Prospection horizontale.
Elle consiste en l’exploration du sous-sol par des dispositifs de dimensions
constantes, en effet la distance entre les électrodes est fixe et le pas de
déplacement est constant. Le but est de mettre en évidence les différentes
hétérogénéités du terrain sur une épaisseur définie.
1-Les dispositifs couramment utilisés.
►Trainé Wenner.
La distance entre les électrodes est identique. Le dipôle de mesure est au
milieu. Il est sollicité pour étudier les structures horizontales.
►Trainé Wenner-Schlumberger.
Il souvent utiliser pour étudier à la fois des structures verticales et
horizontales, la profondeur d’investigation est supérieure (10 %) à celle
atteinte par le dispositif de Wenner.
► Dispositif Dipôle-dipôle.
Le plus souvent recommandé pour l’étude des structures verticales. La
profondeur d’investigation est supérieure à celle atteinte par le Wenner et
le Wenner-Schlumberger.
► Dispositif Pôle-Pôle.
Sa mise en œuvre permet d’obtenir le plus grand nombre de points
d’acquisition, il est donc très utile pour la réalisation des études en 3D. Le
déplacement ne concerne que deux électrodes, les deux autres sont portées à
l’infini.
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Fig.1
Schlumberger
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Fig.2 : Sensibilité des dispositifs.
- Le dispositif carré est destiné à mettre en évidence des phénomènes
d’anisotropie. Les électrodes sont arrangées selon un carré et les mesures se font
de la façon suivante:
Fig. 3: dispostif carré
2-Effet de certains contacts latéraux (voir planches).
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Effet d'un contact vertical
La fig.1 présente le profil de résistivité apparente que l'on obtiendrait
perpendiculairement à un contact vertical entre deux terrains de résistivité différente avec un
AB très grand et un MN infiniment petit. Dans la pratique, les dimensions de AB et MN sont
finies et l'allure de la courbe des résistivités apparentes se complique par des variations
brusques que l'on appelle des à-coups de prise.
Profil de résistivité sur un contact vertical, avec à-coups-de-prise (d'après KUNETZ, 1966)
Effet d'une couche mince
La fig.2 présente l'effet des couches minces qui dépend du pendage. L'effet d'une couche
mince conductrice est maximum si elle est horizontale, presque nul si cette couche est
verticale (fracture conductrice). C'est l'inverse pour les couches minces résistantes, l'effet est
alors maximum quand elles sont verticales.
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Profil de résistivité sur une couche vertical, avec à-coups-de-prise
La fig. 3 présente l’effet pour un cylindre, si le cylindre est résistant, il provoquera une
anomalie plus nette sur les profils qui lui sont perpendiculaires. Un dôme peut être considéré
comme un cylindre tronqué. Un dôme résistant ne modifiera le champ que de 10% quand
l'épaisseur du recouvrement est égale au diamètre du dôme.
Profil de résistivité perpendiculaire à un cylindre et un dôme ( KUNETZ, 1966)