Coûts Biomédicaux et Gestion ABC
Coûts Biomédicaux et Gestion ABC
- C o û t d e s a n a ly s e s b io m é d ic a le s -
D ire c te u r d e m é m o ire : M o n s ie u r H E D T M A N N B e rn a rd
M a ître d e s ta g e : M o n s ie u r R O C H E R M a th ie u
INTRODUCTION......................................................................................................................3
I. EVOLUTION HISTORIQUE.................................................................................................................3
II . MISSION ET ORGANISATION.............................................................................................................3
III . SYSTÈME D’INFORMATION..............................................................................................................3
IV SITUATION FINANCIÈRE...................................................................................................................3
V . CONTRÔLE DE GESTION À L’HÔPITAL.............................................................................................3
CHAPITRE 3 PROBLEMATIQUE..........................................................................................3
I. PRESENTATION DU LABORATOIRE.....................................................................................................3
A. Historique................................................................................................................................................3
B. Organisation............................................................................................................................................3
C. Système informatique...............................................................................................................................3
II . PROBLEME CONSTATE.......................................................................................................................3
A. Historique................................................................................................................................................3
IV . RÉSULTAT...................................................................................................................................3
CONCLUSION...........................................................................................................................3
BIBLIOGRAPHIE......................................................................................................................3
ANNEXE A
SERVICES D’HOSPITALISATION ET MEDICO-TECHNIQUE
ANNEXE B
LES ACTIVITES DU LABORATOIRE
ANNEXE C
METHODE D’AFFECTATION DES CHARGES AU SEIN DU LABORATOIRE
TABLE DES ILLUSTRATIONS
GRAPHIQUES :
SCHEMAS :
1
INTRODUCTION
INTRODUCTION
A l’arrivée de la T2A, l’hôpital n’avait jamais pensé au coût de revient. « La santé n’a pas de
prix », cependant nous sommes maintenant obligés de faire face aux changements et de développer
des outils de gestion tels que le contrôle de gestion, un domaine longtemps réservé au privé, devenu
maintenant nécessaire voire indispensable à la gestion hospitalière.
Le CH de Haguenau est un précurseur : le poste de contrôleur de gestion a été mis en place
en 2004 pour répondre aux besoins de changements du système budgétaire. Avec les tableaux de
bord, l’hôpital doit faire attention aux dépenses de tout sortes allant jusqu'à l’analyse du coût d’une
impression.
Avec l’augmentation croissante de l’activité, les dépenses du laboratoire sont considérables.
Pour diminuer leur activité, il faut que les prescripteurs connaissent le coût de revient des analyses
médicales, de manière à les sensibiliser afin qu’ils optimisent leurs prescriptions.
Nous proposons donc de mettre en place la méthode ABC au laboratoire pour évaluer le coût
de revient des analyses les plus significatives.
Il n’y avait aucune étude réalisée auparavant. Mon point de départ est le tableau de bord du
laboratoire m’obligeant donc à réaliser cette étude en démarrant du niveau le plus bas.
Dans cet objectif, j’ai appliqué la méthode de terrain, passé 3 mois en continu au laboratoire,
en commençant par l’observation de tous les postes, puis en me concentrant sur les postes où les
analyses sont les plus coûteuses, tout en approfondissant mes connaissances afin de me
perfectionner.
2
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
CHAPITRE 0
La France possède l’un des meilleurs systèmes de sécurité sociale au monde. Les hôpitaux
sont accessibles à tous, les personnes sans ressources suffisantes peuvent ainsi se faire soigner. Les
dépenses pour certaines maladies graves, et parfois même pour de lourds traitements, sont
entièrement prises en charge par l’Etat. De plus, depuis l’après-guerre, l’hôpital n’a jamais cessé de
se développer, de l’équipement matériel à la technologie thérapeutique, pour améliorer la qualité
de soins.
L’Etat consacre un budget important à la santé publique, et ce dernier augmente tous les ans.
D’après les comptes nationaux de la santé de la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de
l’Evaluation et des Statistiques), la consommation de soins et biens médicaux est passée de 115 121
millions d’euros en 2000 à 150 595 millions d’euros en 2005, soit 30,8% d’augmentation en cinq
ans. Le graphique (Graphique 1) ci-dessous nous illustre cette augmentation :
140000
120000
100000
80000
2000 2001 2002 2003 2004 2005
(années)
consommation de soins et biens médicaux
Le budget consacré à l’hôpital représente une part croissante du PIB (Produit Intérieur Brut)
français. De 1960 à 2000, la part de la consommation de soins et biens médicaux dans le PIB est
passée de 3,5 à 8,8 % et a atteint 10,5% en 2004. (cf. Graphique 2) La France est au quatrième rang
des pays membres de l’OCDE (l’Organisation de Coopération et de Développement Economique),
après les Etats-Unis (15%), la Suisse (11,6 %) et l’Allemagne (10,9 %).
3
1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004
(années)
%
Graphique 2 : part de la consommation de soins et biens médicaux dans le PIB français
Dans les paragraphes suivants, nous évoquerons en premier lieu, l’ancien système et ses
limites, puis nous aborderons la reforme de la T2A et ses conséquences réelles sur les hôpitaux.
II
1
Discours de Monsieur Jean-François Mattei, ancien Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées,
« Hôpital 2007 : un pacte de modernité avec l’hospitalisation » mercredi 20 novembre 2002.
4
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
Jusqu’en 2003, les hôpitaux publics et les hôpitaux privés participant au service public
étaient financés par un budget global nommé « la dotation globale de financement» ; tandis que les
cliniques privées étaient sous le régime de tarification à la journée et au forfait lié aux actes réalisés.
Mise en place en 1984, la dotation globale de financement présentait à l’époque les intérêts
suivants : suite à la récession économique dans les année soixante-dix, la France a décidé de
supprimer le vieux système du prix à la journée et de mettre en place un encadrement budgétaire
dit « dotation globale » ou « budget global » pour juguler les dépenses des hôpitaux. Désormais,
chaque hôpital possède un budget limité et ne peut le dépasser. Le directeur de l’hôpital, en
collaboration avec les chefs de service, doivent maîtriser leurs dépenses.
Le budget est attribué à l’hôpital annuellement par l’ARH (Agence Régionale de
l’Hospitalisation) dont il dépend. Le montant est calculé selon l’activité prévue par service, nommé
« centre de responsabilité » et est arrêté par le directeur de l’ARH.
Etant donné que ce financement est régulier et constant, la gestion budgétaire s’en trouve
facilitée.
Au cours de ces vingt dernières années, les hôpitaux se sont modernisés, mais le mode de
financement est resté inchangé. L’augmentation des dépenses de consommables médicaux en
France a démontré les limites de ce système :
Les activités d’un hôpital varient d’une année sur l’autre, mais le budget est figé et ne
correspond pas aux activités effectivement réalisées. La dotation allouée est limitée et
insuffisante pour permettre à certains hôpitaux d’évoluer. Par conséquent, les structures les
plus dynamiques sont freinées tandis que la rente de situation est favorisée.
Faute des moyens budgétaires suffisants, certains hôpitaux sont contraints de renoncer au
progrès technologique et ne peuvent plus répondre aux besoins de la population. Cela freine
la recherche de la performance et de la qualité.
L’organisation et le fonctionnement interne des hôpitaux sont en crise, surtout après la mise
en place des trente-cinq heures. L’application de la Réduction du Temps de Travail était
5
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
Pour redonner aux hôpitaux confiance en leur avenir, un nouveau système de financement,
qui s’adapte à leurs activités réelles et à leur évolution, est indispensable.
Le principe de ce financement est que les ressources allouées à chaque hôpital sont
déterminées directement par le volume et la nature des activités réalisées au sein de l’hôpital. Ces
activités sont valorisées sur la base de tarifs nationaux de prestation.
L’activité d’hospitalisation MCO est regroupée en environ sept cents Groupes Homogènes
de Séjours (GHS) issus de la classification des Groupes Homogènes de Malades (GHM). Les tarifs
de ces GHS tiennent compte de la nature des pathologies prises en charge, des soins prodigués
pendant les séjours hospitaliers, de la durée moyenne de séjour et de l’âge des patients. Ces tarifs
sont actualisés et révisés annuellement par voie réglementaire. Chaque séjour hospitalier
correspond à un GHS et donc à un tarif donné.
Par exemple :
pour une activité obstétrique :
« accouchements par voie basse sans complication »,
sa classification est : GHS n° 5451 (n° GHM : 14Z02A), son tarif est de 2 223 €.
pour une activité ambulatoire :
« chimiothérapie en séance »
sa classification est : GHS n° 8300 (n° GHM : 24C01Z), son tarif est de 424 €
6
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
En tenant compte des cas extrêmes tel que les réanimations, certains séjours bénéficient d’un
forfait supplémentaire.
En 2004, ce modèle s’est appliqué à hauteur de 10% aux établissements de santé concernés,
c’est à dire que 10% de l’activité valorisée en euros, selon la T2A, sert au financement hospitalier,
le reste des financements dépendent essentiellement d’éléments non liés à l’activité tels que :
Cette réforme permet la couverture optimale des besoins de santé. Elle rend l’allocation des
ressources plus équitable, plus efficace et génère plus de dynamisme dans la gestion du
secteur.
Grâce à la dotation « missions d’intérêt général », les établissements ont les moyens de se
moderniser et de perfectionner la qualité de soins pour répondre aux besoins actuels et futurs
de la population.
Ce nouveau mode de financement oblige les hôpitaux à développer des outils de pilotage
médico-économique basés sur la comptabilité analytique et le contrôle de gestion. C’est ce que nous
allons étudier plus précisément.
En restaurant un lien étroit entre les ressources budgétaires et financières des hôpitaux et
leurs activités, la reforme de la T2A a provoqué un véritable changement culturel et bousculé les
habitudes et certitudes des acteurs hospitaliers (directeurs, médecins, gestionnaires). Désormais, ils
sont obligés de modifier radicalement leur approche du financement des activités médicales.
D’ailleurs, un nouveau cadre budgétaire des établissements de santé dit EPRD (Etat
Prévisionnel des Recettes et des Dépenses) est mis en place depuis le 1 er janvier 2006. Il impose un
changement important aux hôpitaux, en passant de la logique budgétaire à la logique financière et
en se servant des outils financiers tels que la CAF (Capacité d’Autofinancement), le fonds de
roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie. Dans le cadre de l’EPRD, tous les
comptes deviennent évaluatifs sauf certains comptes de paye qui gardent un aspect limitatif.
Les établissements de santé ont besoin de développer leurs outils de pilotage pour permettre
aux acteurs hospitaliers de mieux valoriser leurs activités et de mieux maîtriser leurs dépenses.
8
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
Nous allons maintenant voir un exemple concret - le changement profond au sein du Centre
Hospitalier de Haguenau en répondant à la réforme T2A.
1
Ce rapport a été réalisé par la cellule du Groupe de travail pour l’Amélioration de la Comptabilité Analytique
Hospitalière (GACAH) qui est installée au Centre Hospitalier Régional et Universitaire d’Angers.
9
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
CHAPITRE 1
I. ÉVOLUTION HISTORIQUE
1
Recensement 1999.
2
Voir annexe A « services d’hospitalisations et médico-techniques du CHH»
10
CHAPITRE 1: T2A, LA REFORME BUDGETAIRE DE LA SANTE PUBLIQUE
11
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
L’Hôpital de Haguenau est un établissement de santé public et les recettes sont versées
principalement par l’Assurance Maladie. Il a pour mission d’assurer le maillage du territoire pour
les soins de proximité. Il apporte une contribution importante à la permanence des soins et en
particulier à l’accueil des urgences.
L’Hôpital est administré par le conseil d’administration et dirigé par le Directeur Monsieur
VENNER Jacques, entouré d’une équipe de direction.
Le conseil d’administration est présidé par Monsieur STRASSER Pierre, maire de
Haguenau. Ce conseil définit la politique générale de l’Etablissement. Il vote le budget et décide des
investissements.
Le directeur, nommé par le ministre, est le représentant légal de l’Etablissement dont il
assure la gestion et la conduite générale, ordonnance les dépenses et les recettes. Il a autorité sur
l’ensemble du personnel et est responsable du bon fonctionnement de tous les services.
Les différentes directions sont les suivantes :
Direction des Services Economiques et Techniques
Secrétariat Général et Direction de la Qualité
Direction des Ressources Humaines et des Affaires Médicales
Direction des Affaires Financières, du Système d’Information et des Admissions
Direction des Soins
Le personnel médical comprend les médecins, les pharmaciens et les internes et sont salariés
de l’Hôpital. Les médecins peuvent exercer une activité libérale en bénéficiant des locaux,
équipements, consommables, services hôteliers et personnels soignants et versent en contrepartie,
une redevance assise sur leur activité qui ne peut excéder 20% de la durée de service hebdomadaire.
Le personnel non médical est nommé par le directeur de l’Etablissement. Les rémunérations sont
fixées selon le grade occupé par le salarié et selon l’indice qui y est attaché
.Les diverses activités exercées à l’Hôpital exigent des compétences spécifiques. Nous
trouvons plus de quarante fonctions dans cet Hôpital, exercées par 1427 personnels médicaux et non
médicaux. Les principales fonctions sont détaillées par le schéma suivant :
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
ORGANIGRAMME DE L’HOPITAL
Conseil d’administration
Directeur général
Equipe de direction
14
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
Au Centre Hospitalier de Haguenau, les dossiers médicaux ainsi que les données
« logistique » sont informatisés. Le système informatique de l’Hôpital est organisé en trois
couches :
la couche infrastructure, qui regroupe tous les moyens nécessaires à l’implémentation des
ressources informatiques.
la couche stockage, qui permet de stocker et d’administrer les données.
la couche d’applications, qui est la partie visible par l’utilisateur. Elle est constituée par
l’ensemble des applications intégrées dans le système d’information de l’Hôpital, et repose
sur les couches précédentes pour assurer les traitements des données.
Les principales applications effectuant le traitement des données à l’Hôpital sont les
suivantes :
SAGAH : Système d’Application de Gestion Administrative et Hospitalière, est développé
par le Centre Régional d’Informatique Hospitalière (CRIH). Il comprend 3 modules
principaux :
DP pour la gestion économique et financière
GH pour la gestion des ressources humaines
GP pour la gestion du patient
Dx Care : développé par la société MEDASYS, est un système de gestion du dossier
médical du patient.
Un logiciel de saisie des actes CCAM 1 se lie à Dx Care pour recueillir les actes par nature et
sur lieu de production.
Xplore : développé par la société EDL, est un système de gestion du dossier d’imagerie
médicale
Lam-X : Système de gestion du laboratoire (en 2006, il est remplacé par Dx Lab, un autre
produit de MEDASYS).
1
La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) a pour vocation de décrire les actes médicaux pratiqués à
l’Hôpital.
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
WEB
INTERNET
IV SITUATION FINANCIÈRE
L’Hôpital est autonome dans sa gestion mais est soumis aux contrôles exercés par les
pouvoirs publics (ARH, préfet, chambre régionale des comptes etc.), puisqu’il fonctionne en grande
partie grâce à des ressources publiques. Régulièrement, l’Hôpital doit rendre des comptes sur
l’utilisation des crédits et ne peut dépenser davantage que ce qui lui a été alloué.
Depuis l’ouverture en 1983, l’Hôpital s’est développé rapidement. Les dépenses liées à
l’exploitation se sont multipliées par trois. Le graphique suivant nous illustre l’évolution de ses
dépenses d’exploitation en fonction du budget principal alloué depuis 1985 jusqu’en 2005.
16
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
20
0
1985
1986
1988
1989
1992
1993
1994
1996
1997
2000
2001
2002
2004
2005
1987
1990
1991
1995
1998
1999
2003
dépenses budget (années)
17
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
La T2A est appliquée à l’Hôpital depuis 2004 et la part activité ne représentait que 10%. Elle
est passée en 2005 à 25% puis à 35% en 2006. En complément du financement à l’activité, nous
retrouvons des financements forfaitaires : le complément de la part activité (DAC), la MIGAC et les
médicaments facturés en sus (c’est à dire les dépenses de médicaments sont financées sur la base de
prix d’achat, à condition que ce dernier ne dépasse pas le seuil fixé par l’Assurance Maladie).
En 2006, la logique budgétaire est inversée avec la mise en place de l’EPRD. Elle consiste à
gérer les recettes avant les dépenses et de raisonner financièrement et non plus uniquement
budgétairement.
Une particularité du financement hospitalier à signaler est la prise en charge des créances
irrécouvrables par le budget hospitalier. L’hôpital public a pour mission de fournir les soins à toute
personne qui en a besoin, même si le patient n’a pas les moyens d’assurer le paiement. Cette part est
réglementairement prise en charge par l’Etat. Au Centre Hospitalier de Haguenau, le montant
moyen annuel des créances pour ces dix dernières années correspond à 0.05% des dépenses
d’exploitation.
Etablir, suivre et analyser les tableaux de bord d’activité pour chaque service de soins (suivi
quadrimestriel).
Etablir, suivre et analyser le tableau de bord Ressources Humaines (suivi mensuel).
Participer à la Base d’Angers (calcul et comparaison de coût par activité, par unité d’œuvre
avec un échantillon national).
Suivre et diffuser les évolutions d’activité des services (diffusion mensuelle).
Contribuer à la définition du système d’information et diffuser les informations sur intranet
(mise en place d’un infocentre).
Réaliser les études diverses liées aux coûts. (coût unitaire d’une impression etc.)
Nous verrons un cas précis du contrôle de gestion à travers la réalisation de mon projet
confié par la direction des finances de l’Hôpital.
19
CHAPITRE 33 : PROBLEMATIQUE
CHAPITRE 2
PROBLEMATIQUE
Mon sujet de stage consiste à réaliser un des projets du contrôle de gestion concernant les
dépenses du laboratoire. Dans un premier temps, je vous présenterai le laboratoire en général, puis
leur problème actuel. Enfin je vous exposerai les solutions envisagées.
I. PRESENTATION DU LABORATOIRE
A. Historique
Le laboratoire du Centre Hospitalier de Haguenau a été créé dans les années cinquante par
le Docteur LEVY, médecin-chef. En plus de ses fonctions principales, il supervisait une petite
activité de laboratoire. Le travail du laboratoire était effectué par une équipe de cinq personnes, en
qualité d’aide-soignant et de garçon de laboratoire. Les seuls dosages réalisés à l’époque étaient les
numérations sanguines1 au microscope, les glycémies, les urées et les analyses d’urines. Tous les
prélèvements étaient faits dans les services, au lit du patient. Outres les taches de laborantin, le
personnel du laboratoire assurait également les admissions.
A partir des années soixante, la loi exigea que les laboratoires hospitaliers soient placés sous
la responsabilité d’un médecin-biologiste. En mars 1964, le docteur SCHNEEGANS Pierre fût
nommé responsable du laboratoire. Il créa en 1965 le secteur bactériologie, puis d’autres secteurs
(hématologie, biochimie etc.). Le personnel du laboratoire se spécialisa, il n’assura plus les
admissions. L’activité du laboratoire s’accrût rapidement. La majorité du personnel fût recrutée
entre 1965 et 1973. Les premiers automates firent leur apparition aussi à cette époque. En juillet
1997, lorsque le docteur SCHNEEGANS prit sa retraite, le petit groupe de cinq laborantins était
devenu une équipe de quarante-neuf personnes.
1
Numérations sanguines consistent à compter les cellules sanguines, principalement les globules blancs et rouges et les
plaquettes.
CHAPITRE 33 : PROBLEMATIQUE
(années)
En 2005, le volume d’activité du laboratoire était deux fois plus important que celui de
1986, le nombre de personnel technique, quant à lui, n’a augmenté que de 13%.
L’application de la haute technologie au laboratoire exige une compétence technique et des
connaissances scientifiques des exécutants. Dans les années soixante, les tâches étaient effectuées
par les aides de laboratoire (niveau BEP) puis les laborantins (niveau BAC). A partir des années
quatre-vingt, il était préférable d’être titulaire du grade « technicien de laboratoire » (BAC+2). Le
graphique suivant nous montre l’évolution du niveau de compétence des effectifs techniques au
laboratoire.
CHAPITRE 33 : PROBLEMATIQUE
Nous constatons que jusqu’en 1986, les techniciens représentaient seulement 44% du total du
personnel technique. Huit ans après, 100% des effectifs avaient le niveau de technicien.
Aujourd’hui le laboratoire continue à se moderniser, le personnel est formé régulièrement
pour assurer son bon fonctionnement.
B. Organisation
Fédération de Biologie
La fédération doit pouvoir répondre à un maximum de demandes d’analyses, que ce soit de jour ou
de nuit. La permanence du laboratoire est assurée 24h sur 24 et 365 jours par an. Depuis 2000, le
laboratoire s’est engagé à se conformer au Guide de Bonne Exécution des Analyses de biologie
médicale (GBEA) (arrêté du 2 novembre 1994 modifié le 26 novembre 1999). De ce fait, il s’oblige
à dispenser un service de qualité et à créer un environnement de travail favorable à la qualité de vie
au laboratoire.
C. Système informatique
ËËËËËËËËËËË
26
CHAPITRE 33 : PROBLEMATIQUE
1989
1992
1995
1997
1998
2000
2001
2003
2004
2005
1987
1988
1990
1991
1993
1994
1996
1999
2002
patient acte de B
Nous constatons que le nombre d’actes était, en règle générale, lié au nombre de patients. Mais à
partir de 2003, l’ordre s’est inversé. Malgré une diminution du nombre de patients, le nombre
d’actes continue à augmenter. C’est aussi à partir de 2003 que les dépenses du laboratoire sont
devenues supérieures au budget prévisionnel et ce, en partie à cause d’un engagement important
dans l’abonnement des réactifs.
Les examens demandés sont de plus en plus complexes. Cela se traduit par une
augmentation du nombre de B par acte (cf. graphique suivant) et par un accroissement des
dépenses.
CHAPITRE 33 : PROBLEMATIQUE
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
nombre de B par acte
CHAPITRE 3
L’objectif de notre étude est de déterminer le coût de revient des analyses biomédicales
réalisées au laboratoire, notamment les plus significatives, c’est à dire soit les plus coûteuses (coût
important des réactifs), soit les plus fréquentes (volume important). La finalité de cette étude est
d’informer les prescripteurs (les médecins des services de soins) de l’importance des coûts de ces
analyses.
La comptabilité à base d’activité est une méthode d’analyse des coûts, elle est également
connue sous le nom de méthode ABC (Activity-Based Costing) ou comptabilité par activité.
A. Historique
La comptabilité à base d’activité est née, dans les années quatre-vingts, des travaux du
CAM-I (Computer Aided Manufacturing-International), association internationale créée en 1972 à
l’initiative de grands groupes industriels américains pour organiser et financer collectivement des
programmes de recherche dans différents domaines. Elle a été conçue afin de palier aux
inconvénients des méthodes traditionnelles de comptabilité analytique, notamment la méthode des
sections homogènes.
Au début du 20ème siècle, les charges directes représentaient la majorité des charges totales
des entreprises industrielles. Aujourd’hui, avec l’automatisation et le développement des activités
de support, cette structure de charges a été profondément modifiée.
L’évolution de la structure des charges peut être représentée par le schéma suivant :
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
charges
charges indirectes
directes
Auparavant Aujourd’hui
Les méthodes traditionnelles, telles que la méthode des coûts complets ou des sections
homogènes, ont été conçues pour s’appliquer à un domaine industriel empreint de certitude, marqué
par une relative stabilité de l’environnement et dans un contexte se caractérisant par une
standardisation de la production et une gamme restreinte de produits. Dans ces méthodes, on ventile
les différentes charges indirectes d’une section à l’aide d’une même clé de répartition, basée le plus
souvent sur l’unité d’œuvre. Or pour certaines charges, la clé choisie peut être inadéquate. Voici un
exemple1 qui montre les limites de la méthode traditionnelle :
Exemple :
____________________________________________________________________________
Une entreprise fabrique un produit en série. Il s’agit du même produit que l’on fabrique dans
les dimensions demandées par le client, ce qui engendre un réglage spécifique pour chaque
série. Durant l’année, elle a fabriqué les quantités suivantes :
9 séries de 110 produits soit 990 produits
1 série de 10 produit soit 10 produits
Soit 10 séries pour 1000 produits
Elle utilise la méthode des sections homogènes, « le nombre de produits fabriqués » est
choisi comme l’unité d’œuvre (UO) et sert à la clé de répartition des charges indirectes de la
section fabrication. Parmi l’ensemble des dépenses de cette section, figurent celles relatives au
1
Exemple tiré de POTTIER F. « Analyse des Coûts », Ed. Economica, p.85
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
réglage des machines. Leur montant est de 1500 €. On effectue un réglage des machines avant la
mise en fabrication de chaque série.
Donc l’UO retenue conduit à affecter à chaque produit fabriqué, au titre du coût de réglage,
le montant suivant : 1500/1000 = 1,5 €. Ce coût ne reflète aucune réalité économique.
En effet, le coût d’un réglage est le même qu’il soit fait pour une série de 110 produits ou
pour une série de 10. Pour 10 séries de produits, ce coût est de 1500/10 = 150 €.
- Pour une série de 110 produits, le réglage coûte par produit 150/110 = 1,3636 €,
- Pour une série de 10 produits, ce coût est de 150/10 = 15 €.
On voit que le coût moyen fourni par l’UO risque de conduire l’entreprise à accepter de
nouvelles commandes de séries de 10 produits pensant que le réglage lui coûte 1,5 € par produit.
En réalité, il lui coûte 10 fois plus cher.
En effet, le coût global du réglage ne dépend absolument pas du nombre de produits mais de
l’intensité de l’activité de réglage, c'est-à-dire du nombre de réglages effectués. Régler les
machines est un exemple d’activité.
____________________________________________________________________________
1
« Quelles leçons tirer de l’acclimatation de l’ABC en France », revue Française de comptabilité 1996 ,
277 :37-43
32
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Dans les méthodes des coûts traditionnelles, le lien de causalité entre les produits et les
ressources est direct : les produits consomment des ressources et cette consommation est la cause de
l’existence des coûts. Dans l’approche par les activités (méthode ABC), le lien de causalité est
différent : c’est l’ensemble des activités qui consomme les ressources et de ce fait, cause les coûts.
Les produits, eux, consomment les activités. Le schéma1 suivant présente cette logique.
Schéma 7 : lien de causalité entre les produits et les charges dans la méthode ABC
Cette méthode permet de répondre aux problèmes posés par la non fiabilité des clés de
répartition des charges dans les méthodes traditionnelles. Elle permet une nouvelle modélisation des
organisations : on passe d’une entreprise conçue comme un ensemble de ressources à une entreprise
conçue comme un ensemble d’activités.
Pour mieux comprendre cette méthode, il est nécessaire de définir certains concepts
spécifiques tels que : les ressources, l’activité, le processus et l’inducteur.
Les ressources :
Les ressources sont les charges indirectes consommées par les activités.
Les charges directes sont affectées aux produits par le biais des nomenclatures. Seules les
charges indirectes sont réparties et imputées aux coûts des produits par le biais des activités. Il est
plus logique d’utiliser le terme « ressources » que « charge » car « une charge est subie, alors qu’on
agit sur une ressource en choisissant son niveau d’utilisation et l’activité où elle sera employée. »2
L’activité :
1
Schéma extrait de : POTTIER F. p.88
2
RAVIGNON L., « Méthode ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi », Editions d’Organisation, 2003, p.264
CHAPITRE 22 : PRÉSENTATION DU CENTRE HOSPITALIER DE HAGUENAU
Le terme d’activité est le concept central de la méthode ABC. L’activité est définie comme
un ensemble de tâches élémentaires dont la cause est commune, réalisée par un individu ou un
groupe, en faisant appel à un savoir faire spécifique et à des comportements homogènes. La notion
d’homogénéité est fondamentale dans le découpage de l’entreprise par activités. C’est elle qui
permet de distinguer le concept d’activité de celui de fonction puisque les fonctions n’ont pas de
comportement homogène.
Elle peut se décrire par des verbes et produit un résultat bien précis. Par exemple : négocier
un contrat, préparer un budget, émettre une facture…
Les activités présentent le grand avantage d’être robustes face aux changements
organisationnels d’une structure. Elles sont permanentes et stables, permettant ainsi analyses,
mesures et comparaison dans le temps.
Le processus :
Le processus est constitué d’activités. Les activités représentent ce que sait faire l’entreprise
et non pas ce qu’elle voudrait faire. Le processus regroupe les activités qui ont un lien entre elles
permettant de fournir un résultat précis. Le but global d’un processus est commun à toutes les
activités qui le composent.
Le processus a trois caractéristiques importantes :
Un processus est en général transversal à l’organisation hiérarchique et aux grandes
décisions fonctionnelles de l’entreprise.
Un processus a un output global unique.
Chaque processus a un client interne ou externe.
Une organisation peut donc être modélisée en activités qui seront ensuite agencées en
processus. Le processus représente le trait d’union entre les objectifs de l’entreprise et le
déroulement concret des activités.
34
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
L’inducteur :
Le terme « unités d’œuvre » utilisé dans les méthodes des coûts traditionnelles est remplacé,
dans la méthode ABC, par l’inducteur. Ce nouveau terme définit les indicateurs de causes profondes
de consommation. Le choix de la nature de cet inducteur est primordial : il doit permettre de répartir
les ressources consommées par chaque activité.
Dans l’exemple précédent, le coût de l’activité « régler les machine » se chiffre à 1500 €,
« le nombre de séries » peut être choisi comme inducteur pour cette activité. Le coût de l’inducteur
est donc de 1500/10 = 150 € car il y a 10 séries. Cela signifie que le coût de l’activité est de 150 €
par série. Pour une série de 10 produits, ce coût est de 150/10 = 15 € par produit. L’inducteur
permet donc d’imputer le coût de l’activité aux coûts de produits.
Il est à noter qu’une activité peut être caractérisée par plusieurs inducteurs. Par exemple,
pour la gestion des fournisseurs, on peut retenir le nombre de fournisseurs, le nombre de références,
etc. Il faut dans ce cas retenir celui exprimant le mieux la consommation de ressources.
Nous rappelons que le principe de la méthode ABC est le suivant : « les activités
consomment des ressources et les produits consomment des activités ». Pour mettre en œuvre ce
principe, il faut d’une part déterminer le coût des activités, donc établir le lien entre les activités et
les ressources et d’autre part évaluer le coût des produits, donc estimer la consommation des
activités par les produits. La mise en œuvre d’une étude par la méthode ABC au niveau d’une
organisation nécessite six étapes essentielles :
Cette étape consiste à identifier et recenser les activités réalisées dans l’entreprise, telles
qu’elles sont exercées et non telles que l’on voudrait qu’elles le soient. Elle nécessite les conditions
préalables suivantes :
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Ø Les objectifs de la démarche doivent être nettement définis car la représentation des
activités doit être cohérente avec les objectifs immédiats et futurs de l’organisation.
Ø Le projet doit être compris et accepté par tout le personnel de la structure. Il doit s’agir d’un
projet collectif impliquant tous les acteurs concernés et ceci nécessite leur adhésion.
Ø Les différentes informations nécessaires doivent être disponibles au sein de l’organisation
afin de gagner du temps.
Avant de démarrer l’analyse, il est nécessaire de préciser le champ exact qu’elle doit couvrir,
le niveau de détail requis et le type d’information recherché.
L’analyse des activités se fait en deux phases qui sont « l’analyse exhaustive » et la
« sélection concentration ».
- La première phase vise à décrire l’organisation et à élaborer une décomposition
particulièrement détaillée des activités potentiellement significatives. Le nombre d’activités qui en
résulte est en général trop important, car on veut être sûr d’en oublier aucune.
- La seconde phase vise à éliminer les activités peu significatives et à en regrouper d’autres
selon des critères d’homogénéité.
Pour réaliser l’analyse des activités et obtenir une bonne description de l’organisation, il est
nécessaire d’avoir un maximum de renseignements sur la structure ; ainsi la collecte des
informations doit être rigoureuse. Pour cela, deux méthodes sont proposées :
- La première méthode porte sur la consultation des experts. Elle consiste à réaliser des
entretiens avec différents responsables et/ou à diffuser des questionnaires, afin d’identifier les
activités.
- La seconde méthode, plus lourde, consiste à enquêter directement sur le terrain : observer
chaque service sur une période donnée, mesurer le temps d’exécution, analyser les données
historiques, etc.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Cette étape consiste à déterminer le coût des activités en y affectant les charges indirectes.
Pour identifier les charges indirectes de la structure, on utilise des données issues du
système d’information de l’organisation et d’autres issues de mesures spécifiques mises en place de
façon ponctuelle sur le terrain.
L’affectation peut se faire soit directement, s’il existe un lien étroit entre charges et activités,
soit à l’aide des clés de répartition.
Un inducteur sert à imputer le coût des activités aux coûts des produits. Pour choisir un
inducteur adéquat, il convient de déterminer le facteur de déclenchement de l’activité. Par exemple :
si l’activité est déclanchée par le volume de production, on choisira plutôt un inducteur du style «
nombre de pièces produites ».
Les inducteurs peuvent être classés en :
- Inducteurs liés aux volumes fabriqués,
- Inducteurs liés aux lots ou aux séries,
- Inducteurs liés à l'existence des références,
- Inducteurs liés à la structure de production.
Il est fréquent que plusieurs activités aient le même inducteur. On regroupe les activités par
inducteur commun et on obtient ainsi des centres d’activités. Dans chaque centre, toutes les
activités ont le même inducteur.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Lorsqu’on a déterminé le coût global d’une activité pour une période donnée, il est possible
d’en calculer le coût unitaire. Pour cela, on divise le coût global de l’activité sur une période
donnée par le nombre d’inducteurs produits sur la même période.
Ainsi dans chaque centre d’activités, le coût inducteur est calculé selon la formule suivante :
Le total des ressources consommées par les activités du centre
Coût inducteur =
Volume de l’inducteur (nombre d’inducteurs)
Pour évaluer la consommation des activités par les produits, il est nécessaire de construire
une liste de toutes les activités que requiert la production du produit analysé. Ensuite, on évalue la
manière dont ce produit consomme les différentes activités, c’est à dire le nombre d’inducteurs de
chaque activité qui lui est nécessaire. Ce nombre d’inducteurs de chaque activité est multiplié par le
coût unitaire de ces mêmes inducteurs. Le résultat obtenu est le coût d’une quantité donnée d’un
produit.
La méthode ABC, méthode très flexible de calcul des coûts, permet de répondre de façon
simple à une grande variété de questions : en effet, à partir de la base « coût d’activité », on peut
construire un grand nombre d’applications, les coûts unitaires d’activité peuvent être regroupés
selon des géométries variables pour déterminer différents types de coûts : coûts de produits, coûts
de processus, coûts de projets, etc. Les possibilités d’analyse sont multidirectionnelles.
L’approche ABC est séduisante au travers de ses fondements et de ses objectifs. Toutefois,
sa mise en œuvre repose sur l’hypothèse d’information parfaite, alors que beaucoup d’informations
disponibles dans la réalité ne le sont pas. Donc les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des
attentes.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Or les différents types d’analyses ne sont pas réalisées de la même façon. Certaines sont
faites directement sur un auto-analyseur et dans ce cas, le prix de réactifs spécifiques à cette analyse
est prédominant dans le coût de revient. D’autres exigent une méthode purement manuelle et parfois
l’intervention de plusieurs personnes est nécessaire pour ce type d’analyses. Dans ce cas, le coût du
personnel n’est pas négligeable. Pour notre étude, cette méthode ne semble donc pas être pertinente.
Nous avons choisi d’utiliser la méthode ABC pour réaliser notre étude. Ce choix tient à
plusieurs raisons :
- Par sa flexibilité, cette méthode est susceptible de répondre aux problèmes posés au départ :
évaluer le coût des analyses biomédicales.
- Elle est concrète et proche de la réalité. Les dénominations utilisées sont faciles à comprendre et à
accepter par l’ensemble du personnel du laboratoire.
- Cette méthode est actuellement employée pour le calcul des coûts dans d’autres secteurs médico-
techniques des hôpitaux, en particulier celui de la pharmacie. Cela nous sert de référence dans notre
propre démarche.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
L’acte de biologie médicale inclut le prélèvement, l’exécution des analyses, la validation des
résultats et si nécessaire, la confrontation avec les données cliniques et biologiques.
Quand un patient arrive à l’hôpital, le premier diagnostic est basé, dans la majorité des cas,
sur les examens biomédicaux réalisés soit au laboratoire, soit au service d’imagerie médicale, selon
les paramètres exigés.
Par exemple, si le médecin suppose que son patient est anémique, il demande souvent une
numération sanguine au laboratoire pour établir son premier diagnostic. Cette analyse permet de
fournir les renseignements sur le nombre et la forme des globules rouges ainsi que le taux de
l’hémoglobine (paramètre significatif dans le diagnostic d’anémie). Si le premier diagnostic est
établi, le médecin demandera d’autres paramètres pour identifier la cause de cette maladie (manque
de fer ou cause immunologique par exemple).
Après avoir administré des médicaments, le médecin vérifie le résultat par un deuxième
examen. Cela explique pourquoi une même analyse peut être demandée plusieurs fois pour le même
patient.
Le schéma suivant nous illustre le processus d’une numération sanguine effectuée au Centre
Hospitalier de Haguenau.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Processus d’une numération sanguine effectuée au CHH
Arrivée Transmission au
Prescription du
du patient Prise de sang par laboratoire du tube
médecin pour une
à l’Hôpital une infirmière de sang muni
analyse sanguine
d’une ordonnance
Tri et
Transmission du étiquetage
bilan des par un
analyses au technicien
médecin par
papier imprimé
et informatique
Automate d’hématologie
Création du
Traitement dossier et
des enregistrement
déchets des parametres
par une secrétaire
L’ensemble des analyses réalisées au laboratoire peuvent être classées dans plusieurs
catégories selon des paramètres à examiner. Chaque catégorie correspondra à un produit. Le
laboratoire fournit au total 197 examens différents et donc 197 produits distincts.
Notre objectif peut donc s’exprimer comme suit : déterminer le coût des différents produits du
laboratoire.
Dans les paragraphes suivants, nous évoquerons successivement les différentes étapes de notre
démarche.
Dans cette étape nous avons choisi, pour la collecte d’informations, d’employer une
méthode de terrain très axée sur l’observation du fonctionnement du laboratoire. Ces informations
ont été relevées de façon détaillée permettant une représentation très décomposée de chacune des
opérations réalisées.
Il est à noter que notre calcul est basé sur les données comptables de 2005, dans les
descriptions suivantes, nous respectons la modalité du travail de 2005 par souci de cohérence.
Les activités techniques se déroulent dans de grandes pièces où l’on a groupé les analyses de
façon rationnelle. Chaque pièce porte un numéro d’identification.
Par exemple : RH 511 biochimie générale
RB 111 hématologie, VS.
Maintenant, nous allons décrire plus précisément les activités réalisées au sein du
laboratoire. La liste des activités de chaque secteur est fournie en annexe B.
Deux cadres assurent le déroulement quotidien des activités. Le cadre supérieur de santé
s’occupe des commandes de réactifs, l’autre cadre s’investit plus dans la gestion du personnel non
médical.
L’accueil a pour mission de recevoir les patients envoyés par les praticiens hospitaliers ou
les médecins de ville. Il est uniquement ouvert en semaine et est assuré par trois ETP (Equivalent
Temps Plein) de secrétaires qui assurent le traitement des dossiers et 0,9 ETP d’infirmière qui
effectue divers prélèvements.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Outre l’enregistrement des demandes et l’édition des résultats, les 2 ETP de secrétaires
assurent l’envoi des prélèvements à sous-traiter.
Le service de biochimie :
Le service de biochimie dispose de six salles de travail et de cinq postes, lesquels sont
nommés selon la nature des examens ou le nom de l’appareil utilisé : urgences, RXL, LX, Centaur
et électrophores. En semaine, chaque poste est assuré par un(e) technicien(ne). A partir de 13h, un
sixième personne se rajoute pour aider l’ensemble du service. Un roulement entre les 13 ETP de
technicien assure un service homogène tout au long de l’année.
Tous les matins entre 8h30 et 9h30 arrive une grande quantité de prélèvements différents
effectués dans les services de soins. Ces derniers sont accompagnés d’une feuille de demande. Ils
sont traités essentiellement par ces techniciens et s’y ajoutent une ou deux personnes du service
d’hémato-bactériologie. Le traitement consiste à vérifier la concordance entre le prélèvement et la
feuille de demande. Un numéro de dossier associé à un code–barres (sur le tube primaire et la
feuille de demande) est attribué à chaque prélèvement. Les demandes sont ensuite enregistrées au
secrétariat.
Le service de bactério-hématologie :
Le poste d’immunologie :
Ce poste est assuré par un ETP de technicien. On y réalise les sérodiagnostics de certaines
maladies, comme par exemple la dépistage de hépatites A, B, C et du HIV (virus du SIDA). La
plupart des analyses sont réalisées par un appareil nommé AXSYM.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Le poste de hémato-coagulation
Le poste de bactériologie :
En bactériologie, contrairement aux autres postes, le travail est en grande partie réalisée
manuellement. Ce poste est occupé par six techniciens spécialisés. Les activités peuvent être
regroupées en trois parties :
- Culture des bactéries du sang et des déjections
- Analyse des frottis
- Analyses diverses : la recherche de chlamydiae (MST), l’identification du bacille de la
tuberculose etc.
Le poste d’entretien :
Deux ETP d’agent des services généraux sont nécessaires pour effectuer les activités de
soutien, notamment le nettoyage des locaux et la collecte des déchets.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Processus
Clôture :
Prélèvement Transport Réception, Préparation Analyse Validation Transmission archive,
du spécimen du spécimen enregistrement d’analyse technique du résultat traitement
du spécimen déchets…
- Coût des matières et appareils - Coût des matières et appareils - Coût des matières et
utilisés : étiquette, papier utilisés : papier imprimante, appareils utilisés : papier
imprimante, PC… PC… imprimante, PC…
47
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Les données comptables nécessaires à l’affectation des coûts ont été obtenues auprès du
contrôleur de gestion. Ces données regroupent les charges du laboratoire en 5 parties, dont les 4
suivantes sont les dépenses propres du laboratoire :
- charges de personnel
- charges à caractère médical (contiennent essentiellement le coût des fournitures
pour laboratoire et de la maintenance du matériel.)
- charges hôtelières et générales
- amortissements, provisions, charges financières et exceptionnelles.
A ces charges s’ajoutent les frais généraux qui englobent les locaux et leur entretien, les
infrastructures, le coût administratif, etc. Ils sont évalués au niveau local par les services financiers.
Dans un premier temps, nous affectons ces charges à différents postes du laboratoire décrits
auparavant.
Le coût annuel moyen de chaque catégorie de personnel est calculé par la direction des
Ressources Humaines du CHH à partir du compte de charges de personnel.
En se basant sur la liste d’achats du laboratoire en 2005, nous identifions le coût des
fournitures de chaque poste. Ces fournitures contiennent essentiellement les réactifs et les
consommables à usage unique (ex : les oeses 1 , les pipettes plastiques, les pointes de pipettes, les
supports de comptage cellulaires, les seringues et les aiguilles, etc.). Les fournitures de bureau sont
reparties selon le volume de consommation. Etant donné que tous les achats des réactifs et des
consommables sont effectués par les services économiques de l’Hôpital, les frais de ce service sont
également affectés à chaque poste en fonction du volume d’achats réalisés.
Les coûts des matériels et équipements de chaque poste sont obtenus à partir de l’état
d’amortissements des biens pour l’année 2005 :
- matériels analytiques qui fournissent directement les résultats d’analyses. Ils comprennent les
analyseurs multiparamétriques et les analyseurs spécialisés ainsi que le matériel utilisé pour les
techniques manuelles.
1
Fil fin avec un petit cercle à la pointe, utilisé en bactériologie, permettant d’ensemencer les germes.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
- matériels de soutien qui participent à l’obtention des résultats (ex : microscopes, pipettes
automatiques, centrifugeuses, balances, etc.)
- équipements hôteliers. Ils comprennent le mobilier, les portoirs, les réfrigérateurs, les congélateurs
permettant la conservation et la stabilité des réactifs ou échantillons biologiques ainsi que tout le
matériel permettant de travailler dans les conditions d’hygiène et de sécurité optimales.
A ces coûts s’ajoutent les contrats de maintenance et le coût d’interventions du service
technique, du service génie biomédical et du service informatique de l’Hôpital.
Les amortissements et les frais divers sont affectés selon la surface occupée par chaque
poste.
Le coût de traitement des déchets est affecté selon le nombre d’analyses réalisées sur chaque
poste.
Le total des coûts est réparti dans le tableau suivant :
L’étape suivante consiste à affecter le total des coûts de chaque poste aux activités qui y sont
réalisées.
Les activités initialement décrites étant beaucoup trop nombreuses, nous n’avons sélectionné
et regroupé que les plus importantes afin de définir un modèle représentatif du laboratoire
comportant 19 activités significatives :
Pour identifier le coût de chaque activité décrite ci-dessus, nous devons avoir des
renseignements sur les données suivantes :
- Le temps passé en moyenne sur chacune des activités,
- Les matériels, équipements et consommables nécessaires à la réalisation des activités,
- Le nombre d’unités d’œuvre réalisées pour chaque activité pour une période donnée.
Pour cela, nous avons effectué un recueil de données au sein du laboratoire. Sur une période
de trois mois, nous avons observé les activités poste par poste et avons interrogé les personnes
impliquées de façon individuelle ou en groupes. Cette démarche demande une bonne information et
une forte implication du personnel.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Les données obtenues par ce recueil nous ont permis de déterminer le coût des activités
principales de chaque poste.
Les coûts de personnel sont affectés, dans la plupart des cas, selon le temps passé sur chaque
activité. Les fournitures spécifiques sont des charges directes et donc affectées aux produits sans
passer par le biais d’activités. Certains coûts peuvent être directement affectés aux activités,
d’autres nécessitent une clé de répartition.
Il faut signaler qu’une même activité peut avoir différents coûts d’un poste à l’autre.
Par exemple pour une activité commune, si la machine diffère, le temps passé et les réactifs utilisés
diffèrent également, impliquant un coût différent pour une seule et même activité.
Cela génère une forte différence au coût du personnel et des fournitures.
Nous détaillons ici le calcul des coûts des activités pour les quatre exemples vus
précédemment (troponine, groupage sanguin, LBA et prélèvement oculaire). Les postes participant
à la réalisation de ces trois produits sont les suivants : encadrement, accueil des consultations
externes, secrétariat des patients hospitalisés, RXL, immuno-hématologie et bactériologie.
Pour le poste de l’encadrement et de secrétariat des patients hospitalisés, les activités ne
nécessitent aucun matériel spécifique. Elles se différencient par la catégorie de personnel qui les
réalise et par le temps qu’il y consacre. Nous utilisons donc comme clé de répartition le temps
passé.
Encadrement
activités des biologistes temps passé coût activité (€)
gérer le service 45% 217 265
assurer la qualité des analyses 46% 222 093
signer les résultats 3% 14 484
effectuer les prélèvements spécifiques 4% 19 312
vérifier les résultats des analyses sous-traitées 2% 9 656
total biologistes 100% 482 811
activité des cadres
gérer le service 86% 66 102
assurer la qualité des analyses 8% 6 149
gérer certaines commandes 6% 4 612
total cadre de santé 100% 76 863
gérer le service 20% 16 424
gérer les commandes 80% 65 694
total cadre supérieur de santé 100% 82 118
total cadres 158 980
total encadrement 641 791
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Pour les autres postes, plusieurs clés de répartition sont nécessaires. En général, nous
répartissons les charges de personnel ainsi que les fournitures à usage commun à l’aide de la clé «
temps passé ». Les fournitures pour laboratoire, les matériels médicaux et informatiques sont
répartis en fonction du volume de consommation de chaque activité. Les amortissements et les frais
divers sont évalués soit en fonction du temps consacré à chaque activité si toutes les activités sont
réalisées dans une même salle, soit au prorata de la surface occupée si chaque activité est réalisée
dans une pièce différente.
Cela m’a permis de déterminer le coût annuel des activités de chaque poste, ce qui permettra
de calculer le coût des inducteurs.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
immuno-hématologie
clé de clé de
coût (€) coût (€) couts directs (€)
répartition répartition coût
activités des fournitures amortis, volume fourniture appareil, fourniture activité (€)
temps passé personnel
techniciens diverses divers conso. labo commun informatique bureau
charger les tubes dans la
30% 52 079 60 3 967 25% 1 508 17 346 0 74 959
machine
préparer les échantillons 30% 52 079 60 3 967 38% 2 292 0 0 58 398
identifier le groupage
5% 8 680 10 661 6% 362 0 0 9 713
sanguin manuellement
rechercher les anticorps
9% 15 624 18 1 190 10% 603 0 0 17 435
irréguliers manuellement
valider les résultats 8% 13 888 16 1 058 0% 0 1 088 26 16 076
assurer la maintenance et
5% 8 680 10 661 15% 905 0 0 10 256
l'entretien des machines
effectuer les contrôles 5% 8 680 10 661 5% 302 0 0 9 653
total immuno-hématologie 100% 173 595 199 13 225 100% 6 032 18 434 53 211 537
RXL
clé de clé de clé de coûts
coûts (€) coûts (€) coûts (€)
répartition répartition répartition directs (€) coût
fourniture
activités des founitures amortis, volume volume informatique, fourniture activité (€)
temps passé personnel labo
techniciens diverses divers conso. conso. appareil bureau
commun
passer les contrôles sur
18% 26 793 38 4 852 10% 11 616 10% 1 837 0 45 136
la machine RXL
trier les échantillons au
13% 19 351 27 3 504 0% 0 0% 0 0 22 882
début de la matinée
centrifuger les tubes 2% 2 977 4 539 5% 5 808 0% 0 0 9 328
conserver les
5% 7 443 10 1 348 0% 0 0% 0 0 8 801
échantillons
assurer la maintenance
13% 19 351 27 3 504 0% 0 5% 918 0 23 800
et l'entretien des
gérer le stock 2% 2 977 4 539 0% 0 0% 0 0 3 520
total RXL 100% 148 850 209 26 956 100% 116 162 100% 18 369 42 310 588
bactériologie
clé de clé de
coûts (€) coûts (€) coûts directs(€)
répartition répartition coût
activités des fournitures amorti, volume fournitures matériel fournitures activité (€)
temps passé personnel informatique appareil
techniciens diverses divers conso. labo commun bureau
préparer les échantillons 10% 29 927 42 11 278 40% 1 561 958 2 469 13 811 0 60 046
conserver les
5% 14 963 21 5 639 0% 0 0 0 1 657 0 22 280
echantillons
contrôles internes et
5% 14 963 21 5 639 10% 390 240 0 0 0 21 253
externes
assurer la maitenance et
5% 14 963 21 5 639 0% 0 0 0 0 20 623
l'entretien des appareils
gérer le stock 5% 14 963 21 5 639 0% 0 0 0 0 0 20 623
contrôle de qualité de
5% 14 963 21 5 639 5% 195 120 0 0 0 20 938
l'hôpital
total bactériologie 100% 299 269 417 112 779 80% 3 902 2 396 9 874 38 864 212 467 712
Avec les données ci-dessus, nous en avons déduit le coût pour les activités suivantes :
coût (€)
activités patient patient immuno-
RXL bactériologie
ambulatoire hos pitalis é hématologie
traiter les dossiers 105 639 80 793
Une fois le coût de ces activités chiffré, il ne nous reste plus qu’à les affecter au coût du produit en
passant par l’inducteur.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Pour la plupart des activités, nous avons choisi un inducteur volumique (ex : nombre
d’échantillons préparés), les autres types d’inducteurs choisis nécessitent certaines explications :
- Pour l’activité « gérer le service », nous avons choisi comme inducteur « nombre de
produits réalisés au laboratoire », c'est-à-dire le nombre total d’analyses effectuées pour une période
donnée. Nous considérons que la charge de travail du personnel de l’encadrement est en grande
partie liée au volume et à la variété d’activité du laboratoire.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
- Pour les activités « gérer les commandes et le stock », le plus souvent, nous avons choisi
« nombre de référence » comme inducteur. Mais ce choix n’est pas adéquat dans notre cas car les
mêmes fournitures peuvent être utilisées dans différents postes pour différents produits. Les
références des fournitures ne sont donc pas significatives pour un produit donné. En revanche, les
responsables de la commande et les techniciens chargés de la gestion du stock sur chaque poste
prêtent plus d’attention aux fournitures spécifiques et coûteuses qu’aux autres, pour éviter le
gaspillage. Il est donc plus pertinent d’imputer le coût de cette activité en fonction du coût du
produit, nous avons choisi comme inducteur « nombre de B réalisés ».
Ce même inducteur est aussi choisi pour l’activité « assurer la qualité des analyses », car la
réalisation de certains produits nécessite plus d’interventions de la part des chefs que d’autres. Le
nombre de B peut être considéré, d’une certaine manière, comme une représentation de la difficulté
à réaliser une analyse.
- L’activité « effectuer les contrôles » consistent à étalonner les machines pour les analyses
automatiques et à évaluer la capacité du personnel pour les analyses manuelles. Ces contrôles ont
pour but d’assurer la qualité de l’ensemble des analyses réalisées sur chaque poste. Nous avons
donc choisi « nombre d’analyses réalisées sur le poste » comme inducteur. Cet inducteur convient
aussi pour l’activité « assurer la maintenance et l’entretien des appareils » qui garantit la bonne
réalisation des analyses.
Dans un premier temps, nous avons regroupé les activités qui ont le même inducteur afin
d’alléger le calcul.
Le volume d’activité variant en fonction de la période, nous avons effectué une observation
régulière et un recueil continu sur une période de trois mois. Nous en avons déduit le total sur un an
en appliquant le coefficient saisonnier. L’inconvénient de cette démarche est que les données sont
basées sur l’activité de 2006.
Pour la surface nettoyée, nous connaissons la surface totale du laboratoire qui est de 2348
m², entretenue tous les jours ouvrés par les agents des services généraux. Le total de surface
nettoyée pour un an est de 2 348 x 5 x 52 = 610 480 m².
traiter les dos s iers nombre de dos s iers traités 15 863 113 371
nombre d'échantillons
préparer les échantillons 32 392 9 223 120 260
préparés
nombre d'analys es
analys er automatiquement 23 165 241 134 30 065
réalis ées automatiquement
nombre d'analys es
analys er manuellement 11 739 30 065
réalis ées manuellement
calibrer les différentes
analys es s i néces s aire
nombre d'analys es
effectuer les contrôles 33 107 241 134 60 130
réalis ées s ur le pos te
as s urer la maintenance et
l'entretien des appareils
valider les rés ultats nombre de rés ultats validés 33 107 241 134 60 130
À l’aide des données ci-dessus, nous pouvons déduire le coût de chaque inducteur en
divisant le coût annuel de l’activité par le volume d’inducteurs produits sur la même période.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
total coût (€) 311 898 298 548 14 484 33 219 42 107 53 086 22 882 116 725
total volume d'inducteur 1 256 484 29 112 859 112 116 5 325 8 605 15 863 13 000 610 480
coût unitaire d'inducteur 0,25 0,01 0,13 6,24 4,89 3,35 1,76 0,19
secrétariat
inducteur
activités coût (€) dossier traité
immuno-hématologie
inducteur
activités coût (€) échan. analy . analy. analy. résul. résul. échan.
B réalisé
Prép aré auto manu réalisé. validé archivé conservé
préparer les
58 398
échantillons
analyser
74 959
automatiquement
analyser
9 713
manuellement
calibrer les
0
différentes
effectuer les
9 653
contrôles
assurer la
10 256
maintenance et
valider les
16 076
résultats
archiver les
3 767
résultats
conserver les
9 411
échantillons
gérer le stock 1 870
total coût (€) 58 398 74 959 9 713 19 909 16 076 3 767 9 411 1 870
volume inducteur 32 392 23 165 11 739 33 107 33 107 33 107 23 632 1 385 095
coût unitaire
1,80 3,24 0,83 0,60 0,49 0,11 0,40 0,001
d'inducteur
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
bactériologie
inducteur
activités coût(€) échan. analy.réalisé résul. résul. échan.
analy. auto analy. manu B réalisés
Préparés es Validés Archivés Conservés
préparer les
60 046
échantillons
analyser
68 370
automatiquement
analyser
166 560
manuellement
calibrer les
0
différentes
effectuer les
21 253
contrôles
assurer la
20 623
maintenance et
valider les
43 821
résultats
archiver les
23 198
résultats
conserver les
22 280
échantillons
gérer le stock 20 623
total coût (€) 60 046 68 370 166 560 41 876 43 821 23 198 22 280 20 623
volume inducteur 120 260 30 065 30 065 60 130 60 130 60 130 12 026 3 844 181
coût unitaire
0,50 2,27 5,54 0,70 0,73 0,39 1,85 0,01
d'inducteur
Tableau 11: coût unitaire des inducteurs
Le coût d’un produit est composé des parts du coût des activités qu’il consomme, qui se
traduit par la somme des inducteurs de chaque activité consommés.
Nous connaissons pour chacun de nos 4 produits, la liste des activités qui leur sont
nécessaires.
Le tableau suivant nous illustre ces activités pour les produits des patients hospitalisés.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
produit
groupage prélèvement
activité inducteur troponine LBA oculaire
sanguin
nombre de produits réalisés
gérer le service
du laboratoire
x x x x
assurer la qualité des
analyses nombre de B réalisés au
laboratoire x x x x
gérer les commandes
Tableau 12: liste des activités nécessaires aux produitsParmi elles, certaines ne sont réalisées
qu’une seule fois alors que d’autres peuvent être répétées plusieurs fois, comme en bactériologie.
Certaines activités ont un coût unique pour tous les postes, d’autres varient en fonction de ces
derniers.
Il apparaît donc pour chaque produit un coût fixe immuable et un coût variable qui seront
modifié pour chaque analyse particulière.
Nous verrons dans le paragraphe suivant, le coût de nos produits cités.
IV. RÉSULTAT
Le résultat de cette étude devrait permettre de sensibiliser les personnes concernées au coût
de revient réel des analyses significatives afin de faire évoluer l’état d’esprit et aussi diminuer les
dépenses du laboratoire.
Cette analyse est effectuée sur un auto-analyseur multiparamétrique capable de réaliser une
quarantaine de paramètres biochimiques, nommé RXL produit de la société DADE DIMENSION.
Pour cette analyse, la signature d’un biologiste n’est pas exigée, pourtant, le résultat doit être
archivé, le tube du sang est à garder pendant une semaine après l’examen.
Nous illustrons ici un exemple de calcul sur le cas des patients hospitalisés :
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Le coût direct de cette analyse est uniquement lié à la consommation des réactifs.
Théoriquement, une unité de réactif par examen, il arrive, que l’analyse soit doublée en cas de
résultat anormal. Cette perte éventuelle doit aussi être imputer au produit. Il est donc plus pertinent
de diviser le coût annuel des réactifs par le nombre total des analyses effectuées pour une période
donnée.
Nous savons que la consommation totale des réactifs de troponine est de 36 891 € en
2005. Pendant cette année, la réalisation totale de cet examen est de 6 630. Donc un examen
nécessite 5,6 € de coût de réactif. Le coût total de cette analyse pour un patient hospitalisé est
donc de 12,5 €.
Cette somme est à la charge du laboratoire.
Pour avoir un coût complet de cet examen, nous devons y ajouter le coût du prélèvement
sanguin, le coût de transport et le coût du traitement de déchets.
Pour cela, nous nous sommes renseignés auprès du service de soins. Les prélèvements
sanguins effectués aux services ont le même processus que ceux effectués à l’accueil des
consultations externes. Les matériels utilisés (les tubes, les aiguilles) sont fournis par le laboratoire :
ces charges sont donc déjà imputées au laboratoire. Ne reste plus qu’à ajouter le
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
coût indirect du prélèvement sanguin : nous pouvons nous baser sur le coût de l’accueil des
consultations externe qui est de 4,89 € par prélèvement.
Il faut noter qu’un acte de prélèvement sanguin peut donner plusieurs tubes de sang. Chaque
tube de sang peut être utilisé plusieurs fois pour des analyses différentes, le coût affecté à une
analyse est en général inférieur au coût total.
Concernant le coût du transport, les différents prélèvements sont amenés au laboratoire par
les aides soignants des services de soin. Ces derniers récupèrent aussi le résultat des examens au
laboratoire. Les observations ponctuelles nous permettent d’en déduire qu’un aide- soignant a passé
30% de son temps de travail à faire le lien entre les unités de soins et le laboratoire. Au total 13
unités de soins demandent les analyses au laboratoire soit 13 aides-soignants. En connaissant le coût
du personnel de ces agents, nous en avons déduit le coût total du transport qui est de 13 x 37 685 x
30% . Sachant qu’ils transmettent 113 371 dossiers du patient au laboratoire pour 2005, le coût de
transport de chaque dossier est de 1,3 €.
Il faut noter qu’un dossier peut déclencher plusieurs examens, le coût affecté à chaque
analyse est donc inférieur à 1,3 €.
Faute d’informations précises à ce jour sur le travail du traitement de déchet, nous avons
affecté cette somme à part égale à chaque analyse ainsi que le prélèvement effectué.
En conclusion : pour un patient hospitalisé :
Le coût total d’un dosage de troponine effectué à l’Hôpital de Haguenau est de
12,5 + 4,89 + 1,3 + 0,04 = 19,1 €
Pour un patient ambulatoire, la modification du coût est le suivant :
- Les frais du traitement d’un dossier sont de 6,7 € au lieu de 0,7 €. Le coût élevé est en
grande partie causé par le nombre de tâches du système de facturation,
- Le coût du prélèvement sanguin est à la charge propre du laboratoire,
- Le coût du transport n’est pas nécessaire,
- Le résultat pour les patients ambulants demande la signature d’un biologiste du laboratoire,
- Il faut ajouter les frais d’envoi du résultat.
En somme : le coût total d’un dosage de troponine effectué au CH Haguenau pour un patient
ambulatoire est de :
12,5 - 0,7 + 4,89 + 0,13 + 3,35 + 0,04 + 6,7 = 26,9 €
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
Le coût direct du produit est lié au coût des réactifs utilisés. Une dizaine de références de
réactifs sont nécessaires à l’analyse, une quantité de 5 microlitres de chacun est consommé par une
analyse. Il est donc difficile d’en déduire le coût unitaire directement. Nous utilisons la même
méthode décrite précédemment, en divisant le coût annuel des réactifs par le nombre total des
analyses effectuées pour l’année 2005. Nous en avons déduit que le coût direct de cet examen est
de 3,6 €.
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
En utilisant le même raisonnement, nous déduisons que le coût complet d’une détermination
de groupe sanguin est de 30.9 € pour le patient ambulant et de 22,9 € pour le patient hospitalisé.
Pour LBA :
nombre d'inducteur coût unitaire
coût du produit (€)
inducteur nécessaire pour 1 produit d'inducteur
produit réalisé 1 0,25 0,25
B réalisé 200 0,01 2
résultat signé 1 0,13 0,13
dossier traité 1 0,71 0,71
prélèvement trié 1 1,76 1,76
surface nettoyée 2,77 0,19 0,53
échantillon préparé 3 0,50 1,50
analyse manuelle 1 5,54 5,54
analyse automatique 1 2,27 2,27
analyse réalisée 1 0,7 0,7
résultat validé 1 0,73 0,73
résultat archivé 1 0,39 0,39
échantillon conservé 1 1,85 1,85
B réalisé 200 0,01 2
total coût indirect (€) 20,36
CHAPITRE 44 : APPLICATION DE LA METHODE ABC AU LABORATOIRE
CONCLUSION
Ce stage a consisté à réaliser une étude complète dans le domaine du contrôle de gestion au
sein d’un laboratoire hospitalier. J’ai apprécié de prendre en charge ce projet du départ jusqu’à
l’élaboration et la diffusion de résultats.
C’est pourquoi ce stage a été l’occasion pour moi de mettre en pratique, d’approfondir et
d’acquérir de nouvelles connaissances, comme par exemple l’utilisation du logiciel ‘Business
Object’. Mais aussi d’apprendre les méthodes de travail, la nécessité de rechercher de la
documentation et d’en établir une sur mon travail. J’ai eu l’opportunité de mettre en œuvre une
méthode de calcul très pointue, la méthode ABC, très utile pour la suite de ma carrière.
CONCLUSION
Je suis à présent plus autonome, plus sûr de moi dans la prise de décisions, pas uniquement
dans le contrôle de gestion mais aussi dans le management en générale. De plus, j’ai pu constater
les différents aspects de ce métier en travaillant en grande autonomie, le chef de projet m’ayant fait
confiance et les analyses que j’ai réalisées guideront vraisemblablement certains choix
institutionnels qui seront opérés. J’ai eu l’occasion de voir le fonctionnement de nombreux services,
de négocier avec les supérieurs dans un contexte difficile et tendu et de voir les aspects positifs et
négatifs de la fonction publique. Cela m’a permis de réaliser ce stage dans de très bonnes conditions
me donnant ainsi une réelle expérience du métier de manager, me rendant très fière de ce dernier
point de mon curriculum vitae.
Ce stage m’a donné l’occasion d’être sûr de mon orientation professionnel future puisque
c’est vraiment dans le management que je souhaite développer mes connaissances et m’épanouir
pour devenir un manager fiable et efficace.
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
1. OUVRAGES
BURLAUD A., SIMON C., Le contrôle de gestion, Editions la découverte, Paris, 2006, 118 p.
POTTIER F., Analyse des Coûts, Ed. Economica, Paris, 2005, 112 p.
RAVIGNON L., BESCOS P-L., JOALLAND M., LE BOURGEOIS S., MALEJAC A., Méthode
ABC/ABM, Rentabilité mode d’emploi, Editions d’Organisation, Paris, 2003, 323p.
2. Articles
CORVEZ A., DUJOLS P., Place et rôle des CHU et CHR , AdSP (Actualité et dossier en santé
publique ) N° 29 décembre 1999.p.55-57.
3. Sites Internet
http://www.alphacen.fr/telechargement/telechargement.php
Site sur l’analyse financière, le business plan, l’évaluation d'entreprise. On y trouve de nombreux
articles concernant la méthode ABC.
BIBLIOGRAPHIE
http://www.cybel.fr/html/Communaute/rdf/ABC_fichiers/frame.htm
Il s’agit de cours et d’exemples concrets sur l’application de la méthode ABC.
http://www.ameli.fr/
Le site de l’assurance maladie permet d’avoir les renseignements sur les tarifs et la nomenclature
des analyses biomédicales
http://www.fhf.fr/federation-hospitaliere/gestion-hospitaliere.htm
Le site de la fédération hospitalière de France permet d’avoir des informations sur la T2A et des
articles concernant le gestion hospitalière.
ANNEXE A
SERVICES D’HOSPITALISATION ET MEDICO-TECHNIQUE
Services d'Hospitalisation
service de cardiologie et médecine
service d'hémodynamique et de cardiologie interventionnelle
service de médecine interne hépato-gastro-enterologie-endocrinologie
centre de moyen et long séjour et unité de soins palliatifs
équipe mobile de soins de support
service de nephrologie et d'hémodialyse
service d'ophtalmologie
service de chirurgie digestive et viscérale
service de chirurgie vasculaire
service d'orthopédie traumatologie et de médecine physique
consultation de stomatologie
consulation d'électro-myographie (EMG)
service de gynécologie et d'obstétrique
département de pédiatrie
service d'anessthésie
service de réanimation
service d'accueil des urgences-SMUR
SMUR: service mobile de secours et de soins d'urgence (tél.15)
Services Médico-techniques
service de radiologie A&B
scanographe et IRM
service de médecine nucléaire
laboratoire d'hémato-bactériologie
laboratoire de biochimie
pharmacie-stérilisation centrale
service d'information médicale hospitalière
service d'hygiène hospitalière
ANNEXE B
LES ACTIVITÉS DU LABORATOIRE
* Les principaux actes médicaux sont: les frottis vaginaux, la ponction osseuse, la ponction
sternale:moelle, épinièr
Secrétariat des patients hospitalisés
Activités des secrétaires (2 ETP)
Traiter les dossiers des patients hospitalisés
Enregistrer les dossiers, saisir les ordonnances
Chercher des échantillons en cas de problème
Vérifier l'état des patients aux urgences :
Si le patient est hospitalisé, le résultat sera transmis au service concerné,
Si le patient est sorti de l'hôpital, le dossier sera transmis au service externe du laboratoire
Editer des étiquettes (code-barres)
Editer les bilans (2 fois/jour)
Editer les cartes de groupe sanguin (3 fois /jour)
Editer les résultats anormaux destinés aux biologistes
Communiquer avec les différents services
Activités liées au traitement des échantillons à sous-traiter
Vérifier l'état des échantillons
Conditionner les échantillons
Préparer les courriers
Enregistrer les dossiers
Gérer le stock des matériels spécifiques (tubes, pots, sachets...)
Enregistrer la date de retour, distribuer les résultats
Communiquer avec les laboratoires externes
Activités diverses de secrétariat
Faire les statistiques
Archiver
Assurer l'entretien des machines (PC, imprimantes...)
Répondre aux téléphones, résoudre des problèmes divers
Dactylographier les divers courriers et les notes de service pour les biologistes
Service de biochimie
Activités des techniciens (13 ETP)
Activités communes de chaque poste
Passer les contrôles sur les machines
Trier les échantillons au début de la matinée
Centrifuger les tubes
Vérifier la concordance entre le code-barre et l'identité du dossier saisi
Passer les tubes à la machine correspondante
Calibrer les différentes analyses si nécessaires
Recontrôler (vérifier l'état de l'échantillon et/ou relancer l'examen) en cas de résultat pathologique
Saisir et valider le résultat sur LamX
Communiquer les résultats aux différents services par téléphone
Archiver les résultats des patients et des contrôles
Conserver les échantillons
Assurer la maintenance et l'entretien des appareils
Effectuer ou assister la dépannage des appareils
Gérer le stock des réactifs *(évaluer, commander, recevoir, ranger...)
Activités spécifiques au poste des urgences
Trier les échantillons et les répartir dans les différentes salles pendant toute la journée
S'occuper les échantillons à sous-traiter (centrifuger, congeler...)
Effectuer les analyses rapides à l'aide de kit box
Effectuer les analyses microscopiques (LCR)
Activités spécifiques au poste de centaur
Préparer des échantillons (diluer …)
Reconstituer les réactifs pour les différents contrôles
Mettre du sérum dans des barrettes manuellement (vidas)
Entretien
Activités des agents des services intérieurs (2 ETP)
Entretien des locaux (salles de travail, bureaux, vestiaires, salles de repos...)
Vider les poubelles
Changer des blouses
Assurer le stock des matériels du laboratoire
Distribuer des matériels de prélèvement et des feuilles d'ordonnance aux services
Distribuer des colis de réactifs
ANNEXE C
METHODE D’AFFECTATION DES CHARGES AU SEIN DU
LABORATOIRE
Par souci de confidentialité, les comptes détaillés des charges de personnels et les contrats de
maintenance ne sont pas présentés ci-dessous.
biologiste, chef de
118 828 1 027 2 160 0 122 015 1 1 122 015
service biochimie
biologiste, chef de
service bactério- 118 828 0 2 160 0 120 989 1 1 120 989
hématologie
biologiste, PH 118 828 0 2 160 0 120 989 1 1 120 989
biologiste, AS 58 878 0 2 160 0 61 038 1 1 61 038
cadres de santé 55 893 35 2 160 1 918 60 007 1 1 60 007
cadre sup de santé 65 416 0 2 160 1 918 69 494 1 1 69 494
infirmière 45 191 0 2 160 1 726 49 077 0,9 1 54 530
secrétaires 170 427 0 12 962 9 590 192 980 5 6 38 596
techniciens 1 418 454 0 73 453 60 324 1 552 230 31,45 34 49 355
AES 85 798 0 6 481 4 949 97 228 2,58 3 37 685
remplaçants 9 407 0 0 9 407 3
Total (€) 2 265 949 1 062 108 019 80 425 2 455 455 45,93 53,00
Tab 1, coût par type de personnel
services
Numéro du Compte économique
Elémentaire Libellé du Compte Elémentaire Réalisé Annuel s total
H60281 FOURNITURES DE BUREAU 3 225
fourniture H60641 FOURNITURES DE BUREAU 412
du bureau H60642 IMPRIMES 516
total 4 153 83 4 236
H60233 BOISSONS 13
H60251 PETIT MATERIEL HOTELIER 1 301
VETEMENTS DE TRAVAIL POUR
fourniture H602524 LE PERSONNEL 713
s diverses H60253 LINGE 18
AUTRES FOURNITURES
H60258 HOTELIERS 1 086
Total (€) 3 131 62 3 193
Tab 1, détail des fournitures consommables
Numéro du
Compte Réalisé
Elémentaire Libellé du Compte Elémentaire Annuel
fourniture H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES BIOMERIEUX 535
s H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES COMPUTYPE FRANCE 10 339
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES DIAGAST LABORATOIRE 4 524
commune H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES DUTSCHER DOMINIQUE SARL 981
s H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES ELITECH 1 236
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES ELVETEC SERVICES 47 434
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES FISHER BIOBLOCK 438
SCIENTIFIC
84
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES IRIS FRANCE 4 010
PRODUITS CHIMIQUES
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES ROBERTSAU 835
H60224 FOURNITURES POUR LABORATOIRES BIOLOGIE PROSPECTIVE 2995,5
SPECIALITES PHARMACEUTIQUES
H60211 AVEC A.M.M 607
H60217 PRODUITS DE BASE 81
H602181 PRODUITS D'HYGIENE 313
PETIT MAT.MED.-CHIR.NON STER.
H602220 (ECONOMAT) 23
MAT.MEDICO-CHIR.A USAGE UNIQUE
H60223 STERILE 206
FOURN., PTS MAT.ET
H60631 OUTILL.HOSPITALIERS 96
H60633 FOURN., PTS MAT.ET OUTILL.DIVERS 405
H60228 AUTRES FOURNITURES MEDICALES hors abbott 2 887
H61558 AUTRES MATERIELS ET OUTILLAGES 2 001
total 79 947
service économique 1 589
Total (€) 81 536
85
Numéro du
Compte Réalisé service
sections Elémentaire Libellé du Compte Elémentaire fournisseur Annuel économie total
H6231 ANNONCES ET INSERTIONS journaux officiels 400
DOCUMENTATION
encadrement
H6183 TECHNIQUE 830
total 1 230 24 1 254
H60227 PANSEMENTS 348 7
FOURNITURES POUR METTLER-TOLEDO
AUTRES FOURNITURES
immunologie H60228 MEDICALES ABBOTT 36 542
DOCUMENTATION
H6183 TECHNIQUE 830
169 172
total 084 3 361 445
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES 52 093
FOURNITURES POUR CARDINAL HEALTH
H60224 LABORATOIRES FRANCE 205 SAS 2 153
DOCUMENTATION
H6183 TECHNIQUE 830
FOURNITURES POUR DIAGAST
H60224 LABORATOIRES LABORATOIRE 2 596
hémato- FOURNITURES POUR
coagulation H60224 LABORATOIRES DIAGNOSTICA STAGO 79 806
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES DIAMED FRANCE S.A. 27 204
FOURNITURES POUR ORTHO CLINICAL
H60224 LABORATOIRES DIAGN.F 3 341
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES ELVETEC SERVICES 13 145
181 184
total 168 3 601 770
FOURNITURES POUR 338
H60224 LABORATOIRES 104
FOURN.,PTS MAT.ET
H60631 OUTILL.HOSPITALIERS 104
MAT.MEDICO-CHIR.A USAGE
H60223 UNIQUE STERILE 7
AIR PRODUCTS
H67282 CHARGES A CAR.MEDICAL MEDICAL 545
AUTRES LOCATIONS AIR PRODUCTS
H61358 MOBILIERES MEDICAL 1 604
bactériologie DOCUMENTATION
H6183 TECHNIQUE 830
FOURNITURES POUR C M L (CONSORTIUM
H60224 LABORATOIRES MAT LABO) 4 921
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES THERMO 1 571
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES LABO MODERNE 729
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES ELVETEC SERVICES 2 587
H60224 FOURNITURES POUR GREINER VACUETTE 6 115
LABORATOIRES FRANCE
FOURNITURES POUR
H60224 LABORATOIRES AES LABORATOIRE 1 207
358 365
total 325 7 123 448
Entretien H60254 PRODUITS D'ENTRETIEN TOUSSAINT SARL 1 261 25 1 286
1 432 1 460
Total (€) 394 28 571 965
service
fournitures coût (€) % économie
(€)
fournitures bureau 4 153 0,27% 83
consommables
fournitures diverses 3 131 0,21% 62
fournitures pour labo
communes 79 947 5,26% 1 589
encadrement 1 230 0,08% 24
service externe 4 908 0,32% 98
secrétariat interne 0 0,00% 0
fourniture pour laboratoires biochimie 716 417 47,14% 14 241
spécifiques immunologie 169 084 11,13% 3 361
hémato-coagulation 181 168 11,92% 3 601
bactériologie 358 325 23,58% 7 123
entretien 1 261 0,08% 25
Total (€) 1 519 625 100,00% 30 208
88
Production et charges
sections % nombre nombre % coefficient de nombre de
Hypothèse:
biochimie 64%
d'actes 803 779
d'actes 57%
B 16 634 288
coefficients
On dispose uniquement des actes et coefficients de B par section pour les patients
immunologie 2% 20 760 4% 1 083 497
hospitalisés et du secteur public. Ces actes représentent 90% des actes totaux du labo
hématologie 30% 371 815 26% 7 550 893
bactériologie 5% 60 130 13% 3 844 181 et les coefficients de B représentent 87% des coefficients totaux. On applique donc ces
total 100% 1 256 484 100% 29 112 859 proportions aux actes et coefficients totaux du labo.
Tab.1, Actes et coefficients de B réalisés par section
coût du personnel dépenses des fournitures actes de B coefficient de B coefficient de B par acte
sections nombre ETP coût (€) % coût (€) % nombre % nombre % (en moyenne)
biochimie 13
technicien 644 757 41% 797 800 52% 803 779 64% 16 634 288 57% 21
immunologie 1 49 355 3% 294 450 19% 20 760 2% 1 083 497 4% 52
hématologie 11,45 568 256 36% 95 186 6% 371 815 30% 7 550 893 26% 20
bactériologie 6 299 269 19% 355 106 23% 60 130 5% 3 844 181 13% 64
total 31,45 1 561 638 100% 1 542 541 100% 1 256 484 100% 29 112 859 100%
Tab.2, Répartition par section des coûts du personnel, dépenses de fournitures, actes et coefficients de B
90
service externe 11 477
secrétariat interne 16 769
biochimie 94 302
immunologie 7 580
hémato-coagulation 89 420
bactériologie 51 133
entretien 46
Total (€) 290 827
Tab 3, charges totales liées aux appareils
imprimant photocopieus
PC total
e e
encadrement 6 6 0 12
service 3 2 1 6
secrétariat,
externe 4 4 1 9
interne
biochimie 10 6 0 16
immunologie 1 1 0 2
hémato-
, 4 1 0 5
bactériologie
coagulation, 4 1 0 5
,total 32 21 2 55
91
Tab 2, inventaire des appareils informatiques
encadrement Compte
Annuel 0
92
Amortissement d'immobilisations, du mobilier et charges diverses
94
surface
(m²) surface % chauffage électricité eau Total (€)
hôpital 56904 100% 531 454 399 380 144 598
labo 2348 4% 21 929 16 479 5 966 44 375
Tab 2, Répartition des frais généraux au prorata de la surface attribuée
Détail des amortissements d'immobilisation, du mobilier et des charges divers
Numéro du Compte Libellé du Compte Elémentaire Réalisé
Elémentaire
H61522 BATIMENTS Annuel
2 002
entretien et
H6811101 AMORT.DES FRAIS D'ETABLISSEMENT 6 985
amortissement
H6811105 AMORT.DES CONCESSIONS ET DROITS SIMIL. 16 711
d'immobilisatio
H6811231 AMORT.DES BATIMENTS 8 845
n
H6811235 AMORT.DES I.G.A.A.C. 6 246
H6578 AUTRES SUBVENTIONS 8 529
autre charges AUTRES CHARGES DIVERSES DE GESTION
H6588 463
H6811284 COUR.
AMORT.DU MOBILIER 2 661
administration générale 303 529
charges de
service financier 56 046
l'hôpital
eau, electricité,,, 44 375
affectées au
service technique 56 070
labo
DIM, qualité 13 958
Total (€) 526 421
96