Notation Interne
Notation Interne
Thème :
Octobre 2005
7ème Promotion
Remerciements
Abréviation Signification
Abréviation Signification
RN Résultat Net
SIG Soldes Intermédiaires de Gestion
SNI Système de Notation Interne
SPA Société Par Action
TCR Tableau des Comptes de Résultat
TR Trésorerie
VA Valeur Ajoutée
VaR Value at Risk
VD Valeurs Disponibles
VE Valeurs d'exploitation
VR Valeurs Réalisables
VRE Valeurs Réalisables d'exploitation
VRHE Valeurs Réalisables Hors Exploitation
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne
Sommaire :
BIBLIOGRAPHIE : ……………………………………………………………………..…92
Introduction générale
L’environnement économique algérien s’est caractérisé par diverses mutations au cours de ces
dernières années. En raison du rôle directeur qu’il joue dans le financement de l’économie, le
système bancaire à son tour fut le sujet d’importantes réformes, notamment à travers la
promulgation de la loi 88-01 relative à l’autonomie des entreprises publiques économiques et
la loi 90-10 relative à la monnaie et au crédit1.
Ces deux textes juridiques ont permis l’élargissement du champ d’action des banques
publiques algériennes après qu’elle eussent longtemps joué le rôle de simples caisses du
Trésor Public, dont les tâches étaient planifiées et spécifiées de manière précises.
Dans un tel contexte, les banques doivent développer leurs activités et leur créativité afin de
réaliser des résultats performants. Cette situation se traduit par une prise de risque importante
par ces derniers.
En effet, risque et incertitude sont au cœur des évolutions contemporaines. Le risque est
inséparable du métier de banquier, il en est même une grande partie son fondement. Les
banques doivent de ce faite attacher une grande importance aux différents risques qu’elles
peuvent encourir.
Le risque de crédit est le risque le plus important qu’un établissement bancaire puisse
encourir. Il désigne le risque de pertes suite au défaut d’un emprunteur sur les engagements de
remboursement de dettes qu’il a contracté.
Quelque soit le risque encouru sa maîtrise devient un enjeu central. Les instances
réglementaires ont compris la nécessité de renforcer les procédures de leur gestion et de leur
contrôle. Dans le cadre de la gestion du risque crédit qui devient un impératif pressant,
l’apparition de nouvelles méthodes de son appréciation ne cesse de se développer.
C’est dans ce contexte que notre travail se fixe l’objectif de monter l’importance de la
notation interne comme outil d’appréciation du risque crédit. Se pose alors la problématique
suivante :
Comment mettre en place un système de notation interne ?
Cette problématique ne saurait contenue sans apporter quelques éléments de réponses aux
interrogations suivantes :
Qu’est ce que le risque de crédit et quel impact a-t-il sur la banque ?
Que signifie la notation interne et quels sont ses avantages ?
Quelles sont les autres méthodes d’appréciation du risque crédit ?
Telles sont les principales préoccupations que nous tenterons d’examiner dans les quatre
chapitres constituants notre travail.
A cet effet, le premier chapitre sera consacré à la présentation du risque de crédit, de ses
conséquences, du contexte réglementaire dans lequel la banque est amenée à le gérer, puis les
réformes, en cours, entamées par le comité de Bâle.
Le dernier chapitre quant à lui sera réservé à notre cas pratique. Ainsi, nous tenterons dans ce
celui-ci de proposer un système de notation interne des entreprises, en définissant tous les
critères retenus pour son élaboration afin d’apporter une amélioration dans l’évaluation du
risque crédit. Ensuite, nous allons illustrer, à travers un cas d’application, le processus de
notation d’une entreprise.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 3
Introduction :
Le risque de crédit est le risque le plus important supporté par les entités financières. Il est en
effet à la base de l’intermédiation, donc la raison d’être principale et la source de profit
privilégiée des établissements.
Cette section définira d’abord l’opération de crédit, ensuite, elle présentera le risque crédit
avec ses composantes et ses conséquences et en fin, elle exposera pourquoi celui-ci a été
souvent mal pris en compte et mal tarifié par les banques.
1.1. Définition du crédit :
« Faire crédit, c’est faire confiance ; c’est donner librement la disposition effective et
immédiate d’un bien réel ou d’un pouvoir d’achat, contre la promesse que le même bien, ou
un bien équivalent, vous sera restitué dans un certain délai, le plus souvent avec
rémunération du service rendu et du danger couru, danger de perte partielle ou totale que
comporte la nature même du service »2.
Cette définition met en exergue le risque lié à l’opération du crédit qui sera défini dans ce qui
suit :
1.2. Définition du risque crédit :
« Le risque crédit se définit comme le risque de perte auquel la banque est exposée en cas de
dégradation ou de défaillance d’une contrepartie quelque soit le statut de celle-ci
(gouvernement, banque, entreprise, particulier) et le type de produit ou services offerts
(crédit traditionnel ou opération de salle de marché) »3.
Le risque crédit se compose de quatre éléments qui sont : le risque de défaut, le risque
d’exposition, le risque de récupération et la maturité (l’échéance) 4
1.2.1. Le risque de défaut :
Il s’agit d’étudier la probabilité de défaillance du débiteur. Celle-ci dépend de la qualité
contractuelle du débiteur (classe de risque), de la probabilité d’une intervention extérieure en
cas de la défaillance de ce dernier (support d’une maison mère dans un groupe ou du support
de l’Etat pour une banque), de la qualité extérieure de cette contrepartie et de la durée de
l’exposition, c’est-à-dire de la maturité du produit, l’échéance de la ligne octroyée ou du délai
nécessaire à la banque pour se défaire de son engagement.
1.2.2. Le risque d’exposition :
Il s’agit de l’estimation de l’encours sur chaque contrepartie au moment de leur défaillance, ce
montant dépend :
2
G. Petit Dutaillis, le risque de crédit bancaire.
3
Rapport : analyste crédit à la Société Générale, Mars à Août 2001.
4
J. BESSIS, « Gestion des risques et gestion actif-passif des banque », éd. DALLOZ, Paris, 1995, P. 316.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 5
Un risque systémique : le risque crédit peut entraîner par un effet de contagion une
crise systémique. En effet, la faillite d’une banque peut provoquer celle d’une autre.
La banque en faillite ne remboursant pas celle qui lui a prêté des fonds sur le marché
interbancaire peut lui causer des problèmes de liquidité et donc entraîner sa chute.
1.4. Les raisons pour lesquelles le risque crédit a été mal pris en
compte et mal tarifié :
La forte exposition du crédit dans les années 1986-1990, consécutive à la levée de
l’encadrement, ne s’est pas accompagnée d’une prise en compte suffisante du risque dans la
tarification du crédit. La récession du début des années 1990 a aggravé ce phénomène alors
que la montée des contentieux aurait exigé le maintien des marges d’intermédiation
adéquates, l’exacerbation de la concurrence dans un contexte de faible demande a entraîné un
rétrécissement des marges. Celles-ci ne permettaient plus aux établissements de crédit de
couvrir la totalité des charges et risques inhérents à cette activité, notamment le risque crédit.
Il y a trois raisons majeures qui expliquent pourquoi celui-ci a été souvent mal pris en compte
et mal tarifié :
Des cause internes aux établissements de crédit : d’une part, les difficultés et les
incertitudes de leur comptabilité analytique qui ne leur permettent pas de mesurer
avec précision le coût du crédit. D’autre part une démarche commerciale qui a
souvent privilégié l’approche client par rapport à l’approche produit, ce qui a
conduit à des sacrifices au niveau des marges pour conserver une relation,
supposée globalement rentable.
Une concurrence mal régulée : la concurrence entre les établissements de crédit a
considérablement cru en raison de la déréglementation des années 80. Ce
mouvement ne s’est pas accompagné d’une harmonisation suffisante des
contraintes de rentabilité qui pèsent sur les différents établissements. La situation a
été aggravée, au début des années 90, par l’insuffisance de la demande privée face
à une capacité d’offre devenue excédentaire, créant ainsi les conditions d’une
véritable guerre de prix.
Un provisionnement ex-post du risque : dans le régime actuel, il n’est possible de
provisionner le risque de défaut qu’après qu’il ait commencé à se manifester. Il
existe donc un décalage temporel entre la naissance du risque et son appréhension
comptable par les banques.
Cette section a mis l’accent sur l’impact et les conséquences du risque crédit sur la gestion de
la banque. Pour tenter de minimiser ses dégâts, une réglementation a été mise en place. Elle
fera l’objet de la prochaine section.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 7
Les nombreuses dérives constatées récemment en matière de risque crédit ont fortement
ébranlé le système bancaire jusqu’à, dans certain cas, le mettre en péril. Ainsi, le monde de la
banque a entamé un processus de réflexion et de normalisation visant à assurer une plus
grande transparence et un meilleur contrôle des risques dans une optique de stabilisation. Une
réglementation est ainsi apparue visant à se prémunir en contrôlant, évaluant ou permettant de
se défaire de toute une gamme de risque.
Cette section sera dédiée à la présentation de la réglementation prudentielle actuelle
(internationale et nationale) ainsi que ses conséquences, puis les nouvelles réformes.
2.1. La réglementation internationale :
2.1.1. Le ratio de solvabilité (ratio Cooke) :
Les exigences de solvabilité visant à garantir que les établissements de crédit détiennent des
fonds propres adaptés à l’ampleur et à la nature des risques qu’ils encourent, constituent un
élément essentiel dans la réglementation prudentielle.
Le comité de Bâle5 sur le contrôle bancaire dans l’accord de 1988, a procédé à la définition
d’un ratio de solvabilité dit ratio Cooke, une norme qui devient effective en 1993 et qui
prévoit que les établissements doivent détenir des fonds propres à hauteur d’au moins 8 %
d’un panier d’actifs pondérés en fonction de leur degré de risque. Une approche de
portefeuille est donc appliquée à la mesure du risque, les actifs étant classés en quatre
catégories (0 %, 20 %, 50 % et 100 %) essentiellement selon la nature du débiteur :
0 % pour les créances sur Etat et assimilé ;
20 % pour les créances sur les établissements de crédit ;
50 % pour les prêts hypothécaires ;
100 % pour les autres crédits à la clientèle.
2.1.2. Le ratio de division des risques :
L’objet de ce ratio est de limiter la concentration des risques pris par la banque, en monnaie
locale ou en devises sur une même contrepartie. Les limites des engagements par client et
groupe de client diffèrent d’un pays à un autre. Par exemple, l’Union européenne a défini le
grand risque comme étant une contrepartie sur laquelle l’établissement est engagé à hauteur
de 15 % ou plus de ses fonds propres et a plafonné le risque par bénéficiaire à 40 % des fonds
5
Le comité de Bâle sur le contrôle bancaire a été institué en 1975 par les gouverneurs des banques centrales des
pays du groupe de dix. Il a été créé suite à des dysfonctionnements graves sur le marché monétaire international
et au niveau du secteur bancaire en général (notamment la faillite de la banque Herstatt en Allemagne de
l’ouest). Il est composé des hauts représentants provenant des ces dix pays auxquels a été intégrée l’Espagne en
2001.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 8
propres nets. En 1992, ces limites sont passées à 10 % pour le grand risque et à 25 % pour le
risque par bénéficiaire. 6
2.2. La réglementation nationale :7
2.2.1. Les exigences en fonds propres :
Ces exigences sont les mêmes que celles arrêtées par l’accord de Bâle de 1988, c’est-à-dire
que les fonds propres doivent représenter au minimum 8 % des engagements nets.
Cependant, les pondérations sont différentes et se présentent comme suit:
100 % pour les crédits à la clientèle, au personnel et les titres de participation et de
placement autres que ceux des banques et établissements financiers ;
20 % pour les concours à des Etablissements de crédits installés à l'étranger ;
5 % pour les concours à des banques et établissements financiers installés en Algérie ;
0 % pour les créances sur l'Etat ou assimilées et les dépôts à la banque d'Algérie.
Par engagements nets, on entend tout engagement diminué :
• Du montant des garanties reçues de l’Etat, des organismes d’assurance, des banques et
des établissements financiers ;
• Des montants reçus en garantie de la clientèle sous forme de dépôts ou d’actifs
financiers pouvant être liquidés sans que leur valeur soit affectée ;
• Du montant des provisions constituées pour la couverture des créances et/ou la
dépréciation des titres.
En ce qui concerne les engagements de hors bilan, il est prévu de les transformer en
équivalent de risque crédit suivant leurs classifications. Pour cela, la réglementation prévoit
quatre catégories :
→ Risque élevé (pondérée à 100%) : cette catégorie comprend:
▬ L’acceptation ;
▬ L’ouverture de crédits irrévocables et cautionnements constituant des substituts de
crédit ;
▬ Les garanties de crédits distribués.
→ Risque moyen (pondérée à 50%) : font partie de cette catégorie:
▬ L’engagement de payer résultant de crédits documentaires sans que les marchandises
correspondantes servent de garanties ;
▬ Les facilités non utilisées telles que découvert et engagement de prêter dont les durées
initiales sont supérieures à un an.
→ Risque modéré (pondérée à 20%) : cette catégorie est composée de :
6
M. DUBERNET, «Gestion actif-passif et tarification des services bancaires », éd. ECONOMICA, Paris, 1997,
P.126.
7
Référence : l’instruction 74 / 94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des
établissements financiers.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 9
8
Référence : l’instruction 68 / 94 du 25/10/1994 fixant le niveau des engagements extérieurs.
9
Référence : l’instruction 74 / 94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des banques et des
établissements financiers.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 11
PP : Pertes potentielles.
PD : Probabilité de défaut.
ECD : Exposition en cas de défaut.
PCD : Perte en cas de défaut.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 12
Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons montré que le risque de crédit est un élément inséparable de
l’activité de prêt. Ce risque peut aller du simple retard de remboursement à une perte totale
de la créance et des intérêts.
Les conséquences du risque de crédit commencent d’abord par un provisionnement qui se
transforme en perte en cas de réalisation effective du risque. Les résultats de la banque sont
donc affectés et cela peut conduire à la dégradation de sa solvabilité et voir à une crise
systémique. C’est pour cette raison que les autorités ont mis en place une réglementation que
les banques doivent respecter. Cette réglementation oblige donc les banques à maîtriser le
risque qu’elles prennent sur leurs contreparties. Pour ce faire, elles doivent tout d’abord
l’apprécier afin de le mieux gérer.
Le prochain chapitre va présenter quelques méthodes que les banques peuvent utiliser afin
d’apprécier leur risque crédit.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 13
Introduction :
La gestion des risques se développe aujourd’hui d’une façon vertigineuse dans l’univers
bancaire. Elle couvre toutes les techniques et les outils de mesure et contrôle de ces risques.
Le risque crédit est le risque de pertes consécutives au défaut d’un emprunteur face à ses
obligations ou la détérioration de sa solidité financière. Afin de minimiser l’impact du risque
de crédit de multiples méthodes concourent à son appréciation.
L’objectif de ce chapitre est de présenter quelques méthodes d’appréciation du risque crédit.
Pour ce faire, il a été subdivisé en quatre sections :
⇒ La première section traitera de la méthode de l’analyse financière ;
⇒ La deuxième sera consacrée aux modèles des scores ;
⇒ La troisième présentera la Value at Risk ;
⇒ La quatrième quant à elle sera réservée au système de notation.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 14
L’analyse financière est une discipline classique d’appréciation du risque crédit. Elle a été
développée au XXème siècle à partir de 1929. Elle s’est affinée au cours des 20 dernières
années grâce à la création et l’usage des techniques nouvelles et aussi au développement
d’autres concepts financiers.
Cette section va présenter la définition de cette discipline, son objectif et la manière dans
laquelle s’exerce le diagnostic financier des entreprises.
10
L. JEAN PIERE, « Analyse financière », éd. DALLOZ, Paris, 2001, P.1.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 15
1.3.1.1. Le bilan :
Le bilan est une synthèse des ressources de financement dont dispose l’entreprise à une date
donnée (passif) et des utilisations de ces ressources (actif). Celui-ci doit refléter le patrimoine
de l’entreprise et doit être certifié par un commissaire aux comptes afin, de s’assurer de
l’authenticité des informations qu’il comporte.
11
ONS :Office Nationale des Statistiques.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 16
Les non valeurs correspondent à des encours inscrits à l’actif du bilan en raison de la
réglementation comptable et fiscale ; mais en termes économiques et financiers ces éléments
sont dépourvus de toute liquidité (dans une optique de cession). Ce sont des actifs fictifs qui
ne peuvent donner lieu à une rentrée de fonds.
Ne devant prendre en considération que les encours dotés d’une certaine réalité économique et
un aspect de liquidation ; il s’avère nécessaire pour l’analyste d’éliminer les actifs fictifs de
l’actif total. En contre partie de cette élimination, il doit constater une diminution de la
situation nette comptable pour un montant égal.
Font partie de l’actif sans valeur les éléments suivants :
Les frais préliminaires (frais de constitution, frais d’études, frais
d’augmentation de capital…) ;
Les avances d’exploitation portant sur des frais pratiquement irrécouvrables
par l’entreprise (comme c’est le cas des avances au personnel) ;
Les primes de remboursement ou d’émission des obligations ;
Le capital souscrit non appelé, les pertes de l’exercice et des exercices
antérieurs.
a. Reclassement de l’actif :
L’actif est scindé en deux grandes masses :
L’actif immobilisé : celui-ci est composé de deux masses distinctes :
Les valeurs immobilisées nettes : elles comprennent les valeurs corporelles
(immeubles, terrains, matériel et outillage,…) et les valeurs incorporelles
(fonds de commerce, brevets,…) destinées à être utilisées ou à rester de façon
durable dans l’entreprise. Ces valeurs doivent être corrigées c’est-à-dire
diminuées du montant des non valeurs, éventuellement réévaluées.
Les autres valeurs immobilisées : ce sont les valeurs imparfaitement liquides
ou qui comprennent un doute quant à leur réalisation. Il s’agit principalement
du stock outil, des créances provisionnées, des créances d’investissement, des
créances sur sociétés apparentées à plus d’un an,…
L’actif circulant : celui-ci comporte trois rubriques :
Les valeurs d’exploitation (VE) : ce poste regroupe les stocks de matières
premières, de marchandises, des produits finis diminués du stock outil.
Les valeurs réalisables (VR) : Il s’agit des créances à court terme détenues par
l’entreprise sur les tiers, diminuées des créances provisionnées, auxquelles on
doit ajouter les immobilisations cessibles à moins d’un an.
Cette rubrique peut être subdivisée en deux catégories distinctes. Ainsi, les
postes ayant un lien direct avec l’exploitation de l’entreprise et ayant un
caractère permanent seront classés comme valeurs réalisables d’exploitation
(VRE), et les postes qui n’ont pas de lien direct avec l’activité primaire de
l’entreprise seront considérés comme valeurs réalisables hors exploitation
(VRHE).
Les valeurs disponibles (VD) : Elles comprennent les valeurs les plus liquides
du bilan, à savoir les disponibilités, les effets escomptables, les titres cessibles
à très court terme.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 18
b. Reclassement du passif :
Le passif regroupe deux grandes masses :
Les capitaux permanents : cette masse regroupe les ressources laissées à la
disposition de l’entreprise pour une durée supérieure à un an, celle-ci est subdivisée
en deux rubriques distinctes :
Les capitaux propres : cette rubrique regroupe le capital, les réserves, le
résultat en instance d’affectation, le report à nouveau, les provisions à caractère
de réserves, les produits d’écart de réévaluation et de subvention
d’investissement. De ces éléments, il convient de soustraire le montant des
actifs sans valeur.
Les dettes à long et moyen terme (DLMT) : il s’agit des dettes contractées, dont
le remboursement doit intervenir dans une année. On en trouve notamment les
emprunts à long et moyen terme, les dettes assimilées, les dettes fournisseurs à
plus d’un an, les impôts payables sur les produits d’écart de réévaluation et de
subventions d’investissement à plus d’un an et le compte courant des associés
s’il est bloqué.
Les dettes à court termes (DCT) : cette masse regroupe les dettes qui, en raison
de leur nature, de leur destination ou de leur caractère particulier, sont exigibles à
moins d’un an. Ces dettes sont réparties entre:
Les DCT non bancaires : cette rubrique est réparties entre dettes
d’exploitation (dettes fournisseurs, effet à payer,…) et les dettes hors
exploitation (DLMT arrivée à échéance, impôts et taxes…) ;
Les DCT bancaires : Elles regroupent les différents concours de trésorerie,
dont les avances bancaires et les effets escomptés non échus.
Le reclassement étant fait, il convient de présenter le bilan financier sous forme de grandes
masses comme suit :
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé
permanents
Valeurs réalisables
Dettes à court terme bancaires
Valeurs disponibles
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 19
Un BFR positif signifie que la vitesse de rotation de l’actif circulant est assez lente,
c’est le cas notamment des entreprises industrielles.
Un BFR négatif veut dire que la vitesse de rotation est tellement rapide que les stocks
se transforment directement en liquidité, c’est le cas des grandes surfaces.
C. La trésorerie (TR) :
« La trésorerie d’une entreprise représente la différence entre les actifs et les dettes dont la
liquidité et l’exigibilité sont immédiates »12. Autrement dit, c’est le montant des disponibilités
ou valeurs facilement mobilisables que possède l’entreprise de manière à faire face sans
difficulté à ses dettes au fur et à mesure de leur exigibilité. Elle se calcule comme suit :
12
S.BALLADA, J-C.COILLE, «Outils et mécanismes de gestion financière », éd. MAXIMIA, Paris, 2000,
P124.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 20
13
G.DEPALLENS, J-P. JOBARD, « Gestion financière de l’entreprise », éd. SIREY, Paris, 1997, P320.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 21
C. La production de l’exercice :
La production est la valeur des biens et/ou des services fabriqués par l’entreprise qu’ils aient
été stockés, vendus ou immobilisés. Dans tous ces cas, la production donne une image fidèle
de l’activité de l’entreprise pendant l’exercice. Celle-ci sera calculée ainsi :
Excédent brut d'exploitation (EBE) = Valeur ajoutée - Frais de personnel - Impôts et taxes
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 22
H. Résultat exceptionnel :
Il s’agit de la résultante des opérations exceptionnelles réalisées par l’entreprise. Ces dernières
sont définies comme les opérations sortant du champ d’activité normal et habituel de
l’entreprise. Sa formule de calcul sera :
I. Résultat net :
Le résultat net correspond au résultat final. Il est calculé de la manière suivante :
Résultat net = Résultat d'exploitation +/- Résultat exceptionnel - Impôt sur les bénéfices (IBS)
L’appréciation des SIG permet à l’analyste de se projeter sur l’avenir de l’entreprise, ses
performances économiques, sa capacité de production et son aptitude à gérer les bénéfices.
Néanmoins, il serait prudent de les comparer entre eux ou encore aux postes du bilan, à une
même période ou à des périodes différentes, que de les prendre en valeur absolue afin d’éviter
toute fausse idée sur l’entreprise. Dans cette optique on abordera la notion de ratios.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 23
14
B et F. GRANDUGUILLOT, « Analyse financière : les outils du diagnostic financier », ed. GUALINO, Paris,
2002, P137.
15
Le détail des ratios et leurs interprétations seront développés dans la deuxième section du prochain chapitre.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 24
Dans l’approche classique, l’analyse des facteurs qui feront obstacle au remboursement est
subjective. Il est alors logique de se demander si une recherche systématique de relation entre
la solvabilité de l’emprunteur et ces facteurs ne permettrait pas à la fois de déceler les
caractéristiques les plus pertinentes et de simplifier l’approche du risque. L’analyse statistique
fournit de nombreuses techniques de traitement des informations relatives au comportement
des agents économiques et qui sont appliquées à la prise de décision en matière de crédit.
16
M.DIETCH et J.PETEY, « Mesure et gestion du risque de crédit dans les institutions financières », éd. Revue
banque éditeur, Paris, 2003, P48.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 25
17
La méthode unidimensionnelle n’est plus appliquée actuellement
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 26
n
S = β + ∑i=1
α i R i
Avec :
S : Score de l’entreprise ;
R i: Le ratio retenu dans la fonction score ;
α i : Cœfficient du ratio Ri ;
β : Constante de la fonction.
a. Le modèle Logit :
Ce modèle contraint la probabilité de défaut d'un emprunteur à être comprise entre 0 et 1. Il
définit cette probabilité comme suivant une distribution logistique ; leur fonction de
répartition F s’écrit :
µ1 m µ2
: entreprise de la classe 1 ;
: entreprise de la classe 2 ; Droite séparatrice
µ1 : point moyen de la classe 1 ;
µ2 : point moyen de le classe 2 ;
m : le point moyen de tous l’échantillon.
Figure n°1 : Schéma représentant un exemple d’affectation dans un espace à deux dimensions
18
M. Mathieu, « l’exploitation bancaire et le risque crédit », éd la revue banque éditeur, Paris, 1995, p109.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 29
traitement des dossiers de crédit (de 15 jours à quelques heures, pour la plupart des
crédits standard). Ce gain de temps permet à l’analyste financier de concentrer son
attention sur d’autres aspects comme l’étude de demandes de crédit plus délicates et
plus complexes.
Le scoring contribue à résoudre les difficultés induites par la multiplicité des indicateurs
d’équilibre financier, en orientant vers une sélection qui échappe aux pièges de la
subjectivité.
Les outils de scoring sont peu coûteux.
Cependant et malgré ses avantages, le crédit scoring comme toute autre méthode d’évaluation
du risque, n’est pas infaillibles.
19
Le site Web www.Riskmetrics.com fournit le détail de cette méthodologie.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 31
période donnée (un jour, une semaine, etc.), avec un niveau de confiance choisi à priori
(95%, 99%, etc.) dans des conditions défavorables de fluctuation des marchés ».20
La VaR est ainsi une mesure statistique du risque qui permet de quantifier la perte possible
sur une position avec une certaine probabilité.
Pour le risque crédit la VaR est définie comme étant : « la perte maximale sur un crédit à un
horizon donné avec un certain degré de confiance »21. Trois modèles sont déjà testés pour la
gestion du portefeuille des crédits, il s’agit de :
CreditMetrics de JP Morgan ;
Portolio manager avec KMV ;
CreditRisk avec le Crédit Suisse.
20
N. GAUSSEL, J. LEGRAS, F. LONGIN, R. RABEMANANJARA, Au-delà de la VaR, Quants n° 37,
Recherche et Innovation, CCF.
21
M. DIETCH et J. PETEY, « Mesure et gestion du risque de crédit dans les institutions financières », éd. Revue
banque éditeur, Paris, 2003, P77.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 32
dément puisqu’un examen plus attentif des distributions du marché révèle leur
déviation remarquable par rapport à l’idéal mathématique de la loi normale.
► La volatilité n’est pas constante : elle change avec les cycles de marché. Or, la
VaR ne prend pas en compte ces cycles qui montrent que le risque est plus
important pendant les crises que pendant les périodes calmes.
La mesure de la VaR ne tient pas compte des corrélations entre marchés financiers
(risque systémique ou de contagion), d’où la nécessité de soumettre les estimations de
la VaR à des contraintes exogènes par rapport au modèle.
L’accumulation des données historiques est essentielle et pourtant elle engendre des
biais statistiques que les économètres ne peuvent pas toujours apprivoiser (problème
de multicolinéarité des données). De tels problèmes biaisent l’estimation des
paramètres et impacte en conséquence la qualité de la prévision.
Le calcul de la VaR dépend de la loi utilisée et les résultats diffèrent selon la méthode
choisie. Ainsi, pour un même portefeuille, on peut trouver des VaR différentes à cause
de l’utilisation de paramètres divergents ce qui rend la comparaison d’autant plus
difficile. La VaR peut dès lors être qualifiée de mesure subjective.
En général, la VaR n’est pas sous-additive22, ce qui oblige l’utilisateur de recalculer la
VaR totale à chaque entrée ou sortie d’un titre du portefeuille. Le calcul de la VaR par
les composantes mènerait toujours à une sous estimation du risque, ce qui pourrait
conduire l’entreprise à la faillite.
Les limites de la VaR sont assez nombreuses. Cependant, elles ne doivent en aucun cas
occulter l’utilité de ce concept.
La prochaine section traitera d’un autre outil d’appréciation du risque crédit qui est la
notation.
22
La sous-additivité de la VaR signifie que la somme des VaR des composantes d’un portefeuille n’est pas
toujours supérieure à la VaR totale
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 36
Section 4 : La notation
23
D’après un document de la banque de France sur la structure par terme de défaut et rating, avril 2004.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 37
24
Rapport du groupe de travail sur la modélisation du comité de Bâle sur le contrôle bancaire, janvier 2000.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 39
Td = Tr + f + r + u
Avec :
Td : le prix du crédit ;
Tr : le taux de refinancement ;
f : les frais administratifs ;
r : le coût du risque ;
u : la rémunération du capital.
La notation comme instrument d’un système de gestion et de maîtrise des risques : par
exemple par la mise en place de délégation ou l’appréciation de la rentabilité des opérations.
26
A. MARIE et P. DU SERT, « Risque et contrôle du risque », éd. ECONOMICA, Paris, 1999, P37
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 41
Conclusion :
Dans ce chapitre nous avons présenté quelques méthodes d’appréciation du risque crédit :
l’analyse financière, le crédit scoring, la Value at Risk et la notation financière. Il est à
souligner que l’ensemble de ces méthodes présente un même objectif : celui de prévoir la
défaillances des contreparties.
Chacune de ces méthodes présente des avantages et des inconvénients. C’est à la banque de
choisir celle leur convient le plus.
La notation financière étant la dernière recommandation du comité de Bâle en matière du
risque crédit, le prochain chapitre va être consacré à la méthodologie de sa mise en place au
sien des banques.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 42
Introduction :
Depuis longtemps, de nombreux auteurs ont tenté avec succès d’évaluer le risque de défaut
des entreprises en se fondant sur l’analyse financière. Même si les techniques utilisées sont
variées, le principe général est similaire : exploiter la connaissance ex post de l’avenir des
entreprises. Les auteurs disposent de données d’entreprises dont ils savent s’elles ont été ou
non défaillantes à la fin de la période d’observation. Ils parviennent ainsi à sélectionner les
variables les plus discriminantes puis à établir des relations entre ces variables. Une
probabilité de faillite est parfois estimée. La qualité de l’indicateur du risque ainsi élaboré est
jugée au regard des erreurs de classement.
Quatre étapes successives sont ainsi nécessaires à la prévision de faillite : la construction d’un
échantillon, c’est-à-dire la sélection d’entreprises, la sélection a priori des variables
explicatives de la faillite, l’établissement du modèle de notation et enfin l’estimation de la
qualité de la prévision.
L’objet de ce chapitre est de présenter la méthodologie de mise en place d’un système de
notation interne. Pour ce faire, il a été subdivisé en trois sections :
⇒ La première traitera de la construction de l’échantillon ;
⇒ La deuxième sera consacrée au choix des variables explicatives de la défaillance ;
⇒ La troisième quant à elle sera réservée à l’établissement du modèle de notation et aux
méthodes de validation.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 43
problème se pose d’ailleurs quel que soit le mode d’échantillonnage à cause de la rareté de la
défaillance. Or le résultat de certaines techniques de classification dépend de la taille
respective des deux échantillons. Afin de limiter ce biais, il est possible –sauf pour la méthode
d’appariement- de rendre le rapport de taille des deux échantillons conforme à la probabilité
de défaillance à priori. Cette probabilité correspond au taux de défaillance de la population
globale ou de la population cible. Il est néanmoins plus fréquent que le biais crée soit corrigé
lors de l’élaboration de l’indicateur, en tenant compte alors de la probabilité de défaillance à
priori.
Une fois la construction de l’échantillon terminée, il convient de passer au choix des variables
explicatives de la défaillance. C’est l’objet de la prochaine section.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 46
La construction d’un système de notation est basée non seulement sur la construction de
l’échantillon mais aussi sur le choix des variables explicatives de la défaillance qu’elles soient
quantitatives ou qualitatives.
2.1. Les variables quantitatives :
Les variables quantitatives retenues sont majoritairement des ratios comptables issus de
l’analyse financière des comptes de l’entreprise27. Ces ratios peuvent être classés en trois
catégories :
27
Le détail de l’analyse financière a été développé dans la première section du chapitre précèdent.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 47
Ratio Interprétation
Il permet de déterminer la capacité de l’entreprise à
Rentabilité économique :
rentabiliser au mieux les moyens économiques mis à sa
ENE / actif économique
disposition.
Rentabilité financière : Il mesure l’aptitude de l’entreprise à rentabiliser les
Résultat net /fonds propres fonds apportés par les associés.
Rentabilité commerciale : Il permet de comparer le résultat net qui apparaît au bilan
Résultat net / CA au montant du CA.
Taux de marge brute : Il mesure l’efficacité de l’entreprise dans son activité de
EBE / CA commercialisation et de production.
Les variables quantitatives (ratios) à elles seules ne rendent pas compte de la situation
globale de l’entreprise, c’est pour quoi il nécessaire de la compléter avec une appréciation
qualitative.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 48
Une première sélection est réalisée a priori, afin de n’envisager que des variables considérées
par les analystes financiers comme représentatives de la santé d’une entreprise. Puis, garce
aux techniques de classification statistique, une seconde sélection est opérée afin de ne
conserver qu’un nombre réduit de variables, les plus discriminantes.
Une fois cette sélection terminée il y a lieu de passer à la construction du modèle et à sa
validation. C’est l’objet de la prochaine section.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 50
Il n’existe pas de système de notation universellement idéal pour toutes les banques de tous
les pays. L’établissement du modèle de notation passe par le choix d’une grille de notation
appropriée. Ce choix dépend essentiellement de la prise en compte de la méthode de sélection
des indicateurs les plus significatifs. Dans cette section, il est question de présenter
l’établissement des modèles de notation et les méthodes de leur validation.
Comparaison des définitions et critères des notations internes par rapport à ceux des
agences de rating.
Conclusion :
Dans ce chapitre, nous avons essayé de présenter d’une manière détaillée la méthodologie à
suivre afin de mettre en place un système de notation. Celle-ci se fait d’abord par la
construction de l’échantillon qui va fonder l’analyse, ensuite vient l’étape de la sélection des
variables les plus discriminantes et en fin l’élaboration de la grille de notation ainsi que la
constitution des classes de risque.
Après la construction vient l’étape de validation. Elle est nécessaire pour mesurer la
performance du modèle arrêté.
Une fois le modèle validé, il peut être utilisé pour l’aide à la prise de décision. Le banquier
doit connaître ses conditions d’utilisation et ses limitent pour éviter les mauvaises
interprétations.
Pour donner sens à la partie théoriques vue jusqu’à présent, le quatrième chapitre comportera
une proposition d’un système de notation à une banque Algérienne.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 53
Introduction :
Jusqu’à présent, nous avons défini le risque de crédit et présenté quelques méthodes de son
appréciation en mettant l’accent sur la notation interne.
Cependant, ce travail ne serait jamais complet s’il ne comportait pas un appui pratique aux
différentes notions présentées en théorie. Une application chiffrée est donc plus
qu’indispensable pour bien cerner la notation interne.
Ce quatrième chapitre se propose donc d’apporter quelques éclairages ‘‘empiriques’’ sur les
principaux éléments vus dans la théorie. À cet effet, nous tenterons de proposer un système de
notation au Crédit Populaire d’Algérie. Pour ce faire, ce chapitre est subdivisé en quatre
sections :
⇒ La première sera réservée à la présentation du Crédit Populaire d’Algérie ainsi que
la manière dont le risque de crédit est apprécié au sien de cette banque.
⇒ La deuxième sera consacrée à la mise en place de la grille de la note financière.
⇒ La troisième présentera la mise en place de la grille de la note qualitative.
⇒ La quatrième quant à elle traitera de l’application du système proposé à une
entreprise à titre d’illustration.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 54
28
Actuellement, une procédure de privatisation du CPA est entrain de s’effectuer.
29
Voire annexe n° 01 « Organigramme du CPA ».
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 55
Mener des études en matière de risque client et assurer le suivi des crédits
distribués.
30
Voir annexe n°2 « organigramme de la DCIS »
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 57
Cette section aspire à conduire une analyse statistique sur un échantillon d’entreprises qui
permettra l’élaboration d’une grille financière. Cette grille servira à attribuer à chaque
entreprise une note synthétique résumant sa santé financière appréciée à partir d’un certain
nombre de ratios comptables. Chaque note correspond à une classe de risque associée à une
probabilité de défaut sur un horizon donné.
La construction de la grille se déroulera selon les étapes suivantes :
Définition de la défaillance et de l’horizon de prévision ;
Construction d’un échantillon d’entreprises ;
Sélection des ratios les plus discriminants ;
Construction des classes de risque par ratio :
Ajustement des distributions de probabilité des ratios ;
Mesure des intervalles.
Déduction de la grille financière ;
Validation des résultats ;
notre cas et suite aux recommandations du comité de Bâle l’horizon de prévision sera d’une
année.
31
L’échantillon sera présenté dans l’annexe n°3.
32
Le pouvoir discriminant dépasse la probabilité à priori
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 60
pouvoirs de Seuils de
Ratios
discrimination discrimination
DLMT / CAF 97,50% 5 ans
RN / CP 94,17% -11%
FF / EBE 93,33% 37%
CP / T.dette 92,50% 8,27%
CP / T.bilan 91,67% 2,30%
RN / CA 91,67% -3,60%
F.personnel / VA 89,16% 4%
Tableau n° 1: Les ratios les plus discriminants avec leurs pouvoirs et leurs seuils de discrimination
Ces ratios ont un pouvoir de discrimination collectif de 71,2 % (ce pouvoir a été déterminé
grâce à l’analyse discriminante multidimensionnelle).
f (x / D) *π
f (D / x) =
f ( x)
Avec :
D : entreprise défaillante ;
x : valeur du ratio ;
π : la probabilité a priori qu’une entreprise appartient au groupe des défaillantes
(dans ce modèle elle est de 12.5%) ;
f(x) : densité de l’ensemble de l’échantillon ;
f(x/D) : la probabilité conditionnelle que l’entreprise soit caractérisée par un ratio x
sachant qu’elle appartient au groupe des défaillantes ;
33
Chaque note correspond à une probabilité de défaut
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 61
1 N x − Xi
f ( x) = ∑
N * h i =1
K(
h
)
Avec :
N : le nombre d’observation ;
h : le paramètre de lissage ou de Silverman ;
K( ) : la fonction de Kernel ;
Triangulaire ;
Uniforme ;
Normale (gaussienne),…
En optant, dans ce modèle, pour une fonction kernel de type normale-gaussienne, il sera
obtenu une densité qui s’exprime de la façon suivante :
1 N
1 x − Xi 2
f ( x) =
N *h* 2π
∑ exp 2 (
i =1 h
)
Cette méthode est appliquée pour générer f(x) et f(x/D). Les classes de risque par ratio sont
déterminées selon que la valeur du ratio ait une probabilité de défaut a posteriori inférieure ou
égale à une valeur précise et cela en utilisant la formule suivante :
34
L’utilisation du test du Kolmogorov-smirnov conduit au rejet de l’ajustement des densités par une loi usuelle.
35
Pour plus de détail sur la méthode de Kernel voir annexe n°4
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 62
0.8
0.6
0.4
0.2
0.0
0 2 4 6 8
5 1.0
4 0.8
3 0.6
2 0.4
1 0.2
0 0.0
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 0 2 4 6 8
Graphique n°2 : Distribution de la population défaillante Graphique n°3 : Distribution de la population saine
Intervalles Notes
≥ 1,193 20
[1,142 ; 1,193 [ 18
[1,067 ; 1,142 [ 17
[0,915 ; 1,067 [ 16
[0,738 ; 0,915 [ 15
[0,713 ; 0,738 [ 14
[0,486 ; 0,713 [ 13
[0,309 ; 0,486 [ 12
[0,158 ; 0,309 [ 11
[-0,044 ; 0,158 [ 10
< -0,044 08
Tableau n°3 : La grille de notation du ratio : autonomie financière
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 64
Les distributions graphiques des trois populations pour ce ratio sont présentées dans les
graphes suivants :
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8
2.0
6
1.5
4
1.0
2
0.5
0 0.0
-0.1 0.0 0.1 0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8
Graphique n°5 : Distribution de la population défaillante Graphique n°6 : Distribution de la population saine
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 65
Les classes de risque identifiées ainsi que les points attribués à chacune sont présentés dans le
tableau suivant :
Intervalles Notes
≥ 0,379 20
[0,332 ; 0,379 [ 18
[0,327 ; 0,332 [ 17
[0,266 ; 0,327 [ 16
[0,247 ; 0,266 [ 15
[0,238 ; 0,247 [ 14
[0,2 ; 0,238 [ 13
[0,12 ; 0,2 [ 12
[0,068 ; 0,12 [ 11
[-0,007 ; 0,068 [ 10
< -0,007 08
Tableau n°5 : La grille de notation du ratio : indépendance financière
0.20
0.15
0.10
0.05
0.00
0 50 100 150 200
CAF / DLMT
1.5 0.10
0.08
1.0
0.06
0.04
0.5
0.02
0.00
0.0
0 50 100 150 200
-0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
CAF / DLMT
CAF / DLMT
Graphique n°8 : Distribution de la population défaillante Graphique n°9 : Distribution de la population saine
Après la détermination de la grille de notation pour le ratio : CAF / DLMT, elle a été inversée
afin d’obtenir celle rechercée ( DLMT / CAF) qui se présente comme suit :
Intervalles Notes
<0 08
[0 ; 0,2 [ 20
[0,2 ; 2,60 [ 18
[2,60 ; 3,753[ 17
[3,753 ; 4,06 [ 16
[4,06 ; 5,055[ 15
[5,055 ; 5,515 [ 14
[5,515 ; 5,898 [ 13
[5,898 ; 6,425 [ 12
[6,425 ; 7,15 [ 11
≥7,15 10
Tableau n°7 : La grille de notation du ratio : capacité de remboursement
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 67
0.8
0.6
0.4
0.2
0.0
-10 -5 0 5 10 15
0.25 1.0
0.20 0.8
0.15 0.6
0.10 0.4
0.05 0.2
0.00 0.0
-10 -5 0 0 5 10 15
Graphique n°11 : Distribution de la population défaillante Graphique n°12 : Distribution de la population saine
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 68
Intervalles Notes
≥ 0,612 20
[0,449 ; 0,612 [ 18
[0,4 ; 0,449 [ 17
[0,368 ; 0,4 [ 16
[0,286 ; 0,368 [ 15
[0,251 ; 0,286 [ 14
[0,205 ; 0,251 [ 13
[0,124 ; 0,205 [ 12
[-0,039 ; 0,124 [ 11
[-0,05 ; -0,039 [ 10
< -0,05 08
Tableau n°9 : La grille de notation du ratio : rentabilité financière
0
-6 -4 -2 0
2.0 4
1.5 3
1.0 2
0.5 1
0.0 0
-6 -5 -4 -3 -2 -1 0 -0.5 0.0 0.5 1.0 1.5
Graphique n°14 : Distribution de la population défaillante Graphique n°15 : Distribution de la population saine
Intervalles Notes
≥ 0,301 20
[0,284 ; 0,301 [ 18
[0,267 ; 0,284 [ 17
[0,250 ; 0,267 [ 16
[0,216 ; 0,25 [ 15
[0,08 ; 0,216 [ 14
[0,046 ; 0,08 [ 13
[0,005 ; 0,046 [ 12
[-0,039 ; 0,005 [ 11
[-0,056 ; -0,039 [ 10
< -0,056 08
Tableau n°11 : La grille de notation du ratio : rentabilité commerciale
L’examen de ce tableau montre que les entreprises défaillantes sont caractérisées par une
moyenne, maximum et un minimum plus élevé que ceux des non défaillantes, de se fait la
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 70
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
0 1 2 3 4 5 6
0.5 2.5
0.4 2.0
0.3 1.5
0.2 1.0
0.1 0.5
0.0 0.0
0 2 4 6 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Graphique n°17 : Distribution de la population défaillante Graphique n°18 : Distribution de la population saine
Intervalles Notes
<0,016 20
[0,016 ; 0,192 [ 18
[0,192 ; 0,23 [ 17
[0,23 ; 0,269 [ 16
[0,269 ; 0,335[ 15
[0,335 ; 0,356 [ 14
[0,356 ; 0,378[ 13
[0,378 ; 0,444 [ 12
[0,444 ; 0,515 [ 11
[0,515 ; 0,598 [ 10
≥ 0,598 08
Tableau n°13 : La grille de notation du ratio : FP / VA
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 71
0.010
0.008
0.006
0.004
0.002
0.000
0 1000 2000 3000 4000
Kernel Dens ity (Normal, h = 5.1112) Kernel Dens ity (Normal, h = 11.198)
0.05 0.014
0.012
0.04
0.010
0.03
0.008
0.02 0.006
0.004
0.01
0.002
0.00 0.000
-150 -100 -50 0 0 1000 2000 3000 4000
Ex c édent brut d'ex ploitation / Frais financ iers Ex c édent brut d'ex ploitation / Frais financ iers
Graphique n°20 : Distribution de la population défaillante Graphique n°21 : Distribution de la population saine
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 72
Intervalles Notes
<0 08
[0 ; 0,132 [ 20
[0,132 ; 0,184 [ 18
[0,184 ; 0,206 [ 17
[0,206 ; 0,227 [ 16
[0,227 ; 0,24 [ 15
[0,24 ; 0,27 [ 14
[0,27 ; 0,353 [ 13
[0,353 ; 0445 [ 12
[0,445 ; 0,518[ 11
≥ 0,518 10
Tableau n°15 : La grille de notation du ratio : poids d’endettement
36
Le tableau récapitulatif des grilles arrêtées sera présenté en annexe n°5.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 73
0.15
0.10
0.05
0.00
10 12 14 16 18
note
Kernel Dens ity (Normal, h = 0.8706) Kernel Dens ity (Normal, h = 0.5864)
0.25 0.25
0.20 0.20
0.15 0.15
0.10 0.10
0.05 0.05
0.00 0.00
8 10 12 14 16 10 12 14 16 18
notes notes
Graphique n°23 : Distribution de la population défaillante Graphique n°24 : Distribution de la population saine
Après avoir déterminé les densités de chacune des populations citées précédemment et calculé
les probabilités de défaut, il convient de passer à la fixation des classes de risque. A chaque
classe est associée l’une des notes suivantes : 1, 2+, 2, 3+, 3, 4+, 4, 5+ et 5. Les résultats sont
présentés dans le tableau suivant :
Probabilités de
Notes financières Classes
défaut à un
1 [17,154 ; 20] 0,009%
2+ [16,554 ; 17,154 [ 0,04%
2 [15,972 ; 16,554 [ 0 ,06%
3+ [15,740 ; 15,972 [ 0,5%
3 [14,326 ; 15,740 [ 3,26%
4+ [12,016 ; 14,326 [ 11,42%
4 [11,403 ; 12,016 [ 27,24%
5+ [9,8 ; 11,403 [ 50%
5 [8 ; 9,8 [ > 50%
Classes 1 2+ 2 3+ 3 4+ 4 5+ 5
Tableau n°18 : Répartition des entreprises de l’échantillon initial par classes de risque
35
30
25
20
15
10
5
0
1
1 2
2+ 32 4
3+ 35 6
4+ 47 8
5+ 95
Graphique n°25 : Répartition des entreprises de l’échantillon initial par classes de risque
37
L’échantillon test sera présenté en annexe n°6.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 75
F (a) = p[ x < a]
Probabilités de sous-classement :
38
Les lois de distribution intra classes sont supposées normales.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 76
de chance pour qu’une entreprise classée 4 appartient en réalité à une classe supérieure.
Hormis ces trois classes les autres affichent des probabilités de bon classement satisfaisantes.
2.6.2. Validation à partir de l’échantillon test :
Comme pour l’échantillon initial, les entreprises de celui-ci sont notées et leur répartition par
classe de risque est présentée dans le tableau ci-dessous :
Classes 1 2+ 2 3+ 3 4+ 4 5+ 5
Tableau n°20 : Répartition des entreprises de l’échantillon test par classes de risque
Le graphe suivant présente aussi la répartition de ces entreprises par classe de risque :
25
20
15
10
5
0
11 2
2+ 3
2 43+ 53 6
4+ 47 8
5+ 59
Graphique n°26 : Répartition des entreprises de l’échantillon test par classes de risque
L’examen du tableau et du graphe révèlent les mêmes observations que celles de l’échantillon
initial. En effet, la distribution des entreprises est en forme de cloche, les probabilités de
défaut croissent à mesure que la note augmente et que les fréquences de défaut s’approchent
des probabilités de défaut associées aux classes de risque (sauf pour la classe 4).
Les probabilités de sur-classement, de sous-classement ainsi que les probabilités moyennes de
bon classement sont présentées dans le tableau ci-après :
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 77
Critères Notes
Pertinence de l’information :
10
Approuvée sans réserves par un commissaire aux comptes.
Critères Notes
L’environnement :
Environnement macroéconomique, politique et social favorable et peu 05
volatile.
Le secteur d’activité :
Marché en forte croissances : forte augmentation des ventes et du cash 05
flow.
Leader régional. 03
Critères Notes
Stratégie et résultats :
07
Stratégie claire, réaliste et résultats cohérents avec les objectifs.
Les garanties : il s’agit d’apprécier les garanties (personnelles ou réelles) que peut
présenter les sociétés afin de couvrir les crédits qu’elles reçoivent.
Critères Notes
Les garanties :
Possibilité de présenter des garanties aussi bien réelle que personnelles 06
de valeurs conséquentes.
La note de chaque critère est la somme des sous critères qui la constitue de telle sorte que la
note maximale est de 20 et la minimale est de 8.
Comme pour la note financière la note qualitative résulte de la moyenne arithmétique des
notes attribuées aux critères précédents. La grille de la note qualitative est présentée dans le
tableau suivant :
Notes qualitatives Classes
A [18 ; 20]
B [16 ; 18 [
C [14 ; 16 [
D [12 ; 14 [
E [10 ; 12 [
F [08 ; 10 [
A B C D E F
1 1+ 1 1 2+ 2 NA
2+ 1 1 2+ 2 3+ NA
2 2+ 2+ 2 3+ 3 NA
3+ 2 2 3+ 3 4+ NA
3 3+ 3+ 3 4+ 4 NA
4+ 3 3 4+ 4 5+ 5+
4 4+ 4+ 4+ 5+ 5 5
5+ NA 4+ 5+ 5 5 5
5 NA 5+ 5 5 5 5
Certains cas sont considérés comme non applicables (NA). Il s’agit des cas où l’appréciation
qualitatives est très favorable alors que la note financière est la plus faible, et le cas inverse où
cette dernière est la plus forte alors que l’appréciation qualitative est la plus défavorable. Dans
ce cas, il y a lieu de procéder à nouveau à une validation de l’ensemble de la notation et de
corriger les anomalies rencontrées.
Une fois le système élaboré, il peut être utilisé pour la prise de décision, le calcul des fonds
propres nécessaires à la couverture du risque crédit, la détermination de la matrice de
transition (probabilités de migration des entreprises d’une classe de risque à une autre) ainsi
qu’à la tarification des crédits…
La prochaine section traitera à titre d’illustration une application du système à une entreprise.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 83
L’objectif de cette section est d’illustrer à travers un cas d’application la procédure exhaustive
de notation d’une entreprise.
39
Les bilans et TCR de l’entreprise sont présentés en annexe n°7.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 84
Après examen des résultats obtenus, il y a lieu de constater que l’entreprise utilise des
moyens de productions importants qui représentent 89 % de l’ensemble de ses
immobilisations, avec une légère diminution due à l’amortissement.
Les fonds permanents sont en nette augmentation au fil des années d’études notamment grâce
blocage des comptes courants des associés, ce qui permet de couvrir l’actif immobilisé.
La structure financière de cette entreprise est généralement équilibrée. Les fonds permanents
couvrent totalement l’actif immobilisé et dégage un fonds de roulement positif qui couvre
totalement les besoins en fonds de roulement (sauf pour l’année 2002 où la trésorerie nette est
négative).
Le besoin en fonds de roulement est positif en raison des besoins en stocks de matières
premières et des délais clients que l’entreprise accorde.
L’analyse des SIG montre que l’activité de l’entreprise est en croissance permanente
notamment en matière de résultats et de capacité d’autofinancement.
Compte tenu des valeurs de ces ratios et après leurs confrontations aux grilles de notation
élaborées à cet effet, les notes attribuées pour chacun d’eux sont :
Après avoir évalué la santé financière de l’entreprise, il y a lieu de passer à son appréciation
sur le plan qualitatif.
La moyenne de l’ensemble des notes attribuées aux critères qualitatifs permettent d’obtenir le
résultat suivant : 16,5. Donc la note qualitative de l’entreprises sera : B
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 89
Ainsi, ces notes permettent de prendre une décision quant à la continuité de la relation avec
l’entreprise, de constituer des provisions pour les crédits qui lui sont accordés et de les
tarifier.
Conclusion :
Ce quatrième et dernier chapitre a présenté une proposition d’un système de notation interne
pour le secteur agro-alimentaire au CPA.
Nous avons essayé, dans ce chapitre, de donner plus de valeur empirique à notre travail en
insistant sur la mise en œuvre d’un maximum de notions vues dans la théorie.
C’est ainsi qu’après avoir situé notre travail dans son contexte global à travers la présentation
du CPA et la manière dont cette banque apprécie le risque crédit nous sommes passés à
présenter, d’une manière aussi détaillée que possible, les fondements d’élaboration des grilles
d’appréciation financière et qualitative.
En fin, nous avons illustré notre modèle de notation à travers un cas d’application sur une
entreprise.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 90
Conclusion générale
L’appréciation du risque de crédit a été et demeure toujours le sujet le plus important pour les
banques et établissements financiers dans les opérations d’octroi de crédit. Cependant, ces
établissements cherchent depuis longtemps des méthodes efficaces afin de répondre à leurs
besoins dans le but de diminuer le plus possible le risque de crédit est par conséquent de
maximiser leurs profits.
Dans ce contexte les banques Algériennes ont recours à l’analyse financière, considérée
comme une méthode classique, basée sur l’étude de la situation financière de l’entreprise.
Mais l’appréciation du risque ne saurait se contenter de cette analyse, c’est pourquoi les
banques élargissent leurs études aux facteurs économiques et humains.
C’est ainsi que d’autres méthodes plus sophistiquées ont été développées tels que le crédit
scoring, la Value at Risk et la notation, notamment la notation interne.
En effet, l’approche par les systèmes de notation interne permet à la banque non seulement
d’appréhender le risque économique intrinsèque à une entreprise car là elle peut prendre en
considération des informations complémentaires sur le client dont généralement les
organismes extérieurs d’évaluation du crédit ne disposent pas. Ceci constitue un avantage
essentiel de l’approche par les évaluations internes, mais, aussi d’utiliser ce système comme
moyen de pilotage global du risque de crédit, notamment, en matière de prise de décision et
de tarification quant à l’octroi de nouveaux crédits, de provisionnement de créances et de
constitution de fonds propres économiques nécessaires à la couverture des pertes potentielles.
A cet effet, nous avons tenté de proposer au Crédit Populaire d’Algérie, suivant une
démarche cohérente et exhaustive, un système de notation interne des entreprises.
Pour ce faire, nous avons procédé de la manière suivante : d’abord, nous avons défini
quelques paramètres préalables notamment la défaillance et l’horizon de prévision. Puis, nous
avons construit un échantillon de 120 entreprises exerçant dans le secteur agro-alimentaire
dont 105 sont non défaillantes et 15 sont défaillantes (qui ont connu un passage au
contentieux) et aussi sélectionné les ratios les plus discriminants grâce à la méthode
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 91
Bibliographie :
Ouvrages :
1. BALLADA, S. et COILLE, J-C., Outils et Mécanismes de Gestion Financière, Edition
Maximia, Paris, 2000.
2. BESSIS, J., Gestion des Risques et Gestion Actif-Passif, Edition Dalloz, Paris, 1995.
3. BRUYERE, R., Les produits dérivés de crédit, Edition Economica, Paris, 1998.
4. DE COUSSERGUES, S., Gestion de la Banque : du Diagnostique à la Stratégie,
Edition DUNOD, Paris, 2002.
5. DEPALLENS, G. et JOBARD, J-P., Gestion Financière de l’Entreprise, Edition
Sirey, Paris, 1997.
6. DE POLIGNAC, J.F., La notation financière : L’approche du risque de crédit,
Edition. la revue Banque éditeur, Paris, 2002.
7. DE SERVIGNY, A., le Risque de Qrédit Nouveaux Enjeux Bancaires, Edition
DUNOD, Paris, 2003.
8. DIETCH, M. et PETEY, J., Mesure et Gestion du Risque de Crédit Dans les
Institutions Financières, Edition Revue banque éditeur, Paris, 2003.
9. DUBERNET, M., Gestion Actif-Passif et Tarification des Services Bancaires, Edition
Economica, Paris, 1997.
10. GRANDUGUILLOT, B. et F., Analyse Financière : les Outils du Diagnostic
Financier, Edition Gualino, Paris, 2002.
11. JEAN PIERE, L., Analyse Financière, Edition Dalloz, Paris, 2001.
12. LABADIE, A. et ROUSSEAU, O., Crédit Management : Gérer le Risque Clients,
Edition Economica, Paris, 1996.
13. MARIE, A. et DU SERT, P., Risque et Contrôle du Risque, Edition Economica, Paris,
1999.
14. MATHIEU, M., L’exploitation Bancaire et le Risque Crédit, Edition la Revue banque
éditeur, Paris, 1995.
Revues périodiques :
1. DRESS, E., La prise en compte des systèmes de notation interne par le comité de
Bâle : quels impacts opérationnels pour les banques ?, La revue Banque Magazine, N°
639, Septembre2002, pages58-61.
2. MAHIEDDINE, Y., Les modèles internes, une nouvelle vision s’impose, La revue
Banque Magazine, N° 637, Juin 2002, pages 56-58.
3. RAIMBOURG, P., Le point sur la notation, La revue Banque et Marché N°48,
Septembre / Octobre 2000.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 93
4. TAMAR, J.P., Les atouts de la gestion active d’un portefeuille de risque de crédit, La
revue Banque Magazine, N° 612, Mars 2000, pages 44-51.
5. VEVERKA, F., Le futur rôle des agences de notation, La revue Banque Magazine,
N°623, Mars2001, pages 44-47.
Mémoires et travaux universitaires :
1. AMRANI, N., Proposition d’une Méthode de Cotation des Entreprises à la Centrale
des Bilans -Banque d’Algérie-, Mémoire de fin d’études, Ecole supérieure de banque,
Septembre2001.
2. BOUANANI, F., Proposition d’un Système de Notation Interne des Entreprises,
Mémoire de fin d’études, Ecole supérieure de banque, Octobre 2004.
3. KADJAR, M., Le Crédit Scoring – Cas du Crédit populaire d’Algérie-, Mémoire de
fin d’études, Ecole supérieure de banque, Octobre 2004.
4. SIBER, N., Le Suivi et l’Analyse d’une Entreprise Par une Banque Centrale – Cas de
la Banque de France et de la Banque d’Algérie-, Mémoire de fin d’études, Ecole
supérieure de banque, Septembre 2002.
Textes réglementaires :
1. L’instruction 68 / 94 du 25/10/1994 fixant le niveau des engagements extérieurs
2. L’instruction 74 / 94 du 29/11/1994 fixant les règles prudentielles de gestion des
banques et des établissements financiers.
3. Règlement 02-03 du 14/11/2002 portant sur le contrôle interne des banques et
établissements financiers.
4. Ordonnance 03-11 du 26/08/03 relative à la monnaie et au crédit.
Autres documents :
1. BLANC, E., Analyste crédit à la Société Générale, Mars à Août 2001.
2. Comité de Bâle, Nouvel accord sur les fonds propres, Avril 2003.
3. Comité de Bâle, Rapport sur le contrôle bancaire, janvier 2000.
4. FOULCHER, S., GOURIEREUX, C. et TIOMO, A., La Structure par Terme de
Défaut et Rating, avril 2004.
5. GAUSSEL, N., LEGRAS, J., LONGIN, F., RABEMANANJARA, R., Au-delà de la
VaR, Quants n° 37, Recherche et Innovation, CCF.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 94
Sites Internet :
1. www.bank_of_algeria.dz.
2. www.bis.org.
3. www.creditrisk.org.
4. www.defaultrisk.com.
5. www.kmv.com.
6. www.Riskmetrics.com.
7. www.riskpartener.lu.
8. www.standardandpoors.com.
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 95
Intitulés Pages
Tableau n°1 Les ratios les plus discriminants avec leurs pouvoirs et seuils de discrimination 60
Tableau n°2 Statistiques descriptives du ratio : autonomie financière 62
Tableau n°3 Grille de notation du ratio : autonomie financière 63
Tableau n°4 Statistiques descriptives du ratio : indépendance financière 64
Tableau n°5 Grille de notation du ratio : indépendance financière 65
Tableau n°6 Statistiques descriptives du ratio : capacité de remboursement 65
Tableau n°7 Grille de notation du ratio : capacité de remboursement 66
Tableau n°8 Statistiques descriptives du ratio : rentabilité financière 67
Tableau n°9 Grille de notation du ratio : rentabilité financière 68
Tableau n°10 Statistiques descriptives du ratio : rentabilité commerciale 68
Tableau n°11 Grille de notation du ratio : rentabilité commerciale 69
Tableau n°12 Statistiques descriptives du ratio : FP / VA 69
Tableau n°13 Grille de notation du ratio : FP / VA 70
Tableau n°14 Statistiques descriptives du ratio : poids d’endettement 71
Tableau n°15 Grille de notation du ratio : poids d’endettement 72
Tableau n°16 Statistiques descriptives des notes attribuées 72
Tableau n°17 La grille de la notation financière 73
Tableau n°18 Répartition des entreprises de l’échantillon initial par classes de risque 74
Tableau n°19 Résultats du test de validation par l’échantillon initial 75
Tableau n°20 Répartition des entreprises de l’échantillon test par classes de risque 76
Tableau n°21 Résultats du test de validation par l’échantillon test 77
Tableau n°22 Grille de notation du critère : documentation financière 78
Tableau n°23 Grille de notation du critère : environnement et positionnement stratégique 79
Tableau n°24 Grille de notation du critère : qualité du management 80
Tableau n°25 Grille de notation du critère : soutien financier 81
Tableau n°26 La grille de la notation qualitative 81
Tableau n°27 Grille combinant la note financière et la note qualitative 82
Tableau n°28 Bilans financiers de l’entreprise 83
Tableau n°29 Les agrégats financiers de l’entreprise 84
Tableau n°30 Les SIG de l’entreprise 84
Tableau n°31 Les valeurs des ratios retenus de l’entreprise 85
Tableau n°32 Les notes attribuées à chaque ratio 85
Tableau n°33 Les notes attribuées au critère : documentation financière 86
Tableau n°34 Les notes attribuées au critère : environnement et positionnement stratégique 87
Tableau n°35 Les notes attribuées au critère : qualité du management 87
Tableau n°36 Les notes attribuées au critère : soutien financier 88
Tableau n°37 La notation finale de l’entreprise 89
Appréciation du Risque Crédit : Notation Interne 97
DIRECTION DES
DGA EXPLOITATION FINANCEMENTS EXTERIEURE
AGENCES
DGA ADMINISTRATION ET
DEVELOPPEMENT
DIRECTION DE LA PREVISION ET DE
CONTRÔLE DE GESTION DIRECTION DU TRAITEMENT
INFORMATIQUE
DIRECTION DE L’ADMINISTRATION
GENERALE DIRECTION DES RESSOURCES
HUMAINES
DGA ENGAGEMENTS ET
AFFAIRES JURIDIQUES
DIRECTION DES FILIALES ET
PARTICIPATIONS
DIRECTION DU CREDIT BTPH
DIRECTION DU CREDIT A
DIRECTION DES AFFAIRES L’INDUSTRIE ET SERVICES
JURIDIQUES ET DU CONTENTIEUX
ANNEXE N° II
LA DIRECTIOIN
CELLULE ARCHIVES
SECTEUR SANTE ET
TRANSPORT
SECTEUR AGROALIMENTAIRE
SECTEUR DISTRIBUTION
ET TOURISME
SECTEUR
SECTEUR MATERIAUX DE SERVICES
CONSTRUCTION
SECTEUR SERVICE ET
TRANSFORMATION
N° Ratios Formule
Ratios de structures
1 Autonomie financière CP / T. dettes
2 Indépendance financière CP / T. bilan
3 Couverture du BFR par le FR FR / BFR
4 Capacité de remboursement DLMT / CAF
5 Financement des emplois stables CP / Immobilisation
Ratios de liquidité
6 Liquidité générale ACT / DCT
7 Liquidité réduite (VD+VR) / DCT
8 Liquidité immédiate VD / DCT
Ratios de rentabilité
9 Rentabilité financière R-net / FP
10 Rentabilité commerciale R-net / CA
Ratios d’activité et gestion
11 Délai client (Client / CA TTC)*360
12 Partage la VA (personnel) F-personnel / VA
13 Partage la VA (FF) FF / VA
14 Rémunération de l'entreprise CAF / VA
15 Poids de l'endettement FF / EBE
N° Def R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7
1 1 0,136 0,090 2,108 3,736 0,901 1,865 0,841
2 1 1,495 0,383 2,137 1,099 0,613 4,419 2,758
3 1 0,540 0,252 0,918 2,030 0,315 1,901 1,365
4 1 0,535 0,273 2,939 0,763 0,758 0,664 0,566
5 1 0,213 0,156 2,476 3,317 0,882 1,352 0,983
6 1 0,340 0,119 6,617 1,626 0,814 6,737 6,539
7 1 0,243 0,186 -0,570 2,041 0,176 1,127 0,488
8 1 0,793 0,190 0,710 1,515 0,414 9,210 6,457
9 1 0,117 0,089 3,824 4,449 0,927 2,200 2,200
10 1 6,378 0,695 1,355 0,000 0,396 5,536 1,939
11 1 1,527 0,564 2,691 1,606 0,734 3,029 3,029
12 1 0,085 0,073 -0,575 0,575 0,061 1,119 0,576
13 1 0,146 0,085 0,560 2,946 0,605 0,748 0,215
14 1 0,309 0,234 1,535 3,957 0,704 4,609 4,229
15 1 0,187 0,004 1,001 0,000 0,886 5,028 2,054
16 1 0,083 0,076 1,199 5,685 0,413 2,143 1,338
17 1 0,629 0,204 2,107 0,121 0,451 3,863 2,131
18 1 0,265 0,178 1,369 0,836 0,176 1,587 1,031
19 1 0,517 0,105 1,007 6,072 0,808 2,228 0,571
20 1 2,417 0,365 7,214 0,387 0,494 2,418 2,227
21 1 3,345 0,711 1,772 0,238 0,751 1,339 1,317
22 1 0,063 0,051 -0,346 4,845 0,416 1,081 0,587
23 1 0,543 0,030 0,547 5,219 0,574 1,623 0,182
24 1 0,621 0,264 -0,719 6,225 0,795 0,788 0,696
25 0 0,123 0,114 -1,144 -12,204 0,097 0,125 0,125
26 1 0,569 0,164 0,161 0,109 0,067 1,009 0,418
27 1 0,386 0,196 -1,704 0,055 0,382 1,265 1,240
28 1 1,048 0,426 0,624 0,100 0,686 0,812 0,684
29 1 0,397 0,595 1,532 6,061 0,704 0,324 0,187
30 1 1,682 0,570 0,954 0,000 0,284 2,113 0,970
31 1 2,856 0,705 -1,892 1,568 0,956 0,471 0,059
32 1 1,189 0,507 1,231 0,000 0,048 2,231 0,881
33 1 0,136 0,104 1,073 2,001 0,009 1,924 0,113
34 1 0,668 0,257 1,129 0,535 0,083 2,883 0,749
35 1 0,565 0,276 -4,960 0,000 0,134 1,774 1,025
36 1 0,659 0,395 1,097 0,000 0,005 1,659 0,490
37 0 0,029 0,075 1,075 19,769 0,427 1,410 0,325
38 1 0,008 0,006 0,545 0,000 0,005 1,272 0,094
39 1 0,615 0,323 0,034 0,556 0,574 0,973 0,816
40 1 0,201 0,092 1,264 0,419 0,814 5,960 1,345
41 1 0,479 0,251 0,563 0,000 0,471 1,010 1,010
42 1 0,737 0,225 11,365 2,354 0,673 5,871 5,871
43 1 1,210 0,398 4,073 0,954 0,880 0,412 0,369
44 1 0,099 0,081 0,052 3,190 0,733 1,045 0,643
45 1 0,301 0,161 1,510 0,000 0,264 1,374 0,311
46 1 0,175 0,079 0,629 0,000 0,037 2,146 1,497
47 1 0,292 0,089 1,271 0,000 0,141 2,819 1,846
48 1 0,601 0,305 0,746 0,000 0,124 1,724 0,085
49 1 1,874 0,413 -1,547 0,283 0,860 1,141 0,819
50 1 1,295 0,495 0,643 0,771 0,646 1,494 0,413
51 1 0,573 0,339 0,764 1,936 0,403 1,586 0,706
52 1 0,112 0,090 0,457 2,654 0,122 1,399 0,569
53 1 0,210 0,153 1,189 3,881 0,065 3,980 3,729
54 1 0,507 0,334 -0,374 0,000 0,428 0,869 0,869
55 1 5,827 0,631 5,103 0,160 0,609 4,160 3,318
56 1 0,565 0,145 2,239 0,000 0,038 1,388 0,909
57 1 0,627 0,204 -2,680 0,336 0,945 0,424 0,118
58 1 0,128 0,107 -0,394 0,000 0,242 0,907 0,391
59 1 0,339 0,195 1,708 0,894 0,176 1,875 1,442
60 0 0,066 0,007 -3,803 -3,350 0,842 1,422 1,235
61 1 2,189 0,456 1,437 3,097 0,580 5,577 3,573
62 1 0,543 0,516 1,173 2,340 0,796 0,299 0,049
63 1 6,309 0,645 7,589 1,886 0,491 4,976 4,412
64 1 0,138 0,060 1,019 1,886 0,106 3,275 0,594
65 1 3,511 0,642 0,884 0,005 0,432 3,125 0,537
66 1 3,517 0,518 1,318 0,397 0,776 3,912 2,148
67 1 0,468 0,247 0,942 1,369 0,688 1,621 0,540
68 1 0,486 0,271 0,198 0,980 0,537 1,187 0,687
69 1 0,278 0,070 0,003 2,386 0,944 1,002 0,777
70 1 0,742 0,040 0,038 4,550 0,427 1,017 0,637
71 0 0,086 0,084 -0,099 -7,909 0,026 0,960 0,892
72 1 1,701 0,652 1,289 4,827 0,503 6,452 2,350
73 0 0,038 0,022 -1,061 -3,897 0,885 0,550 0,495
74 1 8,728 0,852 1,099 0,000 0,668 6,901 6,901
75 0 0,018 0,013 1,263 -11,736 0,880 9,510 5,506
76 0 0,030 0,005 1,107 -4,568 0,507 3,361 1,002
77 1 0,416 0,278 -0,069 3,518 0,604 0,900 0,447
78 1 0,612 0,092 3,059 0,720 0,664 7,063 6,276
79 0 0,148 0,126 1,110 -7,599 0,622 0,459 0,158
80 1 0,116 0,084 0,528 3,561 0,736 1,185 0,503
81 1 0,356 0,245 0,979 2,477 0,993 0,034 0,034
82 0 0,115 0,068 0,998 65,366 0,955 0,360 0,193
83 1 1,139 0,404 0,736 0,000 0,114 2,497 0,118
84 0 -0,094 -0,097 0,877 0,599 0,417 3,066 1,235
85 1 0,627 0,218 0,127 0,000 0,284 1,072 0,230
86 1 0,121 0,101 0,228 0,000 0,041 1,151 0,641
87 1 0,558 0,024 2,494 0,695 0,463 3,143 1,685
88 1 0,120 0,108 0,529 2,314 0,649 1,366 0,469
89 1 0,413 0,209 0,747 3,209 0,845 1,876 0,970
90 1 1,417 0,403 1,578 3,679 0,619 7,993 5,847
91 1 0,495 0,243 0,897 2,985 0,287 1,899 1,449
92 1 0,247 0,121 1,277 1,017 0,658 1,852 1,378
93 1 0,173 0,153 0,195 4,315 0,730 1,145 0,269
94 1 0,140 0,073 8,523 5,005 0,814 7,917 7,762
95 1 0,134 0,111 3,290 2,366 0,239 1,052 0,280
96 1 0,474 0,167 1,400 1,789 0,042 2,841 2,020
97 1 0,455 0,148 0,936 1,620 0,303 3,987 2,966
98 1 0,119 0,097 0,787 5,091 0,991 0,287 0,287
99 1 2,198 0,570 -5,459 0,506 0,678 2,486 2,486
100 1 0,294 0,225 4,275 4,359 0,655 2,449 1,895
101 1 1,514 0,385 9,253 0,658 0,385 4,330 4,224
102 1 2,814 0,706 10,579 0,000 0,176 3,285 2,666
103 1 1,995 0,327 10,003 0,528 0,247 6,735 6,587
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105 1 0,370 0,080 -2,369 1,409 0,855 2,181 1,931
106 1 0,919 0,453 6,027 3,684 0,416 1,091 0,905
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114 1 0,583 0,256 0,925 0,962 0,505 3,351 1,900
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116 1 0,859 0,128 1,253 5,196 0,819 2,675 2,113
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118 1 0,727 0,232 1,387 0,326 0,037 2,005 0,510
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120 1 0,681 0,388 1,333 0,000 0,006 1,746 1,282
moy 0,894 0,243 1,311 1,921 0,491 2,506 1,617
ecart 1,353 0,201 2,609 7,152 0,295 2,075 1,764
max 8,728 0,852 11,365 65,366 0,993 9,510 7,762
min -0,094 -0,097 -5,459 -19,704 0,005 0,034 0,034
N° R8 R9 R10 R11 R12 R13 R14 R15
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2 1,819 0,292 0,150 29,769 0,160 0,117 0,904 0,151
3 0,057 0,082 0,082 52,328 0,624 0,016 0,604 0,050
4 0,226 0,491 0,203 6,093 0,331 0,001 0,646 0,001
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116 0,563 0,069 0,770 38,986 0,397 0,039 0,434 0,069
117 0,438 0,535 0,098 14,917 0,294 0,018 0,569 0,028
118 0,379 0,797 0,171 2,691 0,052 0,003 0,808 0,003
119 0,059 0,039 0,977 118,991 0,229 0,118 0,571 0,118
120 0,247 0,109 0,041 31,447 0,065 0,051 0,537 0,066
moy 0,711 0,612 0,031 14,403 0,376 0,104 0,125 0,066
ecart 1,224 2,712 0,658 37,237 0,611 0,277 3,118 0,295
max 6,106 17,450 1,456 221,894 1,744 2,550 1,572 0,933
min 0,000 -11,810 -6,283 -0,298 0,016 0,000 -32,863 -2,770
Statistical Graphs ANNEXE N°IV
EViews provides several methods for exploratory data analysis. In Series Views we list several graph
views that may be used to characterize the distribution of a series. Graph Views lists several bivariate
scatterplot views which allow you to fit lines using parametric, and nonparametric procedures.
These views, which involve relatively complicated calculations or have a number of specialized options,
are documented in detail below. While the discussion sometimes involves some fairly technical issues,
you should not feel as though you need to master all of the details to use these views. The graphs
correspond to familiar concepts, and are designed to be simple and easy to understand visual displays
of your data. The EViews default settings should be sufficient for all but the most specialized of analyses.
Feel free to explore each of the views, clicking on OK to accept the default settings.
.
• The Survivor option plots the empirical survivor function of the series. The survivor function gives
the probability of observing a value from the series at least as large as some specified value r and is
equal to one minus the CDF:
• The Quantile option plots the empirical quantiles of the series. For , the q-th quantile
of x is a number such that
.
The quantile is the inverse function of the CDF; graphically, the quantile can be obtained by flipping the
horizontal and vertical axis of the CDF.
• The All option plots the CDF, survivor, and quantiles.
Standard Errors
The Include standard errors option plots the approximate 95% confidence intervals together with the
empirical distribution functions. The methodology for computing these intervals is described in detail in
Conover (1980, pp. 114–116). Note that, using this approach, we do not compute confidence intervals
for the quantiles corresponding to the first and last few order statistics.
Options
EViews provides several methods of computing the empirical CDF used in the CDF and quantile
computations. The Option button brings up the CDF options dialog. Given a total of N observations, the
CDF for value r is estimated as
Rankit (default)
Ordinary
Van der Waerden
Blom
Tukey
The various methods differ in how they adjust for the non-continuity of the CDF computation. The
differences between these alternatives will become negligible as the sample size N grows.
Quantile-Quantile
The quantile-quantile (QQ)-plot is a simple yet powerful tool for comparing two distributions (Cleveland,
1994). This view plots the quantiles of the chosen series against the quantiles of another series or a
theoretical distribution. If the two distributions are the same, the QQ-plot should lie on a straight line. If
the QQ-plot does not lie on a straight line, the two distributions differ along some dimension. The pattern
of deviation from linearity provides an indication of the nature of the mismatch.
When you select View/Distribution Graphs/Quantile-Quantile…, the QQ Plot dialog box appears. You
can plot against the quantiles of the following theoretical distributions:
• Normal. Bell-shaped and symmetric distribution.
• Uniform. Rectangular density function. Equal probabilities associated with any fixed interval size
in the support.
• Exponential. The unit exponential is a positively skewed distribution with a long right tail.
• Logistic. This symmetric distribution is similar to the normal, except that it has longer tails than
the normal.
• Extreme value. The Type-I extreme value is a negatively skewed distribution with a long left
tail—it is very close to a lognormal distribution.
You can also plot against the quantiles of any series in your workfile. Type the names of the series or
groups in the edit box, and select Series or Group. EViews will compute a QQ-plot against each series
in the list. You can use this option to plot against the quantiles of a simulated series from any distribution.
The Options button provides you with several methods for computing the empirical quantiles. The
options are explained in the CDF-Survivor-Quantile section above; the choice should not make much
difference unless the sample is very small.
For additional details, see Cleveland (1994), or Chambers, et al. (1983, Chapter 6).
Illustration
Labor economists typically estimate wage earnings equations with the log of wage on the left-hand side
instead of the wage itself. This is because the log of wage has a distribution more close to the normal
than the wage, and classical small sample inference procedures are more likely to be valid. To check
this claim, we can plot the quantiles of the wage and log of wage against those from the normal
distribution. Highlight the series, double click, select View/Distribution Graphs/Quantile-Quantile…,
and choose the (default) Normal distribution option.
If the distributions of the series on the vertical and horizontal axes match, the plots should lie on a
straight line. The concave shape of the QQ-plot for the wage indicates that the distribution of the wage
series is positively skewed with a long right tail. If the shape were convex, it would indicate that the
distribution is negatively skewed.
The QQ-plot for the log of wage falls nearly on a straight line except at the left end, where the plot curves
downward, so that log wages are somewhat platykurtic. QQ-plots that fall on a straight line in the middle
but curve upward at the left end and curve downward at the right end indicate that the distribution is
leptokurtic and has a thicker tail than the normal distribution. If the plot curves downward at the left, and
upward at the right, it is an indication that the distribution is platykurtic and has a thinner tail than the
normal distribution.
If you want to compare your series with a distribution not in the option list, you can use the random
number generator in EViews and plot against the quantiles of the simulated series from the distribution.
For example, suppose we wanted to compare the distribution of the log of wage with the F-distribution
with 10 numerator degrees of freedom and 50 denominator degrees of freedom. First generate a random
draw from F(10,50) by the command
series fdist=@rfdist(10,50)
Then highlight the log of wage series, double click, select View/Distribution
Graphs/Quantile-Quantile…, and choose the Series or Group option and type in the name of the
simulated series (in this case fdist).
Kernel Density
This view plots the kernel density estimate of the distribution of the series. The simplest nonparametric
density estimate of a distribution of a series is the histogram. You can view the histogram by selecting
View/Descriptive Statistics/Histogram and Stats. The histogram, however, is sensitive to the choice
of origin and is not continuous.
The kernel density estimator replaces the “boxes” in a histogram by “bumps” that are smooth (Silverman
1986). Smoothing is done by putting less weight on observations that are further from the point being
evaluated. More technically, the kernel density estimate of a series X at a point x is estimated by
,
where N is the number of observations, h is the bandwidth (or smoothing parameter) and K( ) is a kernel
function that integrates to one.
When you choose View/Distribution Graphs/Kernel Density…, the Kernel Density dialog appears. To
display the kernel density estimates, you need to specify the following:
• Kernel. The kernel function is a weighting function that determines the shape of the bumps. EViews
provides the following options for the kernel function K:
Epanechnikov (default)
Triangular
Uniform (Rectangular)
Normal (Gaussian)
Biweight (Quartic)
Triweight
Cosinus
where u is the argument of the kernel function and is the indicator function that takes a value one if
its argument is true, and zero otherwise.
• Bandwidth. The bandwidth h controls the smoothness of the density estimate; the larger the
bandwidth, the smoother the estimate. Bandwidth selection is of crucial importance in density
estimation (Silverman 1986), and various methods have been suggested in the literature. The
Silverman option (default) uses a data-based automatic bandwidth
where N is the number of observations, s is the standard deviation, and R is the interquartile range of
the series (Silverman 1986, equation 3.31). The factor k is a canonical bandwidth-transformation that
differs across kernel functions (Marron and Nolan 1989; Härdle 1991). The canonical
bandwidth-transformation adjusts the bandwidth so that the automatic density estimates have roughly
the same amount of smoothness across various kernel functions.
To specify a bandwidth of your choice, mark User Specified option and type a nonnegative number for
the bandwidth in the field box. Although there is no general rule for the appropriate choice of the
bandwidth, Silverman (1986, section 3.4) makes a case for undersmoothing by choosing a somewhat
small bandwidth, since it is easier for the eye to smooth than it is to unsmooth.
The Bracket Bandwidth option allows you to investigate the sensitivity of your estimates to variations
in the bandwidth. If you choose to bracket the bandwidth, EViews plots three density estimates using
bandwidths 0.5h, h, and 1.5h.
• Number of Points. You must specify the number of points M, at which you will evaluate the density
function. The default is M=100 points. Suppose the minimum and maximum value to be considered are
given by . Then is evaluated at M equispaced points
.
EViews selects the lower and upper evaluation points by extending the minimum and maximum values
of the data by two (for the normal kernel) or one (for all other kernels) bandwidth units.
• Method. By default, EViews utilizes the Linear Binning approximation algorithm of Fan and Marron
(1994) to limit the number of evaluations required in computing the density estimates. For large
samples, the computational savings are substantial.
The Exact option evaluates the density function using all of the data points (j=1,2,...N) for each .
The number of kernel evaluations is therefore of order O(NM), which, for large samples, may be quite
time-consuming.
Unless there is a strong reason to compute the exact density estimate or unless your sample is very
small, we recommend that you use the binning algorithm.
None
Logarithmic
Inverse
Power
Box-Cox
Polynomial —
where you specify the parameters a, b in the edit field. Note that the Box-Cox transformation with
parameter zero is the same as the log transformation.
• If any of the transformed values are not available, EViews returns an error message. For example, if
you take logs of negative values, noninteger powers of nonpositive values, or inverses of zeros,
EViews will stop processing and issue an error message.
• If you specify a high-order polynomial, EViews may be forced to drop some of the high order terms
to avoid collinearity.
When you click OK, EViews displays a scatter diagram of the series together with a line connecting the
fitted values from the regression. You may optionally save the fitted values as a series. Type a name for
the fitted series in the Fitted Y series edit field.
Robustness Iterations
The least squares method is very sensitive to the presence of even a few outlying observations. The
Robustness Iterations option carries out a form of weighted least squares where outlying observations
are given relatively less weight in estimating the coefficients of the regression.
For any given transformation of the series, the Robustness Iteration option carries out robust fitting with
bisquare weights. Robust fitting estimates the parameters a, b to minimize the weighted sum of squared
residuals
where , are the transformed series and the bisquare robustness weights r are given by
(1)
and is the residual from the previous iteration (the first iteration weights are determined
by the OLS residuals), and m is the median of . Observations with large residuals (outliers) are given
small weights when forming the weighted sum of squared residuals.
To choose robustness iterations, click on the check box for Robustness Iterations and specify an
integer for the number of iterations.
See Cleveland (1993) for additional discussion.
Scatter with Nearest Neighbor Fit
This view displays local polynomial regressions with bandwidth based on nearest neighbors. Briefly, for
each data point in a sample, we fit a locally weighted polynomial regression. It is a local regression since
we use only the subset of observations which lie in a neighborhood of the point to fit the regression
model; it may be weighted so that observations further from the given data point are given less weight.
This class of regressions includes the popular Loess (also known as Lowess) techniques described by
Cleveland (1993, 1994). Additional discussion of these techniques may be found in Fan and Gijbels
(1996), and in Chambers, Cleveland, Kleiner, Tukey (1983).
When you select this view, the Nearest Neighbor Fit Options dialog appears.
Method
You should choose between computing the local regression at each data point in the sample, or using a
subsample of data points.
• Exact (full sample) fits a local regression at every data point in the sample.
• Cleveland subsampling performs the local regression at only a subset of points. You should
provide the size of the subsample M in the edit box.
The number of points at which the local regressions are computed is approximately equal to M. The
actual number of points will depend on the distribution of the explanatory variable.
Since the exact method computes a regression at every data point in the sample, it may be quite time
consuming when applied to large samples. For samples with over 100 observations, you may wish to
consider subsampling.
The idea behind subsampling is that the local regression computed at two adjacent points should differ
by only a small amount. Cleveland subsampling provides an adaptive algorithm for skipping nearby
points in such a way that the subsample includes all of the representative values of the regressor.
It is worth emphasizing that at each point in the subsample, EViews uses the entire sample in
determining the neighborhood of points. Thus, each regression in the Cleveland subsample corresponds
to an equivalent regression in the exact computation. For large data sets, the computational savings are
substantial, with very little loss of information.
Specification
For each point in the sample selected by the Method option, we compute the fitted value by running a
local regression using data around that point. The Specification option determines the rules employed
in identifying the observations to be included in each local regression, and the functional form used for
the regression.
• Bandwidth span determines which observations should be included in the local regressions. You
should specify a number between 0 and 1. The span controls the smoothness of the local fit; a
larger fraction gives a smoother fit. The fraction instructs EViews to include the
observations nearest to the given point, where is 100 % of the total sample size, truncated to
an integer.
Note that this standard definition of nearest neighbors implies that the number of points need not be
symmetric around the point being evaluated. If desired, you can force symmetry by selecting the
Symmetric neighbors option.
• Polynomial degree specifies the degree of polynomial to fit in each local regression.
• If you mark the Bracket bandwidth span option, EViews displays three nearest neighbor fits with
spans of 0.5 , , and 1.5 .
Other Options
• Local Weighting (Tricube) weights the observations of each local regression. The weighted
regression minimizes the weighted sum of squared residuals
.
The tricube weights w are given by
where and d( ) is the -th smallest such distance. Observations that are relatively
far from the point being evaluated get small weights in the sum of squared residuals. If you turn this
option off, each local regression will be unweighted with =1 for all i.
• Robustness Iterations iterates the local regressions by adjusting the weights to downweight outlier
observations. The initial fit is obtained using weights , where is tricube if you choose Local
Weighting and 1 otherwise. The residuals from the initial fit are used to compute the robustness
bisquare weights . In the second iteration, the local fit is obtained using weights . We repeat this
process for the user specified number of iterations, where at each iteration the robustness weights
are recomputed using the residuals from the last iteration.
• Symmetric Neighbors forces the local regression to include the same number of observations to
the left and to the right of the point being evaluated. This approach violates the definition, though not
the spirit, of nearest neighbor regression.
To save the fitted values as a series; type a name in the Fitted series field box. If you have specified
subsampling, EViews will linearly interpolate to find the fitted value of y for the actual value of x. If you
have marked the Bracket bandwidth span option, EViews saves three series with _L, _M, _H
appended to the name, each corresponding to bandwidths 0.5 , , and 1.5 , respectively.
Note that Loess is a special case of nearest neighbor fit, with a polynomial of degree 1, and local tricube
weighting. The default EViews options are set to provide Loess estimation.
Scatter with Kernel Fit
This view displays fits of local polynomial kernel regressions of the first series Y on the second series X
in the group. Both the nearest neighbor fit, described above, and the kernel fit are nonparametric
regressions that fit local polynomials. The two differ in how they define “local” in the choice of bandwidth.
The effective bandwidth in nearest neighbor regression varies, adapting to the observed distribution of
the regressor. For the kernel fit, the bandwidth is fixed but the local observations are weighted according
to a kernel function.
Extensive discussion may be found in Simonoff (1996), Hardle (1991), Fan and Gijbels (1996).
Local polynomial kernel regressions fit Y, at each value x, by choosing the parameters to minimize the
weighted sum-of-squared residuals:
where N is the number of observations, h is the bandwidth (or smoothing parameter), and K is a kernel
function that integrates to one. Note that the minimizing estimates of will differ for each x.
When you select the Scatter with Kernel Fit view, the Kernel Fit dialog appears. You will need to
specify the form of the local regression, the kernel, the bandwidth, and other options to control the fit
procedure.
Regression
Specify the order of polynomial k to be fit at each data point. The Nadaraya-Watson option sets k=0 and
locally fits a constant at each x. Local Linear sets k=1 at each x. For higher order polynomials, mark the
Local Polynomial option and type in an integer in the field box to specify the order of the polynomial.
Kernel
The kernel is the function used to weight the observations in each local regression. EViews provides the
option of selecting one of the following kernel functions:
Epanechnikov (default)
Triangular
Uniform (Rectangular)
Normal (Gaussian)
Biweight (Quartic)
Triweight
Cosinus
where u is the argument of the kernel function and is the indicator function that takes the value one if
its argument is true and zero otherwise.
Bandwidth
The bandwidth h determines the weights to be applied to observations in each local regression. The
larger the h, the smoother the fit. By default, EViews arbitrarily sets the bandwidth to:
Method
Given a number of evaluation points, EViews provides you with two additional computational options:
exact computation and linear binning.
The Exact method performs a regression at each , using all of the data points ( , ), j =1,2,…,N.
Since the exact method computes a regression at every grid point, it may be quite time consuming when
applied to large samples. In these settings, you may wish to consider the linear binning method.
The Linear Binning method (Fan and Marron 1994) approximates the kernel regression by binning the
raw data fractionally to the two nearest evaluation points, prior to evaluating the kernel estimate. For
large data sets, the computational savings may be substantial, with virtually no loss of precision.
To save the fitted values as a series, type a name in the Fitted Series field box. EViews will save the
fitted Y to the series, linearly interpolating points computed on the grid, to find the appropriate value. If
you have marked the Bracket Bandwidth option, EViews saves three series with _L, _M, _H appended
to the name, each corresponding to bandwidths 0.5h, h, and 1.5h, respectively.
ANNEXE N° V
18 [1,142 ; 1,193 [ [0,332 ; 0,379 [ [0,2 ; 2.60 [ [0,449 ; 0,612 [ [0,284 ; 0,301 [ [0,016 ; 0,192 [ [0,132 ; 0,184 [
17 [1,067 ; 1,142 [ [0,327 ; 0,332 [ [2,60 ; 3,753[ [0,4 ; 0,449 [ [0,267 ; 0,284 [ [0,192 ; 0,23 [ [0,184 ; 0,206 [
16 [0,915 ; 1,067 [ [0,266 ; 0,327 [ [3,753 ; 4,06 [ [0,368 ; 0,4 [ [0,250 ; 0,267 [ [0,23 ; 0,269 [ [0,206 ; 0,227 [
15 [0,738 ; 0,915 [ [0,247 ; 0,266 [ [4,06 ; 5,055[ [0,286 ; 0,368 [ [0,216 ; 0,25 [ [0,269 ; 0,335[ [0,227 ; 0,24 [
14 [0,713 ; 0,738 [ [0,238 ; 0,247 [ [5,055 ; 5.515 [ [0,251 ; 0,286 [ [0,08 ; 0,216 [ [0,335 ; 0,356 [ [0,24 ; 0,27 [
13 [0,486 ; 0,713 [ [0,2 ; 0,238 [ [5,515 ; 5,898 [ [0,205 ; 0,251 [ [0,046 ; 0,08 [ [0,356 ; 0,378[ [0,27 ; 0,353 [
12 [0,309 ; 0,486 [ [0,12 ; 0,2 [ [5,898 ; 6,425 [ [0,124 ; 0,205 [ [0,005 ; 0,046 [ [0,378 ; 0,444 [ [0,353 ; 0445 [
11 [0,158 ; 0,309 [ [0,068 ; 0,12 [ [6,425 ; 7,15 [ [-0,039 ; 0,124 [ [-0,039 ; 0,005 [ [0,444 ; 0,515 [ [0,445 ; 0,518[
10 [-0,044 ; 0,158 [ [-0,007 ; 0,068 [ ≥7,15 [-0,05 ; -0,039 [ [-0,056 ; -0,039 [ [0,515 ; 0,598 [ ≥ 0,518
8 < -0,044 < -0,007 <0 < -0,05 < -0,056 ≥ 0,598 <0
ANNEXE N° VI
N° déf R1 R2 R4 R9 R10 R12 R15
1 0 0,89 0,11 5,88 0,08 0,59 0,09 0,25
2 0 0,37 0,10 -0,07 0,06 0,04 0,38 0,45
3 0 0,78 0,25 0,58 -0,48 -0,12 0,95 0,36
4 0 0,84 0,11 5,26 0,00 0,00 0,63 0,46
5 0 0,79 0,18 -2,78 0,05 0,03 0,01 0,28
6 0 0,35 0,18 20,00 -0,20 -0,12 1,77 0,52
7 0 0,33 0,02 2,27 -0,05 0,00 0,12 0,37
8 0 0,82 0,18 -12,50 -0,41 -0,04 0,09 0,47
9 1 0,78 0,22 0,67 0,08 0,66 0,14 0,21
10 1 0,98 0,02 25,00 0,02 0,94 0,10 0,25
11 1 0,99 0,28 2,63 0,50 0,45 0,17 0,19
12 1 0,96 0,04 25,00 0,02 0,72 0,15 0,26
13 1 0,51 0,49 0,27 0,35 0,13 0,28 0,22
14 1 0,90 0,10 50,00 0,02 0,10 0,16 0,28
15 1 0,98 0,02 50,00 0,07 0,77 0,14 0,23
16 1 0,73 0,27 3,13 0,05 0,49 0,12 0,21
17 1 0,97 0,03 0,01 0,00 0,19 0,27 0,17
18 1 0,51 0,49 0,24 0,07 0,92 0,03 0,20
19 1 0,50 0,15 0,08 0,01 0,10 0,10 0,16
20 1 0,54 0,31 0,08 0,10 0,15 0,15 0,15
21 1 0,33 0,16 0,08 0,13 0,43 0,13 0,15
22 1 0,43 0,20 0,08 0,03 0,08 0,19 0,18
23 1 0,30 0,01 0,08 0,20 0,41 0,10 0,16
24 1 0,58 0,02 0,08 0,06 0,12 0,23 0,18
25 1 0,48 0,17 0,51 0,01 0,03 0,37 0,28
26 1 0,63 0,19 0,20 0,08 0,17 0,31 0,18
27 1 0,75 0,25 0,08 0,01 0,01 0,46 0,18
28 1 0,61 0,39 0,08 0,09 0,24 0,09 0,14
29 1 0,70 0,10 0,08 0,08 0,10 0,05 0,16
30 1 0,56 0,04 0,08 0,13 0,23 0,06 0,17
31 1 0,70 0,26 0,08 0,01 0,05 0,80 0,21
32 1 0,43 0,17 0,08 0,09 0,19 0,21 0,18
33 1 0,43 0,38 0,08 0,13 0,19 0,04 0,15
34 1 0,49 0,33 0,08 0,12 0,17 0,29 0,17
35 1 0,88 0,09 0,08 0,01 0,03 0,14 0,16
36 1 0,18 0,10 1,59 0,01 0,02 0,42 0,31
37 1 0,83 0,14 0,76 0,01 0,01 0,34 0,26
38 1 0,12 0,06 0,08 0,20 0,07 0,26 0,19
39 1 0,53 0,21 0,13 0,06 0,06 0,46 0,18
40 1 0,35 0,04 0,08 0,04 0,08 0,28 0,18
41 1 0,36 0,21 0,09 0,02 0,04 0,33 0,19
42 1 0,61 0,19 0,08 0,00 0,02 0,25 0,18
43 1 0,60 0,25 0,08 0,00 0,00 0,20 0,16
44 1 0,69 0,27 0,079 0,01 0,04 0,01 0,168
45 1 0,59 0,21 0,079 0,03 0,19 0,18 0,154
46 1 0,93 0,04 1,515 0,04 0,04 0,07 0,26
47 1 0,48 0,39 0,079 0,04 0,14 0,42 0,161
48 1 0,48 0,08 0,079 0,04 0,09 0,19 0,189
49 1 0,84 0,12 0,079 0,03 0,03 0,1 0,161
50 1 0,52 0,3 0,079 0,01 0,05 0,36 0,182
moy 0,62 0,18 3,65 0,04 0,19 0,26 0,22
ecart 0,23 0,12 11,28 0,14 0,25 0,29 0,09
max 0,99 0,49 50,00 0,50 0,94 1,77 0,52
min 0,12 0,01 -12,50 -0,48 -0,12 0,01 0,14
ANNEXE N° VII
Actif
Libellés des comptes 2001 2002 2003
Frais préliminaires 2649 1766 883
Terrains 1400 1400 1400
Bâtiments 61721 60142 58562
Matériel de production 112658 104086 92084
Matériel de transport 12852 11614 6691
Equipements de bureau 4224 3782 3838
Matières et fournitures 31139 26035 10457
Produits finis 5490 20837 4078
Créances d’investissement 23504 23707 24650
Créances de stock 104 231 6993
Clients 55885 23707 24650
Avances d'exploitation 893 5173 17640
Disponibilités 4641 3498 51379
Total Actif 317160 285978 303305
Passif
Libellés des comptes 2001 2002 2003
Fonds social 3000 3000 3000
Résultat en instance d'affectation 36073 37812 20364
Provisions à caractère de réserves 1308 2500 2500
Emprunts bancaires 99523 82213 79889
Compte courant des associés 79000 79000 79000
Fournisseurs 70134 28930 35411
Impôts et taxes 417 0 2045
Autres dettes d'exploitation 1495 0 16200
avances bancaires 0 22926 25237
Résultat de l'exercice 26212 29597 39658
Total Passif 317162 285978 303304
Soldes intermédiaires de gestion de l’entreprise :
BIBLIOGRAPHIE : ………………………………………………………………………..92