Gandhi et la non-violence
La non-violence est concept qui prô ne une bonne attitude, dans
le respect de l'autre et des actions politique pour combattre
les injustices. Sous sa forme active consiste en une bienveillance
envers tout ce qui existe. C'est l'Amour pur.
La non-violence a été popularisée dès 1921 par Gandhi en Inde
Gandhi
Gandhi est considérée dans le monde entier, comme le porte-
parole de la non-violence. Un article de Fakir, s’intéresse à des
passages moins connus de la vie de Gandhi, extraits:
D’abord, la guerre des Boers entre 1899 et 1902. Gandhi
réside alors en Afrique du Sud, où il dirige le Natal Indien
Congress. Avec ses partisans, il incite alors les Indiens à
rejoindre les troupes de l’Empire britannique qui affrontent
les Boers, les colons hollandais. C’est volontairement qu’ils
prennent part au conflit, et ils en seront même décorés. Par
sa fidélité, Gandhi espère séduire le gouvernement
britannique, obtenir l’indépendance avec sa bénédiction. Il
déclare alors : « Notre devoir ordinaire en tant que sujets
n’est pas de chercher le mérite militaire mais, lorsque la
guerre a effectivement éclaté, de prêter main-forte dans la
limite de nos moyens. » Pour lui, « la passivité » des Indiens
aurait été« criminelle », et se félicite donc qu’une « splendide
et nombreuse division d’environ onze mille Indiens a quitté
Durban pour le front ».
Il est difficile de concevoir une telle attitude comme un
modèle de non-violence ! Plus fort encore, Gandhi exprima
de l’admiration non seulement pour les qualités militaires
des Anglais, « qui se battaient vaillamment sur le champ de
bataille », mais également pour celles de l’ennemi : « Chaque
boer est un bon combattant » et « ils n’ont pas besoin
d’entraînement intensif, car le combat est une caractéristique
de toute leur nation ». De manière similaire, lorsqu’ils voient
leur liberté menacée, ils sont prêts à « se battre comme un
seul homme », « vaillamment ». Les femmes sont qualifiées
de « courageuses » et ont démontré qu’elles « n’avaient pas
peur du veuvage et refusaient de se perdre à penser au futur ».
La violence n’est pas condamnée, mais devient synonyme de
courage et d’héroïsme, honorée indépendamment des
objectifs poursuivis – et alors même que cette violence était
infligée à une population entière, femmes comprises.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Gandhi
s’engage à recruter cinq cent mille hommes pour l’armée
britannique. Il s’active avec une telle ferveur qu’il écrit au
secrétaire privé du vice-roi : « J’ai dans l’idée que si je
devenais votre recruteur en chef, je ferais pleuvoir des hommes
sur vous. » Mais ses compatriotes sont réticents à l’idée de se
battre, voire de mourir, pour servir les intérêts de la
puissance coloniale. Aussi, il les sermonne : « Nous sommes
considérés comme un peuple lâche. Si nous voulons faire
mentir ce reproche, il nous faut apprendre l’usage des
armes. » À une autre occasion, il déclare : « Si l’Empire périt,
avec lui périront nos espoirs chéris. » Et sa propagande
fonctionne : « à l’automne 1914, environ un tiers des effectifs
britanniques en France étaient d’origine indienne », et vers la
fin de la guerre, un million d’Indiens avaient combattu après
avoir effectué un long périple. Grâ ce à ses efforts, également,
ces soldats « n’étaient pas des conscrits réticents mais se
montraient tous volontaires et enthousiastes ».
À cela nous pouvons ajouter quelques citations tirées de ses livres
ou de ses discours:
Il vaut mieux être violent, si la violence est dans nos cœurs, que
de se réfugier derrière la non-violence pour camoufler notre
impuissance. La violence est toujours préférable à
l’impuissance. L’espoir de devenir non-violent existe l’homme
violent. Il n’y a pas d’espoir pour l’impuissant.
Celui qui ne peut se protéger lui, ou ses proches, ou leur
honneur, en affrontant la mort non-violemment, peut et doit se
servir de la violence contre son oppresseur. Celui qui ne peut
faire ni l’un ni l’autre est un fardeau.
Si la possibilité de légitime défense non-violente est
manquante, il ne doit y avoir aucune hésitation à user de
moyens violents.
Quand la violence sert à se défendre, ou à défendre les
démunis, elle est un acte de bravoure incomparable à une
lâche soumission.
Bien évidemment, Gandhi était en premier lieu toujours favorable
à la non-violence, qu’il considérait comme la plus efficace des
formes de lutte.