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Préparation de Charbon Actif À Base de Résidus Agricole Et Leur Application À L'élimination Des Colorants

Ce document présente un mémoire de fin d'études portant sur la préparation de charbon actif à partir de résidus agricoles et son application pour l'élimination de colorants. Le mémoire contient une introduction, une étude bibliographique sur la pollution par les colorants et les techniques de traitement, notamment l'adsorption, ainsi qu'une partie expérimentale et une discussion des résultats.

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Préparation de Charbon Actif À Base de Résidus Agricole Et Leur Application À L'élimination Des Colorants

Ce document présente un mémoire de fin d'études portant sur la préparation de charbon actif à partir de résidus agricoles et son application pour l'élimination de colorants. Le mémoire contient une introduction, une étude bibliographique sur la pollution par les colorants et les techniques de traitement, notamment l'adsorption, ainsi qu'une partie expérimentale et une discussion des résultats.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique

Université Echahid Hamma Lakhdar. El Oued


Faculté de la Technologie

Mémoire de Fin d'Etude


En vue de l'obtention du diplôme de
MASTER ACADEMIQUE
Domaine: Sciences et Technologies
Filière: Génie des Procédés
Spécialité: Génie chimique

Présenté par:
-Abdelhakim Boutalbi-
-Abdelfettah Saker-

Thème

Préparation de charbon actif à base de Résidus agricole


et leur application à l’élimination des colorants
Soutenu le 04/06/2018

Devant le Jury:

Mr. N. Rouahna Président Université d'El Oued.


Mr. D. Brani Examinateur Université d'El Oued.
Mr. N. Lami Rapporteur Université d'El Oued

2017/2018
Nous tenons tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et
miséricordieux pour nous avoir donné la force et la patience d’accomplir ce
modeste travail. Louanges et remerciements à ALLAH qui nous a permis
aujourd’hui de nous rassembler pour soutenir ce modeste travail.

Nous remercions tout particulièrement notre directrice de mémoire,


Mme LAMI Nassima. Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de
l’université Echahid Hamma Lakhdar. El oued pour avoir assuré la direction
scientifique de ce travail. Sa patience, sa disponibilité, ses conseilséclairés et
son soutien constant m’ont été précieux tout au long de la préparation de
cette thèse.

Enfin, nous remercions tous les membres de jury qui ont accepté de juger
ce travail et qui ont fait part de leurs remarques constructives.
Abréviation

Abréviations

IRTF: La Spectroscopie Infrarouge à transformer de Fourier.


UV: Ultraviolet.
BM: Bleu de Méthylène.
S: Sigmoïde.
L: Langmuir.
H: Haute affinité.
C: Partition constante.
DRK: Dubinin-Kaganer-Radushkvick.
pHi: pH initial.
pHe: pH à équilibre.
pHzpc: pH isoélectrique
Qads: la quantité adsorbée (mg/g).
Ci: la concentration initiale de la solution de bleu de méthylène (mg/l).
Ce: la concentration résiduelle à l'équilibre (mg/l).
V: volume de la solution (l).
m: la masse de l'adsorbant (g).
Q max : quantité maximale de l'adsorbat adsorbée sur la surface de l'adsorbant à l'équilibre
(mg/g).
K 1 : constant de vitesse d'adsorption de pseudo-premier ordre (temps-1).
qe: quantité adsorbée à l'équilibre (mg/g).
qt: quantité adsorbée au temps t (mg/g).
K 2 : constant de vitesse d'adsorption de pseudo-second ordre (g/[Link]).
t: temps (min).
vi: la vitesse initiale.
α: la vitesse initiale adsorbée (mg/[Link]).
β: la constante de désorption (g/mg).
Ki: la constante de la diffusion intra particulaire (mg/g.min0.5).
K l : constante de Langmuir relative à la capacité et à la vitesse d'adsorption (l/mg).
K f et 1/n: constantes de Freundlich caractéristiques de l'efficacité d'un adsorbant donné vis-à
vis d'un soluté donné.
n: intensité d'adsorption.
Ɛ: potentiel Polanyi (KJ/mol).
Abréviation

KE([Link]-1): Constante d'Elovich.


b T et A T : Constantes d'isotherme de Temkin.
T: température en kelvin (K).
R: constante des gaz parfaits (J/mol.K).
K: constante de vitesse de la cinétique d'adsorption.
R (8.314 [Link]-1): Constante des gaz parfaits.
T (K): Température absolue.
Abs: Absorbance.
Listes des figures

LISTE DES FIGURES

Figure (I.1): mécanisme d'adsorption………………………………………………………. 11


Figure (I.2): Les différentes courbes des isothermes d'adsorptions (d'après Giles et al,
1960)………………………………………………………………………….. 14
Figure (I.3): (a) isotherme d'adsorption de Langmuir.(b) modélisation d'isotherme de
Langmuir……………………………………………………………………... 16
Figure (I.4): (a) isotherme d'adsorption de Freundlich.
(b) modélisation d'isotherme de Freundlich…………………….…………….. 17
Figure (I.5): différent types de CHA. ………….…………………………………………… 23
Figure (III.1): spectre infrarouge des phases (K-0M, K-0.2M et K-3M)…………………... 31
Figure (III.2): spectre infrarouge de KA…………………………………………………... 31
Figure (III.3): point isoélectrique des adsorbants avant et après l’activation………………. 33
Figure (III.4): effet du pH initial de la solution sur l'adsorption de BM…………………… 35
Figure (III.5): Cinétique d'adsorption du BM sur les différents adsorbants………………... 35
Figure (III.6): Isothermes d'adsorption de BM sur le KA ……………………………... 37
Figure (III.7): courbes de modélisation de la cinétique d'adsorption sur les phases
(K 0.3M,K 2M et K 0M) ……………………………………………………. 38
Figure (III.8): courbes de modélisation de la cinétique d'adsorption sur le 39
KA ……………………
Figure (III.9): Modélisations de l’isotherme d’adsorption de BM sur KA ………………… 41
Liste Des Tableaux

LISTE DES TABLEAUX


.

Tableau (I.1): Principaux groupements chromophores et auxochromes, classés par


intensitécroissante ………………..……..………………………………. 05
Tableau (I.2): Taux de fixation sur textile pour les différentes classes de colorants ….… 06
Tableau (I.3): comparaison entre les deux types ……..………………….............................. 10
Tableau (I.4): caractéristiques des principaux adsorbants industriels………………........... 22
Tableau (II.1): Caractéristiques physico-chimiques du BM……………………………….… 29
Tableau (III.1): l'indice d'iode des phases (K-0.3M et 3M))….………………………..... 33
Tableau (III.2): résultats d’acidité et basicité des adsorbants……….………………....... 34
Tableau III.3: Constantes des différents modèles de la cinétique d’adsorption de BM
sur les différents adsorbants………….………………………………… 40
Tableau III.4: Constantes des différentes modélisations des isothermes d’adsorption de
BM sur le KA…………………………………………………………... 42
Sommaire
Sommaire

SOMMAIRE

Liste des figures


Liste des Tableaux
Introduction générale……………………………………………………………………………... 01
I: ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
I.1. pollution et colorant ……………………………………………………….................... 03
I.1.1. Pollution des eaux par les colorants synthétiques……………..………........................ 03
I.1.2. Les colorants synthétiques……………………………………………………………. 03
I.1.2.1. Classification des colorants…………………………………………………………. 05
a. Classification chimique …………………………………………………………………... 05
b. Classification tinctoriale……………………………………………................................ 06
I.1.3.Nécessité de traiter les effluents textiles…………………………………….................. 06
I.1.4. Traitement des effluents textiles par les procédés classiques………………………… 07
I.1.4.1. Méthodes biologiques ………………………………………………………………. 07
I.1.4.2. Méthodes chimiques …………………………………………….............................. 07
I.1.4.3. Méthodes physiques ………………………………………………………………… 07
[Link] sur membrane…………………………………………………………………... 07
B.méthode phisico-chimique………………………………………………………………… 08
[Link] sur charbon actif et autre matériaux ………………………………………….. 08
I.2. L'adsorption ………………………………………………………….…………………. 09
I.2.1. Historique…………………………………………………………………………….. 09
I.2.2. Définition ……………………………………………………………...…………….... 09
I.2.2.1. Adsorption physique………………………………………………………………… 09
I.2.2.2. Adsorption chimique………………………………………………………………… 10
I.2.3. Le mécanisme d’adsorption…………………………………………….……………... 10
I.2.4. La cinétique d'adsorption……………………………………………………………… 11
 Le modèle de pseudo-premier ordre:…………………………………………………….. 11
 Le modèle de pseudo-second ordre:……………………………………………………… 12
 Le modèle d’Elovich :……………………………………………………………………. 12
 Le modèle de diffusion intra-particulaire:……………………........................................ 13
I.2.5. Classification des isothermes d'adsorption…................................................................ 13
Sommaire
[Link] de type L (Langmuir)……………………...……………………………………. 14
[Link] de type S (Sigmoïde)…………………………………………………………… 14
[Link] de type H……………………………………………………………………….. 14
[Link] de type C……………………………………………………………………….. 15
I.2.6. Les modèles des isothermes d'adsorption……………………………………………... 15
I.2.6.1. Modèle de Langmuir………………………………………………………………… 15
I.2.6.2. Modèle de Freundlich ………………………………………………………………. 16
[Link]èle d'Elovich…………………………………………………………………... 17

[Link]èle de Temkin…………………………………………………………………. 18

[Link]èle de DRK (Dubinin-kaganer-Radushkevick)………………………………... 18

I.2.7. La capacité d'adsorption………………………………………………………………. 19


I.2.8. Paramètres affectant l’adsorption……………………………………………………… 19
[Link] caractérisant l'adsorbant …………………………………………………… 19
I.2.8.2. Factures caractérisant l'adsorbat…………………………………………………….. 19
I.2.8.3. D'autres factures…………………………………………………………………….. 19
I.3. Les adsorbants……………………………………………..……………………………. 21
I.3.1.Définition des adsorbants……………………………………………………………… 21
I.3.2. Les principaux adsorbants industriel………………………………………………….. 21
I.3.2.1. Les zéolithes……………………………….………………………………………… 21
I.3.2.2. Les argiles activées...………….…………………………………………………….. 21
I.3.2.3. Les gels de silice...………….………………………..……………………………… 21
I.3.2.4. Les alumines actives……...…...…………………………………………………….. 22
I.3.2.5. Charbon actif…...…………………………………………………………………… 23
A.Définition ………………………………………………………………………………… 23
[Link] carbonisation:………………………………………………………………………….. 24
C.L'activation………………………………………………………………………………... 24
I.3.2.6. Les déchets forestiers et agricoles…………………………………………………... 24
[Link] environnemental des déchets agricoles……………………………………………. 25
[Link] chimique des déchets agricoles et forestiers ……………………………….. 25
II. METHODES EXPERIMENTALES
II.1. Origine des matériaux bruts.....……………………………...……..…………………… 26

II.2. Préparation des adsorbants ……………………............................................................ 26


Sommaire
II.2.1. Activation des pétioles du palmier dattier ’ karnaf activé’…………………………... 26
II.2.2. Activation avec l’acide phosphorique ‘charbon actif’……………………………….. 26
II.3. Caractérisations des adsorbants préparés ………………………………………............ 27
II.3. 1. Détermination des fonctions de surface……………………………………………… 27
A. Acidité de surface………………………………………………………………………… 27
B. Basicité de surface……………………………………………........................................ 27
C. Indice d’iode……………………………………………………………………………… 27
D. Le pH de point de charge nulle (pH pzc)………………………………………………… 28
II.3.2. Analyse structurale par spectroscopie (IFTR)…………………….............................. 28
II.4. Application des adsorbants préparés à l’élimination de colorant………………………. 28
II.4.1. Choix du colorant…………………………………………………………………….. 28
II.4.2. Préparation des solutions…………………………………………………………….. 29
II.4.3. Méthodes de dosage par spectroscopie UV-Visible…………………………………... 29
II.4.4. Etalonnage des solutions …………………………………………………………… 29
II.4.5. Protocoles expérimentaux………………………………..…………………………… 30
II.4.5.1. Influence du pH ……………………………..……………………………………... 30
II.4.5.2. Cinétique d’adsorption (temps de contact) ………………………………………… 30
II.[Link]. Modélisation de la cinétique d’adsorption……………………………………….. 30
II.4.5.3. Isothermes d’adsorption…………………………………………............................ 30
III. RESULTATS ET DISCUSSIONS
III.1. Résultats de caractérisation……………………………………………………………. 31
III.1.1. Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourier (IRTF)…………...................... 31
III.1.2. Caractérisation physico-chimique……………………………..…………………….. 33
III.1.2.1. Détermination du pH isoélectrique (pHzpc)……………….................................... 33
III.1.2.2. Indice d’iode ……………………………………………………………………… 33
III.1.2.3. Les fonctions des surfaces………………………………………………………… 34
III.2. Résultats de l'Etude d'adsorption du bleu de méthylène…………................................. 34
III.2.1. Etude de l'effet de pH sur l'adsorption de BM……………………………………….. 34
[Link] cinétique d'adsorption…………………………………………………………….. 35
III.2.3. Isotherme d'adsorption………………………………………………………………. 36
III.3. Modélisation des resultants……………………………………………………………. 38
III.3.1. Modélisation de la cinétique………………………………………………………… 38
III.3.2. Modélisation de l’isotherme d’adsorption…………………………………………… 40
Sommaire
Conclusion Générale………………………………………………………………………... 43
Annexe………………………………………………………………………………………. i
Introduction
Générale
Introduction Générale

INTRODUCTION GÉNÉRALE

De nombreuses industries (textile, papeterie, plastique, agroalimentaire…) sont de


gros consommateurs d’eau et utilisent des colorants organiques (solubles ou pigmentaires)
pour colorer leurs produits. Ces colorants synthétiques sont à la fois toxiques et responsables
de la coloration des eaux [1, 2]. En effet, il est connu que certains colorants se fixent plus ou
moins efficacement malgré l’emploi d’agents fixants. Il en résulte alors des eaux de rejets
colorées qu’il est nécessaire de traiter avant leur rejet. Les réglementations en matière de rejet
d’eaux usées sont également de plus en plus sévères et obligent les industriels à traiter leurs
effluents. En outre, la majorité des colorants synthétiques ne sont pas biodégradables et
peuvent constituer des facteurs de risques pour notre santé et de nuisances pour notre
environnement. En particulier, les problèmes de coloration ont un impact important sur la
population. En effet, un effluent coloré est perçu par l’opinion publique comme polluant et
dangereux, alors que cette couleur, n’est généralement pas toxique, dans la limite de la norme
autorisée. Il est donc primordial de limiter le plus possible la pollution en mettant en place une
filière de traitement adaptée intégrant une unité de décoloration.
De nombreuses méthodes et techniques de dépollution sont développées au cours de
ces dernières années. Parmi ces techniques, il y a lieu de citer les procédés de précipitation
chimique, la floculation, l'échange d'ions, l'électrolyse, les procédés membranaires et
l'adsorption. Divers chercheurs ont ainsi montré qu'une variété de matériaux d'origine
végétaux avait l'aptitude de fixer des quantités importantes en composés organiques et
ions métalliques en générale. Parmi ces matériaux, les pétioles de palmier dattier ‘karnaf’
ont fait l’objet de diverses études pour des applications variées comme l’adsorption.
Des quantités importantes des pétioles ‘karnaf’ sont générées chaque année et
constituent une source significative de déchets agricoles. De tels sous produits correspondants
à cette perte sont pourtant susceptibles de présenter un intérêt économique non négligeable. Il
s'avère, ainsi, important de valoriser de tels déchets.
L'objectif de la présente étude est de valoriser des matériaux locaux en l'occurrence
pétiole de palmier dattier ‘karnaf’ dans l'élimination de Bleu de Méthylène (BM).[3,4]
Notre travail porte sur le traitement des pétioles de palmier dattier ‘karnaf’ par H 2 SO 4
avec deux concentrations 0.3M ,2M et naturel (sans traitement) et la préparation du charbon
actif à base de la même matière. Cette transformation va permettre d'oxyder surtout les
fonctions de surfaces ce qui permet à des molécules de s’adsorber s'électivement. Ces
différents matériaux vont être testé dans l’adsorption en batch du bleu de méthylène qui est

1
Introduction Générale

très utilisé pour la préparation de médicaments.


Ce mémoire est composé de trois grands chapitres :
 Le premier chapitre de ce manuscrit présente une étude bibliographique sur les
colorants, le processus d’adsorption les différents types d’adsorbants notamment les
adsorbants préparés à partir des déchets de l’agriculture et leurs applications dans le
domaine de l’adsorption des colorants.
 Dans le deuxième chapitre de ce travail, nous présenterons tout d’abord la description
du mode de synthèse des adsorbants à base de déchets agricoles par la méthode
d’activation avec un agent chimique de différentes concentrations ou activation chimique
puis thermique ensuite la caractérisation physico-chimique et spectroscopique des
différents adsorbants.
 L’étude expérimentale de l’adsorption de colorant cationique (bleu de méthylène) sur
les adsorbants synthétisés fera l’objet du troisième chapitre. Nous avons étudié
l’influence de certains paramètres du milieu aqueux, comme le pH, la concentration du
milieu, la cinétique et les isothermes d’adsorption ainsi que leurs modélisations et nous
terminons par une conclusion générale et perspective.

2
Références bibliographies

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES De

L’INTRODUCTION GENERALE
1. Rana, T, Gupta, S, Kumar, D, Sharma, S, Rana, M, Rathore, VS, Pereira, Ben M.J,
2004, Toxic effects of pulp and paper-mill effluents on male reproductive organs and some
systemic parameters in rats, Environ, Toxicol, Pharmacol, 18 (1), 1-7.
2. Ali, M,, Sreekrishnan, T.R, 2001, Aquatic toxicity from pulp and paper mill effluents,
Adv,Environ, Res, 5 (2), 175-196.
3. I., A.Z.a.I., Removal of copper (II) ions from aqueous solution by biosorption onto
agricultural waste sugar beet pulp. Process Biochemistry (2005): 3031-3044.
4. Udd ugar beet pulp. Process Biochemistry (2005): [Link], M.T., Islam M. A.,
Mahmud S. and Rukanu zaman M., (2009). Adsorptive removal of methylene blue by tea
waste. Journal of Hazardous Materials 164 (1):53-60.
Chapitre I:
Étude Bibliographique
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I. ETUDE BIBLIOGRAPHIQUES

I.1. Pollution et colorants


I.1.1. Pollution des eaux par les colorants synthétiques
Le problème de la pollution des eaux, représente un des aspects les plus inquiétants de la
crise globale de l'environnement et suscite à l'heure actuelle un intérêt particulier à l'échelle
internationale[7]. Les diverses activités humaines sont aujourd'hui à l'origine d'innombrables
sources de pollution, les trois principales sont: la production de l'énergie, les activités
industrielles et l'agriculture intensive moderne.
Les activités industrielles représentent une source de pollution très importante et
contribuent d'une façon certaine à la détérioration de l'environnement et de la santé publique.
Ces activités, génératrices de pollution, couvrent les domaines suivants: l'agro- alimentaire,
l'extraction et la transformation du phosphate, la transformation du papier, les matériaux de
construction, la production d'énergie et le textile.[8]
Les rejets de l'industrie du textile constituent d'énormes nuisances pour la santé humaine, en
particulier les différents colorants qui sont utilisés en excès pour améliorer la teinture, les
affinités entre le textile et les colorants varient selon la structure chimique des colorants et le
type de fibres sur lesquelles ils sont appliqués De ce fait, les eaux de rejets se trouvent
fortement concentrées en colorants dont la faible biodégradabilité rend les traitements
biologiques difficilement applicables, ce qui constitue une source de dégradation de
l'environnement.[9]

I.1.2. Les colorants synthétiques


Un colorant est défini comme étant un produit capable de teindre une substance d’une
manière durable. Les colorants furent, pendant très longtemps, extraits du milieu naturel :
plantes, animaux et minéraux. Le coût d’obtention était souvent très élevé, et les procédés
d’application plus ou moins reproductibles et très fastidieux. Les premiers colorants
synthétiques datent du milieu du XIXème siècle. L’évolution de l’industrie des colorants a été
étroitement liée au développement de la teinture synthétique et de la chimie en général. Un
colorant proprement dit est une substance qui possède deux propriétés spécifiques,
indépendantes l’une de l’autre, la couleur et l’aptitude à être fixée sur un support tel qu’un
textile.[8]
L’industrie des colorants constitue un marché économique considérable car de nombreux

3
CHAPITRE I Etude B bibliographique

produits industriels peuvent être colorés, principalement dans :


L’industrie textile, fourrure, cuir (textiles à usage vestimentaire, de décoration du bâtiment, du
transport, textiles à usage médical…) ;
 L’industrie des matières plastiques (pigments) ;
 L’industrie du bâtiment : peintures (pigments), matériaux de construction,
céramiques… ;
 L’imprimerie (encres, papier) ;
 L’industrie pharmaceutique (colorants) ;
 L’industrie des cosmétiques (dont les colorations capillaires) ;
 L’industrie agroalimentaire (colorants et additifs alimentaires…). [9]
La teinture des textiles a été effectuée depuis les temps les plus reculés. On employait alors
uniquement des colorants naturels, mais ces composés ont été presque totalement remplacés
par des colorants de synthèse.[10]. Une teinture consiste à faire absorber, diffuser des
colorants dans les fibres textiles, puis ensuite à les fixer à l’intérieur de celles-ci.[11]
Les matières colorantes se caractérisent par leur capacité à absorber les rayonnements
lumineux dans le spectre visible (de 380 à 800 nm). La transformation de la lumière blanche
en lumière colorée par réflexion sur un corps, ou par transmission ou diffusion, résulte de
l'absorption sélective d'énergie par certains groupes d'atomes appelés chromophores. La
molécule qui les contient devient chromogène et celle- ci n’a des possibilités tinctoriales que
par l’adjonction d’autres groupements d’atomes appelés : auxochromes.[11]. Plus le
groupement chromophore donne facilement un électron, plus la couleur est intense. Les
principaux groupes chromophores et auxochromes sont donnés dans tableau I-1. Les
chromophores sont des systèmes à liaisons π conjuguées ou des complexes de métaux de
transition. Les colorants diffèrent les uns des autres par des combinaisons d'orbitales
moléculaires. La coloration correspond aux transitions possibles après absorption du
rayonnement lumineux entre ces niveaux d'énergie propres à chaque molécule.[12]

4
CHAPITRE I Etude B bibliographique

Tableau (I.1): Principaux groupements chromophores et auxochromes, classés par intensité


croissante. [12]

Groupements chromophores Groupements auxochromes


Azo (-N=N-) Amino (-NH 2 )

Nitroso (-NO ou –N-OH) Méthylamino (-NHCH 3 )

Carbonyl (=C=O) Diméthylamino (-N(CH 3 ) 2 )

Vinyl (-C=C-) Hydroxyl (-HO)

Nitro (-NO 2 ou =NO-OH) Alkoxyl (-OR)

Sulphure (>C=S) Groupements donneurs d’électrons

I.1.2.1. Classification des colorants


Depuis la découverte de la « mauvéine » par Perkin en 1856 et de la « fuchsine » par
Verguin en 1858, de très nombreux colorants ont été élaborés. On en dénombre aujourd’hui
plus de 10 000 en production industrielle et il a été nécessaire d’avoir un système de
classification. Celui-ci constitue l’index des couleurs (en anglais colour index noté C.I.), qui
répertorie la majorité des colorants mis sur le marché. Dans ce système, chaque colorant est
classé selon son nom générique de « colour index » (C.I.) qui décrit ses caractéristiques
essentielles telles que : formule chimique, couleur et nuance, résistance à la lumière, aux
solvants, à la chaleur, à différents agents chimiques ainsi qu’une description des principaux
domaines d’utilisations.[8]. Chaque colorant dans le colour index, porte un numéro de
référence.[9].Les principes de classification les plus couramment rencontrés dans les
industries textiles, sont basés sur les structures chimiques des colorants synthétiques et sur les
méthodes d’application aux différents substrats (textiles, cuir, matières plastiques…etc.)[13].
Le colorant possède des groupements qui lui confèrent la couleur: appelés chromophores et
des groupements qui permettent sa fixation: auxochromes.[11]
a. Classification chimique
Le classement des colorants selon leur structure chimique repose sur la nature du groupe
chromophore (tableau I-1). Les classes chimiques les plus utilisées dans les colorants textiles
sont principalement les colorants azoïques, puis les colorants anthraquinoniques et les
phtalocyanines.[9]

5
CHAPITRE I Etude B bibliographique

b. Classification tinctoriale
Si la classification chimique présente un intérêt pour le fabricant de matières colorantes, le
teinturier préfère le classement par domaines d’application. Ainsi, il est renseigné sur la
solubilité du colorant dans le bain de teinture, son affinité pour les diverses fibres et sur la
nature de la fixation. Celle-ci est de force variable selon que la liaison colorant/substrat est du
type ionique, hydrogène, de Van der Waals ou covalente. On distingue différentes catégories
tinctoriales définies cette fois par les auxochromes

I.1. 3. Nécessité de traiter les effluents textiles


Au cours des différentes étapes de teinture, des quantités plus ou moins importantes de
colorants sont perdues par manque d’affinité avec les surfaces à teindre ou à colorer (Tableau
I-2). Ces rejets organiques sont toxiques et nécessitent une technique de dépollution adaptée.
[7, 14, 15]
Le traitement des rejets textiles, compte tenu de leur hétérogénéité de composition, conduira
toujours à la conception d’une chaîne de traitement assurant l’élimination des différents
polluants par étapes successives. La première étape consiste à éliminer la pollution insoluble
par l’intermédiaire de prétraitements (dégrillage, dessablage, déshuilage.) et/ou de traitements
physiques ou physico-chimiques assurant une séparation solide/liquide
Tableau (I.2): Taux de fixation sur textile pour les différentes classes de colorants.[16]

Classe de colorant Fixation (%) Fibres utilisées


Acide 80-93 Laine, nylon

Azoïque 90-95 Cellulose

Basique 97-98 Acrylique

De cuve 80-95 Cellulose

Direct 70-95 Cellulose

Dispersé 80-92 Synthétique

Réactif 50-80 Cellulose

Soufré 60-70 Cellulose

6
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.1.4. Traitement des effluents textiles par les procédés classiques


I.1.4.1. Méthodes biologiques
La présence dans les eaux ou dans le sol, de polluants organiques a toujours existé. Leur
élimination par des microorganismes constitue le moyen biologique que la nature a utilisé
pour l’épuration des milieux naturels. Ces procédés biologiques se produisent selon deux
modes: traitements en aérobie (ils sont effectués en présence de l’oxygène) et traitement en
anaérobie (dans ce cas les microorganismes dégradent la matière organique en absence de
l’oxygène).

I.1.4.2. Méthodes chimiques


Les techniques d’oxydation chimiques sont généralement appliquées pour le traitement des
composés organiques dangereux présents en faibles concentrations, en prétraitement avant les
procédés biologiques pour diminuer la charge polluante, pour le traitement d’eaux usées
chargées de constituants résistants aux méthodes de biodégradation, en post-traitement pour
réduire la toxicité aquatique.[17]. Les deux réactifs les plus souvent cités pour ce type de
traitement sont l’eau oxygéné H 2 O 2 et le Chlore. Le peroxyde d’hydrogène est un oxydant
fort et son application pour le traitement des polluants organiques et inorganiques est bien
établie.[18]. Mais l’oxydation seule par H 2 O 2 n’est pas suffisamment efficace pour de fortes
concentrations en colorant. Hamada et al.[19]. Ont proposé de traiter les colorants azoïques
par l’hypochlorure de sodium. Cependant, si la molécule initiale est détruite, les halogènes
sont susceptibles de former des trihalométhanes comme sous-produits de dégradation lesquels
sont cancérigènes pour l’homme[20].

I.1.4.3. Méthodes physiques


A. Filtration sur membrane :
Dans ce procédé, les polluants sont retenus par une membrane semi perméable dont le
diamètre des pores est inférieur à celui des molécules à éliminer. Cette technique est
largement utilisée dans le dessalement de l’eau de mer. Selon la qualité de l’eau désirée, on
distingue la microfiltration, l’ultrafiltration ou la nanofiltration ou encore l’osmose inverse. La
nanofiltration s’applique surtout au traitement des bains de teinture de colorants réactifs en
agissant comme un filtre moléculaire tandis que la microfiltration retient les matériaux
colloïdaux tels que les colorants dispersés ou de cuve grâce à une «membrane écran».[21, 22].
L’ultrafiltration ne s’applique qu’à la réduction de la DCO et des solides en suspension [23],

7
CHAPITRE I Etude B bibliographique

et ne se montre réellement efficace qu’en combinaison avec la coagulation/floculation.


Actuellement, des recherches sont menées dans le but de mettre en œuvre des membranes
nouvelles à prix abordable. En effet, ces procédés restent très limités dans leurs applications
car ils nécessitent des investissements importants[24] à cause en grande partie du prix des
matériaux utilisés et de leur mise en œuvre.
B. Méthode physico-chimique: coagulation – floculation :
Sous le terme de coagulation–floculation, on entend tous les processus physicochimiques
par lesquels des particules colloïdales ou des solides en fine suspension sont transformés par
des floculants chimiques en espèces plus visibles et séparables (les flocs). Les flocs formés
sont ensuite séparés par décantation et filtration puis évacués. Les coagulants inorganiques
tels que l’alun (sulfate d’Aluminium) donnent les résultats les plus satisfaisants pour la
décoloration des effluents textiles contenant des colorants dispersés, de cuve et soufrés, mais
sont totalement inefficaces pour les colorants réactifs, azoïques, acides et basiques[25]. Par
ailleurs, la coagulation–floculation ne peut être utilisée pour les colorants fortement solubles
dans l’eau. Par ailleurs, d’importantes quantités de boue sont formées avec ce procédé: leur
régénération ou réutilisation reste la seule issue mais demande des investissements
supplémentaires. Plusieurs travaux relatifs au traitement des rejets liquides des teintureries
textiles contenant des colorants azoïques sulfonés ont été publiés. Les procédés employés
pour leur élimination font généralement appel aux techniques de floculation, coagulation.[26,
27]
C. Adsorption sur charbon actif et autres matériaux :
L’adsorption est un procédé d’élimination des polluants organiques ou minéraux présents
dans des effluents aussi bien liquides que gazeux. Plusieurs modèles théoriques ont été
élaborés pour décrire les mécanismes de ces phénomènes. Nous y reviendrons dans la suite de
cette étude. Par ce procédé, le polluant est transféré de la phase fluide vers la surface du
solide. Même avec le charbon actif considéré comme l’un des adsorbants les plus efficaces, ce
mode de traitement reste très limité pour l’élimination de tous les colorants du fait de la cherté
du charbon actif. Seuls les cationiques, colorant à mordant, dispersés ou dits de cuve et
réactifs sont éliminés par cette technique.[28]

8
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.2. L'adsorption
I.2.1. Historique
Depuis très longtemps, les solides poreux sont connus pour leur capacité à retenir des
quantités plus ou moins importantes de gaz condensable. En 1777, Fontana avait remarqué
que du charbon fraîchement calciné puis refroidi était capable d'adsorber plusieurs fois son
propre volume de différents gaz .[29]. Le terme d'adsorption est apparu en 1881, utilisé par
Kayzer pour décrire le phénomène de condensation d'un gaz sur une surface, par opposition
au terme "adsorption" qui fait référence à une molécule de gaz qui pénètre dans le solide sans
interagir.[29]
Alors, tout atome ou molécule qui s'approche d'une surface subit une attraction qui peut
conduire à la formation d'une liaison entre la particule et la surface; ce phénomène constitue
"l'adsorption".[30]

I.2.2. Définition
L'adsorption est une opération de transfert de matière se fait dans deux phase non
miscibles, la première phase appelée l'adsorbat (liquide ou gaz) peut être organique ou
inorganique, et la deuxième phase appelée l'adsorbant (solide), sachant que les molécules de
l'adsorbat se fixe sur l'interface de l'adsorbant.
Il y a deux types de l'adsorption, adsorption physique et adsorption chimique selon les
interactions entre le solide et les molécules de l'adsorbat.[31]

I.2.2.1. Adsorption physique


L'adsorption physique ou la physisorption c'est le processus résulte des forces
d'interactions de nature physique, comme les forces de Van Der Waals et les liaisons
d'hydrogène.[32]
Dans ce processus les molécules de l'adsorbat se fixe sur l'interface du solide et se déplace
librement, elle est rapide et généralement limitée par la diffusion. C'est aussi réversible et peu
spécifique, elle se produit à des basses températures, et est caractérisée par une énergie
d'adsorption considérément faible.[33]. Elle peut se faire en monocouche ou
multicouches.[34]

9
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.2.2.2. Adsorption chimique


L'adsorption chimique ou la chimisorption résulte d’une interaction chimique entre le
solide et l'adsorbat, ces dernières liées entre eux par des liaisons covalentes ou ioniques, les
molécules de l'adsorbat sont liées directement à l'adsorbant.[35]
C’est un processus irréversible et lent, et elle se produit à des hautes températures.[36, 37].elle
met en jeu une énergie d'adsorption considérément plus élevées.
Elle est aussi uniquement mono- moléculaire car la présence des liaisons de valence entre
l'adsorbat et le solide, ne permet pas la formation de couches multimoléculaire.
Le tableau suivant regroupe les principales différences entre les deux types d’adsorption.

Tableau (I.3): comparaison entre les deux types.[38]

Propriétés Physisorption Chimisorption

Liaisons Van Der Waals chimique

Température du processus Relativement basse Plus élevée

Chaleur d'adsorption 1 à 10 Kcal/mol >10 Kcal/mol

Processus de désorption facile difficile

Cinétique Très rapide lente

Formation des couches Multicouches Monocouche

réversibilité Réversible Irréversible

Spécificité Non spécifique Très spécifique

I.2.3. Le mécanisme d'adsorption


La séparation par l'adsorption est basée sur une adsorption sélective (thermodynamique
et/ou cinétique) des polluants par un adsorbant, grâce à des interactions spécifiques entre la
surface du matériau et les produits adsorbés: c'est un simple transfert de masse à partir de la
phase liquide vers la surface du solide, ce processus se déroule en quatre étapes.
Diffusion externe: elle correspond au transfert du soluté au sien de la solution à la
surface externe de l'adsorbant, le transfert de matière dépend de l'écoulement du liquide

10
CHAPITRE I Etude B bibliographique

sur la surface de l'adsorbant.


Diffusion interne: les molécules de liquide pénètrent à l'intérieur des pores, la diffusion
dépende du gradient de concentration du soluté.
Diffusion de surface: elle correspond à la fixation des molécules à la surface des pores
de l'adsorbant.
Adsorption: c'est l'étape de fixation

Figure (I.1) : mécanisme d'adsorption.[39]

I.2.4. La cinétique d'adsorption


La cinétique d'adsorption est la quantité de polluent adsorbée en fonction de temps, elle est
déterminée par le transfert des molécules de l'adsorbat vers la surface de l'adsorbant. Son but
est de connaître le mécanisme d'adsorption.
Il y a certaine nombre de modèles de la cinétique d'adsorption que nous montrons comme
suit:
 Le modèle de pseudo-premier ordre:
En 1898, Lagergren a proposé un modèle cinétique de pseudo premier ordre exprimé par
la relation (I.1). [40]

= k1 (qe − qt ) ………………………. ……………………………………… (I.1)


dqt
dt
Où:
k 1 : constante de vitesse d'adsorption de pseudo-premier ordre (temps-1).
q e : quantité adsorbée à l’équilibre (mg/g).

11
CHAPITRE I Etude B bibliographique

q t : quantité adsorbée au temps t (mg/g).


Après intégration avec les conditions initiales qt = 0 à t = 0; l’équation devient:
qt = q e (1 − exp(− kt )) ……………………… ………………………………… (I.2)
La linéarisation de l’équation précédente donne :[41, 42]
ln (qe − qt ) = ln qe − k1.t ……………………… ………………………………. (I.3)
On trace ln (qe-qt) = f(t), on obtient une droite qui donne k 1 et qe.
Ce modèle permet de décrire les phénomènes ayant lieu lors des premières minutes
du processus d’adsorption.[43]
 Le modèle de pseudo-second ordre:
Le modèle pseudo-second-ordre est donné par l’expression suivante.[44]

= k 2 (qe − qt ) ……………………………………………………………… (I.4)


dqt 2

dt
Où:
K 2 : constante de vitesse d'adsorption de pseudo-second ordre (g/[Link]).
q e : quantité adsorbée à l’équilibre (mg/g).
q t : quantité adsorbée au temps t (mg/g).
t: temps (min).
La linéarisation de l’équation précédente donne:
t 1 1
= 2
+ t …………………………………………………….……….. (I.5)
qt k 2 .q e q e

On trace t/qt= f(t), on obtient une droite qui donne k 2 et q e .


Les constantes de vitesse de pseudo-second ordre sont utilisées pour calculer la vitesse initiale
d’adsorption selon l’équation suivante:
vi = k 2 .qe2 ………………………………………………………………...……. (I.6)

 Le modèle d'Elovich:
Largement utilisé pour la modélisation de l'adsorption des gaz sur les adsorbants solides.
Elle peut être exprimée par: [45]
dqt
= α exp(− β .qt ) ……………………………………………………..…... (I.7)
dt
Où:
α:la vitesse initiale d’adsorption (mg/g. min) et; β: la constante de désorption (g/mg).
Pour simplifier l’équation d’Elovitch, il est supposé que α.β.t>>1 et que q t =0 à

12
CHAPITRE I Etude B bibliographique

t=0, donc on obtient:


qt = β ln(αβ ) + β ln (t ) ………………………………………………….…… (I.8)

 Le modèle de diffusion intra-particulaire:


L'équation est donnée par:
qt = ki .t 0.5 ……………………………………………………………..……….. (I.9)

Où:
k i : La constante de la diffusion intra particulaire (mg/g.min0.5). [45, 46]

I.2.5. Classification des isothermes d'adsorption


Les isothermes d'adsorption sont des courbes représente la quantité d'adsorbat qui est
adsorbée par l'adsorbant en fonction de concentration si l'adsorbat en phase liquide, ou en
fonction pression si l'adsorbat en phase gazeuse. Comme la relation suivant:[47]
(𝐶0 −𝐶𝑒 )𝑉
𝑄𝑒 = …………………………………………………………………(I.10)
𝑚
Avec:
Q e : capacité d'adsorption à l'équilibre (mg/g)
V: volume de solution (ml)
m: Masse de l'adsorbant (g)
C 0 : Concentration initiale d’adsorbât (mg/l)
C e : Concentration à l’équilibre (mg/l)
Le majeur intérêt d'isotherme d'adsorption est la possibilité de donner des hypothèses
sur le mode d'adsorption. En effet, son allure est représentative de certains phénomènes mis
en jeu: adsorption monocouche ou multicouches, interactions latérales entre molécules ou
non…etc.
D'après Giles, on obtient quatre types des isothermes important nommées: S (Sigmoïde), L
(Langmuir), H (Haute affinité), et C (Partition constante).[48]
Elles ont été développées par différents chercheurs depuis 1938, et leurs classifications ont été
faites selon leurs formes, selon la figure suivante :

13
CHAPITRE I Etude B bibliographique

Figure (I.2): Les différentes courbes des isothermes d'adsorptions (d'après Giles et al, 1960)

a. Isotherme de type L (Langmuir):


Ce type indique l'adsorption bi-fonctionnelles.[49].Ce qui minimise leur attraction latérale. Le
rapport entre la concentration résiduelle en solution et celle adsorbée diminue lorsque la
concentration du soluté augmente. Donc elle présente aux faibles concentrations de la
solution, et une concavité tournée vers le bas, elle est aussi caractérisée par de faibles forces
d'attraction entre les molécules adsorbées. (Figure I.2).
b. Isotherme de type S (Sigmoïde):
C’est la conséquence de la compétition entre deux mécanismes opposés, elle présente aux
faibles concentrations de la solution, et une concavité tournée vers le haut. Dans la plupart du
temps décrit une adsorption coopérative, dans laquelle l’interaction adsorbat-adsorbat et plus
forte que celle entre adsorbant-adsorbat.
La courbe est Sigmoïde et présente un seule point d'inflexion. (Figure I.2).
c. Isotherme de type H:
Ce type se fait si les interactions entre les molécules de l'adsorbat et la surface de l'adsorbant
sont très fortes, et elle représente un cas extrême du type L ou la pente initiale est très élevée
(figure I.2). Le soluté montre parfois une affinité élevée vis- à- vis de l'adsorbant.

14
CHAPITRE I Etude B bibliographique

d. Isotherme de type C:
Dans ce type la droite passe par l'origine (figure I.2), cela signifie que le rapport entre la
concentration résiduelle et adsorbée est le même pour n'importe quelle concentration, ce
rapport nommée (coefficient de distribution) ou (coefficient de partage).
Enfin, elle décrit une affinité relative constante des adsorbat pour l'adsorbant.

I.2.6. Les modèles des isothermes d'adsorption


Les modèles d'adsorption montrent la relation entre la concentration du soluté en solution et la
quantité adsorbée par unité de masse. De nombreuses modélisation existent (simple ou
complexe) mais le plus souvent utilisés dans la littérature sont les isothermes de Langmuir et
de Freundlich.

I.2.6.1. Modèle de Langmuir


Ce modèle décrit quantitativement la formation d'une monocouche adsorbé sur la surface
externe de l'adsorbant, et après cela aucune autre adsorption n'a lieu. Par d'autre façon
l'adsorbant présente une capacité d'adsorption limite (Q m ).
L'isotherme de Langmuir est valable pour l'adsorption monocouche sur une surface contenant
un nombre fini de sites identiques, qu'il n'y a pas interaction entre les molécules adsorbées.
Langmuir suppose des énergies uniformes d'adsorption sur la surface et aucune transmigration
d'adsorbat dans le plan de la surface.
Sur la base de ces hypothèses, Langmuir a représenté l'équation suivante:
𝑄𝑚𝑎𝑥 ×𝐾𝑙 ×𝐶𝑒
𝑄𝑒 = …………………………………………………………… (I.11)
1+𝐾𝑙 ×𝐶𝑒

Q e : quantité de soluté adsorbé à l'équilibre par gramme de solide (mg/g).


Q max : quantité maximale de soluté par gramme de solide nécessaire pour obtenir une
monocouche (mg/g).
K l : constante de Langmuir relative à la capacité et à la vitesse d'adsorption (l/mg).
C e : concentration du soluté dans la solution à l'équilibre (mg/l).

15
CHAPITRE I Etude B bibliographique

Figure (I.3): (a) isotherme d'adsorption de Langmuir.


(b) modélisation d'isotherme de Langmuir.

On peut écrire l'équation (I.11) sur la forme suivant:


1 1 1
= + ……………………………………………………..(I.12)
𝑄𝑒 𝑄𝑚𝑎𝑥 𝑄𝑚𝑎𝑥 .𝐾𝑙 .𝐶𝑒

La linéarisation de Langmuir permet de déduire la capacité maximale Q max et la constante de


Langmuir K l à partir la courbe de la fonction 1/Q e = F (1/C e ).
Alors que: 1/Q max .K l est la pente, et 1/Q max est l'ordonnée à l'origine.

On peut définir la facture de séparation R qui indique la possibilité d'adsorption:


1
𝑅= ……………………………………………………………………(I.13)
1+𝐶0 .𝐾𝑙.

Si 0 < R < 1 l'adsorption est favorable. .


Si R > 1 l'adsorption est défavorable.
On remarque que R sans unité.

I.2.6.2. Modèle de Freundlich


La modèle de Freundlich permet de modéliser des isothermes obtenues sur des surfaces
hétérogènes.[50]. L'équation de ce modèle est représenté deux paramètres (K f et n), cette
équation est basée sur une distribution exponentielle des énergies des sites d'adsorption,
l'équation peut écrire comme la suivant:
1�
𝑛
𝑄𝑒 = 𝑘𝑓 . C𝑒 ………………………………………………………………. (I.14)

16
CHAPITRE I Etude B bibliographique

K f : constante de Freundlich qui est relative à la capacité d'adsorption, il souvent exprimée en


(mg/L).
1/n: indique l'intensité de l'adsorption en coordonnées logarithmiques, et il est sans
dimension.

Figure (I.4): (a) isotherme d'adsorption de Freundlich.


(b) modélisation d'isotherme de Freundlich.

Si (1/n)>1 On a une forte adsorption tandis que pour (1/n) <1 on a une faible adsorption
L'équation (I.9) peut transformer sur la forme suivant:

𝑙𝑛𝑄𝑒 = 𝑙𝑛𝐾𝑓 + 1�𝑛 . 𝐿𝑛𝐶𝑒 ………………………………………………(I.15)

Les constants Q e et 1/n peut déduire à partir le graphe Ln Q e = F (Ln C e ), alors que 1/ n est
la pente de cette droite, dont l'ordonnée à l'origine est Ln K f .
[Link]èle d'Elovich
L'équation est basée sur le principe de la cinétique qui suppose que le nombre des sites
d'adsorption augmente exponentiellement avec l'adsorption, ce qui implique une
adsorption multicouches décrite par la relation (I.16).
q e /q max = K E C e exp (-q e /q max )………………………………………………(I.16)
K E : constante d'équilibre d'Elovich (l/mg).
q max : capacité maximale d’adsorption d'Elovich (mg/g).
q e : capacité d’adsorption à l’équilibre (mg/g).
Ce: concentration de l’adsorbât à l’équilibre (mg/l).
La linéarisation de l’équation (I.16) donne :

17
CHAPITRE I Etude B bibliographique

Ln(q e /C e ) = LnK e .q e - q e /q max …………………………………………………(I.17)


Si l'adsorption est décrite par l'équation d'Elovich, la constante d'équilibre et la capacité
maximale peuvent être calculées à partir du tracé de Ln (qe/Ce) en fonction de qe.
[Link]èle de Temkin
La dérivation de l’équation d'isotherme de Temkin (équation.I.17) suppose que
l'abaissement de la chaleur d'adsorption est linéaire plutôt que logarithmique, comme appliqué
dans l'équation de Freundlich.
q e = (RT/ b T ). Ln (A T Ce) = B LnA + B LnC e ……………………………..(I.18)
b T et A T : constantes de l’isotherme de Temkin
R : constante des gaz parfaits
C e : concentration à l'équilibre et T (K): température absolue.
[Link]èle de DRK (Dubinin-kaganer-Radushkevick)
Ce modèle est utilisé pour représenter l’interaction entre l’adsorbat et la surface de
l’adsorbant selon l’équation suivante:
Lnq e = Lnq m – βƐ2 ……………………. ………………………………(II.19)
Dont:
q e : Quantité adsorbée à l’équilibre (mole/g).
β: Constante reliée à l’énergie d’adsorption (mole2/j2).
q m : Capacité de saturation théorique (mole/g).
ε: Potentiel Polanyi (kJ/mol).

Où:
 1 
ε = RT ln1 +  ……………………. …………………………….....(II.20)
 Ce 
R: Constante des gaz (8.314 j/mol.K).
T: Température absolue (K).
Alors l’énergie de l’adsorption est décrite sous l’équation:
1
E= ………………………………………………………………… (II.21)
− 2β

18
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.2.7. La capacité d'adsorption


La capacité d'adsorption reliée avec plusieurs factures tell que les factures d'adsorbant
(surface spécifique, granulométrie, fonctions de surface, porosité,…), ainsi les factures de
l'adsorbat ( concentration, solubilité, taille des molécules, fonctions chimiques présentes,
compétition entre les différentes molécules… ) et d'autres comme le temps de contacts
entre l'adsorbant et l'adsorbat, température du milieu, pH de solution, vitesse
d'agitation…[51]. Les factures influençant la capacité d'adsorption sont:

I.2.8. Paramètres affectant l’adsorption


I.2.8.1. Factures caractérisant l'adsorbant
 Surface spécifique: est la surface de l'adsorbant par unité de masse. La relation entre
la surface spécifique et la capacité d'adsorption est proportionnel, lorsque la surface
spécifique est grande, la quantité de soluté adsorbé sera grande, elle exprimé par (m2/g).
 Porosité: ou la distribution poreuse est liée à la répartition de la taille des pores, elle
reflète la structure interne des adsorbants microporeux. [52]
 Taille de l'adsorbant: généralement, si la taille des particules de l'adsorbant est petite,
la possibilité de contact entre les particules de l'adsorbat et la surface de l'adsorbant est
grande, donc la fixation du substrat adsorbée sera plus grande.

I.2.8.2. Factures caractérisant l'adsorbat


 Taille des molécules: l'effet de la taille des molécules de l'adsorbat peut être se faire
sur leur disposition à la surface du solide. Cette disposition peut influencer sur l'opération
d'adsorption.
 Nature de l'adsorbat: pour une adsorption efficace, il faut demander une affinité entre
l'adsorbant et l'adsorbat et en règle générale, les adsorbants polaires, adsorbent
préférentiellement les adsorbats polaires, ainsi que les adsorbants non polaires, adsorbent
préférentiellement des substances non polaires, et l’affinité pour le substrat croît avec la
masse moléculaire de l’adsorbat.
I.2.8.3. D'autres factures
 Température: généralement l'adsorption chimique est un processus endothermique,
pour cela elle favorise des températures plus élevée, par contre l'adsorption physique est
un processus exothermique, donc elle s'effectue à des basses températures. Alors il faut

19
CHAPITRE I Etude B bibliographique

d'abord fixer la température du processus dès le départ.


 Solubilité: la solubilité d'un adsorbat joue un rôle important lors de son adsorption.
Plus la solubilité est grande, plus faible sera l'adsorption.[53]
 pH: Le pH de la solution a un effet à la fois sur l’adsorbat et sur l’adsorbant
(groupements fonctionnels). Pour les solutés qui ne se trouvent pas sous forme ionisé au
pH étudié, l’effet du pH sera négligeable. Cependant pour les composés dont le pka est
voisin du pH étudié, ce paramètre aura un effet sur la capacité d’adsorption de cessolutés.

20
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.3. Les adsorbants


I.3.1. Définition des adsorbants
Les adsorbants sont des solides microporeux présentant des surfaces par unité de masse
importantes (de 100 m2/g jusqu'à ou plus de 1000 m2/g). Il y a grand nombres des adsorbants,
certain ont une origine organique comme les charbons actifs…, et d'autres sont d'origine
minérale telles que les argiles, les gels de silice et des adsorbants à base de polymère.
Dans l'industrie on distingue cinq types d'adsorbants principaux: les charbons actifs, les
argiles, les zéolithes, les gels de silices, et les alumines activées qui sont caractérisés par un
certain nombre de propriétés physiques.

I.3.2. Les principaux adsorbants industriels


I.3.2.1. Les zéolithes
Ce sont des alumino-silicates cristallisés microporeux de formule globale (AlO 2 M, nSiO 2 ) où
M représente le plus souvent un métal alcalin ou alcalino-terreux et n ≥ 1. Il existe plus de 100
espèces de zéolithes qui différent par la valeur de n et par la structure cristallographique. La
présence de cations dans les micropores génère des champs électriques de l'ordre de 1010
V.m-1, ce qui fait de ces corps de puissants adsorbants polaires.[54]
Ils possèdent la propriété de fixer les sels de métaux lourds qui se trouvent dans les eaux.
Ils sont sous forme de poudre, granulés ou extrudés. Leur surface spécifique ne dépasse pas
900 m2/g mais, ils présentent une bonne sélectivité.
I.3.2.2. Les argiles activées
L'argile comme une matière brute, est un mélange de minéraux argileux et d'impuretés
cristallines sous forme de débris rocheux de composition infiniment diverse.
Les argiles activées sont des alumino-silicates de formule brute proche des zéolithes, mais, ils
ont une différente structure cristalline. Ce sont des produits naturels, qui sont activées pour
avoir de meilleures propriétés adsorbantes. Ils sont surtout utilisés pour le séchage.
Les argiles les plus fréquemment étudiés en tant qu’adsorbant sont la montmorillonite, la
kaolinite, l’illite et la bentonite.
I.3.2.3. Les gels de silice
La préparation du gels de silice peut être faite à partir de Si(OH) 4 en phase aqueuse, par un
procédé hydrothermal. La surface des pores est couverte par des groupements Si-OH donnant
des liaisons hydrogène.

21
CHAPITRE I Etude B bibliographique

Il existe deux types de gels de silice: les microporeux, souvent hydrophiles, et les
macroporeux, versatiles, qui diffèrent par la taille des pores comme le nom l'indique. Leurs
surface spécifique est de l'ordre de 350 à 800 m2/g.[55]
I.3.2.4. Les alumines activées
Les alumines activées sont obtenues par thermolyse flash du tri-hydroxyde d'aluminium
Al(OH) 3 qui conduit à un produit de composition approximative Al 2 O 3 , 0.5H 2 O, possédant
une structure poreuse à conséquence du départ de molécules d'eau.
Ils sont amorphes, moyennement polaires et hydrophiles, leur surface spécifique varie entre
150 à 300 m2/g.[56]

Tableau (I.4): caractéristiques des principaux adsorbants industriels.[57]

caractéristiques
Types
Méthode d'obtention et principales
d'adsorbants Origine
caractéristiques

 Cristaux de synthèse.
Aluminosilicates cristallisés microporeux  Plus de cent espèces différentes par la
Les zéolithes
de formule globale (AlO 2 M, nSiO 2 ). valeur de n et la structure cristallographique.
 Surface spécifique entre 500 à 800 m2/g.

 Procédé hydrothermal.
 Surface couverte de groupements Si OH.
Les gels de  Adsorption préférentielle par liaison
(SiO 2 ) n , (H 2 O) x
silice hydrogène.
 Surface spécifique de l'ordre 350 à 800
m2/g.

 Produits naturels, utilisé surtout pour le


Les argiles Des aluminosilicates de formule brute séchage.
activées proche des zéolithes.  Structure cristalline différente de celle des
zéolithes.
 Produit de synthèse.
 Surface couverte de groupement Al-OH.
 Adsorption préférentielle par liaison
Les alumines hydrogène.
Al 2 O 3 , 0.5H 2 O
activées  Adsorbants amorphes.
 Moyennement polaire et hydrophiles
 Surface spécifique de l'ordre 150 à 300
m2/g.

22
CHAPITRE I Etude B bibliographique

I.3.2.5. Charbon actif


A. Définition:
Les charbons actifs sont des produits carbonés microporeux inerte, ils ont des caractéristiques
qui leur permettent d'être des adsorbants importantes, leur surface spécifique varié de 400 à
2000 m2/g, ils sont non spécifique c'est-à-dire qu'ils sont capable d'adsorbé une grande diverse
substance, ils ont aussi une taille des pores dans l'échelle de 1 à 4 nm, et une porosité interne
de 0.4 à 0.8.[57]
Les matériaux premières qu'ils sont introduits dans la fabrication des charbons actifs sont
d'origine organique, végétale ou minérale tels que: le bois, la tourbe, la noix de coco, les
noyaux de dattes…, les résidus d'agriculture sont utilisé comme précurseurs pour la
préparation de charbons actifs.
La fabrication des charbons actifs passe par deux étapes fondamentales : la carbonisation et
l'activation, qui permettent d'obtenir un charbon actif de bonnes caractéristiques. Toutes les
propriétés de produit finale dépendent de la nature de matière première, ainsi les conditions de
carbonisation, et aussi le temps et le type d'activation.
Les charbons actifs peuvent obtenir sous deux formes bien connus et plus utilisé: charbon
actif en poudre CAP, charbon actif en grain CAG (figure I.5). Il existe d'autres formes de
charbon actif qui ont des utilisations très limité comme les fibres de charbon actif. La
différence entre CAG et en CAP est établie sous la base de critères granulométriques. Ils
peuvent être régénéré selon trois procédés de désorption : à la vapeur, thermique et chimique.
Tout ce qui précède fait les charbons actifs des adsorbants les plus fabriquées et les plus
utilisées dans différents domaines d'industries, ex: La purification industrielle des produits
pharmaceutiques, chimiques ou alimentaires (sucre, huiles végétales…), et traitement de l'eau
potables…etc.

Figure (I.5): différent types de CHA.

23
CHAPITRE I Etude B bibliographique

B. La carbonisation:
La carbonisation ou la pyrolyse est une décomposition thermique appliqué sur la matière
première à haute température dans l'intervalle de (400°C à 1000°C) dans un four sous vide, ou
avec un courant continu d'un gaz inerte (ex: azote) [58], afin de minimiser le contact entre les
produits carboné et les produits volatiles.
A partir l'effet de chaleur les gaz volatiles va dégager, et par conséquence la substance restant
va être plus riche en carbone.
Le but de la carbonisation est d'obtenir un produit fortement carboné, par le dégagement des
gaz volatils et les hétéroatomes (H, O), mais sa structure poreuse reste très limitée, ce qui
nécessite de procéder à l’activation pour développer la structure poreuse.
C. L'activation:
A pour but le développement de la structure poreuse en éliminant les goudrons qui obstruent
les pores, élargir les pores crées durant le processus de carbonisation, et à créer les fonctions
de surface (généralement oxyde) qui sont à l’origine des interactions entre les solides et les
solutés adsorbés.
On distingue deux types d'activation: activation physique ou activation chimique.
a. Activation physique: l'activation physique consiste en une oxydation à haut
température (800-1000°C) par un agent oxydent gazeux. Les gaz principalement
utilisés sont: l'air, la vapeur d'eau, ainsi que le dioxyde de carbone (CO 2 ), ou encore
un mélange de ces gaz.
b. Activation chimique: met en jeu un agent chimique tel que le chlorure de zinc, l’acide
phosphorique ou sulfurique, le KOH,…etc. Elle favorise la déshydratation puis une
réorganisation structurelle à des températures comprises entre (400°C et 800°C), ces
températures sont inférieures à celles du procédé physique.
Ces traitements d’activation ont pour but de développer et de moduler la structure poreuse du
charbon et conduisent à une très forte augmentation de sa surface spécifique.[59]

I.3.2.6. Les déchets forestiers et agricoles


La mécanisation a permis d’augmenter les récoltes et par conséquent la qualité des déchets
d’origine végétale. Cependant, la nature et l’homme ont développé différentes voies pour leur
transformation, leur décomposition et leur valorisation.
Les déchets forestiers et agricoles constituent un gisement de biomasse renouvelable très
important dont la valorisation a fait l’objet d’attention ces dernières années. Plusieurs auteurs

24
CHAPITRE I Etude B bibliographique

[60] ont indiqué l’importance économique de leur exploitation potentielle. L’une des
caractéristiques de ces déchets est leur richesse en composés organiques biodégradabels,
permettant leur valorisation éventuelle. D’une façon générale, les résidus agricoles et
agroalimentaires sont utilisés pour l’alimentation animale voire humaine, comme
amendement organique, comme source d’énergie, comme matériaux de constitution, etc.
Cependant, il faut souligner qu’une grande partie de ces déchets n’est pas valorisée et souvent
est abandonnée ou incinérée à l’air libre. Il semble donc intéressant de trouver de nouvelles
voies pour promouvoir ces matériaux [61].
a. Aspect environnemental des déchets agricoles
La course à la productivité entraîne la pollution de l’environnement par les nitrates, les
pesticides, etc. En effet, les déchets agricoles sont riches en matières organiques et leur rejet
peut favoriser l’eutrophisation des cours d’eaux. Ainsi, les taux en nitrates et en phosphore
sont déterminants dans l’eau de consommation. Les déchets agricoles, notamment les déchets
d’élevage, contiennent des quantités importantes d’azote et de phosphore, qui peuvent
contaminer les nappes phréatiques par l’eau de drainage. De plus, ils peuvent aussi dégrader
la qualité de l’eau en augmentant sa teneur en COT, DCO et DBO. Le sol peut aussi être
contaminé par la présence de certains métaux lourds dans les déchets agricoles suite à
l’emploi de composés organo-métalliques comme les pesticides, les insecticides, etc. Enfin,
les odeurs nauséabondes constituent un problème pour les habitants proches de ces sources de
déchets.[62]
b. Composition chimique des déchets agricoles et forestiers
Les déchets agricoles sont essentiellement composés de matières organiques issues de la
photosynthèse. Le carbone, l’oxygène, l’hydrogène et l’azote sont les quatre éléments
principaux des composés organiques. Dans les matières organiques d’origine végétale, ils sont
présents sous forme de polymères naturels comme la cellulose, l’hémicellulose, les lignines,
etc. Les composés minéraux (Ca, K, Mg, Na, Si, certains métaux lourds) représentent une
faible proportion dans les déchets agricoles. Leur présence est néanmoins nécessaire pour le
développement des plantes. Les substances inorganiques constituent les cendres
d’incinération. Du fait de la diversité des déchets des espèces végétales, il n’est pas possible
de donner une composition chimique type pour les déchets végétaux.[61]

25
Références bibliographies

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ET L’INTRODUCTION GENERALE

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35.
Chapitre II:
Matériels &Méthodes
Expérimentale
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

II. METHODES EXPERIMENTALES

Ce chapitre a pour but de présenter les différents matériaux adsorbants synthétisés à


partir des résidus de l’agriculture. Ensuite, nous décrivons les techniques d’analyses utilisées
au cours de ce mémoire. En ce qui concerne la caractérisation des échantillons. Nous avons
utilisé les méthodes suivantes : la Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourier (IRTF)
les indices d’iode ainsi que les indices d’acidité et de basicité et les points isoéléctriques ont
été également déterminés.

II.1. Origine des matériaux bruts


Les matériaux bruts que nous avons testés sont issus de déchets d’agriculture. Il s’agit
de pétiole du palmier dattier « Phoenix dactylifera L » connus sous le nom de Karnaf dans la
région de l’oued. Ces matériaux ont été pris à l’état brut et modifier selon deux méthodes
activation sans traitement thermique et activation avec traitement thermique pour produire du
charbon actif.

II.2. Préparation des adsorbants


II.2.1. Activation des pétioles du palmier dattier ’ karnaf activé’
Les pétioles du palmier dattier sont lavés à l’eau distillée plusieurs fois, puis séchée à
l’étuve pendant 12 heures à 80°C. Ensuite elles sont moulues et tamisé. On obtient après
lavage avec de l’eau distillée, le premier échantillon qui est une poudre fine appelé « K- 0M ».
Ensuite cette poudre est traitée avec une solution de H 2 SO 4 / (0.3M) durant 5h sous agitation à
température une ambiante (25°C), puis lavée avec de l’eau distillée plusieurs fois jusqu’on
obtient le pH du dernier lavage=pH naturel (7), ensuite elle est séchée à l’étuve pendant 12
heures à une température de 80°C. On obtient ainsi le deuxième échantillon dénoté « K-0.3M
», le troisième échantillon qui est appelé «K-2M ».est obtenu par un traitement de la poudre
avec une solution de H 2 SO 4 / (2M) durant 5h sous agitation à une température ambiante
(25°C).

II.2.2. Activation avec l’acide phosphorique ‘charbon actif’


Parmi les acides, l’acide phosphorique a été très largement utilisé pour l’activation des
charbons .[1-3]. Pour cela, 10 g de karnaf brute ont été mélangés avec 20 g de la solution de
H 3 PO 4 (40 % en poids) et maintenus sous agitation pendant 10 h. Les mélanges sont mis à

26
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

l’étuve pendant 24 h à 110 °C. Le produit a été mis dans un four à calcination, avec une
vitesse de chauffe de 10°C/min et maintenu à température 450 °C pendant une heure (1 h).
Les produit obtenu est lavé avec l’eau distillée plusieurs fois jusqu'à le pH du surnageant
devient 6,5 Le produits est ensuite séché à 110 °C pendant 24 h.[3]

II.3. Caractérisations des adsorbants préparés


II.3. 1. Détermination des fonctions de surface
A. Acidité de surface
L’acidité de surface est estimée en mixant 500 mg d’adsorbant avec 50 ml desolution
NaOH 0.5 M dans un erlenmayer fermé. La suspension est agitée pendant 48 heures, filtrée et
le reste de NaOH est titrée avec une solution de HCl 0.5 M.

B. Basicité de surface
La basicité de surface est déterminée en mixant 500 mg d’adsorbant avec 50ml de
solution HCl 0.5 M dans un erlenmeyer fermé. La suspension est agitée pendant 24 heures,
filtrée et le reste de HCl est titrée avec une solution de NaOH 0.5 M. Les expériences ont été
refaites trois fois pour l’obtention de résultats fiables.
Le nombre de groupes acides a été calculé en se basant sur le fait que NaOH neutralise les
groupements carboxyliques lac toniques et phénoliques et car. Le nombre des sites basiques a
été déterminé à partir de la quantité de l’HCl qui réagit avec le kernaf

C. Indice d’iode
L’indice d’iode permet de mesurer le contenu des micropores d’un adsorbant. Selon
cette méthode [4], on met 10 ml d’une solution d’iode 0.1N dans un erlenmyer et on dose par
une solution de thiosulfate de sodium 0.1N, en présence de quelques gouttes d’une solution
d’empois d’amidon comme indicateur jusqu'à la disparition de la couleur.
Ensuite on ajoute 0.05g du charbon actif à un erlenmyer qui contient 15ml d’une solution
d’iode 0.1N avec agitation pendant 4 min. Après, on filtre et on dose l’iode de 10ml de filtrat
par la solution de thiosulfate de sodium 0.1N en présence de deux gouttes d’une solution
d’amidon. L’indice d’iode peut être calculé par la formule suivante :

Où :
(Vb -Vs) : différence des résultats du titrage à l’essai à blanc et à l’essai avec adsorbant en (ml

27
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

de thiosulfate de sodium 0.1N).


N : normalité de la solution de thiosulfate de sodium en (mol/l).
126.9 : la masse atomique d’iode.
M : la masse de l’adsorbant en (g).

D. Le pH de point de charge nulle (pH pzc)


Le pH pzc ou pH du point de charge zéro ou nulle, correspond à la valeur de pH pour
laquelle, la charge nette de la surface des adsorbants est nulle[5]. Ce paramètre est très
important dans les phénomènes d’adsorption, surtout quand des forces électrostatiques sont
impliquées dans les mécanismes. Une façon simple et rapide pour déterminer le pH pzc est de
placer 50 ml de l’eau distillée en flacons fermés et ajuster le pH de chacun (valeurs comprises
entre 2 et 12) par addition de solution de NaOH ou HCl (0.1M). On ajoute ensuite à chaque
flacon 50 mg d’échantillon de matériau à caractériser. Les suspensions doivent être
maintenues en agitation, à température ambiante, pendant 24 h, et le pH final est alors
déterminé. On porte sur un graphe ΔpH = f (pHi) où ΔpH = (pHf-pHi), l’intersection de la
courbe avec l’axe qui passe par le zéro donne le point isoélectrique.

II.3.2. Analyse structurale par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier


L’analyse des matériaux par spectroscopie infrarouge (IR) a été réalisée au Laboratoire
de Génie des procédés de l’Université d’éloued, afin d’identifier le plus complètement
possible les principales fonctions chimiques présentes à la surface de ces derniers. Cette
analyse a été menée sur un appareil de spectroscopie infrarouge de type FTIR 8400S
Shimadzu utilisant la technique de la pastille KBr sous haute pression. L’analyse a été faite
sur une plage de longueur d’ondes allant de 400–4000 cm-1.
La spectroscopie est une technique importante utilisée pour l’identification des groupes
fonctionnels caractéristiques de la surface de l’adsorbant[6]. Ces groupes sont souvent
responsables des liaisons adsorbant-adsorbat.

II.4. Application des adsorbants préparés à l’élimination de colorant

II.4.1. Choix du colorant


Le choix du colorant répond aux critères suivants: [7]
- Solubilité élevée dans l’eau,
- Tension de vapeur faible voire nulle,

28
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

- Analyse par spectrophotomètre UV-visible,


- Stabilité permanente.
L’ensemble des propriétés de bleu de méthylène est récapitulé dans le tableau (II.2).

Tableau (II.1): Caractéristiques physico-chimiques du BM.

Nom Usuel Bleu de méthylène

Structure

Formule chimique C 16 H 18 N 3 ClS

Masse Molaire 319 [Link]-1

Solubilité dans l’eau 35.5 g/l

λ max 668 nm

Utilité Textile

Tension de Vapeur Faible

II.4.2. Préparation des solutions


Les solutions mères de BM (1g/l) ont été préparées par dissolution respective de leur
sel dans l’eau distillée. Les solutions filles devant servir à l’analyse, ont été obtenues par des
dilutions successives jusqu’aux concentrations désirées.

II.4.3. Méthodes de dosage par spectroscopie UV-Visible


Le spectrophotomètre que nous avons utilisé est un appareil qui permet de mesurer
directement les densités optiques. Les analyses sont effectuées sur un spectrophotomètre UV
1800 (SHIMADZO) piloté par un ordinateur. Les longueurs d’onde maximales sont obtenues
directement par balayage automatique entre 200 et 800 nm.
II.4.4. Etalonnage des solutions
Les courbes d’étalonnages qui sont représentées par la suite dans la partie annexe 1 ont
été obtenues en mesurant par spectrophotométrie UV-visible les densités optiques (DO) en

29
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

fonction des concentrations des solutions aqueuses de BM. Les concentrations étudiées ont été
choisies dans le domaine allant de 0.5 à 15 mg/l.
Dans tous les cas, nous obtenons des droites avec des coefficients de corrélation
proches de 0.999. Ces courbes serviront à la détermination des concentrations des solutions
après adsorption par l’application de la loi de Beer-Lambert.

II.4.5. Protocoles expérimentaux


II.4.5.1. Influence du pH
Le pH joue un rôle important dans l’adsorption des polluants. Pour déterminer le
meilleur pH nous faisons varier le pH de 3 jusqu'à 9. La masse des adsorbants, la
concentration BM et le volume de la solution sont invariables. Le pH de la solution a été
ajusté avec NaOH (0.1M) et HCl (0.1M).

II.4.5.2. Cinétique d’adsorption (temps de contact)


L’étude de l’adsorption d’un composé sur un adsorbant nous permet d’examiner
l’influence du temps de contact sur sa rétention.
Dans cette étude, on détermine les quantités fixées de l’adsorbat (BM) depuis sa mise
en contact jusqu’à un temps d’équilibre, sous agitation et à température ambiante. Les
échantillons ont été prélevés à intervalle de temps bien définis. Ensuite, la concentration de
BM a été déterminée par spectroscopie d’adsorption UV-visible. La longueur d’onde pour le
BM est de λ= 668 nm et les différents résultats obtenus sont tracés sous forme de courbe
Q ads =f (t).

II.[Link]. Modélisation de la cinétique d’adsorption


Plusieurs modèles peuvent être utilisés pour analyser la cinétique d’adsorption:
 Le modèle de pseudo-premier ordre.
 Le modèle de pseudo-second ordre.
 Le modèle d’Elovitch.
 Le modèle de la diffusion intraparticule.

II.4.5.3. Isothermes d’adsorption


L’isotherme d’adsorption est une caractéristique représentative de l’équilibre
thermodynamique entre un adsorbant et un adsorbat.

30
CHAPITREII Méthodes Expérimentales

Dans une série d’erlenmeyers de 50 ml, on met une masse m=25mg de chaque
échantillon dans 25 ml de solution de BM. Les essais ont été effectués à la température
ambiante de 25°C et pH égal à 7, sous une agitation fixe, la concentration initiale varie de 75 à
250 mg/l.
Le temps de contact a été pris égal à 120 minutes, au bout duquel l’équilibre entre les
différentes phases est atteint. Les mélanges ont été filtrés ensuite analysés par UV-visible à
une longueur d’onde (λ=668nm). Les différents résultats obtenus sont tracés sous forme de
courbe Q ads =f (Ce).
Les modèles utilisés pour décrire le processus d’adsorption sont le plus fréquemment
les modèles de Freundlich et de Langmuir.

Dans le chapitre suivant nous présenterons les résultats et discussions des méthodes de
caractérisation des adsorbants préparées.

31
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Chapitre III:
Résultats &Discussions
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

III. RESULTATS ET DISCUSSIONS

Dans ce chapitre nous présentons en premier lieu les résultats obtenus concernant la
caractérisation des supports utilisés, par différentes méthodes physico-chimiques. Le but est
de mieux comprendre le processus de rétention de colorant synthétique ensuite, nous
présentons les résultats de l’élimination de BM.
Cette étude a été menée en fonction des paramètres suivants: temps de contact, la
concentration, le pH. Mais avant toute mesure d’adsorption, nous avons procédé à
l’établissement des courbes d’étalonnages des densités optiques en fonction de la
concentration à différentes valeurs de pH variant de 3 jusqu’à 9.
Les différentes courbes d’étalonnages présentées sur les figures de (I.1) jusqu’au (I.9)
sont regroupées dans la partie annexe.

III.1. Résultats de caractérisation

III.1.1. Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourier (IRTF)


110
K-2M avant A.
160 K-0.3M 100 après A.
K-0M
90
140
Transmittance
Transmittance

80

120 70

60
100
50

80 40

30
60
4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000 4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000 500
-1
-1 Nombre d'onde (cm )
Nombre d'onde (cm )

Figure III.1: spectre infrarouge Figure III.2: spectre infrarouge


des phases (K-0M, K-0.2M et K-3M). de KA.

La figure (III.1) représente le spectre infrarouge du ‘karnaf’ brut (K-0M) et activé au


deux concentration (K-0.3 et K-2M) respectivement montre qu’une bande moyennement
intense et large comprise entre 3300 et 3600 cm-1 correspondant aux vibrations d’élongation
des groupements hydroxyles OH (groupes carboxyliques, phénoliques ou alcools) et de l’eau
adsorbée.
Les spectres montrent des bandes d'absorption comprises entre 2930 et 2850 cm-1
résultant principalement des vibrations d’élongation de C–H des molécules aliphatiques nous

31
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

remarquons une augmentation légère de l'intensité de ces pics sur les spectres des phases
activés.
La bande autour de 1620 cm-1 correspond aux vibrations de valence des liaisons C=O
des groupes quinone et carboxylate. La bande à 1130 cm-1 est attribuée aux vibrations de
valence de la liaison C-O des groupes lactonique et phénolique. A 1620 cm-1, est assignée la
bande de vibration C=C du cycle benzénique. Les bandes comprises entre 1000 et 1300 cm-1
sont assignées aux vibrations de déformations des liaisons C-O.
Les spectres d’analyse par infrarouge du charbon actif préparé avant et après
adsorption du BM sont représentés sur la Figure (III.2).
La large bande d'absorption comprise entre 3400–3200 cm-1 correspond aux vibrations
d’élongation de l’hydrogène des groupes hydroxyles O-H (de carboxyles, phénols ou alcools)
et de l'eau adsorbée [7]. Elle correspond aussi aux vibrations d’élongation de O-H de
cellulose, pectine et lignine [19]. Nous constatons un élargissement de cette bande dans le
spectre après adsorption du BM ce qui explique l'intercalation des molécules d'eau dans le
charbon actif.
Les spectres d’IRTF montrent des bandes d'absorption comprises entre 2930 et 2850
cm-1 résultant principalement des vibrations d’élongation de C–H des molécules aliphatiques.
Les bandes (C–H) à 2930 et 2850 cm-1 sont beaucoup plus faibles pour CA adsorbé et presque
indétectables pour le charbon actif brut.
La petite bande vers 1700 cm-1 est attribuée aux vibrations d’élongation des groupes
C=O (des cétones, aldéhydes, lactones ou des groupes carboxyliques), les spectres montrent
également une bande à 1650–1600 cm-1 due aux vibrations d’élongation des liaisons C=C de
la structure oléfinique, les bandes comprises entre 1000 et 1350 cm-1 sont assignées aux
vibrations des liaisons C-O [7].
On observe une petite augmentation de l'intensité des pics (1740 cm-1) du charbon
Actif synthétisé ceci est due à l'adsorption du BM.

32
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

III.1.2. Caractérisation physico-chimique


III.1.2.1. Détermination du pH isoélectrique (pHzpc)
Les résultats obtenus de différentes phases (K - 0 M, K-0.3M et K - 2 M) sont présenté dans la
figure (III.3).

F 2M 0.5
12
F 0.3M
B 0.0
10
-0.5

8 -1.0

pHf-pHi
-1.5
pHf

6
-2.0
4
-2.5 B
C
2 -3.0
D
-3.5
00 2 4 6 8 10 12 2 4 6 8 10 12
pHi pHi

Figure III.3: point isoélectrique des adsorbants avant et après l’activation.

On observe que les valeurs de point isoélectrique de différentes phases (K-0M, K-0.3M
et K-2M) sont respectivement (7.83; 4.14; 4).
Si le pH de la solution est inférieur au pH PZC de l’adsorbant, les groupes fonctionnels de
surface des adsorbants seront protonés par un excès de protons H+ et le support devient un
échangeur anionique ; par contre, si le pH de la solution est supérieur au pH PZC les groupes
fonctionnels de surface seront déprotonés par la présence des ions OH- de la solution et le
support devient alors échangeur cationique.

III.1.2.2. Indice d'iode


L'indice d'iode (iodine number) est la quantité d'iode en mg adsorbée par 1g de
l'adsorbant. Les résultats obtenus sont mentionnés dans le tableau ci-dessous.

Tableau III.1: l'indice d'iode des phases (K-0.3M et 3M).

Echantillon K-0.3M K-2M


L'indice d'iode (mg/g) 30.456 85.536

33
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

III.1.2.3. Les fonctions des surfaces


La chimie de surface du matériau est résulter de la formation des groupes fonctionnels, ces
groupes fonctionnels déterminent l'acidité ou la basicité du matériau. La détermination des
propriétés acido-basiques de surface est très importante car leur intérêt dans l'adsorption, et
surtout dans le cas de l'adsorption des molécules polaire ou molécules non polaire où l'effet de
ces groupes devient grand.
Les résultats concernant les différents échantillons préparés à savoir sont représentés sur le
tableau suivant:
Tableau III.2: résultats d’acidité et basicité des adsorbants.

Adsorbant Acidité Basicité


(m.éq g/g) (m.éq g/g)

K-0M 2.203*10-4 3.322*10-4

K-0.3M 2.329*10-4 3.519*10-4

K-2M 2.276*10-4 2.378*10-4

KA 2.336*10-4 3.6*10-4

Nous remarquons que les résultats d'acidité sont proche de 2.3*10-4 (m.éq g/g) pour tous les
adsorbants, ainsi que pour les résultats de basicité et sont proche de 3.3*10-4 (m.éq g/g).

III.2. Résultats de l'Etude d'adsorption du bleu de méthylène


III.2.1. Etude de l'effet de pH sur l'adsorption de BM
Le pH initial joue un rôle important dans le processus d'adsorption et particulièrement sur
leur capacité, il peut changer:
• La charge de la surface de l'adsorbant.
• Le degré de l’ionisation de l’adsorbat et l’adsorbant.
• Le degré de la dissociation des groupes fonctionnels des sites actifs de l’adsorbant.

Pour cette étude on ajoute 0.25 g de chaque adsorbant dans béchers d'une solution de BM 10
(mg/l) de concentration et 25 ml de volume, et des valeurs de pH de 2 jusqu' à 9, on ajuste le
pH de la solution par l'addition de HCl et NaOH. Les béchers subi une agitation durant un
jour.
Les résultats obtenus sont présentés dans la figure (III.4).

34
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

1.10
K-2M
1.05 K-0.3M
1.00 K-0M

0.95

0.90

Qe(mg/g)
0.85

0.80

0.75

0.70

0.65

0.60
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
pHi

Figure III.4: effet du pH initial de la solution sur l'adsorption de BM.


Les résultats obtenu montrent que le pH le plus favorable pour les mesures d’adsorption sur
les phases (K-0M, K-0.3M et K-2M) avoisine les valeurs de (4;5;9) respectivement.
III.2.2. La cinétique d'adsorption
L'étude de la cinétique d'adsorption est importante pour le processus d'adsorption, elle
nous permet de déduire le temps d'équilibre de l'adsorption.
Pour réaliser cette étude, l'adsorption de BM sur les échantillons (K-0.3M, K-2M et K-0M),
et le KA, conduit dans différents intervalles de temps (0 jusqu'à 180min). On ajoute 0.25 g de
chaque échantillon dans une solution 10 (mg/l) de BM, et 0.025 g de KA a été ajouté dans une
solution 75 (mg/l) de BM. Les solutions mis en agitation pendant 24 h, et sont séparé par
centrifugation.
Les résultats obtenus ont été tracé sous forme de courbe Q ads = f (t) et sont présentés dans la
figure III.5 ci-dessous.
10

1.0
KA
9

8
0.8
7

6
Qads(mg/g)

0.6
Qe(mg/g)

5
0.4 4

3
0.2 K-2M
2
K-0.3M
0.0 K-0M 1

-20 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200 0 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200
t(min) t(min)

Figure III.5: Cinétique d'adsorption du BM sur les différents adsorbants.

35
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

L'allure des courbes décrit une forte adsorption rapide, et on remarque que l'équilibre
d'adsorption est atteint après (10 min)
Ces résultats montrent qu'il y a grand affinité entre le BM et les surfaces des adsorbants.

L’allure générale des courbes est identique, elle est composée de deux parties:
1ère étape de 5min à 30 min
Une adsorption rapide qui croît proportionnellement avec le temps de contact pour les
deux différents adsorbants. On voix pour cette première période que les quantités adsorbées
sur les phases (K-0M, K-0.3M et K-2M) sont plus faibles que celles du charbon actif.
2ème étape de 30 min à180 min
La vitesse d’adsorption devient faible pour tous les adsorbants et l’équilibre est atteint
au bout de 180 min dont la quantité adsorbée pour charbon actif devient plus élevée que celle
des phases (K - 0 M, K-0.3M et K - 2 M).
Notant que l’effet de la concentration de l'acide utilisé pour l'activation de ‘karnaf’ brut sur
le processus d’adsorption de BM est moindre.

III.2.3. Isotherme d'adsorption:


L’isotherme d’adsorption exprime la relation entre la concentration de l’adsorbat et
son degré d’accumulation sur la surface de l’adsorbant à une température constante.
Dans cette étude, nous avons suivi le même protocole expérimental adapté précédemment

([Link]) en faisant varier la concentration de BM de 75mg/l jusqu'à 250 mg/l pour

l'adsorption sur le KA. Le temps de contact a été fixé à 180min, au bout duquel l’équilibre est

atteint.

Les différents résultats obtenus sont consignés dans le tableau III.4, et la figure (III.6)

représente les isothermes d’adsorption de BM sur le KA.

36
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

240 KA

220

200

180

Qe(mg/g) 160

140

120

100

80

60 0 2 4 6 8 10 12 14
Ce(mg/l)

Figure III.6. : Isothermes d'adsorption de BM sur le KA.

La figure (III.6) montre que l’allure de la courbe montre que l’isotherme est de type-L
selon la classification de Gilles.[1]. Cette courbe présente, à faible concentration en solution,
une concavité tournée vers le bas qui traduit une diminution des sites libres au fur et à mesure
de la progression de l'adsorption. Ce phénomène se produit lorsque les forces d'attraction
entre les molécules adsorbées sont faibles.
Elle est souvent observée quand les molécules sont adsorbées horizontalement, ce qui
minimise leur attraction latérale. Dans ce cas, l'adsorption est de type monomoléculaire: le
solide étant saturé lors du remplissage de la monocouche.
Ce type d'isotherme est caractérisé par une forte attraction entre l'adsorbat et
l’adsorbant à travers des interactions d'échange cationique et l'adsorption des molécules
isolées est assez forte pour rendre négligeable les interactions latérales.[2]

37
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

III.3. Modélisation des résultats


III.3.1. Modélisation de la cinétique
La modélisation de la cinétique afin de savoir la vitesse et les paramètres d'adsorption, et
pour réaliser ceci, nous utilisons quater modèles de cinétique sont :
 Le modèle de pseudo-premier-ordre.
 Le modèle de pseudo-second-ordre.
 Le modèle d'Elovich.
 Le modèle de la diffusion intra particulaire.

Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau (III.3) dans lequel, nous avons donné
les différentes constantes des modèles d’adsorption à savoir les constantes de vitesses, les
quantités adsorbées maximales théoriques, expérimentales et les coefficients de corrélation
R2.
Le meilleur modèle établi pour l’étude de la cinétique est choisi selon le facteur de
corrélation, plus ce facteur est élevé plus le modèle est favorable pour l’étude du processus
d’adsorption.[1, 3, 4]

250
-2 F2M F2M
F 0.3 M F 0.3 M
B 200 B
-3

150
t/Qt(min.g/mg)

-4
Ln(Qe-Qt)

100
-5

-6 50

-7 0

0 20 40 60 80 100 120 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200


t(min) t(min)

1.00
F 2M
0.95 F 0.3M
0.95 B

0.90
0.90
Qe(mg/g)

Qt(mg/g)

0.85
0.85

0.80
0.80
2M
0.75 0.3 M
0.75
brut

0.70 0.70 2 4 6 8 10 12 14
1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5
Ln(t) t0.5(min0.5)

Figure III.7: courbes de modélisation de la cinétique d'adsorption sur les phases


(K-0.3M, K-2M et K-0M).

38
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

KA 25
KA
2

20
0

t/Qt(min.g/mg)
15
ln(Qe-Qt)

-2

10

-4
5

-6 0

0 20 40 60 80 100 120 0 20 40 60 80 100 120 140 160 180 200


t(min) t(min)

KA KA
7.50 7.50
Qt(mg/g)

Qt(mg/g)

7.45 7.45

7.40 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 7.40 2 4 6 8 10 12 14
ln(t) t0.5

Figure III.8: courbes de modélisation de la cinétique d'adsorption sur le KA .

39
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

Tableau III.3: Constantes des différents modèles de la cinétique d’adsorption de BM sur les différents
adsorbants.

paramètres K-2M K-0.3M K-0M KA


T(25°C) 7.498204
Q mexp (mg/g) 0.955 0.939 0.824

Le modèle du K 1 (min-1) 0.03982 0.03647 0.05236 0.02603


pseudo-
premier
R2 0.90879 0.98472 0.83145 0.90116
ordre

K2
2.253 1.174 0.535 1.422
(g/[Link])
Le modèle du
pseudo- Q e (mg/g) 0.958 0.946 0.828 7.502
second ordre
V i (mg/[Link]) 2.068 1.051 0.367 80.03
R2 0.99996 0.99998 0.99997 0.99999
α 1.275*1019 2.46*1011 2.057*1012 2.49*10149
Le modèle
β (mg/g) 0.02134 0.03394 0.02807 0.02173
d'Elovich
R2 0.77744 0.94193 0.79687 0.89373
Le modèle de Ki 0.00583 0.01012 0.00772 0.00622
la diffusion
intra-
R2 0.52734 0.81012 0.55049 0.69266
particulaire

Grâce aux résultats obtenus dans le tableau III.3, nous remarquons que le modèle qui
présente un facteur de corrélation le plus élevé est celui du modèle de pseudo-second-ordre
avec un facture de corrélation R2 = 0.999, donc nous pouvons considérer ce modèle est celui
décrit mieux le processus d’adsorption de BM sur ces adsorbants.

III.3.2. Modélisation de l’isotherme d’adsorption:


Les modèles qui sont utilisés sont: le modèle de Langmuir, le modèle de Freundlich, le
modèle de Temkin, le modèle d'Elovich, et le modèle de DRK (Dubinin-kaganer-
Radushkevick) dont les équations définissant ces modèles ainsi que leurs transformées
linéaires sont représentés précédemment dans le chapitre I.
Les résultats de la modélisation sont regroupés dans le tableau (III.4) et représentés sur la

figure (III.9).

40
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

a b
5.4
0.08 KA KA

0.07 5.2

0.06
5.0
0.05

ln(Qe)
Ce/Qe

0.04 4.8

0.03
4.6
0.02

0.01 4.4

0.00
4.2-2 0 2
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Ce(mg/l) ln (Ce)

c d
5.4 200
KA KA

5.2 180

160
5.0

140
Qe(mg/g)

4.8
lnQe

120

4.6
100

4.4
80

4.2 0.0 2.0E7 4.0E7 6.0E7 8.0E7 1.0E8 1.2E8 1.4E8 1.6E8 1.8E8 60-2 0 2

e Ln(Ce)
Ɛ2 6.0
KA

5.5

5.0

4.5
Ln qe/Ce

4.0

3.5

3.0

2.5

60 80 100 120 140 160 180 200


qe(mg/g)

Figure III.9: Modélisations de l’isotherme d’adsorption de BM pour le KA


(a): modèle de Langmuir, (b): modèle de Freundlich, (c): modèle de DRK
d: modèle de Temkin,e: modèle d'Elovich.

41
CHAPITRE I I I Résultats Et Discussions

Tableau III.4: Constantes des différentes modélisations des isothermes d’adsorption de BM sur le KA

Paramètres KA
q mexp (mg/g) 190.1542
K l (L/mg) 1.33
Le modèle de
Langmuir q max (mg/g) 156.25
2
R 0.98785
K f (mg/g) 98.85
Le modèle de
Freundlich 1/n F 0.23863
nF 4.191
R2 0.92882
q m (mg/g) 157.778
β (mol2/j2) -4.65764*10-9
Le modèle de
DRK E (j/mol) 10.361*103
R2 0.48907
B 29.61722
de modèle
lnA(l/mg) 3.53167
Temkin
R2 0.8854
K 1.2825*10-16
Le modèle
q max 43.49717
d'Elovich
2
R 0.82723

À partir des résultats obtenus, après la modélisation des isothermes d’adsorption


(Langmuir, Freundlich, Temkin, Elovich et DRK), on observe que le coefficient de corrélation
de Langmuir est le meilleur pour l’isotherme d’adsorption de KA.
L’isotherme est bien représentée par l’équation de Langmuir où la valeur de q max exprimé en
(mg/g) est proche à celle trouvé par l’isotherme d’adsorption.

42
Références Bibliographiques

Références bibliographiques du chapitre III

1. V.V.e. al,, Kinetic study and equilibrium isotherm analysis of Congo Red adsorption by
clay materials, Chemical Engineering Journal 148 (2009) 354–364.
2. Barka, N., L’élimination des colorants de synthèse par adsorption sur un phosphate naturel
et par dégradation photocatalytique sur TiO2 supporté, thèse de Doctorat, université Ibn
Zohr - Agadir, (2008).
3. Hameed, B.H., Equilibrium and kinetics studies of 2,4,6-trichlorophenol adsorption onto
activated clay. Colloids and Surfaces A: Physicochem. Eng. Aspects 307 (2007) 45–52.
4. J. P. Wang, H.M.F., H. Q. Yu, Analysis of adsorption characteristics of 2,4-
dichlorophenol from aqueous solutions by activated carbon fiber. J. Hazardous materials 144
(2007) 200-207.
Conclusion
Générale
Conclusion Générale

CONCLUSION GENERALE

Sous la demande croissante sur les adsorbants dans la protection de l’environnement,


Il faut signaler la nécessité d’une étude approfondie dans la fabrication des adsorbants à partir
de matières issues de déchets agricoles.
De grandes quantités de pétioles du palmier dattier ‘kernaf’ dans l’Algérie sont brûlées
chaque année sans intérêt, basé sur ceci, nous avons pensé à transformer ce matériau en
adsorbant à moindre coût.
Cette présente étude avait pour objectif principal de chercher des matériaux de
remplacement pour l'adsorption des colorants textiles ce travail vise la valorisation d’un
résidu naturel et son application dans l’élimination par adsorption de Bleu de Méthylène (BM)
contenus dans l’eau.
Les adsorbants qui sont utilisés pour l’élimination de bleu de méthylène BM, ont été préparés
à partir des pétioles du palmier dattier ‘kernaf’ par deux méthodes d'activation: activation
chimique et thermique, et activation chimique seul.
• La première méthode:
L'activation chimique consiste à imprégner la poudre de ‘kernaf’ dans l’acide H 3 PO 4 (40 %
en poids).
L’activation thermique consiste à calciner la poudre obtenue après lavage dans un four à
calcination, avec une vitesse de chauffe de 10°C/min et maintenu à température 450 °C
pendant une heure (1 h).
• La deuxième méthode:
Cette méthode consiste à imprégner deux échantillons de la poudre de ‘kernaf’ dans l’acide
H 2 SO 4 / (0.3M), et H 2 SO 4 / (2M).
Les adsorbants préparé ont été caractérisé par:
 Spectroscopie infrarouge à transformée de Fourrier (FTIR) pour connaitre les
groupements fonctionnels, nous avons mis en évidence les bandes de vibration qui
confirment la présence des liaisons caractérisant les adsorbants, notamment celles qui
correspondent aux vibrations des liaisons O-H, C–H, C=O, C-O, C=C. Ces liaisons
montrent que les groupements fonctionnels existants à la surface de l’adsorbant
sont principalement les fonctions hydroxyle (groupes carboxyliques, phénoliques ou
alcools), lactonique, phénolique et cycle benzénique.

43
Conclusion Générale

 La détermination du: points isoéléctriques, les fonctions de surface et les indices


d’iode.
 Le point isoélectrique des phases (K-0M, K-0.3M et K-2M) qui exprime
l’électroneutralité est proche de (7.83; 4.14; 4), respectivement.
 l’indice d’iode les résultats varient suivant la nature de la biomasse et la
méthode d’activation employée. Le meilleur résultat est obtenu pour (K-2M).
Les valeurs d'acidité et de basicité de surface sont faibles.

L’étude de l’adsorption de BM sur les adsorbants a été suivie en fonction des


différents paramètres physico-chimiques tels que: le pH, le temps de contact et la
concentration. Des études cinétiques ont été réalisées afin de suivre le processus
d’intercalation de BM. Différents modèles mathématiques tels que (Langmuir, Freundlich,
DRK, pseudo premier-ordre, pseudo second-ordre, Elovitch et la diffusion intra particule) ont
été réalisés. Les principaux résultats de cette étude montrent que:
 Le pH le plus favorable pour les mesures d’adsorption sur les phases (K-0M, K-0.3M
et K-2M) avoisine les valeurs de (4;5;9).
 Le temps d’équilibre a été estimé à 40 minutes dont la capacité d’intercalation la plus
élevée de l’ordre de (0.955; 0.939;0.824 et 7.498 mg/g) a été trouvée pour les phases
(K-0M, K-0.3M et K-2M) et le KA respectivement.
 La modélisation de la cinétique d’adsorption a montré que le modèle du pseudo
second-ordre est le plus adéquat pour décrire la cinétique d'intercalation de BM dans
les phases (K-0M, K-0.3M et K-2M) et dans le KA. Dans ce modèle, les coefficients
de corrélation sont proches de 0.99.
 La modélisation de l’isotherme a montré que le modèle de Langmuir est le modèle le
plus favorable pour décrire l’isotherme d’adsorption de la KA.

Enfin, Il est intéressant d'élargir cette étude par des essais d’adsorption supplémentaires
sur d’autres paramètres et de faire une étude comparative entre différents supports. En
utilisant d’autres méthodes de caractérisation pour mieux contrôler la structure de nos
adsorbants.

44
Annexe
Annexe

R2=0.998 1.8 R2=0.985


2
1.6

1.4

1.2

1.0
ABS

ABS
0.8

0.6

0.4

0 0.2

0 2 4 6 8 10 0.0 0 2 4 6 8 10
C(mg/l) C(mg/l)

Figure I.1: courbe Figure I.2: courbe


d'étalonnage. pH=2 d'étalonnage. pH=3

2.0
R2=0.977 R2=0.997
1.8 2

1.6

1.4

1.2

1.0
ABS

1
ABS

0.8

0.6

0.4

0.2
0
0.0
0 2 4 6 8 10 0 2 4 6 8 10 12 14 16
C(mg/l) C(mg/l)

Figure I.3: courbe Figure I.4: courbe


d'étalonnage. pH=4 d'étalonnage. pH=5

2.0
R2=0.995 R2=0.994
2 1.8

1.6

1.4

1.2

1.0
ABS

1
ABS

0.8

0.6

0.4

0.2
0
0.0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 0 2 4 6 8 10 12 14 16
C(mg/l) C(mg/l)

Figure I.5: courbe Figure I.6: courbe


d'étalonnage. pH=6 d'étalonnage. pH=7

i
Annexe

R2=0.991
2

ABS
1

0 2 4 6 8 10 12 14 16
C(mg/l)

Figure I.7: courbe


d'étalonnage. pH=8

Tableau (I.1): Courbes d'étalonnage de Rouge Congo pour différentes valeurs de pH.

Concentration Densité optique


(mg/L) pH=2 pH=3 pH=4 pH=5 pH=6 pH=7 pH=8
0.5 0.119 0.13 0.101 0.11 0.094 0.11 0.109
1 0.224 0.212 0.165 0.228 0.206 0.235 0.216
5 1.06 1.016 1.098 0.918 1.076 0.834 1.135
10 1.97 1.686 1.793 1.949 1.949 1.811 1.979

ii
Résumé :
La demande croissante des adsorbants utilisés dans les procédés de protection de
l'environnement a fait que leur prix coûte de plus en plus cher ce qui suscite une recherche
complémentaire pour la fabrication de nouveaux matériaux adsorbant moins coûteux à partir
de matières qui ne sont pas classiques, concrètement à partir de la biomasse.
L'objectif de cette étude étaient de chercher des matériaux de remplacement pour
l'adsorption des colorants textiles ce travail vise la valorisation d’un résidu naturel et son
application dans l’élimination par adsorption de Bleu de Méthylène (BM) contenus dans
l’eau. Ce déchet naturel expérimenté est les pétioles de palmier dattier ‘kernaf’ qui rentrent
dans la gamme de produits ligno-cellulosiques abondants et bons marché, qui peuvent
concurrencer les matériaux classiques : charbon, silicagel, alumine etc.
L’étude de l’élimination de bleu de méthylène sur les adsorbants préparés a été effectuée
en fonction de plusieurs paramètres tels que: le pH, la concentration et le temps de contacte Et
l'analyse des résultats a été effectuées selon plusieurs modèles d'adsorption. Le matériau
préparé présente une capacité d'adsorption du bleu de méthylène. Le potentiel du pétiole de
palmier dattier traitée par H 2 SO 4 , un matériau abondant dans la nature peut être utilisé en tant
qu'un matériau de remplacement pour l'élimination des colorants à partir des solutions
aqueuses est donc confirmé.
Ces résultats sont prometteuses afin de choisir l'adsorbant le plus efficace et convenable pour
la dépollution des eaux.
Mots clés: dépollution, adsorption, résidu agricultures, pétiole, colorant cationique, bleu de
méthylène.

: ‫ﻣﻠﺧص‬
‫إن اﻟطﻠب اﻟﻣﺗزاﯾد ﻋﻠﻰ اﻟﻣﺎزات اﻟﻣﺳﺗﺧدﻣﺔ ﻓﻲ ﺗﻧﻘﯾﺔ اﻟﻣﯾﺎه اﻟﻣﺳﺗﻌﻣﻠﺔ أدى إﻟﻰ ارﺗﻔﺎع ﺛﻣﻧﮭﺎ ﻣﻣﺎ دﻓﻊ إﻟﻰ اﻟﺑﺣث‬
.‫ﻋن ﻣﺎزة أﺧرى ذو ﺗﻛﻠﻔﺔ أﻗل وﻓﻌﺎﻟﯾﺔ ﻣﻠﻣوﺳﺔ‬
‫ﻛﺎن اﻟﮭدف ﻣن ھذه اﻟدراﺳﺔ ھو اﻟﺑﺣث ﻋن ﻣواد ﻣﺎزة ﺑدﯾﻠﺔ ﻋﺿوﯾﺔ ﻟﻐرض ﺗﺛﻣﯾﻧﮭﺎ واﺳﺗﻌﻣﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ ادﻣﺻﺎص أزرق‬
‫اﻟﻣﯾﺛﻠﯾن اﻟﻣذاب ﻓﻲ اﻟﻣﺎء واﺧﺗرﻧﺎ ﻣن ھذه اﻟﺑﻘﺎﯾﺎ ﻋﻧق ﺳﯾﻘﺎن اﻟﻧﺧل )اﻟﻛرﻧﺎف( واﻟذي ﯾﻧدرج ﺗﺣت ﻣﺟﻣوﻋﺔ اﻟﺳﯾﻠﯾﻠوزﯾك‬
... ‫ اﻟﻔﺣم‬،‫ اﻻﻟوﻣﯾﻧﺎ‬،‫ ﺳﯾﻠﯾﺳﻛﺎ ﺟﺎل‬:‫اﻟﻣﺗوﻓرة وﻏﯾر اﻟﻣﻛﻠﻔﺔ واﻟﺗﻲ ﺑﺈﻣﻛﺎﻧﮭﺎ ان ﺗﻧﺎﻓس اﻟﻣﺎزات اﻟﺗﻘﻠﯾدﯾﺔ‬
‫ اﻟﻧﺗﺎﺋﺞ اﻟﻣﺗﺣﺻل ﻋﻠﯾﮭﺎ ﺑﯾﻧت ﻋﻧق‬.‫ وﻣدة اﻟﺗﻼﻣس‬،(pH) ‫ اﻻس اﻟﮭﯾدروﺟﯾﻧﻲ‬:‫وﻗد اﻋدت اﻟدراﺳﺔ وﻓق ﻣﻌﺎﯾﯾر ﻋدﯾدة ﻣﺛل‬
.‫اﻟﺳﯾﻘﺎن دو ﻓﻌﻠﯾﺔ وذو ادﻣﺻﺎﺻﯾﺔ ﺟﯾدة‬
.‫ أزرق اﻟﻣﯾﺛﯾﻠﯾن‬،‫ ﻋﻧق ﺳﺎق اﻟﻧﺧﻠﺔ‬،‫ ﺑﻘﺎﯾﺎ ﻋﺿوﯾﺔ‬،‫إدﻣﺻﺎص‬،‫ ﺗﻧﻘﯾﺔ‬:‫اﻟﻛﻠﻣﺎت اﻟﻣﻔﺗﺎﺣﯾﺔ‬
Résumé :
La demande croissante des adsorbants utilisés dans les procédés de protection de
l'environnement a fait que leur prix coûte de plus en plus cher ce qui suscite une recherche
complémentaire pour la fabrication de nouveaux matériaux adsorbant moins coûteux à
partir de matières qui ne sont pas classiques, concrètement à partir de la biomasse.
L'objectif de cette étude étaient de chercher des matériaux de remplacement pour
l'adsorption des colorants textiles ce travail vise la valorisation d’un résidu naturel et son
application dans l’élimination par adsorption de Bleu de Méthylène (BM) contenus dans
l’eau. Ce déchet naturel expérimenté est les pétioles de palmier dattier ‘kernaf’ qui
rentrent dans la gamme de produits ligno-cellulosiques abondants et bons marché, qui
peuvent concurrencer les matériaux classiques : charbon, silicagel, alumine etc.
L’étude de l’élimination de bleu de méthylène sur les adsorbants préparés a été
effectuée en fonction de plusieurs paramètres tels que: le pH, la concentration et le temps
de contacte Et l'analyse des résultats a été effectuées selon plusieurs modèles
d'adsorption. Le matériau préparé présente une capacité d'adsorption du bleu de
méthylène. Le potentiel du pétiole de palmier dattier traitée par H2SO4, un matériau
abondant dans la nature peut être utilisé en tant qu'un matériau de remplacement pour
l'élimination des colorants à partir des solutions aqueuses est donc confirmé.
Ces résultats sont prometteuses afin de choisir l'adsorbant le plus efficace et convenable
pour la dépollution des eaux.
Mots clés: dépollution, adsorption, résidu agricultures, pétiole, colorant cationique, bleu de
méthylène.

: ‫ﻣﻠﺧص‬
‫إن اﻟطﻠب اﻟﻣﺗزاﯾد ﻋﻠﻰ اﻟﻣﺎزات اﻟﻣﺳﺗﺧدﻣﺔ ﻓﻲ ﺗﻧﻘﯾﺔ اﻟﻣﯾﺎه اﻟﻣﺳﺗﻌﻣﻠﺔ أدى إﻟﻰ ارﺗﻔﺎع ﺛﻣﻧﮭﺎ ﻣﻣﺎ دﻓﻊ إﻟﻰ‬
.‫اﻟﺑﺣث ﻋن ﻣﺎزة أﺧرى ذو ﺗﻛﻠﻔﺔ أﻗل وﻓﻌﺎﻟﯾﺔ ﻣﻠﻣوﺳﺔ‬
‫ﻛﺎن اﻟﮭدف ﻣن ھذه اﻟدراﺳﺔ ھو اﻟﺑﺣث ﻋن ﻣواد ﻣﺎزة ﺑدﯾﻠﺔ ﻋﺿوﯾﺔ ﻟﻐرض ﺗﺛﻣﯾﻧﮭﺎ واﺳﺗﻌﻣﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ ادﻣﺻﺎص أزرق‬
‫اﻟﻣﯾﺛﻠﯾن اﻟﻣذاب ﻓﻲ اﻟﻣﺎء واﺧﺗرﻧﺎ ﻣن ھذه اﻟﺑﻘﺎﯾﺎ ﻋﻧق ﺳﯾﻘﺎن اﻟﻧﺧل )اﻟﻛرﻧﺎف( واﻟذي ﯾﻧدرج ﺗﺣت ﻣﺟﻣوﻋﺔ‬
... ‫ اﻟﻔﺣم‬،‫ اﻻﻟوﻣﯾﻧﺎ‬،‫ ﺳﯾﻠﯾﺳﻛﺎ ﺟﺎل‬:‫اﻟﺳﯾﻠﯾﻠوزﯾك اﻟﻣﺗوﻓرة وﻏﯾر اﻟﻣﻛﻠﻔﺔ واﻟﺗﻲ ﺑﺈﻣﻛﺎﻧﮭﺎ ان ﺗﻧﺎﻓس اﻟﻣﺎزات اﻟﺗﻘﻠﯾدﯾﺔ‬
‫ اﻟﻧﺗﺎﺋﺞ اﻟﻣﺗﺣﺻل ﻋﻠﯾﮭﺎ ﺑﯾﻧت‬.‫ وﻣدة اﻟﺗﻼﻣس‬،(pH) ‫ اﻻس اﻟﮭﯾدروﺟﯾﻧﻲ‬:‫وﻗد اﻋدت اﻟدراﺳﺔ وﻓق ﻣﻌﺎﯾﯾر ﻋدﯾدة ﻣﺛل‬
.‫ﻋﻧق اﻟﺳﯾﻘﺎن دو ﻓﻌﻠﯾﺔ وذو ادﻣﺻﺎﺻﯾﺔ ﺟﯾدة‬
.‫ أزرق اﻟﻣﯾﺛﯾﻠﯾن‬،‫ ﻋﻧق ﺳﺎق اﻟﻧﺧﻠﺔ‬،‫ ﺑﻘﺎﯾﺎ ﻋﺿوﯾﺔ‬،‫إدﻣﺻﺎص‬،‫ ﺗﻧﻘﯾﺔ‬:‫اﻟﻛﻠﻣﺎت اﻟﻣﻔﺗﺎﺣﯾﺔ‬

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