Cours de Mathématiques: Analyse et Probabilités
Cours de Mathématiques: Analyse et Probabilités
Matière :
Rédigé par :
BELLAHSENE Hocine
aux étudiants inscrits en sciences de la natures et de la vie. Il fait office d’un support de cours expli-
cite, au travers des nombreux exemples qu’il comporte. Le but étant de faciliter la compréhension de
l’étudiant en le menant à raisonner pour choisir le degré de difficulté qui lui plait. C’est la raison pour
laquelle des exercices corrigés sont suggérés. Il est à signaler que ce polycopie est composé d’une partie
analyse et d’une partie qui concerne le calcul des probabilités comportant les trois lois de probabilités
Afin d’étoffer et d’affiner ce polycopie merci de m’envoyer par courrier électronique toutes vos re-
Avant propos ii
iii
Table des matières
4 Analyse Combinatoire 42
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.2 Notion de répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.3 Notion d’ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.4 Factorielle n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.5 Arrangements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.5.1 Arrangements sans répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.5.2 Arrangements avec répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.6 Permutations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.6.1 Permutations sans répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.6.2 Permutations avec répétition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.7 Combinaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
4.8 Formules Remarquables : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
4.8.1 Cnp = Cnn−p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
p p−1
4.8.2 Cnp = Cn−1 + Cn−1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
Xn
4.8.3 Cnp = Cn0 + Cn1 + Cn2 + · · · + Cnp + · · · + Cnn = 2n . . . . . . . . . . . . . . . 46
p=0
4.8.4 Binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.8.5 Exercice corrigé : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
iv
Table des matières
5.5.1 Propositions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
5.5.2 Notion d’indépendance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
[Link] Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
5.6 Evènements incompatibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.7 Probabilités composées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.7.1 Formule des probabilités totales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.7.2 Formule de Bayes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.8 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
v
Table des figures
1.2 Parité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.1 Intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
vi
Liste des tableaux
4.1 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.1 Terminologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
6.2 Loi de X . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
vii
Chapitre 1
de limites et de continuité
f est une fonction de la variable x si à toute valeur de x choisie dans un ensemble convenable E, f
fait correspondre une valeur bien déterminée y d’un ensemble F . Soit f : E → F une fonction.
— Si E ⊂ R et F ⊂ R, alors f est dite fonction réelle d’une variable réelle (le reste du chapitre).
Exemple
Exemple
x2 +1
x 7→ f (x) = ln(x−1)
1
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
Df = {∀x ∈ R/ ln (x − 1) 6= 0 et x − 1 > 0}
Df = {x 6= 2 et x > 1}
1.1.2 Intervalles
a et b étant deux nombres réels quelconques, on appelle intervalle [a, b] l’ensemble des nombres
1.1.3 Graphe
On associe à une fonction f un graphe voir figure 1.1 . Ox et Oy étant un système d’axes de
référence, on construit pour toute valeur x0 appartenant à l’intervalle où f est définie le point M0
de coordonnées (x0 , f (x0 )). L’ensemble des points obtenus constitue le graphe de f. Le graphe Γ(f )
2
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
(g ◦ f ) (x) = g (f (x))
Exemples
1.3 Monotonie
1.3.1 Définition
3
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
Exemples
Soit f (x) = x2
I1 étant R∗+ donc, si x1 < x2 ⇒ x21 < x22 ⇒ f (x1 ) < f (x2 ), alors f est strictement croissante sur I1 .
I2 étant R∗− donc, si x1 < x2 ⇒ x21 > x22 ⇒ f (x1 ) > f (x2 ), alors f est strictement décroissante sur I2 .
Une condition nécessaire pour étudier la parité est la symétrie du Df . Si x existe alors −x doit
exister.
f (x) = f (−x)
Exemple
— f (x) = x2 ⇒ f (−x) = x2
4
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
Exemple
1.4.2 Périodicité
On dit qu’une fonction f est périodique s’il existe un nombre positif T tel que :
f (x + T ) = f (x)
T est la période.
La relation précédente permet de vérifier que ∀k, kT est également une période ;
f (x + kT ) = f (x)
Cependant lorsqu’on parle de période on sous-entend la plus petite de toutes les périodes.
Exemple
5x + 5T → (1)
5x + 2kπ =
⇒ ou
(π − 5x) + 2kπ) = 5x + T → (2)
2π
(1) ⇒ T = 2kπ/5 ⇒ k = 1 ⇒ T = 5 .
Soit f une fonction de la variable x définie sur l’intervalle [a, b] (sauf éventuellement pour la
valeur x0 ). On dit que f à pour limite L lorsque x → x0 si en donnant à x des valeurs suffisamment
5
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
La solution n’est pas unique car tout µ0 , 0 < µ0 < µ convient aussi. Si f admet une limite au point
Exemples
1) La fonction f (x) = 2x − 1 est définie ∀x, pour x = 2, y = f (2) = 3 supposons que nous choisissons
1
ε= 106 que vaut µ ?
On a ||y − 3|| < ε soit |2x − 4| < ε ⇒ |x − 2| < ε/2 par conséquent toute valeur inférieure à ε
2 = 5.10−7
convient à µ.
√
x2
2) f (x) = 1 + x
Si nous désignons par A un nombre positif arbitrairement grand, nous dirons que f (x) tend vers
+∞ lorsque x → x0 , si ∀A > 0 arbitrairement grand, il est possible de trouver un nombre µ > 0 tel
que :
Exemple
1 1
Soit f (x) = (x−1)2
alors lim (x−1)2 = +∞
x→1
6
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
1 2 1
Si on désire que > A ⇒ (x − 1) < ⇒ |x − 1| < √1 d’où µ doit prendre toutes les valeurs
(x−1)2 A A
inférieures ou égales à √1 .
A
Remarques
lim f (x) = −∞⇔ ∀A > 0, ∃µ > 0/∀x, 0 < |x − x0 | < µ ⇒ f (x) < −A
x→x0
∞ 0
∞, 0, −∞ + ∞, 0 × ∞, 1∞ , 00 , ∞0 sont les cas d’indéterminations possibles qu’ils faudrait lever
pour conclure sur l’existence ou non d’une limite ainsi que sa valeur. Parfois, une étude directe permet
de lever l’indétermination.
Exemples
x3 −a3 0
1) f (x) = x−a pour x = a ⇒ f (x) = 0 forme indéterminée.
x2 +x−x2 √ x 1
f (x) = √
x2 +x+x
= 1
=√ 1
donc lim f (x) = 1/2.
x 1+ x +1 1+ x +1 x→+∞
Soit f une fonction telle que f : I → R , I étant quelconque de R. On dit que la fonction f est
7
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
D’où f est continue au point x0 si elle est continue à gauche et à droite de ce point.
Soient f et g deux fonctions définies sur un même intervalle I, et continues au point x0 ∈ I. Les
fonctions :
1. αf avec α ∈ R.
2. f + g.
3. f · g.
f
4. g avec g(x0 ) 6= 0.
5. |f |.
f est dite continue sur un intervalle I , si elle est continue en tout point de I.
1.6.1 Théorème
Si f est continue sur [a, b], alors f est bornée ⇔ ∀x ∈ [a, b] , ∃ (M, m) /m ≤ f (x) ≤ M . Figure 1.3
8
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
f(a)
j c b
O i a c' c'' x
f(b)
Soit une fonction f définie et continue sur l’intervalle I à valeur dans R, alors pour tous réels aet
b de I , pour tout réel u compris entre f (a) et f (b), il existe au moins un réel c compris entre a et b
9
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
Si f est continue sur I, et si g est continue sur J, alors g ◦ f est continue sur I.
Soit f définie sur un intervalle I sauf en x0 ∈ I, si f admet une limite en x0 , et qu’on pose :
f (x) si x 6= x0
g(x) =
l
si x = x0
Exemples
sin x
1) f (x) = xnon définie pour x0 = 0, or :
sinx x si x 6= 0
sin x
lim = 1 d’où si l’on pose : g(x) =
x→x0 x
1
si x = 0
g est la prolongée par continuité de f en x = 0.
1−cos x
2) f (x) = x2 non définie en x = 0. Or :
1−cos
x
si x 6= 0
x2
2
2 sin x/2
lim 1−cos
x2
x
= lim x2 1
= 2 ⇒g(x) =
x→0 x→0
1/2
si x = 0
g est la prolongée par continuité de f en x = 0.
Exercice
Solution :
ε
|2x − 2| < ε ⇒ |x − 1| < 2 ⇒ µ ≤ 2ε .
x
2) La fonction f (x) = |x| admet-elle une limite en x = 0 ?
10
Chapitre 1 : Généralités sur les fonctions, notion de limites et de continuité
x
lim f (x) = −x = −1.
x→0−
x
lim f (x) = x = 1.
x→0+
11
Chapitre 2
f (x) − f (x0 )
tend vers une limite.
x − x0
df
Cette limite, quand elle existe, est la dérivée de f en x0 , et on la note : dx |x=x0 ou f 0 (x).
Toute fonction dérivable en un point est continue en ce point, mais la réciproque n’est
pas toujours vraie.
Soit (C) la courbe représentative des variations de y = f (x) figure 2.1, A et B les
points d’abscisses x0 et x0 + ∆x sur (C). La sécante AB a pour pente, le rapport de
la différence des ordonnées de Bet A à la différence de leurs abscisses ; si a est l’ange
(Ox, AB) on aura :
∆y
tan a =
∆x
Faisons tendre ∆x vers O ; le point B se rapprochera du point A en décrivant (C), à
la limite, si y = f (x) admet une dérivée au point x0 la droite AB pivotera autour de
A et tendra vers une position limite AL, qui par définition est la tangente en A à (C).
Cette tangente AL à donc pour pente f 0 (x0 ) avec :
12
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
∆y f (x) − f (x0 )
tan a0 = lim = f 0 (x0 ) = lim
∆x→0 ∆x x→x0 x − x0
f (x)−f (x0 )
lim x−x0
= fg0 (x0 )
x→x0−
Si fg0 (x0 ) existe alors f est dérivable à gauche de x0 .
f (x)−f (x0 )
lim x−x0
= fd0 (x0 )
x→x0+
13
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
f (x)−f (x0 )
— Si lim x−x0
= +∞, on dit que la dérivée est infinie pour x0 c’est à dire au
x→x0
point x0 , a0 = π2 par rapport à Ox.
∆y ∆y
— Il se peut que lim + ∆x diffère de lim − ∆x , on dit qu’il existe une dérivée à
∆x→0 ∆x→0
droite et une dérivée à gauche , qu’on note : f 0 (x0+ ) et f 0 (x0− ). On a ainsi au
point M0 d’abscisse x0 deux tangentes de pentes différentes pour la courbe (C).
M0 est dit point anguleux. Voir figure
— Si une fonction est dérivable au point d’abscisse x = x0 , elle est également conti-
nue en x0 , c’est à dire que :
[Link] La somme
Soient u(x) et v(x) deux fonctions admettant des dérivées respectivement u0 et v 0 et
si :
alors :
14
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
[Link] Le produit
Si f (x) = u(x) · v(x), alors :
u(x)
Dans le cas où f (x) = v(x)
alors on a :
u0 (x)v(x) − v 0 (x)u(x)
f 0 (x) =
v 2 (x)
2.1.6 Dérivée de xm m ∈ N?
cos x
De même la dérivée def (x) = cot x = sin x
est donnée par :
1
f 0 (x) = (cot x)0 = −
sin2 x
Exemple
3 cos x
Soit à calculer la dérivée de y = 1+sin x
Posons u = 3 cos x alors u0 = −3 sin x
v = 1 + sin x alors v 0 = cos x
15
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
ou bien
f : I → R; g : J → K
g◦f :J → R
alors :
0
0 0
(g ◦ f ) = g ◦ f f
de même
0
0 0 0
(h ◦ g ◦ f ) = h ◦ g ◦ f g ◦ f f
Exemples
1. Dérivée de f (x) = y = [u(x)]m , m ∈ Z?
y 0 = mum−1 u0x
1
Ainsi la dérivée de y = u(x)
0
On a m = −1 ⇒ y 0 = −u (x) · u0x ⇒ y 0 = − uux2
−2
2. y = f (x) = tan3 2x
3
dans ce cas m = 3
On pose u = 3 = ϕ(x) ⇒ ϕ0 (x) = u0x = 23
2x
16
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
2x 2x 2
yx0 = 3 tan 2
1 + tan2
3 3 3
2 2x 2x
= 2 tan 1 + tan2
3 3
Fonction Dérivée
f (x) = C te f 0 (x) = 0
f (x) = x f 0 (x) = 1
f (x) = xm f 0 (x) = mxm−1
f (x) = sin x f 0 (x) = cos x
f (x) = cos x f 0 (x) = − sin x
f (x) = tan x f 0 (x) = cos12 x = 1 + tan2 x
f (x) = cot x f 0 (x) = − sin12 x
f (x) = u(x) + v(x) f 0 (x) = u0 (x) + v 0 (x)
f (x) = u0 (x) · v 0 (x) f (x) = u0 (x)v(x) + v 0 (x)u(x)
0
0 0 (x)u(x)
f (x) = u(x)
v(x)
f 0 (x) = u (x)v(x)−v v 2 (x)
f [u(x)] fx0 = fu0 · u0x
f 0 (u) = [u(x)]n f (x) = nun−1 u0x
0
17
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
0 0 0
[f · g] = f g+g f
00 0 0
[f · g] = f (2) g + 2f g + g (2) f
0 0
[f · g](3) = f (3) g + 3f (2) g + 3f g (2) + f g (3)
En général :
n
X
(n)
[f · g] = Cnp f (n−p) g (p)
p=0
Cette égalité, appelée formule de Leibniz, est valable pour tout entier n ≤ N .
2.4.1 Définition
Soit une fonction x 7→ f (x) = y définie sur [a, b] et dérivable au point x0 ∈ [a, b], et
∆x un accroissement de x à partir de x0 . On appelle différentielle de f (x) au point x0 ,
l’application qui à ∆x fait correspondre le nombre f 0 (x0 ) · ∆x et on note :
dy = f 0 (x0 ) · ∆x (2.1)
dy
y 0 = f 0 (x) =
dx
Exemple
18
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
Définition
f admet un extremum au point x0 , si elle admet un maximum relatif ou un minimum
relatif en ce point.
Théorème 1
Si f admet un extremum en x0 et si f est dérivable en ce point, alors f 0 (x0 ) = 0.
Théorème 2
0
Si f est dérivable sur un intervalle de centre x0 et si f s’annule en changeant de signe
en x0 , alors f admet en x0 un extremum.
Remarques
La condition f 0 (x0 ) = 0 n’est ni nécessaire ni suffisante pour l’existence d’un extremum.
2) f (x) = |x| présente un minimum au point x0 alors qu’elle n’est pas dérivable en ce
point.
3) f (x) = x3 ⇒ f 0 (x) = 3x2 . Au point x = 0, f 0 (0) = 0 mais f n’admet pas d’extremum
en x = 0.
La résolution de l’équation f 0 (x) = 0 donne tous les points dans lesquels f pourrait ad-
mettre des extremums, ces points sont appelés points stationnaires ou points critiques.
19
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
Soit y = f (x) une fonction dont la dérivée s’annule au point x = x0 , c’est à dire
0 00
f (x0 ) = 0 supposons que la dérivée seconde f (x) existe et soit continue au voisinage
de x0 .
Théorème
0 00
Soit f (x) = 0 alors la fonction a un maximum au point x = x0 si f (x0 ) < 0 et un minimum
00
si f (x0 ) > 0.
Exemple
1) La portée R = OA voir figure 2.5 d’un projectile lancée (dans le vide) avec une
vitesse initiale v0 sous un angle ϕ avec l’horizontale est donnée par la formule :
v02 sin 2ϕ
R=
g
(g est la pesanteur) . Pour une vitesse initiales donnée v0 déterminer pour quelle valeur
Solution :
π
Étudions les max de la fonction R(ϕ) sous l’angle 0 ≤ ϕ ≤ 2
0
v02 sin 2ϕ v02 2 cos 2ϕ
0
R = =
g g
0
Calculons de ϕ pour lequel R = 0 ⇒ ϕ = π4 . car cos 2ϕ = 0.
20
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
0
v02 2 cos 2ϕ 4v02 sin 2ϕ
00
R = =−
g g
00
à ϕ = π/4 on a R = −4v0/g < 0, R (π/4) = v0/g il s’agit bien d’un maximum au point
(π/4, v0/g).
Solution :
0
f (x) = 2 cos x − 2 sin 2x = 2 (cos x − 2 sin x cos x) = 2 cos x (1 − 2 sin x)
21
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
π π 5π 3π
2 cos x (1 − 2 sin x) = 0 ⇒ x1 = 6
; x2 = 2
; x3 = 6
; x4 = 2
00
f ( π2 ) = −2 · 1 + 4 · 1 = 2 > 0 ⇒ minumum ⇒ f ( π2 ) = 2.1 − 1 = 1
00
f ( 5π
6
) = −2 21 − 4 12 = −3 < 0 ⇒ maximum ⇒ f ( 5π
6
) = 2 12 + 1
2
= 3
2
00
f ( 3π
2
) = (−2) (−1) − 4. (−1) = 6 > 0 ⇒ minimum ⇒ f ( 3π
2
) = 2 (−1) − 1 = −2
Théorème (Rolle)
Soit une fonction f (voir figure 2.7) telle que f : [a, b] → R , Si :
Remarque
22
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
f (x + h) − f (x) = hf 0 (x + θh)
f 0 (x)
Si f et g sont deux fonctions dérivables aux voisinage de a et si g 0 (x)
admet une limite
l au point a , alors fg(x)−g(a)
(x)−f (a)
admet la même limite en ce point.
La réciproque de ce corollaire est inexacte.
Remarque
0 ∞
Le résultat précédent s’applique seulement aux formes indéterminées 0
et ∞
.
Exemple
2
sin 5 2
lim ln(x+1)
x
x +3
= 1, lim sinx x = 1, lim 1 x = 2, lim 2x 1 x
5 +8 = 2 , lim exp x = 0.
x→0 x→0 x→∞ x x→∞ x→∞
Théorème (Théorème des valeurs intermédiaires)
Supposons que la dérivé f 0 d’une fonction f soit définie sur un intervalle I. Soit [a, b] ⊂ I
et f 0 (a) = α , f 0 (b) = β. Si γ est un nombre strictement compris entre α et β, alors il
existe un point c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = γ.
Si une fonction f est définie et continue sur un intervalle [a, b] , ainsi que ses n premières
dérivées, et si elle admet dans l’intervalle [a, b] une dérivée d’ordre n + 1 , il existe une
valeur c ∈ ]a, b[pour laquelle :
23
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
C’est la formule de Taylor à l’ordre n + 1 où le dernier terme est appelle le reste de
Lagrange.
2.7.2 Formule de Taylor-Young
n+1
X (x − x0 )k
f (x) = f (x0 ) + f (k) (x) + (x − x0 )n+1 ε(x) (2.3)
k=1
k!
x 0 x2 xn
f (x) = f (0) + f (0) + f (2) (0) + · · · + f (n) (0) + xn+1 ε(x) (2.4)
1! 2! n!
avec : lim ε(x) = 0.
x→x0
La formule donnée par l’équation 2.4 est pratique pour le calcul de [Link] même
formule peut être utilisée dans le calcul de valeurs approchées en prenant :
1
ε(x) = (n+1)! f (n+1) (θx) avec 0 < θ < 1.
Définition
Une fonction f (x) définie au voisinage de x = x0 admet un développement limité
d’ordre n, s’il existe un polynôme de degré n.
Pn (x) = a0 + a1 (x − x0 ) + · · · + an (x − x0 )n
Remarque
24
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
Exemple
25
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
Remarque
l’existence du DL d’une fonction f ne permet pas de tirer aucune conclusion sur l’exis-
tence du DL de f 0 .
Exemple
1
V(0) : 1−x
= 1 + x + x2 + · · · + xn + xn ε(x) ;lim ε(x) = 0.
x→0
1 2 n−1
V(0) : (1−x) 2 = 1 + 2x + 3x + · · · + nx + xn−1 µ(x) ;lim µ(x) = 0.
0 x→0
1 1
avec : 1−x
= (1−x)2
Théorème
Soit f : [−a, a] → R une fonction intégrable admettant un DL d’ordre n au voisinage
de zéro.
f (x) = a0 + a1 x + · · · + an xn + xn ε(x) où lim ε(x) = 0.
´x x→x0
Alors, le fonction F : x 7→ 0 f (t)dt , x ∈ [−a, a] admettant au V(0) un DL d’ordre
(n + 1).
a1 an n+1
F (x) = a0 x + x2 + · · · + x + xn+1 µ(x)
ˆ x 2 n + 1
= Pn (t)dt + xn+1 µ(x)
0
Exemple
1
V(0) : 1+x = 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)n xn + xn ε(x) ;lim ε(x) = 0.
x→0
On intègre sur [0, x]pour obtenir :
´ x dt ´x ´x
0 1+t
= 0 (1 − t + t2 + · · · + (−1)n tn )dt + 0 tn ε(t)dt.
x2 x3 xn+1
V (0) : ln (1 + x) = x − + + · · · + (−1)n + xn+1 µ(x) avec lim µ(x) = 0
2 3 n+1 x→0
Exemple
x x2 xn
exp x ≥ 1 + + + ··· + avec (x ≥ 0)
1! 2 n!
2) En utilisant la relation de Mac-Laurin d’ordre 2, montrer que l’on a :
26
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
8
<e<3
3
Solution
1) La fonction e est de classe C ∞ , d’après la formule de Mac Laurin d’ordre n, on a
pour tout x ∈ R
x x2 xn xn+1 xθ
ex = 1 + + + ··· + + e avec 0 < θ < 1
1! 2! n! (n + 1)!
d’où :
x x2 xn xn+1 xθ
ex − (1 + + + ··· + ) = e ≥ 0 si x ≥ 0
1! 2 n! (n + 1)!
donc
x x2 xn
exp x ≥ 1 + + + ··· + avec (x ≥ 0)
1! 2 n!
2) On a :
x x2 x3 xθ
ex = 1 + + + e avec 0 < θ < 1
1 2 6
Pour x = 1
1 eθ
e = 2+ + avec 0 < θ < 1
2 6
5 eθ
= + avec 0 < θ < 1
2 6
Par ailleurs,
1 eθ e
0 < θ < 1 ⇒ 1 < eθ < e ⇒ < <
6 6 6
car ex est fonction croissante
5 1 5 eθ 5 e 8
+ < + < + ⇒ <e<3
2 6 2 6 2 6 3
5 e
car 3 < 2
+ 6
Exemples
x3
V(0) : sin x = x − 3!
+ x5 ε(x) avec lim ε(x) = 0.
| {z } x→0
R4
et
27
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
x2 x4
V(0) : cos x = 1 − 2!
+ 4!
+ x4 ε(x) avec lim ε(x) = 0.
| {z } x→0
R4
x2 x3 x4
alors au V(0) : f (x) = 1 + x − 2!
− 3!
+ 4!
+ R4
V(0) :
x3 x2 x4 x3 x3
f (x) = x− + R4 1− + + R4 = x − − + R4
3! 2! 4! 2! 3!
1 1 2
= x− + x3 + R4 = x − x3 + R4
2 6 3
sin x
3- f (x) = cos x
3
x− x3! +R4
V(0) : f (x) = 2 4
1− x2! + x4! +R4
x3 x2 x4
x− 3! 1− 2! + 4!
x3 x3
x− 2 x+ 3
Autre méthode
1
Sachant qu’au V(0) : = 1 + y + y 2 + y 3 + y 4 + R4 alors :
1−y
2 3 4
x2 x4 x2 x4 x2 x4 x2 x4
1
=1+ − + − + − + − ...
x2 x4
2 24 2 24 2 24 2 24
1− −
2 24
| {z }
y
4- D.L de ex au V(1)
28
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
x3
1 2 1 3 x2
esin x = 1 + x − 3! + x + x + R3 = 1 + x + + R3
2 6 2
sin px px p
V(0) : sin px ' px et sin qx ' qx ⇒ lim = lim =
x−→0 sin qx x−→0 qx q
π
x sin(x − )
2) lim 2 ?
π cos x
x−→
2
π π
Posons x = + u ⇒ si x −→ ⇒ u −→ 0
2 2
π π π π π π
x sin(x − ) u+ sin(u + ) − u+ cos u −
I1 = lim 2 = lim 2 2 2 = lim 2 2
π cos x u−→0 π u−→0 − sin u
x−→ cos u +
2 2
u2
π π
u+ 1− −
2 2 2
I1 = lim on développe à l’ordre 2 le numérateur et le
u−→0 −u
dénominateur
π πu2 π
u+ − −
I1 = lim 2 4 2 = −1
u−→0 −u
π
3) I2 = lim x − tan x ?
π 2
x−→
2
Sachant que le D.L à l’ordre n au V(0) de tangente est :
x3 2
tan x = x + + x5 + · · · + R3
3 15
π π
Posons u = x − ⇒ si x −→ ⇒ u −→ 0
2 2
π 1
I2 = lim u tan u + =u − avec D.L tan x ' x au V(0) à l’ordre 1
u−→0 2 tan u
29
Chapitre 2 : Dérivée et différentielle d’une fonction d’une variable
u
I2 = lim − = −1
u−→0 u
30
Chapitre 3
3.1.1 Définition
Prenons un point de chaque segment [x0 , x1 ] , [x1 , x2 ] , · · · , [xn−1 , xn ] que nous désignons
par t1 , t2 , · · · , tn avec :
31
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
Soient f (t1 ), f (t2 ), · · · , f (tn ) les valeurs de la fonction en ces points. La somme des
quand n → ∞, 4x → 0. La limite de la somme quant le plus grand des 4xi tend vers
zéro s’appelle l’intégrale définie de la fonction f (x) sur l’intervalle [a, b] est notée :
ˆ b
f (x)dx
a
Par définition
n
X ˆ b
lim f (ti )4xi = f (x)dx
max4xi →0 a
i=1
Théorème
Toute fonction continue sur [a, b] est intégrable sur [a, b].
— Relation de Chasles
— Si f et g sont intégrables sur [a, b], alors (f + g) est intégrable sur [a, b] et :
32
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ˆ b ˆ b ˆ b
(f + g) (t)dt = f (t)dt + g(t)dt
a a a
— Si f est intégrable sur [a, b] et λ ∈ R, alors (λf ) est intégrable sur [a, b] avec :
ˆ b ˆ b
(λf ) (t)dt = λ f (t)dt
a a
´b
Soit f une fonction positive et continue sur [a, b] alors a
f (x)dx est la mesure de
ˆ c ˆ d ˆ b
A= f (x)dx − f (x)dx + f (x)dx
a c d
3.2.1 Définition
33
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
seulement si, F est dérivable sur I et admet pour fonction dérivée la fonction f . Ainsi,
ˆ
f (x) dx = F (x) + C où Cest une constante réelle
F (x) + k.
´x
Si f est continue sur [a, b] et x0 ∈ [a, b], alors : x 7→ x0
f (t) dt est une primitive de f
Si f est continue sur [a, b], pour toute primitive F de f sur [a, b] on a :
ˆ b
F (b) − F (a) = f (t) dt
a
34
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ˆ b
m (b − a) ≤ f (x) dx ≤ M (b − a)
a
´b 1
´b
Pour cela ∃c ∈ ]a, b[ / a
f (x) dx = (b − a) f (c) ⇔ f (c) = b−a a
f (x) dx
Exemple
Soit f (x) = x2 sur [1, 2], quelle est la valeur moyenne de f sur cet intervalle ?
´2 2 h 3 i2
x 3
1
x dx = 3
= 23 − 13 = 73 = 2, 33.
1
´ ´ ´ ´
— (ax2 + bx + c) dx = a x2 dx + b xdx + c dx = 32 ax3 + 2b x2 + cx + C.
´√ √ √ ´ √
— 2pxdx, p ∈ R ; 2pxdx = 2p x1/2 dx = 23 2px3/2 + C.
ˆ ˆ
dx 1
√ = (5x − 2)−1/2 d (5x − 2)
5x − 2 5
ˆ
1 1 u1/2
= (u)−1/2 du =
5 5 12
2 1/2 2 √
= u = 5x − 2 + C
5 5
Soit f : [a, b] 7→ R une fonction continue et ϕ : [α, β] 7→ [a, b]une fonction continûement
0
dérivable telle que ϕ (α) = a et ϕ (β) = b alors, la fonction t 7→ f (ϕ (t)) ϕ (t) est
35
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ˆ b ˆ β
0
f (x) dx = f (ϕ (t)) ϕ (t) dt
a α
Applications immédiates
´ ´
1) Si f (x)dx = F (x) + C alors, f (ax)dx = a1 F (ax) + C
Démonstration
dt
´ ´
On pose t = ax ⇒ a
= dx d’où f (ax)dx = f (t) dta = a1 F (t) + C = a1 F (ax) + C
ˆ a
f (x)dx = 0
−a
Démonstration
ˆ
´a ´a 0
Sachant que −a
f (x)dx + 0 f (x)dx
f (x)dx =
| −a {z }
I
´0 ´a
On pose t = −x ⇒ dt = −dx ⇒ I = a f (−t)(−dt) = − 0 −(f (t))(−dt)
´a ´a
I=− 0
f (t)dt = − 0
f (x)dx
´a ´a ´a
donc −a
f (x)dx = − 0
f (x)dx + 0
f (x)dx = 0.
´a ´a
De même si f (x) est paire alors : −a f (x)dx = 2 0 f (x)dx
´ u0 (x)
3) u(x)
dx = ln |u(x)| + C ; C ∈ R.
Exemples
´ x
1) 1+x2
dx ?
36
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ˆ ˆ
2 2 2
2t4 + 2t2 dt = t5 + t3 + C
I3 = t + 1 t · 2tdt =
5 5
2 2
I3 = (x − 1)5/2 + (x − 1)3/2 + C
5 5
Théorème
ˆ b ˆ b
0 0
u(x)v(x) dx = [u(x)v(x)]ba − v(x)u (x)dx
a a
Exemples
´π
1) I1 = 0
x2 cos xdx ?
On pose
u(x) = x2 ⇒ du = 2xdx
π ´ π ´π
I1 = x2 sin x 0 − 0 2x sin xdx⇒ I1 = −2 0 x sin xdx on pose :
| {z }
0
u(x) = x ⇒ du = dx
ˆ π
I1 = −2 [−x cos x]π0 −2 cos xdx=-2[−π cos π + 0] = −2π.
0
| {z }
0
37
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
´
2) I = x ln xdx ?
dx
u(x) = ln x ⇒ du =
x
1
v(x) = x2 ⇐ dv = xdx
2
1 ´
I= 2
x2 ln x − 12 x2 dx
x
= 12 x2 ln x − 14 x2 + C
I = 21 x2 ln x − 1
2
+ C; C ∈ R.
´ dx
Il s’agit de calculer F (x) = (x−a)α
avec α ≥ 1 ∈ N.
Premier Cas α = 1
´ dx
(x−a)
= ln |x − a| + C ; C ∈ R.
Exemple
´ xdx
x2 +x−1
?
h √ i h √ i
on a : x2 + x − 1 = x − −1+2 5 x − −1−2 5 = (x − a) (x − b)
x A B
d’où : x2 +x−1
= x−a
+ x−b
√
x(x−a) −1+
A = lim (x−a)(x−b) x
= lim (x−b) = a
= √ 5
x→a x→a (a−b) 2 5
√
x(x−b) x b 1+√ 5
B = lim (x−a)(x−b) = lim (x−a) = (b−a)
= 2 5
x→b x→a
ainsi
´ xdx
√
5−1
´ dx √
√
5+1
´ dx √
x2 +x−1
= √ + √
2 5 x+ 1−2 5 2 5 x+ 1+2 5
Finalement :
´ xdx
√
5−1
√
1− 5
√
5+1
√
1+ 5
= √ ln x + + √ ln x + .
x2 +x−1 2 5 2 2 5 2
38
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ˆ b
lim f (x) dx
b→+∞ a
´ +∞
existe alors on la note a
f (x)dx et elle est appellée intégrale impropre de la fonction
´ +∞
f (x) sur l’intervalle [a, +∞[. On dit aussi, a
f (x)dx converge. Si la limite n’existe
Soit f continue sur [a, c[ (la fonction n’étant pas définie ou pas continue au point x = c).
´c
L’intégrale a
f (x)dx définie par :
ˆ c
lim f (x) dx
b→c a
Exemple
´1 ln(1+x)
1) 0 x2
dx ?
´1 ln(1+x) ´1 ln(1+x)
0 x2
dx = lim x2
dx
b→0 b
on pose
dx
u(x) = ln(1 + x) ⇒ du =
1+x
1 dx
v=− ⇐ dv = 2
x x
´1 ln(1+x)
h i1 ´1 h i1 ´1 ´1
b x2
dx = − ln(1+x)
x
+ dx
b x(1+x)
= − ln(1+x)
x
+ dx
b x
− dx
b 1+x
b b
´1
b
ln(1+x)
x2
dx = − ln 2 + ln 1+b
b
+ [ln |x|]1b − [ln |1 + x|]1b
39
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
ln 1 + b
lim
´ 1 ln(1+x) | {zb } b→0
L’intégrale diverge.
´0
2) −∞
exp(x)dx ?
´0 ´0
−∞
exp(x)dx = lim exp(x)dx = lim [exp(x)]0A = 1 − lim exp(A) = 1
A→−∞ A A→−∞ A→−∞
´
3.5.1 Intégrales du type Im,n = sinm x cosn xdx ; m et n sont des nombres entiers.
Exemple
´ ´ ´ 2
I= sin2 x cos5 xdx = sin2 x cos4 x cos xdx = sin2 x 1 − sin2 x d (sin x)
´ 2 ´ ´
On pose t = sin x ⇒ I = t2 (1 − t2 ) dt = t2 (t4 − 2t2 + 1) dt = (t6 − 2t4 + t2 ) dt
t7 2t5 t3 sin7 x 2 sin5 x sin3 x
I= 7
− 5
+ 3
+C = 7
− 5
+ 3
+ C.
on pose sin2 x = 21 (1 − cos 2x) ; cos2 x = 12 (1 + cos 2x) et sin x cos x = 12 sin 2x
Exemple
´ ´ ´ 2
cos2 3x sin4 3xdx = (cos 3x sin 3x)2 sin2 3xdx = 1 1
I= 2
sin 6x 2
(1 − cos 6x) dx
´ ´
1
sin2 6x − sin2 6x cos 6x dx = 81 1
(1 − cos 12x) − sin2 6x cos 6x dx
I= 8 2
1
sin3 6x + C
1 1 1
I= 8 2
x− 24
sin 12x − 18
´ ´
car sin2 6x cos 6xdx = 1
6
sin2 6xd (sin 6x) = 1
18
sin3 6x + C.
40
Chapitre 3 : Fonctions aux intégrales générales
Exemple
´ sin2 x
´ sin2 x(sin2 x+cos2 x)
2
´ 2
I= cos6 x
dx = cos6 x
dx = tan2 x (1 + tan2 x) dx
dt
On pose t = tan x ⇒ dx = 1+t2
´ 2 dt
´
I= t2 (1 + t2 ) 1+t2
= t2 (1 + t2 ) dt = 13 t3 + 15 t5 + C = 31 tan3 x + 15 tan5 x + C.
´ ´ ´
3.5.2 Intégrales du type : sin mx cos nxdx ; sin mx sin nxdx ; cos mx cos nxdx (m 6= n)
Exemple
´ 1
´ 1 1 1
sin 9x sin xdx = 2
[cos 8x − cos 10x] dx = 2 8
sin 8x + 10
sin 10x + C.
´
3.5.3 Intégrales du type R(sin x, cos x)dx
d’echec , on pose :
1−t2
t = tan x2 d’où sin x = 2t
1+t2
, cos x = 1+t2
et dx = 2dt
1+t2
Exemple
´ dx
I= 1+sin x+cos x
?
´ 2
1+t2
´
on pose t = tan x2 ⇒ 2 dt = dt
1+t
= ln |1 + t| + C = ln 1 + tan x2 + C.
1+ 2t 2 + 1−t2
1+t 1+t
Changement de variable
x x
sin cos cos x2 sin x2
sin x = 2 sin x2 cos x2 = 2 sin2 x2+cos22 x = 2
sin2 x
= 2t
1+t2
;
2 2 cos2 x2 1+ 2 2
x
cos 2
cos2 x2 −sin2 x
cos x = sin2 x2 +cos2
2
x
2
41
Chapitre 4
Analyse Combinatoire
4.1 Introduction
L’analyse combinatoire est une branche des mathématiques qui étudie comment comp-
ter les objets. On dit que deux objets sont indiscernables s’ils sont “équivalents par
rapport au critère considéré. sinon, on dit qu’ils son discernables. Un objet est carac-
térisé par :
On dit que la répétition est permise si un élément peut apparaı̂tre plus d’une fois. on
dit alors que l’expérience est avec répétition. Sinon, elle est dite sans répétition.
Si Quant un objet change de place, la distribution change, on dit que celle-ci est or-
Exemple
42
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
On considère un ensemble E ayant trois éléments E = {a, b, c}. Choisir 2 éléments dans
cet ensemble peut se faire de plusieurs façons différentes, suivant que l’on ordonne les
éléments et que l’on autorise la possibilité de choisir le même élément plusieurs fois ou
4.4 Factorielle n
Supposons que nous procédons n objets et que nous décidons de les ordonner tous, il
ya:
n! = n(n − 1)(n − 2) · · · 3 × 2 × 1
Dès que ndépasse la dizaine, n! se compte en millions, il est bon de connaı̂tre la formule
n n √
n! = 2πn
e
4.5 Arrangements
ordonné de p de ces éléments, tous distincts. Un arrangement est donc caractérisé par
43
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
Calcul de Apn :
Dans la première case, on peut placer un objet parmi n (donc n façons pour le choisir),
dans la deuxième, un objet parmi n–1 et ainsi jusqu’à la pième où on peut placer un
Exemple :
Combien de mots de 3 lettres ne comportant pas plus d’une fois la même lettre peut-on
αnp = np
Calcul de αnp = np
Dans la première case, on peut placer un objet parmi n, dans la deuxième, un objet
44
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
4.6 Permutations
Une permutation de n objets est un ensemble ordonné de ces n objets. Les permutations
de ces n objets constituent un cas particulier des arrangements. C’est le cas où n = p.
Pn = Ann = n!
Exemple :
façons.
Dans le cas où il existe k objets identiques parmi les n objets, le nombre de permutations
Pn n!
Pn (avec k répétitions) = =
Pk k!
Exemple :
45
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
4.7 Combinaisons
Le nombre de manières de prendre p objets parmi n sans prendre deux fois le même
objet et sans ordonner est noté Cnp ou (pn ) (combinaisons de p objets parmi n). Pour
Il y a Apn manières de tirer p objets en les ordonnant et une fois qu’on a les p objets il
Apn
y p! manières de les ordonner. Donc il y a p!
manières de les tirer sans les ordonner.
d’où :
Apn n!
Cnp = =
p! p!(n − p)!
Exemple :
Un groupe de 50 personnes se fait représenter par cinq d’entre elles. Combien de solu-
tions y-t-il ?
Il s’agit de prendre 5 personnes parmi 50, les 5 personnes étant toutes différentes et ce
5
groupe de 5 n’étant pas ordonné, il y alors, C50 cas possibles.
5 50!
C50 = 5!(50−5)!
= 2118760 possibilités.
p p−1
4.8.2 Cnp = Cn−1 + Cn−1
n
X
4.8.3 Cnp = Cn0 + Cn1 + Cn2 + · · · + Cnp + · · · + Cnn = 2n
p=0
20 = 1
21 = 1 + 1
22 = 1 + 2 + 1
23 = 1 + 3 + 3 + 1 etc...
46
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
a- 4 boules jaunes.
b- 4 boules vertes.
f- 2 jaunes et 2 vertes.
g- Au moins 3 vertes.
h- Au plus 3 jaunes.
On distinguera deux cas suivant que le tirage est effectué avec ou sans remise.
Solution :
Le tirage est successif, alors l’ordre est important , il s’agit donc d’arrangements avec
n = 10 et p = 4. Dans le cas avec remise on utilisera αnp = np , dans le cas sans remise
n!
c’est l’équation Apn = (n−p)!
qui sera appliquée. Le tableau qui suit résume la solution
47
Chapitre 4 : Analyse Combinatoire
48
Chapitre 5
probabilités
5.1 Introduction
La théorie des probabilités à pour but l’étude des phénomènes ou les expériences aléa-
toires (non déterministes). Une expérience est dite aléatoire lorsqu’il n’est pas possible
de prévoire quel sera le résultat de cette expérience c’est une épreuve aléatoire. Par
5.2.1 Définition
événement.
Exemple :
49
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
Soit l’univers Ω = {×, +, /}. Les éventualités sont ×, +et/. les évènements, les ω pos-
sibles sont :
Φ, {×} , {+} , {/} , {×, +} , {×, /} , {+, /} , {×, +, /}
P(Ω) = {φ, {×} , {+} , {/} , {×, +} , {×, /} , {+, /} , {×, +, /}} sont l’ensemble des par-
ties de Ω.
Remarque
qui ne sont pas dans A. Donc Ā est réalisé si et seulement si A ne l’est pas. On remarque
Exemple :
Dans le cas d’un jet de dé Ω = {1, 2, 3, 4, 5, 6} si A = {1, 2} alors Ā = {3, 4, 5, 6}.
5.2.3 Propriétés
A ∪ B = B ∪ A ; A ∩ B = B ∩ A.
A ∪ B = B̄ ∩ Ā ; A ∩ B = Ā ∪ B̄ ;
50
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
babilités égales (équiprobables) et que parmi ces n cas possibles il y ait h cas favorables
Nous considérons l’évènement certain : c’est Ω lui même et l’évènement impossible c’est
1. P (Ω) = 1
2. P (φ) = 0.
3. 0 ≤ P (A) ≤ 1
Exemple :
Soit A l’évènement : “les nombres 3 ou 4 apparaissent lors d’une seule partie de dé”.
Le dé peut tomber sur l’une ou l’autre des six faces :1, 2, 3, 4, 5, 6. Si le dé est bien
équilibré, on peut supposer que chaque évènement ω des six possibilités est égal à 1/6
(évènements équiprobables).
2 1
Comme A peut se produire de deux manières possibles on a : P (A) = 6
= 3
, et
4
P (Ā) = 6
= 23 .
La loi de probabilité pour laquelle tous les évènements élémentaires ont des probabilités
51
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
lité d’un évènement est la fréquence d’apparition de cet évènement. C’est un nombre
deux évènements indépendants, dans le cas contraire on dit qu’ils sont dépendants.
P (A∩B)
P (A/B) = P (B)
5.5.1 Propositions
52
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
P (Ā/B) = 1 − P (A/B)
X
Si A ⊂ B ⇒ P (A) ≤ P (B) P (∪Ai ) ≤ P (Ai )
i
i
[Link] Propriétés
P (A) = 0 ⇒ P (A ∩ B) = 0 ⇒ P (A/B) = 0.
5. A indépendant de B ⇒B indépendant de A.
Exemple 1 :
Soit A et B les évènements “ face au cinquième jet” et “face au sixième jet” d’une pièce
bien équilibrée. Alors, la probabilité qu’il y ait face à la fois au cinquième et au sixième
jet est :
1 1 1
P (A et B) = P (A) · P (B) = 2
· 2
= 4
Exemple 2 :
Supposons une boite renfermant 3 boules blanches et 2 boules noires. Quelles est la
53
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
probabilité que la première boule extraı̂te soit noire et la deuxième boule extraı̂te soit
P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B)
aucune éventualité commune, ils sont incompatibles Voir figure 5.1 et comme A =
(A ∩ B) ∪ A ∩ B̄ on a :
P (A) = P (A ∩ B) + P A ∩ B̄
Exemple :
Dans le jeu de dé à 6 faces, on considère l’évènement A : “le résultat est pair” et
A = {2, 4, 6} et B = {3, 6}
donc A ∪ B = {2, 3, 4, 6}
54
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
et A ∩ B = {6}
3
on obtient P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B) = 6
+ 26 − 1
6
= 2
3
n
X
P (A) = P (Ei )P (A/Ei )
i=0
55
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
P (Ek )P (A/Ek )
P (Ek /A) = n ∀k = 1, 2, · · · , n
X
P (A) = P (Ei )P (A/Ei )
i=1
Cette formule permet de calculer les probabilités des causes possibles sachant qu’une
Exercice 1 :
Une urne contient 4 boules rouges,3 vertes et 2 noires indisernables au toucher. On tire
Solution :
56
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
C42 C31 C20 + C42 C30 C21 + C41 C32 C20 + C40 C32 C21 + C41 C30 C22 + C40 C31 C22
P (C) =
C93
18 + 12 + 12 + 6 + 4 + 3 55
= = ' 0.65
84 84
Exercice 2 :
Quatres urnes contiennent : la première une boule blanche et une boule noire ; la
deuxième deux boules blanches et trois boules noires ; la troisième : trois boules blanches
et cinq boules noires et la quatrième : quatre boules blanches et sept boules noires.
L’évènement Ei consiste à choisir une urne parmi les quatres (i = 1, 2, 3, 4). Sachant
i
que le choix de la iième urne a une probabilité égale à 10
, et que l’on tire une boule à
partir d’une urne au hasard. Trouvez la probabilité du tirage d’une boule blanche.
Solution :
On a :
avec :
P (A/E1 ) = 1/2 probabilité de tirer une BB sachant que l’on a choisit l’urne 1.
57
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
P (A/E2 ) = 2/5 probabilité de tirer une boule blanche sachant que l’on a choisit l’urne
2.
P (A/E3 ) = 3/8 probabilité de tirer une boule blanche sachant que l’on a choisit l’urne
3.
P (A/E4 ) = 4/11 probabilité de tirer une boule blanche sachant que l’on a choisit l’urne
4.
1707
Finalement :P (A) = 4400
= 0.38.
Exercice 3 :
urne au hasard et l’on tire une boule blanche. Calculez la probabilité que la boule
Solution :
Formule de Bayes :
P (Ek )P (A/Ek )
P (Ek /A) = 3
∀k = 1, 2, · · · , n
X
P (A) = P (Ei )P (A/Ei )
i=1
Avec dans notre cas P (Ek /A) = P (E1 /A) probabilité que l’on ait choisit la première
urne sachant que l’on ait tiré une BB. A évènement “tirer une boule blanche”
P (E1 )P (A/E1 )
P (E1 /A) = 3
X
P (A) = P (Ei )P (A/Ei )
i=1
P (E1 ) = P (E2 ) = P (E3 ) = 1/3 (urne identiques donc leur probabilités aussi).
P (A/E1 ) = 1 probabilité de tirer une boule blanche sachant qu’on ait choisit l’urne 1.
P (A/E2 ) = 1/2 probabilité de tirer une boule blanche sachant qu’on ait choisit l’urne
58
Chapitre 5 : Théorie élémentaire du calcul de probabilités
2.
P (A/E3 ) = 0 probabilité de tirer une boule blanche sachant qu’on ait choisit l’urne 3.
D’où :
1
·1 3 2
P (E1 /A) = 1 11 1 =
3
·1+ · 2 + 3 ·0
3
3
59
Chapitre 6
Toute mesure d’une grandeur dont les valeurs dépendent du hasard est dite variable
Exemple 1
On lance une paire de dés identiques bien équilibrés. Soit x la somme de points obtenus.
60
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
X = xi 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
P (X) 1/36 2/36 3/36 4/36 5/36 6/36 5/36 4/36 3/36 2/36 1/36
P (X = 5) = P (1 ∩ 4) + P (4 ∩ 1) + P (3 ∩ 2) + P (2 ∩ 3)
6/36
1/36
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Exemple 2
Si la v.a. X est continue, par exemple la distance d’un projectile à l’objectif dans un tire
répété, alors l’histogramme relatif des fréquences d’un échantillons dans le cas limite
d’une population, devient, une courbe continue (figure ) dont l’équation y = f (x). L’aire
61
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
soit entre a et b et f (x) est appelée la densité de probabilité, X est la v.a continue
qui lui est associée. On définit la probabilité que X prenne une valeur appartenant à
P (a ≤ X ≤ b) = F (b) − F (a)
Avec F (x) est la fonction de répartition (ou fonction cumulative, c’est la primitive de
F (x) = P (X < x)
on a aussi :
dF F (x + 4x) − F (x)
f (x) = = lim = F 0 (x)
dx 4x→0 4x
Une plante peut avoir de 0 à 4 fleurs, avec les probabilités représentées selon le tableau
6.3 suivant :
Nombre de fleurs xi 0 1 2 3 4
Probabilité P (X = xi ) 1/4 1/8 1/8 3/8 1/8
f (x) ≥ 0.
´ +∞
−∞
f (x)dx = 1
62
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
´b
P (a < X < b) = a
f (x)dx
1 3
´2 2 2 2 2 3 2
3/ P (1 < X < 2) = 1
(− 29 x + 92 x2 )dx = − 18 x 1 + 18 x 1 = 2/21.
63
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
appelle v.a. à deux dimensions une application de l’univers Ω vers R2 . Lorsque la v.a.
par :
px,y = P (X = x et Y = y)
6.5.1 Définition :
L’espérance mathématique est une moyenne des valeurs possibles de x pondérées par
En moyenne, les plantes de ce type ont deux fleurs. Pour l’exemple 1.2.2, la moyenne
des gains est donnée par : E(X) = (900 = 6) + (−500 = 6) + (−400 = 6) = 0DA
De façon générale, si X est une v.a. discrète prenant n valeurs x1 , x2 , · · · , xn avec les
n
X
E(X) = xi p i
i=1
64
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
ˆ +∞
E(X) = xf (x)dx
−∞
Exemple
0 si x < 0
f (x) = 1
sin x si 0 ≤ x ≤ π
2
0 si x > π
1/2
0 /2
ˆ +∞ ˆ π
1
xf (x)dx = x sin xdx
−∞ 0 2
1
u(x) = 12 x ⇒ du = dx
2
v = − cos x ⇐ dv = sin xdx
65
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
ˆ π
1 π π
E(X) = [−x cos x]0 − − cos xdx =
2 0 2
6.5.2 Propriétés
n
X n
X
E(aX) = axi pi = a xi pi = aE [X]
i=1 i=1
c/ Espérance de la variable aX + bY :
E (aX + bY ) = aE [X] + bE [Y ]
E [XY ] = E [X] E [Y ]
6.6.1 Définition :
La variance d’une v.a. noté V (X) est l’espérance mathématique du carré de l’écart à
l’espérance mathématique :
66
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
p
σX = V (X)
1 1 1 3 1
V (X) = (0 − 2)2 + (1 − 2)2 + (2 − 2)2 + (3 − 2)2 + (4 − 2)2 = 2
4 8 8 8 8
√
d’où l’écart type est de σX = 2
Calcul de la variance :
´π ´π1 2
Sachant que E(X 2 ) = 0
x2 f (x)dx = 0 2
x sin xdx on pose :
u(x) = x2 ⇒ du = 2xdx
ˆ π
1 2
2
π
E(X ) = −x cos x 0 − −x cos xdx
2 0
67
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
u(x) = x ⇒ du = dx
ˆ
π
1 2 1 2 π2
E(X 2 ) = π + 2[x sin x]π0 − sin xdx = π + 2 [cos x]π0 = −2
2 | {z } 0 2 | {z } 2
0 −4
π2 π2 π2
V (X) = E(X 2 ) − [E(X)]2 = −2− = −2
2 4 4
σ2
P (|X − E [X]| > ε) ≤
ε2
dont on déduit que si σ = 0 la v.a. est presque surement égale à sa moyenne, c’est à
V (X + a) = V (X)
V (aX) = a2 V (X)
mq = E (X q )
´ +∞
Cas continue : f (x) la ddp donc mq = −∞
xq f (x) dx
Pn
Cas discret mq = E(X q ) = i=1 xqi pi
68
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
6.6.4 Propriétés
V (X + Y ) = V (X) + V (Y )
6.7.1 Le mode
— Pour une v.a. discrète , le mode est la valeur de X qui se répète le plus souvent.
— Pour une v.a. continue, le mode est la valeur de X qui donne le maximum pour
la ddp.
6.7.2 La médiane
— Pour une v.a. discrète, la médiane est la valeur située au centre de la série sta-
tistique ordonnée.
Exemples :
Le mode est 8.
69
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
ˆ α
1
P (X < α) = P (X > α) = 1/2 ⇒ f (x) dx =
0 2
2/ Soit la ddp f (x) = a exp (2x − x2 ) avec a > 0 . Calculer le mode de la v.a. X.
0
f (x) = 0 ⇒ a (2 − 2x) exp 2x − x2 = 0 ⇒ x = 1 ⇒ le mode est égal à 1
0 si x<0
f (x) = x − 41 x3 si 0 ≤ x ≤ 2
0 si x>2
ˆ α
1
P (X < α) = f (x) dx =
0 2
d’où :
ˆ α
α2 α4
1 3 1 1
x − x dx = ⇒ − =
0 4 2 2 16 2
Pour une expérience aléatoire qui n’a que deux issues, S (ou succès) et S̄ (ou échec),
P (S) = P (X = 1) = p
P (S̄) = P (X = 0) = 1 − p = q
70
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
X
E(X) = p i xi = p . 1 + q . 0 = p
La variance V (X) = pq
X
V (X) = E(X 2 ) − (E(X))2 = pi x2i − p2 = p − p2 =p(1 − p) = pq
Exemples
2- On tire une boule dans une urne contenant 10 boules noire et 20 boules blanches.
Soit N l’évènement tirer une boules noire et B l’évènement tirer une boule blanche
(N = B̄). La v.a. Xdéfinie sur Ω = {N, B} par X(N ) = 1 et X(B) = 0 est une
Lorsque les éventualités se produisent à une alternative (succès ou échec), la v.a. nombre
p succès et donc q = 1 − p échec (cas de tirage de boules avec deux couleurs dans
l’urne).
2. Les épreuves répétées sont indépendantes (cas de tirage de boules avec remise).
Alors la probabilité pour que cet évènement se produise X fois en n expériences c’est
n!
P (X = k) = Cnk pk q n−k = pk (1 − p)n−k k = 0, 1, · · · , n
k!(n − k)!
71
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
Exemples
On a 2 éventualités possible pile ou face les de probabilités constantes les épreuves sont
P (X = 2) = C62 p2 q 6−2 = 6!
2!(4)!
(1/2)2 (1/2)4 = 15/64
2/ Pour 100 jets d’une pièce équilibrée le nombre de faces moyen est
E(X) = np = 100.( 21 ) = 50
√
q
L’écart type est σX = npq = 100. 21 . 21 = 5
3/ On suppose que la probabilité du nombre de garçon dans une famille de deux enfants
suit une loi binomiale B(2, 12 ). Si ont symbolise garçon par un G et F pour fille, il y a
4 cas possibles :
GG GF FG FF
X 2 1 1 0
P (X = k) 1/4 1/4 1/4 1/4
72
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
Quelle est la probabilité que dans une famille de 4 enfants le nombre de garçon soit
On cherche P (X < 3) on a :
E(X) = np = 4.(1/2) = 2.
(2)2 = 1
On appelle processus de Poisson (loi des évènements rares), tout processus obéissant
La probabilité de deux apparition au même temps est négligeable. Ainsi, des évènements
qui se réalisent dans le temps tels que : les appels téléphoniques sur un canal, les pannes
au hasard sur une droite, les n tirages dans une urne contenant deux type de couleurs
avec n grand et la probabilité p très petite, ... peuvent être considéré comme processus
λk e−λ
P (X = k) =
k!
73
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
La loi de poisson est une approximation de la loi binomiale où n très grand (≥ 50) et
Exemples
que la distribution des daltoniens sur un échantillon de 100 personnes suit une loi de
1080
Poisson de moyenne E(X) = λ = np = 100 · 100000
, déterminer la probabilité de
3
−λ
X λk
P (X ≤ 3) = P (X = 0) + P (X = 1) + P (X = 2) + P (X = 3) = e
k=0
k!
" #
(1.08)0 (1.08)1 (1.08)2 (1.08)3
= e−1.08 + + + = 0.9757
0! 1! 2! 3!
2-Un central téléphonique automatique reçoit en moyenne 600 appels par heure. Quelle
est la probabilité que durant 1 minute donnée, il recevra exactement deux appels ?
600 est le nombre d’appels en 1 heure d’où en moyenne il reçoit λ = 600/60 = 10.
102 e−10
P (X = 2) = 2!
= 0.0022
74
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
6.11.1 Définition
On parle de loi normale ou loi de Laplace-Gauss ou loi de Gauss ou encore deuxième loi
causes indépendantes dont les effets s’additionnent et dont aucune n’est prépondérante.
cun n’est prépondérant, on peut supposer que les dimensions de la pièce suivent une
loi normale.
Une v.a. continue X suit une distribution normale si sa densité de probabilité est :
1 2 2
f (x) = √ e−(x−µ) /2σ x ∈ R
σ 2π
une loi normale centrée réduite de moyenne nulle et d’écart type 1 notée ℵ (0, 1).
La probabilité que la v.a. X ℵ (µ, σ) soit comprise entre x1 et x2 est donnée par :
ˆ x2
1 2 2
P (x1 ≤ X ≤ x2 ) = √ e−(x−µ) /2σ dx
x1 σ 2π
X−µ dx x1 −µ x2 −µ
on pose Z = σ
⇒ dz = σ
avec z1 = σ
et z2 = σ
d’où :
ˆ z2
1 z2
P (z1 ≤ X ≤ z2 ) = √ e− 2 σdz
z1 σ 2π
75
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
ˆ z2
1 z2
P (z1 ≤ X ≤ z2 ) = √ e− 2 dz
z1 2π
où Z ℵ (0, 1) une ddp paire et dont la représentation est donnée par la figure6.4. Les
probabilités sont lues à partir de la table de la loi normale cantrée réduite donnée à la
fin du chapitre.
f(x) 0.4
0.24
0.05
x
-3 -2 -1 1 2 3
68,27%
95,45%
99,73%
E(X) = np≥ 15 pour une binomiale avec un nombre n supérieur à 50 alors celle ci
√
peut être approximée par une loi normale de paramètres µ = np et σ = npq.
Exercice 1
Sachant que la probabilité d’avoir un garçon est p = 0.48. Quelle est dans une famille
Solution :
Il s’agit d’une loi binomiale car : chaque expérience donne lieu à deux éventualités (G
76
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
5!
P (X = 2) = C52 p2 q 3 = (0.48)2 (0.52)3 = 0.324
2!3!
Exercice 2
Une fabrique produit 1000 pièces par jour dont 2% sont défectueuses. On tire parmi
elles 100 pièces au hasard. Déterminer la probabilité pour que parmi ces 100 pièces 3
soient défectueuses ?
Solution :
Pour les mêmes raisons que l’exercice 1 il s’agit d’une B(100, 0.02)
100! 100.99.98
P (X 3
= 3) = C100 p3 q 97 = (0.02)3 (0.98)97 = (0.02)3 (0.98)97
97!3! 6
= 161700. 8.10−6 . (1.409) = 0.1822
Exercice 3
Déterminer la probabilité d’obtenir 520 fois pile au cours de 1000 essais du jeu de pile
ou face.
Solution :
Appliquons la loi binomiale B(1000, 1/2) après avoir justifier tel que l’exercice 1.
520
P (X = 520) = C1000 (p)520 q 480 = 1000!
520!480!
(1/2)520 (1/2)480
(1/2)520 (1/2)480
P (X = 520) = 0.0134.
Peut-on approximer la loi binomiale par celle de Poisson dans ce casP (X = 520) =
500520 e−500
520!
? Non car np = 500 15 et n 50. Il est possible de le faire par une loi
√ √
normale car np = 500 15 et n 50 avec σ = 250 = 5 10.
77
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
Exercice 4
Quelles doivent être les valeurs des constantes a et b pour que la fonction y = a +
3bx2 puisse jouer le rôle d’une densité de probabilité pour la v.a. continue X dans
l’intervalle [−1, 1] et pour que dans cet intervalle la valeur de E(X 2 ) soit égale à 2/5 ?
Solution :
1/2
´1 h
ax3 3bx5
i1
2
Par ailleurs, E(X 2 ) = 2/5 alors : −1
x2 (a + 3bx2 ) dx = 2/5 ⇔ 3
+ 5
= 5
−1
a 3b
d’où 3
+ +a
5 3
+ 3b
⇔ 5a + 9b = 3
5
= 2
5
a + b
= 1/2 a = 3/8
on a alors : ⇔
5a + 9b = 3
b = 1/8
Exercice 5
A pile ou face, on fait 10000 expériances. Quelle est la probabilité pour que le nombre
Xde fois qu’on obtient pile ne soit pas compris entre 4900 et 5100 ?
Solution :
Il s’agit d’une binomiale qu’on approximera par une loi normale car µ = np = 0.5 ∗
√ √
10000 = 5000 > 15 et n = 10000 > 50 deplus σ = npq = 2500 = 50 . Par ailleurs,
X−5000
on doit la centrer et réduire avec :Z = 50
et on cherche P (z1 > Z et Z > z2 ) =
4900−5000 5100−5000
1 − P (z1 < Z < z2 ) avec z1 = 50
= −2 et z2 = 50
=2
78
Chapitre 6 : Notions sur les variables aléatoires et principales lois des probabilités
La table de la loi normale centrée réduite est donnée par le tableau 6.9 correspondant
´z z2
à P (Z < z) = −∞
e− 2 dz. F (t) = P (Z < z) et F (−t) = 1 − F (t)
z 0.00 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09
0.0 0.50000 0.50399 0.50798 0.51197 0.51595 0.51994 0.52392 0.52790 0.53188 0.53586
0.1 0.53983 0.54380 0.54776 0.55172 0.55567 0.55962 0.56356 0.56749 0.57142 0.57535
0.2 0.57926 0.58317 0.58706 0.59095 0.59483 0.59871 0.60257 0.60642 0.61026 0.61409
0.3 0.61791 0.62172 0.62552 0.62930 0.63307 0.63683 0.64058 0.64431 0.64803 0.65173
0.4 0.65542 0.65910 0.66276 0.66640 0.67003 0.67364 0.67724 0.68082 0.68439 0.68793
0.5 0.69146 0.69497 0.69847 0.70194 0.70540 0.70884 0.71226 0.71566 0.71904 0.72240
0.6 0.72575 0.72907 0.73237 0.73565 0.73891 0.74215 0.74537 0.74857 0.75175 0.75490
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