Technologie Climatisation
Technologie Climatisation
TECHNOLOGIE
CLIMATISATION
Janvier 2005
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Technologie de Climatisation
1.INTRODUCTION............................................................................................................... 5
1.VOCABULAIRE DE BASE............................................................................................... 7
1.DIAGRAMME PSYCHROMETRIQUE.............................................................................. 9
DEFINITION.................................................................................................................................... 12
OBJECTIFS...................................................................................................................................... 12
METHODES DE DETERMINATION.......................................................................................... 15
1.MATERIEL DE VENTILATION....................................................................................... 25
LES VENTILATEURS.................................................................................................................... 28
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LES FILTRES.................................................................................................................................. 32
LES DESHUMIDIFICATEURS..................................................................................................... 35
LES HUMIDIFICATEURS.............................................................................................................37
GENERALITES............................................................................................................................... 39
MODES DE CLASSIFICATION................................................................................................... 64
SYSTEMES VRV............................................................................................................................. 73
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GENERALITES............................................................................................................................... 83
1.ISOLATION ACOUSTIQUE............................................................................................ 83
DEFINITIONS..................................................................................................................................83
MATERIEL...................................................................................................................................... 86
GENERALITES............................................................................................................................... 89
LES CONDENSATS........................................................................................................................ 98
DEFINITION.................................................................................................................................... 99
1.REGULATION ................................................................................................................ 99
GENERALITES............................................................................................................................. 107
LA PROTECTION PASSIVE.......................................................................................................108
1.BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................... 112
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1.ANNEXES..................................................................................................................... 113
1. INTRODUCTION
L’environnement revêt aujourd’hui un caractère important dans le devenir de l’homme.
Plusieurs définitions de l’environnement sont avancées, il sera retenu la définition de
l’ensemble environnant constitué d’un ou plusieurs facteurs que sont :
- les bruits émis
- la température et l’humidité
- la qualité de l’air
- l’ensoleillement
- le vent
- les précipitations
- etc.
L’environnement extérieur de par ses dimensions imposantes n’est pas maîtrisable par
l’homme sauf en ce qui concerne certaines mesures (bruits, qualité de l’air).
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Tableau 1
Classification des installations de ventilation, de climatisation et de
conditionnement d’air en fonction du nombre de fonctions thermodynamiques
assurées
La distinction n’est pas toujours évidente entre une installation de climatisation et une
installation de conditionnement d’air.
La Climatisation désigne l’ensemble du traitement de l’air ayant pour but l’obtention d’une
ambiance interne d’abord définie en température et humidité.
Les conditions à obtenir dans les locaux par les installations doivent, toute l’année être
favorables à la vie des occupants, leur santé, leur bien-être ou leur mieux-être.
Pour les locaux du tertiaire, la climatisation est ainsi liée à la productivité du personnel ou
à l’agrément des clients.
1. VOCABULAIRE DE BASE
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On distingue :
- l’air soufflé (AS) qui est de l’air traité ou non qui pénètre dans le local,
- l’air repris (AR) qui est l’air qui ressort du local après l’avoir traversé (air soufflé
ayant perdu ses qualités),
- l’air neuf (AN) qui est l’air en provenance de l’extérieur et qui est destiné à subir ou
non un traitement avant d’être soufflé dans le local, il est préférable de parler d’air
extérieur car ce dernier n’est pas toujours «neuf» au sens propre,
- l’air recyclé (AC) qui est une partie de l’air repris qu’on ne renvoie pas à l’extérieur
mais qui retourne à l’appareil de traitement d’air,
- l’air rejeté (AJ) qui est la partie de l’air repris renvoyée à l’extérieur et qu’on ne
souhaite pas recycler,
- l’air mélangé (AM) est l’air résultant du mélange d’air neuf et d’air recyclé au niveau
du matériel de traitement d’air.
Figure 1
Installation type de génie climatique
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1. DIAGRAMME PSYCHROMETRIQUE
En génie climatique, la notion d’air qu’il soit traité ou pas renvoie à la notion d’air humide
qui résulte du mélange d’un air dit sec et de vapeur d’eau, ce mélange est considéré
comme un gaz parfait et le diagramme psychrométrique ou diagramme de l’air humide
permet de définir complètement l’état d’un air donné.
Un point donné (état d’un air donné) sur le diagramme de l’air humide est défini par les
grandeurs suivantes :
- la température sèche est la température indiquée par un thermomètre ordinaire (°
C)
- la température humide est la température indiquée par un thermomètre dont le
bulbe est recouvert par une mèche maintenue mouillée et exposée à un courant
d’air (°C)
- le point de rosée (température de rosée) est la température à laquelle la vapeur
d’eau contenue dans l’air commence à se condenser, l'humidité spécifique étant
constante (°C)
- le degré hygrométrique (taux d’humidité ou humidité relative) est le rapport de la
pression partielle de vapeur d’eau contenue dans l’air humide à la tension de
vapeur saturante à la même température (%)
- l’humidité spécifique (teneur en eau) est le rapport de la masse de vapeur d’eau
contenue dans l’air humide sur la masse d’air sec (kG/kGAS)
- le volume spécifique est le volume occupé par l’air humide dont la masse d’air sec
est 1 kG (m3/kGAS)
- l’enthalpie est la quantité de chaleur contenue dans l’air humide dont la masse d’air
sec est 1 kG (kCal/kGAS ou kJ/kGAS)
Suivant les grandeurs du tableau ci-dessus, les relations suivantes peuvent s’écrire :
q3 = q1 + q 2 q1 ⋅ h1 + q 2 ⋅ h2 q1 ⋅ r1 + q 2 ⋅ r 2 q1 ⋅ θ 1 + q 2 ⋅ θ 2
h3 = r3 = θ3 =
q3 q3 q3
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Figure 2.1
Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique
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Figure 2.2
Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique
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La ventilation peut être définie comme une circulation d’air ayant pour objet l’évacuation
de l’air vicié, échauffé et pollué et son remplacement par une certaine quantité d’air neuf.
La ventilation permet l’amélioration du cadre de vie ou de travail pour une meilleure
productivité dans un souci de confort et d’hygiène sans cesse accru.
OBJECTIFS
La ventilation mécanique est apparue en même temps que la climatisation, il fallait trouver
un moyen pour distribuer la fraîcheur créée à tous les occupants.
La ventilation mécanique pouvait assurer la distribution de l’air dans toutes les pièces
indépendamment des conditions extérieures de vent et de température. La nécessité de
la ventilation mécanique a été confirmée par les exigences des nouvelles formes
architecturales des bâtiments.
La première raison pour ventiler, c’est le renouvellement de l’air car les occupants en ont
un réel besoin.
A l’époque de la ventilation naturelle, l’air extérieur ne pouvait pas être filtré. La pollution
extérieure, celle de la rue, celle de la combustion, celles des industries environnantes et
celle générée par la nature elle-même (pollen, micro-organismes) était introduite dans
l’édifice. Les occupants devaient s’en accommoder car il n y avait aucun moyen de
l’éliminer. La poussière générée à l’intérieur ne pouvait pas non plus être filtrée et
demeurait sur place.
La ventilation mécanique a permis l’ajout de filtre capable de réduire la quantité de
poussière circulée dans le bâtiment. Les filtres grâce à leur emplacement peuvent réduire
la quantité de poussières venant de l’extérieur et même celle produite à l’intérieur par les
occupants eux-mêmes et ils jouent le même rôle pour réduire la quantité de pollen ou de
micro-organismes dans l’air.
Cependant, la quantité de filtration de la plupart des systèmes de ventilation est tellement
pauvre que les filtres ne jouent pratiquement aucun rôle bénéfique.
Pour être efficace, le rendement des filtres doit être de plus de 35%. Pour atteindre ce
rendement, il faut des filtres à sacs ou des filtres plissés à haut rendement. Aucun média
plat ne peut prétendre atteindre cette efficacité.
Le filtre protège la santé et le bien être des occupants en éliminant les poussières
irritantes pour le système respiratoire et certains micro-organismes qui peuvent entraîner
des malaises.
Elle protège aussi l’efficacité des différents composants du système de ventilation en
évitant d’obstruer les serpentins, d’encrasser les ventilateurs, les boîtes de détente et de
salir les gaines, les diffuseurs et les plafonds.
- L’humidification de l’air
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- La déshumidification de l’air
- Le réchauffage de l’air
Le système de ventilation mécanique peut être utilisé pour chauffer un bâtiment, ce n’est
habituellement pas le cas dans nos zones où règne un climat tropical.
- Le refroidissement de l’air
Pour permettre l’introduction d’air neuf dans les immeubles, il est nécessaire d’en extraire
une certaine quantité.
Les édifices où l’on retrouve des salles de toilettes, de l’entreposage, des cuisines, des
stationnements intérieurs ou des salles mécaniques nécessitent des évacuateurs afin
d’évacuer l’air vicié par les occupants et les procédés.
Les gaz nocifs tels sue le CO2, le CO, les volatiles organiques, les vapeurs de peinture et
de colle que l’on retrouve dans les mobiliers de bureaux neufs peuvent causer des
problèmes lorsqu’ils sont en grande quantité. En introduisant une partie d’air frais, les
contaminants sont dilués et leurs concentrations sont ramenées à des niveaux
acceptables.
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L’équilibre des pressions est atteint lorsque la pression d’air extérieur est égale à la
pression interne. Cet équilibre s’appelle aussi pression neutre.
Pour l’obtenir, l’évacuation d’air doit être égale à l’admission d’air neuf. Cependant, la
force du vent qui varie considérablement sur un édifice peut déséquilibrer les pressions
internes surtout lorsque les ouvertures sont grandes (par exemple les portes du hall
d’entrée d’un grand bâtiment). Les bureaux sont généralement maintenus à pression
positive ou en surpression. Il est important de savoir qu’une pression positive provoque
des exfiltrations d’air par les murs tandis qu’une pression négative provoque des
infiltrations d’air.
Certains locaux peuvent nécessiter une pression légèrement positive afin d’empêcher l’air
des locaux adjacents de pénétrer dans le local desservi. Dans les salles informatiques par
exemple, il faut minimiser l’entrée des poussières et préserver une humidité relative
constante. On rencontre aussi les systèmes à pression positive dans les cafétérias, les
restaurants pour permettre de renouveler l’air évacué dans les cuisines et empêcher les
odeurs de cuisson de se répandre. La pression positive s’obtient en admettant plus d’air
neuf qu’on en rejette.
Dans certains locaux, on aura plutôt tendance à avoir une pression légèrement négative
de manière à favoriser l’évacuation de l’air du local qui est vicié (toilettes par exemple) et
empêcher cet air de polluer les locaux adjacents. La pression négative s’obtient en
évacuant plus d’air que ce qu’on admet.
Figure 2
Pressions dans les bâtiments
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L’évaluation des besoins d’air neuf dans un immeuble implique de connaître le nombre
d’occupants, le type d’activité, le profil d’occupation, la réglementation et les normes à
respecter.
Il faut également pouvoir mesurer lorsque les ajustements sont déjà faits la quantité d’air
neuf admise de façon à pouvoir la comparer avec les besoins réels et d’appliquer si
nécessaire les correctifs (réglage des volets…)
Il est rare qu’un immeuble soit entièrement occupé en tout temps. Les édifices de bureaux
par exemple sont généralement occupés environ 60 heures par semaine.
En dehors des périodes normales d’occupation, les systèmes de ventilation peuvent être
arrêtés ou du moins l’ai neuf introduit dans ces systèmes peut être diminué.
Toutes ces modifications aux conditions d’ambiance génèrent habituellement
d’importantes économies d’énergie d’où l’importance d’établir l’horaire d’occupation de
tous les espaces desservis par un système de ventilation.
Cette information permet d’effectuer plus précisément les manœuvres suivantes :
- adapter les quantités d’air admises au nombre réel d’occupants
- ajuster les températures d’alimentation d’air en fonction des besoins réels de la
zone
- établir les horaires d’arrêt-départ d’un système
- choisir l’horaire et la température de nuit (Night set back)
- Choisir la température des locaux en fonction des saisons.
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Les quantités d’air frais nécessaires aux occupants et aux divers procédés sont spécifiées
dans des documents techniques ainsi que dans des règlements et codes de la
construction.
Règles à appliquer :
En tout temps, il faut appliquer les règles suivantes pour l’ensemble du système de
ventilation :
- introduire la quantité minimale d’air extérieur recommandée par les règlements et
normes en vigueur sur le territoire
- Lorsque cela est possible (si la capacité des équipements de refroidissement et de
déshumidification le permet) augmenter les quantités minimales d’air neuf pour
s’approcher de la recommandation ASHRAE1 62-1989 (10L/s/personne).
- Compenser l’air évacué par les différents évacuateurs en admettant une quantité
équivalente d’air frais
- S’assurer que dans tous les locaux, la concentration de CO2 (dioxyde de carbone)
n’excède pas 850 ppm (parties par million). Ceci n’est pas un règlement mais une
pratique courante. En introduisant 10L/s par personne, le taux de CO2 équivalent
maintenu est inférieur à 850 ppm.
1
ASHRAE : American Society of Heating, Refrigeration and Air-Conditioning Engineers
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Exemples d’évaluation
Exemple 1
Exemple 2
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Méthode d’évaluation
Pour établir la quantité d’air introduite, il est possible d’utiliser une ou plusieurs des
techniques suivantes :
- Lire l’information sur les plans et devis de l’immeuble. Cette méthode n’est pas
fiable mais peut néanmoins servir de guide au début de l’étude
- Utiliser un tube de PITOT (Matériel utilisé pour le calcul des débits)
- Mesurer la vitesse de l’air dans le conduit et connaissant la section, on détermine
le débit d’air qui y circule
- Mesurer la vitesse de l’air à l’entrée ou à la sortie de la grille, la connaissance de la
section libre de passage de cette grille (donnée par le constructeur ou estimée)
permet de déterminer le débit d’air qui circule.
Méthodes d’évaluation
Pour établir la quantité d’air neuf introduite, il suffit d’utiliser la méthode suivante :
- Prendre des lectures de température de l’air de retour après le ventilateur de retour
(T1), celle de l’air frais à la prise d’air neuf (T2) et de l’air mélangé après la boîte de
mélange (T3) (Voir figure 3)
- La température de l’air de mélange doit être mesurée à plusieurs endroits ; une
moyenne des lectures établira la température finale de calcul.
Il est possible de mesurer la température à la sortie du ventilateur mais il faut
soustraire de la lecture obtenue 2°C pour les systèmes à haute vitesse
(généralement des conduites rondes) et 1°C pour les systèmes à basse vitesse
(généralement les conduites rectangulaires).
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Le système à 100% d’air neuf est utilisé pour compenser des évacuations d’air telles que
les hottes de cuisine, les hottes de laboratoire et autres évacuations.
Tout l’air admis provient de l’extérieur et est refroidi à la température du local. Ces
systèmes sont souvent équipés de récupérateurs (au glycol, à plaques ou au réfrigérant)
entre l’admission d’air frais et la sortie d’air vicié.
Ce système introduit un volume d’air légèrement supérieur ou égal à celui évacué.
Normalement, le ventilateur d’alimentation est asservi aux extracteurs.
Si la quantité d’air est insuffisante ou trop grande pour les besoins d’air neuf ou pour
compenser l’air évacué, il est nécessaire de modifier la vitesse de rotation du ventilateur
(changement de poulie…) ou bien de faire varier l'angle d'ouverture du volet d'admission
d'air neuf.
De nos jours, la variation électronique de la vitesse de rotation des ventilateurs permet
d’apporter une solution plus élégante à cet ajustement.
Ce système est souvent appelé « petit h ». La quantité d’air neuf introduite dans l ‘édifice
est fonction de l’air évacué par les toilettes, les hottes de cuisine, etc.
En maintenant une pression neutre (ou positive) dans le bâtiment, le système aspire par
la prise d’air neuf la même quantité d’air que le débit des extracteurs.
Plusieurs unités compactes de toit sont des systèmes à débit d’air neuf constant
puisqu’elles possèdent uniquement un ventilateur d’alimentation. L’inconvénient de cet
arrangement est que tout le refroidissement doit être fait de façon mécanique puisque le
pourcentage d’air frais admis dans la boite de mélange est presque toujours constant (un
volet de réglage du débit d’air neuf permet de varier le débit d’air admis si ncessaire).
Figure 4
Schémas des différents types de systèmes d’air neuf
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Il faut retenir que dans le langage courant, les types de ventilation énoncés ci-dessus sont
souvent regroupés sous le vocable de VMC (ventilation Mécanique Contrôlée).
C’est une ventilation qui concerne tout le volume du local traité, on retiendra :
- la ventilation simple flux par extraction seule
- la ventilation simple flux par soufflage seule
- la ventilation double flux par soufflage et reprise simultanés
La ventilation simple flux par extraction seule consiste à aspirer l’air du local à l’aide d’un
extracteur et à le rejeter à l’extérieur. L’air neuf pénétrant directement par les ouvrants ou
venant des locaux contigus en passant sous les portes ou par des passages appropriés.
Ce type d’installation met le local en légère dépression, on parle également de pression
négative.
Elle convient parfaitement pour éviter la propagation d’un air pollué et trouve son
application dans la ventilation de petits locaux où l’air est fortement pollué par des gaz,
des vapeurs, des odeurs ou encore lorsque la température est élevée.
Exemples : ateliers, cuisine, toilettes, vestiaires
Les principaux éléments d’une telle installation sont :
- l’extracteur ou ventilateur de reprise
- les conduits de reprise et de rejet
- les grilles d’amenées d’air neuf (grilles de transfert, bas de portes)
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C’est le système de ventilation le plus approprié pour presque tous les locaux (théâtres,
salles de cinéma, restaurants, etc.)
Il combine une installation de soufflage servant à l’apport d’air neuf et une installation de
reprise servant à l’évacuation de l’air pollué. Il convient pour les installations de grand
volume.
Le contrôle exact des débits mis en œuvre permet suivant les besoins de mettre les
locaux en légère surpression ou dépression.
Lorsque le débit d’air extrait est supérieur débit d’air introduit, le local est en dépression
(pression négative), dans le cas contraire, le local est en surpression (pression positive).
Lorsque les débits d’air introduit et d’air extrait s’égalisent, le local est en pression neutre.
Pour ces différents types de ventilation, outre le fait qu’il peut y avoir filtration ou pas, on
peut avoir :
- de la ventilation seule c’est-à-dire qu’aucun traitement thermodynamique de l’air
- de la ventilation avec chauffage
- de la ventilation avec rafraîchissement ou refroidissement
- de la ventilation avec humidification
- de la ventilation avec déshumidification
- de la ventilation avec désodorisant
Figure 5
Ventilation Mécanique Globale
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Dans certains locaux l’air peut être pollué globalement alors que la source de pollution est
très ponctuelle (ex : poste de soudage dans un atelier).
Dans ce cas de figure, il est plus judicieux de procéder à une ventilation mécanique
ponctuelle c’est-à-dire aspirer les fumées émises pratiquement au niveau de leur point de
formation avant qu’elles ne se répandent dans le volume du local. Ce dispositif permet de
réduire considérablement les dispositifs à mettre en œuvre pour assurer une ventilation
efficace de tout le local.
Des exemples comme la ventilation de process ou les hottes de cuisine mettent en
exergue la VMP (Ventilation Mécanique Ponctuelle).
Une ventilation mécanique mixte est un système de ventilation double faisant appel pour
un même local à un système de ventilation mécanique globale et un ou plusieurs
systèmes de ventilation mécanique ponctuelle.
Les laboratoires en sont une illustration parfaite. Dans celles-ci, les produits peu toxiques
se répandent dans l’ambiance du local et une VMG (ventilation mécanique globale) est
nécessaire. Les produits toxiques dont les vapeurs ne doivent pas être inhalées en aucun
cas font appel à un système de captation à la source qu’est la VMP (ventilation
mécanique ponctuelle).
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Figure 6
Ventilations Mécaniques Ponctuelle et Mixte
Figure 7
Ventilation Mécanique Contrôlée
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1. MATERIEL DE VENTILATION
MATERIELS DE VENTILATION NATURELLE
Pour ce type de ventilation, on citera les grilles placées en partie basse pour l’amenée
d’air et placées en partie haute pour l’extraction.
Il existe également des dispositifs placés en partie haute des menuiseries pour l’amenée
d’air.
Ces dispositifs sont appelés entrées d’air auto-réglable et sont utilisés pour la ventilation
naturelle de pièces de logement.
Les entrées d’air sont généralement effectuées par des dispositifs placés sur une paroi
extérieure.
Pour les logements, ces entrées d’air peuvent être du même type que ceux utilisés en
ventilation naturelle (entrée d’air autoréglable) lorsqu’il s’agit d’une ventilation seule.
A part ce cas de figure, les prises d’air s’effectuent généralement par des grilles.
Ces grilles se rencontrent sur plusieurs présentations (aluminium, acier, matériau
composite...), sur plusieurs formes (rectangulaire, circulaire...) et recouvrent différentes
tailles suivant l’application.
Il faut noter que le ventilateur ou extracteur lui-même peut servir dans certains cas du
dispositif d’amenée d’air.
Figure 8
Entrées d’air
Dans une installation de VMC (ventilation mécanique contrôlée), les sorties d’air appelées
bouches d’extraction regroupent :
- les bouches simples (réglage manuel)
- les bouches autoréglables (le débit de soufflage est constant dans une plage de
pression)
- les bouches hygrorégulées (adaptation du débit d’air en fonction de l’humidité de la
pièce)
Pour les autres types de ventilation, les organes cités ci-dessus peuvent être rencontrés.
Les grilles décrites précédemment pour les entrées d’air peuvent également servir de
sorties d’air.
Il faut noter que le ventilateur ou extracteur lui-même peut servir dans certains cas du
dispositif de sortie d’air.
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Figure 9
Grilles de prise/rejet d’air
Ces matériels sont variés et sont conçus chacun pour des applications spécifiques et les
contaminants les plus fréquents sont :
Toutes ces composantes doivent être considérées comme faisant partie intégrante du
système de ventilation même si bien souvent, aucun lien physique ne les relie dans les
séquences de contrôle.
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On rencontre généralement :
- Tourelles de toiture
Les tourelles sont placées à l’extérieur sur une toiture et sont assurent la ventilation par
extraction d’un local de plus ou moins grandes dimensions.
- Extracteurs de fumées
Ils sont utilisés pou répondre aux normes de Sécurité Incendie dans certains
établissements tels les ERP (Etablissements Recevant du Public) et les IGH (Immeubles
de Grande Hauteur). Ils sont aussi appelés ventilateurs de désenfumage. Ce sont des
appareils agréés 400°C/2 heures c’est-à-dire qu’ils peuvent évacuer des fumées à 400°C
pendant 2 heures.
Figure 10
Ventilateurs - Extracteurs
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1.1.17 Généralités
Un ventilateur est une turbomachine qui reçoit de l’énergie mécanique et l’utilise à l’aide
d’une ou plusieurs roues à aubes de manière à entretenir un écoulement continu d’air ou
d’un autre gaz qui le traverse.
Un ventilateur peut avoir pour fonctions :
- le brassage de l’air dans un local
- la circulation de l’air dans un local
- la circulation de l’air à travers un réseau de gaines
La classification des ventilateurs suivant leur pression (ou gain de pression) est
généralement utilisée. Ainsi, il est question de :
Il faut cependant retenir que cette classification n’est pas standardisée, ainsi suivant la
littérature, on retiendra :
Tableau 2
Classification des ventilateurs
Type Pression disponible du ventilateur
Ventilateur Manuel Carrier Tome 2 Le Recknagel Tome 3
Basse Pression Jusqu’à 1 000 Pa Jusqu’à 700 Pa
Moyenne Pression Entre 1 000 et 1 700 Pa Entre 700 et 3 000 Pa
Haute Pression Entre 1 700 et 3 000 Pa Entre 3 000 et 30 000 Pa
Dans le langage courant, lorsqu’on parle de ventilateur on sous-entend le ventilateur
proprement dit et son moteur, il est plus précis de parler de moto-ventilateur.
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Les ventilateurs peuvent être classés suivant leur gain total de pression (pression
disponible pour un débit donné).
La variation du débit d’un ventilateur peut être obtenue par différentes manières :
- régulation à vitesse de rotation constante
- régulation à vitesse de rotation variable
Dans le premier cas de régulation, la variation du débit est obtenue par obturation plus ou
moins partielle du circuit au moyen d’un registre ajustable ou par by-passage d’une partie
de la veine d’air dans un tronçon en court-circuit entre la sortie du ventilateur et son
entrée, un registre ajustable étant également utilisé à cet effet.
La variation électronique est plus souple d’utilisation et de nos jours, elle est la méthode la
plus utilisée.
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Figure 11
Ventilateur- Axial - Ventilateur- Centrifuge – Ventilateur tangentiel
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Les batteries à eau glacée sont identiques du point de vue construction aux batteries de
chauffage à eau ou à vapeur.
Il faut retenir simplement que d’une manière générale, l’écart de température entre la
température moyenne de l’eau dans la batterie et la température de l’air sortant de la
même batterie est plus importante en mode chauffage qu’en mode refroidissement.
Pour les batteries à eau glacée, il convient de faire une distinction entre les batteries
sèches et les batteries humides.
Une batterie est dite sèche lorsqu’elle assure le refroidissement de l’air sans séparation
d’eau à l’inverse de la batterie humide qui assure le refroidissement avec séparation d’eau
(déshumidification).
Lorsque la température de l’eau descend en dessous de +4°C vers les températures
négatives, il y’a risque de gel de l’eau dans la batterie et par suite détérioration de celle ci.
Dans ces cas de figures, on ajoute des produits anti-gel tels que le sel et les glycols.
Le mélange eau et sel appelé saumure a été longtemps utilisé mais est progressivement
abandonné à cause de son effet corrosif sur les tuyauteries.
Le mélange eau et glycol (corps possédant la fonction alcool) appelé eau glycolée est
d’utilisation courante.
Les batteries à fluide frigorigène sont réalisées sur la base de tubes à ailettes comme
pour les batteries à eau.
La température du fluide frigorigène dans la batterie reste constante pendant le
refroidissement de la veine d’air, il passe de la phase liquide à la phase vapeur
(évaporation).
Dans le cas d’une batterie à eau, la température de l’eau va augmenter continuellement
entre son point d’entrée et son point de sortie, cet échauffement étant du à la chaleur
extraite de l’air à refroidir.
La vaporisation du fluide frigorigène dans la batterie s’effectue grâce à la chaleur extraite
de l’air à refroidir. C’est pourquoi le terme évaporateur est utilisé pour caractériser ce type
de batterie.
Figure 13
Terminaux à batterie à eau glacée et à batterie à fluide frigorigène
LES FILTRES
L’élimination de la plus grande partie des poussières présentes dans l’air traité est rendue
nécessaire pour :
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La perte de charge des filtres influe directement sur le ventilateur mis en oeuvre dans
l’installation. Plus elle est élevée, plus le ventilateur consomme de l’énergie pour vaincre
cette perte de charge. Le choix de l’ensemble ventilateur - filtre doit se faire sur la base de
critères technico-économiques.
Il existe différents types de filtres et ils peuvent être classés suivant différentes façons :
- suivant le matériau (métalliques, fibres classiques, à charbon actif, fibres chargées,
- électriquement, à bain d’huile)
- suivant l’emplacement (verticaux, de conduit, muraux, plafonniers, terminaux
« bouche de soufflage »)
- suivant l’utilisation (une seule fois ou régénérable)
- suivant la classe (tableau 3)
- suivant le mode de fonctionnement (fixes, à déroulement, électro-filtres,
automatiques)
- suivant le type de construction (inclinés, ronds, à tambour, à déroulement
automatique, à poches)
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Tableau 3
Classification des filtres par classes
Classification des filtres grossiers à rendement moyen
Classe du filtre (groupe G) Rendement gravimétrique Classe correspondante de
moyen Am (%) filtre d’après EUROVENT
G1 Am < 65 EU 1
G2 65 <= Am < 80 EU 2
G3 80 <= Am < 90 EU 3
G4 90 <= Am EU 4
Classification des filtres fins à rendement élevé
Classe du filtre (groupe F) Rendement opacimétrique Classe correspondante de
moyen Em (%) filtre d’après EUROVENT
F5 40 <= Em < 60 EU 5
F6 60 <= Em < 80 EU 6
F7 80 <= Em < 90 EU 7
F8 90 <= Em < 95 EU 8
F9 95 <= Em EU 9
Classification des filtres ultrafins à très haut rendement
Classe du filtre (groupe Rendement minimal sur la Classe correspondante de
HEPA) base des particules les filtre d’après EUROVENT
plus difficiles à filtrer
(test MPPS) en %
H 10 85 EU 10
H 11 95 EU 11
H 12 99.5 EU 12 et EU 13
H 13 99.95 EU 14
H 14 99.995 EU 14
Classification des filtres ultrafins à très faible pénétration pour applications spéciales
Classe du filtre (groupe Rendement minimal sur la Classe correspondante de
ULPA) base des particules les filtre d’après EUROVENT
plus difficiles à filtrer
(test MPPS) en %
U 15 99,9995
U 16 99,99995
U 17 99.999995
Figure 13
Filtres à air
LES DESHUMIDIFICATEURS
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Technologie de Climatisation
Les déshumidificateurs servent à diminuer l’humidité absolue de l’air d’un local par
diminution de sa teneur en vapeur d’eau.
Il existe principalement 3 méthodes de déshumidification :
- par refroidissement, ce qui conduit à une séparation de l’eau
- par absorption de l’eau par une substance hygroscopique
- par adsorption de la vapeur d’eau (fixation par la surface d’un adsorbant solide)
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Technologie de Climatisation
LES HUMIDIFICATEURS
Les humidificateurs servent à relever l’humidité absolue de l’air d’un local par
augmentation de sa teneur en vapeur d’eau. Il existe principalement 2 méthodes
d’injection de la vapeur d’eau :
- injection directe d’eau sous forme de vapeur d’eau
- injection indirecte sous forme d’eau liquide qui va se vaporiser très rapidement
Les humidificateurs injecteurs d’eau atomisée permettent d’injecter dans l’air à humidifier
de l’eau sous formes de particules (diamètres inférieurs à 20 µm) qui vont évoluer dans
l’air. Leur déplacement dans l’air provoque leur vaporisation. L’énergie thermique étant
puisée dans l’air, il y’aura donc un certain refroidissement dans le local.
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Technologie de Climatisation
Dans ce type d’humidificateur, l’air est mis en contact direct avec l’eau (échange de
chaleur et transfert de masse). L’eau est finement pulvérisée par des gicleurs en un
brouillard dans la veine d’air à humidifier.
Cet humidificateur est souvent l’un des modules des centrales de traitement d’air, il est
alors composé d’une chambre e pulvérisation équipée d’une ou plusieurs rampes de
pulvérisation et d’un réservoir d’eau avec pompe.
Figure 15
Humidificateurs à évaporation / à vapeur
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Technologie de Climatisation
La distribution de l’air occupe une place prépondérante dans les installations du génie
climatique, cette distribution s’effectue par les réseaux de gaines qui véhiculent l’air
depuis l’appareil de traitement jusqu’au local à traiter.
Ces réseaux servent également à la reprise de l’air vicié dans le local traité pour le
ramener à l’appareil de traitement ou le rejeter à l’extérieur.
Les différents types de réseaux de distribution d’air peuvent être classés suivant :
- la nature du matériau utilisé (métallique, à base de plâtre ou d’autres matériaux)
- la forme du réseau de distribution (circulaire, rectangulaire, ovale)
- la vitesse de l’air circulant dans le réseau (grandes vitesses et petites vitesses)
- l’isolation du réseau (réseau isolé ou pas)
- la nature du réseau (conduits rigides ou flexibles).
Suivant la nature du matériau utilisé pour la confection des gaines, on peut citer :
- Les conduits en tôle (gaines métalliques)
- Les conduits en panneaux à base de plâtre
- Les conduits en panneaux à base de polyuréthane
- Les conduits en panneaux à base de fibres de verre (fib-air)
- Les conduits en fibrociment
- Les conduits en maçonnerie et béton
- Les conduits «flexibles» en matière plastique (polychlorure de vinyle et
polyéthylène)
- Les conduits diffusants en textile
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Technologie de Climatisation
Ces conduits présentent un bon rapport qualité/prix par rapport aux gaines en tôle et la
fabrication est complètement locale.
Les conduits en fibrociment (ne contenant pas de l’amiante) permettent de réaliser des
conduits aérauliques et des pièces singulières de toutes dimensions, l’épaisseur du
fibrociment va de 7 à 12 mm suivant les dimensions des conduits.
Les conduits maçonnerie et béton peuvent sont souvent utilisés pour les gaines verticales
et/ou pour des conduits de très grandes dimensions.
Les conduits diffusants en textile, souvent appelés conduits en textile technique sont
utilisés uniquement pour le soufflage d’air.
A l’utilisation (mise en marche de l’appareil de traitement d’air), le conduit est gonflé, donc
en pression pour permettre le transfert et la diffusion correcte de l’air.
Les matériaux généralement utilisés sont des composites à base de polyester, de
propylène, de fibre de verre, d’enduits PVC et autres.
Leur section peut être circulaire, demi-circulaire ou encore quart-circulaire
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Technologie de Climatisation
Les conduits flexibles sont utilisés depuis longtemps pour les conduits d’extraction mais ils
sont de plus en plus employés dans les installations de climatisation et de
conditionnement d’air.
Il faut noter que leur utilisation dans le domaine de la climatisation et du conditionnement
d’air reste soumise à certaines règles telles que des longueurs maximales de tronçon droit
à ne pas dépasser. Par contre ces conduits conviennent parfaitement aux raccordements
des terminaux sur un réseau.
Ces conduits se retrouvent sous les formes suivantes :
- les conduits métalliques
- les conduits en caoutchouc
- les conduits en matière plastique
- les conduits en fibre de verre
Figure 17
Conduits flexibles
Les réseaux de gaines (soufflage et reprise) peuvent être classés en fonction de la vitesse
de circulation de l’air à l’intérieur de ceux-ci.
Les réseaux de reprise des installations Basse Vitesse et Grande Vitesse se calculent
généralement en Basse Vitesse.
Les réseaux GV trouvent leur utilité lorsque les dimensions des conduits d’air seraient très
importantes si ils sont calculés en vitesse normale (Basse Vitesse).
Le tracé des conduits à grande vitesse doit faire l’objet d’attentions particulières (qualité
de l’étanchéité, manchettes de serrage, angles de dérivation, pièges à sons…)
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Technologie de Climatisation
Dans certains cas, les conduits seront isolés ou calorifugés dans le but de :
- limiter les déperditions thermiques de l’air acheminé (isolation thermique)
- éviter les phénomènes de condensation qui apparaissent chaque fois que la
température superficielle autour de la gaine est inférieure à la température de
rosée de l’air véhiculé
- amortissement acoustique (isolation phonique)
Suivant les cas, l’isolation peut être à l’intérieur du conduit ou à l’extérieur du conduit.
Certaines gaines de par leur constitution sont des gaines isolées (gaines en polyuréthane,
en fib-air, en staff isolé).
Un accent particulier sera apporté aux systèmes d’accrochage et de jonction entre
tronçons pour éviter les ponts thermiques, sources de phénomènes de condensation.
Les gaines isolées placées à l’extérieur feront l’objet dans certains cas de protection
mécanique, il faut noter que cette protection fait office d’étanchéité des gaines également.
Il existe des tests d’étanchéité des réseaux qui consiste à faire débiter un ventilateur dans
le réseau près l’avoir obturé. Ce contrôle peut se faire :
- de manière visuelle par l’utilisation de gaz fumigènes
- par la mesure du débit de fuite pour la pression provoquées par le ventilateur
L’hygiène des conduits aérauliques doit être assurée pour des raisons de santé des
personnes fréquentant les locaux et pour des besoins de conditions nécessaires à
certains processus.
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Technologie de Climatisation
Il existe des méthodes d’hygiénisation des conduits qui consistent à des décrassements
et éventuellement à des décontaminations.
Ces opérations spécifiques sont effectuées après un diagnostic des conduits.
Coefficient de forme
Pour une gaine rectangulaire, le coefficient de forme se définit comme le rapport du côté
le plus grand sur le côté le plus petit.
Pour une gaine donnée, ce rapport doit être au plus égal à 4 (c <=4).
Pour une section de gaine donnée et pour un même débit véhiculé, lorsque le facteur de
forme augmente, les éléments suivants augmentent également :
- les PDC (pertes de charge linéiques)
- le poids de la gaine
- la surface de la gaine
- les apports calorifiques au niveau de la gaine
Dans la mesure du possible, le choix des gaines sera porté sur porté sur ceux qui un
coefficient de forme proche de 1.
Diamètre équivalent
Le diamètre hydraulique est le diamètre d’un conduit circulaire qui crée la même perte de
charge que le conduit rectangulaire pour la même vitesse d’air.
Le diamètre équivalent pour un même débit est le diamètre d’un conduit circulaire qui crée
la même perte de charge que le conduit rectangulaire pour le même débit d’air.
En conditionnement d’air, il est fait surtout appel au diamètre équivalent pour le même
débit.
Diamètres Equivalents
Pour une même vitesse Pour un même débit
(Diamètre hydraulique) (Diamètre utilisé en conditionnement d’air)
(2 ⋅ a ⋅ b) a 3 .b 3
0. 2
dh = deq = 1.265 ⋅
( a + b) ( a + b )
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Technologie de Climatisation
Pour tout réseau, le tracé devra être le plus simple possible et le plus symétrique possible.
La méthode des pertes de charges linéaires constantes demeure la méthode la plus
utilisée en climatisation et en conditionnement d’air.
Cette méthode consiste à fixer une vitesse au départ du ventilateur, cette vitesse est
ensuite réduite de façon arbitraire d’un tronçon à l’autre.
Les diamètres équivalents sont obtenus à partir des courbes qui indiquent les diamètres
en fonction de la vitesse et du débit.
S’il y a lieu, les diamètres équivalents permettent de choisir les dimensions des gaines
rectangulaires.
La perte de charge totale du réseau de soufflage est celle donnée par le circuit présentant
la plus grande longueur équivalente (et non forcement le circuit le plus long).
Il est nécessaire de prévoir des registres de réglage (équilibrage) pour la mise au point du
réseau.
Cette méthode n’est pas conseillée car elle suppose une grande expérience du calcul des
gaines pour obtenir un équilibrage acceptable.
Les vitesses de départ sont données en dans la table 7 en annexes.
Les diamètres équivalents peuvent être obtenus d’après les courbes N°7 en annexes.
La table 6 en annexes permet de déterminer les dimensions de la gaine rectangulaire
connaissant les diamètres équivalents.
Les pertes de charge particulières peuvent être déterminées à l’aide des tables 11 et 12
en annexes.
Cette méthode consiste à fixer une vitesse au départ du ventilateur (table 7 en annexes).
Il en découle une perte de charge (PDC) et un diamètre équivalent suivant le débit de
base (courbes N°7 en annexes).
Cette perte de charge sera considérée constante pour l’ensemble du réseau.
Connaissant les débits des différents tronçons, cette PDC permet de choisir les
diamètres équivalents correspondants et s’il y’a lieu les dimensions des gaines
rectangulaires à l’aide des courbes appropriées.
Pour aller plus vite, on peut utiliser la table 13 (annexes) au lieu des courbes N°7.
La table 13 donne les sections équivalentes des gaines. A partir de celles-ci, la table 6
permet de déterminer les dimensions de la gaine rectangulaire.
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Technologie de Climatisation
Cette méthode conduit à des dimensions de gaines plus importantes que celles de la
méthode des pertes de charge linéaires constantes (poids de tôle plus important d’environ
13%), cette différence est néanmoins compensée par la diminution du temps nécessaire à
la mise au point et par la réduction des frais d’exploitation.
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Technologie de Climatisation
Les accessoires rencontrés sur les réseaux de gaines peuvent être regroupés comme
suit :
- les organes de dosage ou de réglage
- les organes de surpression
- les régulateurs de débit
- les filtres
- les pièges à sons (PAS)
- les clapets coupe-feu (CCF)
- les éléments terminaux de diffusion (ETD)
Ces organes sont installés sur les réseaux de gaines, ils ont pour rôle :
- l’équilibrage des réseaux (c’est à dire la répartition des débits d’air dans les
différents tronçons d’un réseau)
- la fermeture totale ou modulée d’un tronçon de réseau
Ils peuvent être à commandes manuelle, électrique ou pneumatique.
Figure 16
Clapets de dosage
Figure 17
Dispositif de commande / kit pressostat différentiel /kit manométrique
Ces organes sont installés dans les conduits d’air, ils permettent :
- de maintenir de la surpression ou de la dépression d’un local par rapport à
l’extérieure ou par rapport un autre local mitoyen
- d'éviter l’entrée d’air extérieur dans les locaux en cas d’arrêt du ventilateur
- la circulation dans un sens donné (volet anti-retour)
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Technologie de Climatisation
On distingue les régulateurs de débit d’air constant et les systèmes à volume d’air
variable.
Figure 18
Régulateurs de débit
Régulateurs de débit d’air constant
Ils sont généralement circulaires et de diamètres compris
entre 80 mm et 250 mm, ils permettent de maintenir un débit
nominal à la sortie quelles que soit les variations de pression
en amont (plage de 80 à 700 Pa).
Ils sont généralement calibrés en usine mais sur certains
modèles, il est possible de régler ce débit sur place.
Les conduits transportent de l’air qui peut contenir des particules en suspension (99% des
particules ont une dimension inférieure à 1 µm).
L’élimination de la plus grande partie de ces poussières est nécessaire pour sauvegarder
les équipements et la santé des personnes et ce sont les filtres qui assurent cette
fonction.
Les filtres sont l’un des éléments constitutifs des appareils de conditionnement d’air mais
il peut arriver qu’on les retrouve au niveau des réseaux de gaines.
Dans le choix d’un filtre, une attention particulière sera apportée au débit d’air le
traversant ainsi qu’à la perte de charge engendrée (cette PDC peut être élevée).
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Technologie de Climatisation
Les clapets coupe feu (CCF) sont mis en œuvre dans les conduits d’air pour rétablir la
continuité du degré coupe feu d’une paroi en cas d’incendie (ERP, IGH, Industrie).
Les systèmes de protection incendie sont destinés à préserver la sécurité des biens et
des personnes suivant deux types d’actions préventives :
- la protection passive (compartimentage)
- la protection active (désenfumage)
L’utilisation des CCF fait partie des mesures de protection passive.
Les CCF sont montés scellés aux traversées des parois CF, il peut arriver que la limite de
scellement soit affleurante au plan du mur dans certains ces de figures.
Le dispositif de commande des CCF peut être :
- auto-commandé (déclencheur thermique taré à 70°C)
- auto-commandé + télécommande (bobine à émission ou à rupture)
Le réarmement est manuel. En option, le CCF peut être équipé de réarmement à distance
(électrique), de contact de DC (début de course), de contact de FC (fin de course)
Figure 20
Clapets coupe feu
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Technologie de Climatisation
Les éléments terminaux de diffusion d’air (ETD) constituent les accessoires finaux de la
ligne de distribution de l’air.
Ils assurent le soufflage de l’air traité dans le local à conditionner ainsi que la reprise de
l’air vicié.
Le choix d’un ETD repose sur la connaissance de certaines notions telles que la portée, la
zone d’occupation, le rayon de diffusion et la méthode de diffusion.
Une bonne diffusion doit assurer des vitesses et des températures optimales de l’air
autour des occupants de façon à créer un confort maximum et à bien diluer les
contaminants en suspension.
Le bruit généré par la diffusion doit respecter les normes.
Le type de diffusion d’air généralement retenu est celui à partir du plafond de la pièce. Ce
mode de diffusion est très efficace en période de refroidissement puisque l’air froid à la
sortie du diffuseur a tendance à tomber vers le sol.
Par contre, en période de chauffage (cas rarement rencontré dans nos pays), la diffusion
par le plafond n’est pas très efficace car l’air chaud s’accumule au plafond. Pour
contourner ce problème, la projection s’opère en grande vitesse, ce qui incommode les
occupants, le compromis accepté est l’utilisation d’un chauffage périmétrique jumelé à un
système de traitement d’air alimentant à partir du plafond.
- déplacement ou substitution
L’air traité est introduit dans le local avec une vitesse initiale faible (de l’ordre de 0.2m/s)
et remplace en totalité l’air présent dans le local.
La portée est la distance mesurée depuis l’ETD jusqu’à l’endroit ou la vitesse moyenne
du jet d’air est tombé en dessous de 0.25m/s.
La zone d’occupation est la zone qui couvre une hauteur de 1.80 m en partant du sol et
qui s’arrête à 0.6 m des parois verticales.
Le rayon maximal de diffusion est la surface maximale de la zone d’occupation qui peut
être couverte par un ETD et dans laquelle on maintient une vitesse moyenne de 0.1 à
0.2m/s.
Le rayon minimal de diffusion est la surface minimale de la zone d’occupation qui peut
être couverte par un ETD et dans laquelle on maintient une vitesse moyenne de 0.1 à
0.25m/s.
L’ effet Coanda est l’effet provoqué par le soufflage de l’air à partir d’un ETD proche
d’une paroi (moins de 0.3m), le jet se plaque contre la paroi et a une portée plus grande.
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Technologie de Climatisation
Figure 21
Eléments de diffusion d’air
Figure 22
Diffusion d’air par substitution ou par déplacement
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Technologie de Climatisation
Dans certains cas, les ETD sont montés avec des plénums et des registres.
Le plénum participe à la fixation de l’ETD.
Dans certains cas, la reprise peut être effectuée en vrac par des fentes aménagées dans
le faux plafond (la section de ces fente devra être au moins égale à la section de
soufflage).
Figure 23
Eléments terminaux de diffusion
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Technologie de Climatisation
Cette méthode consiste à la détermination du débit d'air à introduire sur la base du débit
nécessaire par personne en fonction de l'utilisation du local.
Le débit est obtenu par multiplication du nombre de personnes dans le local par le débit
unitaire nécessaire par personne. Il s’agit d’indications donnant des valeurs minimales.
Tableau 5
Indication des taux de renouvellement suivant le type de local
Type activité ou nature du local Taux minimale par personne
Activité normale 20 – 25 m3/h
Activité normale avec autorisation de fumer 30 – 35 m3/h
Activité physique léger 45 m3/h
Atelier et autres locaux 60 m3/h
Dans un local dans lequel il existe un polluant, il est possible de calculer le volume d’air
neuf nécessaire pour diluer ce polluant de manière à ce que sa concentration ne dépasse
pas la valeur maximale admissible pour des raisons de santé.
En désignant par :
Dpol :le débit du polluant spécifique en m3/h
Cmax :la concentration maximale admissible en polluant spécifique
dans le local en m3/m3
Can :la concentration éventuelle de l’air neuf en polluant spécifique Dpol
en m3/m3 D=
C max − Can
Le débit d’air D (en m3/h) à introduire est obtenue par :
La sélection d’un ventilateur s’effectue principalement sur la base du débit volume voulu
et de la pression désirée auxquels viennent s’ajouter un certain nombre de critères à
savoir le niveau sonore, le prix, l’encombrement, la forme de la caractéristique, la sécurité,
le rendement, etc.
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Technologie de Climatisation
En désignant par :
- P : la puissance dissipée par les éléments produisant de la chaleur dans le
local en kW (chaleur sensible) ;
- ρ : la masse volumique de l’air (1.2 kG/m3) ;
- C : la capacité thermique massique de l’air (1 kJ/kG°C) ;
- ∆T : la différence de température entre les températures de l’air ambiant et de
l’air soufflé ;
Le débit du ventilateur (D en m3/s) s’obtient par la formule suivante :
P
D=
ρ ⋅ C ⋅ ∆T
- la première batterie (puissance P1) va servir à refroidir le mélange air neuf (air
extérieur) et air recyclé à la température ambiante
- la seconde (puissance P2) va combattre la charge thermique du local
- la troisième (puissance P3) va vaincre la chaleur dégagée par le ventilateur
La puissance de la batterie froide sera la somme des trois puissances décrites ci-dessus.
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Technologie de Climatisation
En désignant par :
Les puissances partielles P1, P2 et P3 ainsi que la puissance totale P (exprimées en kW)
peuvent s’écrire comme suit :
Le cas particulier d’une installation où l’admission d’air neuf se fait de manière naturelle
(portes, ouvrants) conduit à prendre à compte la charge calorifique supplémentaire due à
l’air neuf dans la charge thermique du local.
La formule de la détermination de la puissance de la batterie froide devient :
D ⋅ ∆P
P = D ⋅ ρ ⋅ (hamb − hsouf ) +
1000 ⋅ η vent
P = m ⋅ C ⋅ ∆T
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Technologie de Climatisation
Dans ce cas de figure, il s’agit de limiter l’élévation de la température d’un local donné par
une ventilation appropriée.
En désignant par :
- P : les dégagements calorifiques dans le local donné (en kW) ;
- ∆T : l’écart de température entre la température ambiante maximale Tamb et la
température extérieure maximale Text (∆T = Tamb – Text) ;
- ρ : la masse volumique de l’air (1.2 kG/m3)
- C : la capacité thermique massique de l’air (1 kJ/kgG°C)
Le débit d’air nécessaire (D en m3/s) pour limiter l’élévation de la température à une valeur
maximale Tamb est donné par la formule suivante :
P
D=
ρ ⋅ C ⋅ ∆T
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Technologie de Climatisation
Le ∆T en chauffage peut être important (de l’ordre de 20°C), ce qui peut conduire à des
débits faibles.
Il faut noter que ce débit doit être au moins égal à la valeur minimale (explicité dans la
détermination du débit d’air en fonction du nombre de personnes).
Remarque
Dans les formules énoncées ci-dessus, il a été utilisé des différences de température.
Ces relations sont valables parce que l’humidité absolue de l’air ne varie pas au cours du
processus, le taux d’humidité du local n'est pas contrôlé.
Lorsqu’il y’a variation de la température et de l’humidité absolue, la relation à utiliser est :
P = D ⋅ ∆h avec ∆h = Différence d’enthalpie.
Il est conseillé d’utiliser les enthalpies pour les calculs lorsque cela est possible.
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Technologie de Climatisation
Figure 25
Evolutions de l’air – humidifications à évaporation / à vapeur
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Technologie de Climatisation
Le débit d’eau à évacuer de l’air soufflé est donné par la formule suivante :
La batterie froide est une batterie classique qui peut être à eau glacée ou à fluide
frigorigène.
On utilise généralement les batteries à eau, la température de celle-ci étant inférieure à la
température de rosée du mélange d’air neuf et d’air recyclé.
Le refroidissement simultané de l’air n’est pas toujours souhaité, c’est pourquoi un
réchauffage de l’air est souvent prévu à la sortie de la batterie froide.
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Technologie de Climatisation
Ces méthodes se retrouvent quelques fois sous forme logicielle ou peuvent être mises en
œuvre à l’aide de tableurs (EXCEL par exemple).
Il ne faut cependant pas perdre de vue que les méthodes logicielles ne sont pas à adopter
systématiquement. Il est même souhaitable que l’opérateur ait une capacité et une
pratique des méthodes manuelles dans le but de pouvoir apprécier les résultats des
méthodes logicielles qui peuvent quelques fois produire des résultats erronés (bugs,
erreurs de saisie...).
N° Postes
Poste
2
IEPF : Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie
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Technologie de Climatisation
LE ESHF (Sensible Heat Facteur Effectif) est défini comme le rapport des gains sensibles
du local sur les gains totaux du local
L’ADP (Apparatus dew point) représente la température du point de rosée de la batterie
froide.
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Technologie de Climatisation
Tableau 6
Variations théoriques des paramètres fondamentaux de l'air
Augmentat. T° Diminution T° Augment. HA. Diminution HA.
Chauffage Refroidissemen Humidification Déshumidification
t
Diminution de Hum. Absolue Hum. Absolue Température Température
Constance de Hum. Absolue Hum. Absolue Température Température
Augmentation de Hum. Absolue Hum. Absolue Température Température
En pratique, les évolutions rencontrées sont celles en gras dans le tableau ci-dessus.
Il faudra éviter les conclusions hâtives sur le fait que lorsque le taux d’humidité doit
augmenter, il faille nécessairement humidifier et inversement lorsque le taux d’humidité
doit diminuer, il faille nécessairement déshumidifier.
Le tableau 7 en est une illustration.
Tableau 7
Exemple de transformation thermodynamique
Etat 1 Etat 2 Transformation Hum. abs 1 Hum. abs 2
30°C – 50% 25°C – 60% Déshumidificatio 0.0133 Kg/Kg 0.119 Kg/Kg
n
15°C – 90% 25°C – 60° Humidification 0.0098 Kg/Kg 0.119 Kg/Kg
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Technologie de Climatisation
Tableau 8
Conditions de base intérieures recommandées en climatisation (confort)
Climatisation (confort) Températures Degré Variation de la
intérieures (°C) hygrométrique température
(%)
Appartements, hôtels, 23 – 24 60 – 55 1–2
bureaux, hôpital, école...
Banques, supermarchés, 24 – 26 60 – 55 0.5 – 1
restaurant, amphithéâtre...
Salle d’assemblage, d’usinage 25 – 27 65 – 55 2–3
Tableau 9
Conditions de base intérieures recommandées en conditionnement d’air
(climatisation industrielle)
(Valeurs données à titre indicatif, conditions déterminées en général par le client)
Industrie Application Températures Degré
intérieures (°C) hygrométrique
(%)
Appareillage Assemblage des lampes 20 40
électrique
Essai appareils de 24 60
mesure
Boulangerie Pétrin 24 – 27 40 – 50
Fermentation 24 – 28 70 – 75
Attente avant cuisson 33 – 36 80 – 85
Refroidissement du pain 21 – 27 80 – 85
Brasserie Houblon -1 – 0 55 – 60
(conservation)
Grain 27 60
Levure liquide 0–1 75
Bière blonde 0–2 75
Bière brune 4–7 75
Contreplaqué Presse à chaud 32 60
Presse à froid 32 15 - 25
Imprimerie Salle des presses 24 – 27 46 – 48
Stockage 23 – 27 49 - 51
Pharmacie Poudre avant fabrication 21 – 27 30 - 35
(conservation)
Poudre après fabrication 24 – 27 15 – 35
Pharmacie Broyage 27 35
Comprimés 21 – 27 40
Enrobage 27 35
Textile Coton tissage 26 – 27 70 – 85
Toile tissage 27 80
Verre Salle laminage 13 15
polyvinyle
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Technologie de Climatisation
MODES DE CLASSIFICATION
Plusieurs modes de classification peuvent être proposés suivant des critères tels que le
mode d’apport de l’air neuf, le mode de distribution de l’air traité ou le médium de
transfert de l’énergie.
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Technologie de Climatisation
Le rafraîchissement de l’air est obtenu à l’aide d’un évaporateur (unité intérieure) placé
dans le local à traiter.
On retiendra :
- les climatiseurs mobiles
- les climatiseurs de fenêtre ou window
- les split system et/ou multi split system
- les armoires de climatisation
Ces appareils sont mobiles et de puissance frigo très faibles (de l’ordre de 0.5 à 2Kw).
C’est un appareil en un seul bloc, il est à prévoir le passage du tuyau de condensats et du
flexible de ventilation de l’unité de condensation à l’extérieur et du flexible de ventilation
de l’unité de condensation.
C’est un appareil en seul bloc installé en allège ou en hauteur et dont un côté se trouve à
l’intérieur du local à climatiser et l’autre côté à l’extérieur.
Figure 26
Climatiseur fenêtre
Applications courantes
Le climatiseur fenêtre est utilisé dans les édifices non ventilés et non climatisés. Il dessert
normalement un espace fermé de petite dimension qui autrement ne pourrait être
climatisé. Il est surtout utilisé pour régler un problème local.
Fonctionnement normal
Le climatiseur fenêtre offre des capacités variant de 1 000 à 7 000 fg/h. Certains modèles
peuvent aller jusqu’à 10 000 fg/h.
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Technologie de Climatisation
Il utilise un système de réfrigération à détente directe pour refroidir l’air venant de la pièce.
Certains appareils permettent un apport d’air extérieur arbitraire.
Avantages Inconvénients
Installation facile et rapide Bruyant, Mauvaise distribution de l’air
Résout un problème localisé d’inconfort Espérance de vie courte
Peu coûteux à l’achat Coût d’entretien élevé (perte de réfrigérant)
Filtration de l’air de piètre qualité
Les 2 parties sont reliées par une liaison frigorifique constituée de 2 tubes cuivre (liquide
et gaz). Les liaisons frigorifiques sont calorifugées.
L’alimentation électrique de l’appareil s’effectue soit au niveau du condenseur (unité
extérieure), soit au niveau de l’évaporateur (unité intérieure).
Le raccordement électrique entre les deux parties est effectué par un câble de liaison.
Bien souvent les condenseurs sont à air mais il peut arriver que le condenseur soit à eau
généralement à eau perdu, dans ce cas de figure le condenseur peut être placé dans un
local clos.
Figure 27
Split System
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Technologie de Climatisation
Figure 28
Types de Split System
Figure 29
Multi Split System
Il existe des splits system ou l’unité
extérieure est raccordée à plusieurs
unités intérieures (2, 3, 4 ou 5 unités
intérieures), un tel appareil est alors
appelé Multi-split system.
3
Dans la plus part des cas, la régulation des appareils est assuré par un thermostat qui
fonctionne en tout ou rien.
Il faut noter cependant l’apparition depuis peu de split dit INVERTER .
Les Inverter permettent de faire varier la vitesse de rotation du compresseur suivant la
demande de froid de local.
De tels systèmes permettent une amélioration du COP (coefficient d'efficacité
énergétique) de 20% et une réduction de la consommation d’énergie électrique de 30%
par rapport aux splits traditionnels.
Figure 30
Régulations TOR / Inverter
Régulation Inverter
Régulation Tout ou Rien
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Technologie de Climatisation
Les armoires de climatisation peuvent être utilisées pour la climatisation de confort mais
elles sont très utilisées pour le conditionnement des locaux techniques (salles
informatiques) où il faut assurer à la fois le contrôle de la température et de l’hygrométrie
de l’air.
Dans les locaux techniques, les armoires soufflent quelques fois vers le bas dans un
plancher technique, la reprise de l’air s’effectuant en partie haute ou en façade de
l’appareil; de telles systèmes sont appelés armoires à flux inversé et conviennent pour les
locaux informatiques et/ou de télécommunications.
La batterie froide des armoires peut être à détente directe (fluide frigorigène) ou à eau
glacée.
Figure 31
Armoires de climatisation
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Technologie de Climatisation
Ces systèmes reposent sur le principe de traitement d’air centralisé avec une distribution
d’air vers les zones à traiter. Ce sont des systèmes qui fonctionnent soit à débit d’air
constant, soit à débit d’air variable.
On retiendra :
- les centrales de traitement d’air
- les monoblocs de toiture ou roof-top
Une CTA est un assemblage de modules ayant chacun une fonction précise et dont le
rôle est de traiter et/ou modifier les caractéristiques de l’air qui y circule.
Figure 32
Centrales de traitement d’air
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Technologie de Climatisation
Ce sont des appareils construits en un seul bloc et qui sont généralement réservés à la
climatisation de grandes surfaces (hypermarchés, salles de cinéma).
Ils sont placés généralement sur des toitures d’où leur nom. Cependant ils peuvent être
installés au sol dans certains cas.
Une installation de réseaux de gaine composés généralement d’un circuit de soufflage de
l’air et d’un circuit de reprise de l’air complète ces équipements.
Les réseaux de gaines assurent la distribution de l’air, les éléments terminaux sont des
grilles ou des diffuseurs.
Les gaines peuvent être en tôle (généralement isolées par de la laine de verre), en staff
(feuille de polystyrène recouvert de plâtre) ou en plaques de polyuréthane ou de fib-air
Applications courantes
Ce type d’appareils est très utilisé par les promoteurs compte tenu du faible coût d’achat
et du peu d’espace utile occupé au plancher.
On retrouve ces unités dans le domaine commercial et les immeubles à bureaux.
Fonctionnement normal
Ce système fonctionne habituellement comme un système à débit constant, température
variable.
Conçu d’une manière compacte, il incorpore dans un caisson toutes les composantes
essentielles permettant ainsi une installation en toiture.
Le pourcentage d’air frais peut être fixe (en fonction de l’évacuation) ou variable pour les
appareils plus complets, ce qui permet de faire du refroidissement gratuit lorsque les
conditions extérieures sont favorables.
En règle générale, ce système dessert une zone. EN option, il est possible d’avoir un
système multi-zones (Système de type « Package »)
ans certains cas, il comporte des boites à volume d’air variable en fin de course.
Figure 33
Monoblocs
Avantages
Peu coûteux à l’achat
N’occupe pas d’espace utile au plancher
Inconvénients
Confort moyen (peu de modulations de
puissance d’où une grande variation de la
température de l’espace desservi)
Plus bruyant parce que plus compact et plus
près de l’espace à desservir
Vie utile moindre que les plus gros systèmes
(15 à 20 ans plutôt que 25 à 30 ans pour les
autres)
Ne peut desservir plusieurs pièces
adéquatement sauf en version multi-zones
Entretien souvent négligé
Soumis aux intempéries
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Technologie de Climatisation
Ces systèmes sont équipés d’une batterie d’eau. Le mélange air neuf (air extérieur) et air
recyclé (air intérieur) est filtré, refroidi et pulsé dans le local.
Figure 34 Figure 35
Climatisation centrale à eau glacée Ventilo-convecteur
Dans les applications en Afrique Tropicale, il n’est pas nécessaire d’équiper les ventilo-
convecteurs de batterie de chauffage (eau chaude ou résistances électriques), ces
appareils fonctionnant toujours en refroidissement.
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Technologie de Climatisation
La production de l’EG (eau glacée) pour les ventilo-convecteurs et/ou les centrales de
traitement d’air est assurée par des appareils appelés groupes frigorifiques (GF).
Les groupes frigorifiques sont constitués généralement constitués d’un évaporateur du
type multitubulaire horizontal à détente sèche où l’eau est refroidie puis distribuée aux
éléments terminaux (VC) à travers un réseau (tubes acier) par l’intermédiaire de pompe.
Figure 36
Groupes frigorifiques
Groupe frigorifique à condenseur à air Groupe frigorifique à condenseur à eau
Figure 37
Tours de refroidissement
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Technologie de Climatisation
SYSTEMES VRV
Figure 39
Schémas de principe VRV
Figure 40 Figure 41
Unités Intérieures VRV Unités Extérieures VRV
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Technologie de Climatisation
Parmi les systèmes cités, certains ne sont pas adaptés à notre contexte.
Il existe aussi des systèmes mixtes qui sont des combinaisons de ceux déjà cités.
Applications courantes
L’unité autonome peut être installée dans l’entre-plafond de chaque étage d’un petit
édifice à bureaux ou dans une pièce unique comme un commerce au détail. Elle est
surtout utilisée pour climatiser les locaux excentrés ou comme équipement d’appoint.
Fonctionnement normal
Les unités compactes autonomes contiennent dans un même boîtier tous les éléments
nécessaires au traitement de l’air, elles sont donc semblables aux climatiseurs fenêtre
mais sont conçus pour véhiculer des débits plus importants.
Le ventilo-convecteur est mis en marche par l’occupant dès son entrée dans le local. Pour
cela, le contact est en général situé à proximité de celui de l’éclairage. Ainsi, il peut être
arrêté en même temps que l’éclairage à la sortie des locaux. La régulation est assurée par
un thermostat relié à la soupape de la batterie froide ou par arrêt du compresseur.
On distingue deux types :
- l’unité compacte autonome avec système de réfrigération intégré dont le
condenseur peut être refroidi à l’air ou à l’eau
- l’unité compacte autonome sans système de refroidissement et donc alimentée par
un serpentin de refroidissement alimenté en eau glacée. Dans certains cas, il sert
d’appoint pour le traitement d’ambiance.
Elles sont simplement posées dans le local à climatiser, montées dans l’entre-plafond en
position horizontale ou dans un local peu éloigné ce qui nécessite un réseau de conduits.
Les unités compactes fonctionnent surtout en air recirculé avec un pourcentage d’air neuf
dépassant pas le 15 à 20% pour celles qui assurent la totalité des charges.
L’aspiration de l’air recirculé est directement dans la pièce au bas de l’appareil.
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Technologie de Climatisation
La quantité d’air neuf est constante et est basée sur les besoins des occupants et la
quantité d’air extraite (le système ne dispose en général pas de système de rejet de l’air ;
cette fonctionnalité étant assurée par la légère surpression des locaux ou par les
extractions d’air).
Dans le cas des salles d’informatique, les gros ordinateurs centraux comportent des
ouvertures à partir du bas du boîtier laissant le passage à l’air pour refroidir les
composants électroniques.
Avantages Inconvénients
- Simplicité - Entretien coûteux et fastidieux dû aux appareils
- Régulation de pièce dispersés à chaque étage
facile - Filtration réduite
- Frais d’installation - Humidification et déshumidification aléatoires
faibles - Bruit assourdissant à l’usure des composants
- Encombrement réduit - Batterie de refroidissement à drainer pour l’évacuation
des condensats
Applications courantes
Ce système de ventilation est le moins coûteux à exploiter. Il sert à alimenter des locaux à
occupation unique tels que les bureaux et les locaux ayant les mêmes besoins de
refroidissement.
C’est une conception fréquente depuis 1960 et elle est la plus répandue dans nos pays.
Figure 42
Fonctionnement normal Système à débit d’air constant tempér. variable
Le système fonctionne à basse vitesse et à
basse pression. Le ventilateur fonctionne à
débit d’air constant. La quantité d‘air admis
est proportionnelle à la puissance de
climatisation et au volume de
renouvellement d’air par heure à maintenir
dans le local.
La proportion d’air neuf et d’air recyclé est
constante. La quantité minimale d’air de
renouvellement est fonction des besoins
des occupants et la quantité d’air rejeté.
La température de l’air soufflé dans les
locaux est variable.
Un seul thermostat de pièce contrôle tout le
système d’alimentation d’air mono-gaine.
Inconvénients
Ne peut desservir plusieurs pièces adéquatement seule la pièce avec le thermostat est
bien desservie, inconfort dans les locaux avec plusieurs ouvertures (fenêtres)
Volume d’air circulé important et impossibilité de le réduire quand le système fonctionne à
puissance réduite.
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Technologie de Climatisation
Fonctionnement normal
Le système fonctionne à basse vitesse et à basse pression, le débit d’air est
habituellement constant car il est égal à la quantité d’air évacué.
La température de l’air soufflé est constante aux environs de la température à maintenir
dans le local.
Le système ne comporte ni boîte de mélange, ni de retour d’air.
Figure 44
Système à 100% d’air neuf
Avantages
Maintient les locaux desservis en légère
surpression évitant ainsi les infiltrations d’air
excessives, permet de distribuer l’air
adéquatement dans l’espace desservi, ce qui rend
les locaux plus confortables
Robuste, vie utile (25 à 30 ans)
Simplicité du système dans sa conception et son
fonctionnement
Frais d’installation peu élevés : le système est
habituellement installé dans la pièce desservie ou
dans une pièce voisine.
Inconvénients
Très coûteux à exploiter, modulation de débit
complexe à réaliser lorsque plusieurs extracteurs
sont assujettis au seul système d’alimentation d’air
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Technologie de Climatisation
Applications courantes
Ce type de système peut rendre de précieux services dans les locaux ou les apports de
chaleur sont importants et ou la diversité des besoins en refroidissement est très grande
comme dans les immeubles de bureaux à occupation intermittente.
Fonctionnement normal
Dans les zones périphériques, l’action peut être couplée à un refroidissement (par ventilo-
convecteurs) le long des murs extérieurs pour compenser les pertes.
Avantages Inconvénients
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Technologie de Climatisation
Figure 45
Système à volume d’air variable
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Technologie de Climatisation
- Climatiseurs mobiles
- Climatiseurs de fenêtre
- Split System et multi-split system
- Armoires de climatisation
- Centrales de traitement d’air (CTA)
- Monoblocs de toiture (Roof-Ttop)
- Ventilo-convecteurs
- Appareils VRV (Volume de réfrigérant variable)
- Groupes de production d’eau glacée
Au niveau des composants spécifiques, on retrouve exactement les mêmes que ceux
étudiés dans les installations de ventilation, une installation de climatisation ou de
conditionnement étant avant tout une installation de ventilation.
Les groupes de production d’eau glacée peuvent être également classés comme des
appareils de climatisation.
Il faut noter que ces équipements occupent également une place de choix dans l’industrie
ou l’eau glacée participe à des processus de fabrication ou est utilisée pour refroidir des
machines ou des produits.
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Technologie de Climatisation
Les rideaux d’air sont des appareils complémentaires des installations de génie climatique
qui assurent une séparation climatique d’avec l’extérieur, ce qui limite considérablement
les perturbations dues à l’air extérieur provenant des ouvertures.
Dans certains cas, ils sont munis d’un système de chauffage d’où le nom de rideaux d’air
chaud, ils sont principalement utilisés :
- à l’entrée des boutiques, grands magasins, supermarchés
- à l’entrée des bâtiments publics (administrations, aéroports…)
- à l’entrée des bâtiments industriels (hall de stockage, ateliers…)
Outre son impact sur la clientèle, les visiteurs ou les voyageurs (absence de manipulation
de portes), les rideaux d’air auront un impact économique important puisqu’ils limiteront
les déperditions vers l’extérieur de l’air frais d’une zone climatisée.
D’une manière générale, les rideaux d’air ont un jet d’air du haut vers le bas et
fonctionnent en recyclage complet.
Figure 46
Rideaux d’air
Dans la plus part des cas, les installations de génie climatique fonctionnent avec un
certain pourcentage d’air neuf exempt d’odeurs particulières.
Dans certains cas de figures, l’élimination des odeurs doit faire l’objet d’un traitement
spécifique :
- lorsque l’air neuf contient des odeurs particulières
- lorsqu l’air repris contient des odeurs
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Technologie de Climatisation
- Les photo-catalyseurs
Ils agissent par l’activation d’un matériau semi-conducteur tel que l’oxyde de titane par
un rayonnement ultraviolet. Ce qui a pour effet de former des radiations capables de
capter des molécules organiques (odeurs).
Figure 47
Purificateur d’air avec technique photo-catalytique
Les récupérateurs d’énergie ont fait leur preuve dans les pays tempérés dans les
systèmes de chauffage. Par exemple pour un local traité en double flux, l’air repris étant
d’environ 22°C, s’il est rejeté directement à l’extérieur on perdrait la chaleur qu’il contient.
Au contraire, si on le fait passer par un récupérateur de chaleur, cela permet de
préchauffer l’air extérieur froid.
De la même manière pour un local climatisé alimenté en double flux, l’air repris qui est
frais peut par l’intermédiaire d’un récupérateur de chaleur rafraîchir l’air extérieur chaud.
On définit les indices de récupération suivant les différents cas de figures (cf. tableau 10).
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Technologie de Climatisation
Figure 48
Repérage des indices dans une installation équipée d’un récupérateur de chaleur
Tableau 10
Indices de récupération de chaleur
Sur Air Neuf Sur Air Repris
T22 − T21 T −T
Chaleur Sensible Φ2 = Φ 1 = 11 12
T11 − T21 T11 − T21
x − x 21 x −x
Chaleur Latente Ψ2 = 22 Ψ1 = 11 12
x11 − x 21 x11 − x21
h − h21 h −h
Chaleur Totale Λ 2 = 22 Λ 1 = 11 12
h11 − h21 h11 − h21
Figure 49
Récupérateurs de chaleur (à plaques, glycole, rotatif)
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Technologie de Climatisation
1. ISOLATION ACOUSTIQUE
GENERALITES
Un bruit se propage facilement et rapidement dans un espace donné et une des règles de
l’acoustique consiste à limiter ce bruit au point d’émission à un niveau aussi faible que
possible et par conséquent choisir des machines aussi silencieuses que possible.
Lorsque cela n’est pas possible, il est nécessaire de prendre des mesures d’isolement
acoustique de façon que le bruit transmis en un point donné ne dépasse celui exigé par la
réglementation ou tout simplement celui en dessous duquel il ne crée pas de gêne pour
les personnes ou ne pas risquer d’occasionner des dégâts matériels (vibrations).
Nous avons déjà mentionné des sources de bruits dans le domaine du génie climatique
que sont :
- les ventilateurs
- les pompes
- les compresseurs
Il existe d’autres sources de bruits que sont :
- les conduits
- les bouches
- les registres de réglage
DEFINITIONS
La puissance sonore Lw exprimée en décibels (dB) est une donnée spécifique qui est
utilisée pour caractériser la source de bruit elle même. Elle présente trois intérêts :
- caractérisation de l’équipement
- base de tout calcul
- base de toute comparaison
Pour un conduit droit, la puissance sonore engendrée peut s’exprimer par la relation
suivante : Lw = 10 + 50 ⋅ Log (W ) + 10 ⋅ Log ( A) avec :
W : vitesse de l’air en m/s
A section du conduit en m²
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Technologie de Climatisation
La pression sonore (Lp exprimée en dB) est une donnée spécifique pour caractériser la
source de bruit elle même. Elle présente deux intérêts :
- caractérisation de l’équipement dans son environnement (position, distance, local…)
- résultat à obtenir dans le local
Tableau 11
Sensibilité de l’oreille
Variation Pression Impression de l’oreille Logarithme (base 10)
Excitation Sensation
10 1 1 = Log 10
100 2 2 = Log 100
1000 3 3 = Log 1000
Conclusion :
Lorsque la puissance sonore double, la sensation auditive n’est pas doublée.
Attention :
Les niveaux de puissance peuvent s’additionner sans risque mais pour les niveaux de
pression, il faut vérifier que l’environnement est le même.
Courbes isophoniques
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Technologie de Climatisation
Figure 50
Diagramme Fletcher - Munson
Pondération A
A partir des courbes isophoniques, il a été établi une pondération « A » restituant la
sensibilité différentielle de l’oreille en fonction des fréquences ou le niveau des basses
fréquences, peu entendues est abaissé.
Le dB(A) représente ce qu’entend l’oreille pour des faibles niveaux (< 60 db(A)).
Le calcul de cette pondération s’effectue par l’ajout des coefficients suivants à la valeur
réelle en dB.
Fréquence (Hz) 63 125 150 500 1000 2000 4000
Pondération A -26.7 -16.3 -8.5 -3 0 +1.2 +1
NB : pour distinguer le dB(A) du dB non pondéré, on appelle souvent ce dernier dB(lin).
Il existe 2 autres pondérations : la B et la C pour des niveaux plus importants (< 85 dB
pour la B, > 85 dB pour la C)
Critères de confort
Deux spectres sonores différents mais identiques en niveau global dB(A) peuvent
représenter une gêne différente notamment si un de ces spectres présente une
émergence significative dans une bande par rapport aux bandes adjacentes.
Pour des raisons de confort, plusieurs critères ont été définis afin de prendre en compte
ce phénomène, tels que le Noise Criteria (NC) utilisé aux Etats Unis et le Noise Rating
(NR) adopté en norme ISO et NF.
Le Noise Rating (ISO) : pour respecter une courbe NR donnée, il faut que le spectre se
situe en dessous de la courbe NR sur toutes les bandes de fréquences.
Niveaux acoustiques préconisés
On distingue 2 cas de figures suivant que l’on soit à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment.
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Technologie de Climatisation
Tableau 13
Niveaux de pression sonore
Type de Type de local Niveau de pression sonore dB(A)
bâtiment A B C
Garderie Crèches 30 40 45
d’enfants Maternelles
Commerces Supermarchés 40 45 50
Bureaux Bureaux et salles de conférence 35 40 45
Bureaux paysagés
Restaurants Cafétérias et restaurants 35 45 50
MATERIEL
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Technologie de Climatisation
Figure 51
Plots antivibratiles
Figure 52
Matelas antivibratile
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Technologie de Climatisation
Des dispositions particulières peuvent être prises pour éviter la transmission des bruits
d’un local technique aux locaux avoisinants :
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Technologie de Climatisation
Dans le premier cas, il s’agit de transporter l’eau glacée depuis la production (évaporateur
du groupe d’eau glacée) jusqu’aux batteries des appareils terminaux de climatisation ou
de conditionnement. A ce niveau l’échange de chaleur entre l’air ambiant et la batterie
froide du terminal est assuré pour refroidir le local, l’eau va se réchauffer par le transfert
de chaleur du local et va revenir à l’organe de production pour être refroidie à nouveau et
le cycle recommence.
Dans le second cas de figure, il s’agit des groupes de production d’eau glacée où les
condenseurs sont à eau c’est-à-dire que leur refroidissement est assuré par de l’eau. Il
s’agit d’un type donné des GEG (groupes d’eau glacée).
La distribution d’eau servira dans ce cas à transférer l’eau chaude issue du
refroidissement des condenseurs vers une tour de refroidissement où sa température va
s’abaisser par un échange thermique avant de revenir aux condenseurs pour assurer à
nouveau le refroidissement et le cycle recommence.
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Technologie de Climatisation
Dans certains cas de figure, les réseaux sont calorifugés dans le but de :
- diminuer les déperditions thermiques sur le parcours de la distribution
- éviter les phénomènes de condensation qui se produisent chaque fois que la
température superficielle du conduit est inférieure à la température de rosée de
l’ambiance autour de ce conduit.
Les ponts thermiques sont à éviter dans toute installation avec des conduits isolés.
Comme dans le cas des gaines isolées situées à l’extérieur, il est nécessaire de prévoir
une protection mécanique pour les tubes isolés situés à l’extérieur.
Les protections mécaniques les plus rencontrées sont :
- le ciment avec grillage déployé
- le revêtement isoxal (aluminium)
Le revêtement isoxal est quelque fois préconisé pour des tubes situés à l’intérieur pour
certains locaux techniques. Il ne faudra pas perdre de vu que le revêtement isoxal
engendre un coût financier important.
Sur le marché, on retrouve des tubes pré-isolés et même des tube pré-isolés avec
revêtement mécanique.
Il faudra se référer au catalogue constructeur pour les caractéristiques techniques de ses
matériaux.
Figure 53
Schéma de principe de la distribution d’eau
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Technologie de Climatisation
Le dimensionnement des réseaux de distribution d’eau est basé sur la méthode des
pertes de charges (PDC) constantes.
Il est souvent fait appel aux abaques et aux règles de calcul.
Les singularités (coudes, tés, réductions…) seront remplacées par des longueurs
équivalentes de tronçons droits.
Bien souvent les tuyauteries principales seront fixées par les diamètres des
raccordements de la machine frigorifique ou du composant à raccorder (évaporateur,
condenseur, batterie…).
Cependant, suivant la capacité de l’installation, le diamètre de raccordement peut être
quelque fois inférieur aux diamètres de raccordement du groupe frigorifique.
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Technologie de Climatisation
Figure 54 Figure 55
Vanne à boisseau sphérique Vanne papillon
Figure 56
Vanne de réglage
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Technologie de Climatisation
Figure 57
Vannes 2 voies / 3 voies
Figure 58
Clapet anti-retour
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Technologie de Climatisation
Les systèmes de traitement de l’eau trouvent leur utilisation dans certains cas de figure où
les caractéristiques de l’eau doivent obéir à certaines exigences d’ordre technique. Ils sont
généralement mis en œuvre sur la ligne d’appoint ou de remplissage du circuit.
Pour les circuits d’eau glacée, un adoucisseur est généralement suffisant.
Pour l’eau de refroidissement des condenseurs, il est quelques fois mis en oeuvre des
traitements anti-tartre (contrôle de conductivité de l’eau, purge d’eau et remplissage du
bac de la tour de refroidissement) et/ou biocide (contre le développement des microbes,
des bactéries et des algues).
Figure 59
Filtres à tamis
Figure 60
Adoucisseur
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Technologie de Climatisation
Figure 61
Compteur d’eau
Figure 62
Contrôleur de débit
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Technologie de Climatisation
Les contractions des tuyauteries qui résultent des différences de température peuvent
être absorbées par des lyres ou des coudes.
Dans certaines applications de distribution d’eau glacée ou d’eau chaude, le réseau est
constitué d’un réseau primaire et d’un réseau secondaire. Le primaire concerne en
généralement la production d’eau glacée ou d’eau chaude et le secondaire se charge de
la distribution de l’eau aux terminaux. La jonction entre les deux réseaux est assurée par
un réservoir appelé bouteille tampon.
Cette bouteille joue le rôle de découplage entre la production et la distribution d’eau
glacée, elle peut se comporter ainsi comme un accumulateur de froid.
Figure 64 Figure 65
Manomètres Thermomètres
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Technologie de Climatisation
Figure 66
Circulateurs
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Technologie de Climatisation
LES CONDENSATS
Ceci est généralement le cas pour les installations de climatisation et l’eau est recueillie
dans un bac de rétention (isolé la plus part des cas) puis évacuée à l’aide d’un conduit
vers l’extérieur ou vers les évacuations EP (eaux pluviales) par exemple.
Dans les cas de figures ou une évacuation naturelle n’est pas possible (problème de
pente), il est fait appel à des pompes de relevage.
Certains équipements tels que les unités intérieures du type cassette sont équipées
d’origine de pompes de relevage.
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Technologie de Climatisation
1. REGULATION
DEFINITION
En définition, une installation du génie climatique a pour but la maîtrise des conditions
intérieures d’un local donné.
Ce qui suppose la mise en œuvre d’équipements capables de produire les conditions
intérieures désirées d’une part et d’autre part d’assurer le maintien de ces conditions en
fonction des perturbations extérieures et intérieures; ainsi intervient le rôle de la
régulation.
Le point de consigne
C’est la température ou la pression statique ou le niveau d’humidité que la régulation
cherchera à maintenir à l’endroit où se trouve la sonde. C’est à partir du point de consigne
qui lui a été fixé que le régulateur va émettre son signal.
Par exemple, le régulateur identifie le point de consigne à partir de la tension reçue du
détecteur, la température de consigne de 25°C est atteinte si pour une sonde de 0 à 100°
C qui transmet un signal de 0 à 10 V, la tension émise est de 2.5 V.
Le régulateur augmentera ou réduira de son côté la tension transmise à l’actionneur de
sorte à se rapprocher du point de consigne.
La bande proportionnelle
C’est le degré de tolérance de la variable contrôlée proportionnellement au signal reçu de
la sonde. Lorsque la tension émise par la sonde s’écarte de celle du point de consigne, le
régulateur réagit et modifie lui aussi la tension émise vers l’appareil contrôlé
Par exemple, pour une température de consigne de 25°C + ou – 2°C et une sonde dont la
plage de mesure est comprise entre 0 et 100°C, la bande proportionnelle est de :
BP = 27 –23 / 100 – 0 =4%
Le degré d’autorité
C’est un ajustement du régulateur lorsque celui-ci reçoit les signaux simultanément de
deux transmetteurs (détecteurs). Ce genre de situation survient lorsqu’on veut modifier
par exemple le point de consigne par rapport à l’évolution de la température extérieure (ou
une autre variable). Le degré d’autorité spécifie de combien le point de consigne du
transmetteur principal sera déplacé pour chaque unité de variation du transmetteur
secondaire. Ainsi, il est égal à :
DA = Différence de tension de la plage de contrôle du transmetteur principal / Différence
de tension de la plage de contrôle du transmetteur secondaire
DA = Différentiel de température / Différence de température du transmetteur secondaire
x Plage du transmetteur secondaire / Plage du transmetteur principal
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Technologie de Climatisation
Pour les détecteurs à sortie proportionnelle, c’est-à-dire que le signal de sortie varie en
fonction des variations du signal d’entrée (température), l’organe de détection peut être:
- résistances en platine ou nickel
- éléments semi-conducteurs spéciaux
- thermo - éléments (couple de deux métaux différents soudés ensemble et dont
l’élévation de température entraîne une tension thermoélectrique)
Suivant type de régulateur associé, ces détecteurs peuvent être montés directement dans
le circuit de mesures du régulateur ou couplés avec un transformateur de mesure qui
convertit le signal de sortie en un signal électrique standard (0-10V, 4-20mA)
[email protected] 100
Technologie de Climatisation
Les détecteurs d’humidité sont constitués d’organes sensibles que sont des corps
hygroscopiques (matériaux synthétiques, coton, sois, faisceau de cheveux) qui se dilatent
ou se rétractent en fonction de la variation de la température ambiante.
Lorsque l’élément sensible est monté avec un contact approprié, on parle d’hygrostat.
Un hygrostat regroupe donc les organes de détection et de régulation, il permet ainsi
d’établir ou de couper un contact électrique (ou pneumatique) lorsque la consigne
d’humidité est atteinte.
Il existe un autre type de régulateur qui à l’inverse des hygrostats qui fonctionne en tout
ou rien, réagit aux variations d’humidité par des variations de résistances électriques ou
de capacités de certains matériaux.
Pour ces régulateurs, le signal de sortie peut servir d’entrée à un régulateur ou faire l’objet
d’une transformation pour produire un signal électrique standard.
On peut citer :
[email protected] 101
Technologie de Climatisation
LES REGULATEURS
En définition, un régulateur est un appareil capable de comparer une valeur mesurée avec
une valeur de consigne de la grandeur à régler et en fonction de l’écart constaté va
élaborer un signal de réglage.
Le régulateur reçoit un signal d’entrée en provenance du détecteur et élabore un signal de
sortie suivant des bases prédéterminées de manière à ce que la grandeur réglée reste
égale à la valeur de consigne.
[email protected] 102
Technologie de Climatisation
Ces régulateurs ont comme signal d’entrée une grandeur analogique issue de détecteurs
(température, humidité ou pression). Ce signal est transformé en signal numérique, traité
(suivant des algorithmes ou fonctions de transitions) et retransformé en signal analogique
pour attaquer l’actionneur.
Ces régulateurs sont constitués de composants électroniques (microprocesseurs) d’ou
l’appellation de régulateur électronique.
Les fonctions de transition généralement rencontrés sont :
- type proportionnel (P)
- type intégral (I)
- type proportionnel-intégral (PI)
- type propotionnel-intégral-dérivé (PID)
LES ACTIONNEURS
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Il existe différents type de servomoteurs suivant l’énergie utilisée pour les mouvoir :
- servomoteurs thermiques
- servomoteurs pneumatiques
- servomoteurs hydrauliques
- servomoteurs électriques
On s’intéressera aux servomoteurs électriques qui sont les plus utilisés dans le domaine
du génie climatique.
Les principales caractéristiques d’un servomoteur sont :
- sa force (en N) ou son couple (en N.m)
- son temps de positionnement
- sa sécurité (autrement dit la position qu’il occupe en cas de défaut d’alimentation)
- sa tension d’alimentation
Suivant la nature du fluide, on distinguera les vannes qui serviront au réglage du débit des
fluides liquides (eau glacée, eau chaude...) et l’ensemble registres-claptes coupe feu-
volets pour les fluides gazeux, en particulier l’air.
Le registre désigne un ensemble de plusieurs lames qui vont s’ouvrir ou fermés suivant un
certain angle et ce suivant l’effet de l’actionneur.
Le clapet coupe feu est un organe dont la section est identique généralement au conduit
dans lequel il est inséré et sa fonction est de se fermer en cas de détection incendie pour
éviter la propagation du feu.
Les éléments à prendre en compte dans le choix des équipements sont les suivants :
- le couple nécessaire pour assurer la manœuvre de l’organe (fonction de la section du
conduit et de la vitesse de l’air)
- le débit de fuites (pour les registres)
- le type de montage (pour les registres : montage en mélange, en prise d’air, en rejet
d’air, en by-pass)
Figure 67
Systèmes de régulation
Système à volume d’air variable Plafond rafraîchissant
Figure 68
Régulation Système VRV
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L’ordinateur peut être couplé avec le système initial de contrôle. Il peut aussi remplacer le
contrôleur et émettre directement les ordres selon la programmation faite.
Cet outil de gestion de l’énergie dispose d’énormes possibilités. Il est capable de gérer
plusieurs bâtiments à distance. Le technicien qui se propose d’installer un tel système
dans le bâtiment dont il a la responsabilité est conduit à le faire pour :
- Améliorer les conditions de confort et d’exploitation
- Augmenter la sécurité
- Réduire les coûts d’exploitation y compris ceux de l’énergie
- Gérer le bâtiment avec plus d’efficacité
Pour cela, divers logiciels de gestion allant des activités les plus simples aux plus
complexes lui sont offertes :
- Programmation des horaires d’arrêt et de départ
- Contrôle énergétique
- Réduction des appels de puissance
- Cyclage des appareils
- Optimisation des durées de fonctionnement
- Optimisation de la ventilation
- Optimisation des températures de l’air d’alimentation et de l’eau
- Optimisation du fonctionnement des refroidisseurs
- Régulation de l’éclairage
- Contrôle des entrées et sorties dans l’édifice
- Surveillance et sécurité dans le bâtiment
- Etc.
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Les systèmes de protection incendie qui sont destinés à préserver la sécurité des biens et
des personnes s’effectuent suivant deux types d’actions préventives :
- la protection passive (compartimentage)
- la protection active (désenfumage)
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LA PROTECTION PASSIVE
Les clapets coupe-feu (CCF) occupent une place de choix dans la protection des
constructions (en ERP et en IGH). Il s’agit généralement de CCF 2H 500Pa.
Figure 69
Bouches de ventilation et clapets terminaux
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LA PROTECTION ACTIVE
Figure 70
Volets de désenfumage
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Pour une charge frigorifique de 30 KW, les calculs des conduits donnent les dimensions
de conduits consignées dans le tableau ci-dessous.
Médium Dimensions des conduits Hypothèses
Eau 2 conduits de 50 mm ∆T=5°C
chacun Pdc = 30 mm/m
Air Combinaisons possibles : ∆T=10°C
600 mm x 600 mm Vitesse air = 7.5 m/s
Diamètre 650 mm
1000 mm x 400 mm
Réfrigérant 1 conduit 12 mm (liquide) Suivant abaques de sélection
R407C 1 conduit 28 mm (gaz)
Le tableau suivant est une simulation donnant la puissance consommée pour une charge
frigorifique de 136 KW suivant le médium utilisé.
Médium Puissance électrique Matériels mis en jeu
consommée
Eau 4.7 KW Pompes et moto-ventilateurs des
terminaux
Air 7.4 KW Moto-ventilateurs de
soufflage/reprise
Réfrigérant 2.5 KW Moto-ventilateurs des terminaux
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Il faut noter que de manière implicite, les travaux d’entretien courant participent à
l’amélioration de l’efficacité énergétique des installations.
Concernant les travaux d’entretien courant, les opérations couramment rencontrées sont
les suivantes :
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1. BIBLIOGRAPHIE
[1] : LE RECKNAGEL – TOME 3 – MANUEL PRATIQUE DU GENIE CLIMATIQUE –
RECKNAGEL – SPRENGER - CHHRAMEK
3ème EDITION -PYC EDITION
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1. ANNEXES
2.
Annexes Désignation
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