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Cours

Ce document présente le plan d'un cours d'analyse mathématique. Il contient sept chapitres sur les fonctions, les limites, la continuité, la dérivée, l'étude locale et globale, les intégrales et les dérivées partielles.

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Université Abdelmalek Essaâdi - Faculté des Sciences et Techniques de Tanger

Faculté des Sciences Economiques, Juridiques et Sociales de Tanger


Département Sciences Economiques et Gestion

Filière : Sciences Economiques et Gestion

Semestre : S1

Analyse mathématique

Pr. Soumaya FELLAJI


Pr. Soumaya FELLAJI 2

Plan du cours
Chapitre 1 : Les fonctions

Chapitre 2 : Les limites

Chapitre 3 : La continuité

Chapitre 4 : La dérivée

Chapitre 5 : Etude locale et globale

Chapitre 6 : Les intégrales

Chapitre 7 : Dérivées partielles


Pr. Soumaya FELLAJI 3

Introduction

A quoi sert les mathématiques?


Pr. Soumaya FELLAJI 4

Introduction
• Les données économiques sont souvent quantitatives;

• Un modèle mathématique est nécessaire pour raisonner


rigoureusement;

• Les variables économiques dépendent les unes des autres.

Nécessité de connaître la théorie mathématique des fonctions.


Pr. Soumaya FELLAJI 5

Chapitre 1 : Les fonctions

Qu’est ce qu’une fonction?


Pr. Soumaya FELLAJI 6

Chapitre 1 : Les fonctions

Sortir avec un parapluie?


Cela dépend des prévisions de Météo.

Calculer la surface d’un carré.


Elle dépend de son côté.

Prédire la consommation d’une personne.


Elle dépend de son revenu (modèle keynésien).
Pr. Soumaya FELLAJI 7

Chapitre 1 : Les fonctions


1. Généralités sur les fonctions

Définition

• On dit que "f " est une fonction numérique d’une variable réelle s’il
existe un sous-ensemble I de ℝ tel que chaque nombre possède
une unique image f(x) qui est un nombre réel.

Notation

Domaine de définition de f, noté

f: I→ℝ
Antécédent x→ ( ) Image de x par f
Pr. Soumaya FELLAJI 8

Chapitre 1 : Les fonctions


1. Généralités sur les fonctions

Remarques

• Dès que l’on considère f sur I, on peut dire également que f est une
application de I dans ℝ.

• L’ensemble des images de x par f se note Im(f) et s’écrit :


Im(f) = { f(x) | }⊂ℝ

• Le domaine de définition d’une fonction réelle peut être défini par


un intervalle, union d’intervalles ou par l’ensemble ℝ.
Pr. Soumaya FELLAJI 9

Chapitre 1 : Les fonctions


1. Généralités sur les fonctions

Exemples

• Déterminer le domaine de définition des fonctions suivantes :

= = 4−

= =
( )( )
Pr. Soumaya FELLAJI 10

Chapitre 1 : Les fonctions


1. Généralités sur les fonctions 1
= = == 4 −
Réponses ( − 2)(+ 5− 3)
1) = ℝ ≥0 =ℝ

2) = ℝ 4− ≥0

= ℝ ≤ 4 = −∞, 4

3) = ℝ ( − 2)( − 3) ≠ 0

= ℝ ≠2 ≠ 3 = ℝ − {2,3}

4) = ℝ ≥0 +5≥0 =ℝ
Pr. Soumaya FELLAJI 11

Chapitre 1 : Les fonctions


2. Graphe d’une fonction numérique

• On sait que l’ensemble ℝ des nombres réels peut être représenté par
une droite.
• L’axe des abscisses (droite horizontale)
représente ℝ comme ensemble de départ.

• L’axe des ordonnées (droite verticale)


représente ℝ comme ensemble d’arrivée.

• Une fonction f de ℝ dans ℝ peut être représentée graphiquement par


une courbe dans le plan.
Pr. Soumaya FELLAJI 12

Chapitre 1 : Les fonctions


2. Graphe d’une fonction numérique

• Soit f une fonction numérique définie sur un ensemble .

• On appelle graphe de f (ou courbe représentative de f) l’ensemble


des points M(x, f(x)) du plan dont l’abscisse x est un élément de
et l’ordonnée est l’image f(x) de x par f. Il est noté :

= {( , ( )) | }

• L’équation y = f(x) est appelée équation cartésienne du graphe (ou


de la courbe représentative) de f.
Pr. Soumaya FELLAJI 13

Chapitre 1 : Les fonctions


2. Graphe d’une fonction numérique

Remarques

• On peut facilement lire l’image d’un réel ainsi que ses antécédents à
partir du graphe de la fonction.

En particulier, le(s) antécédent(s) d’un réel z


par f sont les abscisses des points
d’intersection de la droite y = z avec le
graphe de f qui a pour équation y = f(x)

• Un coup d’œil à la courbe permet souvent de comprendre quelles


sont les propriétés de la fonction f.
Pr. Soumaya FELLAJI 14

Chapitre 1 : Les fonctions


3. Opérations sur les fonctions

• Soient f : I → ℝ et g : I → ℝ deux fonctions numériques définies sur


le même ensemble I. Alors :

• La somme de f et g est la fonction f + g : I → ℝ définie par :

(f + g)(x) = f(x) + g(x) ∀

Exemple

f : x → 2 + 15 g :y → +1

(f + g)(x) = f(x) + g(x) = 2 + 15 + + 1 = 3 + 16


Pr. Soumaya FELLAJI 15

Chapitre 1 : Les fonctions


3. Opérations sur les fonctions

• Soient f : I → ℝ et g : I → ℝ deux fonctions numériques définies sur


le même ensemble I, et un nombre réel. Alors :

• Le produit de f et g est la fonction f x g : I → ℝ définie par :

(f x g)(x) = f(x) x g(x) ∀

Exemple

f : x → 2 + 15 g :y →

(f x g)(x) = f(x) x g(x) = (2x + 15) = 2 +15


Pr. Soumaya FELLAJI 16

Chapitre 1 : Les fonctions


3. Opérations sur les fonctions

• Soient f : I → ℝ et g : I → ℝ deux fonctions numériques définies sur


le même ensemble I, et un nombre réel. Alors :

• La multiplication par un scalaire ℝ est la fonction f : I →ℝ


définie par :
( f)(x) = f(x) ∀

Exemple
f : x → 2 + 15

(5f )(x) = 5 f(x) = 5(2x + 15) = 10 x + 75


Pr. Soumaya FELLAJI 17

Chapitre 1 : Les fonctions


4. Composition

• Soient f : I → ℝ et g : f(I) → ℝ deux fonctions numériques.

• La fonction composée notée gof est la fonction définie par :

(g∘f)(x) = g(f(x)) ∀ ∘

Exemple

f : x → 2 + 15 g :y →

(g∘f)(x) = g(f(x)) = (2x + 15) = 4 + 60 x + 225


Pr. Soumaya FELLAJI 18

Chapitre 1 : Les fonctions


5. Fonctions majorées, minorées, bornées

• Soit f : I → ℝ une fonction numérique.

• La fonction f est majorée sur I s’il existe un réel M tel que :


∀ f(x) ≤ M

• La fonction f est minorée sur I s’il existe un réel m tel que :


∀ f(x) ≥ m

• La fonction f est bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée


sur I :
∃ , ℝ / ∀ ≤ f(x) ≤ M
Pr. Soumaya FELLAJI 19

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

• Soit f : I → ℝ une fonction numérique.

• f est croissante sur I : ∀ , x ≤ y ⟹ f(x) ≤ f(y)

• f est strictement croissante sur I : ∀ , x < y ⟹ f(x) < f(y)

• f est décroissante sur I : ∀ , x ≤ y ⟹ f(x) ≥ f(y)

• f est strictement décroissante sur I : ∀ , x < y ⟹ f(x) > f(y)

• f est monotone (resp. strictement monotone) sur I si f est une fonction


croissante ou décroissante (resp. strictement croissante ou strictement
décroissante) sur I.
Pr. Soumaya FELLAJI 20

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

• Pour étudier la croissance ou la décroissance de la fonction f, on introduit


le rapport (appelé taux d’accroissement de f ) :

f(x) − f(y)
où x ≠ y

• f est croissante (resp. strictement croissante) sur I, si est seulement si :

f(x) − f(y)
∀ , x ≠y ⟹ ≥ ( . > )

Pr. Soumaya FELLAJI 21

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

Propriétés 1

• La somme de deux fonctions croissantes sur I est croissante sur I.

• La somme de deux fonctions décroissantes sur I est décroissante sur I.

Exemple

Etudier la monotonie de la somme des fonctions f et g définies par :

f : x → 2 + 15 g :y → +1
Pr. Soumaya FELLAJI 22

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

Solution

f : x → 2 + 15 ; =ℝ g :y → +1; =ℝ

∀ ℝ ℝ: ∀ ℝ ℝ:

≤ ⟹2 ≤2 ≤ ⟹ +1≤ +1

⟹ 2 + 15 ≤ 2 + 15 ⟹ ( )≤ ( )
⟹ ( )≤ ( )
∶ .
∶ .

Or, la somme de deux fonctions croissantes sur I est croissante sur I.

Ainsi, la somme des deux fonctions f et g est une fonction croissante.


Pr. Soumaya FELLAJI 23

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

Propriétés 2

• Si les deux fonctions f et g ont le même sens de variation, alors leur


composée g∘f est croissante.

• Si les deux fonctions f et g ont des sens de variation différents, alors


leur composée g∘f est décroissante.

Exemple

Etudier la monotonie de la fonction h définie par :

∀ ℝ ∶ h(x) =
+
Pr. Soumaya FELLAJI 24

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Fonctions croissantes, décroissantes

Solution

- La fonction h est la composée de deux fonctions :


f(x)= + 1 et g(x)= Donc: (g∘f)(x) = h(x)
f g
- Etudions la monotonie des deux fonctions : → +1→
∀ ℝ la fonction f est strictement décroissante. g∘f

ℝ = [1, +∞[⊂ [0, +∞[

∀ ]0, +∞[ la fonction g est strictement décroissante.

Donc la fonction h est strictement croissante.


Pr. Soumaya FELLAJI 25

Chapitre 1 : Les fonctions


6. Parité
• Soit I ⊂ ℝ un intervalle symétrique par rapport à 0 (c.à.d.. de la forme
− , ou − , ou ℝ) et f une fonction définie sur cet intervalle.

• f est paire si : ∀ f( ) = f(− )

• f est impaire si : ∀ f(− ) = −f( )

Interprétation graphique

f est paire si et seulement si son graphe est f est impaire si et seulement si son graphe est
symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. symétrique par rapport à l’origine.
Pr. Soumaya FELLAJI 26

Chapitre 1 : Les fonctions


7. Périodicité
• Soit f : ℝ → ℝ une fonction numérique.
• Soit T un nombre réel positif (T > 0).

• f est périodique de période T si : ∀ ℝ f( + T) = f( )


Interprétation graphique

f est périodique de période T si et seulement si son graphe est invariant par la translation de
vecteur ⃗, où ⃗ est le premier vecteur de coordonnées.
Pr. Soumaya FELLAJI 27

Chapitre 1 : Les fonctions

Exercice applicatif

On considère la fonction f définie par : f(x) =

1) Déterminer les images de 2, 5 et 8.

2) Déterminer l’antécédent de 7 et .

3) Déterminer le domaine de définition de f.

4) Etudier la monotonie de f.
Pr. Soumaya FELLAJI 28

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Principe

• Supposons que l’on veuille montrer qu’une propriété P(n) est vraie
pour tout entier n, où n ℕ∗ .

• Si l’on sait d’une part que cette propriété est vraie pour n = 1, et si
l’on parvient d’autre par à montrer que, lorsqu’elle est vraie pour un
entier n quel qu’il soit, elle vraie nécessairement pour l’entier
suivant n + 1, alors on peut dire qu’elle est vraie pour tout entier
≥ .
Pr. Soumaya FELLAJI 29

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Principe

Soit P(n) une propriété tel que n ℕ∗ :

1) La propriété est initialisée à partir du premier rang :


P(1) est vraie

2) La propriété est héréditaire :


∀ ℕ∗ : P(n) ⇒ P(n+1)

3) Alors, la propriété P(n) est vraie ∀ ℕ∗ .


Pr. Soumaya FELLAJI 30

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Exemple 1 : Somme des n premiers entiers positifs

Montrer que la somme des n premiers nombres entiers


( )
strictement positifs est égale à : , c’est-à-dire que :

( )
1 + 2 + 3 + ... + n =
Pr. Soumaya FELLAJI 31

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Solution : Somme des n premiers entiers positifs

• Il est claire que la propriété est vraie pour n = 1 :

( )
1= = =

• On suppose qu’elle est vraie pour un entier n.


• On cherche si elle est vraie pour n + 1.
• On a :
( ) ( )
1 + 2 + 3 + ... + n + (n+1) = + (n+1) = (n+1) ( +1) = (n+1)

• Donc la propriété est vraie au rang n+1. Ainsi, elle vraie ∀ ≥ 1.


Pr. Soumaya FELLAJI 32

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Exemple 2 : Fonctions de coûts sous-additives

• On note C(x) le coût de production d’une quantité x d’un certain bien


par une firme. La fonction C, définie de ℝ dans ℝ , est appelée
fonction de coût.
• Supposons qu’il soit toujours moins coûteux de produire une quantité
totale de bien avec une seule firme qu’avec deux. Dans ce cas on a :
C( + ) ≤ C( ) + C( ) ∀ , ≥
• Montrons par récurrence que :
∀ ≥ ,∀ ,…, ≥ , C( +⋯+ ) ≤ C( ) + ⋯ + C( )
Pr. Soumaya FELLAJI 33

Chapitre 1 : Les fonctions


8. Raisonnement par récurrence

Solution : Fonctions de coûts sous-additives

• La propriété est vraie pour n = 2, car C est supposée sous-additive.

• On suppose qu’elle est vraie pour n firmes.


• On montre qu’elle est vraie pour n + 1 firmes.
• On a : C( +⋯+ ) ≤ C( ) + ⋯ + C( )

• Donc : C( +⋯+ )+ C( ) ≤ C( ) + ⋯ + C( )+ C( )

• Ainsi : C( +⋯+ + ) ≤ C( ) + ⋯ + C( )+ C( )

• On a démontré par récurrence que si la fonction de coût est sous-additive,


elle est également vraie pour n firmes.
Pr. Soumaya FELLAJI 34

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions linéaires, fonctions affines

Fonctions linéaires

• Soit f : ℝ → ℝ une fonction numérique.

• On dit que f est une fonction linéaire, s’il existe une constante a ℝ, telle
que :

∀ ℝ : f(x) = ax

• Une telle fonction a pour représentation graphique une droite passant par
le point (0;0).
Pr. Soumaya FELLAJI 35

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions linéaires, fonctions affines

Fonctions affines

• Soit f : ℝ → ℝ une fonction numérique.

• On dit que f est une fonction affine, s’il existe des constantes a ℝ et
ℝ, telles que :
∀ ℝ : f(x) = ax + b

• Une telle fonction a pour représentation graphique une droite dont a est la
pente ( ou également coefficient directeur) et b est l’ordonnée à l’origine.

• f est strictement croissante sur ℝ si a > 0, strictement décroissante si a < 0


et constante si a = 0.
Pr. Soumaya FELLAJI 36

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions linéaires, fonctions affines

Exemple : Modèle keynésien simple

• La consommation C est une fonction


affine du revenu Y :
C = cY +
• La pente dans ce cas est c, avec :
0<c<1
(La loi psychologique fondamentale de
Keynes : la consommation augmente
moins vite que le revenu.)
Pr. Soumaya FELLAJI 37

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Monômes

• On dit que f est un monôme si elle est définie par :

∀ ℝ : f(x) = a
avec a et k sont fixés tels que ℝ et ℕ.

• Si a ≠ 0, on dit que k est le degré du monôme.

Exemples

 La fonction : ∀ ℝ : f(x) = est monôme de degré 1.

 La fonction constante ∀ ℝ : f(x) = 7 est un monôme de degré 0.

 La fonction ∀ ℝ : f(x) = 9 est un monôme de degré 5.


Pr. Soumaya FELLAJI 38

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Racine carrée

• La fonction racine carrée f est notée :

∀ ℝ : f(x) =

• Pour x ≥ 0, le nombre est l’unique réel positif dont le carré est égal à ,
c’est-à-dire : ( ) = .

• Si a > 0, l’équation = possède deux solutions dans ℝ :

x= et x=−
Pr. Soumaya FELLAJI 39

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Polynômes : Définition et propriétés

• La fonction f est un polynôme (ou une fonction polynômiale) si f est la


somme d’un nombre fini de monômes :

∀ ℝ : f(x) = a +a + ⋯+a +a

avec ℕ et a , a , … , a sont dans ℝ.

• Si a ≠ 0, on dit que n est le degré du polynôme.

• f peut s’écrire de la façon suivante : f(x) = ∑ a


Pr. Soumaya FELLAJI 40

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Polynômes : Racines d’un polynôme

Définition

• Si f est un polynôme, on appelle racine de ce polynôme tout nombre


ℝ tel que f ( ) = 0.

Proposition

• Le réel a est une racine de f si et seulement si il existe un polynôme P tel


que : ∀ ℝ : f(x) = − ×
Pr. Soumaya FELLAJI 41

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Polynômes : Racines d’un polynôme

Corollaire

• Si f est un polynôme de degré n sur ℝ , ayant n racines distinctes


, x , … , x dans ℝ, alors f s’écrit :

∀ ℝ : f(x) = − − … −

• On en déduit qu’un polynôme de degré n admet au plus n racines


distinctes dans ℝ.
Pr. Soumaya FELLAJI 42

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Polynômes : Formule de binôme de Newton

Proposition

• Soient ℝ, ℝ et ℕ. On a :

+ = + + + ⋯+ + ⋯+

Ou d’une façon simple : + =∑

Où : = = , = et =

!
Et : = pour ≤ ≤ −
! !
Pr. Soumaya FELLAJI 43

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Fonctions rationnelles

Définition

• Soit f : ℝ → ℝ une fonction numérique.

• f est une fonction rationnelle si elle s’écrit sous la forme : =

Où et sont deux fonctions polynômes

Exemple

 La fonction : f(x) = est une fonction rationnelle.


Pr. Soumaya FELLAJI 44

Chapitre 1 : Les fonctions


9. Fonctions usuelles

Fonctions rationnelles

Exemple : Coût moyen

• Soit C(x) le coût de production d’une quantité x d’un certain bien par une
firme.

• On appelle coût moyen la fonction : =

• Si la fonction de coût C est un polynôme, alors le coût moyen CM est une


fonction rationnelle.
Coût fixe Coût variable
10 + 2x 10
• Supposons que : C(x) = 10 + 2x. Alors : = = x +
x
Pr. Soumaya FELLAJI 45

Chapitre 2 : Les limites


Que devient votre chiffre d’affaire si votre prix se rapproche de

plus en plus de celui du concurrent?


Pr. Soumaya FELLAJI 46

Chapitre 2 : Les limites


1. Limite réelle en un point

Définition

• Soit f : → ℝ une fonction numérique. Soit un point de I ou une


extrémité de I.

• Soit ℓ un nombre réel. On dit que f admet pour limite en si f(x) est
aussi proche que l’on veut de ℓ dès que x est suffisamment proche de .

• On parle alors de la limite ℓ de f en . On note :

=ℓ ou encore =ℓ

• On dit que f(x) tend vers ℓ quand x tend vers .


Pr. Soumaya FELLAJI 47

Chapitre 2 : Les limites


2. Limite finie en un point

Définition

• Soit f : → ℝ une fonction numérique. Soit


un point de I ou une extrémité de I.

• Soit ℓ ∈ ℝ. On dit que f a pour limite ℓ


en si :

f(x) est aussi proche que l’on veut de ℓ dès que x est suffisamment proche de

• On dit que f(x) tend vers ℓ quand x tend vers . On note :

=ℓ ou encore =ℓ

Pr. Soumaya FELLAJI 48

Chapitre 2 : Les limites


2. Limite finie en un point

Définition

• Soit f : → ℝ une fonction numérique. Soit


un point de I ou une extrémité de I.

• Soit ℓ ∈ ℝ. On dit que f a pour limite ℓ


en si :

f(x) est aussi proche que l’on veut de ℓ dès que x est suffisamment proche de

• On dit que f(x) tend vers ℓ quand x tend vers . On note :

=ℓ ou encore =ℓ

Pr. Soumaya FELLAJI 49

Chapitre 2 : Les limites


2. Limite finie en un point

Exemple

f:ℝ→ℝ = ( )+ =
et =2 →
→9 +2
60

50

40

30
ℓ 20

10

0
-6 -4 -2 0 2 4 6
-10

-20

-30

-40

-50

• Alors quand x se rapproche de 2, f(x) se rapproche de 20.


Pr. Soumaya FELLAJI 50

Chapitre 2 : Les limites


3. Limite infinie en un point

Définition

• Soit f : , ∪ , → ℝ une fonction numérique.

• On dit que f a pour limite +∞ en , qu’on note = +∞, si :


• On dit que f a pour limite -∞ en , qu’on note = −∞, si :



Pr. Soumaya FELLAJI 51

Chapitre 2 : Les limites


3. Limite infinie en un point

Définition

• Soit f : , ∪ , → ℝ une fonction numérique.

• On dit que f a pour limite +∞ en , qu’on note = +∞, si :


• On dit que f a pour limite -∞ en , qu’on note = −∞, si :



Pr. Soumaya FELLAJI 52

Chapitre 2 : Les limites


4. Limite en l’infini

Définition

• Soit f : , +∞ → ℝ une fonction numérique.

• Soit ℓ ∈ ℝ.

• On dit que f a pour limite ℓ en +∞, qu’on note = ℓ, si :


• On dit que f a pour limite +∞ en +∞, qu’on note = +∞, si :


De la même manière, on définirait la limite en -∞ pour des fonctions définies sur les
intervalles du type −∞, .
Pr. Soumaya FELLAJI 53

Chapitre 2 : Les limites


4. Limite en l’infini

Définition

• Soit f : , +∞ → ℝ une fonction numérique.

• Soit ℓ ∈ ℝ.

• On dit que f a pour limite ℓ en +∞, qu’on note = ℓ, si :


• On dit que f a pour limite +∞ en +∞, qu’on note = +∞, si :


De la même manière, on définirait la limite en -∞ pour des fonctions définies sur les
intervalles du type −∞, .
Pr. Soumaya FELLAJI 54

Chapitre 2 : Les limites


4. Limite en l’infini

Exemples

• = +∞ • = +∞
→ →

• = −∞ • =0
→ →
Pr. Soumaya FELLAJI 55

Chapitre 2 : Les limites


5. Limite à gauche et à droite

Définition

• Soit f : , ∪ , → ℝ une fonction numérique.

• On appelle limite à droite en de f la limite de la fonction |] , [ en

et on la note ou .

• On appelle limite à gauche en de f la limite de la fonction |] , [ en

et on la note ou .

Pr. Soumaya FELLAJI 56

Chapitre 2 : Les limites


5. Limite à gauche et à droite

Exemple

• = +∞

• =0

• = −∞

• =0

Pr. Soumaya FELLAJI 57

Chapitre 2 : Les limites


5. Limite à gauche et à droite

Application : Limite de la demande quand le prix varie

Soit une firme monopole Soit une firme concurrente

Elle fixe un prix

Demande : ( ) = 40 –2 Elle fixe le prix à =8

Si les clients ne tiennent compte que du prix, quelle sera la demande qui
s’adresse à en fonction du prix fixé par ?
Pr. Soumaya FELLAJI 58

Chapitre 2 : Les limites


5. Limite à gauche et à droite

Application : Limite de la demande quand le prix varie

Soit une firme monopole Soit une firme concurrente

Elle fixe un prix

Demande : ( ) = 40 –2 Elle fixe le prix à =8

= 0 et ( ) = 40 –2 ( ) = 40 – 2 × 8 = 24
<8 →
Car tout le monde préfère qui est moins chère

= ( ) = 40 –2 = (40 – 2 × 8) = 12 ( ) = 12
=8
Chaque firme prendra 50% du marché car elles ont même prix

( )=0 ( )=0
>8 →
Car tout le monde préfère qui est moins chère
Pr. Soumaya FELLAJI 59

Chapitre 2 : Les limites


6. Propriétés

Proposition 1

• Si une fonction admet une limite, alors cette limite est unique.

Proposition 2

• Si = ℓ ∈ ℝ et = ℓ ∈ ℝ, alors :

 ( ∙ )= ∙ℓ ∀ ∈ℝ  ( + )=ℓ+ℓ

 Si ℓ ≠ , alors : =ℓ  ( × )= ℓ+ℓ

 Si = +∞ (ou −∞) alors : =


Pr. Soumaya FELLAJI 60

Chapitre 2 : Les limites


6. Propriétés

Proposition 3

• Soit f une fonction définie sur , :

1. Si f est croissante et majorée sur , alors elle admet une limite en .

2. Si f est croissante et minorée sur , alors elle admet une limite en .

3. Si f est décroissante et majorée sur , alors elle admet une limite en .

4. Si f est décroissante et minorée sur , alors elle admet une limite en .


Pr. Soumaya FELLAJI 61

Chapitre 2 : Les limites


7. Théorèmes de comparaison

Proposition 4

• Si = ℓ ∈ ℝ et = ℓ ∈ ℝ, alors ∘ =ℓ.

Proposition 5

• Si ≤ et si = ℓ ∈ ℝ et = ℓ ∈ ℝ, alors :ℓ ≤ ℓ′.

• Si ≤ et si = +∞, alors : = +∞.


Pr. Soumaya FELLAJI 62

Chapitre 2 : Les limites


7. Théorèmes de comparaison

Proposition 6:

• S’il existe un nombre réel A tel que f(x) ≥ pour tout x ≥ A, et si f admet
une limite ℓ quand x tend vers +∞, alors cette limite est telle que ℓ ≥ .

Corollaire :

• S’il existe un nombre réel A tel que B ≤ f(x) ≤ C pour tout x ≥ A, et si f


admet une limite ℓ quand x tend vers +∞, alors cette limite est telle que
B ≤ ℓ ≤ C.
Pr. Soumaya FELLAJI 63

Chapitre 2 : Les limites


7. Théorèmes de comparaison

Théorème des gendarmes

• Si ≤ ≤ et si = = ℓ ∈ ℝ, alors : = ℓ.
Pr. Soumaya FELLAJI 64

Chapitre 2 : Les limites


8. Règles de calcul

ℓ∈ℝ ℓ∈ℝ ℓ∈ℝ +∞ −∞ +∞


ℓ ∈ℝ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
( + ) ℓ+ℓ +∞ −∞ +∞ −∞ ?

ℓ∈ℝ ℓ≠0 0 ±∞
ℓ ∈ℝ ±∞ ±∞ ±∞
( × ) ℓ×ℓ ±∞ ? ±∞

ℓ∈ℝ ℓ≠0 0 ±∞ ℓ +∞
ℓ ∈ℝ 0 0 ±∞ +∞ ℓ
( / ) ℓ/ℓ ±∞ ? ? 0 ±∞
Pr. Soumaya FELLAJI 65

Chapitre 2 : Les limites


9. Branche infinie

Définition :

• On dit que le graphe de la fonction f a une branche infinie si, lorsque


M(x,f(x)) parcourt la courbe , ce point M finit par s’éloigner
indéfiniment.

Branche parabolique de direction (Oy) Branche parabolique de direction (Ox)


Pr. Soumaya FELLAJI 66

Chapitre 2 : Les limites


10. Asymptote

Définition :

• Si, lorsque M parcourt une branche infinie de , ce point s’approche de


plus en plus d’une droite fixée, on dit que cette droite est asymptote à la
courbe.

Proposition 7:

• Si = +∞ , alors la droite verticale d’équation = est


asymptote à la courbe .
Pr. Soumaya FELLAJI 67

Chapitre 2 : Les limites


10. Asymptote

Définition :

• Si, lorsque M parcourt une branche infinie de , ce point s’approche de


plus en plus d’une droite fixée, on dit que cette droite est asymptote à la
courbe.

Proposition 7:

• Si = +∞ , alors la droite verticale d’équation = est


asymptote à la courbe . =
Pr. Soumaya FELLAJI 68

Chapitre 2 : Les limites


11. Limites de polynômes et de fonctions rationnelles

Proposition 8:

• La limite en ±∞ d’un polynôme est égale à la limite de son terme de plus


haut degré.

Exemple : (5 + 11 + 2) = (5 ) = +∞
→ →

Proposition 9:

• La limite en ±∞ d’une fonction rationnelle est égale à la limite du


quotient des termes de plus hauts degrés.

+ +7 1
Exemple : ( )= ( )= ( )=0
→ 6 +1 → 6 → 6
Pr. Soumaya FELLAJI 69

Chapitre 3 : La continuité

Si votre revenu augmente, votre consommation sera plus élevée,

mais cette augmentation de consommation sera-t-elle régulière, ou

bien y aura-t-il de brusques sauts?


Pr. Soumaya FELLAJI 70

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Définition

• Soit f : → ℝ une fonction numérique.


• Soit un point de I.

• On dit que f est continue en si et seulement si = .


Remarque

• Pour que f soit continue en , il est nécessaire que f soit définie en .


Pr. Soumaya FELLAJI 71

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Définition

f est continue en

1 f est définie en

2 La limite de f en existe

3 La limite de f en doit être égale à f( )


Pr. Soumaya FELLAJI 72

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Interprétation graphique

• Une fonction est continue sur un intervalle si et seulement si on peut la


dessiner d’un seul trait sans lever le crayon.

Fonction discontinue en 0 Fonction continue en 0


Pr. Soumaya FELLAJI 73

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Proposition 1

• Si f et g sont deux fonctions continues en , alors f + g et f ×g sont


continues en .

• Si de plus g ≠0, alors f /g est continue en .

Proposition 2

• Si f est continue en , et si g est continue en f ( ), alors g ∘ est


continue en .
Pr. Soumaya FELLAJI 74

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Exemples de références

1. Les fonctions f(x) = sont continues sur ℝ (∀ ∈ ℕ). En particulier,


toute fonction polynôme est continue sur ℝ.
2. Les fonctions f(x) = sont continue sur ℝ∗ et sur ℝ∗ (∀ ∈ ℕ).
3. La fonction f(x) = ( ) est continue sur ℝ∗ .
4. La fonction f(x) = ( ) est continue sur ℝ.
5. La fonction f(x) = est continue sur ℝ .
6. La fonction f(x) = est continue sur ℝ.
Pr. Soumaya FELLAJI 75

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Définition : Prolongement par continuité

• Il arrive souvent qu’une fonction soit définie a priori sur un intervalle I de


ℝ, sauf en un point , mais qu’elle admet une limite finie ℓ en ce point.
• Dans ce cas, on a tendance à poser f( ) = ℓ pour que f soit définie aussi
en .
• La fonction f a ainsi été prolongée en , puisque son domaine de
définition est maintenant l’intervalle I tout entier. Cette fonction vérifie

=ℓ= donc elle est continue en .


• On dit que l’on a prolongé f par continuité en .


Pr. Soumaya FELLAJI 76

Chapitre 3 : La continuité
1. Continuité en un point

Théorème : Prolongement par continuité

• Soit f une fonction définie sur I sauf .

• Si f admet une limite finie ℓ ∈ ℝ en , alors la fonction définie par :

∈ −{ }
=
ℓ =

est continue en par prolongement par continuité de f en .

• Si de plus f est continue sur − { } alors la fonction prolongée est


définie et continue sur I tout entier.
Pr. Soumaya FELLAJI 77

Chapitre 3 : La continuité
∈ℝ −{ }
1. Continuité en un point
= 1
Exemple : Prolongement par continuité =
2 2

• Soit la fonction : f(x) = ∀ ≥ 0, avec ≠ 2.


( )
• La fonction f est continue sur [0; 2[ et sur ]2; +∞[ . On a :

f(x) = x = =
( ) ( )( )
• Donc :

= =
→ → +

• En posant f(2) = on prolonge f par continuité en 2.


Pr. Soumaya FELLAJI 78

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Définition

• On dit que f est continue à gauche en si et seulement si


= .

• On dit que f est continue à droite en si et seulement si


= .

Propriété

• f est continue en si et seulement si est continue à droite et à gauche


en .
Pr. Soumaya FELLAJI 79

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Exemple

• Soit la fonction :
>
=

• Étudier la continuité de f en 0.
Pr. Soumaya FELLAJI 80

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite
>
=
Solution ≤

• Calculons :

▫ = = = (Car − = −∞)
→ → →

Donc f est continue à droite de 0.

▫ = = =
→ →

Donc f est continue à gauche de 0.

D’où f est continue en 0.


Pr. Soumaya FELLAJI 81

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Exemple : L’impôt en fonction du revenu, est-elle continue?


• Soit T le montant de l’impôt sur le revenu calculé de la façon suivante, en
fonction du revenu R annuel de la personne considérée.
o Si R < 10000, alors cette personne ne paie rien;
o Si 10000 ≤ R < 20000, alors elle paie en impôts 10% de son revenu total R;
o Si 20000 ≤ R < 30000, alors elle paie en impôts 20% de son revenu total R;
o Si R ≥ 30000, alors elle paie en impôts 30% de son revenu total R;

1. Donner la modélisation mathématique de la fonction f(R) = T.


2. Calculer les différentes limites de la fonction f. Commenter.
3. Proposer une nouvelle modélisation pour éliminer les effets de seuil.
Effet de seuil : changement de comportement induit par l'existence de seuils dans une mesure de politique
économique.
Pr. Soumaya FELLAJI 82

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Solution : L’impôt en fonction du revenu, est-elle continue?

1. La fonction = est décrite de la façon suivante :


R < 10000
, × 10000 ≤ R < 20000
=
, × 20000 ≤ R < 30000
, × R ≥ 30000
2. Calculons les limites à gauche et à droite aux points : R = 10000, R = 20000 et
R = 30000. On a : = 30000
10000
20000

=0 et = 0,1 × 10000 = 1000
→ →

= 0,1 × 10000 = 2000 et = 0,2 × 20000 = 4000


→ →

= 0,2 × 30000 = 6000 et = 0,3 × 30000 = 9000


→ →
Pr. Soumaya FELLAJI 83

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Solution : L’impôt en fonction du revenu, est-elle continue?

2. Commentaire :
o Une personne qui gagne 9990 DH ne paiera pas d’impôt. Donc son revenu net est
9990 DH.

o Par contre, une personne qui gagne 10000 DH


paiera 1000 DH d’impôt. Donc son revenu net
sera 9000 DH.

o La fonction est une fonction croissante : plus le revenu est élevé, plus l’impôt est
élevé. Par contre cette fonction est discontinue car il y a des sauts. Donc il y a un
paradoxe : le revenu net n’est pas une fonction croissante du revenu.
Pr. Soumaya FELLAJI 84

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Solution : L’impôt en fonction du revenu, est-elle continue?

3. Modèle proposé :
o Pour éviter ces effets de seuil, il vaut mieux que le montant T de l’impôt sur le
revenu soit calculé, en fonction du revenu R, de la façon suivante :

R < 10000
, − 10000 ≤ R < 20000
=
, − 20000 ≤ R < 30000
, − R ≥ 30000
=0 et = 0,1 × 10000 − 1000 = 0
→ →

= 0,1 × 20000 − 1000 = 1000 et = 0,2 × 20000 − 3000 = 1000


→ →

= 0,2 × 30000 − 3000 = 3000 et = 0,3 × 30000 − 6000 = 3000


→ →
• à ℎ à é . Donc : T= ( ) e
Pr. Soumaya FELLAJI 85

Chapitre 3 : La continuité
2. Continuité à gauche, continuité à droite

Solution : L’impôt en fonction du revenu, est-elle continue?

3. Modèle proposé :
Pr. Soumaya FELLAJI 86

Chapitre 3 : La continuité
3. Fonction continue par morceau

Définition

• On dit qu’une fonction f est continue par morceau sur , si f est


continue sur , sauf un nombre fini de points en lesquels elle possède
des limites finies à gauche et à droite.
Pr. Soumaya FELLAJI 87

Chapitre 3 : La continuité
4. Continuité sur un intervalle

Définition

• On dit que f est continue sur un intervalle I de ℝ, si elle est continue en


tout point de cet intervalle.

Remarque

• Si I est de type I = , , on dira que f est continue sur I si elle est


continue en tout point de , , et continue à droite en , et continue à
gauche en .
Pr. Soumaya FELLAJI 88

Chapitre 3 : La continuité
4. Continuité sur un intervalle

Théorème des valeurs intermédiaires (1ère version)

• Soit f une fonction continue sur un intervalle , , telle que f( ) et f ( )


soient de signes opposés. Alors il existe au moins un réel compris entre
et tel que : f( ) = 0.
Pr. Soumaya FELLAJI 89

Chapitre 3 : La continuité
4. Continuité sur un intervalle

Théorème des valeurs intermédiaires (2ème version)

• Soit f une fonction continue sur un intervalle , . Si le nombre est


compris entre f( ) et f ( ), alors il existe au moins un réel compris entre
et tel que : f( ) = .
Pr. Soumaya FELLAJI 90

Chapitre 3 : La continuité
4. Continuité sur un intervalle

Théorème des valeurs extrêmes

• Soit f une fonction continue sur un intervalle fermé borné , . Alors,


l’image par f de , est un intervalle fermé borné , .

Remarque

• Le théorème des valeurs extrêmes ne s’applique pas pour une fonction


continue sur un intervalle ouvert , ou semi-ouvert , ou , , ni
sur un intervalle non borné comme , +∞ ou −∞, .
Pr. Soumaya FELLAJI 91

Chapitre 4 : La dérivée

Quand la quantité produite augmente, de combien augmente le

coût approximativement?
Pr. Soumaya FELLAJI 92

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Rappel : Taux d’accroissement

• Soit f : ℝ → ℝ une fonction numérique.


• Le taux d’accroissement (ou accroissement moyen) de f entre les points
et est le ratio :
( )
avec ≠ .


• Le taux d’accroissement est souvent noté , avec ∆ = − et

∆ = ( )− ( ).
Pr. Soumaya FELLAJI 93

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Exemple : Taux d’accroissement du coût de production

• Soit la fonction du coût total de production d’une quantité définie


par : = + , où 100 est le coût fixe et est le coût
variable.
• Supposons que la production initiale est de = et la production
finale est de = .

• Calculer le taux d’accroissement du coût de production.


Pr. Soumaya FELLAJI 94

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Exemple : Taux d’accroissement du coût de production

• Le coût initial est : = = + = + = .

• Le coût final est : = = + = + = .

• L’augmentation du coût est: ∆ = − = − = .

• L’augmentation de la production est: ∆ = − = − = .



• Le taux d’accroissement est : ∆ = = .

• Donc, l’augmentation du coût est en moyenne de par unité produite


supplémentaire.
Pr. Soumaya FELLAJI 95

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Définition 1

• On dit que la fonction f est dérivable au point si le taux

( )
d’accroissement admet une limite finie en .

• On appelle dérivée (ou nombre dérivé) de la fonction f au point le

( )
nombre ( ) défini par : = lim .

• La dérivée est notée ( ) ou ( ).


Pr. Soumaya FELLAJI 96

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Définition 2

• On dit que la fonction f est dérivable au point si le taux

( )
d’accroissement se rapproche d’une limite finie quand h

tend vers 0.
• On appelle dérivée (ou nombre dérivé) de la fonction f au point le
( )
nombre ( ) défini par : = lim .

Pr. Soumaya FELLAJI 97

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Proposition 1 : Equation de la tangente

• Si f est dérivable en , alors est le coefficient directeur de la


tangente à au point d’abscisse .

• La tangente à la courbe en est la droite de l’équation :

= ( )+ −

( )
• Si lim = ±∞, f n’est pas dérivable en et la courbe

admet une tangente verticale au point d’abscisse .


Pr. Soumaya FELLAJI 98

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Exemple 1

• Soit la fonction = .

1. Utiliser la deuxième définition pour calculer la dérivée .

2. Donner l’interprétation géométrique.

3. Calculer et − .

4. Tracer la tangente aux points : ( ; ) et (-1;1).


Pr. Soumaya FELLAJI 99

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Solution

( )
1. On a : =

( ) ²
Or : = = =2 +ℎ

( )
Ainsi : = (2 +ℎ) = 2
→ →

Donc : =
Pr. Soumaya FELLAJI 100

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Solution

2. Interprétation géométrique :

On a trouvé que : = .

 Si <Etude
, alors : des variation
< . Donc f estd’une fonction
strictement décroissante sur ℝ .

 Si > , alors : > . Donc f est strictement croissante sur ℝ .


Pr. Soumaya FELLAJI 101

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Solution

3. On sait que : =

Ainsi : =2× =1

Et : −1 = 2 × −1 = −2
Pr. Soumaya FELLAJI 102

Chapitre 4 : La dérivée
1. Dérivée d’une fonction en un point

Solution

4. On sait que la tangente à la courbe en est la droite de l’équation :


= ( )+ − . Donc :

 Pour ( ; ) : y = + 1 × −

Alors : y = −

 Pour (-1;1) : = 1 + (−2) × +1


Alors : = −2 − 1
Pr. Soumaya FELLAJI 103

Chapitre 4 : La dérivée
2. Nombre dérivé à gauche ou à droite

Définition

• On dit que la fonction f est dérivable à droite en si le taux

( )
d’accroissement admet une limite finie en .

• On appelle cette limite le nombre dérivé à droite de la fonction f en et

( )
il est noté ( ) et défini par : ( ) = lim .

• De la même façon, sous réserve d’existence de ( ) , on définit :

( )
( ) = lim .

Pr. Soumaya FELLAJI 104

Chapitre 4 : La dérivée
2. Nombre dérivé à gauche ou à droite

Proposition 2

• S’ils existent, alors les réels ( ) et ( ) sont respectivement les


coefficients directeurs des demi-tangentes à droite et à gauche à au
point d’abscisse .
( )
• Si lim = ±∞ alors f n’est pas dérivable à droite en et la

courbe admet une tangente verticale au point d’abscisse .

( )
• Si lim = ±∞ alors f n’est pas dérivable à gauche en et la

courbe admet une tangente verticale au point d’abscisse .


Pr. Soumaya FELLAJI 105

Chapitre 4 : La dérivée
2. Nombre dérivé à gauche ou à droite

Proposition 3

• La fonction f est dérivable en si et seulement si f est dérivable à droite


et à gauche en et si : = ( ).

Définition

• Si et ( ) existent mais sont différents, alors f n’est pas


dérivable en .
• On dit que le point d’abscisse est un point anguleux de .
Pr. Soumaya FELLAJI 106

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 4 : Dérivée d’une fonction constante

• Soit f une fonction constante : =c ∀ ∈ ℝ , où est une


constante fixée, ∈ ℝ. Alors : = ∀ ∈ ℝ.

Proposition 5 : Dérivée d’une fonction racine carrée

• Soit f la fonction définie par : = ∀ ≥ 0. Alors f est dérivable

sur , +∞ , et = ∀ > 0.
Pr. Soumaya FELLAJI 107

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 6 : Dérivées d’une somme, d’un produit

• Soient g et h deux fonctions dérivables sur l’intervalle ouvert I de ℝ.

1. Si f est définie par =g + h( ), alors f est dérivables et :

=g +h

2. Si f est définie par =g × h( ), alors f est dérivables et :

=g h +g h
Pr. Soumaya FELLAJI 108

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 7 : Dérivées d’un quotient

• Soient g et h deux fonctions dérivables sur l’intervalle ouvert I de ℝ, et


h( ) ≠ .
g
1. Si f est définie par = h( ), alors f est dérivables et :

g h −g h
=
[h ]²

2. Si f est définie par = h( ), alors f est dérivables et :


−h
=
[h ]²
Pr. Soumaya FELLAJI 109

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Corollaire

• Soit g une fonction dérivable sur l’intervalle ouvert I de ℝ, et c une


constante, ∈ ℝ.

1. Si f est définie par =g + , alors f est dérivables et :

=g

2. Si f est définie par =g × , alors f est dérivables et :

=g ×
Pr. Soumaya FELLAJI 110

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 8 : Dérivée d’une fonction composée

• Si f est dérivable en et g est dérivable en f( ), alors g∘f est dérivable


en , telle que :
(g ∘ f) = g f( ) ×f

Proposition 9 : Dérivée d’un monôme

• Soit f définie sur ℝ par f = , où ℕ∗ . Alors f est dérivable et :

f =
Pr. Soumaya FELLAJI 111

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 10 : Dérivée d’un polynôme

• Tout polynôme f est dérivable sur ℝ, et sa dérivée est la somme des


monômes qui le composent :

• Si, ∀ ℝ:

= + + ⋯+ +

• Alors :

f = +( − ) + ⋯+
Pr. Soumaya FELLAJI 112

Chapitre 4 : La dérivée
3. Calculs de dérivées

Proposition 11 : Dérivée d’une fonction rationnelle


( )
• Soit f une fonction rationnelle, définie par : f = . Alors :
( )

P Q −P Q
= ( ( )≠ )
[Q ]²

Proposition 12

• Si f est définie par f = , où ℕ∗ et ≠ 0. Alors :


f =
Pr. Soumaya FELLAJI 113

Chapitre 4 : La dérivée
4. Dérivées d’ordre supérieur

Définition

• Soit f définie et dérivable sur l’intervalle I de ℝ. Sa dérivée est appelée


dérivée première de f.

• Si est dérivable, on appelle la dérivée de la dérivée seconde de f,


notée .

( )
• Si est dérivable, sa dérivée est la dérivée troisième de f, notée .

è ( )
• Ainsi, on définit la dérivée de f (∀ ≥ 2), notée , la dérivée de
la dérivée ( − ) è de f (si elle existe).
Pr. Soumaya FELLAJI 114

Chapitre 4 : La dérivée
4. Dérivées d’ordre supérieur

Exemple

• Soit f définie sur ℝ par : = ,

 La dérivée première de f est : = .

 La dérivée seconde de f est : = .


( )
 La dérivée troisième est : = .
( )
 La dérivée quatrième est : = .
( )
 La dérivée cinquième est : = .
è ( )
 La dérivée pour > est : =
Pr. Soumaya FELLAJI 115

Chapitre 4 : La dérivée
5. Étude des variations d’une fonction

Proposition 13

• Soit f définie et dérivable sur l’intervalle ouvert I de ℝ.

 Si > sur I, alors :

f est strictement croissante sur I;

 Si < sur I, alors :

f est strictement décroissante sur I;


Pr. Soumaya FELLAJI 116

Chapitre 4 : La dérivée
5. Étude des variations d’une fonction

Solution (Exemple 1)

2. Interprétation géométrique :

Pour = , on a trouvé que : = .

 Si < , alors : < . Donc f est strictement décroissante sur ℝ .

 Si > , alors : > . Donc f est strictement croissante sur ℝ .


Pr. Soumaya FELLAJI 117

Chapitre 4 : La dérivée
6. Dérivées des fonctions usuelles

( ) ( )

ℝ ( ℕ) ℝ


1
ℝ ℝ
2

ℝ ℝ

∗ ∗ 1
ℝ ln( ) ℝ
Pr. Soumaya FELLAJI 118

Chapitre 4 : La dérivée
8. Règle de l’Hospital

Proposition 14 : 1ère version du Règle de l’Hospital

• Si f et g sont dérivables sur un intervalle ouvert I contenant , avec


=g = , et si g ≠ , alors :

( ) f( )
=
→ g( ) g ( )

Exemple :
• Calculer :
+ −
→ −
Pr. Soumaya FELLAJI 119

Chapitre 4 : La dérivée
7. Règle de l’Hospital

Solution :

• Soient : = 15 + − 4 et g = −1

• On a : 1 = 15 + 1 − 4 = 0 et g 1 = 1−1 = 0

• Or : g 1 =1≠0

• Ainsi, on peut appliquer la règle de l’Hospital, avec :

f = et g =1

f
• Par conséquent : lim = = = =
→ g
Pr. Soumaya FELLAJI 120

Chapitre 4 : La dérivée
7. Règle de l’Hospital

Proposition 15 : 2ème version du Règle de l’Hospital

• Si f et g sont dérivables sur un intervalle ouvert I contenant , sauf

éventuellement en , avec = g = .
→ →

f( )
• Si g ≠ , et si g( )
= ℓ, alors :

( ) f( )
= = ℓ , que ℓ soit fini ou infini.
→ g( ) → g( )
Pr. Soumaya FELLAJI 121

Chapitre 4 : La dérivée
8. Application de la dérivée en économie

Fonctions marginales : Revenu marginal

Le revenu marginal est la variation de revenu due à une augmentation de


la production vendue en une unité.

• Mathématiquement, le revenu marginal est la dérivée du revenu total


( ) par rapport à la quantité produite :

( )
=
Pr. Soumaya FELLAJI 122

Chapitre 4 : La dérivée
8. Application de la dérivée en économie

Fonctions marginales : Revenu marginal

• La fonction du revenu est définie par : =

Avec : est le prix du bien; est la quantité demandée.

• Supposons que le prix est donnée par : = −

• Donc : = = − = − ²

• Ainsi, le revenu marginal est égal à :

( ) ( ²)
= = = −
Pr. Soumaya FELLAJI 123

Chapitre 4 : La dérivée
8. Application de la dérivée en économie

Fonctions marginales : Revenu marginal

• On a : = −

• Si la quantité demandée est : = , alors : Valeur exacte de

= − =

• Selon la définition du revenu marginal, « c’est la variation du due à une


augmentation de 1 unité de la quantité demandée ».
Valeur approchée de
• Autrement dit, c’est :

∆ = − − − =
Pr. Soumaya FELLAJI 124

Chapitre 4 : La dérivée
8. Application de la dérivée en économie

Fonctions marginales : Revenu marginal

• Interprétation graphique :
La tangente en A
Le point A correspond à une quantité .

La valeur exacte de à ce point est ∆
( )
donnée par la dérivée : .

Ce qui correspond à la pente de la


tangente en A.
Le point B correspond à une
augmentation de 1 unité de .
∆ ∆
La pente de AB est : = =∆

Pr. Soumaya FELLAJI 125

Chapitre 5 :Etude locale et globale

Que deviendrait le profit d’une entreprise si elle augmentait un peu

son prix? Et quel sera le prix idéal d’un nouveau produit lancé?
Pr. Soumaya FELLAJI 126

Chapitre 5 : Etude locale et globale


1. Convexité - Concavité

Corollaire 1

• Si f est deux fois dérivable sur un intervalle ouvert I, alors :

 f est convexe sur I ⇔ ≥ ,∀

 f est concave sur I ⇔ < ,∀


Pr. Soumaya FELLAJI 127

Chapitre 5 : Etude locale et globale


1. Convexité - Concavité

Théorème 1

• Si f est dérivable sur un intervalle I, alors :

 f est convexe sur I ⇔ est croissante sur I

 f est concave sur I ⇔ est décroissante sur I


Pr. Soumaya FELLAJI 128

Chapitre 5 : Etude locale et globale


1. Convexité - Concavité

Exemple

Étudier la concavité de la fonction : = −4 +5

Solution

Calculons la dérivée première et la dérivée seconde de la fonction :

 On a : = 2 −4

 Ainsi : =2

 Comme > 0 Alors la fonction est convexe.


Pr. Soumaya FELLAJI 129

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Points stationnaires – Points critiques - Extrema


Pr. Soumaya FELLAJI 130

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Maximum local

Point stationnaire Minimum local

Point d’inflexion
Pr. Soumaya FELLAJI 131

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Définition

• Un point d’inflexion est un point où la


courbure de la fonction change de signe.

• En un point d’inflexion, la tangente traverse la


courbe.

Proposition 1

• Si en un point , s’annule en changeant de signe, alors le point


( , ( )) est un point d’inflexion.
Pr. Soumaya FELLAJI 132

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Proposition 2

• Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I, et soit .

• Si s’annule en en changeant de signe en ce point alors f a un


extremum local en .

Théorème 2

• Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I, et soit .

• Si f est dérivable en et si f a un extremum local en alors = .

Attention : La réciproque de ce théorème est fausse.


Pr. Soumaya FELLAJI 133

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Proposition 3

• Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I, et soit .

• Si f est concave sur , et si ( )= alors f admet un maximum global

en (et il est unique si f est strictement concave).

• Si f est convexe sur , et si ( )= alors f admet un minimum global

en (et il est unique si f est strictement convexe).


Pr. Soumaya FELLAJI 134

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Proposition 4

• Soit f deux fois dérivable sur l’intervalle I, et soit .


 Si est un maximum local, alors ( )= et ( )≤ .

 Si est un minimum local, alors ( )= et ( )≥ .

Proposition 5

• Soit f deux fois dérivable sur l’intervalle I, et soit .


 Si ( )= et < , alors est un maximum local strict de f.

 Si ( )= et > , alors est un minimum local strict de f.


Pr. Soumaya FELLAJI 135

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema

Proposition 6

• Si f est une fonction continue d’un intervalle I de ℝ.

• Si est un intervalle fermé borné de ℝ.

• Alors :

f admet un maximum global et un minimum global sur I.


Pr. Soumaya FELLAJI 136

Chapitre 5 : Etude locale et globale


2. Extrema
f est convexe sur ℝ, ( )= alors f admet un minimum

Exemple global en (et il est unique si f est strictement convexe).

Étudier la nature des points stationnaires de : = −4 +5

Solution

 On a : = 2 −4  Et : =2

 Les points stationnaires sont la solution de l’équation : =

 Ainsi : 2 − 4 = 0  Alors : =2

 Or : 2 =2  Donc : 2 >0

 Par conséquent, la fonction f a un minimum global au point = .


Pr. Soumaya FELLAJI 137

Chapitre 5 : Etude locale et globale


3. Accroissement finis

Théorème de Rolle

• Soit f dérivable sur un intervalle ouvert I de ℝ, et soient et avec


< .

• Si = ( ), alors : ∃ ] , [ tel que = .

Si f est dérivable avec = ( ),


alors il existe un point compris
entre et tel que la tangente soit
horizontale en .
Pr. Soumaya FELLAJI 138

Chapitre 5 : Etude locale et globale


3. Accroissement finis

Théorème des accroissements finis

• Soit f dérivable sur un intervalle ouvert I de ℝ, et soient et avec


< . Alors :

( )
∃ ] , [ tel que =

Si f est dérivable, alors il existe un


point entre et tel que la tangente
en ce point soit parallèle au segment
AB.
Pr. Soumaya FELLAJI 139

Chapitre 5 : Etude locale et globale


4. Symétrie

Proposition 7

• Soit f une fonction de courbe dans le repère cartésien orthogonal


(O, ⃗, ⃗). On a :

 f est paire ⇔ L’axe des ordonnées est axe de symétrie de .


 f est impaire ⇔ L’origine du repère est le centre de symétrie de .
Pr. Soumaya FELLAJI 140

Chapitre 5 : Etude locale et globale


5. Branches infinies - Asymptote

Proposition 8

• Soit f une fonction réelle et . On dit que le point ( , ) décrit


une branche infinie de si l’une au moins de ses coordonnées et non
bornée.
( )
 Si = ℝ, on dit que admet une branche infinie dans la
→±

direction de la droite d’équation = .


( )
 Si = ±∞, on dit que admet une branche parabolique de
→±

direction .
Pr. Soumaya FELLAJI 141

Chapitre 5 : Etude locale et globale


5. Branches infinies - Asymptote

Proposition 9

• S’il existe un couple ( , ) de nombres réels tel que :

[ − + ]=
→±
Alors :
La droite d’équation = + est dite asymptote à en ±∞.

• Si = ±∞

Alors :
La droite d’équation = est dite asymptote à .
Pr. Soumaya FELLAJI 142

Chapitre 5 : Etude locale et globale


6. Tableau de variation

−∞ +∞

( ) - - 0 + + 0 - -

( ) - 0 + + 0 - - 0 +

max
( ) [Link] [Link] [Link]
min
Pr. Soumaya FELLAJI 143

Chapitre 5 : Etude locale et globale


7. Optimisation d’une fonction en économie

Exemple

• L’équation de la demande d’un bien est définie par :

+ = 30

• Sachant que le revenu total est défini par :

Trouver la valeur de la demande qui maximise le revenu total.


Pr. Soumaya FELLAJI 144

Chapitre 5 : Etude locale et globale


7. Optimisation d’une fonction en économie

Solution

• On doit premièrement écrire la fonction du revenu total en fonction


seulement de la variable , donc : = = − = −

( )
• Dérivons par rapport à , Ainsi : = = −

• Cherchons la solution de l’équation : − = . Alors : =

² ( )
• Calculons la dérivée seconde de : = =− .
²

²
• Comme < , on déduit que à un maximum en = .
²
Pr. Soumaya FELLAJI 145

Chapitre 6 :Intégrales

À partir du coût marginal, comment peut-on calculer le coût total?


Pr. Soumaya FELLAJI 146

Chapitre 6 : Intégrales
Introduction

En mathématiques, il y a de nombreuses paires d’opérations dont une annule


l’autre et nous ramènent au point de départ.

+
+ ⇔ × ? ⇔ = ( )

Exemple

= ² ⟹ = = ( )

Notation
Primitive de f = Intégrale de f
Pr. Soumaya FELLAJI 147

Chapitre 6 : Intégrales
Introduction

Intégrale indéfinie

Intégrale Intégrale définie

Intégrale impropre
Pr. Soumaya FELLAJI 148

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Exemple explicatif

= ² ⟹ = = ( )

= = = ²

Remarquons que : ²+ et : ² − et : ²+

sont également des primitives de la fonction :

Donc :

= + Constante d’intégration
Pr. Soumaya FELLAJI 149

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Définition 1

• Soit une fonction définie sur un intervalle . On dit que F est une
primitive de la fonction sur si F est dérivable sur et si :

∀ ( )= ( )

Remarque

• Comme F est dérivable sur alors la fonction F est en particulier continue


sur .
Pr. Soumaya FELLAJI 150

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Théorème 1

• Toute fonction est continue sur un intervalle admet au moins une


primitive sur .

• Si F est une primitive de sur alors toute autre primitive de sur est
de la forme + où est une constante.

• Il existe une et une seule primitive de sur qui prend une valeur donnée
en un point donné, autrement dit :

Si et ℝ alors :
Il existe une unique primitive de sur vérifiant : ( )=
Pr. Soumaya FELLAJI 151

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Exemple applicatif

Déterminer la primitive sur ℝ vérifiant 1 = 5 de la fonction :

=6 +4
Solution

est continue sur ℝ. Donc elle admet une primitive sur ℝ.

= 6 +4 =3 ²+4 + ℝ

1 =5 ⇔ 3 ²+4 + =5 ⇔ 3 1 +4 1 + =5

⇔ = 5−3−4 ⇔ = −2

Donc : = ²+ −
Pr. Soumaya FELLAJI 152

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Primitives usuelles

Fonction Primitive
( ) +

( ℝ − {−1}) +
+1
1
ln +

+
sin −cos
cos sin
1 + tg² tg
Pr. Soumaya FELLAJI 153

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Application en économie : Coût marginal

La fonction de coût marginal d’une entreprise est définie par :

= + +

Trouver la fonction de coût total si les coûts fixes sont 100.


Pr. Soumaya FELLAJI 154

Chapitre 6 : Intégrales
1. Intégrale indéfinie

Application en économie : Coût marginal

( )
On sait que : =

Donc : =∫ =∫ +2 +4

Ainsi : = + ²+ +

Les coûts fixes correspondent à la valeur de lorsque = :

0 = + 0² + 4 0 + =

La constante d'intégration est donc égale aux coûts fixes de


production, donc c = 100. D'où : = + ²+ +
Pr. Soumaya FELLAJI 155

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Définition 2

• Soit une fonction continue de [ , ] dans ℝ.

• On dit que ∫ est l’intégrale de f sur [ , ].

Interprétation géométrique

L’intégrale est la surface délimitée


par la courbe de la fonction f, les
droites x=a et x=b et l’axe des
abscisses.
Pr. Soumaya FELLAJI 156

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Définition 3

• Soit une fonction continue sur le segment [ , ] dans ℝ.

• On appelle intégrale de a à b de la fonction f le réel − ( ), et on


note :

= − ( )

Où F est une primitive quelconque de f.

• On écrit aussi :

= − = [ ( )]
Pr. Soumaya FELLAJI 157

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Exemple

Calculer l’intégrale suivante : S

Solution

3 = [3 ] = 3 6 − 3(2) = 12

La surface du rectangle (S) est définie par :

S = Longueur ×

Donc : S = 3 × 4 = 12
Pr. Soumaya FELLAJI 158

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Théorème 2: Relation de Chasles

• Soit une fonction continue sur un intervalle et , , . Alors :

= +

Conséquences

• A partir de la relation de Chasles on déduit que :

= et =−
Pr. Soumaya FELLAJI 159

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Théorème 3

• Soient et deux fonctions continues sur un intervalle avec , et , ℝ.


Alors :

( + ) = +

En terme de primitives :

+ = ( ) + ( )
Pr. Soumaya FELLAJI 160

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Proposition 1

• Soient et deux fonctions continues sur un intervalle , ( ≤ )


telles que : ≤ ∀ , . Alors :

• Si une fonction continue sur , ( ≤ ), alors :


Pr. Soumaya FELLAJI 161

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Théorème 4 : Théorème de la moyenne

• Soit une fonction continue sur , . Alors, il existe , tel que :

= ( )

Théorème 5 : Positivité

• Soit une fonction continue sur , ( ≤ ) telle que : ∀ , ,

( ) ≥ 0. Alors : ∫ ≥
Pr. Soumaya FELLAJI 162

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Application en économie : Le surplus du consommateur

• Soit la fonction de demande,


= ( ), illustrée ci-contre.
Surplus du consommateur

1) Donner la formule permettant de


calculer le surplus du consommateur
à partir de cette figure. Courbe de la demande

2) Quel sera le surplus du


consommateur à = sachant
que : = − ?
Pr. Soumaya FELLAJI 163

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Application en économie : Le surplus du consommateur

1) Le surplus du consommateur est


l’aire de BCD, telle que : Surplus du consommateur

A(BCD) = A(OABD) – A(OABC)

• Or, OABD est l’aire délimitée par la Courbe de la demande

courbe, = 0 et = . Donc, elle est

égale à : ∫ .

• La région OABC est un rectangle dont


l’aire est égale à : . = −
Pr. Soumaya FELLAJI 164

Chapitre 6 : Intégrales
2. Intégrale définie

Application en économie : Le surplus du consommateur

2) On a : ( )= −

• Et = 5, alors : = − = Surplus du consommateur

• Donc :
Courbe de la demande
= (30 − 4 ) −

= [30 − 2 ] − (5 × 10)

= 30 5 − 2 5 − 0 − 50

= = −
Pr. Soumaya FELLAJI 165

Chapitre 6 : Intégrales
3. Intégrale impropre (généralisée)
Pr. Soumaya FELLAJI 166

Chapitre 6 : Intégrales
3. Intégrale impropre (généralisée)

Définition 4

• Soit une fonctions continue sur un intervalle , +∞ .

• ∀ ≥ , on pose : =∫ .
• Si a une limite finie quand tend vers +∞, alors on dit que

∫ existe ou converge, et on définit :

= lim

• Si n’a pas de limite finie, on dit que ∫ n’existe pas ou


diverge.
Pr. Soumaya FELLAJI 167

Chapitre 6 : Intégrales
3. Intégrale impropre (généralisée)

Exemple

• Calculer :

Solution

• On va commencer par trouver l'aire finie sous la courbe = de


= à = :
1 1 1 1 1
= − =− + = −
2 2 2 2 2

• A partir de la définition :
1 1 1 1
= lim − =
→ 2 2 2
Pr. Soumaya FELLAJI 168

Chapitre 6 : Intégrales
3. Intégrale impropre (généralisée)

Définition 5

• Soit une fonctions continue sur un intervalle 0, .

• On pose : =∫ .

• Si a une limite finie quand tend vers 0, alors on dit que ∫


existe ou converge, et on définit :

= lim

• Si n’a pas de limite finie, on dit que ∫ n’existe pas ou


diverge.
Pr. Soumaya FELLAJI 169

Chapitre 6 : Intégrales
3. Intégrale impropre (généralisée)

Exemple

• Calculer :

Solution

• On va commencer par trouver l'aire finie sous la courbe = de


= à = :
= 2 = 2−2

• A partir de la définition :
1
= lim

2−2 = 2
Pr. Soumaya FELLAJI 170

Chapitre 7 :Dérivées partielles

Comment peut-on calculer la variation de la fonction de production

si elle dépende de plusieurs variables ?


Pr. Soumaya FELLAJI 171

Chapitre 7 : Dérivées partielles


Introduction

La plupart des variables économiques dépend de deux variables ou plus.

Fonction de production : = ( , )

Fonction de Cobb-Douglas : =

Production

Travail Capital
Pr. Soumaya FELLAJI 172

Chapitre 7 : Dérivées partielles


1. Fonction à plusieurs variables

Définition

• Une fonction définie sur un sous-ensemble de ℝ à valeurs dans ℝ


s’appelle fonction numérique de variables.
• est le domaine de définition de .
• L’image de est : ={ / }.
• Le graphe de est défini par : {( , )/ } ⊆ ℝ × ℝ.

Remarque
 La variable X est un vecteur : X = ( , ,…, )

 Les variables d’entrée sont appelées variables indépendantes (exogènes), et la


variable de sortie est appelée variable dépendante (endogène).
Pr. Soumaya FELLAJI 173

Chapitre 7 : Dérivées partielles


1. Fonction à plusieurs variables

Exemple

 Fonction à deux variables (n=2) :

, = ²+ ²

 Fonction à trois variables (n=3) :

, , = ²+ ²+ ²
Pr. Soumaya FELLAJI 174

Chapitre 7 : Dérivées partielles


2. Continuité d’une fonction à plusieurs variables

• Le concept de continuité pour les fonctions d'une variable peut être


généralisé à des fonctions de plusieurs variables.

Définition

• En bref, une fonction de n variables est continue si de petits changements


dans les variables indépendantes induisent de petits changements dans la
valeur de la fonction.
Pr. Soumaya FELLAJI 175

Chapitre 7 : Dérivées partielles


2. Continuité d’une fonction à plusieurs variables

Proposition

• Toute fonction de n variables pouvant être construite à partir de fonctions


continues en combinant les opérations d'addition, de soustraction, de
multiplication, de division et de composition fonctionnelle est continue,
quelle que soit sa définition.

Exemple

 La fonction : , , = ² + ² − + , en tant que


somme des produits de puissances positives, est définie et
continue pour tout x, y et z.
Pr. Soumaya FELLAJI 176

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 1

Définition 1

• Si = = , ,…, , alors :

= 1,2, … ,

est appelée la dérivée partielle de , ,…, par rapport à , lorsque


toutes les autres variables , pour ≠ , sont maintenues constantes.

• D’autres notations :

= = = = , ,…,
Pr. Soumaya FELLAJI 177

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 1

Définition 2

• Si = = , ,…, , alors :

, ,…, + ,…, − , ,…, ,…,


= lim

si la limite existe.

• La dérivée partielle est approximativement égale au changement par

unité de = , ,…, , provoqué par une augmentation de , tout


en maintenant constantes tous les autres pour ≠ .
Pr. Soumaya FELLAJI 178

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 1

Exemple

 Donner les dérivées partielles de la fonction :

( , , )= + − +

Solution

 La fonction f est une fonction de 3 variables. Donc, on aura trois


dérivées partielles :
= 10 +

=3 −2

= −2 +3
Pr. Soumaya FELLAJI 179

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 2

Définition 3

• Pour chacune des n dérivées partielles d’ordre 1, on a n dérivées partielles


d’ordre 2 :

= =

à condition que toutes les dérivées existent. Ici, et peuvent prendre


n'importe quelle valeur dans {1, 2, ..., n}, de sorte qu'ils existent dérivées
partielles d’ordre 2.
Pr. Soumaya FELLAJI 180

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 2

Matrice hessienne

• On représente souvent les dérivées partielles d’ordre 2 sous forme d’une


matrice × de la façon suivante :



( )= .. .. .. ..
. . . .

Elle est appelée la matrice hessienne de f à x = , ,…, .


Pr. Soumaya FELLAJI 181

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 2

Exemple

 Trouver la matrice hessienne de la fonction :

( , , )= + − +

Solution

= 10 + =3 −2 = −2 +3

= − −
− − +

Qu’est-ce que vous remarquez?


Pr. Soumaya FELLAJI 182

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 2

Théorème de SCHWARTZ

• Soit = = , .

• Si les dérivées partielles secondes et sont continues au


voisinage de ( , ), on a :

( , )= ( , )
Pr. Soumaya FELLAJI 183

Chapitre 7 : Dérivées partielles


3. Dérivée partielle d’ordre 2

Théorème de Young

• Si = = , ,…, , alors :

• Autrement dit, l'ordre de dérivation n'a pas d'importance si on dérive par


rapport aux mêmes variables.
• Plus généralement, supposons que toutes les dérivées partielles de l'ordre
m de la fonction soient continues. Si deux d'entre elles impliquent de
différencier le même nombre de fois pour chacune des variables, elles sont
nécessairement égales.
Pr. Soumaya FELLAJI 184

Chapitre 7 : Dérivées partielles


4. Différentielles
= ( , )

Si varie d'une petite quantité Si varie d'une petite quantité


∆ et est maintenue fixe, ∆ et est maintenue fixe,
alors la variation correspondante alors la variation correspondante
de satisfait : de satisfait :
∆ ≅ ×∆ ∆ ≅ ×∆

∆ ≅ ×∆ + ×∆ = × + ×

Différentielles : elles représentent les valeurs limites de ∆ , ∆ et ∆ .


Pr. Soumaya FELLAJI 185

Chapitre 7 : Dérivées partielles


4. Différentielles

Exemple

 Soit la fonction :

= −

1) Trouver et au point (1,3).

2) Estimer la variation de quand augment de 1 à 1,1 et


diminue de 3 à 2,8 simultanément.
Pr. Soumaya FELLAJI 186

Chapitre 7 : Dérivées partielles


4. Différentielles

Solution

1) On a : = −

Alors : = ² − et : = −

Donc, au point (1,3):

= − =− et : =( ) − =−

2) On a : ∆ = , et : ∆ =− ,
Ainsi :

∆ ≅ ×∆ + × ∆ ≅ (− ) × ( , ) + (− ) × (− , ) ≅ ,
Pr. Soumaya FELLAJI 187

Chapitre 7 : Dérivées partielles


5. Dérivation implicite

Étant donnée une fonction de la forme suivante : + ²− =

Comment peut-on trouver ?

En appliquant : = × + ×

Comme , est une fonction constante :

, = = Donc : =

Par conséquent :

/
, ∶ =−
/
Pr. Soumaya FELLAJI 188

Chapitre 7 : Dérivées partielles


5. Dérivation implicite

Exemple

On a : + ²− =

Comme , est constante on peut appliquer la dérivation implicite :

/
=−
/

Or : = ²− et : = ²+

²−
Donc : =−
²+
Pr. Soumaya FELLAJI 189

Chapitre 7 : Dérivées partielles


6. Application en économie

Exemple : Fonction de production

Étant donnée la fonction de production : =

1) Donner l’expression de la productivité marginale du travail.

2) Donner l’expression de la productivité marginale du capital.

3) Qu’elle sera la variation de la productivité marginale du travail si :

a) Le travail augmente tant que le capital reste constant.

b) Le capital augmente tant que le travail reste constant.


Pr. Soumaya FELLAJI 190

Chapitre 7 : Dérivées partielles


6. Application en économie

Solution : Fonction de production

La fonction de production est définie par : = ( , )=

1) La productivité marginale du travail correspond à la dérivée


partielle de la fonction de production par rapport au travail, en
considérant le capital constant :

= =

Si le travail change légèrement ∆ , le capital étant maintenu constant, la


variation correspondante de est donnée par : ∆ ≅ ×∆
Pr. Soumaya FELLAJI 191

Chapitre 7 : Dérivées partielles


6. Application en économie

Solution : Fonction de production

La fonction de production est définie par : = ( , )=

2) La productivité marginale du capital correspond à la dérivée


partielle de la fonction de production par rapport au capital, en
considérant le travail constant :

= =

Si le capital change légèrement ∆ , le capital étant maintenu constant,


la variation correspondante de est donnée par : ∆ ≅ ×∆
Pr. Soumaya FELLAJI 192

Chapitre 7 : Dérivées partielles


6. Application en économie

Solution : Fonction de production

3) La productivité marginale du travail est égale à :

= ⟺ = ( )

a) Lorsque le travail augmente, en maintenant le capital constant, la


productivité marginale du travail diminue.
b) Lorsque le capital augmente, en maintenant le travail constant, la
productivité marginale du travail augmente.

Si et changent simultanément, alors la variation de est égale à :


∆ ≅ ×∆ + ×∆
Pr. Soumaya FELLAJI 193

Bon courage!

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