Altération des Aliments : Facteurs et Conséquences
Altération des Aliments : Facteurs et Conséquences
Procédés agro-alimentaires
Année 2019/2020
CHAPITRE I : Procédés de transformation et de conservation
Utiles :
Ils permettent de fabriquer des produits alimentaires ou des substances utiles.
Exemples : bactéries lactiques permettant de produire du yaourt ou de la
choucroute, la levure de bière produisant de l'alcool.
D'altération :
Leur multiplication entraîne une modification indésirable d'un produit
alimentaire et le rend impropre à la consommation par altération du goût, de
l'aspect ou de l'odeur, sans forcément de risque sanitaire.
Exemple : lait caillé, pain moisi, viande avariée, …etc.
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Pathogènes :
Ils génèrent des dérangements physiologiques, des maladies, voire des
empoisonnements graves. Ce sont presque uniquement des bactéries ou des
virus. On distingue : les microbes infectieux ou d'invasion, les microbes toxiques
et les microbes toxi-infectieux.
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Etude de la croissance des micro-organismes :
Pour étudier la croissance des micro-organismes, on étudie :
Vitesse de doublement de la population « td » :
Appelée temps de génération ou temps de doublement, notée « td » en
minutes ou en heures : a une valeur constante caractéristique de chaque
espèce.
Ex : une bactérie se divise et donne 2 bactéries au bout de 10 min td
= 10 min.
La sporulation :
La production de spores par les micro-organismes est un moyen de
survivre quand les conditions deviennent défavorables. Aussi, on trouve
des spores en phase stationnaire et surtout, en phase de déclin des
populations.
Pour les levures et les moisissures, la production de spores est un
processus normal de reproduction, qui correspond là encore à une forme de
résistance et de propagation de l'espèce dans des conditions hostiles.
Dans le cas des bactéries, uniquement quelques espèces sporulent : ce sont
en général des bactéries classées « thermorésistantes » car la formation des
spores se produit aussi à haute température. On connaît deux espèces en
agroalimentaire : les genres Bacillus et Clostridium, qui sont des bactéries
pathogènes.
Contaminations originelles :
Les aliments bruts ne sont pas stériles : ils contiennent des micro-
organismes divers et adaptés.
Suivant les groupes d'aliments, on trouvera des germes spécifiques :
Germes spécifiques
Produit brut Micro-organismes présents Actions des microbes
B : bactéries lactiques
Lait fermentation lactique
(Streptocoques, lactobacilles)
B : Lactobacille, Leuconostoc,
Viande fraîche goût et odeur avariés
Pseudomonas, Protéus
Moisissures bleues-
M : Penicillium,
Légumes vertes
Rhizopus
Moisissures cotonneuses
Fruits L : Saccharomyces cerevisiae Fermentation alcoolique
Diverses moisissures, levures et Moisissures des grains,
Grains
bactéries hydrolyse de l'amidon
Farine Diverses moisissures et levures Fermentation acide
B : bactérie ; M : moisissure ; L : levures.
Contaminations secondaires :
Ce sont les contaminations qui surviennent par diffusion des germes du
milieu ambiant ou d'agents externes vers l'aliment. Les agents sont :
• les petits nuisibles apportent divers microbes spécifiques, dont des virus
de contamination.
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1.3. Altération enzymatique des aliments
1.3.1. Brunissement enzymatique :
C’est la transformation enzymatique de composés phénoliques en
polymères bruns ou noirs (mélanines).
C’est une réaction spontanée qui se manifeste :
- Chez les végétaux (bananes, pommes, dattes, etc…) ;
- Chez les animaux (pigmentation des téguments par les mélanines).
MPO
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Les polyphénols oxydases (PPO) appartiennent au groupe des
oxydoréductases renfermant du cuivre. Elles catalysent l’oxydation des
composés phénoliques en présence d’oxygène moléculaire (O2). Elles sont
sensibles aux variations du pH (5 - 7), et thermolabiles. Enzyme et substrat
se trouvent dans des compartiments cellulaires différents.
Moyens de prévention du brunissement enzymatique :
a. Sélection de variétés :
Dans certains cas, on sélectionne des variétés pauvres en substrats
phénoliques, lorsque cette technique n’est pas possible, il faut éviter
d’endommager les tissus au cours des manipulations, ce qui entraînerait la
mise en contact entre les enzymes et leurs substrats.
d. Addition de réducteurs :
Ils transforment les quinones en phénols et permettent ainsi de retarder ou
d’empêcher le brunissement enzymatique : l’acide ascorbique (Vit. C) : jus
de fruits, fruits conservés en tranches (0,5 à 1 % en poids du produit).
g. Autres moyens :
Empêcher la pénétration d’O2 dans les tissus : l’accès de l’O2 dans les
tissus végétaux et son absorption est limité en immergeant les fruits après
pelage ou découpage dans l’eau légèrement salée ou dans une solution de
sucre.
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1.3.2. Oxydation des lipides
Les principaux facteurs déterminant la durée de vie des lipides sont les
réactions d’oxydation. Les substrats de ces réactions sont principalement les
acides gras insaturés. Ils s’oxydent en général plus vite lorsqu’ils sont libres et
plus insaturés : Vitesse d’oxydation = f (degré d’insaturation).
L’oxydation enzymatique est initiée par la présence des enzymes d’oxydation.
Elle se produit même à basse température. Durant le stockage à l’état congelé,
l’activité enzymatique est ralentie. Cependant, une fois la décongélation
amorcée et des températures de 0°C à 4°C atteintes, cette activité reprenne et
s’accentue. A -40°C, l’oxydation enzymatique des lipides est complètement
arrêtée.
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1.3.3. La lipolyse :
La lipolyse intervient au sein des cellules végétales et animales pendant la
phase post-récolte au cours de transformation et conservation des aliments.
L’hydrolyse des lipides est principalement le fait d’enzymes lipolytiques
tissulaires : lipases. Les lipases hydrolysent les liaisons esters des glycérides et
libèrent à partir des triglycérides des acides gras, des diglycérides et des
monoglycérides.
Ces enzymes restent actives même à une température de stockage de -18 °C
quoique la cinétique de formation des acides gras libres est ralentie. C’est
pourquoi l’hydrolyse enzymatique des lipides constitue la réaction principale
d’altération des aliments frais au cours de leur stockage à l’état congelé.
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- Les composés phénoliques ;
- Les arômes naturels carbonylés ;
- Les acides aminés et les protéines.
b. Abaissement du pH :
Moyens applicable dans certain cas : aliments liquides (jus).
c. Contrôle de la température :
- Eviter des traitements thermiques élevés favorable au BNE ;
- Choisir une température idéale pour le stockage (ex : T°C < 25°C à l’abri
de l’air pour les aliments déshydratés).
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peptidique n’est rompue et la structure primaire (ordre d’enchaînement des
acides aminés) n’est pas affectée.
La dénaturation provoque généralement la perte de propriétés biologiques
telles que :
L’activité enzymatique ou toxique.
Il faut signaler que les changements de structure des protéines présentes dans
nos aliments se traduisent souvent par des modifications importantes des
propriétés rhéologiques par formation de précipités, de pâtes ou de gels.
Dénaturation : perte de la structure tridimensionnelle par rupture des liaisons
à faible énergie et/ou réductions des ponts disulfures. Il y a atteinte des
structures quaternaire, tertiaire et secondaire, sans hydrolyse des liaisons
peptidiques, donc sans atteinte sur la structure primaire.
1.5. Conséquences :
Une protéine dénaturée va perdre :
• ses propriétés biologiques (protéine active uniquement sous une forme tridimensionnelle
donnée).
• sa solubilité précipitation.
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2. Conservation des aliments :
2.1. Les procédés utilisant la chaleur :
2.1.1. La pasteurisation :
La pasteurisation est un traitement thermique généralement réalisé à des
températures inférieures à 100 °C. Elle permet ainsi la destruction de la totalité des
micro-organismes thermosensibles (formes végétatives).
Cependant, elle n'exerce pas d'effet sur les micro-organismes thermorésistants, ce qui
explique que la plupart des germes sporulés résistent à l'opération.
Ce traitement thermique doit être suivi d'un brusque refroidissement puisque qu’il est
nécessaire de ralentir le développement des germes encore présents. Les aliments
pasteurisés sont ainsi habituellement conservés au froid (+4°C). En dehors de la
réfrigération, d'autres moyens de conservation peuvent être utilisés parallèlement
pour contrer le développement des microorganismes survivants : ajout d'agents
chimiques de conservation, emballage sous vide, réduction de l'activité de l'eau ….
Cette technique concerne, par exemple, le lait et les produits laitiers, les jus de fruits,
le vinaigre…
Les couples « temps-température » utilisés lors de ce procédé varient suivant les
aliments traités : les plus utilisés sont les couples 30 sec/65 °C et 20 sec/72 °C. Tous
deux aboutissent, quant à leurs effets sur les micro-organismes, aux mêmes résultats
mais ils seront adaptés en fonction de chaque aliment. Par exemple, lors de la
pasteurisation du lait on utilise le deuxième couple car il préserve bien ses qualités
organoleptiques.
D'un point de vue technologique, la pasteurisation peut être effectuée soit sur des
produits préalablement emballés (bouteilles en verre, emballages plastiques
thermostables...), soit sur des produits en « vrac » (souvent liquides). Les calories
nécessaires au chauffage sont apportées par l'eau, par la vapeur ou produites par des
micro-ondes.
Ces produits bénéficient d'une date limite de consommation (DLC).
DLC : Signifie qu'à partir du jour figurant sur son conditionnement l'aliment est
mort, qu'il ne peut plus être consommé car le niveau du risque pour le consommateur
n'est plus négligeable. Le danger est de nature microbienne.
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2.1.2. La stérilisation :
La stérilisation (T°C > 100 °C) permet l'élimination de tous les micro-organismes
pathogènes y compris les formes sporulés et de la plupart des autres germes
susceptibles de contaminer le produit alimentaire.
Les aliments stérilisés se conservent donc à température ambiante tant que le
récipient n'a pas été ouvert et bénéficient d'une date limite d'utilisation optimale
(DLUO).
DLUO : Indique que l'aliment a vieilli et ne présente plus forcément les caractères
organoleptiques (couleur, texture, consistance, odeur, goût, saveur…) qui en
composent la qualité recherchée. Pour autant le produit n'est pas dangereux et peut
être consommé sans crainte. Certains produits s'améliorent avec le temps. Il en est
ainsi de certaines salaisons, conserves, fromages : c'est une question de goût.
D'autres peuvent s'altérer.
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2.2. Les procédés utilisant le froid :
2.2.1. La réfrigération :
La réfrigération correspond à une conservation par le froid positif pendant une durée
limitée : pour être efficace, la température doit ainsi être comprise entre 0 °C et + 4 °C.
Le développement des germes mésophiles (donc la plupart des micro-organismes
pathogènes) est inhibé et seuls les micro-organismes cryophiles sont capables de se
développer.
La réfrigération permet donc la conservation des aliments périssables à court ou
moyen terme. Des règles fondamentales doivent être respectées dans l'application du
froid : la réfrigération doit être faite le plus tôt possible après collecte, elle doit
s'appliquer à des aliments initialement sains et être continue tout au long de la filière
de distribution. Les produits réfrigérés bénéficient d'une DLC.
Remarque : les produits pasteurisés sont pour la plupart conservés en froid positif.
2.2.2. La congélation :
La congélation est un procédé de conservation de longue durée car elle inhibe à la fois
l'altération enzymatique et le développement microbien. Elle a généralement lieu à -18
°C et provoque :
- un blocage de la multiplication des micro-organismes cryophiles et mésophiles ;
- une destruction des parasites et de leurs kystes (par exemple, les cysticerques des
ténias sont détruits à -10 °C pendant 10 jours) ;
- un arrêt de l'activité des enzymes sauf celles des lipases (stoppées seulement à la
température de -25 °C) et de certaines enzymes présentes dans les végétaux
(ascorbate oxydases, chlorophyllases, peroxydases, phénoloxydases).
Ce procédé provoque la cristallisation en glace de l'eau contenue dans les aliments. On
assiste alors à une diminution importante de l'eau disponible, soit à une baisse de
l'activité de l'eau (Aw), ce qui ralentit ou stoppe l'activité microbienne et enzymatique.
La congélation permet donc la conservation des aliments à plus long terme que la
réfrigération.
Les principaux facteurs limitant les durées de conservation sont donc le rancissement
des graisses pour les produits en contenant ainsi que la destruction de composés
nutritionnels importants pour les végétaux (c'est d'ailleurs pourquoi, afin de détruire
ces enzymes, les végétaux sont blanchis avant congélation).
Selon la vitesse de refroidissement des aliments, on distingue :
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- la congélation lente qui entraîne au niveau des tissus une cristallisation progressive ne
touchant que l'eau extracellulaire. Elle est ainsi responsable de la formation de cristaux
de glace peu nombreux mais de grande taille. Les aiguilles tranchantes des cristaux de
glace peuvent percer et déchirer la paroi des cellules peu résistantes et favoriser une
certaine exsudation lors de la décongélation ;
La surgélation se fait soit par ventilation forcée où le produit est exposé à un courant
d’air froid à très basses températures (-196°C) (viande, volaille, gros poisson….etc),
soit par contact en introduisant un aliment entre deux plaques dans lesquelles circule
un fluide (-35°C), soit par immersion dans des bains liquides à très basses
températures (azote liquide) ou par pulvérisation de gaz liquéfié. Une fois surgelé, les
produits doivent être stockés à une température inférieure ou égale à (-18°C).
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Les produits congelés présentent une DLUO sauf les steaks hachés surgelés, de par
leur extrême fragilité, qui ont une DLC de 9 mois.
La durée d'entreposage dépendra aussi de la température de stockage. Ainsi, plus la
température est faible et plus l'aliment se conservera longtemps et dans de bonnes
conditions. De plus, leur broyage, fragmentation ou hachage diminue la durée
d'entreposage alors que l'addition de sucre, de sauce, d'enrobage avec de la chapelure
ou la cuisson provoqueront l'effet contraire.
N.B : Le blanchiment est un traitement thermique qui consiste à plonger les aliments
dans de l'eau chauffée au voisinage de son point d'ébullition ou à les exposer à la
vapeur, pendant quelques minutes. Les produits ainsi traités sont généralement des
fruits ou des légumes avant la mise en conserve pour réduire la flore microbienne de
surface et faciliter la mise en boîte ou avant la congélation pour inactiver les enzymes
de l'aliment, préserver la couleur naturelle et faciliter l'ensachage du produit.
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la lyophilisation : cette méthode consiste à congeler l'aliment (-50 °C) puis à le
chauffer dans une enceinte à pression réduite. L'eau passe ainsi directement de l'état
solide à l'état vapeur (sublimation). Cette technique qui donne des produits de qualité
se réhydratant bien, reste d'un prix de revient élevé. Elle est réservée à certaines
applications comme le café soluble, certains potages instantanés.
2.4. Acidification :
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- l'innocuité de l'aliment, par inhibition de la multiplication des microorganismes
pathogènes et de la production de toxines;
- la stabilité organoleptique de l'aliment par inhibition des microorganismes d'altération.
Les conservateurs chimiques n'ont pas la capacité de rendre sain un produit qui ne l'était
pas avant son traitement, ni d’améliorer la qualité d'un mauvais produit ; ils peuvent
seulement conserver au produit ses caractéristiques initiales plus longtemps qu'à
l'ordinaire.
2.6. La fermentation :
Elle permet la conservation des aliments tout en améliorant les qualités nutritionnelles des
produits et en augmentant les qualités organoleptiques des aliments. La maîtrise du
processus de fermentation consiste à favoriser une flore utile au détriment d’une flore
indésirable afin de prévenir les risques sanitaires pouvant survenir chez les consommateurs
(les yaourts ou les fromages ; pain et viennoiseries).
2.8. La microfiltration :
Elle repose sur l’utilisation de membranes poreuses (diamètre d’ouverture des pores
compris entre 0,1 et 10 µm) qui retiennent les microorganismes et font de cette technique
un procédé de stérilisation à froid notamment pour les liquides comme le lait. Ainsi, le lait,
d’abord écrémé car la crème colmaterait les pores du filtre, puis microfiltré est ensuite
recomposé avec la teneur en matière grasse voulue. Il se conserve au froid.
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Ce type de conditionnement peut néanmoins présenter certains inconvénients. La pression,
s’exerçant à l’extérieur du conditionnement mais pas à l’intérieur, donne lieu à une
compression de l’aliment : cette compression peut entraîner la production de jus
(exsudation) par l’aliment ou rendre difficile la séparation des tranches s’il s’agit d’un
aliment tranché. Elle ne conviendra pas à un aliment très fragile (aliment recouvert d’une
garniture p.ex.). Par ailleurs, le conditionnement sous vide de la viande fraîche est mal
accepté par le consommateur parce que, en l’absence d’oxygène, celle-ci perd sa couleur
rouge-cerise.
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CHAPITRE 2 : Procédés de séparation
1. Définition :
Un procédé de séparation est une technique ou une technologie permettant de transformer un
mélange de substances en deux ou plusieurs composants distincts, dans le but de purification,
concentration ou fractionnement du mélange.
Le criblage mécanique repose sur les chances de passage des grains à travers la surface
vibrante, ces chances sont fonction de la trajectoire des grains (vitesse et direction), la
forme de l’orifice, le nombre d’orifices successifs que peut rencontrer un grain donné.
Les grains nettement plus petits que l’orifice passent sans difficulté, par contre les
grains dont la dimension tend vers de l’orifice ont moins en moins de chance de passer.
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Le rendement de passage (R) C’est le pourcentage de tamisât effectif (T’) par rapport au
total tamisable (T) : R = 100.T’ / T
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2.3. Centrifugation (solide/liquide ou liquide/liquide) :
2.3.1. Définition :
On parle de centrifugation ou de décantation centrifuge lorsque l’on utilise la force
centrifuge pour séparer des phases de densité différentes.
Opérations liquide/solide :
• Clarification : - Lait : bactéries et spores (bactofugation), cellules
mammaires, sédiments (particules solides).
- Jus de fruits : pulpes, peaux, pépins, sédiments.
- Huile : grignons.
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Décanteur centrifuge (séparation du jus de fruit des pulpes)
2.3.4. Avantages :
- Rapidité de l’opération par rapport à la séparation sous l’action de la pesanteur.
- Une meilleure séparation par rapport à la séparation sous l’action de la pesanteur.
2.3.5. Inconvénients :
-Consommation d’énergie ==> coût de l’opération augmente et elles sont plus complexes.
3.1.1. Définition :
Elle consiste en l’ébullition d’un mélange liquide suivie de la condensation des vapeurs
obtenues, en un liquide « pur » ou en fractions liquides plus ou moins riches en
constituants du mélange vaporisé. Elle se base sur la différence de volatilité entre ces
constituants.
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L’hydrodistillation est une méthode d’extraction dont le rôle est d’entraîner les
composés volatiles des produits naturels avec la vapeur d’eau. Selon l’étymologie du
mot, composé de hydro- en grec « eau » et de - distillation qui vient du latin stilla «
goutte » et de distillare « tomber goutte à goutte ».
Avec :
Rdt%: Rendement en HE;
VHE : Volume de l’HE (ml)
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3.2. Évaporation :
3.2.1. Définition :
Le changement d’état d’un corps qui passe de la phase liquide à la phase gazeuse
(vapeur) définit l’évaporation.
Généralement, on utilise le terme évaporation quand il s’agit de séparer un solide ou
d’élever sa concentration.
Le solvant évaporé est le plus souvent de l’eau (eau évaporée).
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Solubilité (S) :
La solubilité S est la quantité de matière maximale de soluté (solide, liquide ou
gazeux) dissout dans un litre d’eau quand tous les équilibres sont atteints. La solubilité
peut s'exprimer g/100 mL, g/L ou mol/L :
Le solvant ne peut dissoudre plus d’une certaine quantité de solide. Une solution en
équilibre avec du solide en excès est dite saturée. Pour une température donnée, il
existe une concentration limite appelée concentration de saturation (c’est-à-dire la
solubilité), au-delà de laquelle la substance solide ne se dissout plus. Lorsque la
dissolution absorbe de la chaleur (le cas le plus fréquent), la solubilité augmente avec
la température (solubilité normale). Si, au contraire, la dissolution est exothermique, la
solubilité diminue lorsqu’on augmente la température (solubilité inverse).
Sensibilité à la température
Les produits d’origines organiques seront décomposés s’ils sont soumis à une très
haute température. L’évaporation de ce type de solutions doit se dérouler de manière
que les conditions critiques (température, temps de séjour) de décomposition ne soient
pas atteintes. Dans le cas d’une paroi d’évaporateur à une température assez élevée, on
doit éviter un trop long temps de contact de la solution avec la paroi.
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des microorganismes indésirables dans le lait entrant dans la fabrication de fromages au
lait cru.
Certains des nutriments (glucides, vitamines et minéraux solubles) que l’on trouve
dans le lait disparaissent du lactosérum au cours du processus de fabrication du
fromage.
Ces pertes ont des répercussions considérables sur l’économie du processusde transform
ation. L’ultrafiltration est un moyen efficace de récupération de ces produits dérivés,
qui peuvent ensuite être utilisés dans la fabrication d’autres produitsalimentaires.
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CHAPITRE 3 : Génie de la réaction
Phase I
Phase II
Phase III
1.2. Gélification :
La gélification consiste à transformer un liquide en gel. L’état "gel" peut être
considéré d’un point de vue rhéologique comme proche de l’état solide.
La gélification dépend en premier lieu de la capacité des macromolécules à s’associer
entre elles ou avec d’autres macromolécules du milieu en liant une quantité importante
d’eau.
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Avant gélification, les molécules du polymère forment une solution vraie. La
formation du gel
implique l’association de chaînes entre elles ou de segments de chaînes entre eux. Plus
précisément, plusieurs étapes de transition dans la formation du gel peuvent être
distinguées :
– l’état « sol », où le polymère forme une solution ; les macromolécules ne sont pas
organisées les unes par rapport aux autres ;
– l’état « gel » apparaît quand suffisamment de chaînes se sont associées pour former
un réseau ou un gel élastique. Au fur et à mesure que les chaînes s’organisent entre
elles, le gel devient de plus en plus rigide ; puis peut avoir lieu.
Cette réaction est favorisée à une température de 45°C. Plus on laisse le lait fermenter
longtemps plus le pH diminue, car la quantité d’acide lactique augmente et la solution
devient donc plus acide.
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Une fois le milieu acidifié, les protéines du lait coagulent à leur pHi (pH
isoélectrique).
Sans oxygène :
Objectif :
Assurer une barrière efficace pour l'aliment par rapport aux contraintes extérieures :
- physico-chimiques : eau, lumière, agents oxydants,
- bactériologiques,
- contre les chocs, les manutentions, l'écrasement.
Servir de support de manutention et de stockage.
Destruction ou recyclage facile après usage.
Légèreté.
Servir de support de communication.
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1. Le verre :
Les boissons et le lait étaient distribués en bouteille en verre. Aujourd'hui il subsiste
quelques produits conditionnés de la sorte : le vin et les apéritifs, certains jus de fruits, les
yaourts traditionnels...
Le verre est fait à partir d'une matière abondante, la silice (SiO2) qui est contenue dans le
sable.
3. Les plastiques :
Aspects technologiques :
Les plastiques alimentaires sont souvent des hauts polymères de plusieurs types :
PE = polyéthylène - (CH2-CH2) Lait.
► PVC = chlorure de polyvinyle (CH2-CHCI) Eau, vinaigre, huile.
► PS = polystyrène (CH2-CH-….) plus rigide.
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