Croissance, Capital Et Progrès Technique
Croissance, Capital Et Progrès Technique
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T ES Chapitre 1 Année 2011-2012
Objectifs du chapitre :
- présenter les origines de la croissance économique
- mettre en évidence les limites du processus de croissance
INTRODUCTION
En mars 2000, lors du Conseil européen de Lisbonne, les dirigeants européens se sont fixés pour objectif de faire de
l’Europe en dix ans "l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde".
"La stratégie de Lisbonne est la réponse donnée par l'Union européenne aux enjeux de la mondialisation. Cette stratégie s'est
naturellement tournée vers les enjeux d'innovation et de compétitivité".
Malgré l'échec de cette stratégie, l'innovation apparaît comme une des sources privilégiées de la croissance mais elle
n'est pas la seule.
Problématiques :
Quels sont les facteurs ou sources de la croissance ?
Comment investissement et innovation stimulent-ils la croissance économique ?
Quels sont les déterminants à la décision d'investir ?
Quel rôle jouent les acteurs économiques (entrepreneur, Etat, environnement socio-culturel) dans ce processus ?
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Objectif : expliciter les raisons économiques pour lesquelles un pays peut connaître un phénomène de croissance dans le temps.
Préalable : Par facteurs de la croissance, on entend tout ce qui peut avoir un effet immédiat et quasi mécanique sur la croissance.
Au premier chef, les facteurs de la croissance sont donc les moyens de production, les capacités à produire. Les facteurs de la
croissance agissent donc essentiellement sur l’OFFRE de biens et services.
Repartons du début.
Comment mesurer ce qui est produit chaque année ? (On utilise le PIB réel)
Comment fait-on pour voir ensuite s’il y a de la croissance ou non ? (on calcule un taux de variation, c'est-à-dire on
utilise la formule [(VA-VD)/VD]*100).
Dans tous les cas, on utilise le PIB, donc on regarde la VA produite par les différentes unités de production (les entreprises, les
administrations et les ISBLSM).
Qu’est-ce qui leur permet de produire dans les trois cas ? (On a besoin de facteurs de production, précisément le
travail, et le capital).
Sur la période 1950-1974, sur une croissance annuelle moyenne de 5,37%, 1,51 points sont attribuables à l’accumulation du capital.
A retenir de ce document :
On a constaté qu’à des périodes différentes, ou d’un pays à l’autre, la croissance ne repose pas nécessairement sur les mêmes
facteurs. Il est alors judicieux d’essayer de caractériser des types de croissance en fonction de l’importance relative des
différents facteurs :
- croissance extensive : augmentation de la production qui découle de l’augmentation de la quantité de travail et de
capital dans l’économie.
Remarque : gains de productivité = revenus supplémentaires qui naissent d'une amélioration de la productivité.
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Parmi ces sources de la croissance, c’est la troisième qui va être la plus importante parce que c’est justement celle qui semble sans
limite. C’est ce qu’on montré de nombreuses études portant sur la question en économie.
Un des travaux classiques sur la question est celui de Carré, Dubois et Malinvaud, Les sources de la croissance française, 1967 :
selon eux, le progrès technique explique 70% de la croissance suivant la Seconde Guerre Mondiale.
Pour résumer :
Type de croissance Définition Mécanismes
Croissance moderne qui s’obtient par une Gains de productivité obtenus grâce à :
meilleure utilisation des facteurs de - Meilleure organisation du travail
production => hausse de la productivité - Meilleure qualité du travail (formation, savoir-
Croissance intensive
Croissance qui résulte de la qualité et non faire)
de la quantité des facteurs - Progrès technique incorporé dans l’appareil
productif
L’augmentation de la population active (personnes en emploi + personne cherchant un emploi, c'est-à-dire les chômeurs)
permet toutes choses égales par ailleurs la croissance économique, c'est-à-dire l’augmentation durable de la production au
cours du temps, simplement car il y a plus d’individus qui désirent participer à la production qu’auparavant.
Remarques :
Est-ce que cela veut-il dire que tout le monde est plus riche ?
=> Non, on peut très bien être le double d’individus et produire le double, voire moins.
=> L’augmentation de la population active permet la croissance mais ne permet pas forcément le développement du pays car le
PIB/hab n’augmente pas forcément.
Facteurs de hausse de la PA :
- démographie
- flux migratoires
- durée études (-)
- âge retraite (+)
- taux d’activité (en particulier féminin)
Cependant : est-ce qu’il est possible d’avoir de la croissance avec augmentation de la quantité de travail sans augmentation de la
population active ?
Pour répondre à cette question, nous allons voir ce que défendent à l’heure actuelle différents rapports économiques et politiques
pour stimuler la croissance en France.
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Quels sont les trois moyens envisagés dans cet extrait pour stimuler la croissance économique ?
On peut obtenir de la croissance, c'est-à-dire l’augmentation durable de la production, en augmentant la quantité de travail
fournie dans une économie toutes choses égales par ailleurs, selon trois modes :
- augmentation de la durée du travail (supprimer les 35h par exemple)
- augmentation du nombre de personnes employées (réduction du taux de chômage)
- augmentation du nombre d’années passées en emploi (retardement du départ en retraite).
Retenons : La contribution de la quantité de travail à la croissance économique a été significative au XIXe siècle (production
intensive en main d’oeuvre).
Elle est beaucoup moins importante au XXe siècle. Carré, Dubois et Malinvaud, ont même établi que cette contribution était négative
au XXe siècle, la réduction du temps de travail faisant plus que compenser l’augmentation de la population active.
Cependant, avec l’essor du secteur des services, la croissance de la fin du XXe siècle est redevenue plus intensive en emploi.
Si la population active n’augmente pas tandis que la quantité de capital augmente, la productivité apparente du travail augmente, et
la production aussi. En effet, on produit plus avec plus de capital.
*Définition
L’investissement est l’opération par laquelle un agent économique acquiert des biens ou des services de production destinés à être
utilisés dans plusieurs cycles de production.
L’investissement est donc un flux de capital fixe entre deux périodes. C’est pourquoi on nomme « Formation Brute de Capital Fixe
» (FBCF) la valeur de l’investissement. Le capital est un stock.
On parle de "détour de production" pour exprimer que l’investissement ne porte pas tous ses fruits immédiatement, qu’il engage sur
le moyen terme. L’investissement transforme l’argent liquide en argent immobilisé (machines, locaux...).
FBCF = valeur des achats de biens durables utilisés pendant au moins un an dans le processus de production.
Référence à la notion brute : elle correspond à l’investissement brut dans lequel on ne peut distinguer les équipements qui servent à
remplacer ceux qui sont usés et ceux qui font augmenter le stock de capital On parle ici d'investissement « brut » car
l'amortissement, c'est-à-dire l'investissement de remplacement, n'est pas déduit. Si l'amortissement est enlevé, on parle
d'investissement « net ».
On peut également mesurer le taux d'investissement = FBCF / PIB (ou VA) x 100 => il mesure la part de l'investissement (des
ménages, administrations publiques et entreprises) dans le PIB (= 18,7% en 2010 pour les sociétés non financières d'après l'INSEE)
* Qui investit ? L’investissement est surtout le fait des entreprises, mais il est également réalisé par d’autres agents économiques.
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En France, en 2005, selon l’INSEE, on constate que la moitié de l’investissement est réalisée par des sociétés non financières.
Ce sont les ménages qui arrivent deuxième, avec 27,7% de la FBCF totale, par leurs achats immobiliers.
Puis les administrations, avec 16,5% de la FBCF totale, par leurs investissements productifs de tout type.
A retenir : Parler d’investissement et de FBCF ne doit donc pas être réducteur aux entreprises. Tous les agents économiques, de
l’entreprise au ménage investissent et contribuent ainsi à l’augmentation du capital fixe de l’économie.
NB : on se centrera cela dit surtout sur les décisions d’investissement des entreprises.
L’investissement porte sur l’achat de capital fixe => investissement matériel (ex : acquisition de nouvelles machines, de nouveaux
bâtiments ou de nouveaux véhicules professionnels).
Mais, depuis 1999, certains investissements immatériels sont également intégrés dans le calcul de la FBCF (achats, dans le cadre
des activités productives, de logiciels ou de réalisations d’œuvres littéraires ou artistiques).
Mais tous n’y sont pas, comme les dépenses de formation, ou les dépenses de publicité. Cela dit, ces dépenses sont déjà très
importantes, en raison de la diffusion des nouvelles technologies et l’achat de logiciels.
En fonction des effets attendus sur la structure productive, l'investissement peut être de trois types :
- investissement de remplacement : il vise à remplacer une machine usée ou obsolète
- investissement de capacité : il vise à augmenter les capacités de production, cad les quantités produites => hausse du
stock de capital => ex : la demande du produit fabriqué par l'entreprise augmente beaucoup et l'entreprise décide d'acheter de
nouvelles machines pour y répondre
- investissement de productivité (ou de modernisation ou de rationalisation) : il vise à augmenter la productivité
c'est-à-dire de produire en économisant du travail et:ou du capital et/ou des matières premières => hausse de l’ efficacité du
capital et du travail => la nouvelle machine va par ex permettre de fabriquer plus vite que la machine précédente, il faudra moins de
travail et de capital.
Objectif = produire mieux, cad baisser les coûts de production
Dans la réalité, il est difficile de distinguer les trois types d'investissement => les trois types d'investissement sont donc souvent
présents dans la même dépense.
Regardons maintenant l’évolution de l’investissement matériel et immatériel => Doc 3 p 58 : Inv matériels et immatériels
Que peut-on dire de l’évolution de l’investissement immatériel par rapport à l’investissement matériel ?
Retenons : L'accumulation des facteurs de production (c'est-à-dire l'augmentation de la quantité des facteurs de
production)explique la croissance économique extensive.
L'accumulation de la main d’œuvre provient dans le long terme de la croissance démographique ;
Celle du capital provient de l'investissement.
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Point de départ : constat empirique des études de Dubois, Carré et Malinvaud (1972)
Rappel : Croissance intensive = l'augmentation de la production provient essentiellement d'une amélioration de l'efficacité
productive => le PIB augmente grâce aux gains de productivité qui ont plusieurs origines.
La productivité est définie comme le rapport entre une production et les ressources mises en œuvre pour l’obtenir. Elle permet de
mesurer l'efficacité de la combinaison productive.
Ce qu’on va alors très souvent faire, c’est essayer de calculer la productivité en la rapportant au travail, car il est plus facile
d’évaluer quelle est la quantité de travail utilisée dans le processus de production plutôt que la quantité de capital, puisqu’il est
difficile d’évaluer la valeur des machines dans une entreprise à un moment donné du temps.
=> Quels sont alors les deux moyens qu’on a de mesurer le travail utilisé dans un processus de production ?
Les hommes
Les heures
Ces deux manières de mesurer le travail permet de donner les deux grandes catégories de productivité.
production
productivité du travail par tête =
nombre de salariés
production
productivité horaire du travail =
nombre d ' heures travaillées
=> Pour mesurer la production, on utilise la VA : on parle alors de productivité du travail en valeur.
=> Il reste alors à évaluer plus précisément l’efficacité totale du processus de production. On va désormais rapporter ce qui est
vraiment produit à tous les facteurs utilisés pour produire, comme cela on ne biaise pas les résultats en faveur d’un facteur ou d’un
autre. On calcule ce qu’on appelle alors la productivité globale des facteurs, qui mesure le résidu (mesure du progrès technique).
Reprendre le document 1 :
Expliquez quel a été le principal moteur de la croissance de la production à chacune des périodes
On constate que les fortes périodes de croissance (1948-1973 et 1995-2007) ont été tirées par la forte augmentation de la
productivité (1,78/2,99 ; 1,20/2,76). La période récente a aussi beaucoup tiré parti de la croissance du capital immatériel (avec les
NTIC, 0,73/2,76). La période de faible croissance (1973-1995) a été tirée par la croissance du capital matériel (0,52/1,56).
Ceci confirme que les gains de productivité sont une des principales causes de la croissance économique.
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Mécanismes : Document 3 : Schéma des effets des gains de productivité sur la croissance
Maintenant que nous avons vu qu’il y a des gains de productivité qui sont le signe du progrès technique, on va se demander quelles
sont les sources des gains de productivité et notamment de la productivité du travail ?
Elle a été théorisée par Adam Smith dans Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776.
Le principe de la division du travail consiste à diviser les tâches en opérations simples exécutées par des personnes différentes.
L’objectif est essentiellement de réaliser des gains de productivité : on peut produire plus avec des moyens identiques. C’est donc
une innovation de procédé source de croissance.
Comment cela est-il possible ? Adam Smith voit trois raisons à ces gains de productivité par la division du travail :
- chacun est plus spécialisé dans sa tâche et la réalise plus rapidement
- les pertes de temps entre l’exécution de deux tâches n’existent plus
- chacun connaissant mieux sa tâche peut développer des innovations qui permettent de gagner encore plus de temps.
Exemple : l'OST
Rappel : Capital humain = terme utilisé par G.Becker : stock de connaissances et de savoir-faire incorporé par chaque individu et
pouvant être utilisé à des fins productives : savoirs, savoir-faire et savoir-être.
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fabriquer en Italie parce que la productivité y est beaucoup plus élevée. Les ouvriers italiens ont des années d'expérience avec les
machines et s'adaptent rapidement aux différents produits, ils détectent les problèmes et les résolvent avant que la production ne
soit gâchée, ils entretiennent l'équipement. Pour toutes ces raisons, beaucoup de produits restent moins chers à fabriquer en
Italie, même si les salaires italiens sont à peu près dix fois plus élevés que les salaires roumains.
Suzanne BERGER, Made in monde, les nouvelles frontières de l'économie mondiale, Le Seuil, 2006.
1. Directrice roumaine de Emilia Maglia, firme italienne qui possède une filiale en Roumanie, dont une usine à Timisoara.
Ce document illustre la notion de capital humain et montre son lien avec la productivité.
Comment peut-on expliquer les différences de productivité entre les salariés roumains et italiens ?
Les salariés italiens ont une expérience professionnelle plus importante que celle des Roumains, ils connaissent mieux leur outil de
travail, sont capables de le réparer, de l’entretenir et de le modifier, ce qui accroît leur efficacité (donc la productivité).
C'est donc l’ensemble des capacités, talents, connaissances, qualifications possédé par un individu. Le capital humain procède
essentiellement de la formation et des expériences de l’individu.
On en déduit donc que le coût salarial n'est pas forcément un indicateur fiable de compétitivité.
Depuis le début du 19ème siècle (RI), le stock de capital par travailleur a considérablement augmenté : on dit que l'intensité
capitalistique s'est accrue.
Exemple : pour produire une voiture, on utilise proportionnellement de plus en plus de capital et de moins en moins de
travail.
Augmenter le stock de capital par travailleur revient donc souvent à substituer du capital au travail (ex : agriculture, industrie
automobile etc.).
Le processus de croissance compris comme augmentation de la quantité de produit par tête résulte ici d'une augmentation de la
quantité de capital par tête. Mais ce processus a des limites.
En effet, la fonction de production néoclassique est caractérisée par des rendements d'échelle constants (si je double la quantité
de chacun des facteurs je double également la production).
Or, le capital est de moins en moins productif lorsque sa quantité augmente par rapport à celle du travail : la production fait mais
que doubler lorsque le capital double mais que la main d’œuvre est constante (ex: un agriculteur et deux charrues).
Le capital est donc de moins en moins productif lorsque sa quantité par tête augmente : on dit que la productivité marginale du
capital est décroissante en fonction du stock de capital, c'est la loi des rendements décroissants.
A retenir : L'investissement est indispensable pour assurer une croissance durable : non seulement il augmente le volume de capital
disponible pour la production mais il permet aussi de moderniser le stock de capital existant => gains de productivité.
C'est alors grâce à un 3ème facteur, aux côtés du travail et du capital, que les rendements d'échelle demeurent constants : ce
facteur est le progrès technique.
Définition générale du progrès technique = ensemble des modifications qui affectent les façons de produire et la nature des biens
réalisés et qui permettent :
soit de produire plus avec la même quantité de facteurs de production
soit de produire autant avec moins de facteurs
soit de produire de nouvelles marchandises ou de meilleur qualité
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C’est un bien cumulatif dans la mesure où chaque découverte s’appuie sur d’autres découvertes faites dans le passé.
Ainsi, plus le stock de savoir augmente, plus de nouvelles découvertes vont pouvoir être effectuées.
« Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants », B. de Chartres au XIIème siècle, repris par Newton
Le PT génère des externalités (positives le plus souvent)
Innover, c’est donc s’efforcer de faire du profit à partir d’une invention. C’est là la fonction essentielle de l’entrepreneur, au sens
restrictif que donne à ce terme Schumpeter.
* Les innovations se distinguent par leur nature et par leur ampleur (Manuel p 44)
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performant dans le but de fournir aux consommateurs des services nouveaux ou améliorés
- les innovations technologiques de procédé = mise au point/adoption de méthodes de production ou de
distribution nouvelles ou notablement améliorées
- les innovations organisationnelles = adoption par l'entreprise d'une nouvelle organisation :
- de la production (taylorisme, fordisme etc.)
- du travail (travail en équipes autonomes, cercles de qualité, etc).
- des relations entre entreprises et son environnement (constitution de monopole, sous-
traitants, clients, marchés oligopolistiques, etc.)
Remarque : l'impact économique d'une innovation n'est pas forcément proportionnel à l'intensité du changement qu'elle provoque.
Source : INSEE
1/ Formulez une phrase donnant le sens des données entourées.
D'après l'Insee, sur une croissance du PIB en volume d’environ 4 % en 2000, la contribution de l’investissement (mesurée par la
FBCF) a été de 1,5 point de PIB. Mais il ne faut pas oublier que le taux d’investissement ne reflète pas la totalité de l’effort
d’investissement des entreprises (il néglige l’immatériel et les IDE).
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Sur le graphique, on peut constater que le taux de croissance de l’investissement constitue une des explications déterminantes
du taux de croissance du PIB puisque l’allure de la courbe de variation de la FBCF implique en général celle du PIB, toutes
proportions gardées.
Remarque : pourquoi n’y a-t-il pas une relation parfaite entre augmentation de la FBCF et augmentation de la production ?
Pour faire simple, il y a une autre raison : parce qu’il existe d’autres causes à l’augmentation de la production.
* Mécanismes montrant que l'investissement a des effets sur la croissance (travail en autonomie) => 2 effets
macroéconomiques : un effet sur la demande et un effet sur l'offre
Consigne : Répondez aux questions associées à chaque document puis construisez deux schémas d'implication logique (un pour chaque
effet macroéconomique) visant à montrer que l'investissement est source de croissance.
Pré-requis : L'investissement est un élément de l'offre mais également de la demande globale (cf équilibre emplois-ressources, l'I
est un des moteurs de la croissance) :
PIB + M = CF + FBCF + X + variation de stocks
Dont :
dépenses des ménages 2,0 0,7 0,3 1
investissement total 0,8 0,1 -1,2 -0,2
variation de stocks 0,0 -0,2 -1,1 0,5
dépenses des administrations 0,3 0,3 0,5 0,1
solde extérieur -1,0 -0,3 -0,7 0,1
1. Les chiffres pour 2009 et 2010 sont des prévisions
Source : INSEE, Comptes trimestriels, OFCE
Lecture : En 2010, la FBCF a eu une influence négative sur la croissance du PIB ; elle a contribué à faire baisser le PIB de 0,2 point.
1/ Vrai ou faux :
L'investissement a progressé de 0,8% en 2007.
L'investissement a augmenté de 0,8 milliards en 2007
La croissance de l'investissement a contribué à celle du PIB à hauteur de 0,8 point de pourcentage.
2/ Quels éléments de la demande contribuent le plus aux variations du PIB lors d'une année de croissance moyenne comme 2007 ?
En est-il de même lors de récessions comme celle de 2009 ?
A retenir : bien qu'il ne constitue qu'une part modeste de la demande globale, l'investissement a un impact considérable sur
l'évolution à court terme de la demande car il connaît des variations plus amples et plus brutales que la consommation et pèse plus
lourd que le solde extérieur, autres composantes de la demande globale.
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mécanisme que l'on appelle, à la suite de Keynes, le multiplicateur d'investissement. Il montre qu'en définitive, une dépense
d'investissement supplémentaire se traduit par une augmentation plus que proportionnelle du niveau de la demande. L'effet
multiplicateur est d'autant plus grand que la propension marginale à consommer est forte - c'est-à-dire que les ménages consacrent
à la consommation une fraction importante de leur supplément de revenu - et que la propension marginale à importer est faible.
Ainsi, lors de la politique de relance de 1981-1982, l'effet multiplicateur pour l'économie française a été réduit par l'accroissement
des importations. Il a finalement profité aux économies étrangères, particulièrement l'Allemagne, et le déficit commercial s'est
creusé. L'effet inverse s'est par contre produit au début des années 1990 lors de la réunification allemande qui a conduit à une
forte augmentation de la demande outre-Rhin.
Pierre-André CORPRON, Cahiers français, n° 315, juillet-août 2003
1) En quoi consiste le principe du multiplicateur d'investissement ?
Keynes a montré que l'accroissement de l'investissement entraînait un accroissement plus que proportionnel du Revenu National :
c'est ce que l'on appelle le mécanisme du multiplicateur.
Remarque : Keynes n'est pas l'initiateur de la notion de multiplicateur qui revient à l'économiste anglais R-F. KAHN (1905-1989)
dans un article de 1931.
Principe du multiplicateur d'investissement : une variation de l'investissement entraîne une variation plus que proportionnelle du
revenu national (demande globale).
Conditions : Pour que ce processus puisse se mettre en place, il faut que les capacités de production ne soient pas, à l'origine, toutes
utilisées : sinon, il n'y aurait pas de possibilité de répondre à l'augmentation de la demande en biens d'équipement, sauf à réduire la
consommation ou les exportations ou à augmenter les importations.
Idée du multiplicateur : la dépense d'un agent engendre un revenu pour un autre agent qui va lui-même dépenser et ainsi de suite.
Le supplément de revenu peut être soit épargné soit consommé et c'est cette répartition qui détermine le niveau du multiplicateur
d'investissement.
Exemple : si c=0.8, par exemple soit 1/0.2 soit 5 : une variation de l’investissement de 100 euros entraîne une variation
du PIB de 500 euros
Schéma :
* marginale :
- propension marginale à consommer = elle mesure comment chaque euro de revenu supplémentaire se
répartit en supplément de consommation => variation conso / variation revenu
Elle représente la répartition d'une variation du revenu entre la consommation et l'épargne.
Ex : si propension margi à consommer = 0,8, quand mon revenu augmente d'un euro, ma consommation augmente de 0,8 euros
(j'affecte 80 % de cette augmentation à ma consommation).
Remarque : l'effet est d'autant plus grand que la propension marginale à consommer est grande.
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2) Pourquoi une relance de l'activité est-elle plus efficace lorsqu'elle aboutit à une distribution de revenus supplémentaires aux
ménages les plus défavorisés ?
Les ménages les plus défavorisés étant ceux qui ont la plus forte propension marginale à consommer (ils n’ont guère les moyens
d’épargner le revenu supplémentaire qui leur est distribué), une politique de relance sera d’autant plus efficace qu’elle distribuera
prioritairement du pouvoir d’achat à ces catégories.
En retour, une variation de la demande globale induit une variation plus que proportionnelle de l'investissement : c'est le principe de
l'accélérateur énoncé pour la première fois par J-M. CLARCK en 1917.
Ce principe repose toutefois sur plusieurs hypothèses :
- le plein-emploi du capital installé
- face à une hausse de la demande les entreprises réagissent en cherchant à produire plus (et non en augmentant les
prix)
- la relation entre les quantités produites et le volume de capital nécessaire, cad le coefficient de capital, est contant
Schéma :
1/ En quoi chacune des trois formes d'investissement productif contribue-t-elle à améliorer les conditions de l'offre des
entreprises ?
L’investissement de capacité permet aux entreprises de viser la taille critique leur permettant de peser sur le marché
=> effet de capacité.
L’investissement de productivité leur permet d’améliorer leur compétitivité (grâce à la baisse des prix) et de réaliser
les économies d’échelle => effet de productivité.
L’investissement de remplacement leur évite un vieillissement de l’appareil de production nuisible à la compétitivité.
Les phases d’expansion et de récession n’ont pas les mêmes effets sur l’effort d’investissement des entreprises : en période
d’expansion, elles sont incitées à l’investissement de capacité, alors que les périodes de récession les amènent surtout à retarder
leurs investissements de remplacement et à mettre en réserve une partie de la capacité productive.
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Retenons :
À court terme, l’investissement est une composante de la demande finale et sa variation pèse sur la conjoncture
économique.
La consommation est relativement stable dans le temps, cependant, elle a une grande force d'inertie, alors que l'investissement est
beaucoup plus instable, il augmente ou diminue en fonction des anticipations des agents (s’il progresse, cela stimule la production et
l’emploi, donc la croissance économique. Son ralentissement contribue au contraire à freiner l’activité économique).
Dans les fluctuations conjoncturelles (à court terme, donc) de l'activité, les variations de l'investissement jouent finalement un
grand rôle.
En longue période, l'investissement accroît les capacités de production et l'efficacité du travail ; il agit donc sur
l'offre de B&S de deux manières :
d'une part, il permet d'augmenter les capacités de production exploitables car investir, c'est acquérir
des moyens de production (investissement de capacité) => l'entreprise peut donc produire plus de biens et services => économies
d'échelle => amélioration de la compétitivité-prix.
d'autre part, l'investissement va permettre de mettre en œuvre le progrès technique (investissement de
productivité), notamment en permettant de mettre en place de nouveaux procédés de production (en achetant une machine plus
performante ou un ordinateur « dernier cri ») + diversification de l'offre.
Il permet ainsi l'accroissement de la productivité permettant la croissance => compétitivité prix et hors prix avec la production de
nouveaux biens.
Pour analyser cette question, on peut se référer à un des auteurs classiques en économie, Joseph Aloïs Schumpeter (1883-1950) et
son livre Théorie de l’évolution économique, 1912.
Selon Schumpeter, l’économie et principalement l’économie capitaliste a connu une croissance très forte depuis le milieu du
XVIIIème siècle en raison de ce qu’il appelle l’innovation. L’innovation, nous dit Schumpeter, doit être clairement distinguée de
l’invention.
Problématique : Pourquoi et comment est-ce que le progrès technique, c'est-à-dire dans son sens large les améliorations qualitatives
des facteurs travail et capital (les quantités restent inchangées), permet la croissance économique ?
a) D'une approche exogène à une approche endogène : le progrès technique est une cause et
une conséquence de la croissance économique
Idée : Les analyse du rôle du progrès technique comme source de croissance ont été profondément renouvelées depuis le début des
années 80. Le changement réside dans la manière d’expliquer l’origine de la croissance économique.
Pour les approches traditionnelles dont fait partie l’approche néoclassique (cf modèle de Robert SOLOW), la
croissance de longue période serait déterminée par des facteurs extérieurs à la sphère économique => croissance exogène.
D'autres économistes contemporains rendent endogène le progrès technique dans la croissance.
Manuel p 42 : docs 1 et 2
Retenons :
L'économiste américain R. SOLOW (néo-classique, prix Nobel d'économie en 1987) propose en 1957 un modèle
mettant en évidence les facteurs de la croissance du PIB par tête.
Ce modèle repose sur deux hypothèses :
- les rendements factoriels sont décroissants => le capital physique connaît des rendements décroissants : un
accroissement du facteur capital engendre une hausse de la production moins que proportionnelle (la productivité marginale du
capital est décroissante).
- les rendements d’échelle sont constants : dans ce cas on augmente dans la même proportion les deux facteurs de
production (un doublement de la quantité de travail et de la quantité de biens d’équipement, par exemple).
Si la production augmente au même rythme que les facteurs (elle doublera dans cet exemple), on dira que les rendements d’échelle
sont constants (=> croissance extensive).
Remarque de vocabulaire :
Les rendements factoriels relient la production à une combinaison de facteurs dont l'un est fixe.
Les rendements d'échelle relient la production à une combinaison de facteurs qui varient dans la même proportion.
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Mais à côté des facteurs travail et capital, il introduit un troisième facteur, le progrès technique, assimilé à la
productivité globale des facteurs de production.
Le progrès technique va alors permettre d'engendrer des rendements d'échelle croissants : la production augmente
plus vite que la quantité de facteurs => la croissance devient intensive c’est-à-dire qu’elle repose en partie sur l ’augmentation de la
productivité des facteurs.
Cette hausse est due au progrès technique cependant considéré dans ce modèle comme un facteur exogène, c'est-à-dire
indépendant de l'activité économique : il semble donc « tombé du ciel », il est le fruit du hasard et reste de ce fait inexpliqué
(R.SOLOW ne dit rien sur ses origines).
On parle du « résidu de Solow » ou encore d'une « mesure de notre ignorance » : il mesure la part de la croissance de la production
qui n'est pas le résultat de l'utilisation d'une plus grande quantité de travail ou de capital.
Voir Doc 1 DD : En France, la principale étude sur ce sujet a été menée par J-J.CARRE, P.DUBOIS et E.MALINVAUD : entre 1961
et 1973, près de la moitié de la croissance économique française était expliquée par le résidu.
Complément :
Document 10 :
D'où vient la croissance par tête ? Du montant de capital technique investi, répond dès 1956 Robert Solow : machines, équipements,
infrastructures, logiciels ... Toutefois, quand on augmente le capital par tête, certes la production augmente, mais pas de façon
proportionnelle. Les rendements sont décroissants, parce que ceux qui se servent des machines n'ont que deux bras et une tête:
ajouter un deuxième ordinateur à celui que j'utilise déjà ne me permettra pas de multiplier par dix mon apport productif.
A force d'augmenter le capital par tête, vient un moment où la production par tête finit par ne plus guère progresser. Mais tant que
ce niveau n'est pas atteint, un investissement supplémentaire est générateur de croissance économique. Par conséquent, entre deux
pays, celui qui investit plus connaît aussi une croissance économique plus rapide, ce qui explique les phénomènes de « rattrapage »
des pays qui ont commencé leur croissance économique plus tardivement que les autres. Toutefois, le modèle de Solow aboutit à la
conclusion que la croissance économique par tête devrait peu à peu se ralentir, puis s'annuler. Or ce n'est pas ce qui est observé.
C'est pourquoi Solow a mis en scène un troisième facteur, le progrès technique, en plus du travail et du capital. Un facteur un peu
particulier, puisqu'il accroît l'efficacité productive des deux autres, un peu comme la levure accroît le volume du gâteau. Bien qu'il
permette de produire plus, il n'appartient à personne (<< il tombe du ciel») et il n'y a donc pas besoin de le rémunérer. D'où le terme
de facteur exogène donné à ce progrès technique, qui est aussi une « mesure de notre ignorance », puisqu'on lui attribue ce qui,
dans les gains de productivité, ne peut être imputé ni à l'accroissement du travail ni à celui du capital.
Dominique CHARPENTIER, Alternatives économiques, Hors série n° 57,2003.
1/ Expliquez la phrase soulignée.
Cette phrase fait référence à la loi des rendements décroissants : la productivité d’un facteur diminue lorsque sa quantité utilisée
augmente, les quantités utilisées des autres facteurs étant constantes.
Autrement dit, les rendements deviennent décroissants lorsque l’addition d’une unité supplémentaire d’un facteur entraîne une
augmentation moins que proportionnelle de la production.
2/ Quelles sont les prédictions de Solow en ce qui concerne la croissance et les inégalités entre pays ?
La théorie de Solow envisage le rattrapage des pays moins développés, grâce à l’investissement qui accroît le capital / tête. Elles
sont vérifiées pour les pays comme l’Inde, la Chine, le Brésil qui connaissent actuellement des taux d’investissement élevés et une
forte croissance économique. Mais cela n’est pas vérifié pour l’ensemble des pays en développement.
Le progrès technique permet d’accroître l’efficacité des deux facteurs de production (travail et capital) et donc d’augmenter la
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Les nouvelles technologies accroissent la productivité des facteurs et permettent des investissements nouveaux, eux-mêmes
facteurs de nouveaux gains de productivité.
Dans les années 1980, d'autres économistes contemporains rendent endogène le progrès technique dans la croissance.
Retenons : Les modèles de la croissance endogène ont été développés à partir de la fin des années 1970 notamment par Paul Romer,
Robert Barro et Robert Lucas. Ils se fondent sur l'hypothèse que la croissance génère par elle-même le progrès technique. Ainsi,
il n'y a plus de fatalité des rendements décroissants. Le progrès technique est donc « endogène » à la croissance.
La croissance économique trouve donc sa source dans l’accumulation de différentes formes de capitaux (R&D, expérience et
savoir-faire, éducation et formation professionnelle, infrastructures publiques...) mis en œuvre par les différentes agents
économiques.
Cette analyse se trouvait déjà chez Schumpeter puisqu'il affirmait que les innovations progressives résultent de l'amélioration des
innovations précédentes.
Le progrès technique dépend alors des décisions volontaires et rationnellement fondées des agents économiques d'investir dans
différentes activités qui permettent l'émergence de l'innovation.
Les théories de la croissance endogène présentent cinq sources de progrès technique issues de la croissance :
- l'achat de capital productif (P.ROMER, 1986)
- les effets d'apprentissage ou « learning by doing » (P.ROMER, 1986)
- la R&D (P.ROMER, 1987)
- le capital humain (R.LUCAS, 1988)
- les infrastructures publiques (R. BARRO, 1990)
Donc, pour ces théories, le progrès technique serait à la fois une cause et une conséquence de la croissance : l'investissement
dans les cinq sources de PT produit des externalités positives qui permettent des rendements d'échelle croissants.
Complément : Cette thèse de la croissance endogène remet en cause la théorie libérale néo-classique sur plusieurs points :
1er point : le processus de croissance est donc cumulatif et auto-entretenu : la croissance permet de dégager les
capitaux qui serviront au financement de la R&D => accumulation du progrès technique => croissance.
Les économies ne vont donc pas tendre vers un état stationnaire => la croissance endogène contredit l’idée de la convergence des
économies.
2ème point : les rendements factoriels ne sont pas décroissants mais constants. Ceci revient à dire qu’une
augmentation d’un facteur de production (le travail) sans que l’autre augmente se traduira par une hausse de la production
proportionnelle.
3ème point : les rendements d’échelle ne sont pas constants mais croissants grâce aux externalités positives. Une
hausse de 2% de la quantité de travail et de la quantité de capital provoquera une hausse du PIB de 3%, par exemple, ce qui
diminuera le coût unitaire de production (moins de quantité de travail et de capital par produit).
4ème point : le marché n’est pas toujours capable de bien coordonner les agents pour obtenir une croissance
économique optimale.
C’est donc à l’Etat d’intervenir en menant une politique structurelle à long terme (Robert Barro) (exemple : investissements publics,
inciter économiquement les agents (entreprises, ménages) à investir ou à chercher ou à s’éduquer soit en subventionnant les
externalités positives (subventions de l’Etat pour installer une ligne TGV ou un réseau à haut débit), soit en taxant les externalités
négatives (l’usage de la voiture en ville), soit en protégeant l’innovation par le biais de brevets qui donnent un monopole d’exploitation
temporaire.)
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Ce qu’on observe avec ce document, ce sont les différents grands cycles économiques qui ont été capitaux pour l’histoire économique
mondiale.
Tous ces différents cycles économiques de croissance forte puis de ralentissement de l’activité et de dépression ont été relevé par
un économiste russe, N. Kondratieff, d’où leur nom. Dans un livre intitulé Les vagues longues de la conjoncture (1926), il a ainsi
repéré que l’économie suivait un mouvement de forte croissance puis de ralentissement, voire de dépression, suite à de grandes
innovations de procédé radicales.
2/ Explication : J.A. Schumpeter a proposé une explication des ces cycles longs => document ci-dessous à analyser avec
les élèves et à connaître.
Retenons : J.A. Schumpeter explique le caractère cyclique et dynamique de la croissance par des vagues d'innovations mises en
œuvre par l'entrepreneur innovateur. Ces innovations qui apparaissent par grappes induisent un processus de destruction créatrice
bénéfique à l'économie sur le long terme.
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Ce graphique montre une forte chute des ventes de magnétoscopes entre 2000 et 2005 : de 14,5 millions d’unités vendues en
Europe, les ventes deviennent presque nulles aujourd’hui ; tandis que, sur la même période, les lecteurs de DVD apparaissent sur le
marché puis se diffusent à une grande vitesse et se substituent au magnétoscope pour lire les vidéos. L’innovation chasse l’ancien
produit. C’est une illustration du phénomène de destruction créatrice mis en évidence par J. Schumpeter.
Q7 : Quelles sont les conséquences économiques et sociales de cette évolution ? Trouvez d’autres exemples.
Cette évolution a d’autres conséquences. Le phénomène de destruction créatrice s’étend à l’économie et à la société.
Par exemple, les entreprises qui n’ont pas su s’adapter à cette évolution technologique sont condamnées à disparaître.
Ainsi, des faillites et des licenciements accompagnent une telle évolution si les entreprises concernées ne parviennent pas à
s’adapter.
Dans le même temps, les entreprises innovatrices et celles qui les imitent se développent, de nouveaux emplois
apparaissent nécessitant d’autres qualifications, localisés à d’autres endroits.
« Destruction créatrice » parce que ce phénomène entraîne la disparition d’activités économiques du fait de l’émergence de
nouvelles activités portées par des technologies plus performantes ; disparition de professions, chômage et créations d’emplois
nouveaux ; mais aussi transformations des comportements socioculturels (acculturation, remise en cause de positions sociales liées
aux activités obsolètes).
Travail en autonomie : Par quels mécanismes les innovations stimulent-elles la croissance économique ?
Document 12 :
2/ Quel lien peut-il y avoir entre la réalisation de gains de productivité par les entreprises et la consommation de biens et de
services ?
Effets des gains de productivité : augmentation des salaires + répercussion de la baisse des coûts sur les prix
Conséquence = hausse du pouvoir d'achat
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Source : Recherche-développement, financement et croissance : quels choix pour la France dans l'Union européenne ?, Rapport du
Conseil d'analyse économique, 11.02.2005.
D'après un rapport du Conseil d'analyse économique de 2005, entre 1995 et 2001, aux Etats-Unis, dans les industries productrices
des TIC, la productivité du travail a augmenté de 10% en moyenne par an.
Expliquer à l'aide du document, l'accélération de la croissance de la productivité constatée aux États-Unis entre les deux périodes
observées ?
Il s'agit d'une accélération de la croissance de la productivité (il ne s'agit pas d'expliquer simplement l'augmentation de la
productivité).
Comparaison des deux périodes => doublement du TCAM pour le total de l'économie :
cette accélération est imputable aux TIC (plus forte accélération pour les industries utilisatrices)
données chiffrées pour mettre en évidence le contraste avec la décélération et même la baisse pour les industries non
productrices et non utilisatrices de TIC
Synthèse à partir de ces deux documents : montrez les effets du PT sur la croissance économique
Retenons :
1/ Les innovations de produits améliorent les conditions de l'offre :
* Effets quantitatifs :R&D => investissements supplémentaires => hausse de la demande de biens de production + hausse des
capacités de production => croissance + création de nouvelles activités
* Effets qualitatifs :
- diversification des produits (via la différenciation horizontale des produits) => compétitivité hors-prix
1er exemple : on produit en même temps du Blue Ray et du DVD. On a donc produit plus qu’avant. Il y a
bien de la croissance par la compétitivité hors-prix
Autre exemple : manuel p 44 document 2 : La « loi » de Moore (Q3) => course sans fin à l'innovation
- amélioration de la qualité des produits => compétitivité hors-prix via la différenciation verticale des produits
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* Explication (doc 12) : innovations de procédés et organisationnelles => produire plus en utilisant la même quantité de facteurs ou
produire la même quantité en diminuant les quantités de facteurs utilisées => baisse du coût de production unitaire => gains de
productivité => :
- hausse des profits => autofinancement => hausse de l'investissement via le multiplicateur d'investissement => effet
sur l'offre de B/S
- hausse des salaires + baisse des prix => effet sur la demande de B/S
stimulation de la demande interne d'autant plus que l'élasticité prix de la demande est forte (ex : biens
électroménagers ou automobiles durant les Trente Glorieuses)
+ hausse de la compétitivité prix => stimulation de la demande extérieure => hausse des exportations =>
hausse de la production de B/S
Mais dans les années 1990, ce paradoxe a été levé : le taux de croissance de la productivité de l'économie américaine a doublé
entre les années 1970-1980 et les années 1990-2000 ; le taux de croissance a été encore plus élevé dans les TIC.
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Thierry PAQUOT, « L'homo urbanus, un citadin globalisé ? ", juin 2004. DR.
Montrez comment les innovations favorisent l'urbanisation mais également que celle-ci favorise l'apparition d'innovations.
Par ailleurs, les débuts de l’industrialisation créent un appel de main-d’oeuvre dans les zones industrielles
qui se constituent et qui sont des foyers d’urbanisation.
Cela est rendu possible en raison des valeurs de l’homo urbanus : matérialisme, confort, mobilité, utilitarisme, rapidité, curiosité,
sensible aux modes…
Remarque : La concentration de la population dans les zones urbaines pose un certain nombre de problèmes, en particulier le
logement et les transports, qui ne peuvent se résoudre que par des innovations introduisant en général un mode collectif de
fonctionnement.
Cette concentration fait naître de nouvelles nuisances dont la réduction passe aussi par des innovations.
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Le taux actuel d’équipement en NTIC, bien qu’en hausse rapide, réserve aux plus aisés et aux plus diplômés ces nouvelles
pratiques politiques qui ne sont donc pas socialement neutres.
=> Fracture numérique => répartition inégalitaire des différents capitaux (économique, social et culturel)
Cela a peu d’influence sur les opinions actuellement car les recherches sont surtout effectuées pour se conforter dans son opinion.
Ces pratiques posent le problème de la qualité de l’information, du choix des sites. Il n’y a évidemment aucune obligation pour les
candidats aux élections de prendre en compte les avis émis.
La généralisation des NTIC peut donner naissance à une société de surveillance et de cyber-espionnage
Retenons :A travers l'exemple des NTIC, on peut voir que le PT est générateur de changement social.
Conclusion I :
La croissance économique résulte de deux sources principales :
l'accumulation des facteurs de production
un mouvement de hausse durable de la productivité du travail, qui peut notamment être favorisée par la mise en œuvre
du progrès technique incorporé à l'investissement.
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