont un individu hypochrome), Limodomm
abortivum. 27 mai 1999. (Y.B.).
-Jardres. Bois-Semé. 27 mai 1999. (Y.B.).
~ Corydalis solida
-Lathus. La Barlotière et le Moulin Moreau. 3 avrill999. 1928E. (P.G.).
- Château-Larcher. Camp Alaric. Nombreux pieds bien fleuris. 23 février 1999.
292-5146. 1727E. (J.-P.R.)
-Availles-Limouzine. Route de Millac. 27 avrill999. (Y.B.).
~ Cucubalus baccifer
-- Leigné-les-Bois. Les Marchais. 14 juillet 1999. (A.M.).
>- Cystopteris fragilis
-Lussac-les-Châteaux. Vallon de Chantegros. 1ère station de la Vienne (signalé à
Vouneuil-sur-Vienne et Lathus par SOUCHÉ, mais jamais signalé depuis). avec
Dryopteris affinis subsp. borreri. D. a.ffinis subsp. a.ffinis et D. dilatata. 8 mai
1999. Francois BOTIÉ, (A.C.) et SBC0-86.
~ Daphne !aureola
- Savigny-Lévescaut. Entrée ouest du bourg. 21 janvier 1999. (Y. B.).
-Persac. Vallon boisé entre Villars et Bagneux. 19 avrill999. (Y.B.).
-Marnay. La Jarrige. 3 mai 1999. (Y.B.).
- Poitiers. Vallée de la Boivre, près des remparts. 8 juin 1999. (Y.B.).
-Bignoux. D.6, vers la Liennerie. 21 janvier 2000. (Y.B.).
~ Digitalis lutea
- Chiré-en-Montreuil. Champdorin. 15 juin 1999. (Y. B.).
- Quinçay. Pré Bernard près de Beauvoir. De nombreux pieds avec Lonicera
caprifolium. 17 avril 1999. (A.C.).
~ Epilobium montanum
-Persac. Bois de Ludé. 24 mai 1999. (Y.B.).
-Montreuil-Bonnin. Le Parc. 27 juin 1999. (Y.B.).
~ Epipactis microphylla
-Salles-en-Toulon (Valdivienne). Entre le Charrault et Mallée. 25 mai 1999. (Y.B.).
~ Epipactis muelleri
- Bonnes. Saint-Pierre-d'en-Haut : 1 pied près du pied de Ruta graveolens signalé
par A. BARBIER en 1976. 14 juin 1999. (Y.B.).
~ Euphorbia platyphyllos
- Brux. La Touche. Espèce non revue depuis fort longtemps en compagnie de
Leonurus marrubiastrum et Inula britannica découvert par J. TERRISSE le long
de la Bouleure. 1ère station récente signalée dans la Vienne. 2 septembre 1999.
(P.G.), (Y.B.) et (A.C.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE IA FLORE 301

>- Fumaria muralis


-Availles-Limouzine. Moulin de Vareilles. pre station récente dans la Vienne pour
ce taxon à préciser dont deux formes sont signalées par SOUCHE dans le sud
de la Vienne. 27 avril1999. (Y.B.).
>- Chamaespartium sagittale
- Lavoux. Taillis-Joseph, avec Aceras anthropophorum, Anacamptis pyramidalis,
Cephalanthera longifolia, Limodorum abortivum. 22 mai 1999. SBC0-86.
>- Geranium sylvaticum
-Brigueil-le-Chantre. Prairie près de l'Asse, au sud du bourg, abondant (connu 3
km en amont sur la rive gauche au niveau d'Eparts, cf Bull SBCO 14, et 28). 30
avril 1999. (Y.B.).
- Thollet. Terme de la route du Bouchaud, dans un vallon, abondant. Nouvelle
station. 30 avril1999. (Y.B.).
>- Helianthemum salicifolium
-Moulinet. Avec Coronilla minima etAvenulapubescens. 13 mai 1999. (A.C.).
-Les Braudinières à Chiré-en-Montreuil. 25 avril 1999. (A.C.).
>- Hesperis matronalis
- Quinçay. Marais de l'Auxance en aval de Masseuil. 24 mai 1999. (Y.B.).
>- Iberis amara
-Lavoux. Anciennes carrières. 22 mai 1999. (Y.B.).
>- Laserpitium latifolium
- Quinçay. Forêt de Saint-Hilaire, bord de la D6. 24 avril1999. (Y.B.).
>- Lathyrus niger
- Latillé. Bois de la Cour. Avec : Digitalis lutea, Euphorbia dulcis, Isopyrum
thalictroides, Luzula pilosa, Peucedanum cervaria, Peucedanum gallicum et
Phyteuma spicatum. 18 avril1999. (A.C.).
>- Lathyrus tuberosus
-Chasseneuil. Près du Futuroscope. 27 mai 1999. (A.C.)
>- Luzula pilosa
- Latillé. Bois de la Cour. Avec : Digitalis lutea, Euphorbia dulcis, Isopyrum
thalictroides, Lathyrus niger, Peucedanum cervaria, Peucedanum gallicum,
Phyteuma spicatum. 18 avril1999. (A.C.).
>- Mentha pulegium
-Fontaine-le-Comte. Les Chaumes. Avec Lythrumhyssopifolia. 3 août 1999. (Y.B.).
-Chaunay. Les Mares. 1 cr septembre 1999. (Y.B.).
>- Nymphoides peltata
- Coulombiers. Étang à la Turpauderie. Nouveauté pour la Vienne. Abondant.
mais de spontanéité douteuse (proximité de la ferme, Chamaecerasus sur la
berge). 26 septembre 1999. (Y.B.).
>- Oenanthe aquatica
-Pleumartin. Mare Languillé. 11 juillet 1999. (A.M.).
- Leigné-les-Bois. Mare les Trente Boisselées. 14juillet 1999. (A.M.).
>- Oenanthe lachenalii
-Gouex. Etang de Fontmorin. Nombreux pieds disséminés dans la queue de l'étang.
26 août 1999. (P.G.) et (A.M.).
>- Potamogeton lucens
- Leigné-les-Bois. Mare les Trente Boisselées. 14 juillet 1999. (A.M.).
>- Potamogeton trichoides
-Usson-du-Poitou. Etang de Beauregard. En compagnie de Potamogetongramineus,
P. crispus, P. lucens et de Najas marina. 27 août 1999. (P.G.). (A.M.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
302

> Primula elatior


-Lathus. La Barlotière et le Moulin Moreau. 2 aviil1999. 1928E. (P.G.).
> x Primula tommasinii
- Montamisé. Forêt de Moulière. 6 avril 1999. (A.C.).
- Latillé. Brin. (2 sortes d'hybrides). 24 mars 1999. (A.C.).
> Ranunculus lingua
-Vouneuil-sous-Biard. Bord de la Boivre, 2 stations retrouvées (environ 20 pieds
qui avaient été signalés en juillet 1984, seule station actuellement connue
dans le département). 23 juin 1999. (A.M.).
> Ranunculus ophioglossifolius
Pleumartin. Mare aux Soins, 10 pieds de cette espèce nouvelle pour le
département, avec Alisma lanceolatum, Eleocharis palustris, Oenanthe aquatica
et Oenanthefistulosa. 27 août 1999. (A.M.).
> Ranunculus paludosus
- Chiré-en-Montreuil. Les Braudinières près de Cillais. 7 avril 1999. (A.C.).
- Quinçay. Château Gaillard. Sur toute la corniche. 9 avril 1999. (A.C.).
> Rorippa silvestris
- Brux. Le Roty, lit de la Bouleur, tapissante. 2ëme station récente signalée dans la
Vienne. 19 septembre 1999. (Y.B.).
> Scirpus lacustris subsp. lacustris
-Pleumartin. Mare Languillé. 11 juillet 1999. (A.M.).
- Leigné-les-Bois. Mares les Marchais etTrente-Boisselées. 14juillet 1999. (A.M.).
-Chauvigny. Mare en forêt de Mareuil. 23 juillet 1999. (A.M.).
>- Scleranthus perennis
-Brigueil-le-Chantre. Gué d'Eparts. 30 avril1999. (Y.B.).
> Sedum rubens
-Civaux. Au pied du coteau du Peu. 15 mai 1999. (Y.B.).
-Biard. La Cassette, vieux mur le long de la montée au bourg. 8 juin 1999. (Y. B.).
-Vouneuil-sur-Vienne. Le Bas Villiers et prieuré de Savigny. 26 septembre 1999. (Y.B.).
-Coulombiers. Berme près des Hayes. 26 septembre 1999. (Y.B.).
> Senecio inaequidens
- Vouneuil-sur-Vienne. Moulin de Chitré. Avec : Carduus crispus, Erigeron
lcarvinsldanus (signalé en 1997) et Panicum capillare. 12 mai 1999. (A.C.).
> Serapias lingua
-Persac. Pont de Cliel, parking. 8 pieds. 24 mai 1999. (Y.B.).
> Setariapumila (= glauca)
-Chapelle-Moulière. Forêt de Moulière. 20 août 1999. (A.C.).
>- Sison amomum
-Montreuil-Bonnin. Le Pinier du Parc. 27 juin 1999. (Y.B.).
-Iteuil. Aigne. 7 août 1999. (Y.B.).
-Brux. La Bouleur, à la Touche. 18 septembre 1999. (Y.B.).
- Roches-Prémaries. Route de Nouaillé. 18 septembre 1999. (Y.B.).
- Roches-Prémaries. Rabiou, avec Stachys annua. 22 août 1999. (Y.B.).
- Lhommaizé. Étang des Mornes. 28 août 1999. SBC0-86.
-Iteuil. Chêne-Brault, près du Chêne (pédonculé) à Gui. 19 novembre 1999. (Y. B.).
> Stachys alpina
-Montreuil-Bonnin. Bois du Parc, près du Moulin du Roi. 27 juin 1999. (Y.B.).
- Bonnes. Bois Rullon. 14 juin 1999. (Y.B.).
- Z.N.I.E.F.F. de Montreuil-Bonnin. Avec: Primulax tommasinii, Dentaria bulbifera
(plusieurs centaines), Galium odoratum (des gros tapis) mais Veronica montana
n'a pas été vue. 16 mai 1999. (A.C.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE 303

> Stachys arvensis


-Brux. Champ de tournesol à la Touche. 3ëme mention pour la Vienne. 1er septembre
1999. (Y.B.).
> Stachys palustris
-Biard. Bord de la Boivre, la Cassette (2 pieds). 23'juillet 1999. (A.M.).
> Teucrium scordium
-Brux. Lit de la Bouleur, à la Touche. 1er septembre 1999. (Y.B.).
> Thalictrumjlavum
-Vivonne. Étang Danlot. 13 juin 1999. (A.M.).
> Ulmus glabra ·
-Persac. Pont de Cliel. 24 mai 1999. (Y.B.).
> Utricularia australis
- Chaunay. Les Mares. 1er septembre 1999. (Y. B.).
> Valeriana walrothii Kreyer
- Roiffé. Lisière du Bois Guerin. Cette espèce se différencie de Valeriana ojficinalis
par ses feuilles caulinaires moyennes courtement pétiolées divisées en nombreux
segments étroits et peu dentés et son écologie différente (lisières therrnophiles).
A rechercher. 17 juin 1999. (P.G.).
> Veronica prostrata
-Marnay. La Jarrige. 3 mai 1999. (Y.B.).
> Viola alba subsp. dehnhardtii
-Château-Larcher. Camp Alaric. Haut de la corniche (Détermination: Marc ESPEUT).
25 février 1999. 292-5148. 1727E. (P.G.).
> Viola alba subsp. alba
-Lussac-Les-Châteaux. Lisière de la forêt de Lussac. Plusieurs pieds disséminés le
long de la lisière. 2 mars 1999. 322-5144.1828E. (P.G.).

Contribution de Dominique PATTIER

> Duchesnea indica


-Saint-Sauvant. Plante naturalisée dans la forêt domaniale, près du carrefour des
Anglais (30 mai 1999).
> Salvia sclarea
-Neuville-du-Poitou. Des dizaines de pieds sur les talus de laD. 18, aù nord d'Étables
(1er juillet 1999).

Contribution de Jean TERRISSE

> Achillea ptarmica


- Saint-Martin-l'Ars, étang de Saint-Liguaire, rare (également : Pulicaria vulgaris
. déjà connue ici), étang très riche décrit en Z.N.I.E.F.F. en 1986, désormais
ceinturé d'une clôture de 2 mètres de hauteur destinée à protéger des
aménagements à fins cynégétiques 1
> Galium boreale
-Chaunay, très abondant dans 3 prairies méso-hygrophiles de fauche bordant la
Bouleur au sud-est des Bertons (plusieurs milliers de pieds fleuris le 27 juillet
1999).
> Inula britannica
- Brux, vue en 2 points des rives de la Bouleur entre la Touche et Brux, totalisant
environ 450 pieds (en pleine floraison le 27 juillet 1999) ;
-Chaunay: vue en 1 point des rives de la Bouleur sous les Bertons, au moins lOO
pieds (27 juillet 1999).
CONTWBUTIONS À L'INVENTAIRE DE IA FLORE
304

>- Leonurus marrubiastrum


-Brux, rives de la Bouleur (à sec 1}, entre Brux et Chaunay, au nord de la Touche,
probablement plus d'un millier de pieds, la plante occupe typiquement la partie
haute des berges en compagnie d'Althaea officinalis (très abondante ici). mais
aussi, de manière plus surprenante, des sortes de "ten·asses alluviales" (la
Bouleur cannait-elle des crues en hiver?) colonisées par des friches inondables
à Althaea officinalis, Urtica dioica, Arctium sp., Epilobium gr. tetragonum, etc ;
dans cette seconde situation, les pieds de Leonurus peuvent être éloignés de
plus de lOO rn du lit mineur de la Bouleur. Rappelons que l'espèce ètait signalée
" entre Brux et Chaunay " au XJXème siècle dans la flore de SOUCHÉ (27 juillet
1999).
>- Marsilea quadrifolia
-Asnières-sur-Blour, l'espèce est toujours présente à l'étang des Écluseaux où vue
en une unique mais importante station de 150 m 2 à proximité du hameau des
Écluseaux. au pied de la bonde nord ; toujours présente également à l'étang du
Moulin d'Asnières où vue en 2 points totalisant une centaine d'individus,
notamment à l'extrémité nord de l'étang où aboutit le ruisseau du Flambeau ;
vainement recherchée en revanche à l'étang de Villedon malgré une prospection
attentive d'une grande partie de sa rive sud (26 aoùt 1999).
>- Myriophyllum alterniflorum
-Le Vigeant. abondant dans l'étang de la Mondie (également: Najas marina, Littorella
lacustris, Gratiola ojficinalis, Potamogeton gramineus, déjà vues là en 1988) (25
aoùt 1999).

Erratum : Luc BIANCHINI a relevé une erreur dans les "Contributions à l'inventaire de
la flore" du bulletin no 30, page 227, au sujet de la station de Potamogeton berchtoldii:
Curçay-sur-Dive est une commune du département de la Vienne (et non des Deux-
Sèvres). ·
BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-oUEST, NOUVELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
305

Comptes rendus
des sorties organisées
par le groupe des Botanistes
de la Vienne

Les milieux sablonneux


autour de Scorbé-Clairvaux (Vienne)
Sortie du samedi 27 mars 1999

Patrick GATIGNOL*

Nous nous sommes retrouvés à cinq participants pour cette première sortie
de l'année pendant laquelle nous avons (re)visité les stations suivantes.
Les espèces les plus intéressantes ont été notées en caractère gras.

Les Varennes d'Orches


Cette station bien connue des Poitevins a permis de montrer les espèces
suivantes : ·
Alyssum alyssoides Omithogalum umbellatum
Arabidopsis thaliana subsp. umbellatum
Armeria alliacea Omithopus perpusillus
Cerastium pumilum subsp. pumilum Petrorhagia prolifera
Cerastium semidecandrum Phleum phleoides
Cytisus scoparius Poa bulbosa var. vivipara Koeler
Dianthus carthusianorum Potentilla tabemaemontani
Erodium cicutarium Prunus spinosa
Erophila vema subsp. uema Pulsatilla vulgaris
Eryngium campestre Quercus pubescens
Euphorbia seguierana Ranunculus bulbosus
subsp. seguierana Ranunculus paludosus
Fumaria officinalis Rumex acetosella subsp. pyrenaicus
Helianthemum nummularium Sanguisorba minor subsp. minor
Koeleria macrantha Sedum rejlexum
Lupinus angustifolius Senecio vulgaris
subsp. reticulatus Seseli montanum
Luzula campestris Stachys recta
Muscari comosum Teesdalia nudicaulis
Muscari neglectum var. compactum Guss. Thymus praecox

* P. G. : 42, rue de Nanteuil, 86440 MIGNÊ-AUXANCES.


306 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Tuberaria guttata Vicia lathyroides


Veronica arvensis

La Croix Belle Fille


Un arrêt dans une vigne a permis d'observer une très belle station d'Holosteum
umbellatum repérée l'année précédente. Cette espèce devenue très rare est ici
extrêmement abondante.
On a noté également :
Allium sphaerocephalon 1 (feuilles Crepis sancta
glauques et pleines, semi-circulaires) Lamium amplexicaule
Allium vineale (feuilles vertes, molles Lamium purpureum
et creuses) Mibora minima

La parc de Scorbé-Clairvaux
Un petit arrêt nous a permis d'observer Mibora minima et Veronica triphyllos.
Malgré des recherches attentives Myosurus minimus n'a pu être repéré. La
parcelle ayant été très transformée et le milieu asséché, il est possible que la
station ait disparu.

La Boutinière à Scorbé-Clairvaux
Un demi er arrêt nous a permis de voir une des stations de Carex arenaria
accompagné de Allium paniculatum (feuilles aplaties) et de Lamium hybridum.

1 : Les différentes espèces d'ails à l'état végétatif ont été déterminées grâce à l'aide
précieuse de F. BOTTÉ.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 307

Vallon de Chantegros
à Lussac
Sortie du samedi 6 mai 1999

Yves BARON*

Ce sympathique vallon boisé est sorti de l'anonymat en 1977 avec son


signalement par J.-Cl. THIAUDIÈRE pour plusieurs taches de Lis martagon, la
commune de Lussac s'avérant dés lors comme le centre de distribution de
l'espèce dans le département (cf. sorties du 15 juin 1999, du 4 avril1998 en forêt
de Lussac, des 5 juin 1983 et 20 juin 1998 dans la vallée de l'Aubineau), la plus
importante station se situant tout près de là, aux Chirons, sur le territoire de
Sillards. Une Z.N .I.E.F.F. en résulta (na 327), mais un regain d'actualité est venu
en 1998 d'un projet d'une sorte de "Jurassic Park" nécessitant un affinement de
l'inventaire. Le voici, dans son état actuel :

Rives du ruisseau ;
Dipsacus jullonwn Lycopus europaeus
Eupatorium cannabinum Lysimachia vulgaris
Filipendula ulmaria Mentha aquatica
Hypericum tetrapterum Scrophularia aquatica
Humulus lupulus Scutellaria galericulata
Iris pseudacorus

Bas du vallon :
Acer campestre Corylus avellana
Ajuga reptans Dipsacus sylvestris
Alliaria petiolata Dryopteri>; carthusiana
Allium ursinum Ranunculus fic aria
Anemone nemorosa Filipendula vulgaris
Arum italicum Fragaria vesca
Bromus ramosus Glechoma hederacea
Carex remota Hyacinthoides non-scripta
Carex sylvatica Hypericum hirsutum
Carpinus betulus Juncus conglomeratus
Circaea lutetiana Lamiastrum galedbdolon
--------------------------------
*Y. B. : 17, rue Claire Fontaine, 86280 SAINT-BENOÎT.
308 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉFAIS, D. PROVOST

Lathraea clandesiina Rubia peregrina


Luzula jorsteri Rumex sanguineus
Moehringia trinervia Stachys ojficinalis
Orchis mascula Stachys sylvatica
Omithogalum pyrenaicum Symphyium tuberosum
Dryopteris JWx-mas Tamus communis
PotentiUa erecta Ul.mus minor
PotentiUa sterilis Veronica chamaedrys
Primula elatior Veronica serpyWJolia
Prunus avium Vibumum opulus
Pteridium aquilinum Vicia sepium
Quercus robur Vinca minor
Ranunculus acris Viola hirta
Ranunculus serpens subsp. nemorosus

Haut du vallon :
Aquilegia vulgaris Lychnis jlos-cuculi
Asplenium adiantum-nigrum Melica unijlora
Asplenium trichomanes Melittls melissophyUum
Athyriumjilixjemina Mercurialis perennis
Buxus sempervirens Mespilus germanica
Cardamine pratensis Polygonatum multijlorum
Carex paHescens Polystichum setijerum
Cirsium palustre Primula elatior
Cy stopteris .fragilis Primula veris
Dryopteris a.ffinis subsp. a.ffinis Asplenium scolopendrium
Dryopteris a.ffinis subsp. borreri Sorbus torminalis
Dryopteris dilatata Stachys alpina
Euphorbia dulcis Tilia cordata
Fraxinus excelsior Tilia platyphyHos
Galeopsis tetrahit Viola reichenbachiana
Lilium martagon
La nouveauté principale est, ce jour-là, la découverte par F. BOTIÉ et A.
CHASTENET de Cystopteris.fragilis (montagnarde jamais revue dans la Vienne
depuis les deux mentions de SOUCHÉ :Vouneuil-sur-Vienne et Lathus) sur le
talus bordant le sentier, en compagnie de diverses autres fougéres, dont
Dryopteris a.ffinis. Au total, pas moins de douze espèces de fougères dans ce seul
petit vallon, soit la quasi-totalité des polypodiacées du département, plus une
nouvelle station de Stachys alpina, finalement assez largement disséminé chez
nous. Il était trop tard pour Scala bifolia et Isopyrum thalictroides, mais le
Primula elatior et les trois taches de Lis, chacune dans leur alcôve de buis,
étaient toujours au rendez-vous.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 309

Autour de Lussac-les-Châteaux
Sortie du samedi 15 mai 1999

Yves BARON*

La première étape avait pour but la visite aux deux hampes d'Ophrys lutea
découvertes l'an demier par J.- P. RING, au coteau du Peu, dominant la centrale
de Civaux ... Mise en route depuis, celle-ci n'y est donc pour rien(!), mais, par
la suite, il nous appartiendra de vérifier si l'humidification des deux volumineux
panaches ne viendra pas contrarier l'effet- bénéfique ici pour les botanistes- du
réchauffement climatique en cours. Ce coteau très pentu et aride, évoquant le
midi, boisé seulement dans sa partie supérieure, n'offrait jusqu'alors qu'une
flore assez courante pour les sites homologues de ce secteur, où l'Inula montana
est assez répandu. Visité en 1980, il n'avait alors paru mériter ni les honneurs
d'une Z.N.I.E.F.F., ni même ceux d'une excursion, contrairement à plusieurs
sites voisins (bois du Seigneur, vallée de l'Aubineau, 5 juin 1983, cf 15 et 20 juin
1998 encore pour cette dernière). Ophrys jaune mis à part, à peu près passé à
cette date, la flore est toujours à peu près la même :
Anacamptis pyramidalis Eryngium campestre
Arabis hirsuta Festuca hervieri
Arenaria serpyllifolia Festuca lemanii
subsp. serpyllifolia Fumana procumbens
Blaclcstonia peifoliata Globularia punctata
Brachypodium pinnatum Helianthemum apenninum
Briza media Helianthemum nummularium
Bromus erectus Helianthemum x sulfureum Schlecht.
Carexjlacca (= H. apenninumx H. nummulariunl)
Carex hallerana Himantoglossum hircinum
Cephalanthera longifolia Hippocrepis comosa
Cephalanthera rubra Inula montana
Cirsium acaule Juniperus comrnunis
Comus sanguinea Koeleria pyramidata
Coronilla minima Koeleria vallesiana
Desmazeria rigida Linum catharticum
Euphorbia exigua Linum tenuifolium
--------------------------------
*Y. B. : 17, rue Claire Fontaine, 86280 SAINT-BENOÎT.
310 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Ophrys lutea Scabiosa columbaria


Ophrys sphegodes Seseli montanum
Platanthera chlorantha Teucrium chamaedrys
Potentilla tabemaemontani Teucrium montanum
Prunus spinosa Thesium humijusum
Quercus pubescens Thymus praecox
Rubia peregrina Trisetumjlavescens
Salvia pratensis Vulpia bromoides
Sanguisorba minor subsp. muricata
Non loin du pylône :
Myosotis ramosissima Rosa agrestis
Ophrys insectifera Rosacanina
Orchis insectiferax O. sphegodes Silene nutans
Polygala vulgaris Thlaspi peifoliatum
Dans le petit bois :
Acer monspessulanum Sanicula europaea
Buglossoides purpurocaerulea Viola hirta
Quercus pubescens
Et au bord de la route :
Sedum rubens Draba muralis
Minuartia hybrida Stachys recta
Une seconde étape, mais volante celle-là, au pied de la forêt de Lussac (objet
de la sortie du 4-4-98) habillant le même coteau, était justifiée par la redécou-
verte en 1997 de la colonie de Tanacetum corymbosum, déjà connue de A.
BARBIER. A proximité, figuraient notamment Buglossoides purpurocaerulea et
Lithospermum officinale, Lathyrus niger, Vincetoxicum hirundinaria et
Cephalanthera longifolia.
Ce qui restait du groupe se transportait ensuite au coteau des Grands
Moulins (parfois désigné au singulier), site sur sables dolomitiques célèbre
depuis DELASTRE (1842), qui y signalait Alyssum montanum, dans sa seule
station régionale -connue, Arenaria controversa (nommé alors "conimbricensis"),
mais semblait y ignorer Ranunculus gramineus, que pourtant SOUCHÉ (1 90 1)
lui attribue, lui-même ne retrouvant pas l'Alyssum, pas plus que les sociétaires
de la S.B.D.S. venus à Lussac le 26 mai 1927.
Objet d'une sortie informelle organisée parE. CONTRÉ le 10 juin 1972, ce
site n'avait connu depuis que le passage épisodique de botanistes isolés. Le
soussigné par exemple y est revenu le 20 juin 1977 avec A. BARBIER, le 17 juin
1983, dans le cadre d'une étude d'impact avant ouverture de carrières de
dolomie dans le secteur ... étude débouchant le 10 décembre 1984 sur un arrêté
de biotope -les trois espèces ci-dessus étant protégées-, le 22 septembre 1998,
pour y découvrir. .. les ravages dus aux sangliers depuis son aménagement en
enclos de chasse en 1989, et aux lapins qui prolifèrent (1), etle 15 avril dernier,
avec des représentants de la D.I.R.E.N. et de la D.D.A., pour négocier avec les
propriétaires, sensibles à l'attrait esthétique des lieux, mais acculés à une
nécessite de rentabilisation d'une exploitation sur sol pauvre.
Notre venue ce 15 mai avait pour but de parfaire l'état des lieux entrepris les
15 avril et 11 mai, en compagnie du fils du propriétaire, aussi coopérant que
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 311

compréhensif. Cette pelouse, sur sables mobiles intercalés d'une banquette


rocheuse, dominée par .des boqueteaux de Chéne pubescent et Buis a certes
toujours été discontinue, mais, de loin, le vert l'emportait et, de près, en avril,
elle n'était que tapis de fleurs, alors qu'aujourd'hui, l'ocre des sables nus
l'apparente davantage à une dune du'Sahara! Néanmoins, ce qui reste de_
végétation livre un bilan potentiellement assez proche de celui de ce qu'il faut
bien appeler l'état initial ... à condition de faire abstraction de l'aspect quantitatif
et même de l'état individuel, susceptible de ne pas permettre le repérage ou
l'identification de nombre d'espèces :
Ajuga chamaepitys Helianthemum apenninum
Ajuga genevensis (nouveauté ici, et pres- Homungia petraea
que envahissant dans la partie N.) Inula montana (rare)
Alyssum alyssoides Myosotis ramosissima (envahissant)
Alyssum montanum (15 maigres pieds, Ranunculus bulbosus
contre plusieurs centaines Ranunculus gramineus (tondu,
auparavant) pratiquement sans fleurs, depuis
Arenaria controversa (abondant, car il le 15 avril)
profite des vides !) Ranunculus parvijlorus
Arenaria serpyllifolia Tiifolium scabrum
Carex humilis (à touffes en cercle Veronica prostrata (raréfiée, et repérée
résistant bien) seulement dans la partie est)
Erodium cicutarium Vulpia unilateralis
Logfia minima Vulpia membranacea
Galium pumilum
Au nord, le boisement devient dense, et le vallon, plus étroit et gagné par les
colluvions argileuses passe à la chênaie-charmaie, après une transition de pré-
bois à Cephalanthera longifolia et Orchis ustulata. C'est alors le bois des
Coudrières, station de Lis martagon connue de SOUCHÉ: Aquilegia vulgaris,
Isopyrum thalictroides, Lilium martagon (une centaine de pieds, en plusieurs
taches fouillées par les sangliers !) , Orchis mas cula, Platanthera chlorantha,
Sorbus domestica.
Manquent ainsi à l'appel Carduncellus mitissimus, Bombycilaena erecta,
Thesium divaricatum llinia glauca (ces deux demières à vrai dire localisées
plutôt du côté extérieur de l'enclos lors des visites antérieures). Détenteur de 4
espèces protégées, bénéficiaire de la Z.N.I.E.F.F. na 322, d'un Arrêté de
protection de biotope, et maintenant partie prenante d'un Site NATURA 2000,
ce site, le plus "titré" du département, appelle de toute urgence la gestion que
son élection au titre européen semble lui promettre. Un gestionnaire est désigné
(L.P.0.-86), qui devrait collaborer avec le Conservatoire Régional des Espaces
Naturels (C.R.E.N.). Affaire à suivre ...
312 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Les carrières de Lavoux


(Vienne)
Sortie du samedi 29 mai 1999

Antoine CHASTENET*

Cette sortie programmée par la Société Botanique du Centre-Ouest le fut


également par le Centre d'Initiation à la Nature et l'Environnement de la Vienne
(C.I.N.E.V.). Cela permit d'augmenter sensiblement le nombre de participants
Qusqu'à 16). Ce type de sortie permet donc d'offrtr à tous, débutants ou
confirmés, jeunes et moins jeunes, professionnels ou non en botanique, un
moment convivial où les connaissances s'échangent. Cela permet aussi à des
passionnés de botanique de ne pas être mobilisés une demi-joumée par des
sorties où un· très petit nombre d'amateurs débutants participent.
Les carrières de Lavoux ne sont quasiment plus exploitées et nous avons
herborisé dans des sites abandonnés depuis longtemps. Les groupements
visités appartiennent à la classe des Festuco - Brometea de l'ordre des
Brometalia erecti et aux alliances des Xerobromion et Mesobromion. Quel-
ques traces de groupements des manteaux du Quercion pubescenti-petraeae
furent aussi observées ainsi que des plantes moins calcicoles.
La première carrière visitée au bord de laD. 20, au sud du bourg, nous a
permis de nous initier aux groupements calcicoles xériques avec des cortèges
floris tiques de transition entre le Xerobromion et le Mesobromion du haut vers
le bas de la butte :
Aceras anthropophorum Campanula rapunculus
Acinos arvensis Carex flacca
Minuartia hybrida Carlina vulgaris
Anthyllis vulneraria Centranthus ruber
Arabis hirsuta Cirsium acaule
Asperula cynanchica Coronilla varia
Avenula pubescens Desmazeria rigida
Blaclcstonia peifoliata Eryngium campestre
Briza media Euphrasia stricta
Bromus diandrus F'umana procumbens
Bromus erectus Poa bulbosa var. vivipara Koeler

* A. C. : 11, rue de la Riboire, 86190 FROZES.


COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 313

Galium pumilum Rubia peregrina


Geranium columbinum Sanguisorba minor subsp. minor
Geranium purpureum Scabiosa columbaria
Globularia punctata Sedum rubens
Hippocrepis comosa Silene nutans
Linum cathariicum Stachys recta
Medicago lupulina Teucrium chamaedrys
Ononis natrix Teucrium montanum
Ophrys insectifera Thymus serpyllum (s.l.)
Ophrys sphegodes Trifolium pratense
Papaver dubium Trisetumflavescens
Papaver dubium x P. rhoeas
La strate arbustive étant représentée par : Comus sanguinea, Quercus
pubescens, Rosa agrestis, Rosa canina et Rosa nitidula.
Une autre carrière près du terrain de football nous offre Iberis amara.
Le long d'une route (D. 139). nous faisons une halte centrée sur l'observation
des orchidées, en lisière du "Taillis Joseph" :
Anacamptis pyramidalis Ophrys insectifera
Aceras anthropophorum Ophrys sphegodes
Cephalanthera longifolia Ophrys apifera lusus trollii
Ophrys apifera (Hegetschwiller) Nelson
Ensuite, nous avons plus longuement herborisé, au sud immédiat du bourg
dans les carrières des Vernas, sur des pelouses maigres au sol parfois complè-
tement écorché. Nous avons pu observer les nouveautés suivantes :
Acinos arvensis ·
Anthyllis vulneraria Inula conyza
Asperula cynanchica Koeleria pyramidata
Cephalanthera rubra Linaria supina subsp. supina
Chaenorhinum minus Linum catharticum
Chamaecytisus supinus Linum tenuifolium
Danthonia decumbens Melampyrum cristatum
Erica scoparia Melampyrum pratense
Eryngium campestre Ononis natrix
Euphrasia stricta Pimpinella saxifraga
Festuca auquieri Kerguélen Poa compressa
Fesiuca hervieri Polygala calcarea
Filipendula vulgaris Potentilla montana
Fumana procumbens Reseda lutea
Galium pumilum Rosa micrantha
Chamaespartium sagittale Teucrium montanum
Geranium purpureum Thesium· humifusum
Helianthemum nummularium Vulpia unilateralis
Iberis amara
Thalictrum minus subsp. minus signalé autrefois n'a pas été revu ce jour là.
La présence d'Erica scoparia témoigne de l'acidification partielle de la zone
prospectée.
Les plantes dont les noms sont signalées en gras sont rares pour la Vienne (voire au-delà).
314 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Enfin, nous sommes allés près de Bourgueil (Bonnes) aux Perlots, à gauche
de la descente sur la vallée de la Vienne. Nous avons observé une population
d'orchidées spontanément préservée de la tonte par le propriétaire qui nous
avait autorisé à herboriser sur sa propriété. La nouveauté était : Ophrys apifera
var. viridiflora Rosbach au milieu de :
Cephalanthera rnbra Ophrys sphegodes
Ophrys apifera Platanthera chlorantha
Et dans le bois très proche : Limodornm abortivum.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 315

Bois de Saint-Pierre
à Smarves (Vienne)
Sortie du samedi 4 juin 1999

Yves BARON*

Il s'agissait d'une séance d'initiation destinée au grand public dans le cadre


de la journée de l'environnement. Le rendez-vous était au parking sud, près du
Centre aéré. Un public clairsemé - en fait à base d'une "clientèle captive"
d'habitués occasionnels et de sociétaires - était convié à un parcours allant de
la chênaie sessiliflore (quelque peu mélangée) du plateau à une chênaie-
charrhaie, encadrée d'une chênaie calcicole mésohygrophile, dans le secteur de
la vaUée de Fontfrère. Furent rencontrées ainsi successivement, entre autres :
Aquilegia vulgaris Mespilus gennanica
Deschampsiaflexuosa Milium e.f/Usum
Duchesnea indica Neottia nidus-avis
Euphorbia angulata Peucedanum gallicum
Euphorbia dulcis Primula veris
Euphorbia sylvatica Rosa arvensis
Festuca heterophylla Rumex sanguineus
Galeopsis tetrahit Serraiula itnctoria
Hypericum hirsutum Tilia platyphyllos
Lathyrus niger Veronica chamaedrys
Lonicera xylosteum Vibumum lantana
Melittis melissophyllum
Et dans le bas de "Fontfrère" : Lamiastrumgaleobdolon, Phyteuma spicatum
et Sanicula europaea, puis lors de la montée au nord : Buglossoides purpuro-
caerulea et Laserpitium latifolium.
Le bouquet final - prémédité bien sûr - fut de Lis martagon, de cette station
découverte en 1975, extrême limite nord-ouest de l'espèce (pour notre conti-
nent!). Face à ce public des plus sages, le message habituel sur cette relique
glaciaire protégée, témoin d'un climat qui n'existe plus, et à respecter scrupu-
leusement, n'avait aucun mal à passer. .. (le "bouquet" on l'aura compris, n'était
qu'une métaphore renvoyant à une autre journée rituelle, un mois plus tard).
Restait le retour, pour les éventuels oublis ou révisions.

*Y. B. : 17, rue Claire Fontaine, 86280 SAINT-BENOÎT.


316 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉI'AIS, D. PROVOST

Région de Roiffé
(Vienne)
Sortie du samedi 19 juin 1999

Patrick GATIGNOL*

Cette sortie, qui a réuni une dizaine de participants venant de la Vienne et de


l'Indre-et-Loire, était consacrée à l'exploration des landes et des bois de Raillé.
Le temps très chaud nous a incités à nous attarder plus profondément sur
le secteur boisé au niveau du Bois Guérin.
Celui-ci est installé sur des sables cénomaniens qui engendrent une flore difficile
à appréhender sur le plan phytosociologique du fait de la juxtaposition d'espèces
calcicoles et silicicoles, hygrophiles et xérophiles (voir à ce sujet Y. BARON 1).
La lisière le long de la route comprend une végétation thermophile et calcicole
qui appartient à la classe des Trifolio - Geranietea avec :
Arabis glabra TR
Arabis hirsuta Helianthemum nummularium
Astragalus glycyphyllos Laserpitium latifolium
Campanula persicifolia Listera ovata
Campanula rapunculus Melampyrum cristatum
Cirsium tuberosum Myosotis arvensis
Colchicum autumnale Peucedanum oreoselinumAR
Danthonia decumbens Pteridium aquilinum abondant
Dianthus armeria Quercus pubescens
Elymus pungens subsp. campestris Quercus robur
xE. repens Silene nutans
Elymus repens Stellaria graminea
Epipactis helleborine Stellaria holostea
Galiumpumilumfo. Verbascum lychnitis
Genista tinctoria Valeriana walrothii Kreyer
Cette demière espèce récemment découverte dans la Vienne se différencie de
Valeriana o.ffi.cinalis par ses feuilles caulinaires moyennes courtement pétiolées
divisées en nombreux segments étroits et peu dentés et son écologie totalement
différente.
P. G. : 42, rue de Nanteuil, 86440 MIGNÉ-AUXANCES.
l : BARON, Yves - Les plantes sauvages et leurs milieux en Poitou-Charentes. (Manuscrit
non publié). Page 61. ·
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 317

Nous nous sommes ensuite engagés dans un chemin transversal qui a


permis d'observer des espèces de pelouses sableuses avec :
Aira caryophyllea Geranium pusillum
Caps ella gracilis Myosotis arvensis
Capsella rubella Omithopus perpusillus
Cerastium semidecandrum Potentilla neglecta
Filago vulgaris Veronica arvensis
Geranium molle Vulpia myuros
Puis 1.me lîsière constituée de plantes acidophiles appartenant à la classe des
Melampyro - Holcetea avec :
Anthoxantum odoratum Potentilla erecta
Calluna vulgaris Potentilla montana
Hypericum pulchrum Pulmonaria longifolia
Luzula campestris Serratula tinctoria
Melampyrum pratense Stellaria holostea
Peucedanum gallicum Teucrium scorodonia
Polygonatum multiflorum Trifolium ochroleucon
Dans une zone plus fraîche on a noté :
Ajuga reptans Mycelis muralis
Carex ovalis Poa nemoralis
Circaea lutetiana Primula elatior ? (feuilles)
Geum urbanum Rumex sanguineus
Heracleum sphondylium Stachys sylvatica
Listera ovata
Ainsi que, à proximité d'un trou d'eau:
Pulicaria dysenterica Samolus valerandi
Et le long d'une haie un rosier à feuilles velues et inflorescence glanduleuse
qui n'a pu être déterminé avec certitude. Il pourrait s'agir de Rosa tomentosa.

En fin d'après-midi, nous nous sommes rendus sur les landes de Roiffé pour
y voir la station d'Avenula marginata subsp. sulcata (=A. lodunensis) signalée
par Pierre PLAT le 23 juillet 1983, avec laquelle nous avons observé les espèces
suivantes:
Danthonia decumbens Potentilla montana
Digitalis purpurea Pteridium aquilinum
Erica cinerea Serratula tinctoria
Erica scoparia Teucrium scorodonia
Festuca tenuifolia Ulex europaeus
Peucedanum gallicum Ulexminor
Plantago coronopus
Toutefois nous n'avons pas trouvé Agrostis curtisii et Erica ciliaris signalés
dans ce même secteur par Pierre PLAT.
318 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

L'étang de Bois-Pouvreau
Ménigoute (Deux-Sèvres)
Sortie du samedi 26 juin 1999

Antoine CHASTENET*

Par une journée agréable sur le plan météorologique, 9 personnes se sont


retrouvées à l'entrée du terrain de camping de la Folie (ou de La Touche), à
l'amont de l'étang.
Dès la sortie des voitures, nous étions attirés par une petite végétation
rougeàtre : Crass!lla tillaea.
Dans la partie la plus élevée du bois qui abrite le camping, une dépression
nous offre : Carex sylvatica, Deschampsia cespitosa, Rosa arvensis.
Puis nous descendons le long d'un ruisselet vers l'étang au milieu d'un chaos
granitique. Nous observons :
Carex riparia Myosotis scorpioides
Euphorbia amygdaloides Poa nemoralis
Galeopsis tetrahit , Polypodium vulgare
Helleborus viridis (déjà connu) Primula elatior subsp. elatior (??)
Juncus acutijl.orus Umbilicus rupestris
En atteignant le bord' de l'étang, nous apercevons Lythrum portula et
Spirodelapolyrhizaavant d'observer une mégaphorbiaie sur une grande surface
à la queue d'étang:
Angelica sylvestris Lythrum salicaria
Calystegia sepium Myosoton aquaticum
Carexelata Phalaris arundinacea
Carex vesicaria Polygonum amphibium
Filipendula ulmaria Scrophularia auriculata
Juncus e.ffusus Scutellaria galericulata
Lotus uliginosus Sparganium erectum
Lysimachia vulgaris
Sur un chemin d'accès aux zones de pêche, deux plantes relativement rares
attirent notre attention : Eleocharis acicularis et Veronica montana.

*A. C. : 11, rue de La Riboire, 86190 FROZES


COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 319

Nous arrivons à la digue retenant cet étang et dans le déversoir, de belles


populations de Rorippa amphibia et Rumex hydrolapathum se développent.
Sur un rocher granitique, nous observons longuement un petit pied rachi-
tique de millepertuis sans fleur. Malgré des échanges passionnés, aucun
consensus ne se dégage. Nous devrons vérifier une autre année si l'hypothèse
de l'Hypericum linarifolium est fondée.
En contre-bas de la digue, nous cherchons Sedum anglicum sans succès.
Nous notons : Luzula pilosa, Vibumum opulus, Sedum rubens.
Le retour sera effectué par l'autre côté, nettement moins accessible mais
également beaucoup moins fréquenté, afin d'herboriser dans une zone repérée
l'année précédente par Patrick GATIGNOL; Nous retrouvons les plantes qu'il
avait indiquées :
Adoxa moschatellina Lysimachia nummularia
Chaerophyllum temulum Oxalis acetosella
Dryopteris carthusiana Phyteuma spicatum
Geum urbanum Scrophularia nodosa
Heracleum sphondylium subsp. sibiricum
La sortie se termina sur le regret de n'avoirpas retrouvé Omalotheca sylvatica
et Sedum anglicum observés l'année précédente.
320 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Les étangs des Forges (Lhommaizé),


de Fontmorin (Gouex)
et des Mornes (Bouresse)
Sortie du samedi 28 août 1999

Alain MÉTAIS*

1 - L'étang des Forges


dont le nom provient de l'existence d'anciennes forges à fer, est situé entre
Lhommaizé et Verrières sur une partie un peu encaissée d'une petite rivière, la
Dive de Morthemer. Cet étang propice à l'observation des oiseaux, est aussi
connu depuis longtemps par Yves BARON pour son :intérêt botanique et
notamment pour ses îles flottantes à Thelypteris palustris.
L'objectif principal de cette sortie était de prospecter de manière plus
approfondie en utilisant des embarcations ces différentes îles qui occupent une
bonne partie de la queue d'étang. Mais à l'occasion de la sortie de préparation
en barque avec Patrick GATIGNOL,l'approche de ces îles s'est avérée impossible
du fait de la faible profondeur de l'eau et de la gêne occasionnée par la végétation
amphibie (Nqjas marina ... ) . Le samedi 28 août nous nous sommes donc limités
avec le groupe S.B.C.O. à prospecter seulement les parties facilement aborda-
bles du bord de l'étang, côté prairie :
a- Bord de l'étang, côté prairie :
Alnus glutinosa Lysimachia vulgaris
Carex elata Lythrum salicaria
Carex pseudocyperus Mentha aquatica
Carex riparia Oenanthe peucedanifolia
Calystegia sepium Phragmites australis
Epilobium hirsutum Polygonum amphibium
Epilobium parvijlorum Salix atrocinerea
Iris pseudacorus Scrophularia auriculata
Juncus elfusus Scutellaria galericulata
Juncus inflexus Solanum dulcamara
Lycopus europaeus Thelypteris palustris
b- Dans l'eau:
Nuphar lutea Utricularia ausiralis

*A. C. : 24, rue Beauséjour, 86000 POITIERS.


COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 321

c - Prairie, partie plus sèche :


Cirsium eriophorum Urtica dioica
Pimpinella saxi.fraga Verbascum pulverulentum
d- Bord de l'étang, côté nord:
Althaea officinalis Equisetum arvense
Carex paniculata Thelypteris palustris
La sortie s'est poursuivie par la visite de deux petits étangs situés un peu plus
loin sur les communes de Gouex et de Bouresse.

2 - L'étang de Fontmorin (Commune de Gouex)


L'intérêt de cet étang réside dans la zone d'atterrissement dont une partie
est exondée. Hypericum tetrapterum
Alisma plantago-aquatica Juncus ariiculatus
Alnus glutinosa Juncus bulbosus
Anagallis tenella Juncus conglomeratus
Carex lepidocarpa Juncus injlexus
Carex panicea Juncus subnodulosus
Carex pseudocyperus Lotus uliginosus
Cirsium palustre Lythrum salicaria
Comus sanginea Mentha aquatica
Cyperus fus clis Oenanthe lachenalii
Epilobium parviflorum Pulicaria dysenterica
Equisetum palustre Ranunculus jlammula
Eupatorium cannabinum Ranunculus sardous
Galium uliginosum Samolus valerandi
Hydrocotyle vulgaris Scutellaria galericulata
Spiranthes autumnalis

3- L'étang des Mornes


La visite rapide de cet étang était justifiée par la présence de Spiranthes
autumnalis et d'une importante station d'Equisetum telmateia.
Végétation de la berme : Juncus injlexus
Aira caryophyllea Lycopus europaeus
Centaurium umbellatum Odoniites verna subsp. seroiina
Epilobium hirsutum Sedum cepaea
Epilobium parviflorum Sison amomum
Equisetum telmateia Spiranthes autumnalis
Eupatorium cannabinum Trifolium arvense
322 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST

Étang de Bonnes
(Vienne)
Sortie du samedi 11 septembre 1999

Dominique PROVOST*

Cinq participants se sont retrouvés sur la place devant l'église de Bonnes


sous un soleil de plomb pour découvrir la flore de l'étang de Bonnes.
Le site a été très remanié : une île a été créée, des parties de la rive ont été
aménagêes pour les pêcheurs. Seul point positif, la surface de l'étang a été
débarrassée de l'envahissante Ludwigia peploides au printemps. Seul un îlot a
été conservé en guise de "parterre" aquatique, fort joli ma foi.
Nous avons d'abord exploré une partie exondée colonisée par :
Agrostis stolonifera Matricaria peiforata
Bidens tripartita Phalaris amndinacea
Cynodon dactylon Plantago coronopus
Cypems eragrostis Plantago major subsp. intermedia
Cypems jus eus Polygonum persicaria
Echinochloa cms-galli Potentilla reptans
Eleocharis palustris Pulicaria vulgaris
Equisetum arvense Ranunculus sardous 7
Gnaphalium luteo-album Rorippa amphibia
F'i.laginella uliginosa Salix alba
Juncus bulbosus Setaria viridis
Juncus compressus Solanum nigmm
Kicloda elatine Sonchus asper
Leersia oryzoides Trifolium repens
Ludwigia peploides Leontodon taraxacoides
Lycopus europaeus subsp. taraxacoides
Lysimachia vulgaris Typha latifolia
Lythmm salicaria Verbena o.fftcinalis
En longeant la rive, nous avons vu :
Anagallis arvensis Chenopodium hybridum
Artemisia vulgaris Cirsium arvense
Asparagus o.fftcinalis Echium vulgare

* D. P. : 5, Plan Maillerie, 86170 CISSÉ.


COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 323

Epitobium hirsuium Poa annua


Eragrosiis cilianensis Poa compressa
Heliotropium europaeum Salix atrocinerea
Juncus inflexus Salix purpurea
Kiclcxia spuria Senecio jacobaea
Mentha pulegium Solanum dulcamara
Nuphar lutea Ul.mus minor subsp. minor
Picris hieracioides Urtica dioica
Dans la partie qui a été retournée pour les travaux d'aménagement, nous
avons pu observer :
Agrimonia eupatoria Mercurialis annua
Amaranthus bouchonii Oenothera biennis ?
Bidens .frondosa Origanum vulgare
Buddleja davidii Oxalis fontana
Clemaiis vitalba Picris echioides
Comus sanguinea Plantago lanceolatum
Daucus carota Polygonum aviculare
Epitobium tetragonum subsp. lamyi Polygonum lapathifolium
Conyza canadensis subsp. lapathifolium
Erodium cicutarium Samolus valerandi
Euphorbia peplus Sanguisorba minor
Filago vulgaris Trifolium arvense
Hemiaria glabra Typha angustifolia
Hypericum peiforatum Verbascum densiflorum
Lactuca serriola Verbascum virgatum
Medicago lupulina
En revenant nous avons suivi un chemin qui longeait un champ de sorgho.
A la lisière de ce champ nous avons noté :
Apera spica-venti Rubus caesius
Datura stramonium Silene latifolia subsp. alba
Linaria vulgaris Sorghum halepense
Malva sylvestris Verbascum densiflorum
BULLETIN DE LA SOCIÉIÉ BOTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVEUE SÉRIE, TOME 31 - 2000
325

Compte rendu
de la sortie de la S.B.C.O. en Corrèze
le 2 mai 1999

Luc BRUNERYE* et Askolds VILKS**

Cette année, une seule sortie S.RC.O. a été organisée en Limousin dans le
département de la Corrèze. A l'heure habituelle, 10 heures du matin, vingt-trois
participants se sont retrouvés à Brivezac, dans la vallée de la Dordogne, entre
Argentat et Beaulieu-sur-Dordogne. Les régionaux venaient de Corrèze et de
Haute-Vienne, mais le Cantal était aussi représenté comme aussi la Nièvre. Une
fois de plus, la Creuse était absente.
Les listes botaniques des plantes observées serontrelativementlongues, car
le but de cette journée était de faire un inventaire, le plus exhaustif possible, à
chaque point d'arrêt en vue d'une utilisation dans l'atlas botanique régional en
cours d'élaboration. Il y aura deux points d'arrêt dans la journée.
La matinée sera consacrée à la visite des bords de la Dordogne, sur la rive
gauche essentiellement, donc en face du bourg de Brivezac.
Nous décidons, en principe, d'aller rapidement rejoindre la rive gauche, puis
d'herboriser surtout en revenant. Mais dès le départ, la colonne s'étire et les
espèces seront finalement notées déjà à l'aller. Dans le bourg, quelques plantes
sont observées rapidement en passant :
Carex brizoides, Geranium rotundifolium,
Anchusa (Lycopsis) arvensis, Rorippa pyrenaica.
Nous arrivons ainsi au pont qui enjambe la rivière et là, de part et d'autre,
nous observons d'assez nombreuses espèces :
Alnus glutinosa, Crataegus monogyna,
Anthriscus sylvestris, Cymbalaria muralis
Arabidopsis thaliana, (= Linaria cymbalaria).
Bromus sterilis, Draba muralis,
Carex divulsa subsp. divulsa, Festuca arundinacea,
Carex hirta, Fraxinus excelsior,
Carpinus betulus, Geranium dissectum,
Cerastium glomeratum, Glechoma hederacea,
Asplenium ceterach, Holcus lanatus,

* L. B.: 2, rue du Presbytère, 19500 MEYSSAC.


**A. V.: Beauvalet, 87430 VERNEUIL-SUR-VIENNE.
326 L. BRUNERYE, A. VIUŒ

Lamium purpureum, Saponaria officinalis,


Lapsana communis, Senecio vulgaris,
Myosotis ramosissima, Stellaria holostea,
Myosotis sylvatica, Ulmus glabra,
Oxalis gr. stricta, Urtica dioica,
Plantago lanceolata, ValerianeHa locusta,
Poa pratensis, Veronica agrestis,
Populus nigra, Veronica chamaedrys,
PotentiHa reptans, Vicia sativa subsp. nigra
Ranunculus repens, (=V. angustifolia).
Robinia pseudacacia,
Arrivés sur la live gauche, face au pont, une vaste pente rocheuse se dresse
au-dessus dela route. Surcettepenteetaupied, diverses plantes sont ajoutées :
A11iaria petiolata, Hedera helix,
Arenaria serpyHifolia, Heradeum sphondylium.
Asplenium trichomanes, Linaria repens,
Athyriumfilix-:femina, Lonicera peridymenum.
Betula pendula, Moehringia trinervia,
Calluna vulgaris, Poa nemoralis,
Cardamine hirsuta, Polypodium vulgare s. l.,
Castanea sativa, Polystichum aculeatum,
Corylus avellana, Polystichum setiferum.
Cucubalus baccifer, Pulmonaria affinis,
Deschampsiajlexuosa, Ranunculus acris,
Digitalis purpurea, Rumex obtusifolius,
Dryopteris affinis, Sambucus nigra,
Dryopteris dilatata, Sedum rejlexum,
Epilobium lanceolatum, Stellaria media,
Euonymus europaeus, Symphytum tuberosum.
Galeopsis tetrahit, Taraxacum officinale,
Galium aparine, Teucrium scorodonia,
Galium mollugo, Tilia platyphyllos,
Genista pilosa, Umbilicus pendulinus.
Geum urbanum.
Puis nous poursuivons la route qui passe un peu en contre-haut de la rivière,
en direction aval. Dans les fossés, sur les talus et les lisières nous notons
toujours de nouvelles espèces :
A grimo nia procera (= A. odorata), Carex palles cens,
Ajuga reptans, Cerastiumfontanum subsp. vulgare,
Anthoxanthum odoratum, Circaea lutetiana,
Arrhenatherum elatius, Conopodium mqjus,
Asplenium adiantum-nigrum, Cruciata laevipes (Galium cruciata),
Barbarea vema, Dactylis glomerata,
Be11is perennis, Dianthus armeria,
Cardamine jlexuosa, Dipsacus pilosus,
Cardamine impatiens, Dryopteris affinis subsp. borreri,
Cardamine pratensis, Erica cinerea,
COMPTE RENDU SOPTTP EN CORRÈZE LE 2 MAI 1999 327

Eupatorium cannabinum, Primula veris,


Euphorbia amygdaloides, Pteridium aquilinum,
Euphorbia cyparissias, Rumex acetosa,
Euphorbia dulcis, Scrophularia nodosa,
Fragaria vesca, Silene dioica,
Geranium columbinum, Silene vulgaris,
Geranium molle, Sonchus asper,
Knautia dipsacifolia s.l., Tamus communis,
Lamiastrum galeobdolon, Tilia cordata,
Lolium perenne, Tilia platyphyllos,
Luzula jorsteri, Tilia x vulgaris,
Lysimachia nemorum, Trifolium pratense,
Melica unifl.ora, Valeriana olficinalis subsp. repens ou
Mentha suaveolens, subsp. olficinalis (?),
Orchis mascula, Veronica arvensis,
Phytolacca americana Veronica hederifolia,
Plantago mqjor, Vicia hirsuta,
Poaannua, Vicia sepium,
Potentilla sterilis, Viola riviniana.
Nous arrivons ainsi à quelques maisons désignées sous le nom de La
Champagne. A partir de là, nous prenons à droite un chemin de terre qui mène
à la Dordogne. Nous sommes en limite de la commune de Brivezac et de la
commune de Bassignac-le-Bas. Vers les maisons et le long du chemin, de
nouvelles espèces sont ajoutées à la liste, déjà bien fournie, des plantes
observées:
Acer platanoides, Clematis vitalba,
Acer campestre, Comus sanguinea,
Achillea millefolium, Cytisus scoparius,
Aphanes arvensis s. 1., Daucus carota,
Arabis (Turritis) glabra, Digitalis lutea,
Brachypodium pinnatum, Eupatorium cannabinum,
Bromus hordeaceus Euphorbia helioscopia,
subsp. hordeaceus (B. mollis), Euphorbia peplus,
Bryonia dioica, Galium aparine,
Bunias erucago, (seule station du Galium mollugo,
Limousin connue aujourd'hui, Hieracium umbellatum,
mais signalé par RUPIN, in Hypochoeris radicata,
LE GENDRE en quelques autres Jasione montana,
points du sud de la Corrèze), Juncus tenuis,
Buxus sempervirens (subspontané), Lactuca virosa,
Calystegia sepium, Leucanthemeum vulgare,
Campanula glomerata, Luzula campestris,
Cardamine hirsuta, Malva moschata,
Carex caryophyllea, Medicago arabica,
Carex muricata Myosotis discolor,
subsp. lamprocarpa (C. pairae), Origanum vulgare,
Cirsium arvense, Prunus avium,
328 L. BRUNERYE, A. VIUŒ

Ranunculus bulbosus, Sorbus torminalis,


Raphanus raphanistrnm, Stellaria graminea,
Rosa canina s. 1., Tamus communis,
Rubus gr. disco lor, Trifolium dubium,
Rumex acetosella, Trifolium incamatum subsp. molinerii,
Rumex obtusifolius, Valerianella carinata,
Sagina procumbens, Veronica persica,
Sedum cepaea, Viola odorata,
Senecio vulgaris, Viola riviniana.
Solidago virgaurea,
Nous arrivons ainsi à la Dordogne et nous suivons un peu la rivière en
passant sous les bois qui peuplent la berge. De nouvelles plantes sont
observées:
Acer pseudoplatanus, Lu.zula sylvatica,
Adoxa moschatellina, Melica unijlora,
Anemone nemorosa, Mercurialis perennis,
Arum italicum, Muscari comosum,
Arum maculatum, Omithogalum umbellatum,
Brachypodium sylvaticum, Poa angustifolia,
Cardamine impatiens, Ranunculus ficaria subsp. bulbilifer,
Carex brizoides (forme ici des Rhamnus catharticus,
peuplements), Ruscus aculeatus,
Corydalis solida, Stachys sylvatica,
Equisetum arvense, Symphytum tuberosum,
Festuca heterophylla, Ulmus minor,
Galeopsis tetrahit, Veronica montana,
Lamiastrum galeobdolon s. 1., Vibumum opulus.
Dans le même secteur, dans une prairie sèche située au sud-ouest de La
Champagne, quelques espèces sont à ajouter :
Anthyllis vulneraria, Omithopus perpusillus,
Orchis morio, Scabiosa columbaria,
Orchis ustulata, Silene gallica.
En revenant sur Brivezac, nous notons encore dans le chemin de terre :
Capsella bursa-pastoris, Ltnum bienne, Prunella vulgaris, Trifolium
subterraneum et dans le bourg: Cardamine jlexuosa, Iris pseudacorus,
Lathyrus pratensis, Sagina apetala, Veronica serpyllifolia, Viola tricolorsubsp.
tricolor.

Nous sommes revenus au village pour le casse-croûte de midi (midi, en fait


largement dépassé). Certaines personnes se sont attardées davantage sur les
bords de la Dordogne pour mieux explorer les bois des rives et elles nous
apportent, comme il se doit. de nouvelles observations :
Angelica sylvestris, Helianthus tuberosus (topinambour)
Artemisia verlotiorum, subspontané,
Artemisia vulgaris, Humulus lupulus,
Genista tinctoria, Lathraea clandestina,
COMPTE RENDU SORTIE EN CORRÈZE LE 2 MAI 1999 329

Mespilus germanica, Reynoutriajaponica (= Polygonum


Phalaris arundinacea, cuspidatum),
Pimpinella major, Salix purpurea.

Le repas de midi est pris dans un petit jardin public jouxtant l'église. Aprês
le repas, nous décidons d'aller ailleurs et de sortir un peu de la vallée même de
la Dordogne. Aprês consultation de la carte topographique, nous choisissons
d'aller à Saint-Chamant, petit bourg situé sur la route qui va d'Argentat à Tulle,
dans la vallée du ruisseau de Souvigne.
Nous garons nos voitures à proximité de l'église et nous partons vers le nord
par laD. 11. Nous observons tout d'abord les plantes le long de la route, dans
le bourg, puis à la sortie du bourg jusque vers le cimetière. Nous avons noté:
Achillea millefolium, Fragaria vesca,
Agrimonia eupatoria, Galium aparine
Ajuga reptans, Geranium molle,
Alliaria petiolata, Geranium robertianum,
Anchusa (Lycopsis) arvensis, Geum urbanum,
Anthoxanthum odoratum, Glechoma hederacea,
Aphanes arvensis s. 1., Hedera helix,
Arabidopsis thaliana, Hyacinthoides non-scripta (quelques
Asplenium adianium-nigrum, pieds clans une prairie de borel de
Asplenium trichomanes, route où elle semble échappée d'un
Athyriumjilix:femina, jardin. Il faut noter que c'est une
Bellis perennis, nouvelle station pour la Corrèze,
Bromus sterilis, département où la plante est
Capsella rubella, exceptionnelle et où elle est
Cardamine pratensis, d'ailleurs protégée !).
Cardamine hirsuta, Hypochoeris radicata,
Carex caryophyllea, Knautia dipsacifolia,
Carex divulsa subsp. divulsa, Lamium purpureum,
Carex hirta, Lapsana communis,
Carex muricata Lathyrus pratensis,
subsp. lamprocarpa (= C. pairae), Lemna minor,
Cerastium glomeratum, Ligustrum vulgare,
Cerastiumfontanum subsp. vulgare, Lolium perenne,
Asplenium ceterach, Luzula campestris,
Chelidonium majus, Malva moschata,
Convolvulus arvensis, Medicago arabica,
Pseudofumaria alba(= Corydalis ochro- Mentha suaveolens,
leuca (sur l'église, vers l'entrée). Myosotis arvensis,
Cruciata laevipes, Myosotis discolor,
Dactylis glomerata, Myosotis ramosissima,
Daucus carota, Oenanthe sp. pimpinelloides ou
Dryopterisfilix-mas, peucedanifolia (?). la détermination
Erophila vema, n'a pas été précisée, à revoir !,
Euonymus europaeus, Orchis us