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Modelisation Et Simulation Des Reseaux e

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Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal

Sommaire Ch. I
Réseaux électriques en régime sinusoïdal ...................................4
I.1- Introduction.............................................................................................................. 4
I.2- Les éléments d’un circuit électrique ...................................................................... 4
I.3- Réseau monophasé (Single Phase circuit) ............................................................. 5
I.3.A- Notation par valeurs complexes (phaseur) .................................................................... 5
I.3.B- Compensation du facteur de puissance .......................................................................... 6

I.4- Réseau triphasé (Three-phase circuit) ................................................................... 7


I.4.A- Opérateur « a » .............................................................................................................. 7
I.4.B- Systèmes triphasés équilibrés ........................................................................................ 7
I.4.B.1- Couplage en étoile............................................................................................................... 8
I.4.B.2- Couplage en triangle ........................................................................................................... 8
I.4.B.3- Puissances ........................................................................................................................... 9

I.4.C- Systèmes triphasés déséquilibrés ................................................................................. 11

3 Modélisation et simulation des réseaux électriques


[Link] ²
Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal

Réseaux électriques en
régime sinusoïdal
I.1- Introduction
On peut supposer que la forme d'onde de la tension aux nœuds d'un système d'alimentation est
purement sinusoïdale et de fréquence constante. Lorsqu'un élément de circuit reçoit de l'énergie
électrique, il peut se comporter selon l'une au moins des trois façons suivantes :
• Si toute l'énergie est consommée, alors l'élément de circuit est une résistance pure.
• Si l'énergie est emmagasinée dans le champ magnétique, l'élément est une inductance pure.
• Enfin, si l'énergie est emmagasinée dans le champ électrique, l'élément est une capacité pure.
En pratique les circuits possèdent plus d'une des caractéristiques précédentes et parfois
les trois en même temps, avec prédominance de l'une d'entre elles.

I.2- Les éléments d’un circuit électriqu e


𝑣(𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑) (I-1)
Résistance
La différence de potentiel 𝑣(𝑡) aux bornes d'une résistance pure
est directement proportionnelle au courant 𝑖(𝑡) qui la traverse. La 𝑖(𝑡)
𝑅 𝑣(𝑡) ሬԦ
𝑉
constante de proportionnalité R est appelée la résistance de
l'élément et est exprimée en volt/ampère ou ohm. 𝐼Ԧ
Figure I-1: Résistance pure
𝑣(𝑡) = 𝑅 × 𝑖(𝑡) (I-2)
𝑉𝑚
𝑖(𝑡) = × 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑) (I-3)
𝑅
 On dit donc que pour une résistance la tension et le courant sont en phase.
Inductance
Quand dans un circuit le courant est variable, le flux
magnétique au sein même du circuit varie. Cette variation de
𝑖(𝑡) ሬԦ
𝑉
flux produit une f.é.m induite 𝑣 dans le circuit. La f.é.m induite
𝑣(𝑡)
est proportionnelle à la dérivée par rapport au temps 𝐿 𝐼Ԧ
de l'intensité 𝑖 du courant, si la perméabilité du milieu est
constante. La constante de proportionnalité est appelée auto-
Figure I-2: Inductance pure
inductance ou inductance du circuit.
𝑑𝑖(𝑡)
𝑣(𝑡) = 𝐿 × (I-4)
𝑑𝑡
Capacité
La différence de potentiel 𝑣 aux bornes d'un condensateur est
𝑖(𝑡) 𝐼Ԧ
proportionnelle à sa charge q. La constante de proportionnalité 𝑣(𝑡)
𝐶 ሬԦ
𝑉
C est appelée capacité du condensateur
Figure I-3: Capacité pure
1
𝑣(𝑡) = × ∫ 𝑖(𝑡)𝑑𝑡 (I-5)
𝐶
 Pour l’inductance et la capacité on dit que le courant et la tension sont diphasé (déphasées
entre elles de 90°). [« v » Diphasé avec un « i »].

4 Modélisation et simulation des réseaux électriques


[Link] ²
Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
I.3- Réseau monophasé (Single Phase circuit)
Considérons un système monophasé, composé
d’une source de tension sinusoïdale et une charge linéaire 𝒊
C
(d'éléments résistifs, inductifs et capacitifs). La tension 𝒗
et le courant sont exprimés : H
𝐴𝑚𝑝𝑙𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒 : 𝑉𝑚 = √2|𝑉| ; 𝐼𝑚 = √2|𝐼| A
𝑣(𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑𝑣 ) (I-6) R
𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) (I-7)
 V et I sans indice représente la valeur efficace. Figure I-4: Circuit monophasé
La puissance instantanée peut être calculée comme :
1
𝑝(𝑡) = 𝑣(𝑡) × 𝑖(𝑡) = 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × [2 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑𝑣 ) × 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 )]
2
1
= 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × [𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜑𝑣 + 𝜑𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 )]
2
1
= 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × [𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 − (𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 )) + 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 )]
2
1
= 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × [𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 ) 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 ) + 𝑠𝑖𝑛(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 ) 𝑠𝑖𝑛(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 )]
2
1 1
= 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 ) × (1 + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 )) + 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × 𝑠𝑖𝑛(𝜑𝑣 − 𝜑𝑖 ) × 𝑠𝑖𝑛(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 )
2 2
1 1
= 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × 𝑐𝑜𝑠(𝜑) × (1 + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 )) + 𝑉𝑚 𝐼𝑚 × 𝑠𝑖𝑛(𝜑) × 𝑠𝑖𝑛(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 )
2 2
𝑃 = |𝑉| × |𝐼| × 𝑐𝑜𝑠(𝜑)
𝑝(𝑡) = 𝑃(1 + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 )) + 𝑄 𝑠𝑖𝑛(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 { (I-8)
𝑄 = |𝑉| × |𝐼| × 𝑠𝑖𝑛(𝜑)
L'équation montre que la puissance instantanée peut être décomposée en deux parties.
• Le premier terme constitue en de deux parties :
▪ Une valeur moyenne |𝑉| × |𝐼| × 𝑐𝑜𝑠(𝜑)
▪ Une composante alternative de |𝑉| × |𝐼| × 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 ) , oscillant à deux fois
la fréquence de ligne. Cette partie n'est jamais négative est appelée puissance unidirectionnelle
ou DC.
• Le second terme à une composante alternative |𝑉| × |𝐼| × 𝑠𝑖𝑛(𝜑) 𝑠𝑖𝑛(2𝜔𝑡 + 2𝜑𝑣 ) oscillant à
deux fréquences avec une valeur de crête de |𝑉| × |𝐼| × 𝑠𝑖𝑛 (𝜑) et une valeur moyenne nulle.
I.3.A- Notation par valeurs complexes (phaseur)
La présentation en valeur complexe de la tension est 𝑉 = |𝑉|∠𝜑𝑣 et du courant 𝐼 = |𝐼|∠𝜑𝑖 ;
On définit une quantité désignée par S, la puissance complexe ou apparente, dont P et Q sont
des composantes. Par définition :
𝑆 = 𝑉 × 𝐼 ∗ = |𝑉|∠𝜑𝑣 × |𝐼|∠−𝜑𝑖 = |𝑉| × |𝐼|∠𝜑𝑣 −𝜑𝑖 = |𝑉| × |𝐼|∠𝜑 (I-9)
𝑆 = 𝑃 + 𝑗𝑄 (I-10)
Facteur de puissance 𝑃𝐹 = 𝑐𝑜𝑠 𝜑 = 𝑃⁄|𝑆| (I-11)
Facteur de dissipation 𝑑 = 𝑡𝑎𝑛 𝛿 = 𝑃⁄|𝑄| (I-12)

5 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
I.3.B- Compensation du facteur de puissance
L'énergie réactive absorbée par les moteurs et les transformateurs varie peu entre
le fonctionnement à vide et le fonctionnement en charge, alors que l'énergie active augmente avec
la puissance fournie. À vide ou à faible charge, leur facteur de déphasage sera par conséquent très
mauvais, il convient donc :
• D’éviter la marche à vide des moteurs
• D’éviter le surdimensionnement des moteurs et des transformateurs.
Ces règles ne sont pas suffisantes dans la plupart des installations. Dans tous les cas la mise
en place d'une batterie de condensateurs est un moyen souple et vite amorti de relever
le facteur de déphasage. Le but est d’augmenter le facteur de puissance (habituellement,
on veut ramener le facteur de puissance près de 1).
Á retenir

Si la tension et le courant sont de sens opposés


𝑺 = 𝑷 + 𝒋𝑸 Charge inductive ;
𝑺 = 𝑷 − 𝒋𝑸 Charge capacitive ;
𝑺 = −𝑷 + 𝒋𝑸 Source inductive ;
𝑺 = −𝑷 − 𝒋𝑸 Source capacitive.

Soit le circuit suivant :


Déterminer 𝐼, 𝑖(𝑡), 𝑉𝑟 , 𝑉𝐿 , 𝑉𝑐 ; 𝑅 = 5/3𝛺 𝐿 = 5 𝐻
Trouver par la charge, et le facteur de 𝐶 = 1⁄25 𝐹
puissance. 𝑉𝑆 = 17∠0° 𝑉
𝜔 = 3 𝑟𝑎𝑑/𝑠
Figure I-5: Circuit RLC

Question 1
• Calcul de I • Expression des tensions
𝑗 5
𝑉𝑠 = 𝑉𝑟 + 𝑉𝐿 + 𝑉𝑐 = 𝑅 × 𝐼 + 𝑗𝜔𝐿 × 𝐼 − ×𝐼 𝑉𝑟 = × 𝐼 = √17∠ − 76° 𝑉
𝜔𝐶 3
5 𝑗25 3√17
17∠0° = × 𝐼 + 𝑗15 × 𝐼 − ×𝐼 𝑉𝐿 = 𝑗𝜔𝐿 × 𝐼 = 𝑗15 × ∠ − 76°
3 3 5
5
= (1 + 𝑗4) × 𝐼 = 9√17∠14°
3
𝑗 𝑗25 3√17
51 51 3√17 𝑉𝑐 = − ×𝐼 = − × ∠ − 76°
𝐼= = = ∠ − 76°𝐴 𝜔𝐶 3 5
5(1 + 𝑗4) 5√17∠76° 5
= 5√17∠ − 166°𝑉
• Expression de 𝑖(𝑡) 3√17
𝑖(𝑡) = √2 𝑐𝑜𝑠(3𝑡 − 76)
5

6 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
Question 2
• La puissance totale • Les puissances par composantes
3√17 3√17
𝑆 = 𝑉𝑠 𝐼 ∗ = 17∠0° × ∠76° 𝑆𝑟 = 𝑉𝑟 𝐼 ∗ = √17∠ − 76° × ∠76°
5 5
51√17 𝑆𝑟 = 10.2∠0° = 10.2 + 𝑗0
= ∠76° 𝑉𝐴
5 3√17
𝑆 = 10.17 + 𝑗40.80 𝑉 𝑆𝐿 = 𝑉𝐿 𝐼 ∗ = 9√17∠14° × ∠76°
5
𝑃 = 𝑅𝑒(𝑆) = 10.17𝑊 𝑆𝐿 = 91.8∠90° = 0 + 𝑗91.8
𝑄 = 𝐼𝑚(𝑆) = 40.80𝑉𝐴𝑅 3√17
𝑃 10.17 × 5 𝑆𝐶 = 𝑉𝐶 𝐼 ∗ = 5√17∠ − 166° × ∠76°
𝑐𝑜𝑠(𝜑) = = = 0.2418 5
|𝑆| 51√17 𝑆𝐶 = 51∠ − 90° = 0 − 𝑗51

I.4- Réseau triphasé (Three-phase circuit)


I.4.A- Opérateur « a »
"a" est un opérateur vectoriel qui consiste à faire tourner de +2π⁄3 le vecteur auquel l’opération
est appliquée.
On voit alors que :
ሬԦ
𝒂𝑽
2𝜋 √3
𝑎 = 1∠ 3 = 1∠120° = −0.5 + 𝑖 2
4𝜋 √3 𝟏𝟐𝟎°
𝑎2 = 1∠ 3 = 1∠240° = −0.5 − 𝑖 2 𝟏𝟐𝟎°
3 0 𝟏𝟐𝟎° 𝑽 ሬԦ
𝑎 = 𝑎 = 1∠0° = 1
𝑎4 = 𝑎 = 1∠
2𝜋 ሬԦ
𝒂𝟐 𝑽
3
D'où
Figure I-6: Système triphasé
1 + 𝑎 + 𝑎2 = 0 𝑖𝑎 = 1∠210°
1 − 𝑎 = √3∠ − 30° 1 + 𝑎 = −𝑎2 = 1∠60°
𝜋 1 + 𝑎2 = −𝑎 = 1∠ − 60°
1 − 𝑎2 = √3∠ = √3∠30°
6 𝑎2 + 𝑎 = −1 = 1∠180°
𝜋
𝑎2 − 𝑎 = √3∠ − = √3∠270°
2
I.4.B- Systèmes triphasés équilibrés
Un système triphasé équilibré est un ensemble de trois grandeurs
sinusoïdales de même nature, de même fréquence, de même ሬሬሬሬԦ
𝐺2
amplitude et déphasées entre elles de 2𝜋⁄3. 120° ሬሬሬሬԦ
𝐺1
𝑔1 (𝑡) = 𝐺𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡) 𝐺1 = 𝐺∠0° 120°
𝑔2 (𝑡) = 𝐺𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 − 2𝜋⁄3) 𝐺2 = 𝐺∠ − 2𝜋⁄3 ° 120°
𝑔3 (𝑡) = 𝐺𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 2𝜋⁄3) 𝐺3 = 𝐺∠ 2𝜋⁄3 ° ሬሬሬሬԦ
𝐺3
Les trois phases peuvent être connectées sur une ligne triphasée
de diverses façons. Figure I-7: Système équilibre

7 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
I.4.B.1- Couplage en étoile

ሬሬሬԦ 3
𝑰𝟏 ሬሬሬሬሬሬሬԦ
𝑼𝟑𝟏
ሬሬሬሬԦ
𝑽𝟏 ሬሬሬሬԦ 120
𝒁 𝑽𝟑
𝟏𝟐𝟎° ሬሬሬሬԦ
𝑽𝟏
ሬሬሬሬሬሬሬԦ
𝑼𝟐𝟑 𝟏𝟐𝟎° 1
𝒁 𝒏 𝒁
ሬሬሬሬԦ 𝟏𝟐𝟎°
𝑰 𝟐 𝑽𝟐
ሬሬሬԦ ሬሬሬሬԦ
𝑽𝟑
ሬሬሬሬԦ
𝑽𝟐
ሬሬሬԦ
𝑰𝟑 ሬሬሬሬሬሬሬԦ
𝑼𝟏𝟐
2
Figure I-8: Système triphasé couplage en étoile
Une ligne triphasée à quatre fils comporte trois fils de ligne repérés 1, 2 et 3 et un fil neutre N.
𝑣1 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡) 𝑉1 = 𝑉∠0°
𝑣2 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 − 2𝜋⁄3) 𝑉2 = 𝑎2 𝑉1 = 𝑉∠ − 2𝜋⁄3 ° (I-13)
𝑣3 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 2𝜋⁄3) 𝑉3 = 𝑎𝑉1 = 𝑉∠ 2𝜋⁄3 °
Les tensions 𝑢12 , 𝑢23 𝑒𝑡 𝑢31 entre les fils de ligne sont appelées tensions composées.{𝑈 = 𝑉√3}
𝑢12 (𝑡) = 𝑣1 − 𝑣2 = 𝑈√2 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜋⁄6) 𝑈12 = (1 − 𝑎2 )𝑉1 = 𝑈∠ 𝜋⁄6 °
𝑢23 (𝑡) = 𝑣2 − 𝑣3 = 𝑈√2 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 − 𝜋⁄2) 𝑈23 = (𝑎2 − 𝑎)𝑉1 = 𝑈∠ − 𝜋⁄2 ° (I-14)
𝑢31 (𝑡) = 𝑣3 − 𝑣1 = 𝑈√2 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 5𝜋⁄6) 𝑈31 = (𝑎 − 1)𝑉1 = 𝑈∠ 5𝜋⁄6 °
Une des caractéristiques importantes de la charge triphasée connectée en Y est la tension des lignes
(𝑉𝐿 ), qui peut être exprimée comme :
𝑉𝐿 = 𝑉√3 (I-15)
Les courants triphasés possèdent également une symétrie triphasée :
𝐼1 = 𝑉1⁄𝑍 = 𝐼∠ − 𝜃°
𝐼2 = 𝑉2 ⁄𝑍 = 𝐼∠ − 2𝜋⁄3 − 𝜃° (I-16)
𝐼3 = 𝑉3 ⁄𝑍 = 𝐼∠ 2𝜋⁄3 − 𝜃°
𝑂ù 𝜃 𝑒𝑠𝑡 𝑙′𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒 𝑑′𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒.
Le courant en lignes sont aussi les courants de phase :
𝐼𝐿 = 𝐼 (I-17)
I.4.B.2- Couplage en triangle
Une charge équilibrée connectée triangle (avec des impédances de phase égales) :

ሬሬሬԦ 𝒋𝟏𝟐 1
𝑰𝟏
𝒁 𝒁 ሬሬሬԦ
𝑰𝟑
ሬሬሬԦ
𝑰𝟐 𝒋𝟑𝟏
2 𝒁 𝒋𝟑𝟏
3 𝒋𝟏𝟐
ሬሬሬԦ
𝑰𝟑 𝒋𝟐𝟑
ሬሬሬԦ
𝑰𝟐
𝒋𝟐𝟑 ሬሬሬԦ
𝑰𝟏

Figure I-9: Couplage en triangle


𝑗12 = 𝑗∠0°; 𝑗23 = 𝑗∠ − 2𝜋⁄3 °; 𝑗31 = 𝑗∠ 2𝜋⁄3 ° (I-18)
La relation entre les courants de phase et de ligne peut être obtenue par :
𝐼1 = 𝑗12 − 𝑗31 = 𝑗√3∠ − 𝜋⁄6 ° = 𝐼∠ − 𝜋⁄6 °
𝐼2 = 𝑗23 − 𝑗12 = 𝑗√3∠ − 5𝜋⁄6 ° = 𝐼∠ − 5𝜋⁄6 ° (I-19)
𝐼3 = 𝑗31 − 𝑗23 = 𝑗√3∠ 𝜋⁄2 ° = 𝐼∠ 𝜋⁄2 °
Les courants de ligne de la charge triphasée connectée en triangle peuvent être exprimée :
𝐼𝐿 = 𝐼 = 𝑗√3 (I-20)

8 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
I.4.B.3- Puissances
La puissance instantanée transportée par une ligne triphasée est égale à la somme
des puissances instantanées transportées par chaque phase. Dans le cas du système équilibré, il s'agit
de trois fois la puissance dans chaque phase. Considérons une source triphasée équilibrée fournissant
une charge équilibrée en étoile ou en triangle avec les tensions et courants instantanées suivantes :
𝑣1 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) 𝑖1 (𝑡) = 𝐼𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 )
𝑣2 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 − 2𝜋⁄3) 𝑖2 (𝑡) = 𝐼𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 − 2𝜋⁄3)
𝑣3 (𝑡) = 𝑉𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 2𝜋⁄3) 𝑖3 (𝑡) = 𝐼𝑚 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 + 2𝜋⁄3)
La puissance instantanée totale est la somme de la puissance instantanée de chaque phase,
donnée par :
𝑝(𝑡) = 𝑣1 (𝑡) × 𝑖1 (𝑡) + 𝑣2 (𝑡) × 𝑖2 (𝑡) + 𝑣3 (𝑡) × 𝑖3 (𝑡)
𝑝(𝑡) = 𝑉𝑚 𝐼𝑚 [𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 ) 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 − 2𝜋⁄3) 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 − 2𝜋⁄3)
+ 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 2𝜋⁄3) 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜃𝑖 + 2𝜋⁄3)]
1
𝑝(𝑡) = 𝑉𝑚 𝐼𝑚 [𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 − 4𝜋⁄3)
2
+ 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑣 − 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 + 4𝜋⁄3)]
On à 𝑉 = 𝑉𝑚 ⁄√2 , 𝐼 = 𝐼𝑚 ⁄√2 𝑒𝑡 𝜃 = 𝜃𝑣 − 𝜃𝑖
𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 ) + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 − 4𝜋⁄3) + 𝑐𝑜𝑠(2𝜔𝑡 + 𝜃𝑣 + 𝜃𝑖 + 4𝜋⁄3) = 0
𝑝(𝑡) = 3𝑉𝐼 𝑐𝑜𝑠 𝜃 (I-21)
En fait, cette puissance constante est le principal avantage du système triphasé sur
le système monophasé. De la même façon en monophasé on aura :
Puissance active 𝑃 = 3|𝑉||𝐼| 𝑐𝑜𝑠 𝜑 (I-22)
Puissance réactive 𝑄 = 3|𝑉||𝐼| 𝑠𝑖𝑛 𝜑 (I-23)

Puissance apparente 𝑆 = 3𝑉𝐼 = 𝑃 + 𝑗𝑄 (I-24)

Une charge triphasée symétrique en Yn (étoile avec neutre), constituée de trois impédances
de 10∠30° 𝛺 chacune, alimentée par des tensions triphasées :
𝑉1 = 220∠0°; 𝑉2 = 220∠240°; 𝑉3 = 220∠120°;
Calculez les courants dans chaque ligne.
Calculez la puissance active et réactive totale fournie à la charge.
Si une rupture du neutre se produit, est-ce qu'il y aura un changement sur
les courants ? justifier votre réponse.

Les courants de 𝑉1 220∠0


𝐼1 = = = 22∠ − 30° 𝐴
ligne 𝑍 10∠ 𝜋⁄6
𝑉2 220∠ −2𝜋⁄3
𝐼2 = = = 22∠ − 150° 𝐴
𝑍 10∠ 𝜋⁄6
𝑉3 220∠ 2𝜋⁄3
𝐼3 = = = 22∠90° 𝐴
{ 𝑍 10∠ 𝜋⁄6
Les puissances 𝑆 = 3 × 𝑉1 × 𝐼1∗ = 3 × 220∠0° × 22∠30° = 14520∠30° 𝑉𝐴
𝑃 = 12575 𝑊; 𝑄 = 7260 𝑉𝐴𝑅
Pas de changement sur les courants suite à l’équilibre total des courants
𝐼𝑛 = 𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 0 𝐴

9 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal

Le même exemple avec le couplage en triangle.

Les tensions composées sont :


𝜋 𝑈12 220√3∠ 𝜋⁄6
𝑈12 = 𝑉1 − 𝑉2 = 220(1 − 𝑎2 ) = 220√3∠ ⟹ 𝑗12 = = = 22√3∠0 𝐴
6 𝑍 10∠ 𝜋⁄6
𝜋 𝑈23 220√3∠ −𝜋⁄2
𝑈23 = 𝑉2 − 𝑉3 = 220(𝑎2 − 𝑎) = 220√3∠ − ⟹ 𝑗23 = =
2 𝑍 10∠ 𝜋⁄6
= 22√3∠ −2𝜋⁄3 𝐴
5𝜋 𝑈31 220√3∠ 5𝜋⁄6
𝑈31 = 𝑉3 − 𝑉1 = 220(𝑎 − 1) = 220√3∠ ⟹ 𝑗31 = = = 22√3∠ 2𝜋⁄3 𝐴
6 𝑍 10∠ 𝜋⁄6
Les courants de ligne sont :
𝜋 𝜋
𝐼1 = 𝑗12 − 𝑗31 = 22√3∠0 − 22√3∠(2𝜋⁄3) = 22√3(1 − 𝑎) = 22√3√3∠ (− ) = 66∠ − 𝐴
6 6
7𝜋 7𝜋
𝐼2 = 𝑗23 − 𝑗12 = 22√3∠(−2𝜋⁄3) − 22√3∠0 = 22√3(𝑎2 − 1) = 22√3√3∠ = 66∠ 𝐴
6 6
𝜋 𝜋
𝐼3 = 𝑗31 − 𝑗23 = 22√3∠ 2𝜋⁄3 − 22√3∠ −2𝜋⁄3 = 22√3(𝑎 − 𝑎2 ) = 22√3√3∠ = 66∠ 𝐴
2 2
Les ∗
𝜋
𝑆 = 3 × 𝑈12 × 𝑗12 = 3 × 220√3∠ × 22√3∠0 = 43560∠30° 𝑉𝐴
puissances 6
𝑃 = 37724 𝑊; 𝑄 = 21780 𝑉𝐴𝑅

10 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
I.4.C- Systèmes triphasés déséquilibrés
Un système triphasé déséquilibré est un ensemble de trois grandeurs de même nature,
de même fréquence, mais qui ont des amplitudes quelconques et qui sont déphasées d'un angle
quelconque.
Les puissances active P et réactive Q en régime sinusoïdal triphasé déséquilibré sont
les sommes des puissances par phase :
𝑃 = 𝑉1 𝐼1 𝑐𝑜𝑠 𝜑1 + 𝑉2 𝐼2 𝑐𝑜𝑠 𝜑2 + 𝑉3 𝐼3 𝑐𝑜𝑠 𝜑3 (I-25)
𝑄 = 𝑉1 𝐼1 𝑠𝑖𝑛 𝜑1 + 𝑉2 𝐼2 𝑠𝑖𝑛 𝜑2 + 𝑉3 𝐼3 𝑠𝑖𝑛 𝜑3 (I-26)
En conséquence, la puissance complexe S est égale à la somme des puissances complexes par
phase :
𝑆 = 𝑉1 𝐼1∗ + 𝑉2 𝐼2∗ + 𝑉3 𝐼3∗ (I-27)
𝑉1 𝑉2 𝑉1 𝑉3 𝑉1
Couplage étoile 𝐼1 = , 𝐼2 = = 2
, 𝐼3 = =
𝑍1 𝑍2 𝑍2 /𝑎 𝑍3 𝑍3 /𝑎
𝑈12 𝑉1 − 𝑉2 𝑉1 𝑉1
𝐽12 = = = (1 − 𝑎2 ) = × √3∠ 𝜋⁄6
𝑍1 𝑍1 𝑍1 𝑍1
Couplage en triangle 𝑈23 𝑉2 − 𝑉3 𝑉1 2 𝑉1
𝐽23 = = = (𝑎 − 𝑎) = × √3∠ 𝜋⁄6
𝑍2 𝑍2 𝑍2 𝑍2 ⁄𝑎2
𝑈31 𝑉3 − 𝑉1 𝑉1 𝑉1
𝐽31 = = = (𝑎 − 1) = × √3∠ 𝜋⁄6
{ 𝑍3 𝑍3 𝑍3 𝑍3 ⁄𝑎
𝑉1 𝑉1 2)
1 𝑎
(1
𝐼1 = 𝐽12 − 𝐽31 = × − 𝑎 − 2) (1
× −𝑎 2) 𝐼 1 = 𝑉1 (1 − 𝑎 ( − )
𝑍1 𝑍3 ⁄𝑎 𝑍1 𝑍3
𝑉1 𝑉1 2)
𝑎2 1
𝐼2 = 𝐽23 − 𝐽12 = × (1 − 𝑎 2)
− × (1 − 𝑎 2)
⟹ 𝐼2 = 𝑉1 (1 − 𝑎 ( − )
𝑍2 ⁄𝑎2 𝑍1 𝑍2 𝑍1
𝑉1 𝑉1 𝑎 𝑎2
𝐼3 = 𝐽31 − 𝐽23 = × (1 − 𝑎2 ) − × (1 − 𝑎 2) 2
𝐼3 = 𝑉1 (1 − 𝑎 ) ( − )
{ 𝑍3 ⁄𝑎 𝑍2 ⁄𝑎2 { 𝑍3 𝑍2
Pour un système triphasé équilibré 𝑍 = 𝑍1 = 𝑍2 = 𝑍3 on aura :
𝑉1 𝑉1 𝑉1
𝐼1 = × 3; 𝐼2 = 2
× 3, 𝐼3 = ×3
𝑍1 𝑍2 /𝑎 𝑍3 /𝑎
Á retenir

Couplage en étoile
*Le courant de ligne égale au courant de phase 𝐼𝐿 = 𝐼∅
*La tension de ligne égale 𝑈𝐿 = √3 × 𝑉∅
Couplage en triangle
*Le courant de ligne égale 𝐼𝐿 = √3 × 𝐼∅ pour un système équilibre.
*La tension de ligne égale 𝑈𝐿 = 𝑉∅
Système équilibre Système déséquilibre
𝑷 = 𝟑|𝑽||𝑰| 𝒄𝒐𝒔 𝝋 𝑷 = 𝑽𝟏 𝑰𝟏 𝒄𝒐𝒔 𝝋𝟏 + 𝑽𝟐 𝑰𝟐 𝒄𝒐𝒔 𝝋𝟐 + 𝑽𝟑 𝑰𝟑 𝒄𝒐𝒔 𝝋𝟑
𝑸 = 𝟑|𝑽||𝑰| 𝒔𝒊𝒏 𝝋 𝑸 = 𝑽𝟏 𝑰𝟏 𝒔𝒊𝒏 𝝋𝟏 + 𝑽𝟐 𝑰𝟐 𝒔𝒊𝒏 𝝋𝟐 + 𝑽𝟑 𝑰𝟑 𝒔𝒊𝒏 𝝋𝟑
𝑺 = 𝟑𝑽𝑰∗ = 𝑷 + 𝒋𝑸 𝑺 = 𝑷 + 𝒋𝑸

11 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal

Le même exemple avec le couplage en étoile neutre raccordé à la terre, Modifier les valeurs
d’impédances : 𝑍1 = 10∠10° 𝛺; 𝑍2 = 2𝑂∠20° 𝛺; 𝑍3 = 10∠0° 𝛺

Les courants de 𝑉1𝑛 220∠0


𝐼1 == = 21.6658 − 3.8203𝑖 = 22∠ − 10° 𝐴
ligne 𝑍1 10∠ 𝜋⁄18
𝑉2𝑛 220∠ −2𝜋⁄3
𝐼2 = = = −8.4265 − 7.0707𝑖 = 11∠ − 140° 𝐴
𝑍2 20∠ 𝜋⁄9
𝑉3𝑛 220∠ 2𝜋⁄3
𝐼3 = = = −11.0000 + 19.0526𝑖 = 22∠120° 𝐴
{ 𝑍3 10∠0
Les puissances 𝑆 = 𝑉1𝑛 × 𝐼1∗ + 𝑉2𝑛 × 𝐼2∗ + 𝑉3𝑛 × 𝐼3∗
= 220∠0° × 22∠10° + 220∠ − 120° × 11∠140°
+ 220∠120° × 22∠ − 120°
= 24840∠10° + 2420∠20° + 24840∠0°
= 14520∠30° 𝑉𝐴
𝑃 = 11881 𝑊; 𝑄 = 1668.1 𝑉𝐴𝑅
Pas de changement sur les courants suite à l’équilibre total des courants
In = I1 + I2 + I3 = 2.2393 + 8.1616i A

Le même exemple avec le couplage en étoile neutre non raccordé à la terre, les valeurs
d’impédances sont :
𝑍1 = 10∠10° 𝛺; 𝑍2 = 2𝑂∠20° 𝛺; 𝑍3 = 10∠0° 𝛺

Les courants de ligne 𝑉1 𝑉𝑐


= 𝐼1 +
𝑍1 𝑍1
𝑉1 = 𝑍1 𝐼1 + 𝑉𝑐 𝑉2 𝑉𝑐
𝑉2 = 𝑍2 𝐼2 + 𝑉𝑐 = 𝐼2 +
{ ⟹ 𝑍2 𝑍2
𝑉3 = 𝑍3 𝐼3 + 𝑉𝑐
𝑉3 𝑉𝑐
𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 0 = 𝐼3 +
𝑍3 𝑍3
{𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 0
𝐼1𝑛 + 𝐼2𝑛 + 𝐼3𝑛 2.2393 + 8.1616𝑖
𝑉𝑐 = 1 1 1 =
+𝑍 +𝑍 0.1∠ − 10° + 0.05∠ − 20° + 0.1∠0°
𝑍1 2 3

12 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
𝑉𝑐 = 4.3680 + 33.8628𝑖 = 34.1436∠82.65° 𝑉
𝑉1𝑐 220∠0° − 34.1436∠82.65°
𝐼1 = = = 20.6476 − 7.0792𝑖 = 21.8275∠ − 18.9247° 𝐴
𝑍 10∠ 𝜋⁄18
𝑉2c 220∠ −2𝜋⁄3 ° − 34.1436∠82.65°
𝐼2 = = = −9.2108 − 𝑗8.587 = 12.5927∠ − 137° 𝐴
𝑍 20∠ 𝜋⁄9
𝑉3c 220∠ 2𝜋⁄3 − 34.1436∠82.65°
𝐼3 = = = −11.437 + 𝑗15.666 = 19.3966∠126.1314° 𝐴
𝑍 10∠0
Les puissances
𝑆 = 𝑉1𝑐 × 𝐼1∗ + 𝑉2𝑐 × 𝐼2∗ + 𝑉3𝑐 × 𝐼3∗
= (220∠0 − 34.1436∠82.65°) × 21.8275∠18.9247°
+ (220∠ −2𝜋⁄3 − 34.1436∠82.65°) × 12.5927∠137°
+ (220∠ 2𝜋⁄3 − 34.1436∠82.65°) × 19.3966∠ − 126.1314°
= 11434.57 + 𝑗1912 𝑉𝐴

Le même exemple avec le couplage en triangle, Modifier les valeurs d’impédances


𝑍1 = 10∠10° 𝛺; 𝑍2 = 2𝑂∠20° 𝛺; 𝑍3 = 10∠0° 𝛺

Les courants de charge 𝑈12 220√3∠ 𝜋⁄6


𝑗12 = = = 22√3∠ 𝜋⁄9 𝐴
𝑍 10∠ 𝜋⁄18
𝑈23 220√3∠ −𝜋⁄2
𝑗23 = = = 11√3∠ −11𝜋⁄18 𝐴
𝑍 20∠ 𝜋⁄9
𝑈31 220√3∠ 5𝜋⁄6
{ 𝑗31 = = = 22√3∠ 5𝜋⁄6 𝐴
𝑍 10∠0
Les courants de ligne
𝐼1 = 𝑗12 − 𝑗31 = 22√3∠ 𝜋⁄9 − 22√3∠ 5𝜋⁄6 = 68.807 − 6.0198𝑖 = 69.0698∠ − 5° 𝐴
𝐼2 = 𝑗23 − 𝑗12 = 11√3∠ −11𝜋⁄18 − 22√3∠ 𝜋⁄9 = −42.323 − 30.936𝑖
= 52.424∠ − 143.8351°𝐴
𝐼3 = 𝑗31 − 𝑗23 = 22√3∠ 5𝜋⁄6 − 11√3∠ −11𝜋⁄18 = −26.484 + 36.956𝑖
= 45.4659∠125.6267° 𝐴

13 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre I : Réseaux électriques en régime sinusoïdal
∗ ∗ ∗
Les puissances 𝑆 = 𝑈12 × 𝑗12 + 𝑈23 × 𝑗23 + 𝑈31 × 𝑗31 = 35641.58 + 𝑗5004.44 𝑘𝑉𝐴

𝒁𝒂𝒃 𝒁𝒂 𝒁𝒄𝒂

𝒁𝒃 𝒏 𝒁𝒄

𝑩 𝑪
𝒁𝒃𝒄

Figure I-10: Transformations 𝑌∆ 𝑒𝑡 ∆𝑌


Transformation ∆𝒀 Transformation 𝒀∆
𝑍𝑎𝑏 𝑍𝑐𝑎 𝑍𝑎 𝑍𝑏 + 𝑍𝑏 𝑍𝑐 + 𝑍𝑐 𝑍𝑎
𝑍𝑎 = 𝑍𝑎𝑏 =
𝑍𝑎𝑏 + 𝑍𝑏𝑐 + 𝑍𝑐𝑎 𝑍𝑐
𝑍𝑎𝑏 𝑍𝑏𝑐 𝑍𝑎 𝑍𝑏 + 𝑍𝑏 𝑍𝑐 + 𝑍𝑐 𝑍𝑎
𝑍𝑏 = 𝑍𝑏𝑐 =
𝑍𝑎𝑏 + 𝑍𝑏𝑐 + 𝑍𝑐𝑎 𝑍𝑎
𝑍𝑏𝑐 𝑍𝑐𝑎 𝑍𝑎 𝑍𝑏 + 𝑍𝑏 𝑍𝑐 + 𝑍𝑐 𝑍𝑎
𝑍𝑐 = 𝑍𝑐𝑎 =
{ 𝑍𝑎𝑏 + 𝑍𝑏𝑐 + 𝑍𝑐𝑎 { 𝑍𝑏

14 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

Sommaire Ch. II
Modélisation des éléments du réseau électrique .................. 16
II.1- Moyens de production.......................................................................................... 16
II.2- Modélisation d’une ligne...................................................................................... 16
II.2.A- La ligne courte (Modèle RL) ..................................................................................... 16

II.2.B- La ligne moyenne ....................................................................................................... 19


II.2.B.1- Modèle en 𝝅 ................................................................................................................... 19
II.2.B.2- Modèle en 𝑻 .................................................................................................................... 19

II.2.C- La ligne longue ........................................................................................................... 22

II.2.C.1- Caractérisation d'une longue ligne sans perte .................................................................. 24

II.2.D- Flux de puissance sur les lignes de transport ............................................................. 26


II.3- Les transformateurs ............................................................................................. 27
II.3.A- Circuit équivalant d’un transformateur ramené au primaire ...................................... 27
II.3.B- Circuit équivalant d’un transformateur ramené au secondaire ................................... 28
II.3.C- Détermination des paramétré du transformateur ........................................................ 29

II.4- Impédance relative du transformateur .............................................................. 30

II.5- Modélisation de la charge .................................................................................... 32

15 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

Modélisation des éléments


du réseau électrique
II.1- Moyens de production
La production sera simplement représentée par une fourniture de puissance active 𝑃𝑔
et une fourniture ou consommation de puissance réactive 𝑄𝑔 .
Symbole sur Simulink-Matlab

« AC Voltage Source » source monophasé

« Three-Phase Source » source triphasé avec une impédance internée.

« Three-Phase Programmable Voltage Source » source triphasé programmable


(pour la création des perturbations (variation de tension et des harmoniques).

II.2- Modélisation d’une ligne


Les lignes des réseaux électriques comprennent la résistance et une inductance série et
une capacité parallèle. Les modèles de ligne sont classés par leur longueur, ces classifications sont :
▪ La ligne coute qui est à moins de 80 km de long.
▪ La ligne moyenne dont la longueur de 80 km à 250 km.
▪ La ligne longue qui est plus de 250 km.
Les paramètres ABCD sont utilisés pour relier la tension et le courant de la source avec
la tension le courant de la charge.
II.2.A- La ligne courte (Modèle RL)
« Series RLC Branch» circuit RLC en série pour une ligne courte le modèle est
RL

« Three-Phase Series RLC Branch» trois circuit RLC en parallèle.

La capacité peut souvent être ignorée si 𝑍𝐿 = (𝑟 + 𝑗𝜔𝐿)


les lignes sont moins de 80 kilomètres 𝑉𝑆 ∗𝑙 𝑉𝑅
de longtemps ou si la tension n'est pas plus 𝐼𝑆 𝐼𝑅
de 69 kilovolts. La ligne courte modèle est obtenue 𝑆𝑆 𝑆𝑅
en multipliant l'impédance de série par unité de 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑆 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑅
longueur par la ligne longueur.
Figure II-1 : Ligne courte (Modèle RL)
𝑉 = 1 × 𝑉𝑟 + 𝑍𝐿 × 𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑎)
{𝑠 (II-1)
𝐼𝑆 = 0 × 𝑉𝑟 + 1 × 𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑏)
Avec : 𝐴 = 1 𝐵 = 𝑍 𝐶 = 0 𝐷 = 1
La forme matricielle :
𝑉 𝐴 𝐵 𝑉
[ 𝑆] = [ ] × [ 𝑅] (II-2)
𝐼𝑆 𝐶 𝐷 𝐼𝑅

16 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
Termes importants :
Tout en étudiant les performances d'une ligne, il est souhaitable de déterminer sa régulation
de tension et son efficacité (rendement). Nous expliquerons ces deux termes à tour de rôle.
• Régulation de la tension : Lorsqu'une ligne transporte du courant, il y a une chute de tension dans
la ligne due à la résistance et à l'inductance. Cette chute de tension (VS –VR) dans la ligne est
exprimée en pourcentage de la tension de fin de réception VR et est appelée régulation de la tension.
Elle peut être défini comme pourcentage de changement dans la tension au mauvais côté de la ligne.
|𝑉𝑆 /𝐴| − |𝑉𝑅 |
𝑉𝑟𝑒𝑔 = (II-3)
|𝑉𝑅 |
Evidemment, il est souhaitable que la régulation de la tension d'une ligne soit faible, c'est-à-dire que
l'augmentation du courant de charge ne devrait entraîner que très peu de différence dans la tension
d'extrémité de réception.
• Le rendement : La puissance obtenue à l'extrémité réceptrice d'une ligne est généralement
inférieure à la puissance finale émise en raison des pertes dans la résistance de ligne.
Le rapport entre la puissance d'extrémité de réception et la puissance d'extrémité d'émission d'une
ligne est appelé efficacité de la ligne. L’efficacité de la ligne est donnée par :
𝑃𝑅
𝜂= × 100 (II-4)
𝑃𝑆

Soit une ligne triphasée 65 kV de 16 km de long et d'impédance 0,125 + j0,4375 𝛺/𝑘𝑚, alimente
une charge de 70 MVA avec un retard de 𝐹. 𝑃 = 0,8 sous tension 64 kV ;
Tracez le modèle de la ligne, puis Calculez la tension et le courant de la source ;
Calculez les puissances produites et les pertes dans la ligne ;
Déterminez la régulation de la tension ;
Déterminez le rendement de la ligne ;

Modèle de la ligne 𝑍 = 2 + 𝑗7
𝑙 = 16 𝑘𝑚 < 80 𝑘𝑚 Donc la ligne 𝑉𝑅 = 36,9504∠0° 𝑘𝑉
est courte. L'impédance de la ligne : 𝑉𝑆 =?
𝑆𝑅 = 70∠36,87 𝑘𝑉𝐴
𝑍 = (0,125 + 𝑗0,4375) × 16 𝐼𝑆 =?
𝑉𝑟𝑒𝑔 =? 𝐼𝑆 =?
= 2 + 𝑗7 𝛺 𝑆𝑆 =?
𝜂 =? 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑅 = 0,8 Retard
1 + 𝑗0 2 + 𝑗7 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑆
𝐴𝐵𝐶𝐷 = [ ] =?
0 + 𝑗0 1 + 𝑗0
𝑉𝑆 = 1 × 𝑉𝑅 + 𝑍 × 𝐼𝑅 ; 𝐼𝑆 = 0 × 𝑉𝑅 + 1 × 𝐼𝑅
𝑈𝑅 64
𝑉𝑅 = = ∠0° = 36,9504∠0° 𝑘𝑉
√3 √3
𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑅 = 0.8 ⟹ 𝜑𝑅 = 36,87°
𝑆𝑅 = 56 + 𝑗42 = 70∠36,87° 𝑀𝑉𝐴
Le courant dans la ligne est de :
∗ 𝑆𝑅 ∗ 70000∠36,87° ∗
𝑆𝑅 = 3. 𝑉𝑅 . 𝐼𝑅 ⟹ 𝐼𝑅 = ( ) =( ) = 631,48 ∠ − 36,87° 𝐴
3𝑉𝑅 √3 × 64∠0°
𝐼𝑠 = 𝐼𝑅 = 631,48 ∠ − 36,87° 𝐴
La tension de la source :

17 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
𝑉𝑆 = 𝑉𝑅 + 𝑍𝐼𝑅 = 64∠0° + (2 + 𝑗7)631,477. 10−3 ∠ − 36,87° = 40,61 + 𝑗2,78
= 40,71∠3,91° 𝑘𝑉
La puissance produite est de :
𝑆𝑠 = 3. 𝑉𝑆 . (𝐼𝑠 )∗ = 58,39 + 𝑗50,37 = 77,12∠40,78° 𝑀𝑉𝐴
Les pertes sont calculées par :
𝑆𝐿𝑖𝑔𝑛𝑒 = 𝑆𝑠 − 𝑆𝑅 = 2,39 + 𝑗8,37 = 8,71∠74,05° 𝑀𝑉𝐴
|𝑉𝑠 /𝐴|−|𝑉𝑅 |
Tension de régulation 𝑉𝑟𝑒𝑔 = |𝑉𝑅 |
= 10,17%
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃
Rendement de la ligne 𝜂 = = 𝑃𝑅 = 95,90%
𝑃𝑎𝑏𝑠𝑜𝑟𝑏𝑒 𝑆

Après exécution du programme à l’annexe


Z_serie = 2 +j7 = 7.2801<74.0546° Ohm
Y_shunt = 0 +j0 = 0<0° Ohm
A = 1 +j0 = 1<0°
B = 2 +j7 = 7.2801<74.0546° Ohm
C = 0 +j0 = 0<0° S
D = 1 +j0 = 1<0° Ohm
Vr = 36.9504 +j0 = 36.9504<0° KV
Ir = 505.1815 -j378.8861 = 631.4769<-36.8699° A
Sr = 56 +j42 = 70<36.8699° MVA
Vs = 40.613 +j2.7785 = 40.7079<3.9137° KV
Is = 505.1815 -j378.8861 = 631.4769<-36.8699° A
Ss = 58.3926 +j50.374 = 77.1183<40.7836° MVA
Sl = 2.3926 +j8.374 = 8.7091<74.0546° MVA
Vreg=10.169% rendement=95.9026%

18 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
II.2.B- La ligne moyenne
Lorsque la longueur de la ligne est de 80 km à 250 km Il existe deux représentations différentes
nominalistes :
II.2.B.1- Modèle en 𝝅
« Pi Section Line » ligne monophasé en 𝜋.

« Three-Phase PI Section Line » ligne triphasé en 𝜋.

Z : est l'impédance série totale de la ligne ;


𝐼𝑆 𝑍 𝐼𝐿 𝐼𝑅
Y : est l'admittance shunt total.
𝑌 𝑌 𝑌
𝐼𝑆 = 𝐼𝐿 + 𝑉𝑠 = 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 + 𝑉𝑠
{ 2 2 2
𝑌 𝑉𝑆 𝑌/2 𝑌/2 𝑉𝑅
𝑉𝑠 = 𝑍 × 𝐼𝐿 + 𝑉𝑅 = (𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 ) 𝑍 + 𝑉𝑅
2
𝑌 𝑌 𝑌
𝐼𝑆 = 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 + (𝑍 × 𝐼𝑅 + ( 𝑍 + 1) 𝑉𝑅 ) Figure II-2 Ligne moyenne (Modèle 𝜋)
⟹{ 2 2 2
𝑌
𝑉𝑠 = 𝑍 × 𝐼𝑅 + ( 𝑍 + 1)𝑉𝑅
2
𝑌×𝑍
𝑉𝑠 = ( + 1) 𝑉𝑅 + 𝑍 × 𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑎)
2
(II-5)
𝑌×𝑍 𝑌×𝑍
… … … … … … … … (𝑏)
{ 𝐼𝑆 = 𝑌 ( 4 + 1) 𝑉𝑅 + ( 2 + 1) 𝐼𝑅
𝑌×𝑍
𝐴=( + 1) 𝐵=𝑍
2
𝑌×𝑍 𝑌×𝑍
𝐶 = 𝑌( + 1) 𝐷=( + 1)
4 2
II.2.B.2- Modèle en 𝑻
𝐼𝑆 = 𝐼 + 𝐼𝑅
𝑍/2 𝑍/2
𝑍 𝑍 𝐼𝑆 𝐼𝑅
𝑉𝑠 = 𝐼𝑆 + 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅
2 2
𝑍 𝑌
𝑉𝑆
{ 𝐼/𝑌 = 2 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 𝑉𝑅
𝑍
𝐼𝑆 = ( 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 )𝑌 + 𝐼𝑅
⟹{ 2
𝑍 𝑍 𝑍 Figure II-3 Ligne moyenne (Modèle 𝑇)
𝑉𝑠 = (( 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅 )𝑌 + 𝐼𝑅 ) + 𝐼𝑅 + 𝑉𝑅
2 2 2
𝑌×𝑍 𝑍×𝑌
𝑉𝑠 = ( + 1) 𝑉𝑅 + 𝑍( + 1)𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑎)
2 4
(II-6)
𝑌×𝑍
… … … … … … … … (𝑏)
{ 𝐼𝑆 = 𝑌 × 𝑉𝑅 + ( 2 + 1) 𝐼𝑅
𝑌×𝑍 𝑍×𝑌
𝐴=( + 1) 𝐵 = 𝑍( + 1)
2 4
𝑌×𝑍
𝐶=𝑌 𝐷=( + 1)
2

19 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

Soit une ligne triphasée 345 kV de 130 km de long alimente une charge de 270 MVA avec un
retard de FP=0,8 sous tension 325 kV ; Les caractéristiques de la ligne :
𝛺 𝑚𝐻 𝜇𝐹
𝑅 = 0,036 ; 𝐿 = 0,8 ; 𝐶 = 0,0112 ; 𝑓 = 60𝐻𝑧
𝑘𝑚 𝑘𝑚 𝑘𝑚
En utilisant les deux modèles suivants : ▪ Modèle Pi ;
▪ Modèle T.
Calculer les coefficients de la matrice de transmission ;
Déterminer les tensions, les courants et les puissances transmises.
Simuler le réseau en Matlab Simulink.

L'impédance de la ligne :
𝑍𝐿 = (𝑟 + 𝑗𝐿𝜔)𝑙 = (0,036 + 𝑗0,8. 10−3 . 2. 𝜋. 60). 130 = 4,68 + 𝑗39,2071 𝛺
L'admittance de la ligne :
𝑌𝐿 = 𝑗𝐶𝜔. 𝑙 = 𝑗. 0,0112. 10−6 . 2. 𝜋. 60.130 = 5,489. 10−4 ∠90° 𝑆
Modèle en 𝝅

𝑉𝑆 =? 𝑍 = 4,68 + 𝑗39,2071𝛺
𝐼𝑆 =? 𝑉𝑅 = 187,638∠0° 𝑘𝑉
𝑆𝑆 =? 𝑆𝑅 = 270∠36,87 𝑀𝑉𝐴
𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑆 =? 𝑉𝑟𝑒𝑔 =? 𝐼𝑆 =?
𝜂 =? 𝑐𝑜𝑠 𝜑 = 0,8 Retard
𝑍. 𝑌 𝐵 = 𝑍 = 4,68 + 𝑗39,2071
𝐴 = (1 + ) = 0,98924 + 𝑗0,0012844
2
𝑍. 𝑌 𝐷 = 𝐴 = 0,98924 + 𝑗0,0012844
𝐶 = 𝑌 (1 + ) = −3,5251. 10−7 + 𝑗0,00054595
4
0,98924 + 𝑗0,0012844 4,68 + 𝑗39,2071
𝐴𝐵𝐶𝐷 = [ −7 ]
−3,5251. 10 + 𝑗0,00054595 0,98924 + 𝑗0,0012844
Calcul des grandeurs électriques
𝑈𝑅 325
𝑉𝑅 = = ∠0° = 187,638∠0° 𝑘𝑉; 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑅 = 0,8 ⟹ 𝜑𝑅 = 36,87°
√3 √3
𝑆𝑅 = 216 + 𝑗162 = 270∠36,87° 𝑀𝑉𝐴
𝑆𝑅 ∗
𝑆𝑅 = 3𝑉𝑅 𝐼𝑅 ∗ ⟹ 𝐼𝑅 = ( ) = 479,6448∠ − 36,8699° 𝐴
3 ∗ 𝑉𝑅
𝑉𝑆 = 𝐴. 𝑉𝑅 + 𝐵. 𝐼𝑅 = (0,98924 + 𝑗0,0012844). 𝑉𝑅 + (4,68 + 𝑗39,2071). 𝐼𝑅
𝑉𝑆 = 198,6988 + 𝑗13,93854 = 199,1871∠4,0127° 𝑘𝑉
𝐼𝑆 = 𝐶. 𝑉𝑅 + 𝐷. 𝐼𝑅 = (−3,5251. 10−7 + 𝑗0,00054595). 𝑉𝑅 + (0,98924 + 𝑗0,0012844). 𝐼𝑅
𝐼𝑆 = 379,8904 − 𝑗181,7567 = 421,1321∠ − 25,5686° 𝐴
𝑆𝑠 = 3. 𝑉𝑆 . (𝐼𝑠 )∗ = 218,8511 + 𝑗124,2299 = 251,6523∠29,5812° 𝑀𝑉𝐴
𝑆𝐿𝑖𝑔𝑛𝑒 = 𝑆𝑠 − 𝑆𝑅 = 2,85111 − 𝑗37,7701 = 37,8776∠ − 85,6832° 𝑀𝑉𝐴
|𝑉𝑠 |/𝐴−|𝑉𝑅 |
Tension de régulation 𝑉𝑟𝑒𝑔 = |𝑉𝑅 |
= 7,3%
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃
Rendement de la ligne 𝜂 = = 𝑃𝑅 = 98,69%
𝑃𝑎𝑏𝑠𝑜𝑟𝑏𝑒 𝑆

20 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

******** Ligne moyenne *********


Z_serie = 4.68 +j39.2071 = 39.4854<83.193° Ohm
Y_shunt = 0 +j0.0005489 = 0.0005489<90° Ohm
A = 0.98924 +j0.0012844 = 0.98924<0.074393°
B = 4.68 +j39.2071 = 39.4854<83.193° Ohm
C = -3.5251e-07 +j0.00054595 = 0.00054595<90.037° S
D = 0.98924 +j0.0012844 = 0.98924<0.074393° Ohm
Vr = 187.6388 +j0 = 187.6388<0° KV
Ir = 383.7159 -j287.7869 = 479.6448<-36.8699° A
Sr = 216 +j162 = 270<36.8699° MVA
Vs = 198.6988 +j13.9385 = 199.1871<4.0127° KV
Is = 379.8904 -j181.7567 = 421.1321<-25.5686° A
Ss = 218.8511 +j124.2299 = 251.6523<29.5812° MVA
Sl = 2.8511 -j37.7701 = 37.8776<-85.6832° MVA
Vreg=7.3091% rendement=98.6972%
Modèle en T
******** Ligne moyenne *********
Z_serie = 4.68 +j39.2071 = 39.4854<83.193° Ohm
Y_shunt = 0 +j0.0005489 = 0.0005489<90° Ohm
A = 0.98924 +j0.0012844 = 0.98924<0.074393°
B = 4.6296 +j38.9991 = 39.273<83.23° Ohm
C = 0 +j0.0005489 = 0.0005489<90° S
D = 0.98924 +j0.0012844 = 0.98924<0.074393° Ohm
Vr = 187.6388 +j0 = 187.6388<0° KV
Ir = 383.7159 -j287.7869 = 479.6448<-36.8699° A
Sr = 216 +j162 = 270<36.8699° MVA
Vs = 198.6197 +j13.8732 = 199.1036<3.9955° KV
Is = 379.9566 -j181.2026 = 420.9529<-25.4966° A
Ss = 218.859 +j123.7849 = 251.4397<29.4922° MVA
Sl = 2.859 -j38.2151 = 38.3219<-85.7215° MVA
Vreg=7.2641% rendement=98.6937%

21 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
II.2.C- La ligne longue
« Distributed Parameters Line » ligne à constante répartie. Le nombre de
phasé est variable.
Dans le cas d’une ligne de transport, la
𝑰 + 𝒅𝑰 𝒅𝑽 𝑰
prise en compte des imperfections 𝑰𝑺 𝑰𝑹
réparties sur toute la longueur, conduit à 𝒓 𝒍 × 𝒅𝒙
une modélisation par constantes réparties. 𝑽𝑺 × 𝒅𝒙
𝒚 × 𝒅𝒙 𝑽 𝑽𝑹
Le tronçon de ligne de longueur "𝑑𝑥" 𝑽 + 𝒅𝑽
situé à la distance "𝑥" de la charge peut
𝒅𝒙 𝒙
être représenté par le schéma suivant où Z
et Y représentent : Figure II-4 : Ligne longue (constante répartie)
𝑍 = 𝑟 + 𝑗𝑙𝜔 : Impédance série (l'impédance longitudinale par unité de longueur) ;
𝑌 = 𝑔 + 𝑗𝑐𝜔 : Admittance shunt (l'admittance transversale par unité de longueur) ;
𝑟 : Résistance longitudinale par unité de longueur.
𝑙 : L’inductance longitudinale par unité de longueur.
𝑐 : La capacité transversale par unité de longueur.
𝑔 : La conductance transversale par unité de longueur.
L’application des lois de Kirchhoff permettent d’écrire :
𝑑𝑉 = 𝐼 × 𝑍 × 𝑑𝑥
{ 𝑑𝑉 ≪ 𝑉
𝑑𝐼 = (𝑉 + 𝑑𝑉)𝑌 × 𝑑𝑥
𝑑𝑉
=𝐼×𝑍 … … … … … … … … (𝑎)
𝑑𝑥 (II-7)
𝑑𝐼 … … … … … … … … (𝑏)
{ 𝑑𝑥 = 𝑉 × 𝑌
En dérivant l’équation (III.6.a) :
𝑑2𝑉 𝑑𝐼 𝑑2 𝑉
=𝑍× ⇒ 2 −𝑍×𝑌×𝑉 = 0
𝑑𝑥 2 𝑑𝑥 𝑑𝑥
𝑍𝑤 : l'impédance caractéristique :
𝑟 + 𝑗𝜔𝑙 𝑍
𝑧𝑤 = √ =√ 𝑢𝑛𝑖𝑡é = 𝛺
𝑔 + 𝑗𝜔𝑐 𝑌
𝑌𝑤 : la constante de propagation : 𝑌𝑤 = √(𝑟 + 𝑗𝜔𝑙) × (𝑔 + 𝑗𝜔𝑐) = √𝑍 × 𝑌 𝑢𝑛𝑖𝑡é = 𝑚−1
On cherche donc la solution de l'équation différentielle du second ordre par la résolution
de l'équation caractéristique :
𝑠 2 − 𝑌𝑤 2 = 0 ⇒ (𝑠 − 𝑌𝑤 ) × (𝑠 + 𝑌𝑤 ) = 0
D'où la solution générale : 𝑉(𝑥) = 𝑘1 𝑒 𝑌𝑤 ×𝑥 + 𝑘2 𝑒 −𝑌𝑤 ×𝑥
Qui peut être réécrire comme :
𝑘1 𝑌 ×𝑥 𝑘1 𝑌 ×𝑥 𝑘1 −𝑌 ×𝑥 𝑘1 −𝑌 ×𝑥 𝑘2 −𝑌 ×𝑥 𝑘2 −𝑌 ×𝑥 𝑘2 𝑌 ×𝑥 𝑘2 𝑌 ×𝑥
𝑉(𝑥) = 𝑒𝑤 + 𝑒𝑤 + 𝑒 𝑤 − 𝑒 𝑤 + 𝑒 𝑤 + 𝑒 𝑤 + 𝑒𝑤 − 𝑒𝑤
2 2 2 2 2 2 2 2
𝑒 𝑌𝑤×𝑥 𝑒 𝑌𝑤×𝑥 𝑒 −𝑌𝑤×𝑥 𝑒 −𝑌𝑤 ×𝑥
𝑉(𝑥) = (𝑘1 + 𝑘2 ) + (𝑘1 − 𝑘2 ) + (𝑘1 + 𝑘2 ) − (𝑘1 − 𝑘2 )
2 2 2 2
𝑒 𝑌𝑤×𝑥 + 𝑒 −𝑌𝑤×𝑥 𝑒 𝑌𝑤×𝑥 − 𝑒 −𝑌𝑤×𝑥
𝑉(𝑥) = (𝑘1 + 𝑘2 ) ( ) + (𝑘1 − 𝑘2 )( )
2 2
Posons : 𝐾1 = 𝑘1 + 𝑘2 𝑒𝑡 𝐾2 = 𝑘1 − 𝑘2
𝑉(𝑥) = 𝐾1 × 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) + 𝐾2 × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥)
Conditions initiales : 𝑥 = 0, 𝑉(𝑥 = 0) = 𝑉𝑟 ⇒ 𝐾1 = 𝑉𝑟

22 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
𝑑𝑉(𝑥) 𝑍×𝐼𝑟 𝑍
= 𝑍 × 𝐼 = 𝐾1 × 𝑌𝑤 × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) + 𝐾2 × 𝑌𝑤 × 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) ⇒ 𝐾2 = = 𝐼𝑟 √𝑌
𝑑𝑥 𝑌𝑤

L'expression devient :

𝑍
𝑉(𝑥) = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝑉𝑟 + √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝐼𝑟 (II-8)
𝑌
En dérivant l’équation :

𝑑𝑉 𝑍
𝐼×𝑍 = = 𝑌𝑤 × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝑉𝑟 + √ × 𝑌𝑤 × 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝐼𝑟
𝑑𝑥 𝑌

𝑌𝑤 1 𝑍
𝐼= × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝑉𝑟 + × √ × 𝑌𝑤 × 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝐼𝑟
𝑍 𝑍 𝑌

𝑌
𝐼(𝑥) = √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝑉𝑟 + 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) × 𝐼𝑟 (II-9)
𝑍
D’après les équations (II-8) et (II-9) les paramètres de la matrice sont :
𝑍
𝐴 = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) 𝐵 = √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥)
𝑌

𝑌
𝐶 = √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) 𝐷 = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥)
𝑍
En remplaçant 𝑥 par 𝑙 on peut réécrire :
𝑉𝑠 = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 𝑙) 𝑉𝑅 + 𝑍𝑤 . 𝑠ℎ(𝑌𝑤 𝑙)𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑎)
{ 𝑠ℎ(𝑌𝑤 𝑙) (II-10)
𝐼𝑆 = 𝑉𝑅 + 𝑐ℎ(𝑌𝑤 𝑙)𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑏)
𝑍𝑤

Les paramètres par unité de longueur d'une ligne longue de transport triphasée à 215 kV, 400 km,
60 Hz, sont 𝑦 = 𝑗 3.2 × 10−6 𝑆⁄𝑘𝑚 𝑒𝑡 𝑧 = (0.1 4 − 𝑗0.5) Ω/ 𝑘𝑚 .
La ligne alimente une charge de 150 MW avec un facteur de puissance égal à 1. Déterminez :
La régulation de tension,
La puissance de la source et le rendement.

Nous aurons besoin de 𝑉𝑠 𝑒𝑡 𝐼𝑠 , il s'agit d'une longue ligne, avec des paramètres supposés être
répartis le long de la ligne, nous trouvons la tension et le courant de la charge comme suit :
Nous avons : 𝑧 = (0.1 + 𝑗0.5) Ω/ 𝑘𝑚 𝑦 = 𝑗 3.2 × 10−6 𝑆⁄𝑘𝑚
Alors 𝑌𝑤 = √𝑍 × 𝑌
𝑧 0.1 + 𝑗0.5
𝑍𝑤 = √ = √
𝑦 𝑗 3.2 × 10−6 = √(0.1 + 𝑗0.5) × 𝑗 3.2 × 10−6
= 0.00012587 + 𝑗0.0012712
= 397.24 − 𝑗39.334
|𝑈𝑅 |
𝑆𝑅 = 𝑃𝑅 = 150 𝑘𝑉𝐴; 𝑉𝑅 = = 124.1303∠0° 𝐾𝑉
√3
𝑆𝑅 ∗
𝐼𝑅 = ( ) = 402.8025 = 402.8025∠0° A
3. 𝑉𝑅
𝐴 = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) = 0.8746 + j0.024521 = 0.87494∠1.606°

23 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

𝑍
𝐵 = √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) = 36.6508 + j191.9036 = 195.3722∠79.1875° Ω
𝑌

𝑌
𝐶 = √ × 𝑠ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) = −1.0646e − 05 + j0.0012261 = 0.0012261∠90.4975° S
𝑍
𝐷 = 𝑐ℎ(𝑌𝑤 × 𝑥) = 0.8746 + j0.024521 = 0.87494∠1.606°
𝑉𝑆 = 𝐴. 𝑉𝑅 + 𝐵. 𝐼𝑅 = 123.3275 + 𝑗80.3431 = 147.1893∠33.0827° 𝐾𝑉 𝑘𝑉
𝐼𝑆 = 𝐶. 𝑉𝑅 + 𝐷. 𝐼𝑅 = 350.9701 + 𝑗162.0678 = 386.5824∠24.7861° 𝐴
𝑆𝑠 = 3. 𝑉𝑆 . (𝐼𝑠 )∗ = 168.9159 + 𝑗24.6318 = 170.7024 < 8.2966° 𝑀𝑉𝐴
𝑆𝐿𝑖𝑔𝑛𝑒 = 𝑆𝑠 − 𝑆𝑅 = 18.9159 + 𝑗24.6318 = 31.057 < 52.4777° 𝑀𝑉
|𝑉𝑠 /𝐴|−|𝑉𝑅 |
Tension de régulation 𝑉𝑟𝑒𝑔 = |𝑉𝑅 |
= 35.5245%
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃
Rendement de la ligne 𝜂 = = 𝑃𝑅 = 88.8016%
𝑃𝑎𝑏𝑠𝑜𝑟𝑏𝑒 𝑆

II.2.C.1- Caractérisation d'une longue ligne sans perte


Pour une ligne sans perte, la résistance de ligne est supposée être nulle. L'impédance
caractéristique devient alors un nombre réel pur et on l'appelle souvent l'impédance de surtension.
La constante de propagation devient un nombre imaginaire pur. En définissant la constante
de propagation comme 𝛾 = 𝑗𝛽 :
𝑉𝑠 = 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝑉𝑅 + 𝑗𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙) 𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑎)
{ 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙) (II-11)
𝐼𝑆 = 𝑗 𝑉𝑅 + 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝐼𝑅 … … … … … … … … (𝑏)
𝑍𝑤
Si 𝛿 est l'angle entre la source et la charge est généralement appelé l'angle de charge.
𝑉𝑠 = |𝑉𝑠 |∠𝛿 = 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝑉𝑅 + 𝑗𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙) 𝐼𝑅
|𝑉𝑠 |∠𝛿 − 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝑉𝑅
Nous obtenons : 𝐼𝑅 = (II-12)
𝑗𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)
En remplaçant 𝐼𝑅 , les équations de tension et courant à un point x de la ligne de transport sans
perte est obtenue comme suit :
|𝑉𝑠 |∠𝛿 − 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝑉𝑅 |𝑉𝑠 |∠𝛿 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑥) + 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙 − 𝛽𝑥) 𝑉𝑅
𝑉(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑥) 𝑉𝑅 + 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑥) =
𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙) 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)
𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑥) |𝑉𝑠 |∠𝛿 − 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙) 𝑉𝑅
𝐼(𝑥) = 𝑗 𝑉𝑅 + 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑥)
𝑍𝑤 𝑗𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)
𝑗 |𝑉𝑠 |∠𝛿 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑥) + 𝑉𝑅 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙 − 𝛽𝑥)
=− ( )
𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)
|𝑉𝑠 |∠𝛿 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑥) + 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙 − 𝛽𝑥) 𝑉𝑅
𝑉(𝑥) = … … … … … … … … (𝑎)
𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)
(II-13)
𝑗 |𝑉𝑠 |∠𝛿 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑥) + 𝑉𝑅 𝑐𝑜𝑠(𝛽𝑙 − 𝛽𝑥)
𝐼(𝑥) = − ( ) … … … … … … … … (𝑏)
{ 𝑍𝑤 𝑠𝑖𝑛(𝛽𝑙)

24 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

Soit une ligne triphasée 765 kV de 400 km de long alimente une charge de 2000 MVA avec
un retard de F.P=0,8 sous tension 735 kV ; (caractéristiques de la ligne : L=0,88853 mH/Km ;
C=0,01268 μF/Km) f=60Hz
Calculer les coefficients de la matrice de transmission ;
Déterminer Les tensions, les courants et les puissances transmises.

L'impédance de la ligne :
𝑧 = 𝑗𝜔𝐿 𝑦 = 𝑗𝜔. 𝐶
𝑌𝑐 = √𝑧. 𝑦 = 2. 𝜋. 𝑓√𝐿𝐶 = 2. 𝜋. 60√0,88853.0,01268. 10−12
𝑌𝑐 = 0 + 𝑗40,015.10−6 𝑅𝑎𝑑𝑖𝑎𝑛/𝐾𝑚

𝑧 𝐿 0,88853. 10−3
𝑍𝑐 = √ = √ = √ = 8371𝛺
𝑦 𝐶 0,01268. 10−6
𝑒 𝑌𝑐 𝑙 + 𝑒 −𝑌𝑐 𝑙 𝑒 𝑗0,5062 + 𝑒 −𝑗0,5062
𝐴 = 𝑐ℎ𝑌𝑐 . 𝑙 = = = 𝑐𝑜𝑠(0,5062) = 0,99987
2 2
 Attention : 0,016 est en radian
𝐴 = 0,8746 𝐵 = 𝑍𝐶 𝑠ℎ𝑌𝑐 . 𝑙 = 𝑍𝐶 ∗ 𝑗 ∗ 𝑠𝑖𝑛0,016 = 0 + 𝑗128,34
1 𝐷 = 𝐴 = 0,8746
𝐶= 𝑐ℎ𝑌𝑐 . 𝑙 = 0 + 𝑗0,0018315
𝑍𝐶
Calcul des grandeurs électriques
𝑈𝑅 735
𝑉𝑅 = = ∠0° = 424,35∠0° 𝑘𝑉; 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑅 = 0,8 ⟹ 𝜑𝑅 = 36,87°
√3 √3
𝑆𝑅 = 1600 + 𝑗1200 = 270∠36,87° 𝑀𝑉𝐴
∗ 𝑆𝑅 ∗
𝑆𝑅 = 3𝑉𝑅 𝐼𝑅 ⟹ 𝐼𝑅 = ( ) = 1571,021∠ − 36.87° 𝐴
3 ∗ 𝑉𝑅
𝑉𝑆 = 𝐴. 𝑉𝑅 + 𝐵. 𝐼𝑅 = (0,8746). 𝑉𝑅 + (𝑗128,34). 𝐼𝑅 = 492,12 + 𝑗161,30 = 517,88∠18,147° 𝑘𝑉
𝐼𝑆 = 𝐶. 𝑉𝑅 + 𝐷. 𝐼𝑅 = (𝑗0,0018315). 𝑉𝑅 + (0,8746). 𝐼𝑅 = 1099,2 − 𝑗47,223
= 1100,22∠ − 2,45°𝐴
𝑆𝑠 = 3. 𝑉𝑆 . (𝐼𝑠 )∗ = 1600 + 𝑗601,63 = 1709,3∠20,6° 𝑀𝑉𝐴
𝑆𝐿𝑖𝑔𝑛𝑒 = 𝑆𝑠 − 𝑆𝑅 = 0 − 598.5872𝑖 = 598.5872∠ − 90° 𝑀𝑉𝐴
|𝑉𝑠 /𝐴|−|𝑉𝑅 |
Tension de régulation 𝑉𝑟𝑒𝑔 = |𝑉𝑅 |
= 39,54%
𝑃𝑢𝑡𝑖𝑙𝑒 𝑃
Rendement de la ligne 𝜂 = = 𝑃𝑅 = 100%
𝑃𝑎𝑏𝑠𝑜𝑟𝑏𝑒 𝑆

25 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
******** Ligne longue *********
Z_serie = 0 +j133.9872 = 133.9872<90° Ohm
Y_shunt = 0 +j0.0019121 = 0.0019121<90° Ohm
A = 0.87461 +j0 = 0.87461<0°
B = 0 +j128.3388 = 128.3388<90° Ohm
C = 0 +j0.0018315 = 0.0018315<90° S
D = 0.87461 +j0 = 0.87461<0° Ohm
Vr = 424.3524 +j0 = 424.3524<0° KV
Ir = 1256.8169 -j942.6127 = 1571.0211<-36.8699° A
Sr = 1600 +j1200 = 2000<36.8699° MVA
Vs = 492.1181 +j161.2984 = 517.8778<18.1473° KV
Is = 1099.2287 -j47.2231 = 1100.2426<-2.4599° A
Ss = 1600 +j601.6295 = 1709.3736<20.6072° MVA
Sl = 2.3842e-13 -j598.3705 = 598.3705<-90° MVA
Vreg=39.5354% rendement=100%

II.2.D- Flux de puissance sur les lignes de transport


Le flux de puissance en tout point d'une ligne de transmission peut être calculé en fonction
des constantes ABCD. Comme ces constantes sont généralement complexes :
𝐴 = |𝐴|∠𝛼° 𝑒𝑡 𝐵 = |𝐵|∠𝛽°
En choisissant 𝑉𝑅 comme phaseur de référence, nous supposons que :
𝑉𝑅 = |𝑉𝑅 |∠0° 𝑒𝑡 𝑉𝑆 = |𝑉𝑆 |∠𝛿°
Ensuite, nous obtenons 𝑉𝑆 𝐴. 𝑉𝑅
𝑉𝑠 = 𝐴. 𝑉𝑅 + B. 𝐼𝑅 ⟹ 𝐼𝑅 = | | ∠(𝛿 − 𝛽)° − | | ∠(𝛼 − 𝛽)°
𝐵 𝐵
La puissance de réception est donc donnée par :
𝑉𝑆 . 𝑉𝑅 𝐴. 𝑉𝑅2
𝑆𝑅 = 3. 𝑉𝑅 . 𝐼𝑅∗ = 3. | | ∠(𝛽 − 𝛿)° − 3. | | ∠(𝛽 − 𝛼)°
𝐵 𝐵
Á retenir
𝑉 = 𝐴. 𝑉𝑅 + 𝐵. 𝐼𝑅
{ 𝑆
𝐼𝑆 = 𝐶. 𝑉𝑅 + D. 𝐼𝑅
La ligne coute "𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 < 𝟖𝟎 𝒌𝒎"
1 𝑍
𝐴𝐵𝐶𝐷 = [ ]
0 1
La ligne moyenne "𝟖𝟎 𝒌𝒎 ≤ 𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 ≤ 𝟐𝟓𝟎 𝒌𝒎"
𝑌×𝑍
+1 𝑍
𝐴𝐵𝐶𝐷 = [ 2 ]
𝑌×𝑍 𝑌×𝑍
𝑌( + 1) +1
4 2
La ligne longue "𝒍𝒐𝒏𝒈𝒖𝒆𝒖𝒓 > 𝟐𝟓𝟎 𝒌𝒎"
𝑧
𝑐ℎ(𝑌𝑤 . 𝑙) √ . 𝑠ℎ(𝑌𝑤 . 𝑙)
𝑦
𝐴𝐵𝐶𝐷 =
𝑦
√ . 𝑠ℎ(𝑌𝑤 . 𝑙) 𝑐ℎ(𝑌𝑤 . 𝑙)
[ 𝑧 ]
Tension de régulation 𝑽𝒓𝒆𝒈 = |𝑽𝒔 /𝑨| − |𝑽𝑹 |⁄|𝑽𝑹 |
Rendement de la ligne 𝜼 = 𝑷𝒖𝒕𝒊𝒍𝒆 ⁄𝑷𝒂𝒃𝒔𝒐𝒓𝒃𝒆 = 𝑷𝑹 ⁄𝑷𝑺

26 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
II.3- Les transformateurs
Les transformateurs sont des éléments essentiels dans réseaux électriques. Ils permettent d'élever
les tensions relativement basses des générateurs à un niveau très élevé pour un transport de puissance
efficace. À l'extrémité d’utilisateur, les transformateurs réduisent la tension aux valeurs les plus
appropriées à l'utilisation. Dans les systèmes électriques modernes, l'énergie peut subir quatre ou cinq
transformations entre le générateur et l'utilisateur final.
Le circuit équivalent est constitué d'un
𝐼1
𝑍1 𝐼2′ 𝑍2 𝐼2
transformateur idéal de rapport N1 : N2 avec
des éléments qui représentent les 𝐼0
imperfections du transformateur réel. 𝐼𝑐 𝐼𝑚
Un transformateur idéal aurait des 𝑉1 𝐸1 𝐸2
𝑍𝑚 𝑉2
enroulements à résistance zéro et un noyau à
perméabilité infinie sans perte. La tension 𝐸1 à
travers le primaire du transformateur idéal
représente la tension efficace induite dans
Figure II-5 : Circuit équivalent d’un
l'enroulement primaire par le flux mutuel ∅.
transformateur
C'est la partie du flux central qui relie les deux bobines primaires et secondaires. En supposant
un flux sinusoïdal ∅ = ∅𝑚𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝜔𝑡:
𝑑∅
La tension instantanée 𝑒1 = 𝑁1 = −𝜔𝑁1 ∅𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛 𝜔𝑡
𝑑𝑡
D’où : 𝑒1 = 𝐸1𝑚𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 90°) (II-14)
Avec : 𝐸1𝑚𝑎𝑥 = 2𝜋𝑓𝑁1 ∅𝑚𝑎𝑥 = 4.44𝑓𝑁1 ∅𝑚𝑎𝑥 (II-15)
De la même façon :
𝐸2𝑚𝑎𝑥 = 2𝜋𝑓𝑁2 ∅𝑚𝑎𝑥 = 4.44𝑓𝑁2 ∅𝑚𝑎𝑥 (II-16)
Dans le transformateur il y a un force magnétomotrice équilibré entre le primaire
et le secondaire. Si 𝐼2′ représente la composante de courant pour neutraliser le FMM secondaire, alors :
𝐼2′ 𝑁1 = 𝐼2 𝑁2 (II-17)
Par conséquent, pour un transformateur :
1 𝐸1 𝐼2 𝑁1
= = = (II-18)
𝑚 𝐸2 𝐼2′ 𝑁2
II.3.A- Circuit équivalant d’un trans formateur ramené au primaire
Pour obtenir les caractéristiques de performance d'un transformateur, en utilise le modèle de circuit
équivalent d'un côté de la loi de Kirchhoff. L’équation de tension de la seconde :
𝐸2 = 𝑉2 + 𝑍2 𝐼2 (II-19)
De la relation développée pour le transformateur idéal, la tension et le courant induits sont :
𝑁2 𝑁1
𝐸1 = 𝑉2 + 𝑍2 𝐼2′
𝑁1 𝑁2
′ ′ ′
D’où : 𝐸1 = 𝑉2 + 𝑍2 𝐼2 (II-20)
𝑁1 2
𝑁1
Avec : 𝑉2′ = 𝑉2 𝑍2′ = 𝑍2 ( )
𝑁2 𝑁2
Alors le circuit équivalent devient :

27 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

𝐼1 𝐼2′ 𝐼2

𝑍1 𝐼0 𝑍2′

𝑉1 𝑍𝑚 𝑉2′

Figure II-6 : Circuit équivalent d’un transformateur rament au primaire

𝑍1 Peut être déplacée vers la droite avec très peu de 𝐼1 𝐼0 𝐼2′ 𝑍𝑒1
perte de précision. De cette manière, les grandeurs
primaires 𝑅1 et 𝑋1 peuvent être combinées avec les
𝑉1 𝑍𝑚 𝑉2′
grandeurs secondaires référencées 𝑅2′ et 𝑋2 pour
obtenir les grandeurs primaires équivalentes 𝑅𝑒1 et 𝑋𝑒1 .
𝑁1 2
𝑍𝑒1 = 𝑅1 + ( ) 𝑅2 + 𝑗(𝑋1
𝑁2
(II-21) Figure II-7 : Circuit équivalent
𝑁1 2
+ ( ) 𝑋2 ) approximatif d’un transformateur
𝑁2
rament au primaire
II.3.B- Circuit équivalant d’un transformateur ramené au secondaire
De la même façon on a :
𝑉1 = 𝐸1 + 𝑍1 𝐼1 (II-22)
𝑁1
En remplace 𝐸1 et 𝐼1 on aura : 𝑉1 = 𝐸 + 𝑍1 (𝐼0 + 𝐼2′ )
𝑁2 2
𝑁2 𝑁2 𝑁2 2
D’où : 𝐸2 = 𝑉 − 𝑍1 (𝐼0 ) − 𝑍1 ( ) 𝐼2
𝑁1 1 𝑁1 𝑁1
𝑁2
𝐸2 = 𝑉1′ − 𝑍1 (𝐼0 ) − 𝑍1′ 𝐼2 (II-23)
𝑁1
𝑁2 𝑁2 2
Avec : 𝑉1′ = 𝑉1 ′
𝑍1 = 𝑍1 ( )
𝑁1 𝑁1
Alors le circuit équivalent devient :

𝐼1′ 𝐼0′ 𝐼2 𝑍𝑒2

𝑉1′ ′
𝑍𝑚 𝑉2

Figure II-8 : Circuit équivalent d’un transformateur rament au secondaire


𝑁2 2 𝑁2 2
𝑍𝑒2 = 𝑅2 + ( ) 𝑅1 + 𝑗(𝑋2 + ( ) 𝑋1 ) (II-24)
𝑁1 𝑁1

28 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
II.3.C- Détermination des paramétré du transformateur
Les paramètres du circuit équivalent approximatif sont facilement obtenus à partir d'essais à vide
et en court-circuit.
L’essai à vide
À vide, la chute de tension primaire est très faible et 𝑉1 peut être utilisé à la place de 𝐸1 pour
calculer le courant à vide 𝐼0 .
1/𝑍𝑚 = 1/𝑅𝑐 + 1/𝑗𝑋𝑚 (II-25)
2
𝑉1
𝑅𝑐 = (II-26)
𝑃0
Avec 𝑃0 : Les pertes joule à vide
𝑉1
Donc le courant de la résistance 𝐼𝑐 = 𝐷’𝑜ù 𝐼𝑚 = √𝐼0 − 𝐼𝑐
𝑅𝑐
Par conséquent, la réactance magnétisante est :
𝑉1
𝑋𝑚 = (II-27)
𝐼𝑚
L’essai court-circuit
Dans l'essai de court-circuit, une tension réduite Vcc est appliquée aux bornes d'un enroulement
tandis que les autres bornes d'enroulement sont court-circuitées. Les éléments de la série 𝑅𝑒1 𝑒𝑡 𝑋𝑒1
peuvent alors être déterminés à partir des relations :
𝑉𝑐𝑐
𝑍𝑒1 = (II-28)
𝐼𝑐𝑐
𝑃𝑐𝑐
𝑅𝑒1 = (II-29)
(𝐼𝑐𝑐 )2
Par conséquent, la réactance de fuite équivalente est :
𝑋𝑒1 = √(𝑍𝑒1 )2 − (𝑅𝑒1 )2 (II-30)

Un transformateur de 100𝑘𝑉𝐴 11/2.2 𝑘𝑉, en circuit ouvert sous tension nominale, consomme
1.2 𝑘𝑊 pour ses pertes de fer et 5 𝑘𝑉𝐴𝑅 pour sa magnétisation. Les données suivantes sont
disponibles :
▪ Primaire : 𝑅 = 6 W ; 𝑋 = 16 W
▪ Secondaire : 𝑅 = 0.24 W ; 𝑋 = 0.64 W
Déterminez la puissance active et la puissance réactive livrées au transformateur lorsque ce
dernier alimente une charge de 80𝑘𝑊 à un facteur de puissance de 0.85 en avance.
Déterminez le rendement sous ces conditions.

• Les valeurs 𝑈1𝑛 = 11000 𝑉, 𝑈2𝑛 = 2200 𝑉,


nominales 𝑈2𝑛 2200
𝑆𝑛 = 100 𝑘𝑉𝐴 𝑚 = = = 0.2
𝑈1𝑛 11000
• À vide 𝑃𝑚 = 𝑅𝑐 × (𝐼𝑐 )2 = 1.2 𝑘𝑊, 𝑄𝑚 = 𝑋𝑚 × (𝐼𝑚 )2 = 5 𝑘𝑉𝐴𝑅

• En charge 𝑃2 = 80 𝑘𝑊; 𝐶𝑜𝑠(𝜃) = 0.85


𝑃2 80000
𝑃2 = √3 × 𝑈2 × 𝐼2 × 𝑐𝑜𝑠 𝜃 ⟹ 𝐼2 = = = 24.699 𝐴
√3 × 𝑈2 × 𝑐𝑜𝑠 𝜃 √3 × 2200 × 0.85

29 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
𝐼2′ = 𝐼2 × 𝑚 = 24.699 × 0.2 = 4.9398 𝐴 ; 𝐼1 ≈ 𝐼2′ = 4.9398 𝐴
𝑃1 = 𝑃𝑗1 + 𝑃𝑚 + 𝑃𝑗2 + 𝑃2 𝑄1 = 𝑄𝐿1 + 𝑄𝑚 + 𝑄𝐿2 − 𝑄2
= 𝑅1 (𝐼1 )2 + 𝑃𝑚 + 𝑅2 (𝐼2 )2 + 𝑃2 = 𝑋1 (𝐼1 )2 + 𝑄𝑚 + 𝑋2 (𝐼2 )2 − 𝑄2
= 6 × (4.9398)2 + 1200 = 16 × (4.9398)2 + 5000
+ 0.24 × (24.69)2 + 80000 − 0.64 × (24.69)2 − 49580
= 81.493 𝑘𝑊 = −43.799 𝑘𝑉𝐴𝑅
𝑃2 80
𝜂 = = = 98.168 %
𝑃1 81,493

II.4- Impédance relative du transformateur


Considérez le transformateur à trois enroulements montre sur la figure :
𝐼1 𝐼2
𝑉2

𝑉1
𝐼3
𝑉3

Figure II-9 : Transformateur idéal à trois enroulements


Sélectionnez arbitrairement deux valeurs de base 𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑒 𝑒𝑡 𝑆1𝑏𝑎𝑠𝑒 . Exiger que les valeurs
de base pour les enroulements 2 et 3 soient :
𝑁2
𝑉2𝑏𝑎𝑠𝑒 = 𝑉 (II-31)
𝑁1 1𝑏𝑎𝑠𝑒
𝑁3
𝑉3𝑏𝑎𝑠𝑒 = 𝑉 (II-32)
𝑁1 1𝑏𝑎𝑠𝑒
Et
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = 𝑆1𝑏𝑎𝑠𝑒 = 𝑆2𝑏𝑎𝑠𝑒 = 𝑆3𝑏𝑎𝑠𝑒 (II-33)
Par définition
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒
𝐼1𝑏𝑎𝑠𝑒 = (II-34)
𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑁1
𝐼2𝑏𝑎𝑠𝑒 = = 𝐼 (II-35)
𝑉2𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑁2 1𝑏𝑎𝑠𝑒
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑁1
𝐼3𝑏𝑎𝑠𝑒 = = 𝐼 (II-36)
𝑉3𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑁3 1𝑏𝑎𝑠𝑒
Donc la conversion sera de la forme :
11 𝑁1 ⁄𝑁2 . 𝑉2 𝑉2
𝑉1 [𝑝𝑢] = = = = 𝑉2 [𝑝𝑢] = 𝑉3 [𝑝𝑢] (II-37)
𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑉2𝑏𝑎𝑠𝑒
D’autre part on :
𝑁2 𝑁3
𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 0 (II-38)
𝑁1 𝑁1
De la même façon on aura :
𝐼1 [𝑝𝑢] + 𝐼2 [𝑝𝑢] + 𝐼3 [𝑝𝑢] = 0 (II-39)
Le schéma équivalant en pu :

30 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique

𝐼2

𝐼1
𝑉2
𝑉1 𝐼3

𝑉3

Figure II-10 : Schéma équivalant en pu d’un transformateur idéal à trois enroulements

Soit un transformateur monophasé à trois enroulement 50/40/10 MVA de tension 13.8/138/4.157


kV alimentes des charges comme suite :
Secondaire 1 138 kV 35 MVA/F.P=0.866 en retard
Secondaire 2 4.157 kV 5 MVA/F.P=0.866 en avance
En utilisant 𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = 10 𝑀𝑉𝐴, et les tensions nominales comme bases,
Dessinez le circuit équivalent en pu.
Calculer le courant, la puissance, la puissance et le facteur de puissance primaires.

Base V 𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = 10
Primaire 𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒 = 13.8 𝑘𝑉 𝑉1 = 1 𝑝𝑢 𝑆1 =?
𝑆2 35∠30°
Secondaire 1 𝑉2𝑏𝑎𝑠𝑒 = 138 𝑘𝑉 𝑉2 = 1 𝑝𝑢 𝑆2 = = = 3.5∠30° 𝑝𝑢
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 10
𝑆3 5∠ − 30°
Secondaire 2 𝑉3𝑏𝑎𝑠𝑒 = 4.157 𝑘𝑉 𝑉3 = 1 𝑝𝑢 𝑆3 = = = 0.5∠ − 30° 𝑝𝑢
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 10

𝐼2
𝐼1
𝐼3
𝑉1 𝑉2
𝑉3

𝑆2 ∗ 𝑆3 ∗
𝐼2 = ( ) = 3.5∠ − 30 𝑝𝑢; 𝐼3 = ( ) = 0.5∠30 𝑝𝑢
𝑉2 𝑉3
D’où :
𝐼1 = 𝐼2 + 𝐼3 = 3.5∠ − 30 + 0.5∠30 = 3.775∠ − 23.4 𝑝𝑢
La puissance primaire :
𝑆1 = 𝑉1 . 𝐼1 ∗ = 3.775∠23.4 𝑝𝑢
Conversion :
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 104
𝐼1𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 724.6377 𝐴 ⟹ 𝐼1 = 724.6377 × 3.775∠ − 23.4
𝑉1𝑏𝑎𝑠𝑒 13.8
= 2.7355∠ − 23.4 𝑘𝐴
𝑆1 = 37.75∠23.4 𝑀𝑉𝐴

31 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre II : Modélisation des éléments du réseau électrique
II.5- Modélisation de la charge

« Three-Phase Series RLC Load » charge RLC triphasé en Série

« Three-Phase Parallel RLC Load» charge RLC triphasé en parallèle

Une charge sera simplement représentée par une consommation de puissance active et
une fourniture ou consommation de puissance réactive ci La puissance réactive peut être fournie
ou consommée, selon la nature de la charge capacitive ou inductive. Notons qu'une telle modélisation
permet de représenter aussi bien des charges connectées directement sur le réseau de transport
(cas exceptionnel) que des points de connexion au réseau de répartition ou de distribution, ou encore
des éléments du réseau tels que des moyens de compensation de la puissance réactive.

32 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques

Sommaire Ch. III


Système d’unités relatives et Composantes symétriques ... 34
III.1- Système d’unités relatives « PU »...................................................................... 34
III.1.A- Les bases du système ................................................................................................ 34
III.1.B- Le changement de base ............................................................................................. 34

III.1.C- Unité relative d’un système triphasé ......................................................................... 35

III.2- Composantes symétriques .................................................................................. 37


III.2.A- Composantes symétriques au point .......................................................................... 37
III.2.B- La construction géométrique..................................................................................... 37
III.2.C- La forme matricielle .................................................................................................. 38

III.2.D- Relation ligne phase .................................................................................................. 39


III.2.D.1- Charge en étoile « Y ».................................................................................................... 39
III.2.D.2- Charge en triangle « D » ................................................................................................ 39

33 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques

Système d’unités relatives


et Composantes symétriques
III.1- Système d’unités relatives « PU »
III.1.A- Les bases du système
Le système « Per Unit » est un système de grandeurs réduites qui permet à l'ingénieur électricien
d'avoir constamment à l'esprit des ordres de grandeurs relatifs de certains paramètres
indépendamment des niveaux de tension et de puissance.
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑢 = (III-1)
𝑉𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑟é𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑜𝑢 𝑑𝑒 𝑏𝑎𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑚ê𝑚𝑒 𝑑𝑖𝑚𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛
Cinq quantités sont impliquées dans les calculs. Ce sont le courant I, la tension V, la puissance
complexe S, l'impédance Z, et les angles de phase. Les angles sont sans dimension, les quatre autres
quantités sont complètement décrit par la connaissance de seulement deux d'entre eux. Un choix
arbitraire de deux grandeurs de base fixera les autres grandeurs de base. Laissez-Ib et Vb représentent
le courant de base et la tension de base exprimée en kiloampères et kilovolts, respectivement. Le
produit des deux données de puissance de base complexe dans méga-volt-ampères (MVA).
|𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 | = |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 | × |𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 | 𝑀𝑉𝐴 (III-2)
L'impédance de base sera également donnée par :
|𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2
|𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | = = 𝛺 (III-3)
|𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |
L'admission de base sera naturellement l'inverse de l'impédance de base. Ainsi :
1 |𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |
|𝑌𝑏𝑎𝑠𝑒 | = = = 𝑠𝑖𝑒𝑚𝑒𝑛𝑠 (III-4)
|𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2
La tension nominale des lignes et des équipements est presque toujours connue ainsi que
le ressort (complexe) d'alimentation en méga voltampères, de sorte que ces deux quantités sont
généralement choisis pour le calcul de la valeur de base.
III.1.B- Le changement de base
Nous pouvons exprimer les 𝑍[ 𝛺] impédance ohmique de la valeur unitaire 𝑍 (𝑝𝑢) comme :
𝑍𝛺 𝑍𝛺 × |𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |
𝑍𝑝𝑢 = = 𝑝𝑢 (III-5)
|𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2
De même pour l'impédance :
1 𝑌𝑠𝑖𝑒𝑚𝑒𝑠 |𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2
𝑌𝑝𝑢 = = 𝑝𝑢 (III-6)
|𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | |𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |

La réactance interne d’une machine synchrone vaut typiquement entre 1.5 et 2.5 pu.
Pour une machine de caractéristiques 20𝑘𝑉 𝑒𝑡 300𝑀𝑉𝐴, une réactance de 2.667 Ω est-elle
normale ?
• Pour une machine de caractéristiques 15𝑘𝑉 𝑒𝑡 30𝑀𝑉𝐴, une réactance de 2.667 Ω est-elle
normale ?

|𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2 202
• 1er cas |𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | =
|𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |
= 300 = 1.33 𝛺
𝑍𝛺 𝑗2.667
𝑋1 = 𝑗2.667𝛺 ⇒ 𝑋1 (𝑝𝑢) = |𝑍 = = 𝑗2 𝑝𝑢 Soit une valeur tout à fait normale.
𝑏𝑎𝑠𝑒 | 1.33

34 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques
|𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 |2 152
• 2éme cas |𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 | =
|𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 |
= = 7.5 𝛺
30
𝑍𝛺 𝑗2.667
𝑋2 = 𝑗2.667𝛺 ⇒ 𝑋2 (𝑝𝑢) = |𝑍 = = 𝑗0.355 𝑝𝑢 Soit une valeur anormale.
𝑏𝑎𝑠𝑒 | 7.5

𝑅 =8𝛺 𝑋𝐿 = 12𝑖 𝛺
Soit le circuit RLC présente sur la figure :
Trouver le schéma en pu. 𝑋𝐶 = −6𝑖 𝛺
Calculer le courant et les puissances en utilisant pu. 𝑉𝑆 = 100∠0° 𝑉
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = 1000 𝑉𝐴; 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 = 100 𝑉

Schéma en pu
𝑅 = 0.8 𝑝𝑢 𝑋𝐿 = 1.2𝑖 𝑝𝑢
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 2 104
𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 = = 3 = 10 𝛺
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 10 𝑋𝐶 = −0.6𝑖 𝑝𝑢
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 103
𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 10 𝐴 𝑉𝑆 = 1∠0° 𝑉
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 102
Calcul
Impédance équivalant 𝑍𝑒𝑞 = 0.8 + 0.6𝑖 = 1∠36.9 𝑝𝑢
Le courant de circuit 𝑉 1
𝐼= = = 1∠ − 36.9 𝑝𝑢
𝑍𝑒𝑞 1∠36.9
Les puissances 𝑆 = 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 . 𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 ∗ = 1∠ − 36.9 𝑝𝑢 = 0.8 + 0.6𝑖 𝑝𝑢
Conversion des résultats
Le courant de circuit 𝐼 = (1∠ − 36.9 𝑝𝑢). 10 = 10∠36.9 𝐴
Les puissances 𝑆 = (1∠ − 36.9 𝑝𝑢). 1000 = 800𝑊 + 600𝑖 𝑉𝐴𝑅
III.1.C- Unité relative d’un système triphasé
Le changement des unités d’un système triphasé aux unité relative en utilisant la procédure
suivante :
• Sélectionnez une base de puissance apparente triphasée (base 𝑆3∅ ), à savoir 1, 10, 100 ou 1000
MVA.
• Sélectionnez une base de tension de ligne (𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒−𝐿 ), définie par l'utilisateur,
mais généralement la tension composée nominale sur un bus défini par l'utilisateur (appelez cela le
« Nœud de référence »).
• Déterminer les bases des nœuds restants dans le système, à partir de nœud de référence, vers le
prochain nœud le plus proche.
𝑆3∅𝑏𝑎𝑠𝑒
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = (III-7)
3
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒−𝐿
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 = (III-8)
√3

35 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques

Un réseau triphasé 13.8 𝑘𝑉alimente une charge de 60 MVA, avec 0.8 en retard. On a les bases
𝑆3∅𝑏𝑎𝑠𝑒 = 100 𝑀𝑉𝐴 , 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒−𝐿 = 13.8 𝑘𝑉
Déterminer toutes les bases.
Déterminer le courant et la puissance de la charge en pu

Les bases
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒−𝐿 13.8 𝑉 = 1 < 0° 𝑝𝑢
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 7.96 𝑘𝑉
√3 √3 60
𝑆= = 0.6 < 36.87 𝑝𝑢
𝑆3∅𝑏𝑎𝑠𝑒 100 100
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 33.33 𝑀𝑉𝐴
3 3 𝑆 ∗
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 33.33 𝐼 = ( ) = 0.6 < −36.9 𝑝𝑢
𝑉
𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 4.184 𝑘𝐴
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 7.96 𝑉𝑎 = 𝑉𝑏 = 𝑉𝑐 = 1 < [0 − 120 120]
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 2 13.82 𝐼𝑎 = 𝐼𝑏 = 𝐼𝑐 = 0.6 < [−36 − 159 83]
𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 1.904 𝛺
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 100

Un réseau triphasé d’impédance 1.4∠75°𝛺 , alimente une charge connecte en Y à trois


impédances égales de 20∠30°𝛺 sous tension de ligne 4.4 kV .
Trouvez la tension de ligne au niveau du poste source ;
En utilisant 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒_𝐿 = 4.4 𝑘𝑉 𝑒𝑡 𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 = 127 𝐴

Les bases
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒−𝐿 4.4 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒
𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒 = 127 𝐴 𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 = = 𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 = = 20 𝛺
√3 √3 𝐼𝑏𝑎𝑠𝑒
𝑍𝐿 1.4∠30°
La ligne 𝑍𝐿 [𝑝𝑢] = = = 0.07∠75° pu
𝑍𝐵𝑎𝑠𝑒 20
𝑉𝐶ℎ 4.4⁄√3 ∠0°
𝑉𝐶ℎ [𝑝𝑢] = = = 1∠0° 𝑝𝑢
𝑉𝐵𝑎𝑠𝑒 4.4⁄√3
𝑍𝐶ℎ 20∠30°
La charge 𝑍𝐶ℎ [𝑝𝑢] = = = 1∠30° pu
𝑍𝐵𝑎𝑠𝑒 20
𝑉𝐶ℎ 1∠0°
𝑉𝐶ℎ = 𝐼. 𝑍𝐶ℎ ⟹ 𝐼 = = = 1∠ − 30° pu
𝑍𝐶ℎ 1∠30°
On applique la loi de Kirchhoff
𝑉𝑠 = 𝑍. 𝐼 + 𝑉𝐶ℎ = 0.07∠75°. 1∠ − 30° . +1∠0° = 1.051∠2.7° pu
4.4
𝑉𝑠 = 1.051∠2.7° × = 2.670∠2.7° 𝑘𝑉
√3
𝑉𝑠_𝐿 = 4.62 𝑘𝑉

36 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques
III.2- Composantes symétriques
Observons au point P du réseau HTA le système électrique déséquilibré par un défaut
à la terre sur la phase 1.
P Au point P
𝑍 𝐼1 = 162𝐴
1 𝑉1 = 5261𝑉
2
𝑉2 = 15349𝑉 𝐼2 = 42𝐴
𝑉3 = 17106𝑉 𝐼3 = 42𝐴

Figure III-1: Défaut sur un réseau électrique


Les grandeurs électriques (I ; U ; Z ; P …. etc.) d’un tel système peuvent être représentées par
leurs composantes dans les systèmes direct, inverse et homopolaire.
Développe par de Fortescue en 1918 ;
III.2.A- Composantes symétriques au point
Soit un système triphasé quelconque formé de trois
ሬሬሬԦ𝑎 , ሬሬሬሬԦ
vecteurs 𝑉 𝑉𝑏 , 𝑉ሬሬሬԦ𝑐 ce système est la somme de 3 ሬሬሬԦ
𝑉b

systèmes triphasés équilibrés : direct, inverse et ሬሬሬԦ


𝑉c
homopolaire.
On aura :
ሬሬሬԦ
𝑉a
𝑉𝑎 = 𝑉𝑎0 + 𝑉𝑎𝑑 + 𝑉𝑎𝑖
{𝑉𝑏 = 𝑉𝑏0 + 𝑉𝑏𝑑 + 𝑉𝑏𝑖 (III-9)
Figure III-2: Présentation géométrique
𝑉𝑐 = 𝑉𝑐0 + 𝑉𝑐𝑑 + 𝑉𝑐𝑖
d’un système triphasé équilibre
Si on choisit les vecteurs indicés 1 comme vecteurs d’origine, et que l’on fait intervenir l’opérateur
« a » on trouve les équations :
𝑉𝑎 = 𝑉𝑎0 + 𝑉𝑎𝑑 + 𝑉𝑎𝑖
{𝑉𝑏 = 𝑉𝑎0 + 𝑎2 . 𝑉𝑎𝑑 + 𝑎. 𝑉𝑎𝑖 (III-10)
0 𝑑 2 𝑖
𝑉𝑐 = 𝑉𝑎 + 𝑎. 𝑉𝑎 + 𝑎 . 𝑉𝑎
On peut calculer les composantes symétriques :
1
𝑉𝑎0 = . (𝑉𝑎 + 𝑉𝑏 + 𝑉𝑐 )
3
1
𝑉𝑎𝑑 = . (𝑉𝑎 + 𝑎. 𝑉𝑏 + 𝑎2 . 𝑉𝑐 ) (III-11)
3
𝑖
1
𝑉𝑎 = . (𝑉 + 𝑎2 . 𝑉𝑏 + 𝑎. 𝑉𝑐 )
{ 3 𝑎
III.2.B- La construction géométrique

3. ሬሬሬሬԦ
𝑉𝑑 𝑎
ሬሬሬԦ
𝑉a
3. ሬሬሬሬԦ
𝑉0a
ሬሬሬԦ
𝑉a 𝑎2 . ሬሬሬԦ
𝑉c 3.ሬሬሬሬሬԦ
𝑉𝑖a ሬሬሬԦ
𝑉𝑐
𝑎2 . ሬሬሬሬԦ
𝑉𝑏
ሬሬሬԦ
𝑉a ሬሬሬԦ
𝑉b
𝑎. ሬሬሬԦ
𝑉c
𝑎. ሬሬሬԦ
𝑉b

Figure III-3 : Présentation géométrique des composantes symétriques

37 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques
III.2.C- La forme matricielle
𝑉𝑎 1 1 1 𝑉𝑎0 𝑉𝑎0 1 1 1 𝑉𝑎
2 𝑑 𝑑
1 2
𝑉
[ 𝑏 ] = [1 𝑎 𝑎 ] × [𝑉𝑎 ] ⟹ [𝑉𝑎 ] = × [1 𝑎 𝑎 ] × [ 𝑏 ] 𝑉 (III-12)
3
𝑉𝑐 1 𝑎 𝑎2 𝑉𝑎𝑖 𝑉𝑎𝑖 1 𝑎2 𝑎 𝑉𝑐
De la même manier, la transformation en composante symétrique s'applique aux courant
𝐼𝑎 1 1 1 𝐼𝑎0 𝐼𝑎0 1 1 1 𝐼𝑎
2 𝑑 𝑑
1 2
[𝐼𝑏 ] = [1 𝑎 𝑎 ] × [𝐼𝑎 ] ⟹ [𝐼𝑎 ] = × [1 𝑎 𝑎 ] × [𝐼𝑏 ] (III-13)
3
𝐼𝑐 1 𝑎 𝑎2 𝐼𝑎𝑖 𝐼𝑎𝑖 1 𝑎2 𝑎 𝐼𝑐
Où : 1 1 1 1 1 1 1
−1
𝐴 = [1 𝑎 2 𝑎 ]; 𝐴 = × [1 𝑎 𝑎2 ]
3
1 𝑎 𝑎2 1 𝑎2 𝑎

Soit trois tensions simples d’équilibre suivantes :


𝑉𝑎 = 104∠30° V; 𝑉𝑏 = 120∠ − 90° V; 𝑉𝑐 = 70∠180° V
En utilisant la méthode des composantes symétriques calculez les tensions composées.

𝑉𝑎 = 104∠30° = 90.067 + 52𝑖 𝑉; 𝑉𝑏 = 120∠ − 90° = −120𝑖 𝑉; 𝑉𝑐 = 70∠180° = −70 V


• Tension de ligne méthode géométrique :
𝑉𝑎𝑏 = 𝑉𝑎 − 𝑉𝑏 = 104∠30° − 120∠ − 90° = 90,067 + 172i = 194,15∠62,36°
𝑉𝑏𝑐 = 𝑉𝑏 − 𝑉𝑐 = 70 − 120i = 138,92∠ − 59,74°
𝑉𝑐𝑎 = 𝑉𝑐 − 𝑉𝑎 = −160,067 − 52i = 168,3∠ − 162°
• Tension de ligne méthode des composantes symétriques :
1 1
𝑉𝑎0 = . (𝑉𝑎 + 𝑉𝑏 + 𝑉𝑐 ) = . (104∠30° + 120∠ − 90° + 70∠180°) = 23.63∠ − 73.6° V
3 3
1 1
𝑉𝑎𝑑 = . (𝑉𝑎 + 𝑎. 𝑉𝑏 + 𝑎2 . 𝑉𝑐 ) = . (104∠30° + 120∠30° + 70∠60°) = 95.58∠37° V
3 3
𝑖
1 2
1
{𝑉𝑎 = 3 . (𝑉𝑎 + 𝑎 . 𝑉𝑏 + 𝑎. 𝑉𝑐 ) = 3 . (104∠30° + 120∠150° + 70∠300°) = 18.51∠67.63° V
𝑉𝑎𝑏 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠30° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠ − 30 = 95,58∠37°. √3∠30° + 18,51∠67,63°. √3∠ − 30°
= 90,067 + 172i
𝑉𝑏𝑐 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠ − 90° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠90° = 95,58∠37°. √3∠ − 90° + 18,51∠67,63°. √3∠90°
= 70 − 120i
𝑉𝑐𝑎 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠150° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠ − 150° = 95,58∠37°. √3∠150° + 18,51∠67,63°. √3∠ − 150°
= −160,067 − 52i
:
Les tensions d’une ligne triphasée non équilibrée sont : 𝑉𝑎𝑏 = 1000∠0°,
𝑉𝑏𝑐 = 866,0254∠ − 150° et 𝑉𝑐𝑎 = 500∠120°.
Déterminez les composantes symétriques des tensions de ligne et de phase, puis trouvez
les tensions de phase 𝑉𝑎𝑛 , 𝑉𝑏𝑛 𝑒𝑡 𝑉𝑐𝑛 .

38 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques

Tension de ligne : 𝑉𝑎𝑏 = 1000∠0°, 𝑉𝑏𝑐 = 866,0254∠ − 150°, 𝑉𝑐𝑎 = 500∠120°


• Les composantes symétriques des tensions de ligne

1 1 1 1 𝑉𝑎𝑏 1 1 1 1 1000∠0°
−1 2 2] × [
𝑈0𝑑𝑖 = 𝐴 × 𝑈𝑎𝑏𝑐 = × [1 𝑎 𝑎 ] × [ 𝑉𝑏𝑐 ] = × [1 𝑎 𝑎 866,0254∠ − 150°]
3 3
1 𝑎2 𝑎 𝑉𝑐𝑎 1 𝑎2 𝑎 500∠120°
0∠30°
𝑈0𝑑𝑖 = [ 763.7626∠ − 10.8934]
288.6751∠30°
• Les composantes symétriques des tensions de phase
𝑈𝑎𝑏 𝑉𝑎 − 𝑉𝑏 𝑉𝑎 𝑉𝑏 𝑉𝑎0 𝑉𝑎0
𝑈0𝑑𝑖 = 𝐴−1 . 𝑈𝑎𝑏𝑐 = 𝐴−1 . [ 𝑈𝑏𝑐 ] = 𝐴−1 . [ 𝑉𝑏 − 𝑉𝑐 ] = 𝐴−1 . [𝑉𝑏 ] − 𝐴−1 . [ 𝑉𝑐 ] = [𝑉𝑎𝑑 ] − [𝑎2 . 𝑉𝑎𝑑 ]
𝑈𝑐𝑎 𝑉𝑐 − 𝑉𝑎 𝑉𝑐 𝑉𝑎 𝑉𝑎𝑖 𝑎. 𝑉𝑎𝑖
0 0
2 𝑑 𝑑 2
𝑈0𝑑𝑖 = [(1 − 𝑎 ). 𝑉𝑎 ] ⟹ 𝑉0𝑑𝑖 = [𝑈𝑎 ⁄(1 − 𝑎 )]
(1 − 𝑎). 𝑉𝑎𝑖 𝑈𝑎𝑖 ⁄(1 − 𝑎)
𝑉𝑎0 = 0∠0°
763.7626∠ − 10.8934
𝑉𝑎𝑑 = = 440.9586∠ − 40.8934°
⟹ (1 − 𝑎2 )
288.6751∠30°
𝑉𝑎𝑖 = = 166.6667∠60°
{ (1 − 𝑎)
• Les tensions de phase
1 1 1 𝑉0 1 1 1 0∠0°
𝑉𝑎𝑏𝑐 = A × 𝑉𝑎0𝑑𝑖 = [1 𝑎2 𝑎 ] × [𝑉𝑑 ] = [1 𝑎2 𝑎 ] × [440.9586∠ − 40.8934°]
1 𝑎 𝑎2 𝑉𝑖 1 𝑎 𝑎2 166.6667∠60°
440.9586∠ − 19.1066°
= [ 600.9252∠ − 166.10° ]
333.3333∠60°
III.2.D- Relation ligne phase
III.2.D.1- Charge en étoile « Y »
Les composantes symétriques pour une charge couplé en étoile :
𝑉𝑎𝑏 = 𝑉𝑎 − 𝑉𝑐 = 𝑉𝑎0 + 𝑉𝑎𝑑 + 𝑉𝑎𝑖 − 𝑉𝑎0 − 𝑎2 . 𝑉𝑎𝑑 − 𝑎. 𝑉𝑎𝑖 = (1 − 𝑎2 )𝑉𝑎𝑑 + (1 − 𝑎)𝑉𝑎𝑖
𝑉𝑎𝑏 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠30° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠ − 30° (III-14)
De la même façon pour 𝑉𝑏𝑐 𝑒𝑡 𝑉𝑐𝑎 on trouve :
𝑑 𝑖
𝑉𝑎𝑏 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠30° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠ − 30 = 𝑉𝑎𝑏 + 𝑉𝑎𝑏
𝑑
{𝑉𝑏𝑐 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠ − 90° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠90° = 𝑉𝑏𝑐 𝑖 (III-15)
+ 𝑉𝑏𝑐
𝑉𝑐𝑎 = √3. 𝑉𝑎𝑑 ∠150° + √3. 𝑉𝑎𝑖 ∠ − 150° = 𝑉𝑐𝑎
𝑑 𝑖
+ 𝑉𝑐𝑎
III.2.D.2- Charge en triangle « D »
De la même façon on peut calculer pour une charge triangle :
𝑑
𝐼𝑎𝑑 𝑖
𝐼𝑎𝑖
𝐼𝑎𝑏 = ∠30° 𝐼𝑎𝑏 = ∠ − 30° (III-16)
√3 √3

39 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre III : Système d’unités relatives et Composantes symétriques

La phase « c » d'une ligne triphasée est ouverte. Le courant circulant de 10 A sur la phase « a »
vers la charge connectée en triangle. Trouvez les composantes symétriques des courants de ligne.

Le courant dans la phase « A » comme référence :


ሬሬሬԦ 𝒂
𝐼𝑎 = 10∠0° A 𝑰𝒂
{ 𝐼𝑏 = 10∠180° A 𝒁 𝒁
ሬሬሬԦ
𝑰𝒃 𝒃 𝒁
𝐼𝑐 = 0∠0° A
𝒄
ሬሬሬԦ
𝑰𝒄

𝐼𝑎0𝑑𝑖 = 𝐴−1 × 𝐼𝑎𝑏𝑐


1 1 1 1 𝐼𝑎
2
= × [1 𝑎 𝑎 ] × [𝐼𝑏 ]
3
1 𝑎2 𝑎 𝐼𝑐
1 1 1 1 10∠0° 0∠0°
= × [1 𝑎 𝑎2 ] × [10∠180°] = [5.7735∠ − 30°]
3
1 𝑎2 𝑎 0∠0° 5.7735∠ + 30°
0∠0°
𝐼𝑏0𝑑𝑖 = 𝐴−1 × 𝐼𝑏𝑐𝑎 = [5.7735∠ − 150°]
5.7735∠ + 150°
0∠0°
𝐼𝑐0𝑑𝑖 = 𝐴−1 × 𝐼𝑐𝑎𝑏 == [5.7735∠ − 90°]
5.7735∠ + 90°

40 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances

Sommaire Ch. IV
Écoulement des puissances..................................................... 42
IV.1- Introduction ......................................................................................................... 42
IV.2- Description d’un système électrique ................................................................. 42
IV.3- Théorie de graphe ............................................................................................... 43

IV.3.A- Matrice d’incidence .................................................................................................. 43


IV.3.A.1- Matrice d’incidence nodale {Branch - Path Incidence Matrix}..................................... 44
IV.3.A.2- Matrice d'incidence de boucle de base {Basic Cut-Set Incidence Matrix}.................... 44
IV.3.A.3- Matrice Incidence des mailles fondamentales {Basic Loop Incidence Matrix} ............ 44
IV.3.B- Matrice d’admittance et d’impédance ...................................................................... 44

IV.3.C- Lignes mutuellement couplées ................................................................................. 45


IV.3.C.1- Réseau de quatre nœuds ................................................................................................. 45
IV.3.C.2- Réseau à trois nœuds ...................................................................................................... 45
IV.3.C.3- Résolution avec théorie des graphes .............................................................................. 46

IV.4- Algorithme de la matrice d'admittance ............................................................ 47


IV.4.A- Réseau à deux nœuds................................................................................................ 47
IV.4.B- Réseau à n nœuds...................................................................................................... 47

IV.5- Détermination directe de la matrice d’impédance .......................................... 48


IV.5.A- Ajout d'un nouveau nœud à un nœud existant via une impédance ........................... 48
IV.5.B- Ajout d'une impédance entre deux nœuds existants ................................................. 48

IV.6- Thevenin impédance ........................................................................................... 52


IV.7- Méthode de Gauss-Seidel ................................................................................... 53

IV.8- Méthode de Newton Raphson ............................................................................ 56


IV.8.A- Méthode de Newton Raphson avec les cordonnes rectangulaires ............................ 56

IV.8.B- Méthode de Newton Raphson avec les cordonnes polaires ...................................... 60

41 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances

Écoulement des puissances


IV.1- Introduction
Les études de flux de puissance sont d'une grande importance dans la planification et la conception
de l'expansion future des systèmes d'alimentation, ainsi que dans la détermination du meilleur
fonctionnement des systèmes existants. La principale information obtenue à partir d'une étude de flux
de puissance est la magnitude et l'angle de phase de la tension à chaque nœud et la puissance active
et réactive circulant dans chaque ligne.
Cependant, l’impression de la solution à partir de programmes informatiques utilisés par
les sociétés de distribution d’électricité fournit beaucoup d’informations de valeur supplémentaires.

IV.2- Description d’un système électrique


Afin de décrire la structure géométrique d'un réseau, il suffit de remplacer les composants
du réseau par de simples segmentations sans voir leur propre caractéristique.
Parmi les différents modèles mathématiques qui décrivent ce réseau, nous citerons le modèle dit
" modèle des potentiels nodaux ". Ce modèle est très utilisé aux problèmes de répartition économique
d'énergie électrique.

𝑆𝐺1 = 𝑃𝐺1 + 𝑖𝑄𝐺1 𝑆𝐺2 = 𝑃𝐺2 + 𝑖𝑄𝐺2


G G
𝐵1 : 𝑉1 ∠𝜑1 𝐵2 : 𝑉2 ∠𝜑2

Ligne 1
Ligne 2 Ligne 3
𝑆𝑐2 = 𝑃𝑐2 + 𝑖𝑄𝑐2
𝐵3 : 𝑉3 ∠𝜑3

𝑆𝑐3 = 𝑃𝑐3 + 𝑖𝑄𝑐3


Figure IV-1 : Structure géométrique d'un réseau à trois nœuds
Il faut distinguer :
• Les nœuds producteurs (associés aux centrales) où la puissance active et le module
de la tension sont connus.
• Les nœuds consommateurs (associés aux charges) où les puissances actives et réactives sont
connues.
• Le nœud balancier (associé à une centrale généralement la plus puissante) où le module
de la tension et la phase de celle-ci sont connus. Généralement on fixe la phase 𝜑 = 0 et
les phases des tensions des autres nœuds sont calculées par rapport au nœud balancier.

Á retenir

Type Données Inconnues


Nœud producteur 𝑷 𝒆𝒕 𝑽 𝑸 𝒆𝒕 𝝋
Nœud consommateur 𝑷 𝒆𝒕 𝑸 𝑽 𝒆𝒕 𝝋
Nœud balancier 𝑽 𝒆𝒕 𝝋 𝑷 𝒆𝒕 𝑸

42 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.3- Théorie de graphe
Un réseau de transport, comme tout réseau, peut être représente sous forme de graphe.
Un graphe 𝐺(𝑛, 𝑒) est la donnée du couple (𝑛, 𝑒)où « 𝑛 » le nombre de nœuds et "𝑒"est le nombre
d’arc.
 Un graphe G d'ordre n connexe comporte au moins 𝑛 − 1 arcs.
• Un chemin "𝑃" est simple si chaque arc du chemin est emprunté une seule fois
(Exemple : 𝑃 = {0,1,2,4})
• Un cycle "𝐶" est un chemin simple finissant à son point de départ (boucle).
(Exemple : 𝐶 = {0,1,2,3,0})
• Connexité : un graphe est connexe s’il existe un chemin entre chaque paire de sommets
(pas de chemin ou point isolés).
• Graphe acyclique : Un graphe acyclique G à n sommets possède au plus « n-1 » arêtes.
• Arbre : Un arbre est un graphe connexe sans cycle.
▪ Un arbre à B branche où "𝑏 = 𝑛 − 1".
▪ "𝑙 = 𝑒 − 𝑏 = 𝑒 − 𝑛 + 1"
• Boucle de Base : Une boucle qui est formée par la fermeture d'une seule liaison est appelée boucle
de base.

(a) (b) (c)


𝟏 2 𝟏 2 𝟏 2
3 3 3

5 4 5 4 5 4
𝑛 = 5; 𝑒 = 6 𝑙 =𝑒−𝑏
𝑏 =𝑛−1=4 𝑙 =𝑒−𝑛+1=3
Figure IV-2 : Présentation par théorie des graphes d’un réseau
(a) Graphe; (b) Ardre (Tree) ; (c) Co-Ardre (Co-Tree)
L’addition de chaque lien dans l'arbre fermera une nouvelle boucle.
Les coupes de base sont ceux qui 1 2
contiennent une seule branche. Le nombre
3
de coupures de base est égal au nombre de
branches. Une matrice d'admittance peut
être formée à partir des ensembles coupés.
5 4

Figure IV-3 : Présentation des boucles de base


IV.3.A- Matrice d’incidence
Il existe plusieurs matrices d'incidence qui sont importantes dans le développement
des différentes matrices de réseaux telles que la matrice d'impédance de bus, la matrice d'admittance
de branche etc…
Ces différentes matrices d'incidence sont fondamentalement dérivées de la connectivité
ou de l'incidence d'un élément sur un nœud. La matrice d'incidence A aura la dimension (𝑒 × 𝑛).

43 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.3.A.1- Matrice d’incidence nodale {Branch - Path Incidence Matrix}
Le réseau contient une référence, en fait, n'importe quel nœud du graphe connecté peut être
sélectionné comme nœud de référence. La matrice obtenue en supprimant la colonne correspondant
au nœud de référence est appelée matrice d'incidence de nœud.
IV.3.A.2- Matrice d'incidence de boucle de base {Basic Cut -Set Incidence Matrix}
La matrice d'incidence de boucle de base B montre l'incidence des éléments du graphe connecté
sur les boucles de base.
IV.3.A.3- Matrice Incidence des mailles fondamentales {Basic Loop Incidence
Matrix}
Elle comporte autant de lignes qu'il y a de segments dans le graphe (e) et autant de colonnes
qu'il y a de liens dans l’arbre (m). On obtient cette matrice (e×m), une fois l'arbre choisi,
en ajoutant un à un les liens dans le graphe. Une maille fondamentale (une colonne de la matrice C)
est ainsi formée. L'orientation de la maille est celle du lien qui la définit. La matrice
des mailles Fondamentales permet aussi d'exprimer une généralisation de la loi de Kirchhoff des
tensions.
IV.3.B- Matrice d’admittance et d’impédance
La matrice d'admittance de bus peut être trouvée par approche graphique :
𝑌𝐵𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 × 𝑦 × 𝐴 (IV-1)
Où : 𝐴 : est la matrice d’incidence de nœud ; 𝑦 : est la matrice primitive d'admittance.

Soit le réseau montre sur la figure :

1 3 2

𝑧13 = 0.067 + 0.172𝑖 𝑝𝑢 𝑧12 = 0.0098 + 0.0392𝑖 𝑝𝑢

Déterminer avec la technique de la théorie des graphe la matrice d’admittance.

𝐺 = (3,2); 𝑛 = {1,2,3}; 𝑒 = {(1,2), (1,3)}


𝑛 1 A
2
"1" "2" "3"
𝑒
B
𝐴 = 1−2 1 -1 0
3
𝐵 = 1−3 1 0 -1
1 1
1 −1 0
𝐴=[ ] ⟹ 𝐴𝑡 = [−1 0 ]
1 0 −1
0 −1
𝑦12 0 6 − 24𝑖 0
La matrice d’admittance 𝑦=[ ]=[ ]
0 𝑦13 0 2 − 5𝑖
Donc la matrice d’admittance de bus
1 1
6 − 24𝑖 0 1 −1 0
𝑌𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 × 𝑦 × 𝐴 = [−1 0 ] × [ ]×[ ]
0 2 − 5𝑖 1 0 −1
0 −1
6 − 24𝑖 2 − 5𝑖 8 − 29𝑖 −6 + 24𝑖 −2 + 5𝑖
1 −1 0
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [−6 + 24𝑖 0 ] × [ ] = [ −6 + 24𝑖 6 − 24𝑖 0 ]
1 0 −1
0 −2 + 5𝑖 −2 + 5𝑖 0 2 − 5𝑖

44 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.3.C- Lignes mutuellement couplées
IV.3.C.1- Réseau de quatre nœuds
Il s’agit de deux lignes mutuellement couplées qui font partie d'un réseau mais qui ne sont pas
couplées inductivement.
Supposons deux lignes mutuellement couplées avec
𝐼12 𝑦12
une admittance 𝑦𝑚 . 1 2
𝐼 𝑦12 𝑦𝑚 𝑉12
[ 12 ] = [ 𝑦 𝑦34 ] × [ ] 𝑦𝑚
𝐼34 𝑚 𝑉34 𝐼34 𝑦34
𝐼 𝑦12 𝑦𝑚 𝑉1 − 𝑉2 3 4
[ 12 ] = [ 𝑦 𝑦34 ] × [ ]
𝐼34 𝑚 𝑉3 − 𝑉4
Figure IV-4 : Réseau de quatre nœuds
On a : 𝑉1 𝑉1
𝑉1 − 𝑉2 1 −1 0 0 𝑉 𝑉
[ ]=[ ] × [ 2] = 𝐴 × [ 2]
𝑉3 − 𝑉4 0 0 1 −1 𝑉3 𝑉3
𝑉4 𝑉4
De même : 𝐼1 1 0
𝐼 −1 0 𝐼 𝐼
[ 2] = [ ] × [ 12 ] = 𝐴𝑡 × [ 12 ]
𝐼3 0 1 𝐼34 𝐼34
𝐼4 0 −1
On remplace à l’équation
𝐼1 𝑉1 𝐼1 𝑉1
𝐼 𝑦 12 𝑦 𝑚 𝑉 𝐼 𝑦 12 𝑦𝑚 𝑉
(𝐴𝑡 )−1 × [ 2 ] = [ 𝑦 2 2 𝑡
𝑦34 ] × 𝐴 × [𝑉3 ] ⟹ [𝐼3 ] = 𝐴 × [ 𝑦𝑚 𝑦34 ] × 𝐴 × [𝑉3 ]
2
𝐼3 𝑚
𝐼4 𝑉4 𝐼4 𝑉4
D’où la matrice d’admittance
𝑦12 −𝑦12 𝑦𝑚 −𝑦𝑚
−𝑦12 𝑦12 −𝑦𝑚 𝑦𝑚
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ 𝑦 −𝑦𝑚 𝑦34 −𝑦34 ] (IV-2)
𝑚
−𝑦𝑚 𝑦𝑚 −𝑦34 𝑦34
IV.3.C.2- Réseau à trois nœuds
𝐼 = 𝑦12 𝑉21 + 𝑦𝑚 𝑉31
{2
𝐼3 = 𝑦13 𝑉31 + 𝑦𝑚 𝑉21 2 𝑦12 1
𝐼 = 𝑦12 (𝑉2 − 𝑉1 ) + 𝑦𝑚 (𝑉3 − 𝑉1 )
⟹{2
𝐼3 = 𝑦13 (𝑉3 − 𝑉1 ) + 𝑦𝑚 (𝑉2 − 𝑉1 ) 𝑦𝑚
𝐼 = −(𝑦12 + 𝑦𝑚 )𝑉1 + 𝑦12 𝑉2 + 𝑦𝑚 𝑉3
⟹{2 3
𝐼3 = −(𝑦13 + 𝑦𝑚 )𝑉1 + 𝑦𝑚 𝑉2 + 𝑦13 𝑉3 𝑦13

Figure IV-5 : Réseau à trois nœuds


On a : 𝐼1 = −𝐼2 − 𝐼3
𝐼1 = (𝑦12 + 𝑦13 + 2𝑦𝑚 )𝑉1 − (𝑦12 + 𝑦𝑚 )𝑉2 − (𝑦13 + 𝑦𝑚 )𝑉3
{𝐼2 = −(𝑦12 + 𝑦𝑚 )𝑉1 + 𝑦12 𝑉2 + 𝑦𝑚 𝑉3
𝐼3 = −(𝑦13 + 𝑦𝑚 )𝑉1 + 𝑦𝑚 𝑉2 + 𝑦13 𝑉3
𝐼1 𝑦12 + 𝑦13 + 2𝑦𝑚 −𝑦12 − 𝑦𝑚 −𝑦13 − 𝑦𝑚 𝑉1
⟺ [𝐼2 ] = [ −𝑦12 − 𝑦𝑚 𝑦12 𝑦𝑚 ] × [𝑉2 ]
𝐼3 −𝑦13 − 𝑦𝑚 𝑦𝑚 𝑦13 𝑉3
𝑦12 + 𝑦13 + 2𝑦𝑚 −𝑦12 − 𝑦𝑚 −𝑦13 − 𝑦𝑚
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ −𝑦12 − 𝑦𝑚 𝑦12 𝑦𝑚 ] (IV-3)
−𝑦13 − 𝑦𝑚 𝑦𝑚 𝑦13

45 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.3.C.3- Résolution avec théorie des graphes
𝐺 = (3,2); 𝑛 = {1,2,3}; 𝑒 = {(1,2), (1,3)}
𝑛 A
1 2
"1" "2" "3"
𝑒
B
𝐴 = 1−2 1 -1 0 3
𝐵 = 1−3 1 0 -1
1 1 𝑦12 𝑦𝑚
1 −1 0
𝐴=[ ] ⟹ 𝐴𝑡 = [−1 0 ] ; 𝑦 = [𝑦𝑚 𝑦 ]
1 0 −1 13
0 −1
Donc la matrice d’admittance de bus
1 1 𝑦12 𝑦𝑚 1 −1 0
𝑌𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 × 𝑦 × 𝐴 = [−1 0 ] × [𝑦𝑚 𝑦 ] × [ ]
13 1 0 −1
0 −1
𝑦12 + 𝑦𝑚 𝑦13 + 𝑦𝑚
= [ −𝑦12 −𝑦𝑚 ] × [1 −1 0 ]
−𝑦𝑚 −𝑦13 1 0 −1
𝑦12 + 𝑦13 + 2𝑦𝑚 −𝑦12 − 𝑦𝑚 −𝑦13 − 𝑦𝑚
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ −𝑦12 − 𝑦𝑚 𝑦12 𝑦𝑚 ] (IV-4)
−𝑦13 − 𝑦𝑚 𝑦𝑚 𝑦13

On prend l’exemple précédant avec une admittance mutuelle de 𝑦𝑚 = 3𝑖 𝑆 entre les deux lignes :
Déterminer la matrice d’admittance.

1 0 0
0 0 1 3 𝑦13 = 2 − 5𝑖 𝑝𝑢 1
𝐴=[ ];
1 −1 0
1 0 −1 𝑦33 =0.2i 𝑦𝑚 = 3𝑖 𝑝𝑢
1 0 1 1 pu 𝑦11 =0.3i pu
𝐴𝑡 = [0 0 −1 0 ] 2 𝑦12 = 6 − 24𝑖 𝑝𝑢
0 1 0 −1
𝑦11 0 0 0 0.3𝑖 0 0 0
0 𝑦33 0 0 0 0.2𝑖 0 0
𝑦=[ ]=[ ]
0 0 𝑦12 𝑦𝑚 0 0 6 − 24𝑖 3𝑖
0 0 𝑦𝑚 𝑦13 0 0 3𝑖 2 − 5𝑖
La matrice d’admittance
0.3𝑖 0 0 0 1 0 0
1 0 1 1
0 0.2𝑖 0 0 0 0 1
𝑌𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 × 𝑦 × 𝐴 = [0 0 −1 0 ] × [ ]×[ ]
0 0 6 − 24𝑖 3𝑖 1 −1 0
0 1 0 −1
0 0 3𝑖 2 − 5𝑖 1 0 −1
1 0 0
0.3𝑖 0 6 − 21𝑖 2 − 2𝑖 8 − 22.7𝑖 −6 + 21𝑖 −2 + 2𝑖
0 0 1
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ 0 0 −6 + 24𝑖 −3𝑖 ] × [ ] = [−6 + 21𝑖 6 − 24𝑖 3𝑖 ]
1 −1 0
0 0.2𝑖 −3𝑖 −2 + 5𝑖 −2 + 2𝑖 3𝑖 2 − 4.8𝑖
1 0 −1

46 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.4- Algorithme de la matrice d'admittance
Pour la résolution d’un 𝑆𝐺1 = 𝑃𝐺1 + 𝑗𝑄𝐺1 𝑆𝑐2 = 𝑃𝑐2 + 𝑗𝑄𝑐2
problème de répartition de G
𝐵1 : 𝑉1 ∠𝜑1 𝐵2 : 𝑉2 ∠𝜑2
charges, il est plus commode de
travailler avec les admittances Ligne
plutôt qu’avec les impédances. Figure IV-6 : Cas d'un réseau à deux nœuds
IV.4.A- Réseau à deux nœuds

𝐼1 𝐼𝐿 𝑍 𝐼2


𝑉1 𝑦12 ′
𝑦21
𝑉2
2 2

Figure IV-7 : Modèle en 𝜋 d’une ligne électrique



𝑦12
𝐼1 = × 𝑉1 + 𝑦12 × (𝑉1 − 𝑉2 )
Définissons les écoulements courants dans le circuit : { 2

𝑦21
𝐼2 = × 𝑉2 + 𝑦21 × (𝑉2 − 𝑉1 )
2

𝑦12
𝐼1 = ( + 𝑦12 ) × 𝑉1 − 𝑦12 × 𝑉2
2
D’où : ′ (IV-5)
𝑦21
𝐼2 = −𝑦21 × 𝑉1 + ( + 𝑌21 ) × 𝑉2
{ 2
′ ′
𝑦12 𝑦21
𝑂𝑛 𝑝𝑜𝑠𝑒: 𝑌11 = + 𝑦12 ; 𝑌12 = −𝑦12 ; 𝑌21 = −𝑦21 ; 𝑌22 = + 𝑦21
2 2
𝐼 𝑌 𝑌 𝑉
[ 1 ] = [ 11 12 ] . [ 1 ]
𝐼2 𝑌21 𝑌22 𝑉2
IV.4.B- Réseau à n nœuds
Dans un réseau comprenant n nœuds, les équations reliant les tensions aux nœud E
et les courants injectés aux nœuds forment donc un système linéaire d'ordre n :
𝐼1 𝑌11 ⋯ 𝑌1𝑛 𝑉1 𝐼: Le courant injecté en un nœud.
[⋮]=[ ⋮ ⋱ ⋮ ] . [ ⋮ ] ⟹ 𝐼 = 𝑌. 𝑉 𝑌: Matrice d'admittance aux nouds.
𝐼𝑛 𝑌𝑛1 ⋯ 𝑌𝑛1 𝑉𝑛
𝑉: La tension phase/terre.
La matrice d'admittance d’un réseau peut être calculer :
𝑌𝑘𝑚 = −𝑦𝑘𝑚 ; 𝑘 ≠ 𝑚 𝑙′𝑎𝑑𝑚𝑖𝑡𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑚𝑢𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒
𝑛 ′ 𝑛
𝑦𝑘𝑚 (IV-6)
𝑌𝑘𝑘 = ∑ 𝑦𝑘𝑚 + ∑ ; 𝑘 = 𝑚 𝑙 ′ 𝑎𝑑𝑚𝑖𝑡𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒
2
𝑚=1 𝑚=1
{ 𝑚≠𝑘

47 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances

On prend l’Exemple n≗ IV.2 ; Déterminer la matrice d’admittance.

Les éléments diagonaux : 𝑌11 = 𝑦11 + 𝑦12 + 𝑦13 = 0.3𝑖 + 6 − 24𝑖 + 2 − 5𝑖 = 8 − 28.7𝑖 ;
𝑌22 = 𝑦21 = 6 − 24𝑖 ;
𝑌33 = 𝑦33 + 𝑦13 = 0.2𝑖 + 2 − 5𝑖 = 2 − 4.8𝑖 ;
Les éléments non diagonaux : 𝑌12 = −𝑦12 = −6 + 24𝑖 ;
𝑌13 = −𝑦13 = −2 + 5𝑖 ;
𝑌23 = −𝑦23 = 0 .
8 − 28.7𝑖 −6 + 24𝑖 −2 + 5𝑖
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [−6 + 24𝑖 6 − 24𝑖 0 ]
−2 + 5𝑖 0 2 − 4.8𝑖
IV.5- Détermination directe de la matrice d’impédance
Nous allons maintenant utiliser les méthodes la technique d’addition progressive des nœuds et des
branches au nœud de référence.
IV.5.A- Ajout d'un nouveau nœud à un nœud existant via une impédance

C'est le cas lorsqu'un nœud, qui n'a pas fait partie du réseau k
𝑖𝑘 𝑖𝑘 + 𝑖𝑝
d'origine, est ajouté à un nœud existant via une ligne de
transmission d'impédance 𝑍𝑎 . On notera à partir de cette
figure que le courant 𝐼𝑝 issu du nœud p va modifier la tension Réseau
p 𝑧𝑎
du bus k. Nous aurons alors : existant
𝑖𝑝
𝑉𝑖 = 𝑍𝑖1 𝐼1 + 𝑍𝑖2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑖𝑘 (𝐼𝑘 + 𝐼𝑝 ) + ⋯ + 𝑍𝑖𝑛 𝐼𝑛
De plus, la tension du nœud p est donnée par :
𝑉𝑝 = 𝑍𝑎 𝐼𝑝 + 𝑉𝑘 Figure IV-8 : A. Ajout d'un
nouveau nœud
On remplace 𝑉𝑘 on aura :
𝑉𝑝 = 𝑍𝑘1 𝐼1 + 𝑍𝑘2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑘𝑘 (𝐼𝑘 + 𝐼𝑝 ) + ⋯ + 𝑍𝑖𝑛 𝐼𝑛 + 𝑍𝑎 𝐼𝑝
Nous pouvons alors écrire les relations :
𝑉1 𝑍11 𝑍12 … 𝑍1𝑘 𝐼1
𝑉 𝑍 𝑍22 … 𝑍2𝑘 𝐼
[…2.] = [ 21 ] × [ 2] (IV-7)
… … … … …
𝑉𝑝 𝑍𝑘1 𝑍𝑘2 … 𝑍𝑘𝑘 + 𝑍𝑎 𝐼𝑏
IV.5.B- Ajout d'une impédance entre deux nœuds existants
k
Supposons que l'on ajoute une impédance 𝑍𝑏
𝑖𝑘 𝑖𝑘 − 𝑖𝑏
entre deux nœuds existants k et j comme le montre la
figure.
En conséquence, la tension du nœud i sera : Réseau
j 𝑧𝑏 𝑖𝑏
𝑉𝑖 = 𝑍𝑖1 𝐼1 + 𝑍𝑖2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑖𝑗 (𝐼𝑗 + 𝐼𝑏 ) existant
𝑖𝑗
+ 𝑍𝑖𝑘 (𝐼𝑘 − 𝐼𝑏 ) + ⋯ + 𝑍𝑖𝑛 𝐼𝑛
D’où : 𝑖𝑗 − 𝑖𝑏
Figure IV-9 : Ajout d'une impédance

48 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
𝑉𝑖 = 𝑍𝑖1 𝐼1 + 𝑍𝑖2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑖𝑗 𝐼𝑗 + 𝑍𝑖𝑘 𝐼𝑘 + ⋯ + 𝑍𝑖𝑛 𝐼𝑛 + (𝑍𝑖𝑗 − 𝑍𝑖𝑘 )𝐼𝑏 (IV-8)
𝑉𝑗 = 𝑍𝑗1 𝐼1 + 𝑍𝑗2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑗𝑗 𝐼𝑗 + 𝑍𝑗𝑘 𝐼𝑘 + ⋯ + 𝑍𝑗𝑛 𝐼𝑛 + (𝑍𝑗𝑗 − 𝑍𝑗𝑘 )𝐼𝑏
{
𝑉𝑘 = 𝑍𝑘1 𝐼1 + 𝑍𝑘2 𝐼2 + ⋯ + 𝑍𝑘𝑗 𝐼𝑗 + 𝑍𝑘𝑘 𝐼𝑘 + ⋯ + 𝑍𝑘𝑛 𝐼𝑛 + (𝑍𝑘𝑗 − 𝑍𝑘𝑘 )𝐼𝑏
Nous allons maintenant devoir éliminer 𝐼𝑏 des équations ci-dessus. Pour ce faire, nous notons que :
𝑉𝑘 − 𝑉𝑗 = 𝑧𝑏 𝐼𝑏 ⟹ 0 = 𝑧𝑏 𝐼𝑏 − 𝑉𝑘 + 𝑉𝑗 (IV-9)
On remplace les tension 𝑉𝑘 𝑒𝑡 𝑉𝑗 on aura :
0 = 𝑧𝑏 𝐼𝑏 + (𝑍𝑗1 − 𝑍𝑘1 )𝐼1 + ⋯ + ⋯ + (𝑍𝑗𝑛 − 𝑍𝑘𝑛 )𝐼𝑛 + (𝑍𝑗𝑗 + 𝑍𝑘𝑘 − 𝑍𝑗𝑘 − 𝑍𝑘𝑗 )𝐼𝑏 (IV-10)
Nous pouvons alors écrire les relations :
𝑉1 𝑍11 𝑍12 … 𝑍1𝑗 − 𝑍1𝑘 𝐼1
𝑉 𝑍 𝑍 … 𝑍 − 𝑍 𝐼
[ 2] = [ 21 22 2𝑗 2𝑘
] × [ 2] (IV-11)
…. … … … … …
0 𝑍𝑗1 − 𝑍𝑘1 𝑍𝑗2 − 𝑍2𝑘 … 𝑍𝑏 𝐼𝑏
Avec : 𝑍𝑏 = 𝑧𝑏 + 𝑍𝑗𝑗 + 𝑍𝑘𝑘 − 𝑍𝑗𝑘 − 𝑍𝑘𝑗 (IV-12)
Après cette étape il faut procéder à l’élimination de la dernier ligne et colonne avec la technique
de Kron’s.
𝑎𝑖𝑘 𝑎𝑘𝑗
Réduction de Kron’s 𝑎𝑖𝑗 = 𝑎𝑖𝑗 − (IV-13)
𝑎𝑘𝑘

𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25


1 2
𝑧12 =j0.2 0
G G
Déterminer la matrice d’impédance du
réseau montre sur la figure. 𝑧13 =j0.25 𝑧23 =j0.4 𝑧24 = 𝑗0.5
3 4

𝑧34 = 𝑗0.4

Étape 1 :
Commencez avec Nœud 1. Supposons que aucun 𝑧11 = 𝑗0.25
autre bus ou ligne n'existe dans le système. 1
𝑍𝐵𝑢𝑠 = 𝑗0.25
G

Étape 2 :
Nous ajoutons maintenant le nœud 2 au référence 𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
Le diagramme d'impédance du système est
1 0 2
illustré à la Figure. Nous pouvons ensuite
modifier G G
𝑗0.25 0
𝑍𝐵𝑢𝑠 = [ ]
0 𝑗0.25

49 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre IV : Écoulement des puissances
Étape 3 :
Nous ajoutons maintenant une impédance de 𝑗0.2 𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
par unité entre les nœuds 1 et 2, comme le montre 1 2
𝑧12 =j0.2 0
la figure.
0.25𝑖 0 0.25𝑖 G G
𝑍𝐵𝑢𝑠 = [ 0 0.25𝑖 −0.25𝑖 ]
0.25𝑖 −0.25𝑖 0.2𝑖 + 0.25𝑖 + 0.25𝑖
En éliminant la dernière ligne et la dernière colonne en utilisant la réduction de Kron, nous
obtenons :
𝑎13 𝑎31 𝑎13 𝑎32 𝑎23 𝑎31 𝑎23 𝑎32
𝑎11 = 𝑎11 − ; 𝑎12 = 𝑎12 − ; 𝑎21 = 𝑎21 − ; 𝑎22 = 𝑎22 − ;
𝑎33 𝑎33 𝑎33 𝑎33
0.25𝑖 × 0.25𝑖 0.25𝑖 × 0.25𝑖
0.25𝑖 − 0+
0.7𝑖 0.7𝑖 0.1607𝑖 0.0893𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 = [ ]=[ ]
0.25𝑖 × 0.25𝑖 0.25𝑖 × 0.25𝑖 0.0893𝑖 0.1607𝑖
0+ 0.25𝑖 −
0.7𝑖 0.7𝑖
Étape 4 :
Nous ajoutons maintenant le nœud 3 au bus 1 par 𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
l'intermédiaire d'une impédance de 0,25𝑖, comme 1 2
𝑧12 =j0.2 0
le montre la figure. G G
0.1607𝑖 0.0893𝑖 0.1607𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 = [0.0893𝑖 0.1607𝑖 0.0893𝑖 ]
0.1607𝑖 0.0893𝑖 0.4107𝑖 𝑧13 =j0.25
𝑍13 = 𝑍11 𝑍31 = 𝑍11
3

𝑍23 = 𝑍21 𝑍32 = 𝑍12

𝑍33 = 𝑧13 + 𝑍11 = 0.25𝑖 + 0.1607𝑖 = 0.4107𝑖


Étape 5 :
Raccorder les nœud 2 et 3 par l'intermédiaire 𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
d'une impédance de 𝑗0.4 par unité comme indiqué 1 2
𝑧12 =j0.2 0
sur la Figure. G G
𝑍𝐵𝑢𝑠
0.1607𝑖 0.0893𝑖 0.1607𝑖 −0.0714𝑖
0.0893𝑖 0.1607𝑖 0.0893𝑖 0.0714𝑖 𝑧13 =j0.25 𝑧23 =j0.4
=[ ]
0.1607𝑖 0.0893𝑖 0.4107𝑖 −0.3214𝑖
−0.0714𝑖 0.0714𝑖 −0.3214𝑖 0.7928𝑖
3

𝑍14 = 𝑍12 − 𝑍13 𝑍24 = 𝑍22 − 𝑍23 𝑍34 = 𝑍32 − 𝑍33

𝑍41 = 𝑍21 − 𝑍31 𝑍42 = 𝑍22 − 𝑍32 𝑍43 = 𝑍23 − 𝑍33

𝑍44 = 𝑧23 + 𝑍22 + 𝑍33 − 𝑍23 − 𝑍32 = 0.4𝑖 + 0.1607𝑖 + 0.4107𝑖 − 0.0893𝑖 − 0.0893𝑖
= 0.7928𝑖;

50 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
En utilisant la réduction de Kron nous obtenons la 0.1543𝑖 0.0957𝑖 0.1318𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 = [0.0957𝑖 0.1543𝑖 0.1182𝑖 ]
matrice suivante :
0.1318𝑖 0.1182𝑖 0.2804𝑖
Étape 6 :
Nous ajoutons maintenant un nouveau nœud 4 au 𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
nœud 2 par l'intermédiaire d'une impédance de 1 2
𝑧12 =j0.2 0
𝑗0.5 comme indiqué sur la Figure.
G G
0.1543𝑖 0.0957𝑖 0.1318𝑖 0.0957𝑖
0.0957𝑖 0.1543𝑖 0.1182𝑖 0.1543𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 =[ ]
0.1318𝑖 0.1182𝑖 0.2804𝑖 0.1182𝑖 𝑧13 =j0.25 𝑧23 =j0.4
0.0957𝑖 0.1543𝑖 0.1182𝑖 0.6543𝑖 𝑧24 = 𝑗0.5
𝑍44 = 𝑧24 + 𝑍22 = 0.5𝑖 + 0.1543 = 0.6543𝑖
3 4

Étape 7 :
𝑧11 = 𝑗0.25 𝑧22 =j0.25
Enfin, nous raccordons les nœuds 3 et 4 par
1 2
l'intermédiaire d'une impédance de 𝑗0.4 pour 𝑧12 =j0.2 0
obtenir le réseau de la figure. G G

𝑧13 =j0.25 𝑧23 =j0.4 𝑧24 = 𝑗0.5

3 4

𝑧34 = 𝑗0.4
0.1543𝑖 0.0957𝑖 0.1317𝑖 0.0957𝑖 0.0360𝑖
0.0957𝑖 0.1542𝑖 0.1182𝑖 0.1542𝑖 −0.0360𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 = 0.1317𝑖 0.1182𝑖 0.2804𝑖 0.1182𝑖 0.1622𝑖
0.0957𝑖 0.1542𝑖 0.1182𝑖 0.6542𝑖 −0.5360𝑖
[0.0360𝑖 −0.0360 0.1622𝑖 −0.5360𝑖 1.0982𝑖 ]
𝑍15 = 𝑍13 − 𝑍14 𝑍25 = 𝑍23 − 𝑍24 𝑍35 = 𝑍33 − 𝑍34 𝑍45 = 𝑍43 − 𝑍44

𝑍51 = 𝑍31 − 𝑍41 𝑍52 = 𝑍32 − 𝑍42 𝑍53 = 𝑍33 − 𝑍43 𝑍54 = 𝑍34 − 𝑍44

𝑍55 = 𝑧34 + 𝑍33 + 𝑍44 − 𝑍34 − 𝑍43 = 0.4𝑖 + 0.2804𝑖 + 0.6542𝑖 − 0.1182𝑖 − 0.1182𝑖
= 1.0982𝑖
En utilisant la réduction de Kron nous obtenons la matrice suivante :
𝑎15 𝑎51 0.036𝑖
𝑎11 = 𝑎11 − = 0.1543𝑖 − 0.036𝑖 × = 0.1531𝑖;
𝑎55 1.0982𝑖
𝑎15 𝑎52 0.036𝑖
𝑎12 = 𝑎12 − = 0.0957𝑖 + 0.036𝑖 × = 0.0969𝑖
𝑎55 1.0982𝑖
𝑎15 𝑎53 0.1622𝑖
𝑎13 = 𝑎13 − = 0.1317𝑖 − 0.036𝑖 × = 0.0969𝑖
𝑎55 1.0982𝑖
𝑎15 𝑎54 0.536𝑖
𝑎14 = 𝑎14 − = 0.0957𝑖 + 0.036𝑖 × = 0.1133𝑖
𝑎55 1.0982𝑖

51 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
0.1531𝑖 0.0969𝑖 0.1264𝑖 0.1133𝑖
0.0969𝑖 0.1531𝑖 0.1236𝑖 0.1367𝑖
𝑍𝐵𝑢𝑠 =[ ]
0.1264𝑖 0.1236𝑖 0.2565𝑖 0.1974𝑖
0.1133𝑖 0.1367𝑖 0.1974𝑖 0.3926𝑖
IV.6- Thevenin impédance
Pour établir des relations entre les éléments de la G
G
matrice 𝑍𝑏𝑢𝑠 et l'équivalent de Thevenin, considérons 1 2
l'exemple d’un réseau à deux nœuds. 𝑧12
1 1 1 𝑧11 + 𝑧12 1
+ − −
𝑧 𝑧12 𝑧12 𝑧 .𝑧 𝑧12
𝑌𝑏𝑢𝑠 = 11 = 11 12 𝑧11 𝑧22
1 1 1 1 𝑧22 + 𝑧12
+ 0
[ 𝑧12 𝑧22 𝑧12 ] [ 𝑧12 𝑧22 . 𝑧12 ]
Figure IV-10 : Réseau deux nœuds
Le déterminant 1 1 1 1 1 1 𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22
|𝑌𝑏𝑢𝑠 | = . + . + . =
𝑧11 𝑧22 𝑧11 𝑧12 𝑧12 𝑧22 𝑧11 . 𝑧12 . 𝑧22
La matrice d’impédance 𝑧22 + 𝑧12 1

1 𝑧22 . 𝑧12 𝑧12
𝑍𝑏𝑢𝑠 =
|𝑌𝑏𝑢𝑠 | 1 𝑧11 + 𝑧12
[ 𝑧12 𝑧11 . 𝑧12 ]
𝑧11 (𝑧22 + 𝑧12 ) 𝑧11 . 𝑧22
𝑧 + 𝑧12 + 𝑧22 𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22 𝑍 𝑍12
𝑍𝑏𝑢𝑠 = 11 = [ 11 ] (IV-14)
𝑧11 . 𝑧22 𝑧22 (𝑧11 + 𝑧12 ) 𝑍12 𝑍22
[𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22 𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22 ]
Considérons maintenant le système de la figure. L'impédance de Thevenin de regarder dans
le système au nœud 1 est la combinaison parallèle de 𝑍11 et de 𝑍12 + 𝑍22 , c.-à-d.
𝑧11 (𝑧22 + 𝑧12 )
𝑍𝑡ℎ−1 = = 𝑍11 (IV-15)
𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22
De même, l'impédance de Thevenin obtenue en examinant le système au niveau du nœud b est
la combinaison parallèle de 𝑍22 et 𝑍11 + 𝑍12 , c'est-à-dire,
𝑧22 (𝑧11 + 𝑧12 )
𝑍𝑡ℎ−2 = = 𝑍22 (IV-16)
𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22
D'où les impédances de point de conduite des deux nœuds sont leurs impédances
de Thevenin.
Considérons maintenant l'impédance de Thevenin en regardant le système entre
les nœuds 1 et 2, il est évident que cette impédance de Thevenin est la combinaison parallèle de 𝑍12 et
𝑍11 + 𝑍22 , c'est-à-dire,
𝑧12 (𝑧11 + 𝑧22 )
𝑍𝑡ℎ−12 = (IV-17)
𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22
En peut écrire 𝑧11 (𝑧22 + 𝑧12 ) + 𝑧22 (𝑧11 + 𝑧12 ) − 2𝑧11 𝑧22
𝑍𝑡ℎ−12 =
𝑧11 + 𝑧12 + 𝑧22
𝑍𝑡ℎ−12 = 𝑍11 + 𝑍22 − 2𝑍12 (IV-18)

52 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances

𝑉1
(0) 1
G
𝑍11 − 𝑍12

𝑍12 𝑍22 − 𝑍12


(0) G
𝑉2 2

Figure IV-11 : Réseau équivalant de Thevenin

IV.7- Méthode de Gauss-Seidel


Cette méthode dérivant de la méthode itérative de Gauss utilisant la matrice admittance consiste à
supposer initialement les tensions pour tous les nouds excepté le nœud balancier
où la tension est spécifiée et maintenue constante.
𝐼1 = 𝑌11 . 𝑉1 + 𝑌12 . 𝑉2 + … … … . +𝑌1𝑛 . 𝑉𝑛
{ 𝐼2 = 𝑌21 . 𝑉1 + 𝑌22 . 𝑉…
2 + … … … . +𝑌2𝑛 . 𝑉𝑛 (IV-19)
𝐼𝑛 = 𝑌𝑛1 . 𝑉1 + 𝑌𝑛2 . 𝑉2 + … … … . +𝑌𝑛𝑛 . 𝑉𝑛
𝑉1 = (𝐼1 + 𝑌12 . 𝑉2 + … … … . +𝑌1𝑛 . 𝑉𝑛 )/𝑌11
D’où : { 𝑉2 = (𝐼2 + 𝑌21 . 𝑉2 + … … … … . +𝑌2𝑛 . 𝑉𝑛 )/𝑌22 (IV-20)
𝑉𝑛 = (𝐼𝑛 + 𝑌𝑛1 . 𝑉1 + … … … . +𝑌𝑛𝑛 . 𝑉𝑛 )/𝑌𝑛𝑛
La solution du système d'équation avec la méthode itérative de Gauss :
𝐼1 (𝑡) + 𝑌12 . 𝑉2 (𝑡) + … … … . +𝑌1𝑛 . 𝑉𝑛 (𝑡)
(𝑡+1)
𝑉1 =
𝑌11
𝐼2 + 𝑌21 . 𝑉1 + … … … . +𝑌2𝑛 . 𝑉𝑛 (𝑡)
(𝑡) (𝑡)
𝑉2 (𝑡+1) =
𝑌
… 22
(𝑡+1) 𝐼𝑛 (𝑡) + 𝑌𝑛1 . 𝑉1 (𝑡) + … … … . +𝑌𝑛𝑛) . 𝑉𝑛 (𝑡)
𝑉 =
{ 𝑛 𝑌𝑛𝑛
𝑁
(𝑡+1) (𝑡)
𝑉𝑘 = (𝐼𝑘 + ∑ 𝑌𝑘𝑚 𝑉𝑚 (𝑡) )⁄𝑌𝑘𝑘 (IV-21)
𝑚=1
𝑚≠𝑘
Avec « t+1 » est le nombre d'itération. 𝑆𝑘 ∗
𝑆𝑘 = 𝑉𝑘 𝐼𝑘 ∗ ⟹ 𝐼𝑘 =
La puissance apparente au nœud « k » s'exprime comme suit : 𝑉𝑘 ∗
Cette dernière équation est la base du calcul itératif.
𝑛
(𝑡+1) 𝑃𝑘 − 𝑖𝑄𝑘
𝑉𝑘 =( − ∑ 𝑌𝑘𝑚 𝑉𝑚 (𝑡) )⁄𝑌𝑘𝑘 (IV-22)
∗ (𝑡)
𝑉𝑘 𝑚=1
𝑚≠𝑘
Cette équation, ne concerne pas les nœuds de production où les données sont 𝑃 𝑒𝑡 |𝑉| ;

𝑛

𝑃𝑘 + 𝑖𝑄𝑘 = 𝑉𝑘 × 𝐼𝑘∗ = 𝑉𝑘 × (𝑌𝑘𝑘 × 𝑉𝑘 + ∑ 𝑌𝑘𝑚 × 𝑉𝑚 ) (IV-23)


𝑚=1
𝑚≠𝑘
𝑛

Donc : 𝑃𝑘 − 𝑖𝑄𝑘 = 𝑉𝑘∗ × (𝑌𝑘𝑘 × 𝑉𝑘 + ∑ 𝑌𝑘𝑚 × 𝑉𝑘 ) (IV-24)


𝑚=1
𝑚≠𝑘
Pour un nœud de production, La puissance réactive 𝑄 doit être calculée d’après l’équation :

53 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
𝑛
(𝑡+1) ∗ (𝑡) (𝑡)
𝑄𝑘 = −𝐼𝑚𝑎𝑔 [𝑉𝑘 × (𝑌𝑘𝑘 × 𝑉𝑘 + ∑ 𝑌𝑘𝑚 . 𝑉𝑚 (𝑡) )] (IV-25)
𝑚=1
𝑚≠𝑘

Facteur d'accélération
Si le ∆𝑉entre les itérations n'est pas assez petit, il est multiplié par un facteur numérique 𝛼pour
augmenter sa valeur ; 𝛼 est appelé facteur d'accélération. 0 < 𝛼 < 2
Une valeur de 𝛼 < 1 est appelée constante de décélération.

Soit le réseau montre sur la figure :


𝑆𝑝1 = ? 𝑉2 = ?
G 1 2
𝑉1 = 1.1𝑝𝑢 𝑦12 = 0.35 − 2𝑖

𝑆𝐶1 = 0.6 + 0.3𝑖 𝑝𝑢 𝑆𝐶2 = 0.5 + 0.3𝑖 𝑝𝑢


𝑦11 = −0.05 + 0.3𝑖 𝑦22 = −0.04 + 0.2𝑖

Déterminer la nature des nœuds ;


Calculer la matrice d’admittance ;
En utilisant la méthode de Gauss-Seidel, détermine les puissances et les tensions nodales
après 2 itérations.

Nature des nœuds


Nœud "01" : Nœud balancer avec une charge fixe et une production dépendante
de la consommation du réseau.
Nœud "02" : Nœud de charge.
La matrice d’admittance
Les éléments diagonaux : 𝑌11 = 𝑦11 + 𝑦12 = 0.3 − 1.7𝑖 ; 𝑌22 = 𝑦22 + 𝑦21 = 0.31 − 1.8𝑖
Les éléments non diagonaux : 𝑌12 = −𝑦12 = −0.35 + 2𝑖 ; 𝑌22 = −𝑦21 = 0.35 + 2𝑖
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ 0.3 − 1.7𝑖 −0.35 + 2𝑖 ]
−0.35 + 2𝑖 0.31 − 1.8𝑖
Méthode de Gauss-Seidel
Initialisation
• Les tensions nodales 𝑉 (0) = [1.1 1]𝑇
• Les puissances actives 𝑃(0) = [𝑃1 − 𝑃𝐶1 −𝑃𝑐2 ]𝑇 = [𝑃1 − 0.6 −0.5]𝑇
• Les puissances actives 𝑄(0) = [𝑄1 − 𝑄𝐶1 −𝑄𝑐2 ]𝑇 = [𝑄1 − 0.3 −0.2]𝑇
Méthode de calcul
Nœud 1 : La puissance délivrée au réseau (Production -charge)
( ) ∗
𝑆 𝑡+1 = 𝑉 𝑡 × (𝑌 × 𝑉 𝑡 + 𝑌 × 𝑉 𝑡 )
balancier ( ) ( ) ( )
𝑆 =?
1 1 1 11 1 12 2
La puissance production
𝑆𝑝 = 𝑆1 − 𝑃𝑐1 − 𝑖𝑄𝐶1

54 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
Nœud 2 : 𝑃2 − 𝑖𝑄2
− 𝑌21 × 𝑉1𝑡 )⁄𝑌22
( )
𝑉2 =? 𝑉2 (𝑡+1) = (
charge ∗ (𝑡)
𝑉2
La puissance avec signe (-) par ce qu’il s'agit d’un nœud de charge (−𝑆 ∗ )
Itération 1 : t=0
𝑘=1 ( ) ∗
𝑆11 = 𝑉10 × (𝑌11 × 𝑉10 + 𝑌12 × 𝑉20 )
( ) ( ) ( )


= 1.1∠0° × ((0.3 − 1.7𝑖) × 1.1 + (−0.35 + 2𝑖) × 1)
𝑆11 = −0.0220 − 0.1430
( )

𝑆𝑃 = −0.0220 − 0.1430 + 0.6 + 0.3𝑖 = 0.5780 + 0.1570𝑖 𝑝𝑢


𝑘=2 𝑃2 − 𝑖𝑄2 (0)
𝑉2 (1) = ( (0) − 𝑌21 × 𝑉1 )⁄𝑌22
𝑉2 ∗
−0.5 + 0.3𝑖
𝑉2 (1) = ( − (−0.35 + 2𝑖 ) × 1.1∠0°)⁄(0.31 − 1.8𝑖)
1∠0°
𝑉2 (1) = 1.0145 − 0.2386𝑖 = 1.0421 ∠ − 13.2354° 𝑝𝑢
Itération 2 : t=1
𝑘=1 ( ) ∗
𝑆 2 = 𝑉 1 × (𝑌 × 𝑉11 + 𝑌12 × 𝑉21 ) − 𝑃𝑐1 − 𝑖𝑄𝐶1
( ) ( ) ( )
𝑆1 1 11
= 1.1∠0°

× ((0.3 − 1.7𝑖) × 1.1 + (−0.35 + 2𝑖) × 1.0421 ∠ − 13.2354°)
𝑆11 = 0.4974 − 0.2667𝑖 𝑝𝑢
( )

𝑆𝑃 = 0.4974 − 0.2667𝑖 + 0.6 + 0.3𝑖 = 1.0974 + 0.0333𝑖 𝑝𝑢


𝑘=2 𝑃2 − 𝑖𝑄2 (1)
𝑉2 (1) = ( − 𝑌21 × 𝑉1 )⁄𝑌22
∗ (1)
𝑉2
−0.5 + 0.3𝑖
𝑉2 (2) = ( − (−0.35 + 2𝑖 ) × 1.1∠0°)⁄(0.31 − 1.8𝑖)
(1.0421 ∠ − 13.23)∗
𝑉2 (2) = 0.9751 − 𝑖0.1769 = 0.9910∠ − 10.2823 𝑝𝑢
 Résolution par programme Matlab
∣ 𝑉 ∣ (𝑝𝑢) 𝜃(°) 𝑃(𝑝𝑢) 𝑄(𝑝𝑢)
1 1.1 0.0 0.42 −0.1464
2 0.9869 −11.4091 −0.5 −0.3
Nombre d’itération =11 (𝜀 = 10−6 )

55 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
IV.8- Méthode de Newton Raphson
Soit le réseau présenté à la figure :
𝑆𝑘 = 𝑃𝑘 + 𝑖𝑄𝑘

1 2 m n-1 n

Figure IV-12 : Capacité ligne triphasé (n Cph)


La puissance apparente au nœud « k » s'exprime comme suit :
𝑛 ∗

𝑆𝑘 = 𝑉𝑘 × 𝐼∗𝑘 = 𝑉𝑘 × ( ∑ 𝑌𝑘𝑚 × 𝑉𝑚 ) (IV-26)


𝑚=1
𝑃𝑘 = 𝑟𝑒𝑎𝑙{𝑆𝑘 } 𝑒𝑡 𝑄𝑘 = 𝑖𝑚𝑎𝑔{𝑆𝑘 }
Le potentiel au nœud peut s'écrire de la manière suivante :
𝑉𝑘 = 𝑒𝑘 + 𝑖𝑓𝑘 = 𝐸𝑘 ∠𝜑𝑘 (IV-27)
L'admittance de la branche « km » sera exprimée comme suit :
𝑌𝑘𝑚 = 𝐺𝑘𝑚 + 𝑖𝐵𝑘𝑚 = |𝑌𝑘𝑚 |∠𝜑𝑘𝑚 (IV-28)
IV.8.A- Méthode de Newton Raphson avec les cordonnes rectangulaires
𝑛 ∗

𝑘 = (𝑒𝑘 + 𝑖𝑓𝑘 ) × ( ∑ (𝐺𝑘𝑚 + 𝑖𝐵𝑘𝑚 ) × (𝑒𝑚 + 𝑖𝑓𝑚 ))


𝑚=1
𝑛
𝑆𝑘 = (𝑒𝑘 + 𝑖𝑓𝑘 ) × ∑ (𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 ) − 𝑖(𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 )
𝑚=1
𝑛 𝑛
𝑃𝑘 = 𝑒𝑘 × ∑ (𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑ (𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 ) (IV-29)
𝑚=1 𝑚=1
𝑛 𝑛
𝑄𝑘 = 𝑒𝑘 × ∑ (−𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑ (𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 ) (IV-30)
𝑚=1 𝑚=1
L’erreur des nouvelles valeurs itératives avec les valeurs initiales sont calculées par :
(𝑡) (𝑡+1) (𝑡)
∆𝑃𝑘 = 𝑃𝑘 − 𝑃𝑘 (IV-31)
(𝑡) (𝑡+1) (𝑡)
∆𝑄𝑘 = 𝑄𝑘 − 𝑄𝑘 (IV-32)
Avec les tensions de correction
(𝑡) (𝑡+1) (𝑡)
∆𝑒𝑘 = 𝑒𝑘 − 𝑒𝑘 (IV-33)
(𝑡) (𝑡+1) (𝑡)
= − ∆𝑓𝑘 𝑓𝑘 𝑓𝑘 (IV-34)
Pour un nœud de production, l'équation de la puissance réactive est remplacée par
une équation de tension.
2
|𝑉𝑘 |2 = 𝑒2𝑘 + 𝑓𝑘 (IV-35)
(𝑡) 2 (𝑡+1) 2 (𝑡) 2
(∆𝑉𝑘 ) = (𝑉𝑘 ) − (𝑉𝑘 ) (IV-36)
Indice « t » itération

56 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒2 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓2 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑒1
∆𝑃1 … … 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒𝑛
∆𝑄1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒2 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓𝑛
… 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒𝑛 ∆𝑓1
∆𝑃2 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒2 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓2 … … 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒𝑛
𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑒2
∆𝑄2 = 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑒2 … … 𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑒𝑛 ∆𝑓
𝛿𝑄2⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑓2 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑓𝑛 × 2
… … … … … 2… …
… … …
… … … … … … …
… … …
∆𝑃𝑛 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒2 … … 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒𝑛 ∆𝑒
𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓2 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓𝑛 𝑛
[∆𝑃𝑛 ] 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑒2 … … 𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑒 ∆𝑓
𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑓2 𝑛 𝑛
𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑓𝑛 ] [ 𝑛]
[
∆𝑃1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑒𝑛 | 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑒1
∆𝑃2 |
𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒𝑛 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑒2
∆𝑃2 𝛿𝑃3 𝛿𝑒1 𝛿𝑃3 𝛿𝑒2 … 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑒𝑛 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑓 | ∆𝑒2
⁄ ⁄
1 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑓𝑛
… … … … … | … … … … …
… … … … … | … … … … …
∆𝑃𝑛 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑒𝑛 | 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑒 𝑛
1
−− = −− − −− −− −− | −− − −− −− −− × −−
∆𝑄1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑒𝑛 |𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓2 … 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑓1
1
∆𝑄2 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑒𝑛 |𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑓 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑓2

𝛿𝑄2⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑓2
… 2 1 …
∆𝑄3 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑒1 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑒2 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑒𝑛 |𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑓 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑒2 … 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑓𝑛 ∆𝑓3
… … … … … 3 1 …
… | … … … …
… … … … …
∆𝑄 𝛿𝑄 ⁄ 𝛿𝑒 𝛿𝑄 ⁄ 𝛿𝑒 … 𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑒 | … … … …
∆𝑓
[ 𝑛] 1 2 𝑛 |𝛿𝑄 ⁄𝛿𝑓 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑓2 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑓𝑛 ] [ 𝑛 ]
[ 𝑛 𝑛 𝑛
𝑛 1
Ou sous forme matricielle :
𝐽𝐴 | 𝐽𝐵
∆𝑃𝑘 ∆𝑒
[ ] = [−| − ] × [ 𝑘 ] (IV-37)
∆𝑄𝑘 ∆𝑓𝑘
𝐽𝐶 | 𝐽𝐷
[𝐽] : Matrice Jacobien.
• Les éléments diagonaux
▪ Nœud de charge
𝛿𝑃𝑘 𝛿[𝑒𝑘 . ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 . 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 . 𝑓𝑚 ) + 𝑓𝑘 . ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 . 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 . 𝑒𝑚 )]
𝐽𝐴 = =
𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑒𝑘
𝑛

= ∑ (𝐺𝑘𝑚 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑓𝑚 ) + 𝐺𝑘𝑘 𝑒𝑘 + 𝐵𝑘𝑘 𝑓𝑘


𝑚=1
𝛿𝑃𝑘 𝛿[𝑒𝑘 ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑓𝑚 ) + 𝑓𝑘 ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 𝑒𝑚 )]
𝐽𝐵 = =
𝛿𝑓𝑘 𝛿𝑓𝑘
𝑛

= −𝐵𝑘𝑘 𝑒𝑘 + 𝐺𝑘𝑘 𝑓𝑘 + ∑ (𝐺𝑘𝑚 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 𝑒𝑚 )


𝑚=1
𝛿𝑄𝑘 𝑒𝑘 ∑𝑛𝑚=1(−𝐺𝑘𝑚 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑒𝑚 ) + 𝑓𝑘 ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑓𝑚 )
𝐽𝐶 = =
𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑒𝑘
𝑛

= −𝐵𝑘𝑘 𝑒𝑘 + 𝐺𝑘𝑘 𝑓𝑘 + ∑ (−𝐺𝑘𝑚 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑒𝑚 )


𝑚=1
𝛿𝑄𝑘 𝑒𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(−𝐺𝑘𝑚 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑒𝑚 ) + 𝑓𝑘 ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑓𝑚 )
𝐽𝐷 = =
𝛿𝑓𝑘 𝛿𝑓𝑘
𝑛

= −𝐺𝑘𝑘 𝑒𝑘 − 𝐵𝑘𝑘 𝑓𝑘 + ∑ (𝐺𝑘𝑚 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 𝑓𝑚 )


𝑚=1

57 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
▪ Pour les nœuds de productions
𝛿𝑉𝑘2 𝛿(𝑒𝑘2 + 𝑓𝑘2 ) 𝛿𝑉𝑘2 𝛿(𝑒𝑘2 + 𝑓𝑘2 )
𝐽𝐶 = = = 2 × 𝑒𝑘 ; 𝐽𝐷 = = = 2 × 𝑓𝑘
𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑓𝑘 𝛿𝑓𝑘
• Les éléments non diagonaux
▪ Nœud de charge
𝛿𝑃𝑘 𝛿[𝑒𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 )]
𝐽𝐴 = =
𝛿𝑒𝑙 𝛿𝑒𝑙
= 𝐺𝑘𝑙 × 𝑒𝑘 + 𝐵𝑘𝑙 × 𝑓𝑘
𝛿𝑃𝑘 𝛿[𝑒𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 + 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 )]
𝐽𝐵 = =
𝛿𝑓𝑙 𝛿𝑓𝑙
= −𝐵𝑘𝑙 × 𝑒𝑘 + 𝐺𝑘𝑙 × 𝑓𝑘
𝛿𝑄𝑘 𝑒𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(−𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 )
𝐽𝐶 = =
𝛿𝑒𝑙 𝛿𝑒𝑙
= −𝐵𝑘𝑙 × 𝑒𝑘 + 𝐺𝑘𝑙 × 𝑓𝑘
𝛿𝑄𝑘 𝑒𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(−𝐺𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 ) + 𝑓𝑘 × ∑𝑛𝑚=1(𝐺𝑘𝑚 × 𝑒𝑚 − 𝐵𝑘𝑚 × 𝑓𝑚 )
𝐽𝐷 = =
𝛿𝑓𝑙 𝛿𝑓𝑙
= −𝐺𝑘𝑙 × 𝑒𝑘 − 𝐵𝑘𝑙 × 𝑓𝑘
▪ Pour les nœuds de productions
𝛿𝑉𝑘2 𝛿𝑉𝑘2
𝐽𝐶 = = 0 ; 𝐽𝐷 = =0
𝛿𝑒𝑙 𝛿𝑓𝑙
Á retenir

Les bases de calcul de la méthode de Newton Raphson sont :


Nœud de production : ∆𝑷; ∆𝑽
Nœud de Nœud de Charge : ∆𝑷; ∆𝑸

Déterminer les tensions nodales de l’exemple précédant avec la méthode de Newton-Raphson.

Données
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ 0.3 − 1.7𝑖 −0.35 + 2𝑖 ] ⟹ 𝐺 = [ 0.3 −0.35 ] ; 𝐵 = [−1.7 2 ]
−0.35 + 2𝑖 0.31 − 1.8𝑖 −0.35 0.31 2 −1.8
Les puissances actives 𝑃𝑐ℎ = [−0.6 −0.5]𝑇 ;
Charge
Les puissances réactives 𝑄𝑐ℎ = [−0.3 −0.3]𝑇 ;
Initialisation
𝑒 (0) = [1.1 1]𝑇 ;
Les tensions nodales { ⟹ 𝑉 (0) = [1.1 1]𝑇
𝑓 (0) = [0 0]𝑇 ;
Les puissances actives 𝑃𝑝 = [0 0]𝑇 ;
Production
Les puissances réactives 𝑄𝑐ℎ = [0 0]𝑇 ;
(0) (0) (0)
𝑃2 −0.0750 ∆𝑃 𝑃𝑃 + 𝑃𝑐ℎ 𝑃 −0.5 −0.0750 −0.425
[ (0) ] = [ ] ⟹ [ 2(0) ] = [𝑄 + 𝑄 ] − [ 2(0) ] = [ ]−[ ]=[ ]
𝑄2 −0.4000 ∆𝑄2 𝑝 𝑐ℎ 𝑄2 −0.3 −0.4000 0.1

58 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
−1
Formule ∆𝑒2 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑒2 | 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑓2 ∆𝑃2
[− −] = [ − − − − |− − − −] × [− − ]
∆𝑓2 𝛿𝑄2 ⁄𝛿𝑒2 |𝛿𝑄2 ⁄𝛿𝑓2 ∆𝑄2
Eq.(IV-29) : (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡)
𝑃𝑘 = 𝑒𝑘 × [(𝐺𝑘1 × 𝑒1 − 𝐵𝑘1 × 𝑓1 ) + (𝐺𝑘2 × 𝑒2 − 𝐵𝑘2 × 𝑓2 )]
(𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡)
+ 𝑓𝑘 × [(𝐺𝑘1 × 𝑓1 + 𝐵𝑘1 × 𝑒1 ) + (𝐺𝑘2 × 𝑓2 2
+ 𝐵𝑘2 × 𝑒2 )]
Eq.(IV-30) : (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡)
𝑄𝑘 = 𝑒𝑘 × [(−𝐺𝑘1 × 𝑓1 − 𝐵𝑘1 × 𝑒1 ) + (−𝐺𝑘2 × 𝑓2 − 𝐵𝑘2 × 𝑒2 )]
(𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡) (𝑡)
+𝑓𝑘 × [(𝐺𝑘1 × 𝑒1 − 𝐵𝑘1 × 𝑓1 ) + (𝐺𝑘2 × 𝑒2 − 𝐵𝑘2 × 𝑓2 )]
(𝑡) (𝑡)
∆𝑃𝑘 = 𝑃𝑃 + 𝑃𝑐ℎ − 𝑃𝑘
(𝑡) (𝑡)
∆𝑄𝑘 = 𝑄𝑝 + 𝑄𝑐ℎ − 𝑄𝑘
𝛿𝑃2
𝐽𝐴11 = = 𝐺22 𝑒2 + 𝐵22 𝑓2 + (𝐺21 𝑒1 − 𝐵21 𝑓1 ) + (𝐺22 𝑒2 − 𝐵22 𝑓2 )
𝛿𝑒2
= 2𝐺22 𝑒2 + 𝐺21 𝑒1 − 𝐵21 𝑓1
𝛿𝑃2
𝐽𝐵11 = = −𝐵22 𝑒2 + 𝐺22 𝑓2 + (𝐺21 𝑓1 + 𝐵21 𝑒1 ) + (𝐺22 𝑓2 + 𝐵22 𝑒2 )
𝛿𝑓2
Matrice = 2𝐺22 𝑓2 + 𝐺21 𝑓1 + 𝐵21 𝑒1
Jacobi 𝛿𝑄2
𝐽𝐶11 = = −𝐵22 𝑒2 − 𝐺22 𝑓2 + (−𝐺21 𝑓1 − 𝐵21 𝑒1 ) + (−𝐺22 𝑓2 − 𝐵22 𝑒2 )
𝛿𝑒2
= −2𝐵22 𝑒2 − 2𝐺22 𝑓2 + −𝐺21 𝑓1 − 𝐵21 𝑒1
𝛿𝑄2
𝐷11 = = −𝐺22 𝑒2 − 𝐵22 𝑓2 + (𝐺21 𝑒1 − 𝐵21 × 𝑓1 ) + (𝐺22 𝑒2 − 𝐵22 𝑓2 )
𝛿𝑓2
= −2𝐵22 𝑓2 + 𝐺21 𝑒1 − 𝐵21 × 𝑓1
Itération t=1
JA 𝐽𝐴11 = 2 × 0.31 × 1 − 0.35 × 1.1 − 2 × 0 = 0.2350
JB 𝐽𝐵11 = 2 × 0.31 × 0 − 0.35 × 0 + 2 × 1.1 = 2.2
JC 𝐽𝐶11 = 2 × 1.8 × 1 − 2 × 0.31 × 0 + 0.35 × 0 − 2 × 1.1 = 1.4
JD 𝐽𝐷11 = 2 × 1.8 × 0 − 0.35 × 1.1 − 2 × 0 = −0.3850
0.2350 2.2 0.1214 0.6939
𝐽=[ ] ⟹ 𝐽−1 = [ ]
1.4 −0.3850 0.4416 −0.0741
[
∆𝑃2
]=[
0.2350 2.2 ] × [∆𝑒2 ] ⇒ [∆𝑒2 ] = [0.2350 2.2 ]−1 × [∆𝑃2 ]
∆𝑄2 1.4 −0.3850 ∆𝑓2 ∆𝑓2 1.4 −0.3850 ∆𝑄2
∆𝑒2 0.1214 0.6939 −0.425 0.0178
[
∆𝑓2 ] = [0.4416 −0.0741] × [ 0.1 ] = [ −0.1951 ]
(1) (0) (1) (0)
𝑒2 = 𝑒2 + ∆𝑒2 = 1 + 0.0178 = 1.0178; 𝑓2 = 𝑓2 + ∆𝑓2 = 0 + −0.1951 = −0.1951;
Les tensions nodales (1)
𝑉𝑘 = 𝑒(𝑘1) + 𝑓𝑘1 𝑖 = [
( ) 1.1 ]⟹𝑉
(1)
1.0178 − 0.1951𝑖
=[ 1.1∠0° ]
1.0363∠ − 10.8513
Les puissances (1) (1)
𝑃1 0.4003 𝑃2 −0.4881
[ (1) ] = [ ] ; [ (1) ] = [ ]
𝑄 −0.2572 𝑄 −0.2309
1 2
Variation (𝟏)
∆𝑷𝟐 = 𝑃𝑃 + 𝑃𝑐ℎ −
(𝟏)
𝑷𝒌 = −0.5 + 0.4881 −0.0119
des puissances ∆𝑃𝑄 = [ −−– – – ]
= −0.0119 −0.0691
(𝑡) (𝑡)
∆𝑄2 = 𝑄𝑝 + 𝑄𝑐ℎ − 𝑄𝑘 = −0.3 + 0.2309
= −0.0691
Erreur 𝐸𝑟𝑟𝑒𝑢𝑟 = 𝑀𝑎𝑥(∆𝑃𝑄𝑉) = 0.0691

59 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
Itérations
Nœud ∣𝑉 ∣ 𝜃(°) 𝑃(𝑝𝑢) 𝑄(𝑝𝑢) J
1 1 1.1000 0.0000 0.4003 -0.2572 [0.2350 2.2 ]
𝐸𝑟 = 0.0691 2 1.0363 -10.8505 -0.4881 -0.2309 1.400 −0.3850
2 1 1.1000 0.0000 0.4188 -0.1533 [
0.246 2.079 ]
𝐸𝑟 = 0.0040 2 0.9899 -11.3728 -0.4993 -0.2960 1.464 −1.0873
3 1 1.1000 0.0000 0.4200 -0.1464 0.2167 2.0790
[ ]
1.2938 −1.0878
𝐸𝑟 = 1.748 × 10−5 2 0.9869 -11.4089 -0.5000 -0.3000

IV.8.B- Méthode de Newton Raphson avec les cordonnes polaires


L’équation de puissance est la même que celle d’équation (IV-26), qui est reproduite
ci-dessous :
𝑛 ∗ 𝑛

𝑆𝑘 = 𝑉𝑘 × ( ∑ 𝑌𝑘𝑚 × 𝑉𝑚 ) = |𝑉𝑘 |∠𝜃𝑘 × ∑ |𝑌𝑘𝑚 |∠(−𝛼𝑘𝑚 ) × |𝑉𝑚 |∠(−𝜃𝑚 )


𝑚=1 𝑚=1
𝑛
D’où 𝑃𝑘 = |𝑉𝑘 | × ∑ |𝑌𝑘𝑚 | × |𝑉𝑚 | 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 ) (IV-38)
𝑚=1
𝑛

𝑄𝑘 = |𝑉𝑘 | × ∑ |𝑌𝑘𝑚 | × |𝑉𝑚 | 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 ) (IV-39)


𝑚=1
De la même façon de calcule d’erreur avec les coordonnées rectangulaires
∆𝑃1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝜃𝑛 | 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑃1 ⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝜃1
∆𝑃2 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝜃𝑛 | 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝜃2
∆𝑃3 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝜃𝑛 | 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑃3 ⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝜃2
… … … … … | … … … … …
… … … … … | … … … … …
∆𝑃𝑛 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝜃𝑛 |𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑃𝑛 ⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝜃𝑛
−− = −− − −− −− −− | −− − −− −− −− × −−
∆𝑄1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑄1⁄𝛿𝜃𝑛 |𝛿𝑄1⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑄1⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝑉1
∆𝑄2 𝛿𝑄2⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑄2⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑄2⁄𝛿𝜃𝑛 |𝛿𝑄2⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑄2⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝑉2
∆𝑄3 𝛿𝑄3⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑄3⁄𝛿𝜃2 … 𝛿𝑄3⁄𝛿𝜃𝑛 |𝛿𝑄3⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑉2 … 𝛿𝑄3⁄𝛿𝑉𝑛 ∆𝑉3
… … … … … … … … … …
… | …
… … … … | … … … …
… … ∆𝑉
[∆𝑄𝑛 ] [𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝜃1 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝜃2 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝜃𝑛 |𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑉1 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑉2 𝛿𝑄𝑛 ⁄𝛿𝑉𝑛 ] [ 𝑛]

Sous forme matricielle :


𝐽1 | 𝐽2
∆𝑃𝑘 ∆𝜃
[ ] = [ −| −] × [ 𝑘 ] (IV-40)
∆𝑄𝑘 ∆𝑉𝑘
[𝐽] : Matrice Jacobien. 𝐽3 | 𝐽4
• Les éléments diagonaux
𝛿𝑃𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽1 = =
𝛿𝜃𝑘 𝛿𝜃𝑘
𝑛

= −|𝑉𝑘 |. ∑ |𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 ) + |𝑉𝑘 |2 |𝑌𝑘𝑘 |. 𝑠𝑖𝑛(−𝛼𝑘𝑘 )


𝑚=1

60 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
𝛿𝑃𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽2 = =
𝛿 𝑉𝑘 𝛿𝑉𝑘
𝑛

= |𝑌𝑘𝑘 |. |𝑉𝑘 |. 𝑐𝑜𝑠(−𝛼𝑘𝑘 ) + ∑ |𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )


𝑚=1
𝑛
𝛿𝑄𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽3 = =
𝛿𝜃𝑘 𝛿𝜃𝑘
𝑛

= |𝑉𝑘 |. ∑ |𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 ) − |𝑉𝑘 |2 |𝑌𝑘𝑘 |. 𝑐𝑜𝑠(−𝛼𝑘𝑘 )


𝑚=1
𝑛
𝛿 𝑄𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽4 = =
𝛿 𝑉𝑘 𝛿𝑉𝑘
𝑛

= |𝑌𝑘𝑘 |. |𝑉𝑘 |. 𝑠𝑖𝑛(−𝛼𝑘𝑘 ) + ∑ |𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )


𝑚=1
• Les éléments non diagonaux
𝛿𝑃𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽𝑙 = = = |𝑉𝑘 | . |𝑌𝑘𝑙 |. |𝑉𝑙 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑙 − 𝛼𝑘𝑙 )
𝛿𝜃𝑙 𝛿𝜃𝑙
𝛿𝑃𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽2 = = = |𝑉𝑘 | . |𝑌𝑘𝑙 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑙 − 𝛼𝑘𝑙 )
𝛿 𝑉𝑙 𝛿𝑉𝑙
𝛿𝑄𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘𝑚 )]
𝐽3 = = = −|𝑉𝑘 | . |𝑌𝑘𝑙 |. |𝑉𝑙 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃𝑙 − 𝛼𝑘𝑙 )
𝛿𝜃𝑙 𝛿𝜃𝑙
𝛿 𝑄𝑘 𝛿[|𝑉𝑘 |. ∑𝑛𝑚=1|𝑌𝑘𝑚 |. |𝑉𝑚 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑚 − 𝛼𝑘 )]
𝐽4 = = = |𝑉𝑘 | . |𝑌𝑘𝑙 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃𝑙 − 𝛼𝑘𝑙 )
𝛿 𝑉𝑙 𝛿𝑉𝑙
Á retenir

Les bases de calcul de la méthode de Newton Raphson avec les cordonnes polaires
sont :
Nœud de production : ∆𝜽
Nœud de Nœud de Charge : ∆𝜽; ∆𝑽

Déterminer les tensions nodales de l’exemple précédant avec la méthode de Newton-Raphson.

Données
𝑌𝑏𝑢𝑠 = [ 0.3 − 1.7𝑖 −0.35 + 2𝑖 ]
−0.35 + 2𝑖 0.31 − 1.8𝑖
1.7263 2.0304 −1.3961 1.7440
⟹ |𝑌𝑏𝑢𝑠 | = [ ] ; 𝛼 = 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒(𝑌𝑏𝑢𝑠 ) = [ ]
2.0304 1.8265 1.7440 −1.4002
Les puissances actives 𝑃𝑐ℎ = [−0.6 −0.5]𝑇 ;
Charge :
Les puissances réactives 𝑄𝑐ℎ = [−0.3 −0.3]𝑇 ;
Initialisation
Les tensions nodales 𝑉 (0) = [1.1 1]𝑇 ;
{
𝜃 (0) = [0 0]𝑇 ;
Production Les puissances actives 𝑃𝑝 = [0 0]𝑇 ;

61 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre IV : Écoulement des puissances
Les puissances réactives 𝑄𝑐ℎ = [0 0]𝑇 ;
(0) (0) (0)
𝑃2 −0.0750 ∆𝑃 𝑃𝑃 + 𝑃𝑐ℎ 𝑃 −0.5 −0.0750 −0.425
[ (0) ] = [ ] ⟹ [ 2(0) ] = [𝑄 + 𝑄 ] − [ 2(0) ] = [ ]−[ ]=[ ]
𝑄2 −0.4000 ∆𝑄2 𝑝 𝑐ℎ 𝑄2 −0.3 −0.4000 0.1
Formule
−1
∆𝜃2 𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝜃2 |𝛿𝑃2 ⁄𝛿𝑉2 ∆𝑃2
[− −] = [ − − − − | − − − − ] × [− −]
∆𝑉2 𝛿𝑄2⁄𝛿𝜃2 |𝛿𝑄2⁄𝛿𝑉2 ∆𝑄2
Eq.(IV-38) : 𝑃𝑘 = |𝑉𝑘 | × (|𝑌𝑘1 | × |𝑉1 | 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃1 − 𝛼𝑘1 ) + |𝑌𝑘2 | × |𝑉2 | 𝑐𝑜𝑠(𝜃𝑘 − 𝜃2 − 𝛼𝑘2 ))
Eq.(IV-39) : 𝑄𝑘 = |𝑉𝑘 | × (|𝑌𝑘1 | × |𝑉1 | 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃1 − 𝛼𝑘1 ) + |𝑌𝑘2 | × |𝑉2 | 𝑠𝑖𝑛(𝜃𝑘 − 𝜃2 − 𝛼𝑘2 ))
(𝑡) (𝑡)
∆𝑃𝑘 = 𝑃𝑃 + 𝑃𝑐ℎ − 𝑃𝑘
(𝑡) (𝑡)
∆𝑄𝑘 = 𝑄𝑝 + 𝑄𝑐ℎ − 𝑄𝑘
𝛿𝑃2
𝐽111 = = −|𝑉2 |. |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
𝛿𝜃2
− |𝑉2 |. |𝑌22 |. |𝑉2 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃2 − 𝜃2 − 𝛼22 )
𝛿𝑃2
𝐽211 = = |𝑌22 |. |𝑉2 |. 𝑐𝑜𝑠(−𝛼22 ) + |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
𝛿𝑉2
Matrice + |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
Jacobi 𝛿𝑄2
𝐽311 = = −|𝑉2 |2 |𝑌22 |. 𝑐𝑜𝑠(−𝛼22 ) + |𝑉2 |. |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
𝛿𝜃2
+ |𝑉2 |. |𝑌22 |. |𝑉2 |. 𝑐𝑜𝑠(𝜃2 − 𝜃2 − 𝛼22 )
𝛿𝑄2
𝐽411 = = |𝑌22 |. |𝑉2 |. 𝑠𝑖𝑛(−𝛼22 ) + |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
𝛿𝑉2
+ |𝑌21 |. |𝑉1 |. 𝑠𝑖𝑛(𝜃2 − 𝜃1 − 𝛼21 )
Itérations
Nœud ∣𝑉 ∣ 𝜃(°) 𝑃(𝑝𝑢) 𝑄(𝑝𝑢) J
1 1 1.1000 0.0000 0.4126 -0.2156 [
2.2 0.2350]
𝐸𝑟 = 0.0439 2 1.0178 -11.1773 -0.4973 -0.2561 −0.3850 1.4
2 1 1.1000 0.0000 0.4193 -0.1491 [
2.1207 −0.1731]
𝐸𝑟 = 0.0015 2 0.9881 -11.3881 -0.4995 -0.2985 −0.8185 1.5804
3 1 1.1000 0.0000 0.4200 -0.1464 [ 2.0559 −0.1992]
−0.8022 1.4765
𝐸𝑟 = 2.462 × 10−6 2 0.9869 -11.4090 -0.5000 -0.3000

62 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts

Sommaire Ch. V
Estimation des courants de défauts ........................................ 64
V.1- Analyse des défauts .............................................................................................. 64
V.1.A- Causes et Effets d’un court-circuit............................................................................. 64
V.1.B- Caractéristiques de court-circuit ................................................................................ 64
V.1.C- Conséquences des défauts de court-circuit ................................................................ 64
V.1.D- But de calcule de Icc .................................................................................................. 65
V.1.D.1- Courant de court-circuit maximal ................................................................................... 65
V.1.D.2- Courant de court-circuit minimal .................................................................................... 65
V.2- Méthodes de calculs des Icc ................................................................................. 66
a) Méthode d'impédances ............................................................................................... 66
b) Méthode de composition ........................................................................................... 66
c) Méthode conventionnelle........................................................................................... 67
d) Méthode simplifiée .................................................................................................... 67
V.3- Méthode d'impédances ........................................................................................ 67
V.3.A- Calcul des impédances ............................................................................................... 67
V.3.A.1- Impédances du réseau ..................................................................................................... 67
a) Impédance du réseau amont ....................................................................................... 67
b) Impédance interne du transformateur ........................................................................ 67
c) Impédance des liaisons .............................................................................................. 68
V.3.A.2- Impédance des machines tournantes. .............................................................................. 68
V.3.A.3- Impédances diverses........................................................................................................ 68
V.3.B- Calcul de Icc............................................................................................................... 68

V.4- Méthode d'impédances en composantes symétriques. ...................................... 69


V.4.A- Calcul des impédances ............................................................................................... 69
V.4.A.1- Impédance d’un générateur synchrone............................................................................ 69
V.4.A.2- Impédance de la ligne...................................................................................................... 70
V.4.A.3- Impédance d’un transformateur ...................................................................................... 71
V.4.A.4- Impédance de charge couplage en étoile ......................................................................... 71

V.4.B- Analyse de défaut générateur ..................................................................................... 72


V.4.B.1- Analyse de défaut phase-terre (LT) ................................................................................. 72
V.4.B.2- Analyse de défaut biphasé isolé (LL) .............................................................................. 73
V.4.B.3- Analyse de défaut biphasé à la terre (LLT) ..................................................................... 74
V.4.C- Calcul de Icc............................................................................................................... 75

V.5- Analyse des défauts à l'aide de la matrice d’impédance ................................... 76


V.5.A- Analyse de défaut symétrique .................................................................................... 76
V.5.B- Analyse des défauts asymétriques.............................................................................. 78
V.5.C- Tensions et courants de ligne en cas de défaut .......................................................... 78

63 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts

Estimation des courants


de défauts
V.1- Analyse des défauts
V.1.A- Causes et Effets d’un court -circuit
• Origine électrique • Origine atmosphérique
• Altération d’un isolant, arcs… • Foudre, tempête…
• Origine mécanique • Origine humaine
• Rupture d’un conducteur, chute d’un corps étranger • Fausse manœuvre…

V.1.B- Caractéristiques de court -circuit


Ils sont principalement caractérisés par :
• Leurs durées : auto-extincteur, fugitif ou permanent ;
• Leurs origines :
▪ Mécaniques (rupture de conducteurs, liaison électrique accidentelle entre deux conducteurs
par un corps étranger conducteur tel que outils ou animaux),
▪ Surtensions électriques d’origine interne ou atmosphérique,
▪ Dégradation de l’isolement, consécutive à la chaleur, l’humidité ou une ambiance corrosive ;
• Leurs localisations : interne ou externe à une machine ou à un tableau électrique.
• Leurs types :
▪ Monophasés : 80 % des cas ;
▪ Biphasés : 15 % des cas. Ces défauts dégénèrent souvent en défauts triphasés ;
▪ Triphasés : 5 % seulement dès l’origine.

(B-c) (B-b) (B-a) (A-b) (A-a)

Figure V-1: Les différentes type de défauts.


Défaut asymétrique Défaut symétrique
(B-a) Court-circuit phase-terre homopolaire (LT). (A-b) Court-circuit triphasé terre (LLLT).
(B-b) Court-circuit entre phases terre (LLT). (A-a) Court-circuit triphasé isolé (LLL)
(B-c) Court-circuit entre phases, isolé (LL).
V.1.C- Conséquences des défauts de court -circuit
Elles sont variables selon la nature et la durée des défauts, le point concerné de l’installation et
l’intensité du courant :
• Au point de défaut, la présence d’arcs de défaut, avec :
▪ Détérioration des isolants,
▪ Fusion des conducteurs,
▪ Incendie et danger pour les personnes ;
• Pour le circuit défectueux :

64 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
▪ Les efforts électrodynamiques, avec : déformation des JdB (jeux de barres) ; arrachement
des câbles ;
▪ Sur-échauffement par augmentation des pertes joules, avec risque de détérioration
des isolants ;
• Pour les autres circuits électriques du réseau concerné ou de réseaux situés à proximité :
▪ Les creux de tension pendant la durée d’élimination du défaut, de quelques millisecondes à
quelques centaines de millisecondes,
▪ La mise hors service d’une plus ou moins grande partie du réseau suivant son schéma
et la sélectivité de ses protections,
▪ L’instabilité dynamique et/ou la perte de synchronisme des machines,
▪ Les perturbations dans les circuits de commande.
▪ etc...
V.1.D- But de calcule de Icc
Il est indispensable de connaître les intensités des courants de court-circuit pour concevoir
le réseau :
V.1.D.1- Courant de court-circuit maximal
Il permet de définir :
• Le pouvoir de coupure des disjoncteurs.
• Le pouvoir de fermeture des appareils.
• La capacité du matériel électrique.
• La tenue électrodynamique des canalisations et de l’appareillage.
• La tenue thermique des câbles aux surintensités.
 N.B : généralement, le Icc max est le Icc triphasé.
V.1.D.2- Courant de court-circuit minimal
Il permet de :
• Choisir le type de protection (notamment dans le cas d’un Icc faible)
• Choisir et de régler la courbe de déclenchement des protections
• Choisir la courbe de déclenchement et sélectionner les fusibles
 N.B: généralement, le Icc min est le Icc biphasé dans les conditions les plus sévères.

65 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
V.2- Méthodes de calculs des Icc
Les hypothèses de base
Pour ces calculs de courants de court-circuit, des hypothèses précisant le domaine de validité
des formules données sont nécessaires.
• Le réseau est radial : Le réseau considéré est radial et sa tension nominale va de la BT
à la HT (ne dépassant pas 230 kV) ;
• Le nombre de phase constat : Pendant la durée du court-circuit, le nombre de phases concernées
n’est pas modifié : un défaut triphasé reste triphasé, de même un défaut phase-terre reste
phase-terre ;
• Les valeurs de u et z du matériel sont constantes : Pendant toute la durée du court-circuit,
les tensions qui ont provoqué la circulation du courant et l’impédance de court-circuit ne changent
pas de façon significative ;
• Les changeurs de prise des transformateurs sont considérés comme étant sur la position
principale : Les régleurs ou changeurs de prises des transformateurs sont supposés être en position
moyenne (dans le cas d’un court-circuit éloigné des alternateurs, on peut ignorer
les positions réelles des changeurs de prises des transformateurs) ;
• Le courant de court-circuit, lors d’un court-circuit triphasé est supposé s’établir simultanément
sur les trois phases ;
• Les résistances d’arc ne sont pas prises en compte ;
• Toutes les capacités de ligne sont négligées ;
• Les courants de charge sont négligés ;
• Toutes les impédances homopolaires sont prises en compte.
Plusieurs méthodes sont proposées par les normes :
a) Méthode d'impédances
Elle permet de calculer les courants de défaut en tout point d’une installation avec une bonne
précision. Elle consiste à totaliser séparément les différentes résistances et réactances
de la boucle de défaut, depuis et y compris la source, jusqu’au point considéré ; puis à calculer
l’impédance correspondante. Icc est obtenu par l’application de la loi d’Ohm : 𝐼𝑐𝑐 = 𝑈𝑛 / ∑ 𝑍
 N.B: Cette méthode est utilisable lorsque toutes les caractéristiques des éléments
constituant les boucles de défaut sont connues.
b) Méthode de composition
Elle est utilisable quand les caractéristiques de l’alimentation ne sont pas connues. L’impédance
amont du circuit considéré est calculée à partir de l’estimation du courant
de court-circuit à son origine. Le 𝑐𝑜𝑠(𝜙𝑐𝑐) = 𝑅/𝑋 est considéré comme identique à l’origine
du circuit comme au point du défaut.
En d’autres termes cela consiste à admettre que les impédances élémentaires de deux tronçons
successifs de l’installation possèdent des arguments suffisamment voisins pour justifier
le remplacement des additions vectorielles par des additions algébriques des impédances.
Cette approximation permet d’obtenir la valeur du module des courants de court-circuit,
avec une précision suffisante pour ajouter un circuit. Cette méthode approchée ne s’applique qu’aux
installations de puissance inférieure à 800 kVA ;

66 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
c) Méthode conventionnelle
Qui permet sans connaître les impédances ou les Icc de la partie d’installation en amont
du circuit considéré, de calculer les courants de court-circuit minimaux et les courants de défaut à
l’extrémité d’une canalisation.
Elle est basée sur l’hypothèse que la tension à l’origine du circuit est égale à 80 %
de la tension nominale de l’installation pendant la durée du court-circuit ou du défaut.
Elle ne prend en compte que la résistance des conducteurs à laquelle, pour les fortes sections, elle
applique un coefficient de majoration pour tenir compte de leur inductance
(1,15 𝑝𝑜𝑢𝑟 150 𝑚𝑚2 , 1,20 𝑝𝑜𝑢𝑟 185 𝑚𝑚2 , … ).
Cette méthode est essentiellement utilisée pour les circuits terminaux dont l’origine est
suffisamment éloignée de la source d’alimentation (réseau ou groupe) ;
d) Méthode simplifiée
Qui par l’exploitation de tableaux établis avec de nombreuses hypothèses simplificatrices,
donne directement pour chaque section de conducteur :
• Le courant assigné du dispositif assurant sa protection contre les surcharges ;
• Les longueurs maximales de canalisations protégées contre les contacts indirects ;
• Les longueurs admissibles du point de vue des chutes de tension.
Ces tableaux présentent en fait des résultats de calculs essentiellement effectués par les deux
méthodes, de composition et conventionnelle.
Elle permet de déterminer les caractéristiques d’un circuit ajouté à une installation existante dont
les caractéristiques ne sont pas suffisamment connues. Elle s’applique directement aux installations
BT, et avec des coefficients correcteurs si la tension est différente de 230/400 V.

V.3- Méthode d'impédances


Le principe de cette méthode consiste à déterminer les courants de court-circuit à partir
de l’impédance que représente le « circuit » parcouru par le courant de court-circuit.
Cette impédance se calcule après avoir totalisé séparément les différentes résistances et réactances
de la boucle de défaut, depuis et y compris la source d’alimentation du circuit, jusqu’au point
considéré.
V.3.A- Calcul des impédances
V.3.A.1- Impédances du réseau
a) Impédance du réseau amont
Dans la plupart des calculs, on ne remonte pas au-delà du point de livraison de l’énergie.
La connaissance du réseau amont se limite alors généralement aux indications fournies par
le distributeur, à savoir uniquement la puissance de court-circuit Scc (en MVA). L’impédance
équivalente du réseau amont est :
𝑋𝑎 = 𝑈𝑛 2 ⁄𝑆𝑐𝑐 (V-1)
La résistance et la réactance amont se déduisent à partir de Ra/Za en HT par :
Ra / Xa ≈ 0,3 en 6 kV, Ra / Xa ≈ 0,2 en 20 kV, Ra / Xa ≈ 0,1 en 150 kV.
b) Impédance interne du transformateur
L’impédance se calcule à partir de la tension de court-circuit 𝑈𝑐𝑐 exprimée en % :
𝑋𝑇 = 𝑈𝑐𝑐 . 𝑈 2 ⁄𝑆𝑛 ; 𝑅𝑇 = (𝑃𝑐𝑢 ⁄𝑆𝑛 ). (𝑈 2 ⁄𝑆𝑛 ) (V-2)
U = tension composée à vide du transformateur ; Sn = puissance apparente du transformateur.

67 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
c) Impédance des liaisons
L’impédance des liaisons ZL dépend de leur résistance et réactance linéiques, et de leur longueur.
V.3.A.2- Impédance des machines tournantes.
Les impédances des machines sont généralement exprimées sous la forme d’un pourcentage
𝐼𝑐𝑐 100
telle que : = (x est l’équivalent de ucc des transformateurs).
𝐼𝑛 𝑋
𝑍𝐴𝐿𝑇 = (100⁄𝑋).× (𝑈 2 ⁄𝑆𝑛 ) (V-3)
U = tension composée à vide de l’alternateur ; Sn = puissance apparente (VA) de l’alternateur.
V.3.A.3- Impédances diverses
D’autres éléments peuvent ajouter des impédances non négligeables. C’est le cas des filtres
anti-harmoniques et des selfs destinées à limiter le courant de court-circuit, dont il faut bien entendu
tenir compte dans le calcul, mais aussi des transformateurs de courant à primaire bobiné dont
l’impédance varie selon le calibre et la construction.
V.3.B- Calcul de Icc
Type de la dissymétrie Dissymétrie impédance
Court-circuit phase terre 'homopolaire' 𝐼𝐶𝐶ℎ = 𝑈𝑛 ⁄√3⁄(∑ 𝑍 + 𝑍𝐿𝑇 )

Court-circuit monophasé 𝐼𝐶𝐶1 = 𝑈𝑛 ⁄√3⁄(∑ 𝑍 + 𝑍𝐿𝑛 )

Court-circuit biphasé 𝐼CC2 = 𝑈𝑛 ⁄(2. ∑ 𝑍)

Court-circuit triphasé 𝐼𝐶𝐶3 = 𝑈𝑛 ⁄√3⁄(∑ 𝑍)

Soit le diagramme unifilaire suivant :


𝐴

69 𝑘𝑉 𝑆𝑇 = 15 𝑀𝑉𝐴 𝑍𝐿 = 𝑗10
𝑍𝑠 = 𝑗4,76 69 𝑘𝑉 /13.8𝑘𝑉
𝑋𝑇 = 8%
Déterminer le courant de court-circuit au point A.

Les grandeurs ramenées au primaire


𝑈𝑅 69
𝑉𝑅 = = = 39,8 𝑘𝑉
√3 √3
Ligne : (69)2
𝑍𝐿 = 𝑗10𝛺 × = 𝑗250 𝑗 4,76 𝑗250
(13.8)2 𝑗25,39
Transfo : (𝑈2 ) 2 (69) 2
𝑍𝑡𝑟−𝑠𝑒𝑐 = 𝑋𝑇 . = 𝑗0.08. 39.8 𝑘𝑉
𝑆 15
= 𝑗25,39𝛺
Source : 𝑍𝑠−𝑝𝑟𝑖𝑚𝑎𝑖𝑟𝑒 = 𝑗4,76
Court-circuit triphasé : 𝑈𝑛 ⁄√3 39.8 × 103
𝐼CC3 = = = 142 𝐴
|∑ 𝑍| |𝑗4,76 + 𝑗25,39 + 𝑗250|

68 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts

Á retenir
𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏 𝟏
𝟐 −𝟏
𝒂 = 𝟏∠𝟏𝟐𝟎°; 𝑨 = [𝟏 𝒂 𝒂 ]; 𝑨 = × [𝟏 𝒂 𝒂𝟐 ]
𝟐 𝟑
𝟏 𝒂 𝒂 𝟏 𝒂𝟐 𝒂
𝑽𝟎𝒅𝒊 −𝟏
𝒂 = 𝑨 . 𝑽𝒂𝒃𝒄 ; 𝑰𝟎𝒅𝒊 −𝟏
𝒂 = 𝑨 . 𝑰𝒂𝒃𝒄 ; 𝒁𝟎𝒅𝒊 = 𝑨−𝟏 . 𝒁𝒂𝒃𝒄 . 𝑨
𝑼𝒏 𝟐
Impédance du réseau amont 𝑿𝒂 =
𝑺𝒄𝒄
𝑼𝟐 𝑷𝒄𝒖 𝑼𝟐
Impédance du transformateur 𝑿𝑻 = 𝑼𝒄𝒄 . 𝑹𝑻 = .
𝑺𝒏 𝑺𝒏 𝑺𝒏
𝟏𝟎𝟎 𝑼𝟐
Impédance des machines tournantes. 𝒁𝑨𝑳𝑻 = .
𝑿 𝑺𝒏
Courant de court-circuit
𝐼𝐶𝐶ℎ 𝐼𝐶𝐶1 𝐼CC2 𝐼CC3
𝑈𝑛 ⁄√3 𝑈𝑛 ⁄√3 𝑈𝑛 𝑈𝑛 ⁄√3
(∑ 𝑍 + 𝑍𝐿𝑇 ) (∑ 𝑍 + 𝑍𝐿𝑛 ) (2. ∑ 𝑍) ∑𝑍

V.4- Méthode d'impédances en composantes symétriques.


V.4.A- Calcul des impédances
V.4.A.1- Impédance d’un générateur synchrone
Un générateur synchrone à trois phases, ayant une impédance synchrone de 𝑍𝑠 par phase, avec son
neutre mis à la terre par une impédance 𝑍𝑛 , est représenté à la Figure. Le générateur fournit
une charge triphasée équilibrée. Les tensions génératrices 𝐸𝑎 , 𝐸𝑏 𝑒𝑡 𝐸𝑐 sont équilibrées

ሬሬԦ
𝐼a
𝑍𝑠

ሬሬሬሬԦ
𝐸a
ሬሬሬԦ𝑎
𝑉
𝑛
𝑍𝑠 𝑍𝑠
𝑍𝑛 ሬሬሬሬԦ
𝐸c ሬሬሬሬԦ
𝐸b
ሬሬሬԦ
𝐼b
ሬሬሬሬԦ
𝑉𝑏
ሬሬሬԦ𝑐
𝑉
ሬሬԦ
𝐼c
Figure V-2 : Générateur synchrone triphasé alimentant une charge équilibrée
𝐸𝑎𝑏𝑐 = [1 𝑎2 𝑎]𝑇 . 𝐸𝑎 (V-4)
Les équations Kirchhoff (KHF) suivantes peuvent être écrites pour chaque phase :
𝑉a = 𝐸𝑎 − 𝑍𝑠 . 𝐼𝑎 − 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛
{𝑉𝑏 = 𝐸𝑏 − 𝑍𝑠 . 𝐼𝑏 − 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛 (V-5)
𝑉𝑐 = 𝐸𝑐 − 𝑍𝑠 . 𝐼c − 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛
Avec : 𝐼𝑛 = 𝐼𝑎 + 𝐼𝑏 + 𝐼𝑐 , nous obtenons la forme matricielle :
𝑉𝑎 𝐸𝑎 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 𝑍𝑠 𝑍𝑠 𝐼𝑎
[ 𝑏 ] = [ 𝑏 ] − [ 𝑍𝑠
𝑉 𝐸 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 𝑍𝑠 ] × [𝐼𝑏 ] (V-6)
𝑉𝑐 𝐸𝑐 𝑍𝑠 𝑍𝑠 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 𝐼𝑐

69 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
En remplaçant les grandeurs de phase de l'équation par des quantités de séquences symétriques
correspondantes, on peut écrire :
𝐴. 𝑉𝑎0𝑑𝑖 = 𝐴. 𝐸𝑎0𝑑𝑖 − 𝑍𝑎𝑏𝑐 . 𝐴. 𝐼𝑎0𝑑𝑖
Multipliant les deux côtés de l’équation par 𝐴−1 et après simplifications on obtient :
𝑉𝑎0𝑑𝑖 = 𝐸𝑎0𝑑𝑖 − Z 0di . 𝐼𝑎0𝑑𝑖 (V-7)
1 1 1 1 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 𝑍𝑠 𝑍𝑠 1 1 1
Z0di = 𝐴−1 . 𝑍abc . 𝐴 = × [1 𝑎 𝑎2 ] × [ 𝑍𝑠 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 𝑍𝑠 ] × [1 𝑎2 𝑎]
3
1 𝑎2 𝑎 𝑍𝑠 𝑍𝑠 𝑍𝑠 + 𝑍𝑛 1 𝑎 𝑎2
𝑍𝑠 + 3𝑍𝑛 0 0 𝑍0 0 0
Z0di =[ 0 𝑍𝑠 0 ] = [ 0 𝑍𝑑 0 ]
0 0 𝑍𝑠 0 0 𝑍𝑖
Ainsi les tensions générées sont toujours équilibrées et ne contiennent que la composante
de séquence positive.
1 1 1 1 1 0
𝐸𝑎0𝑑𝑖 = × [1 𝑎 𝑎2 ] × [𝑎2 ] 𝐸𝑎 = [𝐸𝑎 ]
3
1 𝑎2 𝑎 𝑎 0
On peut écrire une équation séparée pour chacun des composants :
𝑉𝑎0 = −𝑍 0 . 𝐼𝑎0
{𝑉𝑎𝑑 = 𝐸1 − Zd . Iad (V-8)
𝑉𝑎𝑖 = −Zi . Iai
D'après l'équation, il est évident que les trois composantes symétriques sont indépendantes
l'une de l'autre, donc les trois séquences sont découplées.
Zd Zi Z0

𝐸𝑎 𝑉𝑎𝑑 𝑉𝑎𝑖 𝑉𝑎0

Figure V-3 : Les impédance C.S d’un générateur connexion des réseaux sans défaut
V.4.A.2- Impédance de la ligne
Pour un appareil statique tel qu'une ligne, les tensions et les courants n'a aucun effet sur
l'impédance fournie par la ligne car les séquences de phases positives et négatives rencontrent
une géométrie de ligne identique. Par conséquent, les impédances de séquence positives et négatives
fournies par une ligne sont identiques, c'est-à-dire :
𝑍𝑑 = 𝑍𝑖 (V-9)
Cependant, Les courants homopolaires sont en phase et traversent les conducteurs et reviennent
par des fils de neutre et/ou mis à la terre. En conséquence, le fil de terre doit être inclus dans le trajet
des courants homopolaires. L'impédance de séquence zéro 𝑍 0 est donc différente de 𝑍 𝑑 𝑒𝑡 𝑍 𝑖 ,
en raison de l'inclusion du chemin de retour au sol. 𝑍 0 Est généralement plus de trois fois
de 𝑍 𝑑 𝑜𝑢 𝑍 𝑖 . Les trois réseaux de séquence des lignes de transmission sont représentés sur la Figure.

Zd 𝑍𝑖 𝑍0
𝐼𝑎𝑑 𝐼𝑎𝑖 𝐼𝑎0

Figure V-4 : Les impédance C.S de la ligne

70 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts
V.4.A.3- Impédance d’un transformateur
Pour les études de court-circuit, la branche de magnétisation du transformateur est négligée car
le courant qui la traverse est inadmissible par rapport au courant de court-circuit. Le transformateur
est donc modélisé avec une impédance de fuite en série équivalente. Étant donné que le
transformateur est également un dispositif statique tel qu'une ligne de transmission, l'impédance de
fuite en série
ne changera pas si la séquence de phase du voltage appliqué est inversée. Par conséquent,
les impédances de séquence positive et négative offertes par un transformateur sont égales 𝑍 𝑑 = 𝑍 𝑖 .
Le courant zéro en séquence passe par un transformateur si des chemins pour le faire circuler existent
sur les côtés primaire et secondaire. Pour de tels transformateurs, l'impédance homopolaire dépendent
des connexions de bobinage et de la mise à la terre des neutres.

𝑍0 𝑍0

𝑍0 𝑍0

𝑍0 𝑍0

V.4.A.4- Impédance de charge couplage en étoile


Une charge équilibrée triphasée avec une 𝐼𝑎 𝑍R
impédance mutuelle 𝑍𝑚 est illustrée à la 𝑍𝑚
Figure, le neutre de charge est mis à la terre par 𝐼𝑏 𝑍𝑚 𝑛 𝐼𝑛
une impédance 𝑍𝑛 . 𝑍𝑅
Les tensions de phase sont : 𝑍𝑚 𝑍𝑛
𝑉𝑎 = 𝑍𝑅 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑐 + 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛 𝐼𝑐 𝑍 𝑅
{𝑉𝑏 = 𝑍𝑚 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑅 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑐 + 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛
𝑉𝑐 = 𝑍𝑚 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑅 . 𝐼𝑐 + 𝑍𝑛 . 𝐼𝑛 Figure V-5 : Charge équilibre connecte en étoile
Le courant dans le neutre : 𝐼𝑛 = 𝐼𝑎 + 𝐼𝑏 + 𝐼𝑐
Remplacer 𝐼𝑛 dans le système d’équation, on aura la forme matricielle :
𝑉𝑎 𝑍𝑅 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝐼𝑎
𝑉
[ 𝑏] = [ 𝑚 𝑍 + 𝑍𝑛 𝑍 𝑅 + 𝑍𝑛 𝑍 𝑚 + 𝑍 𝑛 ] × [𝐼𝑏 ] (V-10)
𝑉𝑐 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑅 + 𝑍𝑛 𝐼𝑐
La forme compacte : 𝑉𝑎𝑏𝑐 = 𝑍𝑎𝑏𝑐 . 𝐼𝑎𝑏𝑐 (V-11)
En écrivant les termes de composants symétriques, on obtient :
𝐴. 𝑉𝑎0𝑑𝑖 = 𝑍𝑎𝑏𝑐 . 𝐴. 𝐼𝑎0𝑑𝑖 ⟹ 𝑉𝑎0𝑑𝑖 = 𝐴−1 . 𝑍𝑎𝑏𝑐 . 𝐴. 𝐼𝑎0𝑑𝑖
On aura : 𝑉𝑎0𝑑𝑖 = 𝑍 0𝑑𝑖 . 𝐼𝑎0𝑑𝑖 (V-12)
0𝑑𝑖 −1
𝐴𝑣𝑒𝑐 : 𝑍 = 𝐴 . 𝑍𝑎𝑏𝑐 . 𝐴
1 1 1 1 𝑍𝑅 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 1 1 1
0𝑑𝑖
𝑍 = × [1 𝑎 𝑎 ] × [𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑅 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 ] × [1 𝑎2 𝑎 ]
2
3
1 𝑎2 𝑎 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑚 + 𝑍𝑛 𝑍𝑅 + 𝑍𝑛 1 𝑎 𝑎2
𝑍𝑅 + 2Zm + 3𝑍𝑛 0 0
0𝑑𝑖 0 𝑍𝑅 − 𝑍𝑚 0
𝑍 =[ ] (V-13)
0 0 𝑍𝑅 − 𝑍𝑚

71 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts

Une tension triphasée équilibrée de 100 𝑉 à neutre est appliquée à une charge raccordée en Y
avec neutre non mis à la terre. La charge triphasée consiste en trois réactances couplées
mutuellement. Chaque phase a une réactance en série de 𝑍𝑅 = 𝑗12 𝛺, et le couplage mutuel entre
les phases est 𝑍𝑚 = 𝑗4𝛺.
Déterminer les courants de ligne sans utiliser de composants symétriques.
Déterminer les courants de ligne en utilisant des composants symétriques.

Les courants de ligne sans CS


En utilisant KCV nous avons :
𝑉𝑎 = 100∠0° = 𝑍𝑅 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑐
𝑉 = 100∠ − 120° = 𝑍𝑚 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑅 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑐
{ 𝑏
𝑉𝑐 = 100∠120° = 𝑍𝑚 . 𝐼𝑎 + 𝑍𝑚 . 𝐼𝑏 + 𝑍𝑅 . 𝐼𝑐
𝐼𝑎 + 𝐼𝑏 + 𝐼𝑐 = 0
100∠0° − 100∠ − 120° = (𝑍𝑅 − 𝑍𝑚 ). 𝐼𝑎 + (𝑍𝑅 − 𝑍𝑚 ). 𝐼𝑏
⟹ {100∠0° − 100∠120° = (𝑍𝑅 − 𝑍𝑚 ). 𝐼𝑎 + (𝑍𝑅 − 𝑍𝑚 ). 𝐼𝑐
𝐼𝑎 + 𝐼𝑏 + 𝐼𝑐 = 0
Après résolution du système on aura :
𝐼𝑎 = 12.5∠ − 90° A ; 𝐼𝑏 = 12.5∠150° A ; 𝐼𝑐 = 12.5∠30° A
V.4.B- Analyse de défaut générateur
V.4.B.1- Analyse de défaut phase-terre (LT)
Un générateur synchrone triphasé équilibré sans charge avec neutre mis à la terre par
l'intermédiaire d'une impédance 𝑍𝑛 est représenté sur la figure. Supposons qu'un défaut ligne à la
terre (LT) dite défaut homopolaire, se produit sur la phase ‘a’ par l'intermédiaire d'une impédance 𝑍𝐹 .

ሬሬԦ
𝐼a
𝑍𝑠

ሬሬሬሬԦ
𝐸a

𝑛
𝑍𝐹
𝑍𝑠 𝑍𝑠
𝑍𝑛 ሬሬሬሬԦ
𝐸c ሬሬሬሬԦ
𝐸b ሬሬሬԦ
𝐼b

ሬሬԦ
𝐼c

Figure V-6 : Défaut LT sur la phase 'a' d'un générateur non chargé
Puisque le générateur est déchargé, les conditions terminales suivantes existent au point
de défaut :
𝐼 = 𝐼c = 0
{ b
𝑉a = 𝑍𝐿𝑇 × 𝐼a
En substituant 𝐼𝑏 = 𝐼𝑐 = 0 dans l'équation des composantes symétriques des courants peuvent être
calculés comme :
𝐼0 1 1 1 1 𝐼𝑎
[𝐼 𝑑 ] = × [1 𝑎 𝑎2 ] × [ 0 ] (V-14)
3
𝐼𝑖 1 𝑎2 𝑎 0

72 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
Les valeurs des composantes symétriques du courant de défaut 𝐼1 sont :
𝐼 0 = 𝐼 𝑑 = 𝐼 𝑖 = 1⁄3 . 𝐼a (V-15)
La tension de la phase ‘1’ peut être exprimée en termes de composantes symétriques, comme :
𝑉a = 𝑉 𝑑 + 𝑉 𝑖 + 𝑉 0 = (𝐸1 − 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 ) − 𝑍 𝑖 . 𝐼 𝑖 − 𝑍 0 . 𝐼 0
En remplaçant les courants dans l'équation :
𝑉a = 𝐸a − (𝑍 d + 𝑍 𝑖 + 𝑍 0 ). 𝐼 0 (V-16)
On à 𝑉𝑎 = 𝑍𝐿𝑇 . 𝐼𝑎 = 3. 𝑍𝐿𝑇 . 𝐼 0 Par conséquent, l'équation(V-16) peut être exprimée comme
suite :
𝐼 0 = 𝐸𝑎 ⁄(𝑍 𝑑 + 𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ) (V-17)
Le courant de défaut est donc :
0
𝐼𝐶𝐶ℎ = |3. 𝐼 0 | = 3. 𝐸𝑎 ⁄|𝑍 𝑑 + 𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 | (V-18)

𝑍𝑑

𝐸1 𝑍𝑖
3. 𝑍𝐹
𝑍0
Figure V-7 : Connexion des réseaux pour un défaut LT
V.4.B.2- Analyse de défaut biphasé isolé (LL)

ሬሬԦ
𝐼a
𝑍𝑠

ሬሬሬሬԦ
𝐸a

𝑛
𝑍𝑠 𝑍𝑠
𝑍𝑛 ሬሬሬሬԦ
𝐸c ሬሬሬሬԦ
𝐸b ሬሬሬԦ
𝐼b

ሬሬԦ
𝐼c 𝑍𝐹

Figure V-8 : Défaut LL sur les phases ′𝑏′ 𝑒𝑡 ′𝑐′ d'un générateur non chargé
𝐼a = 0
{
𝑉b − 𝑉c = 𝑍𝐿𝐿 . 𝐼b 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐼b = −𝐼c
Les composants symétriques des courant peuvent être calculés comme :
𝐼0 = 0
𝐼 0 1 1 1 0 1
1 2 𝐼 𝑑 = (𝑎 − 𝑎2 )𝐼𝑏
𝑑
[𝐼 ] = × [1 𝑎 𝑎 ] × [ 𝑏 ] ⟹ 𝐼 3
3
𝐼𝑖 1 𝑎2 𝑎 −𝐼𝑏 𝑖
1 2 𝑑
{𝐼 = 3 (𝑎 − 𝑎)𝐼𝑏 = −𝐼
En remplaçant sur l’équation de tension :
𝑉b − 𝑉c = 𝑎2 . 𝑉 𝑑 + 𝑎. 𝑉 𝑖 + 𝑉 0 − (𝑎. 𝑉 𝑑 + 𝑎2 . 𝑉 𝑖 + 𝑉 0 ) On a :
= (𝑎2 − 𝑎)(𝑉 𝑑 − 𝑉 𝑖 ) 3. 𝑍𝐿𝐿
𝑉b − 𝑉𝑐 = 𝑍𝐿𝐿 . 𝐼𝑏 = 2)
. 𝐼𝑑
(𝑎 − 𝑎
= (𝑎2 − 𝑎)(𝐸a − 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 − 𝑍 𝑖 . 𝐼 𝑑 )
= (𝑎2 − 𝑎)(𝐸𝑎 − (𝑍 𝑑 + 𝑍 𝑖 ). 𝐼 𝑑 )

73 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
Par comparaison : 3. 𝑍𝐿𝐿
(𝑎2 − 𝑎)(𝐸𝑎 − (𝑍 𝑑 + 𝑍 𝑖 ). 𝐼 𝑑 ) = . 𝐼𝑑
(𝑎 − 𝑎2 )
Après simplification : 𝐸𝑎 3 3 𝐸𝑎
𝐼𝑑 = 𝑑 𝑖
⟹ 𝐼𝑏 = 2
. 𝐼𝑑 = . 𝑑
𝑍 + 𝑍 + 𝑍𝐹 (𝑎 − 𝑎 ) (𝑎 − 𝑎 ) 𝑍 + 𝑍 𝑖 + 𝑍𝐹
2

Le courant de court-circuit peut être calculer par :


2 √3. 𝐸𝑎
𝐼𝐶𝐶2 = |𝐼2 | = (V-19)
|𝑍 𝑑 + 𝑍 𝑖 + 𝑍𝐹 |
𝑍𝑑 𝑍𝐹
𝐸1
𝑍𝑖
Figure V-9 : Connexion des réseaux pour un défaut LL
V.4.B.3- Analyse de défaut biphasé à la terre (LLT)

ሬሬԦ
𝐼a
𝑍𝑠

ሬሬሬሬԦ
𝐸a

𝑛
𝑍𝑠 𝑍𝑠
𝑍𝑛 ሬሬሬሬԦ
𝐸c ሬሬሬሬԦ
𝐸2 ሬሬሬԦ
𝐼𝑏
𝑍𝐹
ሬሬԦ
𝐼c

Figure V-10 : Défaut LLT sur les phases ′𝑏′ 𝑒𝑡 ′𝑐′ d'un générateur non chargé
𝐼a = 0 𝐼 0 = 𝐼b + 𝐼c ⟹ −𝐼 0 = 𝐼𝑑 + 𝐼 𝑖
{ 𝑉b = 𝑍𝐹 . (𝐼b + 𝐼c ) ⟹ { 𝑉b = 𝑍𝐹 . (3𝐼 0 )
𝑉b = 𝑉c 𝑉𝑑 = 𝑉𝑖
Les équations de tension :
𝑉b = 𝑎2 . 𝑉 𝑑 + 𝑎. 𝑉 𝑖 + 𝑉 0
= −𝑉 𝑑 + 𝑉 0 = −𝐸𝑎 + 𝑍 𝑑 . 𝐼 d − 𝑍 0 . 𝐼 0
On a aussi : 𝑉b = 3. 𝑍𝐹 . 𝐼 0
−𝐸a + 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 − (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ). 𝐼 0 = 0
On remplace −𝐼 0 = 𝐼 𝑑 + 𝐼 𝑖
𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 + (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ). (𝐼 𝑑 + 𝐼 𝑖 ) = 𝐸a ⟹ (𝑍 𝑑 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ). 𝐼 𝑑 + (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ). 𝐼 𝑖 = 𝐸a
On remplace 𝐼 𝑖 = 𝐸a − 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 ⁄(−𝑍 𝑖 )
𝐸𝑎 − 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑
(𝑍 𝑑 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ). 𝐼 𝑑 − (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ) = 𝐸𝑎
𝑍𝑖
[(𝑍 𝑑 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 )𝑍 𝑖 + 𝑍 𝑑 (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 )]. 𝐼 𝑑 = [𝑍 𝑖 + (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 )]𝐸a
D’où
𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹
𝐼𝑑 = 𝑑 𝐸 = 𝐸
(𝑍 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 )𝑍 𝑖 + 𝑍 𝑑 (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ) 𝑎 (𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 )𝑍 𝑖 + 𝑍 𝑑 (𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ) 𝑎
𝐸𝑎
𝐼𝑑 = (V-20)
𝑍 𝑖 (𝑍 0 +3.𝑍 )
𝑍 𝑑 + (𝑍 𝑖+𝑍 0 +3.𝑍𝐹 )
𝐹

74 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre V : Estimation des courants de défauts

𝑖
𝐸𝑎 − 𝑍 𝑑 . 𝐼 𝑑 1 d
𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐿𝐿𝑇
𝐼 = = (1 − 𝑍 . 0 )𝐸
−𝑍 𝑖 −𝑍 𝑖 (𝑍 + 3. 𝑍𝐹 )𝑍 𝑖 + 𝑍 𝑑 (𝑍 𝑖 + 𝑍 0 + 3. 𝑍𝐹 ) 𝑎
−𝐸𝑎
Après simplification : 𝐼𝑖 = (V-21)
𝑍 𝑑 .𝑍 𝑖
𝑍𝑖 + 𝑍 𝑑 + (𝑍 +3.𝑍 )
0 𝐹

𝑍𝑑
𝐸a
𝑍𝑖

𝑍𝑖 𝑍𝐿𝐿
Figure V-11 : Connexion des réseaux pour un défaut LLT
V.4.C- Calcul de Icc
Type de la dissymétrie Dissymétrie impédance
√3. 𝑈𝑛
Court-circuit monophasé 𝐼CCh =
|𝑍 0 + Z d + Z i + 3. 𝑍𝐹 |
√3. 𝑈𝑛 . |Z 0 + 3. 𝑍𝐹 − 𝑎Z i |
Court-circuit biphasé terre 𝐼CC2T = d i
|Z . Z + (Z d + Z i )(Z 0 + 3. 𝑍𝐹 )|
𝑈𝑛
Court-circuit biphasé isolé 𝐼CC2 = 0
|Z + Z d + Z i |
𝑈𝑛 ⁄√3
Court-circuit triphasé 𝐼𝐶𝐶3 =
|Z d |

Le générateur synchrone fonctionne à la valeur nominale MVA, 𝑃. 𝐹 = 0,95 en retard


et à 5% au-dessus de la tension nominale lorsqu'un court-circuit triphasé franc se produit sur
le nœud. Calculez les valeurs en pu :
Courant de défaut ;
Courants du générateur et de moteur ;
M
1 𝑍𝐿 = 𝑗20 Ω 2
𝑆𝑆 = 100 𝑀𝑉𝐴 𝑆𝑇1 = 100 𝑀𝑉𝐴 𝑆𝑇2 = 100 𝑀𝑉𝐴 𝑆𝑀 = 100 𝑀𝑉𝐴
𝑈𝑠 = 13.8 𝑘𝑉 13.8⁄138 kV 138⁄13.8 𝑘𝑉 𝑈𝑀 = 13.8 𝑘𝑉
𝑋𝑔 = 0.15 𝑋𝑇1 = 0.1 𝑋𝑇2 = 0.1 𝑋𝑀 = 0.2

En utilisant une base de 100 𝑀𝑉𝐴, l’impédance de base dans la zone de la ligne est :
𝑉𝑏𝑎𝑠𝑒 2 1382
𝑍𝑏𝑎𝑠𝑒 = = = 190,44 Ω
𝑆𝑏𝑎𝑠𝑒 100
Impédance de ligne [pu] : 𝑍 20
𝑍[pu] = = = 0,105 𝑝𝑢
𝑍𝐵𝑎𝑠𝑒 190.44

75 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts

1 2
𝑋𝑇1 = 0.1 𝑋𝐿 = 0.105 𝑋𝑇2 = 0.1
𝑋𝑔 = 0.15 𝑋𝑔 = 0.2

L’impédance de Thevenin vu de la faute (1) est :


𝑍𝐺 . (𝑍𝑇1 + 𝑍𝐿 + 𝑍𝑇2 + 𝑍𝑀 )
𝑍𝑇ℎ = 𝑋𝑇1 = 0.1 𝑋𝑇2 = 0.1
𝑍𝐺 + 𝑍𝑇1 + 𝑍𝐿 + 𝑍𝑇2 + 𝑍𝑀 1
𝑗0.15 × 𝑗0.505
= 𝑋𝐿 = 0.105
𝑗0.15 + 𝑗0.505 𝑋𝐺 = 0.15 𝑋𝑀 = 0.2
= 𝑗0.11565 𝑝𝑢

La tension de défaut aux bornes du générateur est : 𝑉𝐶𝐶𝐺 = 𝑉𝐺 (0) + 0.05 × 𝑉𝐺 (0)
= 1.05∠0° 𝑝𝑢
Le courant de défaut (nœud 1) est alors : 𝑉𝐺 (𝐹) 1.05∠0°
𝐼𝐶𝐶3 = = = −𝑗9.079 𝑝𝑢
𝑍𝑇ℎ 𝑗0.11565
Le courant du moteur est alors : 𝑉𝐺 (𝐹) 1.05∠0°
𝐼𝑀 = =
𝑍𝑇1 + 𝑍𝐿 + 𝑍𝑇2 + 𝑍𝑀 0.505
= −𝑗2.079 𝑝𝑢
Le courant de défaut (générateur) est alors : 𝐼𝐺 = 𝐼𝐶𝐶3 + 𝐼𝑀 = −𝑗11.158

V.5- Analyse des défauts à l'aide de la matrice d’impédance


V.5.A- Analyse de défaut symétrique
Un défaut symétrique à trois phases est causé par
𝑎 b c 𝑎 b c
l’application de trois impédances de défaut égales 𝑍𝐹
aux trois phases, comme le montre la Figure. 𝑍𝐹 𝑍𝐹 𝑍𝐹 𝑍𝐹 𝑍𝐹 𝑍𝐹
Ces défauts peuvent être de deux types :
• Ligne à Ligne à Ligne à terre (défaut LLLG) ; 𝑛 𝑛
• Ligne à Ligne à Ligne (défaut LLL).
Figure V-12 : Défaut symétrique
Dans ce type de défauts, les trois phases sont simultanément court-circuitées. Comme le réseau
reste équilibré, il est analysé par phase. Les deux autres phases transportent des courants identiques
mais avec un déphasage de 120 °.
Le réseau défaillant est alors résolu à l’aide du
réseau équivalent de Thevenin vu du point 𝑘
de défaillance. La matrice d’impédance de nœud 𝑖 𝐶𝐶−𝑘 𝑆𝑘
𝑖
est pratique à utiliser pour les études de défauts 𝑆𝑖 𝑉𝐶𝐶−𝑘
car ses éléments en diagonale sont l’impédance 𝑍𝐹
du Thevenin du réseau vu de différents nœud.
Les lignes sont représentées par leurs modèles π
Figure V-13 : Réseau de ‘𝑛’ nœuds avec défaut
avec toutes les impédances référencées à une
au nœud ‘𝑘’
base commune.

76 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
Le défaut au nœud ′𝑘′ à travers une impédance 𝑍𝐹 provoquera une modification de la tension
de tous les nœud ∆𝑉𝑛 due au flux de courants à travers les lignes. Ce changement peut être calculé en
appliquant une tension de 𝑉𝑘 (0) en court-circuitant toutes les autres sources de tension. Les sources
et les charges sont remplacées par leurs impédances équivalentes.

𝑥𝑖𝑑
𝑍𝑖 𝑖 𝑍𝑖𝑘 𝑘
𝑉𝐶𝐶−𝑘
𝑍𝑘
𝑖𝐶𝐶−𝑘
𝑍𝐹

Figure V-14 : Représentation du réseau pour le calcul de 𝑉𝐵𝑢𝑠


𝑍𝑖 𝑒𝑡 𝑍𝑘 Sont les impédances de charge équivalentes des nœuds i et k.
𝑍𝑖𝑘 L’impédance de ligne ik.
𝑥𝑖𝑑 Est la réactance appropriée du générateur.
[𝑉𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑉𝐵𝑢𝑠 ] + [∆𝑉𝐵𝑢𝑠 ] (V-22)
Où :
𝑉𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 : Vecteur des tensions de nœud en cas défaut [𝑉𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑉𝐶𝐶−1 . . . 𝑉𝐶𝐶−2 . . . 𝑉𝐶𝐶−𝑛 ]𝑇
𝑉𝐵𝑢𝑠 : Vecteur de tension de nœud avant le défaut [𝑉𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑉1 . . . 𝑉𝑘 . . . 𝑉𝑛 ]𝑇
∆𝑉𝐵𝑢𝑠 : Vecteur de changement de tension de nœud dû [∆𝑉𝐵𝑢𝑠 ] = [∆𝑉1 . . . ∆𝑉𝑘 . . . ∆𝑉𝑛 ]𝑇
à un défaut
Le courant de bus injecté [𝐼𝐵𝑢𝑠 ] peut également être exprimé comme suit :
[𝐼𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑌𝐵𝑢𝑠 ]. [𝑉𝐵𝑢𝑠 ] (V-23)
Les courants de bus, à l'exception du bus défaillant k, égal à zéro, l'équation de nœud pour le réseau
peut être écrite comme :
0 𝑌11 ⋯ 𝑌1𝑘 ⋯ 𝑌1𝑛 ∆𝑉1
0 ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮
−𝐼𝐶𝐶−𝑘 = 𝑌𝑘1 ⋯ 𝑌𝑘𝑘 ⋯ 𝑌𝑘𝑛 . ∆𝑉𝑘 (V-24)
0 ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮
[ 0 ] [ 𝑌𝑛1 ⋯ 𝑌𝑛𝑘 ⋯ 𝑌𝑛𝑛 ] [ ∆𝑉 𝑛]
La forme compacte :
[𝐼𝐵𝑢𝑠 (𝐹)] = [𝑌𝐵𝑢𝑠 ]. [∆𝑉𝐵𝑢𝑠 ] (V-25)
∆𝑉𝐵𝑢𝑠 Peut être calculé par :
[∆𝑉𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑍𝐵𝑢𝑠 ] . [𝐼𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 ] (V-26)
On peut écrire :
[𝑉𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 ] = [𝑉𝐵𝑢𝑠 ] + [𝑍𝐵𝑢𝑠 ] . [𝐼𝐶𝐶−𝐵𝑢𝑠 ] (V-27)
La tension de nœud k peut être exprimée comme suit :
𝑉𝐶𝐶−𝑘 = 𝑉𝑘 − 𝑍𝑘𝑘 . 𝐼𝐶𝐶−𝑘 (V-28)
On a aussi :
𝑉𝐶𝐶−𝑘 = 𝑍𝐹 . 𝐼𝐶𝐶−𝑘 (V-29)
D’où :
𝑉𝑘
𝐼𝐶𝐶−𝑘 = (V-30)
𝑍𝐹 + 𝑍𝑘𝑘

77 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
Pour un défaut franc 𝑍𝐹 = 0 et donc, 𝑉𝐶𝐶−𝑘 = 0. Ainsi, le courant de défaut 𝐼𝐶𝐶−𝑘 pour peut-être
exprimer comme suit :
𝑉𝑘
𝐼𝐶𝐶−𝑘 = (V-31)
𝑍𝑘𝑘
Les tensions des autres nœuds après défaut peuvent être écrite comme suit :
𝑉𝐶𝐶−𝑖 = 𝑉𝑖 − 𝑍𝑖𝑘 . 𝐼𝐶𝐶−𝑘 ∀𝑖 = 1 … 𝑛 , 𝑖 ≠ 𝑘 (V-32)
Ou bien :
𝑍𝑖𝑘
𝑉𝐶𝐶−𝑖 = 𝑉𝑖 − 𝑉 ∀𝑖 = 1 … 𝑛 , 𝑖 ≠ 𝑘 (V-33)
𝑍𝐹 + 𝑍𝑘𝑘 𝑘
V.5.B- Analyse des défauts asymétriques
Lorsque le réseau est équilibré, les impédances des composantes symétriques sont diagonales,
de sorte qu'il est possible de calculer 𝑍𝐵𝑢𝑠 séparément pour les réseaux à séquence nulle, positive et
négative. Afin d'obtenir une solution pour les défauts déséquilibrés, la matrice d'impédance
0 𝑑 𝑖
pour chaque réseau est obtenue séparément, puis les impédances de séquence 𝑍𝑘𝑘 , 𝑍𝑘𝑘 𝑒𝑡 𝑍𝑘𝑘 sont
connectées ensemble. Les formules de défaut pour les différents défauts non équilibrés sont résumées
ci-dessous :
𝑉𝑘
Défaut Ligne-Terre 𝑎 𝑍𝐹 𝐼𝑘0 = 𝐼𝑘𝑑 = 𝐼𝑘i = 0 d i
𝑏 𝑍kk + Zkk + Zkk + 3. 𝑍𝐹
(LT) 0
𝑐 𝐼𝑐𝑐1−k = 3. 𝐼𝑘
𝐼𝑘0 = 0
Défaut Ligne-Ligne 𝑎 𝑉𝑘
𝑍𝐹
(LL) 𝑏 𝐼𝑘𝑑 = −𝐼𝑘i = d i
Zkk + Zkk + 𝑍𝐹
𝑐
𝐼𝑐𝑐2−k = √3. 𝐼𝑘𝑑
𝑉𝑘
𝐼k𝑑 = 𝑖 (𝑍 0 +3.𝑍 )
;
𝑑 𝑍𝑘𝑘 𝑘𝑘 𝐹
𝑍kk + 𝑖 +𝑍 0 +3.𝑍 )
(𝑍kk kk 𝐹
Défaut Ligne-Ligne-Terre 𝑎
𝑑 𝑑
𝑉𝑘 − 𝑍kk 𝐼𝑘
(LLT) 𝑏 𝑍𝐹 𝐼k𝑖 =− i
𝑍𝑘𝑘
c 𝑑 𝑑
𝑉𝑘 − 𝑍kk 𝐼𝑘
𝐼k0 =− 0
𝑍𝑘𝑘 + 3. 𝑍𝐹
𝐼𝑐𝑐2𝑇−𝑘 = 3. 𝐼𝑘0
V.5.C- Tensions et courants de ligne en cas de défaut
En utilisant les composantes du courant de défaut, on obtient les composantes symétriques
des tensions nodales pendant le défaut :
0 0 0
𝑉𝐶𝐶−𝑖 = 0 − 𝑍𝑖𝑘 . 𝐼𝑘
𝑑 d d d
{ 𝑉𝐶𝐶−𝑖 = 𝑉𝑖 − Z𝑖𝑘 . Ik
𝑖 𝑖
𝑉𝐶𝐶−𝑖 = 0 − 𝑍𝑖𝑘 . 𝐼𝑘i
Où 𝑉𝑖d = 𝑉𝑖 est la tension de phase de défaut au nœud i. Les tensions de phase pendant
le défaut sont :
𝑉𝑖𝑎𝑏𝑐 = 𝐴. 𝑉𝑖0𝑑𝑖 (V-34)
Les composantes symétriques du courant de défaut dans la ligne i à j sont données par :

78 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
𝐼𝑖𝑗0 = (𝑉𝐶𝐶−𝑖
0 0
− 𝑉𝐶𝐶−𝑗 0
)⁄𝑧𝑖𝑗
{𝐼𝑖𝑗𝑑 = (𝑉𝐶𝐶−𝑖
𝑑 𝑑
− 𝑉𝐶𝐶−𝑗 𝑑
)⁄𝑧𝑖𝑗 (V-35)
𝐼𝑖𝑗𝑖 = (𝑉𝐶𝐶−𝑖
𝑖 𝑖
− 𝑉𝐶𝐶−𝑗 𝑖
)⁄𝑧𝑖𝑗
0 𝑑 𝑖
Où 𝑧𝑖𝑗 , 𝑧𝑖𝑗 𝑒𝑡 𝑧𝑖𝑗 sont les composantes à séquence homopolaire, direct et inverse
de l'impédance de ligne réelle entre les bus i et j.

Soit le réseau présente sur la figure :

𝑈𝑠 = 1 𝑝𝑢 1 2 𝑋𝐿𝑑 = 0.3 3 4 𝑈𝑠 = 1 𝑝𝑢
𝑑 𝑑
𝑋𝐺1 = 0.1 𝑑
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐿𝑖 = 0.3 𝑑
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐺2 = 0.1
𝑖 𝑖
𝑋𝐺1 = 0.1 𝑖
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐿0 = 0.5 𝑖
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐺2 = 0.1
0 0
𝑋𝐺1 = 0.05 0
𝑋𝑇1 = 0.25 0
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐺2 = 0.05

Courant de défaut symétrique et asymétrique ;

Séquence direct /inverse


1 2 3 4
𝑑 𝑑
𝑑
𝑋𝐺1 = 0.1 𝑑
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐿𝑑 = 0.3 𝑋𝑇2 = 0.25 𝑋𝐺2 = 0.1

𝑑 𝑑
𝑑
(𝑍𝐺1 + 𝑍𝑇1 ). (𝑍𝐿𝑑 + 𝑍𝑇2
𝑑 𝑑
+ 𝑍𝐺2 ) 𝑗0.35 × 𝑗0.65
𝑍𝑇ℎ = 𝑑 𝑑 = = 𝑗0.2275 𝑝𝑢
𝑍𝐺1 + 𝑍𝑇1 + 𝑍𝐿𝑑 + 𝑍𝑇2𝑑 𝑑
+ 𝑍𝐺2 𝑗0.35 + 𝑗0.65
Les réactances à séquence indirecte étant identiques aux réactances à séquence direct.
𝑖 𝑑
𝑍𝑇ℎ = 𝑍𝑇ℎ = 𝑗0.2275 𝑝𝑢
Séquence homopolaire
1 2 3 4
0
0
𝑋𝐺1 = 0.05 0
𝑋𝑇1 = 0.25 𝑋𝐿0 = 0.5 0
𝑋𝑇2 = 0.25 𝑋𝐺2 = 0.05

0 (𝑍 0 0 )
0
𝑍𝑇1 . 𝐿 + 𝑍𝑇2 𝑗0.25 × 𝑗0.75
𝑍𝑇ℎ
= 0 = = 𝑗0.1875 𝑝𝑢
𝑍𝑇1 + 𝑍𝐿0 + 𝑍𝑇2
0 𝑗0.25 + 𝑗0.75
Défaut triphasé (LLL)froc
𝑉2𝑎 1∠0°
𝐼𝑐𝑐3−2 = 𝑑 = = −𝑗4.3956 𝑝𝑢
𝑍𝑇ℎ 𝑗0.2275
Défaut Monophasé Ligne-Terre (LT) froc
0 𝑑 𝑖
𝑉2𝑎 1∠0°
𝐼2𝑎 = 𝐼2𝑎 = 𝐼2𝑎 = 0 𝑑 𝑖
= = −𝑗1.5563 𝑝𝑢
(𝑍𝑇ℎ + 𝑍𝑇ℎ + 𝑍𝑇ℎ ) 𝑗(0.2275 + 0.2275 + 0.1875)
0
𝐼𝑐𝑐1−2 = 3. 𝐼2𝑎 = 3 × (−𝑗1.5563) = −𝑗4.669 𝑝𝑢
Défaut Biphasé Ligne-Ligne (LL) froc
𝑑 𝑖
𝑉2𝑎 1∠0°
𝐼2𝑎 = −𝐼2𝑎 = 𝑑 𝑖
= = −𝑗2.1978 𝑝𝑢
𝑍𝑇ℎ + 𝑍𝑇ℎ 𝑗0.2275 + 𝑗0.2275
𝑑
𝐼𝑐𝑐2−2 = √3. 𝐼2𝑎 = √3 × (−𝑗2.1978) = −𝑗3.8067 𝑝𝑢
Défaut Biphasé Ligne-Ligne-Terre (LLT) froc
79 Modélisation et simulation des réseaux électriques
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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre V : Estimation des courants de défauts
1
𝑉2𝑎 1∠0°
𝐼2𝑎 = 𝑖 (𝑍 0 )
= 𝑗0.2275(𝑗0.1875)
= −𝑗3.02767 𝑝𝑢
𝑍𝑇ℎ 𝑇ℎ
𝑑
𝑍Th + 𝑖 0
𝑗0.2275 + (𝑗0.2275+𝑗0.1875)
(𝑍𝑇ℎ +𝑍𝑇ℎ )
𝑑 𝑑
0
𝑉2𝑎 − 𝑍Th . 𝐼2𝑎 1∠0° − 𝑗0.2275 × (−𝑗3.02767)
𝐼2a = − 0 =− = 𝑗1.65975 𝑝𝑢
𝑍𝑇ℎ 𝑗0.1875
0
𝐼𝑐𝑐2𝑇−2 = 3. 𝐼2−𝑎 = 3 × 𝑗1.65975 = 𝑗4.979 𝑝𝑢

Á retenir

Défaut symétrique (LLL) 𝑰𝒌−𝒄𝒄 = 𝑽𝒌 (𝟎)⁄𝒁𝒌𝒌

(LT) 𝑰𝟎𝒌 = 𝑰𝒅𝒌 = 𝑰𝐢𝒌 = 𝑽𝒌 (𝟎)⁄(𝒁𝟎𝐤𝐤 + 𝐙𝐤𝐤


𝐝 𝐢
+ 𝐙𝐤𝐤 + 𝟑. 𝒁𝑭 )
𝑰𝒄𝒄𝟏 = 𝟑. 𝑰𝟎𝒌
(LL) 𝑽𝒌 (𝟎)
𝑰𝒅𝒌 = −𝑰𝐢𝒌 = 𝐝 𝐢
𝐙𝐤𝐤 + 𝐙𝐤𝐤 + 𝒁𝑭
Défaut asymétrique
𝑰𝒄𝒄𝟐 = √𝟑. 𝑰𝒅𝟐−𝒂
𝑑 𝑑
(LLT) 𝑉𝑘 (0) 𝑉𝑘 (0) − 𝑍kk 𝐼𝑘
𝐼k𝑑 = 𝑖 0
; 𝐼k
0
= − 0
𝑑 𝑍 (𝑍𝑘𝑘 +3.𝑍𝐹 ) 𝑍𝑘𝑘 + 3. 𝑍𝐹
𝑍kk + 𝑘𝑘
𝑖 0
(𝑍kk +𝑍kk +3.𝑍𝐹 )

𝑰𝒄𝒄𝟐𝑻 = 𝟑. 𝑰𝟎𝒌

80 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre VI : Dispatching Économique

Sommaire Ch. VI
Dispatching Économique........................................................ 82
VI.1- Introduction ......................................................................................................... 82
VI.2- Formulation mathématique du problème de dispatching économique ......... 82
VI.2.A- La fonction cout ........................................................................................................ 82

VI.2.B- Minimisation des coûts de génération ...................................................................... 84


VI.2.C- Contraintes d’égalités ............................................................................................... 84
VI.2.D- Contraintes d’inégalités ............................................................................................ 84
VI.3- Dispatching économique sans pertes ................................................................. 85

VI.3.B- La méthode de Kuhn-Tucker .................................................................................... 86

VI.3.C- La méthode du gradient ............................................................................................ 89


VI.4- Dispatching économique avec pertes ................................................................ 89
: ..................................................................................................................... 89
Estimation de l’état d’un réseau électrique ...................... 92
VII.1- Introduction ....................................................................................................... 92
VII.2- La méthode des moins de carrés ...................................................................... 92

VII.3- Estimation de l'état du système de puissance ................................................. 95

81 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre VI : Dispatching Économique

Dispatching Économique
VI.1- Introduction
Le problème du Dispatching Économique est l'optimisation instantanée de la production,
par ajustement des puissances (inconnues) des groupes démarrés et en respectant les contraintes
du réseau. Celles-ci peuvent être prises en compte avec plus ou moins de finesse.
Ce problème perd de son intérêt dans les deux cas extrêmes indépendants où :
• L’éventail des coûts de production est étroit ;
• Les limitations du réseau jouent peu.
Plusieurs théories ont été développer dons ce domaine :
▪ La théorie des graphes de transport permet de détecter la gêne due aux limites de transit
sur le réseau. L'algorithme de Kord-Fulkerson fournit ainsi une première approximation
de D.E., dans une optique peu électrique.
▪ Une seconde approximation consiste à ajouter aux limites de transit, la loi des mailles, sans
compter les pertes dans la production. Ce D.E. (Minty-Lee) minimise d'abord le coût
de production, puis les pertes, à production donnée.
▪ Etc….
Les besoins de l'exploitation font ajouter à cette optimisation, d'autres contraintes,
de sécurité. Le plan de production et les transits doivent ne pas être vulnérables, face aux aléas.
On peut notamment imposer que tout report de charge, du au déclenchement d'une ligne unique
(quelconque ou choisie) n'excédera pas la limite de transit.

VI.2- Formulation mathématique du problème de dispatching


économique
VI.2.A- La fonction cout
C’est la fonction objective dont on veut
optimiser, ou le coût de production reflète
principalement
Cout de fuel

le coût du combustible utilisé ; et d’autres coûts


d’exploitation et de maintenance de la centrale.
Le coût du combustible est évalué en se servant
de la notion des valeurs de consommation
spécifiques de chaleur (c’est la quantité d’énergie
thermique nécessaire pour produire de l’électricité).
Cette valeur (CSC) est proportionnelle à l’inverse 𝑃𝐺𝑚𝑖𝑛 𝑃𝐺𝑚𝑎𝑥
du rendement énergétique : plus la CSC est grande, Puissance générée
moins la centrale est performante. Figure VI-1 : Caractéristique entrée
La fonction cout est polynomiale du second ordre sortie d’une unité de production
en termes de PGi sous la forme suivante :
𝑎𝑖
𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) = 𝑃𝐺𝑖 2 + 𝑏𝑖 𝑃𝐺𝑖 + 𝑐𝑖 [𝑈⁄ℎ] (VI-1)
2
𝑎𝑖 , 𝑏𝑖 𝑒𝑡 𝑐𝑖 Sont des constantes propres à chaque centrale. Ces paramètres peuvent être déterminés à
partir de plusieurs méthodes on peut citer la plus répondue : la méthode
des moindres carrés « least-squares méthode ».

82 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre VI : Dispatching Économique
La constante 𝑐𝑖 est normalement appelée coût de marche à vide et représente le coût pour tenir
démarrée une unité de génération à production nulle.
U : unité =Euro, Dollar, DA, …
Le coût d'exploitation donné par l'équation quadratique ci-dessus est obtenu en approximant
la puissance en MW par rapport au coût en courbe (U). Le coût de fonctionnement supplémentaire
de chaque unité est ensuite calculé comme suit :
𝛿𝐹𝑖
𝜆𝑖 = = 𝑎𝑖 . 𝑃𝐺𝑖 + 𝑏𝑖 [𝑈⁄𝑀𝑊ℎ] (VI-2)
δ𝑃𝐺𝑖
Si deux unités ayant des coûts différentiels différents fournissent une charge. Il y aura
une réduction des coûts si une certaine quantité de charge est transférée de l'unité avec des coûts plus
élevés pour l'unité avec des coûts inférieurs. De cette manière, la charge est transférée de l'unité moins
efficace à l'unité la plus efficace, réduisant ainsi le coût total de fonctionnement. Le transfert de charge
se poursuivra jusqu'à ce que les coûts supplémentaires des deux unités soient identiques.
Ce sera le point de fonctionnement optimal pour les deux unités.

Soit un réseau électrique avec deux sources d’énergie 𝐺1 , 𝐺2


0.8
• 𝐹1 (𝑃𝐺1 ) = 𝑃𝐺1 2 + 10𝑃𝐺1 + 25 [U/ℎ]
2
0.7
• 𝐹2 (𝑃𝐺2 ) = 𝑃𝐺2 2 + 6𝑃𝐺2 + 20 [U/ℎ]
2
Calculer le coût total et le coût de fonctionnement supplémentaire si ces deux unités fournissent
un total de 220 MW soit :
𝑃1 = 100 𝑀𝑊 𝑒𝑡 𝑃2 = 120 𝑀𝑊
𝑃1 = 90 𝑀𝑊 𝑒𝑡 𝑃2 = 130 𝑀𝑊

Cas 1 :
0.8
Source 1 : 𝐹1 (𝑃𝐺1 ) =× 1002 + 10 × 100 + 25 = 5025 [U/ℎ]
2
0.7
Source 2 : 𝐹2 (𝑃𝐺2 ) = × 1202 + 6 × 120 + 20 = 5780 [U/ℎ]
2
Coût total 𝐹 = 𝐹1 + 𝐹2 = 5025 + 5780 = 10805 [U/ℎ]
Le coût de fonctionnement supplémentaire pour chaque unité :
𝛿𝐹1
𝜆1 = = 0.8𝑃𝐺1 + 10 = 0.8 × 100 + 10 = 90 [U/MWℎ]
δ𝑃𝐺1
𝛿𝐹2
𝜆2 = = 0.7𝑃𝐺2 + 6 = 0.7 × 120 + 6 = 90 [U/MWℎ]
δ𝑃𝐺2
Cas 2 :
0.8
Source 1 : 𝐹1 (𝑃𝐺1 ) = × 902 + 10 × 90 + 25 = 4165 [U/ℎ]
2
0.7
Source 2 : 𝐹2 (𝑃𝐺2 ) = × 1302 + 6 × 130 + 20 = 6175 [U/ℎ]
2
Coût total 𝐹 = 𝐹1 + 𝐹2 = 4165 + 6175 = 10880 [U/ℎ]
Le coût de fonctionnement supplémentaire pour chaque unité :
𝛿𝐹1
𝜆1 = = 0.8𝑃𝐺1 + 10 = 0.8 × 90 + 10 = 82 [U/MWℎ]
δ𝑃𝐺1

83 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
𝛿𝐹2
𝜆2 = = 0.7𝑃𝐺2 + 6 = 0.7 × 130 + 6 = 97 [U/MWℎ]
δ𝑃𝐺2
Le deuxième réglage est non optimal suite à l’addition de 75 [𝑈/ℎ]
VI.2.B- Minimisation des coûts de génération
Le but principal du dispatching économique est la minimisation du cout de production
de chaque générateur et donc le cout total.
D’autre part, on sait très bien que les facteurs influençant sur le cout sont résumés en trois points
essentiels :
• Le rendement de fonctionnement des générateurs.
• Le cout du combustible.
• Les pertes dans les lignes de transmission.
Et pour minimiser la fonction de cout, on peut ajuster sur l’un des points précédents.
Cette minimisation peut être traduite par la condition suivante :
𝑛𝑔

𝑚𝑖𝑛 (∑ 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 )) (VI-3)


𝑖=1

ng : Le nombre des générateurs.


F : La fonction de cout total de la production
VI.2.C- Contraintes d’égalités
C’est l’équation de l’écoulement de puissance en équilibre ; entre la génération et la demande ;
exprimée par la formule suivante :
𝑛𝑔

∑ 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) − 𝑃𝐷 − 𝑃𝐿 = 0 (VI-4)
𝑖=1
𝑃𝐷 ∶ La puissance active totale absorbée par toute la charge.
𝑃𝐿 ∶ Les pertes actives dans les linges de transmission.
𝑛𝑑: Le nombre de nœuds consommateurs.
D’après cette expression on peut dire que le système d’énergie électrique est en équilibre
car la somme des puissances actives générées, puissances consommées par la charge totale
et les pertes actives dans les lignes est nulle.
VI.2.D- Contraintes d’inégalités
On les appelle aussi les contraintes de sécurité, directement liées aux limites associées aux
centrales électriques :
𝑃𝐺𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐺 < 𝑃𝐺𝑚𝑎𝑥 (VI-5)

𝑄𝐺𝑚𝑖𝑛 < 𝑄𝐺 < 𝑄𝐺𝑚𝑎𝑥 (VI-6)

84 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
VI.3- Dispatching économique sans pertes
Le dispatching économique statique sans perte est plus simple, seul la puissance active générée
par la centrale influence le coût, la résolution est faite pour un instant précis.
La solution du dispatching économique est obtenue à l’aide de deux types de méthodes
d’optimisation ;
• La méthode de Kuhn-Tucker et la méthode de gradient utilisant le gradient (fonction
de Lagrange).
• La méthode d’itération de Lambda qui utilise les itérations (minimisation sans gradient).
Dans certains cas on peut considérer le problème de dispatching comme linéaire par parties,
on utilise alors la programmation linéaire.

Considérons une centrale qui contient trois unités de production. Les coûts de carburant
de ces unités sont donnés par :
0.8
• 𝐹1 (𝑃1 ) = × 𝑃1 2 + 10𝑃1 + 25 [U/ℎ] ; 30 < 𝑃1 < 500 𝑀𝑊
2
0.7
• 𝐹2 (𝑃2 ) = × 𝑃2 2 + 5𝑃2 + 20 [U/ℎ] ; 30 < 𝑃2 < 500 𝑀𝑊
2
0.95
• 𝐹3 (𝑃2 ) = × 𝑃3 2 + 15𝑃3 + 35 [U/ℎ] ; 30 < 𝑃3 < 250 𝑀𝑊
2
La charge totale que ces unités fournissent varie entre 90 MW et 1250 MW.
En supposant que les trois unités soient opérationnelles en permanence, calculer
les paramètres de fonctionnement économiques au fur et à mesure que la charge change.
Calculer la production par groupe, si la charge totale est de 200 𝑀𝑊
L’unité 3 atteint sa charge maximale, quelle est charge totale ?

La limite de changement
Les coûts de fonctionnement supplémentaire Le coût minimal supplémentaire des unités est de :
de ces unités sont : 𝛿𝐹1
𝜆1 = = 0.8 × 30 + 10 = 34 [U/MWℎ]
𝛿𝐹1 δ𝑃1
𝜆1 = = 0.8𝑃1 + 10 [U/MWℎ]
δ𝑃1 𝛿𝐹2
𝜆2 = = 0.7 × 30 + 5 = 26 [U/MWℎ]
𝛿𝐹2 δ𝑃2
𝜆2 = = 0.7𝑃2 + 5 [U/MWℎ]
δ𝑃2 𝛿𝐹3
𝜆3 = = 0.95 × 30 + 15 = 43.5 [U/MWℎ]
𝛿𝐹3 { δ𝑃3
𝜆 = = 0.95𝑃3 + 15 [U/MWℎ]
{ 3 δ𝑃3
Etape 1 :
• Les unités 1 et 3 ayant des coûts plus élevés, elles doivent donc fonctionner à 30 MW chacune,
leurs générations restant constante
• Le coût pendant cette période sera dû à l'unité 2 et sera égal à 26 𝑈/𝑀𝑊ℎ, la génération est
augmentée jusqu’à ce que son coût supplémentaire soit égal à celui de l’unité 1, à savoir
34−5
34 𝑈/𝑀𝑊ℎ. Ceci est réalisé lorsque 𝑃2 = = 41,4286 𝑀𝑊(𝑃1 = 𝑃3 = 30 𝑀𝑊), pour
0.7
une puissance totale de 101,4286 MW.
Etape 2 :
• Une augmentation de la charge totale au-delà de 101,4286 MW est partagée entre les unités 1 et
2, jusqu’à ce que leurs coûts soient égaux à ceux de l’unité 3, soit 43,5 𝑈/ 𝑀𝑊ℎ. Ce point est atteint

85 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
43.5−10 43.5−5
lorsque 𝑃1 = = 41.875 𝑀𝑊 𝑒𝑡 𝑃2 = = 55 𝑀𝑊. La charge totale pouvant être
0.8 0.7
fournie à ce moment est égale à 𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 = 126,875.
• À partir de ce moment, la charge est répartie entre les trois unités de manière à ce que les coûts
supplémentaires de toutes les unités soient les mêmes.
La production par groupe pour une charge totale de 200 𝑀𝑊
Nous avons :
𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 = 200 𝑀𝑊
{ 0.8𝑃1 + 10 = 0.7𝑃2 + 5
0.7𝑃2 + 5 = 0.95𝑃3 + 15
Après résolution des trois équations ci-dessus, nous obtenons :
𝑃1 = 66,37 𝑀𝑊, 𝑃2 = 80 𝑀𝑊 𝑒𝑡 𝑃3 = 50,63 𝑀𝑊
La charge max pour 𝑃3
𝑃3 = 250 𝑀𝑊 ⟹ 𝜆3 = 0.95 × 250 + 15 = 252.5
𝜆3 = 𝜆1 = 252.5 = 0.8𝑃1 + 10 𝑃 = 303.125 𝑀𝑊
{ ⟹{ 1
𝜆3 = 𝜆2 = 252.5 = 0.7𝑃2 + 5 𝑃2 = 353.5714 𝑀𝑊
La charge totale =𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 = 303.125 + 353.5714 + 250 = 906.6964 𝑀𝑊
VI.3.B- La méthode de Kuhn-Tucker
Cette méthode exige que la production en puissance par les centrales qui font part
du système électrique doit satisfaire la demande, ceci peut être traduit par la formule suivante :
𝑛𝑔

∑ 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) = 𝑃𝐷
(VI-7)
𝑖=1
𝐸𝑡 𝑃𝐺𝑖−𝑚𝑖𝑛 < 𝑃𝐺𝑖 < 𝑃𝐺𝑖−𝑚𝑎𝑥
La méthode de « Kuhn-Tucker » consiste à construire le Lagrangien qui tient compte
des contraintes d’égalité en négligeant les contraintes d’inégalité dans un premier temps, sachant que
ces contraintes peuvent être écrites sous les formes suivantes :
𝐿( 𝑥, 𝜆, 𝛽) = 𝑓 ( 𝑥 ) + 𝜆. ℎ( 𝑥 ) + ∑ 𝑏𝑖 𝑔𝑖 ( 𝑥 )
⏟ (VI-8)
0
Où 𝑛𝑔 𝑛𝑔
f(x) La fonction à optimiser 𝑓(𝑥) = ∑𝑖=1 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) = ∑𝑖=1(𝑎𝑖 + 𝑏𝑖 𝑃𝐺𝑖 + 𝑐𝑖 𝑃𝐺𝑖 2 )
𝑛𝑔
h(x) La contrainte d’égalité ℎ(𝑥) = 𝑃𝐷 − ∑𝑖=1 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 )

g(x) La contrainte d’inégalité


Dans le cas général pour étudier n’importe quelle fonction et trouver l’optimum, il suffit
de la dériver.
Dans ce cas il faut dériver notre Lagrangien en fonction des 𝑃𝐺𝑖 et du coefficient de Lagrange λ,
et annuler ces dérivées de sorte à obtenir les conditions sur l’optimum, ces conditions
sont appelées : conditions nécessaires d’optimalité ou les conditions de Kuhn Tucker :
𝛿𝐿 𝛿𝑓
= −𝜆 =0 (VI-9)
𝛿𝑃𝐺𝑖 𝛿𝑃𝐺𝑖
𝑛𝑔
𝛿𝐿
= 𝑃𝐷 − ∑ 𝑃𝐺𝑖 = 0 (VI-10)
𝛿𝑃𝐺𝑖
𝑖=1
La dérivée 𝛿𝑓 ⁄𝛿𝑃𝐺𝑖 mathématiquement connue sous le nom : multiplicateur de Lagrange.

86 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
Physiquement c’est le « coût incrémental ou marginal », elle représente l’accroissement
du coût correspondant à la production d’une unité de puissance supplémentaire, d’une autre manière
le coût marginal de la production de l’électricité est en fonction de l’avertissement anticipé
de la demande future.
La première condition donne :
𝛿𝑓
𝜆= = 𝑏𝑖 + 2𝑐𝑖 𝑃𝐺𝑖 (VI-11)
𝛿𝑃𝐺𝑖
Ce qui nous conduit à trouver l’expression de 𝑃𝐺𝑖 :
𝜆 − 𝑏𝑖
𝑃𝐺𝑖 = (VI-12)
2𝑐𝑖
On sait par ailleurs que :
𝑛𝑔 𝑛𝑔
𝜆 − 𝑏𝑖
𝑃𝐷 = ∑ 𝑃𝐺𝑖 = ∑ (VI-13)
2𝑐𝑖
𝑖=1 𝑖=1
L’expression nous donne donc l’ensemble des Pgi minimisant le coût total (contraintes d’inégalité
négligées) et constituant notre premier optimum. Cet optimum n’est pas calculable dans le cas où ci
est nul, or ce coefficient pourrait être nul pour quelques centrales. La méthode d’optimisation
de « Kuhn-Tucker » n’est pas adaptée à tous les problèmes.

Soit un réseau électrique avec trois sources d’énergie G1, G2 et G3 avec une consommation
totale égale à 800 MW. Connaissant les coûts de production et les contraintes de chaque générateur
donné ci-dessous.
• 𝐹1 (𝑃𝐺1 ) = 500 + 5.3𝑃𝐺1 + 0.004𝑃𝐺1 2 [𝑈/ℎ] ; 100𝑃𝐺1 < 500 𝑀𝑊
• 𝐹2 (𝑃𝐺2 ) = 400 + 5.5𝑃𝐺2 + 0.006𝑃𝐺2 [𝑈/ℎ]
2
; 200 < 𝑃𝐺2 < 400 𝑀𝑊
• 𝐹3 (𝑃𝐺3 ) = 200 + 5.8𝑃𝐺3 + 0.009𝑃𝐺3 [𝑈/ℎ]
2
; 180 < 𝑃𝐺3 < 300 𝑀𝑊
Calculer le coût total optimal de production d’énergie électrique ainsi que
la production de chaque générateur sans tenir compte des contraintes d’inégalités et
des pertes de transport dans les lignes électriques.
Calculer le coût total optimal de production d’énergie électrique ainsi que
la production de chaque générateur en tenant compte des contraintes d’inégalités et sans tenir
compte des pertes de transport dans les lignes électriques.
Calculer le coût total optimal de production en utilisant la méthode itérative.

Calculer le coût total optimal de production d’énergie électrique ainsi que la production
de chaque générateur sans tenir compte des contraintes d’inégalités et des pertes
de transport dans les lignes électriques.
𝑛𝑔
𝜆 − 𝑏𝑖 𝜆 − 𝑏1 𝜆 − 𝑏2 𝜆 − 𝑏3
𝑃𝐷 = ∑ = + +
2𝑐𝑖 2𝑐1 2𝑐2 2𝑐3
𝑖=1
1 1 1 5.3 5.5 5.8
𝜆( + + ) = 800 + + + ⟹ 𝜆 = 8.5 [𝑈/𝑀𝑊ℎ]
0.008 0.012 0.018 0.008 0.012 0.018
On trouve les valeurs des puissance fournies par les générateurs : 𝑃𝐺𝑖 = (𝜆 − 𝑏𝑖 )⁄2𝑐𝑖
8.5 − 5.3 8.5 − 5.5 8.5 − 5.8
𝑃𝐺1 = = 400 𝑀𝑊 𝑃𝐺2 = = 250 𝑀𝑊 𝑃𝐺3 = = 150 𝑀𝑊
0.008 0.012 0.018
𝑃𝐺 = 𝑃𝐺1 + 𝑃𝐺2 + 𝑃𝐺3 = 800 𝑀𝑊
87 Modélisation et simulation des réseaux électriques
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Chapitre VI : Dispatching Économique
𝑛𝑔

𝐶𝑜û𝑡 = ∑ 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) = (500 + 5.3𝑃𝐺1 + 0.004𝑃𝐺1 2 ) + (400 + 5.5𝑃𝐺2 + 0.006𝑃𝐺2 2 )


𝑖=1
𝑃𝐺1 = 400
2
+(200 + 5.8𝑃𝐺3 + 0.009𝑃𝐺3 ) |𝑃𝐺2 = 250
𝑃𝐺1 = 150
3
𝐶𝑜û𝑡 = 6.6825 × 10 U/h
Calculer le coût total optimal de production d’énergie électrique ainsi que la production
de chaque générateur en tenant compte des contraintes d’inégalités et sans tenir compte
des pertes de transport dans les lignes électriques.
Si les productions calculées vérifient les contraintes d’inégalités alors ces productions représentent
les productions optimales. Si non, on fixe les productions de la contrainte violée à la limite violée et
on refait les calculs avec un générateur en moins.
Le 3ème n’est pas respecté, On fixe la limite violée la plus proche 𝑃𝐺3 = 180𝑀𝑊
1 1 5.3 5.5
𝜆( + ) = 620 + + ⟹ 𝜆 = 8.356 [U⁄𝑀𝑊ℎ]
0.008 0.012 0.008 0.012
8.356 − 5.3
𝑃𝐺1 = = 382 𝑀𝑊
0.008
8.356 − 5.5
𝑃𝐺2 = = 238 𝑀𝑊
0.012
Le coût total de la production est :
𝑛𝑔

𝐶𝑜û𝑡 = ∑ 𝐹𝑖 (𝑃𝐺𝑖 ) = (500 + 5.3𝑃𝐺1 + 0.004𝑃𝐺1 2 ) + (400 + 5.5𝑃𝐺2 + 0.006𝑃𝐺2 2 )


𝑖=1
𝑃𝐺1 = 382
2
+(200 + 5.8𝑃𝐺3 + 0.009𝑃𝐺3 ) |𝑃𝐺2 = 238
𝑃𝐺1 = 180
𝐶𝑜û𝑡 = 6.6928𝑒 + 03 U/h
Solution en utilisant la méthode itérative
Introduction de la valeur initiale 𝜆0 = 6
6 − 5.3
𝑃𝐺1 = = 87.5 𝑀𝑊
0.008
6 − 5.5
𝑃𝐺2 = = 41.67 𝑀𝑊
0.012
6 − 5.8
𝑃𝐺3 = = 11.11 𝑀𝑊
0.018
∆𝑃1 = 800 − 87.5 − 41.67 − 11.11 = 659.72 𝑀𝑊
∆𝑃1 1 1 1
∆𝜆1 = = 659.72 ⁄( + + ) = 3.1632[U⁄𝑀𝑊ℎ]
𝛿𝑃⁄𝛿𝜆 0.008 0.012 0.018
𝜆2 = 𝜆1 + ∆𝜆1 = 6 + 3.1632 = 9.1632[U⁄𝑀𝑊ℎ]
9.1632 − 5.3
𝑃𝐺1 = = 482.9 𝑀𝑊
0.008
9.1632 − 5.5
𝑃𝐺2 = = 305.27 𝑀𝑊
0.012
9.1632 − 5.8
𝑃𝐺3 = = 186.84 𝑀𝑊
0.018
∆𝑃2 = 800 − 482.9 − 305.27 − 186.84 = −175.01 𝑀𝑊

88 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
∆𝑃2 1 1 1
∆𝜆2 = = − 175.01 ⁄( + + ) = −0.6632[𝑈⁄𝑀𝑊ℎ]
𝛿𝑃⁄𝛿𝜆 0.008 0.012 0.018
𝜆3 = 𝜆2 + ∆𝜆2 = 9.1632 − 0.6632 = 8.5[𝑈⁄𝑀𝑊ℎ]
On a déjà calculé pour 𝜆 = 8.5 [𝑈/𝑀𝑊ℎ]
VI.3.C- La méthode du gradient
Dans le cas le plus général, afin de trouver un optimum d’une fonction, le parcourt le plus simple
est de suivre la ligne de plus forte pente.
Du point de vue mathématique, la pente
d'une fonction correspond à la dérivée de 𝑓(𝑥𝑛 ) < 0
cette dernière. Si on est dans le cas d'une f(xn )
fonction suffisamment dérivable à
plusieurs variables, la dérivée est un
vecteur qui est appelé : le gradient de la
fonction dont les éléments de ce vecteur
f(xn+1 )
correspondent aux dérivées partielles de la
fonction par rapport à ses variables. xn xn+1
Figure VI-2 : Méthode du gradient
Soit la fonction 𝑓(x) dérivable au moins une seule fois, le principe ici est de partir d'un point
aléatoire 𝑥0 puis de se déplacer dans la direction de la plus forte pente. En appliquant un certain
nombre d'itérations, l'algorithme converge vers une solution 𝑥𝑛 qui est un minimum
global de 𝑓.
Les nouvelles valeurs seront calculées par l’expression suivante :
𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 + 𝜌. 𝑓′(𝑥𝑛 ) (VI-14)
Où ρ est une valeur bien choisie réelle et non nulle.

VI.4- Dispatching économique avec pertes


Le problème du dispatching économique avec pertes est plus compliqué que celui sans pertes,
il tient compte de la topologie du réseau, ces pertes varient en fonction de la répartition des puissances
entre les centrales et la charge.
Les centrales qui produisent la puissance dont le transit provoque d’importantes pertes seront
pénalisées en multipliant leur coût incrémental par un facteur de pénalité, donc il est à noter qu’il est
plus économique de produire l’énergie avec un cout plus cher pour un lieu consommation de près
qu’un cout moins cher pour une charge plus loin. Donc ces pertes doivent être évaluées et incluses
dans la demande.
Deux approches sont essentiellement utilisées pour la solution du dispatching économique avec
pertes, la première est le développement d’une expression mathématique des pertes en fonction
des puissances de sortie de chaque unité de production. La deuxième approche consiste à utiliser
les équations de l’écoulement de puissances optimal (optimal power flow).
:
Une source de tension triphasée équilibrée 600 𝑉, 60 𝐻𝑧 est connectée à une charge
déséquilibrée en 𝑌 𝑎𝑣𝑒𝑐 :
𝑅 = 10 Ω Dans la phase 𝑎,
𝑋 = 12 Ω Dans la phase 𝑏,

89 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Chapitre VI : Dispatching Économique
𝑋 = −15 Ω Dans la phase c.
Le neutre de la charge est connecté au neutre de la source.
• Déterminer les composantes de séquence (composantes symétriques) des courants
de ligne 𝐼𝑎 , 𝐼𝑏 , 𝐼𝑐 .

Les tensions simples : 600 600 600


𝑉𝑎𝑛 = ∠0° ; 𝑉𝑏𝑛 = ∠ − 120° ; 𝑉𝑐𝑛 = ∠120°
√3 √3 √3
Les impédances : 𝑍1 = 10 = 10∠0° ; 𝑍2 = 12𝑖 = 12∠90°; 𝑍3 = −15𝑖 = 15∠ − 90°
𝑉1 600
𝐼𝑎 = = ∠0° = 34.6410∠0° 𝐴
𝑍1 √3 × 10∠0°
𝑉2 600
𝐼𝑏 = = ∠ − 120° = 28.8675∠150° 𝐴
𝑍2 √3 × 12∠90°
𝑉3 600
𝐼𝑐 = = ∠120° = 23.0904∠ − 150° 𝐴
𝑍3 √3 × 15∠ − 90°
Les composantes symétriques des courants de ligne
1 1 1 1 𝐼𝑎 1 1 1 1 34.6410∠0°°
0𝑑𝑖 −1 2
𝐼𝑎 = 𝐴 × 𝐼𝑎𝑏𝑐 = × [1 𝑎 𝑎 ] × [𝐼𝑏 ] = × [1 𝑎 𝑎2 ] × [ 28.8675∠150° ]
3 3
1 𝑎2 𝑎 𝐼𝑐 1 𝑎2 𝑎 23.0904∠ − 150°
3.5837∠164.4147°
= [11.7065∠ − 9.4681°]
26.5634∠2.0773°

90 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre 07 : Estimation de l’état d’un réseau électrique

Sommaire Ch-07
Estimation de l’état d’un réseau électrique ...................... 92
VII.1- Introduction ....................................................................................................... 92
VII.2- La méthode des moins de carrés ...................................................................... 92

VII.3- Estimation de l'état du système de puissance ................................................. 95

91 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre 07 : Estimation de l’état d’un réseau électrique

Estimation de l’état
d’un réseau électrique
VII.1- Introduction
Les réseaux électriques interconnectés sont devenus plus complexes et la tâche de sécuriser
le fonctionnement du système est devenue plus difficile, pour éviter les pannes majeures du système
et les pannes de courant régionales, les services publics ont mis en place un système de contrôle et
d'acquisition de données (SCADA, Supervisory Control And Data Acquisition) plus étendu sur
l'ensemble du réseau pour prendre en charge les systèmes informatiques du centre de contrôle
énergétique. La banque de données créée est destinée à un certain nombre de programmes
d’application - certains pour assurer le fonctionnement du système économique et d’autres pour
évaluer la sécurité du système en cas de défaillance des équipements et de lignes.
Avant de pouvoir procéder à une évaluation de la sécurité ou de prendre des mesures de contrôle,
il faut déterminer une estimation fiable de l'état actuel du système. À cette fin, le nombre de mesures
physiques ne peut être limité aux seules quantités requises pour prendre en charge les calculs
classiques de flux d’énergie. Les entrées du programme de flux de puissance conventionnel sont
limitées aux injections 𝑃, 𝑄 aux nœuds de charge et aux valeurs 𝑃, |𝑉| aux nœuds à tension contrôlée.
Si même l'une de ces entrées n'est pas disponible, la solution conventionnelle de flux d'énergie ne
peut pas être obtenue. De plus, des erreurs grossières dans une ou plusieurs des quantités d'entrée
peuvent rendre les résultats de flux de puissance inutiles. En pratique, d'autres grandeurs mesurées
de manière commode, telles que les flux de lignes P, Q, sont disponibles, mais elles ne peuvent pas
être utilisées dans les calculs classiques de flux d'énergie. Ces limitations peuvent être éliminées par
une estimation d'état basée sur des calculs pondérés des moindres carrés.

VII.2- La méthode des moins de carrés


Le système de transport électrique utilise des wattmètres, des varmètres, des voltmètres
et des compteurs de courant pour mesurer la puissance réelle, la puissance réactive, les tensions
et les courants. Les données reçues au centre de contrôle de l'énergie sont traitées par ordinateur pour
informer les opérateurs du système de l'état actuel du système. Les données acquises contiennent
toujours des inexactitudes qui sont inévitables car les mesures physiques (par opposition aux calculs
numériques) ne peuvent pas être entièrement exemptes d’erreurs aléatoires ou de bruit. Ces erreurs
peuvent être quantifiées de manière statistique et les valeurs estimées des quantités mesurées sont
alors acceptées comme raisonnables ou rejetées si certaines mesures de précision sont dépassées.
À cause du bruit, les vraies valeurs des grandeurs physiques ne sont jamais connues et nous devons
considérer comment calculer les meilleures estimations possibles des quantités inconnues.
La méthode des moindres carrés est souvent utilisée pour "adapter au mieux" les données mesurées
relatives à deux quantités ou plus. Les meilleures estimations sont choisies comme celles qui
minimisent la somme pondérée des carrés des erreurs de mesure.
Considérons le circuit DC simple de la figure avec :
▪ Cinq résistances de 1 𝛺 chacune ;
▪ Deux sources de tension 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2 de valeurs inconnues à estimer ;
▪ Des lectures d'ampèremètre 𝑧1 𝑒𝑡 𝑧2 ;
▪ Des lectures de voltmètre 𝑧3 𝑒𝑡 𝑧4 ;

92 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre 07 : Estimation de l’état d’un réseau électrique
𝑧1 𝑧2
𝐴𝑚 𝐴𝑚
1𝛺 1𝛺 1𝛺
+ 𝑧3 𝑉𝑚 1𝛺 1𝛺 𝑉𝑚 𝑧4 +
𝑉1 𝑉2
– –

Figure VII-1 : Circuit DC simple


Le symbole "𝑧" est normalement utilisé pour les mesures indépendamment de la quantité physique
mesurée et de même le symbole "𝑥" s'applique aux quantités estimées (𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2).
Les équations de mesure caractérisant les lectures de compteur sont trouvées en ajoutant des
termes d'erreur au modèle du système. Nous obtenons :
5 1
𝑧1 = 𝑥1 − 𝑥2 + 𝑒1
8 8
1 5
𝑧2 = − 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑒2
8 8 (VII-1)
3 1
𝑧3 = 𝑥1 + 𝑥2 + 𝑒3
8 8
1 3
{ 𝑧4 = 8 𝑥1 + 8 𝑥2 + 𝑒4

Les termes 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 𝑒𝑡 𝑒4 représentent des erreurs de mesure des deux courants 𝑧1 𝑒𝑡 𝑧2


et des deux tensions 𝑧3 𝑒𝑡 𝑧4 .
Si 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 𝑒𝑡 𝑒4 étaient nuls (le cas idéal), alors deux lectures de compteur donneraient
des lectures exactes et cohérentes à partir desquelles les vraies valeurs 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 𝑑𝑒 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2 pourraient
être déterminées.
Étiquetage des coefficients des équations de manière évidente, nous obtenons :
𝑧1 = ℎ11 . 𝑥1 + ℎ12 . 𝑥2 + 𝑒1 = 𝑧1𝑟é𝑒𝑙 + 𝑒1
𝑧2 = ℎ21 . 𝑥1 + ℎ22 . 𝑥2 + 𝑒2 = 𝑧2𝑟é𝑒𝑙 + 𝑒2
{ (VII-2)
𝑧3 = ℎ31 . 𝑥1 + ℎ32 . 𝑥2 + 𝑒3 = 𝑧3𝑟é𝑒𝑙 + 𝑒3
𝑧4 = ℎ41 . 𝑥1 + ℎ42 . 𝑥2 + 𝑒4 = 𝑧4𝑟é𝑒𝑙 + 𝑒4

Où 𝑧𝑟é𝑒𝑙 désigne la valeur vraie de la quantité mesurée 𝑧. Nous réorganisons maintenant


les équations dans la forme de matrice vectorielle.
𝑒1 𝑧1 𝑧1𝑟é𝑒𝑙 𝑧1 ℎ11 ℎ12
𝑒2 𝑧2 𝑧2𝑟é𝑒𝑙 𝑧2 ℎ ℎ22 𝑥1
[𝑒 ] = [𝑧 ] − [𝑧 ] = [𝑧 ] − [ 21 ] . [ ] ⟹ 𝑒 = 𝑧 − 𝐻𝑥
3 3 3𝑟é𝑒𝑙 3 ℎ31 ℎ32 𝑥2
𝑒4 𝑧4 𝑧4𝑟é𝑒𝑙 𝑧4 ℎ41 ℎ42
Les valeurs réelles de 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 ne peuvent pas être déterminées, mais nous pouvons calculer
les estimations 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2. En substituant ces estimations donnent les valeurs estimées des erreurs :
𝑒̂ = 𝑧 − 𝑧̂ = 𝑧 − 𝐻𝑥̂ = 𝑒 − 𝐻(𝑥̂ − 𝑥) (VII-3)
Il est préférable de minimiser la somme directe des carrés des erreurs. Cependant, pour que
les mesures à partir de compteurs plus précis soient traitées plus favorablement que des mesures
moins précises, chaque terme de la somme des carrés est multiplié par un facteur de pondération
approprié "𝑤" pour donner la fonction objective :
𝑓 = 𝑤1 𝑒12 + 𝑤2 𝑒22 + 𝑤3 𝑒32 + 𝑤4 𝑒42 (VII-4)

93 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre 07 : Estimation de l’état d’un réseau électrique
Nous sélectionnons les meilleures estimations des variables d'état en tant que ces valeurs 𝑥̂
1 𝑒𝑡 ̂
𝑥2
, ce qui entraîne la fonction minimale de la fonction objective. Selon les conditions nécessaires
habituelles pour minimiser 𝑓, les estimations 𝑥̂
1 𝑒𝑡 ̂
𝑥2 sont les valeurs de 𝑥1 𝑒𝑡 𝑥2 qui satisfont les
équations :
𝛿𝑓 𝛿𝑒1 𝛿𝑒2 𝛿𝑒3 𝛿𝑒4
| = 2 (𝑤1 𝑒1 + 𝑤2 𝑒2 + 𝑤3 𝑒3 + 𝑤4 𝑒4 )| = 0
𝛿𝑥1 𝑥̂1 𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 𝑥̂1
(VII-5)
𝛿𝑓 𝛿𝑒1 𝛿𝑒2 𝛿𝑒3 𝛿𝑒4
| = 2 (𝑤1 𝑒1 + 𝑤2 𝑒2 + 𝑤3 𝑒3 + 𝑤4 𝑒4 )| = 0
𝛿𝑥2 𝑥̂2 𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 𝑥̂2

La notation |𝑥̂ indique que les équations doivent être évaluées à partir des estimations d'état
𝑥̂ = [𝑥̂
1, ̂𝑥2 ] puisque les valeurs réelles des états ne sont pas connues. Les erreurs réelles inconnues
𝑒𝑖 sont ensuite remplacés par des erreurs estimées 𝑒̂𝑖 qui peuvent être calculées une fois que l'état
estime 𝑥̂𝑖 sont connus. La forme de matrice :
𝛿𝑒1 𝛿𝑒2 𝛿𝑒3 𝛿𝑒4 𝑤1 0 0 0 𝑒̂1
𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 𝛿𝑥1 0 𝑤2 0 0 𝑒̂ 0
.[ ] . [ 2] = [ ] (VII-6)
𝛿𝑒1 𝛿𝑒2 𝛿𝑒3 𝛿𝑒4 0 0 𝑤3 0 𝑒̂3 0
[𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 𝛿𝑥2 ] 0 0 0 𝑤4 𝑒̂4
Les dérivées partielles sont des constantes données par :
𝑤1 0 0 0 𝑒̂1
ℎ ℎ21 ℎ31 ℎ41 0 𝑤2 0 0 𝑒̂ 0
[ 11 ].[ ] . [ 2] = [ ] (VII-7)
ℎ12 ℎ22 ℎ32 ℎ42 0 0 𝑤3 0 𝑒̂3 0
0 0 0 𝑤4 𝑒̂4
𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑒̂ = 𝐻 𝑇 . 𝑊. (𝑧 − 𝐻𝑥̂) = 0 (VII-8)
Donc :
𝑥̂ = (𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝐻)−1 . (𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑧) = 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑧 (VII-9)

𝑥̂
1 𝑒𝑡 ̂
𝑥2 Sont les estimations pondérées des moindres carrés des variables d'état.
𝐺 = 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝐻 Matrice de gain
Nous nous attendons à ce que la méthode des moindres carrés pondérés donne des estimations "𝑥̂" 𝑖
proches des valeurs réelles. Une expression pour les différences (𝑥̂𝑖 − 𝑥𝑖 ) est trouvée :
𝑥̂ = 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑧 = 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. (𝐻𝑥 + 𝑒) = 𝐺 −1 . 𝐺. 𝑥 + 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑒
Alors :
𝑥̂ − 𝑥 = 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑒 (VII-10)

Dans le circuit DC précédant, les lectures du compteur sont 𝑧1 = 9,01 𝐴, 𝑧2 = 3,02 𝐴,


𝑧3 = 6,98 𝑉 𝑒𝑡 𝑧4 = 5,01 𝑉. En supposant que les ampèremètres sont plus précis que
les voltmètres, affectons les poids de mesure 𝑤1 = 100, 𝑤2 = 100, 𝑤3 = 50 𝑒𝑡 𝑤4 = 50,
respectivement.
Déterminer les estimations pondérées des moindres carrés des sources de tension 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2.

94 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Chapitre 07 : Estimation de l’état d’un réseau électrique

Les résultats sont présentés par le modèle de système des équations qui ont la matrice de
coefficients H donnée par :
ℎ11 ℎ12 0.625 −0.125
ℎ21 ℎ22 −0.125 0.625
𝐻=[ ]=[ ]
ℎ31 ℎ32 0.375 0.125
ℎ41 ℎ42 0.125 0.375
100 0 0 0
0 100 0 0
𝑊=[ ]
0 0 50 0
0 0 0 50
𝑇
En calculant la matrice 𝐻 . 𝑊, on obtient :
100 0 0 0
0.625 −0.125 0.375 0.125 0 100 0 0
𝐻𝑇 . 𝑊 = [ ].[ ]
−0.125 0.625 0.125 0.375 0 0 50 0
0 0 0 50
62.5 −12.5 18.75 6.25
=[ ]
−12.5 62.5 6.25 18.75
Matrice de gain :
0.625 −0.125
62.5 −12.5 18.75 6.25 −0.125 0.625 48.4375 −10.9375
𝐺 = 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝐻 = [ ].[ ]=[ ]
−12.5 62.5 6.25 18.75 0.375 0.125 −10.9375 48.4375
0.125 0.375
L’estimation des variables d'état :
9,01
−1
48.4375 −10.9375 62.5 −12.5 18.75 6.25 3,02
𝑥̂ = 𝐺 −1 . 𝐻 𝑇 . 𝑊. 𝑧 = [ ] .[ ].[ ]
−10.9375 48.4375 −12.5 62.5 6.25 18.75 6,98
5,01
16.0075 𝑉
𝑥̂ = [ ]
8.0261 𝑉
Les mesures estimées sont calculées comme suit :
0.625 −0.125 9,00123 𝐴
−0.125 0.625 16.0075 𝑉 3,01544 𝐴
𝑧̂ = 𝐻𝑥̂ = [ ].[ ]=[ ]
0.375 0.125 8.0261 𝑉 7,00596 𝑉
0.125 0.375 5,01070 𝑉
Les erreurs estimées dans les mesures sont alors données par :
9,01 9,00123 𝐴 0,00877 𝐴
3,02 3,01544 𝐴 0,00456 𝐴
𝑒̂ = 𝑧 − 𝑧̂ = [ ]−[ ]=[ ]
6,98 7,00596 𝑉 −0,02596 𝑉
5,01 5,01070 𝑉 −0,00070 𝑉
VII.3- Estimation de l'état du système de puissance

95 Modélisation et simulation des réseaux électriques


[Link] ²
Abderrahmani Abdesselam
Bibliographie
[01]…. Hadi Saadat, «Power System Analysis» Copyright © 1999 by The McGraw-Hill
Companies, Inc.
[02]…. John J. Grainger, William D. Stevenson, Jr «POWER SYSTEM ANALYSIS»,
Copyright © 1994 by McGraw-Hill, Inc.
[03]…. J. DUNCAN GLOVER, MULUKUTLA S. SARMA, THOMAS J. OVERBYE
«POWER SYSTEM ANALYSIS AND DESIGN», Copyright 2010 Cengage
Learning.
[04]…. William H. Kersting, «Distribution System Modeling and Analysis», Copyright ©
2002 by CRC Press LLC.
[05]…. B. M. Weedy, B. J. Cory «Electric Power Systems» Copyright © 1967, 1972, 1979,
1987, 1998, by John Wiley & Sons, Ltd, The Atrium, Southern Gate, Chichester,
West Sussex PO198SQ, England
[06]…. SYED A. NASAR, «THEORY AND PROBLEMS OF ELECTRIC POWER
SYSTEMS», Copyright © 1990 by The McGraw-Hill Companies, Inc.
[07]…. P.S.R. Murthy, «Power System Analysis», Copyright © 2007, B S Publications
[08]…. Stephen J. Chapman, «Electric Machinery and Power System Fundamentals»,
Copyright © 2001 McGraw-Hill, Inc..
[09]…. Mohamed E. El-Hawary, «Electrical Power Systems - Design and Analysis »,
Copyright © 1983 by Reston Publishing Company.
[10]…. Mohamed E. El-Hawary, «Electrical Energy Systems», Copyright © 2000 by CRC
Press LLC..

96 Modélisation et simulation des réseaux électriques


[Link] ²
Abderrahmani Abdesselam
Annexe A : Relations trigonométriques
𝑎+𝑏 𝑎−𝑏
𝑐𝑜𝑠(𝑥 + 𝑦) = 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦 − 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦 𝑐𝑜𝑠 𝑎 + 𝑐𝑜𝑠𝑏 = 2𝑐𝑜𝑠 𝑐𝑜𝑠
2 2
𝑎+𝑏 𝑎−𝑏
𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝑦) = 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦 + 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦 𝑐𝑜𝑠 𝑎 − 𝑐𝑜𝑠𝑏 = −2𝑠𝑖𝑛 𝑠𝑖𝑛
2 2
𝑎+𝑏 𝑎−𝑏
𝑠𝑖𝑛(𝑥 + 𝑦) = 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦 + 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦 𝑠𝑖𝑛 𝑎 + 𝑠𝑖𝑛𝑏 = 2𝑠𝑖𝑛 𝑐𝑜𝑠
2 2
𝑎+𝑏 𝑎−𝑏
𝑠𝑖𝑛(𝑥 − 𝑦) = 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦 − 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦 𝑠𝑖𝑛 𝑎 − 𝑠𝑖𝑛𝑏 = 2𝑐𝑜𝑠 𝑠𝑖𝑛
2 2
2𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦 = 𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝑦) − 𝑐𝑜𝑠(𝑥 + 𝑦)
𝑎+𝑏 𝑎−𝑏 𝑎+𝑏 𝑎−𝑏
1∠𝑎 + 1∠𝑏 = 𝑐𝑜𝑠𝑎 + 𝑐𝑜𝑠𝑏 + 𝑗(𝑠𝑖𝑛𝑎 + 𝑠𝑖𝑛𝑏) = 2𝑐𝑜𝑠 𝑐𝑜𝑠 + 𝑗2𝑠𝑖𝑛 𝑐𝑜𝑠
2 2 2 2
𝑎−𝑏 𝑎+𝑏
1∠𝑎 + 1∠𝑏 = 2. 𝑐𝑜𝑠 ∠( )°
2 2
𝑐𝑜𝑠(−𝑥 + 𝑦 + 𝑧) = 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑐𝑜𝑠𝑧 − 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑧. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦
𝑐𝑜𝑠(𝑥 − 𝑦 + 𝑧) = 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑐𝑜𝑠𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑧 − 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑧. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦
𝑐𝑜𝑠(𝑥 + 𝑦 − 𝑧) = 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑐𝑜𝑠𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑧 + 𝑐𝑜𝑠𝑦. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑧 − 𝑐𝑜𝑠𝑧. 𝑠𝑖𝑛𝑥. 𝑠𝑖𝑛𝑦
𝑧 = 𝑎 + 𝑗𝑏 = 𝜌(𝑐𝑜𝑠(𝜃) + 𝑗 𝑠𝑖𝑛(𝜃)) = 𝜌𝑒 𝑗𝜃
𝑏
𝜌2 = 𝑎 2 + 𝑏 2 𝑡𝑎𝑛(𝜃) =
𝑎
• Forme algébrique (ou rectangulaire) : 𝑧 = 𝑎 + 𝑗𝑏 ;
• Forme trigonométrique (ou polaire) : 𝑧 = [𝜌 ; 𝜃]

97 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe B : Définitions
Dipôles passifs et actifs
• Les dipôles passifs ont une caractéristique qui passe par l'origine (u = 0 ; i = 0).
Ils consomment de la puissance électrique, et cette puissance est dissipée par effet Joule.
• Les dipôles actifs ont une caractéristique qui ne passe pas par l'origine et une partie
de la puissance qu'ils mettent en jeu ne correspond pas à de l'effet Joule.
Dipôles passifs idéaux
• Les résistances pures ;
• Les inductances pures
• Les condensateurs parfaits
RÉCEPTEURS
• Un récepteur est un appareil qui convertit l'énergie électrique qu'il reçoit en une autre forme
d'énergie.
• Un récepteur est dit passif si toute l'énergie qu'il reçoit est convertie en énergie thermique
(conducteur ohmique par exemple).
• Un récepteur est dit actif s'il convertit une partie de l'énergie électrique qu'il reçoit en
une autre forme d'énergie que l'énergie thermique.
Circuit capacitif
• Le courant capacitif est déphasé de 90° en avance sur la tension.
Circuit inductif
• Le courant est déphasé de 90° en arrière de la tension.
Remarque
• Sources et charges actives : produit ou absorbe de la puissance active (le courant est en phase avec
la tension).
▪ Les sources actives sont des générateurs à courant alternatif, ou alternateurs.
▪ Les charges actives sont des moteurs électriques à courant alternatif fournissant
une puissance mécanique, et des éléments résistifs dégageant de la chaleur.
▪ Exemple : 𝑉 = 80∠ − 15°, 𝐼 = 6∠ − 15°
• Sources et charges réactives :
▪ Les sources de puissance réactive sont les alternateurs et les condensateurs.
▪ Charges réactives sont des enroulements qui produisent un champ magnétique alternatif.

98 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe C : Algorithme de Gauss-Seidel

Entrée des données en PU


des nœuds et des lignes

Y, Matrice d’admittance

Initialisation des tensions


des nœuds

𝑖=1

(𝑖+1) (𝑖) Oui


ቚ𝑉𝑘 ቚ − ቚ𝑉𝑘 ቚ < 𝜀

Non
𝑖 =𝑖+1 𝑉𝑘 𝑃𝑘 𝑄𝑘
𝑘=1
𝑘 = 1…𝑛

Non Oui
𝑘≤𝑛

Production Charge
𝑡𝑦𝑝𝑒 𝑁𝑜𝑒𝑢𝑑
(𝑖+1)
𝑄𝑘

𝑉𝑘 (𝑖+1)
𝑘 =𝑘+1

99 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe D : Newton Raphson avec les cordonnes rectangulaires

Entrée des données en PU


des nœuds et des lignes

Y, Matrice d’admittance

Initialisation des tensions


des nœuds

𝑖=1

𝑘=1

𝑘≤𝑛

(𝑖+1) (𝑖) k=k+1


ቚ𝑉𝑘 ቚ − ቚ𝑉𝑘 ቚ < 𝜀 (𝑖) (𝑖)
𝑃𝑘 , 𝑄𝑘

𝑖 =𝑖+1
(𝑖) (𝑖)
∆𝑃𝑚 , ∆𝑄𝑚
(𝑖+1)
𝑄𝑘

(𝑖+1)
𝑄𝑘

𝑉𝑘 𝑃𝑘 𝑄𝑘
𝑘 = 1…𝑛

100 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe E : Programme Matlab Modélisation des réseaux
% Programme principale {Modélisation des réseaux}
close all;clear;clc;
%% Initialisation
[Long,z,y,FP,Sr,Ur]=Paramettres_Ex01; % ..Paramettres de la ligne
[A B C D]=Ligne(Long,z,y); % ............Type de ligne
Vr=Ur/sqrt(3); Ir=conj(Sr/(3*Vr)); % ......Calcul de la charge
Vs=A*Vr+Ir*B; Is=C*Vr+D*Ir; % ......Calcul de la source
Ss=3*Vs*conj(Is); % La puissance de la source
Sl=Ss-Sr; % ...Les pertes de la ligne
Vreg=(abs(Vs/A)-abs(Vr))/abs(Vr); % ....Tension de regulation
rendement=abs(real(Sr))/abs(real(Ss));% ................Rendement
%% Affichage des résultats
format short g
Affichage('Z_serie',' Ohm',z*Long);fprintf('%s\n','');
Affichage('Y_shunt',' Ohm',y*Long);fprintf('%s\n','');
Affichage('A',' ',A) ;fprintf('%s',' ');Affichage('B','Ohm',B);
fprintf('%s\n','');
Affichage('C',' S',C) ;fprintf('%s',' ');Affichage('D',' ',D);
fprintf('%s\n %s %s\n','','**Les tensions','');
Affichage(' Vr',' KV',Vr*1e-3);fprintf('%s\n','');
Affichage(' Vs',' KV',Vs*1e-3) ;
fprintf('%s\n %s %s\n','','**Les courants','');
Affichage(' Ir','A',Ir);fprintf('%s\n',' ');
Affichage(' Is','A',Is);
fprintf('%s\n %s %s\n','','**Les puissances','');
Affichage(' Sr','MVA',Sr*1e-6);fprintf('%s\n','');
Affichage(' Ss','MVA',Ss*1e-6);
fprintf('%s\n %s %s\n','','**Les pertes','');
Affichage(' Sl','MVA',Sl*1e-6);fprintf('%s\n %s %s\n','','*************','');
fprintf('%s %s %s\n',' Vreg=',num2str(Vreg*100),'%','');
fprintf('%s %s %s\n',' Rendement=',num2str(rendement*100),'%','');

function [Long,z,y,FP,Sr,Ur]=Paramettres_Ex01()
Long=16; %longure [km]
z=0.125+j*0.4375 ; %L'impédance série [Ohm]
y=0 ; %Admittance shunt [S]
FP=0.8; %Facteur de puissance
Sr=70e6*(FP+j*sqrt(1-FP^2)); %Puissance Apparente [VA]
Ur=64e3; %Tension de ligne [V]

function [A B C D]=Ligne(Long,z,y)
if (Long<80)
fprintf('%s %s\n','******** Ligne court *********','');
A=1;B=z*Long;C=0;D=1;
end;
if (Long>80)&& (Long<250)
fprintf('%s %s\n','******** Ligne moyenne *********','');
A=1+y*Long*z*Long/2;B=z*Long;C=y*Long*(1+z*Long*y*Long/4);D=A;
end;
if (Long>250)
fprintf('%s %s\n','******** Ligne longue *********','');
yc=sqrt(z*y);zc=sqrt(z/y);
A=cosh(yc*Long);B=zc*sinh(yc*Long);C=1/zc*sinh(yc*Long);D=A;
end;

function []=Affichage(V1,V2,V)
format short g
if imag(V)<0 s='-';else s='+' ;end;
fprintf('%s',V1,' = ',num2str(real(V)),' ',s,'j',num2str(abs(imag(V))),' = ',...
num2str(abs(V)),'<',num2str(angle(V)*180/pi),'° ',V2);

101 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe F : Programme Matlab « Gauss Seidel »
%% Programme principale {Gauss Seidel}
close all;clear;clc;
[N,Y,V(1,:),Pp,Pc,Qp,Qc,type,epsilon,alpha]=Exercice07();% Calculating Ybus
delta=inf; t=1; %initialisation
fprintf(' |V| angle(V) P Q');
while(delta>epsilon)
for k=1:N
switch type(k)
case 'B' %---Noeud palencier
S1=0;for m=1:N S1=S1+Y(k,m)*V(t,m); end;
S(t+1,k)=V(t,k)*conj(S1);V(t+1,k)=V(t,k);
P(t+1,k)=real(S(t+1,k));Q(t+1,k)=imag(S(t+1,k));
case 'C' %%----Noeud charge
P(t+1,k)=Pc(k);Q(t+1,k)= Qc(k);
S(t+1,k)=P(t+1,k)+j*Q(t+1,k);
V(t+1,k)= conj(S(t+1,k)/V(t,k))/Y(k,k);
for m=1:N
if k~=m if k>m V(t+1,k)=V(t+1,k)-Y(k,m)*V(t+1,m)/Y(k,k);
else V(t+1,k)=V(t+1,k)-Y(k,m)*V(t,m)/Y(k,k);end;end;
end;
V(t+1,k)=V(t,k)+alpha*(V(t+1,k)-V(t,k));
case 'P' %%---Noeud Production
P(t+1,k)=Pp(k)+Pc(k);
if Qp(k)==0 Q(t+1,k)=0;
for m=1:N
if k>m Q(t+1,k)=Q(t+1,k)-imag(conj(V(t,k))*(Y(k,m)*V(t+1,m)));
else Q(t+1,k)=Q(t+1,k)-imag(conj(V(t,k))*(Y(k,m)*V(t,m)));end;
end;
else Q(t+1,k)=Qp(k)+Qc(k);end;
S(t+1,k)=P(t+1,k)+j*Q(t+1,k);
V(t+1,k)= (conj(S(t+1,k)/V(t,k)))/Y(k,k);
for m=1:N
if k~=m if k>m V(t+1,k)=V(t+1,k)-Y(k,m)*V(t+1,m)/Y(k,k);
else V(t+1,k)=V(t+1,k)-Y(k,m)*V(t,m)/Y(k,k); end; end;
end;
V(t+1,k)=V(t,k)+alpha*(V(t+1,k)-V(t,k));
V(t+1,k)=abs(V(t,k))*(cos(angle(V(t+1,k)))+j*sin(angle(V(t+1,k))));
end;
DV(k) = abs((abs(V(t+1,k)) - abs(V(t,k))))/abs(V(t+1,k));
end;
%Affichage
fprintf('%s\n','');
fprintf('%s %s','Itération N°',num2str(t));fprintf('%s\n','');
for k=1:N
fprintf('%10.4f',abs(V(t+1,k)),angle(V(t+1,k))*180/pi,P(t+1,k),Q(t+1,k));
fprintf('%s\n',''); end;
delta=max(abs(DV));
fprintf('%s %s','Erreur =',num2str(delta));fprintf('%s\n','');
t=t+1;
end;

102 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe G : Programme Matlab N.R avec les cordonnes rectangulaires
% Programme principale {Newton Raphson avec les cordonnes rectangulaires}
close all;clear;clc;
[N,Y,V(1,:),Pp,Pc,Qp,Qc,type,epsilon,alpha] = Exercice07();;% Calculating Ybus
G=real(Y);B=imag(Y);V1(1,:)=abs(V(1,:));Va(1,:)=angle(V(1,:));
Y1=abs(Y);Ya=angle(Y);
%initialisation
t=0;e(1,:)=real(V(1,:));De=zeros(1,N);f(1,:)=imag(V(1,:));Df=zeros(1,N);
P1=find(type=='P');C1=find(type=='C');M1=find(type~='B');
DV(1:N)=0;
for k=1:N
P(1,k)=0;Q(1,k)=0;
for l=1:N
P(1,k)=P(1,k)+e(1,k)*(G(k,l)*e(1,l)-B(k,l)*f(1,l))...
+f(1,k)*(G(k,l)*f(1,l)+B(k,l)*e(1,l));
Q(1,k)=Q(1,k)+f(1,k)*(G(k,l)*e(1,l)-B(k,l)*f(1,l))...
-e(1,k)*(G(k,l)*f(1,l)+B(k,l)*e(1,l));
end;
end;
DP1(1,1:N)=Pp(1,:)+Pc(1,:)-P(1,:);DP=DP1(M1);
DQ1(1,1:N)=Qp(1,:)+Qc(1,:)-Q(1,:);DQ=DQ1;
L=0;
for i=1:N
if find(P1==i) ; L=L+1; DQV(L)=DV(i) ; end;
if find(C1==i) ; L=L+1; DQV(L)=DQ(i) ; end;
end;
DPQV=[DP DQV];delta=1;
fprintf(' Real(V) Img(V) |V| angle(V) P Q');
while delta>epsilon
t=t+1;
for k=1:N
for m=1:N
if k==m % Les éléments diagonaux
JA(k,m)=e(t,k)*G(k,k)+f(t,k)*B(k,k);
JB(k,m)=-e(t,k)*B(k,k)+f(t,k)*G(k,k);
if type(k)=='P'; JC(k,m)=2*e(t,k);JD(k,m)=2*f(t,k);
else
JC(k,m)=-e(t,k)*B(k,k)+f(t,k)*G(k,k);JD(k,m)=-e(t,k)*G(k,k)-
f(t,k)*B(k,k);
end;
for l=1:N % Boucle interne1
JA(k,m)=JA(k,m)+e(t,l)*G(k,l)-f(t,l)*B(k,l);
JB(k,m)=JB(k,m)+e(t,l)*B(k,l)+f(t,l)*G(k,l);
if type(k)~='P';
JC(k,m)=JC(k,m)-e(t,l)*B(k,l)-f(t,l)*G(k,l);
JD(k,m)=JD(k,m)+e(t,l)*G(k,l)-f(t,l)*B(k,l);
end;
end;%fin de la boucle
else % Les éléments non diagonau
JA(k,m)=e(t,m)*G(k,m)+f(t,m)*B(k,m);
JB(k,m)=-e(t,m)*B(k,m)+f(t,m)*G(k,m);
if type(k)=='P'
JC(k,m)=0;JD(k,m)=0;
else
JC(k,m)=-e(t,m)*B(k,m)-f(t,m)*G(k,m);
JD(k,m)=-e(t,m)*G(k,m)-f(t,m)*B(k,m);
end; end;
end; end;
JA=JA(M1,M1);JB=JB(M1,M1);JC=JC(M1,M1);JD=JD(M1,M1);
J=[JA JB;JC JD]
% Les tension nodales
Def=transpose(J^-1*transpose(DPQV));
e(t+1,:)=e(t,:);e(t+1,M1)=e(t+1,M1)+Def(1:length(M1));
f(t+1,:)=f(t,:);f(t+1,M1)=f(t+1,M1)+Def(length(M1)+1:length(Def));
103 Modélisation et simulation des réseaux électriques
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Abderrahmani Abdesselam
V(t+1,:)=e(t+1,:)+j*f(t+1,:);
%Calcul de puissance
for k=1:N
P(t+1,k)=0;
Q(t+1,k)=0;
for m=1:N
P(t+1,k)=P(t+1,k)+e(t+1,k)*(G(k,m)*e(t+1,m)-B(k,m)*f(t+1,m))...
+f(t+1,k)*(G(k,m)*f(t+1,m)+B(k,m)*e(t+1,m));
Q(t+1,k)=Q(t+1,k)+f(t+1,k)*(G(k,m)*e(t+1,m)-B(k,m)*f(t+1,m))...
-e(t+1,k)*(G(k,m)*f(t+1,m)+B(k,m)*e(t+1,m));
end;
end;
%% calcule d'erreur
VV=abs(V(1,:)).^2-abs(V(t+1,:)).^2;DV=-abs(VV);%Variation des tensions
DP(1:N)=Pp(1,:)+Pc(1,:)-P(t+1,:);DP=DP(M1);%Variation des puissances
DQ(1:N)=Qp(1,:)+Qc(1,:)-Q(t+1,:);
L=0;
for i=1:N
if find(P1==i) ; L=L+1; DQV(L)=DV(i); end;
if find(C1==i) ; L=L+1;DQV(L)=DQ(i) ; end;
end;
DPQV=[DP DQV];delta=max(abs(DPQV));
%% Affichage
fprintf('%s\n','');
fprintf('%s','Itération N°',num2str(t)); fprintf('%s\n','');
for k=1:N

fprintf('%10.4f',real(V(t+1,k)),imag(V(t+1,k)),abs(V(t+1,k)),angle(V(t+1,k))*180
/pi,P(t+1,k),Q(t+1,k));
fprintf('%s\n','');
end;
fprintf('%s %s','Erreur =',num2str(delta));fprintf('%s\n','');
end;

104 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Abderrahmani Abdesselam
Annexe H : Programme Matlab N.R avec les cordonnes polaires
% Programme principale {Newton Raphson avec les cordonnes polaires}
close all;clear;clc;
[N,Y,V(1,:),Pp,Pc,Qp,Qc,type,epsilon,alpha] = Exercice07();;% Calculating Ybus
Y1=abs(Y);Ya=angle(Y);
%initiamisation
t=0;V1(1,:)=abs(V(1,:));Va(1,:)=angle(V(1,:));
De=zeros(1,N);Df=zeros(1,N);
P1=find(type=='P');C1=find(type=='C');M1=find(type~='B');indice=M1;
for k=1:N
P(1,k)=0;Q(1,k)=0;
for l=1:N
P(1,k)=P(1,k)+V1(1,k)*Y1(k,l)*V1(1,l)*cos(Va(1,k)-Va(1,l)-Ya(k,l));
Q(1,k)=Q(1,k)+V1(1,k)*Y1(k,l)*V1(1,l)*sin(Va(1,k)-Va(1,l)-Ya(k,l));
end;
end;
DP1(1,1:N)=Pp(1,:)+Pc(1,:)-P(1,:);DP=DP1(M1);
DQ1(1,1:N)=Qp(1,:)+Qc(1,:)-Q(1,:);DQ=DQ1;m=0;
for i=1:N
if find(C1==i); m=m+1;Dq(m)=DQ(i) ; end;
end;
DPQ=[DP Dq];delta=1;
fprintf(' |V| angle(V) P Q');
while delta>epsilon
t=t+1;
for k=1:N
for l=1:N
if k==l % mes émélents diagonaux
J1(k,l)=V1(t,k)^2*Y1(k,k)*sin(-Ya(k,k));
J2(k,l)=Y1(k,k)*V1(t,k)*cos(-Ya(k,k));
J3(k,l)=-V1(t,k)^2*Y1(k,k)*cos(-Ya(k,k));
J4(k,l)=Y1(k,k)*V1(t,k)*sin(-Ya(k,k));
for m=1:N % Boucme interne1
J1(k,l)=J1(k,l)-V1(t,k)*Y1(k,m)*V1(t,m)*sin(Va(t,k)-Va(t,m)-Ya(k,m));
J2(k,l)=J2(k,l)+ Y1(k,m)*V1(t,m)*cos(Va(t,k)-Va(t,m)-Ya(k,m));
J3(k,l)=J3(k,l)+V1(t,k)*Y1(k,m)*V1(t,m)*cos(Va(t,k)-Va(t,m)-Ya(k,m));
J4(k,l)=J4(k,l) + Y1(k,m)*V1(t,m)*sin(Va(t,k)-Va(t,m)-Ya(k,m));
end;%fin de ma boucle
else % mes émélents non diagonau
J1(k,l)=V1(t,k)*Y1(k,l)*V1(t,l)*sin(Va(t,k)-Va(t,l) -Ya(k,l));
J2(k,l)= Y1(k,l)*V1(t,k)*cos(Va(t,k)-Va(t,l) -Ya(k,l));
J3(k,l)=-V1(t,k)*Y1(k,l)*V1(t,l)*cos(Va(t,k)-Va(t,l)-Ya( k,l));
J4(k,l)= Y1(k,l)*V1(t,k)*sin(Va(t,k)-Va(t,l) -Ya(k,l));
end;
end;
end;
J1=J1(M1,M1); J2=J2(M1,C1);J3=J3(C1,M1); J4=J4(C1,C1);
J=[J1 J2;J3 J4];
Def=transpose(J^-1*transpose(DPQ));
Va(t+1,:)=Va(t,:);Va(t+1,M1)=Va(t+1,M1)+Def(1:length(M1));
V1(t+1,:)=V1(t,:);V1(t+1,C1)=V1(t+1,C1)+Def(length(M1)+1:length(Def));
V(t+1,:)=V1(t+1,:).*(cos(Va(t+1,:))+j*sin(Va(t+1,:)));
%Calcul de puissance
for k=1:N
P(t+1,k)=0;Q(t+1,k)=0;
for l=1:N
P(t+1,k)=P(t+1,k)+V1(t+1,k)*Y1(k,l)*V1(t+1,l)*cos(Va(t+1,k)...
-Va(t+1,l)-Ya(k,l));
Q(t+1,k)=Q(t+1,k)+V1(t+1,k)*Y1(k,l)*V1(t+1,l)*sin(Va(t+1,k)...
-Va(t+1,l)-Ya(k,l)) ;
end; end;
%% calcul d'erreur
DP(1:N)=Pp(1,:)+Pc(1,:)-P(t+1,:);DP=DP(M1);%Variation des puissances
DQ(1:N)=Qp(1,:)+Qc(1,:)-Q(t+1,:);m=0;
105 Modélisation et simulation des réseaux électriques
[Link] ²
Abderrahmani Abdesselam
for i=1:N
if find(C1==i) ; m=m+1;Dq(m)=DQ(i) ; end;
end;
DPQ=[DP Dq] ;delta=max(abs(DPQ));
%% Affichage
fprintf('%s\n','');
fprintf('%s','Itération N°',num2str(t)); fprintf('%s\n','');
for k=1:N
fprintf('%10.4f',abs(V(t+1,k)),angle(V(t+1,k))*180/pi,P(t+1,k),Q(t+1,k));
fprintf('%s\n','');
end;
fprintf('%s %s','Erreur =',num2str(delta));fprintf('%s\n','');
end;

106 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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Annexe I : Programme Canvas Master Réseaux électriques

107 Modélisation et simulation des réseaux électriques


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