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Ensembles et Applications Mathématiques

Ce document présente les notions de base sur les ensembles et les applications. Il définit les ensembles, les sous-ensembles, l'inclusion, l'égalité, l'ensemble des parties, le complémentaire et donne des exemples. Il présente ensuite les applications, l'image directe, l'image réciproque, les notions d'injectivité, de surjectivité et de bijectivité.

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Ce document présente les notions de base sur les ensembles et les applications. Il définit les ensembles, les sous-ensembles, l'inclusion, l'égalité, l'ensemble des parties, le complémentaire et donne des exemples. Il présente ensuite les applications, l'image directe, l'image réciproque, les notions d'injectivité, de surjectivité et de bijectivité.

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Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de

Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Ensembles et Applications
Mostafa Jourhmane

α alpha β beta
γ gamma δ delta
 epsilon θ theta
λ lambda µ mu
ρ rho σ sigma
Les lettres grecques

Ensembles

Définition : Un ensemble est une collection (fini ou infini) d’éléments.


Exemples {0, 1}, {blanc, vert}.
- L’ensemble des entiers naturels N = {0, 1, 2, 3, ...}
N∗ = {1, 2, 3, ...}
- L’ensemble des entiers relatifs Z = {...., −2, −1, 0, 1, 2, 3, ...}.
- L’ensemble des rationnels Q = { pq | p ∈ Z, q ∈ N∗ }.

- L’ensemble des réels R, par exemple 1, 2, π, e. √
- L’ensemble des nombres complexes C. Par exemple : i, j = − 12 − i 23 = e−2iπ/3 .
L’ensemble vide ∅ = {} est l’ensemble qui ne contient aucun élément.
x ∈ E si x est un élément de E. Sa négation est x ∈ / E.
{x ∈ R | (x − 1)2 < 1} =]0, 2[
{z ∈ C | z 5 = 1} = U5
{x ∈ R | x2 ≤ 1} = [−1, 1]

Inclusion : E ⊂ F si tout élément de E est aussi élément de F . Autrement dit : ∀x ∈ E alors x ∈ F .


On dit aussi (E est un sous-ensemble de F ) ou (E est une partie de F )

Egalité : E = F si et seulement si E ⊂ F et F ⊂ E.

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Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

L’ensemble des parties

Si E est un ensemble, l’ensemble des parties de E est l’ensemble constitué de tous les sous-ensembles de
E. Il est noté

P(E).

Exemple si E = {1, 2, 3}

P({1, 2, 3}) = {∅, {1}, {2}, {3}, {1, 2}, {2, 3}, {1, 3}, {1, 2, 3}}.

Complémentaire

Définition
Si A ⊂ E CE A = {x ∈ E | x ∈
/ A}

Exemple
Soit E = {a, b, c, d} et A = {c, d} alors CE A = {a, b}

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CA ∩ B = CA ∪ CB.
CA ∪ B = CA ∩ CB.

Proposition
A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C).
Preuve

x ∈ A ∩ (B ∪ C) ⇔ x ∈ A et x ∈ B ∪ C
⇔ x ∈ A et (x ∈ B ou x ∈ C)
⇔ (x ∈ A et x ∈ B) ou (x ∈ A et x ∈ C)
⇔ (x ∈ A ∩ B) ou (x ∈ A ∩ C)
⇔ x ∈ (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)

CQFD

Proposition
CA ∩ B = CA ∪ CB.
Preuve

x ∈ C(A ∩ B) ⇔ x∈/ A∩B


⇔ non (x ∈ A ∩ B)
⇔ non (x ∈ A et x ∈ B)
⇔ x∈ / A ou x ∈
/B
⇔ x ∈ CA ou x ∈ CB
⇔ x ∈ CA ∪ CB

CQFD

On appelle produit cartésien de deux ensembles E et F , l’ensemble noté E × F des couples (a, b) où a
est un élément de E, et b un élément de F , en respectant l’ordre.

Par exemple
R2 = R × R = {(x, y) | x, y ∈ R}

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Applications

Définition

f : E → F
Une application de E dans F associe à tout élément de E un élément unique de F .

Exemple :
E = {a, b, c}, F = {1, 2, 3}
f (a) = 1, f (b) = f (c) = 2

f : E → F , g : E0 → F 0
Egalité : les deux applications f et g sont égales ssi pour tout x ∈ E, f (x) = g(x), E = E 0 et F = F 0 .

Composition de deux fonctions


f : E → F, g : F → G
g◦f : E → G
définie par g ◦ f (x) = g(f (x))

Exemples
- L’identité IdE : E → E définie par x 7→ x.
-

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Soit f : E → F et A ⊂ E.
Définition : l’image directe de A par f est l’ensemble

f (A) = {f (x) | x ∈ A}.

Exemple
E = {a, b, c}, F = {1, 2, 3}, f (a) = 1, f (b) = f (c) = 2
A = {a, b}; f (A) = {1, 2}

Soit f : E → F et B ⊂ F .
Définition : l’image réciproque de B par f est l’ensemble

f −1 (B) = {x ∈ E | f (x) ∈ B}.

Exemple
f (a) = 1, f (b) = f (c) = 2.
B = {2, 3}, f −1 (B) = {b, c}

Fixons y ∈ F . Tout élément x ∈ E tel que f (x) = y est un antécédent de y.

Exemple
Pour l’exemple précédent, les antécédents de 2 sont {b, c}

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Soit
f : E → F.
Définition
f est injective si pour tout x, x0 ∈ E avec f (x) = f (x0 ) alors x = x0 .
Autrement dit :
∀x, x0 ∈ E f (x) = f (x0 ) ⇒ x = x0 .
Par contraposition, on a

x 6= x0 ⇒ f (x) 6= f (x0 ).

Définition
f est surjective si pour tout y ∈ F , il existe x ∈ E tel que y = f (x).
Autrement dit
∀y ∈ F ∃x ∈ E | y = f (x).

Une autre formulation : f est surjective ssi f (E) = F .


Remarque
- f est injective ssi tout élément y de F a au plus 1 antécédent.
- f est surjective ssi tout élément y de F a au moins 1 antécédent.

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Exemples
Soit g : Z → N, g(x) = x2
g n’est pas injective. En effet on peut trouver deux éléments x, x0 ∈ Z différents tels que g(x) = g(x0 ).
Par exemple x = −1 et x0 = 1.
g n’est pas non plus surjective, car il existe des éléments y ∈ N sans aucun antécédent. Par exemple
y = 3.

1
Soit f : N → Q, f (x) = 1+x
- f est injective : en effet, soient x, x0 ∈ N tels que f (x) = f (x0 ) alors 1+x
1 1
= 1+x 0
0 , donc 1 + x = 1 + x et

donc x = x0 .
- f n’est pas surjective. Comme on a tojours f (x) ≤ 1, alors par exemple y = 2 n’a pas d’antécédent.

Définition
f est bijective si elle est injective et surjective. Cela équivaut à
Pour tout y ∈ F , il existe un unique x ∈ E tel que y = f (x).

Autres formulations équivalentes


- ∀y ∈ F ∃!x ∈ E y = f (x).
- tout élément de F a un unique antécédent par f .

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Proposition

L’application f : E → F est bijective s’il existe g : F → E telle que f ◦ g = IdF et g ◦ f = IdE .


On dit que g est l’application réciproque de f , qu’on note f −1 .

Preuve.

(⇒) Implication directe :


Supposons f bijective et construisons g : F → E.
f est surjective : pour y ∈ F il existe un x ∈ E tel que y = f (x).
On pose g(y) = x et on a f (g(y)) = f (x) = y.
En répétant pour tous les y ∈ F , on obtient f ◦ g = IdF .
On en déduit que f ◦ g ◦ f = IdF ◦ f , i.e. f (g ◦ f (x)) = f (x).
Or f est injective donc g ◦ f (x) = x, pour tout x ∈ E.
C’est vrai pour tout x ∈ E donc g ◦ f = IdE .

(⇐) Implication réciproque


Supposons qu’une telle g existe et montrons que f bijective.

- Surjectivité. soit y ∈ F et notons x = g(y) ∈ E, f (x) = f (g(y)) = f ◦ g(y) = IdF (y) = y.


On peut trouver un antécédent à tout y ∈ F donc f est surjective.

- Injectivité : soient x, x0 ∈ E tels que f (x) = f (x0 ) alors g ◦ f (x) = g ◦ f (x0 ) donc IdE (x) = IdE (x0 ).
Par conséquent x = x0 alors f est bien injective.
D’où f est bijiective.
CQFD

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Exemple

Soit f : R+ → R+ , x 7→ x est bijective.
Sa bijection réciproque est

g : R+ → R+ , y 7→ y 2 .

p √
Nous avons (|y| =) y 2 = y et ( x)2 = x.

Proposition
Soient f : E → F et g : F → G, des applications bijectives, alors l’application g ◦ f est bijective et
(g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .

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