BACHELOR EN ECONOMIE ET MANAGEMENT
Mathématiques I
Cours de M. Jean-Paul Chaze
Année Académique 2018-19
Travail Pratique 4 - Corrigé
Exercice 1
Déterminer le domaine de définition, les intervalles de croissance/décroissance ainsi que les inter-
valles de concavité/convexité des fonctions suivantes. Que peut-on dire sur les points où la dérivée
première est nulle ? Qu’en est-il des les points où la dérivée seconde est nulle ?
1. f (x) = x5 + x + 1
Tout d’abord, nous déterminerons le domaine de définition ainsi que les dérivées première et
deuxième de la fonction.
Df = R
0
f (x) = 5x4 + 1
f 00 (x) = 20x3
Nous constatons que la première dérivée ne s’annule pour aucune valeur réelle. De plus, sa
valeur sera toujours positive, ce qui indique que la fonction est croissante pour toute valeur
de x. En ce qui concerne le comportement de la fonction lorsque x tend vers l’infini, nous
obtenons :
lim f (x) = lim x5 + x + 1 = +∞
x→+∞ x→+∞
lim f (x) = lim x5 + x + 1 = −∞
x→−∞ x→−∞
Avec ces informations, nous pouvons construire le tableau de variations de la fonction f
comme suit.
x −∞ +∞
f 0 (x) +
+∞
f (x)
−∞ %
Nous observons que la deuxième dérivée est égale à zéro pour la valeur x = 0, ce qui indique
l’existence d’un point d’inflexion selon les critères vus en cours. Le tableau suivant indique
les intervalles de convexité et concavité de la fonction f .
x −∞ 0 +∞
f 00 (x) − 0 +
f (x) _ inf ^
1
Travail Pratique 4 - Corrigé
En résumé, nous constatons qu’il n’y a aucun extremum et que la valeur x = 0 est en effet un
point d’inflexion pour la fonction f .
2x
2. g(x) = 1+x
Tout comme dans l’exercice précédent, nous commençons notre analyse par la détermination
du domaine de définition et le calcul des dérivées de premier et deuxième ordre de la fonction
g.
Dg = R\ {−1}
2
g 0 (x) =
(1 + x)2
4
g 00 (x) = −
(1 + x)3
Puisque la fonction est un rapport de polynômes du même degré, on peut constater l’existence
d’une asymptote horizontale en y = 2.
2x 2
lim g(x) = lim = lim 1 =2
x→+∞ x→+∞ 1 + x x→+∞ +1
x
2x 2
lim g(x) = lim = lim 1 =2
x→−∞ x→−∞ 1 + x x→−∞ +1
x
L’existence d’une singularité en x = −1, indique aussi la présence d’une asymptote verticale
en ce point.
2x
lim − g(x) = lim − = +∞
x→−1 x→−1 1 + x
2x
lim + g(x) = lim + = −∞
x→−1 x→−1 1 + x
Toutes ces informations nous aident à construire le tableau de variations suivant.
x −∞ −1 +∞
g 0 (x) + +
+∞ 2
g(x)
2 % −∞ %
Les intervalles de convexité et concavité de la fonction sont affichées à l’aide du prochain
tableau.
x −∞ −1 +∞
g 00 (x) + −
g(x) ^ _
Pour résumer, nous pouvons dire que la fonction n’admet pas d’extremum dans son domaine.
De plus elle n’a aucun point d’inflexion.
2
Travail Pratique 4 - Corrigé
3. h(x) = xe−x
Domaine de définition et dérivées de premier et deuxième ordre :
Dh = R
h (x) = (1 − x) e−x
0
h00 (x) = (x − 2) e−x
Comportement de la fonction lorsque x tend vers l’infini :
x
lim h(x) = lim =0
x→+∞ exx→+∞
x −∞
lim h(x) = lim x = = −∞
x→−∞ x→−∞ e 0+
Tableau de variations de la fonction h :
x −∞ 1 +∞
h0 (x) + 0 −
−1
e
h(x)
−∞ % & 0
Intervalles de concavité et convexité (basées sur le calcul de la dérivée de deuxième ordre) :
x −∞ 2 +∞
h00 (x) − 0 +
h(x) _ inf ^
En se basant sur ces résultats, nous pouvons dire que la fonction admet un maximum global
en x = 1 et un point d’inflexion en x = 2.
4. i(x) = ln(x2 + 2x + 3)
Déterminer le domaine de définition :
x2 + 2x + 3 = (x + 1)2 + 2 > 0
Di = R
2x + 2
i0 (x) = =0 → x = −1
x2
+ 2x + 3 ( √
2 2
2(x + 2x + 3) − (2x + 2)(2x + 2) −2x − 4x + 2 2−1
i00 (x) = = = 0 → x = √
(x2 + 2x + 3)2 (x2 + 2x + 3)2 − 2−1
3
Travail Pratique 4 - Corrigé
Comportement de la fonction lorsque x tend vers l’infini :
lim i(x) = lim ln[(x + 1)2 + 2] = +∞
x→+∞ x→+∞
lim i(x) = lim ln[(x + 1)2 + 2] = +∞
x→−∞ x→−∞
Tableau de variations de la fonction i :
x −∞ −1 +∞
i0 (x) − 0 +
+∞ +∞
i(x)
& ln(2) %
Intervalles de concavité et convexité (basées sur le calcul de la dérivée de deuxième ordre) :
√ √
x −∞ − 2−1 2−1 +∞
i00 (x) − 0 + 0 −
i(x) _ inf ^ inf _
En se basant sur ces résultats, nous pouvons dire
√ que la fonction
√ admet un minimum global en
x = −1 et deux points d’inflextion en x = − 2 − 1 et x = 2 − 1.
1 x−µ 2
5. j(x) = e− 2 ( σ ) , µ ∈ R, σ ∈ R∗+
Domaine de définition et dérivées de premier et deuxième ordre :
Dj = R
1 − 21 ( x−µ
σ )
2
j 0 (x) = − (x − µ) e
σ2
1 1 x−µ 2
j 00 (x) = 4 (x − µ)2 − σ 2 e− 2 ( σ )
σ
Comportement de la fonction lorsque x tend vers l’infini :
1 x−µ 2
lim j(x) = lim e− 2 ( σ ) =0
x→+∞ x→+∞
1 x−µ 2
lim j(x) = lim e− 2 ( σ ) =0
x→−∞ x→−∞
Tableau de variations de la fonction j :
x −∞ µ +∞
j 0 (x)+ 0 −
1
j(x)
0 % & 0
4
Travail Pratique 4 - Corrigé
En ce qui concerne les intervalles de concavité et convexité de la fonction, nous pouvons
observer que la dérivée de deuxième ordre s’annule lorsque :
(x − µ)2 − σ 2 = 0
[(x − µ) − σ] [(x − µ) + σ] = 0
µ+σ
x=
µ−σ
Finalement, nous pouvons construire le tableau suivant en considérant différentes valeurs pour
x et le signe de la dérivée de deuxième ordre en ces points d’évaluation.
x −∞ µ−σ µ+σ +∞
j 00 (x) + 0 − 0 +
j(x) ^ inf _ inf ^
En bref, la fonction admet un maximum (global) en x = µ et deux points d’inflexion en
x = µ + σ et x = µ − σ.
Exercice 2
Calculer les extrema des fonctions suivantes, définies sur R. Discuter leur nature.
1. f (x) = 21 x4 + x3 − x2 + 3
La fonction f définie sur R est un polynôme de degré 4. Elle est continûment différentiable et
ses dérivées de premier et deuxième ordres sont obtenues comme suit :
f 0 (x) = 2x3 + 3x2 − 2x = x(2x2 + 3x − 2) = x(x + 2)(2x − 1)
f 00 (x) = 6x2 + 6x − 2 = 2(3x2 + 3x − 1)
Nous remarquons que la dérivée de premier ordre de f s’annule lorsque x = 0, x = −2 ou
x = 12 . Ces trois points stationnaires constituent nos points candidats. Pour déterminer leur
nature, nous évaluerons la derivée de deuxième ordre pour ces valeurs.
f 00 (0) = 2 3 (0)2 + 3 (0) − 1 = −2 < 0
f 00 (−2) = 2 3 (−2)2 + 3 (−2) − 1 = 2(12 − 6 − 1) = 10 > 0
" #
2
00 1 1 1 3 3 5
f =2 3 +3 −1 =2 + −1 = >0
2 2 2 4 2 2
Ainsi :
(a) Le point x = 0 est un maximum.
1
(b) Les points x = −2 et x = 2
sont des minima.
5
Travail Pratique 4 - Corrigé
Si l’on étudie le comportement asymptotique de la fonction, on constate qu’elle tend vers
+∞. Le maximum que nous avons trouvé est un maximum local. En évaluant la valeur de la
fonction aux minima, on constate que :
93 1
f (−2) = −1 < =f
32 2
Le point x = −2 constitue alors un minimum global.
2. g(x) = |x2 + x − 6|
Vu que la fonction contient la valeur absolue, il nous faudra analyser les différents cas basés
sur la définition de la valeur absolue.
x2 + x − 6 si x2 + x − 6 = (x + 3) (x − 2) > 0
g(x) = 0 si x2 + x − 6 = (x + 3) (x − 2) = 0
− (x2 + x − 6) si x2 + x − 6 = (x + 3) (x − 2) < 0
Nous pouvons construire un tableau pour voir les valeurs de x qui déterminent la définition de
la fonction g dans l’ensemble R.
x −3 2
x+3 − 0 +|+
x−2 − | −0+
(x + 3) (x − 2) + 0 − 0 +
Après avoir identifié les intervalles où la fonction est positive, négative ou prend la valeur de
zéro, nous pouvons la décrire comme suit :
x2 + x − 6 si x < −3
0 si x = −3
2
g(x) = − (x + x − 6) si x ∈ ]−3, 2[
0 si x = 2
2
x +x−6 si x > 2
Il est facile de déterminer que la fonction est continue aux points où elle change de définition.
lim g(x) = lim − x2 + x − 6 = 9 + (−3) − 6 = 0 = g(−3)
x→−3− x→−3
lim g(x) = lim + −(x2 + x − 6) = −(9 + (−3) − 6) = 0 = g(−3)
x→−3+ x→−3
lim g(x) = lim− −(x2 + x − 6) = −(4 + 2 − 6) = 0 = g(2)
x→2− x→2
lim g(x) = lim+ x2 + x − 6 = 4 + 2 − 6 = 0 = g(2)
x→2+ x→2
Etant donné qu’elle est continue dans les autres intervalles, elle est continue ∀x ∈ R. En ce
qui concerne les extrema, nous devons considérer plusieurs cas :
6
Travail Pratique 4 - Corrigé
(a) Considérons l’intervalle [−3, 2]. Nous remarquons que la fonction est continue dans cet
intervalle et que les images des points x = −3 et x = 2 sont égales. Par le théorème de
Rolle, il existe au moins un point intérieur où la dérivée de la fonction s’annule. On peut
déterminer ces points de la façon suivante :
g 0 (x? ) = 0
− (2x? + 1) = 0
1
x? = −
2
Ce point devient alors notre premier point candidat. Pour déterminer sa nature, nous pou-
vons observer le signe de la dérivée de deuxième ordre, étant donné que la fonction est un
polynôme de degré 2 dans l’intervalle considéré.
g 00 (x) = −2 < 0 ∀x ∈ ]−3, 2[
Le signe de cette dérivée de deuxième ordre étant négatif dans tout l’intervalle, et en par-
ticulier pour notre point candidat, nous indique que le point x? = − 12 est un maximum de
la fonction.
(b) Nous considérons maintenant les points x = 2 et x = −3. Dans le cours, nous avons établi
que ce type de points constitue des points candidats pour un extremum si la fonction n’est
pas dérivable.
Vu que la fonction est définie par parties, il nous faudra étudier la dérivabilité de la fonc-
tion en ces points. Pour cela nous aurons recours à la définition de fonction dérivable en
vérifiant l’existence de la dérivée en ce point en prenant les limites à gauche et à droite.
g (−3 + h) − g (−3)
lim− = 2(−3) + 1 = −5
h→0 h
g (−3 + h) − g (−3)
lim = − [2(−3) + 1] = 5
h→0+ h
g (2 + h) − g (2)
lim− = − [2(2) + 1] = −5
h→0 h
g (2 + h) − g (2)
lim = [2(2) + 1] = 5
h→0+ h
La fonction n’est donc pas dérivable en ces deux points car les limites sont différentes
et les points constituent des candidats pour des extrema. Nous remarquons que : g(x) =
|x2 + x − 6| ≥ 0 ∀x ∈ R. Etant donné que g(2) = g(−3) = 0, ceci implique que :
g(x) ≥ g(−3) et g(x) ≥ g(2) ∀x ∈ R . Par conséquent, x = −3 et x = 2 constituent des
minima globaux.
(c) Nous observons le comportement de la fonction dans les intervalles ]−∞, −3] et [2, +∞[.
En effet, sur ces intervalles, l’expression des dérivées de premier et deuxième ordre sont
comme suit :
g 0 (x) = 2x + 1 g 00 (x) = 2 pour x < −3 ou x > 2
La fonction est donc convexe sur ces deux intervalles. En étudiant le signe de la dérivée
première, dans les deux intervalles, nous constatons que la fonction est décroissante dans
7
Travail Pratique 4 - Corrigé
le premier intervalle et croissante dans le deuxième. Finalement, nous pouvons vérifier le
comportement asymptotique de la fonction et constatons que lorsque x tend vers l’infini
(du côté positif ou négatif) la fonction tend elle aussi vers l’infini.
Pour résumer, la fonction connaît un maximum local au point x = − 12 et deux minima globaux
aux points x = −3 et x = 2.
2
x
x ∈] − ∞, −1[
3. h(x) = x + 2 x ∈ [−1, 2]
3
x − 4 x ∈]2, +∞[
Comme dans l’exercice précédent, nous allons tout d’abord vérifier la continuité de la fonction
aux points où elle change de définition. En effet, nous constatons que :
lim − h(x) = lim − x2 = 1 = (−1) + 2 = h(−1) = lim + h(x)
x→−1 x→−1 x→−1
3
lim h(x) = lim+ x − 4 = 4 = (2) + 2 = h(2) = lim− h(x)
x→2+ x→2 x→2
Donc, la fonction est continue ∀x ∈ R. Ensuite, nous pouvons calculer la dérivée première
pour la fonction dans les différents intervalles ouverts :
2x x ∈] − ∞, −1[
0
h (x) = 1 x ∈] − 1, 2[
2
3x x ∈]2, +∞[
On constate que la dérivée ne s’annule dans aucun des intervalles. On n’a pas de point station-
naire.
Ensuite, on montre que la fonction n’est pas dérivable en x = −1 et x = 2 :
h(−1 + δ) − h(−1) h(−1 + δ) − h(−1)
lim− = 2(−1) = −2 6= 1 = lim+
δ→0 δ δ→0 δ
h(2 + δ) − h(2) 8 + 12δ + 6δ 2 + δ 3 − 8 h(2 + δ) − h(2)
lim+ = lim+ = 12 6= 1 = lim−
δ→0 δ δ→0 δ δ→0 δ
Par suite, x = −1 et x = 2 sont les seuls points candidats à un extremum.
Pour déterminer leur nature, on étudie le signe de la dérivée première :
2x < 0 x ∈] − ∞, −1[
0
h (x) = 1>0 x ∈] − 1, 2[
2
3x > 0 x ∈]2, +∞[
Donc h est décroissante pour x < −1 et croissante pour x > −1.
Par conséquent, x = −1 est un minimum global et x = 2 n’est ni un minimum ni un maximum.
8
Travail Pratique 4 - Corrigé
Exercice 3
Trouver les extrema globaux des fonctions suivantes lorsqu’ils existent :
x+1
1. f (x) = x−1
, avec x ∈ R \ {1}
x+1
lim f (x) = lim =1
x→+∞ x−1 x→+∞
x+1
lim f (x) = lim =1
x→−∞ x→−∞ x − 1
x+1
lim+ f (x) = lim+ = +∞
x→1 x→1 x − 1
x+1
lim− f (x) = lim− = −∞
x→1 x→1 x − 1
(x − 1) − (x + 1) −2
f 0 (x) = 2
= 6= 0 ∀x ∈ R
(x − 1) (x − 1)2
x −∞ 1 +∞
f 0 (x) − −
1 +∞
f (x) & −∞ & 1
par conséquent, aucun extremum global.
2. g(x) = x2 − 2x − 3, avec x ∈ [−2, 3]
g 0 (x0 ) = 2x0 − 2 = 0 → x0 = 1
g(1) = 1 − 2 − 3 = −4
g(−2) = 4 + 4 − 3 = 5
g(3) = 9 − 6 − 3 = 0
Tableau de variations de la fonction g :
x −2 1 3
g 0 (x) − 0 +
5 0
g(x)
& −4 %
par conséquent x = 1 donne le minimum global et x = −2 donne le maximum global de la
fonction.
9
Travail Pratique 4 - Corrigé
3. h(x) = −x2 + 4x + 6, avec x ∈ [0, 5]
h0 (x) = −2x + 4 = 0 → x=2
h(2) = 10
h(0) = 6
h(5) = 1
Tableau de variations de la fonction h :
x 0 2 5
h0 (x) 0 − +
10
h(x)
6% &1
par conséquent x = 5 donne le minimum global et x = 2 donne le maximum global de la
fonction.
(
2 − x si x ∈] − ∞, 0[
4. i(x) =
x + 1 si x ∈ [0, +∞[
Nous nous concentrons d’abord sur continuité là où la fonction change de définition, x = 0.
lim i(x) = lim− 2 − x = 2
x→0− x→0
lim i(x) = lim+ x + 1 = 1
x→0+ x→0
i(0) = 1
Par conséquent, la fonction n’est pas continue en x = 0 (donc pas dérivable en 0).
Tableau de variations de la fonction i :
x −∞ 0 +∞
i0 (x) − +
+∞ +∞
i(x)
&2 1%
Donc x = 0 est le minimum global de la fonction.
10
Travail Pratique 4 - Corrigé
Exercice 4
La fonction de profit mensuel d’un hôtel avec 100 appartements à louer est donnée (en Euros) par :
h(x) = −10x2 + 1760x − 50000
Combien d’appartements faut-il louer pour maximiser le profit mensuel ? Quel est le profit mensuel
maximal ?
h(x) = −10x2 + 1760x − 50000
h0 (x0 ) = −20x + 1760 = 0
1760
x0 = = 88
20
→ h(88) = 27440
Tableau de variations de la fonction h :
x 0 88 100
h0 (x) 0 + −
27440
h(x)
−50000 % & 26000
Exercice 5
L’altitude (en mètres) atteinte par un modèle réduit de fusée en t secondes est donnée par la fonction
h.
Déterminer la hauteur maximale atteinte par la fusée.
1
h(t) = − t3 + 4t2 + 20t + 2 t≥0
3
h0 (t) = −t2 + 8t + 20 = 0
(t − 10)(t + 2) = 0
Comme t ≥ 0 nous ne pouvons accepter que la solution t = 10. Tableau de variations de la fonction
h:
t 0 10 +∞
h0 (t) + 0 −
806
h(t) 3
2% & −∞
806
Par conséquent la hauteur maximale atteinte par la fusée est h(10) = 3
≈ 268.67 mètres.
11
Travail Pratique 4 - Corrigé
Exercice 6
L’entreprise ZOOM possède un monopole sur le produit XYZ, qu’elle fabrique en quantité q et vend
au prix p. Le coût total de la production est donné par la fonction :
1
C(q) = q 2 + 10q + 10
4
La fonction de demande sur le marché du produit XYZ est :
q = D(p) = −3p + 450
1. En tant que monopole, ZOOM peut fixer le prix de XYZ de manière à vendre exactement
la quantité produite. La fonction de prix de l’entreprise est donc la réciproque de la fonction
de demande : p = D−1 (q). Calculer cette fonction de prix. En déduire la fonction de profit
(recette totale − coût total) de l’entreprise.
q = D(p) = −3p + 450
3p = 450 − q
450 − q q
p = D−1 (q) = = 150 −
3 3
La fonction de profit est donnée par :
π(q) = recette totale − coût total
q 1
= p.q − C(q) = (150 − ).q − q 2 − 10q − 10
3 4
7 2
= − q + 140q − 10
12
2. Déterminer la quantité produite qui maximise le profit de ZOOM. A quel prix XYZ sera-t-il
vendu et quel sera le profit maximal ?
Pour calculer la quantité produite qui maximise le profit, il faut trouver l’extremum de la
fonction de profit, et vérifier que ce point est un maximum global.
7
π 0 (q0 ) = − q0 + 140 = 0
6
q0 = 120
Tableau de variations de la fonction π :
q 0 120 +∞
π 0 (q) 0+ −
8390
π(q)
−10 % & −∞
p(120) = D−1 (120) = 150 − 40 = 110
π(120) = −8400 + 16800 − 10 = 8390
12
Travail Pratique 4 - Corrigé
3. Répondre aux questions du point précédent dans le cas où la capacité de production est
contrainte par q ≤ 90.
Compte tenu de la contrainte, on ne peut pas atteindre le maximum q = 120. Comme la fonc-
tion π est strictement croissante sur l’intervalle [0, 90], le maximum devient q = 90. Alors
p(90) = 150 − 30 = 120 et π(90) = −4725 + 12600 − 10 = 7865.
13