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Argile Expansive : Étude Géotechnique

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

N° d’ordre : ……………

UNIVERSITE MOHAMED BOUDIF- M’SILA


Faculté De Technologie
Département de Génie Civil

MEMOIRE de fin d’étude


Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER

Filière : Génie Civil


Option : Géotechnique

Présenté en Juin 2018 par :

REZGUI Mohammed Amine DAOUD Mohammed

Thème :

Caractérisation d’une argile expansive


reconstituée à forte énergie de compactage

Soutenu publiquement le : 18/06/2018 devant le jury composé de :


Mr.Mahamedi Abdelkrim M.C.B Université de M’sila Président
Mr.Mekki lakhdar M.A.A Université de M’sila Rapporteur
Mr .TALLEH Naoui M.A.A Université de M’sila Examinateur
Mr.OUZENDJA Djamel M.A.A Université de M’sila Examinateur

Promotion : 2017/2018
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :


Mes très chers parents qui n’ont pas cessé de me soutenir et me donner le
meilleur d’eux même
tout au long de ma formation, Mes frères et sœurs.
Ma grand-mère.
Zako, Zaki Merhitcho, Ali Nougua, Moh bariguo, Ishak Rojla et tous
mes amis.
Mon copain Daoud, qui a partagé avec moi les bons et les mauvais
moments durant mes études.
Tous les étudiants de ma promotion et à tous les personnes que j’aime.

Rezgui 𝑀𝑒𝑑 Amine

Je dédie ce mémoire à :
Mes très chers parents qui n’ont pas cessé de me soutenir et me donner le
meilleur d’eux même
tout au long de ma formation, Mes frères et sœurs.,
Mes amis.
Mon copain Rezgui, qui a partagé avec moi les bons et les mauvais
moments durant mes études.durant mes études.

Daoud Mohamed
Remerciements

Nous adressons nos plus vifs remerciements vont à mon Allah le tout
puissant qui m’a donné la force, la patience, le courage et la volonté pour
effectuer ce travail.

Ils ne m’auraient été possible, à nous seul, d’achever le présent travail


sans l’assistance, l’appui et le suivi minutieux de nos enseignants et
encadreurs Messieurs KHEMISSA Mohamed et MEKKI Lakhdar, Qu’ils
trouvent ici nos sincères remerciements.

Nous tenons également à remercier chaleureusement Monsieur


CHAKI Malek, Directeur du Laboratoire Central des Travaux Publics
(L.C.T.P) antenne de M'sila, ainsi que l’ensemble du personnel de
laboratoire pour leurs aide.

Nos sincères remerciements vont au président et aux membres du jury


de soutenance qui nous a fait l’honneur d’examiner ce travail.

Nous tenons également à remercier tous les technicien du laboratoire


de génie civil, pour leurs disponibilités dès le début de nos essais, ainsi que
l’ensemble du personnel du département de génie civil de l’université de
M’sila.

Nous voudrions aussi adresser nos sincères remerciements à tous les


enseignants du département de Génie Civil, ainsi qu’à toutes les personnes
qui ont contribué de près ou de loin à notre formation.
‫ملخص‬
‫ وتحليل نتائج سلسلة‬،‫المتاصة وفق طاقة ضغط عالية‬ ‫التبة الدقيقة ر‬ ‫هذا العمل يندرج ف إطار دراسة سلوك ر‬
‫ي‬
‫طط ط ي ي مكلت تم اخذه من بلدية سي ييدي هجرس‬ ‫الأ ت عي ع‬ ‫ر‬
‫ب‬ ‫من اختبارات تحديد الهوية والتوص يييت ي‬
‫ر‬
‫التورم يف التبية‬- ‫ ت عيي دراس ي ي ي ي يية زبلموىرافيية وتزر ت ميد تعقييد ظياهر االنكميا‬.)‫ الجزائر‬،‫(واليية مسي ي ي ي يييلية‬
،‫ االنضي ييغاطية‬،‫ رفع‬،‫فقد تمثل مكمل التخصي ييي هذا بشي ييكل خاإ من إ راب اختبارات تحديد الهوية‬. ‫الطمنية‬
‫ر‬
‫الأ تم الحصي ي ي ييوق علمها تم قيم المعلمات‬ ‫ر‬
‫التورم والق المباش إىل ص ي ي ي ييندو كا اىرند تظهر نتائج االختبارات ي‬
.‫للتبة المدروسة‬ ‫الجموتقنية المستنتجة من هذه االختبارات متطابقة وتؤكد الط يعة المتضخمة ر‬

. ‫ ادو ر‬،‫ تحمل‬،‫ الطط توسعية‬:‫كلمات البحث‬


‫ الق‬،‫ االنضغاط‬،‫ انتفاخ‬،‫ممت‬ ‫ب‬

Résumé
Le présent travail s’inscrit dans le cadre de l’étude du comportement des sols fins
compactés a forte énergie de compactage et d’analysé les résultats d’une série d’essais
d’identification et de caractérisation exécutés sur une argile expansives naturelle
prélevée dans la commune de Sidi-Hadjrès (wilaya de M’sila, Algérie).Une étude
bibliographique a été menée et a mis en évidence la complexité de phénomènes de
retrait-gonflement des sols argileux. Ce complément de caractérisation consistait
notamment à réaliser des essais d’identification, portances, compressibilité, gonflement
et de cisaillement direct à la boite de Casagrande. Les résultats d’essais obtenus
montrent que les valeurs des paramètres géotechniques déduits des ces essais sont
concordantes et confirment le caractère très gonflant des sols étudiés.
MOTS-CLÉS : argile expansive, portance, œdomètre, gonflement, compressibilité,
cisaillement.

Abstract
The present work is part of the study of the behavior of compacted high-density soils
with high compaction energy and analyzed the results of a series of identification and
characterization tests carried out on a natural expansive clay removed. in the commune
of Sidi-Hadjrès (wilaya of M'sila, Algeria) A bibliographic study was conducted and
highlighted the complexity of shrinkage-swelling phenomena of clay soils This
additional characterization consisted in particular to carry out tests of identification, lift,
compressibility, swelling and direct shear to the Casagrande box. The results of tests
obtained show that the values of the geotechnical parameters deduced from these tests
are concordant and confirm the very swelling nature of the soils studied
Key Word : expansive clay, bearing, odometer, swelling, compressibility, shear.
SOMMAIRE

Liste des notations


Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des photos
Introduction générale….............................................................................................. 1

Chapitre I
Synthèse bibliographique

I.1 : Introduction : ...................................................................................................... 3


I.2 : Les argiles :......................................................................................................... 4
I.2.1 : Définition :................................................................................................... 4
I.2.2 : Structure des argiles : .................................................................................. 4
I.2.3 Principaux groupes de minéraux argileux : ................................................... 5
I.2.3.1. La Kaolinite : .......................................................................................... 5
I.2.3.2. Les illites : ............................................................................................... 5
I.2.3.3. La Montmorillonite (smectites) : ............................................................ 6
I.2.4 : Texture des argiles : .................................................................................... 7
I.3 : Mécanismes de gonflement des argiles : ............................................................ 8
I.3-1: Evolution de la texture au cours du gonflement : ........................................ 9
I. 4 : Identification des sols gonflants : .................................................................... 10
Ι.4.1 : Définition des paramètres de gonflement : ............................................... .10
Ι.4.1.1 : La pression de gonflement (σg) : .............................................................. .11
Ι.4.1.2 : Le potentiel de gonflement (εg) : ............................................................... 11
I.4.1.3 : L’indice de gonflement (Cg) : ................................................................... 11
Ι.4.2: Méthodes d’identification :......................................................................... 11
Ι.4.2.1: Méthodes indirectes d’identification : ........................................................ 11
Ι. 4.2.2:Méthodes directes d’identification : ........................................................... 14
a) Méthode de gonflement libre : ................................................................ 15
b) Méthode de gonflement sous charges constantes : ................................. 16
c) Essai à volume constant : ........................................................................ 16
Ι. 4.2.3: Comparaison des différentes méthodes ..................................................... 17
Ι. 5. Effet du temps sur le comportement des argiless ............................................ 18
CONCLUSIONS ................................................................................................... 19
Chapitre ІІ
Programme expérimental et procédures d'essais

II.1 Introduction : ......................................................................................................... 21


II.1.1 Localisation du site : ...................................................................................... 21
ІІ.2.Programme d'éssai:................................................................................................ 23
ІІ.2.1 : Essais d’identification : ................................................................................ 23
ІІ.2.1.1 : Analyse granulométrique : .................................................................... 23
A). Analyse granulométrique par tamisage (NF P 94-041) : .......................... 23
B). Analyse granulométrique par sédimentométrie : (NF P 94-057) : ........... 24
ІІ.2.1.2 : Limites d’Atterberg (NF P 94-051) : .................................................... 24
ІІ.2.1.3 : Essai au bleu de méthylène (l'essai à la tâche) (NF P 94-068) : ........... 25
II.2.2 : Essais mécaniques : ...................................................................................... 26
II.2.2.1 : Essai de portance C.B.R (NF P 94-078): .............................................. 26
A) Essai C.B.R immédiat : ........................................................................................ 26
B) Essai C.B.R après imbibition : ............................................................................. 27
ΙΙ.2.2.2 : Essais de compressibilité et de consolidation Œdométrique..................28
A) Appareillage .............................................................................................. 29
B) Préparation de des éprouvettes et exécution des esais : ........................... 29
C) Interprétation des résultats d’essai : ........................................................ 29
II-2-2-3 : Essai de gonflement a l’Œdomètre ...................................................... 32
II-2-2-4 : Essai de cisaillement direct àla boite de casagrande(NF P 94-071-
1) : ........................................................................................................................ 33
A) Appareillage ............................................................................................. 34
B) Préparation de des éprouvettes et exécution des essais : ........................ 34
C) Les types des cisaillements Interprétation des résultats d’essai : .......... 35

Chapitre III

Présentation et analyse des résultats d’essais

III.1 : Introduction :...................................................................................................... 37


III-Résultats Des Essais : ............................................................................................. 37
III-2 les essais d’identification : ................................................................................... 37
III-2-1- Analyse granulométrique : .......................................................................... 37
III-2-1- a-Analyse granulométrique par tamisage : ............................................. 37
III-2-1- b-Analyse granulométrique par sédimentométrie : ................................. 39
III-2-2 Limites d’Atterberg : .................................................................................... 42
III-2-3 Essai au bleu de méthylène : ........................................................................ 45
IIІ-3- Les essais mécaniques : ...................................................................................... 45
IIІ-3-1-Essai Proctor modifié : ................................................................................. 45
ӀӀӀ-3-2-Essai C.B.R immédiat et après imbibition : ................................................. 46
a-C.B.R immédiat : ......................................................................................... 46
b- Essai C .B.R après imbibition :................................................................... 49
IIІ-3-3 Essais de gonflement à l’œdomètre :........................................................... 53
IIІ-3-4 Essais de compressibilité œdométriques : ................................................... 56
III-3-5 Essai de cisaillement direct : ....................................................................... 62
III-3-6 Essai de compression : ................................................................................ 66
IIІ-4 DISCUSSION DES RESULTATS D’ESSAIS : ................................................. 67
IIІ-4-1 Caractéristiques d'identification : ................................................................ 67
IIІ.4.2 Caractéristiques mécanique : ....................................................................... 70
IIІ-5 CONCLUSIONS : ............................................................................................... 72

CONCLUSION GENERALE ................................................................................... 73

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.................................................................74
Liste des notations

g : La pression de gonflement
∆H: Gonflement total
Ac : activité de la fraction argileuse.
C : cohésion.
e : indice des vides
e0: indice des vides initial

S.S.T: surface spécifique.


VBS: valeur du bleu de méthylène.

W: teneur en eau

WL : limite de liquidité.
WP : limite de plasticité.
IP : indice de plasticité.
C.B.R: California Bearing Ratio.
IPI: l’indice de portance immédiat(%).
ICBR : l’indice de portance imbibé (%).
CV : coefficient de consolidation
Cc : l’indice de compression(%).
Cg : l’indice de gonflement (%).
σ'p: la pression de préconsolidation (KN).

γd : densité sèche
γh : densité humide
γw: Poids volumique de l’eau
ε : déformation.
σ': contrainte normale effective

σ': contrainte normale total

τ : résistance au cisaillement.
φ : angle de frottement.
Liste des tableaux
Tableau I.1: Relation entre le gonflement libre et l’indice de plasticité (Seed et al.,
1962). [17].................................................................................................................... 11
Tableau I.2 : Potentiel de gonflement d’après le Building ResearchEtablishment BRE
(1980). [........................................................................................................................ 12
Tableau I.3 : Potentiel de gonflement (Chen, 1998). [6] ............................................ 12
Tableau I.4 : Valeurs indicatives pour les sols susceptibles de variation de volume
(Bigot et Zerhouni, 2000). [3] ...................................................................................... 12
Tableau I.5 : Modèles empiriques de calcul du taux de gonflement (εg) et de la
pression de gonflement (σg) ........................................................................................ 14
Tableau III.1 : Granulométrie par tamisage d'essai 01. .............................................. 37
Tableau III.2 : Granulométrie par tamisage de l'essai 02............................................ 38
Tableau III.3 : Granulométrie par tamisage de l'essai 03............................................ 38
Tableau III.4 : Récapitulatif des résultats des essais de l'analyse granulométrique par
tamisage. ...................................................................................................................... 38
Tableau III.5 : Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°1. ...................... 39
Tableau III.6: Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°2. ....................... 39
Tableau III.7: Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°3. ....................... 40
Tableau III.8 : La moyenne des trois essais de sédimentométrie. .............................. 40
Tableau III.9 : Récapitulatif des résultats des essais de l'analyse granulométrique
(tamisage et sédimentométrie). .................................................................................... 41
Tableau III.10- La valeur de plasticité d’essai N°1 . .................................................. 43
Tableau III.11- la valeur de plasticité d’essai N°2. ..................................................... 43
Tableau III.12- la valeur de limite de plasticité d’essai N°3...................................... 44
Tableau III.13- la valeur de limite de plasticité d’essai N°4....................................... 44
Tableau III.14 : Récapitulatif des résultats des essais des limites d'Atterberg. .......... 44
Tableau III.15 : Résultats des paramètres tirés de l’essai au bleu à la tache. ............. 45
Tableau III.16- Caractéristiques d’identification du sol témoin étudié. ..................... 45
Tableau III.17 : Résultats de l’essai C.B.R immédiat N° (1+2+3). ............................ 46
Tableau III.18 : Récapitulatif des résultats des essais C.B.R immédiat. .................... 47
Tableau III.19 : Résultats de l’essai C.B.R imbibition N°(1+2+3)............................. 49
Tableau III.20: valeur de l’indice C.B.R. après imbibition. ....................................... 50
Tableau III.21 valeur du gonflement linéaire g(%) après imbibition. ........................ 50
Tableau III.22 Résultat des essais de gonflement par la méthode du CEBTP. ........... 53
Tableau III.23 Valeurs de cαs et t100 déterminées par la méthode du CEBTP. ........ 53
Tableau III.24 Résultats des essais de compressibilité œdométriques. ...................... 57
Tableau III.25- Récapitulatif des résultats des essais cisaillement direct. .................. 62
Tableau III.26- Récapitulatif des résultats des essais compression. ........................... 66
Liste des figures

Figure I.2.a : Présentation d’un tétraèdre et d’une couche tétraédrique. (D’après Grim., 1959).
[8] ............................................................................................................................................... 4
Figure I.2.b: Présentation d’un octaèdre et d’une couche octaédrique. (d'après Grim., 1959). . 5
Figure I.3 : Structure élémentaire du réseau cristallin de la kaolinite. ....................................... 5
Figure I.4 : Structure élémentaire du réseau cristallin de l’illite . .............................................. 6
Figure I.5 : Structure élémentaire du réseau cristallin de la montmorillonite ........................... .6
Figure I.6:Ouverture des fissures en proximité des matériaux rigides Montes et al, (wakim j,
2005). [18] .................................................................................................................................. 7
Figure I.7: Photographies au Microscope Electronique à Balayage des argiles (Mitchell,
1986). [14] .................................................................................................................................. 8
Figure I.8 : Schéma présentant les différentes origines du gonflement(Gens et Alonso, 1992).
[8] ............................................................................................................................................... 9
Figure I.9: Observation au MEB d’une texture argileuse (Troalen et al. 1984). ........................ 9
Figure I.10: Evolution de texture des sols au cours du gonflement. (Bultel, 2001). [5] .......... 10
Figure I.11: Classification des sols selon l’abaque de Williams et Donaldson (1980). [19].... 13
Figure I.12: Diagramme de classification du potentiel de gonflement (Seed et al., 1962). ..... 13
Figure I.13: Essais de gonflement libre. ................................................................................... 15
Figure I.14: Essais de gonflement en parallèle. ........................................................................ 16
Figure I.15: Essai de gonflement à volume constant. ............................................................... 17
Figure II-1 -Image satellite prise le 24 aout 2011, (Source Google Earth). ............................. 22
Figure II.2 : Coupe schématique d’une cellule œdométrique conventionnelle à chargement par
poids. ........................................................................................................................................ 29
Figure II.3 Principe d'interprétation des courbes de compressibilité par les méthodes d’essais
LPC (Magnan et al., 1985). [10]............................................................................................... 31
Figure II.4 Principe d'interprétation des courbes de consolidation par la méthode de
Taylor(Magnan et al., 1985). [10] ............................................................................................ 32
Figure II.5 Principe d'interprétation des courbes de gonflement par la méthode du CEBTP. . 32
Figure II.6 : Courbes de gonflement. ........................................................................................ 33
Figure ΙΙΙ-1- Courbe d’analyse granulométrique (tamisage et sédimentométrie). ................... 42
Figure ΙΙΙ-2- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°1. ........................................... 42
Figure ΙΙΙ-3- courbe et valeurs de limite liquidité d’essai N°2. ................................................ 43
Figure ΙΙΙ-4- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°3. ........................................... 43
Figure ΙΙΙ-5- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°4. ........................................... 44
Figure III-6- Courbes d’essais Proctor (Khemissa et al ; 2018). .............................................. 46
Figure III- 7- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°1.................................................................. 47
Figure III- 8- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°2................................................................. 48
Figure III- 9- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°3.................................................................. 48
Figure III- 10- Courbes des essais des C.B.R immédiat. .......................................................... 49
Figure III- 11- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°1. ........................................................ 50
Figure III- 12- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°2. ........................................................ 51
Figure III- 13- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°3. ........................................................ 51
Figure III -14 Courbes des essais de C.B.R imbibition. ........................................................... 52
Figure III -15- Courbes des essais des C.B.R imbibition. ........................................................ 52
Figure III-16 Essai de gonflement N°1 (méthode du CEBTP)................................................. 54
Figure III-17 Essai de gonflement N°1 ΔH/Hₒ on fonction de log t (méthode du CEBTP) ..... 54
Figure III-18 : Essai de gonflement N° 2 (méthode du CEBTP). ............................................ 55
Figure III-19 : Essai de gonflement N° 2 ΔH/Hₒ on fonction de log t (méthode du CEBTP). 55
Figure III-20 Courbe de compressibilité (essai n° 1) ............................................................... 58
Figure III-21 Courbe de perméabilité. ...................................................................................... 58
Figure III-22 Courbe de compressibilité (essai n° 2). .............................................................. 59
Figure III-23 Courbe de consolidation. .................................................................................... 60
Figure III-24 Courbe de tassement en fonction du temps (√t ) (essai n° 1). ............................ 60
Figure III-25 Courbe de tassement en fonction du temps (√t ) (essai n° 2). ............................ 61
Figure III-26 Courbe de tassement en fonction du temps (log(temps)) (essai n° 1). ............... 61
Figure III-27 Courbe de tassement en fonction du temps (log(temps) ) (essai n° 2). .............. 62
Figure III-28- courbe contrainte/déformation N°1. .................................................................. 63
Figure III-29- Courbe d’essai cisaillement direct essai 1. ........................................................ 63
Figure III-30- courbe contrainte/déformation N°2. .................................................................. 64
Figure III-31- Courbe d’essai cisaillement direct essai 2. ........................................................ 64
Figure III-32- courbe contrainte/déformation N°3. .................................................................. 65
Figure III-33- Courbe d’essai cisaillement direct essai 3. ........................................................ 65
Figure III-34- Courbes des essais de compression .................................................................. 66
Figure III -35 - Courbes moyenne des essais des compression. ............................................... 67
Figure III-36: Courbes Dakshanamurphy et al. (1973) et Chen (1988). .................................. 68
Figure III-37: Diagramme de classification du potentiel de gonflement (Seed et al., 1962). .. 68
Figure III-38: Classification du sol étudié (Building Research Establishment (1980)). .......... 69
Figure III-39: Classification du sol étudié (Williams et Donaldson (1980)). ........................... 69
LISTE DES PHOTOS

Photo II.1 : Analyse granulométrique par tamisage. ....................................................24


Photo II.2 : Détermination de la limite de liquidité et de la plasticité. ........................25
Photo II.3 : Essai au bleu de méthylène. ......................................................................26
Photo II.4 : Appareil de poinçonnement (essai CBR). .................................................27
Photo II.5 : Imbibition des échantillons (essai CBR). ..................................................28
Photo II.6 : boite de Casagrande. .................................................................................33
Photo II.7 : appareille de cisaillement direct. ..............................................................35
Introduction générale
Le sol compacté est largement utilisé dans la construction des ouvrages en terre. La
réalisation de grands ouvrages, comme les remblais routiers, requiert des volumes importants
de matériaux. De ce fait, il est souvent nécessaire, pour réaliser un ouvrage d’une certaine
ampleur, d’utiliser des matériaux d’origines différentes, présentant des caractéristiques
mécaniques et des comportements différents. Les remblais en sols argileux ou marneux sont
fréquemment exposés à des problèmes spécifiques liés au comportement particulier de ces
matériaux. Ils sont souvent le siège de déformations irréversibles, ce qui présente un risque
d’instabilité pour l’ouvrage (affaissements, fissures ou même rupture) et par conséquent pour
l’usager. Ces déformations sont liées aux plusieurs facteurs essentiellement aux cycles
d’humidification et de séchage suivant les changements climatiques : séchage pendant la saison
sèche et humidification pendant la saison humide.

En Algérie, les zones arides représentent près de 95% du territoire national dont 80%
hyper arides (Halitim.1988). La wilaya de M’sila est située dans une zone à climat semi-aride,
dont la géologie comporte des formations argileuses caractérisées par une forte variation de
volume dès que les conditions de leur équilibre sont modifiées. Des désordres importants y
apparaissent fréquemment dans les constructions légères (pavillons, bâtiments de faible
hauteur, routes), édifiées notamment dans le triangle formé par les villes de M'sila, Boussaâda
et Sidi Aissa
C’est pour cela qu’il fallait penser à caractérisé cette argile après reconstitution a forte
énergie de compactage ,puisque Le comportement des corps de remblai appartient à l’un des
domaines les plus mal connus de l’ingénieur, La compréhension du comportement de ce sols
constitue un élément majeur dans la conception et le dimensionnement des ouvrages en terre,
notamment les remblais en sols compactés, et solutionner les problèmes qu’ils posent à
l’ingénieur.

Le présent travail est structuré en trois chapitres :


 le premier chapitre présente une synthèse bibliographique consacrée à l’étude
phénoménologique, analyse microscopique, analyse microscopique et les
paramètres de gonflement.
 le deuxième chapitre présente le site de Sidi Hadjres (wilaya de M’sila), puis le
programme expérimental exécuté, puis décrit les procédures expérimentales
suivies et les appareillages utilisés de la réalisation des essais.
 Le troisième chapitre présente les résultats des essais réalisés et et l’interprété les
différentes mesures réalisées.
Chapitre I
Synthèse bibliographique
Chapitre I Synthèse bibliographique

Chapitre I
Synthèse bibliographique

I.1 : Introduction :

Le terme d’argiles désigne non seulement une formation rocheuse et la matière première
qui en résulte et dont les caractéristiques sont présentées ci-après, mais il définit aussi un
domaine granulométrique comprenant des particules minérales, dont le diamètre des grains est
inférieur à deux micromètres (< 2 μm).

En tant que matière première brute, l’argile est donc un mélange de minéraux argileux et
d’impuretés cristallines sous forme de débris rocheux de composition infiniment diverse.

Certains sols argileux changent de volume en fonction de leur teneur en eau et peuvent, de
ce fait, créer des désordres dans les ouvrages géotechniques. Le phénomène de gonflement
dépend des caractéristiques minéralogiques du matériau argileux et de la nature de la solution
d’hydratation. C’est pourquoi une description microscopique du phénomène est cruciale afin de
bien comprendre le développement du gonflement.

Nous présentons dans ce chapitre une étude bibliographique sur la structure et


minéralogie des argiles. Nous donnons en premier lieu une analyse détaillée de la structure des
argiles depuis la définition et les principales familles des argiles jusqu’à les principales
caractéristiques des minéraux argileux. Nous insistons sur le rôle très important du milieu
dipolaire (eau) dans le comportement de ces matériaux par l’étude des interactions eau-argile.
Nous exposons aussi dans ce chapitre le phénomène de retrait-gonflement, les mécanismes de
gonflement des argiles.

3
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.2 : Les argiles :


I.2.1 : Définition :

Le mot est cependant plus récent ; il vient du grec « argilos » dérivé de « argos » qui veut
dire blanc ou du latin argilla ; il semble que ce soit la couleur du matériau utilisé en céramique
qui ait conduit les anciens à lui donner ce nom.

Les argiles sont des phyllosilicateshydrates formés par l’association de feuillets


élémentaires qui s’accolent entre eux pour former des éléments dénommés empilements par
certains auteurs (push et al, 1999), ou cristallites par d’autres (Tessier grimldi, 1993) l’espace
entre deux feuillets est appelé espace inter foliaire. Ces cristallites se rassemblent par des
dispositions face-face pour former une particule argileuse. Dans le cas des smectites calciques,
les empilements de cristallites laissent des espaces libres au sien des particules, espaces qui
jouent un rôle très important au cours de la dessiccation et de l’humidification. Le nombre de
feuillets par particule est variable suivant le type d’argile considère.

I.2.2 : Structure des argiles :


Les particules d'argile sont formées d'un empilement de feuillets qui sont constitués par
l’association de deux unités structurales de base, ces feuillets sont formés par la juxtaposition des
couches structurales tétraédriques (silice) (Figure I.2) et octaédriques(Alumine) (Figure I.3.). Les
couches structurales sont à leur tour formées d'unités structurales de base par empilement d’ions
ou d'hydroxyles en disposition hexagonale ou compacte

Figure I.2.a : Présentation d’un tétraèdre et d’une couche tétraédrique. (D’après Grim., 1959). [8]

4
Chapitre I Synthèse bibliographique

Figure I.2.b: Présentation d’un octaèdre et d’une couche octaédrique. (d'après Grim., 1959).

I.2.3 Principaux groupes de minéraux argileux :

Trois grands types d’argiles peuvent être identifiés :

I.2.3.1. La Kaolinite :

Il y a tout d’abord le groupe de la kaolinite dont le feuillet élémentaire comporte une


couche tétraédrique et une couche octaédrique. Les liaisons entre les feuillets sont de type
hydrogène et peuvent être qualifiées de liaisons fortes. Les argiles de cette famille sont dites
argiles T-O.

Figure I.3 : Structure élémentaire du réseau cristallin de la kaolinite.

I.2.3.2. Les illites :

Le deuxième grand groupe d’argile est celui des illites pour lequel les feuillets sont
composés de trois couches : deux tétraédriques et une octaédrique. Les liaisons entre les feuillets
se font par des ions potassium énergiquement fixes. Ces argiles sont appelées argiles T-O-T.

5
Chapitre I Synthèse bibliographique

Figure I.4 : Structure élémentaire du réseau cristallin de l’illite .

I.2.3.3. La Montmorillonite (smectites) :


Le troisième groupe est celui des smectites sont également formes de feuillets à trois couches
et sont donc aussi des argiles T-O-T (fig. I.5). Il n’existe pas de liaison hydrogène entre les
feuillets élémentaires ni de cation interfoliaire capable de maintenir fortement les feuillets entre
eux de plus les substitutions d’aluminium par du fer ou du magnésium au sein des octaèdres et
tétraèdres sont assez fréquentes. La montmorillonite est une argile de famille des smectites
comme la bentonite qui est aussi une roche issue de l’altération de cendres volcaniques (Foucault
& Raoult, 1995) .

Figure I.5 : Structure élémentaire du réseau cristallin de la montmorillonite .

6
Chapitre I Synthèse bibliographique

I.2.4 : Texture des argiles :


La texture des minéraux argileux dépend du mode de sédimentation et de l’état de
consolidation. Une roche argileuse qui présente une organisation serrée et orientée des particules
d’argiles n’a pas le même gonflement qu’un sol argileux dont la sédimentation a été rapide et
récente et pour lequel la distance entre les plaquettes est maximale. Cette organisation des
minéraux argileux est la principale cause du gonflement anisotrope (wakim j, 2005). Les
matériaux argileux ne sont pas uniquement composés des argiles. Au sein de la fraction
argileuse, plusieurs types de minéraux peuvent coexister. La texture des matériaux argileux se
superpose donc aux organisations des autres minéraux non argileux. Cette hétérogénéité rend la
structure et la texture extrêmement complexes, surtout lorsque les minéraux argileux sont
cimentés par d’autres minéraux carbonatés. Les observations microscopiques effectuées par
Montes et al, cité Par (wakim j, 2005) sur les argilites, subissant des cycles d’humidification
dessiccation, confirment des fracturations le long des surfaces localisées à proximité des
matériaux rigides non gonflants (Figure. 1.5). [18]

Figure I.6:Ouverture des fissures en proximité des matériaux rigides


Montes et al, (wakim j, 2005). [18]

L’évolution de la micro texture en fonction de l’hydratation peut être observée à l’aide du


microscope électronique à balayage (M.E.B.) ou de la tomographie à rayons X (M. Gasc-
Barbier, H. Freissmuth et X. Daupley) cité Par (wakim j, 2005). La figure I.6 présente des
images de ces argiles prises au microscope électronique à balayage, les observations au
microscope électronique à balayage permettant d’analyser l’évolution de la texture au cours du
gonflement .Montrent que, pour la kaolinite, le gonflement est uniquement de type inter-

7
Chapitre I Synthèse bibliographique

agrégats, au niveau des pores interstitiels alors que pour les smectites, le gonflement est de
typeintra-agrégats, c’est-à-dire entre les feuillets (Bultel Frédéric, 2001). [18] [5]

Ces observations microscopiques confirment une nouvelle organisation des feuillets


argileux qui se manifeste par un écartement parallèle observable dans le cas des roches
argileuses ou par un effet combiné d’un écartement et d’une rotation comme c’est le cas pour les
sols argileux non indurés (Wakim J, 2005). Globalement, le pourcentage en minéraux
gonflants,les carbonates, les minéraux non gonflants d’une part, et la nature de la consolidation
d’autre part, présentent une influence notable sur le gonflement, le retrait et le changement des
propriétés mécaniques. [18] [15]

Figure I.7: Photographies au Microscope Electronique à Balayage des argiles (Mitchell, 1986). [14]

I.3 : Mécanismes de gonflement des argiles :


Il est bien connu qu’au contact de l’eau, l’argile est un matériau qui a la faculté de gonfler.
D’après Gens et Alonso (1992) [8], le phénomène de gonflement paraît relever de deux causes
(figure1.7) :
 L’hydratation des espaces interfoliaires entraînant un accroissement de leurs dimensions
(augmentation de la porosité interfoliaire) : gonflement cristallin ;
 La répulsion entre les particules (augmentation de la porosité interfoliaire et
interparticulaire) : gonflement osmotique.

8
Chapitre I Synthèse bibliographique

Figure I.8 : Schéma présentant les différentes origines du gonflement


(Gens et Alonso, 1992). [8]

I.3-1: Evolution de la texture au cours du gonflement :


La variation de texture des sols au cours du gonflement peut être étudiée à l’aide de deux
techniques complémentaires, la microscopie électronique à balayage (M.E.B.) et la porosimétrie
par injection de mercure.La microscopie électronique à balayage permet de visualiser la texture
des sols, donc d’obtenir des informations générales (arrangement des particules, estimation de
rayons de pores, de tailles de particules, détermination de certains minéraux...). La porosimétrie
par injection de mercure permet de quantifier le réseau poreux par la mesure des rayons de pores.
L’étude du réseau poreux est fondamentale puisque c’est la dilatation volumique qui cause le
gonflement macroscopique.

Figure I.9: Observation au MEB d’une texture argileuse (Troalen et al. 1984).

9
Chapitre I Synthèse bibliographique

Les observations au M.E.B. ont montré que les sols étudiés ont, à l’état naturel, une texture
assez compacte, constituée plus ou moins nettement d’agrégats argileux individualisés et tassés
les uns contre les autres. Au gonflement, cette texture évolue en une configuration en agrégats
séparés par des pores de géométrie plutôt bidimensionnelle. La taille des agrégats diminue et
l’épaisseur des pores augmente au cours du gonflement. La figure I.9 illustre cette évolution.

Figure I.10: Evolution de texture des sols au cours du gonflement. (Bultel, 2001). [5]
I. 4 : Identification des sols gonflants :
L’identification des sols gonflants est généralement abordée à partir des paramètres
physico-chimiques facilement mesurables lors des essais préliminaires.
Or, cette identification indirecte se trouve compliquée par l’existence de plusieurs
approches qui ne se basent ni sur les mêmes paramètres, ni sur le même nombre. Mais,
l’utilisation de ces identifications indirectes conduit à soupçonner le caractère expansif d’un
sol. Par contre, les paramètres d’identification directs obtenus lors des essais de gonflement
caractérisent plus précisément le comportement gonflant du sol.

Ι.4.1 : Définition des paramètres de gonflement


L’approche macroscopique du gonflement est la plus adaptée en géotechnique. Elle
distingue trois notions : la pression de gonflement, le potentiel de gonflement et l’indice de
gonflement. Ces notions ne sont pas considérées comme des caractéristiques intrinsèques du
matériau gonflant et ne peuvent pas recevoir de définition objective, car elles dépendent des
conditions dans lesquelles se déroule le gonflement. Elles sont néanmoins très largement
utilisées et ont largement influé sur les procédures d’essais au laboratoire. On les définit comme
suit. [11] :

10
Chapitre I Synthèse bibliographique

Ι.4.1.1 : La pression de gonflement (σg) :


D’un élément de sol ou de roche, dont l’état physique initial est connu, peut être définie
comme l’état de contrainte à exercer pour maintenir son volume constant pendant l’imbibition
sans distorsion jusqu’à sa saturation complète. Cette définition de la pression de gonflement est
la plus citée mais elle n’est pas la seule.

Ι.4.1.2 : Le potentiel de gonflement (εg) :


D’un élément de sol ou de roche, dont l’état physique initial est connu, est la déformation
maximale (∆h/h) que provoque l’imbibition de cet élément soumis à un état de contrainte nulle
ou quasi-nulle jusqu’à sa saturation complète.

I.4.1.3 : L’indice de gonflement (Cg) :


Traduit l’importance de la déformation de gonflement induit par un déchargement par
rapport à un état de contraintes donné. La déformation par gonflement est obtenue au bout d’un
temps d’équilibre.
En principe, ces trois phénomènes sont mesurés sur des éprouvettes en compression
isotrope ou œdométrique. Contrairement à la pression de gonflement et au potentiel de
gonflement obtenus à la saturation du sol, l’indice de gonflement est issu d’un déchargement
mécanique.

Ι.4.2: Méthodes d’identification :


Ι.4.2.1: Méthodes indirectes d’identification :
De nombreux auteurs ont tenté de relier la pression de gonflement σg (ou le potentiel de
gonflement εg) aux paramètres classiques de mécanique des sols (teneur en eau initiale (w i),
densité sèche initiale γd0, limite de liquidité wL, indice de plasticité IP, limite de retrait ws,
pourcentage des particules d’argiles < 2μm,…) qui semblent être les facteurs les plus influents
sur le gonflement des argiles. [11]
Les tableaux I.1à I.4 sont proposés par plusieurs auteurs pour estimer le potentiel de gonflement.

Tableau I.1: Relation entre le gonflement libre et l’indice de plasticité (Seed et al., 1962). [17]

IP εg (%) potentiel de gonflement

0 - 10 0 - 1.5 Faible
10 - 20 1.5 - 5 Moyen
20 - 35 5 - 25 Elevé
> 35 > 25 Très élevé
11
Chapitre I Synthèse bibliographique

Tableau I.2 : Potentiel de gonflement d’après le Building Research


Etablishment BRE (1980). [4]
IP (%) %< 2µm Potentiel de gonflement
>35 >95 Très élevé
22- 35 60- 95 Elevé
18- 22 30- 60 Moyen
<18 <30 Faible

Tableau I.3 : Potentiel de gonflement (Chen, 1998). [6]


Pression de gonflement
% < 74 µm WL (%) Potentiel de gonflement
(6 ans) MPa
>95 >60 10 Très élevé
60-95 40-60 2.5 - 5 Elevé
30-60 30-40 1.5 - 2.5 Moyen
<30 <30 <0.5 Faible

Tableau I.4 : Valeurs indicatives pour les sols susceptibles de variation de volume
(Bigot et Zerhouni, 2000). [3]

IP (%) % < 80 µm VBS Susceptibilité de variation


de volume du sol
> 30 > 90 >6 Fort
15 < IP < 30 > 50 2 > VBS > 6 Moyen
< 15 < 50 <2 Faible

Certains auteurs ont proposé l’estimation du potentiel de gonflement sous forme


d’abaque : Williams et Donaldson (1980) [19] considèrent que le caractère expansif des argiles
est fortement lié à l’activité. Ce dernier est défini comme étant le rapport de l’indice de
plasticité sur le pourcentage de la fraction argileuse. L’abaque qu’ils proposent (figure I.11)
permet d’apprécier le potentiel de gonflement en fonction de l’activité, de la fraction argileuse
et de l’indice de plasticité.

12
Chapitre I Synthèse bibliographique

Figure I.11: Classification des sols selon l’abaque de Williams et Donaldson (1980). [19]

Seed et al. (1962) ont proposé une méthode d’estimation du taux de gonflement sur des
sols compactés en se référant à la teneur en argile du sol et à l’activité corrigée du matériau Acor .

Figure I.12: Diagramme de classification du potentiel de gonflement (Seed et al., 1962).

Plusieurs relations empiriques ont été proposées. Les principales équations sont regroupées
dans le tableau I.5 (Modèles empiriques de calcul du taux dégonflement (εg) et de la pression de
gonflement (σg)).

13
Chapitre I Synthèse bibliographique

Tableau I.5 : Modèles empiriques de calcul du taux de gonflement (εg) et de la pression de gonflement
(σg).

Auteur (s) Expressions Paramètres


Seed et al.(1962) g=2,16.10 (𝐼𝑝) −3 2.44
Ip(%)

Ranganatham et
Satyanarayana g=41.13.10−5 (𝐼𝑠)2.67 Is(%)
(1965)
KomorniketDavid Marnes :g=6,7+2,4Ip
(1969) Ip(-)
lg𝜎𝑔 = -2.132 +0.0208Wl +6.66.10−4 𝛾𝑑0 - 0.0269Wnat Wl(%)
d0(kg/m3)
d(kg/m3)
Argiles :g=0.9+2,1Ip Wnat (%)

lgg = 0,0208WL + 0,00665d - 0,0269Wnat - 2,132


Nayak et 𝐶2µ𝑚 Is(%)
Christensen g=0.0229(𝐼𝑠)1.45 +6.38 𝐶2µ𝑚 (%)
𝑊𝑛𝑎𝑡 Wnat (%)
(1971)
lgg=0.033WL-0.0032d0+6.692

Vijayvergiya et lgg=0.033WL-0.0032d0-5.154 WL(%)


Ghazzaly(1973) d0(kg/m3
lgg=(0.033WL+d0-139.5)/5.154

lgg=0,033WL- 0,083 Wnat +0,458


Vijayvergiaya et WL (%)
Ghazzaly(1973) Wnat (%)
lgg=0,033WL+0,083Wnat- 1,967
Nayak et 𝐶2µ𝑚 2 Ip(%)
Christensen g=0.025(𝐼𝑝)1.12 ( ) +25 𝐶2µ𝑚 (%)
𝑊𝑛𝑎𝑡
(1974) Wnat (%)
O’Neil et Ghazzaly WL (%)
(1977)
g=2,77+0,131WL- 0,27Wnat Wnat (%)
Chen (1988) g=0.2558.𝑒 0.0838𝐼𝑝 Ip(%)
TurközetTosun g = 290.015d – 5.178VBS- 457.817 d(kg/m3)
(2011) g= 37.076d +0.524VBS- 57.967 VBS(-)

Ι. 4.2.2:Méthodes directes d’identification :


La plupart des méthodes de détermination des paramètres caractéristiques de gonflement se
font en laboratoire bien que certains auteurs (Mariotti, 1976 ; Ofer et Blight, 1985 ; Magnan,

14
Chapitre I Synthèse bibliographique

1993[12]) aient réalisé des essais in situ. Ces derniers sont coûteux et souvent très longs. C’est
pour cela qu’on Préfère réaliser des essais sur des échantillons de sols intacts ou remaniés à
l’aide d’appareils classiques de laboratoire. Par ailleurs, il existe de nombreuses méthodes de
caractérisation du gonflement au laboratoire, reflétant la complexité du phénomène et la diversité
des situations rencontrées. Les méthodes fréquemment utilisées sont (Alonso et al., 1987) [1] :
 la méthode de gonflement libre ;
 la méthode de gonflement sous charges constantes ;
 la méthode de gonflement à volume constant.
Ces essais peuvent être exécutés sur des échantillons intacts ou compactés. Le choix de la
méthode dépend de la problématique posée et du but recherché. Chaque méthode tente de
simuler le plus possible les conditions réelles du terrain, en fonction du comportement de
l’ouvrage. Les essais sont exécutés couramment dans la cellule œdométrique. Conventionnelle à
chargement par poids. [13]
Les principales méthodes utilisées sont décrites ci-après

a) Méthode de gonflement libre :


Dans l’essai de gonflement libre, l’échantillon, soumis à une faible pression correspondant
au poids du piston et de la pierre poreuse, est laissé en contact avec l’eau. Une fois le phénomène
de gonflement stabilisé, l’échantillon quasi-saturé suit un chemin de chargement par paliers avec
stabilisation des déformations sous chaque palier. La pression de gonflement correspond à la
charge qu’il est nécessaire d’appliquer pour ramener le volume de l’échantillon à sa valeur
initiale (figure I.12).

Figure I.13: Essais de gonflement libre.

15
Chapitre I Synthèse bibliographique

b) Méthode de gonflement sous charges constantes :


Cette méthode est utilisée pour éviter l’inconvénient de la stabilisation de chaque palier de
la méthode précédente. On peut utiliser une méthode dite « méthode de gonflement sous charges
constantes » ou « méthode de gonflement en parallèle ». Elle nécessite plusieurs échantillons
identiques : chaque échantillon est soumis à une humidification sous charge constante (pression
verticale à l’œdomètre ou contrainte). Selon la valeur de la charge, il se produit un gonflement
ou un effondrement du sol. En traçant la courbe des déformations volumiques en fonction des
contraintes appliquées lors de l’humidification, on peut déterminer la contrainte correspondant à
une déformation nulle, qui est la pression de gonflement (figure I.13).

Figure I.14: Essais de gonflement en parallèle.

c) Essai à volume constant :


Contrairement à la méthode de gonflement libre, la méthode de gonflement à volume
constant ou empêché consiste à imbiber l’éprouvette sous une charge donnée, en maintenant sa
hauteur constante par l’ajout successif de charges par petits paliers. Cette méthode a été
fortement décriée car elle est délicate à mettre en œuvre (l’essai doit impérativement se dérouler
par accroissement continu du chargement jusqu’à l’équilibre qui est atteint lorsque la charge est
égale à la pression de gonflement) (figure I.14).

16
Chapitre I Synthèse bibliographique

Figure I.15: Essai de gonflement à volume constant.

Ι. 4.2.3: Comparaison des différentes méthodes


La méthode de gonflement libre donne toujours des valeurs de la pression de gonflement
plus élevées que les autres, pouvant aller jusqu’au double de celles des autres méthodes. La
méthode de gonflement sous charges constantes donne des valeurs plus faibles et la méthode de
gonflement empêché donne des valeurs moyennes qui se situent entre les deux.
La méthode de gonflement libre est très lente (plusieurs semaines). La mesure du
gonflement empêché est délicate à mettre en œuvre et demande un appareillage particulier
permettant un contrôle précis de la déformation de l’échantillon (déformation presque nulle).
Mais, elle semble être la plus avantageuse car l’essai peut se faire sur un seul échantillon et elle
est rapide (quelques jours) cependant, la méthode de gonflement sous charge constantes, bien
qu’elle nécessite plusieurs échantillons identiques qui sont difficiles à réaliser, est plus rapide,
car elle ne nécessite aucune augmentation de la charge exercée sur les échantillons et permet de
définir la pression de gonflement après avoir obtenu l’équilibre sur chacun d’entre-eux.

En comparant les déformations de gonflement mesurées in situ et celles déterminées avec


les différentes procédures expérimentales, il semble que les valeurs de la pression de gonflement
obtenues par la méthode à volume constant (empêché), soient les plus proches de celles
effectivement constatées sur le terrain (Erol et al., 1987) et soient donc les plus pertinentes.
Khaddaj (1992) est arrivé aux mêmes conclusions et a préconisé l’utilisation systématique de la
méthode à volume constant, d’une part, pour éviter les hétérogénéités inhérentes à l’utilisation de
différents échantillons (essais de gonflement sous charge constantes) et, d’autre part, pour limiter

17
Chapitre I Synthèse bibliographique

les problèmes de mesure, dus notamment aux frottements parasites survenant à l’intérieur des
œdomètres lors d’essais à gonflement libre.

Ι. 5. Effet du temps sur le comportement des argiles:

C'est en raison de leur caractère visqueux que les sols argileux, notamment les argiles
molles, manifestent des comportements qui dépendent non seulement du type de sollicitations
auxquelles ils sont soumis ou de leur intensité, mais aussi des vitesses de variation de ces
sollicitations au cours du temps. De nombreuses études expérimentales, effectuées sur des sols
naturels ou reconstitués, ont mis en évidence cette influence du temps sur leurs caractéristiques
de résistance et de déformabilité (caractéristiques de compressibilité et de perméabilité,
caractéristiques de consolidation et de fluage, caractéristiques de cisaillement et de rupture),
notamment celles correspondant à leur état limite.

L'influence du temps sur le comportement des sols argileux s'exerce de manière plus ou
moins importante selon la structure, la consistance et la compacité du sol considéré. Sur le plan
pratique, les effets du temps ont été analysés suivant deux aspects différents :
 les effets de l'âge ou du vieillissement : Taylor (1942), puis Bjerrum (1967) [2] ont
montré que le vieillissement des argiles sous contraintes effectives constantes ou peu
variables, se traduisant par l'apparition de nouvelles liaisons intergranulaires rigides
qui renforcent la structure du squelette solide, conduit à une réduction de leur indice
des vides par suite des déformations de fluage qu'elles subissent. La réduction de
l'indice des vides d'une argile donnée s'accompagne d'un accroissement de sa pression
de préconsolidation et donc de sa résistance structurale. Cet effet semble être très
prononcé dans le cas des argiles plastiques, pour lesquelles l'accroissement de
résistance dû au vieillissement est proportionnel à celui de leur pression de
préconsolidation.
 les effets de la vitesse ou de la durée de chargement : Crawford (1964) [7] puis
Bjerrum (1967) ont montré que la pression de préconsolidation apparente (définie par
la limite des petites déformations) d'une argile naturelle est réduite lorsque la durée
d'application des charges est augmentée et inversement. Ceci est, semble-t-il, attribué
à une autre 5 matérialisation du phénomène de la consolidation secondaire qui est liée
au vieillissement de l'argile. A l'inverse, une diminution de la vitesse de chargement,
c'est à-dire de la vitesse de déformation de l'argile, correspond à un accroissement de

18
Chapitre I Synthèse bibliographique

la durée d'application des charges qui aurait pour conséquence la diminution non
seulement de la pression de préconsolidation de l'argile, mais également de tous les
seuils qui définissent sa courbe d'état limite.
Cependant, l'expérience met en outre en évidence l'influence des conditions d'essais sur les
caractéristiques de résistance et de déformabilité des sols. Aussi, l'approche expérimentale basée
sur l'essai œdométrique conventionnel à chargement par poids met en évidence l'influence des
paliers de chargement adoptés.

CONCLUSIONS

Cette synthèse, qui n’est pas exhaustive, montre le grand nombre de méthodes et de lois
différentes mises au point pour estimer le gonflement des sols de façon indirecte, c’est-à-dire
sans effectuer d’essai de gonflement. Le plus souvent, ces méthodes restent grossières et
différencient seulement les sols à fort potentiel de gonflement des sols à faible potentiel de
gonflement. Les relations sont, en général, déterminées à partir d’échantillons remaniés dont le
comportement n’est pas identique à celui du matériau dans son état naturel. De plus, il semble
que les lois mathématiques citées, qui sont certes significatives quand elles sont appliquées à un
grand nombre de sols très différents minéralogiquement et granulométriquement, doivent être
utilisées avec beaucoup de précautions sur des sols de natures voisines.

L'évolution des procédures d'essais de gonflement a surtout été guidée par des objectifs
pratiques, conditionnés par les problèmes posés et la nécessité d’aboutir sans trop de mal à une
caractérisation des matériaux gonflants. Les méthodes indirectes de caractérisation inspirées des
essais d'identification des matériaux sont très utiles à l’évaluation du potentiel de gonflement,
mais ne peuvent pas remplacer les essais de laboratoire vis-à-vis de la détermination des
paramètres de gonflement, la pression de gonflement et la déformation de gonflement.

19
Chapitre ІІ
Programme expérimental et
procédures d'essais
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Chapitre ІІ
Programme expérimental et procédures d'essais

II.1 Introduction :

Cette étude a pour but de caractériser le comportement des sols situés dans la
commune de Sidi-Hadjres et de déterminer les paramètres physiques et mécaniques qui
jouent un rôle dans la variation de leur volume au moyen d'essais d'identification classiques
et d'essais mécaniques (essais de compressibilité et de consolidation œdométriques, essais
de gonflement à l'œdomètre), en vue d’établir un modèle de prévision du mouvement du sol
consécutif à une modification hydrique du site.

II.1.1 Localisation du site :

La commune de Sidi Hadjres est située sur la route nationale RN40 à 50 km à


l'ouest de la ville de M'sila (figure ΙΙ.1). L'extension du site urbain de cette commune vers
des zones à risque comporte la construction des nouveaux sièges de l’Assemblée Populaire
Communale (APC).Le choix de ce site a été motivé notamment en raison de la disponibilité
d'un nombre suffisant de carottes permettant de réaliser le programme expérimental défini.

21
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Figure II-1 -Image satellite prise le 24 aout 2011, (Source Google Earth).

Le programme expérimental a été réalisé dans deux laboratoires différents et qui sont :
le laboratoire du génie civil de l’université de m’sila et le laboratoire Central des Travaux
Publics Antenne de M'sila (L.C.T.P), Ce programme est réparti en deux parties :

22
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

II.2 Programme d’essai :


 Essais d’identification :
- L’analyse granulométrique (par tamisage et par sédimentométrie).
- Les limites d’Atterberg.
- Essai au bleu de méthylène.
 Essais mécaniques :
- Essai C.B.R. immédiat et après imbibition.
- Essai de compressibilité œdométrique
- Essai de gonflement œdométrique
- Essai de cisaillement à la boite de Casagrande.

ІІ.2.1 : Essais d’identification :

ІІ.2.1.1 : Analyse granulométrique :


Elle a pour but de déterminer la distribution des particules qui forment le squelette
des sols en vue de leur classification (norme NF P 94-041 pour l’analyse par tamisage et
norme NF P 94-057 pour l’analyse par sédimentométrie).

A. Analyse granulométrique par tamisage (NF P 94-041) :

L'essai consiste à séparer les grains agglomérés d'une masse connue de matériau
par brassage sous l'eau, à fractionner ce sol, une fois séché, au moyen d'une série de
tamis et à peser successivement le refus cumulé sur chaque tamis. La masse de refus
cumulée sur chaque tamis est rapportée à la masse totale sèche de l'échantillon soumis à
l'analyse.

23
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Photo II.1 : Analyse granulométrique par tamisage.

B. Analyse granulométrique par sédimentométrie : (NF P 94-057) :

Les particules inférieures à 80 µm séparées du reste du sol par tamisage sont mises
en suspension dans de l'eau additionnée d'une défloculation. Les particules sédimentent à
différentes vitesses en relation avec leur taille. Au moyen d'un densimètre est mesurée
l'évolution dans le temps de la masse volumique de la solution et de la profondeur
d'immersion de l'appareil. La distribution pondérale de la taille des particules est
calculée à partir de ces données.

ІІ.2.1.2 : Limites d’Atterberg (NF P 94-051) :

Les limites de liquidité et de plasticité, dites limites d’Atterberg ou limites de


consistance, sont des paramètres géotechniques destinés à identifier les sols, caractériser
leur consistance et permettre de ce fait de les classer.

Après échantillonnage du sol et homogénéisation par brassage, une masse de sol m


est mise à imbiber dans un récipient d'eau à la température ambiante, pendant au moins
24h. Cette masse m, exprimée en grammes, doit être supérieure à 200 fois la dimension
des plus gros éléments de sol appréciée. De même, elle doit être telle que le tamisât au
tamis de 400 µm donne au moins 200 g de particules solides.
24
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Une fois imbibé, le matériau est tamisé par voie humide au tamis de 400 µm. L'eau
de lavage et le tamisât sont recueillis dans un bac. Après une durée de décantation de 12
h, l'eau claire du bac est siphonnée sans entraîner de particules solides. L'eau
excédentaire est évaporée à une température ne dépassant pas 50 C°.

Photo II.2 : Détermination de la limite de liquidité et de la plasticité.

ІІ.2.1.3 : Essai au bleu de méthylène (l'essai à la tâche) (NF P 94-068) :

La valeur au bleu de méthylène constitue un paramètre d’identification permettant


de mesurer la surface spécifique des particules solides contenues dans les sols fins et de
déterminer l'activité de leur fraction argileuse.

L'essai consiste à mesurer par dosage la quantité de bleu de méthylène pouvant


être adsorbée par le matériau mis en suspension dans l'eau. Cette quantité est rapportée
par proportionnalité directe à la fraction 0/50 mm du sol. La valeur de bleu du sol est
directement liée à la surface spécifique des particules constituant le sol ou le matériau
rocheux.

Le dosage s'effectue en ajoutant successivement différentes quantités de bleu de


méthylène et en contrôlant l'adsorption après chaque ajout. Pour ce faire, on prélève une
goutte de la suspension que l'on dépose sur un papier filtre ce qui provoque la création
d'une tache. L'adsorption maximale est atteinte lorsqu'une auréole bleu clair persistante
apparaît à la périphérie de la tâche.

25
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Photos II.3 : Essai au bleu de méthylène.

II.2.2 : Essais mécaniques :

II.2.2.1 : Essai de portance C.B.R (NF P 94-078):

L’essai consiste à mesurer les forces à appliquer sur un poinçon cylindrique pour le
faire pénétrer à vitesse constante dans une éprouvette de matériau. Les valeurs particulières
des deux forces ayant provoqué deux enfoncements conventionnels sont respectivement
rapportées aux valeurs des forces observées sur un matériau de référence pour les mêmes
enfoncements, l’indice recherché est défini conventionnellement comme étant la plus grande
valeur, exprimée en pourcentage, des deux rapports ainsi calculés.

A) Essai C.B.R immédiat :


On pose l’éprouvette sur la presse en position centrée par rapport au piston de
poinçonnement et on procède au poinçonnement de la manière suivante :
Approcher la face supérieure de l’éprouvette vers le piston, à l’aide des dispositifs
prévus sur la presse jusqu'à ce que le piston vienne affleurer le matériau.
Régler la mise à zéro du dispositif dynamométrique et celle du comparateur mesurant
l’enfoncement du poinçon (figure II.8).
Noter les efforts de poinçonnement correspondant aux enfoncements suivants : 0,625 ;
1,25 ; 2 ; 2,5 ; 5 ; 7,5; 10 et 12 mm.
26
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

L’indice recherché est par conversion la plus grande des deux valeurs suivantes :
Effort de pénétration à 2.5 mm d’enfoncement (KN) × 100
=
13,35

Effort de pénétration à 5.0 mm d’enfoncement (KN) × 100


=
19,93

Photos II.4 : Appareil de poinçonnement (essai CBR).

B) Essai C.B.R après imbibition :


Après quatre (4) jours d’immersion (± 2 h) on mesure la hauteur de gonflement Δh
indiquée par le comparateur, on extrait l’ensemble hors du bac d’immersion en observant un
temps d’égouttage de 15 minutes puis on dépose le trépied, le comparateur, les surcharges et
le disque de gonflement (figure II.8). La même procédure que la détermination de l’indice
C.B.R Immédiat.

27
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

La valeur de déformation de l’éprouvette g , exprimé en pourcentage :


∆𝐡
𝐠(%) = ( ) × 𝟏𝟎𝟎
𝒉

Photos II.5 : Imbibition des échantillons (essai CBR).

On suivra la même procédure que celle de la détermination de l’indice C.B.R immédiat.

ΙΙ.2.2.2 : Essais de compressibilité et de consolidation Œdométrique :

Au plan quantitatif, le programme expérimental a comporté quatre essais de


compressibilité permettant de déterminer les paramètres de compressibilité et de consolidation
des sols étudiés. Ces essais ont été exécutés conformément aux méthodes d’essais LPC en
vigueur (Magnan et al., 1985). Ces méthodes d’essais ont été choisis en raison de leur
disponibilité et de leur facilité de mise en œuvre, mais aussi en raison de l’expérience acquise
[10].

dans les laboratoires algériens des travaux publics au cours de plusieurs décennies. Elles
décrivent les différentes procédures à suivre pour le choix et la préparation des éprouvettes
soumises aux essais, le programme de chargement à appliquer, le calcul et l’interprétation des
résultats obtenus. [

28
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

A) Appareillage :

Les cellules œdométriques utilisés sont constituées d'une bague rigide latéralement de
sorte que les déformations ne soient qu’axiales et à paroi lisse (figure II.12). La bague est
équipée d'une trousse coupante cylindrique rigide qui peut recevoir une éprouvette de 50 mm
de diamètre et 20 mm d'épaisseur, placée entre deux pierres poreuses ; l'ensemble étant fixé
sur une embase très rigide. La charge verticale est appliquée à l’éprouvette par l'intermédiaire
d'un piston rigide, sur la base duquel est fixée la pierre poreuse supérieure. Le piston coulisse
dans la bague avec un faible jeu, de sorte que le frottement soit négligeable. La charge
appliquée au moyen de poids est transmise à l'éprouvette par un levier rigide prenant appui
sur la tête du piston.

Figure II.2 : Coupe schématique d’une cellule œdométrique

conventionnelle à chargement par poids.

B) Préparation des éprouvettes et exécution des essais :

La préparation des éprouvettes comporte les opérations de choix et de découpage des


éprouvettes, leur montage dans les cellules œdométriques et leur chargement.

C) Interprétation des résultats d’essais :

29
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

L'interprétation des résultats d’essais œdométriques repose classiquement sur


l'exploitation des courbes de compressibilité et de consolidation : la courbe de
compressibilité traduit les variations de l'indice des vides du sol mesuré à la fin de chaque
palier de chargement en fonction de la contrainte verticale effective correspondante et les
courbes de consolidation représentent, pour chaque palier de chargement, les variations de
l'épaisseur de l'éprouvette en fonction du temps. Deux méthodes peuvent être utilisées, la
méthode de Taylor (variation de la hauteur en fonction de la racine carrée du temps) et la
méthode de Casagrande (variation de la hauteur en fonction du logarithme du temps) ; la
méthode de Taylor étant la plus utilisée. L’interprétation des résultats d’essais effectuée
conformément aux méthodes d'essais LPC, est décrite comme suit:

●sur la courbe de compressibilité (II.13), la pression de préconsolidation σ'p est définie


par le point d'intersection C de la droite MN correspondant à la courbe de compressibilité
dans le domaine normalement consolidé, avec la parallèle DL à la droite AB, correspondant à
l'intersection des deux branches de compression et de recompression de la courbe de
compressibilité dans le domaine surconsolidé (pente moyenne de la branche de
déchargement-rechargement). Les indices de gonflement CS et de compression CC
correspondent respectivement aux pentes des droites DL et MN. L'indice des vides en place
e0 est, quant à lui, défini par le point E sur la droite DL pour une contrainte égale à la
pression verticale effective des terres en place ;

●sur chaque courbe de consolidation (figure II.14), la droite D1 correspond à la partie


quasi linéaire du début de la courbe et coupe l'axe des ordonnées en un point dC qui est le
zéro corrigé (la lecture initiale d0 n'est pas prise en compte dans la construction graphique).
La droite D2 est la droite passant par le point dC et de pente 1,15 fois plus faible que celle de
D1. L'intersection de D2 avec la courbe de tassement donne le point T d'abscisse t90,
correspondant à 90 % de consolidation primaire, auquel correspond une valeur du coefficient
de consolidation CV = 0,848d2 / t90 (relation de Taylor), où d désignela distance de drainage
(épaisseur ou demi-épaisseur de l’éprouvette suivant que le drainage s'effectue sur une
ou deux faces) ;

●la courbe (e, lg k), appelée courbe de perméabilité, exprime la relation entre l’indice
des vides et le coefficient de perméabilité du sol. Pour les contraintes supérieures à la pression
de préconsolidation, cette courbe est linéaire et caractérisée par la pente Ck, représentant le
taux de variation de la perméabilité, et par l’indice des vides ek, correspondant à une

30
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

perméabilité de référence. Cette courbe permet en outre de déduire le coefficient de


perméabilité kvo du sol en place.

L’interprétation des résultats effectuée par la méthode classique de Casagrande est décrite
comme suit :

●sur la courbe de compressibilité (figure II.15), l’indice de gonflement CS correspondent


à la pente de la droite ajustée sur les points expérimentaux de la phase de déchargement final
et l’indice de compression CC correspondant à la pente de la droite MN ajustée sur les trois
derniers points expérimentaux alignés. Sur cette courbe, on trace une horizontale à partir du
point C où le rayon de courbure est minimal. La bissectrice de l’angle formé par cette
horizontale et la tangente en C à la courbe, coupe la droite MN en point D. On admet que la
pression de préconsolidation σ'p est égale à l’abscisse de D

Figure II.3 Principe d'interprétation des courbes de compressibilité

31
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

par les méthodes d’essais LPC (Magnan et al., 1985). [10]

Figure II.4 Principe d'interprétation des courbes de consolidation

par la méthode de Taylor(Magnan et al., 1985). [10]

ΙΙ.2.2.3 : Essais de gonflement a l’Œdomètre :

Au plan quantitatif, le programme expérimental a comporté la réalisation de trois essais de


gonflement libre par la méthode du CEBTP, ces essais s’effectuent par chargement d’une
seule éprouvette par plusieurs paliers de charges (essais de gonflement libre et sous charges).

Figure II.5 Principe d'interprétation des courbes de gonflement

par la méthode du CEBTP.


32
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Figure II.6 : Courbes de gonflement.

II-2-2-4 : Essai de cisaillement direct à la boite de casagrande(NF P 94-071-1) :

Cet essai est très ancien, puisque Coulomb a déjà utilisé une boîte de cisaillement, il y a
plus de 200 ans. Dans cet essai l'échantillon est constitué d'une plaquette carrée dont les
dimensions usuelles sont : 6 cm x 6 cm ; h = 2 cm. L'appareil de cisaillement est une boîte
composée de deux parties : une demi-boîte inférieure fixe et une demi-boîte supérieure
mobile.

Photo II.6 : boite de Casagrande.


33
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

A) Appareillage :

L'appareillage spécifiquea ('essai comprend ) :

-le bâti,

-la boite de cisaillement,

-le dispositif d'application de ('effort normal sur éprouvette),

-le dispositif produisant le déplacement relatif horizontal entre les deux


demi-boites,

-le système de mesurage des efforts, des déplacements et du temps.

B) Mode opératoire :

B.1 : Préparation des plaques drainantes :


Les plaques sont saturées avec de ['eau désaérées et tout surplus d'eau en
surface est éliminé juste avant leur mise en place. Elles sont recouvertes d'un
papier-filtre lorsque des particules de sol risquent de migrer vers les pores des
plaques drainantes.

B.2 : Préparation des éprouvettes :

Tailler les éprouvettes de telle sorte que les dimensions de la section droite de
l’éprouvette soient ajustées au mieux acelles de la boite et que la hauteur (h) en
millimètres soit telle que :
20 ≤ h ≤ L/2
-Peser L’échantillon et mesurer sa hauteur.

-Placer une plaque drainante dans le fond de la demi-boite inferieure.


-Introduire l’éprouvette dans les deux demi-boites solidarisées au préalable.
L'éprouvette est calée dans la boite de telle sorte que le plan de glissement la
partage en deux parties sensiblement égales.

34
Chapitre II Programme expérimental et procédures d'essais

Photo II.8 : appareille de cisaillement direct.

C) Les types des cisaillements :


- les essais UU non consolidé non drainé-(unconsolidated, undrained) :
Les essais UU peuvent être effectués à l'appareil triaxial ou éventuellement à la
boîte pour des sols de faible perméabilité (vitesse =1mm/min).
-les essais CD consolidé drainé-(consolidated, drained) :
Ces essais permettent d'obtenir des paramètres mécaniques caractéristiques du
comportement à long terme (vitesse =0.6mm/min).

35
Chapitre III
Présentation et analyse des
résultats d’essais
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Chapitre III

Présentation et analyse des résultats d’essais

III.1 : Introduction :
De plus les essais d’identification, le programme expérimental exécuté a comporté des essais de
compressibilité et de consolidation œdométriques, des essais de C.B.R pour l’identification des
paramètres des sols étudiés. Ces essais ont été réalisé sur des échantillons découpés dans de blocs
préparés par compactage dynamique à une énergie Proctor modifie de côté sec de l’optimum.

Ce programme expérimental a évolué au fur et à mesure que des indications supplémentaires sur
telle ou telle propriété mécanique des sols et son influence sur l’interprétation des résultats d’essais ont
été jugé nécessaires non seulement en fonction de la qualité des informations déjà obtenues, mais en
fonction aussi de leur qualité.

Les procédures expérimentales suivies dans chaque type d’essai ont été conformes autant que
possible aux méthodes d’essais en vigueur en Algérie et la méthode d’interprétation des résultats
d’essais adoptée s’inspire beaucoup des connaissances acquises sur les sols gonflants à travers le
monde.

III- Résultats Des Essais :


III-2- les essais d’identification :
III-2-1- Analyse granulométrique :
III-2-1- a-Analyse granulométrique par tamisage :
Trois (3) essais ont été réalisés pour déterminer la distribution granulométrique et sont présentés
dans les tableaux ci-dessous :
● Essai N°1

Tableau ΙII-1 : Granulométrie par tamisage d'essai 01.

Refus refus cumulés


ESSAI N°1 Tamisâtes cumulés
partiel Gr %
5 0.00 0.00 0.00 100.00
2.5 2.16 2.16 0.72 99.28
1.25 1.62 3.78 1.26 98.74
0.63 0.63 4.41 1.47 98.53
0.32 0.75 5.16 1.72 98.28
0.16 2.16 7.32 2.44 97.56
0.08 2.76 10.08 3.36 96.64

37
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

● Essai N°2
Tableau ΙII-2 : Granulométrie par tamisage de l'essai 02.

Refus refus cumulés


ESSAI N°2 Tamisâtes cumulés
partiel Gr %
5 0.00 0.00 0.00 100.00
2,5 1.16 1.16 0.39 99.61
1,25 1.09 2.25 0.75 99.25
0,63 0.18 2.43 0.81 99.19
0,315 2.46 4.89 1.63 98.37
0,16 0.57 5.46 1.82 98.18
0,08 3.24 8.70 2.90 97.10

● Essai N°3
Tableau ΙII-3 : Granulométrie par tamisage de l'essai 03.

Refus refus cumulés


ESSAI N°3 Tamisâtes cumulés
partiel Gr %
5 0.00 0.00 0.00 100.00
2.5 0.90 0.90 0.30 99.70
1.25 1.20 2.10 0.70 99.30
0.63 0.16 2.26 0.75 99.25
0.32 0.38 2.64 0.88 99.12
0.16 1.42 4.06 1.35 98.65
0.08 0.60 4.66 1.55 98.45

Le tableau III- 4 résume la récapitulation des trois essais de l’analyse granulométrique :

Tableau ІII- 4 : Récapitulatif des résultats des essais de l'analyse


granulométrique par tamisage.
Tamisâtes %
Tamis(mm) ESSAI n1 ESSAI n2 ESSAI n3 Moyenne
5 100.00 100.00 100.00 100.00
2,5 99.28 99.61 99.70 99.53
1,25 98.74 99.25 99.30 99.10
0,63 98.53 99.19 99.25 98.99
0,315 98.28 98.37 99.12 98.59
0,16 97.56 98.18 98.65 98.13
0,08 96.64 97.10 98.45 97.40

38
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

III-2-1- b-Analyse granulométrique par sédimentométrie :


Trois (3) essais ont été réalisés pour déterminer la distribution granulométrique par
sédimentométrie et sont présentés dans les tableaux ci-dessous :

Tableau ІII-5 : Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°1.

Lecture D=
% de Tamisat par
Temps de densimètre kx
Température K L Gw grain rapport à
lecture sommet du √(L/
C° (abaque) (Tableau) (Tableau) s <D l'échantillon
(minutes) ménisque T)
p= total P.p
R (μm)
0.5 1,0270 23,2000 0,01312 11,9400 64,11 1,0000000 87,59 84,20
1 1,0265 23,2000 0,01312 12,1300 45,69 1,0000000 85,97 82,64
2 1,0261 23,2000 0,01312 12,2820 32,51 1,0000000 84,67 81,39
5 1,0255 23,2000 0,01312 11,1100 19,56 1,0000000 82,72 79,52
10 1,0251 23,2000 0,01312 11,2620 13,92 1,0000000 81,42 78,27
20 1,0251 23,1000 0,01312 11,2620 9,85 1,0000000 81,42 78,27
40 1,0243 22,9000 0,01312 11,5660 7,05 1,0000000 78,83 75,78
80 1,0233 22,7000 0,01328 11,9460 5,13 1,0000000 75,58 72,66
240 1,0217 22,3000 0,01328 12,5540 3,04 1,0000000 70,39 67,67
1440 1,0185 21,9000 0,01316 13,7700 1,29 1,0000000 60,01 57,69

Tableau ІII-6: Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°2.

Lecture
Temps D=k % de Tamisat par
densimètre Température K L Gw
de x grains rapport à
sommet du C° (abaque) (Tableau) (Tableau)
lecture √(L/T) <D p l'échantillon
ménisque
(minutes) (μm) = total P.p
R
0.5 1,0264 22,8000 0,013610 12,1680 67,14 1,0000000 85,64 80,61
1 1,0260 23,0000 0,013610 12,3200 47,77 1,0000000 84,34 79,39
2 1,0255 23,0000 0,013610 12,5100 34,04 1,0000000 82,72 77,87
5 1,0252 23,1000 0,013610 11,2240 20,39 1,0000000 81,75 76,95
10 1,0247 23,0000 0,013610 11,4140 14,54 1,0000000 80,13 75,42
20 1,0242 23,0000 0,013610 11,6040 10,37 1,0000000 78,50 73,90
40 1,0235 22,8000 0,013610 11,8700 7,41 1,0000000 76,23 71,76
80 1,0223 22,6000 0,013610 12,3260 5,34 1,0000000 72,34 68,09
240 1,0210 22,3000 0,013780 12,8200 3,18 1,0000000 68,12 64,12
1440 1,0170 21,7000 0,013610 14,3400 1,36 1,0000000 55,15 51,91

39
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Tableau ІII-7: Résultats de l’analyse sédimentométrique l’essai N°3.

Temps Lecture D=k Tamisa par


densimètre % de
de Température K L x Gw rapport à
sommet du grains
lecture C° (abaque) (Tableau) √(L/T) (Tableau) l'échantillon
ménisque <D p =
(minutes) (μm) total P.p
R
0.5 1,0260 21,4000 0,013280 12,3200 66 1,0000000 84,34 80,24
1 1,0255 22,0000 0,013120 12,5100 46 1,0000000 82,72 78,69
2 1,0255 22,0000 0,013120 12,5100 33 1,0000000 82,72 78,69
5 1,0252 21,4000 0,013280 11,2240 20 1,0000000 81,75 77,77
10 1,0250 21,3000 0,013280 11,3000 14 1,0000000 81,10 77,15
20 1,0247 21,2000 0,013280 11,4140 10 1,0000000 80,13 76,22
40 1,0240 21,2000 0,013280 11,6800 7 1,0000000 77,86 74,06
80 1,0232 21,0000 0,013280 11,9840 5 1,0000000 75,26 71,59
240 1,0210 20,3000 0,013440 12,8200 3 1,0000000 68,12 64,81
1440 1,0180 19,1000 0,013610 13,9600 1 1,0000000 58,39 55,55

Le tableau III-8 résume la récapitulation des trois essais de l’analyse granulométrique


sédimentométrie.
Tableau ІII-8 : La moyenne des trois essais de sédimentométrie.

Tamis Tamisas (%)


mm µm essai 01 essai 02 essai 03 moy
0,066 66 84,20 80,61 80,24 81,682
0,046 46 82,64 79,39 78,69 80,241
0,033 33 81,39 77,87 78,69 79,316
0,020 20 79,52 76,95 77,77 78,079
0,014 14 78,27 75,42 77,15 76,948
0,010 10 78,27 73,90 76,22 76,131
0,007 7 75,78 71,76 74,06 73,867
0,005 5 72,66 68,09 71,59 70,783
0,003 3 67,67 64,12 64,81 65,533
0,001 1 57,69 51,91 55,55 55,050

Le tableau ΙII-9 donne la moyenne de trois essais d’analyse granulométrique par tamisage et
par sédimentométrie.
40
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Tableau III-9 : Récapitulatif des résultats des essais de l'analyse granulométrique


(tamisage et sédimentométrie).

Tamis Tamisas (%)


(mm) Essai 01 Essai 02 Essai 03 moyenne
5 100.00 100.00 100.00 100.00
2,5 99.28 99.61 99.70 99.53
1,25 98.74 99.25 99.30 99.10
0,63 98.53 99.19 99.25 98.99
0,315 98.28 98.37 99.12 98.59
0,16 97.56 98.18 98.65 98.13
0,08 96.64 97.10 98.45 97.40
0,066 84,20 80,61 80,24 81,682
0,046 82,64 79,39 78,69 80,241
0,033 81,39 77,87 78,69 79,316
0,020 79,52 76,95 77,77 78,079
0,014 78,27 75,42 77,15 76,948
0,010 78,27 73,90 76,22 76,131
0,007 75,78 71,76 74,06 73,867
0,005 72,66 68,09 71,59 70,783
0,003 67,67 64,12 64,81 65,533
0,001 57,69 51,91 55,55 55,050

Les courbes d’analyse granulométrique (tamisage et sédimentométrie) sont présentées en


figure (ΙΙΙ-1).

41
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

100

90 Essai 01
Essai 02
80 %˂2mm=99.50
%˂80µm=97,84 Essai 03
Des passants %

%˂2µm=62.00
70 Moy

60

50
partie de courbe
partie de obtenu par
40 sédimentométrie
courbe obtenu par

30 0.002
10 1 Diametre des
0,1tamis en mm 0,01 0,001

Figure ΙΙΙ-1- Courbe d’analyse granulométrique (tamisage et sédimentométrie).

III-2-2 Limites d’Atterberg :


Les limites de liquidité et de plasticité, dites limites d’Atterberg ou limite de consistance, sont des
paramètres géotechniques destinés à identifier les sols.
Quatre (4) séries d’essais ont été réalisés pour la détermination des limites d’Atterberg.

WL 1 Linéaire (WL 1)

125

120

115
Teneur en eau

Wl =108.2
110

105

100

95

90
15 20 25 30 35 40
Nombre de coups

Figure ΙΙΙ-2- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°1.

42
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Tableau ΙΙΙ-10- La valeur de plasticité d’essai N°1 .


Tare 1 2 3 4
W (%) 49,04 41,84 42,98 41,84
WP 43.93
Indice de plasticité : IP=WL-WP= 64.27.

Wl 2 Linéaire (Wl 2)

125
120
Teneur en eau(%)

115
Wl= 110
110
105
100
95
90
10 15 20 25 30 35 40
Nombre de coups

Figure ΙΙΙ-3- courbe et valeurs de limite liquidité d’essai N°2.


Tableau ΙΙΙ-11- la valeur de plasticité d’essai N°2.

Tare 1 2 3 4
W (%) 46,51 56,48 49,04 45,91
WP 49.49
Indice de plasticité : IP=WL-WP= 60.51.

essai 3 Linéaire (essai 3)

125

120

115
Teneur en eau

110
Wl = 107.89

105

100

95

90
10 15 20 25 30 35 40
Nombre de coups

Figure ΙΙΙ-4- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°3.

43
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Tableau ΙΙΙ-12- la valeur de limite de plasticité d’essai N°3.


Tare 1 2 3 4
W (%) 41,11 50,11 43,34 40,69
WP 43.81
Indice de plasticité : IP=WL-WP= 64.07.

essai 4 Linéaire (essai 4)

110

105 Wl = 102.88
Teneur en eau

100

95

90
10 15 20 25 30 35 40
Nombre de coups

Figure ΙΙΙ-5- courbe et valeurs de limite de liquidité d’essai N°4.

Tableau ΙΙΙ-13- la valeur de limite de plasticité d’essai N°4.


Tare 1 2 3 4
W (%) 44,96 43,94 43,33 41,84
WP 43.52
Indice de plasticité : IP=WL-WP= 59.36.

Le tableau (III-14) présente la récapitulation des résultats des séries d’essais de limites
d’Atterberg.

Tableau III-14 : Récapitulatif des résultats des essais des limites d'Atterberg.

Essai N° WL (%) Wp (%) Ip (%)

1 108,20 43,93 64,27


2 110,00 49,49 60,51
3 107,89 43,81 64,07
4 102,88 43,52 59,36
La Moyenne 107,24 45,19 62,05

44
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

III-2-3 Essai au bleu de méthylène :


On a réalisé Trois (3) essais au bleu de méthylène, les résultats obtenus sont repris dans le tableau
(III-15) :

Tableau III-15 : Résultats des paramètres tirés de l’essai au bleu à la tache.

Masse du sol Volume de la La surface


VBS (g/cm3)
(g) solution (cm3) spécifique(m2/g)
Essai 1 30.00 370.00 12.33 259.00
Essai 2 30.00 345.00 11.50 241.50
Essai 3 30.00 360.00 12.00 252.00
Moyenne 358.33 11.94 250.83

Tableau ӀӀӀ-16- Caractéristiques d’identification du sol témoin étudié.

Paramètres Symbole Unités Valeurs

Limite de liquidité WL % 107,24

Limite de plasticité Wp % 45,19

Indice de plasticité IP % 62,05

Eléments inférieurs à 80 μ
% 97.84

Eléments inférieurs à 2 μ C2µm 62.00


%
Activité de la fraction
Ac 1.19
argileuse

Valeur du bleu de méthylène VBS g/cmᵌ 11.94

la surface spécifique SST (m²/g) 250.83

IIІ-3- Les essais mécaniques :


IIІ-3-1-Essai Proctor modifié :

45
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Figure III-6- Courbes d’essais Proctor (Khemissa et al ; 2018).


La teneur en eau à l’optimum Proctor modifié Wopm=14.8 % et la masse volumique sèche
à l’optimum Proctor modifie ɣdmax= 17.85kN/m³.

ӀӀӀ-3-2-Essai C.B.R immédiat et après imbibition :


Deux séries d’essais ont été réalisées, la première pour l’essai C.B.R immédiat et la deuxième
pour l’essai C.B.R après imbibition.

a-C.B.R immédiat :
Le tableau (ӀӀӀ-17) présente les valeurs des forces de pénétration on fonction des enfoncements
et L’indice C.B.R immédiat d’un éprouvette témoin confectionnée aux caractéristique optimums
Proctor modifie.

Tableau ӀӀӀ-17 : Résultats de l’essai C.B.R immédiat N° (1+2+3).


Forces de pénétration (KN)
Temps (min) Enfoncement (mm) Essai 1 Essai 2 Essai 3 Moyenne

0.5 0.625 3,524 4,607 4,310 4,15


1 1.25 7,008 7,572 6,811 7,13
1.5 2 9,147 10,067 8,768 9,33
2 2.5 10,009 10,682 9,569 10,09
4 5 12,745 12,399 12,150 12,43
6 7.5 14,068 13,482 13,777 13,78
8 10 14,908 14,386 15,012 14,77

Le tableau (ӀӀӀ- 18) résume les résultats des essais du C.B.R immédiat effectués sur
46
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

le sol témoin étudié :


Tableau ӀӀӀ-18 : Récapitulatif des résultats des essais C.B.R immédiat.
Essai 1 Essai 2 Essai 3 Moyenne
CBR Index (2.5): 74,974 80,015 71,678 75,581
CBR Index (5.0): 63,949 62,213 60,963 62,368

Les courbes des forces de pénétration en fonction des enfoncements de l’éprouvette témoin

15 CBR Immediat N°1


13
12,745

11
10,009
9 CBR 1

3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 7- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°1.

47
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

15
CBR Immédiat N°2
13
12,399
11
10,682

9 CBR 2

3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 8- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°2.

15
CBR Immediat N°3
13
12,150
11

9,569
9 CBR 3

3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 9- Courbe d’essai C.B.R immédiat N°3.

48
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

15
CBR Immediat
13

11 CBR 1

9 CBR 2

7
CBR 3

3
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 10- Courbes des essais des C.B.R immédiat.


L’indice C.B.R immédiat maximum recherché qui correspond à l’indice de 2.5 mm
d’enfoncement est égale à 75.581%.

b- Essai C .B.R après imbibition :


Le tableau (ӀӀӀ-19) présente les valeurs des forces de pénétration on fonction des enfoncements et
l’indice C.B.R imbibition (04 jours) d’un éprouvette témoin confectionnée aux caractéristique
optimums Proctor modifie.

Tableau ӀӀӀ-19 : Résultats de l’essai C.B.R imbibition N°(1+2+3).


Forces de pénétration (KN)
Temps(min) Enfoncement(mm) Essai 1 Essai 2 Essai 3 Moyenne
0.625 0,123 0,282 0,171 0,192
0.5
1.25 0,282 0,338 0,185 0,268
1
2 0,322 0,391 0,190 0,301
1.5
2.5 0,360 0,423 0,226 0,336
2
5 0,504 0,501 0,335 0,447
4
7.5 0,718 0,898 0,552 0,723
6
10 1,065 1,280 0,976 1,107
8

49
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Le tableau (ӀӀӀ- 20) résume les résultats des essais du C.B.R imbibition. effectués sur le sol
témoin étudié :

Tableau ӀӀӀ-20: valeur de l’indice C.B.R. après imbibition.

Essai 1 Essai 2 Essai 3 Moyenne


CBR Index (2.5): 2,697 3,169 1,693 2,517
CBR Index (5.0): 2,529 2,514 1,681 2,243

Le tableau (ӀӀӀ-21) résume les valeurs du gonflement linéaire g(%) après imbibition.

Tableau ӀӀӀ-21 valeur du gonflement linéaire g(%) après imbibition.

Le gonflement linéaire G% 4,69 5,24 4,1

Moy 4.67

Les courbes des forces de pénétration en fonction des enfoncements de l’éprouvette témoin.

1,20
1,10
CBR imbibé N°1
1,00
0,90
0,80
0,70 CBR
0,60 imbibition
1
0,50 0,504
0,40 0,36
0,30
0,20
0,10
0,00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 11- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°1.

50
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

1,40
1,30
1,20 CBR imbibé N°2
1,10
1,00
0,90
0,80 CBR
0,70 Immediat
2
0,60
0,50 0,504
0,40 0,423
0,30
0,20
0,10
0,00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 12- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°2.

1,10
1,00
CBR imbibé N°3
0,90
0,80
0,70
CBR
0,60
imbibition
0,50 3

0,40
0,335
0,30
0,226
0,20
0,10
0,00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III- 13- Courbe d’essai de C.B.R imbibition N°3.

51
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

1,40
1,30
1,20 CBR imbibé CBR
imbibé 1
1,10
1,00
0,90 CBR
Imbibé 2
0,80
0,70
0,60 CBR
imbibé 3
0,50
0,40
0,30 CBR Moy
0,20
0,10
0,00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III -14 Courbes des essais de C.B.R imbibition.

L’indice C.B.R imbibition maximum recherché qui correspond à l’indice de 2.5 mm


défoncement est égal à 2,517 % et un taux de gonflement linéaire égal 4.67 %.

16,00
CBR imbibé et immédiat
CBR imbibé N°1
14,00

12,00 CBR Imbibé N°2

10,00
CBR imbibé N°3

8,00
CBR immédiat
6,00 N°1

CBR immédiat
4,00
N°2

2,00 CBR immédiat


N°3
0,00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11

Figure III -15- Courbes des essais des C.B.R imbibition.

52
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

IIІ-3-3 Essais de gonflement à l’œdomètre :


●Méthode du CEBTP :
Les courbes de gonflement (e, lgσ) et de cinétique de gonflement (∆H/H0, lgt) sont présentées
sur les figures (ІII-16. ІII-17. ІII-18. ІII-19) Les valeurs de la pression de gonflement σg et de
l’amplitude de gonflement εg déterminées pour chaque essai et leurs valeurs moyennes sont présentées
dans le tableau (ІII-22). Les valeurs de cαs et t100 sont présentées dans le tableau (ІII-23).

Tableau ІII-22 Résultat des essais de gonflement par la méthode du CEBTP.

γ γd w e0 εg σg
Essai N°
(kN/m³) (kN/m³) (%) (%) (kPa)

1 17.8 1.0975 14.8 0.7929 21.4 450

2 18.2 1.1023 14.8 0.7037 30 595

Moyenne 18.0 1.0999 14.8 0.7483 25.7 522.5

Tableau ІII-23 Valeurs de cαs et t100 déterminées par la méthode du CEBTP.

Essai N° 01 Essai N° 02

σ (kPa) t100 cαs σ (kPa) t100 cαs


(min) (min)
5.1 1700 0,0291 5.1 2000 0,0496

53
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

1,3

1,2

1,1

εg (%) =21.4
Indice des vides

σg (kPa) = 450
0,9

0,8
e0=0,79

0,7

0,6
1 10 σ (kPa) 100 1000

Figure III-16 Essai de gonflement N°1 (méthode du CEBTP).


25,0

20,0
Gonflement

σv = 5.1 Cα
15,0
cα =0.0217
cαs=0.0349
10,0
e 0 =0.7929
εg(%)=21.4
5,0 t100 =1700

0,0
0,1 1 10 100 1000 10000 100000
T(min)
Figure III-17 Essai de gonflement N°1 ΔH/Hₒ on fonction de log t (méthode du CEBTP)

54
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

1,4

1,3

1,2

1,1
εg (%) =30
Indice des vides

1,0 σg (kPa) = 595

0,9

0,8
e0=0,703

0,7

0,6

0,5
1 10 100 1000
σ (kPa)

Figure III-18 : Essai de gonflement N° 2 (méthode du CEBTP).


35,0

30,0
Gonflement

25,0

20,0 σv = 5.1
15,0
cα =0.0088
cαs=0.0149
10,0 e0 =0.7037
5,0 εg(%)=30.00
t100 = 2000
0,0
0,1 1 10 100 1000 10000 100000
T(min)
Figure III-19 : Essai de gonflement N° 2 ΔH/Hₒ on fonction de log t (méthode du CEBTP).

55
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Les valeurs des paramètres de gonflement dépendent fortement de la méthode d'essai


considérée. Les valeurs de la pression de gonflement σg sont comprises entre 450 et 595 kPa avec
une valeur moyenne de 522.5 pour la méthode du CEBTP. L’amplitude de gonflement εg varie très
largement d’un échantillon à l’autre comme la pression de gonflement, entre 21.426% et 30.042%
avec une valeur moyenne de 25.734% pour la méthode du CEBTP.

IIІ-3-4 Essais de compressibilité œdométriques :

Les courbes de compressibilité (e, 1g σ'), de perméabilité (e, 1g kv) et de consolidation (Δh, t) et
(Δh, lg t) sont présentées sur les figures III-20 a III-27. Le tableau ІII-24 présente les paramètres de
compressibilité et de consolidation déterminés par la méthode d’essais LPC (Magnan et al., 1985) On
notera que :

●les indices de gonflement CS et de compression CC et la pression de préconsolidation σ'pont été


déterminés graphiquement conformément aux indications de méthodes d’interprétation considérées.
L'indice des vides en place e0 a été estimé sur les courbes de compressibilité pour une contrainte
verticale égale à la pression effective des terresen place ;

●le module œdométrique Eoed = Δσ'/ (Δh100 / h0), défini par le rapport de l'incrément de
contrainte correspondant à un palier de chargement donné au tassement obtenu après achèvement de
la consolidation primaire, c'est-à-dire pour Δh100 = Δh(t = t100) où t100représente le temps
correspondant à 100 % de consolidation primaire et h0 la hauteur initiale de l'éprouvette ;

●les coefficients de consolidation cv ont été déterminés au moyen de la relation Taylor

0.848 × 𝑑2
𝑐𝑣 =
60 × 𝑡90

Dans laquelle t90 désigne le temps, exprimé en minutes, correspondant à 90 % de consolidation


primaire (la distance de drainage étant égale à 10 mm) ;

●le coefficient de perméabilité verticale est relié au module œdométrique Eoed et au coefficient de
consolidation cv par la relation suivante :

γ𝑤
𝑘𝑣 = 𝑐𝑣
E𝑜𝑒𝑑

56
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Où γw =10 kN/m³ désigne le poids volumique de l'eau ;

●le taux de variation du coefficient de perméabilité Ck = Δe/Δ(lgkv) et l’indice des vides ek = e


(kᵥ = 1 m/s) ont été déterminés sur la droite moyenne e-lg kᵥ ; le coefficient de perméabilité initiale
kV0 de l'argile en place est lu sur cette même courbe pour un indice des vides égal à l'indice des vides
en place e0.

Tableau ІII-24 Résultats des essais de compressibilité œdométriques.

Essai N° 1 2 Moyenne
Méthode d’essais Caractéristiques

γ (kN/m³) 16.1 18.7 17.4


initiales

γd (kN/m³) 10.87 11.06 10.956

w (%) 15.1 14.7 14.9

CS 0.067 0.044 0.0555


CC 0.182 0.201 0.192
LPC

e0 0.6665 0.7679 0.7172


σ'p (kPa) 1290 1350 1320

kV0(10¯8m⁄s) 8.5 7.1 7.8

Les courbes de compressibilité, qui indique le tassement total en fonction de logarithme de la


contrainte appliquée.

57
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

0,9

0,85
gonflement

0,8

0,75
gonflement
e

0,7
e0 = 0,7679
Cs = 0.044
0,65
Cc = 0.201
σ´p= 1350 kPa
0,6

0,55

0,5
10 100 σ´p (kpa) 1000 10000

Figure III-20 Courbe de compressibilité (essai n° 1).

Figure III-21 Courbe de perméabilité.

58
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

0,8

0,75

0,7

0,65

0,6

e0 = 0,6665
0,55
Cs = 0.067
Cc = 0.182
σ´p= 1290 kPa
0,5

0,45

0,4
10 100 σ´p(kpa) 1 000 10 000

Figure III-22 Courbe de compressibilité (essai n° 2).

59
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Courbe qui représente la méthode de calcul t90 (min)

Figure III-23 Courbe de consolidation.

Figure III-24 Courbe de tassement en fonction du temps (√t ) (essai n° 1).

60
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

0
0 5 10 15 20 25 30 35 40

-50

Cv = 3,27E-07 m²/s
1732,9 kPa
∆H (1/100 MM)

kv = 6,87E-11 m/s
-100

Cv = 1,39E-07 m²/s

kv =6,09E-11 m/s
-150
Cv = 3,27E-07 m²/s

kv =3,68E-11 m/s
-200
√T (MIN)

Figure III-25 Courbe de tassement en fonction du temps (√t ) (essai n° 2).

0
1 10 100 1000 10000

-50
t100=300

1732.9kpa
-100
∆H (1/100 mm)

t100=350

-150 2548,4 kpa


t100=269

-200
3771.7 kpa

-250
t (min)

Figure III-26 Courbe de tassement en fonction du temps (log(temps)) (essai n° 1).

61
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

0
1 10 100 1000 10000
-20

-40

-60

-80
∆H (1/100 mm)

-100

-120

-140

-160

-180

-200
t (min

Figure III-27 Courbe de tassement en fonction du temps (log(temps) ) (essai n° 2).

II-3-5 Essai de cisaillement direct :


Le tableau (ΙΙΙ-25) résume les résultats des essais cisaillement direct effectués sur le sol témoin
étudié.
Tableau ӀӀӀ-25- Récapitulatif des résultats des essais cisaillement direct.

τ (Kpa)
Sol
témoin
C (Kpa) ᶲ[°] σ1 σ2 σ3
=100 =200 =300
(Kpa) (Kpa) (Kpa)
189,30 39.24 290,00 293,88 595,27
Echantillon 1

238,10 32.18 291,11 374,17 480,00


Echantillon 2

257,70 45.52 205,83 422,50 498,61


Echantillon 3

Moyenne 228,37 38,92 262,31 363,52 524,63

Les courbes des essais cisaillement direct présentées sur les figures (ΙΙΙ-28) sol témoin étudié.

62
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

600

500

Contrainte de cisaillement, t (kPa)


100
KPA
400

300
400
Kpa
200

100 200
Kpa

0
0 5 10 15 20 25 30

-100

Déplacement horizontale
(mm)
Figure III-28- courbe contrainte/déformation N°1.

Figure III-29- Courbe d’essai cisaillement direct essai 1.

63
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Figure III-30- courbe contrainte/déformation N°2.

600

500
Résistance de csaillement

y = 0,6153x + 238,19
R² = 0,9855
400

300
Echantillon 2

200

Echantillon 2
100

0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
Contrainte normale (Kpa)

Figure III-31- Courbe d’essai cisaillement direct essai 2.

64
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Figure III-32- courbe contrainte/déformation N°3.

600

500
Résistance de csaillement

y = 0,6337x + 257,78
R² = 0,8931
400

300
Echantillon 3

200

Echantillon 3
100

0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450
Contrainte normale (Kpa)

Figure III-33- Courbe d’essai cisaillement direct essai 3.

65
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

II-3-6 Essai de compression :

Le temps de séchage est également un paramètre déterminant des caractéristiques de


déformabilité et de résistance de l'argile compactée. (Figure III -33) montre l'histogramme de
distribution de la résistance à la compression à divers temps de séchage (7, 14 et 28 jours) des
échantillons d'argile compactés à la densité Proctor modifie

Le tableau (ΙΙΙ-26) résume les résultats des essais compression effectués sur le sol témoin étudié.

Tableau ӀӀӀ-26- Récapitulatif des résultats des essais compression.

Contrainte appliqué
Temp
Essai 1 Essai 2 Essai 3 Moy
7 jours 2420 2600 2540 2520

14 jours 4890 4410 4280 4527

28 jours 6020 5950 6010 5993

Les courbes des essais compression présentées sur les figures (ΙΙΙ-34) et le moyenne présentées sur
les figures (ΙΙΙ-35)

7000
7 jours 14 jours 28 jours
6000
σc ( kPa)

5000

4000

3000

2000

1000

0
Essai 1 Essai 2 Essai 3

Figure III-34- Courbes des essais de compression.

66
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

7000

6000
σc (kPa)
5000

4000

3000

2000

1000

0
7 jours 14 jours 28 jours

Figure III -35 - Courbes moyenne des essais des compression.


La résistance à la compression de l'argile augmente avec l'augmentation du temps de séchage. On
peut supposer que le séchage des éprouvettes s'accompagne d'un rétrécissement du sol.
Ce rétrécissement entraîne un resserrement des grains du sol et, par conséquent, une réduction de
son taux de vide, d'où l'augmentation de sa résistance à la compression non confinée.
Il convient de noter que les essais de compression non confinés effectués sur des échantillons de
sol le même jour de leur reconstitution ne donnent aucun résultat.
En conséquence, seuls les résultats des tests correspondant à des échantillons de sol du même âge
après un délai de séchage donné peuvent être comparés.

IIІ-3 DISCUSSION DES RESULTATS D’ESSAIS :


IIІ-3-1 Caractéristiques d'identification :

Les analyses granulométriques réalisées donnent un pourcentage de passants à 80 µm compris


entre 96.50% et 97.10 % avec une moyenne de 96.75%. Ces valeurs indiquent que le sol présente une
granulométrie très fine. Le pourcentage de passants à 2 µm est en moyenne égal à 62%. La limite de
liquidité varie entre 102.88 et 110 avec une moyenne de 107.24 et l'indice de plasticité Ip varie entre
59.36 et 64.25 avec une moyenne de 62.5.

Ces valeurs sont très peu dispersées et ils semblent indiquer que le massif est homogène dans la zone
étudiée. Selon la classification LPC en vigueur (Magnan., 1980), il s'agit d'une argile marneuse très
plastique (At) avec une activité normale de sa fraction argileuse. Les modifications de la teneur en eau
de ce type de sol sont généralement accompagnées d'importants retraits ou gonflements.
67
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

La valeur de bleu VBS est égale à 11.94. D'après la norme française NF P 11-300, il s’agit d’un sol
très argileux. La valeur de la surface spécifique totale correspondante est égale à SST = 250.83 m²/g.
Cette valeur indique la présence de montmorillonite.

On constate un bon accord entre ces classifications. Notons qu'il s'agit, dans le cas de la méthode du
B.R.E d'une estimation du potentiel de retrait et non de gonflement. Le caractère expansif de sol
examiné apparaît clairement à travers l’ensemble des classifications adaptées. Elles concluent que
l’argile de Sidi Hadjres est caractérisée par un potentiel de gonflement fort à très fort.

Figure III-36: Courbes Dakshanamurphy et al. (1973) et Chen (1988).

Figure III-37: Diagramme de classification du potentiel de gonflement (Seed et al., 1962).

68
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

Figure III-38: Classification du sol étudié (Building Research Establishment (1980)).

Figure III-39: Classification du sol étudié (Williams et Donaldson (1980)).

69
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

IIІ.4.2 Caractéristiques mécanique :

► La tenure en eau optimal pour l’essai Proctor normal est Wopt=14.8% et la masse volumique sec
γd=1.785 g/cm³, et un degré de saturation Sr= 75%

► Dans l’essai C.B.R immédiat le maximum recherché qui correspond à l’indice de 2.5 mm
défoncement est égale à 75,58% et l’indice imbibition maximum recherché qui correspond à l’indice
de 5 mm défoncement est égal à 62,37%, et un taux de gonflement linéaire égal à 9.13 %.

► Les cohésions de cisaillement dans les sols est C = 228,37 KPa et l’angle de frottement φ=78.92°.

► Caractéristiques de compressibilité et de consolidation :

Le dépouillement des résultats d’essais a été effectué selon les méthodes d’essais LPC en en vigueur
(Magnan et al., 1985).

L'analyse qualitative des résultats d'essais conduit aux observations suivantes :

●les tassements ne commencent à apparaître qu’à partir d’un certain nombre de paliers de chargement
dépassant le poids des terres au cours desquels le sol continue de gonfler ;

●les courbes de déchargement-rechargement sont caractérisées par des pentes très accentuées
auxquelles correspondent des valeurs élevées de l’indice de gonflement (CS ≥ 0,04). Les courbes de
déchargement final recoupent les courbes de chargement initial mettant ainsi en évidence le caractère
expansif du sol.

●les courbes de consolidation correspondant aux faibles paliers de chargement inférieurs à la pression
de pré consolidation du sol ne permettent pas de distinguer les phases de consolidation primaire et
secondaire. Elles présentent toutefois une forme accusant un léger gonflement du sol et permettent de
repérer la pression qu'il faut appliquer au sol pour l'empêcher de gonfler ;

●les courbes de consolidation correspondant aux forts paliers de chargement supérieurs à la pression
de préconsolidation du sol font apparaître clairement les deux phases de consolidation primaire et
secondaire. Les branches linéaire sables des courbes correspondant à la phase de consolidation
secondaire sont toutefois caractérisées par des pentes raides et, par conséquent, des valeurs du taux de
compression secondaire (ou taux de fluage) assez faibles. Les résultats d'essais peuvent être résumés
comme suit :

●la pression de préconsolidation σ'p est comprise entre 1290 et 1350 kPa. Confirmant ainsi le caractère
très surconsolidé de l'argile.

70
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

L'indice de compression Cc varie entre 0.182et 0.201 et l'indice de gonflement Cs a des valeurs
comprises entre 0,067 et 0,044, confirmant que cette argile est raide et gonflante. Le rapport de
compression Cc /(l+e0) varie entre 0.0291 et 0.0496, confirmant le caractère peu compressible du sol.

●Les coefficients de consolidation cv correspondant aux paliers de chargement situés dans le domaine
normalement consolidé sont compris entre 3.88.10⁻7 et 4.54.10⁻7 m2/s.

Les coefficients de perméabilité kv correspondants sont compris entre 1.82 x 10−9 et 1.03 x 10−9 m/s.

Quant au temps t100 nécessaire à l'achèvement de la consolidation primaire, celui-ci est compris entre
200 et 500 min selon l'incrément de charges considéré ;

●Les valeurs de l’indice de consolidation cαe sont comprises entre 0,0112 et 0,0197 avec une moyenne
de 0,0155. Ces valeurs très faibles ne mettent pas en évidence l’influence du temps sur le comportement
du sol.

Cette argile marneuse très plastique est donc très surconsolidée, peu perméable et très peu sensible au
fluage.

► Caractéristiques de gonflement : Ces résultats appellent les remarques suivantes :

●Les courbes de gonflement, représentant l'évolution du gonflement libre en fonction du temps, ont
des allures semblables quel que soit le type d'essai considéré. Elles manifestent deux phases de
gonflement successives : une phase de gonflement primaire caractérisée par une vitesse de déformation
croissante et une phase de gonflement secondaire de vitesse sensiblement constante. Cette dernière
phase définit le taux de gonflement secondaire cαs. La déformation maximale obtenue au cours du
gonflement libre définit l'amplitude de gonflement libre εg .

● Les valeurs de la pression de gonflement σg sont comprises entre 450 et 595 kPa avec une valeur
moyenne de 522.5 kPa. L’amplitude de gonflement εg varie d’un échantillon à l’autre comme la
pression de gonflement, entre 21.4 % et 30 % avec une valeur moyenne de 25.7 %.

●les valeurs du coefficient de gonflement secondaire Cαs sont comprises entre 0.0291 et 0.0496 selon
le chargement appliqué sur l’éprouvette, avec une valeur moyenne de 0.0393 correspondant à une
teneur en eau moyenne de 14.8 %.

71
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

IIІ-5 CONCLUSIONS :

De l'analyse des résultats d’essais obtenus sur les sols prélevés sur le site de Sidi Hadjres
(wilaya de M’sila), on peut dégager les conclusions suivantes :

● les sols testés sont identifiés comme une argile marneuse très plastique. Les différentes
classifications utilisées montrent que cette argile marneuse est caractérisée par un potentiel de
gonflement très élevé.

● les caractéristiques de compressibilité et de consolidation ont montré que cette argile marneuse est
très surconsolidée et peu perméable.

● Les essais de C.B.R imbibition ont montré que le sol étude est très gonflent, et sensible à l’eau.

72
Chapitre III Présentation et analyse des résultats d’essais

CONCLUSION GENERALE

L'étude présentée dans ce mémoire avait pour finalité de faire un état des connaissances sur
les compressibilités des sols argileux, puis de caractériser en laboratoire le comportement des argiles
expansives de la commune de Sidi Hadjres (wilaya de M'sila), où d'importants désordres apparais-
sent fréquemment dans les constructions légères (pavillons, bâtiments de faible hauteur, routes) et
de déterminer les paramètres physiques et mécaniques qui jouent un rôle dans la variation de leur
volume.

La synthèse bibliographique a mis en évidence la complexité du phénomène retrait-gonflement


au niveau microscopique et a permis d’identifier plusieurs origines possibles de ce phénomène
intervenant séparément ou simultanément. L’hydratation ou la déshydratation des particules
argileuses conduisent à des variations de volume à un niveau macroscopique et dont les
conséquences peuvent occasionner des dommages dans les constructions. Comprendre ce
phénomène est important, obtenir les outils expérimentaux qui permettent de le soupçonner, de
l’identifier et de le quantifier serait encore plus important. Les méthodes d’identification directes et
indirectes permettent de caractériser les sols susceptibles de gonfler afin de prévenir, ou du moins
réduire, le risque d’apparition des désordres.

L’étude expérimentale effectuée sur les sols prélevés sur le site de Sidi Hadjres (wilaya de
M'sila) a permis de dégager les conclusions suivantes :
 les caractéristiques d'identification, sont peu dispersées. Elles indiquent que c’est une argile
marneuse très plastique, caractérisée par un potentiel de gonflement fort à très fort.
 les caractéristiques de compressibilité et de consolidation sont globalement très peu dispersées.
Elles indiquent que cette argile marneuse est très surconsolidée et peu perméable.

73
Références bibliographiques

AFNOR (1996) Norme Française : NF P 94-041 : Sols : Reconnaissance et Essais – Analyse


granulométrique, méthode de tamisage par voie humide.

AFNOR (1996) Norme Française : NF P 94-057 : Sols : Reconnaissance et Essais –


Analyse granulométrique, méthode de sédimentométrie après lavage

AFNOR (1993) Norme Française : NF P 94-051 : Sols : Reconnaissance et Essais –


Détermination des limites d’Atterberg – Limite de liquidité à la coupelle – Limite de plasticité au
rouleau.

AFNOR (1993) Norme Française : NF P 94-068 : Sols : Reconnaissance et Essais –


Détermination de la valeur de bleu de méthylène d’un sol par l’essai à la tâche.

AFNOR (1994) Norme Française : NF P 94-071-1 : Sols : Reconnaissance et Essais – Essai de


cisaillement rectiligne à la boite – partie 1 cisaillement direct.

AFNOR (1995) Norme XP P 94-091 : Sols : Reconnaissance et essais - Essai de gonflement à


l'œdomètre - Détermination des déformations par chargement de plusieurs éprouvettes.

AFNOR (1992) Norme Française : NF P 11-300 : Sols : Détermination de la surface


spécifique

AFNOR (1997) Norme Française : NF P 94-078 : Sols : Indice CBR immédiat— Indice
CBR après immersion — Indice Portant Immédiat.

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[3] : BIGOT, G. & ZERHOUNI, M.I., 2000. Retrait/gonflement et tassement des sols fins. Bulletin des
laboratoires des ponts et chaussées, vol 229, ref 4252, pp. 105-114.

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Civil Engineers, journal of the Soil Mechanics and Fondations Division, vol. 90(5),
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