Stabilité d’un dièdre
Dans un premier temps, face à un talus rocheux ou un toit de galerie, il convient d’identifier les mé-
canismes de rupture dits "cinématiquement admissibles". L’analyse mécanique, comparant efforts
moteurs
et efforts résistants est effectuée ensuite.
En supposant les blocs très résistants par rapport aux discontinuités — c’est très souvent le cas — et
en éludant la possibilité de basculement, on peut résumer la situation en disant qu’un bloc amovible
est
susceptible :
– de se détacher de toutes ses faces (chute directe en voûte de galerie par exemple);
– de glisser sur une de ses faces;
– de glisser sur deux faces à la fois.
Le glissement sur plus de deux faces à la fois est très peu probable.
L’analyse stéréoscopique (cf. 2.2.2) ou numérique des intersections de discontinuités permet de
localiser
rapidement les blocs susceptibles de bouger. On désigne par dièdre un bloc formé par la rencontre
d’au
moins deux discontinuités et d’une surface libre 1 .
Etude cinématique pour deux familles de discontinuités
On considère un dièdre limité par deux plans de discontinuités P 1 et P 2 sur un versant dont le relief
peut-être relativement compliqué. Le mécanisme de rupture est identique à un cas simple, de
volume
tétraédrique (Fig. 3.1.a).
La figure 3.1.b présente, dans un plan perpendiculaire à la droite OI 12 intersection de P 1 et P 2 , les
types d’instabilités d’un dièdre soumis à une force résultante
F appliquée en G, en fonction de l’orientation
de la projection
f de
F dans le plan de la figure :
– Secteur 1 : glissement sur les deux faces à la fois, parallèlement à la droite OI 12 (vecteur directeur
~ i 12 );
– Secteur 2 : glissement sur la face P 2 seule;
– Secteur 3 : décollement des deux faces;
– Secteur 4 : glissement sur la face P 1 seule.
Concrètement pour un talus, il s’agit donc de savoir a priori si le glissement possible aura lieu sur une
ou
sur les deux faces. La projection stéréographique permet dans des cas plus complexes de réaliser le
même
travail, en étudiant la position de la projection du vecteur
F par rapport à la projection des plans.
F est
le plus souvent égale au poids du bloc.