Cours 1 EGE
Cours 1 EGE
cours
I, Niveau traductionel.
1- Initiation de la traduction.
2- Séquence IRES et initiation.
2,1- Contrôle de l’expression génétique par les séquences IRES.
2,2- Les IRES cellulaires.
2,3- IRES et apoptose.
a). Inhibition de la traduction coiffe dépendante.
b). Mise en évidence de la traduction IRES dépendante.
3- L’Elongation.
3,1- Abandon de codon STOP.
3,2- Saut de ribosome.
3,3- Les Sélénoprotéines.
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- Chapitre 1 : Augmentation de la diversité génétique
- Caractérisation et évolution du concept de gène -
Pb : nombre de protéine bien supérieure aux nombres de gènes → remise en question du
dogme fondamentale de la Bio Mol.
(voir Historique)
1991 : Singer et Berg = un gène eucaryote est une combinaison de segment d’ADN qui constitue
une unité d’expression conduisant à la formation d’un ou xx produits spécifiques fonctionnels.
ATTENTION le modèle « linéaire » du dogme de la Bio Mol n’est pas faux mais incomplet : il
s’applique tres bien au g. de ménages mais ne permet pas de cctR les g. fortement régulés.
Prédiction par Bio-Informatique : recherche des sèq consensus sur l’ADN, ATG-STOP définie
une ORF (pb longueur en fonction du codon initiateur considéré), site Poly A, repérage des introns
de par leur sèq [GU – AG] + A de branchement (définie les zone non codante des gènes …
Prédictions permettent d’estimer le nombre de g. entre 20 et 30 000 alors que le protéome
comprend plus de 150 000p.
Il donc des mécanismes permettant de diversifier l’information génétique.
- Expl 1 : g. c-Myc
- Rmq : des expériences ultérieures ont démontrées que le codon STOP est bien
reconnu : pas d’ambigüité sur interprétation du W-Blot, différence de taille de la prot
est bien du à des sites d’initiations .
Le choix des ribosomes pour le codon initiateur n’est donc pas aussi strict que ce que l’on pensait.
Le gène Myc est surexprimé dans de nombreuses tumeurs ; dans les lymphomes, présence
uniquement de la p. la plus courte alors que les 2 isoformes sont présente dans des cellules
normales.
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Hypothèse : p. CUG inhibe le cctR tumorale de la p. AUG.
Ces 2 isoformes ont dans des fonctions
- Expl 2 : WT 1
g. WT = g. indispensable au dvlp urogénital. Forme sauvage = anti-oncogène.
Sèq UTR 5’ très longue 400 pb chez Homme.
Hypothèse expérimentale : Site d’initiation avant AUG.
Les isoformes provenant de sites d’initiations à partir d’un même ARN, ont au moins en commun
leur extrémité N-term.
- Rmq : On ne connait pas d’ARNm n’ayant qu’un codon CUG et pas de AUG pour initier la
traduction ;
De plus pour qu’un codon CUG soit reconnu comme site d’initiation, il doit se trouver en
amont d’un AUG.
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AUG toujours >> CUG.
Si présence de xx AUG le ribosome peut initier la traduction à partir de plusieurs sites.
Mais un seul AUG ne suffit jamais à initier la traduction en sa seule présence car son « signal » est
trop faible.
D’où l’importance de l’environnement environnant : autres AUG ou CUG, qui vont aider au
recrutement.
Expérimentalement : On démontre cela grâce à des exp. de mutagénèses dirigées.
Contexte d’initiation fort : séquence Kozak GCCACCATGG, la proba de recrutement du ribo.
= initiation à 100%.
Contexte d’initiation faible = initiation < à 100%.
Donc un certains nombres de ribosomes (faible %) peuvent initier la traduction en des sites
d’initiation faibles, en amont d’un site fort.
On peut alors moduler la production d’une protéine en modifiant le contexte de son site
d’initiation.
Pb : On ne sait pas très bien comment l’anti-codon du ribosome censé ne reconnaitre que les ATG, fait
pour reconnaitre aussi les CUG.
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2- IRES et initiation de la traduction
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2.2- Les IRES cellulaires.
Présent sur les g impliqués dans des fonctions importantes (= cibles thérapeutiques). Expl :
Contrôle de l’homéostasie
Mort cellulaire nécessité de remplacer la cellule morte (cohésion tissulaire) : sécrétion de facteur
de survie par les cellules voisine qui vont permettre la division d’une cellule
seulement.
permettre l’élimination des cellules surnuméraires.
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-Déficit en apoptose = maladies prolifératives tq cancers.
-Apoptose augmenté = disparition d’un grand nombre de cellule sans émission de facteur de survie :
pathologies neurodégénératives.
Après division, la cellule va des facteurs pro-apoptotiques et donc induire sa propre mort
programmée.
Mais si les cellules avoisinantes sécrètent des facteurs de survie, alors il n’y aura pas apoptose de la
cellule en division (si la balance est favorable aux fct de survie).
La voie dans laquelle s’engage une cellule peut donc être réversible en fonction
du ratio entre ces facteurs (jusqu’à un certain point seulement).
La production des facteurs de survie et pro-apoptotique sont sous contrôle
traductionel IRES dpd.
Enclenchement de l’apoptose :
activation de protéases, les
caspases (dt caspase 3, rôle # 2Apro)
qui va cliver en 3 4G.
inhibition de la traduction.
Apoptose = processus très bien régulé, avec activation de gènes spécifiques alors que la traduction
est inhibée.
Besoin d’un système relais traduction IRES dpd de ces gènes (puis recrutement de ITAF et
complexe ribosomique).
Certains g. ont une traduction coiffe-dpd en tps normal, et une traduction IRES dpd lors de l’initiation
de l’apoptose (peut jouer un role sur la fonction de la p.).
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P97 va sevir de relais à 4G.
= IRES dpd.
la vitesse de traduction durant l’apoptose.
Ex : g. c Myc
= FT oncogénique, rôle de fct de survie lors de l’apoptose.
Northern Blot
TRAIL et Staurosporine : induction de l’apoptose. Après incubation
La quantité d’ARNm n’augmente pas
des cellules ↘ traduction (résultats attendus).
qp l’apoptose
Et le pourcentage de cellules apoptotiques augmente.
Régulation.
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On insère alors entre les 2 g., le gène (c Myc) dont on
soupçonne d’avoir une traduction IRES dpd.
En parallèle, on fait de même avec la sèq d’un virus dont on
est sure qu’il a une activité IRES.
Puis transfection et induction de l’apoptose.
3- Elongation
Ex : Gène de l’antizyme-1
Antizyme-1 va inhiber l’ODC qui catalyse la 1er
étape de la des polyamines.
Influe sur le taux de polyamines dispo.
rôle sur la ADN.
Activité trop forte de l’ODC = trop ADN
= tumorisation.
Besoin d’un contrôle très fin : p. avec la durée de
vie la plus courte connue.
g. antizyme continuellement trauduit :
ORF 1 très court p. non fonctionnelle.
ODC active taux de polyamine effet sur la
traduction continue : décalage du cadre de
lecture jusqu’au codon STOP qui sera ignoré.
Lecture de l’ORF 2 qui va donner une p. plus ODC = Ornithine Décarboxylase
grande et fonctionnelle qui va inhiber l’ODC (et donc ↘ des polyamines) ce qui va empêcher le
décalage du cadre de lecture, et donc à nouveau p. antizyme infonctionnelle via ORF1.
Rétrocontrôle.
(le tout du à la présence de stct II pseudonoeuds, tige/boucle, qui vont freiner le ribosome et masquer certains codons, importance de la
taille plus que de la séquence).
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3.1- Abandon de codon stop
Traduction dégénérative = Le ribosome ne reconnait pas le codon STOP
UGA comme tel (ATTENTION ne concerne que lui).
Ceci est causé par une structure particulière de l’ARNm qui va « masquer » ce
codon, qui sera remplacé par un aa par un t-RNA en se basant dur la reco. de 2
bases uniquement :
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3.3- Les Sélénoprotéines
En fonctions des maturations que vont subir les pré-messagers issu d’un même gène, on peut avoir
des protéines, bien qu’isoformes, ayant des fonctions différentes, voir antagonistes :
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1- L’épissage alternatif
Bien que connu depuis les années 78 l’épissage alternatif à lgtps été sous estimé. (Dcvt épissage
constitutif en 77). Et ce pour xx raison :
2, phénomène non détectable à l’époque (PCR début des années 90’) : étude des variations de taille
suivant les modifications post transcriptionnelles via Northern Blot ; puis construction d’une banque
de cDNA ; de vecteur ; criblage de la banque via une sonde. Etude des colonies une à une pour savoir
si elles contiennent ou non des ARN ac épissage alt.
Travail très laborieux et long. Parfois de taille trop faible pour avoir 2 bandes sur le gel.
Actuellement : Banque de données EST « Expressed Sequence Tagged » a permis de déterminer que
80% des gènes subissaient un épissage alt.
Raison essentiel qui fait coïncider le nombre de gène avec celui des protéines.
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1,1- Epissage alternatif et développement embryonnaire :
Exemple de l’épissage en cascade chez le gène SLX de la drosophile (implication dans la mise en place
des caractères sexuels).
Phase précoce :
: PE actif, production d’un pré-m court et
épissé de manière constitutive.
: prmt non actif – pas de transcription.
Phase tardive :
accumulation de la protéine précoce .
et : activité de PL – production d’un
pré-m long ac nombreux exons en amont de
PE.
: épissage constitutif. Présence d’un codon
STOP au niv de l’exon 3 p. courte et non
fonctionnelle.
: p. précoce va se fixer au niv de l’exon 3 =
épissage alternatif p. plus longue et
fonctionnelle qui va renforcer l’action des p.
précoce sur l’exon 3 (+ efficace et +
abondante).
Tous les exons ne sont pas reconnus de la même manière par la machinerie cellulaire.
(par le Spliceosome)
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1,2- Techniques de mise en évidence de l’épissage alternatif :
a). Voie Bioinformatique : recherche de cDNA alternatifs pour ce gène dans les banques EST.
Pb : beaucoup de faux négatifs.
Banques : système automatique de séquençage des colonies amorces spécifiques au vct (même
manip pour tous les vct). On ne peut insérer au maximum que 1000 nclt.
La majorité des cDNA des banques EST sont incomplets car la
séquence lue est bien inférieure à la séquence entière de l’insert.
(il faudrait faire d’autres amorces à partir des séq lues et
séquencées travail extrêmement long).
Sous estimation du nombre d’ARNm épissés de
manière alternative.
Les 1er étp sont les mêmes que précédemment, sauf que l’on
obtient des cDNA flo ou radiomarqués.
de sèq oligonucléotidiques correspondant aux limites entre
exons.
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2, fixation des amorces sur mbn / un support solide.
3, mise en contact avec les cDNA*
4, Analyse du signal ® l’intensité relative indique quelle est la forme épissée la plus abondante dans la
cellule.
Mécanismes hautement régulés (car peut être responsable de nombreuses maladies génétiques).
Le positionnement de U1 et U2AF sur le pré-m va déterminer les régions qui vont être épissées.
Très grande importance des régions
consensus qui vont déterminer les limites
des introns.
De + (comme chez droso) présence
de protéines qui vont interagir ac le pré-m
et réguler l’épissage ( ou ↓).
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Donc, ce qui est reconnu par les SNURPS qui permettent la mep du Spiceosome, est
la séquence en exons.
En réalité ce ne sont pas les introns qui sont définis, mais les exons. S’ils ne le sont
pas, ils seront éliminés car considérés comme des introns.
Exon (n) = séq entre U2FA de l’intron (n-1) et U1 de l’intron (n+1).
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b). Protéines hnRNPS et régulation négative :
hnRNPs = complexe ribonucléo-protéique
d’empaquetage et de remodelage de l’ARN,
ayant une double fonction :
Protéger l’ARN contre les nucléases.
Couvrir les sites U1 et U2AF : défavorise les
liaisons à l’ARNm et donc pas de pontage grâce à
SR.
SR peut faire sauter les p. hnRNPs.
Epissage alternatif demande une balance entre
ces 2 p.
Elément produit
uniquement dans
les cellules germi-
nales par un episs
alt.
Cellules somatiques
production d’un
inhibiteur de la
transposase.
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Séquence hrp48 dans l’exon, va piéger U1 sur sa séquence (site de plus grande affinité) ;
Changement de la définition de l’exon l’épissage va se faire au sein de l’exon dont un
morceau sera tronqué.
La protéine obtenue servira d’inhibiteur à la transposase dans les cellules somatiques.
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