VIH
Généralités :
Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est un rétrovirus qui s’attaque aux cellules du
système immunitaire et les détruit ou les rend inefficaces. Aux premiers stades de l’infection,
le sujet ne présente pas de symptômes. Cependant, l’évolution de l’infection entraîne un
affaiblissement du système immunitaire et une vulnérabilité accrue aux infections
opportunistes.
Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est le dernier stade de l’infection à VIH. Il
peut se déclarer au bout de 10 à 15 ans. Les antirétroviraux permettent de ralentir son
évolution.
Le VIH se transmet à l’occasion de rapports sexuels (anaux ou vaginaux) non protégés, d’une
transfusion de sang contaminé ou de l’échange de seringues contaminées. Il se transmet aussi
de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein
Structure :
Le VIH comprend trois parties.
La coque, ou enveloppe, composée de glycoprotéines appelées gp120 et gp41
La matrice, constituée de la protéine virale p17
Le noyau est protégé par une capside (protéine p24).
Il contient
- d'autres protéines
- le matériel génétique : deux brins d'ARN identiques
- les trois enzymes virales : la transcriptase inverse, l'intégrase et la protéase
On distingue deux types de VIH:
Le VIH-1 et le VIH-2. Vus en microscopie électronique, ces deux virus sont identiques. Il
existe pourtant plus de 50 % de différences entre leurs matériels génétiques.
Le cycle de réplication de VIH :
Le VIH est un micro-organisme réduit à sa plus simple expression. Pour se multiplier il
pénètre dans une cellule dont il utilise le matériel génétique. Sa cible privilégiée est le
lymphocyte T CD4+ ou TCD4.
Le cycle de réplication comprend plusieurs étapes :
La fixation ou attachement
La protéine gp120 du VIH se fixe dans un premier temps sur le récepteur CD4, présent sur la
membrane de surface de la cellule cible. Elle change alors de conformation et s'attache à un
second récepteur, appelé co-récepteur.
La fusion
Les membranes du VIH et de la cellule fusionnent créant une discontinuité. La capside du
VIH pénètre alors dans la cellule où elle se désagrège, libérant les deux brins d'ARN et les
trois enzymes.
La transcription inverse
Cette étape du cycle de réplication caractérise les rétrovirus. Une enzyme virale, la
transcriptase inverse, traduit le brin d'ARN viral en ADN puis le duplique pour aboutir à un
ADN proviral double-brin, ressemblant à la double hélice de l'ADN humain.
La transcriptase inverse a la particularité de commettre beaucoup d'erreurs de « traduction ».
C'est ce qui explique la très grande variabilité génétique du VIH.
L'intégration
Une deuxième en enzyme, l'intégrase, intègre le double brin d'ARN proviral à l'ADN du
noyau cellulaire. Celui-ci va permettre la fabrication des diverses protéines composant le VIH
par l'appareillage cellulaire (réticulum endoplasmique et ribosomes).
L'assemblage
La troisième enzyme, la protéase, découpe les longues chaines produites pour former les
différentes protéines composant le VIH. Des interactions permettent l'assemblage d'une
structure globulaire.
Le bourgeonnement
Cette structure globulaire sort de la cellule infectée en emportant un morceau du revêtement
cellulaire.
La maturation
Ces particules issues du bourgeonnement son encore immatures. La dernière étape de
maturation, essentielle, aboutit à la formation de la capside et du noyau. Elle rend les virions
capables d'infecter d'autres cellules.
La prévention
• Elle requiert la connaissance:
- Des modes de transmission du virus.
Le VIH : présents dans tous les fluides et tissus corporels
Prévention de la transmission sexuelle
• Pratiques sexuelles sans risque
1. Abstinence : Prévention absolue
2. Bonne fidélité
3. Préservatif masculin et féminin et bon usage
Prévention de la transmission par voie sanguine
• Transfusion de sang sain (sélection des donneurs, dépistage des échantillons)
• Seringues à usage unique et individuel
• Pas de partage d’objets tranchants coupants et piquants: lames de rasoir,aiguilles
• Application des mesures de Prévention d’exposition professionnelle en milieu de soins
4. Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant
• Dépistage prénuptial, préconceptionnel
• Éviter les grossesses non désirées chez les femmes séropositives
• Chimioprophlaxie chez les femmes enceintes séropositives
• Alimentation sans risque ou à moindre risque du nourrisson
La circonsion
Cette protection partielle qu'offre la circoncision face au VIH est due à la
suppression du prépuce, considéré comme la « porte d'entrée du virus chez
l'homme », car il constitue une « surface muqueuse riche en cellules
immunitaires qui sont la cible du VIH »8,9.
diagnostic
Le diagnostic de l’infection par le VIH/sida repose sur une prise de sang qui permet de
déterminer si la personne possède des anticorps contre le VIH, ce qui signifie qu’elle a été
contaminée : on dit alors que la personne est « séropositive » pour le VIH. Des prises de sang
complémentaires permettent alors de mesurer la quantité de VIH dans le sang et d’évaluer
l’état des défenses immunitaires.
DIRECT Culture du virus La mise en culture est réalisée à partir des lymphocytes, obtenus
après séparation du sang prélevé sur tube hépariné. La séparation est réalise dans un délai de 6
heures. Dans un milieu de culture adéquat, on met les lymphocytes du patient en contact avec
des lymphocytes provenant de donneurs sains. Les lymphocytes provenant du patient
infectent
© Thèse de Doctorat Unique Djénéba OUERMI, 2009 28
les lymphocytes sains où vont alors se multiplier les virus. On mesure la quantité de particules
virales produites, exprimées en nombre d'unités infectieuses par millions de lymphocytes.
Pour cela, on quantifie dans les surnageants de culture, soit l'activité transcriptase inverse, soit
l'antigène p24
indirect
Dépistage par test rapide d‟orientation diagnostique (TROD)
Le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) permet d’avoir un résultat en 30
minutes maximum. Il est totalement fiable 3 mois après une prise de risque VIH. Il peut être
effectué à n’importe quel moment, que l’on ait mangé ou pas. Le test rapide est anonyme et
confidentiel. Dans un CeGIDD ou dans une association, tout le personnel est astreint au secret
médical. Les conditions de réalisations de ces tests ont été fixées légalement
Image comment se fait
Comment se déroule un TROD ?
Une goutte de sang est prélevée au bout du doigt. Cette goutte de sang est mise en contact
avec des solutions réactives afin d’établir on non la présence d’anticorps dirigés contre le
VIH, virus responsable du sida.
Le résultat est obtenu entre 2 et 30 minutes plus tard
Un résultat positif doit être confirmé par un test de dépistage classique (par prise de sang)
Le test ELISA (test classique, 6 semaines)
Détection de l‟antigénémie p24
Ce test de dépistage (prise de sang) recherche dans le sang la présence d’anticorps anti-HIV-1
et anti-HIV-2, signe de l’infection. Il est totalement fiable s'il est réalisé au moins six
semaines après une prise de risque.
L'antigène p24 est quant à lui mis en évidence par un test Elisa direct. Au fond d'un puits, on
retrouve un anticorps spécifique à la protéine (première étape du schéma ci-dessous). Une fois
le sang contaminé dans le puits, p24 va s'y lier solidement (2). Après rinçage, on introduit un
nouvel anticorps, toujours spécifique à p24, mais à une autre région (3). La phase suivante
consiste à apporter un troisième anticorps, là encore équipé d'une enzyme, spécifique au
deuxième anticorps (4). L'ajout du substrat de l'enzyme dans le milieu permet de colorer le
puits (5). Si p24 est absent, alors toutes les étapes suivantes sont impossibles et le milieu ne
change pas de couleur.