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Fateme Naanakar
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Lettre et les sciences humaines

Analyse psychanalytique du Petit Prince et


attention à ses symboles
Par
Fatémé Naanakar
Sous la direction de Mme le docteur
Ghazale Aarézi
Janvier, 2020
Lettre et les sciences humaines
Analyse psychanalytique du Petit Prince et
attention à ses symboles
Par
Fatémé Naanakar
Sous la direction de Mme le docteur
Ghazale Aarézi
Janvier, 2020
Dédicace

Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à ma directrice de


mémoire, Madame Ghazalé Aarézi. Je la remercie de m’avoir
encadré, orienté, aidé et conseillé.

J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs,


intervenants et toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs
écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes réflexions
et ont accepté de me rencontrer et de répondre à mes
questions durant mes recherches.Je remercie mes très chers
parents qui ont toujours été là pour moi. Je remercie mes
sœurs et pour leurs encouragements.

À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon


respect et ma gratitude.

Résumé
Résumé

Un aviateur, le narrateur du conte, se bloque avec son avion au milieu du désert du Sahara à la
suite d’une panne de moteur. Alors qu’il tente de réparer son avion, un petit garçon apparaît et
lui demande de dessiner un mouton : « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! ».
Jour après jour, le narrateur découvre l’histoire du Petit Prince. Il lui raconte qu’il vient d’une
autre planète : “l’astéroïde B 612», une planète très petite à peine plus grande qu’une maison
où il a laissé derrière lui trois volcans et une rose, une fleur unique dont il est amoureux. Le
petit prince confie à l’aviateur avoir peur que le mouton qu’il lui a dessiné fasse du mal à sa
rose.
Le petit prince lui raconte aussi qu’il a visité d’autres planètes avant d’arriver sur la Terre. D’une
planète à une autre, il a rencontré des gens bizarres: un roi qui prétend régner sur tout avec le
pouvoir absolu, un vaniteux qui se voit comme l’homme le plus beau et le plus intelligent alors
qu’il est seul sur sa minuscule planète, un homme d’affaires propriétaire d’étoiles qui passe son
temps à les compter, un ivrogne qui boit pour oublier qu’il boit, l’allumeur de réverbères qui
effectue un travail absurde et ininterrompu et un vieux monsieur géographe qui écrit, dans des
livres énormes les informations portées à lui par les explorateurs.
Sur la Terre, le Petit Prince a rencontré un renard, il lui a appris qu’il est important de se faire
des amis qu’on doit les apprivoiser et les considérer comme des êtres uniques.
Chaque jour l’aviateur apprend de nouvelles choses sur le petit prince, sur ses sentiments, ses
peurs, ses doutes, son départ, son voyage et sur sa planète.
Huit jours après l’atterrissage dans le désert, l’heure de la séparation des deux amis est venue.
Afin de retourner sur sa planète, le petit prince a recours au serpent qui résout toutes les
énigmes. Le petit prince repart vers sa planète en laissant le narrateur tout seul. Enfin,
l’aviateur réussi à réparer son avion et quitte lui aussi le désert en espérant revoir le petit
prince un jour.
Introduction

Peut-être que la première question qui vient à l'esprit de toute personne intéressée par la
littérature après avoir entendu des critiques est quelle relation peut-il y avoir entre les deux -
littérature et psychanalyse? La psychanalyse de Freud était un processus qui, au début du XXe
siècle, a étendu les sciences à de nouveaux domaines du monde humain. Les effets de ce
mouvement devaient amener ce siècle à l'ère de l'esprit et de la psychologie, mais ce qui a été
institutionnalisé par rapport à l'impact de la psychanalyse sur la littérature au siècle dernier - du
XXe au XXIe siècle - est certainement la découverte d'une critique littéraire appelée
psychanalyse. L'exploration de Freud, sous son influence dans la nouvelle herméneutique, a
présenté un nouveau concept de l'occasion à la volonté et au sens. Selon lui, le sens de
l'interprétation des éléments dans le domaine de l'expression n'est pas atteint, mais doit
toujours être dans les couches les plus profondes, contribuant ainsi à identifier efficacement
une œuvre d'art. Selon ce type de critique, les vrais artistes et créateurs sont souvent
introvertis et détestés par le comportement normal des gens ordinaires, car les poètes et les
écrivains parlent plus ouvertement d'eux-mêmes parmi les nombreux artistes. Ils disent et
enregistrent leurs différents états à travers des mots et des mots mieux que les autres artistes
peuvent être soumis à des interprétations psychanalytiques. Ainsi, à travers cette science, on
peut utiliser la recherche intuitive et intuitive de l'artiste pour la vérité de l'exploitation,
formuler scientifiquement la découverte et étudier la biologie du phénomène ou les
mécanismes de sa création, la fonction et le but de l'œuvre, de sorte que le lecteur soit
psychanalysté et Faire du texte un sujet de psychanalyse.
Une lecture psychanalytique est en mesure de préciser que l’auteur d’une oeuvre littéraire peut
constituer son oeuvre avec ses souvenirs d’enfance. Si l’on met l’écriture littéraire à l’épreuve
de la critique psychanalytique, on peut saisir des réponses aux questions concernant la vie
imaginaire d’un auteur dont l’enfance est la principale source. Suivant cette explication et en
rappelant que de nombreux études ont déjà analysé les différents aspects du Petit Prince de
Saint-Exupéry, nous tenterons dans ce mémoire de mettre en lumière la dimension
psychanalytique et symbolique du Petit Prince et répondant à la question suivante: comment Le
Petit Prince, ouvrage le plus connu de Saint-Exupéry, a fait référence à l’espace intime de
l’enfance de son auteur et aux certains complexes affectifs de cette période. Pour ce faire, nous
tenterons d’explorer le fond de quelques souvenirs-écrans traumatiques du petit prince, ce
représentant de l’enfant intérieur de Saint-Exupéry. Quelques psychanalystes nous aideront
dans cette étude à décrypter les épisodes refoulés dans l’inconscient de l’auteur, qui pour
retourner à sa conscience, ont subi un certain déguisement, sous les formes symboliques.
Chapitre I
Le lien de la psychologie avec les études littéraires

L’étude de la littérature est indéniablement liée à la psychologie de la création littéraire, et


ainsi à la branche de la psychologie qui se consacre a) aux questions générales ayant trait aux
processus mentaux de la création littéraire, b) aux recherches sur la structure psychique
individuelle de l’auteur d’œuvres littéraires – ce que j’ai appelé ailleurs psychologie historique
individuelle de l’écrivain. Dans un cas comme dans l’autre, nous avons affaire à des questions
psychologiques qui sont tout aussi importantes et essentielles que d’autres questions relevant
de psychologie générale ou même spéciale. De la même manière que l’on peut et doit faire la
psychologie de l’enseignement par exemple, on peut et doit faire celle de l’écrivain ou de
l’auteur. Il faut juste utiliser la psychologie à bon escient avec des méthodes de recherche
idoines et un travail préparatoire et méthodologique convenable. C’est précisément à cette
condition que la grande majorité de ceux qui explorent la littérature ne répondent pas lorsqu’ils
mettent un point d’honneur à analyser l’expérience créatrice de l’auteur et qu’ils pensent ainsi
enrichir la connaissance de son œuvre. Or il faut se rappeler qu’en conduisant de telles
recherches, nous ne nous trouvons pas dans le champ d’étude de la littérature et que celles-ci
conviennent mieux aux psychologues qu’aux littéraires. Ces recherches psychologiques nous
font courir le danger de tomber dans les généralités et la phraséologie. Nous nous heurtons ici
à une grande variété de faits difficiles à analyser, qui exigent non seulement des ressorts de
subtilité et de minutie dans l’analyse, mais aussi l’invention de méthodes de recherche
distinctes et adéquates.
Il y a sans doute un lien étroit entre le processus de création et l’individualité de l’auteur. Il est
aussi probable que l’œuvre, si l’on peut dire, porte en elle les traces de son créateur. Aussi la
connaissance du processus de création particulier et celle de la structure psychique de l’auteur
peuvent-elles nous être utiles pour clarifier certains détails de l’œuvre elle-même.
Réciproquement, la connaissance de certaines propriétés de cette œuvre peut nous aider à
expliquer tels ou tels problèmes de psychologie de la création ou la structure mentale de
l’auteur. Il faut toutefois se garder de tourner en rond en s’efforçant de connaître l’œuvre par
le vécu et les propriétés psychiques de l’auteur et, inversement, l’auteur par son œuvre,
laquelle serait encore inconnue dans ses caractéristiques propres. Autrement dit, les
investigations psychologiques d’un côté, et les recherches littéraires de l’autre, doivent être
poursuivies aussi longtemps que possible et dans une certaine mesure indépendamment les
unes des autres. On ne peut utiliser les résultats obtenus par la recherche littéraire pour
élucider les processus de création ou les propriétés psychiques de l’auteur qu’au moment où
ceux-ci sont obtenus par l’analyse de l’œuvre seule, sans nulle référence aux résultats obtenus
par ailleurs par des recherches psychologiques sur son auteur. Il en va de même lorsqu’il est
question de récolter les fruits de la psychologie de l’auteur en vue d’enrichir la connaissance de
la littérature. Il faut mettre en garde contre un danger fréquemment ignoré : si après un
examen exhaustif de l’œuvre en tant que produit artistique, nous nous servons de cette
dernière comme d’un document psychologique – et non plus alors comme d’une œuvre d’art !
–, nous devons alors disposer de critères clairs et distincts par lesquels nous déterminerions si
l’on peut considérer une propriété ou un détail de cette œuvre comme la manifestation d’une
caractéristique ou d’un état psychique de l’auteur, et dans quelle mesure cela est possible.
Mais peut-être n’avons-nous pas ce droit, parce qu’il ne se trouve dans l’œuvre que la
réalisation d’une fonction artistique spécifique. Ces critères n’ont pas été établis jusqu’ici et un
examen plus approfondi montrerait qu’il n’est pas facile d’en énoncer avec précision et de
manière fiable. Cependant, nous passons habituellement sur ces difficultés, et c’est
principalement la raison pour laquelle nous ne distinguons pas clairement l’œuvre littéraire
prise en tant que produit artistique et en tant que document psychologique. Ce sont à la fois la
recherche littéraire et la recherche psychologique qui ont à en pâtir, puisque cela les conduit
toutes deux à des résultats faux et naïfs. Le fait même de considérer l’œuvre littéraire au sein
de l’étude de la littérature comme un document psychologique constitue l’une des impostures
du psychologisme et entrave grandement la recherche littéraire précise et pertinente, dont la
portée se rétrécit souvent parce qu’elle n’aboutit alors qu’à des résultats qui ne tiennent aucun
compte des questions spécifiquement littéraires.
Au contraire, lorsqu’il s’agit d’étudier la littérature, le fait d’utiliser des savoirs issus du champ
de la psychologie de la création littéraire en général, et des informations sur l’auteur en
particulier, implique le danger d’insérer dans l’œuvre littéraire différents facteurs qu’elle ne
possède pas et qui n’apparaissent pas du tout non plus en elle à la libre perception de l’œuvre
donnée – qui n’est alors aucunement soumise à l’influence d’informations diverses et parfois
injustifiées sur l’auteur et sa vie. Introduire ces informations à l’intérieur de l’œuvre, bien
qu’elles soient purement spéculatives, modifie de toute façon son contenu réel et, pire encore,
non seulement cela ne l’enrichit pas et n’augmente pas sa valeur, mais cela la déforme parfois
idéologiquement et esthétiquement. Par ailleurs, s’appuyer sur ce que nous savons de l’auteur
et de sa vie psychique n’est utile que lorsque son ouvrage a déjà été analysé de façon
exhaustive et fiable, et compris de façon synthétique. Malheureusement, trop souvent ces
conditions ne sont pas remplies dans les recherches.
Le second groupe de questionnements psychologiques en lien avec l’étude de la littérature est
constitué de problèmes ayant trait aux vécus et aux réactions des lecteurs. Un vaste champ de
recherches s’ouvre dans ce domaine ; au-delà de leur intérêt en tant que questionnements
psychologiques, celles-ci peuvent nous être utiles pour étudier l’histoire concrète des œuvres
littéraires. Elles sont susceptibles de nous fournir des matériaux pour comprendre comment se
forment les courants littéraires, l’influence de la prétendue critique littéraire sur le lecteur et la
façon dont il perçoit l’œuvre, etc. On a déjà engagé partiellement ce genre de tâches,
notamment sous l’appellation assez malheureuse de « bibliopsychologie ». On ne peut
cependant pas dire que la méthodologie de ces études soit suffisamment élaborée pour le
moment. L’étude plus fine de ce sujet doit être remise à plus tard. Le danger de la prise en
compte de ces résultats d’études psychologiques dans le champ de la recherche littéraire n’est
peut-être pas aussi grand que celle des problématiques de psychologie de la création littéraire
précédemment exposées. Mais cela arrive lorsque a) l’on confond l’œuvre littéraire avec ses
concrétisations et qu’en même temps b) on psychologise la concrétisation de l’œuvre littéraire
en la tenant pour quelque chose qui se trouverait dans « l’âme » du lecteur. Chacune de ces
deux attitudes constitue néanmoins une manière de se fourvoyer. La concrétisation de l’œuvre
littéraire est certes un objet « monosubjectif », qui ne dépend que trop, dans ses spécificités
diverses, d’un lecteur donné, de la manière particulière dont se déroule le processus de
perception de l’œuvre et de la façon dont il réagit psychiquement à elle ; il n’en résulte pas
pour autant que la concrétisation doive être quelque chose de psychique, et en particulier une
certaine composante du vécu. Si l’on étudie le vécu du lecteur lorsque celui-ci chemine avec
l’œuvre, nous n’apprenons encore rien ni de cette dernière, ni de ses concrétisations
particulières. Nous nous instruisons seulement sur les conditions subjectives dans lesquelles la
concrétisation s’est effectuée. La compréhension de ces conditions, et simultanément la
connaissance appropriée de l’œuvre littéraire, peut nous aider à tenter une interprétation
hypothétique de la concrétisation ou du type de concrétisation de l’œuvre dans un temps
donné et des conditions déterminées. Quand on oublie une fois encore que les recherches
psychologiques dans ce domaine n’ont qu’un rôle subalterne, et qu’elles ne sauraient tenir lieu
en soi d’étude ni de l’œuvre littéraire ni de ses concrétisations, on va droit au psychologisme et
à la confusion conceptuelle dans les études littéraires.

Chapitre II

L'atmosphère dominante de l'Europe de la fin du XIXe siècle a été fortement influencée par le
positivisme et les philosophies qui en ont résulté, en raison du développement remarquable de
la science moderne. La psychanalyse a été l'une des nouvelles sciences dont l'émergence a été
symétrique avec l'approche des intellectuels parisiens aux études de Freud et d'autres
psychiatres autrichiens. Cette tendance des intellectuels à inclure des écrivains, Parallèlement à
l'interaction d'œuvres littéraires de la psychanalyse, l'actualité a fourni une sorte de littérature
interactive et de psychanalyse qui subsiste à ce jour. Étant donné le retour des sciences
secrètes à cette période et son interaction avec la littérature et la psychanalyse, les études de
spécialistes psychanalytiques dans le domaine de la littérature littéraire sont vraiment
significatives, des études qui s'appuient sur le doute et la peur associés à ce genre, avec une
place particulière dans la critique. La psychanalyse se retrouve dans la plupart des époques. Le
surnaturel, en bouleversant la réalité, incarne un ensemble de concepts abstraits qui rendent
tel le besoin d'une vision psychanalytique. Atteinte à la compréhension de la réalité des cibles
identitaires d'une personne et met en doute sa réalité existentielle.
La première présence sérieuse de la psychologie et de la psychanalyse a eu lieu dans la critique
littéraire du XIXe siècle, lorsque la psychiatrie a étudié les écrits des patients psychiatriques
pour comprendre et classer les courants pathologiques et, au sens large, a développé des textes
littéraires. Il en attribue certains aux auteurs et aux héros de ces œuvres. Mais au fond, c'était
au début du XXe siècle l'utilisation de la psychanalyse dans l'analyse des œuvres littéraires a
culminé et avec des personnalités telles que Sigmund Freud, Charles Mauron et Jean Bellemin-
Noël, un nouvel espace de critique littéraire a été créé.
Selon les experts, le sujet le plus important introduit par Freud dans la psychologie moderne a
été de prêter attention aux aspects inconscients du comportement humain en tant que racine
de beaucoup de ses actions. Parce qu'il considérait le travail littéraire comme un vaste éventail
d'expériences, pour analyser son travail littéraire sur le subconscient, pour analyser les œuvres
littéraires pour la découverte de désirs au-delà du discours conscient, et pour caractériser la
personnalité et les états mentaux d'un écrivain. Son travail a été jugé efficace. Cette méthode a
été poursuivie après Freud par Otto Rank, et notamment par son étude du problème de
l'identité.
Charles Moron accorde moins d'importance à Freud qu'à Freud et met un accent particulier sur
le texte de l'œuvre. Il se trouve aux côtés des Canaviens qui ne prétendent jamais avoir une
compréhension complète et complète de l'œuvre littéraire, mais en lisant l'œuvre, ils trouvent
possible de comprendre la fonction mentale du créateur de l'œuvre. Les quatre étapes de la
critique littéraire prévue de Moron du livre, des métaphores dominantes au mythe personnel,
sont les suivantes:
1. Comprendre le subconscient à travers les métaphores et les signes du texte,
2. "liberté de pensée", la découverte de relations intertextuelles subtiles et subtiles entre
d'autres œuvres de l'auteur en question,
3. «Découvrir les chaînes métaphoriques» signifie mettre en évidence les thèmes symboliques
qui ont toujours occupé l'esprit de l'auteur de l'œuvre;
4. Se réfère à la vie personnelle de l'auteur, qui permet à l'analyste de comprendre l'étendue de
ses chaînes métaphoriques, et définit ainsi le "mythe personnel" de l'auteur.
Contrairement à Freud et Moron, Jean Bellman-Noel rejette toute référence à la vie personnelle
de l'auteur et à ses autres œuvres, et considère l'analyse des œuvres littéraires dans son
ensemble centrée sur le texte, car à travers ces références, de précieux détails de l'œuvre, en
particulier Les descriptions de lieux et d'objets sont ignorées. L '"analyse textuelle" de Belman-
Noel considère inconsciemment le texte comme la position pure du texte qui permet au lecteur
de croire à l'existence d'une chaîne sémantique indépendante au bas du texte. Dans ce cas, le
lecteur partage ce que l'auteur a écrit et sa lecture est considérée comme une sorte de
création. Malgré l'accent mis par Bellman-Noel sur l'analyse textuelle en psychanalyse et en
littérature, il y a peu de perspicacité dans le génie des écrivains; c'est là que l'art de bien lire et
d'aider les autres à bien lire aide le critique à traverser. Comprendre les troubles mentaux peut
entraîner une sorte de cognition.
Compte tenu de ce que Freud, Moron, Belman-Noel ont dit et de l'importance que chacun
accorde au subconscient du travail littéraire à sa manière, le langage peut être considéré
comme le domaine principal de la psychanalyse en littérature. Lier le subconscient à la langue,
puis utiliser la langue à sa manière peut être le principe principal de l'analyse littéraire.

II.1 Psychanalytique d’après Marie-Louise von Franz

Mar Ylouise von Franz commence sa première conférence avec l'explication que "Eternal
Teenager"
C'est le titre qui vient de [poète romain, 2 BC - 2 BC] dans ses "Transformations" à "Yacchus" Le
dieu de l'enfant a donné, qui est plus tard lié à Dionysos [dieu fertile] et à Eros [Dieu d'amour].
Puis, à la poursuite de Jung lui-même, il a décrit ce type de psychologie Définit un homme
comme ayant "une complexe mère nettement négatif", à la suite duquel l'un des deux. Elle
provoque le désordre: l'homosexualité ou le dualisme, ce qui ajoute également à l'infériorité ou
au faux sentiment de maîtrise de soi. Il explique que cela conduit à un trouble appelé "vie
conditionnelle et temporaire": "le comportement et les sentiments étranges d'une personne
qui n'est pas encore dans la vraie vie". En d'autres termes, "un sentiment d'insatisfaction
constante face à son sort et une difficulté d'engagement". Il ajoute également à ces problèmes
le "Complexe du Christ" qui se traduit par une "mégalomanie malade". Une autre
caractéristique de ce type de psychologie est l'intérêt symbolique pour les sports à haut risque
comme le vol et l'alpinisme pour garder l'individu en mouvement. C'est un symbole de départ
de la réalité, de la terre et de la vie ordinaire.
Parmi les traits positifs du type Eternal Teenager, il souligne, avec l'attrait remarquable, "une
sorte de spiritualité qui découle d'une relation relativement étroite avec le subconscient".
von Franz dépeint une courte période de vie à l'âge de Saint Exupéry Elle traite des racines
aristocratiques de Saint-Exupéry, de son service dans l'armée de l'air et dans l'armée, de son
mariage raté avec une "femme terriblement dure", de sa mauvaise humeur quand elle ne
pouvait pas voler et de sa "psychologie nazie". von Franz souligne que si beaucoup de gens
considèrent le "Petit Prince" comme leur évangile, ils font également preuve d'une "résistance
prudente" contre lui, suscitant sa curiosité. Il attribue cela aux émotions écrasantes du livre et
dit que l'éruption des émotions cache souvent la cruauté.
Le but spécifique de von Franz dans l'interprétation du "Petit Prince" est de traiter le "problème
de l'ombre chez les adolescentes" est éternel. " Il n'est donc pas surprenant que son analyse
des longues citations du livre, comme son interprétation les dessins de l'auteur pour l'histoire
sont souvent négatifs. von Franz a fait son interprétation avec une analyse de la première les
pages du livre commencent ", raconté par saint Exupéry à la première personne, comme
autobiographie ». Comme indiqué précédemment, von Franz ne fait pas de distinction entre le
narrateur et l'écrivain, bien que le nom du narrateur ne soit jamais mentionné dans l'histoire.
Selon von Franz, les premières pages contiennent "toutes choses en un seul mot"
L'intérêt de St. Exupéry pour le monde des grands et sa nostalgie de l'enfance et de la vie
artistique. von Franz explique que Saint Exupéry a grandi dans un environnement social
"désespéré et pessimiste" et avait le droit de protester contre elle et de "saisir sa vision
artistique intérieure, sa vision globale de la vie" et "telle Rester une vie adulte réticente. " Mais
le problème, selon lui, est que Saint-Exupéry "ne sait pas comment sortir de son monde
d'enfance sans tomber dans sa frustration face à la seule valeur qu'il connaît dans la vie. À
l'image de Boa, ce psychanalyste voit l'image d'une "mère dévastatrice dans une couche plus
profonde de l'inconscient" qui "étouffe la vie et empêche l'homme de grandir". von Franz décrit
la mère de St. Exupéry comme «une personne très forte et une femme forte et énergique».
Comme la mère de von Franz! La dévoration de l'éléphant par Boa est également une image de
"s'étirer à mort" qui peut justifier l'humeur triste de tout le livre von Franz explique que
l'éléphant est devenu un modèle à l'ancienne. Il interprète l'éléphant à l'intérieur du serpent
comme l'image héroïque que l'Exupéry avait voulu, mais a été avalée et ne pouvait plus sortir.
von Franz pointe alors la partie où le narrateur pilote, réparant l'avion, voit un garçon dans les
vêtements de Napoléon. Ce que F décrit comme "une drôle d'idée et un exemple d'être
français". von Franz a rappelé que Saint-Exupéry s'était effondré en Afrique subsaharienne avec
son réparateur et était sur le point d'y mourir. von Franz explique que dans de telles
circonstances, il est évident d'être sous l'illusion, tout comme la légende que lorsque quelque
chose se perd dans la forêt, quelque chose de mystérieux émerge.
Le joueur de 30 ans, "dans une période critique de sa vie", n'était plus satisfait du vol mais ne
pouvait pas poursuivre une autre carrière. Un phénomène courant dans la vie des pilotes.
L'impudeur contre un enfant qui lui demande de peindre un mouton, selon von Franz, est un
excellent exemple d'un "adolescent éternel" qui s'ennuie au lieu de faire la bonne chose. St.
Exupéry sort simplement une boîte et dit au garçon qu'il veut les moutons dedans. Dans son
deuxième discours, Franz analyse l'origine des moutons. Il explique qu’Exupéry n'a jamais
surmonté sa colère face à l'insistance des chefs de l'armée et du gouvernement à traiter les
gens comme des moutons. Sur la question du déclin de sa personnalité, il reconnaît aussi le
problème de l'adolescent éternel avec ses difficultés à s'adapter au problème général de notre
temps. La chute dans le désert, qui donne à Saint-Exupéry l'occasion de rencontrer le Petit
Prince, dépeint à la fois l'incident réel de Saint-Exupéry et la "situation symbolique ou
exemplaire avec laquelle toute rencontre avec le subconscient" commence, c'est-à-dire
l'accident ou la crise qui Le flux de la vie interrompt, par exemple dans des personnages
mythiques particuliers. Dans de telles circonstances, selon von Franz, il est naturel que le
symbole de l'enfant apparaisse Dieu. Mais le modèle ancien de l'enfant, comme la plupart des
modèles anciens, offre une double dimension. Si d'une part son émergence promet un
renouveau, d'autre part, elle peut être au sens négatif "l'ombre d'un enfant à sacrifier". von
Franz explique que dans "Le Petit Prince" et à propos de Saint-Exupéry, on ne peut pas décider
de traiter le "Petit Prince" comme l'ombre dévastatrice d'un jeune homme dont l'apparence est
mortelle et annonce la mort de Saint-Exupéry, ou une flamme céleste de son intelligence
créatrice.
von Franz interprète ce personnage enfantin comme tous les autres éléments du livre. Pour lui,
l'enfant est le seul à pouvoir saisir immédiatement la peinture d'un éléphant dans le ventre de
Boa, témoignage que le "petit prince" est l'incarnation du désir de saint Exupéry pour son
enfance, et que c'est la base pour que le petit prince représente son ombre infantile.
Cependant, comme le pilote est tombé du ciel vers le désert et que l'enfant est venu du ciel et
s'est rencontré au sol, cela symbolisait la possibilité de contact avec la réalité. L'enfant veut
qu'un mouton mange les Baobabs envahisseurs sur sa planète. Un autre signe d'une mère
dévastatrice. Qu'il veuille un troupeau d'animaux ressemblant à des moutons dans sa solitude
céleste est également interprété comme un signe positif, bien que von Franz conclut à la fin de
son analyse du symbole du mouton aux niveaux subconscient individuel et collectif, qui est
finalement un symbole négatif. Au lieu de venir sur terre, l'enfant veut élever les moutons, et
Saint Exupéry met les moutons dans la boîte, ce qui pour von Franz signifie que St Exupéry reste
dans son monde de rêve, son "monde imaginaire théorique" sans pouvoir. En pratique, la
caractéristique habituelle d'un adolescent éternel. von Franz dit que l'art de Saint-Exupéry est
"très névrotique" [sur les troubles neurologiques] parce qu'il ne pouvait pas faire tomber
l'adolescent éternel dans la mesure où il est. Selon lui, un artiste vraiment grand est capable de
«laisser aller sa mentalité éternelle d'adolescent», comme l'a fait Goethe après avoir écrit «Les
Souffrances du jeune Werther».
Franz dans son troisième discours met en évidence les bourgeons de baobabs et de nombreux
éléphants dont l'existence, il est nécessaire de se débarrasser du Baobab. Le Petit Prince est
une conception de quatre colonnes d'éléphants tue sur son mobile et St. Exupéry peint plus en
détail trois grands arbres et le garçon impuissant tue le voisin du petit prince qui ne se
débarrasse pas de la paresse des Baobabs Ça l'était. von Franz identifie le héros masculin des
éléphants dévoré par la mère serpent et dans les arbres au lieu de la croissance interne et de la
soustraction, que les arbres représentent généralement, la mort-mère voit. L'interprétation de
von Franz est que l'autre garçon, représentant l'ombre du Petit Prince et lui-même C'est
Exupéry qui ne veut pas «grandir et sortir des ennuis de la mère» qui finira par la détruire.
Du côté positif, von Franz voit le Petit Prince comme l'archétype de l'enfant céleste. Un symbole
de soi et la source de la créativité de St. Exupéry. Cependant, quand le petit prince du chagrin
parle jusqu'à quarante-quatre fois par jour en regardant le coucher de soleil sur sa planète, von
Franz l'interprète comme un symbole de vie stagnante. En interprétant la raison de Rose pour
l'extrême anxiété du petit prince, il est bien clair qu'elle «se réfère ici à son expérience avec les
femmes, au premier reflet d'Anima, ainsi qu'à la gravité de la difficulté. von Franz explique que
le nom de la femme de Saint Exupéry Rosa était la relation d'un petit prince rose avec la fleur
"est une description complète d'une histoire d'amour dans laquelle l'un en torture un autre"
ainsi qu'une "excellente description de l'autodérision de l'anime". Dans sa quatrième
conférence, von Franz analyse trois volcans. Il a pris deux volcans actifs.
Le titre symbolise les éruptions émotionnelles et les volcans silencieux comme un manque de
réponse émotionnelle ou de statut le gendre interprète la mort du frère cadet de St. Exupéry.
von Franz arrive à l'endroit où le petit prince traîne avec les oiseaux de sa planète.Il laisse six
planètes puis atterrit. Il a six personnages qui Le Petit Prince se rencontre interprété comme
"des ombres, ou certaines des possibilités intérieures d'Exupéry pour s'adapter à la réalité".
Le caractère du roi est Exupéry pour "ridiculiser le complexe du pouvoir et des fausses
déclarations qui sont contre la réalité telle qu'elle est". Le deuxième personnage est un
vaniteux. Un troisième personnage est un buveur qui boie pour calmer son chagrin. Le
quatrième est un businessman pour laquelle même les étoiles ne représentent que de l'argent.
Cinquième est un allumeur de réverbères qui est constamment en activité en raison de la petite
taille de sa planète. Le sixième est le géographe qui raconte le petit prince de la terre. von Franz
voit ces personnages comme les possibilités d'un futur homme adulte qui s'est égaré. Il dit que
si Exupéry avait suivi la tradition traditionnelle de la famille, il aurait pu être fan ou géographe.
von Franz a décrit les géographes comme une personne positive qui a pu "trouver le chemin de
la terre et le tracer". Franz cite le livre Le Petit Prince, où le petit prince rencontre le serpent, sa
première rencontre sur terre, qu'il interprète comme «la tentation de la mort». von Franz décrit
le double symbole du serpent comme «un ennemi de la lumière et en même temps un ennemi
juré sur le plateau des animaux». Il montre que dans la mythologie le serpent est souvent
accompagné d'un enfant, Kyupid, l'enfant d'un dieu dont les nalgos venimeux. Il dit que le
serpent est l'ombre du petit prince. Le serpent suggère à l'enfant de fusionner avec son ombre
dans le «soi» de l'enfant, mais pas dans le «soi» d’Exupéry. "Cela signifie que tout cela se passe
dans le subconscient et éloigne le noyau psychique de la réalité."
von Franz attribue à nouveau le "comportement désintégrant et philosophique de saint
Exupéry" à la mort de son petit frère. Il explique que l'adolescent éternel éprouve souvent ce
comportement qui est normal pour les adultes dès le début. Au lieu d'être pleinement impliqué
dans la vie, il joue constamment avec l'idée de la mort. "En tant qu'être humain, on n'adhère
jamais au statu quo" et, par conséquent, il est définitivement séparé du changement en raison
de la complexité de la mère. Il rappelle à son auditoire: "Pour St Exupéry, la fuite ou l'usage de
drogues) l'oppression de la femme que la mère de St Exupéry aimait plus que sa fiancée
(représentait deux modes de dépression). Pour cette raison, il n'a pas pu surmonter son désir
de se suicider. von Franz cite ensuite une partie du texte pour retrouver le petit prince avec un
chagrin de jardin il est plein de fleurs similaires aux siennes, la fleur qu'il pensait unique. "D'un
point de vue statistique se regarder est la façon la plus destructrice de faire les choses, car tout
devient relatif. " Von Frantz considère la lutte entre le «sentiment seul» et la «pensée
statistique» comme la lutte entre l'intellectualisme et la fidélité au sentiment de l'individu qui
doit être intégrée pour grandir en tant qu'être humain.
Selon lui, "le renard enseigne les valeurs importantes de l'ici et maintenant, ainsi que les
émotions au petit prince". Il analyse le symbole du renard dans le monde entier, expliquant
Exupéry, comme dans les paraboles chrétiennes, le renard est un symbole de foi et de
perspicacité, pas un symbole célèbre et commun de ruse, de cruauté ou de saisie.
Il explique cependant qu'il manque quelque chose dans la compréhension du Petit Prince. Les
enseignements du renard devraient le lier à la Terre et à ses nouveaux amis, mais l'encourager
à retourner sur sa planète et dans sa boue, montrant à quel point l'attrait de la mort était fort à
Saint-Exupéry. Dans la cinquième conférence, von Franz se réfère à une saison de puits fictive
qui accompagne la soif du pilote. Il écrase le petit prince dans le désert et le considère comme
la partie la plus poétique du livre. Il explique ici que nous voyons clairement le Petit Prince
comme un symbole du "soi", la source C'est une vie qui offre la possibilité de se renouveler.
Après ce "pic de joie", la fin arrive vite. Où Saint Exupéry trouve l'enfant traîne avec le serpent.
Il compare l'épuisement de l'impuissance de saint Exupéry dans les bras d'un enfant effrayé au
sentiment qu'il avait à la mort de son petit frère.
von Franz souligne que le petit prince est un "symbole grossier":
C'est en partie une nuance enfantine et en partie un symbole du «soi» de la statue. Le Petit
Prince n'avait pas besoin de mourir comme véritable symbole du «soi» à Saint Exupéry. Serpent
d'ombre Il tue pour libérer le symbole "soi". Selon von Franz, l'histoire est "une combinaison de
vrai et de faux". Du côté positif, ce sentiment apparaît après avoir rencontré le «soi», avec le
retour du petit prince au-delà, Seth Exupéry peut reprendre sa vie. Du côté négatif, cependant,
il y a aussi le sentiment que Saint Exupéry n'est pas revenue au monde, mais a plutôt poursuivi
le Petit Prince pour mourir, car il n'avait pas accepté de rompre avec l'expérience du "soi".
von Franz oubliant terrible d'Exupéry en dessinant une muselière pour les moutons.
Il explique, parce que les moutons mangeront non seulement les bourgeons de baobab, mais
aussi la rose. Le mandala est le "noyau du processus de contemplation" qui "sera détruit
ailleurs", alors que dans un "mécanisme triste", avec des moutons sur la planète, il y a une
séquence lugubre d'inconscience collective. L'adolescent éternel, transformé de l'intérieur en
subconscient, est devenu l'archétype d'un homme qui se considère spécial mais n'a pas
d'origine et attend de mourir à cause de son ombre dévastatrice.
II.2 Psychanalytique d’après Druerman

Alors que von Franz poursuit une analyse textuelle avec une vue entièrement basée sur les
théories de Jung, Eugene Druerman sélectionne d'autres domaines qui le conduisent parfois à
des résultats similaires et parfois résultats également assez différents. Son livre est divisé en
sept chapitres, chacun sur un thème original:
Bébé royal, adultes, désert, amour et mort, rose, vol, surnaturel.
La propre interprétation de Druerman est beaucoup plus complexe que celle de von Franz ;
L'axe psychologique de la théologie "décrit que dans ce but principal, il est écrit que laissez le
Petit Prince rester par terre. Un objectif très différent de l'intention purement pédagogique de
von Franz, Druerman est conscient qu'une analyse psychanalytique peut ruiner le plaisir du
lecteur et provoquer
À leur grande consternation, le Petit Prince est une "histoire clé de leur vie": avec ses
références au "rêve éternel d'un enfant perdu", sa "libération habile et ironique" du monde des
adultes, et sa confiance dans une "fidélité inconditionnelle à L'amour. " Cependant, l'objectif de
Druerman est d '«appliquer une psychologie profonde aux traits caractéristiques partagés entre
le Petit Prince et la vie réelle de la tradition d'Exupéry», même au détriment de la destruction
du «mythe de la tradition d'Exupéry», car il cherche la «vérité spirituelle et existentielle» dans
Le travail consiste à réaliser, et non à accepter une interprétation simple, superficielle ou
scientifique. Dans le premier chapitre de "Découvrir l'enfant royal à l'intérieur", Druerman
analyse le message du livre. Il interprète le petit prince comme une figure quasi religieuse,
soulignant que rencontrer un enfant royal d'ailleurs est un ancien rite de passage dans de
nombreuses religions. Le fait que l'enfant vienne des étoiles le rend encore plus religieux, et
Druerman a même une certaine ressemblance avec le personnage de Jésus-Christ et des
citations de la Bible.
Mais il trouve bientôt le petit prince en défaut, "une ombre éphémère de lumière religieuse qui
il était une fois très fort ", une légende qui a été niée. Le livre de Saint Exupéry met en évidence
les lacunes des grands hommes, sans apporter de solution pour que le petit prince reste parmi
eux. Le Petit Prince "est juste un codage croisé dans le monde inhumain des fanatiques.
Alors que la religion nous raconte un rêve qui s'est réalisé. Il dit que cela n'a jamais été vrai et
que cela ne peut pas être réalisé. Druerman interprète le Petit Prince avec une note de Wind,
Sand and Stars.
Le livre dans lequel Saint Exupéry utilise pour la première fois l'image du "Petit Prince dans le
mythe". Saint Exupéry voit un "Mozart perdu" regarder un garçon dormant dans un
compartiment de train entre ses parents ruraux et son grossier. Un garçon qui n'aura jamais
l'occasion de développer ses talents innés. Ensuite, le petit prince "deviendrait une image
mentale de quelque chose qui avait été détruit avant qu'il ne veuille vivre". Aux mains des
anciens et avec leur «gel émotionnel, leur pessimisme et leur désespoir. À la poursuite du petit
prince sur son voyage planétaire, nous voyons le monde des grands de ses yeux nus.
Nous découvrons. Toutes les grandes personnes qu'il rencontre en cours de route sont
incapables de livrer une vraie conversation transformatrice. Ils vivent dans un état d'isolement
spirituel dans leurs bidonvilles narcissiques. Le roi, le vaniteux, le buveur, le businessman,
l’allumeur de réverbères et le géographe se trompent tous en prenant soin des nécessités
vaines et perdantes. Druerman trace des lignes qu’Exupéry n'a pas fournies. Des lignes qui
pourraient aider ces personnages à retrouver leur humanité perdue. Le roi doit surmonter sa
peur de l'incapacité, le vaniteux doit reconnaître son désespoir, Il faut mettre fin aux
affirmations exagérées sur lui-même, le businessman doit se rendre compte qu'il souffre d'une
peur chronique de l'oisiveté, l’allumeur de réverbères doit libérer la peur de la liberté et du
chaos et le géographe doit aussi renoncer à sa peur de la réalité.
"Tous ces personnages, qui se sont sacrifiés à Aigoo, doivent redécouvrir et perdre un peu de
leur enfance perdue, une part de confiance dans leur royaume secret, et une partie du petit
prince lui-même." Druerman regrette pourquoi Exupéry dans ces personnalités a souvent
«manqué la fin» et «les ait retournés». Selon lui, ce qui fait défaut dans ce livre, c'est le "sens
du salut", car le petit prince "n'est que la cristallisation d'un triste souvenir de quelque chose
très bientôt perdu" et fait des grands des espèces "immuables".
Druerman traite ensuite du symbole du désert dans sa double signification pour Exupéry. Tout
d'abord, «désert» est humain, un état de vide spirituel. Druerman cite une "lettre au général X"
(écrit d'Exupéry). Un texte dans lequel Exupéry exprime sa haine de son temps et souhaite des
monnaies et des traditions perdues qui ne peuvent être sauvées que dans le désert dans son
deuxième sens, l'Afrique subsaharienne. Selon Exupéry désert, il enseigne l'appréciation et la
reconnaissance des valeurs, tout comme un monastère. Les humains doivent "ressentir le
désert et l'emprise du consumérisme dans leur vie quotidienne" pour se rendre compte que
"aller au puits est plus important que boire de l'eau", ce qui signifie trouver leur sens dans la vie
et voir "avec leurs yeux". Dell ». Ce n'est que dans le désert, "au lieu des prophètes et du
peuple de la recherche de Dieu", que les humains guérissent et rencontrent le petit prince.
Druerman interprète la rencontre avec le serpent dans le désert comme le début de la
transformation. Comme beaucoup de la légende, tomber dans le monde souterrain signifie
surmonter la peur de la mort et pardonner un nouveau sens à la vie. Le renard a été interprété
comme aidant les héros des légendes à se rencontrer à la recherche de la vérité ultime ici et là.
Druerman nous rappelle que le renard européen des Anubis (dieu égyptien des momies et des
tombes) était un fidèle compagnon d'Isis qui cherchait les restes de son frère et bien-aimé
Osiris. "Le secret d'Anubis dans sa magie est de ressusciter les morts", et fait revivre le petit
renard dans la tristesse de voir un jardin plein de fleurs semblable au sien. L'enseignement du
renard au petit prince est «une connaissance magique du monde intérieur de l'amour».
Druerman souligne que cette doctrine n'a rien de nouveau et que le renard "l'alerte en fait
contre un danger superficiel". Pour le batteur de renards, le symbole de l'inconscient est que "le
cadeau
Exige l'apprivoisement. La citation de Fortress montre que les rituels d'amour étaient
importants pour Exupéry. Le petit renard fait remarquer au petit prince ce qu'il a abattu: le
nettoyage, les volcans, le désherbage des racines du baobab et la préservation des roses, ont
contribué à préserver la vie. Druerman dit que c'est "un compte symbolique de la santé
intégrée de l'ego, qui se rapporte à la fois à ses sentiments et à ses prétentions envers lui-
même." La leçon du renard est la leçon du fort. "La leçon est le désert: la capacité de
comprendre la valeur de l'eau vient de la marche sous les étoiles jusqu'au puits. Ce n'est pas,
selon Exupéry, la consommation qui nous rend humains, mais l'engagement, l'effort, le sacrifice
et le désert lui-même.

Druerman nous rappelle également qu'Exupéry a vécu l'expérience "Wind, Sand and Stars".
Décrit sa soif dans le désert, où il ne s'agissait pas de survie physique mais Cela signifiait la mort
et la vie qui étaient si étroitement liées à Exupéry, pourquoi les deux avaient besoin d'une
attention et d'une implication complètes. Druerman nous rappelle qu'en tant que tel,
rechercher "l'eau de vie" dans les textes religieux ou dans les mythes avec renaissance ou
purification ainsi que fertilité et la profondeur est liée, pas une rencontre superficielle avec la
vie. Mais il ajoute cette image au puits l'analyse finale signifie satisfaire la mort et retourner
dans les étoiles, le petit prince le sait très bien.
Avec l'aide du renard, le petit prince réalise sa responsabilité pour sa fleur et se rend compte
que le sens des choses est réciproque, pas en soi. Mais cela signifie aussi qu'il doit mourir pour
retourner à sa fleur. Druerman commence ici par un approfondissement de l'amour et de la
mort. Il ne suit pas les enseignements du Bouddha qui recommande l'indépendance pour éviter
la souffrance car, selon lui, "l'amour est une réponse à la mort". Le petit prince accepte et
excelle à rencontrer le serpent à un moment et à un endroit précis, car le serpent est à la fois
un symbole de mort et un symbole de renouvellement. Druerman à nouveau, citant le livre,
Wind, Sand et les étoiles »montre qu'Exupéry a accepté la mort comme faisant partie de l'ordre
naturel. Pour le petit prince, la mort est le seul retour à la maison pour sa fleur. La couleur des
terres cultivées, le goût de l'eau et le scintillement des étoiles pour le pilote ont changé pour
toujours après avoir rencontré le petit prince, car "la mort est la libération de l'amour d'où il est
apparu pour la première fois, et la possibilité que cela se produise depuis L'expérimenter dans
un contexte cosmique en tout. "
Mais Druerman, en tant que théologien, reconnaît pleinement qu'il a une vraie foi l'immortalité
est absente ici, et que le "ciel étoilé exupérien n'est qu'une connexion métaphorique à le ciel et
le paradis des croyants. " En d'autres termes, Antoine de Saint-Exupéry, qui était athée,
n'utilisait que l'iconoclasme religieux. Mais il n’est pas comme ni Edgar al-Nappo et Novalis
croyaient à la réunification de son bien-aimé par la mort, il a perdu sa femme bien-aimée, ni
comme les religions promettent à leurs croyants ; il ne croyait pas à une telle visite.
Druerman reconnaît le Petit Prince comme un "personnage onirique et pas plus que cela" parce
que "quelqu'un que nous aimons vraiment, comme le décrit le Petit Prince Exotique, ne se
précipitera pas à mort et ne nous mènera pas vers un monde irréel et inaccessible. Et cela ne
nous laisse pas au-delà de l'expérience humaine ... il reste l'espoir et l'attente d'amour que nous
trouverons notre chemin après une courte séparation au-delà du temps. " Lorsque les
amoureux ont une telle foi dans l'éternité de leur amour ainsi que dans l'immortalité de
l'humanité, l'amour est plus puissant que la mort. Il demande pourquoi une légende comme le
"Petit Prince" satisfaisant fin comme des fins Ce n'est pas le cas des mythes et pourquoi le
pilote, le propre ego de l'auteur, Le Petit Prince ne change-t-il pas ses plans et ses objectifs? "
Triste et nostalgique de votre vie .Il revient, mais fondamentalement la mort de l'enfant n'a pas
changé. En interprétant le départ du Petit Prince comme "une séparation authentique et
originale, une combinaison de rétribution et de séparation d'avec l'ego", Druerman trouve des
réponses à ces questions en résolvant le "mystère de la rose" auquel revient le Petit Prince.
Le deuxième chapitre, «Découvrir le bébé royal à l'intérieur», examine la vie d'Exupery plutôt
que les réponses Pas trouvé dans ses écrits. Sujets abordés dans le premier chapitre du livre au
niveau philosophique Le mysticisme s'est élargi pour réexaminer ce chapitre à un niveau plus
profond de la psychanalyse. Druerman explore le personnage du Petit Prince à l'aide de ses
propres expériences, à la fois au niveau conscient et inconscient. Sa découverte est que le "seul
mystère déroutant" du petit prince est l'image d'une rose dans laquelle il reconnaît "le mystère
de la mère" plutôt que la femme ou la maîtresse d'Exupéry, comme l'ont fait von Franz et de
nombreux critiques après lui. Étant donné que "Le Petit Prince" a été écrit à une époque où
Exupéry se sentait vide et sans espoir, Druerman a décrit l'histoire comme "une mémoire
cryptée de l'enfance et un rêve privé". Renaissance »interprète. Le sentiment de crise et
d'échec qui a donné naissance à l'enfant oublié dans le pilote L'incident vu mène. Le pilote qui
se souvient maintenant des tableaux qu'il a peints enfant .Il ne comprenait aucune grande
personne, et qu'il a abandonné la profession artistique pour devenir lui-même un grand
homme.
Exupéry lui-même était un Leonardo da Vinci mort, tout comme un enfant dans le train Cela lui
était venu à l'esprit. Mais pour Druerman, ce que l'enfant voulait faire était le plus intéressant.
Bien qu'il ne semble pas avoir lu l'analyse de von Franz, il est arrivé aux mêmes conclusions. La
peinture d'un serpent géant dévorant un éléphant vivant est une «mémoire visuelle» d'une
enfance Exupéry qui montre à sa mère: «Le gros serpent ne peut être que sa mère. La proie
qu'il tue dans ses mâchoires est donc naturellement son enfant. Le "bébé éléphant plus gros
que d'habitude" qui n'a jamais eu la chance d'être un enfant. "Parce que, selon Druerman, ce
petit garçon doit avoir toujours été" fort et grand "pour nourrir la soif d'amour et de vie de sa
mère. Selon le psychanalyste, le manque de compréhension d'un adulte de la tragédie de
l'enfant décrite dans sa peinture est la cause profonde ou "les débuts de critères doubles et les
contradictions entre une volonté écrasante et une passion extrêmement répressive" qui
conduisent tous La prochaine chose d’Exupéry.
L'auteur lui-même ignore le sens de ses tableaux et ne sait même pas qu'il illustre le problème
de sa relation avec sa mère qui le pose de manière ludique "dans l'abstrait et sous la forme de
la question de l'interaction des enfants avec les adultes". Exupéry évitant son problème, jamais
comme les héros des contes de fées qui doivent combattre le dragon, "Sa mère n'est pas là
pour combattre le" dragon ", et en conséquence l'auteur ne surmonte jamais sa peur et sa
solitude et sa tendance à la colère et à la haine pour être faible.
"L'ironie, l'humiliation et la fuite vers les rêves, qui les alimentent plutôt que de résoudre les
problèmes mentaux", explique Druerman. Le psychanalyste souligne également que les
personnes vivant sous la pression d'une telle douleur, tendresse et imagination sont souvent
des artistes, des prêtres, des rêveurs, des poètes et des prêtres qui entretiennent la mémoire
du Petit Prince. Druerman voit dans le personnage de cet enfant la "source secrète de
réalisation littéraire" ainsi que le "symbole d'un lien complexe et antagoniste avec la mère".
Selon lui, tous les souvenirs du petit prince de sa planète, des couchers de soleil, des volcans et
des roses peuvent être interprétés comme des "informations cryptées" sur la relation d'Exupéry
avec sa mère. "Moutons, rose et "épines" ne sont pas destinés à être interprétés comme des
métaphores de la nature et "un autre exemple de l'imagination amusante de l'enfant. Ils
décrivent plutôt sans aucun doute le conflit et la contradiction d'une relation humaine centrale.
Cette question importante pour l'enfant, « pourquoi les roses ont des épines « signifient-elles
vraiment « pourquoi sa gentille mère s'ennuie parfois? « L'enfant est incapable de comprendre
le comportement ambigu et dualiste de sa mère qui est vraiment une «rose»: "L'incarnation de
la beauté, du charme et de la grâce."
La tentative du pilote d'expliquer que les roses sont méchantes et malveillantes est rejetée avec
colère par l'enfant, qui, s'il est accepté, doit se défendre contre sa mère abusive. Druerman
interprète le Grand Manteau d'Eau, qui englobe le Petit Prince comme la Mère Protectrice,
l'image tristement célèbre du Grand Serpent, expliquant que le Petit Prince doit constamment
être en lui-même de sa mère face aux critiques de sa mère Exupéry elle-même. Pour protéger.
L'enfant, dans le rôle de protecteur-protecteur, remplace en fait son père qui l'a perdu à l'âge
de quatre ans pour maintenir l'amour et l'affection de sa mère. Il rencontre le nettoyage de ses
volcans. Il souligne également que la seule véritable menace pour la rose est en fait le mouton
avec lequel le petit prince revient sur sa planète. Le mouton a également été interprété comme
un "agneau" par rapport à la mère, que le petit prince doit éviter pour éviter les conflits avec sa
mère.
"Le mouton a définitivement besoin d'une dentelle pour ne pas avaler la fleur rose comme il a
avalé l'éléphant géant. " Pour prouver «la reconstruction d'Oedipe du monde du Petit Prince»
et, plus important encore, celle d'Oedipus, Druerman sur «la domination sombre et déprimante
de la mère de tous les motifs vitaux avec les attentes les plus étranges et les plus
incompréhensibles». Dans la même veine, il y a un flux constant de culpabilité et de blâme chez
le Petit Prince. Bien que le petit prince n'exprime que sa haine pour l'égocentrisme et la fierté
des adultes, il évite de blâmer la galère. S'il n'est pas d'accord avec sa mère, ce sera un
"mouton", une mère qui, sous le couvert d'une boue sans défense, "a en fait non seulement des
épines, mais aussi une vraie griffe de tigre". Druerman explique ensuite que pour un enfant,
rien n'est plus effrayant que la mort d'une mère, et c'est précisément le genre de chantage et
de menace que Rose "utilise avec son attente irrationnelle et son totalitarisme pour l'aimer
infiniment". . Selon lui, le petit prince aurait pu arrêter de prendre la rose au sérieux et
l'admirer à la place. Pour se concentrer, Ou blâmer le petit prince et sa dépression à cause de
son amour pour les fleurs. Mais le petit prince, un enfant, est impuissant et submergé de
culpabilité, alors même qu'il tente de s'échapper. Lorsque le petit prince décide de quitter sa
planète, il se sent encore plus coupable que sa fleur le traite "avec plus de courage et
d'abnégation". Rose l'oblige presque à partir et le petit prince doit prouver qu'il mérite sa
générosité.
Druerman interprète le livre Le Petit Prince comme un "récit cryptique d'une enfance pas si
heureuse et prometteuse" et "un poney avec les effets du subconscient ou souvent inconscient
de la mère, de la fleur compatissante et de l'angoisse de la réalisation". Derrière la personnalité
symbolique du Petit Prince, cette œuvre exuphorique la plus célèbre révèle l'image de "l'enfant
extraordinaire et profondément blessé de l'auteur immortel et bien-aimé de l'avenir".
Pour éviter d'être accusé de simplement se livrer à des "illusions œdipiennes", Druerman a
publié plusieurs lettres d’Exupéry, écrites à sa mère entre 21 jusqu’à 44 ans, peu de temps
avant sa disparition. Les lettres prouvent vraiment qu'Exupéry dépendait de sa mère toute sa
vie. Certes, l'histoire de cette relation est codifiée dans Le Petit Prince, et on peut dire que ce
psychanalyste a résolu le mystère de la rose. Après avoir révélé la même facette cachée de la
personnalité d'Exupéry dans "Le Petit Prince" que celle révélée dans ses lettres à sa mère,
Druerman traite de «l'aspect très apprécié et largement admiré de ce personnage dans le rôle
de pilote». Il explique que le facteur de sauvetage de ce personnage bien connu, qui apparaît
en partie dans le rôle du supérieur, est que le pilote a eu un accident au début du livre. Dans le
pilote, Druerman voit «l'image inversée de la personnalité du petit prince» qui permet au
contraste entre les deux de comprendre «le vrai schéma et la vérité». Ceux-ci, selon Druerman,
se manifestent mieux par les contradictions et les distorsions du champ de vision subjectif de
l'auteur. Il s'en rend compte dans la différence entre le message d'amour et de fidélité contenu
dans le livre Le Petit Prince et que la seule affection chaleureuse décrite dans cette histoire est
dans la relation entre le Petit Prince et le pilote: "Cette forme presque" grecque "d'amour gay
C'est un garçon dans lequel le rôle du jeune dieu, Eros (Dieu de l'amour), est à l'origine du désir
éternel du Petit Prince. Druerman souligne le manque d'amour pour les femmes, notant que la
féminité dans cette histoire n'est représentée que par des roses. Il souligne également la
contradiction entre les deux réalités, que le petit prince aime d'une part sa seule fleur, et
d'autre part est venu dans ce monde "à la poursuite de ses désirs". Le psychanalyste explique
que de telles contradictions sont la clé pour comprendre Exupéry, l'homme qui est coincé entre
le dévouement de sa mère et la peur d'être dévoré par son amour, et donc "sa propre agitation
intellectuelle, son hypothèse d'excellence personnelle par des efforts héroïques, le sacrifice est
devenue "sacrifiée" ainsi que "son désir de mourir". Druerman montre que le vol était une
nécessité pour Exupéry, car il signifiait "le monde masculin haut devant sa mère", mais
ironiquement ce rêve de vol était un symbole de l'ancien modèle humain "en forme d'oiseau".
C'est éviter certaines formes de dépendance », dit-il. "Exupéry ne peut pas échapper au
'serpent de terre' maternel, même en volant." Druerman cite une partie du livre »Pilote de
guerre», dans lequel le pilote dit qu'il se sent comme un bébé assis dans la cabine de sa mère
lorsqu'il est dans le cockpit, se sentant comme un bébé en train de traire en respirant dans le
réservoir d'oxygène. Selon Druerman, la colère d'Exupéry contre le consumérisme peut être
due à sa mauvaise éducation et à sa "peur du besoin et de la dépendance", qui ne permettent
pas que l'amour humain soit lié à "l'interdépendance, la communication et le besoin mutuel". Si
la valeur des roses dépend de la quantité d'efforts et de sacrifices que le petit prince a souffert
pour elle, pour être ramassé c'est très faux, Druerman dit ; Parce que pour l'amour, "aucun
sacrifice ni effort n'est trop". "Nous n'avons pas besoin de donner un sens à l'amour", ajoute-t-
il, car l'énigme éternelle réside dans "la propagation de l'âme dans un océan d'unité dans
l'amour et l'éternité", "contrairement à l'utopie utopique déprimante". En définissant l'amour
comme une tâche difficile, et comme "enraciné dans le désespoir et l'insuffisance humaine,"
Exupéry altere "la liberté de trouver un sens à l'amour" comme "devoir mettre le sens en action
et se sacrifier". A la fin du livre, le petit prince retourne à sa fleur, et le pilote vole encore et dit:
"La fin qui ne clarifie finalement rien." L'opportunité de fondre "dans une unité vivante", ce que
Fu Nerantz appellerait probablement "l'ombrage avec soi", toujours perdu. Druerman se rend
compte que «le soi-disant complexe d'Œdipe entraîne la victoire: le retour dans le monde de la
mère et son prix inévitable, la mort. Dans le dernier chapitre de son livre, Druerman traite à
nouveau du message spirituel du livre, qui n'était pas très intéressant pour von Franz, un
message qui manque à Druerman, en tant que théologien. Comme la plupart des légendes, le
"petit prince" n'est pas "un rêve qui guérira les lacunes de notre conscience" ou "un endroit où
l'âme peut récupérer", car il "laisse peu d'espoir et de confiance". Selon Druerman, la pensée
reste abstraite et insaisissable de la réalité.
Cela reste, comme von Franz l'a déjà souligné. La raison en est qu'Exupéry est capable.
Ce n'est pas par une confiance profonde dans la justification de son existence que l'on peut
dissiper sa peur du néant et atteindre la transcendance. Exupéry a vraiment fait confiance à
Dieu et a compris que "le pouvoir qui façonne notre nature c'est la même force qui nous
soutient en même temps ", il aurait pu sauver le désert humain "Seul un petit prince pouvait
faire cela, à condition qu'il soit soulagé de sa tendance œdipienne, mais nous savons que cela
ne s'est pas produit.
Psychanalytique d’après d’autres psychanalystes
II.3.1 Lacan
Dans une autre optique et puisque l’oeuvre littéraire est une oeuvre d’imagination et
d’inconscient, notre lecture psychanalytique tentera de découvrir les intentions cachées de
l’auteur à travers le langage symbolique du conte. La découverte de ce langage sera basée sur
la méthode d’analyse de Lacan qui consiste à découvrir les motivations et l’expression de la
personnalité inconsciente de l’écrivain qui souffre de certains conflits dans sa propre vie, et qui
pour résoudre ces derniers, a recours aux traumatismes enfantins.
pour déchiffrer les éléments symboliques qui démontrent le retour d’Antoine de Saint-Exupéry
à son enfance, ses souvenirs-écrans et ses complexes psychiques, nous nous pencherons sur
certaines idées de Lacan, qui sont dans la mesure de compléter celles de Freud.
Comme nous l’avons déjà évoqué, Le Petit Prince, devient clairement une tentative de
résolution des conflits psychiques et une projection narrative des fantasmes décrits
symboliquement. Dans ce récit, le fantasme de dévoration, décrit à travers l’histoire du petit
prince et son passage symbolique de l’enfance à l’adolescence en est un bon exemple. Nous
verrons à la suite que lorsque les fantasmes se réveillent, la reconstruction d’une
représentation de soi et de son intériorité par le moyen des images, peuvent être
indispensables.
Pour mieux nous expliquer, nous allons avoir recours à une théorie lacanienne sur le
symbolique du langage. Lacan tente de placer entièrement la psychanalyse dans «le champ de
la parole et du langage». (Lacan, 1966: 225) Dans cette optique, il déclare que l’homme estlié
au langage et «l’inconscient est, dans son fond, structuré et tissé de langage». (Lacan, 1983:
135) En outre, dans le fantasme et le rêve, ces genèses de la création artistique, l’élément
imaginaire n’a qu’une «valeur symbolique». (Lacan, 1953: 406) Lacan atteste cette idée en
estimant que l’oeuvre est un signe symbolique ayant une valeur de symptôme et offrant une
infinité du sens qui doit être dévoilée. Pour lui, dans la démarche analytique, « il s’agit encore
et toujours de symboles et de symboles même très spécifiquement organisés dans le langage».
(Lacan, 1953: 406)
Pour Lacan, qui s’inspire des travaux de Saussure qui suggère de considérer «la langue comme
un système» (De Saussure, 1981: 29), c’est le système des signifiants qui constitue l’inconscient.
D’où nous nous rendons compte que pour lui, le symbole, assurant l’association entre un
signifiant concret et un signifié abstrait, fait le lien entre le réel et l’imaginaire, qui résulte d’une
projection de la réalité intérieure de l’auteur.
Nous pouvons alors souligner avec Lacan, le rôle des symboles qui constituent la genèse de
l’inconscient de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince. Ces symboles sont déchiffrables à travers les
images du serpent boa, éléphant, baobab, etc.
Ce qui est bien évident chez Saint-Exupéry, c’est que «l’usage des images et des symboles dans
son oeuvre, […], sont les caractéristiques de son style, qui le distingue de ses contemporains».
(Rézaï, 2014: 56)
En vue d’expliquer le rôle psychanalytique des images symboliques de ce conte, commençons
par le voyage du petit prince. Son voyage interplanétaire, était une occasion pour sa sortie du
monde clos de l’enfance, quireprésentait à bien des égards, «le sein maternel, qui lui fournissait
la paix et la tranquillité». (Pagé, 1963: 73) Mais pourquoi quitter ce monde plein de tendresse?

Nous constatons suivant les explications de l’auteur de L’enfant et son développement de la


naissance à six ans1 que l’âge de six ans est le début de la petite adolescence et représente
pour l’enfant un grand besoin d’autonomie, à la suite de la découverte de son identité de
genre. Antoine, ce petit enfant choyé, au seuil de l’adolescence, qui se sentait tout seul dans
cette aventure, a conservé de son enfance, une image maternelle, qui l’empêchait de
développer, à cause de ses soins et ses tendresses abusives. L’épisode traumatique d’«un
serpent boa qui digérait un éléphant» (Saint-Exupéry, 1946: 10) dénonce ce «souvenir-écran»,
symboliquement codé de l’enfance de Saint-Exupéry qui a mis une trace inoubliable dans son
inconscient.
Quel est vraiment le sens psychanalytique du boa avalant sa proie. Comme l’explique Marie-
Louise Von Franz dans sa lecture psychanalytique du Petit Prince, le boa est clairement «une
image de la mère dévorante et, dans un sens plus profond, de l’aspect dévorant de
l’inconscient»2. (Von Franz, 1970: 17)
Ce qui attire l’attention, c’est que l’éléphant avalé par le boa ou symboliquement, l’enfant
étouffé par l’amour maternelle, ne bouge plus et il est sans aucun mouvement. Ce phénomène
dénonce l’enveloppe psychique maternelle qui entoure Antoine enfant et qui ne lui permet pas
d’avoir contact avec le monde du dehors de la famille.
Dans cette même optique, nous remarquons que d’autres grandes personnes qui n’arrivent pas
à déchiffrer le dessin du boa et de l’éléphant, ne veulent pas accepter comme la mère
d’Antoine, la phase du développement de ce petit garçon. Ces personnes en regardant le dessin
du petit prince concernant le boa et l’éléphant, lui suggèrent le chapeau, le symbole du père.
Ce qui montre qu’Antoine, devrait chercher une figure paternelle surveillante, pour l’aider à
sortir de ce monde maternel fermé et pour se réaliser sa propre individuation.
Dès le début de ce conte, Saint-Exupéry parle de sa relation difficile avec les grandes personnes
et éveille son public enfant contre les dangers de ces derniers qui «se voient importantes
comme des baobabs». (Saint-Exupéry, 1946: 59) Le petit prince éveille ses lecteurs enfants en
disant: «Enfants! Faites attention aux baobabs!» (Saint-Exupéry, 1946: 24) Ces citations
montrent que les baobabs constituent un autre élément névrotique étant en rapport avec le
fantasme de dévoration. Les grandes personnes, ces baobabs qui gênent le petit prince,
peuvent écraser les aspirations d’émancipation de leurs enfants. Dans une telle situation, c’est
l’affaire de l’enfant de lutter en vue de se libérer de cette domination parentale qui est en
mesure de l’empêcher de parvenir à une vie adulte.
Suivant les écrits de Colette Branchu dans sa thèse de doctorat3, nous constatons que le mot
«baobab», est composé de «boa a BB», une autre métaphore du serpent boa contenant un BB4
éléphant, autrement dit, une figure maternelle engloutissant son propre enfant. L’image des
baobabs, cache de cette façon, une angoisse de dévoration pour le petit prince.
Cette similitude qu’on vient de repérer entre les mots «boa» et «baobab», nous conduit vers la
théorie du «mot d’esprit»1 de Freud selon laquelle, «L’utilisation du même mot, d’abord
comme un tout, puis décomposé en syllabes, est le premier cas que nous ayons rencontré
d’une technique s’écartant de la condensation». (Freud, 1988: 83) Cette dernière affirmation,
nous autorise à poursuivre la décomposition du mot, en lettres qui le forment. Suivant cette
démarche, nous témoignons d’un processus de condensation autour du mot «baobab» et sa
décomposition qui montre: boa pareil au baba, papa et bb/bébé. Cette hypothèse nous indique
que l’enfant peut être en danger d’étouffement affectif aussi bien par la mère que par le père.
A l’aide de cet exemple, nous avons compris que pour être défoulées, les images artistiques
obéissent à une sorte de condensation; elles condensent en une seule vision, plusieurs réalités
formant les complexes psychiques
. Un autre exemple du langage symbolique du livre, c’est l’utilisation du mot «caisse» qui peut
symboliser l’enfance heureuse du petit prince. Selon les explications d’Alain Cadix, l’auteur du
livre Saint Exupéry, le sens d’une vie (2000), Saint-Exupéry, quand il était petit, poursuivait sa
mère avec une petite chaise verte et rangeait ses jouets dans un coffre en tapisserie qui était le
seul objet auquel il ait tenu et qui l’ait accompagné partout. Ce coffre était un peu pour lui, le
symbole de son enfance heureuse. Saint-Exupéry affirme à cet égard: «il n’y a que ce coffre qui
ait de l’importance dans ma vie». (Saint-Exupéry cité par Cadix, 2000: 25)
Nous pouvons relier cette image avec celle du mouton dessiné par le pilote et caché dans une
caisse. Il est à préciser qu’en lisant minutieusement la biographie de Saint-Exupéry, nous
voyons qu’à l’âge de trois ans, Antoine a perdu son père. Il a tenté alors, dans ce conte de se
créer un père à la fois imaginaire et symbolique en créant la métaphore du mouton dans une
«qu’est-ce»2, une boîte supposée contenir le mouton de ses rêves, de ses beaux jours de
l’enfance. En effet, il a mis ce mouton, cette image paternelle, dans cette caisse, pour la soigner
et l’empêcher de s’enfuir.
Il serait nécessaire à ce stade d’étude, de mentionner qu’Antoine, ce garçon perturbé
incontestablement par la mort précoce de son père, ce principal personnage masculin de son
entourage a subi encore dans son enfance, d’autres effets subconscients. Le traumatisme dont
nous trouvons la trace à travers l’intérêt du petit prince pour les couchers de soleil, émane, lui
aussi de ce manque paternel. A ce propos, le petit prince dit qu’un jour il a «vu le soleil se
coucher quarante-trois fois!» (Saint-Exupéry, 1946: 27) et qu’il en a réclamé un autre. Le petit
prince dit au pilote: «tu sais […] quand on est tellement triste on aime les couchers de soleil».
(Saint-Exupéry, 1946: 27) Il est bien évident que la tristesse du petit prince en contemplant le
coucher de soleil, avait une ressource psychique.
En général, contemplant le crépuscule dont le sens figuré peut dénoncer ce qui est incertain et
peu défini, Antoine enfant, poursuivait chaque jour le soleil, l’image du père, cette image
incertaine, jusqu’au jour où il l’a vu se coucher quarante-quatre fois de suite. C’était
exactement ce jour-là qu’il a compris que son père était mort1. Il pouvait enfin pleurer le décès
de son père, mais seulement dans le secret de son coeur puisqu’à cause de la petitesse
d’Antoine, cette mort avait été longtemps dissimulée par sa mère. Au sujet du nombre
quarante-quatre, il nous faut préciser que le père d’Antoine est mort à l’âge de quarante et un
ans, quand le petit Antoine avait trois ans, ensuite à l’âgé de six ans, ce petit garçon s’est rendu
compte du décès de son père; à ce moment-là, si son père était vivant, il pourrait avoir
quarante-quatre ans. D’où l’attente du petit prince pour le quarante-quatrième coucher de
soleil, le moment du dévoilement du secret de la mort de son père.
En fin de compte, nous observons que ce récit, se termine dans le chagrin et dans les larmes. Il
est tout de même symptomatique que le récit s’achève de cette manière et accompagné
tristement d’un dessin en noir et blanc. On assiste avec cette fin, à la disparition et non à la
mort du petit prince. Il s’agit certainement de son passage de l’enfance à l’adolescence malgré
tous les obstacles mentionnés qui étaient devant lui au moment de franchir cette période
enfantine.

II.3.2 Freud
Selon les chercheurs, le sujet le plus important introduit par Freud dans la psychologie moderne
est de prêter attention aux aspects inconscients du comportement humain.
Le titre est à l'origine de bon nombre de ses œuvres. Parce qu'il considérait la littérature
comme une vaste gamme d'expériences, Pour justifier sa théorie du subconscient, il a analysé
des œuvres littéraires pour découvrir les désirs derrière le discours conscient, et la personnalité
et les états mentaux d'un écrivain se sont révélés efficaces pour façonner son travail. Cette
méthode a été poursuivie après Freud par Otto Rank, et notamment par son étude du
problème de la syntaxe.
Il faut remarquer que l’analyse freudienne, ayant le psychisme de l’individu pour objet, tente de
s’interroger sur le sens latent du texte et de décrypter l’espace intérieur de l’auteur en
reconstruisant le procès du refoulement au cœur du processus créateur. En nous appuyant sur
les concepts analytiques fondamentaux et les notions de base de la psychanalyse freudienne,
tels que la première enfance, le refoulement, l’inconscient, le rêve éveillé, etc., nous nous
focaliserons dans les pages suivantes, sur la découverte du sens implicite du Petit Prince en
décelant les complexes et les malaises inconscients qui ressurgissent à travers les diverses
images de ce conte.
Notons tout d’abord que Freud présente la démarche artistique, comme le moyen d’échapper à
une névrose. En effet, comme l’affirme Freud, l’artiste, cet «introverti qui n’est pas très éloigné
de la névrose », (Freud cité par Assoun, 1996: 124) peut transformer «ses fantasmes en
créations artistiques et donner de cette façon une fonction thérapeutique à son œuvre au lieu
de les transformer en symptômes névrotiques». (Freud cité par Assoun, 1996: 124) Selon cette
explication, il est à comprendre que le fantasme peut avoir deux destins, l’un pathologique,
l’autre artistique. Ce dernier destin que subit le fantasme pour se révéler, nous montre des
formations de sublimation qui n’est que la création d’une œuvre artistique. Presque tous les
tenants des approches freudiennes et tous ses descendants, y compris Charles Mauron,
considèrent l’œuvre artistique comme une consolation à l’inaccessibilité de la vie réelle et
enfantine.
Dans une optique générale et en tenant compte des théories freudiennes, nous pouvons
affirmer que la création littéraire peut démontrer chez l’auteur le narcissisme ou l’auto
-investissement de son «Moi» intérieur. Mais comment ce narcissisme se présente dans
l’écriture? La réponse, en est que tout en se «démultipliant» et à travers la vie de ses différents
personnages, l’auteur présente au lecteur, son narcissisme fasciné. Dans une telle situation et
au lieu des aspirations libidineuses, le «Moi» de l’auteur devient l’objet de son amour et cela à
travers les représentations de multiples figures de personnage qui sont en vérité, les différentes
facettes de sa propre image; ce phénomène et cette tendance du créateur littéraire à diviser
«son moi en moi partiels, par l’effet de l’observation de soi; et par voie de conséquence à
personnifier les courants conflictuels de sa vie psychique en plusieurs héros», (Freud cité par
Assoun, 1996: 42) s’explique par l’expression du clivage du «Moi».
Mais en quoi consiste cette position clivée et multipliée du «Moi» ? La réponse en est que
lorsque le «Moi» se clive, il se rend lui -même comme objet, se pose face à l’autre et se traite
comme d’autres objets pour réactiver un certain contenu refoulé. L’analyse du narcissisme
dissimulé et le procès du clivage du «Moi» dans une œuvre, nous permet en effet, de pénétrer
les structures fines de l’inconscient de son auteur.
Dans Le Petit Pince, la position narcissique de Saint -Exupéry, s’effectue par une activité de
démultiplication de sa face subjective. Eclairons -nous en expliquant qu’au cours de son voyage
interplanétaire, le petit prince visite des personnages qui révèlent les différentes images de
l’auteur -narrateur. Ces images retracent les premières phases de la construction de sa
personnalité.
En nous appuyant sur le texte du Petit Prince, prenons tout d’abord, le cas du roi, un
personnage bien fort qui donnait des ordres aux habitants de sa planète et dont la «majesté
désirait d’être obéi ponctuellement». (Saint - Exupéry, 1999: 45) Ce personnage, symbolise
manifestement le narcissisme du petit prince. Le manque affectif engendré par la mort de son
père, quand Saint -Exupéry avait trois ans et l’éloignement de sa mère, dès son enfance, ont
causé comme résultat, et par le mécanisme de défense énoncé par Freud, la mise en place
inconsciente d’un narcissisme secondaire, par perte de l’objet d’amour enfantin, qui pourrait
être ou bien sa mère ou bien son père. Ce qui est produit, tout particulièrement dans cet
exemple du roi, c’est une sorte d’amour névrotique dont le «sujet d’amour» est le roi, ou le
petit Antoine, lui -même, qui s’appelait le roi soleil à cause de ses cheveux blonds.
Après le roi, le petit prince, rencontre un vaniteux qui le considère comme un admirateur: «Ah!
Ah! Voilà la visite d’un admirateur!» (Saint -Exupéry, 1946: 42) Quant au sens de la vanité, Alain
Rey affirme qu’elle est le «désir de se faire louer». (Rey, 1998: 3988) D’après cette définition, il
est clair que l’exemple du vaniteux, dans la seconde planète, dénote l’amour -propre du petit
prince au cours de son enfance. Le petit prince ou le petit Antoine, a dépassé ce stadeamusant
quand il avait trois ans et les grandes personnes s’étonnaient de ses progrès. Le petit Antoine
comme ce personnage vaniteux, ne s’intéressait qu’à lui seul. Il ne voyait les autres que lorsqu’il
entendait le battement de leurs mains: «pour les vaniteux, les autres hommes sont des
admirateurs». (Saint -Exupéry, 1946: 42)
Cet exemple montre que l’enfant a certainement besoin de reconnaissance, ce qui constitue
l’un des stades de son développement nécessaire pour s’affirmer.
Retenons pour la suite, le cas de la planète du businessman, qui nous dévoile l’obsession
excessive d’un homme qui ne s’arrête pas de calculer. Dans ce cas, on peut présenter
symboliquement le «Moi» de l’auteur qui était dans son enfance, «noyé dans les eaux glacées
du calcul égoïste», (Marx, 1998: 54) émergé des attentions excessives de sa mère et de ses
entouragesL’allumeur de réverbère, le personnage principal d’une autre planète, obéit à une
consigne, sans discuter. Pour le petit prince, ce geste pourrait correspondre à une situation
psychologique selon laquelle, les idéaux transmis par les parents aux petits enfants, peuvent se
révéler des consignes névrotiques, dont les enfants ont du mal à se décharger. Ces consignes
intériorisées sont en effet susceptibles de bloquer l’épanouissement personnel des enfants.
Dans une optique opposée, le travail de cet allumeur de réverbère qui avait une occupation
utile en éclairant la nuit, avait un sens positif pour le petit prince. En effet, à l’aide de ce
personnage qui représentait un «Moi» présent sous la lumière du principe de la réalité, le petit
prince, au seuil de l’adolescence a prisconscience d’avoir une vraie occupation, d’en respecter
les règles et les consignes. En nous référant à ces quelques épisodes fondamentaux de la
rencontre du petit prince avec les personnages inconnus, représentants du «Moi » clivé de
l’auteur, nous avons tenté de démontrer le passage du petit prince d’un narcissisme primaire
vers une personnalité basée sur la réalité et la responsabilité. Tous ces exemples et certains
d’autres démontrent des épisodes symboliques qui pourront expliciter le langage imagé de
l’inconscient de l’auteur.
II.3.3 Eric Berne
Exupéry emmène le pilote dans le subconscient par la présence du pilote dans un désert sec et
sans herbe et eau et aussi fatigué de réparer son avion comme s'il n'y avait aucun moyen de le
faire. Il rencontre un être qui ressemble un peu à son enfance. Peintre un agneau pour le petit
prince et aussi le souvenir de son enfance qu'il raconte ; c'est le premier signe que le pilote
rencontre sa d’autre moitié.
Dans la théorie d'Eric Berne, il fait référence aux trois parties existentielles de l'être humain
«enfant, parent et adulte ». Selon Berne, l'enfant est la partie que les souhaits sont dans les
circonstances raisonnables de l'enfant requis. Au lieu de cela, le parent essaie d'élaborer des
lois qui bloquent les demandes et l'adulte a la rôle de coordonner les demandes et les facteurs
dissuasifs.
selon cette théorie, on peut voir le fait que le pilote dans le désert devient parents. Le Petit
Prince symbolise la part de l'enfant en lui. Le pilote dans ce premier jugement sur « grandes
personnes» à l'emploi, à l'argent, à l'éducation et au statut social. Et au contraire, les enfants
veulent jouer et avoir des bons amis.
Le Petit Prince dans cette conte, de sent impuissant contre l'argent (businesseman), le travail
constant ( allumeur de réverbères), les informations inutiles (géographe) et la présidence et le
pouvoir (roi). Il prétend que rien de tout cela n'est pas attractifs et souhaitables. D'un autre
côté, la seule chose qui lui est précieuse et engage son esprit est sa fleur qui vive dans sa
planète. Devant toutes les problèmes matérielles et légales, le Petit Prince contre son émotion
envers sa fleur et l'émotion de sa fleur envers lui, il est beaucoup désireux de connaître.
Le renard, en tant qu'adulte, tente d'équilibrer cette harmonie entre les désirs enfantins et les
règles pour créer un effet dissuasif. Le renard lui apprend si le désir n'est pas retenu, toutes les
fleurs du monde peuvent être soit tout aussi précieuses. Parce qu'on peut penser dès qu'on
veut, on aura toutes fleurs du monde. Mais il ne se souvient qu'une seule fleur et il y a une
seule fleur qui souvient le Petit Prince.
«apprivoiser» d'après renard, signifie créer des liens. Cette phrase coordonne les désirs
intérieurs de l'enfant avec l'attribut d'être responsable du respect de la loi. Le renard apprend
au Petit Prince à respecter son désir. Il existe un moyen de créer des liens. Pour le renard, c'est
la nostalgie qui vient de ensuite, ce désir profond de se forme.
Chapitre III
Analyse symbolique d’après Jung
La psyché d’un être humain est une création compliquée. Afin de comprendre la psyché autant
que possible, Anthony Stevens, psychanalyste jungien, présente un modèle de la psyché qui est
créé par Jung. (Stevens 1992 : 34-35) Pour plus d’efficacité, nous pouvons imaginer la psyché
comme un oignon composé de trois couches principales. À première vue, près de la surface, il y
a le Moi, le centre de la conscience, qui crée une image de la persona, c’est-à-dire une image
que nous avons de nous-mêmes et que les autres ont de nous.
Généralement, la persona est un masque que tout le monde porte pour pouvoir s’adapter aux
normes sociales. À cause de cela que l’être humain ne sait plus qui il est réellement. (Ibid. :47)
Ensuite, plus profondément, il y a l’inconscient personnel, qui contient les souvenirs individuels
et les désirs réprimés. Enfin, à la couche la plus profonde se trouve l’inconscient collectif. Selon
le résumé fait par Stevens, Jung écrit que l’inconscient collectif est une partie de l’esprit qui est
partagé par tous les êtres humains. Il est transmis de génération en génération. En effet,
l’inconscient collectif contient les archétypes, notamment les images originales qui se
manifestent au hasard dans les rêves, les religions, les mythes etc. La fonction de l’archétype,
chez tous les êtres vivants, ressemble à l’instinct psychique. L’un des exemples est l’instinct de
survie ; s’attacher, construire, manger, boire, lutter, s’unir etc.
Un autre exemple est l’instinct maternel, c’est-à-dire que les mères agissent impulsivement
sans réfléchir lorsqu’un enfant est en danger, autrement dit sans être conscientes.
Théoriquement, c’est un archétype de la mère. Et puis il y a de nombreux autres archétypes
comme l’enfant divin, l’anima/animus, l’ombre, le sage, le Soi. (Ibid. :44) Ce dernier est le plus
important des archétypes. C’est un archétype de la totalité, ce qui signifie qu’il est le centre des
tous les archétypes et de l’inconscient personnel, éventuellement de l’inconscient collectif. Le
Soi est le plus actif dans les cinq premières années de vie. Pendant cette période se forme
l’avenir d’une personnalité qui se fonde sur son entourage. Donc, après cinq ans, le Moi devient
l’esprit dominant de la psyché. Pour se rendre compte, à nouveau, de son Soi, un processus d’«
individuation » est nécessaire. D’ailleurs, c’est un développement où l’individu doit unir deux
pôles opposés de la psyché humaine; l’intérieur, le Soi et l’extérieur, le Moi, pour devenir un
individu complet. (Ibid. :47) Mais, comment cela fonctionne-t-il exactement ?
Dans l’individuation il y a trois étapes ; la totalité, la séparation et la totalité renouvelée.
Pendant la phase de la séparation, le Soi, selon approche jungienne, décide d’entamer le
dialogue avec l’environnement dans lequel l’individu se trouve. C’est-à-dire lorsqu’un individu
entre en contact avec une situation ou une personne dont les qualités ressemblent à un
archétype absent, le Soi diffuse immédiatement un impulse archétypal par exemple l’archétype
de mère, qui à son tour guide l’individu vers la plénitude. (Ibid. :89)
Mythe de l’enfant divin Dans beaucoup de cultures préhistoriques, on peut trouver les mythes
sur l’enfant divin ou l’enfant héroïque qui vient en ce monde d’une façon unique malgré les
différents défis. Néanmoins, cet « enfant » possède les dons qui dépassent toute la capacité
humaine (Hark 2003 : 39).
Le petit prince est un saint sous une forme d’enfant. D’une part il est un enfant ordinaire et de
l’autre un saint. Plusieurs signes montrent que le petit prince un saint ; d’abord nous ne savons
pas grand-chose sur ce personnage mythique. Le petite prince ne parle ni de son âge ni de son
nom. La seule chose que le lecteur sait est qu’il est un prince d’un astéroïde B 612 où il a laissé
les trois volcans et une rose qu’il aime. (Saint-Exupéry 1945 :38) De plus, l’apparition du petit
prince dans le désert, où il rencontre le pilote (narrateur) étant en panne d’avion, nous semble
étrange ; Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre
habitée(…) au lever du jour une drôle de petite voix ma réveillé. Elle disait… « S’il vous plait…
dessine-moi un mouton » (…) Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du
désert (…) (Ibid.15-16)
La question que nous nous posons tous est comment un enfant peut se trouver dans un désert
à des milliers de kilomètres de la civilisation habitée et en plus, étant en condition parfaite ?
Ensuite, il semble que le petit prince soit comme un guide pour le pilote, le lecteur, l’humanité
et donc le but principal est de réveiller l’enfant emprisonné dans un adulte, ce que Carl Gustav
Jung appelle « l’enfant intérieur ». Il explique que l’énergie archétypale de l’enfant intérieur est
présente en chacun de nous. Selon le résumé fait par Törngren, Jung l’explique : « En chacun de
nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. » (Törngren 1992 :73) Jung déclare que
les petits enfants vivent presque entièrement au niveau de l’inconscient collectif, dans le Soi.
C’est-à-dire que le Moi personnel n’est pas encore développé.
Autrement dit l’enfant n’invente pas le mythe mais ne fait que le vivre. Dans Le Petit Prince ce
pur et innocent enfant archétypal, essaye de nous rappeler certaines choses que nous avons
oubliées de notre enfance ; de sentir que nous sommes un, entier, uni avec nous-même. (Hark
2003 : 30-40) Grâce à cette innocence et pureté, l’enfant se relie à une source divine, un
essentiel que les adultes ne peuvent pas percevoir par leur sens. Déjà, dans les trois premiers
chapitres du livre, Saint-Exupéry prépare le lecteur à l’intelligence du message futur qui est
donné par le renard : « Voici mon secret. Il est très simple : On ne voit bien qu’avec cœur.
L’essentiel est invisible pour les yeux. » (Saint Exupéry 1946 :76).
Prenons un exemple de la rencontre entre le petit prince et le pilote. Au début, quand le petit
prince lui demande de dessiner un mouton, le pilote ne voit personne. Aussitôt, pour le lecteur,
une série de questions surgissent parmi lesquelles se trouvent une question centrale – à qui
appartient la voix mystérieuse ? Ce n’est que lorsque cet être répète son désir encore une fois
que le pilote perçoit un petit bonhomme. Dans la citation suivante, le narrateur explique sa
frustration causée par le fait que « les grandes personnes » ont toujours besoin d’explications
de choses essentielles :
« Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un
éléphant. J’ai alors dessiné l’intérieur de serpent boa, afin que les grandes personnes puissent
comprendre. » (Saint-Exupéry 1946 :14).
Saint-Exupéry présente également d’autres caractéristiques des adultes qui n’ont pas encore
retrouvé leur enfant intérieur. Nous en prenons connaissance au moment où le petit prince
visite les six planètes sur son chemin vers la terre. (Ibid. 62) Par ailleurs, un roi, un vaniteux, un
businessman, un buveur, un allumeur de réverbères, un géographe sont les personnages qui
chacun incarne une caractéristique humaine. Anne- Isabelle Mourier écrit dans son article que
ces défauts chez les hommes, l’égoïsme, le matérialisme, la vanité, l’aliénation, sont
représentatifs de la société et le résultat est donc la solitude, « les six planètes des six solitudes
(…) » (Mourier 2001 : 50)
Comme indiqué précédemment, la figure archétypale de l’enfant n’existe pas uniquement dans
Le Petit Prince mais aussi à travers de nombreux autres grands mythes de l’humanité, comme
Peter pan, Héraclès ; un héros de la mythologie grecque, mais aussi dans la bible ; l’enfant
Christ. Dans la tradition chrétienne l’enfant Christ, célébré à Noël, est la manifestation de
l’archétype de l’enfant divin qui représente la renaissance et le sauvetage en ouvrant la porte
du Royaume de Dieu. À notre époque, c’est un mythe toujours très actuel pour les gens
croyantes (La Rocca 2007).

Le pilote

En ce qui concerne le pilote, le mythe de l’unité est associé à sa tentative de retrouver les
valeurs de l’enfance perdue. Selon Mourier, la panne du moteur dans le désert représente
symboliquement la panne du cœur de pilote en raison de l’absence de liens. (Mourier 2001 :49)
Étant donné qu’à l’âge de six ans le pilote avait déjà dû entrer dans le monde d’adultes, il n’a
pas vraiment vécu son enfance.
Les grandes personnes m’ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts
ou fermes, et de m’intéresser plutôt à la géographie, à l’histoire, au calcul et à la grammaire.
C’est ainsi que j’ai abandonné, à l’âge de six ans, une magnifique carrière de peintre (Saint-
Exupéry 1946 :14)
Au lieu d’écouter son enfant intérieur, il commença d’écouter « les grandes personnes ». De ce
fait, il est devenu pilote et au cours de sa vie il a connu beaucoup de gens sérieux qu’il a trouvé
ridicules. La panne dans le désert l’a séparé du reste du monde et dans ce désert il a rencontré
face à face son enfant intérieur – le petit prince. En d’autres termes plus concrets, le petit
prince n’existe pas comme une personne. Il n’est que l’enfant intérieur du pilote, des adultes
en général.
Du point de vue de la théorie jungienne, il est donc possible de constater que le désert est le
pilote - l’esprit conscient et à l’intérieur de lui apparait cette petite voix notamment le Soi de
l’inconscient collectif. Comme nous l’avons vu plus haut, dans la théorie psychologique du Jung,
à partir d’un certain point, le Soi diffuse un impulse archétypal comme un secours vers la
plénitude. Cette assistance archétypale, qui est l’enfant intérieur pour le pilote, émerge lorsque
l’esprit conscient ne peut pas se gérer lui-même et a besoin d’orientation. Dans ce cas le pilote
est désespéré parce qu’il est en panne spirituellement ; forgé par la société, il a oublié ce qu’il
est en réalité. Ainsi, le Soi entame le dialogue entre l’archétype de l’enfant et l’adulte. Le
psychanalyste jungien Stevens explique qu’un tel désir d’union s’appelle « l’individuation » et
le définit comme un processus de formation de l’individu psychologique pour devenir un
homme total. (Stevens1992 :47) Nous pouvons détecter ce changement du pilote clairement à
la fin de l’histoire où il a enfin établi un lien avec son enfant intérieur. Cela est montré dans la
citation suivante : Je fus surpris de comprendre soudain ce mystérieux rayonnement du sable
[…] qu’il s’agisse de la maison, des étoiles ou du désert, ce qui fait leur beauté invisible ! […]
Lorsque j’étais petit garçon la lumière de l’arbre de Noël, la musique de la messe de minuit, la
douceur des souvenirs faisaient, ainsi, tout le rayonnement du cadeau de Noël que je recevais.
(Saint-Exupéry 1946 :82-85) Ainsi, il a appris que le bonheur se trouve dans les choses simples
et le plus important est
invisible pour les yeux. Il faut chercher avec le cœur. Grâce au petit prince, le pilote s’éveille à
l’enfance, vers l’enfance qui fait grandir. Le petit prince met en lui tout la joie de voir que le
pilote est enfin uni avec son enfant intérieur. « Je suis content que tu aies trouvé ce qui
manquait à ta machine » (Ibid. 88)

Le petit prince

L’union pour le petit prince est accomplie avec la rose. La raison pourquoi il l’a laissée sur son
petit astéroïde est la suivante ; il a souffert de la voir si orgueilleuse et le petit prince explique
aussi qu’il était trop jeune pour l’aimer. (Ibid. : 37) Le petit prince découvre l’amour lors de sa
visite sur la terre. Selon Mourier, la rose, qui symbolise l’amour, révèle l’aveuglement des yeux
et le sens de la vie. (2001:51) D’ailleurs, ayant appris que sa rose est unique, il quitte la terre
pour se réunir avec elle. Nous pouvons établir des parallèles avec le mythe de l’androgyne dans
le Banquet de Platon, expliquant pourquoi il y a toujours un grand désir de réunis entre deux
individus.
D’après le professeur de philosophie Simone Manon, le mythe raconte sur les premiers êtres
humains, les Androgynes qui étaient formés de deux êtres de sexes opposés assemblés en un
seul être. Fiers de leur double nature ils voulaient entrer au royaume de Dieux. Le Dieu Zeus est
tombé en colère à cause de cela, et c’est pourquoi il les a séparés d’un coup de sabre. (Manon,
philolog, « Le mythe de l’androgyne ») Il y a un autre exemple du mythe de l’union entre la
femme et l’homme que nous pouvons observer dans la Bible. Adam était, lui-aussi une créature
androgyne, mais Dieu l’a divisé en deux car il pensait que ce n’était pas bon pour un homme
d’être seul. (Sauliner 1948 : 428)
L’union alchimique entre l’homme est la femme est donc un symbole de plénitude. D’un point
de vue psychologique, Jung arrive à une constatation intéressante en ceci qu’à l’intérieur d’un
être humain, par exemple dans une psyché masculine, il y a un archétype Anima qui représente
le féminin et à l’inverse, c’est-à-dire que dans une psyché féminine il y a Animus, qui représente
le masculin. Les deux termes viennent du latin, et veulent dire l’âme. (Törngren 1992 :89). En
tenant compte de cette idée, la Rose peut être Anima pour le pilote. La raison pourquoi c’est
n’est pas le petit prince, sachant que la réunion a eu lieu entre la rose et le petit garçon, est que
le petit prince ne représente pas une Moi individuel. Au contraire il indique une énergie
archétypale – enfant intérieur dans l’inconscient du pilote. Au moment où le petit prince crée le
lien avec le pilote, immédiatement une harmonie se produit avec Anima. Donc, la réunion entre
le petit prince et la rose représente effectivement la réunion entre la psyché masculine du
pilote et Anima, à savoir l'équilibre du féminin et du masculin. Ainsi, selon Anthony Stevens,
pour vivre dans un monde de paix le confluent avec le féminin est vraiment important.
(Stevens, 1992 : 52) Par conséquent, le monde aujourd’hui tend encore à être dominé par le
masculin. (Bora 2016) Dans Le Petit Prince l’emploi des six planètes qui sont dominées par le
masculin est un exemple qui montre cela. A plus fort raison ils sont seuls ; cela est souligné avec
fermeté par l’absence de l’énergie féminine.

Le renard

Dans la mythologie le renard est souvent sournois et rapide. (Uther 2006 :138) Il joue un double
rôle ; d’une part il est un être divin et d’autre part une créature néfaste. En ancienne
Mésopotamie, le renard était associé au roi des dieux, Enlil. Par contre, les Romains
considéraient le renard comme le démon du feu, probablement à cause de sa fourrure
rougeâtre. Essentiellement de la même manière le renard est présenté dans les mythes
chrétiens. (Ibid. :138)
Pourtant, dans la mythologie germanique le renard apparait comme un compagnon pour des
êtres qui viennent d’un autre monde. Par exemple, un cortège de Dame Blanche, ou d’un
chasseur fantastique, ensemble avec le renard font partie d’un groupe de trolls où le renard
obéit à un magicien. Dans l’histoire étudiée, le renard est un compagnon pour le petit prince,
l’enfant divin. Avec sa sagesse, il guide le petit prince vers la plénitude. Lorsque le petit prince
est arrivé sur la terre, il se sentait seul et triste et avait peur. (Saint-Exupéry 1946 : 68, 70) Par
conséquent, comme nous avons déjà mentionné, si on fait face à ses problèmes malgré le fait
qu’on soit collé contre un mur, l’aide de l’inconscient est garantie. « Et, couché dans l’herbe, il
pleura. C’est alors qu’apparut le renard » (Ibid. : 70) En chaque être humain, il y a ce fort désir,
impatient d’atteindre un plan de conscience supérieur, qui se libère de la
souffrance comme la solitude, la tristesse, la peur etc.(Von Franz 2002 :170) Jung dirait qu’un
symbole d’un animal est un assistant de développement. Donc, selon sa théorie, le garçon
reçoit l’aide de l’inconscient qui donne au petit prince l’occasion de corriger les erreurs du
conscient, comme ses problèmes avec la rose. Dans la citation suivante, le petit prince s’étant
rendu compte que sa rose est unique pour lui, il l’explique à d’autres roses qu’il rencontre dans
le récit : « Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai
arrosée […] Puisque c’est ma rose. » (Saint- Exupéry 1942 :76) Soyons clairs : nous avons signalé
plus haut que le petit prince n’est pas un être humain, même s’il apparait comme tel dans
l’histoire. Marie-Louis Von Franz, élève de Carl Jung,
explique dans son livre Arketypiska Mönster que lorsqu’on raconte un conte, un mythe ou une
légende il peut être difficile de comprendre le contenu si on n’identifie pas le héros avec le Moi.
(Von Franz 2002) Rappelons que la base de cette recherche est la théorie de Jung, et dans cette
perspective, nous considérons que cet « enfant » est un archétype. Par conséquent, le renard et
le petit prince sont des images archétypales. Alors pourquoi est-ce qu’un archétype doit mener
à un autre archétype ? Von Franz déclare que l’inconscient collectif crée des liens entre les
archétypes qui permettent un changement à un niveau supérieur. Pour une meilleure
visualisation, voici un exemple simple : dans l’inconscient collectif surgit un impulse archétypal,
représenté, selon nous, par le renard, ensuite ce dernier trouve cette énergie, le petit prince,
qui n’est pas encore lié avec le but, notamment le pilote. (Von Franz 2002 : 33) Ainsi, l’action où
le petit prince apprivoise le renard symbolise la liaison entre deux archétypes, et finalement
ayant compris le secret du renard le petit prince crée le lien avec le pilote – le conscient.

Les symboles généraux


Tout au langue de ce livre, beaucoup de symboles on était utilisés et des morales ont été
données qu'ils ne peuvent pas être comprises par la majorité des enfants.
En première page du livre, cette œuvre est dédié à un adulte. l'auteur affirme que cette adulte
était un enfant est l'auteur veux rappeler l'enfance à des adultes qui ont oublié leurs enfances.
Dans cette partie, l'auteur déclare indirectement que l'œuvre s'adresse aux adultes. Le Petit
Prince a un langage symbolique. Cette langue est contre un autre type de langue appelée
langue déclarative, la première parle de vérité mental et la seconde parle de vérité objective.
Depuis le début des années 1970, les enfants ne sont plus perçus comme une réalité, mais ils
sont comme des symboles des sources des espoirs et en tant que source de nouvelle vie, ils
feront l'objet d'une enquête.
Le processus historique du symbolisme renvoie aux mythes de notre culture, mais un groupe ne
reconnaît pas les œuvres symboliques destinées aux enfants.
Parce qu'ils croient que les racines du savoir expérimental de l'enfant sont faibles à cet égard,
nous devons dire que si nous retirons l'enfant d'une certaine littérature, nous avons en fait
fermé la fenêtre de l'univers à lui.
En fait, le symbole de la montée avec vol physique et aéronef est symbolique dans cette
histoire.
Jung note dans l'humain et des symboles l'importance des symboles :
L'histoire du symbolisme montre que tout peut être symbolique. À partir d'objet naturels
( plantes, montagnes, vallées, Lune, vent, etc.) Ou d'objets fabriqués par l'homme (bateaux,
maisons, etc.) Et même des objets abstraits( nombres, triangles, cercles, etc).
En fait, le monde entier est un symbole potentiel. Dans cette perspective, tous les angles de
l'histoire du Petit Prince peuvent être quelque peu symbolique.

Les symboles du Petit Prince :


Le Petit Prince et son astéroïde : symbole d'utopie
Le Petit Prince : symbole de migration ; le Petit Prince émigre après avoir été déçu de sa fleur et
pour trouver des réponses à ses questions essentielles.
Il est en aller et mouvement, mais les adultes qui sont dans cette œuvre toujours restent dans
un même endroit et ils ne se privent plus et ils ne pensent que d'eux-mêmes et de leurs sièges.
Le Petit Prince et son vol : symbole de l'ascension
Le roi : symbole d'ambition
Un vaniteux qui porte un chapeau : le chapeau est le symbole de siège et de profession de
quelqu'un. Dans différentes sociétés, le chapeau montre le type de culture et de pensée de
chaque personne.
Le buveur : symbole de négligence
Le businessman : symbole de cupidité
Le chiffre quatre : symbole de cupidité. Si l'on fait attention à la symbolisation de nombreux, le
chiffre quatre est le symbole de la cupidité.
Quelqu'un qui allume des réverbères : symbole de peureux. Quelqu'un qui fait quelques
choses sans pensée et sans raisons. Les allumeur des réverbères symbolisent les personne qui
ont peur beaucoup. Et cela symbolise également les gens qui font toujours peu de travail sans
réfléchir, qui ne valorisent pas l'estime de soi et sont toujours ignorants.
Géographe : symbole de quelqu'un qui est savant mais il ne fait pas comme il sait.
Le géographe est le symbole d'un scientifique qui sait mais n'agit pas conformément à ses
connaissances. Il n'est explorateur lui-même et il ne connaissait même pas les mers, les
montagnes et les déserts.
Un serpent : le premier animal qui rencontre le Petit Prince sur la Terre. Le symbole du serpent
est aussi un phénomène contradiction de l'histoire, Une créature qui est à la fois sauveur et
mortel, à la fois connectée à la terre, et résout les problèmes et les énigmes. Dans la culture
chrétienne, le serpent est le symbole du rusé, parce que Satan est apparu à Ève sous forme
d'un serpent et lui a dit de manger une pomme du Paradis.
La rose : les roses dans la littérature sont un symbole de Dieu, et Exupéry, en donnant une fleur
à l'homme en présence du Petit Prince, établit l'idée qu'éviter l'amour peut approfondir les
racines de l'amour ; la même pensée orientale de nos textes mystiques, qui la distance peut
améliorer les racines d'amour. Dans le christianisme, à cause de la forme ronde et de la
plénitude des roses, elle exprime la perfection, si nous voulons rechercher la vérité, nous
devons l'atteindre. A la fin de l'histoire, le Petit Prince a la possibilité de retourner à l'endroit où
se trouve sa fleur.
Le renard : le renard dans l'histoire du Petit Prince est le symbole d'une personne savante ou la
personne qui enseigne directement la vie au Petit Prince.
Le puits : c'est le symbole de sauvetage dans le désert.
L'eau dans le puits : c'est le symbole de l'intériorité du cœur de l'homme, est aussi le symbole
de vérité ; l'eau du puits est l'eau qui sortie de la terre, c'est-à-dire que la vérité est venue de la
terre. Tout le monde devrait chercher la vérité dans celui-là même et se faire arroser. Un
proverbe français dit : " la vérité est cachée au fond du puits."
Le désert : le désert dans l'histoire du Petit Prince, c'est un endroit pour une réunion ou un
rendez-vous. Le désert est un symbole de la vie pleine de dangers de frustrations et de
recherches.
Écho : est le symbole de a non-action.
Écho et Narcisse sont parmi les amants les plus célèbres de la mythologie grecque. Écho était
une fée en liesse condamnée à un silence éternel par Héra. Elle n'était autorisée à répéter que
le dernier flot de mots de la bouche de qui que ce soit. Quand il vit Narcisse, cette belle fée
était un coeur de neuf contre cœurs, il en tomba amoureux. Mais Narcisse était un jeune
garçon qui ne pouvait rien rater de l'amour et ridiculisé toutes les filles qu'il aimait [y compris
l'écho]. Finalement, les filles ont donc exhorté les dieux à punir Narcis, et les dieux ont
également fait voir à Narcis son visage dans l'eau, et il aimait un coeur de neuf cents cœurs. A
cause de cet amour [et puisqu'il n'a pas eu l'occasion de la rejoindre, Narcisse devint chaque
jour plus faible et plus profonde jusqu'à sa mort.
Les symboles de ce livre ont chacun une sorte de contraction, en exprimant certaines de ses
contractions, nous pouvons dire :
Le baobab est le symbole de la vie, le seul arbre qui a introduit la mort dans notre esprit. Ou la
rose qui est le symbole de l'amour, mais elle a des épines aussi.
Cette contraction est présente partout dans l'histoire, la contraction entre les deux forces de la
mort et de la vie. Le Petit Prince raconte des histoires autour des deux axes de la mort et de la
vie en rotation.
Chiffre huit : est le symbole de résurrection.
Huit jours après l'atterrissage dans le désert, l'heure de la séparation entre deux amis est venu
et le Petit Prince est mort.
Le Petit Prince : est le symbole de Jésus-Christ.
Un mouton : est tant que les pêcheurs qui le Jésus-Christ les guida sous la forme de la loi.

Conclusion

Dans cette mémoire, notre objectif de départ était de mettre en lumière, la formulation
littéraire de l’inconscient enfantin de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince, à partir du matériau
formel et conscient du texte. Pour atteindre cet objectif, une lecture de type psychanalytique
basée sur les théories des différentes psychanalystes, nous a aidés à déceler les obsessions
inconscientes de l’enfance de l’auteur qui étaient à l’origine du Petit Prince.
En nous concentrant sur la théorie du narcissisme et le phénomène du clivage du «Moi»,
présentés par Freud, nous avons déchiffré les faces cachées de la subjectivité d’Antoine au seuil
de l’adolescence. Ensuite, en nous focalisant sur la théorie du langage symbolique de
l’inconscient, énoncée par Lacan, et du fait même que la conscience refoulée, pour être
émergée a besoin d’être symbolisée, nous avons déchiffré que l’auteur de ce récit a caché les
éléments inconscients basés sur les réalités profondes de sa vie antérieure en profitant de la
symbolisation, ce mécanisme complexe et psychique.
Un examen attentif des deux interprétations de von Franz et Druerman révèle de petites
différences dans les détails des interprétations des deux psychanalystes. Il existe également un
accord général sur l'évaluation du caractère Exupéry dominé par la mère, qui a façonné le sens
profond de "Le Petit Prince". Parce que c'est dans le livre de cet auteur que ses problèmes sont
clairement visibles. Mais ce n'est que la finesse et l'expertise des deux psychanalystes qu'il a
réussi décodez ce livre, dont l'innocence apparente est comme des mythes.
L'analyse de von Franz reste au niveau ancien des modèles, et est donc un peu simple,
superficielle ou ailleurs, en particulier la partie qui relie la mort à la mort du frère d'Exupéry
(d'abord à un âge précoce puis plus précisément au fil des ans). Sa maturité est indiquée),
plutôt que de simplement la relier à sa mère. Druerman, quant à lui, s'infiltre dans le livre d'une
manière prudente et respectueuse, révélant ses qualités et ses limites. C'est probablement
parce qu'il ne s'est pas limité à l'analyse traditionnelle de Jung et a appliqué les concepts
freudiens, tout en poursuivant de profondes réflexions philosophiques et mystiques sur l'amour
et l'engagement humains.
En effet, en écrivant Le Petit Prince et en défoulant ses fantasmes affectifs d’enfance sous
l’égide de certains mots et épisodes traumatiques et symboliques, Saint-Exupéry effectue une
certaine auto-thérapie de la part refoulée de son enfance tumultueuse. En effet, cette étude a
tenté de montrer que l’oeuvre et la vie imaginaire d’un auteur proviennent d’une source
inconsciente identique. D’où l’oeuvre littéraire permet une exploration psychanalytique
profonde de l’auteur et de la raison principale du choix de certains thèmes récurrents de
l’oeuvre. De plus, nous avons saisi que le récit du Petit Prince se rapproche de la perspective
d’un rêve éveillé et constituant une «projection» de l’inconscient de l’auteur en état conscient,
et dans un schéma organisé et signifiant.
Nous avons également voulu souligner qu’un auteur souffrant des conflits psychiques, pour
résoudre ses malaises intérieurs, peut recourir à sa vocation artistique pour modifier ses
complexes intimes en un art universel.
L’histoire du petit prince, présente dans un schéma plus général, le petit enfant caché au coeur
de chaque être humain, cet enfant intérieur qui est en danger d’oubli et de mort. D’où la
nécessité de conserver l’innocence de l’enfance et de réconcilier le «Moi» passé avec le «Moi»
présent.
Ces perceptions psychanalytiques sont-elles justifiées? Constituent-ils une approche valable de
la littérature?
Surtout dans le cas d'un livre connu sous le nom de Le Petit Prince, un mythe personnel
moderne que l'auteur a tué. Parce qu'il propose une nouvelle interprétation de deux
psychanalystes célèbres écrits dessus, qui reste obscène et aussi attrayante que les mythes
traditionnels.
A été valide. Mais je pense personnellement qu'une telle approche pourrait ne pas convenir à
un écrivain encore en vie. Parce que les psychanalystes comme les médecins sont tenus au
secret.
Bibliographies

les ouvrages :
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Le Petit Prince résumé, 15 novembre 2011, en ligne.

https://litterature.savoir.fr/le-petit-prince-resume/
Table de matières

Résumé ………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Introduction ………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Chapitre I ……………………………………………………………………………………………………………………………………………..

1. Le lien de la psychologie avec les études littéraires

Chapitre II …………………………………………………………………………………………………………………………………………….

1. Psychanalytique d’après Marie-Louise von Franz


2. Psychanalytique d’après Druerman
3. Psychanalytique d’après d’autres psychanalystes

II.3.1 Lacan

II.3.2 Freud

II.3.3 Eric Berne

Chapitre III …………………………………………………………………………………………………………………………………………

1. Analyse symbolique d’après Jung


2. Les symboles généraux

Conclusion ………………………………………………………………………………………………………………………………………

Bibliographies ………………………………………………………………………………………………………………………………….

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