SBCO Bull31
SBCO Bull31
BULLETIN
DELA
~ ~
SOCIETE BOTANIQUE
du CENTRE-OUEST
anciennement
SOCIÉTÉ BOTA !QUE des DEUX-SÈVRES
ASSOC IATION SANS BUT LUCRATIF
fondée le 22 novembre 1888
Siège social
Le Clos de La Lande. 61. route de La Lande.
17200 SA INT-SU LPICE-DE-ROYA (France)
Il COTISA Tl ON - \80NNE\IENT 2001
290 F (.:otrs~llron seule 60 F )
ù \cr~cr aYan t le 3J ma n, par \Jrcmcnt postal (CCP : ::!15 79 Z Bordeaux)
ou par chi!quc ham:.Jire adressé au Tr.: ~oncr.
AD\IINISTRA TION
Président: Rêm) DALi\J\S. /.(• Clos de La /..mule. 61. route de la Lande.
17200 SAI\T-SL1 LPI CL.: de ROYA:-\
Il Secrétaire: Chri,tian L.\110'\DÈRE. 9-1. a\·enuc du Par c. 17200 ROYA'-.:
Il Trésorier: Guy DC'IS. 1-1. Grand' Rue. ~5420 \lAILLE.
CO.MITJ.: DE 1 ECTURE
Phanérogamic Y BARO\. R DA \Ji': AS. P DL PO\T.C 1 \llO'\ DI· RE. J. ROCX \. \ ILKii
Bnulngil' P BOl Dl! R R B Pl[RROT. \1 A RQC,!O'\
Lichénnlngie J .-~1 HO U~ II \L. C ROLX
:\lycolngic R. BLG.\ '!.P. C \ILLO'\. J DRO.\l[R. Il FROU'\. G FOURRÉ.
,\lgolngic : G DE/'o.l). C L\HO'\Dl·Rl
BULLETIN
dela
SOCIÉTÉ BOTANIQUE
du
CENTRE-OUEST
anciennement
SOCIÉTÉ BOTANIQUE des DEUX"SÈVRES
Service de reconnaissance
des plantes
Les Botanistes dont les noms suivent proposent leurs services pour aider
leurs confrères, les jeunes surtout, à déterminer leurs récoltes :
+ Pour les Charophycées :
o Mme Micheline GUERLESQUIN, Laboratoire de Biologie végétale, U.C.O.,
B. P. 808, 3, place André Leroy, 49008 ANGERS Cedex 01.
+ Pour les Champignons supérieurs :
o M. Guy FOURRÉ, 152, rue Jean-Jaurès, 79000 NIORT.
+ Pour les Algues marines océaniques non planctoniques :
o M. Guy DENIS, 14, Grand'Rue, 85420 MAILLÉ.
o M. Christian LAHONDÈRE, 94, avenue du Parc, 17200 ROYAN.
+ Pour les Muscinées :
o Mlle Odette AICARD!, 9, rue du Jubilé, 92160 ANTONY.
o M. Marcel ROGEON, 14, rue Henri Dunant, 86400 CIVRAY.
o Mme Renée SKRZYPCZAK, 15, rue des Terres Rouges, 42600 MONTBRISON.
o M. Pierre BOUDIER, 17, Auvilliers, 28360 DAMMARIE.
• Prêt de spécimens de l'Herbier du Groupe d'échanges de Bryophytes :
o M. Raymond PIERROT, Impasse Saint-André, 17550 DOLUS. (Responsable
du Fichier Bryophytes du Centre-Ouest).
+ Pour les Cryptogames vasculaires et les Phanérogames :
o M. Michel BOUDRIE, Résidence les Charmettes C, 21 bis, rue Cotepet,
63000 CLERMONT-FERRAND (pour les Ptéridophytes seulement).
o M.F. PLONKA, ChargédeRechercheHonoraireàl'I.N.R.A., 19, rue du Haras,
78530 BUC, (pour les Fétuques seulement).
o M. Christian LAHONDÈRE, 94, avenue du Parc, 17200 ROYAN (pour les
plantes du littoral).
o M. Jean-Pierre REDURON, 7, rue de la Meuse, 68200 MULHOUSE (pour
les Ombellifères).
+ Pour les plantes du Maroc et d'Mrique du Nord :
o M. AlainDOBIGNARD, Atelier de Cartographie, Le Colerin, 74430 LE BIOT
(retour du matériel assuré et commentaires).
Il est recornrnandê que chaque rêcolte comprenne, autant que possible, deux ou mieux trois
parts d'herbier, la dêterrnination êtant d'autant plus sûre et plus prêcise qu'il est possible
d'examiner un plus grand nombre d'êchantillons. Cela permettrait aussi au dêterminateur de
conserver pour son propre herbier l'une des parts envoyêes.
NOTA : il est demandê aux envoyeurs de dêdornrnager les dêterminateurs des frais de
correspondance s'ils dêsirent que les êchantillons envoyês aux fins de dêtermination leur soient
retournês.
BULIETIN DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CEN1RE-OUESI', NOUVEUE SÉRlE, WME 31 - 2000
3
.Abstract : The rare and protected species Rouya polygama (Apiaceae) in Corsica : cens us
of its natural stations and individuals.
In Corsica, the nationally protected species R. polygama, is naturally localized in one
part ofthe Porto-Vecchio Gulf coastline.
In 1998 and 2000, a census with the aim to complete a previous phytosociological
study allowed us to find 29 stations. R. polygama is located in three different seaside
geomorphological formations : sand-dune stretching on the Cala Rossa rocky hill (2
stations). offshore-bars of the Porto-Vecchio Gulf coast (18 stations) and sandy islets
emerging from the Ossu and Stabiacciu marshes (9 stations).
In every station, an inventory of the individuals has been talœn (Table 2; Fig. 3 & 4).
The total is slightly over 11,000 individuals.
The R. polygama behaviour, in competition with the allen Carpobrotr.Ls species (C.
edulis and C. aciniformis) beds, has been observed. It seems t11at. contrary to sorne
previous views, these Carpobrotus beds favour the growth, flowering and fructification of
R. polygama on the very frequented sites.
Furtherrnore, despite the big number of tourists these days, R. polygama does not
seem very vulnerable.
Key-words : Carpobrotus, Corsica. Rare species, Coastline, Rouya polygama
Introduction
Rouya polygama (Desf.) Coincy (Apiaceae) est une espèce sabulicole littorale
dont l'aire de répartition comporte la Corse, la Sardaigne, l'Algérie et la Tunisie
(PIGNATil 1982 ; COSTE 1900-1906). Elle est donc de type biogéograpbique sténo-
méditerranéen sud-occidental (PIGNATTI 1982; GAMISANS et JEANMONOD
1993) et constitue un des éléments nord-africains de la flore corse
(CONTANDRIOPOUWS 1962). Pour VERLAQUE et al. (1993), il s'agit d'un taxon
paléoendémique sud-ouest méditerranéen.
En Corse, région qui correspond à la limite nord de son aire de répartition, elle
n'est connue, à l'état spontané, que sur les pourtours du golfe de Porto-Vecchio
(COSTE 1900-1906; BRIQUET et de LITARDIÈRE 1938; BOUCHARD 1978;
PIGNATTI 1982; PARADIS et GÉHU 1992).
C'est un taxon inscrit sur la Liste nationale des espèces protégées (Annexe I),
dans la Convention de Berne (Annexe I) et dans la Directive Habitats (Annexes II et
IV). Le Livre Rouge des espèces menacées (OLIVIER et al. 1995) lui attribue les
cotations R (rare) pour le monde et V (vulnérable) pour la France.
Nomenclature
La nomenclature taxonomique suit GAMISANS et JEANMONOD (1993), sauf
pour Elytrigiajuncea, nommé Elymus farcius par souci de continuité avec les
publications antérieures (GÉHU et BlONDI 1994, PIAZZAetPARADIS 1997, 1998).
Quand il n'y a aucune ambiguïté, nous avons simplifié l'écriture, en omettant par
exemple de nommer l'espèce dans le cas d'Ammophila arundinacea et de Juniperus
macrocarpa.
Les noms des lieux sont ceux portés sur la carte topographique au 1/25 000
(I.G.N. 1996).
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 5
2. Phytosociologie
PARADIS et GÉHU (1992) ont montré qu'en Corse, Rouya polygama se situe
dans la majorité des groupements sabulicoles littoraux, depuis le haut de plage
6 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS
jusqu'à la dune fixée. Elle a ainsi été observée dans les Elymetumfarcti primaire
et secondaire, l'Ammophiletum arundinaceae, les ourlets des Helichryso -
Crucianelletea, les fourrés littoraux à Juniperus sp.p. et Pistacia leniiscus, sous
les pinèdes à Pinus pinas ter. R. polygama possède donc une assez grande amplitude
synécologique.
Pour plus de détails sur la phytosociologie de l'espèce, nous prions le lecteur de
se reporter à l'article de PARADIS et GÉHU (1992), qui contient plusieurs tableaux
de relevés. Ce qui suit n'est qu'un bref résumé de cette étude.
Dans I'Elymetumfarcti primaire et l'Ammophiletum arundinaceae
Dans te qui est peut-être un Elymetum farcti primaire, R. polygama est
présente,maisnonconstante :c'estsurlesplagesenavantdelaPuntadiBenedettu
qu'elle se rencontre dans ces groupements, mais actuellement en faible quantité.
Bien que la côte du golfe de Porto-Vecchio ne montre pas de dunes hautes et
étendues, il existe quelques monticules éoliens, créés par des touffes d'oyats (en
avantdelaPuntadiBenedettuetdansl'ansedeTramulimacchia),avecR.polygama
à proximité de quelques-unes de ces microdunes et formant elle-même des buttes,
ce qui traduit une bonne résistance à l'ensablement.
Dans 1'Elymetumfarcti secondaire
En plusieurs points, le fourré littoral a été détruit, soit par l'homme, soit par les
tempêtes. En avant des lambeaux subsistant de ce fourré et dans ses rentrants,
s'est étendu un groupement à ElyrmLS farctus dominant, d'expansion récente et
donc secondaire, où R. polygama est bien représentée. Certains de ses pieds sont
les survivants d'un état antérieur où le fourré était bien plus développé, mais
d'autres pieds, plus nombreux, sont de mise en place récente, la lumière résultant
de l'abattage du fourré ayant favorisé ses germinations. C'est sur le cordon littoral
sih.lé en face du village de vacances de Paese Serenu que cette situation est très
nette.
En ourlet, en avant du fourré littoral
Le fourré littoral, qui frange encore, çà et là, plusieurs plages du nord du golfe
de Porto-Vecchio, représente le manteau linéaire d'une forêt littorale, très abîmée
au cours du temps. En avant de ce manteau, des chaméphytes constituent un
ourlet, appartenant, au Crucianellion, de l'ordre desHelichryso - Crucianelletalia
et de la classe des Helichryso- Crucianelletea (GÉHU et BlONDI 1994 ; PIAZZA
et PARADIS 1998).
Rouya polygama est assez régulièrement présente dans cet ourlet :
- dans la fruticée basse et claire à Helichrysum italicum et Scrophularia
ramosissima,
- dans le pré-manteau, avec Helichrysum italicwn, Osyris alba et Cistus
salviifolius.
Dans la partie antérieure du fourré littoral subsistant
Dans quelques cas, R. polygama se localise dans la partie antérieure, très peu
dense, du fourré littoral à Juniperus phoenicea, Juniperus macrocarpa et Pistacia
leniiscus.
Sous les pinèdes à Pinus pinaster et en lisière de ces pinèdes
Cette localisation s'observe:
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 7
-sur les îlots sableux du nord-est et sur le sable du nord de la baie de Stagnolu
(c'est-à-dire dans le delta de l'Osu).
-sur les deux îlots sableux du sud du port de Porto-Vecchio.
cordons sableux, remaniés par le vent et ayant formé des dunes, colonisées par des
oyats (Amnwphila anmdinacea) et un fourré dominé par Juniperus macrocwpa
(mais présentant aussi J. phoenicea). Rouya polygama devait, dans le passé, se
localiser en ourlet, entre les oyats et le fourré (PARADIS et GÉHU 1992).
Depuis une vingtaine d'année, la colline et son bord de mer ont fait l'objet d'un
important programme de constructions (villas, hôtels, restaurants), presque
totalement réalisé, qui a assez fortement modifié le paysage. Ainsi. en 2000, les
oyats sont réduits à quelques touffes, les JunipenLS macrocwpa sont disposés en
individus isolés et une grande superficie du bord de mer a été recouverte de tapis
de Carpobrotus edulis (photo 11).
R. polygama est cependant relativement abondante, avec 3 stations et 1 232
pieds, dont beaucoup émergent des tapis de C. edulis.
Photo 1. Mor pho logie d "u n pied peu âgé d e Rouya polygarn a (Ca la Ro sa. octob r e 1998).
Photo 2 . Morph olog ie d "u n pied âgé de Rouya polygarna (Cala Rossa. octobre 1998).
Photo 3. Appm·eil végéta l if aé•-ien (a n se d e Tram u limacch ia . oct obr e 199 1).
Photo 4. lnOo resccncc d"un i ndivid u â neu rs b lanch es (a nse de T r amuli macch ia. oci obr e
199 1).
Photo 5. lnf•-u l escence d "u n i ndiv idu â neurs rose (a nse d e Tramu l imacchia . octobre
199 1).
Photo 6 . Aspect d e !"a n se de T r a m u limacch ia : plage et d u ne fLxéc à J tmipe rus phoe nicea
el J . macrocarpa. ér od ée (ma rs 199 1).
10 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS
Une des stations décrites ci-dessous (" dune au fond de l'anse de Stagnole, à
l'embouchure de l'Oso, entre la mer et une pinède") a été découverte en 1929 par
le docteur COULON (in de LITARDIERE 1930).
7.2. L'îlot sableux le plus au sud, comprts entre deux bras du Stabiacciu, lui-
aussi peuplé de nombreux Pinus pinastet, présente deux stations de R. polygama ·
(stations 24 et 25). dont celle (n° 25) qui a le plus d'individus de toute la Corse (1
334pieds).
La végétation 'de cet îlot comprend :
(1) Une strate arborée, haute de 5 à 15 rn, assez claire, avec Pinus pinasterdominant et
avec quelques grands Juniperns macrocmpa,
(2) Une strate arbustive, de 0,3 à 2 rn, avec de nombreuses espèces chaméphytiques et
nanophanérophytiques (Halimiwnhalimifoliwn, Arbutus unedo, Juniperns phoenicea, Pistacia
lentiscus, Phillyrea angustifolia, Quercus ilex, Quercus suber, Lonicera implexa, Genista
corsica, Smilax aspera, Cistus mDnspeliensis, C. salvüfolills, C. creticus, Osyris alba, Ruscus
aculeatus, Helichryswn italicwn, Senecio cineraria) auxquelles se mêlent des touffes de Juncus
acutus et des R polygama.
(3) Une strate herbacée, de 0 à 20 cm environ, avec beaucoup de pieds deR polygama,
Aetheorhiza bulbosa, Rubia peregrina et. en moindre quantité : Jasione mDntana, Bellis
sylves iris, Lagurus ovatus, Senecio lividus, Cynosurns echinatus, Sonchus oleraceus, Omithopus
compressus, Umbilicus rupesiris,Anthemis maritima, Crit:hmwnmaritimwn, Sporobolus pungens,
Reichardia picroides.
La litière, surtout formée par les aiguilles de pins, a 5 cm d'épaisseur environ.
Sur cet îlot sableux, le très grand nombre de pieds de R. polygama semble favorisé par la
litière, qui gêne les germinations des autres espèces, pouvant la concurrencer.
m. Rouya polygama
est-elle réellement menacée en Corse ?
Pour répondre à cette question il faut rappeler le degré de rareté de l'espèce, ses
rapports avec les tapis de Carpobrotus sp. p. et les expériences d'introduction qui
ont été réalisées.
Photo 7. !'l('d d(' l?orllJCI poflj(JW1W l' Il ;J\·a n t elu fouiT<' a , Jttrll/)< ' 111 ~ pllOI'lliCNI t'l .J.
111(UTOCWJ>C! . clan" la III ICrolal;ll"l' elu<· <11 1 recul d t• la d u n t· fl '('l' pa r J'no.,ionma ri nc (<111"1'
dt• t'r.lll iUIIIIIilCdlla . lllilr.., f<)!)f)
Photo 8. ,\lh<' d e llamuhm<~c ·c Ina barnn<' de pn>l<'C'tlon c·mHre J'cro.,,o nmanne (m;1r"
I mJI).
Photo 9 . l'l('cl" de l?owJCI poliJIJWHC! <"Il <1\'illlt cl<' la barril'IT d e p rol<'<'ll on con tre i'<' ro'>IOil
manm· (ail..,(' de Tramu hm.H ch 1a. octobre 199H)
Photo 10. I?OIIlJO poltmw1w au "t'Ill d ' un tap i'> cil' ('(lrpoiJmw~ edull~ . den111t de !1;r<111d'>
, JillllfJ<'III~ mncroCWflll ( a n ~c dl' rramul u n<H'<'h l,l . octob re 1mlR).
Photo 11. i\'>pcct de la p lil ~t · de lkncdcttu . '>ll u c' c elevan t la colline de• la P unta ch
lknt•clc ttu lIll' !!_r.u Hil' qu;~nllle d e CwpoiJrow.-., eclult!> a <'I l' 1111plantce elevant le.., b.1r.., ('1
ll" ... tiiU I'<lllh l?otllj(! pOIIJ9Wl1Cll''>l abondante a u "t'Ill cie Ct''> la p l'> (octobre 1mJH).
Photo 12. /?ottiJCI poltmwnn <Hl '>Clll cl'u n tap i'> de Cnrpo 1Jrot11 ~ ec/ull~ (a ll '>l' de
Tramuh m;H·chi<l . octobre 1~JHH)
(L<'" photo'> llltl '>tranl <Tl arlldt· '>Ont d e G 1'1\J~\ I)I S)
ROUYA POLYGAJ\ilA (APIACEAE) EN CORSE 13
OLIVIER et al. 1995). Nos comptages (cf. notre tableau 2 et nos figures 3 et 4) sont
en total désaccord avec la phrase suivante, très pessimiste d'ABOUCAYA (1997):
"D'après les effectifs en noire possession, seules 3 populations sur les 14 connues
possèdent un elfeciifsupérieur à 100 individus"· Nous nous permettons dejuger
cette affirmation comme n'étant basée sur aucune observation sérieuse et récente
des stations de R. polygama en Corse.
Au nord de Porto-Vecchio, sur la commune de Lecci, a été proposé pour le futur
Réseau Natura 2000, le site" Delta de l'Osu- Punta di Benedettu" (site na 48),
comprenant l'anse de Tramulimacchia, la Punta di Benedettu et le nord-est de la
baie de Stagnolu (POZZO DI BORGO et al. 1998). Ces trois portions du site
présentent 11 stations de R. polygama et respectivement 1 772, 1 232 et 3 053
pieds, soit un total de 6 057 individus (Tabl. 2), c'est à dire un peu plus de la moitié
(54 o/o) des effectifs deR. polygama de la Corse. La gestion de ce site visera, en plus
de la conservation de nombreux habitats, à maintenir les populations de R.
polygama.
Conclusions
Bibliographie
Remerciements
Nous sommes reconnaissants à :
-Bernard RECORBET, chargé de mission à la D.I.RE.N. de la Corse, qui a demandé cet
inventaire en 1998, a accordé un crédit pour le réaliser et a autorisé la publication des
résultats,
- Carole PIAZZA (A.G.E.N.C.), qui nous a guidés sur les sites de Palombaggia et de
Tamaricciu, où elle a introduit Rouya polygama dans un but expérimental de
cicatrisation de dunes érodées,
-Jean-Pierre REDURON (Mulhouse). qui nous a fait parvenir le texte de Rouyapolygama
de son futur ouvrage sur les Ombellifères de France.
Stations Coordonnées
No Nom x y z
(Lambert [Lambert (enm)
IV) IV)
Tableau 1
Coordonnées des stations naturelles de Rouya polygama en Corse
18 M.-L. POZZO DI BORGO, G. PARADIS
1 Cala Rossa, sur sable plus interne (dunes plaquées, vers 8 rn d'altitude) 65
2 Cala Rossa, sur sable plus interne [dunes plaquées, vers 5 à 7 rn d'altitude) 267
3 Cala Rossa, face à la mer, entre deux pointes rocheuses 196
4 Cala Rossa, face à la mer, partie ouest 720
Total (Cala Rossa) 1248
5 Anse de Tramulimacchia (partie est, entre Cala Rossa et •planches à voiles•) 631
6 Anse de Tramulimacchia (centre: parcelles clôturées, maisons et bars) 230
7 Anse de Tramillimacchia (partie sud-ouest) 911
Total (anse de Tramulimacchia) 1772
Tableau 2
Nombre de pieds de Rouya polygama
autour du golfe de Porto-Vecchio
ROUYA POLYGAMA (APIACEAE) EN CORSE 19
1
50'
40'
30'
20'
81,
~/
;;,;,
10'
1
42"
Figure 2
Situation des cartes des figures 3 et 4 sur
50' les pourtours du Golfe de Porto-Vecchio.
40'
30'
20'
500m
/ CalaRossn
/ (Lotissement}
Ecole de
Voile
Anse de·
.~
(320)
Tramullma~:chia
9
20 (899)
Golfe de Porto-Vecchio
(22)
500m
'--~-~
t""-- _____ ,.
1Marina dl Fiori
/ ~ -21
1
2 (7)
1
1
1
1
1
1
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Porto-Vecchio !
1
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/
/
Flore et végétation
de l'île du Grand Rouveau
· (archipel des Embiez, S.-E. France)
Frédéric MÉDAIL*
Introduction
Bouts de rochers sans réel intérêt biologique pour la plupart des écologues
et naturalistes, les îles et îlots de la côte provençale n'ont fait l'objet, hormis
quelques études phytosociologiques et cartographiques portant sur les plus
grandes îles (ex. : LAVAGNE, 1972; MOUTIE, 1989), que d'investigations
biogéographiques et écologiques récentes concernant les peuplements végétaux
(MÉDAIL et VIDAL, 1998a ; VIDAL et al., 1998, 2000 ; BONNET et al., 1999). Ces
travaux ont souligné l'importance de ces ensembles isolés comme sites privilé-
giés pour tester certaines théories d'écologie fondamentale (liées notamment
aux processus d'organisation de la richesse spécifique et aux turnovers d'espè-
ces). mais aussi leur place-clé en tant que territoires-refuges pour bon nombre
de végétaux littoraux rares (MÉDAIL & LOISEL, 1999), souvent menacés sur le
proche continent fortement urbanisé.
Dans ce contexte, l'étude phytoécologique de l'île du Grand Rouveau (archipel
des Embiez, Six-Fours-Les Plages, Var) a été réalisée à la demande du Conserva-
toire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres, en vue d'une acquisition
prochaine. Cette île n'a été le cadre que d'une herborisation ancienne (JAHANDIEZ,
1935), tandis que MO LINIER (1953) réalisa la première synthèse sur la végétation
de l'archipel des Embiez, incluant quelques relevés phytosociologiques de l'île du
Grand Rouveau, et une carte de la végétation au 1/20 OOOème. Plus récemment,
MOLINIERetMOUTIE (1987) etMOUTIE (1989) ont précisé et actualisé quelque
peu les données phytocénotiques de l'archipel, en se focalisant sur l'île principale
(ile de la Tour Fondue). Le présent travail a pour objectif de dresser un inventaire
aussi complet que possible de la flore et de la végétation vasculaires de l'île du
Grand Rouveau et d'identifier les menaces pesant sur le site.
Caractéristiques physiographiques
et climatiques de l'ile
44"N.
Provence
Archipel~·
de Riou
Archipel des
Embiez jo
43"N. ILE DU GRAND ROUVEAU
Mer Méditerranée
0'---_1'"'0_ _,20. km
Figure 1. Localisation de
s;E.
L_~ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _L __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
6;E.
~----~
l'ileduGrandRouveau(Var)
Matériels et méthodes
0 20 40 m
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Figure 2. Carte de la végétation au 1/2 OOOème de l'île du Grand Rouveau
FLORE ET VÉGÉTATION DE L'ÎLE DU GRAND ROUVEAU... 25
La flore
Richesse floristique
Les prospections floris tiques anciennes de JAHANDIEZ (1935) et MO LINIER
(1953) ne mentionnaient que 59 espèces et sous-espèces sur l'île. Les inventai-
res réalisés au cours de l'année 1999 ont permis de dénombrer 131 végétaux
vasculaires (125 spontanés et 6 naturalisés) (Annexe 1], sans compter les 6
espèces plantées près de l'habitation et qui ne se sont pas encore étendues.
Parmi les plantes anciennement signalées, 10 n'ont pas été revues.
La végétation
Sur les sols plus profonds de la partie boisée de l'île, parmi les clairières
créées par les débroussaillements, ou en lisière du chemin principal, les
herbacées rudérales de grande taille (50 à 70 cm de haut) peuvent former divers
faciès : à Melica ciliata, Bituminaria bituminas a, Piptatherum miliaceum, Bromus
div. sp., Lactuca serriola.
dénombré, alors qu'il est bien présent sur les plus grandes îles de l'archipel
(MOUNIER, 1953).
- Banalisation de la flore
Il existe des communautés végétales rudérales près de l'habitation et de part
et d'autre du chemin d'accès menant du débarcadère au phare. Certains
végétaux potentiellement envahissants (Conyza sp., Piptatherum miliaceum)
sont présents dans ces fonnations herbacées et ils pourraient s'étendre au sein
de communautés herbacées indigènes.
- Débroussaillements et coupes de bois
Le boisement d'olivier et de pin d'Alep situé en contrebas de l'habitation a subi
divers impacts directs : débroussaillement du sous-bois et coupes des individus
morts de pin d'Alep. Ces interventions ne sont pas du tout bénéfiques pour le reste
du peuplement arboré, puisque les écrans végétaux protecteurs disparaissant, se
produisent une progression inteme et une influence accrue des embruns marins
pollués. Une extension des nécroses est donc perceptible sur l'ensemble de ce
boisement, dès lors fragilisé, où l'emprise du vent occasionne divers chablis.
- Plantations
La plantation de végétaux omementaux non indigènes près de l'habitation
constitue aussi une menace biologique potentielle, puisque la plupart des
végétaux plantés (Agave americana, Eucalyptus sp., Opuntia sp., Pittosporum
tobira) sont des espèces envahissantes posant localement des problèmes
environnementaux sur le littoral méditerranéen.
Conclusion
Remerciements
Cette étude a été financée par le Conservatoire de l'Espace Littoral et des
Rivages Lacustres (Antenne Régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur). Merci à
A. MANTE (C.E.E.P.) et Eric VIDAL (I.M.E.P.) pour leur aide sur le terrain et à
J.-M. TISON et R. PRELLI pour l'identification respective d'Alliumpolyanthum
et d'Asplenium obovatum subsp. lanceolatum.
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38 F.MÉDAIL
Numéro du relevé RI R2 R3
Surface (m2 ) 5 3 3
Richesse spécifique 10 8
Limonium pseudominutum 4.5 3.3 3.4
Crithmum maritimum + 4.4
Parapholis incurva 2.1 3.2 +
Sonchus asper subsp. glaucescens 1.1 1.1 +
A triplex prostrata 1.1 + +
Senecio leucanthemifolius 1.1 +
Catapodium marinum 1.1 +
Lotus cytisoides subsp. cytisoides l.l 2.2
Inula crithmoides subsp. mediterranea + +
Franlcenia hirsuta +
Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa +
Senecio cineraria +
Dactylis glomerata subsp. haclcelii 1.1
Tableau 1. Relevés de la formation des rochers
et falaises maritimes
Numéro du relevé R4 R5
Surface (m2 ) 3 10
Richesse spécifique 6 6
Limonium pseudominutum 1.1 +
Senecio leucanthemifolius 3.3 +
Catapodium marinum l.l 1.1
Sonchus asper subsp. glaucescens + +
Franlcenia hirsuta l.l 4.5
A triplex prostrata l.l
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 3.4
Numéro du relevé R6 R7 RB
Surface (m2 ) 10 10 3
Richesse spécifique 12 15 7
Dactylis glomerata subsp. haclcelii 3.3 4.4
Elytrigia atherica 3.3 1.1
Sporobolus pungens 5.5
Lotus cytisoides subsp. cytisoides 1.1 2.2 +
Limonium pseudominutum + + +
Sone hus asper subsp. glaucescens + 1.1 +
Senecio cineraria + 1.1 +
Senecio leucanthemifolius .+ + +
Phillyrea angustifolia 1.1 +
A trip lex prostrata 1.1 2.2
Smilax aspera 1.1 +
Euphorbia pithyusa subsp. pithyusa + 2.1
Rubia peregrina subsp. peregrina +
Helichrysum stoechas +
Parapholis incurva 1.1
Franlcenia hirsuta +
Pistacia lentiscus +
Crithmum maritimum +
Tableau 3. Relevés de la formation des pelouses maritimes
à graminées vivaces
Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999 ;
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.
Richesse florlstique 59 131
Aetheorhiza bulbosa x x
Agrostis pourretii x
Allium chamaemoly x
Allium polyanthum x
Anagallis arvensis subsp. arvensis x x
Anagallis joemina x
Arbutus unedo x
Arisarum vulgare x x
Asparagus acutijolius x x
Asplenium obovatum susbsp. lanceolatum x
Atriplex halimus x x
A triplex prostrata x
Avena barbata x
Barlia robertiana x
Bituminaria bituminosa x
Brachypodium distachyon x
Brachypodittm phoenicoides x
Brachypodium retusum x
Bromus hordeaceus subsp. hordeaceus x
Bromus madritensis x
Bromus rubens x
Bromussp. x
Capsella bursa-pastoris x
Carduus tenuiflorus x x
Carlina corymbosa x
Carpobrotus edulis naturalisé
(JAHANDIEZ, 1935) x
Catapodium marinum x
Catapodium rigidum x x
Centaurium maritimum x x
Centranthus ruber x
Cerastium glomeratum x
Chenopodium rubrum x
Chenopodium sp. x
Cirsium arvense x
Clypeolajonthlaspi x
Conyzasp. x
Coronopus didymus x
Crepis bursifolia x
Crithmum maritimum x x
Dactylis glomerata subsp. hac/celii x x
Daucus carota s.l. x x
Diplotaxis erucoides x
Dittrichia viscosa x
44 F.MÉDAIL
Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999;
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.
Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999 ;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999;
MOLINIER (1953) 07.07.1999 ;
23.09.1999.
Inventaires Inventaire
anciens actuel
Dates de prospection 12.05.1935 29.03.1999;
(JAHANDIEZ, 1935) 28.05.1999 :
MOUNIER (1953) 07.07.1999;
23.09.1999.
Trifolium campestre x
Trijolium scabrum x
Umbilicus rupestris x
Urospermum dalechampii x
Urospermum piero ides x x
Urtica urens x
Valantia muralis x x
Veronica hederifolia x
Vicia sativa subsp. nigra x
Vincetoxicum hirundinaria x x
Espèces plantées, non naturalisées
Agave americana x
Eucalyptus sp. x
Phoenixsp. x
Pittosporum tobira x
Opuntiasp. x
Yucca gloriosa x
Annexe 1. Liste des plantes vasculaires (espèces et sous-espèces)
observées sur l'île du Grand Rouveau.
Données anciennes (JAHANDIEZ, 1935 ; MOLINIER, 1953)
et actuelles (MÉDAIL, inéd. 1999)
BUlLETIN DE LA SOCIÉTÉ BŒ'ANIQUE DU CENTRE-GUESI', NOUVEllE SÉRIE, TOME 31 - 2000
47
Introduction
Terminologie
Site : Le critère de définition d'un site paraît être d'une part, une certaine
homogénéité géomorphologique et d'autre part, un isolement géographique, c'est-
à-dire une absence de continuité spatiale (absence de connectivité) avec un autre
site de même géomorphologie. Ainsi, sur les côtes rocheuses, chaque plage sensu
lata et (ou) dune de fond de baie est un site : il ne semble pas y avoir d'ambiguïté
pour les sites de Cala Piscona, Cappiciolo, Cannella et Favone (Note 1).
En ce qui conceme les cordons de Capu Laurosu et de Portigliolo, très
proches l'un de l'autre, on pourrait estimer qu'il s'agit d'un seul site, situé au
fond d'un golfe et lié à l'embouchure du fleuve Rizzanese. Mais comme,
aujourd'hui, cette embouchure sépare nettement ces deux cordons, nous les
considérons comme deux sites distincts.
Station: OnsaitqueleSecrétariatFauneFlore (document inédit: "Notice
pour le repérage des stations et leur localisation sur une carte au 1/25 000"),
a nommé "station" tout lieu où se localise un effectif plus ou moins grand
d'individus d'un taxon étudié, effectif spatialement isolé d'au moins une
cinquantaine de mètres d'un autre effectif du même taxon.
Dans cette étude, nous n'avons pas distingué diverses stations sur les sites,
à l'exception de celui de Favone (figures 7 et 8). Mais il est probable qu'à l'avenir,
si la fragmentation des populations se maintient ou s'accentue, les sites les plus
grands (Capu Laurosu et Portigliolo) présenteront des stations très nettement
séparées (figures 4 et 5).
Toponymie: La toponymie est celle des cartes topographiques (I.G.N. 1990,
1996 et 1998).
Nomenclature taxonomique: La nomenclature taxonomique suit GAMISANS
etJEANMONOD (1993), saufpour Elytrigiajunceci, nomméElymusjarctuspar
souci de continuité avec nos publications antérieures. Quand il n'y a aucune
ambiguïté, nous avons simplifié l'écriture, en omettant par exemple de nommer
l'espèce dans le cas d'Ammophila arundinacea.
PREMIÈRE PARfiE
1. Systématique
Anchusa crispa Viv., de caryotype 2n = 16 (CONTANDRIOPOULOS 1962;
VALSECCHI 1976), a des affinités avec A. undulata L. et A. calcarea Boiss.,
entités de la péninsule ibérique et est une schizo-endémique
(CONTANDRIOPOULOS 1962 ;·VALSECCHI 1980).
SELVI et BIGAZZI (1998), considérant qu'A. undulata n'est pas présente
dans l'aire corso-sarde, ont distingué pour le nord-ouest de la Sardaigne deux
taxons, qu'ils ont nommés Anchusa crispa subsp. crispa et Anchusa crispa
50 G. PARADIS, C. PIAZZA
subsp. maritima (Vals.) Selvi & Bigazzi, stat. nov. Ce dernier taxon est celui
considéré, d'abord comme Anchusa undulata subsp. undulata var. maritima
(VALSECCHI 1976), puis comme Anchusa maritima Vals. (VALSECCHI 1988).
En Corse, seul le premier taxon (A. crispasubsp. crispa), dont l'aspect est très
différent du second (iconographie in VALSECCHI 1988), est présent. Mais
plusieurs différences morphologiques, bien soulignées par QUILICHINI (1999),
existent entre les individus des deux côtes. Les différences les plus visibles
portent sur (photos 1 à 6) :
-les tiges des inflorescences, rougeâtres (côte ouest) et vert clair (côte est),
-les feuilles et bractées, à spinescence plus forte à l'ouest qu'à l'est,
-la base du calice des fleurs, plus rougeâtre sur la côte ouest que sur la côte est,
-la corolle des fleurs, bleu foncé sur la côte ouest et bleu clair sur la côte est,
-les akènes, bruns (côte ouest) et gris (côte est).
Ces différences morphologiques entre les populations d'A. crispa des deux
côtes correspondent sans doute â un statut taxonomique variétal, en cours de
précision par QUILICHINI (comm. pers.).
Côte orientale
Cannella
Cette station, qui n'a été découverte qu'en 1988 par CONRAD (in CONRAD
et al. 1989), a fait l'objet d'une description phytosociologique assez détaillée
(PARADIS 1990). Cette station existe encore aujourd'hui (figure 6).
Favone
La présence d'A. crispa est connue depuis le siècle demier sur ce site qui, de
1974 à 1987, a reçu les visites de plusieurs botanistes ('THIEBAUD 1988).
PARADIS (1991) y a précisé les localisations d'A. crispa en 2 stations, qui
existent toujours aujourd'hui (figures 7 et 8).
3. Biologie
La plupart des données de ce paragraphe sont extraites de QUILICHINI
(1999).
Biologie de la reproduction
QUILICHINI (1999) a montré qu'en Corse (et vraisemblablement en Sardai-
gne), A. crispa est auto-compatible et auto-féconde, l'allo-fécondation expérimen-
tale provoquant une dépression des performances (diminution du nombre
d'inflorescences, du nombre d'akènes et de la viabilité des descendants). Cette
découverte conduit à la conclusion que ses populations sont fortement consan-
guines et ont des taux importants d'homozygotie, ce qui explique la grande
homogénéité des individus au sein de chaque site et même au sein de chaque côte.
Dissémination des akènes et germination
Les modes de colonisation à longue et moyenne distances ne sont pas
connus :les bovins ont pu intervenir (PARADIS &PIAZZA 1989, PARADIS 1990)
ainsi que les courants marins (QUILICHINI 1999).
La dissémination des akènes à très faible distance (1 à 2 mètres) par les fourmis,
suggérée par PARADIS & PIAZZA (1989a) et PARADIS (1990). a été prouvée
expérimentalement par QUILICHINI (1999). Mais beaucoup d'akènes sont dissémi-
nés par gravité sous le pied-mère (PIAZZA, observations personnelles).
L'optimum de germination des akènes se produit sous une faible épaisseur
de sable, de 1 à 2 cm au maximum, ce qui explique l'absence d'A. crispa sur les
dunes actives, où le recouvrement sableux est élevé. De même, le recouvrement
des cordons par du sable grossier et des gravillons,lors des fortes tempêtes, est
un événement très nuisible aux populations d'A. crispa (voir infra).
PARADIS et PIAZZA (1988) et QUILICHINI (1999) ont supposé l'existence, çà
et là sur les sites, d'une banque de graines. D'après un suivi sur des sites où les
populations ont été renforcées (voir infra). PIAZZA (in ABOUCAYA 1997 et in
ABOUCAYA et al. 1999) estime que la durée de vie des akènes dans le substrat
n'est que de 3 ans au maximum.
Cycle de vie
Les germinations ont lieu en automne et au printemps. Les plantules du
printemps ne résistent que rarement à la sécheresse estivale, qui cause une très
forte mortalité. Par contre, la croissance des plantules d'automne aboutit à la
formation de jeunes individus en rosettes, qui émettent ultérieurement des tiges
52 G. PARADIS, C. PIAZZA
Les photos 1 à 6 montrent les différences entre les pieds d' Anchusa crispa de la côte
occidentale et ceux de la côte orientale
Photo 1. Anchusa crispa de la côte occidentale : pied fleuri. (Capu Laurosu; 29 mai 1997).
Photo 2. Anchusa crispa de la côte occidentale : inflorescences. On remarque la spinescence des
feuilles et l'aspect rougeâtre des tiges inflorescentielles et de la base des calices. qui sont des caractères
distinctifs d'A. crispa de la côte occidentale corse (Portigliolo nord ; 30 mai 1997).
Photo 3. Anchusa crispa de la côte occidentale : extrémité d'une inflorescence montrant la forte
spinescence des petites feuilles (bractées) ,la couleur rougeâtre des tiges inflorescentiell~ et de la base
du calice et la couleur bleu- fopcé de la corolle. (CapuLaurosu ; 23 mars 1996).
Photo 4. Anchusa crispa de la côte occidentale : aspect général d'un pied âgé de plusieurs années.
(Portigliolo nord ; 30 mai 1997).
Photo 5. Anchusa crispa de la côte orientale corse : la spinescence des feuilles est réduite. les fleurs
sont bleu clair et les tiges des inflorescences sont vertes (Cannella ; 30 avril2000).
Photo 6. Anchusa crispa avec Glauciumjlavum. (Côte orientale corse : Favone nord ; 30 avril2000).
- qu'A. crispa présente ses plus grands individus sur des substrat humides
et assez riches en nitrates,
-que ses conditions optimales de vie paraissent être au sein de groupements
à tendance nitrophile, comprenant des vivaces (Glauciumflavum, Beta maritima,
Scolymus hispanicus .. .) et des thérophytes des Brometalia et des Malcolmietalia
(Silene sericea, Silene nicaeensis, Matthiola tricuspidata, Hypecoum procumbens,
Rumex bucephalophorus .. .) , ce qui est confirmé par l'étude phytosociologique de
tous les sites, réalisée en mai 1Q97 par l'un de nous (G. P.) (tableaux 2 et 3),
-que ses groupements ont 'pl{isieurs dispositions, dont les plus fréquentes
sont, soit en mosaïque avec ies groupements des Euphorbio - Ammophiletea
et des Helichryso'- Crucianelletea, soit sous, ou à proximité, de peuplements
de Tamarix ajricana (cas des sites de Capu Laurosu pro parte, de Portigliolo pro
parte et de Favone pro parte),
- que, dans des situations plus rares, A. crispa est en mosaïque avec des
arbustes du fourré littoral fragmenté, dominé par Pistacia lentiscus (cas du site
de Capu Laurosu pro parte).
4.3. PARADIS et PIAZZA (1989a) ont remarqué que les individus d'A. crispa
poussant en bordure ou au sein de ce fourré à P. lentiscus ont un port très
différent des individus croissant en plein soleil : leurs inflorescences sont plus
allongées avec des entre-nœuds très longs. De plus, ces individus paraissent
vivre plus longtemps et présentent des caractères de chaméphytes, comme s'ils
investissaient davantage dans le maintien de leur appareil végétatif que dans
leur reproduction.
4.4. QUILICHINI (1999) a observé que l'espèce introduite, Carpobrotus
edulis, chaméphyte rampante crassulescente, réputée très dangereuse pour la
flore autochtone, semblait avoir, au contraire, un effet assez favorable sur A.
crispa. Par ses grosses feuilles, C. edulis empêche une forte évaporation du
substrat qui, maintenu humide, permet les germinations des akènes d'A. crispa
dans les trouées à l'intérieur de ses tapis.
De plus, les gens évitent de marcher sur C. edulis: cette absence de
piétinement favorise la croissance des plantules d'A. crispa. Ainsi, en avril2000,
l'un de nous (G. P.) a remarqué que les seuls pieds d'A. crispa subsistant à l'ouest
du talweg de la station de Favone sud poussaient dans un tapis de C. edulis
(figure 8 et photo 18).
DEUXIÈME PARTIE
Comptages, en avril2000,
des individus d'Anchusa crispa
dans ses sites corses
Remarques
La géomorphologie et la végétation de tous les sites à AnchU:sa crispa ayant
été déjà décrites (PARADIS 1990, 1991 ; PARADIS et PIAZZA 1988, 1989a et b),
les cartes des figures 2 à 8 sont semi -schématiques et s'appuient sur ces travaux
antérieurs. Elles tiennent cependant compte des modifications des sites, telles
qu'elles apparaissent sur les photos aériennes les plus récentes, datant de juin
1999 (I.F.N. 1999). La description des différents sites sera donc sommaire.
Par site, on a localisé les individus d'A. crispa en distinguantles divers stades
phénologiques (plantules, rosettes et pieds fleuris: photos 19 à21) (figures 2 à 8).
Le tableau 4 résume les résultats des comptages d'A. crispa en avril 2000 et les
figures 9 et 10 présententles modifications de ses effectifs depuis 1988-1989.
56 G. PARA DIS. C. PIAV....A
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 57
Photo 9. Le cordon de Portigliolo vu de loin. Les prairies de la basse terrasse, en anière du cordon,
ont été ensablées sous l'action de la tempête d'hiver. (4 mars 2000).
Photo 10. Aspect de l'ensablement de la partie sud du cordon de Portigliolo, de part et d'autre du
restaurant. (4 mars 2000).
Photo 11. Important ensablement du revers du cordon de Portigliolo dans sa partie centrale. (4 mars
2000).
Photo 12. Ensablement très épais de ce qui constituait, de 1996 à 1999, la plus belle micro-station
d'A. crispa du site. (Portlgliolo : extrémité nord ; 4 mars 2000).
Conclusions
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SELVI, F., BIGAZZI, M., 1998- Anchusa L. and allied genera (Boraginaceae) in
Italy. Pl. Biosystems, 132 (2) : 113-142.
TI-IIEBAUD, M. A., 1988- Contribution à la connaissance de l'Anchusa crispa
Viv. en Corse. Notes et contributions à la flore de Corse, contribution 5.
Candollea, 43 : 390-396.
VALSECCHI, F., 1976- Il genere Anchusain Sardegna. Webbia, 30 (1): 43-68.
VALSECCHI, F., 1980- Le piante endemiche della Sardegna: 81. Anchusa crispa
Vlv. (1825). Boll. Soc. Sarda Sei. Nat., 19 : 327-330.
VALSECCHI, F., 1988- Le piante endemiche della Sardegna: 190. Anchusa
maritima Valsecchi, species nova. Boll. Soc. Sarda Sei. Nat., 26 : 311-314.
Remerciements
G. PARADIS remercie vivement l'Office de l'Environnement de la Corse
(Directeur: Roger PANTALACCI) et la D.I.R.E.N. (Chargé de mission: Bemard
RECORBET). qui ont accordé, en 1997 et en 2000, à l'Université de Corse, des
crédits pour les prospections des sites à Anchusa crispa.
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 67
Notes
Note 1:
Ecrire, comme l'ont fait ABOUCAYA et al. (1999). que Favone correspond à 2 sites à
Anchusa crispa (voir la 2e colonne de leur tableau 3, p. 273) est une très grave erreur, due
à la confusion entre station et site. Cette confusion a d'ailleurs provoqué une nouvelle
erreur. celle d'écrire qu'il y a en Corse 8 localités à Anchusa crispa (cf. la 3" colonne de ce
même tableau 3, p. 273).
Favone est, en effet, une seule plage sensu lata située au fond d'un petit golfe ("anse
de Favone") et très bien isolée des autres plages du sud-est de la côte orientale. Le site de
Favone montre actuellement deux stations à A. c1ispa, éloignées de près de 500 rn (figures
7 et 8) et situées sur des terrains appartenant à deux communes différentes.
Note 2:
Ces deux opérations ont été réalisées en collaboration entre le Conservatoire Botani-
que National Méditerranéen de Porquerolles (C.B.N.M.P.). l'Agence pour la Gestion des
Espaces Naturels de la Corse (A.G.E.N.C.). le Conservatoire du Littoral (C.E.L.) et le
Conservatoire Régional des Sites de la Corse (C.R.S.C.).
Note 3:
C. PIAZZA a observé que c'est au stade de rosettes de 1,5 mois qu'ont été obtenus les
meilleurs résultats lors des renforcements de population à partir de plants qui avaient été
"élevés" au C.B.N.M.P. (cf la figure 3 in ABOUCAYA et al. 1999).
Note 4:
La disparition en 1999 de la petite station de Campitellu (nord du golfe de Valinco] est
une nouvelle preuve du statut de taxon très menacé, en danger d'extinction, d'Anchusa
crispa en Corse. Cette station. qui en 1995 avait fait l'objet d'une protection par Lm enclos
de la part de la commune d'Oirnetto. était localisée à l'est du site de Campitellu. sur un
lambeau de dune perchée, peuplée de quelques Ammophila arundinacea, vers 4-5 rn
d'altitude et sur seulement 2 mètres carrés de superficie (PIAZZA et PARADIS 1988). De
1987 à 1999, le nombre de pieds d'A. crispa y a fluctué de 4 à 17. En 1998, un tapis de
Carpobroius edulis étendu en bordure de la station avait été arraché par le C.R.S.C.
C'est vraisemblablement la sécheresse du substrat qui a provoqué l'extinction de cette
station, à moins que, par malveillance, quelqu'un ait arraché les dernières rosettes. ce qui
serait cependant étonnant.
68 G.PARADIS, C.P~
No Localités x y
LambertN LambertN
Tableau 1
Coordonnées des stations corses d'Anchusa crispa
(d'après les cartes topographiques au 1: 25 000, Propriano-Golfe de Valinco
et Aiguilles de Bavella-Solenzara)
Caractéristique p
T, H Anchusa crispa l 1 1 2a 1 1 1 1 1 1 1 2a 1 1 2a 1 16
Espèces vivaces ou bisannuelles
à tendance nitrophile
H Glauciumjlavum + 2a 1 2a 1 + 2a 2a 2a 1 1 + 2a 2a 2a 2a 16
H Beta maritima + 2b 2b 1 2a 2b 3 1 1 1 1 + 12
H Cynodon dactylon + 2b l 2a l 2a 1 7
H Chondrillajuncea + + 1 + l + 1 7
H Plantago lanceolata + + r + + + 6
Hb Scolymus hispaniClls + l + 2a + l 6·
H Jasione montana + + + 2b l 5
Hb Silene vulgaris
subsp. angustifolia l + + 3
H Plantago coronopus + + 2
Hb Silene latifolia latifolia r + 2
H Foeniculum vulgare + r 2
H Reichardia piero ides + + 2
Hb Silybum marlanum + 1
Hb Echium plantagineum + l
H Conigiola telephiifolia 2a l
Thérophytes des Malcolmietalia
T Silerte sericea 2a + l 2a l l l 1 + 2a 1 + 1 l l 2b 16
T Matthiola tricuspidata 1 2a + 2a 2a 2a 2a 2a 1 2a 2a + 12
T Hypecoum procumbens 1 l + + 1 1 + + 1 1 10
T Crepis bellidifolia + + 2a l 1 + l 1 2a 9
T Lolium rigidum + + + + + l l + l 9
T Rumex bucephalophorus 2b l + l + + 2a 7
T Medicago littoralis + l 2
T Hedypnois cretica + l
T Vulpiafasciculata + 1
T Senecio leucanthemifolius
subsp. transiens + l
Tableau 2 (début)
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 69
Thérophytes et bisannuelles
des Stellarietea mediae
(Brometalia principalement)
T Raphanus landra 1 1 2a 1 + 1 2a r 2a + 2a 11
T Papaver dubiwn + + + 1 + + r + 8
T Avena barbata + + r + r + 6
T Bromus diandms
subsp. diandms + 1 + + r 5
T Anthemîs arvensîs + + + 1 4
T Hordewn leporinum + + + r 4
T Bunias emcago + + 1 3
T Chamaemelwn mixtwn 1 2a 2a 3
T Lagums ovatus + + 2
T Centaurea napifolia r + 2
T Silene gallica + 1
T Chenopodiwn murale + 1
T Sonchus oleraceus r 1
H Urospermurn dalechampii + 1
Thérophyte des Cakiletea
T Caldle maritima + + + 1 + + + + + + 10
Espèces des Ammophiletea
(contacts)
G Elymus farctus 1 2a 1 2b 1 2a 1 + + 1 1 2a 2a 13
Ch Lotus cytisoides
subsp. cyüsoides 1 1 1 2a 1 + 2a + + + + 2a 12
G Medicago marina + 2a + 1 + 2a 2b 2b 2a 2b 10
G Sporobolus pungens + + 1 2b 2a + 6
G Eryngiwn mœitimwn r + r 1 + 5
H Matthiola sinuata 1 2b 1 1 1 5
G Calystegia soldanella + 1 2
G Ammophila arundinacea 1 + 2
G Pancratiwn maritimum + + 2
G Aetheorhiza bulbosa + 1
H ' Euphorbia paralias + 1
Autres espèces vivaces (contacts)
G Equîsetwn ramosissimum + + 2
H Crithmum maritimwn + 2a 2
G Cypems longus r 1
Ch I-Ielichryswn italicwn + 1
Tableau 2 (fin)
Groupement à Anchusa crispa de la côte occidentale de la Corse
(relevés effectués en 1997)
(CL : Capu Laurosu ; Po : cordon de Portigliolo ; CP : Cala Piscona ; Ca : Cappiciolo)
(Ch : chaméphyte ; G : géophyte ; H : hémicryptophyte ;
Hb: hémicryptophyte bisannuelle; T: thérophyte).
70 G. PARADIS. C. PIAZZA
N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
N° de relevé (registre mai 1997) 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
Localités Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl F F F F
Surface (m2 ) 25 35 30 20 15 30 18 20 8 20 25 16 30
Recouvrement (%) 50 70 70 80 60 70 80 50 70 80 90 90 70
Nombre d'espéces (total) 14 15 14 14 12 12 15 11 15 15 20 15 18
Nombre de thérophytes 4 9 7 8 6 7 11 7 9 8 8 9 7
Caractéristique p
T, H Anchusa crispa 2a 1 2b 2b 2a 1 2a 2a 2a 2a 2b 2b 2b 13
Espèces vivaces ou bisannuelles
à tendance nitrophile
Hb ScolymtLS hispanictLS + 1 2a 1 2a 5
H Chondrillajuncea 1 + + 1 2b 5
H Foeniculum vulgare + 1 + + 4
H Glauciumjlavum + 1 + 3
H Paronychia argentea 1 1 2
Ch Lotus cytisoides subsp. cytisoides + 1
H Plantago coronopus + 1
H DauctLS carota 1 1
H Matthiola incana + 1
Thérophytes des Malcolmietalia
T Silene nicaeensis 2a 2a 2b 2a 2b 2a 2b 1 2a 2b 2b 1 12
T Vulpiafasciculata 2b 1 2b 1 1 2b 1 1 1 9
T Malcolmia rarnosissima 1 2a 2a 2a 2a 2a 2a 1 8
T Hypecoum procumbens + 2a 1 1 2a 2b 1 7
T Hedypnois cretica + + 1 1 + + 2a 7
T Medicago littoralis + 1 1 1 2b + 6
T Corynephorus articulatus 1 1 2
T Cutandia maritima + 1
Thérophytes et bisannuelles des
Stellarietea mediae (Brometalia
principalement)
T Raphanus landra 1 + + 1 + 2a 6
T LagunLS ovatus + + 1 2b 2a 2b 6
T Silene gallica 1 1 + 1 4
T Bromus madritensis 2a + + 1 4
T Avena barbata + + 1 3
T Sonchus oleraceus + 2a 1 3
T Chamaemelum mtxtum 2a + 1 3
T Andryala integrifolia + 1 2
H Eschscholzia californica + 2a 2
T Bromus diandrus subsp. diandrus 1 1
T Hordeum leporinum 1 1
T Chenopodium album + 1
T Petrorhagia velutina + 1
T Anagallis arvensis + '1
T Conyza bonariensis + 1
T Trifolium arvense 1 1
T Coleostephus myconis + 1
T A triplex prostrata + 1
Thérophytes des Cakiletea
T Calcile maritima 1 + 1 + 1 1 1 + 8
T Salsola lcali (pl) + + 2
Espèces des Ammophiletea (contacts)
G Elymus farctus 3 2b 2a 2a 2b 3 2a 2a + 1 10
Tableau 3 (dêbut)
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 71
N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ll 12 13
W de relevé (registre mai 1997) 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
Localités Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl Cl F F F F
Surface (m2 ) 25 35 30 20 15 30 18 20 8 20 25 16 30
Recouvrement (%) 50 70 70 80 60 70 80 50 70 80 90 90 70
Nombre d'espéces (total) 14 15 14 14 12 12 15 ll 15 15 20 15 18
Nombre de thérophytes 4 9 7 8 6 7 11 7 9 8 8 9 7
G Medicago marina 2a 2a 2b 1 + + + 7
G Sporobolus ptmgens l 1 + r 2a 1 2a 7
G PancratitiiTl maritimum 2a 2a + 1 1 1 + 7
G Echinoplwra spinosa 1 + + 1 2b 5
G Eryngium maritimum + + + 2a + 5
G Calystegia soldanella + 1 1 2a 2a 5
Autres espèces vivaces (contacts)
Ch Rubia peregrina + 1
H Dittrichia viscosa + l
H Gazania rigens 1 1
Tableau 3 (fin)
Groupement à Anchusa crispa de la côte orientale
(relevés effectués par G. Paradis en 1997)
(Cl: Carmella; F: Favone) (Ch: chaméphyte; G: géophyte;
H : hêrnicryptophyte ; Hb : hérnicryptophyte bisarmuelle ; T : thérophyte)
Côte orientale
CanneUa nord 39 167 135 341 (dont 135 fletuis) 421
Cannella sud 29 43 8 80 (dont 8 fletuis) (dont 143 fletuis)
Favone nord 0 14 139 153 (dont 139 fleuris) 329
Favone sud 72 39 65 176 (dont 65 fletuis) (dont 204 fletuis)
Total [côte orientale) 750 [dont 347 fletuisl
Total pour la Corse 1384 (dont 649 flewis)
Tableau 4
Comptage des individus d'Anchusa crispa de la Corse, en avril 2000
(comptages effectués par G. Paradis les 22, 23 et 30 avril 2000)
'1
t-:l
Fro~gmcnl.atio Superficje (tempêtes) de crues substrat de parking et d'arbustes véhicules les stations scmcnts nautique edulis bovins
Cala l'iscona oui (ancienne) petite ., faible ouj oui rares moyen abandonné-
Cappiciolo oui (en cours) minuscule ? ? oui oui début rares fort oui impot1antJ moyenne abandonné
Capu Laurosu moitié nord oui (en cours) petite faible ? ? oui oui forte fréqucnl'i fort moyenne rare
Capu T.aurasU moitié ~ud nui (en cours) moyenne fort ? possible non oui forte fréquents fort 1 moyenne de\o·cnu rare
Portigliolo tiers nord oui (en cours) grande trè.ç fort possible possible non forte faible présent
PortiglloJo centre oui (~n cour:;) grande très fort oui non forte présl!Jlt
Portigllolo N du Robjnson en cours mi.nuscule faible pussible non oui devenu rare
Cannella en début moyeu ne ? faible faible posslb(e oui ancienne rares moyen oui moyen abandonnl!
FavooeNord oui pelilc ., ., non oui ancienne rares moyen oui moyen 1 moyeru1e abandonné
Tableau 5
Quelques caractères des stations d'Anchusa crispa de la Corse 0
et degrés des destructions de ses populations
•par des phénomènes naturels et par les impacts dus à l'homme
(observations en avrtl et mai 2000) ~
S/l
0
~
EFFECTIFS DEANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 73
B'
Figure 1
1 10'
Localisation des stations
1
d'Anchusa crispa,
endémique corso-sarde
A. Situation géographique des stations
d'Anchusa crispa
42'-- - en Corse [1, 2, 3, 4, 5, 6)
-42(1
- et en Sardaigne (petites flèches pour A.
crispa subsp. crispa et étoiles pour A. crispa
subsp. maritima).
Les stations de la Sardaigne sont indi-
quées d'après VALSECCHI (1976, 1980 et
1988) et SELVI & BIGAZZI (1998).
(Aj :Ajaccio ; Al :Aléria ; B :Bastia ; Pr :
Propriano ; PV : Porto-Vecchio. Ag : Alghero ;
PT : Porto Torrès ; S : Sassari).
4176
4171
4166
4161
4156
4151
4146
4141
4136
1
4131
4126
4121
4116
Cl g
~ 2
Cl Cl Cl
~ li?. 2
"'"'
f;j ù'i
"' "' "' B
74 G. PARADIS, C. PIAZZA
.. Juniperus phoenicea
~côte rocheuse
16fl.
4ros.
Bpi.
50 lOO J11
·~·."..:!:
partie haute du cordon
~ côte rocheuse
· F Fourré littoral (àPistacia
lentiscus dominant)
• Juniperus phoenicea
• F. restaurants
M· maison
EFFECTIFS DE ANCHUSA CRISPA DANS SES STATIONS CORSES 75
N
!
( côte rocheuse
46 fl,
6 ros. K ·: pistes de karting
16fl. r : bloc de roche déposé sur le site
1 pl. 4ros. -+---'--- limite entre la plage (sable nu) et la zone
1411. · · • · · · prés~ntant plus ou moins de végétation
2 ros. --1---'--- : -:: voies fréquentes de passages de véhicules
lpl. Sa Dépression d'~ciens pr~lèvements de sable
'66fl.
1 ros.
4pl. Figure 4
Localisation et nombre
des individus
28 fl. d'Anchusa crispa
1 ros.
en avril 2000 sur le site
de Capu Laurosu
(Côte occidentale corse).
Rlzzanese (Comptage effectué par G.
PARADIS.le 22 avril 2000).
(Abréviations concernant les
comptages d'Anchusa crispa : fl :
Piste (aérodrome de Tavaria) individu fleuri ; pl : plantule ; ros :
individu en rosette).
Les contours des fragments de
fourré ont été dessinés.
76 G. P/\IMDIS. C. PIAZ7..A
Photo 17. P1ed ~ d'Anchu.,o crispe• clan '> h· .,,lblc au dt·ssu<., d'u ne a m 1c nne lo.,..,,. '>Cpllquc·. illu-.trant
le• car.uil're n1t ro ph1lc d t• r l"'>pecc•. W<wont• no rd : 30 .wnl 2000)
P hoto 18. l'led'> ci'Anchii'>CI cn:.po cl,ln& u11 1a p1., ck Corpobrot..,, edulb (Fm·om· -.ud . :10 avnl 2000)
Figure 5
Localisation et nombre
des individus
d'Anchusa crispa
en avril 2000
sur le site de Portigliolo
(Côte occidentale corse).
60 fl. 5 ros.----1----f-
(Comptage effectué par G. 58 ros. 1 pl.
PARADIS le 23 avril 2000). Spi. Bfl. -+--+-
(Abréviations : Ac : Anchusa
crispa ; f1 : individu fleuri ; pl :
plantule ; ros : individu en
rosette).
En plusieurs endroits du site on
a indiqué 0 Ac, pour pouvoir
comparer avec des populations se
trouvant là en 1989 (PARADIS &
PIAZZA 1989b).
3 fl.
24 fl.
clôtur~
sentier
• .. TamarL'C africana
p parking
R restaurant (Robinson)
I4n.
6ros. 135ft.
lfl7ros.
39pl. Figure 6
23fl.
Localisation et nombre
18ro~
2pl. des individus
sn.
4Jros..
d'Anchusa crispa
20.
19ros.
ZSpl.
29pl.
en avril 2000
sur la station de Cannella
. •'limite entre la pente dunaire (cOté ouest) (Côte orientale corse) .
ru:ripisylve •... · ctlaplage(côtéest)
Vé : végêtation rur la pcnle R: restaurants
(bas de la route) M:maison (Comptage effectué par G.
ycôterocheuse -petit mur
barrihe en bois (entre le PARADIS le 30 avril2000).
Eg: Eucalyptus globulus "' • camping et la pente dunaire)
Pl:Pistacialentiscu.r ~ cscalierscnbois
(Abréviations concernant les
P plancb~ (passages à pied) comptages d'Anchusa crispa : fi :
~------~5·--------~IOOm individu fleuri ; pl : plantule ;
ros : individu en rosette).
N
i
50
Figure 7
Localisation et nombre
des individus d'Anchusa crispa 1J9fl,
Cala Plscona
1988 1996 2000 Cala Plscona
Pieds fleuris 109 166 34
:~
Rosettes, plantules 117 75 J1
100 ~~P/edsnE:uris .1
-11-Roset!E:s, plantules
50 . .
0·
1985 1990 1995 2000 2005
Capplclolo Capptclolo
19118 1996 2000
Pieds fleuris 90 73 36
~~
Rosotfes, plantulos 119 54 171
150
100. rPiedsneuris ~~
--11-RosoUes, plantules
50
0 ..
1985 1990 1995 2000 2005
i''""~
Roseltes, plantules 247 !54 13 S! BOO
~ 600- ~~Piadsnauris .1
400--- -li-Roselies, plantules
Figure 9
E 200 Variations du
~ 0 .
nombre d'individus
1985 1990 1995 2000 2005
Annees
d'Anchusa crispa
sur les sites de la
Portlgllolo
côte occidentale
Portlgllolo
1!18, 1996 2000 corse.
r=~
Pledsfleurls 200 571 92
Rosettes, plimlules 170 98 117
(Les comptages ont
été effectués en 1988
l5 200
~~Piedsneuris
-If-Rosettes, plantules
,l
~ par G. PARADIS et C.
z 0 . '
1985 1990 1995 2000 2005 PIAZZA, en 1996 par
Années
A. QUILICHINI et en
'--------------------------_J2000parG.PARADIS).
80 G. PARADIS, C. PIAZZA
Cannella
1989 1998 2000 Cannai/a
Pieds fleuris 507 440 143
··"~
Roscttos,planlulcs 273 2 278
-g 500
~ 400.
i ~gg- ~~Piedsfleurls
-&-Rn.<;elles,planlu/es
si
~ 100
z o.
1985 1990 1995 2000 2005
Années
Favono
Favono
1989 1996 2000
Pledsfleurfs 80 231 204
Ros eUes, plantules 85 120 125
...
i_200-
~
e 100
tz
150
50
~
.
j:-+-Pieds fleuris
-lii-RoseUes, plantules1
1
0 .
1985 1990 1995 2000 2005
An mias
Figure 10
Variations du nombre d'individus d'Anchusa crispa
sur les sites de la côte orientale corse.
Résumé ; La variabilité morphologique, florale et foliaire, est très marquée chez certaines
espèces végétales, ce qui rend parfois difficile une distinction claire entre les taxons au sein
d'un même genre. Ces situations ambiguës sont intéressantes à analyser dans une
optique évolutive. Elles posent aussi un problème pratique de conservation lorsque l'un
des taxons est une espèce protégée. Dans le genre Cyclamen L., trois taxons voisins,
actuellement considérés comme des espèces, C. balearicum Willk., C. creticum Hildebr. et
C. repandwn Sibth. & Sm .. forment le sous-genre Psilanthum Schwarz. Deux de ces trois
espèces, C. balearicum et C. repandum, font partie de la flore française, la première en
Languedoc-Roussillon, la seconde en Corse et dans une localité en Provence. C. repandwn
est commun et abondant en Corse. Dans certaines populations, des plantes à fleurs
blanches s'y rencontrent à côté des plantes à fleurs roses, couleur habituelle chez cette
espèce. Nos observations montrent que c'est dans la région de Saint-Florent, sur substrat
calcaire, que la proportion de plantes à fleurs blanches est particulièrement élevée
Uusqu 'à 16% dans une population). Certaines de ces fleurs blanches, par leur petite taille
et leur style inclus dans la corolle, sont morphologiquement très proches de celles de
l'espèce voisine, C. balearicum Un très large éventail de taille et de couleur existe en
mélange dans les fleurs de trois populations de cette région, limitées au massif calcaire.
Certaines fleurs sont intermédiaires entre C. balearicum et C. repandum et ressemblent
aux hybrides que nous avons obtenus en culture. Deux hypothèses sont avancées pour
expliquer cette variabilité florale exceptionnelle. L'une évoque le maintien local et relictuel
de C. baleartcum, biogéographiquement explicable, et son introgression à la suite de
l'hybridation avec C. repandum L'autre envisage une convergence morphologique avec
C. balearicum, résultant de pressions de sélection fortes et originales dans ce massif
calcaire en Corse s'exerçant sur C. repandum, espèce au fort potentiel de variabilité.
Mots clés: Cyclamen, Primulacées, biologie florale, hybridation, évolution convergente,
endémisme, insularité, Corse.
*:M. D. etJ. D. T., Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, C.N.R.S., 1919, route de
Mende, F-34293 MONTPELLIER Cedex 5, France.
82 M. DEBUSSCHE, J. D. THOMPSON
Remerciements
Nous remercions Geneviève DEBUSSCHE etMichel GRANDJANNY pour leur
aide très efficace lors du recueil des données.
Bibliographie
1 2 3 4 5 6
Altitude (rn) 35 65 130 90 20 10
Exposition N NE NO N N NO
Pente(%) 70 60 70 80 30 25
pH 7,7 7,7 7,8 7,6 7,8 7,7
Recouvrements (%)
roche en place 12 0 3 0 2 5
blocs 44 10 2 15 5 10
pierrailles 2 25 8 5 13 26
terre nue 0 15 7 0 8 4
litière 32 38 50 35 32 52
mousses 10 12 30 45 40 3
plantes ligneuses hautes 0 12 20 35 85 90
plantes ligneuses basses 55 60 45 35 30 35
plantes herbacées * 20 45 45 40 10 2
Hauteur toit végétation (rn) 1,8 2,8 3,5 4 10 11
Nombre de feuilles C. repandum 210 170 90 140 220 85
Nombre de fleurs C. repandum 20 33 36 32 64 9
Proportion des couleurs (%)
fleur blanche 15 15 17 31 3 22
fleur rose 75 61 58 38 94 67
fleur "intermédiaire" 10 24 25 31 3 11
• : autres que C. repandum.
1 2 3 4 5 6
Contribution à l'inventaire
de la flore sarthoise
Emmanuel FOURNIER*
Redécouverte
+ Narthecium ossifragum
Cette espèce était considérée comme disparue du département depuis
l'éradication de sa demi ère station connue dans une petite tourbière des Alpes
Mancelles. Elle a toujours été très rare en Sarthe où elle ne fut d'ailleurs
signalée que sur cinq communes du quart nord-ouest du département. Ce
n'est que le 26 aoùt 1999 que j'ai pu en repérer une abondante population (plus
de mille individus largement fructifiés), au sein d'une lande humide probable-
ment très ancienne, en voie de fermeture, juste à l'est de la Basse Lande, sur
la commune de Parcé-sur-Sarthe (YT 19). Cette nouvelle localité élargit donc
la répartition de ce taxon au sud du département, mais toujours sur sa façade
occidentale.
+ Erica x watsonii
Je l'ai vainement recherchée depuis 1996 dans tous les endroits où cohabi-
taient Erica tetralix et Erica ciliaris pour enfin confirmer sa présence dans le
département cette année. Même site que pour Narthecium ossifragum, sur deux
m 2 environ.
+ Salvia officinalis
Cette plante a été cultivée dans les jardins et paraissait autrefois subspontanée
dans quelques localités sarthoises. Découverte au sein de pelouses calcaires et
en bordure de chemin au sud-est de la Fontaine Putet, le 3 mai 1999 (commune
de Marçon, CN18).
Nouvelles stations
d'espèces protégées
+ Cardamine amara
La découverte de nouvelles localités affirme la présence de cette espèce dans
l'ouest de la Sarthe et aux abords de l'agglomération mancelle alors qu'elle était
plutôt considérée comme en limite ouest de son aire de répartition dans l'est du
département (cette limite se situe en fait en Mayenne). Les populations recen-
sées, parfois très abondantes se situent dans les zones d'atterrissement en
bordure de cours d'eau ainsi que dans un bois très marécageux :
-berge ouest de la Vègre au niveau d'un bois se trouvant au nord-est des
Treize Vents, en fleurs le 9 avril 1999 (commune d'Avoise, YU 00),
- berge sud de la Sarthe en contrebas de la Tribouillère, non encore fleurie
le 31 avril1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92),
-en tapis sur la vase, dans les sous-bois inondés d'un taillis de saules, juste
à l'est du Gué Perroux, en fleurs le 8 avril1999 (commurie de Saint-Georges-du-
Bois, BP 81).
+ Catabrosa aquatica
La troisième station sarthoise actuellement connue de cette espèce - alors
que A. GENTIL (1892-1894) la signalait comme peu commune - s'épanouit
dans une prairie marécageuse en bordure ouest de la Fare, 500 rn environ au
sud de la Chandesaiserie, le 17 mai 1999 (commune de Saint-Germain d'Arcé,
BN87).
+Drosera intermedia
Deux nouvelles populations de cette plante confirment sa bonne implanta-
tion sur le sol sarthois :
-lande humide succédant à la ceinture de Myrica gale, juste à l'est de l'Etang
d'Oliveau, le 1er juin 1999 (commune de Pontvallain, BN 99),
- plusieurs milliers d'individus tapissant littéralement le fond et les bords
d'une série de mares et de pièces d'eau de loisirs en partie exondées, sur substrat
sablonneux, au sein d'un environnement forestier dominé par Pinus pinaster, 500
rn à l'est de Château-Gaillard, le 4 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).
+ Drosera rotundifolia
Même remarque que pour l'espèce précédente.
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 91
Nouvelles stations
de plantes rares à très rares
pour la Sarthe
+ Agrimonia procera
Bord nord du canal de Roëzé à Fillé, au niveau de la limite entre les deux
communes, le 12 août 1999 (communes de Fillé et de Roëzé-sur-Sarthe, BP 80).
+ Apium inundatum
-à hauteur de la Ronceraie, tapisse le fond d'un fossé enjambé par une petite
route accédant à une zone résidentielle au nord de Guécelard, partant à l'est de
la RN 23 en face de la Genettière. Population fructifiée le 3 août 1999 (commune
de Guécelard, BP 80),
- très peu abondant aux abords de la berge nord-est de l'étang situé 500 rn à
l'ouest de la Nousillère, le 25 août 1999 (commune de Louailles, YT 09).
+ Aristolochia clematitis
Belle population située au bout d'w1e haie en bordure de la Sarthe, séparant
deux parcelles de prairies rnésophiles, vis-à-vis de Varennes et légèrement au
nord-est, le 29 juillet 1999 (commune de Précigné, XT 99).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 99
+ Briza minor
Quelques dizaines d'individus dans un chemin forestier parallèle au GR 36,
750 rn à l'ouest de la Bredinière, le 27 juillet 1999 (commune de Thorée-les-Pins,
YT 28 - BN 78). Sème mention sarthoise pour cette espèce redécouverte en Sarthe
en 1998.
+ Calendula arvensis
Quelques individus fleuris en bordure de la D 188 et à proximité de jardinets
longeant le Loir, à hauteur du chemin allant à la Ferme de Cherré, le 4 février 2000
(commune d'Aubigné-Racan, BN 98).
+ Carex pulicaris
-plusieurs dizaines de pieds immatures localisés sous la ligne à haute tension
ouest, entre 500 à 600 rn au sud de la Foucherie, dans une lande plus ou moins
humide maintenue rase par enb·etien mécanique annuel, le 2 mai 1999 (commu-
ne de Pontvallain, BN 99),
- plusieurs dizaines de pieds immatures observés dans un layon traversant
une zone de bas-marais et de prairies tourbeuses neutra-alcalines située au nord
des Grandes Landes, à peu près à la même latitude que le Buisson, le 6 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
- plusieurs centaines de pieds adultes au sein du marais neutra-alcalin
installé en arrière de l'étang se trouvant 750 rn à l'est- sud-est de la Guibonnière,
le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
- plusieurs dizaines de pieds adultes dans les endroits les plus humides du
petit chemin longeant à l'est l'étang situé 500 à 600 rn au nord-est de la Rairie,
idem,
- petite population sénescente le long d'un chemin traversant les pinèdes du
bois de Saint-Hubert,juste à l'ouest du lieu-dit portant le même nom, au niveau
d'un petit carrefour, le 6 août 1999 (commune d'Yvré-le-Pôlin, BP 80).
+ Carthamus lanatus
Cette plante demeure très rare en Sarthe et se cantonne principalement aux
coteaux et affleurements rocheux sur calcaires primaires de la marge armoricaine
du département. Plusieurs centaines d'individus sur ce type de milieu entre la
rivière l'Erve et laD 24, à l'est du Bas Ecuret, le 28 mai 1999 (commune de Auvers-
le-Hamon, XU 90).
+ Centaurea calcitrapa
Quelques pieds en fleurs sur le bord de la route joignant laD 24 à la Romerie
et passant devant la Havardière, au niveau de son intersection avec le petit chemin
se situant environ à 250 rn au nord-est de la Havardière, le 17 juin 1999
(commune de Auvers-le-Hamon, XU 91).
+ Cerastium brachypetalum subsp. brachypetalum
Talus ouest bordant le 1cr chemin partant dans les champs à gauche et
perpendiculaire au chemin communal partant vers le But à partir du calvaire coté
102 rn, le 12 avril 1999 (commune de Neuvillalais, YU 23).
+ Cicendiafiliformis
Cette petite gentianacée passant facilement inaperçue, signalée comme
seulement peu commune à la fin du XIXème, s'est considérablement raréfiée et n'a
fait l'objet que de très peu d'observations récemment. Je n'en ai trouvé que
100 E. FOURNIER
quelques pieds bien fleuris au sein de la lande rase établie sur le bas-côté sud de
laD 8, 1,1 km à l'est de son intersection avec l'A ll, le 16 juin 1999 (commune
de Dureil, YU 10).
+ Cirsium tuberosum
Les quelques stations connues sont cantonnées dans la moitié sud du
département :
- prairies alluviales en bordure du ruisseau de Leuray, en face des Belles
Ouvrières, moins de cent individus à peine fleuris,le 6 mai 1999 (commune de La
Flèche, YT 28).
-grande prairie alluviale attenante au Loir, en contrebas de Leuray, juste au
nord-ouest de ce lieu-dit, moins de cent individus juste en fleurs, le 20 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28),
- grande prairie alluviale attenante au Loir, vis-à-vis du Moulin de la Barbée,
au sud-ouest du Creux, moins de cent individus juste en fleurs, le 21 mai 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
- belle population (sujets juvéniles et adultes) localisée au sein de grandes
parcelles de prairies humides, à environ 500 rn au sud-est de la Métairie des
Courbes, à la même latitude que la Durandière, le 21 mai 1999 (commune de La
Flèche, YT 18). ·
-belle population (sujets juvéniles et adultes) dans une zone de résurgence au
sein de prairies mésophiles situées entre la Bellangerie et les Pierres, le 25 mai
1999 (commune de Précigné, xr 99).
+ Cuscuta europaea
Principalement inféodée aux franges humides le long de la Sarthe. Je l'ai
observée parasitant HuTmLlus lupulus, dans une haie perpendiculaire à la Sarthe
et longeant un ruisselet au sein de prairies comprises entre cette dernière et la
D 22, juste au sortir de Port-Etroit et en direction du Port de Juigné, le 6
septembre 1999 (commune de Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
+ Cyclamen hederifolium
- en lisière d'un bois pentu b9rdant la Sarthe, juste à l'ouest du château de la
Tribouillère, le 31 mars 1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92).
-en sous-bois,juste au nord de la Chaussumerie, le 7janvier 2000 (commune
de Vouvray-sur-Huisne, CP 12),
-pelouse à proximité d'habitations troglodytes au sud-est de la Fontaine Putet,
le 20 janvier 2000 (commune de Marçon, CN 18).
+ Cyperus longus subsp. longus
Longtemps considéré en grande raréfaction dans le département, ce souchet
s'avère en fait assez bien représenté le long des vallées du Loir et de la Sarthe :
- petite population localisée non loin du seul frêne présent dans une grande
prairie mésophile jouxtant laD 70 et allant au nord du Creux. En feuilles le 21
mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-bord nord de laD 70 (à 50 rn du Loir), 100 rn à l'ouest de l'intersection entre
les chemins desservant Caillebert et la Gourderie. Quelques dizaines d'indivi-
dus adultes le 23 juillet 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
-bord est du chemin partant des Chopinières,longeant la voie ferrée jusqu'à
la confluence de la Sarthe et de la Voutonne. Quelques dizaines d'individus
CONTRJBUr!ON À L'IN VENTAIRE DE LA PLORE SARTHOISE 10 1
Photo 1 : S tachys german ica. Asn ièr es-su r - Photo 2 : Ranw1c HittS ophioglossifolius. Prai-
Vègre. 26 mai 1999. ries du Loir à Bazo uges-su r - le-Loir. Mai 1999.
-bas-côtés nord et sud de laD 8 entre Rouillon et la 1ère route coupant laD 8
500 rn à l'ouest de Rouillon. Plusieurs milliers d'individus, le 18 juin 1999
(commune de Dureil, YU 10).
-plusieurs centaines de pieds sur le chemin longeant laN 23 et laD 142 au
nord-ouest des Epinettes, sur plus de 500 rn, le 29 juin 1999 (commune du
Mans, BP 91).
- quelques dizaines de sujets sénescents sur la berge argilo-sableuse sud-
ouest d'un étang jouxtant laD 138, juste à l'est du Foumeau, le 23 juillet 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
+ Juncus pygmaeus
A peine plus répandu en Sarthe que Juncus capitatus.
-zone sablonneuse humide située en contrebas de laN 157 et de la bretelle
d'accès à l'autoroute, le 29 juin 1999 (commune dYvré-l'Evèque, BP 92).
-même milieu entre laN 157 et l'étang de la Fourche d'Auvours, à proximité
d'un fossé de drainage, idem.
Tous les sujets observés (plus d'une centaine) étaient adultes. Les travaux
inhérents aux aménagements routiers semblent donc être à l'origine de la
réapparition de l'espèce sur le site où la signalait déjà N. DESPORTES en 1838.
+ Juncus tenageia
- plusieurs dizaines d'individus fructifiés au sein d'omières argileuses
situées de part et d'autre de l'intersection entre le chemin parcourant le bois du
Lude au sud (en direction de la Deboiserie) et celui le parcourant du sud au nord,
le 28 juillet 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
-plusieurs dizaines d'individus sénescents présents sur la berge nord-est de
l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est de la Rairie, le 2 septembre 99
(commune de La Flèche, YT 28).
+ Leersia oryzoides
Moins de dix individus immatures, rive sud de la Sarthe entre la Lucerie et
Coing, le 25 août 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
+ Lepidium virginicum
Très peu d'observations existent sur cette espèce, à l'image de Lepidium
ruderale et de Lepidium graminifolium, toutes ayant été retrouvées récemment
en Sarthe.
- Quelques dizaines d'individus adultes observés dans une friche au niveau
du chemin longeant laN 23 au nord, à mi-distance entre le Fouillet et le Tertre
Rouge, le 28 juin 1999 (commune du Mans, BP 91).
-Par ailleurs j'ai pu repérer cette plante au Mans dans un terrain vague (rue
Banjan) ainsi que dans la rue où je réside, au niveau d'un parking non
désherbé 1 (BP 92).
+ Lotus angustissimus
-nombreux individus adultes dans le côté nord-ouest de l'intersection entre
la D 8 et la petite route desservant Dureil vers le nord et longeant l'A11 sur
500 rn, le tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 16 juin 1999 (commune de Parcé-
sur-Sarthe, YU 10),
-quelques sujets isolés sur le bas-côté nord de laD 8, 300 à 400 rn à l'est du
chemin allant au Petit Etang, le 16 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
106 E. FOURNIER
- population adulte (moins de cent pieds) au sein d'une pâture sur le coteau
bordant la rivière l'Erve, vis-à-vis de la Goupilière, le 17 juin 1999 (commune
d'Auvers-le-Hamon, XU 90).
-idem, bas-côté sud de laD 8 entre Rouillon et le chemin desservant la Perrière,
non loin de cette intersection, le 18 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10),
-idem, bas-côté nord de laD 8 entre Rouillon et la 1ère route coupant laD 8,
500 rn à l'ouest de Rouillon, idem,
-petit coteau xérophile calcaire et affleurements rocheux jouxtant laD 24 à l'est,
compris entre le chemin allantàlaFourrayère etlarivière leTreulon,le 21 juin 1999
(commune de Auvers-le-Hamon, XU 91). Plusieurs centaines de pieds adultes,
-partie sud du petit coteau longeant leTreulon au sud de Pantigné, en maints
endroits, idem,
- petit terre-plein le long de la N 23 côté sud, entre les deux chemins allant
à la Salle au nord et à Marcillé au sud, le 21 juin 1999 (commune de Roëzé-sur-
Sarthe, BP 81). Plusieurs centaines de pieds adultes,
- population adulte (moins de cent pieds) sur la bordure est de la sablière
jouxtant juste à l'ouest le lieu-dit Champfleury, de 100 à 400 rn au sud de ce lieu-
dit, le 23 août 1999 (commune de Fillé, BP 81).
+ Ludwigia palustris
Plusieurs dizaines de sujets juvéniles sur la berge sud-est de l'étang forestier
proche du lieu-ditle "PetitEtang",le 16juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
+ Ludwigia peploides
Son apparition dans notre département est récente et se fait principalement,
comme pour l'espèce voisine Ludwigia grandijlora, par l'intermédiaire de la
navigation fluviale sur la Sarthe.
- çà et là sur la rive nord (et probablement sur la rive sud) de la Sarthe, de
l'écluse de Juigné au pont allant à Solesmes, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
-rive est de la Sarthe, 500 rn au nord de Varennes, à peu près à la méme
latitude que le lieu-dit "la Fontaine", le 9 août 1999 (commune de Précigné,
XT 99). Population fleurie,
-rive sud de la Sarthe, à peu près à la même longitude que la Cognière, le 25
août 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
+ Luzula sylvatica
Abondante dans un bois de pente bordant la Sarthe au nord-ouest de
Beaumortier, 300 à 400 rn à l'est du déversoir de Chadenière,le 31 mars 1999
(commune de Saint-Jean-d'Assé, BP 83). Cette plante semble inféodée dans le
département à la vallée de la Sarthe.
+ Micropyrum tenellum
Petit escarpement rocheux surplombant la Sarthe au niveau de la Croix de
Sainte-Anne, moins de cent individus adultes, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
+ Myosurus minimus
Omière boueuse dans le chemin d'accès à des prairies humides attenantes
au Loir vis-à-vis du lieu-dit "les Quatre Vents",légèrement au nord- nord-est,
le 10 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 107
+ Myriophyllum verticillatum
Très rare mais probablement sous-observé. Petite population adulte au
niveau de la berge sud de l'étang se trouvant à 1 km à l'est et légèrement au
sud de la Guibonnière, le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+Najas marina subsp. marina
Moins rare que supposé ;
- très abondant dans les deux étangs se trouvant juste au sud-est de la
Rairie, le 14 juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28),
- abondant côté est de l'ancienne sablière jouxtant à l'ouest le lieu-dit
"Champfleury", 200 à 300 rn au sud de ce lieu-dit, le 23 août 1999 (commune
de Fillé, BP 81),
-bien représenté rive sud de la Sarthe entre la Lucerie et Coing, le 25 août
1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XU 90).
-abondant au niveau de la berge sud de la plus grande des gravières en eau
jouxtant laD 304 et le chemin longeant le Loir en direction des Epinettes, le
29 août 1999 (commune de la Chartre-sur-le-Loir, CN 18).
-rive est du Loir, 250 rn au sud du Moulin de la Barbée, le 8 septembre 1999
(commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
Les principales observations de cette plante se font donc actuellement dans
les vallées de la Sarthe et du Loir.
+ Oenanthe peucedanifolia
- zone de résurgences au sein de prairies mésophiles situées entre la
Bellangerie et les Pierres, le 25 mai 1999 (commune de Précigné, XT 99),
- quelques individus isolés aux abords du fossé se trouvant au nord de
l'aérodrome de La Flèche-Thorée-les-Pins, juste à l'ouest d'un circuit de Quad
désaffecté, le 26 juillet 1999 (commune de La Flèche, YT 28).
+ Orchis ustulata
Quelques pieds pratiquement défleuris dans un pré sablonneux, 300 rn au
nord-est du Grand Fougerai, le 31 mai 1999 (commune de la Chapelle-Saint-
Aubin, BP 82).
+ Orobanche hederae
Dans une haie, non loin de l'extrémité est du petit chemin à flanc de coteau,
parallèle à laD 154, passant au nord des Vaux, le 20 janvier 2000 (commune
de la Chartre-sur-le-Loir, CN 28).
+ Parentucellia viscosa
- une dizaine de sujets juvéniles dans la partie humide d'une pelouse
sablonneuse parmi d'autres se trouvant juste au nord-ouest de Bourgneuf, le
7 mai 1999 (commune de Précigné, XT 99),
- champ sabla-limoneux en jachère (culture de maïs), en lisière d'un bois
jouxtant la limite de commune entre Dureil et Malicorne-sur-Sarthe, à mi-
chemin entre la Cow:jaretière et la Davière, le 16 juin 1999 (commune de Dureil,
YT 19) ; moins de dix individus adultes,
- côté nord-ouest de l'intersection entre laD 8 et la petite route desservant
Dureil vers le nord, longeant l'A 11, le tout 500 rn à l'est du Carrefour, le 16 juin
1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YU 10). Moins de dix individus adultes,
108 E. FOURNIER
- petite population adulte située sur le bord ouest du chemin partant des
Chopinières, longeant la voie ferrée jusqu'à la confluence de la Voutonne, 800
à 900 rn avant d'arriver à l'extrémité sud du chemin (limite entre la Sarthe et la
Mayenne). le 29 juillet 1999 (commune de Précigné, XT 99).
-abondante station aux abords d'un canal de la Sarthe au sud de l'agglomé-
ration de Spay, à l'extrémité du chemin longeant ce canal côté nord, au niveau
de l'écluse située au nord-ouest de l'Enfer, sur une centaine de mètres Uuvéniles
et adultes). le 23 août 1999 (commune de Spay, BP 81).
- mème chemin, 200 rn environ après son intersection avec laD 212, à peu
près au nord de la Croix, idem,
- très belle population adulte dans une pré humide pacagé par quelques
chevaux et longeant le ruisseau de l'Antonnière, 250 à 375 rn au nord-ouest du
Grand Renaud, le 16 septembre 1999 (commune de Saint-Satumin, BP 82).
+ Peucedanum oreoselinum
Des quatre stations signalées jadis à Cré-sur-Loir, il n'en fut retrouvé qu'une
seule, assez abondante, des deux côtés de la route passant par la Maison Neuve
et la Petite MaisonNeuve sur environ 300m,le 2 août 1999 (communes de Cré-
sur-Loir et de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18). Cela porte donc à trois le nombre
de stations actuellement connues de cette espèce dans le département.
+ Plantago scabra
Cette plante qui était mentionnée autrefois comme peu commune dans les
lieux arides et sablonneux a beaucoup régressé ; les quelques observations
récentes concement surtout les alentours de l'agglomération mancelle :
- quelques pieds fructifiés dans un terrain vague entre les Maffeteux et un
ensemble de sablières, le 23 août 1999 (commune d'Arnage, BP 81),
-observé à maintes reprises et en divers points sur le terre-plein central de
laD 147 (rocade) traversant la zone industrielle sud du Mans, entre la Patte d'Oie
d'Allones et Nauguibert (communes d'Arnage et du Mans, BP 81).
- apparu devant chez moi dès 1997, probablement introduit avec les graviers
ayant servi à terrasser le parking (BP 92).
+ Polystichum aculeatum
- moins de cinq touffes aux alentours du vallon encaissé parcouru par un
ruisselet juste à l'ouest du château de la Tribouillère, dans un bois pentu
bordant la Sarthe, le 31 mars 1999 (commune de Neuville-sur-Sarthe, BP 92).
En mélange avec Polystichum setiferum,
- même abondance dans un bois de pente bordant la Sarthe au nord-ouest
de Beaumortier, 300 à 400 rn à l'est du déversoir de Chadenière,le 31 mars 1999
(commune de Saint-J ean-d'Assé, BP 83). En mélange avec Polystichumsetiferum,
- peu abondant sur les talus ombragés bordant un chemin très encaissé
partant au sud du Vieux Lavardin vers la Bigottière, le 17 septembre 1999
(commune de Mézières-sous-Lavardin, BP 83).
-versant boisé rive est du Dinan, au niveau du Moulin d'Oume, le 28 janvier
2000 (commune de Fiée, CN 18).
+ Pseudofumaria lutea
Quelques individus fleuris sur un mur dans le hameau de Saint-Juli.en, le
long de laD 88, le 30 août 1999 (commune de Neuvy-en-Champagne, YU 22).
llO E. FOURNIER
+ Pseudognaphalium luteo-album
Berge nord-est de l'étang jouxtant laD 104, 1 km au sud-est de la Rairie, le 14
juin 1999 (commune de La Flèche, YT 28). Moins de dix individus à peine fleuris.
+ Pycreus flavescens
Cette cypéracée est devenue rarissime en Sarthe où la seule observation
récente faite par B. TILLY date de 1993 (plante non revue surie site en question
en 1999). Par contre il semble qu'eiie soit passée totalement inaperçue (confu-
sion avec Cyperusjuscus ?!) des abords du drain sud bordant l'aérodrome de La
Flèche-Thorée-les-Pins (site géré par le C.P.N.S.) malgré de nombreuses pros-
pections. Ce souchet y était pourtant très abondant le 26 juillet 1999 (commune
de La Flèche, YT 28). Un examen de quelques clichés personnels prouve déjà sa
présence sur le site en 1996.
+ guercus cerris
Deux observations récentes seulement concemaient ce chêne qui semble
probablement méconnu des botanistes locaux, mais qui ne serait pas si rare que
cela selon les dires de certains forestiers. Je l'ai découvert en plusieurs endroits
· de la commune de Cré-sur-Loir (YT 18), non loin dela route reliant cette commune
à Saint-Quentin-lès-Beaurepaire (Maine-et-Loire). C'est en rédigeant ces lignes
que je me suis aperçu que l'espèce fut signalée dans ces environs par LAUNAY
(donnée reprise par GENTIL 1913-1914 et par DELAUNAY 1927).
-population disséminée entre la Valinière et la Deboiserie, dans le quart sud-
est du Bois du Lude, les 19 mai et 28 juillet 1999,
-bord de laD 37, de Chanteloup jusqu'à son intersection avec la route allant
de Cré à Saint-Quentin, bord de cette dernière, 200 à 300 rn au nord de cette
intersection, puis juste au sud du lieu-dit "la Forêt" le 28 juillet 1999,
- lisière ouest du Bois du Lude, sur 100 à 200 rn à partir de la Forêt, idem.
La répartition du chêne chevelu dans le Bois du Lude reste à préciser; ce site
offre de belles perspectives pour quiconque s'intéressera aux hybrides du genre
Quercus puisque y croissent aussi Quercus robur, petraea, pyrenaica et humilis.
+ Ranunculus circinatus
- apparue au sein d'une roselière étrépée en septembre 1998 sur le marais
de Cré, 400 à 500 rn au nord-ouest de la Gasneraie, ainsi que dans un canal
adjacent à cette roselière. En fleurs le 4 mai (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
-abords d'une mare présente dans l'une des prairies humides bordant le Loir
sur sa rive nord, 600 à 700 rn au nord de Caillebert, quelques individus en fleurs
le 11 mai 1999 (commune de Bazouges-sur-le-Loir, YT 18).
- dépression encore inondée dans une prairie alluviale en bordure de la
Sarthe, juste au sud-ouest des Chopinières, quelques individus en fleurs le 15
juin 1999 (commune de Précigné, XT 99).
+ Ranunculus parvi}t.orus
-bordure de champ jouxtant le sentier conduisant à la Croix de Sainte-Anne,
à peine au sud-ouest de ceiie-ci, moins de dix pieds fleuris le 26 mai 1999
(commune de Juigné-sur-Sarthe, YU 00).
-bordure de champ en marge d'un coteau calcaire longeant laD 57 à l'ouest
et au nord de la Cour, juste à l'est d'un front de taille, moins de dix pieds presque
défleuris le 28 mai 1999 (commune d'Asnières-sur-Vègre, YU 00).
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 111
+ Ranunculus tripartitus
Petit étang forestier attenant à la limite de commune, à droite d'un chemin
perpendiculaire à la D 23, juste à l'est de Bagatelle, plusieurs dizaines
d'individus fleuris le 25 mai 1999 (commune de la Chapelle d'Aligné, YT 09).
+ Rorripa palustris
- est réapparu en divers endroits de la zone humide de la Fourche d'Auvours
où il était déjà connu; est par contre apparu en contrebas de laN 157, du côté
opposé à celui de l'étang, à quelques centaines de mètres de l'échangeur, le 29 juin
1999 (commune dYvré-l'Evêque, BP 92) ; moins d'une dizaine d'individus
adultes,
- même abondance (individus tous isolés) côté est de l'ancienne sablière
jouxtant à l'ouest le lieu-dit "Champfleury", de 100 à 400 rn au sud de ce lieu-
dit, le 23 août 1999 (commune de Fillé, BP 81).
+ Sanguisorba officinalis
- quelques dizaines de pieds en germination dans un bas-marais à Schoenus
nigricans et Cladium mariscus, 500 rn au sud-ouest de la Foucherie (étang), le
2 mai 1999 (commune de Pontvallain, BN 99),
- petite population située 1, 1 km au sud et légèrement à l'ouest de la
Foucherie (étang), sous la ligne à haute tension, idem,
- quelques dizaines de pieds en germination au milieu d'un chemin forestier
humide débouchant sur la D 251, juste à l'est de celui allant vers les
Brétonnières, du côté opposé à la départementale, à 100 -200 rn de celle-ci, le
3 mai 1999 (commune de Roëzé-sur-Sarthe, BP 80).
-population éparse,localement abondante au sein de pinèdes, landes, fossés
et bords de chemins dans un rayon de plus d'1 km autour de Saint-Hubert et
notamment aux abords du chemin longeant le ruisseau des Fillières, de
Guécelard au Gué d'Urtebize, le 5 mai 1999 (communes de Guécelard, de
Parigné-le-Pôlin et dYvré-le-Pôlin, BP 80).
- quelques dizaines de pieds à hauteur de la Ronceraie, aux abords d'un fossé
et d'une petite route accédant à une zone résidentielle au nord de Guécelard,
partant à l'est de la RN 23 en face de la Genettière. Population avec juvéniles et
adultes le 3 août 1999 (commune de Guécelard, BP 80).
- quelques dizaines de pieds adultes et juvéniles au niveau de la petite presqu'île
de l'étang se trouvant à l'est et légèrement au nord de Bruon, le long de la RN 23,
dans sa partie ouest, le 3 août 1999 (commune de Parigné-le-Pôlin, BP 80).
+ Scandix pecten-veneris subsp. pecten-veneris
-bordure d'un champ et talus au niveau du chemin desservantle Bouillonnay,
juste au niveau d'un virage où se trouve 1.me pièce d'eau, en fleurs, le 12 avril
1999 (commune de Neuvillalais, YU 23),
- belle population en bordure de champ (côté nord) le long du chemin
communal reliant le Moulin Neuf à la Gilardière sur 300 à 400 rn, le 14 avril1 999
(commune de Neuvillalais, YU 23).
- idem, talus et bordure de champ à l'est du chemin communal reliant le
Moulin Neuf aux Bourgeons, dans la montée, idem.
Plante observée en d'autres endroits dans les groies de Conlie et de
Neuvillallais où elle semble bien représentée (pour mémoire).
112 E. FOURNIER
+ Schoenus nigricans
Cette espèce, bien que principalement cantonnée dans les vallées du Loir et
du Narais ne mérite probablement pas son statut de plante rare en Sarthe.
Présent çà et là aux abords des étangs du Mélinais (au sud de la Rairie), il
demeure toujours abondant au sud-est de la Guibonnière, le 14 juin 1999
(commune de La Flèche, YT 28).
# Securigera varia
Probablement introduit à la sortie du village de Requeil, en bordure est de laD 77
en clirection de Mansigné, en fleurs le rer juillet 1999 (commune de Requeil, BN 89).
+ Silybum marianum
-début du chemin (le long d'une rangée de chênes) partant de laD 159 vers
un bois longeant la Sarthe et passant juste au nord-est de Gratalot, en rosette
le 9 avril 1999 (commune de Sablé-sur-Sarthe, XT 99).
-population adulte au bord d'un champ et de la route joignant la Rabottière
au Grand Denneray, juste à l'est de son intersection avec le GR 365 et au sud
du château de Dobert, le 26 mai 1999 (commune d'Avoise, YU 00).
- dans une prairie mésophile en contrebas du bois de Pécheseul, le long de
la Sarthe, en face du Petit Bois, le 10 janvier 2000 (commune de Noyen-sur-
Sarthe, YU 1 0). .
+ Solidago gigantea
Cette espèce, comme Solidago canadensis a été introduite dans de nombreux
jardins. Apparaît comme subspontané et abondant dans un fossé en bordure de la
D 13 aux environs de la Noirie,le 1er juillet 1999 (commune de Luché-Pringé, BN 88).
+ Spergula pentandra
Cette espèce qui n'est connue que de très peu de stations reste sans doute
sous-inventoriée :
-plusieurs centaines de pieds fructifiés sur le talus ouest de laD 304, à partir
de la Bellangerie jusqu'au carrefour se trouvant 300 rn plus loin au sud ;
individus épars entre le Vau et la Bellangerie, à l'ouest de laD 104, le 4 mai 1999
(commune de La Flèche, YT 28).
-population très réduite sur une berme sablonneuse de la route perpendi-
culaire à laD 306 et passant à côté de la Gallière, juste avant 1'intersection avec
la ligne de chemin de fer, idem.
+ Spiranthes spiralis
Petite population adulte très localisée sur l'accotement nord de laD 305, 100
à 300 rn à l'est du chemin allant à la Vélinière, en fleurs le 15 septembre 1999
(commune de Savigné-sous-le-Lude, BN 88).
+ Stachys germanica
Quelques individus adultes situés le long d'un sentier, au pied d'un petit
coteau calcaire bordant laD 57 au nord de la Cour, à l'est d'un front de taille
dominant la route au niveau d'un virage, le 26 mai 1999 (commune d'Asnières-
sur-Vègre, YU 00).
+ Teucrium scordium subsp. scordium
La station connue sur le marais de Cré n'a plus été vue au cours des deux
dernières années. Les travaux de réhabilitation et de réaménagements en cours
CONTRIBUTION À L'INVENTAIRE DE LA FLORE SARTHOISE 113
sont sans doute à l'ortgine de sa disparition, bien que des précautions aient été
plis es. Cette espëce connue actuellement sur moins de cinq communes sarthoises
est réapparue un peu plus loin sur le marais, parmi une belle population de
Ranunculus ling ua, au sein d'une aulnaie-frénaie partiellement déboisée fin 1997.
Dix à quinze sujets immatures le 24 juin 1999 (commune de Cré-sur-Loir, YT 18).
+ Thesium humifusum
- quelques dizaines d'adultes dans une pelouse calcaire enrésinée au sud de
la Planche et à l'est du Moulin Neuf, le 2 juin 1999 (commune de Dissé-sous-
le-Lude, BN 87),
-nombreux individus adultes et sénescents au sein d'un ensemble de petites
carrières désaffectées et au bord d'une petite route au nord -est de laMassonniëre,
le 27 août 1999 (commune de Noyen-sur-SarlJ.le, YU 10).
+ Trifolium glomeratum
Connu seulement de quelques stations, prtncipalement dans la marge
armortcaine du département. A souvent été observé en compagnie de Lotus
angustissimus :
-petit escarpement rocheux surplombant la Sarthe au niveau de la Croix de
Sainte-Anne, moins de dix individus sénescents, le 26 mai 1999 (commune de
Juigné-sur-Sarthe, YU 00),
-bien représenté au niveau d'un coteau xérophile et d'affleurements rocheux
entre la rtviêre l'Erve et laD 24, à l'est du Bas Ecuret, le 28 mai 1999 (commune
de Auvers-le-Hamon, XU 90),
- population trés abondante (plusieurs milliers de pieds bien fructifiés) au
sein d'une pâture sur le coteau bordant la rtviëre l'Erve, vis-à-vis de la
Goupillëre, le 17 juin 1999 (commune d'Auvers-le-Hamon, XU 90),
-plusieurs centaines de pieds sur les accotements nord et sud de laD 8 entre
Rouillon et le chemin desservant la Perrtëre, le 18 juin 1999 (commune de
Dureil, YU 10),
-idem, même départementale, à l'est de la Brértaire et de son intersection
avec la route desservant au sud les Besnertes, le 18 juin 1999 (commune de
Parcé-sur-Sarthe, YU 10),
- plus d'un millier de pieds largement fructifiés au niveau d'un petit coteau
xérophile calcaire jouxtant la D 24 à l'est, compris entre le chemin allant à la
Fourrayëre et la rivière le Treulon, le 21 juin 1999 (commune de Auvers-le-
Hamon, XU 91),
-quelques centaines de pieds (certains présentant encore des fleurs) dans la
partie sud du petit coteau longeant le Treulon au sud de Pantigné, idem,
-moins d'une centaine d'individus au bord du chemin allant vers des pièces
d'eau, à l'angle sud-est du petit bois se trouvant 500 rn au nord du Gravier, au
point coté 43 rn, le 22 juin 1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YT 09) ;
population établie sur graviers,
- même abondance, au bord de la RN 23 /D292 ? (secteur actuellement en
travaux), 500 rn environ avant l'échangeur de la Fourche d'Auvours, sur le côté
nord de la route, à proximité du côté sud de la gravière bordant la route au nord
des Felleries, le 30 juin 1999 (commune de Changé, BP 92). Sur substrat
sablonneux récemment décapé.
114 E. FOURNIER
+ Trifolium strictum
Ce trèfle n'a fait, à ma connaissance, que l'objet d'une seule observation en
1985 et ne fut signalé que sur moins de dix communes durant les deux siècles
précédents.
- secteur nord-ouest de la grande parcelle sablonneuse située entre la
Boutonnière et Leuray,le 20 mai 1999 (commune de La Flèche, YT28). Quelques
dizaines d'individus adultes et en début de floraison,
-plusieurs centaines d'individus sénescents sur les accotements nord et sud
de laD 8, çà et là sur 800 rn environ, de part et d'autre du chemin allant au Petit
Etang, le 16 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
- idem, côté nord-ouest de l'intersection entre la D 8 et la petite route
desservant Dureil vers le nord et longeant l'A 11 sur 500 rn, le tout 500 rn à l'est
du carrefour, le 16 juin 1999 (commune de Parcé-sur-Sarthe, YU 10).
- idem, sur les bas-côtés nord et sud de la D 8 entre Rouillon et le chemin
desservant la Perrière, le 18 juin 1999 (commune de Dureil, YU 10).
Bibliographie sommaire
Description phytosociologique
et cartographie de la végétation
du cordon littoral de Palo
(côte orientale de la Corse)
Carole PIAZZA (l) et Guilhan PARADIS (2)
(l) C. P.: A.G.E.N.C. (Agence pour la Gestion des Espaces Naturels de Corse). 3, rue Luce
de Casabianca, 20200 BASTIA.
(2) G. P.: Botanique, Faculté des Sciences, Université de Corse, B.P. 52, 20250 CORTE.
116 C. PIAZZA, G. PARADIS
Abstract : Phytosociological and cartographie description ofthe Palo offshore bar (East
coast, Corsica) vegetation.
After the presentation of the Palo offshore bar (geomorphology, hydrology, past and
present impacts especially due to 4 WD vehicles), the vegetation is described by
phytosociological methods (transects, relevés, large-scale cartography, geosym-
phytosociological summary).
The coast is quite stable, without a strong sea erosion. The flat top and the slope
below the offshore bar have been sprinkled with sand brought by the wind.
Manyherbaceous vegetation patterns result from:
l -former grazing, which favoured Pycnocomon rutifolium and the therophytic groups
(Malcolmietalia).
2- very frequent current 4 WD traffic, most damaging to the perennial species and
which drastically bares the offshore bar sand.
So, on the flat top, different mosaics can be found in the herbaceous vegetation :
l - between Ammophila arundinacea stunted tufts and Elymetum farcti with
Anthemis maritima and Medicago marina ;
2- between the latter and a Pycnocomon rutijoliumgroup;
3 - between that and sorne Malcolmietalia therophytic groups (Sileno nicaeensis -
Vulpietumfasciculatae and its different subassociations).
On the slope down. ·the herbaceous vegetation consists of Scirpus holoschoenus
tufts chequered with therophytic groups.
The shrub and tree vegetation spreading main!y far from the sea consists of different
communities : a small population of Helichrysum italicwn, sorne Cistus salviifolius and
Halimium halùnijolium, a Pistacia lentiscus and Quercus ile.xmaquis, Quercus suberisolated
trees, sorne Pinus pinas ter trees and a declining population of the extremely rare Genis ta
aeinensis. ·
At the back of the offshore bar, in the northern half, there is a depression with a
Tamarix a.fricana low forest, and in the southern half, the Pale lageon fringe is colonized
by a Spartina versicolor population.
In the future. good management will consist in favourinq the revegetalization of the
bare sand.
Introduction
Méthodes d'étude
La végétation a été étudiée sur le terrain suivant les méthodes phytoso-
ciologiques (GÉHU 1986). en effectuant des relevés le long de 10 transects
répartis sur le cordon, entre l'embouchure du fleuve Abatesco et le grau de
l'étang de Palo (figure 1 C). Les transects ont été réalisés en 1993 (par G.P.) et
en 1995 (par C.P.). Le traitement des relevés a été réalisé par la méthode
classique des tableaux. Les coefficients de recouvrement (CR) ont été calculés
en suivant VANDEN BERGHEN (1982).
Une carte de la végétation à grande échelle (figure 3) a été exécutée en 1995
sur le terrain (par C.P.), en utilisant comme fond topographique un agrandis-
sement partiel d'une photographie aérienne en couleurs naturelles, spéciale-
ment prise d'un avion privé pour la cartographie des terrains achetés par le
C.E.L. En effet. à cause de la présence de la base aérienne militaire de Solenzara,
le sud du cordon esteffacésurles photos aériennes de l'I.G.N. (1990 cet 1996 b).
118 C. PIAZZA. G. PARADIS
Nomenclature
La toponymie est celle de cartes topographiques au 1 : 25 000 (I.G.N. 1990
a et b et 1996 a).
La nomenclature taxonomique suit GAMISANS etJEANMONOD (1993), sauf
pour Elytrigiajuncea, nommé Elymusjarctus par souci de continuité avec les
publications antérieures (GÉHU et BIONDI 1994, PIAZZA et PARADIS 1997,
1998, PARADIS et PIAZZA 1999). Quand il n'y a aucune ambiguïté, nous avons
simplifié l'écriture, en omettant de nommer l'espèce, par exemple, dans le cas
d'Ammophila arundinacea et de Sesamoides spathulata ou la sous-espèce dans
la majorité des cas.
La terminologie géomorphologique des cordons littoraux et dunes suit
PASKOFF (1998).
PREMIÈRE PARriE
PRÉSENTATION DU SITE
1. Localisation et présentation
Le cordon littoral de Palo (coordonnées moyennes : 41 °48' de latitude Net
9°25' de longitude E) se situe, sur le territoire de la commune de Serra-di-
Fiumorbu, au sud du petit fleuve Abatesco et au nord de la base aérienne
militaire de Solenzara. Il isole l'étang de Palo de la mer, un grau, ouvert
régulièrement par l'homme, permettant la communication entre l'un et l'autre.
La figure 1 montre que de l'embouchure du Tavignano jusqu'à la base de
Solenzara, le linéaire côtier est orienté N-NE- S-SO et s'incurve légèrement vers
le SO entre le minuscule cap situé au sud de la Tour de Vignale et le grau de
l'étang de Palo. Au sud du grau la direction du littoral est NS.
La longueur du cordon de Palo, entre l'embouchure de l'Abatesco et le grau
de l'étang est d'environ 4,2 km. Sa largeur varie, du nord au sud, de 40 rn à
190 m. Sa hauteur moyenne est comprise entre 2 et 3 rn mais, près du grau
actuel et au niveau d'anciennes passes, elle n'atteint que 0,5 à 1 m.
L'accès sur le cordon s'effectue par un chemin communal goudronné, issu
de la route N 198 (figure 1 B).
~
Photo L Sud elu cordon de Pa lo ct grau de l'étang. 5 mars 2000. Photo 2 . Sud elu cordon de Pa lo : J-/elichrysum italicwn. Cenista ~
aetnensis el 1Jallmiwn halimifolium. 10 juin 1993. tl
C'J
~
5
0
0
~
D
Photo 3 . Nord elu cor·clon de Pa lo : reste de la zonation. Les graminées Photo 4 . Moillé su d du cordon de Pa lo : revers de pente très douce.
LhérophyUques des Malcolmietalia. qui sont en fln cie cycle. abon- por-tant des dunes paraboliqu es cie très faible h auteu r . 5 mars
dent clans les lmccs des passages cie véhicu les 4 x 4. 10 juin 1993. 2000. 1\:1
Pluviométrie et température
D'après DUPIAS et aL (1965), cette portion de la côte orientale a une
pluviométrie annuelle comprise entre 700 et 800 mm et une température
moyenne comprise entre 15 et 16°.
Vents·
Les vents de mer (de secteur Est), dont l'action sur la dynamique littorale et
aussi la végétation du cordon est importante, présentent les fréquences
suivantes : 50 % de vents de SE (sirocco), 40 % de vents de NE (grecale) et 10 %
de vents d'E (levante) (GAILLOT 1993).
il n'existe pas un classement semblable des fréquences des vents d'Ouest,
bien que leur influence sur la végétation ne soit pas négligeable : ainsi c'est à la
suite de vents très forts, en provenance du NO, qu'un important incendie s'est
propagé sur le cordon en 1993.
Caractères hydrologiques
L'entrée d'eau de mer dans l'étang pendant plusieurs mois de l'année, et en
particulier de la fin du printemps à l'automne, de même que l'éloignement des
fleuves (Travo, Abatesco et Fium'Orbu), empêchent une alimentation en eau
douce du cordon par infiltration. La nappe d'eau douce est rechargée unique-
ment par les pluies et elle atteint son niveau le plus bas en septembre.
III. Impacts
Impacts passés
Dans le passé, comme sur tous les cordons littoraux de la plaine orientale
corse, il s'est produit ici un intense pacage de moutons. Il paraît probable que
la grande étendue des peuplements composés surtout de l'hémicryptophyte
Pycnocomon rutijolium résulte de ce pacage.
(Un impact exceptionnel a été, durant l'été 1993, un incendie dont le point
de départ était pourtant éloigné et situé à l'ouest de l'étang. A cause de vents du
NO très violents, cet incendie a atteint la moitié sud du cordon et fait des dégâts
à la végétation arborée et arbustive, dégâts encore visibles en 2000).
DEUXIÈME PARTIE
ÉTUDE DE LA VÉGÉTATION
A. CAKILETEA MARITIMAE
Salsolo-Cakiletum maritimae (tableau 1)
Ce groupement d'espèces halonitrophiles, à optimum de développement estival,
a ici un faible recouvrement (5 à 50%) mais il forme une frange assez large (6-7 rn).
Il est ici dans sa position normale, sur le haut de la plage aérienne, sur des sables
mêlés à de la matière organique, provenant des laisses de mer. Il est soit en contact
avec les associations pionnières vivaces du haut de l'estran (Sporobolo- Elymetum)
et des dunes embryonnaires (Elymetum), soit en avant de la microfalaise, portant
une mosaïque : Elymetum 1 Ammophiletum, lorsqu'il y a eu disparition d'une
. partie de la zonation végétale, après une phase d'érosion marine.
Non continu le long du cordon (figure 3), le Salsolo- Cakiletum maritimae
est assez bien représenté dans le quart sud du site, sans doute par suite d'une
pression anthropique plus faible, en raison de l'absence de voie d'accès directe.
Excepté pour le relevé 4, correspondant â une mosaïque, le nombre spécifi-
que moyen est faible (voisin de 3).
En plus des deux espèces caractéristiques (Salsola lcali et Calcile maritima),
Euphorbia peplis est assez abondant comme sur la majeure partie du littoral de
la côte orientale ainsi que, mais dans une moindre mesure, Xanthium italicum.
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VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 125
1987. Cette attribution nous a paru devoir être nuancée (PIAZZA et PARADIS
1997).
Le tableau 3 montre qu'Echinophora spinosan'a pas un fort recouvrement et
n'est pas constant. Aussi, il semble préférable de n'employer que la dénomina-
tion Elymetumfarcti.
D'un point'de vue phytosociologique, le tableau 3 présente quatre ensembles :
-un Elymetumfarcti appauvri (A), assez proche de la plage aérienne,
-un Sporobolo- Elymetumfarcti (B) ,lui-aussi, proche de la plage aérienne,
- un Elymetum farcti à Otanthus maritimus (Cl. dans les situations
exposées aux vagues de tempêtes, abondant au nord et au sud du site, et présent
ponctuellement çà et là,
-un Elymetumfarcti à Anthemis maritima et Medicago marina (D), situé un
peu plus en arrière.
b. Extension et dynamiq_ue
L'Elymetum fare ti forme ici une très large frange parallèle au rivage et
continue tout le long du cordon, sauf en trois endroits : face à l'ancien grau
creusé dans le sud du site, au niveau d'une ancienne zone de débordement de
l'étang et face à l'entrée sur le cordon (figure 3). Dans ces trois endroits, le
cordon est à une faible altitude (moins d'un mètre par rapport au niveau de la
mer), par suite des anciennes passes facilitant les débordements de l'étang et
la pénétration de l'eau de mer lors des tempêtes, et à cause du piétinement et
de la dénudation causée par la surfréquentation depuis une trentaine d'an-
nées.
Lors des tempêtes, surtout hivemales, ces zones basses sont fréquemment
envahies par la mer qui y dépose des sédiments grossiers. De plus, ces
ouvertures dans le cordon sont également de véritables couloirs de déflation. Le
sable, ne rencontrant pas d'obstacle, est transporté, sous l'action des vents
forts, jusqu'au niveau du fourré littoral. Ce sable remobilisé est alors colonisé
par un Elymetum secondaire à Anthemis maritima dominant, comme cela
s'observe bien face à la sansouire du nord de l'étang.
L'Elymetumfarcti occupe donc ici plusieurs positions:
- une position "normale", primaire, au haut de la plage aérienne, surtout
dans la partie médiane du site, et constituant alors l'obstacle permettant
l'édification éolienne des dunes embryonnaires,
-une position secondaire, en mosaïque avec les lambeaux de l'Ammophiletum
ayant résisté à l'érosion, tant marine qu'anthropique,
- une position secondaire, plus en arrière, en mosaïque avec le groupement
à Pycnocomon rutifolium, et constituant la transition entre les dunes embryon-
naires et le sable fixé.
De larges clairières affectent l'Elymetum et sont occupées par des mosaï-
ques entre les espèces vivaces de l'Elymetum et les thérophytes des Malcol-
mietalia (Silene nicaeensis, Vulpiajasciculata, Corynephorus articulatus ... ). Le
rapport quantitatif et spatial entre vivaces et thérophytes est fonction du degré
des perturbations et de l'influence plus ou moins grande de la mer.
126 C.P~.G.PARADIS
D. CISTO- LAVANDULETEA
1. Groupements à Genista monspessulana
Ce cytise, à floraison précoce, se localise sur le revers du cordon à l'empla-
cement du maquis incendié en août 1993. Il forme deux groupements : avec
Cistus sa[viifolius et avec Pteridium aquilinum.
Le groupement avec Cistus sa[viifolius (tableau 6 A), pauvre en espèces et
observé sur une cinquantaine de mètres carrés, est situé sur la pente du revers,
au contact de la cistaie du Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii.
Le groupement avec Pteridium aqui1inumest situé au bas du revers (figure 3).
Des taches du maquis à Pistacia [entiscus, subsistant dans les deux
groupements, vont à l'avenir, en s'étendant, éliminer ces groupements à Genista
monspessu1ana.
2. Cistaie du Cisto salviifolii - Halimietum halimifolii (tableau 6 B)
Cette cistaie se localise :
-dans la partie méridionale du cordon, entre l'ourlet àPycnocomon ruüfolium
et le maquis moyen, oû elle forme une large bande,
-un peu plus au nord, sur une bande dunaire, à l'emplacement du maquis à
Pistacia [enüscus et dejeunes Quercus suberincendiés en 1993 (figure 3).
Le tableau 6 B montre le très fort recouvrement d'Ha1imium ha1imifolium.
3. Cistaie du Cistus salviifolius
Cette cistaie, oû Cistus sa1viifo1ius est soit en peuplement monospécifique,
soit en mosaïque avec Scirpus ho1oschoenus etAsphode1us aestivus, occupe une
assez vaste superficie au bas du revers, au sud de l'entrée du site (figure 3). La
hauteur des individus de C. sa[viifolius est faible (0, 3 à 0, 5 rn).
E. QUERCETEA ILICIS
Maquis littoral à Pistacia lentiscus (tableau 7)
Au sud du cordon, là oû sa largeur est la plus grande, se localise un maquis
moyen (de 2 à 3 rn de haut environ), dominé par Pistacia 1entiscus et Smi1ax
aspera. D'assez nombreux Quercus suber émergent de ce maquis et, çà et là,
s'observent des individus d'autres espèces de Quercus (Quercus i1ex, Q. humilis,
Q. robur) ainsi que quelques Pinus pinaster et même un pied de Pinus nigra
subsp. [aricio.
L'abondance de Quercus i1ex, au sud de l'ancien grau creusé, peut laisser
supposer que cette espèce était le principal constituant d'une ancienne forêt
littorale peuplant la partie arrière du cordon. Les Que reus suber ont vraisembla-
blement été plantés à l'origine, comme l'a suggéré REILLE (1985) à partir
d'analyses palynologiques.
Le tableau 7 montre la présence de trois espèces des Rhamno - Prunetea
128 C. PIAZZA, G. PARADIS
F. TUBERARIETEA GUTTATAE
Les groupements thérophytiques sabulicoles, appartenant à l'ordre des
Malcolmietalia, sont nombreux et variés sur ce site.
1. Groupement à Cutandia maritima (tableau 9)
Ce groupement (Cutandietum maritimae), pauvre en espèces, n'a pas ici
une grande étendue. il n'a été observé qu'au nord du cordon, assez près de la
mer, au sud de l'embouchure de l'Abatescu.
2. Sileno nicaeensis - Vulpietumfascicli.latae (tableau 10)
Les groupements de cette association sont très bien définis par la présence
et l'abondance des deux thérophytes caractéristiques : Sil(me nicaeensis et
Vulpia fasciculata. Mais, fréquemment une autre espèce s'ajoute aux deux
précédentes et impose, par son abondance, une physionomie particulière au
groupement, ce qui a permis de définir plusieurs sous-associations (GÉHU et
BlONDI 1994, PARADIS et PIAZZA sous presse). Par rapport au Cutandietum
maritimae, le Sileno nicaeensis -Vulpietumfasciculatae exige 1.m substrat
moins pauvre et une moins forte exposition aux embruns.
Sileno nicaeensis- Vulpietumfasciculatae ss - ass. typicum (tableau 10 A).
La sous-association typicum est très mal représentée ici. •
Sileno nicaeensis -Vulpietumfasciculatae ss - ass. à Vicia parvijlora, ss-
assoc. nouvelle (tableau 10 B). ·
Cette sous-association nouvelle (syntype : tableau l 0 : relevé 2) est très
étendue ici. L'abondance de Vicia parvijlora (= V, gracilis) et, dans une moindre
mesure, de Lupinus angusüfolius subsp. angusüfolius, est une particularité des
cordons du sud de la côte orientale. Cette abondance est peut-être due à d'anciens
semis de ces deux papilionacées dans des champs situés en arrière des cordons,
pour la nourriture du bétail. De là, ces deux espèces ont pu s'étendre sur le sable
des cordons sous l'influence des pérégrinations des animaux. ·
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO [CORSE) 129
G. MOLINIO - ARRHENATHERETEA
Mosaïques comportant Scirpus holoschoenus
L'espèce géophytique à rhizome court Scirpus holoschoenus est abondante
dans la partie arrière du cordon et sur la partie haute du revers. Ses touffes sont
en mosaïque avec de nombreuses thérophytes printanières des Malcolmietalia.
Remarque. Ourlet à Pteridium aquilinum
Dans la partie nord du cordon, en revers, Pteri.dium aquilinum forme un
ourlet à une altitude plus basse que celle où se localise Scirpus holoschoenus.
Cet ourlet, dont l'inclusion syntaxonomique n'est pas évidente, est en lisière de
fonnations arborées (à Alnus glutinosa, Quercus humilis et Quercus robur) qui
occupent la dépression longeant le cordon.
H. JUNCETEA MARITIMI
Groupement à Spartina versicolor (tableau 13)
Une ceinture à Spartina versicolor, espèce anciennement introduite en Corse
(NATAL! et JEANMONOD 1996). s'étend au bas du cordon et borde l'étang de
Palo (figure 3).
Le tableau 19 montre la très forte dominance de S. versicolor. Suivant la
topographie, les autres espèces associées à S. versicolor sont : Halimione
130 C. PIAZZA, G. PARADIS
I. NERIO · TAMA.RICETEA
Peuplement de Tamarix africana
Tamarixafricanaformeunimportantpeuplementdansladépressionlongeant
la moitié nord du cordon entre l'embouchure de l'Abatesco et l'entrée du site.
III. Transects
B. Transects 7 à 10 (figures 6 à 9)
Les profils schématiques et les relevés des transects 7 à 10 (localisés sur la
figure 1 C) ont été effectués en 1993 dans la moitié nord du cordon, partie non
VÉGÉTATION DU CORDON UTTORAL DE PALO (CORSE) 131
achetée par le C.E.L. Ces transects correspondent aux figures 6 à 9. Les espèces
encadrées montrent la zonation.
Transect T7 (figure 6)
Par suite de la très forte fréquentation, ce transect correspond à la partie la
plus dégradée du site, ce qui explique :
-les très faibles représentations de Sporobolus pungens, Otanthus maritimus
et Ammophila arundinacea,
- l'abondance des thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia et, dans la
moitié arrière du cordon, celle de Pycnocomon rutifolium.
Transect TB (figure 7)
Là, la fréquentation est moindre, d'où l'assez forte abondance de Sporobolus
pungens, Otanthus maritimus et Ammophila arundinacea.
Transect T9 et T10 (figures 8 et 9)
Ces transects situés près de l'embouchure de l'Abatesco montrent un cordon
beaucoup plus étroit et à la morphologie différente. Le pacage des animaux
(ovins surtout) a été très intense ici, ce qui explique la grande étendue des
groupements dominés par les thérophytes.
CONCLUSIONS
Plage aérienne 0 4
CAKILETEA MARITIMAE
Salsolo lcali - Calciletum maritimae 2a
EUPHORBIO - AMMOPHILETEA ARUNDINACEAE
Sporoboletum arenarii l
Sporobolo - Elymetumjarcti 1
Elymetumjarcti appauvri 2b
Elymetumjarcti à Otanthus maritimus 2b
Groupement à Elymus jarctus et Anthemis maritima 0 3b
Ammophiletum arundinaceae 2b
HELICHRYSO - CRUCIANELLETEA
Groupements à Pycnocomon rutifolium 0 4
Groupement à Helichrysum italicum 0 2b
CISTO- LAVANDULETEA
Groupement à Genista monspessulana 0 2b
Groupement à Helichrysum italicum et Lavandula stoechas 1
Cisto salviifolii-Halimietum halimifolii Géhu et Biondi 1994 0 3b
134 C.PlitZZA, G.PAlùUJIS
QUERCETEA ILICIS
Maquis à Pistacia lentiscus dominant 0 3a
Peuplement de Genista aetnensis 0 2b
Maquis haut à Quercus ilex dominant 0 2b
Maquis haut à Quercus suber dominant 0 2b
TUBERARIETEA GUTTATAE
Cutandietum maritimae 1
Sileno nicaeensis -Vulpietumjasciculatae
ss.-ass. typicum 1
ss.-ass. à Vicia parvijlora 0
ss.-ass. à Corynephorus articulatus 3a
Groupement à Corynephorus articulatus, Vulpiafasciculata
et Chamaemelum mixtum 0 3a
Sileno gallicae - Corynephoretum articulati
Groupement à Anthoxanthum ovatum et Corynephorus 0 2b
articulatus
JUNCETEA MARITIMI
Groupement à Spartina versicolor 1 3a
Peuplement de Juncus acutus et de Juncus maritimus 2a
NERIO - TAMARICETEA
Peuplement à Tamarix africana 0 4
MOLINIO - ARRHENATHERETEA
Groupement à Scirpus holoschoenus 0 3b
A. Intérêts floristiques.
1. Le cordon de Palo présente trois taxons légalement protégés au niveau
national (N) et un taxon protégé au niveau régional (R) :
• Euphorbia peplis (Euphorbiaceae) (N), espèce inscrite dans le Livre Rouge
(OLIVIER et al. 1995). qui est assez abondante sur le haut de la plage
aérienne, surtout près de l'extrémité sud,
• Kosteletzlcya pentacarpos (Malvaceae) (photo 8) (N), espèce inscrite dans le
Livre Rouge des espèces menacées (OLIVIER et al. 1995), qui est très rare
ici, avec moins de 20 individus, situés dans la partie arrière du revers du
cordon près du transect P6 (RAVETIO et al. 1997),
• Tamarix africana (Tamaricaceae) (N). très abondant en arrière du cordon,
surtout dans sa moitié nord,
• Genista aetnensis (Fabaceae) (photos 2 et 7) (R), très rare en Corse et qui a ici
sa plus belle population (PIAZZA et PARADIS 1996), mais en forte régression
actuellement.
2. Ce cordon présente aussi quatre taxons non protégés mais qui sont assez
rares sur le littoral de la Corse: Polygonummaritimum Quercus robur, Sesamoides
purpurascens subsp. spathulata et Stachys maritima.
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 135
B. Intérêts paysagers
D'un point de vue paysager, le cordon de Palo est remarquable :
-par une largeur relativement grande et une vaste longueur,
- par une situation entre la mer et un étang, pour sa moitié sud,
- par une stabilité géodynamique se traduisant par une quasi-absence
d'érosion actuelle,
-par une nette zonation de ses groupements végétaux, malgré les impacts subis,
-par des micro-formes dunaires, liées à un saupoudrage éolien de faible
intensité,
-par une seule voie d'accès et par l'absence de constructions, ce qui devient
rarissime sur le littoral de la Corse.
Afin que les parties dénudées du " plateau " du cordon ne s'agrandissent
plus et que les espèces vivaces ne s'amenuisent pas davantage, il est urgent
de faire appliquer la loi interdisant la circulation en bord de mer des
véhicules 4 x 4, cette circulation étant la principale cause actuelle de
dégradation du site. Il est aussi souhaitable qu'un contrôle de la fréquenta-
tion et une gestion du site, au moins sur les terrains achetés par le C.E:L.,
qui sont les parties du cordon les plus dégradées, soient mis en place. De
telles mesures pourront permettre alors d'obtenir une revégétalisation du
sable actuellement dénudé.
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138 C.P~.G.PARADIS
Thérophytes caractéristiques p CR
Salsola /cali 3j 1 1j 2bpl 1 1 + 7 946
Calcile maritima 2b + 1 2b 2a + 6 692
Euphorbia pep lis + 1 2 39
Xanthiwn italicum + + 2 6
Espèces des Ammophiletalia
Ely mus fare tus + + 2aj 3 127
Sporobolus pungens 1 1 2 72
Eryngium maritimum + 1pl 2 39
Matthiola sinuata 1pl 1 36
Medicago marina 1j 1 36
Polygonum maritimum + 1 3
Calystegia soldanella + 1 3
Thérophyte des Malcolmietalia
Cutandia maritima + 1 3
A B c D
~
Cil
VÉGÉTATION DU CORDON IlTTORAL DE PALO (é:ORSE) 141
W de relevê (tableau) 1 2 3
W de relevê (registre 1993)
Surface (m2)
2
75
30c
24
40a
25
IJ:!IHf:fH
Recouvrement (o/o) 70 60 90
Nombre d'espèces 16 12 12
Nombre de thêrophytes 6 5 0
Caractéristique p CR
Ammophila arundinacea 3 3 4 3 2083
Compagnes des Ammophiletalia
Anthemis maritima 2b 2a 2a 3 1166
Medicago marina 2a + 2a 3 573
Matthiola sinuata 1 + 1 3 173
Ely mus jarctus 1 + 2 90
Eryngium maritimum 1 + 2 90
Lotus cytisoides 1 + 2 90
Sporobolus pungens + + 2 13
Echinophora spinosa + 1 6
Otanthus maritimus + 1 6
Autres espèces vivaces
Jasione montana 1 1 2 166
Pycnocomon rutijolium 1 + 2 90
Helichrysum italicum + 1 6
Urospermum dalechampii + 1 6
Inula crithmoides + 1 6
Thérophytes des Cakiletea
Calcile maritima + 1 6
Salsola /cali + 1 6
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 1 1 2 166
Lupinus angustijolius 1 1 2 166
Vicia parviflora (= V. grdcilis) 2a 1 283
Cutandia maritima 1 1 83
Vulpiafasciculata 1 1 83
Hypochaerisglabra 1 1 83
Corynephorus articulatus + 1 6
A B c
N" de relevé (tableau) 1 2 4 5 6 7 8
3 9 10 11 12 13
N" de relevé (registre 1993) 6 8 35b 41 42b
24 18 11
N" de relevé (registre 1995) R46 RJ Rl4 R2.4 IWl
Surface (m2) 10 25 20 10 30 lOO 10 50 50 50 10 50 20
Recouvrement (%) 80 90 75 80 80 80 60 90 80 90 70 80 90
Nombre d'espèces 16 9 12 17 17 18 15 18 15 15 13 18 17
Nombre de thérophytes 8 5 7 11 11 5 7 8 3 9 7 8 6
Caractéristiques p
Pycnocamon nttifoliwn <!Ji:j::~s1:f:'3:t:i::;r2b 2b 2b 4 2a 4 2a 2b 4 13
Jasione montana + + ::2b :;::2bl2â\ 2b 2b 2a 2a + 1 11
Cypems capitatus (= C. /caUf) ; HHlt!2aH2bi·2.o+2b• 6
Espèces des Ammophiletalia
Anthemis maritima 3 1 2a 3 2a + 3 2b 8
Medicago marina + 1 + 2b 2a + + 7
Ammophila arundinacea + + + + 1 + 6
Matthiola sinuata + 1 + + 1 5
Lotus cytisoides 1 1 1 2a 4
Elymusfarctus 1 + + 1 4
Pancratiurn maritimwn + + + + 4
Sporoboù.Ls pungens + + + 3
Eryngium maritimwn + + 2
Otanthus maritimus + + 2
Autres espèces vivaces
Sesamoides spathulata 1 1 2a 1 + 2a + 7
Corrigiola telephi.ifolia 1 + + 2a + 5
Helicluyswn italicwn 2b 1 1 3
Glauciwnjlavwn + 1 + 3
Romulea roUii + + + 3
Rumex acetoseUa 1 + 2
Scirpus holoschoenus + + 2
Asphodelus aestivus + + 2
ChondriUajuncea + + 2
Cynodon dactylon 1 1
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 2a 1 1 1 2a 2a 2a 2b 2b 2a 2a 1 2a 13
Vulpiafasciculata 2b 2a 2b 2a 2a 2a + + 2b 2a 2a 1 12
Lupinus angustifolius 1 + 1 + 1 + + 1 1 1 10
Corynephorus articulatus 1 1 + 3 2b 2a 2b + 3 9
Malcolmia ramosissima + 1 + 1 + 1 + 1 + 9
Vicia parvijlora != V. gracilis) 1 2a 1 1 + + 1 2a 8
Hypochaeris glabra + 2a + + + 5
Ornithopus pinnatus + 2b + + 4
Chamaemelwn mixtum + 1 1 2b 4
Erodiwn lebelii marcuccii + 2a 1 + 4
Lagums ovatus + 1 + 3
Avena barbata 1 + 1 3
Silene gaUica 1 2a 2
Ornithopus compressus 2a 1 2
Cutandia maritima + + 2
Briza maxima + + 2
Andryala integrifolia + 1
Hypecown procwnbens + 1
Misopates orontium + 1
A B c D
N° de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7 8
N° de relevé [registre 1995) R34 R7 R16 R26 R33
W de relevé (registre 1993) 35a 42a 43a
Surface (m2 ) 50 50 50 50 40 10 20 20
Recouvrement (%) 100 100 100 100 70 100 100 100
Nombre d'espèces 4 9 9 9 2 6 4 5
Caractéristiques
Genista rrwnspessulana 1
Cistus salviifolius 1
Halimium halimifolium
Helichrysum italicum + 1 r;5;::;:n::5:~!
Lava.ndula stoechas +
Espèces des Quercetea3licis
Daphne gnidium + + 1 +
Smilax aspe ra. 2a + +
Asparagus acutifolius +
Ruscus aculeatus +
Pistacia. lentiscus +
Phillyrea angustifolia +
Clema.tis fiammula. +
Pinus pinas ter +
Quercus suber +
Espèces des Ammophiletalia
Ammophila arundinacea + + +
Matthiola sinuata + 1
Autres espèces vivaces
Pycnocomon rutifolium + +
Jasione rrwntana + +
Asphodelus aestivus +
Rumex acetosella +
ETANG DE PALO
• 1
1 •
1 •
.
' '••
1
"
10
'- = -
LOCAUSATION :
Grau '1 • '" TlwwoctJ
0 300 m
Sable nu
, Salsolo-Caki~aun
N° du relevé (tableau)
W du relevé (juillet 1995)
Surface (m2)
Recouvrement (o/o)
Nombre d'espèces
Espèces caractéristiques
1
RB
150
lOO
14
2
Rl7
150
lOO
12
3
R27
lOO
lOO
13
4
R49
60
lOO
13
5
R52
150
lOO
9
• p
tl
CR
Pistacia lentiscus 4 4 4 4 4 5 6250
Smilax aspera 2a 2a 2a 2a 2b 5 1050
Espèces des Quercetea ilicis
Quercus suber 2b 2a 2a 1 4 760
Phillyrea angustifolia 1 1 + 2b 4 474
Pinus pinaster + 1 + + 4 62
Ruscus aculeatus + + 1 + 4 62
Asparagus acutifolius + 1 + + 4 62
Quercus ilex 2a 1 + 3 224
Arbutus unedo 2a + + 3 178
Myrtus communis + 2a 2 174
Erica arborea + + 2 8
Olea europaea subsp. oleaster + + 2 8
Clematis jlammula + + 2 8
Lonicera implexa + 1 4
Espèces des Rhamno-Prunetea
Crataegus monogyna 2a 1 1 3 270
Rubus ulmifolius + 1 2 54
Evonymus europaeus + 1 4
Espèces des Cisto-Lavanduletea
Cistus salviifolius 1 2b 2 420
Halimium halimifolium + 1 4
Daphne gnidium + 1 4
Autres espèces vivaces
Quercus humilis 2a 1 170
Helichrysum italicum + 1 4
Asphodelus aestivus + 1 4
Scirpus holoschoenus + 1 4
Quercus robur + 1 4
Phragmites australis + 1 4
Tableau 8. Composition
phytosociologique
du groupement à Genista aetnensis
(relevé effectué 300 rn au nord du grau).
148 C.PlitZZA, G.P~IS
A B c
W de relevé (tableau) 1
15
2
7
3
5
4
10
5
9
6
20
7 8
30b 30d
9 10 ]]]]j=:tJ:fiil:i;tli
q,.L.!JL.l.t.
N" de relevé (registre 1993)
J..-r··~'-tJ'·Jt
ll~Jf}lJllT!:
N" de transect 1993 T7 T7 T7 T7 T9 TlO TlO
W de relevé (registre 1993) R6 R25
No de transect 1993 Pl P3
90 25 .....•.. t.•··t··,+i--JTT
•
Surface (m2 ) 10 6 10 10 10 2L 120 10 .
Recouvrement (%) 80 75 85 85 80 85 75 80 90 90 .
Nombre d'espèces 15 12 13 9 13 8 18 14 14 12
13 6 6 8 10 6 7 7 12 9 .
Nombre de thérophytes
.U t . i l l l l l f .
W de relevé (tableau) 1 2 3 4 5 6 7
W de relevé (registre 1993) 16 25 26 27a 31 17 32
W de transect de 1993 T9 TlO T10 TlO TB T9 TB
Surface (m2 ) 100 100L 120 20 5 10 3
Recouvrement (o/o) 70 BO 95 90 BO 95 95
Nombre d'espèces 16 14 17 7 13 11 13
Nombre de thérophytes
Caractéristiques
12 B 10 7 10 9 10
~
p CR
Corynephorus articulatus 3 3 2a 4 3 3 2a 7 2921
Vulpiafasciculata 2b 2b 3 3 3 2a 2a 7 2364
Chamaemelum mixtum 3 + 1 2a 1 2b 3 7 1524
Compagnes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Hypochaeris glabra + 1 1 1 + + 6 115
Lupinus angustifolius + 2a 1 1 2b 5 452
Silene nicaeensis + 1 2a 1 4 195
Silene gaWca 1 1 1 1 4 142
Malcolmia ramosissima + + 1 1 4 77
Trifolium arvense + + 1 1 4 '77
Trifolium cherleri 1 2b 3 3 B2B
Ornithopus compressus + 2a 2b 3 381
Vulpia myuros 2b 3 2 693
Vicia parviflora (= V. gracilis) 1 1 2 71
Avena barbata + 1 2 3B
Lolium multijlorum + 1 2 3B
Lagurus ovatus 2a 1 107
Briza maxima 1 1 35
Plantago bellardii 1 1 35
Lolium rigidum + 1 2
Espèces des Ammophiletalia
Ely mus jarctus + 1 2 3B
Medicago marina + 1 2
Autres espèces vivaces
Pycnocomon rutifolium 2a 1 2b 2b 2a 5 792
Jasione montana 1 2b 2a 3 414
Corrigiola telephiifolia + 1 + 3 41
Cypents capitatus (= C. Jcalli) 3 1 2 571
Rumex acetosella + 2b 2 260
Scolymus hispanicus + + 2 5
Sesamoides spathulata 2b 1 257
Cynodon dactylon 2b 1 257
Scirpus holoschoenus 1 1 35
Chondrillajuncea + 1 2
Romulea rollii + 1 2
W de relevé (tableau) 1 2 3 4 5
N° de relevé (registre 1995) R9 RIO R20 R35 R51
Surface (m2 ) 20 50 20 40 20
Recouvrement (%) 70 80 80 100 100
Nombre d'espèces 12 12 13 8 14
Nombre de thérophytes 6 9 9 6 9
Thérophytes caractéristiques p CR
Anthoxanthum ovatum 3 2b 1 2a 3 5 2090
Corynephorus articulatus 3 2a 2b 3 4 2040
Autres thérophytes
Avena barbata 1 2a 2a 1 2a 5 610
Silene gallica 2b 2a 2b 2a 4 1080
Andryala integrijolia 1 + 2b + 4 428
Plantago bellardii 1 1 + 2a 4 274
Chamaemelum mixtum 1 3 1 3 850
Lagurus ovatus + 2a 2a 3 344
Briza maxima + 1 2a 3 224
Bromus madritensis 2b 1 370
Vulpiafasciculata 2b 1 370
Petrorhagia velutina + 1 4
Tuberaria guttata + 1 4
Espèces vivaces des contacts
Scirpus holoschoenus 3 3 2 1500
Cistus salviifolius 2a 1 170
Ruscus aculeatus + 1 4
Helichrysum italicum + 1 4
Halimium halirnifolium + 1 4
Autres espèces vivaces
Jasione montana 2a 2a 1 3 390
Plantago coronopus s. L 1 + + 3 58
Asphodelus aestivus 1 2a 2 220
Cynodon dactylon 1 + 2 54
Rumex acetosella 1 1 50
Chondrillajuncea 1 1 50
Daucus carota + 1 4
Allium vineale + 1 4
Lotus cytisoides + +
2
3b
2a +
:
Matthloia sinuata + 2a 2a +
Calystegia soldanella +
Helichryso·Crucianelletea et
bisannuelles
Scolymus hispantcus + +
2b 2b 2a
lt~~~T!i~~~l
Jasione montana +
Pycnocomon rutifolium +
Heltchrysum italtcum 21;> + + +
Glauciumjlavum + + +
Cyperus capitatus + 1
Sesamoides spathulata 2a
Conigiola telephlifolia +
Chondrillajuncea 2a
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Silene ntcaeensis + 2a 2b 2b 2a
Vulpia fasciculata l 1 + 4
Corynephorus arttculatus 2a 2a 2a 3
Erodium lebelü subsp. marcuccii + l l
Hypoclweris glabra 1 +
Lupinus angustifolius + + l
Vtcia parvijlora (= V. gracilis) + 1 1
Briza maxima + l
Avenu barbota + l 2b
Silene gaUica 2b l
LagttrttS ovatus + 2b
Malcolmia ramosissima 1
Omithopus compressus +
OmithopttS pinnatus +
Anthoxanthum ovatum l:n3:::;:j2.oi~l
Andryala integrifolia l
Plantago bellardii
Trifolium campestre 2a
Sideritis romana +
Tableau 14. (début)
Transect 1. Extrémité sud du cordon, 400 m au nord du grau de l'étang
(correspondant au profil Pl: voir la figure 4)
152 C.P~.G.PAlùtDIS
Cisto - Lavanduletea
Halimiwn halimifolium
Cistus salviifolius
fl$li
l-2a··i
+
Daphne gnidiwn +
Lavandula stoechas +
Genista monspessulana
Quercetea ilicis et
Rhamno-Prunetea
1
Quercus suber
Quercus ilex
.
Pistacia lentiscus
PhiUyrea angustifoltn. l
Arbutus unedo 2a
Erica arborea +
Olea europaea subsp. oleaster +
Crataegus monogyna 2a
Pinus pinaster +
Ruscus aculeatus + + +
Asparagus acutifolius + +
Smilax aspera + 2a
Clematis jlarnmula +
Lonicera implexa +
Molinio-Juncetea et
Juncetea maritimi
Asphodelus aestivus
Plantago coronopus
Scirpus holoschoenus l:t:3':tl
Cynodon dactylon +
Spartina versicolor
Halimione poril.llacoides
~
l
Juncus acutus +
N" du relevé (registre 1995) Rl2 RIS Rl4 Rl5 Rl6 Rl7 RIS Rl9 R20
Surface (m2 ) 10 20 50 100 50 150 20 100 100
Recouvrement (%) 15 70 80 90 100 lOO 80 90 20
Nombre d'espèces 3 14 15 16 9 11 13 11 3
Cakiletea
Salsola leaU 1
Calcile maritima ~' +
XWithiwn italicum +
Ammophiletea
Polygonum maritimum +
Inula critlunoides + +
Sporobotus pungens +
OtWitllLLs maritimus lt~:2ai.l
Eryngium mruitimum 1
Echinophora spinosa 1
Elymus jarctus 2a
Lotus cytisoides + 2a
Ammophila arundinacea 1 1
Anthemis mœitima 2b ITs:::q +
Medicago mœina 2b
Matthiola sinuata + +
Helichryso - Crucianelletea et bisannuelles
~~~~·r81~1
Pycnocomon rutifolium + +
Jasione montana + 2b
CypenLS capitatus 1
Helichrysum italicum 1 + +
Sesamoides spathulata + +
Conigiola telephiifolta + +
Romulea rollîi +
Cfwndrillajuncea +
Thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia
Erodium lebelii subsp. marcuccii + +
Hypochaeris glabra + +
[t?~tl
Silene nicaeensis 2b
Vulpiajasciculata
CorynephonLS articulatus ln~snl
LupintLS angustijolius 1
Vicia paroijlora (= V. gracilis) +
Malcolmta ramosissima +
Ornithopus pûmatus +
Avena barbata + 2a 2a
LagunLS ovatus 2a 2a
Silene gallica 2b 2a
Andryala integrijolta 2b
Bromus madritensis 2b
Briza maxima 1
AntlwxWithum ovatum 1
Rumex acetosella
Petrorhagta velufina +
Plantago bellardii + +
N" du relevê (registre 1995) Rl2 Rl3 Rl4 R15 Rl6 Rl7 RIS Rl9 R20
Surface (m2 ) 10 20 50 100 50 150 20 100 100
Recouvrement (%) 15 70 80 90 100 100 80 90 20
Nombre d'espèces 3 14 15 16 9 11 13 11 3
Cisto - Lavanduletea
I111~H
Halimium halimifolium
Cistus salviifolius
Daphne gnidium 1
Genista monspessulana 1
guercetea ilicis et Rhamno - Prunetea
Pistacia lentiscus + ltt4t:l
Phillyrea angustifolia + 1
Quercus suher 2a
Quercus ilex 1
Arbutus unedo +
Crataegus monogyna 1
Pinus pinaster 1
Ruscus aculeatus +
Asparagus acutifolius 1
Smilax aspera 2a
Clematisjlammula +
Molinio.Juncetea et Juncetea maritimi
Asphodelus aestivus 2a 1
Cynodon dactylon 1
Plantago coronopus s.L
Scirpus holosclwenus :~
Spartina versicolor
Haliminne portulncoides
ll?±
1
Mousses + 3
N" du relevé (registre 1995) R21 R22 R23 R24 R25 R26 R27 R28
Surface (m2 ) 20 25 40 50 25 50 100 20
Recouvrement (%) 15 60 80 90 90 100 100 100
Nombre d'espèces 4 9 13 15 12 8 13 2
Cakiletea
Salsola leaU
CaJcile maritima T2!'(: + +
Euplwrbia pep lis +
Xanthiwn italicum +
Ammophile te a
Ely mus jarctus
Anthemis marilima +
Medicago mruina
Matthiola sinuata
Eryngiwn maritimtun +
Lotus cytisoides +
Ammophila arundinacea +
Helichryso · Cnlcianelletea et bisannuelles
:a li~tl
Pycnocomon rutifoliwn 2 2a
Jasione montana
Cyperus capitatus
Helichrysum italicwn l
Romulea rollii +
Corrigiola telephiifolia +
Thérophytes des Malcolmietalia et Brometalia
Lagurus ovatus +
Erodiwn lebelii subsp. marcuccii + + +
m
Malcoùnia ramosissima + + +
Silene nicaeensis + 2a
Vulpiajasciculata 1 2b
Coryneplwrus articulatus 2b
Lupinus angustifolius + l
Vicia parviflora (= V. gracilis) + 1
Hypochaeris glnbra + +
Avena barbata l
Omithopus pirvtaitlS +
Chamaemelwn mixtwn 2a
Cisto - Lavanduletea
Halimiwn halimifoliwn
Cistus salvifolitlS
Daphne gnidiwn
Wlnl
+
+
l
+
Genista monspessulana 1
Quercetea ilicis
Smilox aspera + 2a
Pinus pinaster + +
Clematis jlammula +
Pistacia lentiscus IH4HI
Quercus suber 2a
Ruscus aculeatus l
QuerctlS ilex +
Phillyrea angustifolia +
Arbutus unedo +
Asparagus acutifolius +
Molinio · Juncetea et Juncetea maritimi
Asphodelus aesiivus + +
Spartina versicolor
Nerio · Tamaricetea
Tamarix africana 2a
Tableau 16.
Transect 3. Partie sud du cordon, .150 mau sud de l'ancien grau
(correspondant au profil P3 : voir la figure 3)
156 C.P~.G.PAJùtDIS
N" du relevé (registre 1995) R29 R30 R31 R32 R33 R33' R34 R34' R35 R36
Surface (m') 20 100 60 200 40 40 40 50 40 50
Recouvrement (%) 50 80 80 90 200 90 100 100 100 100
Nombre d'espéces 9 10 7 7 9 23 14 6 8 19
Cakiletea
Calcile maritima
Ammophiletea
Inula crithmoides + +
Otanthus mmitimus 2a 2a
Elymus jarctus H!3H :2J:HI
Medicago marina 2a 2a +
Anthemis maritima 1 2a jdsl+l 1
Lotus cytisoides +
Ammophila anmdinacea 2a
Eryngiwn maritimwn +
Echinophora spinosa +
Helichryso - Crucianelletea
Pycnocomon mtifoliwn
Jasione montana 1 + 1
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Cutandia maritima +
Silene nicaeensis + 2a 2a 2a
Vulpiafasciculata + 2b 2b
Lupinus angustifolius + 2a 1 2a
Corynephorus articulatus l±~i~H+~9+++~8+H-2bi~ 1 2a IHzB+I
Malcoimia ramosissima 2a 2a
Briza maxima + +
Lagurus ovatus + + + 2a
Anthoxanthwn ovatwn + 2a
Chamaemelwn mixtum
Silene gallica
IHJïl:l 2a 2a
IH-3~+1
2a
+
Avena barbata + 1
Ornithopus compressus 1
Parapholis incurva +
Cisto - Lavanduletea
IH't!l!:lH~
Halimiwn halimijoliwn
Cistus salviifoltus 2a
Daphne gnidiwn + + .
Genista monspessulana 1 ll:2b;:tt:l5t:il
Quercetea ilicis et
Rhamno - Prunetea
Quercus suber + +
Pistacia lentiscus + +
PhiUyrea angustifolia +
Crataegus monogyna +
Erica arborea +
Asparagus acutifolius + +
Smilax aspera +
Ruscus aculeatus + +
Pyrus amygdnliformis +
Olea europaea subsp. oleaster +
Rubus ulmifolius +
N" du relevê (registre 1995) R29 R30 R31 R32 R33 R33' R34 R34' R35 R36
Surface (m2) 20 100 60 200 40 40 40 50 40 50
Recouvrement (o/o) 50 80 80 90 200 90 100 100 100 100
Nombre d'espèces 9 10 7 7 9 23 14 6 8 19
Molinio - Juncetea, Juncetea
maritimi et autres
Phytolacca wnericana +
Pteridiwn aquilinwn 00
Scirpus holoschoenus + 1 2a li:L3dj
Spartina versicolor ~·
Elymus pycnanthus 2b
Asphodelus aestivus 2a
Dittrichla viscosa 2a +
Juncus acutus 2a
Oemtnthe lachenalii 2a
Halimione portulacoides 1
Carex extensa 1
Lotus glaber (= L. tenuis} +
Centaurium acutijlorwn +
Phragmites australis +
Aster squamatus +
Holcus lanatus +
Trifoliwn pratense +
Agrostis stolonifera +
Polygonwn aviculare +
Cakiletea
Salsola /cali +
Calcile maritima +
Xanthium italicum +
Ammophiletea
Ely mus jarctus
Lotus cytisoides 1
Ammophila arundinacea
Anthemis maritima
Medicago marina
Matthiola sinuata + +
Echinophora spinosa +
Helichryso - Crucianelletea
Pycnocomon rutifolium 1 +
Jasione montana 2a 2a
Sesamoides spathulata 2a
Corrigiola telephiifolia +
Thérophytes des Malcolmietalia
et Brometalia
Cutandia maritima 1
Silene nicaeensis 1 2b 1
Vulpiafasciculata 1 2a
Lupinus angustifolius 2a 2a
Vicia parviflora (= V. gracilis) IH215+-H
Malcolmia ramosissima 2a
Briza maxima 1
Corynephorus articulatus
Chamaemelum mi.xtum
Lagurus ovatus 1
Silene gallica 1
Autre espèce vivace
Cynodon dactylon +
Tableau 18.
Transect 5, situé 550 m au sud de l'entrée du site,
face aux marais du nord de l'étang
(correspondant au profil P5 :voir la figure 5)
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE FALO (CORSE) 159
N" du relevé (registre 1995) R4l R42 R43 R44 R45 R46 R47 R48 R49 R50 R5l R52
Surface (m2) 10 20 15 35 15 25 lO 20 60 lOO 20 150
Recouvrement (o/o) oo w m oo ~ oo w oo lOOlOOlOOlOO
Nombre d'espèces 2 9 9 6 5 lO 6 17 13 15 14 9
Cakiletea
Salsola kali l
Calcile mariiima ~
Ammophiletea
Sporobolus pungens + + +
Ely mus farctus 2b l
Anthemis maritima l2h·H3c·:l
Medicago marina 2a
EnJngiwn maritimum + +
Echinophora spinosa + +
Lotus cytisoides +
Matthiola sinuata l + +
Ammophila anmdinacea 2b + + +
Pancratiwn maritimwn +
Helichryso - Crucianelletea
et bisannuelles
Pycnocomon rutifolium
Glauciumjlavum
Cyperus capitatus 2b
Jasione montana l 1
ChondriUajuncea +
Thérophytes des Malcolmietalia
et des Brometalia
Silene nicaeensis 2a 2a l+sH 2a 2a
Vulpiafasciculata + 2a 2a 2a 1
Corynephorus articulatus l 2a 1
Hypochaeris glabra +
Malcolmia ramosissima +
Chamaemelwn mixtwn 2b 1
Vicia parviflora (= V. gracUis) 2a 2a
Lupinus angustifolius + l
Cutandia maritima +
Lagurus ovatus +
Anthoxantluun ovatum + l:;àH
Briza maxima + 2a
Avena IJariJata + 2a
Plantago IJeUardii 2a
Andryala integrlfolia +
Tuberaria guttata +
Cisto-Lavanduletea
Cistus salvilfolius
Halimiwn halimlfoliwn
Daphne gnidiwn +
N" du relevé (registre 1995) R41 R42 R43 R44 R45 R46 R47 R48 R49 R50 R51 R52
Surface (m') 10 20 15 35 15 25 10 20 60 100 20 150
Recouvrement (%) 30 60 70 90 50 90 20 90 100 100 100 100
Nombre d'espèces 2 9 9 6 5 10 6 17 13 15 14 9
guercetea ilicis et
Rhamna · Prunetea
Quercus robur +
Erica arborea +
Olea europaea subsp. oleaster +
Pinus pinru;ter +
Crataegus monogyna 1
Quercus suber 1 +
Pistacia lentiscus
Smilax aspera
IL\4:CI
2a
1
+
$2b
Myrtus communis + 2a
Asparagus acutifoUus + +
Rubus ulmifolius + 1
Phillyrea angustifolia + 2b
Ruscus aculeatus 1 +
Clematis jlammula +
Quercus humilis 2a
Evonymus europaeus +
Molinio · Juncetea,
Phragmitetea et autres
Asphodelus aestivus +
Cynodon dactylon 1 +
Scirpus holoschoenus + + 2a
Daucus carota + +
AUium vineale +
Plantago coronopus +
Phragmites australis +
Figure 1 A et B.
Localisation du cordon de Palo.
A : localisation du cordon en Corse.
B : localisation du cordon de Palo au sud de la côte orientale sableuse.
162 C. PIAZZA, G. PARADIS
\
1
'1
'
' 1
',, (
1
•''
Base de
c Solenzara
500m
Figure 1 C.
Principaux caractères topographiques du site :
localisation de la carte de la fig. 3 (partie du cordon comprise entre les grosses flèches)
et localisation des transects Pl à P6 et T7 à TlO (des figures 4 à 9).
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE FALO (CORSE) 163
100% 100%
F- ~J:~-"7"
lA
i
90 1 /1<- Il
.','.' ~~~~/ 1r
/. tl 1
1
60
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v:-.•;..-
:0.0~.....
- -0
10
1 it'J
500 100
-. 0
50
1000 50~ 100 50 2000 1000
2000
Tailledessables(enp.m) Taille des sables (en pm)
100%
-~
~
- 1 90
,li_ l
,
1
i
60 .---·Pl
.
1/ .
1 1
1
1
! 70
!
60
- - - - P3
------· P4
-----.P6
l 4 50 -T7
:/ If :
.1 40
1
1 i
è
...
130
A. Plage aérienne (partie basse)
1 ;_ 120 B. Avant-dune (dune active)
C. Partie arrière du cordon (dune fixée)
1
1/ 10
~~-=
! 1
-
2000
- 1000 500 100 50
0
Taitlcdessables(enp.m)
Figure 2.
Courbes granulométriques.
(Les échantillons ont été prélevés en trois points de chacun des transects Pl, P3, P4, P6
etT7).
Est
Ga Ouest
® .....
m
cv HO>
Pl
@~
Hh: Halimi!tm halimifolium
Ga : Genista aetnensis
Hi: Helichrysum italicum
P2 ~ Zone de passage de 4x4
Rl9
Rll ïtlJ'Ri4 RIS RI_G_ _ _ · - - RI7
Rî8-R2o
(!) Salsolo-Cakiletum
® Sporobolo-Elymetum
® Mcsai'que: Elymetum/ Ammopltiletum
P3 @) Mosaïque : Elymetwn 1 Anunoplülertun 1
Helichryswn itaUcum /thérophytes
® Mosaïque : PyCnocomon rutifolium 1 thérophytes Ç)
et par endroits HelichrystmJ italicum
~
Mer ® Zone de passage à thérophytes
(Î) Cislo salviifo!ii-Halimietwn halimifolii
ïi2ï R24 ros-rur- -~--- JÜ8 ® Mosaïque: maquishaut/maquismoycn
(2) Mosaïque : pelouse à thêrophytcs
Scirpus lzoloschoenus
et/ou
9
Transects 1 à 3, Palo (juillet 1995) @ Zone à Spartina versico/or
Figure 4.
Dessins des transects Pl à P3 (localisés sur la figure 3). La composition phytosociologique des relevés indiqués sous les
profils (Rl à R28) est présentée dans les tableaux 14 à 16.
i
(/J
Figure 5. >-'
Ol
Dessins des transects P4 à P6 (localisés sur la figure 3). La composition phytosociologique des relevés indiqués sous les profils (R29 Cl1
à R52) est présentée dans les tableaux 17 à 19.
166 C. PIAZZA, G. PARADIS
1 3 4 5
w
10 Il 12
mer
:::=---- - -
Ammophila arundinacea + 3 2a + +
Polygonwn maritimum +
Echinophora spinosa + +
Otanthus maritimus + + 2a +
Lotus cytisoides + 1 + 1
Matthiola sinuata + 3 2a + 1 + +
Pancratium mmitimum + +
·~·
Helichryso • Crucianelletea
pycnocomon rutijoUum 1 + 1
4 4 2b + + +
1
Cyperus capitatus 2b
Jasione montana + +
Corrigiola telephiifoUa +
Sesarnoides spatlutlata + +
Helichryswn üalictun
Autres espèces vivaces
Chondrillajuncea 1
+
.
Asphodelus aestivus +
Rwnex acetoseUa +
Romulea roUii +
Scùpus hoioschoenus + +
Malcolmietalla et Brometalia
Cutandia maritima 2a 1 2a + + 1 2a
Silene nicaeensis + 1 + 2a 1 1 + 2b + 2a
Vulpiajasciculata + 1 2a 2b 2b 2a 1 3 4 4 4
Malcolm/a ramosissima + + + + + 1 2a
'in
Lupinus angustifoUus 1 + 1 + 1 1 1
Corynephorus articulatus 1 3 3 2b 1
Vicia parvijlDra 1 2a 1 2b 2b 1 2a
Hypochaeris glnbra + 2a 1 + + +
Ornithopus pinnatus + 2b
Andryala integrifolia +
Ornithopus compressus 2a 1 2a 2a
VÉGÉTATION DU CORDON LITTORAL DE PALO (CORSE) 167
Figure 6.
Transect T7 (partie centrale : "entrée" sur le cordon)
168 C. PIAZZA, G. PARADIS
E w
Quercus
humflis
Plage 30a ·'
aérienne 30b 30c 30d 31
mer
Vulpia myuros 3
Silene gallica 1
Briza maxima 1
Trifolium aroense 1
Plantago beUardii 1
Figure 7
Transect 8 (situé 50 mau nord d'une ancienne passe traversant le cordon).
VÉGÉTATION DU CORDON UTIORAL DE PALO (CORSE} 169
E w
il ___llL__. 19 î
~
18' 1? 16
~
Calcile mmitima 1 +
Sa/sola leaU a 1
Ammophiletea
Otanthus mariümus +
Polygonwn maritimwn + +
Sporobolus pwtgens + 1 1
Elymus farctus 2b 2b 2a +
Medicago marina + 1 2b 3 +
Anthemis mariüma + 1
2b 2b 2b 1
2b
Calystegia soldanelln. +
Eryngiwn mwiümum + 1 +
Echinophora spinosa + + 1
Ammophiln. arundinacea +
Helichryso • Crucianelletea
Jasione montana 1 2a
Pycnocomon rutifoUwn 1 2a 2a 2a
Cyperus capitatus 2b
Corrigioln. telephiifolia 2a
Autres espèces vivaces
(et bisannuelles)
Inuln. crithmoides subsp. mediterranea 1
Chondrilln.juncea +
Rumex acetoselln. +
Scolymus hispanicus +
Thérophytes (des Malcolmietalla
et Brometalia surtout)
Cutandia mmiüma + +
Silene nicaeensis 1 3 2a 2a +
Vulpiafasciculn.ta 1 2b 2a 2b 1
2a 2b
Malcolmia ramosissima 2a + 1 +
Vicia parv!flara 2a 2a
Lupinus angustifoUus + 1 1 +
Hypochaeris glabra + + +
Silene galUca +
Lagurus ovatus + + 2a
Chamaemelum mixtum 1 2b 3
Corynephorus arüculatus + 1 3 3
Avena barbata 1 +
Vulpia myuros 2b
Loliwn mulüjlorum 1 +
TrifoUwn cherleri 3 1
TrifoUwn arvense +
Loliwn rigidum +
Figure 8
Transect 9 (situé près de l'extrémité nord du cordon,
150 m au sud de l'embouchure de l'Abatesco)
170 C. PIAZZA, G. PARADIS
E.
! i nombreuses
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·~24 25. 27b · 27u
t'i
Figure 9
Transect TlO (situé à l'extrémité nord du cordon
juste au s~d de l'embouchure de l'Abatesco)
BULLETIN DE lA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOuvELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
171
Supplément au Catalogue
des plantes vasculaires
d'Ariège
Lucien GUERBY*
Résumé: Le "Catalogue des Plantes Vasculaires d'Ariège" comportait en 1991 une liste
de 2 511 taxons recensés pour environ 1 950 bonnes espèces. il donnait aussi une liste
de 429 références bibliographiques. Depuis cette date les prospections, en particulier des
membres de l'Association des Naturalistes d'Ariège, se sont poursuivies sur le terrain ... mais
aussi dans les bibliothèques. Nous en sommes à ce jour à 2 915 taxons pour 2 100 espèces
mais aussi à 595 références bibliographiques.
Cet article détaille 213 espèces dont 66 naturalisées et 172 titres.
Ptéridophytes
Gymnospermes
Angiospermes
Monocotylédones
Gramineae festucoideae
(p. 145)
• Alopecurus bulbosus Gouan
J'ai trouvé ie "vulpin bulbeux" sur un trottoir à Seix. Cette méditerranéo-
atlantique est-elle présente dans les environs ou a-t-elle été introduite?
• Alopecurus pratensis L.
Par contre le "vulpin des prés", euro-sibérien, a été trouvé par C. MAUGÉ à
Labastide-de-Sérou.
• Apera spica-venti (L.) P. Beauv.
C'est C. MAUGÉ encore qui a trouvé le 'jouet du vent" au lac de Mondély. Cet
européen se raréfierait dans le Sud-Ouest de la France d'après Montégut.
• Bromus catharticus Vahl '
Cette sud-américaine, parfois cultivée en fourrage, se naturalise le long des
routes à Labastide-de-Sérou (C. MAUGÉ) et en Haut-Salat (GUERBY).
• Calamagrostis epigejos (L.) Roth
Cette adventice d'Europe et d'Asie tempérée a aussi été trouvée parC. MAUGÉ
mais sur la voie ferrée à Ax-les-Thermes.
• Eleusine tristachya (Lam.) Lam.
Ce sont les panicules denses et sombres de cette sud-américaine qui l'ont fait
repérer par C. MAUGÉ aux environs de Labastide-de-Sérou et à la gare de
Foix. En expansion ...
• Festuca airoides Lam.
C'est en lisant "Festuca de France" de PORTAL (1999) que j'ai appris la
présence de cette orophyte européenne dans l'Aston.
• Festuca arundinacea Schreber subsp. mediterranea (Haclœl) K. Richter
Cette européo-africaine est peut-être présente en Ariège d'après PORTAL.
Elle se reconnaît à ses épillets plus petits (8-10 mm) et ses gaines et hauts
des tiges lisses.
• FestucaarvemensisAuquier, Kerguélen etMarkgr.-Dann. subsp. arvemensis
C'est aussi le cas pour cette endémique des Pyrénées et du Massif Central
signalée à Ax-les-Thermes.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 175
• Paspalum distichum L.
C'est sur les bords de la route en Couserans (Bonrepaux) qu'il a trouvé cette
subtropicale.
• Phalaris paradoxa L.
Adventice annuelle méditerranéenne, elle aussi trouvée parC. MAUGÉ à
Sabarat.
• Piptatherumparadoxum (L.) P. Beauv.
Autre ouest-méditerranéenne des lieux secs et arides signalée par plusieurs
botanistes dans le secteur de Tarascon-sur-Ariege.
• Polypogon monspeliensis (L.) Desf.
Cette annuelle paléosubtropicale a été trouvée parC. MAUGÉ sur un tas de
graviers à Amplaing. Va-t-elle s'y naturaliser?
• Sporobolus fertilis sensu Kerguélen
Est-asiatique, du groupe indicus, tellementfertile qu'il envahit tous les bords
de route en Ariege. En restera-t-il là?
• Stipa o.tfneri Breistr.
Vivace xérophyte méditerranéenne trouvée par C. MAUGÉ à Arignac.
• Vulpia ciliata Dumort subsp. ciliata
Annuelle adventice des lieux sablonneux secs trouvée par C. MAUGÉ dans
la vallée de l'Ariege.
Scheuchzeriaceae
• Scheuchzeria palustris L.
Première et importante découverte pour les Pyrénées. Cette hygrophile circum-
boréale, protégée par la loi, est bien présente autour des étangs de Bassiès,
d'où elle était connue de C. MAUGÉ depuis 1989.
Zannichelliaceae
• Zannichellia palustris L. subsp. pedicellata (Wahleng. et Rosén) Arcangeli
Autre trouvaille de C. MAUGÉ que cette hydrophyte trouvée dans une mare
temporaire près du dolmen du Mas-d'Azil.
Dicotylédones
Aristolochiaceae
Aristolochia pistolochia L.
Xérophyte ouest-méditerranéenne peut-être trouvée parC. MAUGÉ à Dreuilhe.
• Carduus defloratus L.
C'est pour des raisons nomenclaturales que cet orophyte centre et sud-
européen a été omis en 1991, car il est présent dans toute l'Ariège.
• Carduus medius Gouan
C'est aussi le cas de cet endémique pyrénéen (ibérique 7 méditerranéo-
montagnard 7).
• Carduus pycnocepha[us L.
C'est à Montels-les-Andreaux que C. MAUGÉ a trouvé cet adventice européo-
méditerranéen.
• Centaurea aspera L. subsp. aspera
Adventice vivace sud européenne trouvée parC. MAUGÉ aux environs de
Pamiers.
• Cirsium heterophyUum (L.) Hill
Les feuilles petiolées à la base, et embrassantes en haut des tiges, justifient
le nom de ce cirse trouvé en Haut-Salatparmoi puis parC. MAUGÉ. A trouver
ailleurs en Ariège.
• Xeranthemum inapertum (L.) Moench
GAUSSEN signalait que cette circumboréale indifférente ne dépassait pas,
dans les Pyrénées, le Val d'Aran vers l'ouest. C'est donc à juste titre que C.
MAUGÉ l'a trouvée au pied du Pech de Foix.
• Bunias orientalis L.
Cette bisannuelle pérennante du sud-est de l'Europe a été trouvée par
C. MAUGÉ à Camus. Elle est aussi présente dans l'Aude toute proche.
• Camelina microcarpaAndrz. ex DC. subsp. sylvestris (Wallr.) Hütonen
C'est encore pour des raisons nomenclaturales que j'ai omis cette adventice
erratique signalée très rare par MARCAILHOU d'AYMERIC au début du
siècle dans des champs à Montaillou qui n'existent plus. C'est sûrement
aussi le cas de la plante 1
• Cardamine pentaphyllos (L.) Crantz
Orophyte alpopyrénéen trouvé par plusieurs membres de l'A.N.A. à l'est de
l'Ariège. Pourtant présente en Pyrénées centrales, elle semble manquer en
Couserans.
• Cochlearia glastifolia L.
C'est à la sortie sud de Foix que j'ai trouvé cette ibérique naturalisée au bord
de la R. N. 20. ·
• Diplotaxis erucoides (L.) DC.
La fausse Roquette ou Roquette blanche, annuelle champêtre présente de
la Méditerranée au centre de l'Europe l'est peut être aussi à Vals d'après
C. MAUGÉ.
• Draba muralis L.
Cette petite annuelle circumboréale a été trouvée parC. MAUGÉ à Montségur
et en Haute-Ariège. Elle doit ètre présente au nord et à l'ouest de l'Ariège.
• Erysimum seiplcae Polatschek
La taille des graines (2,5 mm) confirme la présence de cet endémique
pyrénéen en Ariège. Je l'ai trouvé aux Ports d'Urets et de Salau.
• Hesperis matronalis L. subsp. candida (Kit) Hegi etE. Schmid
L~s fleurs blanches et les feuilles glabres ou à poils simples ont permis à
C. MAUGÉ de reconnaître cette orophyte sud-européenne à la Frau.
• Iberis spathulata DC. in Lam. et DC.
C'est à la Pyramide de Serre que j'ai trouvé cette endémique des Pyrénées,
surtout centroccidentale. Bisannuelle, ce qui est rare en haute montagne,
elle serait d'origine ancienne.
• Lepidium neglectum Thell.
Cette nord américaine a été trouvée parC. MAUGÉ à Ax-les-Thermes.
• Noccaea montana (L.) F. K. Meyer subsp. montana
C'est à la Frau que je pense avoir trouvé cette vivace européenne. P. DUPONT
le pensait aussi en 1963.
• Rorippaprostrata (J.-P. Bergeret) Schinz et Theil.
C'est C. MAUGÉ qui a trouvé cette vivace nord-ouest européenne, aux
environs de Saint-Girons, dont le statut taxonomique exact est discuté
(hybride amphibia x sylvestris ?).
• Rorippa sylvestris (L.) Besser
C'est à Mazères, puis dans leDonezan, que j'ai trouvé cette eurasiatique, qui est
utilisée pour revitaliser les zones de marnage des plans d'eau.
• Potentilla rectcr L.
C'est près de Laroque-d'Olmes que C. MAUGÉ a trouvé cette eurosibértenne
velue glanduleuse.
• Prunus cerasifera Ehrh. var. cerasifera
C'est sur un mur àAx-les-Thermes que le prunier myrobolan ortginaire des
Balkans m'a offert ses fruits.
• Rubus lejeunei Weihe et Nees in Bluff et Fingerh.
C'est au bord de l'Arac àAleu, dans un bois rocheux, que j'ai identifié cette
ouest-européenne. Présente dans l'Herbier de MARCAILHOU d'AYMERIC
elle était signalée en Artège par ROUY et BONNIER, mais la station "fort
pointe couronne près fontaine ventouse" n'est sûrement pas en Artège 1
• Rubus mucronipetalus P. J. Mueller
C'est au même endroit mais sur un éboulis granitique que j'ai distingué cette
centre et ouest-européenne signalée à Sengouagnet (Haute-Garonne) et
dans les clairtères des forêts élevées sur rochers granitiques des Vosges.
• Spiraea tomentosa L.
Autre sud-amértcaine trouvée parC. MAUGÉ au dépôt de gravier d'Amplaing.
Taxon bien individualisé sur le terrain mais peut être à renommer car ce nom
n'est cité que par Fournier.
Ulmaceae
• Ul.mus laevis Pallas
L'orme lisse, centre et sud -européen, plus connu de la partie nord de la France,
a été trouvé par J. TIMBAL dans deux stations qui semblent indigènes à
Tarascon
Supplément bibliographique
Botanique ariégeoise
Introduction
Lors de la parution du "Catalogue des Plantes Vasculaires d'Ariège", la
bibliographie ariégeoise comptait 429 références, c'est-à-dire: articles, livres,
brochures ou thèses, généraux ou particuliers, signalant la présence de certaines
plantes dans le département.
Le complément ci-dessous comporte 168 titres dont près d'un tiers (50) sont
antérieurs à 1991. Peu de "nouveautés" pour les auteurs les plus connus ou
prolifiques (GAUSSEN, GRUBER: 2 chac1.m) mais de nombreuses publications
de l'Association des Naturalistes d'Ariège (33 en tout dont 16 pour moi). La
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 191
438- BOSC, G., TERRISSE, A., VIAUD, E. et VIZIER J. etC., 1991 - Conbi-
butions à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (et
zones voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S.,
22 : 238-243.
439- BAlAYER, M., BOSC, G., DAUGE, J., PIC, C., ROCCHIA, A. etE., TERRISSE,
A. et J., VIAUD, E., VIZIER, C. et J., 1986- Conbibutions à l'inventaire de la
flore. Département des Pyrénées-Orientales (et zones voisines de l'Ariège et de
l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S., 17: 134-143.
440- BEGAY, R., BOSC, G., DUBOIS, J. etT., PRUDHOMME, J., ROCCHIA, A.
etE., TERRISSE, A. etJ., VIAUD, E., VIZIER, C. etJ., 1987- Conbibutions
à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (et zones
voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest. N. S., 18 : 101-
109.
441- CHABROL, P., 1973- Conbibution à une étude sur l'évolution des métho-
des d'aménagement des forêts dans la région pyrénéenne. Annales de la
Fédération Pyrénéenne d'Economie Montagnarde, XXIX : 4 7-62.
442 -NICOLAS, G. etCHAIAUD, G., 1935 -Notesphytotératologiques ( 5•note).
Bull. Soc. Hist. Nat. de Toulouse, 67: 37-39.
443- CONTEJEAN, C., 1865- Note sur quelques plantes rares ou critiques du
midi de la France. Bull. Soc. Bot. France, 12: 217.
444- COSTE, H. et Frère SENNEN, 1894- Diagnoses de quelque;> nouveaux
Centaurea et Teucrium hybrides, découverts dans l'Hérault et dans l'Avey-
ron. Bull. Soc. Bot. France, 41 : 573-586.
445- BOSSAVY, J., 1970- Les polluants atmosphériques et leurs effets sur la
végétation. Revue Forestière Française, 22 : 533-543.
446- IZARD, M., CASANOVA, H., DEVAU,B. etPAUTOU, G., 1985-Continentalité
et notion de zone interne dans les Pyrénées. Acta Oecologica 1 Oecologia
Generalis, 6 : 317-344.
44 7 -JALUT, G., 1988 - Les principales étapes de l'histoire de la forêt pyrénéen-
ne française depuis 15 000 ans. BotanicaPirénaico-cantabrica. Monografias
del Instituto Pirénaico de Ecologia, Consejo Superior de Investigaciones
Cientif, 4: 609-615.
448- GALINAT, M., 1946- L'extension des espèces méditerranéennes dans le
Sud-Ouest de la France. Bull. Soc. Bot. France, 93: 377-383.
449- GRUBER, M., 1982- Degré de continentalité de quelques vallées pyrénéen-
nes. Relations avec la végétation. EcologiaMediterranea, 8: 57-63.
450- ROL, R., 1937- Conbibution l'étude de la répartition du Sapin (Abies alba
Mill.). Annales des Eaux et Forêts et de la station de recherches et expériences
forestières, 6 : 237-283.
451 - BESSON, J.-P., LAVEDAN et Pays toy - Jean BOURDETIE, botaniste.
Société d'Etudes des Sept Vallées, p. 13-17.
452 - PUISSÈGUR, C., 1952 -Aux confins de l'Aude et de l'Ariège : une intéres-
sante région entomologique. Vie et Milieu, 3 : 270-281.
453- PUISSÈGUR, C., 1954- Existence de Carabus (s. str.) granulatus L. dans
les Pyrénées artégeoises. L'Entomologiste, 10 : 13-16.
454- Anonyme, 1996 -Arbres patrimoines de Midi-Pyrénées. Solagro, Toulouse,
12 p.
SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PLANTES VASCULAIRES D'ARIÈGE 193
455 -TERRISSE, A., 1992- Cytisus striatusenAriège. Le Monde des Plantes, 445:8.
456- NICOLAS, G., 1924- Notes phytotératologiques (2e note). Bull. Soc. d'Rist.
Nat. de Toulouse, 52 : 173-178.
457- CAMUS, E. G., 1928- Iconographie des Orchidées d'Europe et du bassin
méditerranéen. Ed. Lechevalier, Paris, 2 tomes, 521 p.
458- BRlANE, G., 1993- La ressource mellifère en moyenne montagne. Analyse
floristique et cartographique (Pyrénées de l'Ariège et de la Haute-Garonne).
Thèse doctorat 3e cycle. Université Toulouse Le Mirail. 2 tomes.
459- GIRERD, B., 1985- Les Ephedra de la région d'Avignon. Recherches sur
la flore de Provence occidentale. Etude n° 5. Soc. Bot. Vaucluse. 52 p.
460- FRANTZ, C., 1992 -Approche écologique du milieu karstique. Environne-
ment climatique des oeuvres préhistoriques. Accueil du public et protection.
Rapport de stage. B.T.S.a. "Protection de la Nature". 57 p.
461 -Anonyme (SEBILL, N.). 1992 - Estive d'Arreau. Diagnostic pastoral et
propositions de plans de gestion. Fédération Pastorale de l'Ariège. Conseil
Général de l'Ariège. 52 p.
462- GAUSSEN, H., 1924- Compte rendu de l'herborisation au Quié de Lujat,
faite par la Société le 21 juillet 1924. Bull. Soc. Bot. France, 71 : 15-26.
463- DE BOLOS, O. et VIGO, J., 1979- Observacions sobre la flora dels paisos
catalans. CollectaneaBotanica, VII no 2: 75-89 (cf. p. 77).
464- LOPEZ,A., 1986 -A propos de deux grandes excursions (mai et juin 1986) :
visite du pays de Sault. Bull. Soc. d'Et. des Sc. Nat. Béziers, 52, t. 11 : 67-68.
465 - BARCHE, R., BOSC, G., TERRISSE, A., VIAUD, E. et VIZIER, C. et J.,
1993- Contribution à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-
Orientales (et zones voisines de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-
Ouest, N. S., 24: 346-348. :
466 - G UERBY, L., 1993- Une nouvelle station de Genévrier thurifère (Juniperus
thurifera L.) dans les Pyrénées :le Quié de Lujat (Ussat les Bains, Ariège). Le
Monde des Plantes, 447 : 26-27.
467- GRUE ER, M., 1980- Le Hêtre et le Sapin dans la chaîne pyrénéenne. Revue
Forestière Française, 22 : 364-37.
468- DELPOUX, M., 1985- Etude de l'évolution récente de la végétation du bois
de la Garrigue (Soulane du Cap de la Lesse). Lab. de Rech. des Monuments
Hist. Champs-sur-Marne. Contrat avec C.E.R.R. Rapport no 206 N. 20 pages.
Tarascon-sur-Ariège (Ariège). Grotte de NIAUX.
469- JALUT, G., MONSERRAT-MARTI, J., FONTUGNE, M., DELABRIAS, G.,
VILAPLANA, J. M. et JULIA, R., 1992 - Glacial to interglacial vegetation
changes in the northem and southem Pyrénées : deglaciation, vegetation
caver and chronology. Quatemary Science Reviews, 11 : 449-480.
470- DUBOIS, C. etMÉTAILIÉ, J. P., 1993?- Mines, métallurgie et forêts dans
les Pyrénées ariégeoises de l'Antiquité au Moyen-àge. Projet collectif de
Recherche. C.N.R.S. ?p.
471 - GUERBY, L., 1995 - Découverte de Scheuchzeria palustris L. dans les
Pyrénées : l'apport d'une connaissance approfondie de la flore ariégeoise. Le
Monde des Plantes, 452 : 8. ·
472-BOSC, G., TERRISSE, A. etJ., VIAUD, E., VIZIER, C. etJ., 1994- Contribution
à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (et zones voisines
de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S., 25: 236.
194 L. GUERBY
491 - SAVOIE, J.-M., 1995 - Les types de stations forestières des Pyrénées
centrales ; guide de reconnaissance. Off. Nat. des Forêts. Toulouse. 198 p.
492- MAURlN, V. et BERTRAND, A., 1996- Inventaire et protection des sites
à orchidées en Ariège. 13° Coll. Grenoble de la Soc. Fr. d'Orchidophilie.
Cahiers de la Société Française d'Orchidophilie, 3 : 71-80.
493 -ANDERSON, I. A., FRANZEN, R., KARLEN, R. et NYBOM, H., 1983 - A
revision of the Aethionema saxatile complex (Brassicaceae). WiUdenovia, 13 :
3-42.
494- MAZARS, M., 1985- Inventaire botanique de la vallée de l'Izard. Soc. de
Protect. de la Nat. en Midi-Pyrénées. Rapport. 20 p.
495- BOSC, G., CHAFFIN, Ch., TERRISSE, A. et VIAUD, E., 1995- Contribution
à l'inventaire de la flore. Département des Pyrénées-Orientales (et zones voisines
de l'Ariège et de l'Aude). Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest. N. S., 25 : 277-280.
496 -BAUDIÈRE, A., FOURNOL, P. et SAULE, M., 1995 - Considérations
critiques sur les populations de Salix lapponum L. de la partie orientale de
la chaîne pyrénéenne. Le Monde des Plantes, 454: 1-9.
497- HEYWOOD, V. H., 1964- Flora Europaea Notulae Systematicae na 4
(Brassica repanda subsp. galissieri). Feddes Repert., 69 : 150 (extrait).
498 - THOBY, J., 1992 - Les principales zones d'intérêt horticole de France. I -
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Additif:
Deux nouvelles plantes viennent d'être identifiées en Ariège :
• Pyrola chlorantha Swartz (Ericaceae ex Pyrolaceae, p. 197)
Cette circumboréale des bois de pins sylvestres sur pelouse de Festuca gautieri
(Hackel) Richter subsp. scoparia (Hackel et Kerner) Kerguélen a été trouvée par
VAYSSIE J.-P., garde forestier, à Prades dans la forêt communale de ce village, à une
altitude de 1250 rn (et à quelques centaines de mètres de l'Aude). Deplus il faut noter
la présence simultanée dans la même station de Goodyera repens (L.) Br. et de
Corallorhiza trifuia Chatel, ce qui me semble assez rare.
• Armeria arenaria subsp. bupleuroides (Godron et Grenier) Greuter et Burdet
(Plumbaginaceae, p. 192)
Cette orophyte alpo-ibérique est présente au bord de la route entre le col des Ares et
le Pla dans le Donezan.
BULLETIN DE LA SOCIÉlÉ BaTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVEUE SÉRIE, WME 31 - 2000
201
Thierry DEROIN*
Résumé : La fleur du liseron des dunes, espèce strictement littorale, peut être adaptée à
une pollinisation assez spécialisée, où seulement 2 niveaux de structures sécrétrices
sensu lata sont exploités par un vecteur apparemment unique : Cetema cereris Fil.
(Diptera-Chloropidae). La conformation de l'androcée protège efficacement l'ovaire des
attaques de Thebapisana (O. F. Müller). (Mollusca-Helicidae). le pollen étant lui-même
récolté sur le limbe de la corolle.
Mots-clés : pollinisation, Chloropidae, Helicidae.
Surnmary : The sea bindweed flower may show a rather specialized pollination pattem,
where on1y 2 levels of secretory structures s. 1. are foraged by a unique Diptera : Cetema
cereris Fil. (Chloropidae). Androecial conformation shelters rightly the ovarium and style
against the snail predator Theba pisana (0. F. Müller). A secondary pollen presentation
occurs on the corolla.
Key-words : pollination, Chloropidae, Helicidae.
me actuel serait très récent (XVIII"me siècle), et se serait réalisé à partir des rivages
atlantiques de l'Ancien Monde : la multiplication végétative et le transport par
l'homme auraient joué un rôle majeur.
Quoi qu'il en soit, le liseron des dunes fructifie abondamment sur la côte
occidentale du Cotentin et une pollinisation efficace y a donc lieu.
Matériel et méthodes
Les fleurs sont protandres, comme dans la plupart des Convolvulacées. Une
station a été particulièrement examinée : la dune mobile de la Flèche de
Barneville (Manche, juillet 1999). L'activité des visiteurs a été observée entre
8 heures et 12 heures (heures solaires), période d'épanouissement des corolles.
Les insectes (13 individus) ont été capturés au filet pour identification (SEGUY,
1971). Des fleurs et des boutons floraux ont été fixés par le mélange : formol-
acide acétique-alcool, et ultérieurement disséqués.
Résultats et interprétation
Aucun insecte de grande taille ne paraît fréquenter Calystegia soldanella,
croissant dans la zone la plus meuble de la dune (TURMEL, 1949). ce qui
contraste beaucoup avec l'abondance des Apidae sur les fleurs de Calcile
mariüma Scop. en haut de plage, et encore plus avec l'arrière-dune. Ainsi,
Convolvulus arvensis L. y est assez présent, et fréquenté par le cortège classique
(DEROIN, 1 994) : Episyrphus, ETistalis (Syrphidae). Halictus (H8.lictidae) et
Bombus (Apidae), auquel on doit ajouter Volucella sp., Syrphidae de très grande
dimension.
Pourtant la structure florale du liseron des dunes est a priori attractive par
sa large corolle, d'un rose brillant rayé de blanc (Fig.1, 1). mais l'anthèse est
brève, comme d'usage chez les Convolvulacées, et les fleurs se fanent peu après
12 heures. L'épanouissement matinal des corolles coïncide avec l'intrusion d'un
Gastéropode: Thebapisana (o·. F. Müller 1774). Helicidae caractéristique des
milieux méditerranéens secs, et remontant sur le littoral jusqu'à la Mer duN ord
et à l'est de l'Irlande (KERNEY & CAMERON, 1999). Cet animal dunaire utilise
tous les supports végétaux pour s'isoler de la chaleur du jour (ESTEVE, 1980,
sous le nom EupaTipha (Helix) pLsana). Cependant sur Calystegia soldanella il
trouve aussi fraîcheur et nourriture : il broute les anthères et souvent les
stigmates (Fig.l, 2), et dans l'arrière-dune plus abritée, il a le temps de dévorer
partiellement la corolle. Les bases élargies des filets staminaux ne sont pas
consommées et protègent alors efficacement le style, l'ovaire et le disque. Si la
pollinisation a pu intervenir avant l'épanouissement maximal, la fructification
peut être assurée malgré la prédation.
Les seuls autres visiteurs observés ici sont des moucherons : Cetema cereris
Fil. (Diptera-Chloropidae). les mâles longs d'environ 2 mm, les femelles attei-
gnant 3 mm et montrant une face ventrale jaunâtre. Ils pénètrent entièrement
dans les rainures pétalaires et y puisent le nectar (Fig. 1, 3). Ces insectes
circulent Iortguement sur la face inteme de la corolle et collectent les grains de
REMARQUES SUT~ LA BIOLOGIE FLORALE DE CALYSTEGIA SOLDJ\NELLA ... 203
rL"f.
Pré$entation secondaire du pollen
ANTHÈRE
NECTAlREPÉTALAIRE
L
smm
Figure 2
Localisation des niveaux sécréteurs exploités (à gauche) et potentiels (à droite),
sur tine section longitudinale d'un bouton floral de Calystegia soldanella.
pollen (Fig.l, 4), lesquels adhèrent aux poils du thorax et des tibias de l'animal,
et même à ses ailes. En raison de l'inclinaison de la corolle, les stigmates sont
très proches des insectes prospecteurs : une pollinisation croisée est donc
possible (le vol est court, mais suffisant pour passer d'un pied de liseron à un
autre), bien que les sécrétions stigmatiques ne soient pas exploitées. Ces
moucherons s'accouplent parfois sur la fleur.
REMARQUES SUR LA BIOLOGIE FLORALE DE CALYSTEGIA SOWANELLA .. . 205
Discussion et conclusion
Le mode de pollinisation de Catystegia sotdanetta nous apparaît donc très
simplifié et spécialisé, si on le compare à celui décrit pour Convotvutus arvensis
(Fig.2). Ici, 2 niveaux de structures sécrétrices sensu lata sont exploités : le
niveau 2 (nectaire pétalaire), accessible au moucheron en raison de sa petite
taille, et indirectement le niveau 4, puisque le pollen n'est pas extrait des
anthères, mais ramassé sur le limbe. Cette présentation secondaire du pollen
existe aussi chez le volubilis Ipomoea purpurea (L.) Roth, les vecteurs étant alors
des Diptères Stratiomyiidae ou Syrphidae. Elle est du reste probable chez
Catystegia sepium (L.) R. Br., mais le pollen ne contraste pas optiquement avec
le limbe de la corolle.
Les autres niveaux attracteurs potentiels ne peuvent intervenir à cause des
particularités de l'architecture florale :
- l'androcée (niveau 3) ne forme pas une colonne autour du style et ne peut
servir d'appui à un insecte. Au contraire les filets divergents, à bases non
sclérifiées mais répulsives (chimiquement ?), lui confèrent un rôle défensif ;
- les stigmates trapus (niveau 5) ressemblent plus à ceux des Ipomoea qu'à
ceux des Convotvutus, ils sont relativement secs et présentent peu de surface ;
- le disque jaune d'or (niveau 1) ne joue aucun rôle dans la pollinisation, il
semble encore lié à la fructification, mais le jeune fruit est déjà bien protégé par
le calice et les 2 bractées extemes.
Cependant cette spécialisation fonctionnelle ne signifie pas que le pollinisateur
soit dans ce cas très spécifique. En effet, Cetema cereris est une Chloropidae
commune, même à l'intérieur des terres, volant autour des herbacées de juin à
septembre, et dont les larves sont phytophages (SEGUY, 1971). Il serait
intéressant de connaître les vecteurs de pollen dans la région méditerranéenne
d'origine. La morphologie de la corolle suggère l'intervention d'hyménoptères de
grande taille utilisant la fleur d'une tout autre façon, extrayant activement le
pollen des anthères et pompant le nectar pétalaire par une langue très longue.
De même les régions d'introduction (par ex. l'Australie) pourraient fournir
d'intéressantes informations sur les potentialités adaptatives des structures
florales chez les Convolvulacées, lesquelles apparaissent fort étendues.
206 T.DEROIN
Bibliographie
Description phytosociologique
et cartographique
de la végétation des zones humides
du golfe de Pinarellu
(sud-est de la Corse)
Résumé.
Une première partie présente les zones humides étudiées (Vardiola, Pinarellu nord,
Pinarellu sud, Padulatu ouest, Padulatu est et Padulu Tortu) et leur environnement
(géomorphologie, hydrologie et impacts}.
La deuxième partie décrit leur végétation par des tableaux de relevés, un tableau
géosymphytosociologique et quatre cartes à grande échelle et en cotùeurs.
Les dépressions de Pinarellu sud, Padulatu ouest et Padulu Tortu sont les plus
humides et présentent encore aujourd'hui des plans d'eau douce, malgré la dynamique
rapide de leurs groupements hélophytiques (peuplements étendus de Phragmites aus-
tralis pour toutes ces zones et de Cladium mariscus à Padulatu ouest).
Seul l'étang de Pinarellu nord, en communication presque permanente avec la mer, pré-
sente sur ses bordures une végétation halophile (prés salés à Juncus mari1:irnus et sansouires).
Mots-clés.
Ecologie. Cladium mariscus. Halophyte. Marais. Phytosociologie. Végétation littorale.
Introduction
Méthodologie
Comme pour des études antérieures (LORENZONI et al. 1993, LORENZONI
et PARADIS 1996). le travail sur le terrain a consisté en transects et relevés
phytosociologiques suivant les méthodes phytosociologiques préconisées par
GÉHU (1986).
Des cartes de la végétation en couleurs et à grande échelle (figures 5 à 8) ont
été élaborées sur le terrain en utilisant comme support topographique des
agrandissements partiels de la photographie aérienne en couleurs naturelles no
308 (I.G.N. 1990 b).
Terminologie
Les noms de lieux sont ceux indiqués sur les cartes topographiques au
1 :100 000 et 1:25 000 (I.G.N. 1990 a et 1996), qui nomment les zones humides
décrites : Vardiola, Pinarellu, Padulatu et Padulu Tortu. Mais d'autres dénomi-
nations ont été employées, comme Pinarello, Padulata et Padulo Torto (Plan
Terrier 1795, E.I.D. 1970) et Pinareddu (terme correspondant au toponyme
exact en langue corse).
Les noms des espèces végétales suivent GAMISANS et JEANMONOD (1993).
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 209
PREMIÈRE PARTIE
Présentation
des zones humides étudiées
C. Caractères climatiques.
Les pourtours du golfe de Pinarellu ont une pluviométrie annuelle moyenne
comprise entre 600 et 700 mm (DUPIAS et al. 1965). Ils bénéficient d'un climat
méditerranéen assez chaud (isotherme annuelle moyenne comprise entre 15 et
16°C, d'après DUPIAS et al. 1965), en particulier durant l'hiver, ce qui est lié à
une orientation face à l'est et à une protection vis à vis des vents froids du nord
et du nord-ouest. Cette façade littorale fait partie de l'étage bioclimatique méso-
méditerranéen inférieur, mais qui est ici en transition avec l'étage
thermoméditerranéen, comme l'indiquent l'abondance de Juniperus phoenicea
sur les dunes et les collines et une station d'Euphorbia dendroides sur l'île de
Pinarellu (carte de l'étage thermoméditerranéen in PARADIS 1993).
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 211
.... ..
··~
}······· ---~ ilot Roscan3.
- ...
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1
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D. Caractères hydrologiques
Par suite de la répartition des pluies en région méditerranéenne, deux
périodes hydrologiques tranchées altement dans les dépressions :
-une d'inondation par de l'eau douce, de l'automne à la fin du printemps, due
aux pluies tombant sur les petits bassins versants,
-une d'assèchement pouvant faciliter la salinisation du substrat, dès la fin
du printemps et au cours de l'été.
Comme ailleurs sur le littoral de la Corse, certaines des zones humides du
212 C. LORENZONI, G. PARADIS
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Golfe de
1 Pinarellu
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0 1000 rn
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Dépressions (étangs et marais) G!J Alluvions récentes à peu anciennes
golfe de Pinarellu communiquent avec la mer par une passe (ou grau),
permanente ou transitoire, tandis que d'autres sont totalement isolées de la
mer. La présence d'un grau entraîne le plus souvent une entrée d'eau de mer,
ce qui est un facteur favorable à la salinisation du substrat des bords des étangs
et à l'implantation d'une végétation halophile de sansouire.
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 213
A. Marais de Vardiola
Cette dépression, d'une superficie de 2,7 ha et d'une faible profondeur, est
située sur la rive nord du golfe. Alors que le Plan Terrier représente un "étang"
sans communication avec la mer (figure 4 A), ce n'est actuellement qu'un
marais, la végétation occupant la majorité de sa surface (figure 5). qui est
totalement asséchée en été.
Son origine paraît liée :
-à un creusement par l'ancien cours terminal du ruisseau de Maresciale, qui
aujourd'hui aboutit à la mer un peu plus à l'ouest (figure 2).
- à l'a bstacle à l'écoulement des eaux vers la mer créé par la dune surmontant
des alluvions grossières (galets) d'une terrasse fluviatile (ou fluvio-marine).
Sa mise en eau est surtout due à une remontée de la nappe phréatique, lors
des pluies d'hiver et de printemps, à la suite des infiltrations de l'eau dans le
sable du substrat de la dépression et dans le sable de la dune environnante.
B. Etangs de Pinarellu
Sur la carte du Plan Terrier (1795), cet étang correspond à un plan d'eau
unique, communiquant avec la mer et présentant un îlot portant une chapelle
(figure 4 B). Aujourd'hui (figures 2 et 6). un grand chemin, passant par cet ancien
îlot portant la chapelle Ste Barbe (qui a été rénovée), aboutit à la route D 468.
De part et d'autre de ce chemin, se trouvent deux étangs dont l'hydrologie et la
végétation sont très différentes.
L'étang que nous nommons Pinarellu nord, communiquant avec la mer
quasiment toute l'année et ne recevant aucun grand ruisseau, est un étang dont
l'eau atteint 2 à 4% de salinité en été (C.T.G.R.E.F. 1978) et dont la végétation de
bordure comprend une assez grande extension des prés salés et des sansouires.
L'étang que nous nommons Pinarellu sud, sans communication directe avec
la mer et recevant deux importants ruisseaux temporaires, dits de Poggioli et de
Ficaja, qui drainent un vaste bassin versant (4 79 ha), est un étang d'eau douce,
bien qu'il existe une communication avec l'étang de Pinarellu nord, par une buse
située sous le chemin, au sud de la chapelle. Les parties terminales des
ruisseaux de Ficaja et de Poggioli correspondent à des dépressions tourbeuses.
214 C. LORENZONI, G. PARADIS
mk
mk
mk
8
VÉGÉ:TJ\TION DES ZONES 1l UI\ /I DES DU GOLFE DE PINA RELLU 215
Photo 1.
=::.:!;..~~~~~.::=~~='~=i Etang de Padulatu ouest
(vu de l'ouest : 14 avril
2 000) .
Les Clacliumma risciLSonL
leu r s n ou ve lles pousses
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cuts l ralis an i encor e leur
aspect hivem a l.
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m enls.
Photo 2.
Etang de Padulu Tortu
(\'li elu »ucl : l 4 avr il 2000).
A clrOit C' : dune lixec ciC'
Vi llat a pona n t cie» bu n -
~al ow'> (d'un ca mpi n ~ n a-
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A u lo in : !!olf'e cie Pi nar ell u
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Photo 3.
Cotula coronopifo lia
t n?s ab on dan t au sein
cl 'u n C' cla i1ic rc cl a ns u n
peuplem ent de Tomwix
ojricono au su d de l't'ta n ~
de Pacl ulu T o rt u ( 14 avril
2 000) .
(Ph ot os G. PARA D IS)
216 C. LORENZONI, G. PARADIS
La profondeur de ces étangs n'est pas connue avec précision. Elle semble
inférieure à 2 rn pour l'étang de Pinarellu nord et voisine de 3 rn pour l'étang de
Pinarellu sud.
La communication avec la mer est régulièrement maintenue par la commu-
ne : cela évite une inondation des terrains environnants et maintient une
végétation halophile autour de l'étang de Pinarellu nord.
C. Etang de Padulatu
Le Plan Terrier (1795) (figure 4 B) montre une langue de terre qui subdivise
incomplètement l'étang (dit de Padulata) en un vaste plan d'eau à l'ouest (plus
important qu'aujourd'hui) et un petit plan d'eau à l'est, ce demier communi-
quant avec la mer.
Aujourd'hui (figures 2 et 7). une route goudronnée, issue de laD 468, a été
implantée sur la langue de terre et sur un remblai la prolongeant et permettant
la traversée complète de l'ancien plan d'eau. Cela a provoqué la division de
l'ancienne dépression, unique au 18ëme siècle, en deux zones humides, à
végétation très différente :
- une grande dépression à l'ouest, que nous nommons étang de Padulatu
ouest, présentant un plan d'eau et recevant au sud-ouest le ruisseau de
California, relativement long et à l'ouest un talweg abrupt, ce qui représente un
bassin versant assez important (140 ha environ),
-une petite dépression à l'est, totalement transformée en marais, que nous
nommons marais de Padulatu est, ne recevant aucun ruisseau mais communi-
quant avec la mer par débordement d'une façon très irrégulière.
C'est l'homme qui creuse, certaines anriées, l'ouverture sur la mer, afin de
provoquer un écoulement de l'eau vers celle-ci, une buse sous la route
goudronnée permettant l'évacuation du trop plein de l'étang de Padulatu ouest.
Un chemin a été aménagé tout le long de la bordure orientale de la dépression
de Padulatu est.
Remarque
La carte du Plan Terrier (figure 4 B) montre qu'au 18'me siècle existait un étang, dit de
Ena Longa, entre les étangs de Pinarellu et de Padulatu. Aujourd'hui, il ne subsiste plus
de cet étang qu'une dépression inondable par remontée de la nappe phréatique des
terrains sableux environnants. Cette dépression est totalement envahie par une végéta-
tion arbustive et arborée, très difficilement pénétrable.
III. Impacts
Le tableau 1 indique les principaux impacts : lotissements nombreux et
assez proches des zones humides, terrains de camping, réseau dense de vOies
de circulation (routes et chemins), pratiques de chasse, pacage de chevaux et de
bovins, ceux-ci en très faible quantité actuellement.
La présence de murs dans la partie sud-ouest de la dépression de Padulu
Tortu est l'indication de l'ancienne emprise humaine sur les pentes environnant
les dépressions.
DEUXIÈME PARTIE
Description de la végétation
1. Schéma syntaxonomique
Les groupements rencontrés sont classés dans le schéma ci-dessous, qui
suit, en partie, LORENZONI et al. (1993) et GÉHU et BlONDI (1994). Par suite
d'incertitudes sur la syntaxonomie de la végétation des zones humides de la
Corse, plusieurs alliances n'ont pas été indiquées volontairement.
ouest et Padulu Tortu. Peu d'espèces sont associées à P. australis, sauf sur les
bordures de ces roselières.
>--Peuplements de Cladium mariscus (tableau 5)
La dépression de Padulatu ouest est remarquable par l'abondance de
Cladium mariscus. Celui-ci n'est que ponctuellement disposé en peuplement
monospécifique (tableau 5 : relevé l). Il est généralement associé, sur de vastes
espaces, à Phragmites australis (tableau 5 :relevés 2 à 7). Ce site correspond à
la seule station importante de C. mariscus en Corse, la station du nord de l'île,
à Barcaggio, ayant disparu en 1991 à la suite d'un incendie hivernal (PARADIS
et TOMASI 1991, PARADIS 1992).
Les comparaisons des diverses missions de photos aériennes depuis 1950
ont montré que Cladium maris eus contribuait à transformer assez rapidement
l'étang de Padulatu ouest (à plan d'eau libre) en un marais (ROUX 1989).
>-- Groupement à Typha domingensis et Typha latifolia (tableau 6 :
relevés 1 et 2)
Ce groupement, où deux espèces de Typha sont en mélange, a été observé :
-sur Lme grande étendue, dans l'étang de Pinarellu sud,
- sur une très petite surface, à la périphérie sud de l'étang de Padulatu ouest.
Plantaginetalia majoris
>- Groupements à Agrostis stolonifera (tableau 13).
Deux groupements prairiaux, dominés par Agrostis stolonifera s.l., sont
présents sur le pourtour de ces zones humides :
-un à A. stolonifera s.l. et Lotus glaber (tableau 13 : relevés 1 à 4), sur la
bordure nord de l'étang de Padulu Tortu, en disposition linéaire,
. - un à A. stolonifera s. L et Phragmites australis (tableau 13 : relevés 5 et 6),
moins bien caractérisé, dans le marais de Vardiola et en bordure de
l'étang de Padulatu ouest.
F. Végétation thérophytique
1. Littorelletea
Un petit peuplement de l'hydrophyte amphibie Ranunculus ophioglossifolius
a été observé, ponctuellement, dans la périphérie, inondée au printemps, du
marais de Vardiola.
2. Isoeto - Nanojuncetea, Isoetalia
Des groupements, classables dans ces entités, sont visibles au printemps,
à l'état ponctuel, autour des étangs :
-de Padu1atu ouest, pour un groupement à Scirpus cemuus (tableau 14 :
relevé 1),
. -de Padu1u Tortu, pour des groupements à Juncus bufonius (tableau 14:
relevé 2) et à Juncus hybridus (tableau 14: relevé 3).
>-Un groupement àPolypogon monspeliensis (tableau 14: relevés 4 à 6),
assez fréquent dans des trouées dans la végétation vivace de bordure de ces deux
étangs, a été inclus dans ces mêmes entités, mais avec doute.
3. Isoeto-Nanojuncetea, Cyperetaliafusci
>- Un peuplement d'Heliotropium supinum (tableau 15: relevé 1) est
classable dans ces unités. Cette espèce, à développement estival, est présente,
avec de nombreux individus, dans les vides, créés par le pacage des chevaux
dans la végétation vivace du marais de Vardiola.
4. Saginetea maritimae, Frankenietalia pulverulentae
>-Groupement à Parapholisfiliformis (tableau 14: relevé 8)
Cette graminée, à développement fini-printanier, forme un groupement
assez étendu sur la bordure sud de l'étang de Padulu Tortu et, à Pinarellu nord,
se trouve fréquemment dans le groupement à Halimione portulacoides.
>-Groupement à Cotula coronopifolia (tableau 14: relevé 7)
La thérophyte d'origine sud-africaine Cotula coronopifolia, introduite en
Corse dans les années 50 et qui, depuis, a envahi toutes les zones humides
(NATALI et JEANMONOD 1996), est très abondante, en avril et mai, sur les
pourtours de l'étang de Padulu Tortu :
-dans les clairières inondées au sein du peuplement de Tamarix africana du
sud du site,
226 C. LORENZONI, G. PARADIS
-unie à Spergularia rubra, sur le sable des chemins, imbibé d'eau, et même
inondé, par la remontée de la nappe phréatique, quand la communication
avec la mer n'a pas été ouverte.
L'inclusion syntaxonomique des groupements à Cotula coronopifolia est
incertaine. Bien que sa forme biologique optimale soithydrophytique enracinée,
flottant à la surface des plans d'eau, nous l'avons incluse, avec doute, dans les
Frankenietalia pulverulentae (Saginetea maritimae).
5. Bidentetea, Bidentetalia
>-Peuplement de Chenopodiumchenopodioides (tableau 15: relevés 3 à 7)
Chenopodium chenopodioides est présent, en été, dans des trouées au sein
des peuplements de Phragmites australis, près du plan d'eau de l'étang de
Padulatu ouest (PARADIS & LORENZONI 1994 a et b).
6. Thero-Salicornietea
>-Peuplement de Salicomiapatula (tableau 15: relevés 1 et 2)
Cette salicome annuelle forme, en été, de petits peuplements ponctuels dans
des parties dénudées de la sansouire à Sarcocomiafruticosa, sur la rive nord-
est de l'étang de Pinarellu nord.
7. Tuberarietea guttatae
>- Groupements à Anthoxanthum ovatum (tableau 14 : relevé 9) et à Briza
maxima (tableau 14 : relevé 10) ·
Ces deux groupements thérophytiques printaniers ont été observés en
bordure de l'étang de Padulu Tortu, dans des vides au sein des groupements
vivaces à Elytrigia atherica et à Agrostis stolonifera.
Généralités
Les couleurs employées cherchent à être en accord avec les couleurs
conventionnelles utilisées sur les cartes de la végétation de la France (DUPIAS
et al. 1965, OZENDA 1986). pour représenter les principaux déterminants
écologiques des groupements végétaux.
Ainsi ont été employées diverses gammes :
-de bleu pour les végétations occupant les milieux ou/ et les substrats d'eau
douce,
- de rouge pour lesvégétations de sansouire, occupant des substrats salés,
- de violet pour les prés salés et les tamariçaies, occupant des substrats plus
ou moins saumâtres,
- de vert pour les cistaies et maquis.
Grâce à ces couleurs, les quatre cartes, à grande échelle, visualisent bien les
différences de végétation entre ces zones humides.
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 227
Les cartes ont été réalisées par l'une de nous (C.L.), en 1995 pour le marais
de Vardiola et en 1992 pour les trois autres (figures 6 à8). Des passages en 1999
et en 2000 ont permis de se rendre compte des modifications subies par les sites.
lOO m
•· 2
.7 ••o
Os -- · 11
09 12
230 C. LORENZONI, G. PARADIS
A : Alnus glutinosa
C : Cladophora sp.
Ca :Affleurement sableux avec Caldle maritima (en 1992) et envahi par la roselière
en 1999.
Js : Juncus subulatus
P : Potamogeton pectinatr.LS
R : Ruppia sp.
Sel : Scirpus litoralis
Z : Sable nu avec dépôt de feuilles et de rhizomes morts de Posidonia oceanica
VÉGÉTATION DES ZONES II UMIDES DU COLPE DE PINARELLU 231
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partie nord
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f::J ' • •2 18
232 C. LORENZONI, G. PARADIS
C : Characeae
Ch : Chenopodium chenopodioides
G : Grau artificiel (rarement ouvert)
1 : Imperata cylindrica
R : Ruppia cirrhosa
Sc : Scirpus maritimus
VÉGÉTATION DES ZONES II UMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 233
1 I QI II D
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234 C. LORENZONI, G. PARADIS
Cl : Cladium mariscus
· Co : Peuplement printanier dense de Cotula coronopifolia
.G : Grau artificiel (rarement ouvert)
1 : Imperata cylindrica
R : Ruppia cirrhosa
Sa : Salix cinerea
T : Typha domingensis
Ta : Pieds de Tamarix ajricana isolés
Z : Zannichelliapalustris subsp. pedicellata
236 C. LORENZONi, G. PARADIS
Conclusions
B. Phytocoenoses
Un tableau géosymphytosociologique (tableau 16) résume la forme et la
superficie des divers groupements observés. Ce tableau a été établi en utilisant
les symboles et l'échelle préconisés par GÉHU (1991) :
Forme de l'occupation spatiale :
0 : forme spatiale : forme ponctuelle
1 : forme linéaire : forme linéaire disjointe
0 :forme spatio-linéaire en frange large
Superficie de l'occupation spatiale: .. ·, .
+ 0 à 10m2 3a 5 000 àlO 000 m 2
1 10 à 100m2 3b 10 000 à 50 000 m 2
2a = lOO à 1 000 m 2 4 5 à 10 ha
2b = 1 000 à 5 000 m 2 5 plus de 10 ha
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 237
Bibliographie
OZENDA. P., 1986 -La cartographie écologique et ses applications. Masson éd.,
160 p.
PARADIS, G., 1992- Observations sur Lippianodiflora (L.) Michx (Verbenaceae)
à Barcaggio (Corse) : le rôle du feu et du pâturage sur son extension. Monde
des Plantes, 445: 17-19.
PARADIS, G., 1993 - Les formations à Juniperus phoenicea et à Juniperus
oxycedrus subsp. macrocarpa sur le littoral de la Corse. Coll. Phytosoc. XX,
Dynamique forestière, Bailleul, oct. 1991: 345-358.
PARADIS, G., LORENZONI, C., 1994 a- Etude phytosociologique de commu-
nautés thérophytiques hygro-nitrophiles estiva-automnales de la Corse
(groupements à Crypsis aculeata, Crypsis schoenoides, Glinus lotoides et
Chenopodium chenopodioides). Nouvelles propositions syntaxonomiques
(2eme contribution). Monde des Plantes, 449: 19-26.
PARADIS, G., LORENZONI, C.,1994 b- Localisation en Corse des principales
espèces citées dans l'étude phytosociologique des communautés
thérophytiques hygro-nitrophiles estiva-automnales de l'île. Monde des
Plantes, 450 : 5-8.
PARADIS, G., TOMASI, J. C., 1991- Aperçus phytosociologique et cartographi-
que de la végétation littorale de Barcaggio (Cap Corse, France) :rochers,
dunes, étangs et dépressions. Documents Phytosociologiques, NS, XIll: 175-
208.
PASKOFF, R., 1998- Les littoraux. Impact des aménagements surleurévolution.
Masson et Armand Colin éditeurs, 260.
Plan Terrier, 1795.- Cartes du Plan Terrier. Archives de la Corse, Ajaccio.
ROUIRE, J., BOURGES, F., ROSSI, P., LIBOUREL, G., 1993.- Carte géologique
de la France (1/50 000), feuille Porto-Vecchio (1124). Orléans : B.R.G.M.
Notice explicative par J. ROUIRE, P. ROSSI, G. LIBOUREL, R. DOMINICI
(1993), 61 p.
ROUX, D., 1989- Les zones humides de Corse du sud, protection, gestion. Féd.
départ. chasseurs de Corse du sud. Office National de la Chasse, 266 p.
~
>!'>
0
1 2 3 4 5 6
+-:- +-<
Vardiola PinarelluN Pinarellu S PadulatuO PadulatuE Padulu Tortu
~N
Impacts : chasse + + +
Impacts : importants campings à proximité + +
Impacts : lotissements à proximité + + + ~
......
Impacts : comblements partiels + p
Caractéristiques
Scirpus litoralis 5 3 2a 2a
Scirpus mariiimus fa compactus 2a
Phragmites australis 1 2a
Autre espèce vivace
Aster squamatus +
"r5:l 151 =f5H- ,5:j: -t5r +5,1 i,4T f;'3rj 1-'t:i+ tlf..flt-Jïi p.§} )~;~t
J _l
Caractéristiques
:~t ::ff?Rf
Typha domingensis ~i=F3H
Typha latifolia
Scirpus tabemaemontani 1-+. ~;-~~ft:·
Compagnes
Lythrum salicaria 2b 2a
Calystegia sepium 1 +
Mentha aquatica 2b
Galium elongatum 2a
Iris pseudacorus 1
Juncus maritimus 2b
Scirpus maritimus fa compactus 2a
Agrostis stolonifera 1
Autres espèces vivaces
Poa trivialis 2a
Lythrumjunceum 2a
Dittrichia viscosa 2a
Althaea ojficinalis 1
Thérophytes
Polypogon monspeliensis 2b
Ranunculus ophioglossifolius 1
Tableau 6:
Groupements hélophytiques à Typha sp. p.
et à Scirpus tabemaemontani
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 245
Compagnes
Sonchus malitimus 2a 2a 2b 2b 2a
Carex extensa + l +
Juncus acutus l l +
Schoenus nigricans 3 2b l
Imperata cylindrica 2b
Juncus malitimus l 2a 2a l
Elytrigia elongata 2b
Autres espèces vivaces
Inula mediterranea 2a +
Puccinelliafestuciformis +
Trifolium pratense +
Althaea o_fftcinalis 2a l
Phragmites australis + 1
Lotus glaber 2a 2a 2b
Dittrichia viscosa 2b l
Agrostis stolonifera + 3 .
Cladium mariscus + +
Oenanthe lachenalii + +
Aster squamatus + 3
Senecio erraticus +
Daucus carota +
Conyza bonariensis 2b
Thérophytes '
Trifolium lappaceum 2a ~
Trifolium angustifolium 1
Centaulium acutijlorum l
Trifoliumpratense +
Blaclcstonia perjoliata +
Briza minor + 2a
Trifolium vesiculosum l
Anthoxanthum ovatum 2b
Briza maxima l
Parentucellia viscosa +
Caractéristique
Spartina versitolor l:l=i=Pli l:t-~:j H-'4 !4li ll+4ii i=f~H:
Compagnes
Juncus subulatus 2b
Limonium narbonense 2a
Juncus maritimus 1 2b + 1 + + 1 1<
Inula mediterranea 1
Elybigia atherica 2a + + 1
Juncus acutus + 1
Carex extensa 1 2a 2a 3
Sonclms maritimus 2b
Schoenus nigricans 1
Phragmites australis + + + 2a +
Autres espèces vivaces
Ditbichia viscosa + 2b + + +
Lotus glaber 1 1 1 1 2b
Agrostis stolonifera 2b 1 1
Aster squamatus 3 1 1 2b 3 2b
Oenanthe lachenalii 2b 1
Senecio erraticus + +
Althaea o.fficinalis 1
Cistus monspeliensis + +
Conyza bonariensis +
Plantago coronopus s.l. 3 3
Daucus carota +
Thérophytes
Briza minor 1 2b
Geranium purpureum +
Cerastium pumilum +
Briza maxima 3 1
Anthoxanthum ovatum 1 2a
Parentucellia viscosa + +
Cynosurus echinatus 2a
Silene laeta 1
Polypogon monspeliensis + + ..
Gaudiniafragilis 2a
Trifolium lappaceum 1
Bromus mollis 1
Trifolium angusiifolium +
Lathyrus hirsutus ., +
Juncus bujonius 1
Caractéristiques
Arthrocnemum macrostachyum 14E 1 '"1-
Sarcocomiafruticosa ""j::~t :tij;j !=~::( 1
Halimione portulacoides + H43:: HH' 1
Limonium narbonense 2b 2a 2a (::;4T :JAL: l.3.. J: 2a 3 2a +
Inula mediterranea 2a 2a 2a + :J§.I I1FJ E:if:f 1
Limonium virgatum Htl
Juncus subulatus ~·
Compagnes
Juncus maritimus + 3 + 3 1 3 1 2a 1
Elytrigia elongata + 2a 2a + 1
Elytrigia atherica + 1 2a 2a 1 1
Juncus acutus + +
Puccinellia festuciforrnis 2a 1 + 2b
Carex extensa 2a 3 +
Autres espèces vivaces
Plantago coronopus s.l: + + 2b
Cistus monspeliensis +
Sporobolus pungens +
Phragmites australis 1
Aster squamatus +
Dittrichia viscosa + 1
Sonchus maritimus 2b
Schoenus nigricans 1
Lotus glaber +
Panicum repens 2b
Agrostis stolonifera 1
Thérophytes
Salicomia patula 2b 2b
Parapha lis filiforrnis 2b 1
Anthoxanthum ovatum 1
Silene laeta +
Centaurium acutijlorum +
Kic/cxia cirrhosa 1
Tableau 12 : Mégaphorbiaies
r. 1 à 3 : à Doiycntwn rectum et Calystegia septum
r. 4 à 6 : à Calystegia septum
r. 7 et : à Lythrum salicaria
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 251
Caractéristique
Agrostis stolonifera
Différentielles
Lotus glaber
Phramites australis
Espèces des prairies et des lisières
Aster squamatus l 2a + 3 l
Carex extensa 2a 3
Dittrichia viscosa 2b l
Festuca arundinacea 2b
Senecio erraticus +
Sclwenus nigricans +
Oenanthe lachenalii 2a
Autres espèces vivaces
Plantago coronopus s. 1. + +
Limonium narbonense + +
Daucus carota 2b l l
Juncus maritimus l l 2b
Spartina versicolor l 2b
Juncus sp. 3
Lythrum salicaria l
Cladium mariscus +
Althaea officinalis l
Espèces ligneuses (des maquis, cistaies ...)
Cistus monspeliensis l
Phillyrea angustifolia l
Thérophytes
Anthoxanthum ovatum l
Brizaminor + l
Bromus mollis l l
Polypogon monspeliensis l
Petrorhagia velutina l
Gaudiniafragilis l
Aira elegantissima +
Silene laeta +
1 2 3 4 5 6
Chareteafragilis
Peuplement de Characées .................................................... . p 3b
Ruppietea
Peuplement de Ruppia cirrhosa ................................................. . 03a p 3a 0 3a
Peuplement de Zannichellia pedicellata ..... ................................ . 0 2b
Potametea pectinati
Peuplement de Potanwgeton pectinatus .................................... .. 0 2bP 2b 0 2a
Phragmiti - Magnocaricetea
Scirpetalia compacti
Grt à Scirpus ütoralis ................................................................. . . + 0 2b
Grt à Scirpus maritimus fa compactus ........................................ ~ 2a 0 2a ; 2a 1 l 0 2b
Grt à Scirpus maritimus fa compactus et
Phragmites australis .......................................................... . 02b 0 3a
Grt à Scirpus maritimus et Juncus acutus ................................. + 0 2a
Mosaïque à Scirpus maritimus et
0 2a
Grt :~:~~==::t::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::: Vl
Phragmitetalia
Peuplement de Phragmites australis ....................................... p 3b 02b03b03l 04
Peuplement d'Aruru:lo donax .................................................... .. 0 2a
Grt à Phragmites australis et Lactuca serriola .......................... .. 1 l
Mosaïque à Phragmites australis et Polypogon monspeUensis .. . 2b p
Mosaïque à Phragmites australis, Atriplex prostrata et
Cotula coronopifolia ........................................................... .. 2b p
Grt à Cladium mariscus ........................................................ . . +
Grt à Cladium mariscus et Phragmites australis ..................... . 04
Grt à C1adium mariscus et Elytrigia atherica ............................ .. ~ 2b
Grt à Cladium mariscus et Schoenus nigricans .......................... . ~ 2b0 3a
Grt à Cladium mariscus et Dittrichia viscosa ............................ . ~ 2b
Mosaïque à Cladiwn mariscus, Aster squamatus et
Conyza bonariensis ............................................................. .. ~ 2b 02b
Grt à Typha domingensis ......................................................... .. . +
Grt à Typha latifolia .................................................................. . .+
Grt à Typha domingensis et Typha latifolia .............................. .. 0 3a 1 2a
Grt à Typha domingensis, Typha latifolia et Juncus maritimus .. . 0 2b
Rhamno - Prunetea et Filipendulo - Convolvuletea
Grt à Rubus ulmifolius ............................................................. .. 0 3a 0 3a
Grt à Rubus ulmifolius et Dorycnium recium .............................. . 03a02a 01
Grt à Rubus ulmifolius, Lythrwn salicaria et Salix cinerea ........ .. 2l 3a
Grt à Dorycnium rectum et Althaea offidnalis ............................ . 0 2b
Grt à Calystegia sepium ....................................................... . 0 2a . 1
Grt à Calystegia sepilJm, Mentho aqua1im. et Phragmites australis .. 0 2b
Molinio - Arrhenatheretea
Grt à Lythrwn salicaria ........ .................................. .................... 0 2a 0
Grt à Dittrichia viscos a ...................... ............... .... .. .... ................ 0 2b 1 2a
Grt à Dittrichia viscosa, Agrostis stolonifera et JUIJCils sp. .... .. . 0 3a
Grt à Imperata cylindrica .. .......... ........................................ ....... . l 0 2a 0 l 1 l .l
Grt à Agrostis stolonifera et Phragmites australis . .. . . .. .. .. . .. . .. .. . . .. 0 l 1 l
Grt à Agrostis stolonifera et Lotus glaber .. .. .. .... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. . 0 2a
Grt à Plantago coronopus s. 1. .... .. .... .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .... .. . . + 0 l
Grt à TrifoUwn.fragiferwn et Cynodon dactylon .......................... 1 2a
Grt à Cynodon dactylon ............................................................. +
Grt à Potentilla reptans .... .............. .......................... .................. +
1 : Vardiola ; 2 : Pinarellu nord ; 3 : Pinarellu sud ; 4 : Padulatu ouest ; 5 : Padulatu est ; 6 : Padulu
Tortu
VÉGÉTATION DES ZONES HUMIDES DU GOLFE DE PINARELLU 255
1 2 3 4 5 6
1 : Vardiola; 2 : Pinarellu nord ; 3 : Pinarellu sud ; 4 : Padulatu ouest ; 5 : Padulatu est; 6 : Padulu Tortu
BTJLIEI'IN DE LA SOCIÉTÉ BaTANIQUE DU CENTRE-OUEST, NOUVELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
FLORE DES CAUSSES {TROISIÈME SUPPLÉMENT) 257
.r
Chrtstian BERNARD*
• 1 - Selaginella denticulata
ajouter : e - 34: Gorges de la Vis, entre Ganges et Saint-Laurent-le-Minier
(200 rn), 1999 (C.B.).
• 22 - Polysiichum lonchitis
ajouter: e - 48: Causse Méjean, à Nîmes-le-Vieux (1100 rn), 1998 (R.D.)
; 2000 (R.D., Cl. B., F.K., Y.M., et C.B., ... ) et à l'est de Hures, à l'entrée
d'un aven (1190 rn), 2000 (Y.M.) ; (C.B.).
modifier le cadre 48 : e ,.... +
• 120 bis (Supplt. 2) - Rumex longifolius
ajouter: e - 48: La Rouvière, près de Chadenet (1000 rn), à l'extrême limite
nord-est des Causses (llOOm), 2000 (C.B.).
• 224- Silene italica subsp. nemoralis .
ajouter: e- 34: Larzac, rochers dolomitiques du "lac des Rives" (750 rn),
2000 (C.B.).
modifier le cadre 34 : ,.... e
Taxon nouveau pour la Flore de l'Hérault (12).
• 255 - Anemone ranunculoides
ajouter: e - 48: Sur LaCan de l'Hospitalet, près de Barre des Cévennes,
1998 (F.K.).
modifier le cadre 48 : e ,.... +
• 263 - Adonis annua subsp. annua
ajouter: e - 48 : Causse de Sauveterre, près de Champerboux (890 rn), 2000
(Cl.B., M.L., Y.M. et C.B.).
modifier le cadre 48 : ,.... e
• 318 - Sisymbrium orientale
ajouter: e -34: Saint-Guilhem-le-Désert, gorge du Verdus (200 rn), 1999
(J.S. et C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 334 - Barbaraea intermedia
ajouter: e- 34: Les Rives sud, sur l'Escandorgue (800 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 348 - Arabis cebennensis
ajouter: e- 48: Vebron, limite Méjean est-Cévennes, 1999 (E.M.).
• 349 - Arabis alpina
ajouter : 0 - 30 : Causses du Gard, 1947 (QUEZEL et RIOUX).
modifier le cadre 30 : 0 ,.... 0
• 412 - Brassica nigra
ajouter : • - 34: au nord de Montpeyroux (150 rn), 1999 (C.B.).
modifier le cadre 34 : 0 ,.... +
• 483 - Rosa vosagiaca
ajouter: e- 34: La Vacquerie-Saint-Martin, dans une haie, non loin du Mas
de Jourdes (600 rn), 2000 (C.B.).
modifier le cadre 34 : ,.... e
Taxon nouveau pour la flore de l'Hérault (12).
• 586 - Vicia bithynica
ajouter: e- 12: Avant-Causse, près de Bessuéjouls (500 rn), 1999 (C.B.).
260 C.BERNARD
3 - Corrections diverses
- Supprimer :
Viola collina (n° 800, p. 296), indiqué avec doute: "R (?)".La plante dessinée
est, selon Marc ESPEUT (9). Viola alba Besser subsp. dehnhardtii (Ten.)
W. Becker.
Ce subsp. est à ajouter à la Flore des Causses et de l'Aveyron ; il est présent
notamment à Saint-Georges-de-Luzençon. Sa répartition reste à préciser
dans notre région.
- Remplacer :
Cynoglossum germanicum (no 1054, p. 379) par Cynoglossum pustulatum
Boiss., ainsi que le suggère l'Indexsynonymique ... de MichelKERGUÉLEN,
(1993) et James MOLINA (Communication épistolaire, 1999).
Une vérification (J.M. et C.B., 2000) de tous les exsiccata de l'Herbier général
de l'Institut de Botanique de Montpellier nous a permis de vérifier que
toutes les récoltes de C. "germanicwn' de l'Hérault (Saint-Guilhem,
Séranne, Ravin des Arcs et Pic Saint-Loup) sont à rattacher à C.
pustulatumBoiss. :plante àportplutôtgracile, à feuilles munies de poils
raides portés par une base tuberculeuse blanchàtre, très visible à l'oeil nu
après dessication.
Que toutes les personnes ayant apporté leur contribution soient ici remer-
ciées :
P.A.: Pascal ARNAUD; Y. et J.B. :Yvette et Joël BALARD;
H.B. : Henri BESANCON ; M.B. : Michel BOUDRIE ;
Cl.B. : Claude BOUTEILLER ; A.D. : André DIGUET ;
R.D. : Rémy DUPRE ; F.K. : Françis KESSLER ;
M.L. : Maurice LABBE ; A.L. : Adrien LORDEMUS ;
Y.M. : Yves MACCAGNO et toute l'équipe du P.N.C. (Florac) ;
H.M. : Henri MICHAUD ; S.M. : Sylvie MICHELIN ;
J.M. : James MOLINA ; E.M. : E. MONIER ;
B.R. : Bemard RINGOT ; J.S. : Jacques SALABERT ;
J.-M.T. : Jean-Marc TISON ; H.V.L. : Herman VAN LOOKEN.
Herb. I.B.M.: Herbiers de l'Institut de Botanique de Montpellier (Joël MATHEZ
et Peter SHAFFER).
Bibliographie
(1) AUBIN, P., 1999- Catalogue des plantes vasculaires du Gard. Soc. linn. de
Lyon et Conservatoire botanique de Porquerolles, 176 p.
(2) BERNARD, C., 1996- Flore des Causses. Bull. Soc. Bot. Centre-Ouest, N. S.,
numéro spécial 14, 706 p.
(3) BERNARD, C., 1997- Flore des Causses (Premier supplément). Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 28: 61-76.
(4) BERNARD, C., 1999- Flore des Causses (Deuxième supplément). Bull. Soc.
Bot. Centre-Ouest, N.S., 30: 69-88.
(5) BERNARD, C., 2000 - Barlia robertiana (Loisel.) Greuter, nouveau pour
l'Aveyron. L'Orchidophile, 138: 185-186.
(6) BRAUN-BLANQUET, J., 1964- Contribution II à la Flore de Montpellier.
Communication 167. Stat. intem. médit. et alpine de géobotanique, Mont-
pellier.
(7) BRAUN-BLANQUET, J., 1967 - Contribution III à la Flore de Montpellier.
Communication 173. Stat. intem. médit. et alpine de géobotanique, Mont-
pellier.
(8) DEBUSSCHE, M. etG., 1999 -Alliumampeloprasumaggr. existe enhabitat
rupestre, non anthropisé, daTlS le département de l'Hérault. Bull. Soc. Bot.
Centre-Ouest, N. S., 30: 21-30.
(9) ESPEUT, M., 1999 - Approche du genre Viola dans le Midi Méditerranéen
Français. Le Monde des Plantes, 464: 15-38.
(10) KESSLER, F., 2000 - Quelques espèces nouvelles pour les Causses
septentrionaux du Massif Central. Le Monde des Plantes, 470 : l-3.
(11) VAN LOOKEN, H., 2000- Een vroegbloeiend taxon met grote bloèmen dat
ten onrechte O. arachnitiformis (niet GRENIER) wordt genoemd in
Zuid-Frankrijk Ophrys gallicasp. nova. Liparis, Jaargand, 6 extranummer:
3-76.
(12) VILAIN, P., 1996 -Liste des plantes vasculaires de l'Hérault(2èmetirage). Soc.
d'Hart. et de Sc. Nat. de l'Hérault, 68 p.
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Photo 3 : Gagea lutea. Nimes-lc-Vfcux (Lot.ère). Mai 1999. Photo 4 : Selaginella clenticulala. Sa in t-Lau ren t -le-Mi nier . en aval (}1
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FLORE DES CAUSSES (TROISIÈME SUPPLÉMENT) 267
12 48 34 30 12 48 34 30 12 48 34 30
1· 1 1 1 1 1 1 • 1 1 1 1 1 • 1 1
C. BER'\1\/W 268
1. Introduction
Les landes atlantiques littorales rases et riches en écotypes de la partie
sommitale des falaises rocheuses armoricaines sont regroupées dans l'Alliance
phytosociologique du Dactylido maritimae- Ulicion maritimi Géhu 1975.
Elles subissent de fortes contraintes écologiques : sols méso-xérophiles peu
profonds et oligotrophes, forte exposition au vent, aspersion régulière par les
embruns. Dans le Massif Armoricain, six associations végétales différentes ont
été décrites (GÉHU 1963 ; GÉHU etGÉHU-FRANCK, 1975; BIORET etal. 1989,
BI ORET 1994). Chacune d'entre elles correspond à un habitat défini en fonction
de sa position bionomique ainsi que de la nature du substrat : type de sol,
profondeur ethydromorphie. Des prospections récentes entreprises dans le sud
de la Baie d'Audieme ont permis d'identifier une lande physionomiquement
proche de la lande méso-xérophile de l'mici maritimi - Ericetum cinereae
(Géhu 1962) J.-M. et J. Géhu 1975, et un fourré littoral à Ulex europaeus var.
maritimus Hyet Schoenus nigricans proche de l'mici maritimi - Prunetum
spinosae (Géhu et Géhu-Franck 1979) Bioret et al. 1989, mais qui en diffèrent
par rapport à leurs caractéristiques floristico-écologiques.
3. Résultats
Synfloristique et syntaxonomie
Les relevés caractérisant cette lande littorale sont rassemblés dans le
tableau 1. Avec un nombre spécifique moyen de 23, cette lande littorale est
floristiquement riche. On observe une combinaison fioristique très régulière,
associant la forme littorale en coussinets ras de l'ajonc d'Europe Ulex europaeus
var. maritimus, Erica cinerea, Festuca avina subsp. bigoudenensis, fétuque
endémique finistérienne décrite récemment (KERGUÉLEN et PLONKA, 1989).
ainsi que Filipendula vulgaris, habituellement absente des landes littorales sur
sols acides. Quelques espèces habituellement rencontrées dans des habitats
plus méso-hygrophiles les accompagnent: Schoenus nigricans, Carexjlacca,
Carex panicea. Plusieurs espèces des unités supérieures des Calluno- Ulicetea
sont présentes: CaŒuna vulgaris, Potenii.Œa erecta, Danthonia decumbens,
Thymus polytricus subsp. britannicus ...
Cette combinaison floristique diffère nettement de celle de la lande littorale
sèche de l'ffiici maritimi- Ericetum cinereae :plusieurs espèces différentiel-
les de cette demi ère association manquent ici : Festuca rubra subsp. pruinosa,
Dactylis glomerata subsp. oceanica, Solidago vigaurea subsp. rupicola.
Compte tenu de ses caractéristiques écologiques et floristiques, cette lande
peut être considérée comme une association végétale originale qu'il est proposé
denommer Festucobigoudenenis-Ericetumcinereae ass. nov. (holosyntype :
relevé no 4, tableau 1).
Les relevés effectués ne montrent pas de réelles variations floristiques, en
raison d'une grande homogénéité écologique des stations dans lesquelles se
développe cette lande.
Contacts,syndynamique
Cette lande ne présente pas de dynamique très prononcée, si ce n'est dans
les bas de pentes, où le sol est le plus profond, et où elle peut évoluer vers le
fourré à Ulex europaeusvar. maritimus et Schoenus nigricans, dans les zones de
contact. Comme la plupart des milieux littoraux, cette lande a certainement été
pâturée dans le passé, mais il est tout aussi probable que les parcelles où elle
pousse actuellement n'aient jamais été cultivées.
Synchorologie
La lande à bruyère cendrée et fétuque bigoudène est strictement limitée au
littoral sud de la Baie d'Audieme, sur la commune de Tréogat; il s'agit donc
d'une phytocénose synendémique franco-atlantique littorale. Elle est à recher-
cher dans d'autres stations de la région proche. Si l'on se réfère à la carte
géologique, quelques autres affleurements de serpentinite existent dans ce
secteur, mais à leur emplacement se trouvent aujourd'hui des cultures ou des
broussailles ; il est donc probable que l'aire de répartition ancienne de cette
lande était nettement plus étendue et que divers aménagements agricoles ou
routiers l'aient fortement fragmentée.
Synsystématique
Cette phytocoenose peut être rattachée à l'Alliance du Dactylido maritimae -
ffiicion maritimi Géhu 1975, à l'Ordre des ffiicetalia minoris Quantin em.
VÉGÉTATION AFFLEUREMENTS ROCHES ULTRABASIQUES BAIE D'AUDIERNE 273
Synfloristique et syntaxonomie
Le tableau 2 rassemble les relevés correspondant à ce fourré ; le cortège
floristique est caractérisé par une combinaison originale associant systémati-
quement Ulex europaeusvar. maritimus, Prunus spinosa et Schoenus nigricans,
parfois associés à Rubia peregrina. Ce fourré se distingue floristiquement de
l'mici maritimi - Prunetum spinosae par l'abondance moindre de Prunus
spinosa, et par la présence différentielle de Schoenus nigricans, Eupatorium
cannabinum et Pulicaria dysenterica; en revanche, Ruscus aculeatus et Iris
foetidissima sont absents.
En raison de sa composition floristique, et de ses caractéristiques écologiques,
ce fourré peut être considéré comme une association végétale originale qu'il est
proposé de nommer Schoeno nigricantis - micetum maritimi ass. nov.
(holosyntype: relevé no 4, tableau 2).
Contacts, syndynamique
Ce fourré vient au contact inférieur de la lande à Erica cinerea et Festuca avina
subsp. bigoudenensis Kerguélen et Plonka, et peut dans certaines zones marquer
une dynamique de colonisation de cette dernière. Dans les sites où ont été
effectués les relevés, il peut se densifier lorsque Prunus spinosadevient dominant,
ce qui s'accompagne d'une diminution du nombre spécifique (relevé 1).
Synchorologie
Ce fourré semble strictement limité à quelques sites du sud de la Baie
d'Audieme, mais serait à rechercher dans d'autres stations de la région proche.
Il peut être considéré comme une phytocénose synendémique du littoral sud du
Finistère.
Synsystématique
Comme l'mici maritimi- Prunetum spinosae, ce fourré peut être rattaché
à la sous-alliance du Lonicerenion periclymeni (Géhu, de Foucault & Delelis
1983) Rivas-Mart. et al. 1991, l'Alliance du Pruno spinosae- Rubio ulmifolii 0.
Bolos 1954, l'Ordre des Prunetalia spinosae Tüxen 1952, et la Classe des
Rham no catharticae- Prunete a spinosae Rivas Go day & Borja exTüxen 1962.
Valeur patrimoniale
Du fait de sa répartition géographique très limitée, ce fourré thermophile
possède une grande valeur patrimoniale.
4. Conclusion
La lande etle fourré étudiés constituent deuxphytocoenoses synendémiques
du littoral sud-finistérien en étant strictement inféodées aux affleurements de
serpentinites de la Baie d'Audieme. Leur répartition actuelle correspond
vraisemblablement à une situation relictuelle, et leur conservation est urgente.
Les parcelles où ces deux associations végétales ont été recensées se trouvent
sur des terrains du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres ;
cet organisme a donc une très grande responsabilité pour la conservation de ces
VÉGÉTATION AFFLEUREMENTS ROCHES ULTRABASIQUES BAIE D'AUDIERNE 275
Bibliographie
N° des relevés 1 2 3 4 5 6
Surface (m2 ) 30 50 50 60 50 50
Recouvrement (%) 90 100 100 95 95 lOO
Nombre spécifique 18 19 20 25 27 29
Nombre spécifique moyen 23
Combinaison caractéristique d'association
mex europaeus var. maritimus 34 45 45 34 34 44 6
Erica cinerea 33 22 23 22 33 33 6
Festuca avina subsp. bigoudenensis 23 12 + 23 23 11 6
Filipendula vulgaris 11 11 11 11 11 12 6
Sanguisorba minor + + +2 + 11 + 6
Carex flacca + + + + + 11 6
Schoenus nigricans + + 34 +2 +2 12 6
Scorzonera humilis + + + + + 12 6
Carex panicea + + + + + 5
Carex caryophyllea + + 2
Caractéristiques unités supérieures
Danthonia decwnbens + + + + 11 +2 6
Viola riviniana + + + + + +2 6
Thymus polytrichus subsp. britannicus 12 +2 +2 12 12 + 6
Viola canina + + + + + 5
Potenülla erecta +2 + + + 12 5
Calluna vulgaris 12 12 12 22 + 5
Agrostis capillaris + + + 3
Cirsiumfilipendulum + +3 + 3
Festuca huonii + + 2
Polygala serpyllifolia + 11 2
Cuscuta epithymum +2 +2 2
Pedicularis sylvaüca + + 2
Linum catharücum + 1
Stachys o.fficinalis + 1
Hieracium urnbellatum + 1
Serratula ünctoria subsp. seoanei 11 1
Compagnes
Agrostis stolonifera var. maritima +2 + + +2 4
Centaurea gr. nigra + + + + 4
Prunus spinosa + + io 3
Hieracium pilosella + + + 3
Leontodon taraxacoides subsp. taraxacoides + + 2
Hypochoeris radicata + + 2
Seneciojacobaea + + 2
Galium verum + 1
Hedera helix +2 1
Pyrus communis ij 1
Molinia caerulea + 1
Hypericum pulchrum + 1
Viola lactea + 1
Cladonia sp. +2 1
Plantago lanceolata + 1
Cerasüum diffùsum + 1
Taraxacum officinale + 1
Anthyllis vulneraria + 1
Scilla autumnalis + 1
Tous les relevés ont été effectués au bord de l'étang de Kergalan (Tréogat).
'~ :
\f ÉGÉTATION A PPLEUREt'vlENTS ROC/ l ES ULTRA BASIQUES BAIE D 'AUDIERNE 277
N° des relevés 1 2 3 4 5
Surface (rn2) 40 30 30 30 30
Recouvrement (o/o) 100 100 100 100 100
Nombre spécifique 9 13 13 16 19
Nombre spécifique moyen 14
Tous les relevés ont été effectués au bord de l'étang de Kergalan (Tréogat).
BULLETIN DE IA SOClÉIÉ BŒ'ANIQUE DU CENIRE-OUESI', NOUVEllE SÉRIE, WME 30- 1999
279
Contributions
à l'inventaire de la flore
Introduction
Contributions classées
par dépàrtement
04 - Département des Alpes-de-Haute-Provence
16 - Département de la Charente
17 - Département de la Charente-Maritime
19 - Département de la Corrèze
~ Adoxa moschatellina
-Monceaux-sur-Dordogne (25 mars et 28 avril1999). Bois des bords de la Dordogne.
-Noailles (11 mai 1999). Taillis au bord de la Couze. Cette espèce n'a été rencontrée
jusqu'ici en Corrèze que dans le Bassin de Brive et sur les alluvions du bassin
de la Dordogne : à rechercher ailleurs.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE
286
24 - Département de la Dordogne
33 - Département de la Gironde
Département du Lot
49 - Département du Maine-et-Loire
~ Oenanthe aquaitca
-Commune de Bouillé-Loretz, dans les fossés du bourg près de l'étang communal.
Juin 1999, (L.B.). YT Ol.
~ Oenanthe crocata
Une prospection spécifique menée pour cette espèce en juin 1999 a permis
de la rencontrer dans 45 communes du bocage sur les arrondissements de
Bressuire et de Parthenay.
~ Paspalum dilataium
-Commune de Niort, près du centre équestre route d'Aiffres. 01/07/1998, (L.B.).
XS93.
- Commune de Bressuire, Saint-Porchaire, en bordure de la réserve d'eau des
pompiers route de Thouars (R.N.149). 01/10/1999, (L.B.). XS 99.
-Commune d'Amailloux, en bordure de la R.N.149. 01/09/1999, (P.D. et L.B.). XS 98.
Cette espèce en expansion rapide n'avait pas été notée auparavant en Deux-
Sèvres.
~ Peucedanum gallicum
-Commune de Montigny, "La Pommeraie". 01/09/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 88.
-Commune de Noirterre, vers "Les Ramonnières". 05/10/1999, (L.B. et F.-J.R.). XS 99.
~ Asplenium scolopendrium
-Commune de Terves, étang de Puy-Blain. 01/11/1999, (H.B.). XS 88.
-Commune de Terves, vers "La Bollardière". 05/ll/1999, (L.B.). XS 88.
-Commune de Saint-Sauveur, Pont-Chouette. 30/07/1999, (L.B. et H.B.). XS 98.
~ Phytolacca americana
-Commune de Pas-de-Jeu, dans une zone de dépôts près du bois de Lairé le 14/
08/1999, (L.B.). YT 20.
~ Polystichum aculeatum
-Commune de Terves, vers "La Bollardière" à l'endroit même où un sentier botanique
a été récemment aménagé par l'école publique (L.B.). XS 88.
Cette fougère est assez rare en Deux-Sèvres avec quelques mentions en Gâtine
seulement.
~ Polystichum spinulosum
-Commune de Moutiers-sous-Argenton, au pont de Grifférus, rive droite, en amont
de ce pont. 27/09/1999, (L.B.). Xf 90.
~ Potentilla montana
-Commune de Saint-Sauveur, en bordure des étangs de Pont-Chouette. 30/071
1999, (L.B.). XS 98.
~ Ranunculus auricomus
- Mentionnée (M.C.) sur la maille XS 87 en 1996 (communes de Moncoutant/
Moutiers-sous-Chantemerle).
~ Salix caprea
-Commune de Montravers, bois du Vieux Deffend, le 03/10/1999, (L.B.). XS 79.
-Commune de Borcq-sur-Airvault, au lieu-dit "Les Plantons" en octobre 1999, (L.B.).
YT29.
Cette espèce est assez rare en bocage, à la différence de Salix atrocinerea qui est
l'espèce dominante partout.
~ Scandix pecten-veneris
-Commune de Noirterre, coteaux de Badart vers le pont romain. Mars 1999, (L.B.).
XS99.
~ Sorbus domestica
-Commune de Pas-de-Jeu, au bois de Lairé. 14/08/1999, (L.B.). YT 20.
-Commune de Chambroutet, bois de Pallain. Octobre 1999, (L.B.). XS 99.
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE LA FLORE. 297
84 - Département du Vaucluse
85 - Département de la Vendée
86 - Département de la Vienne
~ Callitriche hamulata
- Champagné-Saint-Hilaire. Le Pâturai des Chiens. Dans un fossé avec Ranunculus
trichophyllus et Ranunculus peltatus. 25 avril 1999. 446-2149. 1728E. (P.G.).
~ Campanula persicifolia
- Chiré-en-Montreuil. Champdorin. 15 juin 1999. (Y.B.).
~ Capsella rubella
-Montreuil-Bonnin. 5 avrill999. (A.C.).
~ Carex brizoides
- Lathus. La Barlotière et le Moulin Moreau.! er avril 1999. 1928E. (P.G.).
~ Cephalanthera rubra
-Valdivienne. Le Pas de Saint-Martin, avec Aceras anthropophorum, Peucedanum
cervaria. 25 mai 1999. (Y.B.).
-Bonnes. Les Perlots, avec Ophrys apifera (dont un individu hypochrome), Limodomm
abortivum. 27 mai 1999. (Y.B.).
-Jardres. Bois-Semé. 27 mai 1999. (Y.B.).
~ Corydalis solida
-Lathus. La Barlotière et le Moulin Moreau. 3 avrill999. 1928E. (P.G.).
- Château-Larcher. Camp Alaric. Nombreux pieds bien fleuris. 23 février 1999.
292-5146. 1727E. (J.-P.R.)
-Availles-Limouzine. Route de Millac. 27 avrill999. (Y.B.).
~ Cucubalus baccifer
-- Leigné-les-Bois. Les Marchais. 14 juillet 1999. (A.M.).
>- Cystopteris fragilis
-Lussac-les-Châteaux. Vallon de Chantegros. 1ère station de la Vienne (signalé à
Vouneuil-sur-Vienne et Lathus par SOUCHÉ, mais jamais signalé depuis). avec
Dryopteris affinis subsp. borreri. D. a.ffinis subsp. a.ffinis et D. dilatata. 8 mai
1999. Francois BOTIÉ, (A.C.) et SBC0-86.
~ Daphne !aureola
- Savigny-Lévescaut. Entrée ouest du bourg. 21 janvier 1999. (Y. B.).
-Persac. Vallon boisé entre Villars et Bagneux. 19 avrill999. (Y.B.).
-Marnay. La Jarrige. 3 mai 1999. (Y.B.).
- Poitiers. Vallée de la Boivre, près des remparts. 8 juin 1999. (Y.B.).
-Bignoux. D.6, vers la Liennerie. 21 janvier 2000. (Y.B.).
~ Digitalis lutea
- Chiré-en-Montreuil. Champdorin. 15 juin 1999. (Y. B.).
- Quinçay. Pré Bernard près de Beauvoir. De nombreux pieds avec Lonicera
caprifolium. 17 avril 1999. (A.C.).
~ Epilobium montanum
-Persac. Bois de Ludé. 24 mai 1999. (Y.B.).
-Montreuil-Bonnin. Le Parc. 27 juin 1999. (Y.B.).
~ Epipactis microphylla
-Salles-en-Toulon (Valdivienne). Entre le Charrault et Mallée. 25 mai 1999. (Y.B.).
~ Epipactis muelleri
- Bonnes. Saint-Pierre-d'en-Haut : 1 pied près du pied de Ruta graveolens signalé
par A. BARBIER en 1976. 14 juin 1999. (Y.B.).
~ Euphorbia platyphyllos
- Brux. La Touche. Espèce non revue depuis fort longtemps en compagnie de
Leonurus marrubiastrum et Inula britannica découvert par J. TERRISSE le long
de la Bouleure. 1ère station récente signalée dans la Vienne. 2 septembre 1999.
(P.G.), (Y.B.) et (A.C.).
CONTRIBUTIONS À L'INVENTAIRE DE IA FLORE 301
Erratum : Luc BIANCHINI a relevé une erreur dans les "Contributions à l'inventaire de
la flore" du bulletin no 30, page 227, au sujet de la station de Potamogeton berchtoldii:
Curçay-sur-Dive est une commune du département de la Vienne (et non des Deux-
Sèvres). ·
BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ BOTANIQUE DU CENTRE-oUEST, NOUVELLE SÉRIE, WME 31 - 2000
305
Comptes rendus
des sorties organisées
par le groupe des Botanistes
de la Vienne
Patrick GATIGNOL*
Nous nous sommes retrouvés à cinq participants pour cette première sortie
de l'année pendant laquelle nous avons (re)visité les stations suivantes.
Les espèces les plus intéressantes ont été notées en caractère gras.
La parc de Scorbé-Clairvaux
Un petit arrêt nous a permis d'observer Mibora minima et Veronica triphyllos.
Malgré des recherches attentives Myosurus minimus n'a pu être repéré. La
parcelle ayant été très transformée et le milieu asséché, il est possible que la
station ait disparu.
La Boutinière à Scorbé-Clairvaux
Un demi er arrêt nous a permis de voir une des stations de Carex arenaria
accompagné de Allium paniculatum (feuilles aplaties) et de Lamium hybridum.
1 : Les différentes espèces d'ails à l'état végétatif ont été déterminées grâce à l'aide
précieuse de F. BOTTÉ.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 307
Vallon de Chantegros
à Lussac
Sortie du samedi 6 mai 1999
Yves BARON*
Rives du ruisseau ;
Dipsacus jullonwn Lycopus europaeus
Eupatorium cannabinum Lysimachia vulgaris
Filipendula ulmaria Mentha aquatica
Hypericum tetrapterum Scrophularia aquatica
Humulus lupulus Scutellaria galericulata
Iris pseudacorus
Bas du vallon :
Acer campestre Corylus avellana
Ajuga reptans Dipsacus sylvestris
Alliaria petiolata Dryopteri>; carthusiana
Allium ursinum Ranunculus fic aria
Anemone nemorosa Filipendula vulgaris
Arum italicum Fragaria vesca
Bromus ramosus Glechoma hederacea
Carex remota Hyacinthoides non-scripta
Carex sylvatica Hypericum hirsutum
Carpinus betulus Juncus conglomeratus
Circaea lutetiana Lamiastrum galedbdolon
--------------------------------
*Y. B. : 17, rue Claire Fontaine, 86280 SAINT-BENOÎT.
308 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉFAIS, D. PROVOST
Haut du vallon :
Aquilegia vulgaris Lychnis jlos-cuculi
Asplenium adiantum-nigrum Melica unijlora
Asplenium trichomanes Melittls melissophyUum
Athyriumjilixjemina Mercurialis perennis
Buxus sempervirens Mespilus germanica
Cardamine pratensis Polygonatum multijlorum
Carex paHescens Polystichum setijerum
Cirsium palustre Primula elatior
Cy stopteris .fragilis Primula veris
Dryopteris a.ffinis subsp. a.ffinis Asplenium scolopendrium
Dryopteris a.ffinis subsp. borreri Sorbus torminalis
Dryopteris dilatata Stachys alpina
Euphorbia dulcis Tilia cordata
Fraxinus excelsior Tilia platyphyHos
Galeopsis tetrahit Viola reichenbachiana
Lilium martagon
La nouveauté principale est, ce jour-là, la découverte par F. BOTIÉ et A.
CHASTENET de Cystopteris.fragilis (montagnarde jamais revue dans la Vienne
depuis les deux mentions de SOUCHÉ :Vouneuil-sur-Vienne et Lathus) sur le
talus bordant le sentier, en compagnie de diverses autres fougéres, dont
Dryopteris a.ffinis. Au total, pas moins de douze espèces de fougères dans ce seul
petit vallon, soit la quasi-totalité des polypodiacées du département, plus une
nouvelle station de Stachys alpina, finalement assez largement disséminé chez
nous. Il était trop tard pour Scala bifolia et Isopyrum thalictroides, mais le
Primula elatior et les trois taches de Lis, chacune dans leur alcôve de buis,
étaient toujours au rendez-vous.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 309
Autour de Lussac-les-Châteaux
Sortie du samedi 15 mai 1999
Yves BARON*
La première étape avait pour but la visite aux deux hampes d'Ophrys lutea
découvertes l'an demier par J.- P. RING, au coteau du Peu, dominant la centrale
de Civaux ... Mise en route depuis, celle-ci n'y est donc pour rien(!), mais, par
la suite, il nous appartiendra de vérifier si l'humidification des deux volumineux
panaches ne viendra pas contrarier l'effet- bénéfique ici pour les botanistes- du
réchauffement climatique en cours. Ce coteau très pentu et aride, évoquant le
midi, boisé seulement dans sa partie supérieure, n'offrait jusqu'alors qu'une
flore assez courante pour les sites homologues de ce secteur, où l'Inula montana
est assez répandu. Visité en 1980, il n'avait alors paru mériter ni les honneurs
d'une Z.N.I.E.F.F., ni même ceux d'une excursion, contrairement à plusieurs
sites voisins (bois du Seigneur, vallée de l'Aubineau, 5 juin 1983, cf 15 et 20 juin
1998 encore pour cette dernière). Ophrys jaune mis à part, à peu près passé à
cette date, la flore est toujours à peu près la même :
Anacamptis pyramidalis Eryngium campestre
Arabis hirsuta Festuca hervieri
Arenaria serpyllifolia Festuca lemanii
subsp. serpyllifolia Fumana procumbens
Blaclcstonia peifoliata Globularia punctata
Brachypodium pinnatum Helianthemum apenninum
Briza media Helianthemum nummularium
Bromus erectus Helianthemum x sulfureum Schlecht.
Carexjlacca (= H. apenninumx H. nummulariunl)
Carex hallerana Himantoglossum hircinum
Cephalanthera longifolia Hippocrepis comosa
Cephalanthera rubra Inula montana
Cirsium acaule Juniperus comrnunis
Comus sanguinea Koeleria pyramidata
Coronilla minima Koeleria vallesiana
Desmazeria rigida Linum catharticum
Euphorbia exigua Linum tenuifolium
--------------------------------
*Y. B. : 17, rue Claire Fontaine, 86280 SAINT-BENOÎT.
310 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST
Antoine CHASTENET*
Enfin, nous sommes allés près de Bourgueil (Bonnes) aux Perlots, à gauche
de la descente sur la vallée de la Vienne. Nous avons observé une population
d'orchidées spontanément préservée de la tonte par le propriétaire qui nous
avait autorisé à herboriser sur sa propriété. La nouveauté était : Ophrys apifera
var. viridiflora Rosbach au milieu de :
Cephalanthera rnbra Ophrys sphegodes
Ophrys apifera Platanthera chlorantha
Et dans le bois très proche : Limodornm abortivum.
COMPTES RENDUS DES HERBORISATIONS DANS LA VIENNE 315
Bois de Saint-Pierre
à Smarves (Vienne)
Sortie du samedi 4 juin 1999
Yves BARON*
Région de Roiffé
(Vienne)
Sortie du samedi 19 juin 1999
Patrick GATIGNOL*
En fin d'après-midi, nous nous sommes rendus sur les landes de Roiffé pour
y voir la station d'Avenula marginata subsp. sulcata (=A. lodunensis) signalée
par Pierre PLAT le 23 juillet 1983, avec laquelle nous avons observé les espèces
suivantes:
Danthonia decumbens Potentilla montana
Digitalis purpurea Pteridium aquilinum
Erica cinerea Serratula tinctoria
Erica scoparia Teucrium scorodonia
Festuca tenuifolia Ulex europaeus
Peucedanum gallicum Ulexminor
Plantago coronopus
Toutefois nous n'avons pas trouvé Agrostis curtisii et Erica ciliaris signalés
dans ce même secteur par Pierre PLAT.
318 Y. BARON, A. CHASTENET, P. GATIGNOL, A. MÉTAIS, D. PROVOST
L'étang de Bois-Pouvreau
Ménigoute (Deux-Sèvres)
Sortie du samedi 26 juin 1999
Antoine CHASTENET*
Alain MÉTAIS*
Étang de Bonnes
(Vienne)
Sortie du samedi 11 septembre 1999
Dominique PROVOST*
Compte rendu
de la sortie de la S.B.C.O. en Corrèze
le 2 mai 1999
Cette année, une seule sortie S.RC.O. a été organisée en Limousin dans le
département de la Corrèze. A l'heure habituelle, 10 heures du matin, vingt-trois
participants se sont retrouvés à Brivezac, dans la vallée de la Dordogne, entre
Argentat et Beaulieu-sur-Dordogne. Les régionaux venaient de Corrèze et de
Haute-Vienne, mais le Cantal était aussi représenté comme aussi la Nièvre. Une
fois de plus, la Creuse était absente.
Les listes botaniques des plantes observées serontrelativementlongues, car
le but de cette journée était de faire un inventaire, le plus exhaustif possible, à
chaque point d'arrêt en vue d'une utilisation dans l'atlas botanique régional en
cours d'élaboration. Il y aura deux points d'arrêt dans la journée.
La matinée sera consacrée à la visite des bords de la Dordogne, sur la rive
gauche essentiellement, donc en face du bourg de Brivezac.
Nous décidons, en principe, d'aller rapidement rejoindre la rive gauche, puis
d'herboriser surtout en revenant. Mais dès le départ, la colonne s'étire et les
espèces seront finalement notées déjà à l'aller. Dans le bourg, quelques plantes
sont observées rapidement en passant :
Carex brizoides, Geranium rotundifolium,
Anchusa (Lycopsis) arvensis, Rorippa pyrenaica.
Nous arrivons ainsi au pont qui enjambe la rivière et là, de part et d'autre,
nous observons d'assez nombreuses espèces :
Alnus glutinosa, Crataegus monogyna,
Anthriscus sylvestris, Cymbalaria muralis
Arabidopsis thaliana, (= Linaria cymbalaria).
Bromus sterilis, Draba muralis,
Carex divulsa subsp. divulsa, Festuca arundinacea,
Carex hirta, Fraxinus excelsior,
Carpinus betulus, Geranium dissectum,
Cerastium glomeratum, Glechoma hederacea,
Asplenium ceterach, Holcus lanatus,
Le repas de midi est pris dans un petit jardin public jouxtant l'église. Aprês
le repas, nous décidons d'aller ailleurs et de sortir un peu de la vallée même de
la Dordogne. Aprês consultation de la carte topographique, nous choisissons
d'aller à Saint-Chamant, petit bourg situé sur la route qui va d'Argentat à Tulle,
dans la vallée du ruisseau de Souvigne.
Nous garons nos voitures à proximité de l'église et nous partons vers le nord
par laD. 11. Nous observons tout d'abord les plantes le long de la route, dans
le bourg, puis à la sortie du bourg jusque vers le cimetière. Nous avons noté:
Achillea millefolium, Fragaria vesca,
Agrimonia eupatoria, Galium aparine
Ajuga reptans, Geranium molle,
Alliaria petiolata, Geranium robertianum,
Anchusa (Lycopsis) arvensis, Geum urbanum,
Anthoxanthum odoratum, Glechoma hederacea,
Aphanes arvensis s. 1., Hedera helix,
Arabidopsis thaliana, Hyacinthoides non-scripta (quelques
Asplenium adianium-nigrum, pieds clans une prairie de borel de
Asplenium trichomanes, route où elle semble échappée d'un
Athyriumjilix:femina, jardin. Il faut noter que c'est une
Bellis perennis, nouvelle station pour la Corrèze,
Bromus sterilis, département où la plante est
Capsella rubella, exceptionnelle et où elle est
Cardamine pratensis, d'ailleurs protégée !).
Cardamine hirsuta, Hypochoeris radicata,
Carex caryophyllea, Knautia dipsacifolia,
Carex divulsa subsp. divulsa, Lamium purpureum,
Carex hirta, Lapsana communis,
Carex muricata Lathyrus pratensis,
subsp. lamprocarpa (= C. pairae), Lemna minor,
Cerastium glomeratum, Ligustrum vulgare,
Cerastiumfontanum subsp. vulgare, Lolium perenne,
Asplenium ceterach, Luzula campestris,
Chelidonium majus, Malva moschata,
Convolvulus arvensis, Medicago arabica,
Pseudofumaria alba(= Corydalis ochro- Mentha suaveolens,
leuca (sur l'église, vers l'entrée). Myosotis arvensis,
Cruciata laevipes, Myosotis discolor,
Dactylis glomerata, Myosotis ramosissima,
Daucus carota, Oenanthe sp. pimpinelloides ou
Dryopterisfilix-mas, peucedanifolia (?). la détermination
Erophila vema, n'a pas été précisée, à revoir !,
Euonymus europaeus, Orchis us