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TD 1 - Systemes de Santé Comparés

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Sébastien Dujardin systèmes de santé comparés MOSS 2 – promotion

2021

TD :
Essai de cette enrichissement entre l’espace et la santé
Résumer de l’intervention de M. BUSS

1° Résumé de la présentation de l’intervenant.

M. BUSS nous a présenté à travers son intervention que les aspects systématiques et modèle de
santé peuvent être mis en relation.

Certains faits historiques peuvent être sources d’inspiration.

Le développement de structure de santé s’appuie sur des fait actuels et émergent auxquels il faut
répondre. Il s’agit de renforcer la force d’innovation du point de vue de l’architecture.

Il insiste sur un changement de vision permettant une architecture plus humaniste et fonctionnelle.

Il faut repenser l’architecture de soins, au dela de la matière, du matériel et dépasser les limites de
l’espace. L’architecture ne doit pas être que esthétique, il doit aussi atteindre un optimum.
L’architecture est un élément important pour renforcer les soins.

Bien que la littérature ne mette pas beaucoup en valeur l’architecture des cliniques il apparait que la
littérature est une pratique matérielle qui fait apparaitre la philosophie. En effet, il y a un lien fort
entre la philosophie, la médecine et l’architecture. D’ailleurs, la philosophie et la médecine
représentent les deux soins de l’esprit et du corps. Il n’y avait pas de séparation entre les deux avant
le 19e siècle.

M. BUSS se pose la question de savoir quelles sont les orientations médicales (modèles santé) qui
peuvent servir de bases de vision innovante de l’architecture efficace ? Il fait le lien de l’impact de
l’architecture sur les aspects médicaux.

Quel est la responsabilité de l’architecte dans un processus de guérison étendu ?

Sa méthode traite des champs de tensions de l’architecture et la médecine.

M. a sélectionné 5 modèles de santé qui ont évolué avec le temps.


 Biophilie
 Psychomotique
 Salutogénése
 Santé globale (Nietzsche)
 Cura sui
Il est nécessaire et salutaire d’impliquer le patient dans un processus de guérison active. Le patient
devient partie prenante de la maladie. Le medecin n’est plus considéré comme omniscient et la
personne n’est plus considéré comme un non sachant.

Le concept médical et anthropologique

Le système d’idée qui génere des structures spatiales donnent une autre approche de la vision
organique

La compréhension de l’architecture n’est pas que quelque chose de statique mais doit être vu
comme un bati qui doit épouser son environnement.

L’architecture doit être vue comme une discipline transversale et un domaine liée à des disciplines
sociologiques et psychologiques.

Il y avait déjà une relation entre l’architecture et la médecine dans l’antiquité greco romaine et au
temps de l’egypte antique

Il était alors considéré un lien intraseque entre 2 matières universelles. L’architecture des hôpitaux et
structure sanitaire doit refléter la médecine mais aussi une correspondance entre les différents
modeles santés.

 C’est l’incursion de l’architecture

Il faut décloisonner la médecine pour faire entrer le coté spatiale et architectural

Les notions de guérison, santé et maladies peuvent être intégrées dans la médecine.

 Essai sur l’enrichissement entre l’espace et la santé (sanitaire, social, médico social).

La qualité de l’environnement dans lequel on évolue, et dans lequel nous sommes soignés sont des
déterminants de notre santé. Cette recherche sur la « salutogénese » ne date que des années 70.

De fait, il existe une relation forte entre la santé et l’environnement (au sens large) dans lequel on
vit. (biologique, physique, social et économique).

Ainsi, Whitehead & Dahlgren ont mis en avant que la santé est déterminée par plusieurs facteurs,
parmi lesquels l’environnement arrive au 3eme niveau après l’héritage génétique et les influences
sociales et collectives. On remarque que les conditions de vie, parmi lesquels le logement,
l’environnement de travail et le service de santé jouent un rôle important.

Au niveau suivant, l’environnement continue d’avoir une influence sur notre santé en englobant tout
le reste.
Nous sommes ainsi passé d’un modèle qui se focalisait sur la personne elle-même, et le traitement
uniquement des symptômes de la maladie à une approche dans laquelle la santé de la personne
dépend aussi d’autres facteurs (économiques, sociaux, mais aussi de cadre de vie).

De ce fait, l’urbanisme et l’architecture apparaissent comme ayant un impact significatif sur la santé
des populations.

Cette idée n’est pas nouvelle. Ainsi, au 19eme siècle, l’urbanisme a pris en compte le besoin de
combattre les épidémie pour construire les plans des villes et les lieux d’implantations de leurs
équipements publiques. Plus loin dans le passé, les thermes romains, qui avaient à l’origine un rôle
avant tout hygiéniste, sont aussi devenus des lieux de socialisation.

Aujourd’hui, l’urbanisme doit prendre en compte les nouveaux modes de vie pour proposer des
aménagements de l’environnement favorisant le bien être de chacun et permettant d’avoir une vie
plus saine et moins stressante tout en permettant à chacun d’avoir un accès facilité aux différents
services dont il a besoin (transports, écoles, structures de soins…). De même, rendre les espaces
urbains agréables, praticables et sécurisés pour les mobilités douces encouragerait la population à
utiliser leurs vélos ou la marche à pieds pour se déplacer plutôt que la voiture, diminuant ainsi la
pollution, et favorisant l’exercice physique.

L’architecture a aussi, dans sa conception avoir un impact important sur la santé, que ce soit
l’architecture du bâti, ou d’intérieur.

Ainsi, la conception des bâtiments peut renforcer ou freiner les liens sociaux. Dans les structures de
logement ou d’hébergement la présences d’espaces partagés, de lieux de vie commun, de rencontres
permet de favoriser les interactions sociales, qui sont primordiales à la santé psychologiques des
personnes. Ce n’est pas l’architecture en elle-même qui créent les liens sociaux, mais elle joue un
rôle important en permettant ou non leur émergence.

L’architecture doit aussi prendre en compte les aspect ergonomiques quand il conçoit ses plans ; la
présence d’ascenseurs, l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduites (hauteur des
interrupteurs et des prises, disposition des sanitaires…) Tous ces aspects ont un impact fort sur la
santé des personnes, qu’elle soit physique ou mentale.

Il s’agit également de prendre en compte l’évolution des proportions physiques et les différences
entre les ethnies à travers le monde. Les normes ne doivent pas être les mêmes suivant les pays. Ains
par exemple, la hauteurs des meubles doit être adaptés (ils seront plus haut en Europe du nord qu’en
Asie).

Nous revenons ainsi à une approche holistique, se rapprochant de la médecine chinoise. L’idée étant
que le corps et l’esprit forme un ensemble dans lequel les deux s’influencent réciproquement. Si le
corps va bien l’esprit sera meilleur et inversement. De même, si l’esprit se porte mal, le corps
somatisera, et inversement. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé définit la santé comme «
un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une
absence de maladie ou d’infirmité ». Il y est donc bien question de bien être, qui est intimement lié
au cadre de vie, et donc à l’architecture.

Partant de ce principe, il est clair que le milieu dans lequel nous vivons aura un réel impact sur notre
santé. De même, une fois malade, on guérira plus facilement et rapidement dans un environnement
harmonieux.

Il apparait donc impératif pour les architectes de penser les lieux de vie, et a fortiori de soin,
permettant de promouvoir un bien-être physique et mental. Pour la partie mentale, cela peut
notamment passer par un accès favorisé à la nature, la possibilité d’avoir un sommeil de qualité
(chambres insonorisé et avec la possibilité de faire le noir total), évoluer dans un espace non pollué
( évacuation aisé de l’air vicié, absence de source de pollution), avoir accès à une lumière naturelle
de qualité (ensoleillement, orientation des pièces), à un confort thermique (isolation, chauffage)

Focus sur les structures de soin.

l’architecture hospitalière s’inscrit au sein d’un ensemble de norme et de contraintes qui ne lui
laissent pas une totale liberté d’aménagement du fait de la spécificité des activités de ces lieux. Ce
sont des lieux où la personne accueillies est souvent fragile, souffrante, mis à l’épreuve dans son
intimité (physique et psychologique).

Les hôpitaux modernes, monoblocs, sont apparus au en Amérique : NewYork Hospital (1929) et Los
Angeles Hospital (1932). En France, le premier de ce style est celui de Beaujon. Puis, pour répondre à
une logique de réduction des déplacement sont créés des hôpitaux compacts, comme celui de
Bichat, à Paris. Mais si ces structures permettent une rationalisation des déplacements entre les
services, ils ne prennent pas assez en compte les autres aspects de la santé : humaniser la santé,
rendre les interactions entre les différents acteurs possibles et fluides permettant une approche
globale de la maladie, une prise en charge de la personne dans son intégralité et une ouverture du
lieu de soin vers l’extérieur. Cette ouverture devant être du point de vu de la lumière, de l’air, mais
aussi de la vie extérieur. L’hopital telle qu’il est conçu jusqu’à lors s’impose dans l’environnement
alors qu’il devrait en faire partie, être une institution intégrée.

Ceci d’autant plus que la gestion de l’hopital a changé, l’ambulatoire et la sous traitance sont
encouragés. L’hopital doit donc trouver un fonctionnement différent, être à la frontière entre
l’hopital pavillonaire et l’hopital compact. Pour cela l’architecture a bien sur un role important à
jouer et revoir sa conception : éclatement des services, mis en lien avec d’autres structures plus
légères, présences de services de suite s’apparentant à des pavillons dans le même espace
géographique. On voit par exemple de développer depuis 2014 des « hotels hospitaliers »,
permettant aux patients une prise en charge médical tout en ne résidant pas à l’hôpital lui-même
tout en favorisant leur confort et limitant les maladies nosocomiales.

Le temps passé dans les lieux de soins se divise en deux catégories principales ; être soigné et
patienter, que ce soit en salle d’attente ou en chambre. Les aménagements pour rendre ces
moments plus agréables sont primordiaux. On peut ainsi jouer sur le choix des couleurs, les
matériaux, la disposition des pièces. Tout cela joue sur le niveau de stress et d’anxiété. Ainsi, par
exemple, « À la clinique du sein, du centre hospitalier universitaire Saint-Pierre, « les lieux ont un
effet positif sur le moral, Les murs sont gris, couverts de pensées s’écoulant en vagues, les fauteuils
sont arrondis. Ces aménagements répondent à un besoin de sérénité. »

De même, il faut pouvoir sortir les personnes de l’isolement, les occuper, avoir des lieux de
socialisation. Cela passe par exemple par la présence d’une cafétéria où se retrouver, voir même
dans certains établissement d’une galerie marchande.

Il serait peut être intéressant de faire des hôpitaux des lieux de vie à part entière. Qu’on n’aille plus à
l’hôpital que pour se faire soigner. Tout comme la SNCF a engagé un travail dans ses gares en y
implantant des espaces de coworking, des crèches, des centres commerciaux, peut être pourrions
nous rendre les hôpitaux plus vivants et moins anxiogènes. Cela permettrait de mieux vivre sa
maladie et les soins, et donc de guérir plus vite. Cela permettrait de sortir d’un système encore trop
hospitocentré et de respecter les principes de design salutaire déjà mis en avant par Heerwagen :

* la cohésion sociale, avec la création de lieux de rencontre, qu’ils soient formels et informels
* le confort lumineux, thermique et l’intimité
* des lieux de relaxation et avec un accès à la nature

Des initiatives dans ce sens commencent à apparaitre dans le monde tel que le le centre régional
anticancéreux Carlo fidani Peel au Canada qui s’est engagé à « être le meilleur hôpital canadien dans
les coeurs et les esprits des personnes que nous assistons ». Ce projet a remporté plusieurs prix
internationaux. Les architectes ont imaginés « des figures semblables à des arbres formant abri se
combinent à des matériaux naturels et à la lumière du jour pour donner une dimension spirituelle à
l'espace constitué par le hall principal et les zones d'attente ». 

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