Yech Bah
Yech Bah
27 mai 2009
Durée : 3 heures
Données
Formulaire
ln 2 ' 0,7
ln N ! ' N ln N − N pour N 1
x4 e x 4π 4
Z ∞
dx =
0 (ex − 1)2 15
Physique Statistique L3, 27 mai 2009 (8 pages) 2
On modélise la phase liquide comme un gaz de N fermions de masse m dont les niveaux
d’énergie individuels sont donnés par
~2 k 2
ε(k) = εcoh + , (1)
2m
où εcoh est une énergie constante, dite “énergie potentielle de cohésion” du liquide, qui
prend en compte les interactions entre particules. k désigne la norme du vecteur d’onde k.
Les particules sont confinées dans un volume V fixé. On suppose que les vecteurs d’onde
accessibles à un atome de 3 He liquide sont les mêmes que pour une particule libre de se
déplacer dans V . En d’autres termes, à l’énergie εcoh près, on modélise le liquide comme
un gaz de fermions indépendants.
5. Montrer qu’à T = 0, tous les microétats à une particule sont occupés jusqu’à un
niveau appelé “niveau de Fermi” et caractérisé par un nombre d’onde kF que l’on
exprimera en fonction de N et V .
~2 kF2
6. On définit alors la température de Fermi par kB TF = . Calculer numériquement
2m
TF pour 3 He liquide.
8. Lorsque la température est non nulle mais faible devant TF , on montre que l’énergie
cinétique moyenne du système s’écrit, à l’ordre le plus bas en T /TF ,
" 2 #
3 5π 2 T
Ec (T ) = N kB TF 1 + . (2)
5 12 TF
Dans le solide, les atomes de 3 He sont localisés sur leurs sites. On distingue alors deux
contributions aux propriétés thermodynamiques du solide à basse température : (1) celle
des N spins 1/2 localisés et supposés indépendants et (2) celle des vibrations du réseau
cristallin. Pour modéliser les vibrations du réseau, on se place dans le cadre du modèle de
Debye et on considère les modes de vibration comme un gaz parfait de “phonons.”
3. On rappelle que les phonons sont des bosons en nombre non fixé. Comment s’ap-
pelle la statistique à laquelle ils obéissent ? Donner l’expression du nombre moyen
d’occupation d’un niveau individuel d’énergie ε dans l’approximation continue ?
4. On rappelle enfin qu’un phonon est caractérisé par sa polarisation et par son vecteur
d’onde k. Expliquer pourquoi la norme des vecteurs d’onde accessibles est bornée
supérieurement par le nombre d’onde kmax = (6π 2 N/V )1/3 .
7. Dans quelle limite peut-on remplacer l’intégrale dans l’équation précédente par
4π 4 /15 ? En admettant qu’on a SS = CVS /3 pour le gaz de phonons, donner l’ex-
pression littérale de l’entropie totale du solide dans cette limite (en incluant la
contribution des spins trouvée en I.B.1).
8. Montrer que pour T ' 0,1 K, la contribution des phonons à l’entropie du solide est
négligeable devant celle des spins.
Fig. 1 – Courbe de fusion dans le plan (T, p) pour l’hélium 3 à basse température.
II.A. Préliminaires
2. On suppose que les deux liquides sont incompressibles et que les volumes par parti-
cule dans chaque liquide pur, notés v1 (T ) et v2 (T ), sont inchangés dans le mélange.
Montrer alors que les seules trois variables T , N1 et N2 suffisent à l’étude du mélange.
Fig. 2 – Modèle sur réseau du mélange de deux liquides notés 1 et 2 : exemple d’un réseau
carré avec N1 = 7 et N2 = 9.
Physique Statistique L3, 27 mai 2009 (8 pages) 6
où N11 , N22 et N12 désignent respectivement les nombres de paires de particules ppv 1–1,
2–2 et 1–2 dans le microétat considéré.
2. De quel(s) paramètre(s) dépendent a priori u11 , u22 et u12 ? Dans toute la suite, on
supposera ces énergies indépendantes de tout paramètre extérieur.
4. En déduire que l’énergie d’un microétat n’est fonction que de N1 , N2 et N12 et qu’elle
s’écrit
z z u11 + u22
E(N1 , N2 , N12 ) = N1 u11 + N2 u22 + N12 u12 − . (6)
2 2 2
u11 + u22
Dans la suite, on posera u = u12 − .
2
5. On introduit le nombre ω(N1 , N2 , N12 ) de microétats du système contenant N12
paires de particules ppv 1–2. Quelle relation formelle lie Ω(N1 , N2 ) et ω(N1 , N2 , N12 ) ?
∂2f
1. On admet que le mélange est stable si et seulement si > 0. En étudiant la
∂ϕ2 T
concavité de f (T, ϕ) en fonction de ϕ, montrer que si u > 0, il existe une température
critique TC séparant deux régimes distincts. En raisonnant par analogie avec la
transition gaz–liquide étudiée en cours, décrire ce qui se passe lorsque T < TC .
2. Dans le cas particulier u11 = u22 = 0 et u12 > 0, tracer l’allure de f (T, ϕ) pour
T > TC , T = TC et T < TC. Donner l’équation de la courbe spinodale, c’est-à-dire
∂2f
le lieu des points où = 0 dans le plan (ϕ, T ).
∂ϕ2 T
3. La figure 3 présente le diagramme de phases dans le plan (ϕ, T ) prévu par le modèle
dans le cas u > 0. Commenter ce diagramme. On expliquera en particulier à quoi
correspondent les indications “I”, “II” et “C”, ce qui se passe lorsque le système est
préparé dans la région hachurée et ce que représente la courbe en pointillés.
C
0,5
kB T /zu
0,4 I II
0,3
0,2
0,1
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
ϕ
Fig. 3 – Diagramme de phases pour le modèle des solutions régulières avec u > 0.
où µ01 et µ02 sont les potentiels chimiques des liquides purs. Pourquoi µ01 et µ02 ne
dépendent-ils ici ni de la température ni de la pression ?
3. À la limite d’un liquide 1 très dilué (ϕ 1), exprimer les potentiels chimiques du
soluté et du solvant à l’ordre le plus bas en ϕ. Montrer que l’on retrouve les résultats
obtenus en cours pour les solutions diluées.
École Normale Supérieure de Lyon Année 2008–2009
Formation Sciences de la Matière Licence 3ème année
Durée : 2 heures
Données
eα cos θ
Z
sin θ cos θ eα cos θ dθ = (1 − α cos θ)
α2
Physique Statistique L3, 1er septembre 2009 (3 pages) 2
1. Définir l’ensemble microcanonique. Quels sont les paramètres extérieurs pour cet ensemble ?
2. Exprimer la probabilité P` d’un microétat accessible ` et définir l’entropie microcanonique
S.
2. On donne ici Trot = 15 K. À quelle condition les degrés de liberté de rotation peuvent-ils
être traités à la limite classique ?
Physique Statistique L3, 1er septembre 2009 (3 pages) 3
3. Dans toute la suite, on supposera le traitement classique vérifié. On rappelle que l’énergie
I 2 2 2
cinétique de rotation d’une molécule est donnée par εrot = θ̇ + φ̇ sin θ où θ ∈ [0, π[ et
2
φ ∈ [0, 2π[ sont les deux angles d’Euler repérant l’axe de la molécule (voir figure ci-dessous).
Donner sans calcul l’expression de l’énergie moyenne E rot associée à la rotation. Justifier
cette expression.
ε = −~ ~ = −pE cos θ,
p·E y
5. Exprimer la probabilité p(θ, φ)dΩ pour que le moment dipolaire d’une molécule pointe dans
l’angle solide dΩ = sin θ dθ dφ autour de la direction (θ, φ). On n’oubliera pas le facteur de
normalisation.
N
6. En déduire la polarisation du gaz P~ = p~ , c’est-à-dire le moment dipolaire moyen par
V
unité de volume. On montrera que Px = Py = 0 et on exprimera Pz à l’aide de la fonction
de Langevin L définie dans le préambule.
8. Pourquoi p ' 10−29 C.m est-il un bon ordre de grandeur de p ? Dans quel domaine de pE/kT
se situe-t-on en pratique ? Justifier.
P
9. Exprimer la permittivité diélectrique relative du gaz r = lim 1 + en fonction des
E→0 0 E
données du problème.
29 mai 2008
Durée : 3 heures
Données
Formulaire
ln N ! ' N ln N − N
r
π
Z ∞
−ax2
e dx =
−∞ a
cosh x 1 x
coth x = ' + pour x 1
sinh x x 3
Physique Statistique L3, 29 mai 2008 (6 pages) 2
I. Questions courtes
Pour chacune de ces questions très proches du cours, on attend une réponse en une ou
deux phrases. Il n’est pas demandé de redémontrer des résultats vus en cours.
b) Dans toute la suite, on néglige les interactions entre électrons et on suppose que l’ap-
proximation de Maxwell-Boltzmann s’applique. À quelle(s) condition(s) cette dernière
approximation est-elle valide ? Comment s’écrit alors la fonction de partition Z en
fonction de N et de la fonction de partition individuelle z (la démonstration n’est pas
demandée) ?
a) On note kz le nombre d’onde dans la direction (Oz) et on suppose des conditions aux
limites périodiques. Quels sont les niveaux d’énergie de hz ? Sont-ils dégénérés ? Quelles
sont les valeurs permises pour kz ? En particulier, que vaut l’intervalle ∆kz entre deux
nombres d’onde permis successifs ?
b) On admet que l’on peut remplacer py par ~ky dans l’expression de hxy et que le nombre
d’onde ky selon la direction (Oy) est le même que celui obtenu en champ nul avec des
conditions aux limites périodiques.
Physique Statistique L3, 29 mai 2008 (6 pages) 4
c) Expliquer pourquoi la dégénérescence d’un niveau d’énergie de hxy est donnée par le
nombre de valeurs possibles de x0 . En imposant que x0 reste à l’intérieur de la boı̂te
(c’est-à-dire 0 < x0 < L) et en considérant les valeurs permises pour ky , montrer que
2
cette dégénérescence vaut g = eBL
h
. Calculer un ordre de grandeur pour g (on prendra
B = 0.1 T et L = 1 cm) et commenter.
d) Déduire de ce qui précède que les niveaux d’énergie du hamiltonien individuel, appelés
2 2
niveaux de Landau, sont donnés par ε(kz , n) = ~2mkz + (2n + 1)µB B et préciser leur
dégénérescence.
M
c) En déduire la susceptibilité magnétique χ = lim et vérifier qu’elle correspond à
B→0 V B
un comportement diamagnétique.
Cette partie concerne l’étude d’un modèle de polymère unidimensionnel plus général que
celui vu en tutorat à propos de l’élasticité du caoutchouc. La kératine est une protéine
fibreuse qui peut être considérée comme une chaı̂ne unidimensionnelle comportant un
nombre fixé N 1 de maillons identiques. Chaque maillon peut se trouver dans deux
états : l’état 1 dont l’énergie sera prise comme origine (ε1 = 0) et l’état 2 d’énergie
ε2 = ε ≥ 0. Un maillon apporte une contribution a à la longueur de la chaı̂ne lorsqu’il est
dans l’état 1 et une contribution b < a lorsqu’il est dans l’état 2 (voir figure ci-dessous).
On suppose que les maillons sont indépendants les uns des autres et que la molécule est
en équilibre avec un thermostat à la température T .
a b
1 1 2 1 2 2 1 2
x
Modèle pour la molécule de kératine.
a) Quelle est la probabilité P1 pour qu’un maillon se trouve dans l’état 1 ? Donner de
même la probabilité P2 pour qu’un maillon se trouve dans l’état 2.
1 ∂L0
c) Déterminer le coefficient de dilatation α = . Quel est le signe de α ? En déduire
L0 ∂T
l’allure de la courbe L0 (T ).
Physique Statistique L3, 29 mai 2008 (6 pages) 6
b) Donner l’expression de l’énergie d’un microétat de la chaı̂ne en fonction des {λi } définis
ci-dessus. Exprimer l’énergie moyenne E de la chaı̂ne en fonction de F et L.
c) Dans quelle limite peut-on écrire la loi de Hooke : F = K(T ) L − L0 ? Donner
un ordre de grandeur sur F pour que la limite ci-dessus soit valable à température
ambiante. Donner l’expression de la constante d’élasticité K(T ), sa dimension et son
ordre de grandeur à température ambiante.
d) La figure ci-dessous montre des mesures expérimentales de F (L) obtenues sur une
molécule d’ADN.
– Les mesures sont-elles effectuées dans un domaine où la loi de Hooke ci-dessus s’ap-
plique ? Justifier en utilisant les ordres de grandeurs trouvés précédemment.
– Quelle caractéristique surprenante de la courbe F (L) observe-t-on pour L > Le ?
À quel phénomène étudié en cours cette caractéristique fait-elle penser ? Quelle
interprétation pouvez-vous proposer ?
– Que se passe-t-il pour L > 1,7 Le ?
Force F (en piconewtons) appliquée à l’une des extrémités d’une molécule d’ADN de bactério-
phage λ en fonction de sa “longueur relative” L/L e où Le ' 15 µm est la longueur de la molécule
complètement étirée. Figure extraite de Cluzel et al., “DNA : an extensible molecule,” Science
271, 792–794 (1996).
École Normale Supérieure de Lyon Année 2007–2008
Formation Sciences de la Matière Licence 3ème année
Durée : 2 heures
Données
I. Questions de cours
Oscillateurs harmoniques quantiques
1. Rappeler l’expression des niveaux d’énergie d’un oscillateur harmonique en précisant le do-
maine de variation du nombre quantique associé.
4. Citer au moins deux applications de la physique statistique qui font intervenir des oscillateurs
harmoniques quantiques.
Physique Statistique L3, 1er septembre 2008 (3 pages) 2
Dans cette partie, des raisonnements qualitatifs ou dimensionnels suffisent à condition qu’ils
soient correctement argumentés. Les préfacteurs numériques intervenant dans TF et dans p ne
sont pas demandés.
5. Comme la plupart des métaux usuels, l’argent solide libère un électron de conduction par
atome. On considère un volume V d’argent solide contenant un nombre N d’atomes. Calculer
la densité n = N/V de l’argent en utilisant les données du préambule.
6. Établir l’expression de la température de Fermi TF du gaz formé par les électrons de conduc-
tion supposés sans interaction en fonction de n, ~, k et m (masse de l’électron). Calculer
l’ordre de grandeur de TF pour l’argent. Quelle est l’importance physique de ce résultat ?
Analyse microcanonique
1. Exprimer N0 en fonction des volumes introduits ci-dessus. Pourquoi peut-on considérer que
N0 1 ?
2. Dans l’approche microcanonique, quels sont les paramètres fixés dont dépend a priori l’en-
tropie microcanonique S du système ? Si on note ε0 l’énergie d’une particule sur un site (ε0
est supposée indépendante du site), que vaut l’énergie totale E du système ? En déduire que
S ne dépend que de N et V .
Analyse grand-canonique
23 mai 2007
Durée : 3 heures
Données
Constante de Boltzmann : k = 1,4 10−23 J.K−1
Constante de Planck : h = 6,6 10−34 J.s
Charge de l’électron : e = 1,6 10−19 C
Masse de l’électron : me = 9,1 10−31 kg
e~
Magnéton de Bohr : µB = 2m e
= 9,3 10−24 J.T−1
Masse volumique de l’eau : 1,0 g.cm−3
Masse molaire de l’eau : 18 g.mol−1
Pour chacune des questions I.1 à I.4 très proches du cours, on attend une réponse en une ou
deux phrases. Il n’est pas demandé de redémontrer des résultats vus en cours.
I.1. On considère une particule de masse m (6= 0) libre de se déplacer dans une boı̂te de volume
macroscopique V . On se restreint au cas d’une particule sans spin et non relativiste dans un espace
à trois dimensions.
a) Pourquoi peut-on considérer que les niveaux d’énergie ²λ de cette particule forment un conti-
nuum ?
b) Le justifier quantitativement sur un exemple numérique.
c) Définir et exprimer la densité d’états en énergie ρ(²) pour la particule. On pourra écrire ρ(²) =
A²α en précisant A et α.
Physique Statistique L3, 23 mai 2007 (6 pages) 2
I.4. La figure ci-dessous présente les équations d’état de trois gaz parfaits non relativistes à trois
dimensions (numérotées de haut en bas). Les N particules de masse m (6= 0) sont supposées sans
structure interne. Le produit pV et la température T sont adimensionnés grâce à la température
caractéristique :
µ ¶2/3
h2 N
T0 = .
2πmk V
Lorsqu’on met en solution dans l’eau des molécules tensioactives, on constate que celles-ci ne
restent isolées qu’à très faible fraction molaire ϕ. Au-dessus d’une certaine fraction molaire notée
ϕ? , ces molécules forment des agrégats appelés micelles. Le but de cette partie est de modéliser
simplement le phénomène de “micellisation” à l’aide de la physique statistique des solutions diluées.
Le modèle le plus simple consiste à supposer que les micelles formées sont toutes constituées du
même nombre n de molécules tensioactives. On considère alors l’équilibre chimique en solution à
température T et pression p fixées entre les molécules tensioactives isolées, appelées dans la suite
“monomères” et repérées par l’indice 1, et les micelles constituées de n molécules tensioactives
repérées par l’indice n :
n Monomères Micelle .
a) On note Ns le nombre de molécules de solvant, N1 le nombre de monomères et Nn le nombre de
micelles à l’équilibre. Soit N le nombre total de molécules tensioactives initialement introduites
dans l’eau. Donner la relation entre N , N1 , Nn et n qui exprime la conservation du nombre
total de molécules tensioactives.
b) On considère les monomères et les micelles comme deux espèces différentes en équilibre chi-
mique. Rappeler la définition des fractions molaires ϕ1 en monomères et ϕn en micelles dans
le mélange en fonction de Ns , N1 et Nn .
c) À quelle(s) condition(s) peut-on considérer la solution comme “idéalement diluée” à la fois
en monomères et en micelles ? Simplifier alors les expressions de ϕ1 et ϕn . Exprimer aussi ϕ,
fraction molaire totale en molécules tensioactives dans le mélange, en fonction de ϕ1 , ϕn et n.
d) On rappelle que, dans l’hypothèse d’une solution idéalement diluée, le potentiel chimique d’un
soluté i de fraction molaire ϕi s’écrit µi (T, p, ϕi ) = µ0i (T, p) + kT ln ϕi . Justifier rapidement
cette expression.
e) Écrire la loi d’action de masses associée à l’équilibre chimique monomères–micelles. On écrira
d’abord la relation entre potentiels chimiques. On montrera ensuite que la relation entre les
fractions molaires peut se mettre sous la forme
ϕn
= K(T, p)
ϕn1
et on donnera l’expression de la constante d’équilibre K(T, p) en fonction de n, µ01 (T, p), µ0n (T, p)
et kT .
En présence d’une surface libre d’aire notée A, les molécules tensioactives ont tendance à s’ad-
sorber à l’interface. On montre alors que la tension de surface γ de la solution, c’est-à-dire l’énergie
dE à fournir pour changer l’aire de l’interface de dA, peut être modélisée par
Nads kT
γ(T, Nads /A) = γ0 (T ) − ,
A
où Nads est le nombre de molécules tensioactives adsorbées et γ0 (T ) la tension de surface du solvant
pur à la température T .
a) La tension de surface est-elle une variable extensive ou intensive ? Justifier l’unité (mN.m−1 )
utilisée dans la figure pour γ.
b) Discuter les mesures expérimentales effectuées sur le SDS dans le régime des “faibles” concen-
trations. Vous paraissent-elles cohérentes avec l’expression de γ(T, Nads /A) proposée ci-dessus ?
Qu’impliquent-elles pour γ0 (T ) ?
c) En lien avec les questions de II.2, discuter l’origine physique de la saturation de γ aux “fortes”
concentrations.
d) Quelles pistes pouvez-vous proposer pour améliorer le modèle de la question II.1 ?
Physique Statistique L3, 23 mai 2007 (6 pages) 5
a) Dans un premier temps, on traite le cristal comme une assemblée de N ions magnétiques
sans interactions. Comment s’écrit alors la fonction de partition canonique Z(T, N ) des degrés
de liberté magnétiques du système en fonction de z(T ), fonction de partition d’un seul ion ?
Pourquoi les ions peuvent-ils être considérés comme discernables ?
b) Expliciter la fonction de partition individuelle z(T ).
c) En déduire l’énergie moyenne E et la capacité calorifique C du système de N ions à la
température T .
d) Discuter les comportements de E et de C dans les limites des “hautes” puis des “basses”
températures. Pouvait-on prévoir ces limites par des arguments physiques simples ? Tracer les
allures de E et de C en fonction de T .
e) Pourquoi le moment magnétique total moyen M ~ est-il dirigé selon (Oz) ? Donner l’expression
littérale de Mz et ses limites en champ “fort” (µB/kT À 1) et en champ “faible” (µB/kT ¿
1).
f) On rappelle que, lorsque le magnétisme est dû au cortège électronique des ions, µ est de
l’ordre du magnéton de Bohr µB . Justifier qu’en pratique, dans une expérience de laboratoire
à température ambiante, on se situe toujours dans le régime des champs faibles.
g) La susceptibilité magnétique du cristal est donnée par
µ ¶
∂Mz
χ= .
∂B T
Calculer χ dans la limite des champs faibles. Quel nom porte cette loi ? Comment s’appelle le
type de magnétisme décrit ici ?
Physique Statistique L3, 23 mai 2007 (6 pages) 6
Dans un modèle plus réaliste, appelé modèle du “champ cristallin,” on ajoute un terme d’énergie
Aµ2z où A est une constante caractéristique du cristal qui peut être positive ou négative. Le
hamiltonien individuel en présence du champ magnétique s’écrit alors h = Aµ2z − µz B et le
hamiltonien du système total est la somme des hamiltoniens individuels.
4 septembre 2007
Durée : 2 heures
Données
Constante de Boltzmann : k = 1,4 10−23 J.K−1
Constante de Planck : h = 6,6 10−34 J.s
Masse de la molécule de CO2 : m = 7,3 10−26 kg
Cet exercice est très proche du cours sur les gaz parfaits. On demande des justifications succintes
et faisant intervenir le moins de calculs possible.
1. Parmi les excitations associées aux mouvements ci-dessous, quelles sont celles qui sont sus-
ceptibles de contribuer à la chaleur spécifique du CO2 à (T, p) ambiantes : translation du
centre de masse des molécules, vibrations des molécules, rotations des molécules, mouve-
ments des noyaux, mouvements des électrons ?
2. On note respectivement ²cdm , ²vib , ²rot , ²nucl et ²el les énergies individuelles caractéristiques
associées à ces différents mouvements. Classer ces énergies caractéristiques de la plus grande
à la plus petite.
5. Quelles sont les approximations conduisant au résultat précédent ? Dans quelle domaine de
température sont-elles justifiées (on pourra supposer le gaz contenu dans une boı̂te cubique
de 1 cm de côté) ?
6. Si l’on suppose la molécule de CO2 linéaire et rigide, combien y a-t-il de degrés de liberté
de rotation indépendants ?
On considère un cristal constitué de N atomes placés sur un réseau cubique. Chaque atome
porte un moment dipolaire électrique noté p~. On suppose que ces moments dipolaires ne peuvent
prendre que 6 directions différentes correspondant aux axes principaux du cristal (voir figure 1).
En l’absence de champ électrique extérieur, ces 6 états sont équiprobables. On prendra leur énergie
comme origine des énergies. On négligera de plus toute interaction entre les différents moments
dipolaires. Enfin, on rappelle que l’énergie d’un moment dipolaire placé dans un champ électrique
~ vaut −~p · E.
extérieur E ~
2. Dans les questions 2) à 8), le cristal est mis en contact avec un thermostat à la
température T et plongé dans un champ électrique extérieur dirigé selon l’axe
(Oz) du cristal : E~ = E ~ez . Donner l’expression des énergies individuelles ²i (i = 1 . . . 6) de
chacun des 6 états représentés sur la figure 1.
6. Quelle est l’énergie libre F du système ? Quelles sont ses limites haute et basse température ?
7. Déduire des deux questions précédentes les valeurs de l’entropie du système dans les limites
T → 0 et T → ∞. Commenter.
8. Dans les questions ci-dessus, les limites ont été prises au sens mathématique du terme. D’un
point de vue plus physique, quelles est la quantité pertinente à considérer ?
9. Dans les questions 9) à 12), on reprend les questions ci-dessus mais dans le cas
où le champ électrique est appliqué selon la diagonale du réseau cubique c’est-
à-dire selon la direction (1,1,1). Calculer la fonction de partition individuelle z à la
température T .
10. Calculer l’énergie moyenne Ē du système de N dipôles. Étudier ses limites pour T → 0 et
T → ∞.
12. Déduire des deux questions précédentes les valeurs de l’entropie du système pour T → 0.
Commenter et comparer au cas où le champ électrique est dirigé selon (Oz).