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Comptabilite

Ce document décrit les principes et objectifs de la comptabilité générale, y compris la définition et les fonctions de la comptabilité, les principes comptables fondamentaux, et les états financiers tels que le bilan et le compte de résultat.

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Ce document décrit les principes et objectifs de la comptabilité générale, y compris la définition et les fonctions de la comptabilité, les principes comptables fondamentaux, et les états financiers tels que le bilan et le compte de résultat.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE

Chapitre 1- LES OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE

La gestion d’une entreprise conduit à faire des choix, à prendre des décisions dans le but de réaliser
des objectifs dont le principal est la réalisation d’un profit financier.

I- Définition de la comptabilité financière


La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant de saisir, de
classer, enregistrer des données de base chiffrées et présenter des états reflétant, à leur date d’arrêté,
une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat d’une entité (entreprise,
association, administration etc.)

1) Quelles sont les données de base chiffrées ?


Ces données ont pour origine des flux économiques qui naissent des échanges entre les unités
économiques, l’entreprise et son environnement.

Salariés

Fournisseurs

Banques Clients
Entreprise

Etat &
collect Publ

Actionnaires
OU ASSOCIES

flux physiques ou réels

Flux financiers

2) En quoi consiste le traitement comptable ?


Les pièces justificatives tels que les factures, les chèques, les feuilles de paie, les pièces de caisse et
d’autres encore et par catégorie d’opérations (achats, ventes, règlements….) sont classées, saisies et
enregistrées grâce au moyens informatiques, dans les registres de travail au jour le jour.
Ces différents traitements permettent de :
 conserver la mémoire des opérations qui rythment la vie de l’entreprise chaque année ou
exercice ;
 connaître à tout moment la situation de la trésorerie ;
 produire de façon intermittente des états de synthèse (bilan, compte de résultat, tableau de
financement des ressources et emplois, l’annexe.)

II- Les objectifs de la comptabilité

La comptabilité répond aujourd’hui à six finalités principales, à savoir :

 mesurer la richesse créée par l’entreprise et de contrôle;


 fournir un moyen de preuve dans la vie des affaires ;
 fournir un outil d’aide à la décision ;
 fournir une base pour le diagnostic financier ;

Les principes comptables fondamentaux :

1. «  Principe de la continuité de l’exploitation » : selon ce principe, l’entreprise


enregistre ses opérations et établit ses états de synthèse dans l’hypothèse de la
continuation des ses activités (sauf exception : cas de faillite par exemple).

2.« Principe de la permanence des méthodes » : l’entreprise doit établir ses états


de synthèse en appliquant toujours les mêmes règles d’évaluation et de présentation de ses
états de synthèse.

3.« Principe du cout historique » : les biens de l’entreprise demeurent inscrits au


bilan pour leur valeur initiale ou d’entrée (exprimée au Maroc en DH courant), et ce, quelle
que soit la dépréciation monétaire éventuelle.

4« Principe de la spécialisation des exercices » : les charges et les produits de


l’exercice doivent être rattachés à l’exercice concerné, d’où l’utilité de la régularisation des
opérations à la fin de l’année.

5.« Principe de la prudence » : selon lequel les charges doivent être enregistrées


même si elles ne sont que probables, mais les produits ne sont enregistrés que s’ils sont réels
ou effectifs.

6. « Principe de la clarté » : d’après ce principe les opérations de l’entreprise


doivent être enregistrées dans les comptes et rubriques concernés sans compensation entre
elles.

7. « Principe de l’importance significative » : selon ce principe, les états de


synthèse doivent révéler tous les éléments dont l’importance peut influencer les évaluations et
les décisions, c'est-à-dire les éléments qui sont susceptibles d’influencer l’opinion que les
lecteurs peuvent avoir sur le patrimoine de l’entreprise, sa situation financière et ses résultats.

-le model normal : Qui est prévu pour les et grandes entreprises, c'est-à-dire les entreprises
dont le CA>1MDH/an1. Ce modèle est plus détaillé, il comporte 10 classes de comptes et 5
états de système : C.P.C, bilan, E.S.G, TF et ETIC.

2
-le modèle simplifié : Il est destiné à être utilisé par les petites et moyennes entreprises, c’est-
à-dire celles dont le CA<1 million de DH par an. Ce modèle est moins détaillé que le premier,
il comporte 8 classes de comptes seulement (celles de la comptabilité générale) et 4 états de
synthèse (ESG exclu). Dans ce cours on se contentera du modèle normal susceptible d’être
utilisé par toutes les entreprises

Les états de synthèse (modèle normale) Dans le modèle normale, le plan comptable
a prévu 5 états de synthèses :
1) Le bilan : Document qui décrit le patrimoine de l’entreprise en termes de ressource
et d’emploi.
2) Le compte de produit et charges : c’est un compte qui décrit la formation du
résultat à partir des comptes de produit et de charges.
3) L’état des soldes de gestion : C’est un compte qui décrit les étapes de formation du
résultat et qui dégage les soldes intermédiaires de gestion et aussi la capacité
d’autofinancement.
4) Le tableau de financement : Le T.F. explique sous forme d’emplois de ressources
les variations du patrimoine et de la situation financière de l’entreprise au cours de
l’exercice.
5) L’état des informations complémentaires : C’est un ensemble de document qui
complète et commente l’information donnée par les autres États de synthèses

Chapitre 3- LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU MODELE COMPTABLE

a) Le bilan

C’est un document qui représente le patrimoine de l’entreprise à un moment donné (à la clôture de


l’exercice en général). Il se présente sous la forme d’un tableau à deux parties :

.
Le passif du bilan : représente les moyens de financement de l’entreprise, c’est-à-dire tout ce qu’elle
doit, tout ce qui lui a permis de financer ses actifs.

Les capitaux propres constituent les ressources de financement propres à l’entreprise

Les dettes financières et le passif circulant regroupent les emprunts longs terme, les
différentes dettes d’exploitation et les avances de trésorerie obtenues des banques : ce sont des
ressources externes.

L'actif du bilan : représente les moyens de production de l’entreprise, c’est-à-dire tout ce qu’elle
possède à un moment donné

L’actif immobilisé représente les investissements de l’entreprise, c’est l’ensemble des


moyens destinés à rester durablement dans l’entreprise, pendant plusieurs cycles de production.

L’actif circulant regroupe des moyens non durables, renouvelés à chaque cycle de
production.

Dans l’optique économique, le passif représente les ressources de financement de l’entreprise et l’actif
les emplois qui en sont faits.

Dans une optique juridique, le bilan est désigné comme le patrimoine : le passif représente ce doit
l’entreprise (dettes) et l’actif, ce que possède l’entreprise (les biens et droits).

3
La partie double

L’enregistrement des flux économiques en comptabilité doit se faire en respectant un principe


fondamental : le principe de la partie double.

I- L’enregistrement des flux économiques

1) Le principe de la partie double

Selon le principe de la partie double, tout flux réel ou monétaire doit donner lieu à une inscription dans
au moins deux comptes :
 un compte dans lequel on inscrit en « ressource » l’origine de l’opération ;
 un compte dans lequel on inscrit en « emploi » la destination de l’opération.

Autres exemples montrant les emplois et ressources.


Exemples d’opérations Destination Origine
(flux économiques) (compte servant d’emploi) (compte de ressource)
Achat de marchandises au Achat de marchandises Caisse
comptant en espèces (espèces en caisse)

2) Le compte

Par convention, dans le cadre de la partie double, le compte doit posséder deux colonnes :
 une colonne de gauche appelée DEBIT (D)
 une colonne de droite appelée CREDIT (C)

Le débit représente les emplois alors que le crédit représente les ressources.

Pour les besoins de la gestion, le comptable est souvent amené à arrêter les comptes. Ce travail
consiste à faire la somme des débits et des crédits et à tirer le solde.

a) L’arrêté des comptes

Lorsque le total des débits est supérieur au total des crédits, on dit que le solde est débiteur

Lorsque le total des crédits est supérieur au total des débits, on dit que le solde est créditeur.

Lorsqu’il y a égalité entre débit et crédit, le solde est nul.

Le journal : C'est un document légal ou doivent être enregistrées par ordre chronologique, sans blanc
ni rature les opérations de l'entreprise décrites dans les pièces justificatives.

Le grand livre : rassemble tous les comptes de l'entreprise, classés dans l'ordre du plan comptable et
établit à partir des écritures comptables enregistrées au Journal.

La Balance : est un tableau qui résume tous les comptes du grand livre à une date donnée.il joue 2
rôle : *C’est un instrument de contrôle des enregistrements *C’est un instrument de gestion.

LE CPC : est un état de synthèse qui décrit en terme de produits et de charges les composantes du
résultat final de l’exercice comptable, il est déterminé à partir des comptes de produits et charges

b) Le compte de résultat

4
Le compte de résultat regroupe toutes les opérations à l’origine de l’activité de l’entreprise pour la
durée d’un exercice comptable. Ces opérations sont appelées charges et produits de l’exercice.

c) Le tableau de financement des emplois et ressources (TAFIRE)

Il regroupe les ressources générées par l’exploitation durant une période donnée et l’utilisation qui en
a été faite.

d) L’annexe
Elle regroupe un ensemble d’informations qui complètent et précisent les renseignements donnés par
le bilan et le compte de résultat.

3) Conservation de la facture

Les factures ainsi établies doivent être conservées pendant un délai de 1à ans, car elles peuvent servir
de preuve en cas de litige.

4) Les réductions accordées sur factures

Une facture peut comporter des réductions de prix accordées par le fournisseur. Il peut s’agir de
réduction commerciale et ou financière. Les différentes réductions sont :

le rabais : réduction accordée pour compenser un défaut de qualité, un retard ou une erreur sur la
marchandise livrée ou pour écouler les fins de séries :

la remise : réduction accordée en raison de la quantité achetée ou de la qualité du client ;

la ristourne : réduction accordée en fonction d’un niveau de chiffre d’affaires net réalisé avec un
client. Elle a pour objectif de fidéliser le client.

l’escompte : c’est une réduction accordée pour paiement comptant ou anticipé.

5) Les différentes catégories de factures

Les factures permettent au vendeur et à l’acheteur de garder la trace des transactions qu’ils réalisent
ensemble en se conformant à une obligation légale. On distingue les factures de doit et les factures
d’avoir.

La facture de doit est établie pour signifier à son client qu’il a livré les biens commandés ou exécuté
la prestation de service demandée.

La facture d’avoir est établie par le fournisseur pour :


Constater un retour de marchandises par le client ;
Accorder un rabais ou une remise supplémentaire après facturation ;
Accorder une ristourne au client ;
Accorder un rabais, une remise ou un escompte oublié sur la facture initiale.

5
Autres types d’éléments liés à la facture
Le relevé de facture est un document donnant le récapitulatif des factures de droit, des factures d’avoir
et les règlements effectués.
Le pro-forma et le devis : ce sont des offres de prix faites par le commerçant ou le prestataire de
services.
Le relevé, la facture pro-forma et le devis ne s’enregistre pas.

III- Les frais accessoires liés aux achats et aux ventes

2) Cas particulier des frais de transport

La facturation des frais de transport engagés par le fournisseur pour son client dépend des conditions
générales de vente développées ci-dessous.

Le port franco : Le port est franco quand il n'est pas facturé au client. car le fournisseur peut imputer
le coût du transport sur le prix de la marchandise indirectement.

-Le port forfaitaire : La livraison des marchandises est effectuée par le vendeur avec ses propres
moyens 20%

-Le port débours : lorsque Transport assuré par un tiers (transporteur). TVA 14%

3) Avance et acompte sur commande

L’acompte ou l’avance reçu constitue pour le fournisseur une dette conditionnelle à rembourser si la
commande n’est pas exécutée. Pour le client, c’est une créance conditionnelle.

-l'avance  : correspond à une somme d'argent versée au salarié pour un travail non encore
effectué. Elle se traduit donc par le paiement anticipé

-acompte : correspond au paiement par avance d'une partie du salaire pour un travail qui a déjà été
effectué par le salarié.

-Le bulletin de paie : C’est un document qui constate le travail fourni par les salariés à l’entreprise et
pour lequel ils reçoivent une rémunération 

IV Les emballages

1) Typologie d’emballages

Les emballages sont des objets destinés à contenir des produits ou marchandises livrés à la clientèle.
On distingue 2types d’emballages : le matériel d’emballage et les emballages commerciaux

Le matériel d’emballage : Il s’agit d’objets utilisés pour contenir ou pour contenir ou conditionner
des matières premières, marchandises à l’intérieur de l’entreprise par exemple : cuves, congélateurs,
bouteilles à gaz

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Les emballages commerciaux Il s’agit d’objet divers destinés à contenir les marchandises et les
produits livrés à la clientèle tel que les caisse, boites, bouteilles, les bidons, pots, cartons…… Quatre
sortes d’emballage sont à distinguer :

* emballage récupérable identifiable : ils peuvent être conservés par les clients pour être
récupérés ultérieurement par l’entreprise. Ces emballages sont identifiables et ils sont considérés
comme des immobilisations. les contenaires , les barils, les tonneaux….
*emballage récupérable non identifiable : ce sont des emballages qui peuvent être récupérés
par l’entreprise, mais on ne peut pas les distinguer (bouteilles en verre…). Ils sont assimilés à des
stocks.
* emballages perdu : ils ne sont pas récupérés par l’entreprise, ils sont vendus à la clientèle
avec la marchandise (bouteilles en plastique, papiers, conserves…). La valeur de ces emballages est
intégrée dans le prix de vente.
*emballage à usage mixte : Ce sont des objets dont on ne sait pas au moment de l’achat s’ils
seront utilisés comme perdus ou récupérés

la consignation des emballages récupérables : c’est le prêter à un client en contre partie d’une
somme d’argent déposée comme garantie. Cette somme ne sera remboursée au client qu’après la
restitution de l’emballage prêté dans un délai normal et en bon état.

Chapitre 10- LES INVESTISSEMENTS ET LEUR FINANCEMENT

Toute décision d’investissement se concrétise par l’acquisition d’immobilisations qui selon le cas,
seront incorporelles, corporelles ou financières.

Les immobilisations sont des biens ou services destinés à servir durablement à l’activité de
l’entreprise. Par contre, les charges sont des biens ou services, qui dans le cadre de l’exploitation sont
destinés à être consommés rapidement.(matières et fournitures consommables) ou transformés
(matières premières) ou revendus en l’état (marchandises)

2) Evaluation des immobilisations incorporelles et corporelles

Lors de leur acquisition, les immobilisations sont évaluées comme suit :


 coût d’acquisition lorsque les immobilisations sont acquises à titre onéreux ;
 coût de production lorsqu’elles sont fabriquées par l’entreprise pour elle-même ;
 valeur vénale lorsqu’elles sont acquises à titre gratuit ;
 valeur vénale de celui des deux lots dont l’estimation est la plus sûre en cas d’échange.

Le coût d’acquisition s’entend ici du prix d’achat hors taxes augmenté des frais accessoires hors
taxes (droit de douane à l’importation, frais d’installation, montage, mise en service, frais de
transport,).

II- Les immobilisations financières

1) Typologie des immobilisations financières

Les immobilisations financières peuvent être classées en deux catégories que sont les titres de
participation regroupant les action ou parts (droit de propriété) et des obligations (droit de créance)
long terme et les autres immobilisations financières qui se subdivisent en prêts et créances non

7
commerciales prêts au personnel créance sur l’Etat , titres immobilisés dépôts et cautionnements ,
intérêts courus .

2) Evaluation des immobilisations financières

les titres sont évalués à leur prix d’achat et les autres immobilisations financières à leur valeur
nominale.

Chapitre 11 LES OPERATIONS DE TRESORERIE

La trésorerie de l’entreprise est l’ensemble des liquidités qu’elle possède sur ses comptes en banque et
ainsi qu’en caisse.

Le niveau de trésorerie résulte des différents flux (encaissements et décaissements) inhérents au


financement du cycle d’exploitation et du cycle d’investissement.

Les encaissements et les décaissements se font par différents moyens de règlement tels que les
espèces, les chèques, les virements, la carte bancaire, les effets de commerce.

Au regard de la multiplicité des opérations d’encaissement et de décaissements, des contrôles


périodiques sont nécessaires ; à cet effet, l’entreprise utilise la technique du rapprochement
bancaire.

I- Les Règlements en espèces

Ce sont des règlements par caisse qui en principe concernent les dépenses de faible montant.
.
II- Les Règlements par chèques

Le chèque est un document par lequel le tireur (émetteur) donne l’ordre à son banquier (le tiré) de
payer à vue une somme à un bénéficiaire qui peut être le tireur lui-même ou une tierce personne.

III- Les Règlements par virements

Lorsque deux entreprises sont en relation d’affaires, l’une peut demander à son banquier de transférer
à l’autre une somme d’argent.

IV- Les Règlements par la carte bancaire

Il s’agit ici de la monnaie électronique et le commerçant doit disposer d’un terminal de paiement
électronique relié par ligne spécialisée et sécurisée au centre de traitement des cartes bancaires..

V- Les Règlements par effets de commerce

Les effets de commerce sont à la fois des instruments de paiement et de crédit. Sous le vocable effets
ou traites, on distingue, la lettre de change et le billet à ordre.

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La lettre de change est un document par lequel le tireur donne l’ordre à une personne appelée tiré de
payer une certaine somme à une certaine date à un bénéficiaire qui peut être le tireur. Lui-même ou
une tierce personne.

Le billet à ordre est un document par lequel le débiteur ou souscripteur s’engage à payer une certaine
somme à une certaine date au profit d’un bénéficiaire.

VI L’état de rapprochement bancaire

L’état de rapprochement est un document extra comptable permettant de vérifier la concordance des
comptes banque tenu par entreprise et relevé reçu de la banque.

La vérification hebdomadaire ou mensuelle permet de relever les enregistrements non réciproques et


de procéder aux corrections nécessaires,

SERIE III : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE

Chapitre 12 : LES OPERATIONS D’INVENTAIRE

La gestion d’une entreprise conduit à rassembler une masse de moyens et à essayer de les utiliser au
mieux afin de dégager un résultat bénéficiaire.

I- Les objectifs de l’inventaire

Le chef d’entreprise doit, de temps en temps, faire le point, en réalisant les travaux dits d’inventaire
qui consistent :
 à la vérification des soldes des comptes par rapport à la réalité ;
 à l’évaluation des résultats obtenus en faisant la synthèse des charges et des produits ;
 à l’élaboration des états financiers de la période écoulée, pour porter un jugement sur la gestion et
la situation patrimoine et tirer des conséquences pour l’avenir ;
 à répondre aux obligations fiscales.

La notion d’inventaire regroupe tous les travaux extracomptables de vérification et de correction


auxquels les Dirigeants de société doivent procéder avant l’élaboration des états de synthèse.

II- Les différentes phases de l’inventaire

Les phases de l’inventaire sont au nombre de deux :

1) L’inventaire physique ou d’un inventaire extracomptable


Au cours de cette opération, tous les éléments du patrimoine doivent être estimés à leur valeur
d’inventaire, laquelle est comparée à leur valeur d’entrée.
La comparaison entre les deux valeurs peut donner lieu à la constatation d’un amoindrissement de
valeur (moins-value) ou d’une augmentation de valeur (plus-value).

NB : pour respecter le principe de prudence, la moins-value seule est comptabilisée.

2) Les écritures d’inventaire


Sur le plan organisationnel, les écritures d’inventaire s’enchaînent comme suit :

 Etablissement de la balance avant inventaire ;


 Enregistrement des écritures d’inventaire et calcul de l’impôt ;

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 Etablissement de la balance après inventaire ;
 Etablissement des documents de synthèse.

Chapitre 13 : LES AMORTISSEMENTS

La plupart des immobilisations se déprécient avec le temps et l’usage ou pour des raisons naturelles et
irréversibles. La constatation de cette dépréciation normale se fait au moyen de l’amortissement.

I- Définition

Selon le système comptable L’amortissement est la constatation comptable de la baisse de valeur des
immobilisations se dépréciant de façon certaine et irréversible avec l’usage, le temps, ou en raison du
changement de techniques, de l’évolution de marchés ou de toute autre cause.

II- Terminologie

Certains termes sont d’usage courant, en matière d’amortissement. Nous avons :


 La valeur d’origine (Vo) qui est le prix d’acquisition du bien amortissable ; elle constitue la base
d’amortissement ;
 L’annuité d’amortissement qui correspond au montant de l’amortissement pratiqué
annuellement (il est à différentier de l’amortissement du capital et de l’amortissement d’un
emprunt qui ne sont que des remboursements) ;
 Le taux d’amortissement, c’est celui qui appliqué à la valeur d’origine donne l’annuité ;
 Amortissements cumulés (AC) : total des amortissements pratiqués depuis
l’acquisition des immobilisations
 La valeur comptable nette (VNC) ou valeur net amortissement (VNA), elle correspond à la
différence entre la valeur d’origine et la somme des annuités d’amortissements pratiqués à une
date donnée.

III- les objectif des amortissements

*Elle tient a corriger la valeur des immobilisation et a inscrire au bilan a leur valeur d'échange.
*c’est une source de financement des immobilisations nouvelles. Ces ressources générées par les
amortissements augmentées des résultats de l’exercice forment la capacité d’autofinancement de
l’entreprise.
*répartir les couts des immobilisations sur plusieurs exercices comptables
*basse de résultat comptable et par conséquent basse de l’impôt
2) Systèmes d’amortissement
Au Gabon, nous pouvons distinguer trois systèmes d’amortissement.

a) le système linéaire ou constant : ce type d’amortissement répartir de manière égale les


dépréciations
b) Système d’amortissement dégressif :Il est applicable, sur option irrévocable, aux biens
d’équipement acquis à compter du 1erjanvier 1994, à l’exclusion des immeubles et des véhicules
de transport des personnes. Donc ce système d’amortissement donne des anuites importantes au
début, et de plus en plus faibles à la fin les coefficients applicables. Qui sont :
De 3 à 4 ans le coefficient est 1,5
De 5 à 6 ans le coefficient est 2
Supérieur à 6 le coefficient est 3
c) le système accéléré ou dérogatoire : ce mode d’amortissement. Il consiste à doubler le montant
de la première annuité calculée suivant la durée normale d’utilisation, autorisé parfois par
l’administration fiscale dans le cadre des codes des investissements.

Chapitre 14 : LES PROVISIONS

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Elles correspondent à des charges probables comportant quelques incertitudes quant à leur montant et
parfois quant à leur existence même.
Les provisions ont pour but la couverture d’un risque ou d’une perte probable et éventuelle que
pourrait subir un élément d’actif circulant en particulier.

I- Principe de la provision

Lors de l’inventaire, si la valeur de négociation d’un élément d’actif est inférieure à la valeur de cet
élément inscrit au bilan, la constitution d’une provision est nécessaire ; dans le cas contraire, aucune
régularisation n’est opérée.
Du point de vue comptable, les principes essentiels de constitution de provision sont les suivants :
Une provision pour dépréciation doit être constituée en raison du principe de prudence, dès
qu’une moins-value est constatée ou est probable sur un élément d’actif ;
La provision doit être constituée même en l’absence ou en cas d’insuffisance du résultat ;
La provision doit être constituée même si elle n’est pas déductible fiscalement.

II- Conditions de déductibilité d’une provision

Pour qu’elle soit déductible fiscalement, la provision doit remplir les conditions suivantes :
Sur le fond, la provision doit être destinée à faire face à une charge ou une perte déductible,
l’objet de la provision doit être nettement précisé, la perte ou la charge doit être probable et avoir son
origine dans l’exercice ;
Sur la forme, la provision doit être effectivement constatée dans les écritures de l’exercice et
figurer au relevé des provisions prévu dans la liasse fiscale.

III- l’objectif des provisions

*La constitution de provision permet de régulariser le bilan en faisant apparaître le montant des
dépréciations et des dettes probables liées aux risques divers.
*Aussi, comme les amortissements, les provisions sont des ressources propres de l’entreprise, elles
contribuent à l’autofinancement.

IV- Différents types de provisions


Il est d’usage de distinguer trois types de provision :
- les provisions pour dépréciation ;
- les provisions pour risque et charge ;
- les provisions réglementées (non traitées dans le présent document).
1) Les provisions pour dépréciation
La provision pour dépréciation se définit comme étant la constatation d’un amoindrissement de la
valeur d’actif résultant des causes dont les effets sont jugés réversibles.
Comme éléments d’actif susceptibles de faire l’objet d’une provision pour dépréciation, nous avons :
- Les immobilisations non amortissables (terrains, titres de participation) ;
- Les valeurs mobilières de placement ;
- Les valeurs d’exploitation (différents stocks) ;
- Les créances.

2) Les Provisions pour risques et charges

Elles sont destinées à couvrir des risques ou des charges nettement précisés quant à leur objet
mais la réalisation et le montant sont incertains à la clôture de l’exercice

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3) les provisions règlementées
Les provisions réglementées apparaissent au bilan comptable, au passif, dans la rubrique
des capitaux propres. Autorisé parfois par l’administration fiscale dans le cadre des codes des
investissements.

Chapitre 16 : LES AUTRES REGULARISATIONS

I- Les charges et produits connus avec certitude à l’inventaire :

La pièce de base ne sera enregistrée qu’au cours de l’exercice suivant Ce décalage concerne les
charges à payer et les produits à recevoir. selon le principe de séparation des exercices

1) Pour les charges à payer 


Le principe consiste à faire supporter à l’exercice N les charges qui seront enregistrées en N+1. A la
fin de l’exercice N,
.
2) Pour les produits à recevoir 
Le principe conduit à inclure dans N les produits qui ne seront enregistrés qu’en N+1. A la clôture de
N,

II- Les produits et charges constatés d’avance

1) Les charges comptabilisées d’avance 


La pièce de base concernant une livraison ou une prestation devant intervenir au cours de N+1 est
enregistrée à la clôture de l’exercice N. l’ajustement conduit à créditer le compte de charge
correspondant par le débit du compte charges constatées d’avance.

2) Les produits constatés d’avance :


Ce sont des produits comptabilisés avant que les prestation les justifiant aient été effectuée .

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