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Structure Électronique de l'Atome

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COURS DE CHIMIE I CHAPITRE IV / STRUCTURE ELECTRONIQUE DE L’ATOME

MODELES CLASSIQUES DE L’ATOME

IV.1/ Introduction

Au début du XXIème siècle, certains scientifiques estimaient que la matière est composée
d’atomes et que ceux-ci sont eux-mêmes constitués de particules plus petites (protons,
neutrons, électrons). Dans l'histoire des sciences, plusieurs modèles de l'atome ont été
développés, au fur et à mesure des découvertes des propriétés de la matière. Le modèle atomique
actuel est le résultat de plusieurs études obtenue par le biais de mesures expérimentales toujours
plus précises.

IV.2/ Théorie quantique

IV.2.1 Les ondes électromagnétiques

Une onde électromagnétique est le résultat de la vibration couplée d'un champ électrique et
d'un champ magnétique oscillant à la même fréquence. Ces deux champs, perpendiculaires l’un
par rapport à l’autre se propagent dans un milieu selon une direction orthogonale (figure IV.1).
Ces ondes électromagnétiques ou lumineuses se propagent dans le vide à une vitesse constante
c (célérité de la lumière).

Fig IV.1 Onde électromagnétique

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Une onde électromagnétique est caractérisée par :


 La longueur d’onde (lambda), λ : est la distance entre deux crêtes (ou deux creux)
consécutifs ; elle s’exprime en mètre (m)
 La fréquence (nu),  ( = ) : correspond au nombre de longueurs d’onde passant

chaque seconde en un point repère ; l’unité de fréquence est le hertz (Hz), ou bien
(s−1).

 La période, T (𝑇 = ) : est le temps correspondant au parcours d’une longueur d’onde

λ, elle s’exprime en seconde (s) ;


 La vitesse de propagation dans le vide, c (Célérité de la lumière) c = 3.108 m/s.

Les ondes électromagnétiques sont classées en fonction de leur fréquence dans ce que l’on
appelle le « spectre électromagnétique », dont le spectre visible possède une longueur
d’onde comprise entre 400 nm (bleu) et 750 nm (rouge) (Fig IV.2).

Fig. IV.2 Spectre électromagnétique

IV.2.2. Quantification de l’énergie

Dès le début du vingtième siècle, les physiciens se sont intéressés à la loi de rayonnement du
corps noir. Le corps noir est un corps qui absorbe intégralement tout rayonnement incident,
quelle que soit sa longueur d’onde. Il est aussi l’émetteur idéal car il émet plus d’énergie que
tout autre corps à n’importe quelle longueur d’onde. La radiation émise est appelée
« rayonnement du corps noir ».

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En 1900, Max Planck (physicien allemand) a étudié le rayonnement électromagnétique émis


par des corps chauffés (corps noir), et il postula que ce rayonnement était "quantifié", vu que
l'énergie lumineuse ne pouvait prendre que des valeurs discrètes multiples de la quantité (ℎ𝜈).

Hypothèse de Max Planck


L’énergie rayonnante n’est pas émise d’une manière continue, mais seulement par des
quantités discontinues appelées « Paquets » d’énergie ou quantum d’énergie.
La quantité E = hν est appelée donc quanta d’énergie.
h est la constante de Planck : h = 6,62559.10-34 J.s et ν est la fréquence de la radiation
lumineuse.

IV.2.3/ Effet photoélectrique

L’effet photoélectrique a été découvert en 1887 par Heinrich Rudolf Hertz lors de ses
recherches sur les ondes électromagnétiques. Hertz a montré expérimentalement qu’un
matériau métallique exposé à la lumière pouvait émettre des électrons (Fig.IV.3). Ce
phénomène est appelé « effet photoélectrique ».

En 1905, Einstein s’appuya sur la théorie de Planck (théorie des quanta) pour expliquer l'effet
photoélectrique. Il considère le rayonnement lumineux comme étant un flux de particules qu’il
appela « photon » et chaque photon transporte un quanta d’énergie (ℎ𝜈). Dans ce phénomène,
l’énergie acquise par les électrons provient du champ électromagnétique de la lumière. Une
partie de cette énergie acquise sert à fournir le travail d’extraction (W0) des électrons ; le reste
est communiqué à celui-ci sous forme d’énergie cinétique (EC).

Figure. IV.3. Effet photoélectrique

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Le bilan énergétique s’écrit :

Energie du photon incident = Travail d’extraction + Energie cinétique de l’électron éjecté

1
𝐸 = 𝑊 + 𝐸 ⇒ ℎ𝜈 = ℎ𝜈 + 𝑚 𝑣
2

 0 : Valeur minimal de la fréquence produisant l’effet photoélectrique pour un métal donné,


appelée fréquence seuil.

Pour que l’électron soit éjecté, il faut qu’il possède à la sortie du métal une certaine énergie
cinétique. Il faut donc :

𝑊
ℎ𝜈 > 𝑊 ⇒ ℎ𝜈 > ℎ𝜈 ⇒ 𝜈 > 𝜈 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑊 = ℎ𝜈 ⇒ 𝜈 =

IV.2.4. Dualité onde-corpuscule

La lumière est un rayonnement électromagnétique, mais des expériences montrent également


que la lumière est de nature corpusculaire !

IV.2.4.1. Aspect ondulatoire : la lumière est constituée par des ondes électromagnétique qui se
propage dans le vide avec une vitesse constante appelée célérité c = 3.108 m/s. Chaque onde est
caractérisée par :
 Une longueur d’onde λ, exprimée en A°, nm, cm ….
𝒄
 Une fréquence,𝝂 = 𝝀, exprimée en Hz ou s-1
𝟏
 Un nombre d’onde, 𝝂 = 𝝀 exprimé en cm-1, m-1

IV.2.4.2. Aspect corpusculaire : Albert Einstein, 1905 a montré que la lumière est composée
de corpuscules appelés « photons », transportant l’énergie hν et ayant une masse fictive, m
(masse au repos est nulle).

𝑐 ℎ
𝐸 = ℎ𝜈 = ℎ = 𝑚𝑐 ⇒ 𝜆 =
𝜆 𝑚𝑐

IV.3. Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène


Le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène est l’ensemble des ondes électromagnétiques
pouvant être émises par l’atome d’hydrogène en état excité. Quand on soumet de l’hydrogène
gazeux sous faible pression à une décharge électrique de forte intensité (Fig.IV.4), les molécules
d’hydrogène (H2) absorbent de l’énergie, et certain nombre de liaison (H-H) sont rompues. Ces
atomes d’hydrogène sont excités, ils possèdent donc un excès d’énergie, qu’ils libèrent en
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émettent de la lumière à différentes longueurs d’onde, c’est ce qu’on appelle « le spectre


d’émission de l’atome d’hydrogène ». L’analyse du rayonnement montre qu’il est constitué de
quatre raies lumineuses bien séparées (rouge, bleu, indigo et violette).
Dès 1865, Balmer a remarqué que la représentation graphique du nombre d’onde en fonction
de est une droite.

En 1885, Johann Jacob Rydberg a publié une formule empirique permettant de calculer les
longueurs d’onde du spectre de l’atome d’hydrogène.
𝑐 1 1
𝜈= = 𝑐𝑅 −
𝜆 2 𝑛

Avec n2 est un nombre entier égal à 3,4, 5…

Figure. IV.4. Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène

On distingue plusieurs séries de raies, situées dans divers domaines de longueur d’onde. Chaque
série de raies porte le nom du savant qui l’a découverte et correspond à la relaxation sur un
niveau d’énergie donnée (tableau IV.1).

Domaine spectral Nom de série n1 n2


Ultra-violet UV Lyman (1916) 1 ≥2
Visible Balmer (1885) 2 ≥3
Infrarouge proche Paschen (1908) 3 ≥4
Infrarouge Brackett (1922) 4 ≥5
Infrarouge lointaine Pfund (1924) 5 ≥6
Tableau. IV.1. Séries du spectre d’émission

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Par la suite, la relation de Balmer-Rydberg a été généralisé à toute les raies du spectre
d’émission de l’atome d’hydrogène.

1 1 1
𝜈= =𝑅 −
𝜆 𝑛 𝑛

Avec : n1 et n2 sont des nombres entiers, n2 > n1


RH =109677,58 cm-1 : constante déterminée expérimentalement, appelée constante de Rydberg.

IV.3.1. Interprétation du spectre optique

A/ Absorption lumineuse

Quand l’atome d’hydrogène n’est pas excité, l’électron se trouve sur un niveau de faible
d’énergie (état fondamental). Quand cet atome est excité par un potentiel, il absorbe de l’énergie
qui se traduit par une transition électronique de l’état fondamental à un état excité (E. E) de plus
haute énergie (Fig.IV.5.a).

B/ Emission lumineuse

L’électron de l’atome excité se trouve dans un état instable, il revient à son niveau d’énergie
inférieur (E.F), en émettant des radiations lumineuses (Fig.IV.5 .b).

(a) (b)
Etat excité

hν hν

Etat fondamental

Absorption Emission

Figure IV.5. Absorption et Emission de la lumière

IV.4. Modèles atomiques classiques

IV.4.1. Modèle atomique de Rutherford

D’après le modèle de Rutherford (1911), l’atome est constitué d’un ensemble de Z électrons et
d’un noyau au centre. Les électrons gravitent autour du noyau à une vitesse uniforme, en
décrivant des orbites circulaires de rayon r. Le noyau de l’atome d’hydrogène est constitué d’un

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seul proton de charge q = +e, l’électron a la charge q = − e. Ces deux charges se trouvent à la
distance r (rayon de l’orbite) où se trouve l’électron (Fig.IV.6).

- L’électron décrit autour du noyau une orbite circulaire ou il est soumis à la force d’attraction
coulombienne FA.

→ 𝑒
𝐹 =𝐾 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 1)
𝑟

Avec 𝐾 = = 9.10 𝑁. 𝑚 . 𝐶 𝑒𝑡 𝜀 (pemittivité du vide) = 8,85.10-12 N-1 .C .m-2

Figure IV.6. Atome de Bohr

– L’électron qui se déplace avec une vitesse v sur une orbite circulaire de rayon r subit une force
centrifuge égale à :
→ →
𝐹 = 𝑚𝑎 = 𝑚 … … … … … … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 2)

Pour que l’électron reste sur une orbite circulaire de rayon r, il faut que les deux forces (FA et
FC) soient en équilibre :

→ → 𝑒 𝑣 𝑒
𝐹 = 𝐹 ⇒𝐾 =𝑚 ⇒𝑚 𝑣 =𝐾 … … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 3)
𝑟 𝑟 𝑟

– Energie totale de l’électron (ET) est égale à la somme de son énergie (EC) et son énergie
potentielle (EP).

– Energie cinétique, énergie due au mouvement de l’électron : 𝐸 = 𝑚 𝑣 … … … … (𝑉𝐼. 4)

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– Energie potentielle : est le travail de la force d’attraction du noyau fournit pour passer
l’électron de ∞ à r.

𝑒 1 𝑒
𝐸 = −𝐹 𝑑𝑟 = 𝐾 𝑑𝑟 = 𝐾𝑒 − = −𝐾 … … … … … … … … … … …. (𝐼𝑉. 5)
𝑟 𝑟 𝑟

1 𝑒
𝐸 =− 𝐾 … … … … … … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 6)
2 𝑟

L’énergie totale de l’électron s’écrite : 𝐸 = 𝑚 𝑣 + −𝐾 , finalement on obtient :

1 𝑒
𝐸 =− 𝐾 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … …. (𝐼𝑉. 7)
2 𝑟

On remarque que l’énergie totale de l’électron est continue (varie de 0 à ∞) avec le


rayon de l’orbite r. Ces résultats sont en contradiction avec les résultats expérimentaux
qui montrent que l’énergie est discontinue (quantifiée). Le modèle de Rutherford n’est
pas compatible avec la réalité, ce qui amena Bohr à proposer un autre modèle.

IV.3.2. Modèle atomique de Bohr

En 1913, Niels Bohr propose son modèle atomique basé sur des principes classiques (2e loi de
Newton) mais aussi sur des principes de la théorie quantique (transport de l’énergie rayonnée
par quanta). Pour interpréter les contradictions de la mécanique classique, Bohr à ajouter trois
postulats à son modèle.
1er postulat

L’électron décrit autour du noyau des orbites circulaires stationnaires, c'est-à-dire que leur
énergie reste constante.
2ème postulat

Les électrons ne peuvent graviter autour du noyau que sur certaines orbites stationnaires. Le
moment cinétique (𝜇⃗) de l’électron ne peut prendre que des valeurs discontinues égales à des
𝒉
multiples entiers de la quantité ( 𝟐𝝅)

Quantification du moment cinétique orbital : 𝜇⃗ = 𝑟⃗ ∧ 𝑃⃗ = 𝑚 (𝑣⃗ ∧ 𝑟⃗)


𝜇 = 𝑚 𝑣 𝑟 𝑠𝑖𝑛 = 𝑚 𝑣 𝑟 … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (𝐼𝑉. 8)

D’où le moment cinétique de l’électron : 𝜇 = 𝑚 𝑣 𝑟 = 𝑛 … … … … … … … …. (𝐼𝑉. 9)

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3ème postulat

Un atome n’émet ou n’absorbe d’énergie que lorsque l’électron passe d’une orbite
stationnaire à une autre. Le passage d’un électron d’une orbite nf à une orbite ni, se fait par un
échange d’un quantum d’énergie (Fig IV.6).

𝑐
|𝛥𝐸| = 𝐸 − 𝐸 = ℎ𝜈 = ℎ … … … … … … … … … … … … … … … . (𝐼𝑉. 10)
𝜆

Figure IV.6. Echange d’énergie lors de la transition de l’électron

h 2
D’après l’équation (IV.9) on a : ( m e vr ) 2  ( n )  𝑚 𝑣 =𝑛 … … … (𝐼𝑉. 11)
2

L’équation (IV.3) et (IV.11) ⇒ 𝐾 =𝑛 ⇒ 𝑟 = … … … … … . . (𝐼𝑉. 12)

𝑟 = 𝑛 𝑎 et 𝑎 = = 5,3.10 𝑚 = 0,53𝐴°

Pour n = 1 : 𝑟 = 𝑎 est appelé rayon de BOHR.

En remplaçant r par sa valeur dans l’équation (IV.7) on obtient :


2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒
𝐸 =− … … … … … … … (𝐼𝑉. 13)
𝑛 ℎ
L’équation (IV.12) peut s’écrite 𝐸 = − avec 𝐸 = = 2,18.10-18 J = 13,6 eV
,
Finalement l’énergie de l’électron s’écrite : 𝐸 = − (𝑒𝑉) … … … … … … … … . . (𝐼𝑉. 14)

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Conclusion :
Les valeurs du rayon de l’orbite rn et l’énergie En sont discontinues (quantifiées).

En appliquant le 3ème postulat de Bohr, on obtient :

2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒 1 1
𝛥𝐸 = ℎ𝜈 = 𝐸 −𝐸 = − , 𝑛 > 𝑛 … … … … … … … … (𝐼𝑉. 15)
ℎ 𝑛 𝑛

E : La différence d’énergie correspondante à la transition d’électron de l’orbite n2 à l’orbite


n1.

D’où la fréquence du rayonnement émis

2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒 1 1
𝜈= − … … … … … … … … … … … … … … .. (𝐼𝑉. 16)
ℎ 𝑛 𝑛

Le nombre d’onde :
𝜈 1 2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒 1 1
𝜈= = = − … … … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 17)
𝑐 𝜆 𝑐ℎ 𝑛 𝑛

Par analogie avec la relation expérimentale :


1 1
𝜈̅ = 𝑅 − … … … … … … … … … … … … (𝐼𝑉. 18)
𝑛 𝑛

D’où
2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒
𝑅 ( ) = = 109737,31 𝑐𝑚
𝑐ℎ

Conclusion :
La valeur théorique de la constante de Rydberg (RH) est très proche de la valeur
expérimentale, ce qui prouve la validité du modèle de Bohr pour l’atome d’hydrogène.

IV.3.2. Diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène

A partir de l’équation (IV.13), il est possible de calculer l’énergie des divers états dans lesquels
l’atome d’hydrogène peut se trouver. Ces valeurs représentées dans le diagramme énergétique
(Fig .IV.8), forme une suite discontinues converge vers E∞ (E∞ = 0).
Si n = 1, on a E1 = -13,6 eV, c’est l’énergie minimale et l’état de l’atome est plus stable. Cet
état est appelé état fondamental.
Si n ≥ 2, l’électron se trouve dans un niveau d’énergie plus élevé, ce qui correspond à un état
moins stable de l’atome, appelé état excité.

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IV.8. Diagramme énergétique du spectre d’émission de l’atome d’hydrogène

D’après la figure IV.8, on remarque qu’il existe une raie limite correspond à la transition
électronique du niveau n = ∞ au niveau n pour chaque série. La différence d’énergie (E∞ - E1)
qui accompagne cette transition, égale à + 13,6 eV, correspond à l’énergie qu’il faut fournir à
l’atome, dans son état fondamental, pour lui arracher l’électron : c’est l’énergie d’ionisation de
l’atome d’hydrogène.
𝑯 → 𝑯 + 𝟏𝒆 , 𝑬𝒊 = 𝑬 − 𝑬𝟏 = +𝟏𝟑, 𝟔𝒆𝑽

𝛥𝐸 = 𝐸∞ − 𝐸 = ℎ
= ℎ𝜈
( )
Avec  L , est la fréquence de la raie limite : 𝜈 =

IV.3.3. Cas des ions hydrogénoïdes


1°/ Définition : Un ion hydrogénoïde est un atome qui ne possède qu’un seul électron
( 𝐻 𝑒 , 𝐿𝑖 , 𝐵𝑒 ), on peut le décrire comme l’atome d’hydrogène.

2°/ Application de la théorie de Bohr



La force d’attraction coulombienne s’écrite : 𝐹 = −𝑍 × 𝐾 , avec Z, nombre de proton

Nous pouvant faire le même raisonnement analogue à celui de l’atome d’hydrogène en


considérant un noyau dont la charge est +Ze (Z ≥ 2), on obtient :

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 Rayon de l’orbite : 𝑟 = × ⇒𝑟 = 𝑎 , 𝑒𝑡 𝑎 = 0,53𝐴°

 L’énergie de l’électron : 𝐸 = − × 𝑍 ⇒ 𝐸 = −𝑍 𝑒𝑡 𝐸 = 13,6𝑒𝑉

 Le nombre d’onde : 𝜈 = = = ×𝑍 − =𝑅 ×𝑍 −

Conclusion :
La théorie de Bohr pouvait interpréter le spectre d’émission des ions hydrogénoïdes.

IV.3.4. Cas des atomes poly-électroniques


Dans le cas d’un atome qui possède plusieurs électrons, il faut tenir compte de l’interaction des
autres électrons du cortège qui auront un rôle d’écran vis-à-vis de l’électron de la couche externe
responsable de l’émission du spectre optique de raies. Cet écran formé des électrons des
couches internes se caractérise par une constante (  ), appelée constante d’écran. La force
d’attraction avec laquelle cet électron sera attiré au noyau sera donc plus faible :


𝐹 = −𝐾𝑍 = −𝐾(𝑍 − 𝜎) , avec 𝑍 = (𝑍 − 𝜎) et  : Constante d’écran

- L’énergie correspondante : 𝛥𝐸 = ℎ𝜈 = 𝐸 − 𝐸 = × (𝑍 − 𝜎) −

- Le nombre d’onde :

𝜈 1 2𝐾 𝜋 𝑚 𝑒 1 1 1 1
𝜈= = = × (𝑍 − 𝜎) − = 𝑅 × (𝑍 − 𝜎) −
𝑐 𝜆 𝑐ℎ 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛

Conclusion :
Le modèle de Bohr a très bien réussi d’expliquer le spectre de l’atome d’hydrogène et
les ions hydrogénoïdes, il a confirmé les idées révolutionnaires de Planck sur la
quantification de l’énergie. Malheureusement, il ne pouvait pas expliquer les spectres
des atomes poly-électroniques, d’où la nécessité d’une nouvelle théorie, la mécanique
quantique (ou ondulatoire) que nous étudierons en chapitre V.

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