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Obligations et Obligations Convertibles

Ce document traite du financement par obligations et obligations convertibles. Il présente les notions de base des obligations pures et des obligations convertibles, ainsi que les différents marchés d'émission possibles pour les entreprises.

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Entreprise et marchés de capitaux: les

obligations et les obligations convertibles

LF Eco Gestion FSJES SOUISSI


UMV RABAT
2017-2018

Pr Hicham SADOK
Le financement par obligations, et
obligations convertibles

 1. les obligations pures


 Notions de base
 Choisir le marché d’émission
 2. Les obligations convertibles
 Définition, modalités
 L’OC comme augmentation de capital différée
1. Les obligations

 Le financement par dette:


 Émission d’une dette bancaire indivise
 Emission d’obligations
 Obligations
 Essentiellement émises sur les marchés
 Marché domestique réglementé
 Marché international réglementé
Introduction : le marché obligataire
Notions de base

 Emprunt divisé en « coupures » conférant les même


droits de dette pour les même fractions de l’emprunt
 Coupon = intérêt
 Valeur nominale ou faciale, pair:
Valeur formelle permettant le calcul des intérêts versés
 Prix d’émission: prix payé par les souscripteurs pour
obtenir une coupure
Prix d’émission > ou < Valeur nominale
 Amortissement de l’emprunt :
- in fine
- par tranches (ou séries) égales ; à amortissement
constant
- par annuités constantes
Notions de base
 Différé de remboursement : période (au début de l‘emprunt) pendant
laquelle l’emprunteur n’a pas à rembourser de capital
 Clause de remboursement anticipé
Call pour l’emprunteur, put pour le prêteur
 Durée de l’emprunt : période entre l’émission et le remboursement
Remboursement en plusieurs fois : durée de vie moyenne
 Notion permettant de prendre en compte le rythme
d ’amortissement.
 Même si un emprunt remboursable in fine a la même échéance
qu’une obligation remboursable par tranche, la probabilité de
conserver ces deux titres jusqu’à échéance n’est pas la même.
 La durée de vie moyenne résulte de la pondération de la durée
restant à courir de chaque flux de remboursement par les montants
remboursés.
Notions de base
Emprunt A Emprunt B Emprunt C Emprunt A Emprunt B Emprunt C
Année % remboursé % remboursé % remboursé Vie moyenne Vie moyenne Vie moyenne
1 0% 0% 10% 0 0 0,1
2 0% 0% 10% 0 0 0,2
3 0% 0% 10% 0 0 0,3
4 0% 0% 10% 0 0 0,4
5 0% 0% 10% 0 0 0,5
6 0% 0% 10% 0 0 0,6
7 0% 25% 10% 0 1,75 0,7
8 0% 25% 10% 0 2 0,8
9 0% 25% 10% 0 2,25 0,9
10 100% 25% 10% 10 2,5 1
Total 10 8,5 5,5
 Permet d’avoir une idée rapide sur la durée réelle de
l’emprunt, compte tenu de l’échéancier d’amortissement
La duration d’une obligation
 Faiblesse de la durée de vie moyenne : ne prend pas en
compte l ’actualisation des flux de liquidités
 Ainsi, une obligation à remboursement in fine a une même
durée de vie moyenne qu’une obligation zéro coupon.
 Duration : durée de vie moyenne des flux de liquidité
(intérêts et amortissement du capital)
n
tFt
 (1  a ) t
DUR  t 1

P0
n
Ft
avec Po  
t 1 (1  a ) t
La duration
 A, B et C sont émis avec un taux de 8%
 Obligation à 5000 Dh
Emprunt A Emprunt B Emprunt C Emprunt A Emprunt B Emprunt C
Année Flux Ft Flux Ft Flux Ft Flux pondéré Flux pondéré Flux pondéré
1 400 400 900 400 400 900
2 400 400 860 800 800 1720
3 400 400 820 1200 1200 2460
4 400 400 780 1600 1600 3120
5 400 400 740 2000 2000 3700
6 400 400 700 2400 2400 4200
7 400 1650 660 2800 11550 4620
8 400 1550 620 3200 12400 4960
9 400 1450 580 3600 13050 5220
10 5400 1350 540 54000 13500 5400
VAN à 8 % 5000,0 5000,0 5000,0 36234,4 32278,5 22207,0

A B C
Valeur 5000 5000 5000
VAN 36234 32278 22207
Duration 7,2468 6,4556 4,4414
Taux actuariel
 Taux actuariel : taux qui annule la valeur actuelle nette de
l’obligation = différence entre le prix d’émission et la VA des
flux futurs
 Avant coûts intermédiaires et fiscalité :
 Pour l’acheteur : taux obtenu si il garde l’obligation jusqu’à échéance et que
les intérêts versés soient réinvestis au même taux
 Pour l’émetteur, le coût actuariel de l’emprunt
Marché primaire et secondaire
 Obligation cotée (dépend des taux d’intérêt)
L’assimilation
 Plusieurs prêts de même caractéristiques
 Frais de gestion
 Liquidité

Les titres de dette à taux variable


Permet d’annuler le risque de taux
La valeur devrait toujours être égale à sa valeur nominale
Rémunération du risque : partie fixe (pourtant le risque de
l’émetteur varie)
Les titres de dettes sont volatils
 Valeur du titre de dette à taux fixe : dépend du taux de marché.
Si les taux montent, la valeur baisse.
 Exemple : obligation au taux actuariel de 6.033% sur 5 ans,
intérêt 6% du nominal : valeur actuelle 99.863 %
 Si le taux actuariel passe à 5.533%, le prix passe à 97.79% !
 Détenteur de l’obligation : risque en capital
Volatilité = sensibilité
 Variation de prix d ’une obligation (dP) pour une
variation du taux d ’intérêt (di) :
dP n  tFt 1 n  tFt
 t 1
 
di t 1 (1  i) 1  i t 1 (1  i)t
 Variation relative de valeur de l’obligation (dP/P) :
 n  tFt 
dP   (1  i ) t  di  dP  di 
  t n1     DUR  
 Ft    P 1 i 

P 1 i

 t  1 (1  i ) t 

 La sensibilité de l’obligation :
Variation de valeur du capital investi
 dP  DUR (dP/P) en fonction d ’une variation (di)
S   P 
 di  (1  i )
du taux.
 
Le risque de solvabilité

 Classement du risque de solvabilité


 Long terme : AAA  C
 Court terme : A-1,A-2,A-3, B, C, D

Speculative
grade

Investment
grade
1.2. Les obligations: choisir le
marché d’émission

 3 catégories de marchés d’émission


 Choix selon qualité des marchés primaires et
secondaires
A- Le marché domestique
 Marché domestique: réglementé
 Bourse: compartiment dédié aux obligations
 Marché primaire
 Marché secondaire liquide

 Appel public à l’épargne


 Maroc: émissions très encadrées
 Publication au JAL, après AGE
 Visa AMMC
 Demande d’inscription au calendrier des émissions tenu par la BV mandaté
par le ministère
 Intermédiaire agréé obligatoire
 Délais
 Taxes à payer

 Coûts, peu flexible, Etat juge et partie à la fois


A. Le marché domestique
 Emettre sur le marché domestique est peu
attractif
 liste des agréés élargie, taxes réduites

 Les émissions au Maroc


 Etat, (OAT): souscrites par les professionnels (ZINZINS)
 Entreprises publiques
 Quelques banques
 Peu d’entreprises privées

 Le marché secondaire
 Peu de détenteurs particuliers
 Liquidité assurée par les investisseurs professionnels
 X % dette détenue par l’étranger

 Dh ou devise: euro d’origine étrangère


A. Le marché domestique

 USA: marché actif


 Déficit Etat  émissions bons du trésor
 Épargne négative  dette détenue par les banques
centrales asiatiques
 Emissions privés faciles: émetteurs de catégorie
douteuse
b. Les obligations internationales
 Compartiment réservé dans certaines Bourses
aux émetteurs étrangers.
 Réglementation spécifique pour attirer les
émetteurs
 Monnaie: monnaie domestique, d’origine
domestique ou étrangère
 Places actives: New York, Zurich, Londres, Tokyo.
c. Les euro obligations
 Emission d’obligation en eurodevise par une entité, conduite par
une banque
 Localisation: place où ces opérations sont autorisées et
encouragées. Paris mal placé  les banques françaises opèrent
à Londres qui est mieux placé modialement
 Monnaie: eurodevise: donc souple
 Réglementation: celle du payus d’émissions
 Pas de Bourse centralisée. Marché de gré-à-gré.
 Marché secondaire peu actif: tentative de création d’un marché à
Luxembourg
 Origine des fonds: eurodevise.
 Epargnants  en € en CH  banque suisse souscrit à
l’émission à Londres d’une entreprise française en € par une
banque espagnole
 L’entreprise rapatrie les € de Londres en Espagne et investit
 Elle verse les intérêts et rembourse en € à Londres 
versement en € en Suisse  compte Espagnol mis à jour
c. Les euro-obligations
 Formule souple, flexible, peu onéreuse
 Emissions en euro € dominent le marché
 Voie dominante pour les entreprises privées.
 Marché secondaire peu liquide
 Origine des fonds parfois douteuse
 Souscripteurs: gros montants, discrets
c. Les obligations: conclusion
 Obligations sur marché domestique: financement
essentiellement de la dette publique
 Obligations en euroémission:
 financement d’origine “publique” mais marché
secondaire peu liquide.
 Organisé par les banques
 En fait c’est quasiment une dette bancaire où la
banque est désintermédiée.
 Le financement des entreprises en obligations
classiques est donc devenu rare
2. Les obligations convertibles
 Obligation classique, à taux fixe en général, qui donne au souscripteur, pendant la période de
conversion, la possibilité de l’échanger contre une ou plusieurs actions de la société émettrice.

 Très souple (taux, remboursement…)_


2 Les OC: exemple
 Emission d’Obligation convertible par ABB Avril 2012 (968 M$)
 Prix émission : 1000 $
 Date d’émission : 29 Avril 2012
 Échéance : 16 Mai 2017
Peut être forcée
 Taux d’intérêt annuel : 4,625% Base de dans le cas
 Prix de remboursement : 1000 $ conversion d’un
 Parité de conversion : 87, 7489 actions pour une OC remboursement
anticipé
 Période de conversion : du 29 Avril 2002 au 16 Mai 2007
 Prix de l’action ABB au lancement de l’opération : 14,218 CHF (8,77$)

Prime de conversion : surcout d’une action obtenue par achat d’une OC


immédiatement convertie en action (ici 30 %)
2. Les OC: les clauses

 Certaines Oc assorties de clauses :


 Clauses de rappel (call) l’émetteur peut racheter les obligations à un prix fixé à l’avance
 Durée minimum sans exercer la clause (période de hard non call)
 Condition pour que la clause soit exerçable : le prix de l’action doit
dépasser le prix de conversion pendant plus de 20 jours ( soft call)

Conversion : soit des actions émises, soit des actions existantes en


portefeuille (OCEANE)
2. Valeur de l’OC
 Obligation classique (valeur nue) + option d’achat d’action , prix d’exercice =
prix de conversion, durée = période de conversion

Valeur OC > Valeur obligation classique de même risque


2. Les OC

La valeur nue n’est pas fixe !


2. Analyse de l’OC
 Différence avec l’OBSA : produit insécable
 Produit miracle ? Contre la baisse des cours et plus value
espérée ?
 Financement bon marché + émission ultérieure de CP à une
valeur supérieure à celle d’aujourd'hui ?

 FAUX ! Car si le taux est inférieur, l’entreprise accepte


d’émettre dans l’ avenir des FP à un prix inférieur à la
valeur de l’action d’alors (dilution des anciens actionnaires)

 Coût de l’OC : un coût moyen pondéré selon la probabilité


de conversion
2. Analyse de l’OC
 Coût bas du financement dans les comptes
 Dilution à terme lors de l’augmentation de capital
 L’OC = augmentation de capital où l’entreprise
subit les inconvénients plus tard
 Risque important si le cours de l’action dégringole
 Conclusion: augmentation de capital ou OC ?
 Bourse haute: faire une augmentation de capital
 Bourse basse: préférer OC

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