Modélisation hydraulique à Kairouan
Modélisation hydraulique à Kairouan
Saida Manel
Spécialité : Génie Rural, Eaux et Forêts
Option : Hydraulique et Aménagement rural
Juin2015
Dédicaces
Je dédis ce travail
A Mr Taher Tiir
A mes cousins
A mes amis
A mes enseignants
C’est parce que j’ai beaucoup estimé tous ceux qui écouté, conseillé, critiqué et encadré que je
tiens à leurs faire part de toute ma gratitude, et plus particulièrement, je tiens à remercier à
travers ces courtes lignes :
Mon encadrant INAT Monsieur Inouiri Issam, d’avoir accepté d’encadrer ce travail et pour
ses conseils judicieux et ses encouragements qu’il n’a cessé de me prodiguer tout au long de
la réalisation de ce projet.
Mon encadrant SONEDE Monsieur Baouab Mohamed Hassen, qui m’a entouré d’une
assistance parfaite et m’a prodigué des conseils très utiles dans mon avenir professionnel.
Madame Tarhouni Jamila, pour ses conseils stimulants que j'ai eu l'honneur de recevoir de
leur part.
Monsieur Abd Aziz Mechri Chef de la Division Production Sahel, qu’il m’a fournit toute la
base de données nécessaire pour la réalisation de mon projet.
Madame Houda Mhiri ingénieur aide joint à la DPS, pour ses efforts, sa patience qu'elle a
déployée pour m'initier à la recherche et pour l'intérêt qu'elle a constamment manifesté pour la
réalisation de ce projet fin d’étude.
Monsieur Derbali Hamza, pour les conseils qu'il m'a prodigués et pour tout le temps et
l'énergie qu'il a consacré à la réalisation de ce travail, son soutien et son amitié.
Monsieur Kamel Sta, pour son accueil, le temps passé ensemble et le partage de son expertise
au quotidien, son aide précieuse dans les moments les plus délicats.
Mr Hamdi Mohamed, ingénieur chercheur à l’INAT pour son aide et sa disponibilité tout
au long mon travail.
Mademoiselle Ouni Houda, ingénieur chercheur à l’INAT pour son aide, son temps et ses
conseils.
A Monsieur Ouni Ezzedine, ingénieur de la direction de maîtrise d’énergie, pour son aide.
Tous qui je rencontre à la SOciété National d’Exploitation et Distribution Eaux Ras Tabia, qui
ont contribué au succès de mon stage et plus particulièrement, Mr Mohamed Bouhlila, Mme
Houda Abidi, Mme Hayfa Mesbah, Mr Issam Bourara, Mr Bassem Agougui.
Ma profonde gratitude s’adresse à tous les membres du jury, qui m’ont honoré en acceptant
d’évaluer ce modeste travail.
Table des matières
AC : Amiante ciment
BA : Béton armé
F : Fonte
mm : millimètre
Les résultats de la simulation ont montré que notre réseau transporte un débit important de
l’ordre de 1000 l/s au cours de route pour atteindre les 640l/s au point d’arrivée qui est le
réservoir El ONK pour passer par la suite vers le Sahel.
Pour tout le système, la consommation énergétique moyenne s’élève à 0,54 KWh/m 3, avec
une valeur maximale d’environ 1,6 KWh/m3 pour Chrechira5 appartenant au champ de
Captage Chrechira et de 0,91KWh/m3 pour le Grine7ter appartenant au champ de captage, El
Grine. Les valeurs maximales de la consommation d’énergie sont expliquées par les grandes
valeurs de Hmt surtout pour le champ de Chrechira et El Grine.
The objective of this work is the water and energy modeling with the proposed solutions for
the rehabilitation of the Kairouannais supply system. This work is first to make a collection of
data on the study network, then the creation of a database of digital data using the GIS tool.
Finally, technical and energy diagnosis of the current state of the network is constructed using
performance indicators.
Hydraulically, our networks have a regional water supply importance in the different localities
Kairouannais, but also a national importance because it plays a vital role in North supply
system balance. Subsequently, the construction of a hydraulic model EPANET will be used to
analyze the hydraulic operation of this complex network.
The simulation results showed that our network carries a high flow rate, about 1000 l/s in the
way to reach 640 l/s to the end point the Sahel.
For the entire system, the average energy consumption amounts to 0.54 kWh/m3, with a
maximum value about 1.6 KWh/m3 for Chrechira5 belonging to the Well field Chrechira,
0,91KWh/m3 for Grine7ter belonging to the well field El Grin. The maximum power
consumption values are explained by the high values of Hmt especially for Chrechira field
and El Grin.
The proposed rehabilitation solutions consist of a few new projects on Kairouan, new projects
for the North-supply system to balance the balance sheet and install designated counters at the
entrance and exit of each motor pump group and change some equipment by others.
ٌهذف هزا اىؼَو إىى تشخٍص شجنخ اإلٍذاد ىيٍَبٓ اىصبىحخ ىيششة ثبىقٍشواُ ،و رىل إلػبدح تأهٍيهب و اقتشاذ ثؼض اىحيىه
ىيَشبمو اىَذسوسخ.
تتَثو اىَشحيخ األوىى ٍِ هزٓ اىذساسخ فً خَغ اىجٍبّبد اىالصٍخ اىتً تخص اىشجنخ اىتً سٍتٌ تقٍٍَهب.
ثؼذ هزٓ اىَشحيخ ،قَْب ثئّشبء قبػذح ثٍبّبد سقٍَخ و رىل ثبالػتَبد ػيى ّظبً اىَؼيىٍبد اىدغشافٍخ (.)SIGثؼذ رىل ،قَْب
ثتشخٍص تقْى و طبقً ىيحبىخ اىشاهْخ ىيشجنخ اػتَبدا ػيى ٍختيف ٍؤششاد األداء.
ت تٍَض اىشجنخ اىَذسوسخ ٍِ ،اىْبحٍخ اىهٍذسوىٍنٍخ ،ثأهٍَخ إقيٍٍَخ حٍث تَنِ ٍِ تغطٍخ احتٍبخبد ٍذٌْخ اىقٍشواُ ،فضال
ػِ أّهب تتٍَض ثأهٍَخ وطٍْخ ،رىل أّهب تيؼت دوسا حٍىٌب فً تىاصُ شجنخ ّقو اىشَبه.
ٍِ ثَخ ،قَْب ثئّشبء َّىرج ثبػتَبد ثشّبٍح ،Epanetو رىل حتى ّششذ سٍش اىؼَيٍخ اىهٍذسوىٍنٍخ ثبىشجنخ.
وقذ أظهشد اىْتبئح أُ هزٓ اىشجنخ تْقو ٍؼذه تذفق ٌصو حتى 0111ىتش فً اىثبٍّخ ثٍِ األّبثٍت اىشئٍسٍخ وٌصو حتى
041ىتش فً اىثبٍّخ إىى خضاُ اىؼْق ىٍْتقو فٍَب ثؼذ إىى اىسبحو.
آٍب ثبىْسجخ الستهالك اىطبقخ ،فبُ ٍتىسظ االستهالك ٌصو اىى 1..4مٍيى واط ىيَتش اىَنؼت ،حٍث ٌسدو ثئش ششٌشٍشح
امجش حصخ استهالك تصو إىى 0.0مٍيىواط ىيَتش اىَنؼت ،فً حٍِ ٌسدو ثئش اىقشٌِ 7تبس 1..0مٍيى واط ىيَتش
اىَنؼت.
و ٌؼىد استفبع ٍؼذه استهالك اىطبقخ إىى االستفبع اىَبئىٍتشي اىنيً فً مو ٍِ حقيً اىقشٌِ و ششٌشٍشح.
تتَثو اىحيىه اىَقتشحخ إلػبدح اىتأهٍو فً حفش ثؼض اَثبس اىدذٌذح فً اىقٍشواُ ،و ثؼض اىَشبسٌغ اىدذٌذح اىتبثؼخ ىشجنخ
ّقو اىٍَبٓ اىصبىحخ ىيششاة ثبىشَبه ٍغ تشمٍت ػذاداد ىيطبقخ ،ثبإلضبفخ اىى تغٍٍش ثؼض اىَضخبد.
الكلمات المفاتيح :شجنخ إٍذاداد ٍٍبٓ اىششة ،اىتشخٍص ،األداء ،اىطبقخ ،اىَْزخخ
PFE INAT/SONEDE
Introduction générale :
L’eau est une ressource fragile, rare et vitale (Margat, 1992). C’est une exigence qui a acquis
une valeur stratégique hautement importante dans notre existence (Durga, 2005). Ainsi, il faut
bien l’exploiter en rationaliser l’utilisation en mettant en places des stratégies et des
programmes nationaux spécifiques.
D’une part, la rareté du cet or bleu n’est pas restreinte aux pays avec des eaux abondantes,
mais cette rareté touche même les régions pluvieuses. On parle même de "crise d’eau" moins
de ressources pour plus des besoins de l’eau pour irriguer les cultures et alimenter les
populations.
D’une autre part, la consommation en énergie par le pompage préoccupe les auteurs dans le
monde.
La production de l’eau en Tunisie est estimée pour l’année 2013 à 507 millions m3 provenant
de 3 sources principales : les eaux de surface (69%), les eaux souterraines (28%) et les eaux
dessalées (3%).
Le nombre total d’abonné en milieux rural et urbain, était de 2 567 439 avec une évolution
de 4,6 % entre 2012 et 2013. Le rendement global des réseaux est estimé à 72,6%,
correspond à un rendement des réseaux d’adduction de 92,3 % et un rendement des réseaux
de distribution de 77,9%. Ces chiffres sont atteints malgré les multiples problèmes liés à
l’eau potable : des problèmes au niveau de la production, au niveau du transfert ou même au
niveau de la distribution, en se répartissant sur 3 volets principaux : les problèmes
hydrauliques, énergétiques, et de qualités.
Sur le plan économique, le pompage de l’eau constitue une charge importante pour chaque
gestionnaire de réseau (Nouiri, 2009). D’ailleurs, 20% de l’énergie mondiale (électrique ou
autre) est consacrée au pompage de l’eau. Dans quelques régions, la part de l’électricité peut
atteindre 50% du prix de l’eau produite.
Dans ce contexte et afin d’évaluer les performances hydrauliques et énergétiques que peut
rencontrer un réseau d’eau potable, s’inscrit ce projet de fin d’étude (PFE). Il vise le
diagnostic du fonctionnement du réseau d’adduction d’eau potable entre Kairouan et Sousse,
au centre de la Tunisie.
1.1. Généralités:
Les ressources en eau comprennent toutes les eaux accessibles et disponibles pour l’homme et
tout être vivant. Cette ressource est indispensable pour toutes les activités et tous les secteurs
industriel, agricole, touristique ou même domestique (alimentation en eau potable).
Dans la méditerranée, l’eau est au cœur des interactions et des tensions, voire des conflits
entre l’environnement et le développement. En effet, la mauvaise répartition entre les régions
et les pays amplifie ce problème. D’ailleurs, 187 milliards m 3 /an pour l’Italie alors que 0 ,7
milliards m3 /an pour la Libye et seulement 0,025 milliards m 3 /an pour Malte (Margat, 1992)
Dans le sud de la méditerranée, où les régions sont arides en majorité, les pays sont très
pauvres en eaux de surfaces mais riches en eaux souterraines profondes tel que la Tunisie et
la Libye. Donc la solution adoptée consiste à utiliser intensément ces réservoirs par le biais
du pompage, et parfois pour transférer l’eau aux zones littorales, et à part la grande quantité
d’énergie consommée pour épuiser ces réservoirs, ces eaux sont des sources non
renouvelables.
1,560 109m³/an (72%) des eaux souterraines sont renouvelable et 0,615 10 9 m³/an (28%) sont
non renouvelables.
La Tunisie se caractérise par la rareté de ses ressources en eau et par une variabilité accentuée
du climat dans l’espace et dans le temps (Jabbari, 2010). En effet, les précipitations balancent
entre 1500 mm dans le nord et moins de 50 mm dans le sud. Annuellement, elle reçoit une
moyenne de l’ordre de 36 milliards m³. En année sèche ce volume peut atteindre 11
milliards m³ uniquement, mais il peut atteindre 90 milliard m³/an, en année fortement
pluvieuse (Chaabane, 2014)
Si le Nord tunisien est le réservoir des eaux renouvelables du pays. Il renferme presque la
totalité du potentiel des eaux soit 59% du total. Alors que le Centre et le Sud ne possèdent
que, respectivement, 18% et 23% du potentiel total.
Malgré toutes ces contraintes, pour les autorités tunisiennes, la gestion des ressources
hydriques reste une priorité absolue et a conduit les planificateurs Tunisiens à mettre en place
un programme de soutien pour ce secteur.
En 1980, les gouvernements et les agences d’aide s’étaient fixé pour objectif de fournir l’eau
potable pour tous au terme de décennie (décennie internationale de l’eau potable et
d’assainissement). (Jaglin, 2001)
La Tunisie est parmi les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, qui atteint le plus
haut taux d’accès à l’approvisionnement et à l’assainissement de l’eau. D’ailleurs, à la fin de
l’année 2006, l’accès à l’eau potable est universel : c’est-à-dire proche de 100% dans les
zones urbaines et 90% dans les zones rurales (DGEBBI, 2012)
La responsabilité des systèmes d’approvisionnement en eau dans les zones urbaines et dans
les grands centres ruraux est effectué par la Société National d’Exploitation et de Distribution
des Eaux (SONEDE). Elle est chargée de produire, traiter et de distribuer l’eau dans ces
zones. En parallèle, l’élaboration des programmes d’approvisionnement en eau potable dans
les zones rurales, la valorisation des eaux non conventionnelles en agriculture et
l’aménagement des périmètres irrigués et d’assainissement agricole sont à la charge de la
direction générale de Génie Rural de l’exploitation des eaux (DG/DGEE).
L’adduction de l’eau constitue les techniques qui permettent d’amener l’eau depuis sa source
vers les réservoirs de distribution à travers un réseau des conduites. Ils sont généralement des
gros diamètres amenant des gros débits. On rencontre deux types d’adduction :
Adduction gravitaire :
Ce type est caractérisé par la pression importante de l’écoulement de l’eau. Cette pression est
causée, généralement, par la différence des niveaux hydrauliques. Si par exemple l’altitude de
la source est supérieure que celle du point de consommation, dans ce cas la force gravitaire
intervient. Dans ce type de conduite on n’a pas besoin d’utiliser les stations de pompage pour
amener l’eau de la source vers les zones de distribution.
Dans ce type de conduite, on est obligé d’utiliser les pompes entre la source et le réservoir
pour maintenir un débit Q à une hauteur géométrique Hg. Le choix de diamètre de
refoulement dans ce cas est une tâche très importante et pour bien optimiser ce diamètre, il
suffit de varier la puissance de la station de pompage. D’ailleurs, plus le diamètre est petit,
plus la perte de charge est importante plus la puissance fournie par la pompe est grande.
2.2. La topographie :
La tâche de choisir la pente est parmi les tâches les plus sensibles, exactement comme le
choix des conduites. En générale, 1m 3 d’eau coûte environ 750 millimes pour la SONEDE,
mais dans certains cas précis ou la zone, qu’on veut alimenter, est caractérisée par une pente
plus faible avec une distance moyenne du réservoir de distribution qui est lui-même proche
du forage. On n’a pas besoin des stations de pompage et le coût sera réduit considérablement.
Les causes des coups de bélier sont diverses mais les plus importants sont observées lors du
démarrage ou de l’arrêt d’une installation hydraulique, par exemple, une fermeture de vanne
ou un arrêt rapide de pompe.
Afin de réduire leurs effets, il est très important d’étudier ce phénomène transitoire. Les
solutions les plus utilisées sont : l’utilisation de dispositifs anti-bélier et le dimensionnement
correct des différents composants d’une installation (Frelin, 2002)
Autrement dit, pour 5 litres d'eau mis en distribution, 1 litre d'eau revient au milieu naturel
sans passer par le consommateur (révélé par le rapport français de 2014 de l'observatoire des
services publics d'eau et d'assainissement).
D’où chercher des solutions efficaces pour réduire les fuites dans les réseaux d'eau potable
serait une obligation impérieuse. D’ailleurs, les fuites ont un effet touchant sur le rendement
de réseau. Par ces fuites, l'atteinte d'un rendement à 100% est irréaliste. Mais ce rendement
peut atteindre une valeur importante de l’ordre de 85 à 95% à condition de se donner les
moyens de bien connaître les réseaux, de rechercher les fuites et d'entretenir les conduites.
Le rapport de la SONEDE (D17, 2009) mentionne que parmi les facteurs générateurs des
fuites on peut citer : la corrosion et âge des conduites, le trafic routier, la pression de service,
et le phénomène de coup de bélier.
Jusqu’à maintenant, il existe deux méthodes utilisées par la SONEDE pour détecter les fuites :
la première est basée sur le procédé acoustique et la deuxième se fait à l’aide de la mesure du
niveau de bruit.
Les techniques disponibles sont plus au moins efficaces et la recherches des nouvelles
solutions plus performantes, plus précises, et plus adaptés avec le progrès technologique pour
trouver les fuites doit être l’objet d’une recherche objective. (Le Monde, 2014)
Les casses spontanées ou inévitables : constatées à des fissures. Ce type de casse est
dû essentiellement au vieillissement des conduites, au glissement des terrains, aux
inondations…
Les casses provoquées : sont accidentelles, suite aux travaux des entreprises qui
travaillent pour le compte des organismes autre que la SONEDE, tels que l’ONAS, la
STEG...Mais ils peuvent être provoquée aussi par les citoyens.
La tâche du choix de diamètre est une tâche délicate, puisque il faut chercher le diamètre qui
permet de faire passer le débit qu’on a besoin avec le coût le plus faible.
Le choix est basé sur trois critères importants qui sont : le matériau, la pression de service, et
le diamètre nominal.
Vitesse
Il faut vérifier que la vitesse moyenne V dans la conduite reste acceptable c’est à dire
comprise entre 0,5 et 1,5 m/s. D’une part, une vitesse inférieure à 0,5 m/s favorise les dépôts
dans les conduites, parfois difficiles à évacuer, et l’air s’achemine vers les points hauts.
D’autre part, les grandes vitesses risquent de créer des difficultés d’exploitations telles que le
coup de bélier, la cavitation et le bruit.
Les casses, les fuites, et l’âge du réseau sont des raisons assez suffisantes pour obtenir un taux
de perte important. L’évaluation des pertes d’eau sur le réseau permet de juger son efficience
et son rendement.
Mais avant de déterminer ce taux, il faut déterminer le volume produit Vp qui est le volume
issu des ouvrages de production du service pour être introduit dans le réseau de distribution, et
le volume distribué Vd comptabilisé au niveau des sorties des réservoirs de distribution. On
peut alors calculer le rendement Rd.
Le rendement du réseau d’adduction Rd, est par définition, le rapport entre le volume produit
et le volume distribué :
( ) (1)
C’est sur la base de ce rendement qu’on mesure la performance d’un réseau d’AEP. Le souci
de tout gestionnaire est d’augmenter cette valeur et la maintenir à un niveau acceptable.
(DINEPA, 2013)
( ) (2)
(3)
Avec :
La charge hydraulique :
En générale, la charge hydraulique dans une section quelconque d’une conduite est définit
par la formule suivante :
( ) (4)
Le théorème de Bernouilli pour un fluide réel permet d’écrire cette formule autrement :
(5)
En effet, la perte de charge est notée aussi J : il existe deux types de perte de charge :
l’une linéaire et l’autre singulière.
Les frottements visqueux, turbulents, et contre la paroi sont les causes principales qui peuvent
provoquer la perte de charge linéaire qui se répartie sur toute la longueur de la conduite. La
perte de charge linéaire est calculée par plusieurs formules :
Formule de chezy-Manning :
(6)
K et n sont des constantes qui ne dépendent que de la nature de la conduite dans l’hypothèse
d’un écoulement turbulent rugueux.
Formule de Darcy-Weisbach :
(7)
( )
Formule de Hazen-Williams:
(8)
( )
Avec : J : perte de charge (m) ; Q : Débit qui transit dans la conduite (m) ; CHW : coefficient de
pertes charge de Hazen-Willilams
On dit aussi perte de charge locale. Elle est du généralement à la présence de singularités qui
peuvent être soit des changements au niveau de la section de conduite tels que les
élargissements, les rétrécissements, ou les diaphragmes, soit des changements de la direction
d’écoulement tels que les coudes, les robinets, les dérivations ou les vannes (Degrémont,
1978). Ces singularités peuvent être placées le long des conduites.
(9)
Avec : j=perte de charge singulière (Pa) ; V=vitesse d’écoulement (m) ; K : coefficient qui
dépend de la résistance locale ; : La pression dynamique du fluide (l’eau dans notre cas)
K peut prendre des valeurs constantes quel que soit le diamètre du réseau (C’est
surtout dans le cas de réduction ou entrée et sortie de canalisation)
K peut prendre des valeurs variables selon le diamètre du réseau (c’est essentiellement
dans le cas de perte de charge due au frottement ou turbulence qui se produit par
exemple dans une vanne
Il faut bien connaitre que chaque paramètre a des spécificités et est utilisé à des fins biens
précis.
Puissance hydraulique :
(10)
: Le rendement de la pompe
Ph est exprimé en W.
(11)
Avec :
ηm : rendement du moteur
Puissance unitaire :
(12)
Puissance volumique :
(13)
Puissance manométrique :
(14)
Energie spécifique :
Cet indicateur renseigne sur la quantité d’énergie consommée par le groupe de pompage ou
par la station de pompage pour pomper 1 m 3 d’eau vers sa destination. Par suite, on peut
prendre une idée sur le rendement des pompes et la hauteur géométrique de pompage. Elle est
donnée par la formule suivante :
( )
( ) (15)
( )
Energie unitaire :
Cet indicateur calcule la quantité d’énergie consommée par le groupe de pompage ou par la
station de pompage pour élever 1 m3 d’eau de 1m.
En utilisant cet indicateur on peut faire une comparaison entre les groupes de pompage de
différentes caractéristiques.
( )
( ) (16)
( )
En plus des indicateurs énergétiques, deux indicateurs de performance financiers des groupes
de pompage sont très importantes et nécessaire pour bien évalué le choix de station .Ces
indicateurs financiers sont :
( )
( ) (17)
( )
Avec : Ce(T) : le coût d’énergie électrique de pompage (en Millimes) durant la période T
( )
( ) (18)
2.1. Préliminaire :
Le gouvernorat du Kairouan est créé le 21 juin 1956. Elle est située dans le centre du pays.
Elle couvre une superficie de 6 712 km2 ce qui est équivalent à 4,1 % de la superficie de la
Tunisie. En 2014, Kairouan abrite une population de l’ordre de 570 559 habitants (INS :
recensement 2014).
Kairouan (figure1) est une région semi-aride caractérisée par une température moyenne qui se
situe entre 5°C et 21 °C en hiver et entre 25°C et 42°C en été.
Malgré une importante infrastructure de mobilisation des eaux de surface, Kairouan reste par
excellence la région d’exploitation de ses ressources en eau souterraine.
En effet, les nappes du Kairouannais sont exploitées par les forages pour alimenter le système
d’adduction sont :
La Nappe l’Oligocène de Bou Hafna : avec une exploitation de 13,89 Mm3 et des
ressources renouvelables de 9,5 Mm3, elle est parmi les nappes les plus sollicitées de
la région. La bonne qualité de l’eau, l’accès relativement facile et économique, a
poussé la SONEDE qui est le principal exploitant de pomper sans cesse depuis prés de
30 ans sur ce réservoir. La surexploitation de cet acquière pourrait être atténuée avec
l’alternative d’exploitation du transfert des eaux du Nord.
Nappe de Haffouz :
qui sont de 31Mm3. Le réservoir a une recharge à partir de deux grands barrages d’El
Houareb de Sidi Saad constitue une alternative maîtrisable et d’efficacité tangible.
Sans oublier qu’il existe d’autres nappes exploitées mais d’une façon moins importante tels
que la nappe des calcaires de Djebel Oueslat, nappes d’Ain el Beidha, nappe de Miocène de
Serdja-Chouachi, nappe d’El Bhira, nappe de Sisseb El Alem.
Les dernières années, les prélèvements à partir de ces nappes ont augmenté de plus en plus,
d’une façon importante. En effet, le suivi du niveau statique des nappes réalisé par la
SONEDE montre cette réalité, citons l’exemple du forage Gontass 2 bis dont le niveau
piézométrique a diminué de -60,3 m en 2006 à -69,55 m en 2013 c'est-à-dire que le niveau de
la nappe a eu un rabattement de 1,32m/an ans ce qui montre que la nappe est très sollicitée
de plus qu’un mètre chaque année. La même situation est observée pour le forage Grine 7ter
où le niveau passe de -46,25 m en 2012 à -48,75 m en 2013, aussi Grine 8 qui passe de-55,86
m en 2012 à -57,23 m en 2013. La situation est assez grave pour les autres forages tel que
Grine 10 qui a un rabattement de plus que 8 m en une seule année : le niveau passe de -63,5 m
en 2012 à -72 m en 2013.
Ces forages sont devisés en 3 champs : Champ El Grine ; Champ Chrechira ; Champs Bou
Hafna. Le plus productif est le champ Bou Hafna avec un débit moyen de l’ordre de 562 l /s
en 2014 représentant 51% de la production totale (SONEDE/DPS, 2014).
L’eau commence son chemin à partir des forages : les côtes les plus important au niveau des
forages d’El Msalsel: Msalsel 3, Msalsel 2 et Msalsel 1 deversent leurs productions dans une
bâche qui elle-même déverse son contenu gravitairement dans un autre réservoir R300 de
capacité 1500 m3 par l’intérmedière de deux conduites en polyéthylène haute densité (PEHD)
de diamètre 200 mm.
D’une autre coté, les forages : Bou hafna 3 ter, Bou hafna 10, et Bou hafna 1 bis déversent
leurs contenus dans un reservoir R315, ce réservoir achemine l’eau vers le reservoir R300,
dans lequel deverse directement la production des forages Bou hafna 8, Bou hafna 7 bis, Bou
hafna 9, et Bou hafna 4 bis. Par suite, dans le reservoir R300 de capacité 1500 m 3 s’accumule
la production de 10 forages. Ensuite cette eau passe gravitairement vers un autre réservoir
R262 de capacité 1000 m3 où déverse directement le forage Haffouz 7.
Les forages d’El Msileh c'est-à-dire Oued Msileh 1,Oued Msileh 1 ter et Oued Msileh 3 ter
amènent leurs productions dans un réservoir R300bis qui lui-même achémine l’eau vers un
même réservoir R262. A partir de ce dernier, l’eau passe par deux conduites : l’une de
diamètre 800 mm et l’autre de diamètre 600 mm. Ces deux conduites se croisent au niveau
oued Merguellil et deviennent une seule de diamètre 1000 mm en passant par le barrage de
LAHOUAREB. Après 2173 mètres linéaire, cette conduite se ramifie de nouveau en deux
conduites. l’eau arrive à la brise charge de côte 238 m et de capacité totale 4100 m 3 dévisée
en 3 réservoirs. Le réservoir chrechira ou se fait la collecte de trois forages : chrechira1,
chrechira3+3bis et chrechira5 amène l’eau aussi vers la brise charge 238. Au niveau de cette
denière, la reprise d’El Grine reffoule l’eau de 5 forages : Grine 2 ter, Grine 4 ter , Grine 7
ter, Grine 10 et Grine 11.
Pour Grine 8 et Grine 9, ils déversent directement dans la brise charge. Ainsi, la brise charge
238 constitue un point d’arrivée de toute la production d’eau du kairouannais. Ensuite, l’eau
passe par deux grosses conduites K et J de diamètre 800 mm, se fait au niveau de point
appelée Gontass où le forage de Gontass 2bis déverse directement sa production dans la
conduite J.
Les conduites K et J se ramifient au tour de siège du gouvernorat de Kairouan pour
l’alimenter avec des piquages tels que Rakada, Jwawda, Chbika. Les deux conduites K et J se
croisent de nouveau dans un point connu par Gabgoub au niveau de Side El Heni. Les deux
forages Zardoub 5 et Zardoub 4, qui seront exploités par la SONEDE just en periode de
chomâge du canal d’adduction nord,dévesent leurs productions directement dans la conduite
K . Enfin, après l’alimentation de la population kairouannais et les piquages qui existent au
niveau des conduites K et J, l’eau restante arrive vers résevoir El ONK d’une capacité totale
14 000 m3 dévisée en quatre cuves:deux de capacité de 5000 m3 et les deux autres de capacité
2 000 m3 pour alimenter essentiellement le Sahel: Sousse, Mounastir et Mahdia .la figure 3
présente notre réseau.
Les conduites de ce réseau sont de nature, âge et diamètre différents. La figure 4 décrit leurs
caractéristiques. On rencontre quatre types de conduites : amiante ciment(AC), fonte(F),
béton armée (BA), et polyéthylène haute densité (PEHD) et la conduite la plus âgée date
depuis 1930. On constate que la majorité des conduites sont de type béton B et fonte F, ce qui
est normal vu l’âge des conduites.
B F AC PEHD
8%
15%
17% 60%
En 2014, la production moyenne mensuelle de l’eau potable des forages a atteint 2 368 899
m3dont 794 457 m3 sont consommés par la région du Kairouan et le reste de l’eau produite
(de l’ordre 1 574 523 m3) arrive au réservoir El-Onk pour être transféré par la suite au Sahel
(Sousse, Mounastir et Mahdia).
L’eau produite est transmise à partir des forages par l’intermédiaire de deux conduites K et J
de diamètre 800 mm chacun. Les deux conduites d’adduction transportent un débit de l’ordre
de 2285 l/s et alimentent plusieurs localités avant d’arriver au réservoir Al-Onk.
Les localités alimentés par la conduite k sont : Chbika, Jlaissia, réservoir Aoumria Majdoub,
Tasmlia, El Aoumria, réservoir Jouaouda, réservoir Dhraa Tammer , Metbasta, El Houamed,
El Gabet, Ouled Khechine, Ouled Faleh, réservoir Houareb EL Karma, piquage Zardoub, et
Sidi El Hani. Concernant la conduite J, elle alimente les localités suivantes : Chbika, Jlaisia,
Ragada, Ouled Chamekh, Ouled Nhar, piquage Khazazia, piquage Humbez, Ghribet, Sidi El
Hani, et Ouled Alouane. Sans oublier, les autres conduites d’adduction connu par A, B, C, C’,
D, H, G et H, qui sont moins importantes que les conduites K et J de point de vue débit, mais
ils alimentent d’autres localités tels que Ouled Youssef, Ouled Naceur, Ain Ghrab et Khit
l’Oued.
3000000
2500000
production(m³)
2000000
1500000
1000000
500000
0
juil.-yy janv.-yy août-yy févr.-yysept.-yy avr.-yy oct.-yy mai-yy nov.-yy juin-yy déc.-yy juil.-yy
temps
La production d’eau est saisonnière, c’est-à-dire qu’au cours de l’année les volumes pompés
les plus élevés sont enregistrés en été vu que la demande domestique augmente d’une façon
remarquable en juin, juillet, et août comme montre la figure ci-dessus. En prenant l’exemple
en 2014, la courbe est caractérisée par une allure variable d’un mois à un autre : la production
commence par une valeur égale à 2 302 805 m3 en janvier, puis la courbe montre des pics
d’une façon croissante et continue d’un mois à un autre, atteint un maximum en juillet avec
une valeur égal à 2 657 022 m3, après le mois d’août la courbe diminue progressivement pour
atteindre une valeur minimale au mois de décembre égale à 2 268 233 m3. De même en 2013,
la production commence par une valeur égale à 2 404 721 m 3 en janvier, un pic important en
juillet avec une production égale à 2 714 331 m3, puis la courbe diminue de nouveau pour
atteindre une valeur moins important de l’ordre de 2 104 874 m3 en décembre.
2 900 000
2 700 000
2 500 000
quantité produite(m3)
1 500 000
Figure 6:Production mensuelle moyenne des forages kairouannais entre 2010 et 2014
Le réseau d’adduction Kairouannais s’insère dans le système du réseau d’adduction des eaux
du Nord qui est d’une fragilité remarquable et d’une importance stratégique vu qu’il assure
Manel Saida 23 Juin 2015
PFE INAT/SONEDE
A partir du graphique, on remarque que la quantité d’eau qui arrive au réservoir El-Onk pour
alimenter le Sahel diminue progressivement de 1 729 080 m3/mois en 2010 vers 1 574 523 m3
/mois en 2014, et cela peut être expliqué par l’augmentation de la consommation en cours de
route (celle du gouvernorat Kairouan) et du nombre des casses et de fuites sur le système
d’adduction du Kairouan vu l’âge des conduites et le type de matériau utilisé.
120 000
97 635
100 000
84 797 83 001
80 000
coût (en DT)
59 500 61 451
57 219
60 000
45 176
40 000
27 900
20 000 10 862
0
2012 2013 2014
l'année
Figure 8: l’évolution de coût des fuites,des casses et d’entretien des conduites entre 2012 et
2014
En outre, toute action imprévue qu’elle soit les casses, les fuites, ou même la coupure
d’électricité peut entrainer une défaillance dans le fonctionnement de réseau d’adduction des
eaux du nord. Par exemple, une coupure d’électricité lors de l’été 2012 durant 1h30min a
provoqué :
Cette figure montre que l’eau du réseau des eaux du nord prend origine à la station de
traitement Belli et alimente le Cap-Bon en premier lieu. L’eau qui reste s’ajoute aux eaux des
forages d’Enfitha et le reste des forages du Kairouan pour satisfaire les besoins du Sahel qui
est déjà alimenté par des forages locaux et des stations des eaux Nebhana.
Les eaux des forages Sbitla Jelma s’ajoutent aux restantes des eaux du nord pour alimenter
Sfax. Chaque déficit au niveau de ce réseau touche surtout la région du Sfax puisque elle
constitue la dernière station de ce réseau.
Ainsi un manque d’eau des forages de Kairouan suite à un problème peut présenter à la fois
un problème d’AEP au niveau régional mais aussi national. Ainsi une étude au niveau
hydraulique et énergétique sur ce réseau s’avère nécessaire sur l’amélioration et éviter les
problèmes.
Dans le reste de ce PFE, un diagnostic du réseau d’adduction Kairouan sera fait ainsi qu’un
modèle hydraulique sera développé selon la méthodologie détaillée dans le prochain chapitre.
Chapitre 3 : Méthodologie
3.1. Introduction
A l’issue de la présentation de la zone d’étude, il est important de faire une étude hydraulique
et énergétique du réseau d’adduction Kairouannais sur la base d’un historique de 2010 à
2014. Ce chapitre détaille les étapes du travail pour atteindre les objectifs de cette étude.
ArcMap10
.1
Carte Carte géoréférencée
Topographique Création des thèmes
Digitalisation du
réseau
ArcView 3.2
EPANET 2.0
Activation de l’extension
Simulation hydraulique GisRed
Calage du modèle Digitalisation du réseau sur
Diagnostic de le fond des thèmes
fonctionnement transportés
hydraulique et Entrée des propriétés
énergétique physiques des conduites et
des forages
La création de la base de données géographique est effectuée par les systèmes d’information
géographique(SIG) qui regroupent les différentes méthodes et techniques informatiques et qui
permettent de modéliser afin de saisir sous forme numérique et de représenter des objets ou des
collections d’objets géographiques. Cette étape est la plus lourde pour un SIG, son implantation
conditionne la qualité des analyses et des produits finaux.
3.2.1.1. Géoréférencement :
Comme la capacité de cette carte est assez importante due à la forte résolution, on a choisi le
logiciel ArcMap 10.1, pour sa performance, pour la géoréférencer. Le système de projection
adoptée est l’UTM (Carthage N32).
Le choix d’un nombre important des points augmente la précision à condition que leurs
coordonnées soient bien déterminées.
Dans cette partie, on essaye de créer des thèmes, c’est-à-dire on se propose de construire des
données vectorielles.
On a mis la carte comme fond et on a numérisé les thèmes suivants et on a associe à chaque
thème les caractéristiques dans sa table attributaire :
Après cette étape, on déplace les couches vectrices vers l’Arcview puisque on va utiliser
l’extension Gisred qui ne fonctionne que sur l’arcview.
Figure 13: Export des couches shapefile vers ArcView (Capture écran)
3.2.1.3. Création d’un nouveau projet GisRed :
L’extension GISRed d’ArcView permet de résoudre les problèmes de type connexion entre
nœud et tronçon et la possibilité de couplage (export et import) entre le logiciel de simulation
hydraulique EPANET el les logiciels SIG (ArcView, ArcGis).
L’opération commence par l’activation de l’extension GISRed v 1.0 à partir du menu « File
Extension ». Ainsi, un module Scenarios s’ajoute à la liste des 5 modules d’ArcView qui
permettra de construire notre projet GISRed (figure 14).
Par la suite, on considère cette interface comme fond d’écran et on fait la numérisation sous
l’extension GisRed après qu’elle soit active comme le montre la figure suivante.
Après avoir préparé la base de données, l’étape suivante consiste à développer le modèle
hydraulique. L’extension GisRed activée dans ArcView permet d’exporter toutes les données
nécessaires à la simulation hydraulique de la base de données SIG vers le logiciel EPANET.
Les couches sont tranportées vers Epanet sous forme fichier (.inp). La tâche est montrée dans
la figure ci-dissous:
Les nappes exploitées par les forages sont considérés comme des sources infinies. Les
informations à déterminer sont :
Les informations nécessaires pour les conduites sont : La longueur (en m), Le diamètre(en
mm) la rugosité (K=136 pour le béton, fonte ou l’amiante cimente, K=146 pour le PEHD) et
le matériel. De plus, il faut choisir la formule avec la quelle le logiciel va faire le calcul de
perte de charge. Dans notre cas, on a fixé la formule de Hazen-Williams.
De même, il faut déterminer l’élévation des nœuds (m), et leurs demandes (l/s).
Pour les caractéristiques des vannes, et les courbes de fonctionnement des pompes, on a
déterminé après l’export vers l’EPANET pour éliminer le maximum possible des erreurs.
Les vannes qu’on a dans le réseau sont essentiellement des vannes de contrôle de débit
(FCV). Le rôle de ces vannes est de limiter le débit. Les caractéristiques à déterminer sont : le
diamètre qui doit être égale au diamètre de la conduite d’adduction, et la situation qui doit
être ouverte pour fonctionner.
Les informations nécessaires pour les pompes sont celles qui déterminent les courbes de
fonctionnements, c'est-à-dire la hauteur manométrique totale (Hmt) et le débit (Q), et le
rendement de la dernière année ensuite donner le même identifiant pour la " curve pump"
comme montre les figures ci-dissous.
Le résultat qu’on a obtenu après l’export, la correction de quelque erreur, et l’ajout des
piquages de notre réseau est montré dans la figure suivante :
Les données de modélisation ont été prises à partir de plusieurs documents de la SONEDE et
de la DPS (la division de production Sahel) selon la nature de ces données :
Les données physiques : les côtes des nœuds, les longueurs et les points de piquages
sont prise à partir des profils en long.
La nature des conduites et leurs longueurs ont été obtenues à partir de la DPS,
Les valeurs des volumes : produits, distribués sont issues de la base de données de la
DPS.
Les valeurs de consommation énergétique, les débits, les hauteurs manométriques
totales HMT, et les rendements énergétiques des groupes électropompes à partir les
rapports énergétiques annuelles de la DPS.
Le prix de KWh à partie des factures STEG de direction de maîtrise d’énergie
Toutes ces données ont servies à la création d’une base de données numérique pour 5 ans
(2010 – 2014). Le tableau 1 présente un exemple de données pour une année.
Tableau 1: Statistique de la production et de la consommation d’Energie électrique par les stations de la Division Production du Sahel
Gontass 2bis 680650 361 937 125 323 805 313 101 45 181 865 125 1.0 6.9 0.83 0 0 0 39%
Grine7ter 681100 1 010 044 108 639 841 622 236 83 760 616 83 0.8 5.7 0.93 0 0 1220 48%
Grine 2ter 681140 1 239 900 101 639 173 621 579 87 061 501 70 0.7 5.0 0.86 0 0 0 55%
Grine 5bis 681180 796 768 103 449 051 435 934 60 498 547 76 0.7 5.3 0.94 0 0 926 51%
Grine 4ter 681240 1 222 998 98 608 027 591 753 81 410 484 67 0.7 4.9 0.85 0 0 0 55%
Grine 8 681250 1 139 347 156 1 045 381 1 017 238 140 393 893 123 0.8 5.7 0.92 0 0 892 48%
Grine 11 681270 1 004 524 105 535 716 520 857 70 196 519 70 0.7 5.0 0.96 0 0 1 596 55%
Grine 10 681690 1 249 239 100 627 050 610 400 85 316 489 68 0.7 4.9 0.90 0 0 50 56%
Grine 9 681360 1 238 173 164 942 950 916 813 125 218 740 101 0.6 4.5 0.94 0 0 2129 60%
Re pr EL Grine 681400 6 439 293 65 1 766 180 1 767 307 244 824 274 38 0.6 4.2 0.88 0 0 0 65%
Chrechira 1 681590 407 962 140 331 261 321 707 45 760 789 112 0.8 5.6 0.95 0 0 797 48%
Chrechira 5 681600 243 439 130 212 265 205 588 29 852 845 123 0.9 6.5 0.93 0 0 211 42%
Chre chira3+3bis 681610 340 652 78 175 344 168 848 24 105 496 71 0.9 6.4 0.98 0 0 774 43%
Haffouz 7 681630 317 518 64 106 522 102 550 15 100 323 48 0.7 5.1 0.87 11 0 17 54%
O,Msilah 1 ter 681680 1 377 009 58 449 702 438 308 60 866 318 44 0.8 5.5 0.89 0 0 0 50%
O,Msilah 1 681690 1 355 453 48 393 688 382 910 52 848 282 39 0.8 5.9 0.92 0 0 494 46%
O,Msilah 2 bis 681750 1 402 899 48 436 629 425 010 57 906 303 41 0.9 6.3 0.93 0 0 751 43%
Mselsel 1 682770 892 033 98 447 059 435 234 60 974 488 68 0.7 5.0 0.87 0 0 0 55%
Mselsel 2 682790 1 416 081 52 353 983 342 690 47 769 242 34 0.6 4.6 0.84 0 0 0 59%
Bouhafna 4 bis 681760 1 769 437 54 505 297 492 329 68 456 278 39 0.7 5.2 0.9 13 0 216 53%
Bouhafna 8 681770 1 359 677 50 439 954 426 985 58 956 314 43 0.9 6.3 0.94 0 0 934 43%
Bouhafna 7 ter 681780 1 470 569 47 433 128 420 283 58 640 286 40 0.8 6.0 0.83 0 0 0 45%
Bouhafna 9 681800 1 637 170 49 509 216 494 880 69 167 302 42 0.9 6.2 0.87 0 0 0 44%
Bouhafna1bis 681810 1 655 137 69 639 340 622 450 84 304 376 51 0.7 5.4 0.96 0 0 1979 50%
Bouhafna 10 681820 1 645 312 65 599 465 582 653 80 564 354 49 0.8 5.5 0.87 0 0 0 50%
Bouhafna 3ter 681850 1 278 794 60 534 084 519 258 71 257 406 56 0.9 6.7 0.95 0 0 1425 40%
St Filt Hark 637450 331 669 37 59 511 50 698 10 013 153 30 0.8 4.1 0.98 0 0 218 66%
Rr Hark ous s ia 637370 -- -- 23 819 21 941 3 528 -- -- -- -- 1.0 0 0 135 --
Rr El Onk 532520 -- -- 13 577 11 899 2 094 -- -- -- -- 1.0 0 0 83 --
Total 28163741 85 14241018 13883439 1926016 493 68 0.8 5.8 0.91 24 0 14847 47%
Manel Saida 41 Juin 2015
PFE INAT/SONEDE
Pour évaluer les rendements des groupes électropompes, il faut d’abord déterminer les
caractéristiques de la production et de la consommation d’énergie par champ. Le diagnostic
technique et énergétique du système a été effectué sur la base des indicateurs de performances
suivants :
Le champ BouHafna est constitué de 13 forages qui sont: Haffouz7, Oued Msileh1ter,
OuedMsileh1, OuedMsileh 2bis, BouHafna 4 bis, BouHafna 8, BouHafna 7 ter, BouHafna 9,
BouHafna 1bis, BouHafna 10 et BouHafna 3 ter, Msalsel1, Msalsel2, et Msalsel 3 qui est
mise en fonctionnement en octobre 2013. Il existe deux autres forages qui sont Zardoub4 et
Zardoub5 qui sont exploités essentiellement par le CRDA pour l’irrigation. Mais la SONEDE
les exploite dans les mois de pointe (Juillet et Août) ou en temps du chômage du canal
d’adduction du Nord (Janvier et Février). Avec ce nombre important de forages, le champ du
Bou Hafna constitue la source principale des eaux du Kairouannais. En effet, il produit 65%
de la production totale comme montre la figure7. D’ailleurs, il produit 63% (17 577 089 m3)
de la production de 2010, 64% de la production de 2013 (18 210 856 m3) et 50% (17 486 880
m3) de la production de 2014.
20000,000
18000,000
16000,000
volume pompé (m3)
14000,000
12000,000
10000,000
8000,000
6000,000
4000,000
2000,000
,0
2010 2011 2012 2013 2014
Bou Hafna 17577,089 17459,141 17941,628 18210,856 17486,880
Grine 9262,930 9858,804 9171,856 9313,491 14980,961
Chrechira 992,053 944,138 882,620 800,596 1237,097
En deuxième lieu arrive le champ d’El Grine qui est formé de 8 forages (Gontass2bis,
Grine7ter, Grine2ter, Grine4ter, Grine8, Grine9, Grine 10, Grine11) et une station de
surpression. Il produit 33% ( de l’ordre de 9 300 000 m3) de la production totale en 2010 et
2013, et 44% (14 980 961 m3) en 2014 , suivi du champ Chrechira qui est constitué de 4
forages et qui sont Chrechira1, Chrechira5, Chrechira3, et Chrechira3bis. Ces deux derniers
seront considérés en une seule police STEG à partir de 2013 puisque le forage de Chrechira
ne devient plus rentable et la SONEDE a décidé de l’accoupler avec Chrechira3bis avec une
production de 992 053 m3 (3 %) en 2010, 800 596 m3 (4%) en 2013, et 1 237 097 m3 (3,6%)
en 2014.
Cette quantité tirée chaque année a un impact sur le niveau statique des nappes et sur le
niveau dynamique des forages.
L’ordre d’importance de champ change lorsqu’on parle d’énergie. Le champ d’El Grine est le
grand consommateur d’énergie avec un total de consommation en 2011 de l’ordre 8 146 297
KWh (55%) de la consommation totale (Figure 27) c'est-à-dire une consommation spécifique
de 0,826 KWh/m 3 (Figure 28). En 2013, la consommation a atteint 7 961 180 KWh (53% de
la consommation totale), et en 2014, elle atteint 7 832 883 KWh (52% de la consommation
totale). Cela s’explique par le fait que les eaux des forages d’El Grine sont regroupées dans
une station de pompage.
9000,000
8000,000
7000,000
Cosommation(Kwh)
6000,000
5000,000
4000,000
3000,000
2000,000
1000,000
,0
2010 2011 2012 2013 2014
Bou Hafna 5848,067 5875,261 6075,299 6440,498 6272,900
Grine 7577,174 8146,297 7591,200 7961,180 7832,883
Chrechira 718,870 703,379 727,334 687,959 933,211
Figure 26: Consommation d’énergie électrique des forages Kairouannais par champ
En degré inférieur vient le champ de Bou Hafna avec une consommation de 6 075 299 KWh
(42% de la consommation totale) en 2012 (Figure 27), correspondant à une consommation
spécifique de 0,339 KWh/m3 et de 6 440 498 KWh (43% de la consommation totale) avec une
consommation spécifique de 0,354 KWh/m3 en 2013 (Figure28). Puis, le champ de Chrechira
avec une consommation de l’ordre de 727 334 KWh (5% de la consommation totale) en 2012
(Figure27), correspondant à une consommation spécifique de l’ordre de 0,826
KWh/m3(Figure28) et 933 211 KWh (6% de la consommation totale) en 2014 avec une
consommation spécifique de l’ordre de 0,754 KWh/m3.
1,000
0,900
0,800
0,700
0,600
Kwh/m3
0,500
0,400
0,300
0,200
0,100
0,000
2010 2011 2012 2013 2014
Bou Hafna 0,333 0,337 0,339 0,354 0,359
Gri ne 0,818 0,826 0,828 0,855 0,523
Chrechira 0,735 0,744 0,826 0,918 0,754
Malgré que Chrechira soit le plus faible producteur d’eau et le plus faible consommateur
d’énergie, sa consommation spécifique est assez forte avec 0,918 KWh/m 3 en 2013, presque
égale à celle du champ El Grine (0,855 KWh/m 3 en 2013) alors que ce derniers renferme une
station de reprise, cela peut être expliqué par la diminution du niveau piézométrique de ces
champs d’une part et la limitation de débit d’autre part et par la suite l’augmentation de la
hauteur manométrique totale (Hmt) de leurs forages (Figure 29). Ainsi il est intéressant de
présenter l’évolution de la hauteur manométrique totale Hmt par forage dans chaque champ.
La HMT a passé au forage El Gontass 2 bis de 125 m en 2010 à 158 m en 2013, c’est à dire
un rabattement de 33 mètres en 3 ans, soit une moyenne de 11 m de rabattement chaque
année. De même pour le forage El Grine 7 ter qui passe de 108 m en 2010 à 124 m en 2013.
Aussi pour le forage de Grine 5 bis qui a passé de 103 m en 2010 à 115 m en 2012. Pour les
autres forages tels qu’El Grine 4 ter, Grine 8, Grine 10, et Grine 9, ils ne subissent qu’une
faible variation de 1 m ou 2 m en 4 ans (figure 30).
180
160 Gontass2bis
Grine7ter
140 Grine2ter
HMT (en m)
Grine5bis
120
Grine4ter
100 Grine8
Grine11
80 Grine10
Grine9
60
2010 2011 2012 2013 2014 2015 Reprise El Grine
Année
Figure 28: Le suivi de la hauteur manométrique totale Hmt des forages El Grine
Le cas est de même pour le champ de Chrechira, car des mesures de la figure 32 montrent que
la Hmt a bien augmenté. En effet, la Hmt de Chrechira 5 a passé de 130 m en 2010 vers 166
m en 2014 et la Hmt de forage3+3bis a passé de 78 m en 2010 vers 65 m en 2012, cette chute
est causé par l’arrêt du groupe immergé au niveau de Chrechira 3 bis en juillet 2011 suite à
une pause. Pour le forage de Chrechira1, il subit une faible variation de l’ordre de 1 m en
passant de 140 m à 141 m entre 2010 et 2014.
180
160
140
HMT ( en m)
120 Chrechira1
Chrechira5
100
Chrechira3+3bis
80
60
2010 2011 2012 2013 2014
Année
Figure 29: Le suivi de la hauteur manométrique totale Hmt des forages Chrechira
Pour les forages de Bou Hafna, la HMT est presque stable, ne subit qu’une faible diminution
de l’ordre de 1 m entre 2010 et 2014 pour la plupart de ses forages, ce qui explique la
productivité élevé du champ Bou Hafna. Juste au niveau du Msalsel 1 où la Hmt passe de 98
m en 2010 vers 116 m en 2014 (Figure 33).
130
Haffouz7
120
O Msileh 1 ter
110
O Msileh1
100
O Msileh 2bis
90 Msalsel1
HMT(m)
80 Msalsel2
70 Msalsel3
BouHafna 4bis
60
Bou Hafna8
50
Bou Hafna7ter
40
Bou Hafna 9
30 Bou Hafna1 bis
2010 2011 2012 2013 2014
Bou Hafna10
Année
Figure 30: Le suivi de la hauteur manométrique totale Hmt des forages Bou Hafna
Ce paramètre est très important pour évaluer la performance des groupes de pompage. En
effet, en 2010, la valeur moyenne de ce paramètre est de l’ordre de 0,005342 KWh/m 3/m de
Hmt. La plupart des forages Kairouannais ont des valeurs sous cette valeur sauf Gontass 2 bis
avec une valeur égale à 0,0069 KWh/m 3/m de Hmt, Chrechira 5 avec une valeur égale à
0,0065 KWh/m3/m de Hmt, Oued Msileh 2 bis avec une valeur égale à 0,0062, Bou Hafna 8,
BouHafna 7 ter, BouHafna 9, et BouHafna 3 ter ont des valeurs élevés (Figure31).
0
0
0,001
0,002
0,003
0,004
0,005
0,006
0,007
0,001
0,002
0,003
0,004
0,005
0,006
0,007
0,008
Manel Saida
Gontass 2bis Gontass 2bis
Grine7ter Grine7ter
Grine 2ter Grine 2ter
Grine 5bis
Grine 5bis
Grine 4ter
Grine 4ter
Grine
Grine 8
Grine
Grine 8
Grine 11
Grine 11
Grine 10
Grine 10
Grine 9
48
Repr EL Grine Grine 9
Chrechira 5 Chrechira 1
Chrechira3 Chrechira 5
Chrechira
Chrechira3bis Chrechira3
Chrechira
Forage
Haffouz 7 Chrechira3bis
Forage
O,Msilah 1ter
Haffouz 7
O,Msilah 1
O,Msilah 1ter
O,Msilah 2bis
O,Msilah 1
Mselsel 1
O,Msilah 2bis
Mselsel 2
INAT/SONEDE
Mselsel 1
Bouhafna 4bis
Juin 2015
Bou Hafna
Bouhafna 8 Mselsel 2
Bouhafna 9 Bouhafna 8
Bouhafna1bis Bouhafna 7ter
Figure 32: L’évolution de KWh/m3/m de Hmt pour les forages Kairouannais en 2011
Figure 31: L’évolution de KWh/m3/m de Hmt pour les forages Kairouannais en 2010
Bouhafna 10 Bouhafna 9
Bouhafna 3ter
Bouhafna1bis
Bouhafna 10
Bouhafna 3ter
Moyenne
Kwh/m3/m de Hmt
moyenne
KWH/m3/Hmt
PFE INAT/SONEDE
Les forages de Bou Hafna enregistrent une amélioration au niveau de ce paramètre puisque
la plupart de forage se rapproche de la valeur moyenne. Par exemple, la valeur de KWh/m 3/m
de Hmt de Bou Hafna 8 diminue d’une façon remarquable pour atteindre une valeur égale à
0,0049 due principalement au changement du groupe immergé.
En 2013 (Figue 33), le problème est assez grave pour le forage Chrechira 5, ou la valeur de
KWh/m3/ m de Hmt est très élevé égale à 0,01. C’est parce que la consommation spécifique
augmente énormément suite à la limitation de débit et par conséquent la chute de rendement.
KWh/m3/Hmt
KWh/m3/Hmt
0,01
0
0,001
0,003
0,004
0,005
0,006
0,007
0,008
0,009
0,002
Manel Saida
0,01
0
0,002
0,004
0,006
0,008
0,012
Gontass 2bis
Gontass… Grine7ter
Grine
Grine 8
Grine
Grine 8
Grine 11
Grine 11
Grine 10
Grine 10
50
Grine 9
Grine 9
Repr EL Grine
Repr EL…
Chrechira 1 Chrechira 1
Chrechira 5 Chrechira 5
Chrechira3 Chrecira3
Chrechira
Chrechira
Chrechira… Chrechira3bis
Forage
Forage
Haffouz 7
Haffouz 7
O,Msilah…
O,Msilah 1ter
O,Msilah 1
O,Msilah 1
O,Msilah…
O,Msilah 2bis
Mselsel 1
INAT/SONEDE
Mselsel 1
Mselsel 2
Juin 2015
Mselsel 3 Mselsel 2
Bouhafna 8 Bouhafna 8
Bouhafna… Bouhafna 7ter
Bouhafna 9
Figure 33: L’évolution de KWh/m3/m de Hmt pour les forages Kairouannais en 2012
Figure 34: L’évolution de KWh/m3/m de Hmt pour les forages Kairouannais en 2013
Bouhafna 9
Bouhafna…
Bouhafna1bis
Bouhafna…
Bouhafna 10
Bouhafna…
Bouhafna 3ter
Moyenne
KWh/m3/Hmt
KWh/m3/Hmt
PFE
KWh/m3/Hmt
Manel Saida
0,01
0
0,002
0,004
0,006
0,008
0,012
Zardoub 5
Gontass 2bis
Grine7ter
Grine 2ter
Grine 5bis
Grine 4ter
Grine
Grine 8
Grine 11
51
Grine 10
Grine 9
Repr EL Grine
Chrechira 1
Chrechira 5
Chrechira3
Chrechira
Chrechira3bis
Forage
Haffouz 7
Oued Msilah1ter
Oued Msilah 1
Oued Msilah 2bis
Mselsel 1
INAT/SONEDE
Bouhafna 8
Bouhafna 7ter
Bouhafna 9
Figure 35: L’évolution de KWh/m3/m de Hmt pour les forages Kairouannais en 2014
Bouhafna1bis
Bouhafna 10
Bouhafna 3ter
Moyenne
KWh/m3/Hmt
PFE INAT/SONEDE
La consommation d’énergie qui est influencée par la variation de Hmt, a un effet direct sur le
coût de pompage du m3 d’eau. La figure suivante montre l’évolution du coût de pompage du
m3 qui a passé de 68 millimes en 2010 vers 102 millimes en 2014 avec un taux d’évolution
égale à 50%.
120
100
prix en millimes
80
60
40
20
0
2010 2011 2012 2013 2014
Année
En effet, on a fait présenter la variation du coût de pompage pour chaque champ par forage
(Figures 37, 39 et 41).
La figure 41 qui présente la variation du coût du m3 des forages du champ Bou Hafna, montre
une évolution importante du coût entre 2010 et 2014, cela est du à l’augmentation du tarif
STEG.
0,120
Mselsel1
0,100 Bou Hafna1bis
BouHafna10
0,080 Haffouz7
O Msileh1ter
DT/m3
0,060
BouHafna9
O Msileh 2bis
0,040
BouHafna7ter
O Msileh 1
0,020
BouHafna4 bis
Mselsel2
0,000
2010 2011 2012 2013 2014 Mselsel3
Année
Figure 37: Variation du coût du m 3 d’eau des forages du champ Bou Hafna
Le m3 d’eau dans le forage du Msalsel 1 est plus couteux. En effet, il passe de 0,068 DT en
2010 vers 0,101 DT en 2014, ensuite le forage de Bou Hafna 1 bis, le coût de m 3 passe de
0,051DT en 2010 vers 0,096DT en 2014. D’après les factures STEG de 2014, la moyenne de
la consommation est de l’ordre de 35% en jour, 37% en nuit et 28% en pointe comme montre
la figure 38. Il est noté que la tarification STEG est plus élevée dans les heures de pointe.
80%
60%
pompage
Jour
40%
Pointe
20%
Nuit
0%
2011 2012 2013 2014
Année
Figure 38: les pourcentages des heures de pompage du champ Bou Hafna
Pour les forages d’El Grine, la Hmt subit aussi une augmentation et comme résultat directe on
observe l’augmentation du coût du pompage du m3 d’eau (figure43).
0,200
0,180
Grine8
0,160
Gontass2bis
0,140
Grine7ter
0,120
Grine9
DT/m3
0,100
Grine5bis
0,080 Grine4ter
0,060 Grine2ter
0,040 Grine11
0,020 Grine10
D’après la figure 39 le pompage d’un m3 d’eau à partir du forage Grine 8 est plus couteux
que les autres avec 0,0199 DT le m3. Mais, de point de vue évolution le graphique montre que
l’évolution la plus importante se fait au niveau du forage Grine 7 ter. En effet, le coût du m3
passe de 0,083 DT en 2010 à 0,175 DT en 2014. Puis Grine 8 avec une évolution de l’ordre de
0,076 DT entre 2010 et 2014 en passant de 0,123 DT vers 0,199 DT. Ensuite, Grine 10 avec
une évolution de l’ordre de 0,052 DT en passant de 0,068 DT vers 0,052 DT. Cependant les
coûts du m3 aux niveaux des restes des forages ne subissent que de faibles évolutions.
Pour le champ de Chrechira, le cout du m3 le plus élevé est enregistré en 2014, il est égale à
0,324 DT au niveau de forage Chrechira 5, ensuite Chrechira 1 par un coût égale à 0,138DT
par m3, par suite Chrechira 3+3bis avec un coût égale à 0,107 DT. Cet ordre est presque
invariable, l’exception se fait seulement en 2012 où le coût le plus élevé est enregistré chez
Chrechira3+3bis avec un coût égale à 0,250 DT puisque à la fin de 2011 l’équipement de
Chrechira 3bis sera à faible rendement (Figure 41).
0,350
0,300
0,250
0,200
DT/m3
Chrechira5
0,150 Chrechira1
Chrechira3+3bis
0,100
0,050
0,000
2010 2011 2012 2013 2014
Année
70%
60%
50%
40% Jour
30% Point
20% Nuit
10%
0%
2011 2012 2013 2014
Année
Ainsi le coût du m3 d’eau augmente progressivement de 2010 vers 2014. Et pour conclure, on
a présenté le coût d’un m3 en millimes par forage dans la figure 43 pour faire la comparaison
entre les champs de production d’eau potable Kairouannais.
Le coût le plus faible est égal à 34 millimes enregistré au niveau de Mselsel 2 en 2010, par
contre le coût la plus élevé est enregistré au niveau de Chrechira 5 en 2014 et il égale à 324
millimes.
En effet, en comparant le coût du m3 par champ en basant sur la figure 43, on remarque que la
production de m3 d’eau la plus coûteuse se fait au niveau du champ Chrechira. Le coût par
ordre décroissant est comme suit : Chrechira 5, Chrechira1, puis Chrechira3+3bis.
En troisième degré, la production du m 3 d’eau au niveau du champ Bou Hafna est le moins
coûteuse par rapport aux autres. Dans ce champ, le m 3 d’eau à partir du forage Mselsel 1 le
plus coûteux (105 millimes en 2014), puis BouHafna 1bis (96 millimes en 2014), Mselsel 3
(83millimes en 2014), puis BouHafna3ter, Haffouz 7, BouHafna 9, BouHafna 4 bis, ensuite
dans le même ordre BouHafna10 et Mselsel 2 par un coût égale à 63 millimes en 2014, en
degré plus bas devient le coût de la production d’un m 3 au niveau Mselsel1 ou Oued Msileh1
(60 millimes pour les deux forages en 2014). Le coût le plus bas est enregistré au niveau Oued
Msileh 2 bis (57 millimes en 2014).
50
0
100
150
200
250
300
350
Manel Saida
Gontass 2bis
Grine7ter
Grine 2ter
Grine 5bis
Grine 4ter
El Grine
Grine 8
Grine 11
Grine 10
58
Grine 9
Repr EL Grine
Chrechira 1
Chrechira 5
Chrechira
Chrechira3+3bis
forage
Haffouz 7
O,Msilah 1ter
O,Msilah 1
O,Msilah 2bis
Mselsel 1
INAT/SONEDE
Mselsel 2
Juin 2015
Mselsel3
Bouhafna 4bis
Figure 43: Le coût du m3 d’eau en millimes par forage et par champ
Bou Hafna
Bouhafna 8
Bouhafna 7ter
Bouhafna 9
Bouhafna1bis
Bouhafna 10
Bouhafna 3ter
2013
2012
2011
2010
2014
PFE INAT/SONEDE
( )
Avec :
La figure 44 représente les valeurs calculées de rendement des groupes motopompes à partir
de la formule précédente et les données disponibles.
D’après ce qui précède, une représentation de la quantité d’eau par forage ainsi que le nombre
de KWh consommé par forage sera utile pour avoir une idée sur le rendement.
En effet, selon la figure 44, le meilleur rendement des forages est obtenue pour le champ d’El
Grine et plus exactement la reprise d’El Grine avec un rendement égale à 66% en 2014, suivi
de champ Bou Hafna où les valeurs de rendement sont aux alentours de 50% et dépasse ce
pourcentage pour quelques forages. Cependant, les valeurs de rendements du champ de
Chrechira sont assez faibles avec une moyenne de 42% en 2014, ce qui peut s’explique en
partie par le vieillissement des équipements des forages de ce champ.
Rendement
0%
100%
10%
20%
30%
50%
60%
80%
90%
40%
70%
Manel Saida
Repr EL Grine
Grine 5bis
Grine 11
Grine 9
Grine 2ter
El Grine
Gontass 2bis
Grine 4ter
Grine 10
Grine 8
60
Grine7ter
Chrechira 1
Chrechira3+3bis
Chrechira
Chrechira 5
Mselsel 1
Forage
Mselsel 2
Bouhafna 10
O,Msilah 2bis
Bouhafna 8
Bouhafna 9
INAT/SONEDE
O,Msilah 1ter
Juin 2015
Haffouz 7
Bou Hafna
Bouhafna 4bis
Bouhafna 3ter
Figure 44: Les rendements du groupe électropompe par forage et par champ
O,Msilah 1
Bouhafna 7ter
Mselsel3
Bouhafna1bis
2014
2013
2012
2011
2010
Rdt=50%
Mise en service
PFE INAT/SONEDE
Le logiciel Epanet 2.0 est un logiciel développé par l’agence pour la protection de
l’environnement des Etats-Unis (U.S. Environnement Protection Agency,
U.S.E.P.A.).(Lewis.A, 2000).
En effet, l’utilisation de ce logiciel a un objectif bien précis qui est une meilleure
compréhension du fonctionnement hydraulique des réseaux pour une meilleure gestion de
l’eau dans le système à traiter quel que soit adduction ou distribution.
Formule de Chezy-Manning
Formule de Darcy-Weisbach
Formule de Hazen-Williams
Avant de simuler le modèle, il faut attribuer les coefficients de la consommation horaire, pour
obtenir des résultats de demande le plus proche possible de la consommation réelle.
On a fait une série de simulation successive pour comparer entre les différentes situations.
Le modèle sur la base des niveaux statiques pour les forages a montré que la mise en place de
certaines pompes est inutile, comme montre la figure 46.
Epanet a généré des erreurs qu’eau niveau des pompes. Cela s’explique par le niveau élevé de
la nappe. Ainsi il s’avère plus judicieux de modéliser le réseau sur la base du niveau
dynamique des forages afin d’avoir une simulation la plus proche possible du fonctionnement
réel du réseau.
Figure 47: Résultat de simulation hydraulique dans le réseau d’adduction Kairouannais en 2014
Manel Saida 64 Juin 2015
PFE INAT/SONEDE
Figure 48: Résultat de simulation de l’écoulement dans le réseau d’adduction Kairouannais en 2014
Figure 49: Résultat de simulation de l’écoulement dans le réseau d’adduction Kairouannais en 2014
Manel Saida 66 Juin 2015
PFE INAT/SONEDE
Pour la simulation, on s’est basé sur les données des mois de pointe c'est-à-dire Juillet et
Août. L’examen de cette carte montre que :
Suite à la simulation de ce réseau pour le mois de pointe Août de l’année 2014, on remarque
qu’il fonctionne parfaitement et cela est appliquée pour les trois champs de forage, sauf au
niveau de quelques piquages où la pression ne dépasse pas 20 m, malgré que cette pression
reste toujours acceptable. D’autre part, il existe des pressions dépassent les 50m et ce qui est
expliqué par les faibles débits soutirés et donc des faibles pertes de charge.
Le modèle, une fois construit, ne peut donner de résultats satisfaisants sans adaptation des
caractéristiques hydrauliques de ses tronçons à la réalité. En effet, l’usure des conduites avec
le temps diminue leurs capacités hydrauliques. Il convient donc de procéder à un calage des
pressions à partir des données de terrain. En effet, l’étape de calage est une étape cruciale
dans la construction et l’utilisation d’un modèle mathématique. Elle détermine la pertinence
des résultats issus des simulations.
EPANET 2.0 prend les valeurs des pressions mesurées à travers un document texte comme
montre la figure ci-dessous :
D’après ce graphique, on constate que le diagramme des points représentants les valeurs
moyenne mesurées et celles calculées sont proches. Ceci montre une bonne estimation du
modèle et par suite une bonne qualité de calage du modèle.
Dans le chapitre 4, on a fait le calcul des différents paramètres d’énergie. A cette étape, on
essaie alors de faire la comparaison les valeurs calculées et celle de la simulation par Epanet,
c'est-à-dire de faire un diagnostic de la compatibilité entre le modèle hydraulique et les
données du réseau de point de vue énergétique.
La comparaison entre les valeurs réelles et les valeurs simulées des débits pompés montre des
écarts plus au moins importants. (Figure 52)
La figure donne des résultats divergents car pour certains forages les valeurs simulées sont
trop proches de ceux réels alors que pour d’autres, est le contraire. D’où la nécessité de
s’approfondir plus avec le calcul de l’erreur relative.
80
70
60
50
Débit (l/s)
40
simulé
30
réelle
20
10
Forage
On a calculé les erreurs relatives moyennes entre les valeurs réelle et simulé en utilisant la
formule suivante :
( )
60,00
50,00
40,00
Débit (l/s)
30,00
20,00
calculé
10,00
simulé
0,00
Forage
60,00
50,00
40,00
Débit (l/s)
30,00
calculé
20,00 simulé
10,00
0,00
Grine 8 O,Msilah Bouhafna 8 Bouhafna Chrechira 5
2bis 3ter
Forage
70,00
60,00
50,00
Débit (l/s)
40,00
30,00
20,00 calculé
10,00 simulé
0,00
Forage
80,00
70,00
60,00
Débit (l/s)
50,00
40,00
30,00
20,00 calculé
10,00 simulé
0,00
Forage
5.4.1. Interprétation :
On constate que l’écartement entre les valeurs calculés et estimés sont plus au moins
acceptable puisque 54% des forages ayant des valeurs de débit avec une erreur relative
moyenne au dessous de 20%, alors que les 46% qui restent au dessus de cette valeur.
On a calculé cet indicateur en détail dans le 4èmechapitre. Il est très utile pour évaluer le taux
de la consommation d’énergie entre un nombre important de forages pour faire la
comparaison entre eux. Epanet nous permet d’observer cet indicateur sous forme de graphique
(Figure 57).
La figure 58 montre la différence entre les valeurs calculées et estimées de cet indicateur.
2,5
La consommation spécifique (KWh/m3)
1,5
KWh/m3 calculé
1
KWh/m3 simulé
0,5
Forage
Figure 58: Comparaison entre les valeurs de la consommation spécifique réelle et simulé
5.5.1. Interprétation :
L’écart entre les valeurs calculées et réelles n’est pas assez importante.
La valeur réelle de coût de pompage en termes d’énergie est plus importante que celle
estimée par l’EPANET, à l’exception de quelques forages qui sont : le champ de
Chrechira, et les forages d’El Msileh.
La valeur de l’erreur relative moyenne est important pour les quatre forages suivantes:
Chrechira1, Grine4ter, Grine7ter, Gontass2bis laisse nous penser de l’existence d’autres
postes de consommation d’énergie, et que la consommation totale enregistrée n’est pas
seulement due au pompage d’eau potable par la SONEDE, mais peut être par d’autres forages
illicites. D’ailleurs, d’après la DGRE, 15000 puits illicites et 8000 forages illicites en 2014.
Les pourcentages des écarts entre les valeurs calculées et les valeurs estimés par le modèle
varient entre à 0 % et 75 %. D’après ce résultat, on peut diviser nos forages en 4 groupes en
basant sur les écarts.
Groupe 1’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés sont
nulles.
Groupes 2’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés sont
entre 1% et 5%.
Groupe 3’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés sont
compris entre 10% et 25%.
Groupe 4’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés
dépassent 50%.
0,7
la consommation spécifique(KWh/m3) 0,6
0,5
0,4
0,3
Forage
1
La consommation spécifique(KWh/m3)
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2 KWh/m3 réel
0,1 KWh/m3 simulé
0
Forage
1,6
Forage
3
La consommation spécifique (KWh/m3)
2,5
1,5
KWh/m3 réel
1 KWh/m3 simulé
0,5
0
PmpZardoub5 PmpGontas2b
Forage
5.5.2. Interprétation :
Les forages de groupe2’et de groupe3’ : les résultats sont plus au moins acceptables, mais il
faut faire de contrôle.
Les forages de groupe4’ : il existe un problème au niveau des équipements de deux forages
Zardoub5 et Gontass 2bis.
Cet indicateur aussi est nécessaire, s’ajoute à la consommation spécifique afin de faire une
comparaison entre les forages et par suite diminuer le coût du pompage.
Et pour cette raison, on a fait la représentation du Dt/KWh simulé et réel dans la figure 66.
0,25
0,2
cout de KWh (en Dt)
0,15
0,1
Dt/KWh calculé
Dt/KWh simulé
0,05
Forage
Les valeurs des erreurs relatives moyennes de cet indicateurs varie entre 2,48% pour le forage
BouHafna9 jusqu’à 98.5% pour Zardoub5 et 98.2% pour Gontass 2bis. Cet écart important
nous laisse de diviser les forages en quatre groupes.
Groupe 1’’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés sont
inférieur de 10%.
Groupe 2’’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés sont
compris entre 10% et 20%.
Groupe 3’’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelles et celle simulés
dépassent 20 et50%.
Groupe 4’’ : les forages dont les écarts entre les valeurs réelle et celle simulés
dépassent 90%.
0,2
0,18
0,16
le coût de KWh en Dt
0,14
0,12
0,1
0,08
0,06 Dt/KWh réel
0,04 Dt/KWh simulé
0,02
0
Forage
0,2
0,18
0,16
le coût de KWh en Dt
0,14
0,12
0,1
0,08
0,06 Dt/KWh réel
0,04 Dt/KWh simulé
0,02
0
Forage
0,25
le coût de KWh en Dt
0,2
0,15
0,1
Dt/KWh réel
0,05
Dt/KWh simulé
0
Forage
0,2
le coût de KWh en Dt
0,15
0,1
Dt/KWh réel
0,05
Dt/KWh simulé
0
PmpGontas2b PmpZardoub5
Forage
5.6.1. Interprétation :
Les forages de groupe3’’ : les écarts sont assez importants, donc il faut faire un contrôle pour
les équipements de ces forages.
Les forages de groupe4’’ : les résultats de calage sont inacceptable, il faut faire un contrôle
pour ces deux forages et faire le changement des équipements si le résultat est prouvé.
5.6.2. Discussion :
Les résultats de comparaison entre les valeurs du modèle EPANET et les valeurs réelles ont
permis de faire la différence entre les forages Kairouannais et de les différencier en trois
groupes.
Groupe I : composé des forages pour lesquels les valeurs simulées et les valeurs
réelles sont proches.
Groupe II : composé des forages pour lesquels les écarts entre les valeurs simulées et
les valeurs réelles sont importantes
En pourcentage, le groupe I regroupe le plus nombre de forages (73%), alors que le groupe II
regroupe le 27% restantes.
calage réussi
calage non réussi
L’importance des valeurs des erreurs relatives moyennes calculées à partir des écarts entre
les valeurs réelles ou calculées à partir les données disponibles et les valeurs estimés ou
simulées par le logiciel de modélisation EPANET, surtout pour quelques forages tel que
Zardoub 5 et Gontass 2 bis, montre qu’il existe d’autre postes de consommation d’énergie tels
que des puits ou des sondages illicites. La consommation énergétique de ces derniers est
payée par la SONEDE, pourtant qu’elles n’exploitent plus.
La solution la plus légitime est que la SONEDE met ses propres conteurs à l’entrée et la
sortie de chaque groupes de motopompes pour bien vérifier la consommation d’énergie, et
faire la comparaison avec celle enregistrées dans les factures STEG, afin de contrôler le
fonctionnement de ces stations de pompage d’une part et d’estimer le coût de pompage et de
comparer avec les factures de STEG d’une autre part.
D’après ce qui précède et le calcul faite dans le chapitre 3, on peut en déduire le tableau
suivant qui montre la répartition de l’ordre des forages qu’on peut tenant compte pour mise
en fonctionnement des forages, surtout dans les heures de pointe. On a fait une combinaison
entre le coût le moins chère et le rendement le plus important pour satisfaire les besoins d’une
part et minimiser les pertes d’autre part.
Forage Ordre
Reprise Grine 1
OMsileh 2 bis 2
OMsileh 1 3
OMsileh2 4
Mselsel1 5
BouHafna1 6
BouHafna2 7
BouHafna4bis 8
BouHafna9 9
Haffouz7 10
BouHafna3ter 11
Mselsel3 12
BouHafna 1 bis 13
Grine2ter 14
Grine5bis 15
Mselsel1 16
Chrechira3+3bis 17
Grine4ter 18
Grine10 19
Chrechira1 20
Gontass2bis 21
Grine11 22
Grine9 23
Grine7ter 24
Grine8 25
Zardoub5 26
Chrechira5 27
Le bilan des cinq dernières années est détaillé dans le tableau suivant :
Le bilan prévisionnel à partir de 2015 et jusqu’à l’horizon 2040 évoluera par localité (ou
piquage) comme c’est développé dans le tableau suivant, en supposant que les ressources
seront constant et égale à ceux de 2014.
Il faut tout d’abord fixer un taux d’évolutions des besoins. En effet, sur la base des
observations, le taux d’évolution de la consommation est de 3%. Cependant, la SONEDE,
dans une étude stratégique pour le système d’AEP de l’axe Belli-Sahel-Sfax a utilisé un taux
de 4%.Ce qui est confirmé par le tableau ci-dessous.
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Réssources(l/s) 976.5 930.5 960.3 1013 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992
Consommation(l/s)
ouledAlouene 1.59 1.07 2.29 1.62 2.31 2.41 2.50 2.60 2.71 2.82 2.93 3.05 3.17 3.29 3.43 3.56 3.71 3.85 4.01 4.17 4.34 4.51 4.69 4.88 5.07 5.27 5.49 5.71 5.93 6.17 6.42
sidi Elhani 19.64 16.95 23.11 21.39 23.39 24.33 25.30 26.31 27.37 28.46 29.60 30.78 32.01 33.30 34.63 36.01 37.45 38.95 40.51 42.13 43.81 45.57 47.39 49.28 51.26 53.31 55.44 57.66 59.96 62.36 64.86
OuledKhechine 2.64 2.50 6.09 4.43 3.50 3.64 3.78 3.94 4.09 4.26 4.43 4.60 4.79 4.98 5.18 5.39 5.60 5.83 6.06 6.30 6.55 6.81 7.09 7.37 7.67 7.97 8.29 8.62 8.97 9.33 9.70
ouled Chamekh 7.72 10.20 12.76 11.72 16.31 16.96 17.64 18.35 19.08 19.84 20.64 21.46 22.32 23.21 24.14 25.11 26.11 27.16 28.24 29.37 30.55 31.77 33.04 34.36 35.74 37.17 38.65 40.20 41.81 43.48 45.22
Ouled Elfaleh 1.09 0.14 0.30 0.48 0.22 0.23 0.24 0.25 0.26 0.27 0.28 0.29 0.31 0.32 0.33 0.34 0.36 0.37 0.39 0.40 0.42 0.44 0.45 0.47 0.49 0.51 0.53 0.55 0.57 0.60 0.62
chbika 6.72 6.76 8.13 9.16 9.85 10.25 10.65 11.08 11.52 11.99 12.46 12.96 13.48 14.02 14.58 15.17 15.77 16.40 17.06 17.74 18.45 19.19 19.96 20.75 21.58 22.45 23.35 24.28 25.25 26.26 27.31
AoumriaMajdoub 3.50 5.46 6.40 8.17 8.83 9.18 9.55 9.93 10.33 10.74 11.17 11.61 12.08 12.56 13.07 13.59 14.13 14.70 15.28 15.90 16.53 17.19 17.88 18.60 19.34 20.11 20.92 21.75 22.62 23.53 24.47
PB.F.Aoumria 0.05 0.07 0.13 0.12 0.05 0.05 0.05 0.06 0.06 0.06 0.06 0.06 0.07 0.07 0.07 0.08 0.08 0.08 0.08 0.09 0.09 0.10 0.10 0.10 0.11 0.11 0.12 0.12 0.13 0.13 0.14
Pjouawda 97.38 112.89 113.65 125.38 94.40 98.18 102.11 106.19 110.44 114.85 119.45 124.23 129.20 134.36 139.74 145.33 151.14 157.19 163.47 170.01 176.81 183.89 191.24 198.89 206.85 215.12 223.73 232.67 241.98 251.66 261.73
Dhraa Tammar 0.11 0.17 0.17 0.07 0.32 0.33 0.34 0.36 0.37 0.39 0.40 0.42 0.43 0.45 0.47 0.49 0.51 0.53 0.55 0.57 0.59 0.62 0.64 0.67 0.70 0.72 0.75 0.78 0.81 0.85 0.88
Metbasta 4.77 6.68 10.44 7.53 6.75 7.02 7.30 7.59 7.90 8.21 8.54 8.88 9.24 9.61 9.99 10.39 10.81 11.24 11.69 12.16 12.65 13.15 13.68 14.22 14.79 15.39 16.00 16.64 17.31 18.00 18.72
Houmed+Gabet 3.94 3.69 5.88 5.41 4.96 5.15 5.36 5.57 5.80 6.03 6.27 6.52 6.78 7.05 7.33 7.63 7.93 8.25 8.58 8.92 9.28 9.65 10.04 10.44 10.86 11.29 11.74 12.21 12.70 13.21 13.74
RAGADA 76.42 78.02 101.98 94.72 148.79 154.74 160.93 167.37 174.06 181.02 188.26 195.79 203.63 211.77 220.24 229.05 238.21 247.74 257.65 267.96 278.68 289.82 301.42 313.47 326.01 339.05 352.61 366.72 381.39 396.64 412.51
Ouled Nhar 3.53 2.98 4.44 4.16 3.75 3.90 4.05 4.21 4.38 4.56 4.74 4.93 5.13 5.33 5.54 5.77 6.00 6.24 6.49 6.75 7.02 7.30 7.59 7.89 8.21 8.54 8.88 9.23 9.60 9.99 10.38
Ghribet+Hambez+Khazazia 3.37 2.98 4.99 3.99 3.78 3.93 4.09 4.25 4.42 4.60 4.78 4.97 5.17 5.38 5.59 5.82 6.05 6.29 6.54 6.80 7.08 7.36 7.65 7.96 8.28 8.61 8.95 9.31 9.68 10.07 10.47
Jlaissia 0.88 0.73 1.07 1.21 1.13 1.18 1.23 1.27 1.33 1.38 1.43 1.49 1.55 1.61 1.68 1.74 1.81 1.89 1.96 2.04 2.12 2.21 2.29 2.39 2.48 2.58 2.68 2.79 2.90 3.02 3.14
ONK 679.80 662.00 658.60 649.80 589.00 612.56 637.06 662.54 689.05 716.61 745.27 775.08 806.09 838.33 871.86 906.74 943.01 980.73 1019.96 1060.76 1103.19 1147.31 1193.21 1240.93 1290.57 1342.19 1395.88 1451.72 1509.79 1570.18 1632.98
Total de la consommation(l/s) 913.14 913.30 960.45 949.37 917.34 954.03 992.19 1031.88 1073.15 1116.08 1160.72 1207.15 1255.44 1305.66 1357.88 1412.20 1468.69 1527.43 1588.53 1652.07 1718.15 1786.88 1858.36 1932.69 2010.00 2090.40 2174.01 2260.97 2351.41 2445.47 2543.29
Bilan(l/s) 63.36 17.20 -0.15 63.63 74.66 37.97 -0.19 -39.88 -81.15 -124.08 -168.72 -215.15 -263.44 -313.66 -365.88 -420.20 -476.69 -535.43 -596.53 -660.07 -726.15 -794.88 -866.36 -940.69 -1018.00 -1098.40 -1182.01 -1268.97 -1359.41 -1453.47 -1551.29
4000
3500
3000
Débit de ponite (l/s)
2500
Déficite2045=2102L/s
1000
Déficite2030=726L/
500
Déficite2035=1098L/s
Déficte2020=420
0
2022
2030
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2031
2032
2033
2034
2035
2036
2037
2038
2039
2040
2041
2042
2043
2044
2045
2046
2047
2048
2049
2050
Année
6.1.2.1. Interprétation:
Il ressort du présent bilan besoins-ressources, qu’en cas de non renforcement des ressources
dans la zone de l’étude :
Afin de bien choisir la solution optimale, il faut mettre en considération les points suivants :
Transférer le maximum d’eaux du nord traitées à Belli vers les régions du Cap-Bon,
Sahel et Sfax ,compte tenu de la disponibilité d’une importante ressource en eau de
surface dans le nord de pays, afin de diminuer les prélèvements à partir des nappes de
la Tunisie centrale (Kairouannais, jelma, Sbeitla , Ouled Asker, Hajeb Layoun)
longtemps sollicitées et parfois surexploitées.
Mettre au repos partiel les nappes de la Tunisie centrale (surtout la nappe
kairouannais) afin de reconstituer leurs réserves et de constitué un potentiel de
sécurisation de l’approvisionnement en eau, facteur essentiel du développement socio-
économique de la région.
Procéder au dessalement d’eau de mer.
Mise en place des retenus.
L’examen de bilan besoins-ressources 2015-2050 (tableau n°) fait apparaître un déficit à partir
de 2016 mais d’une valeur peu négligeable (-0.19 l/s). Pratiquement le bilan devient négatif à
partir de 2017.
A cet effet, il faut que nous engagions une phase prioritaire consistant en un programme
urgent de renforcement des ressources permettant de dégager un débit additionnel total de
l’ordre de 134 l/s afin de faire face au déficit de l’année 2017. Ces ressources supplémentaires
pour la satisfaction de la demande en eau en période de pointe des années 2016 à 2019
consistent essentiellement à :
l’électrification d’un forage existant fonctionnant par gazoil (Zardoub 4) qui est
exploité par la SONEDE juste dans les heures de pointe afin qu’il soit exploitable par
cette dernière d’une façon permanente.
la mobilisation des eaux souterraines par la réalisation d’un nombre bien déterminé
des nouveaux forages (Zardoub6, Haffouz7bis, et Mselsel4) déjà programmés.
Ces projets urgents vont être répartir comme suit :
Le tableau 7 montre l’évolution après application et mise en marche de ces projets urgents.
Tableau 7 : Bilan futur besoin-ressource en cas de réalisation des projets urgents (nouveaux forages locaux)
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Réssources existant(l/s) 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992
Zardoub4 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34 34
renforcements des ressources souterraines 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
Ressources totales après les projets 1026 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126
Consommation(l/s)
ouledAlouene 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 2.9 3.0 3.2 3.3 3.4 3.6 3.7 3.9 4.0 4.2 4.3 4.5 4.7 4.9 5.1 5.3 5.5 5.7 5.9 6.2 6.4
sidi Elhani 24.3 25.3 26.3 27.4 28.5 29.6 30.8 32.0 33.3 34.6 36.0 37.5 39.0 40.5 42.1 43.8 45.6 47.4 49.3 51.3 53.3 55.4 57.7 60.0 62.4 64.9
OuledKhechine 3.6 3.8 3.9 4.1 4.3 4.4 4.6 4.8 5.0 5.2 5.4 5.6 5.8 6.1 6.3 6.6 6.8 7.1 7.4 7.7 8.0 8.3 8.6 9.0 9.3 9.7
ouled Chamekh 17.0 17.6 18.3 19.1 19.8 20.6 21.5 22.3 23.2 24.1 25.1 26.1 27.2 28.2 29.4 30.5 31.8 33.0 34.4 35.7 37.2 38.7 40.2 41.8 43.5 45.2
Ouled Elfaleh 0.2 0.2 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.3 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.6 0.6 0.6 0.6
chbika 10.2 10.7 11.1 11.5 12.0 12.5 13.0 13.5 14.0 14.6 15.2 15.8 16.4 17.1 17.7 18.5 19.2 20.0 20.8 21.6 22.4 23.3 24.3 25.3 26.3 27.3
AoumriaMajdoub 9.2 9.5 9.9 10.3 10.7 11.2 11.6 12.1 12.6 13.1 13.6 14.1 14.7 15.3 15.9 16.5 17.2 17.9 18.6 19.3 20.1 20.9 21.8 22.6 23.5 24.5
PB.F.Aoumria 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1 0.1
Pjouawda 98.2 102.1 106.2 110.4 114.9 119.4 124.2 129.2 134.4 139.7 145.3 151.1 157.2 163.5 170.0 176.8 183.9 191.2 198.9 206.8 215.1 223.7 232.7 242.0 251.7 261.7
Dhraa Tammar 0.3 0.3 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.4 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.5 0.6 0.6 0.6 0.6 0.7 0.7 0.7 0.8 0.8 0.8 0.8 0.9
Metbasta 7.0 7.3 7.6 7.9 8.2 8.5 8.9 9.2 9.6 10.0 10.4 10.8 11.2 11.7 12.2 12.6 13.2 13.7 14.2 14.8 15.4 16.0 16.6 17.3 18.0 18.7
Houmed+Gabet 5.2 5.4 5.6 5.8 6.0 6.3 6.5 6.8 7.1 7.3 7.6 7.9 8.3 8.6 8.9 9.3 9.7 10.0 10.4 10.9 11.3 11.7 12.2 12.7 13.2 13.7
RAGADA 154.7 160.9 167.4 174.1 181.0 188.3 195.8 203.6 211.8 220.2 229.1 238.2 247.7 257.7 268.0 278.7 289.8 301.4 313.5 326.0 339.1 352.6 366.7 381.4 396.6 412.5
Ouled Nhar 3.9 4.1 4.2 4.4 4.6 4.7 4.9 5.1 5.3 5.5 5.8 6.0 6.2 6.5 6.7 7.0 7.3 7.6 7.9 8.2 8.5 8.9 9.2 9.6 10.0 10.4
Ghribet+Hambez+Khazazia 3.9 4.1 4.2 4.4 4.6 4.8 5.0 5.2 5.4 5.6 5.8 6.0 6.3 6.5 6.8 7.1 7.4 7.7 8.0 8.3 8.6 9.0 9.3 9.7 10.1 10.5
Jlaissia 1.2 1.2 1.3 1.3 1.4 1.4 1.5 1.6 1.6 1.7 1.7 1.8 1.9 2.0 2.0 2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7 2.8 2.9 3.0 3.1
ONK 612.6 637.1 662.5 689.0 716.6 745.3 775.1 806.1 838.3 871.9 906.7 943.0 980.7 1020.0 1060.8 1103.2 1147.3 1193.2 1240.9 1290.6 1342.2 1395.9 1451.7 1509.8 1570.2 1633.0
Total de La consommation(l/s) 954.0 992.2 1031.9 1073.2 1116.1 1160.7 1207.2 1255.4 1305.7 1357.9 1412.2 1468.7 1527.4 1588.5 1652.1 1718.2 1786.9 1858.4 1932.7 2010.0 2090.4 2174.0 2261.0 2351.4 2445.5 2543.3
Bilan(l/s) 72.0 133.8 94.1 52.8 9.9 -34.7 -81.2 -129.4 -179.7 -231.9 -286.2 -342.7 -401.4 -462.5 -526.1 -592.2 -660.9 -732.4 -806.7 -884.0 -964.4 -1048.0 -1135.0 -1225.4 -1319.5 -1417.3
Figure 64: Bilan futur besoin-ressource en cas de réalisation des nouveaux forages locaux en 2016
D’après les deux tableaux précédentes et le graphique, on constate bien que les projets urgents
en 2015 et 2016 peuvent équilibrer le bilan jusqu’à 2019.
A partir de 2019, il faut mettre en place des projets plus efficaces à long terme.
En vu de satisfaire les besoins en période de pointe de notre réseau à partir de l’année 2019 et
jusqu’à l’horizon 2040. On va étudier l’effet des projets programmé au niveau de système
CapBon-Sfax sur notre réseau Kairouannais.
En effet, l’eau à partir de Belli, après l’alimentation du tout le Cap-Bon, passe vers le Sahel qui
prend une partie importante des eaux Kairouannais à partir de réservoir El ONK, le surplus du
Sahel passe pour bonifier l’alimentation la ville de Sfax.
Donc, pour mieux conserver un bilan positif au niveau du Kairouan, il faut renforcer plus les
ressources de système d’adduction du Nord pour minimiser le plus possible les besoins du Sahel
à partir du l’adduction Kairouannais.
D’après les études du SONEDE, les systèmes existants d’alimentation en eau potable doivent être
renforcés par la réalisation des aménagements projetés suivants permettant la mobilisation de
ressources additionnelles conventionnelles et non conventionnelles (Mesbahi H, 2013) :
Une nouvelle station de traitement à Belli
Une station de traitement au niveau de barrage Lebna
Retenu Saida qui est soutenu par un système de transfert des eaux de Nord à partir du canal
Medjerda au niveau du Grand Tunis
Retenu Sahel et infrastructures y afférentes de traitement et de séparation des systèmes de
transfert (ouvrages et adduction)
Station de dessalement d’eau de mer
Renforcer les ressources dans le gouvernorat de Sfax, Sahel, CapBon et Kairouan par le
recours aux eaux non conventionnelles produites par le dessalement d’eau de mer à long
terme.
Tous ces projets doivent être réalisés selon la priorité de point de vue de satisfaire des besoins et
de coût, de plus il faut respecter la marge du temps entre deux projets successifs.
Parmi ces projets, il y a ceux qui sont urgents tel que la station de dessalement de Sfax.
Dans la partie suivante, on va proposer ces projets à différents intervalles de temps, on va le
comparer et choisir la variante optimale qui nous assure un bilan positif à minimum de coût.
Les variantes 1, 2, et 3étudiées sont définies selon l’année d’entrée en exploitation des
différents aménagements projetés.
Les étapes de mobilisation des ressources pour la variante 1 sont données par le tableau
suivant :
station de
dessalement de
Sahel (3500 l/s)
Tableau 8 : Bilan futur de l’axe CapBon-Sahel-Sfax et du réseau Kairouannais sans et avec projet de la variante 1
Année 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Ressources Cap-Bon (existant) 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024
Projet de nouvelle station de Belli 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400
Projet de la station de traitement à Lebna 40 40 40 40 40 40 100 100 100 100 100 100 100 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Nouveau Forages 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75
Retenu Saida 60 60 60 60 60 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Total ressources Cap-Bon 5464 5539 5539 5539 5539 5539 5599 5599 5659 5659 5659 5659 5659 5739 5739 5739 5739 5739 5739 5739 6739 6739 6739 7739 7739 7739
CAP-BON Besoins CapBon 1691 1755 1822 1891 1963 2038 2115 2195 2279 2365 2455 2549 2645 2746 2850 2959 3071 3188 3309 3435 3565 3701 3841 3987 4139 4296
Ressources Sahel (existant) 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790
Des nouveaux forages locaux 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250
Retenu Sahel 2000 2000 2000 2000 2000 2000 4000 4000 4000 4000 4000 5000 5000 5000 5000 5000 5000 5500
Station dessalement Sahel 800 800 800 1250 1250 1250 1250 3500 3500 3500 3500
Total ressources Sahel 4815 4965 4965 4965 4965 4965 4965 4965 6965 6965 6965 6965 6965 6965 8965 9865 9865 9865 10315 11315 11315 11315 13565 13565 13565 14065
Sahel Besoins Sahel 3974 4117 4265 4419 4578 4743 4914 5090 5274 5464 5660 5864 6075 6294 6520 6755 6998 7250 7511 7782 8062 8352 8653 8964 9287 9621
Ressources Sfax (existant) 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344
Nouveaux forages 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240
Station dessalement Sfax 1157 1157 1157 1157 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000
Total ressources Sfax 2584 2584 2584 2584 2584 3741 3741 3741 3741 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 5584 5584 5584 5584 5584 5584 5584
Sfax Besoins Sfax 2425 2529 2638 2751 2870 2993 3122 3256 3396 3542 3694 3853 4019 4192 4372 4560 4756 4961 5174 5396 5629 5871 6123 6386 6661 6947
Bilan Axe Belli-Sahel- Sfax 159 55 -54 -167 -286 748 679 545 405 1417 1265 1106 940 787 607 1319 1123 918 1155 1461 2228 1986 1734 1471 1196 1110
Ressources Existantes (1) 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992
Ressources (après projet urgent)(1') 1026 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126
Station de déssalement au Sousse vers Kairouan(1'') 250 250 250 700 700 700 700
Besoin sans les volumes vers el Onk(2) 341 355 369 384 399 415 432 449 467 486 505 526 547 569 591 615 640 665 692 719 748 778 809 842 875 910
Besoin el onk sans projets (3) 613 637 663 689 717 745 775 806 838 872 907 943 981 1020 1061 1103 1147 1193 1241 1291 1342 1396 1452 1510 1570 1633
Besoin el onk avec projets (3') 454 582 663 689 717 0 96 261 433 0 0 0 41 233 454 0 24 275 86 -170 0 0 0 39 374 523
Bilan sans projets(1-(2+3)) 72 134 94 -81 -124 -169 -215 -263 -314 -366 -420 -477 -535 -597 -660 -726 -795 -866 -941 -992 -1098 -1182 -1269 -1359 -1453 -1551
Kairouan Bilan avec projets (1'+1''-(2+3')) 231 189 94 53 10 711 598 415 225 640 621 600 539 325 81 511 462 186 348 827 628 598 1017 945 577 392
1500
2ème tranche de
1 ère 2ème S D Sousse SD CapBon et
tranche de tranche de S Sahel 2ème
1000 S D Sfax D Sfax
N Forages locaux tranche de
N Station à Belli
et à N S Lebna 1ère
500
tranche S
D Cap-Bon
Débit de pointe (l/s)
-500 N Forages
locaux à 1ère tranche de
CapBon et Retenu Siada et
Sahel
-1000
Bilan kairouannais sans projet
-2000 Année
Figure 65: Bilan futur du réseau Kairouannais sans et après projet 2010-2040 (V1)
Cette variante se différera à l’échelonnement de réalisation des aménagements sur les années
par rapport à la variante 1 à partir d’E7 comme montre le tableau suivant :
Tableau 10: Bilan futur de l’axe CapBon-Sahel-Sfax et du réseau Kairouannais sans et avec projet de la variante 2
Année 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Ressources Cap-Bon (existant) 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024
Projet de nouvelle station de Belli 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400
Projet de station de traitement à Lebna 40 40 40 40 40 40 100 100 100 100 100 100 100 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Nouveau Forages 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75
Retenu Saida 60 60 60 60 60 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Station dessalement Capbon 1000 1000 1000 2000 2000 2000 2000 2000 2000 2000 2000
Total ressources Cap-Bon 5464 5539 5539 5539 5539 5539 5599 5599 5659 5659 5659 5659 5659 5739 5739 6739 6739 6739 7739 7739 7739 7739 7739 7739 7739 7739
CAP-BON Besoins CapBon 1691 1755 1822 1891 1963 2038 2115 2195 2279 2365 2455 2549 2645 2746 2850 2959 3071 3188 3309 3435 3565 3701 3841 3987 4139 4296
Ressources Sahel (existant) 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790
Des nouveaux forages locaux 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Des nouveaux forages locaux 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250
Retenu Sahel 2000 2000 2000 2000 2000 2000 4000 4000 4000 4000 4000 5000 5000 5000 5000 5000 5000 5500
Station dessalement Sahel 800 800 800 1250 1250 1250
Total ressources Sahel 4815 4965 4965 4965 4965 4965 4965 4965 6965 6965 6965 6965 6965 6965 8965 9065 9065 9065 9065 10065 10865 10865 10865 11315 11315 11815
Sahel Besoins Sahel 3974 4117 4265 4419 4578 4743 4914 5090 5274 5464 5660 5864 6075 6294 6520 6755 6998 7250 7511 7782 8062 8352 8653 8964 9287 9621
Ressources Sfax (existant) 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344
Nouveaux forages 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240
Station dessalement Sfax 1157 1157 1157 1157 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000
Total ressources Sfax 2584 2584 2584 2584 2584 3741 3741 3741 3741 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 5584 5584 5584 5584 5584 5584 5584
Sfax Besoins Sfax 2425 2529 2638 2751 2870 2993 3122 3256 3396 3542 3694 3853 4019 4192 4372 4560 4756 4961 5174 5396 5629 5871 6123 6386 6661 6947
Bilan Axe Belli-Sahel- Sfax 159 55 -54 -167 -286 748 679 545 405 1417 1265 1106 940 787 607 1519 1323 1118 1905 2211 3228 2986 2734 2471 2196 1910
Ressources Existantes (1) 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992
Ressources (après projet urgent)(1') 1026 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126
Station de déssalement au Sousse vers Kairouan
Besoin sans les volumes vers el Onk(2) 341 355 369 384 399 415 432 449 467 486 505 526 547 569 591 615 640 665 692 719 748 778 809 842 875 910
Besoin el onk sans projets (3) 613 637 663 689 717 745 775 806 838 872 907 943 981 1020 1061 1103 1147 1193 1241 1291 1342 1396 1452 1510 1570 1633
Besoin el onk avec projets (3') 454 582 663 689 717 0 96 261 433 0 0 0 41 233 454 0 0 75 0 0 0 0 0 0 0 0
Bilan sans projets(1-(2+3)) 38 0 -40 -81 -124 -169 -215 -263 -314 -366 -420 -477 -535 -597 -660 -726 -795 -866 -941 -992 -1098 -1182 -1269 -1359 -1453 -1551
Kairouan Bilan avec projets (1'+1''-(2+3')) 231 189 94 53 10 711 598 415 225 640 621 600 539 325 81 511 486 386 434 407 378 348 317 284 251 216
Figure 66 : Bilan futur du réseau Kairouannais sans et après projet 2010-2040 (V2)
Les étapes de mobilisation des ressources pour la variante 3 sont données par le tableau
suivant :
Tableau 12: Bilan futur de l’axe CapBon-Sahel-Sfax et du réseau Kairouannais sans et avec projet de la variante 3
Année 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Ressources Cap-Bon (existant) 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024 5024
Projet de nouvelle station de Belli 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400 400
Projet de station de traitement à Lebna 40 40 40 40 40 40 100 100 100 100 100 100 100 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Nouveau Forages 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75 75
Retenu Saida 60 60 60 60 60 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120 120
Station dessalement Capbon 2000 2000 2000
Total ressources Cap-Bon 5464 5539 5539 5539 5539 5539 5599 5599 5659 5659 5659 5659 5659 5739 5739 5739 5739 5739 5739 5739 5739 5739 5739 7739 7739 7739
CAP-BON Besoins CapBon 1691 1755 1822 1891 1963 2038 2115 2195 2279 2365 2455 2549 2645 2746 2850 2959 3071 3188 3309 3435 3565 3701 3841 3987 4139 4296
Ressources Sahel (existant) 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790 4790
Des nouveaux forages locaux 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25 25
Des nouveaux forages locaux 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 150 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250
Retenu Sahel 2000 2000 2000 2000 2000 2000 4000 4000 4000 4000 4000 5000 5000 5000 5000 5000 5000 5000
Station dessalement Sahel 800 800 800 1250 1250 1250 1250 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500 3500
Total ressources Sahel 4815 4965 4965 4965 4965 4965 4965 4965 6965 6965 7765 7765 7765 8215 10215 10315 10315 12565 12565 13565 13565 13565 13565 13565 13565 13565
Sahel Besoins Sahel 3974 4117 4265 4419 4578 4743 4914 5090 5274 5464 5660 5864 6075 6294 6520 6755 6998 7250 7511 7782 8062 8352 8653 8964 9287 9621
Ressources Sfax (existant) 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344 2344
Nouveaux forages 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240 240
Station dessalement Sfax 1157 1157 1157 1157 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 2315 3000 3000 3000 3000 3000 3000 3000
Total ressources Sfax 2584 2584 2584 2584 2584 3741 3741 3741 3741 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 4899 5584 5584 5584 5584 5584 5584 5584
Sfax Besoins Sfax 2425 2529 2638 2751 2870 2993 3122 3256 3396 3542 3694 3853 4019 4192 4372 4560 4756 4961 5174 5396 5629 5871 6123 6386 6661 6947
Bilan Axe Belli-Sahel- Sfax 159 55 -54 -167 -286 748 679 545 405 1417 2065 1906 1740 2037 1857 1769 1573 3618 3405 3961 2728 2486 2234 2471 2196 1910
Ressources Existantes (1) 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992 992
Ressources (après projet urgent)(1') 1026 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126 1126
Station de déssalement au Sousse vers Kairouan
Besoin sans les volumes vers el Onk(2) 341 355 369 384 399 415 432 449 467 486 505 526 547 569 591 615 640 665 692 719 748 778 809 842 875 910
Besoin el onk sans projets (3) 613 637 663 689 717 745 775 806 838 872 907 943 981 1020 1061 1103 1147 1193 1241 1291 1342 1396 1452 1510 1570 1633
Besoin el onk avec projets (3') 454 582 663 689 717 0 96 261 433 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Bilan sans projets(1-(2+3)) 38 0 -40 -81 -124 -169 -215 -263 -314 -366 -420 -477 -535 -597 -660 -726 -795 -866 -941 -992 -1098 -1182 -1269 -1359 -1453 -1551
Kairouan Bilan avec projets (1'+1''-(2+3')) 231 189 94 53 10 711 598 415 225 640 621 600 579 557 535 511 486 461 434 407 378 348 317 284 251 216
Figure 67: Bilan futur du réseau Kairouannais sans et après projet 2010-2040 (V3)
Les débits disponibles en 2040 pour chaque variante, par ordre croissant, sont comme suit :
6.3.1. Echelonnement
Variante 1 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Nouvelle station Belli 35000m3/j
Nouvelle station Lebna 3500m3/j 8000m3/j 10000m3/j
Nouveaux forages locaus à CapBon et Sahel 20000m3/j
Retenu Saida 2 m3/s 4m3/s
Retenu Sahel 2m2/s 4m2/s
S D Sfax 100000m3/j 200000 m3/j 300000m3/j
S D Sahel 70000m3/j 100000m3/j 300000m3/j
S D CapBon 100000m3/j 200000m3/j
S D Sousse vers Kairouan 20000m3/j 70000m3/j
Variante 2 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Nouvelle station Belli 35000m3/j
Nouvelle station Lebna 3500m3/j 8000m3/j 10000m3/j
Nouveaux forages locaus à CapBon et Sahel 20000m3/j
Retenu Saida 2 m3/s 4m3/s
Retenu Sahel 2m2/s 4m2/s
S D Sfax 100000m3/j 200000 m3/j 300000m3/j
S D Sahel 70000m3/j 100000m3/j
S D CapBon 100000m3/j 200000m3/j
S D Sousse vers Kairouan
Variante 3 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038 2039 2040
Nouvelle station Belli 35000m3/j
Nouvelle station Lebna 3500m3/j 8000m3/j 10000m3/j
Nouveaux forages locaus à CapBon et Sahel 20000m3/j
Retenu Saida 2 m3/s 4m3/s
Retenu Sahel 2m2/s 4m2/s
S D Sfax 100000m3/j 200000 m3/j 300000m3/j
S D Sahel 70000m3/j 100000m3/j 300000m3/j
S D CapBon 200000m3/j
S D Sousse vers Kairouan
D’après le tableau, on remarque que l’espacement entre les aménagements projetés varie
d’une variante à une autre.
En effet, pour la variante 1, l’intervalle de temps pour la réalisation des nouvelles ouvrages est
espacé au minimum d’un an et maximum de 10 ans jusqu’au 2034.
Pour la variante 2, l’intervalle de temps pour la réalisation des nouvelles ouvrages et espacé
minimum d’un an et maximum de 15 ans jusqu’au 2035.
Pour la variante 3, l’intervalle de temps pour la réalisation des nouvelles ouvrages se montre
espacé minimum d’un an et maximum de 13 ans jusqu’au 2039.
Mais aussi, il existe quelques projets sont réalisées à la même année tels que les nouveaux
stations de traitement à Belli et à Lebna (pour les trois variantes).
Pour les variantes 2 et 3, on n’a pas eu reçus au projet la station de dessalement à Sousse vers
Kairouan et on a eu un bilan positif pour notre zone d’étude, mais à condition d’ avancer
d’autres projets.
Les coûts hors taxes (Millions DT hors droits de douane et hors TVA) d’investissements pour
la réalisation des aménagements projetés pour les différentes variantes sont consignés dans le
tableau suivant. Pour le calcul aux prix courants, un taux d’inflation moyen annuel de 5,7%
est pris en compte selon la BCT et l’INS, ce taux se maintient constant à ce niveau dés 2015.
Les coûts de réalisation des retenus sont basés sur des estimations de la SONEDE :
- Un retenu de 25 Mm3 au Sahel coutera 37,5 MDT
- Un retenu de 25 Mm3 ca CapBon (Saida) coutera 67,5 MDT
Le coût de réalisation de la station de dessalement des eaux de mer est basé sur des
estimations d’une équipe de JICA
Les détails des coûts annuels sont présentés par le tableau suivant :
Pour assurer le bon choix de la variante on doit analyses les différents résultats obtenus à
l’aide d’un tableau comparatif :
La variante 1 est la variante la plus chère avec une différence de l’ordre de 647 MDT avec la
variante 2. Cette variante ne diffère pas des autres pour les cinq premiers projets qui sont : la
nouvelle station de traitement à Belli et Lebna, les deux retenus de Saida et Sahel, de plus
elle montre l’importance de renforcement de la station de dessalement à Sfax le plus tôt
possible. La différence apparaît surtout au niveau de la date de renforcement de deux stations
de dessalement de CapBon et Sahel. De plus, pour conserver, un bilan futur positif, cette
variante montre la nécessité d’un autre projet non existant pour les deux autres variantes V2 et
V3 à Sousse mais avec production pour le réseau Kairouannais.
Même si cette variante 1 réservé dispose de débit disponible à la fin de l’an 2040 assez
important mais le coût d’investissement est élevé cette variante est à éliminer.
Les deux variantes 2 et 3 ont le même débit disponible en 2040. La différence entre ces deux
variantes est le coût d’investissement qui est lié directement à la date de réalisation de chaque
projet. Donc on a choisi la variante la moins coûteuse qui est la variante 2.
Conclusion générale :
Les réseaux d’eau potable se comportent comme une structure interconnectée qui doit
satisfaire la demande des abonnés à tout instant avec un minimum des dépenses qui peuvent
être d’origine hydrauliques (casses, fuites,...) et d’autres énergétiques (pompage…).
De nos jours, l’objectif principal du gestionnaire du réseau est de réaliser un équilibre entre la
consommation d’énergie et la consommation d’eau, c'est-à-dire satisfaire la demande de
consommation tout en optimisant les heures de pompage.
La longueur totale des conduites est de l’ordre de 226 Km et de diamètres qui varient entre
200 et 800 mm.
Le champ de captage BouHafna est le champ le plus productif avec une part de 50%
du volume total produit (la moyenne de 5 ans d’étude). Il ne présente pas d’anomalie
de fonctionnement, les rendements de ses forages sont plus au moins acceptables
puisque 4 forages uniquement parmi 13 dépassent les 50%, les autres sont au dissous
de cette moyenne. Pour la consommation d’énergie, les forages de ces champs sont les
meilleurs puisqu’ils consomment moins d’énergie parmi tous les forages
Kairouannais, sauf pour le forage de Bou Hafna 1 bis qui consomme plus d’énergie
que les autres forages de ce champ.
Le champ de captage El Grine, est classé en deuxième lieu du point de vue volume de
production avec une part de 35% du volume total produit (la moyenne de 5 ans
d’étude). Ce champ aussi ne présente pas des problèmes de fonctionnement mais un
coût de pompage plus au moins élevé qui atteint 0,917KWh/m 3 pour Grine7ter et
0,807 KWh/m 3 pour Gontass2bis.
Le champ de captage Chrechira, est classé le troisième c'est-à-dire le dernier champ de
point du vue ordre de volume produit avec une part de 15%. Ce champ présente des
problèmes de fonctionnement à cause de vieillissement de l’équipement de
Chrechira3.Ce qui provoque un faible rendement pour le groupe électropompe puisque
un seul forage parmi trois dépasse les 50%.Ainsi une consommation d’énergie
importante atteint 1,66 KWh/m3 pour Chrechira5.
L’étude hydraulique de réseau d’adduction Kairouannais montre qu’un déficit aura
lieu à partir de 2016, donc la SONEDE commence déjà de mettre en place de quelques
projets urgents tels que des nouveaux forages locaux. Mais, selon l’étude de bilan
besoins ressources de notre zone, ces derniers résoudront le problème jusqu’à l’année
2019. A ce niveau, on met la proposition des quelques projets nationaux qui ont un
effet direct sur le système adduction Nord puisque Kairouan joue un rôle important
dans l’équilibre de ce système. Par suite, on a choisit la variante la moins chère selon
l’étude de coût.
Cette étude n’est qu’un début d’étude plus avancé visant l’amélioration du rendement des
différents équipements pour qu’ils fonctionnent dans le niveau optimal de rendement.
Références bibliographiques :
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Environnement .p24
Jaglin, S., 2001. L'eau potable dans les villes en développement: les modèles marchands face
à la pauvreté. Revue Tiers Monde, 275-303.
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1) http://www.thermexcel.com/french/ressourc/pdc_singu.htm
2) Le Monde, 2014. 20 % de l'eau potable gaspillée à cause des fuites en France. [En ligne]
disponible sur <http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/11/20/20-de-l-eau-potable-
gaspillee-a-cause-des-fuites_4526164_3224.html> (mise à jour : 24/03/2015)
3) Sudouest., 2014.A cause de fuite 20% de l’eau potable est perdue chaque année. [En ligne]
dispnible sur < http://www.sudouest.fr/2014/11/20/a-cause-des-fuites-20-de-l-eau-potable-est-
perdue-chaque-annee-1742125-706.php>
Les résultats de la simulation ont montré que notre réseau transporte un débit important de
l’ordre de 1000 l/s au cours de route pour atteindre les 640l/s au point d’arrivée qui est le
réservoir El ONK pour passer par la suite vers le Sahel.
Pour tout le système, la consommation énergétique moyenne s’élève à 0,54 KWh/m3, avec
une valeur maximale d’environ 1,6 KWh/m3 pour Chrechira5 appartenant au champ de
Captage Chrechira et de 0,91KWh/m3 pour le Grine7ter appartenant au champ de captage, El
Grine. Les valeurs maximales de la consommation d’énergie sont expliquées par les grandes
valeurs de Hmt surtout pour le champ de Chrechira et El Grine.