Montant du Smig brut/net 2019
Mode de calcul
Dans les activités non agricoles telles que le secteur de l’industrie, du commerce et des
professions libérales, le salaire minimum légal au Maroc est calculé sur la base du salaire de
base horaire versé au salarié, plus éventuellement les pourboires et les accessoires du salaire
(indemnités et avantages en nature).
Par contre, s’agissant des activités agricoles, le SMAG est calculé sur la base du salaire de
base journalier versé au salarié, sans prise en compte des éventuels avantages en nature.
Taux du SMIG horaire au Maroc
Activités Date d’entrée en vigueur Taux
Agricole Le 1er juillet 2012 63,39 dirhams par jour
Non agricole Le 1er juillet 2019 14,133 dirhams l’heure
A titre d'information, le SMIG au Maroc en 2018 sur une base horaire était de 13,46 dhs/ heure
Coût du SMIG pour l’entreprise
Le coût mensuel du SMIG pour l’équivalent de 191 heures de travail est de 3.268,01
dirhams. Il est composé des éléments suivants :
Rubriques Montant en dirhams
Salaire brut 191 heures 2 699,40
Cotisation patronale à la
16,98% 458,36
CNSS
Cotisation patronale à l'AMO 4,11% 110,95
Coût total pour l’entreprise : 3 268,01
Les composants des salaires
La rémunération, contrepartie du travail accompli, comporte des éléments fixes et des
éléments variables.
Le salaire de base consiste en une somme fixe versée en échange du travail effectué.
Il peut être calculé de différentes manières :
Le salaire au temps : calculé en fonction du temps passé au travail
Le salaire au rendement : proportionnel aux quantités produites
Le salaire au pourcentage ou à la commission : dépend du chiffre d’affaires réalisé
(commerciaux)
• Le salaire au service : calculé sur la note (facture) en hôtellerie –restauration
Les compléments de salaire s’ajoutent au salaire de base. Leur attribution peut être
d’origine interne ou externe, ils peuvent donner lieu à un versement monétaire ou non.
Ce versement peut être immédiat ou différé.
Les éléments internes peuvent prendre plusieurs formes :
-Prime : somme d’argent versée au salarié soit pour récompenser la fidélité
(prime d’ancienneté), pour obtenir un résultat (prime de rendement), pour tenir compte
des conditions d’exécution du travail (prime d’insalubrité).
Eléments du salaire, elles sont imposables et soumises au calcul des cotisations de
Sécurité sociale.
Indemnité : somme d’argent versée par l’employeur pour rembourser le salarié
de frais supportés à l’occasion du travail (indemnité de déplacement, prime de panier,
prime de salissure), elle n’est alors ni imposable, ni soumise à cotisations. En
revanche, l’indemnité de congés payés est soumise au calcul des cotisations.
Gratification : versée pour récompenser le travail accompli ou à l’occasion
d’événements familiaux (mariage, naissance). En principe, échappe au calcul des
cotisations.
Avantages en nature : ils sont octroyés à titre individuel ou collectif (nourriture,
logement, voyage, voiture de société, téléphone personnel, loisirs, conseils juridiques
ou financiers, club sportif ou culturel). Partie intégrante du salaire, ils sont soumis à
l’impôt et aux cotisations sociales.
Les compléments de salaire peuvent avoir une origine légale :
La participation : donne le droit aux salariés de bénéficier, de façon différée, d’une
partie des bénéfices de l’entreprise.
D’autres compléments collectifs peuvent être octroyés de façon différée : complément
de retraite, assurance-vie, médaille du travail, maison de retraite, assurance
automobile...
Sanctions en cas d’octroi d’un salaire inférieur au SMIG
Une amende de 300 à 500 dirhams est applicable en cas de paiement d’un salaire
inférieur au SMIG. L’amende est applicable autant de fois qu’il y a de salariés à l’égard
desquelles le SMIG n’a pas été respecté, sans toutefois que le total des amendes dépasse la
somme de 20.000 dirhams. En cas de récidive, l’amende est portée au double.
De plus et en cas de litige, le tribunal peut ordonner, la restitution au salarié lésé les sommes
représentatives du salaire minimum qui ont été injustement retenues.