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éthanol

La production d’
à partir de grains de maïs
et de céréales
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

Avertissements

Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans ce document était jugée


représentative des connaissances sur les bioénergies et son utilisation demeure sous
l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements pouvant avoir évolué de
manière significative depuis la rédaction de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier
l’exactitude avant de les mettre en application.

Cette série de fiches concrétise le projet Développement d’outils spécifiques aux énergies
pour les conseillers agricoles du Québec réalisé dans le cadre du programme Initiative
d’appui aux conseillers agricoles, selon les termes de l’entente Canada-Québec sur le
Renouveau du Cadre stratégique agricole.

Pour information

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec


2875, boulevard Laurier, 9e étage
Québec (Québec) G1V 2M2
Téléphone : 418 523-5411
Télécopieur : 418 644-5944
Courriel : [email protected]
Site Internet : www.craaq.qc.ca

Publication no EVC 029

© Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2008

ii
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

Rédaction
Catherine Brodeur, M.Sc., chargée de projets, Groupe AGÉCO, Québec
Jacques Cloutier, ingénieur, ingénieur de projet, BPR Infrastructure inc., Québec
David Crowley, ingénieur junior, chargé de projets, Agrinova, Alma
Xavier Desmeules, agronome, chargé de projets, Agrinova, Alma
Sylvain Pigeon, M.Sc., ingénieur, chargé de projet, BPR Infrastructure inc., Québec
Rosalie-Maude St-Arnaud, B.Sc., analyste, Groupe AGÉCO, Québec

Révision
Gérard Goyette, M.Sc., conseiller en biotechnologie, MAPAQ, Direction de l'innovation
scientifique et technologique, Québec
Daniel-Yves Martin, M.Sc., ingénieur, chercheur, IRDA, Québec
Denis Naud, ingénieur, MAPAQ, Direction de l’environnement et du développement
durable, Québec
Richard Wieland, agronome, directeur recherche et développement des affaires, Agrinova,
Alma

Coordination
Joanne Lagacé, chargée de projets, CRAAQ, Québec
Lyne Lauzon, biologiste, coordonnatrice aux publications, CRAAQ, Québec

Édition
Chantale Ferland, M.Sc., chargée de projets aux publications, CRAAQ, Québec

Mise en page
Jocelyne Drolet, agente de secrétariat, CRAAQ, Québec

Conception graphique
Chantal Gauthier, agente de secrétariat, CRAAQ, Québec

Photos de la page couverture


CRAAQ
Éric Labonté, MAPAQ

Remerciements
Gaston Brouillard, producteur de maïs-grain pour la production d’éthanol, Saint-Aimé,
Montérégie

iii
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

TABLE DES MATIÈRES

Introduction ..................................................................................................................... 1

L'éthanol produit à partir de biomasse ............................................................................ 1


L'éthanol de première et de seconde génération ............................................................. 1
La composition chimique et le rendement ..................................................................... 2

Le processus de fabrication ............................................................................................ 2


Les coproduits générés ................................................................................................. 3

L’utilisation de l’éthanol ................................................................................................ 3


L'éthanol dans les véhicules à essence .......................................................................... 3
Performance comparée ................................................................................................. 4

L’éthanol ailleurs dans le monde..................................................................................... 4


Brésil .......................................................................................................................... 4
États-Unis .................................................................................................................. 5

La production d’éthanol au Québec et au Canada .......................................................... 5


Les incitatifs gouvernementaux canadiens .................................................................... 6
Les incitatifs gouvernementaux québécois ..................................................................... 6
La rentabilité de la production d’éthanol : tributaire du prix des intrants …
et du soutien gouvernemental ....................................................................................... 7

La production de maïs destiné au marché de l’éthanol ................................................... 7


La mise en marché ...................................................................................................... 8
La rentabilité de la production, les avantages et les inconvénients ................................. 8

Une filière aux multiples enjeux....................................................................................... 9

Références.................................................................................................................... 11

iv
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

Introduction

La diminution des ressources en énergies non renouvelables et la préoccupation


grandissante devant l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre entraînent la
nécessité de trouver des sources d’énergie alternatives aux carburants fossiles. L’éthanol
produit à partir d’une ressource renouvelable, les sucres fermentescibles contenus dans les
végétaux, est apparu comme l’un des substituts tout désigné à l’essence utilisée dans les
véhicules. Cette production, déjà bien implantée au Brésil, a connu un développement
rapide au cours des dernières années en Amérique du Nord et en Europe. Les États-Unis
sont ainsi devenus, en 2006, le principal producteur d’éthanol au monde. Or, cette
production, essentiellement réalisée à partir de grains de maïs, soulève de nombreux enjeux
sur les plans environnemental, social et économique. Pendant ce temps au Québec et au
Canada, la production d’éthanol en est encore à ses tout débuts. Quel est au juste le
potentiel de cette production? Qu’en est-il réellement des enjeux qu’elle soulève? Cette fiche
d’information vise à fournir un ensemble d’information sur la production d’éthanol, ses
perspectives, ses débouchés et les enjeux qu’elle soulève, afin d’éclairer les conseillers
agricoles qui doivent appuyer des producteurs dans des décisions touchant la production
d’énergie. Elle traite plus spécifiquement de l’éthanol produit à partir de maïs et de
céréales. L’éthanol produit à partir de matière lignocellulosique fait l’objet d’une fiche
distincte.

L’éthanol produit à partir de biomasse

L’éthanol n’est rien de plus que l’alcool contenu dans les boissons alcoolisées consommées
par les humains depuis la nuit des temps. Il est le produit de la fermentation des sucres. Le
bioéthanol est de l’éthanol élaboré à partir de biomasse. Il est obtenu par la fermentation
des sucres fermentescibles (hexoses – sucres à six carbones) contenus dans la biomasse. Il
peut être élaboré à partir de biomasse riche en sucrose (canne à sucre, betterave sucrière,
etc.), en amidon (maïs, orge, blé, pomme de terre, etc.) ou en cellulose (résidus agricoles tels
que la paille ou les cannes de maïs, résidus forestiers, cultures énergétiques telles que le
panic érigé ou des arbres à courte rotation). Quelle que soit la biomasse utilisée, le produit
final est le même, seul le procédé de fabrication diffère. Alors que le glucose contenu dans la
biomasse riche en sucrose peut être directement fermenté par les microorganismes, celui
contenu dans l’amidon et la cellulose n’est pas directement disponible. Les chaînes de
glucose contenues dans ces polysaccharides doivent être au préalable fragmentées par un
procédé appelé hydrolyse enzymatique.

L’éthanol de première et de seconde génération

Le procédé d’hydrolyse enzymatique qui s’applique aux plantes riches en amidon comme le
maïs et les céréales est relativement simple et bien maîtrisé. C’est pourquoi il a fait l’objet
d’un développement à l’échelle commerciale au cours des dernières années en Amérique du
Nord. L’éthanol élaboré à partir de plantes riches en sucres ou en amidon est dit de
« première génération » parce qu’il est produit à l’aide de procédés industriels qui ont
atteint leur maturité. Dans le cas de l’éthanol produit à partir de matière lignocellulosique,
couramment appelé éthanol cellulosique, le procédé d’hydrolyse enzymatique est beaucoup
plus complexe et laborieux puisque la matière lignocellulosique est formée d’une matrice
rigide difficile à déstructurer pour libérer la cellulose. Les premières étapes conduisant à la

1
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

production d’éthanol cellulosique à partir de la matière lignocellulosique comporte encore


des défis sur le plan technologique. Pour cette raison, l’éthanol cellulosique est dit de
« seconde génération ». Les bilans énergétique et environnemental des biocarburants de
seconde génération sont considérés comme supérieurs à ceux de première génération.
Cependant, parce que la rentabilité des procédés reste à démontrer, leur production ne se
fait pas encore à l’échelle industrielle et, pour l’heure, la filière prédominante est donc celle
de première génération.

La composition chimique et le rendement

L’éthanol, ou alcool éthylique, est un composé chimique constitué de carbone, d’hydrogène


et d’oxygène (CH3-CH2-OH) alors que l’essence qu’il remplace est un hydrocarbure et est
uniquement constitué de carbone et d’hydrogène.

Pour produire l’éthanol, la canne à sucre sert de matière première principalement dans les
pays à climat chaud, comme c’est le cas au Brésil, alors que la betterave sucrière est surtout
utilisée en Europe. La canne à sucre et la betterave sucrière sont les matières premières qui
fournissent les meilleurs rendements en éthanol par hectare cultivé (Tableau 1). En
Amérique du Nord, ce sont plutôt les plantes riches en amidon (maïs-grain et blé) qui
servent d’intrants à la production de bioéthanol.

Tableau 1. Rendement de l’éthanol en fonction de la matière première

Rendement
Culture
(l/ha)
Canne à sucre 6 000
Betterave 5 000
Maïs-grain 3 000
Blé 2 500
Orge 1 000
Tiré de Worldwatch Institute

Contrairement au biodiesel qui est constitué de plusieurs composés chimiques, le bioéthanol


est un composé unique. Par conséquent, ses caractéristiques sont identiques quels que
soient la matière première et le procédé utilisés.

Le processus de fabrication

La fabrication d’éthanol est un procédé connu depuis très longtemps. Le procédé industriel
le plus commun recourt à des traitements physique, thermique, chimique et biochimique,
qui visent ultimement à permettre la fermentation du glucose provenant de l’amidon des
grains ou des tubercules et à produire l’alcool éthylique (éthanol). Le procédé décrit ici
s’applique au mode de production privilégié jusqu’ici en Amérique du Nord, soit la
production d’éthanol à partir de grains riches en amidon (maïs, blé, etc.). Ces grains
contiennent généralement de 65 à 70 % d’amidon.

1. Broyage : le broyage des grains (maïs, blé) se fait à l’aide d’un broyeur à marteaux afin
de produire une farine à granulométrie fine.

2
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

2. Liquéfaction : l’eau et une première enzyme (alpha-amylase) sont ajoutées à la farine.


Le mélange est porté à haute température (120 à 150 oC) dans un cuiseur pour des fins de
pasteurisation et pour liquéfier l’amidon du grain.

3. Saccharification : après refroidissement, une seconde enzyme (glucamylase) est


ajoutée afin de convertir l’amidon en glucose qui est un sucre fermentescible (ex. : dextrose).

4. Fermentation : l’ajout de levures entraîne la fermentation des sucres. Cette réaction se


produit soit en continu dans plusieurs fermenteurs séquentiels ou en discontinu, pendant
une période de l’ordre de 48 heures. Les produits résultant de cette réaction sont l’éthanol
et le dioxyde de carbone.

5. Distillation : la liqueur fermentée ou bière contient entre 8 et 15 % d’alcool. L’éthanol


est séparé de la liqueur par un système de distillation à plusieurs colonnes qui fournit un
alcool pur à 96 %.

6. Déshydratation : pour les besoins de commercialisation, l’éthanol est déshydraté par


un tamis moléculaire. L’éthanol est alors dit « anhydre ». Un dénaturant y est ajouté en
petite quantité (2 à 5 %) afin d’éviter qu’il soit commercialisé sur le marché de
l’alimentation humaine.

Les coproduits générés

Deux coproduits sont générés par la fabrication d’éthanol : les drèches résultant de la
distillation et le dioxyde de carbone (CO2) produit lors de la fermentation. Les drèches
contiennent les protéines (30 à 35 %), l’huile (5 à 10 %) et la fibre des grains ainsi que de
l’amidon résiduel. Elles trouvent un débouché dans le secteur de l’alimentation animale.
Une fois récolté, nettoyé des impuretés (alcool résiduel) puis comprimé, le dioxyde de
carbone trouve quant à lui un débouché dans la fabrication des boissons gazeuses et de la
glace sèche ou dans les processus de refroidissement rapide des aliments. Au total, une
tonne de grains permet de produire entre 350 et 450 l d’éthanol, entre 300 et 325 kg de
drèches et 350 kg de dioxyde de carbone. Avec un hectare de maïs (9 t/ha), on peut donc
produire plus ou moins 3 600 l d’éthanol.

L’utilisation de l’éthanol
Bien que l’éthanol puisse être utilisé à l’état pur comme carburant substitut à l’essence
dérivée du pétrole, il est généralement utilisé en mélange à des niveaux de concentration
variables. Les mélanges d’éthanol et d’essence sont identifiés par l’abréviation « Exx », où
« xx » indique le pourcentage d’éthanol inclus dans le mélange. Un carburant E20 contient
donc 20 % d’éthanol et 80 % d’essence alors qu’un carburant E100 correspond à de l’éthanol
pur. Plusieurs types de mélange sont commercialisés dont les plus fréquents sont le E5, le
E10, le E85 et le E100.

L’éthanol dans les véhicules à essence

La plupart des véhicules à essence peuvent fonctionner avec un mélange contenant jusqu’à
10 % d’éthanol (E10). Ce type de mélange n’est disponible qu’à certaines stations-service à

3
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

travers le Canada, dont notamment celles de la compagnie SONIC, qui commercialise un


mélange E5, et certaines stations de la compagnie Pétro-Canada, qui commercialise un
mélange E10. En Saskatchewan, la vente d’éthanol est déjà pratique courante. En effet,
depuis le 15 janvier 2007, la législation de la province exige que tout distributeur de
carburant mélange en moyenne 7,5 % d’éthanol à l’essence qu’il vend.

Certains moteurs, conçus pour être plus résistants à la corrosion de l’éthanol, peuvent
également être alimentés avec un carburant contenant 85 % d’éthanol et 15 % d’essence
(E85). Cette proportion d’essence est nécessaire pour le démarrage par temps froid,
l’éthanol pur s’enflammant difficilement. Toutefois, étant donné la faible disponibilité de ce
carburant, son utilisation est restreinte à des corporations possédant leur flotte de
véhicules et leur propre équipement de distribution et de ravitaillement tel que le Service
correctionnel du Canada dans les provinces de l’Ouest canadien. Ce carburant ne peut
alimenter les moteurs à essence conventionnels.

Performance comparée

Comparé à l’essence, l’éthanol contient près de 40 % moins d’énergie sur une base
pondérale, mais affiche une masse volumique supérieure de 7 % (cf. Tableau 2). Utilisé dans
un système d’injection volumétrique, l’éthanol générera donc moins de puissance qu’une
essence, cette diminution étant proportionnelle au contenu en éthanol du carburant.
Toutefois, l’incorporation de 10 % d’éthanol dans l’essence ne réduit que de 3 % la puissance
du moteur et favorise une meilleure combustion d’un même ordre de grandeur.

Par ailleurs, l’éthanol présente un indice d’octane très élevé, ce qui constitue un avantage
pour un moteur à essence. Un fort indice d’octane indique une résistance élevée à la
détonation provoquée par un allumage prématuré, ce qui assure une haute performance du
moteur, notamment sur le plan de la puissance développée. L’éthanol joue à ce titre le rôle
des dérivés du plomb autrefois présents dans l’essence.

Tableau 2. Comparaison de certaines caractéristiques de l’éthanol pur (E100)


avec une essence sans plomb

Propriétés Éthanol (E100) Essence


Énergie disponible (MJ/kg) 26,7 43,5
Masse volumique (kg/m3) 0,792 0,738
Indice octane 113 87 à 94 (selon grade)
Source : Patzek, 2006

L’éthanol ailleurs dans le monde

Brésil

Le Brésil, qui a cédé son titre de premier producteur mondial aux États-Unis en 2005,
fabrique l’éthanol à partir de la canne à sucre (3,3 millions d’hectares, 17 milliards de

4
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

litres)1. C’est l’importante productivité de cette culture, combinée à des coûts de main-
d’œuvre très faibles, qui lui permet d’avoir le plus faible coût de production à l’échelle
mondiale. La production d’éthanol au Brésil remonte à plus de 30 ans, le marché y est donc
bien développé. En 2006, 75 % des voitures brésiliennes étaient « flex-fuel », c’est-à-dire
qu’elles pouvaient fonctionner indifféremment avec de l’essence, de l’éthanol ou un mélange
des deux.

États-Unis

Aux États-Unis, l’éthanol connaît un développement très rapide depuis le début des années
2000, sous l’impulsion d’imposantes mesures gouvernementales. Ainsi, au début de 2008,
142 usines étaient en opération avec une capacité de production de plus de 30,5 milliards de
litres d’éthanol par année2, ce qui correspond à près de 6 % de la demande intérieure totale
d’essence des États-Unis (530 milliards de litres)3. La presque totalité (97 %) de l’éthanol
produit provient du maïs-grain. La plupart des usines sont donc localisées dans les États
producteurs de maïs, soit les États du centre : Dakota du Sud, Nebraska, Kansas,
Minnesota, Iowa, Wisconsin et Illinois. À ce nombre s’ajoute près d’une soixantaine d’usines
en construction4. Pour fournir l’ensemble de ces usines, près de 40 % de la production
américaine de maïs devra être consacrée à l’éthanol.

L’importante croissance de la production d’éthanol aux États-Unis s’explique par les


diverses mesures incitatives mises en place par le gouvernement américain. Dans l’objectif
d’augmenter la production d’éthanol à 132 milliards de litres d’ici 2017, le gouvernement
américain a élaboré plusieurs politiques nationales de subvention. Les deux principales sont :

y la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » : remboursement de la taxe d’accise de


13,5 ¢ US pour chaque litre de mélange carburant-éthanol;
y la « Small Ethanol Producer Tax Credit » : crédit de taxes de 2,6 ¢ US/l aux petits
producteurs d’éthanol.

Selon les prévisions de l’Energy Information Administration, la consommation d’essence


aux États-Unis devrait croître de 34 % entre 2007 et 2030 et l’éthanol devrait combler 7,6 %
de cette demande.

La production d’éthanol au Québec et au Canada


À l’heure actuelle, quinze usines d’éthanol sont en opération au Canada. Ces dernières ont
une production avoisinant les 1,6 milliard de litres par année. Parmi ces usines, sept sont
situées dans les prairies (Alberta, Saskatchewan et Manitoba) et sont alimentées à partir
de blé et sept autres sont situées dans le sud de l’Ontario (secteur du lac Huron et du lac
Érié) et utilisent le maïs comme matière première. La quinzième usine, située à Varennes
au Québec, produit également l’éthanol à partir du maïs. Exploitée par GreenField Ethanol

1 Nouahlat, L. Le tour du monde des agrocarburants. Brésil, États-Unis, Europe, Asie : mais qu’est-ce qui fait
chalouper les biocarburants. Réponse dans ce petit tour du monde. Terra Economica. Mai 2007. www.terra-
economica.info/Le-tour-du-monde-des . 3268.
2 Renewable Fuels Association. Ethanol biorefinery locations, U.S. fuel ethanol industry biorefineries and

production capacity. 18 février 2008. www.ethanolrfa.org/industry/locations/ .


3 Sirois, J.-P. Le point sur le développement de l’éthanol. BioClips. Volume 10. Numéro 3. Septembre 2007.
4 Renewable Fuels Association. Ethanol biorefinery locations, U.S. fuel ethanol industry biorefineries and

production capacity. 18 février 2008. www.ethanolrfa.org/industry/locations/ .

5
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

depuis décembre 2006 (autrefois les Alcools de commerce), elle affiche une capacité annuelle
de 120 millions de litres d’éthanol. Greenfield Ethanol est le plus important producteur
d’éthanol au Canada. Actuellement, l’entreprise possède trois usines en fonction (deux en
Ontario et une au Québec) et deux autres en construction (Ontario). Son carburant est
offert dans plus de 1 500 stations-service à travers le Canada5.

La capacité de production de l’usine de Varennes représente près de 30 % du marché


potentiel du bioéthanol au Québec, si l’on considère l’objectif fédéral d’incorporation de 5 %
de bioéthanol dans l’essence d’ici 2010 (420 millions de litres, soit 5 % des 8,4 milliards de
litres d’essence consommés chaque année). La production des 120 millions de litres
d’éthanol de l’usine de Varennes nécessitera l’utilisation de 300 000 tonnes de maïs, ce qui
correspond à une superficie de près de 35 000 ha de maïs, soit un peu moins de 10 % des
superficies québécoises ensemencées en maïs (450 000 ha en 2007)6. Par comparaison, si
toutes les superficies cultivées en maïs au Québec étaient destinées à la production
d’éthanol, seuls 20 % des besoins québécois totaux en essence seraient comblés.

Les incitatifs gouvernementaux canadiens

Au Canada, diverses mesures incitatives ont été mises en place afin de soutenir le
développement de l’industrie du bioéthanol. D’abord, la portion en éthanol dans les
mélanges éthanol-carburant était exemptée de la taxe d’accise fédérale de 10 ¢/l, une
exonération qui a toutefois pris fin le 1er avril 2008 avec la mise en œuvre de la Stratégie
écoÉNERGIE. Dans le but de faire passer le pourcentage moyen d’éthanol dans le
carburant à 5 % d’ici 2010, le gouvernement fédéral a conçu cette stratégie dont les
principales modalités sont :

y Initiative écoÉNERGIE : budget de 1,5 milliard de dollars sur neuf ans pour les
producteurs de carburants renouvelables. Cette mesure se traduit notamment par un
incitatif à la production pouvant atteindre 10 ¢/l pour les trois premières années et qui
diminuera progressivement jusqu’à 4 ¢/l par la suite. Le niveau de l’incitatif dépend de
la rentabilité des opérations des usines de production;
y Initiative écoAGRICOLE : 200 millions de dollars destinés aux producteurs agricoles
pour la construction ou l'agrandissement d'installations destinées à la production de
biocarburants pour le transport à partir de matières agricoles;
y Carburants renouvelables de prochaine génération : 500 millions de dollars pour
investir avec le secteur privé dans l'établissement de grandes installations de
production de carburants renouvelables de deuxième génération.

Les incitatifs gouvernementaux québécois

En mai 2006, le gouvernement du Québec a mis en place une stratégie énergétique visant à
permettre que d’ici 2012, tout carburant vendu au Québec possède un minimum de 5 %
d’éthanol. Afin d’atteindre cet objectif, des crédits d’impôt temporaires sont accordés aux
usines de production d’éthanol. Ces crédits ne sont émis que lorsque le baril de pétrole atteint

5 Le Bulletin des agriculteurs. Ethanol GreenField inaugure la première usine d'éthanol au Québec. Varennes.
20 juin 2007. www.lebulletin.com/informations/actualite/article.jsp?content=20070622_172307_4972 .
6 Institut de la statistique du Québec. Tableau M.1.1, Superficie des grandes cultures, rendement à l'hectare et

production, par région administrative. Québec. 2007.


www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/filr_bioal/culture/culture/am110007.htm .

6
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

un prix mensuel moyen inférieur à 65 $ US, un prix qui rend alors l’éthanol non compétitif.
Ainsi, depuis l’ouverture de l’usine de GreenField Ethanol à Varennes, l’entreprise n’a pas
été éligible à ce crédit d’impôt. Dans sa stratégie énergétique, le gouvernement du Québec a
indiqué son intention de privilégier la production locale d’éthanol cellulosique à partir de la
biomasse forestière et agricole et des déchets urbains plutôt qu’à partir de maïs. Ce choix se
justifie par le fait que la production d’éthanol cellulosique serait plus bénéfique sur le plan
environnemental pour le Québec.

La rentabilité de la production d’éthanol : tributaire du prix des intrants … et du


soutien gouvernemental

La rentabilité d’une usine d’éthanol utilisant du maïs est principalement fonction du coût
de la matière première, qui représente environ 75 % du coût de production. Elle est
également fonction du prix de vente de l’éthanol, lui-même directement lié au prix des
sources d’énergie, et des prix de vente des coproduits (principalement les drèches). La
période 2002-2005 a été propice au développement de la filière de l’éthanol-maïs parce
qu’elle a été caractérisée par une augmentation rapide des prix des combustibles combinée
à des prix du maïs très faibles. Le département de l’énergie américain rapporte qu’à un prix
du maïs de 2 $/boisseau (80 $/tonne métrique), le coût de production de l’éthanol se situait
entre 1,00 et 1,06 $/gallon (0,26 à 0,28 $/l)7 pour une usine américaine de taille moyenne en
2002, en excluant les coûts en capital. Avec l’augmentation de la demande en maïs pour la
production d’éthanol, les prix du maïs ont toutefois fortement augmenté depuis 2006 et sont
dorénavant directement influencés par le marché de l’énergie. L’augmentation du prix du
maïs à plus de 5 $/boisseau (200 $/t) a donc mis à rude épreuve la rentabilité de la
production d’éthanol. Sur la période 2003 à 2006, le prix de gros américain de l’éthanol
avant subvention s’est révélé presque systématiquement supérieur à celui de l’essence8. En
2006, la subvention s’est avérée insuffisante pour assurer la compétitivité de l’éthanol par
rapport à l’essence. Ainsi, même avec un prix du pétrole atteignant 100 $/baril, la
rentabilité de la production d’éthanol à partir de maïs n’est pas garantie en l’absence de
subvention avec des prix du maïs aussi élevés. Selon le département américain de l’énergie,
son coût demeure néanmoins inférieur à celui de l’éthanol cellulosique.

La production de maïs destiné au marché de l’éthanol


La production de maïs-grain pour la production d’éthanol ne diffère pas de celle du maïs
destiné à l’alimentation animale. Les pratiques culturales du maïs éthanol sont donc en
tout point semblables à celles du maïs conventionnel. Bien que des semences hybrides
comportant des qualités « éthanol » soient disponibles sur le marché, l’élément le plus
déterminant dans le choix d’un cultivar demeure encore le rendement. C’est ce qui explique
qu’à l’heure actuelle, les cultivars utilisés sont les même que pour le marché de
l’alimentation animale. Pour l’usine de Varennes, le maïs livré doit au minimum rencontrer
les critères de qualité du maïs numéro trois9.

7 Energy Information Administration. Biofuels in the U.S. Transportation sector. Février 2007.
www.eia.doe.gov/oiaf/analysispaper/biomass.html .
8 Energy Information Administration. Biofuels in the U.S. Transportation sector. Février 2007.

www.eia.doe.gov/oiaf/analysispaper/biomass.html .
9 Thérien, Y. Du maïs pour l’éthanol. Le Bulletin des agriculteurs. Décembre 2006.

www.lebulletin.com/abonnement2/0611/0611g.cfm . Consulté le 15/02/2008.

7
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

Pour l’instant, l’utilisation d’hybrides « éthanol » compliquerait et augmenterait les frais


d’entreposage, puisque ces derniers doivent être manipulés séparément des maïs
conventionnels. Or, l’avantage procuré par ces variétés spécifiques n’est pas encore
suffisant pour en compenser les désavantages. Toutefois, des sommes importantes sont
investies en activités de recherche et développement pour développer des variétés
spécifiques pour la production d’éthanol (variétés sécrétant une enzyme qui accélère la
fermentation des grains ou capable de s’autodégrader entièrement lorsqu’elle est chauffée).
Ainsi, la production de maïs pour la production d’éthanol est appelée à devenir une culture
distincte de la production de maïs pour l’alimentation animale.

La mise en marché

Au Québec, l’approvisionnement en maïs à l’usine de Varennes est assuré en majorité par


« Pro-éthanol », une entreprise composée d’agriculteurs, qui est partenaire minoritaire de
l’usine. Pour devenir membres, les producteurs doivent d’abord acheter des actions qui se
vendent au coût d’environ 3 000 $ l’unité. Une action garantit le droit de livrer 254 tonnes
de maïs par année. L’approvisionnement de l’usine prévoit différentes périodes de livraison
réparties sur toute l’année. Les dates de livraison des différents producteurs sont
déterminées selon une grille prédéfinie pour chaque année de récolte afin que les
producteurs puissent tour à tour livrer leur récolte à une date avantageuse, c'est-à-dire
rapprochée de la période de la récolte. La date de livraison est un facteur important,
puisque les producteurs sont responsables de l’entreposage de leur récolte et qu’ils ne sont
payés qu’au moment de la livraison. Lorsque leur date de livraison est éloignée, ils doivent
donc assumer des frais d’entreposage et des frais d’intérêt élevés.

Le prix du maïs est déterminé en fonction de la qualité du grain et selon une grille de prix
faisant intervenir la valeur de remplacement du maïs-grain de l’Ontario, le prix du maïs
dans les centres régionaux et le prix des contrats à terme à la Bourse de Chicago. Il n’est
donc pas directement lié au cours des prix de l’énergie. Dans l’éventualité d’une diminution
importante des prix, le maïs destiné à la production d’éthanol bénéficie d’une couverture
d’ASRA au même titre que le maïs destiné à l’alimentation animale.

La rentabilité de la production, les avantages et les inconvénients

La production de maïs pour la fabrication d’éthanol peut s’avérer une opportunité


intéressante pour les producteurs de grandes cultures. L’obtention de la valeur de
remplacement permet d’obtenir un prix généralement supérieur au prix régional. Lorsque
le maïs est livré en début de saison, l’opportunité s’avère doublement intéressante puisque
les frais d’entreposage sont minimisés.

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La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

L’élément le plus intéressant pour les producteurs de maïs destiné à la fabrication d’éthanol
est que l’achat d’actions de Pro-Éthanol garantit un débouché pour la récolte contrairement
au maïs pour la production animale où aucun débouché n’est garanti. De plus, la culture de
maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour
les producteurs de maïs-grain.

Par contre, le producteur n’a pas de latitude relativement aux dates de livraison de sa
récolte puisqu’il est soumis à un calendrier de livraison. Il doit donc adapter l’entreposage
de sa récolte d’une année à l’autre et assumer les frais d’intérêts en attendant d’être payé
au moment de la livraison.

Une filière aux multiples enjeux


Au Canada, le développement de la filière éthanol est soutenu par des objectifs
environnementaux et par la volonté de diversifier le marché des produits agricoles. Le bilan
énergétique de l’éthanol demeure toutefois très controversé et est loin de faire l’unanimité.
Le bilan énergétique établit le rapport entre l’énergie contenue dans le biocarburant et
l’énergie fossile utilisée pour sa production. Si certaines études indiquent que ce bilan est
généralement positif, affirmant que le contenu en énergie de l’éthanol est supérieur à
l’énergie fossile utilisée dans sa fabrication, certaines autres indiquent le contraire. Par
exemple, l’ADEME (2002) a estimé que l’éthanol produit à partir du blé contiendrait une
quantité d’énergie deux fois plus grande que la quantité d’énergie fossile requise pour sa
production. Pour leur part, Pimentel et Patzek (2005) ont estimé que la transformation du
maïs en éthanol nécessiterait une consommation d’énergie fossile de 29 % supérieure à
l’énergie contenue dans l’éthanol.

Le même débat fait rage concernant le bilan de l’éthanol en matière d’émissions de gaz à
effet de serre. D’après les estimations réalisées par l’ADEME en 2002, la combustion de
l’éthanol pur engendrerait une réduction de 60 % des gaz à effet de serre (GES) par rapport
à l’essence. Selon Ressources naturelles Canada (2007) toutefois, pour un mélange E10, la
réduction des émissions de GES pour l’éthanol produit à partir de céréales serait plutôt de
l’ordre de 3 à 4 % par rapport à de l’essence. La réduction des émissions de GES serait
favorisée par l’oxygène contenu dans l’éthanol (35 % sur une base massique) qui assurerait
une combustion plus complète du mélange. De la même manière, l’analyse des
contaminants atmosphériques émis par la combustion de l’éthanol indiquerait que certains
composés tels que le benzène et le butadiène, qui contribuent à l’effet de serre, sont émis en
moins grande quantité. Cependant, des composés organiques volatils précurseurs d’ozone
seraient émis en plus grande quantité. Si le débat se poursuit à l’intérieur de la
communauté des chercheurs, il n’en demeure pas moins que le bénéfice environnemental de
la production d’éthanol découlant du modèle de développement actuel est beaucoup plus
mitigé que ce qui avait été anticipé au départ.

Un second enjeu environnemental de taille est soulevé par la production d’éthanol à partir
de céréales et de maïs. L’engouement pour la culture de maïs et dans une moindre mesure
du blé, augmente les risques environnementaux liés à la dégradation des sols découlant de
la monoculture intensive et de l’utilisation à grande échelle d’herbicides, d’insecticides et
d’engrais minéraux ainsi qu’à la contamination des cours d’eau qui peut en résulter.

9
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

Ce nouveau débouché pour des cultures par ailleurs destinées à des fins alimentaires
soulève également un enjeu social fondamental relativement à la concurrence entre
demande alimentaire et demande énergétique. Alors qu’une partie importante du monde se
trouve en situation de sous-alimentation, comment justifier une utilisation des terres pour
produire de l’énergie destinée aux mieux nantis?

Au Québec, les impacts environnementaux éventuels ainsi que les bilans énergétique et de
GES mitigés ont donc amené le gouvernement à renoncer pour l’instant à un
développement plus important de la filière éthanol à base de maïs.

Sur le plan économique, l’implantation d’usines de production d’éthanol, notamment en


Amérique du Nord, a créé une demande supplémentaire et donc un nouveau débouché pour
le maïs-grain. Les producteurs ont aujourd’hui une nouvelle alternative pour la mise en
marché de leur maïs. La forte demande de maïs pour la production d’éthanol a pour
conséquence de pousser les prix des céréales (maïs et blé) et des oléagineux (soya et canola)
à la hausse puisque le prix élevé du maïs incite les producteurs à produire cette culture au
détriment des autres céréales (soya, blé, etc.). La diminution de la production des autres
céréales crée ainsi un effet de rareté qui entraîne à son tour le prix de ces céréales à la
hausse. Cet effet est de plus accentué par la forte croissance de la demande pour les autres
céréales résultant de leur substitution au maïs dans divers produits. Enfin, l’augmentation
du prix des denrées agricoles a également un impact sur le prix des terres puisque les
anticipations de revenu des producteurs sont à la hausse.

L’effet entraîné par l’éthanol sur le prix des grains et oléagineux, s’il se traduit
positivement pour les producteurs de grandes cultures, ne produit pas le même effet chez
les éleveurs. Ces derniers, qui dépendent du maïs et des autres céréales pour alimenter leur
bétail, voient leurs coûts de production augmenter sans nécessairement pouvoir récupérer
cette augmentation sous la forme de prix à la production plus élevés, du moins pour le
moment. Bien qu’une quantité importante de drèches de distillation soit rendue disponible
à des prix qui tendent à diminuer en raison des quantités importantes qui sont produites, le
coût de l’alimentation animale augmente puisque l’impact se fait ressentir sur le prix de
l’ensemble des grains. De plus, les valeurs énergétiques des drèches et des tourteaux sont
insuffisantes à elles seules pour assurer une ration alimentaire complète.

À terme, l’augmentation du prix des grains risque également de faire augmenter les prix à
la consommation des denrées alimentaires fabriquées à base de céréales et bien entendu,
ceux des viandes. Ainsi, selon les perspectives agricoles de l’OCDE10 et de la FAO11, le coût
des aliments pour animaux ainsi que le prix de plusieurs produits carnés devraient
augmenter de manière importante sur la période 2007-2016. La demande de produits
agricoles de base pour la production de biocarburants constitue donc un changement
majeur par rapport à la situation qui prévalait sur ces marchés antérieurement.

10 www.oecd.org/dataoecd/7/44/38896704.pdf .
11 www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000543/index.html .

10
La production d’éthanol à partir de grains de maïs et de céréales

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mais qu’est-ce qui fait chalouper les biocarburants. Réponse dans ce petit tour du monde.
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