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Résumé PARTIE II Droits Subjectifs

Ce document définit les droits subjectifs et leurs titulaires. Il décrit les personnes physiques et morales, leurs capacités et incapacités. Il présente également les sources des droits subjectifs, notamment les actes juridiques et les faits juridiques.

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Résumé PARTIE II Droits Subjectifs

Ce document définit les droits subjectifs et leurs titulaires. Il décrit les personnes physiques et morales, leurs capacités et incapacités. Il présente également les sources des droits subjectifs, notamment les actes juridiques et les faits juridiques.

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PARTIE II : LES DROITS SUBJECTIFS

Définition : Les droits subjectifs sont des prérogatives reconnues aux sujets de droit par le droit
objectif, et sanctionnées par lui.

Chapitre 1. Les titulaires des droits subjectifs


Définition : Les sujets de droits subjectifs sont les titulaires naturels des droits subjectifs.

Ce sont des prérogatives accordées aux individus et aux groupements d’individus, reconnues et
protégées par le droit objectif

Section 1. Les personnes physiques

Définition : Tout être humain est sujet de droit par principe, c’est-à-dire se voit reconnaître des
droits et participe à la vie juridique. Pour cela, il faut que la personne existe ce qui signifie
qu’elle acquiert la personnalité juridique par la naissance.

1.1. La personnalité juridique des personnes physiques

1.1.1. La durée de la personnalité

La personnalité juridique, conçue comme l’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des
obligations, apparaissant à la naissance, elle dure toute la vie et s’efface à la mort.

 Le commencement de la vie : la naissance


Tout individu acquiert la personnalité juridique à la naissance, à condition que l’enfant
soit né vivant (l’enfant mort-né n’a pas d’existence juridique) et viable c’est-à-dire il
possède tous les organes essentiels à la vie.
 La fin de la vie : le décès
Le décès est le moment à partir duquel les fonctions vitales cessent de se manifester il
entraine la perte de la personnalité juridique. Le décès doit être constaté par un médecin.
Le droit prend également en compte deux autres événements qui peuvent entrainer la
perte de la personnalité juridique, notamment l’absence et la disparition de l’individu.
L’absence : c’est le cas où une personne ne réapparait plus à son domicile, sans
donner aucune nouvelle. On ne peut plus prouver son existence mais on ne peut
pas prouver non plus sa mort. Dans ce cas, il appartient au tribunal de fixer la
période au terme de laquelle il rendra le jugement déclaratif du décès et ce, après
enquête et investigation, par tous les moyens possibles, des autorités
compétentes pour la recherche des personnes disparues (article 227 alinéa 2 du
code de la famille).
La disparition constitue l’état d’une personne qui a disparu « dans des
circonstances exceptionnelles rendant sa mort probable ». Le décès peut être
alors judiciairement déclaré «à l’expiration d’un délai d’une année courant à
compter du jour où l’on a perdu tout espoir de savoir si elle est vivante ou
décédée». C’est une procédure qui trouvera application à l’occasion de
catastrophes : naufrages, accident d’avion…

1.1.2. L’étendue de la personnalité :

En principe, l’individu peut jouir de tous ses droits et les exercer librement. Il est pleinement
capable.

La capacité est l’aptitude d’une personne à être titulaire de droits (capacité de jouissance) et à
les exercer (capacité d’exercice). L’étendue de la personnalité se voit limitée par une incapacité
juridique.

L’incapacité de jouissance correspond à une privation de droit. Ces incapacités sont rares et
limitées à certains droits déterminés (exemple : déchéance de l’autorité parentale)

L’incapacité d’exercice peut correspondre à une sanction (interdictions légales frappant les
individus qui ont subi certaines condamnations), mais elle est principalement une mesure de
protection d’individus qui pour des raisons diverses (minorité, état mental ou physique), sont
incompétents pour gérer leurs biens.

Ainsi, un mineur peut être propriétaire d’un immeuble (capacité de jouissance) mais il ne peut
lui-même en disposer (incapacité d’exercice). Pour protéger leur patrimoine, le législateur fait
relever les incapables (mineurs et majeurs protégés) d’un système de représentation.

Section 2 : Les personnes morales

Définition : Ce sont des groupements d’individus ou de biens animés d’un intérêt propre, et
dotés de la personnalité juridique, c’est à dire disposent de droits et d’obligations.

2.1. La notion de personne morale


La personnalité morale consiste à attribuer à des groupements de personnes ou de biens la
personnalité juridique. Elle leur permet de posséder des biens et de les administrer, d’accomplir
tous les actes de la vie juridique, indépendamment de l’action de leurs membres.

2.1.1. La nature juridique des personnes morales

Deux théories se sont opposées pour justifier l’existence des personnes morales :

 La théorie de la fiction : Une personne morale n’est qu’une fiction juridique, une
création de la loi. La personnalité morale ne peut alors être accordée que par le
législateur et dans les limites qu’il fixe.
 La théorie de la réalité reconnait, à l’inverse, qu’un groupement pouvant avoir un intérêt
propre, différent des intérêts de ses membres, doit avoir de plein droit la personnalité
juridique. Cette théorie qui a fini par s’imposer, en doctrine et en droit positif, conduit
d’une part à admettre la personnalité juridique au profit de tout groupement constitué
selon la loi pour défendre des intérêts collectifs et d’autre part à doter les personnes
morales de larges pouvoirs.

2.1.2. Les catégories de personnes morales

 Les personnes morales de droit public répondent à un intérêt public et relèvent


exclusivement du droit public. On désigne par-là l’ensemble des personnes morales qui
constituent l’Etat et les pouvoirs publics.
 Les personnes morales de droit privé réunissent deux catégories : les groupements de
biens (fondations) et les groupements de personnes à but lucratif (sociétés) ou non
(associations) ou intermédiaire (groupement d’intérêt économique):

2.2. Le statut juridique des personnes morales

2.2.1. L’existence de la personne morale

La naissance de la personnalité morale :

La constitution d’une personne morale exige un certain nombre de formalités et un certain


temps. Elle nécessite une manifestation de volonté (contrat de société ou dépôt de statuts d’une
association), généralement une intervention de l’Etat (agrément, autorisation administrative…)
et des mesures de publicité (immatriculation des sociétés au registre du commerce qui leur
confère la personnalité juridique).

La disparition d’une personne morale :


Les personnes morales, n’étant pas soumises à des lois biologiques, ont vocation à durer
indéfiniment.

2.2.2. La personnalité et la capacité des personnes morales

La personnalité juridique des personnes morale : le groupement, personne morale, dispose


d’une personnalité juridique distincte des membres qui le composent : elle est un sujet de droit.
Un groupement « personne morale » est titulaire, en lui-même de droits et d’obligations.

Deux principes régissent la capacité des personnes morales : le principe de la spécialité et


le principe de la représentation.

 Principe de spécialité : la capacité de jouissance des personnes morales est limitée à


l’activité pour laquelle elles ont été créées.
 Principe de représentation : une personne morale ne peut exercer ses droits que par
l’intermédiaire de ses représentants, personnes physiques désignées par les membres
pour agir.

Chapitre 2. Les Sources du Droit Subjectif

Section 1 : Les actes juridiques

Les actes juridiques sont des manifestations de volonté émises en vue de produire des effets
juridiques comme la conclusion d’un contrat de location, de vente…

1- Actes juridiques et Conventions :

A/ Classification des Actes Juridiques :

On peut distinguer plusieurs types d’actes juridiques

a. En fonction de leur objet :

Actes déclaratifs : constatent d’une situation existante ou constatent un droit, tel que le droit
d’affiliation entre un homme et un enfant.

Actes constitutifs : dont l’objet de créer des droits et obligations comme les contrats de vente.
Actes abdicatifs : dont l’objet est la renonciation à un droit ou une situation juridique
préexistante, comme la renonciation à la succession.

Actes translatifs : dont l’objet est de porter des droits accordés à une personne à une autre tel
que la donation.
b. En fonction de l’auteur :

Les actes unilatéraux : sont des actes juridiques qui repose sur la volonté d’une seule personne,
c’est l’acte par lequel une personne va créer des effets juridiques par sa seule volonté.

Les actes conventionnels : ce sont des actes juridiques reposant sur un accord de volonté entre
plusieurs personnes étant destiné à produire des effets de droit à l’égard de ces personnes. Exp
: le testament permet de concéder et répartir des biens. Lorsque l’acte conventionnel résulte de
l’accord de volonté de deux personnes, il est qualifié d’acte bilatéral comme le contrat de vente
ou de location, lorsqu’elle résulte de la volonté de plusieurs personnes, elle est qualifiée d’acte
multilatéral.

c. En fonction du motif de l’acte :

Les Actes à titre onéreux : acte qui comporte des avantages réciproques pour chaque partie ;
conclure un acte afin de recevoir une contrepartie en échange de la prestation. Chaque partie
agit dans son intérêt personnel et conçoit à céder une chose en échange d’une autre (la plupart
du temps en contrepartie d’une somme d’argent).

Les Actes à titre gratuit : est par lequel une personne accorde un avantage à une autre personne
sans contrepartie ou échange, comme le contrat de donation.

Section 2. Les faits juridiques

Définition : Les faits juridiques sont considérer comme des événements ou des situations
voulues ou non, dont les effets juridiques prévus par les textes n’étaient pas recherchés par la
personne concernée. On en distingue les faits volontaires et involontaires.

1. Les faits volontaires : Les faits volontaires sont des faits de l’homme, et sont définis
comme des faits voulus par la personne mais dont les conséquences juridiques qui en
découlent ne sont pas recherchées mais plutôt imposées par la loi. Comme par exemple :
commettre un acte volontaire de vol, cet acte engendre des effets juridiques (sanctions)
non voulues par l’auteur de l’infraction.
2. les faits involontaires ou naturels : Il s’agit de faits qui se produisent indépendamment
de la volonté humaine, et qui produisent des conséquences juridiques que la personne
n’a pas recherchée.

Chapitre 3. L’objet des droits subjectifs


Section 1. La distinction des droits patrimoniaux et des droits extra
patrimoniaux

1. Les droits patrimoniaux et les droits extra-patrimoniaux

Les critères de distinction entre les deux types de droits tiennent à une évaluation pécuniaire
des droits considérés. Ainsi, les droits patrimoniaux font partie du patrimoine du sujet de droit.
Constitués de biens évaluables en argent (droit de propriété et droit de créance), ils ont une
valeur d'échange et sont de ce fait cessibles, transmissibles aux héritiers, saisissables par les
créanciers, et prescriptibles (se perdent par le nonusage).

A l’opposé des droits patrimoniaux, les droits extra –patrimoniaux, sont hors du patrimoine du
sujet auquel ils sont rattachés, comme ils n’ont pas de valeur pécuniaire.

Trois catégories de droits extra-patrimoniaux peuvent être identifiées :

 Les droits civils et politiques du citoyen : participation aux élections comme électeur ou
candidat, liberté de circuler, liberté d’expression, liberté d’association…
 Les droits de la personnalité, c'est à dire l'ensemble des attributs que la loi reconnaît à
tout être humain, droit à la vie, à l'intégrité corporelle, au nom, à l'honneur, à la vie
privée...
 Les droits dits " de famille " ; entre époux : droit et devoir de fidélité, d'assistance et de
cohabitation ; entre parents et enfants : droit et devoir de garde, de surveillance et
d'éducation.

Ces droits sont incessibles, intransmissibles aux héritiers, insaisissables par les créanciers, et
imprescriptibles.

2. Les différents droits patrimoniaux


A. Les droits réels :

Le droit réel est un droit portant sur une chose. Il confère à son titulaire un certain nombre de
prérogatives directes, immédiates et opposables à tous (sans l'entremise d'une autre personne).
Énumérés de façon limitative par le législateur ses droits sont répartis entre principaux et
accessoires.

1- les droits réels principaux : Il s’agit du droit de propriété et ses démembrements, le


droit d’usufruit, le droit des Habous, les droits d’usage et d’habitation, le droit de
l’emphytéose, le droit de superficie, le droit de servitude.
2- Les droits réels accessoires : les droits réels accessoires sont liés à l’existence d’une
créance dont ils garantissent le recouvrement. A titre d’exemple, un créancier cherche
à se prémunir contre l'insolvabilité de son débiteur.
L'hypothèque est une garantie que prend un prêteur sur un bien immobilier pour
lequel il a consenti un crédit. L'hypothèque permet au créancier de faire saisir le bien
afin qu'il soit procédé à une vente en justice pour être payé sur le prix au cas où son
propriétaire ne paierait pas les sommes qu'il doit rembourser.
Le gage est un contrat par lequel une personne remet à son créancier un objet mobilier
ou une valeur pour assurer l'exécution de ses engagements, par exemple le
remboursement d'un prêt d'argent. Le contrat se forme par la remise de l'objet sur
lequel porte le gage.
B. Les droits personnels ou de créance
Le droit personnel ou de créance lie deux personnes. Il se définit, ainsi, comme le droit
subjectif qu'a une personne, appelée créancier, d'exiger d'une autre personne, le
débiteur, une certaine prestation. Il peut exiger de cette personne de donner quelque
chose, de faire ou de ne pas faire quelque chose Exemple : le remboursement d’un prêt,
la livraison d’une marchandise, la réalisation d’un ouvrage ou d’un travail quelconque.
C. Les droits intellectuels
Les droits intellectuels :
 Les droits de propriété industrielle ou commerciale qui regroupent d'une part les
droits sur les signes distinctifs (en particulier les marques), d'autre part les droits
sur les créations (brevets d'invention, dessins et modèles…).
 Les droits de propriété littéraire et artistique (droits d'auteur) qui sont aujourd'hui
appliqués également aux logiciels, aux bases de données et aux œuvres "
numériques " ou " multimédias ". Ces droits confèrent à leurs titulaires un
monopole d’exploitation sur le produit d’une activité intellectuelle.

Section 2. Les biens corporels et les biens incorporels

Se Les biens corporels Ce sont ceux qui ont une existence matérielle c'est-à-dire une apparence
physique perceptible par les sens (table, voiture, livre etc.). La plupart des auteurs lie les biens
corporels au droit de propriété dans la mesure où l’on peut s’approprier une chose matérielle.

Les biens incorporels Ce sont des choses qui peuvent faire directement l’objet d’une évaluation
pécuniaire et ont une valeur économique. Elles ne sont pas susceptibles d’être appropriées. Font
parties de ces biens, le droit de créance
Les droits intellectuels font également partie des biens incorporels. Ils portent sur une création
ou une activité intellectuelle. Leur valeur économique ne tient pas à une entité physique
déterminée c’est pourquoi on les désigne parfois par le terme : « propriétés incorporelles ».

Section 3. Classification des choses

1/ Les choses consomptibles et les choses non consomptibles

Par choses consomptibles, on désigne les choses qui se consomment et se détruisent par le
premier usage qui en est fait. Il en est ainsi des denrées alimentaires, des boissons et du
carburant.

Par contre les choses non consomptibles sont les choses qui peuvent faire l’objet d’usages
répétés et ne perdent de valeur que progressivement au fur et à mesure de leur utilisation. C’est
le cas d’une voiture, d’un terrain, des livres….

2/ Les choses fongibles et les choses non fongibles

Les choses fongibles qu’on désigne aussi par l’expression choses de genre, sont celles qui sont
interchangeables et qui peuvent être remplacées l’une par l’autre. Tel est le cas du blé, de la
monnaie, des céréales….

Quant aux choses non fongibles appelées aussi corps certains, elles portent sur des objets
individualisés, et elles ne peuvent être remplacées les unes par les autres. C’est le cas d’une
toile déterminée, de tel appartement, de telle voiture

Section 4. La distinction des meubles et des immeubles

Sont meubles, les choses mobiles qui peuvent être déplacées. On distingue les biens meubles
par nature des biens meubles par détermination de la loi.

Les biens meubles par nature : sont les corps qui peuvent se transporter d’un lieu à un autre ou
les choses inanimées.

Les biens meubles par détermination de la loi 27 : sont des biens incorporels c'est-à-dire des
droits tels que les créances des sommes d’argent, les rentes, les actions, les meubles
meublants…

Les biens immeubles sont déterminés par leur caractère de fixité. On distingue également les
immeubles par nature des immeubles par destination.
Les immeubles par nature sont des choses qui ne peuvent ni se déplacer, ni être déplacées. Il en
est ainsi des fonds de terre, et des bâtiments.

Les immeubles par destination sont des objets mobiliers par nature mais qui deviennent
immeubles par l’effet de leur caractère accessoire parce qu’ils sont attachés matériellement ou
économiquement à un immeuble, tel est le cas des tableaux qui sont scellés au mur et des statuts
fixés au sol et qu’on ne peut enlever sans dégrader l’immeuble.

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