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Le Recours Administratif

Recours Gracieux- Réclamation


Préalable

Ibtissam Hamdi Najiba Jalal

Master droit des contentieux


Contentieux fiscal
Année : 2019-2020

Réalisé par : Hamdi Ibtissam


Jalal Najiba

Encadré par : Pr.Oueriaghli Salim


Sommaire

I/ - la réclamation préalable
1. Les différents types de réclamation
2. Les conditions et les délais de la réclamation
préalable

II/ - Le recours gracieux


1. Procédure conditions du recours gracieux
2. les types du recours gracieux
Introduction

Le système fiscal marocain tel qu’il est actuellement en vigueur s’incarne dans une «
philosophie d’égalité. Le législateur, à travers ses lois, a essayé de mettre sur un pied
d’égalité l’administration fiscale et le contribuable dans les litiges qui les opposent.
Eu égard aux prérogatives de la puissance publique dont jouit l’administration des impôts, le
législateur a mis en place un certain nombre de mesures pour la protection du contribuable
contre toute erreur matérielle ou abus qui émanerait de l’administration.
Ainsi, et avant d’user de ses droits, l’administration fiscale doit respecter certaines
procédures garantissant les droits du contribuable. En exemple, elle ne peut procéder à un
contrôle que lorsque le contribuable a été notifié quinze jours auparavant et en cas de litige
entre l’administration fiscale et le contribuable, ce dernier a le droit de contester en faisant
un recours et dès que le contribuable décide de faire un recours, d’autres acteurs vont
entrer en jeu pour régler le litige. 
Ceci dit, l’avènement des tribunaux administratifs a imposé ́ la force probante de la règle de
droit autant à l’administration des impôts qu’aux contribuables et a poussé ́ les
protagonistes d’un conflit relevant du contentieux fiscal à chercher d’abord des solutions
amiables dans le cadre du recours préalable ou gracieux devant l’administration fiscale. Ce
recours constitue souvent pour l’administration une occasion de réparer ses propres erreurs
et de mieux apprécier son efficacité́ interne.
Le recours gracieux peut laisser entrevoir un recours para juridictionnel devant les
commissions de taxation ou para juridictionnel devant les tribunaux administratifs. Le
recours dépend souvent du mode d’imposition.
I – la réclamation préalable

Le recours administratif ou la réclamation préalable sont régies par les dispositifs de l’article
235 du Code Général des Impôts.
Le domaine des réclamations contentieuses comporte l’ensemble des demandes émanant
le plus souvent des contribuables et qui sont généralement divisées en trois catégories :
 Les demandes tendant à obtenir la réparation d’erreur commises au préjudice des
contribuables dans l’assiette ou dans la liquidation d’impôt ; Les demandes tendant à
obtenir le bénéfice d’un droit d’une disposition législative ou réglementaire ;  Les demandes
tendant à obtenir une mesure de bienveillance.

1/ Les différents types de réclamation

La demande en décharge ou réduction « Article 235 du CGI »

Ce type de réclamation est considéré comme une voie ordinaire et commune de


contestation. Elle est valable en toute matière fiscale, mais elle prend une place essentielle
dans le contentieux des impôts directs.
Les contribuables qui, pour un motif quelconque, estiment avoir été imposé à tort ou
surtaxé peuvent solliciter un dégrèvement total (décharge) ou partiel (réduction).
En effet, le législateur confère le pouvoir de recours pour nullité ́ d’une décision
administrative devant la juridiction compétente pour abus d’autorité. Le refus de
l’administration d’accorder les dégrèvements justifiés est ainsi contesté devant un tribunal
administratif pour annulation d’une décision administrative contraire aux règles légales et
qui reste comme unique recours devant le mutisme de la législation en vigueur à ce sujet.
La demande en restitution
La demande en restitution de droits est une réclamation mise à la disposition des redevables
qui prétendent avoir effectué des versements indus lorsque ces versements se rapportent à
des impositions n’ayant pas donné lieu ni à l’établissement d’un rôle, ni à la notification d’un
avis en recouvrement.
De ce fait la loi prévoit qu’en cas de non-réponse du ministre des finances ou d’une réponse
défavorable, un recours devant la juridiction compétente est offert au contribuable. En
recours juridictionnel qui en aucun cas ne peut prendre la forme d’un contentieux
d’annulation remettant en cause le bien fondé et la légitimité de la décision du ministre
chargé des finances de rejeter la demande en restitution – l’annulation n’apporte pas de
nouveau à la requête-, puisque son objet porte sur des droits pécuniaires dont la restitution
est réclamée par le contribuable.

La demande en mutation de côte


La mutation de côte est la mise à la charge d’un contribuable d’une cotisation qui lui
incombe, d’après les faits existants au premier janvier de l’année d’imposition, alors qu’elle
est établie au nom d’un autre contribuable.
En réalité, le caractère contentieux de la demande en mutation de côte n’est pas apparent.
On lui nie la matière à litige car il s’agit plus d’un retard d’inscription au rôle du nouveau
propriétaire dû le plus souvent à une négligence du contribuable ou des services fiscaux que
d’une erreur délibérée de ces derniers.

2/ es conditions et les délais de réclamation

Les délais de réclamation


Les contribuables qui contestent tout ou partie du montant des impôts, droits et taxes mis à
leur charge doivent adresser, au directeur général des impôts ou à la personne déléguée par
lui à cet effet, leurs réclamations :
a) en cas de paiement spontané de l'impôt, dans les six (6) mois qui suivent l'expiration des
délais prescrits ;
b) en cas d'imposition par voie de rôle, état de produits ou ordre de recettes dans les six (6)
mois suivant celui de la date de leur mise en recouvrement.
Après instruction par le service compétent, il est statué sur la réclamation par le ministre
chargé des finances ou la personne déléguée par lui à cet effet.
Si le contribuable n'accepte pas la décision rendue par l’administration ou à défaut de
réponse de celle-ci dans le délai de trois (3) mois suivant la date de la réclamation, la
procédure est poursuivie conformément aux dispositions de l’article 243 ci-après.
La réclamation ne fait pas obstacle au recouvrement immédiat des sommes exigibles et, s’il
y a lieu, à l’engagement de la procédure de recouvrement forcé, sous réserve de restitution
totale ou partielle desdites sommes après décision ou jugement.
Les conditions de réclamation
Selon l’article 26 du livre des procédures fiscales, la réclamation doit être adressée sous
peine d’irrecevabilité, au service local des impôts compétent dans les 6 mois suivant celui de
:
* La date de mise en recouvrement des ordres de recette.
* La date de mise en recouvrement des titres établis en cas de taxation d’office.
* La date de mise en recouvrement des titres établis en cas de régularisation suite à un
contrôle fiscal.
Toute réclamation remise ou parvenue à la direction générale des impôts après l’expiration
de délai imparti est irrecevable.
La réclamation doit être faite par écrit et comporter la signature du contribuable ou la
personne déléguée par lui et dûment habilité à l’engager, elle doit permettre l’identification
du réclamant et de l’imposition mise en cause. Elle doit faire état de circonstance de fait et
les moyens légaux qui justifient sa demande.
L’inobservation de règles de forme nécessaires à l’identification du requérant est de nature
à entraîner pour le contribuable le rejet de sa réclamation.

II- Recours gracieux

Le recours gracieux est régi par l’article 27, Alinéa 2 du L.P.F. et l’article 122 du code de
recouvrement. Le recours gracieux n’est pas un contentieux, le contribuable ne peut donc
contester la base de l’impôt. Le domaine du recours gracieux est limité à l’examen des
demandes tendant à obtenir la remise ou la modération des majorations et pénalités
d’impôt en dehors de toute invocation des règles légales.
Au niveau du recours gracieux, le contribuable ne conteste pas la régularité ́ de l’impôt qu’on
lui applique, mais fait appel à la bienveillance de l’administration.

1- Procédure et conditions du recours gracieux

-Procédure du recours gracieux

La demande gracieuse ne peut intervenir qu’après la mise en recouvrement de l’impôt. Le recours


est fait devant l’administration fiscale sans formalisme contraignant. La décision est laissée au bon
sens du Chef de service qui peut soit appuyer la demande soit l’éconduire. En effet, une grande
flexibilité est laissée à l’administration fiscale pour apprécier l’opportunité d’accorder le gracieux en
tenant compte :

Des circonstances propres à chaque affaire.

La nature des infractions relevées.


La situation financière du contribuable.

Sa moralité fiscale connue grâce à son dossier et historique. Le contribuable dépose sa requête au
bureau d’ordre de l’administration fiscale au nom du directeur et peut demander à le rencontrer en
personne. Le directeur examine la demande du contribuable et les remarques du chef de service,
peut écouter les arguments du contribuable, le cas échéant, et signe la décision finale. Dans tous les
« cas de contentieux déjà cités, le recours gracieux reste possible.

- les conditions du recours gracieux

L’objectif de la juridiction gracieuse est assorti de deux conditions requises pour justifier la remise ou
la modération d’impôts, ce sont la gêne ou l’indigence qui mettent les redevables dans l’impossibilité
de se libérer envers le trésor.

Il faut noter que ces deux conditions ne sont pas légales, les textes législatifs marocains sont muets à
ce sujet, et qu’il faut s’en remettre aux instructions administratives pour en puiser l’esprit et les
modalités pratiques d’exercice.

Afin de mettre en œuvre les dispositions légales en la matière, la direction marocaine des impôts
distingue dans ses documents pratiques des catégories de demandes basées sur des critères
personnels et matériels qui orientent vers le cadre général de la réclamation.

Par ailleurs, le recours gracieux n’est soumis à aucune condition de fond ou de délai et toute
décision à cet effet, n’est susceptible d’aucun recours judiciaire, car les décisions prises dans ce sens
relèvent du pouvoir d’appréciation de l’administration fiscale.

2. les types du recours gracieux

Il existe deux types de recours à caractère gracieux :

Le recours gracieux formulé par le contribuable

Qu’il soit une personne physique ou morale et dont l’objet est d’obtenir de la bienveillance de
l’administration fiscale la remise ou la modération soit d’impositions régulièrement établies, mais
que les intéressés ne peuvent, pour une raison ou d’une autre, acquitter, soit des majorations ou des
amendes relatives aux impositions. Conformément à l’article 236 du code général des impôts qui
stipule dans son deuxième aliéna«il peut accorder à la demande du contribuable, au vu des
circonstances invoquées, remise ou modération des majorations, amendes et pénalités prévues par
la législation en vigueur ».

Le recours gracieux formulé par des percepteurs

cette procédure est prévue par l’article 126 et 127 de la loi n°15-97 formant code de recouvrement
des créances publiques, lorsque toutes les voies d’exécutions sur les biens et, le cas échéant , sur la
personne du redevable ont été épuisées sans aboutir au recouvrement des créances publiques,
celles-ci sont proposées en non -valeur à l’initiative du comptable chargé du recouvrement .

Ce recours formulé par le percepteur vise l’admission en non valeur des créances relatives à des
impositions dont l’impossibilité de recouvrement est établie soit pour insolvabilité de ce dernier
reconnu par le percepteur comme étant incapable de payer le montant de l’impôt.
Les créances irrécouvrables sont proposées en non-valeur au moyen d’états appuyés des
justifications requises qui peuvent être constituées sous forme de :

-  Procès-verbal de carence

 Procès-verbal de perquisition  

Certificat d’absence

 Certificat d’indigence.

L’absence de réponse de l’autorité compétente dans le délai d’un an à compter de la date de


réception des états des créances irrécouvrables vaut admission en non -valeur.

Les formes de la décision

La décision de recours gracieuse peut prendre la forme de rejet ou d’acceptation 14:

En cas d’acceptation

Dans ce cas on ne révélera pas des problèmes en raison du caractère du recours gracieux dont il se
distingue par rapport aux autre recours.

Chaque fois que l’administration est convaincue elle rendra la décision d’affranchissement de
contribuable soit à titre partiel ou total.

La décision est rendue soit par le ministre chargé de finance15, mais il va autrement dans certains
cas, à savoir que la décision est prise par le ministre intérieur notamment s’elles s’agissant des taxes
locales, à l’exception des taxes d’habitations ou
professionnellesoudestaxessurlesservicescommunauxdontsechargeleministre des finances16.

En cas de rejet

L’administration dispose d’un pouvoir large dans l’appréciation de la demande présentée. La


décision de rejet ne peut faire l’objet d’aucun recours.

Conclusion

L’évolution du contentieux au fil des dernières années exprime fortement la volonté du législateur à
établir un dialogue entre l’aministration fiscale et le contribuable.

En effet, l’institution du recours administratif présente un grand intérêt pour le règlement du litige
mais également à associer le contribuable par le biais des négociations.

Discuter de son imposition avec des professionnels est un moyen de faire adhérer le contribuable au
concept des impôt etle responsabiliser quand à son rôle de citoyen responsable en cette matière.

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