Chap 01 - Production Laitiere
Chap 01 - Production Laitiere
Tableau 1.1
Composition du lait de différentes espèces.
Espèce Total Caséine Protéine Matière Glucides Cendres
protéines lactosérique grasse
% % % % % %
Femme 1,2 0,5 0,7 3,8 7,0 0,2
Jument 2,2 1,3 0,9 1,7 6,2 0,5
Vache 3,5 2,8 0,7 3,7 4,8 0,7
Bufflesse 4,0 3,5 0,5 7,5 4,8 0,7
Chèvre 3,6 2,7 0,9 4,1 4,7 0,8
Brebis 5,8 4,9 0,9 7,9 4,5 0,8
Toutefois, il ne faut pas oublier les autres animaux de traite dont le lait est essentiel
aux populations locales et représente une source très précieuse de protéines
animales et d’autres constituants. Dans ce groupe, la brebis est extrêmement
importante, en particulier dans les pays méditerranéens et les grands espaces
d’Afrique et d’Asie. La population de moutons dans le monde dépasse un milliard. De
tous les animaux domestiqués producteurs de viande et de lait, c’est l’animal le plus
répandu.
A côté des brebis, on trouve souvent les chèvres, dont la contribution à la
production laitière et de viande dans les zones les plus pauvres n’est pas négligeable.
Les brebis comme les chèvres sont une source bon marché de protéines de haute
qualité; leur élevage se fait principalement dans des conditions où les facteurs
climatiques, topographiques, économiques, techniques ou sociologiques limitent le
développement de systèmes plus sophistiqués de production.
Le tableau 1-1 présente la composition du lait de différentes espèces. Les chiffres
indiqués ne sont cependant que des moyennes, car la composition dans chacune
des espèces dépend d’un certain nombre de facteurs, tels que la race, l’alimentation,
le climat, etc.
Le lait de vache
Le lait est le seul aliment du jeune mammifère pendant la première période de sa vie.
Les substances qu’il contient lui fournissent l’énergie et les “matériaux de construction”
• La mise à la reproduction nécessaires à sa croissance. Le lait contient également des anticorps qui protègent
(naturelle ou par insémination le jeune mammifère contre l’infection. Un veau a besoin de 1 000 litres de lait pour
artificielle) de la génisse a lieu sa croissance; c’est la quantité que la vache primitive produit pour chaque veau.
avant l’âge de 2 ans. Depuis que l’homme a domestiqué la vache, d’énormes changements ont eu lieu.
• La période de gestation est de L’élevage sélectif a permis d’obtenir des vaches laitières qui produisent une moyenne
9 mois. de plus 6 000 litres de lactation, autrement dit, six fois plus que la vache primitive.
• Après le vêlage, la vache donne Certaines vaches peuvent même donner 14 000 litres ou plus.
du lait pendant 10 mois. Pour donner du lait, la vache doit d’abord vêler. Les génisses atteignent la
• 1 à 2 mois après le vêlage, la maturité sexuelle à l’âge de sept ou huit mois, mais elles ne sont généralement pas
vache est de nouveau mise à la mises à la reproduction avant l’âge de 15 à 18 mois. La période de gestation varie
reproduction. entre 265 et 300 jours selon la race, si bien qu’une génisse ne donne pas son premier
• Après avoir donné naissance à veau avant l’âge de 2 ans à 2 ans et demi.
5 veaux environ, la vache est
généralement abattue.
4
2
3
La traite
Une hormone, appelée oxytocine, doit être libérée dans le flux sanguin de la vache
pour que le lait puisse descendre et le pis se vider. Cette hormone est sécrétée et
stockée dans l’hypophyse. Lorsque la vache est prête pour la traite, grâce aux stimuli
I I I I I
appropriés, un signal est envoyé à l’hypophyse, qui libère son stock d’oxytocine dans
12
I I
I I
I
I
I
11 1
I
I le flux sanguin.
I
I
Chez la vache primitive, le stimulus est fourni par le veau qui cherche à téter le
I
I
10 2
I
I
I
I
trayon. L’oxytocine est libérée lorsque la vache sent le veau téter. Une vache laitière
I
I
I
I
9 3 actuelle n’a pas de veau mais est conditionnée à réagir à d’autres stimuli, tels que
I
I
I
I
I
8 4
I
I
I
L’oxytocine produit son effet environ une minute après le début de la préparation
I
I
7 5
I
I I
pression générée dans le pis, qui est palpable à la main, est appelée réflexe de
Fig. 1.3 La traite prend de 5 à 8 minutes. descente du lait. La pression force le lait à descendre dans la citerne du trayon, d’où
il est aspiré dans le gobelet d’une trayeuse mécanique, ou éjecté par les doigts
pendant la traite manuelle.
L’effet du réflexe de descente se dissipe progressivement à mesure que l’oxytocine
se dilue et se décompose dans le flux sanguin, et disparaît après 5 à 8 minutes. De
ce fait, la traite devrait se terminer dans ce délai. Si l’on prolonge la traite dans le but
de “vider” complètement la vache, le pis est soumis à une contrainte inutile, et la
vache, agacée, risque de devenir difficile à traire.
La traite manuelle
Dans de nombreuses fermes du monde entier, la traite s’effectue encore manuellement,
comme cela se faisait il y a des milliers d’années. Normalement, ce sont les mêmes
personnes qui effectuent la traite tous les jours, et les vaches sont stimulées
rapidement par le simple fait d’entendre les sons familiers de la préparation de la
traite.
La traite commence lorsque la vache réagit par le réflexe de descente. Les
premiers écoulements de lait des trayons sont rejetés car le lait contient souvent de
grandes quantités de bactéries. Un premier examen visuel attentif du premier lait
permet au trayeur de détecter les changements qui peuvent indiquer que la vache
est malade.
La traite s’effectue simultanément sur deux quartiers diagonalement opposés :
une main presse le lait hors de la citerne d’un trayon, après quoi la pression diminue
pour permettre à une autre quantité de lait de la citerne du pis de descendre dans le
trayon. En même temps, le lait est éjecté de l’autre trayon, de sorte que les deux
trayons sont traits alternativement. Une fois les deux quartiers vidés, le trayeur
commence à traire les deux autres, jusqu’à ce que tout le pis soit vide.
Le lait est collecté dans des seaux puis versé dans des bidons de 30 à 50litres
au travers d’un filtre pour éliminer les plus grosses impuretés. Ensuite, les bidons
sont réfrigérés et stockés à basse température pour attendre le transport à la laiterie.
Pour cela, on utilise généralement des refroidisseurs à immersion ou à ruissellement.
– ––
– –
– ––
–
–
–
4
1 3
1 Pompe à vide
2 Canalisation d’aspiration
transportées par l’air et les gouttes d’eau, sur la paille et débris de paille, sur le poil
3 Cuve de refroidissement du lait
de la vache et sur le sol. Le lait ainsi contaminé doit être filtré.
4 Canalisation de transfert du lait
L’hygiène est un point particulièrement important pour produire du lait de haute
qualité bactériologique. Toutefois, en dépit de toutes les précautions, il est impossible
Million bact./ml d’exclure complètement les bactéries du lait. En fait, le lait est un excellent milieu de
culture pour les bactéries; il contient en effet tous les nutriments dont elles ont besoin.
900
20°C Dès que le lait est contaminé, les bactéries commencent à se multiplier. Par ailleurs,
30°C
500 en quittant les trayons, le lait contient des bactéries originelles qui le protègent contre
25°C 15°C
100 l’action des micro-organismes pendant la période initiale. Ajoutons également qu’il
10 faut aux micro-organismes un certain temps d’adaptation à leur nouveau milieu avant
3 qu’ils ne commencent à se multiplier.
2 A moins de le réfrigérer, le lait est rapidement altéré par les micro-organismes, qui
1
4°C croissent et se multiplient le plus vigoureusement aux environs de 37°C. Il est par
0.3
0 4 8 12 16 20 24 28 Heures
conséquent nécessaire de le refroidir rapidement à environ 4°C dès qu’il a quitté le
pis de la vache. A cette température, le niveau d’activité des micro-organismes est
Fig. 1.9 Influence de la température sur très faible. Mais les bactéries se mettent de nouveau à se multiplier si, pendant le
le développement bactérien dans le lait stockage, on laisse la température augmenter. Il est par conséquent important de
cru. maintenir le lait bien réfrigéré.
Le graphique de la figure 1.9 indique le taux de développement bactérien à
différentes températures.
Dans certaines circonstances, par exemple, lorsque l’exploitation ne dispose pas
1
d’eau et/ou d’électricité, ou lorsque la quantité de lait produit est insuffisante pour
0
justifier l’investissement nécessaire, il faut mettre en place des centres de ramassage
collectif du lait.
0 0
Le nettoyage et l’assainissement
La contamination bactérienne du lait est due pour une grande part aux équipements.
Toute surface entrant en contact avec le lait est une source potentielle de contamination.
Il est par conséquent très important de nettoyer et d’assainir minutieusement
l’installation.
Lorsque l’on utilise la traite manuelle, les ustensiles doivent être nettoyés
manuellement à l’aide de détergents et de brosses appropriés.
Les installations de traite mécanique sont généralement équipées de systèmes
de nettoyage en place (NEP), munis des instructions et recommandations de
fonctionnement pour l’utilisation des détergents et assainissants appropriés.
Le rendement et la période de
lactation
Les chiffres sur les rendements et les périodes de lactation indiqués par différents
auteurs montrent de grands écarts entre les différentes races et au sein d’une même
race. Il faut par conséquent considérer comme une indication approximative des
moyennes extrêmes les chiffres de 0,4 à 2,3 kg par brebis par jour pour le rendement,
et de 100 à 260 jours pour la période de lactation.
La taille du troupeau
On estime, toutes choses égales d’ailleurs, que 8 à 10 brebis laitières équivalent à
une vache.
De ce fait, un troupeau de 150 à 200 brebis convient aux exploitations familiales
intensives, alors qu’un troupeau de 300 à 400 brebis est adapté comme unité de
production.
Une exploitation de grande taille peut avoir plusieurs milliers de moutons, mais le
nombre d’animaux laitiers ne doit pas dépasser 1 200 car la traite est un travail qui
utilise beaucoup de main-d’œuvre. L’efficacité de l’installation de traite et la rentabilité
de la salle de traite sont extrêmement importants, tout comme la qualité des
méthodes agronomiques et des conditions topographiques.
Une brebis reste pendant 4 à 5 ans dans un troupeau. La période de gestation est
d’environ 5 mois, et la plupart des races donnent en moyenne 1 à 1,5 agneaux par
an, et moins d’un agneau dans les zones pauvres. Les agnelles peuvent être mises
à la reproduction entre l’âge de 12 à 13 mois.
La sécrétion du lait
Les brebis lactantes sécrètent le lait de la même manière que les autres animaux
lactants domestiqués. La composition du lait de brebis est également similaire; elle
ne diffère que par le pourcentage des ingrédients, constaté entre les espèces
d’animaux domestiqués, au sein d’une même espèce, d’un individu à l’autre et dans
une même période de lactation.
Les brebis produisent du colostrum pendant les tous premiers jours après
l’agnelage. Le colostrum a une teneur en matière sèche pouvant atteindre 40 %; il
contient les protéines les plus importantes, α-lactalbumine et β-lactoglobuline en
particulier, qui représentent 16 %, voire davantage. La période de production du
colostrum dure 3 à 4 jours, au cours de laquelle la composition du colostrum change
progressivement pour ressembler de plus en plus à du lait ordinaire. Le colostrum ne
sert à rien à l’industrie laitière et ne doit pas leur être livré.
Comme on peut le voir dans le tableau 1.1, le lait de brebis est plus riche que celui
de la vache dans tous ses ingrédients importants, et contient près de 30% de matière
sèche en plus.
La protéine
Le lait de brebis est du lait “à la caséine” par excellence, avec, en moyenne, un taux
de caséine de 4,5 % et seulement environ 1 % de protéines lactosériques. Ainsi, le
rapport caséine/protéine lactosérique du lait de brebis est quelque peu différent de
celui du lait de vache, à savoir 82:18, contre 80:20.
La traite
Il faut souligner que, du point de vue rendement, il existe une grande différence entre
les vaches et les brebis. Alors que la vache possède un pis à quatre quartiers, chacun
muni d’un trayon, orienté normalement verticalement, la brebis possède un pis à
deux moitiés, comportant chacune un trayon. 1
Si la traite manuelle ou mécanique de la vache est généralement facile, la traite
de la brebis est moins aisée car les trayons de nombreuses races et de nombreux
individus sont orientés horizontalement. Le pis idéal est celui dont les trayons se
trouvent aux points les plus bas des deux moitiés de pis. La figure 1.14 présente des 2
exemples de différentes configurations de pis de brebis.
Chez certaines races, le pourcentage de lait dans la citerne (figure 1.15) est faible
et les résultats de la traite dépendent en grande partie du fonctionnement du réflexe
de descente. 3
Comme avec les vaches, la libération du lait chez la brebis est commandée par
l’oxytocine, une hormone qui provoque la compression des alvéoles par le biais des
cellules musculaires. Cela engendre une pression dans le pis, un phénomène appelé
réflexe de descente du lait. Chez la brebis, le réflexe de descente est effectif pendant 4
une période très courte, jusqu’à deux minutes (contre 8 minutes pour la vache), selon
la race et le stade de la lactation. Par conséquent, la période de traite est Fig. 1.15 Coupe d’une moitié de pis de
comparativement courte. brebis.
1 Tissu alvéolaire
La traite manuelle 2 Canaux lactifères
3 Citerne du trayon
La traite manuelle est vraisemblablement la méthode la plus utilisée dans les petites
4 Canal du trayon
exploitations familiales. Le rendement dépend beaucoup du réflexe de descente; on
en prend pour preuve les exemples de rendement suivants. En une heure, un bon
trayeur doit pouvoir traire 20 à 40 brebis ayant un réflexe de descente lent (race
Lacaune), alors que le même trayeur peut traire manuellement de 40 à 100 brebis
par heure ayant un réflexe de descente court (race Manech).
4
3
4
6
1
2 3
Fig. 1.17 Installation de traite par
aspiration.
1 Canalisation de transfert du lait
2 Canalisation d’aspiration
3 Unité terminale La traite mécanique
4 Cuve de refroidissement pour Les exploitations laitières de plus de 150 brebis disposent généralement d’installations
le stockage de traite mécanique, qui éliminent la partie laborieuse de la traite. Toutefois, les
5 Pompe à vide trayeuses mécaniques ne conviennent pas toutes aux brebis.
6 Unité de nettoyage des Le principe du fonctionnement de la traite mécanique pour les brebis est similaire
gobelets trayeurs à celui des vaches.
L’installation de traite mécanique la plus courante est une unité mobile avec bidon
et canalisation (figure 1.16, 1.17 et 1.18).
Dans une installation de traite à bidons, le système de vide est fixe et l’unité à
bidons est mobile. Le bidon, qui contient de 15 à 20 litres, est utilisé pour le transport
manuel du lait vers la cuve de stockage.
Le pulsateur, ou relais de pulsation, peut être installé sur le couvercle du bidon.
Une vanne antiretour installée dans le couvercle permet d’aspirer
l’air du bidon.
Une unité à bidons peut avoir de un à trois bidons par
opérateur. La capacité normale d’un opérateur avec deux
bidons est de 70 brebis par heure. Ce type d’installation
convient aux petits troupeaux de 140 têtes maximum.
Dans une installation de traite par aspiration, la
canalisation de transfert du lait peut être suspendue ou au sol
dans la salle de traite.
L’unité de traite mobile convient aux petits troupeaux et à la
traite extérieure, et lorsqu’il faut traire les brebis à différents endroits.
Cette unité a la même capacité qu’une installation à bidons.
Cette unité comprend un système de vide complet, une alimentation
(moteur électrique ou moteur à combustion), des faisceaux trayeurs, un bidon
à lait de 20 à 50 litres et un pulsateur, le tout monté sur chariot.
Fig. 1.18 Unité de traite mobile. Au cours de la traite, le chariot est placé derrière 4 à 8 brebis. Les deux barres
rotatives sont tournées vers l’extérieur, derrière les brebis, et les faisceaux trayeurs
fixés à l’arrière.
Le refroidissement du lait
Un refroidissement efficace après la traite est la meilleure façon d’éviter le
développement bactérien. Il existe différents systèmes; le choix dépend du volume
de la production laitière. Bien entendu, les équipements peuvent servir aux vaches
comme aux brebis.
Le refroidisseur de lait à plongeur, présenté dans la figure 1.19, convient aux
petites exploitations. Il est très apprécié par les utilisateurs d’unités d’eau de
refroidissement et les producteurs qui utilisent une installation de traite à transfert
direct dans les bidons.
Le refroidisseur à immersion est conçu pour le refroidissement direct du lait dans
les bidons et cuves. Le groupe compresseur-condenseur est fixé au mur (figure
1.20).
L’évaporateur est situé en bas du refroidisseur à immersion.
Le lait de chèvre
La chèvre fut probablement le premier ruminant domestiqué. D’Asie à l’origine, les
chèvres sont maintenant largement répandues sur tout le globe. Les chèvres
sont des animaux très résistants; elles se développent bien là où d’autres
animaux ont des difficultés. Contrairement aux moutons, les chèvres ne sont
pas des animaux de troupeau.
Comme il existe de nombreuses races de chèvres, il est difficile de définir une
race laitière particulière. Toutefois, les races suisses (Saana, Toggenbourg,
Chamois) ont fait l’objet d’une sélection efficace pour leur rendement laitier.
Elles ont été exportées dans le monde entier pour améliorer le rendement des
races locales.
Les races non laitières qu’il convient de mentionner sont la Cachemire et
l’Angora, bien connues pour la laine spéciale qu’elles produisent.
Le rendement et la période de
lactation
Dans une exploitation bien gérée, une chèvre peut produire entre 400 et 900 kg de
lait par lactation. La période de lactation varie entre 200 et 300 jours.
La partie pénible de la traite manuelle a été allégée par la traite mécanique, mais
la mécanisation doit être justifiée par un minimum de production. Pour une exploitation
La sécrétion du lait
Les chèvres sécrètent le lait de la même manière que les autres animaux lactants
domestiqués. La composition du lait de chèvre, comme celle des autres espèces, est
influencée par plusieurs facteurs. Les chiffres indiqués dans le tableau 1.1 sont par
conséquent approximatifs. A première vue, le lait de chèvre semble similaire à celui
de la vache. Cependant le rapport caséine/protéines lactosériques dans le lait de
Fig. 1.22 Forme des pis de la chèvre. chèvre peut être aux alentours de 75:25, contre environ 80:20 pour le lait de vache.
La forte proportion de protéines lactosériques fait que le lait de chèvre est plus
sensible à l’échauffement.
Le pH du lait de chèvre est compris normalement entre 6,5 et 6,7.
1 La traite
La chèvre, comme la brebis, a un pis avec deux moitiés (figure 1.22) comportant
2 chacune un trayon. Par rapport à la brebis, les trayons sont généralement un peu plus
longs et placés à l’extrémité de chaque moitié de pis, si bien que la traite manuelle
comme mécanique est relativement facile à effectuer.
Le réflexe de descente de la chèvre peut durer entre 1 et 4 minutes selon le stade
de lactation et la race, ce qui signifie que le temps d’égouttage est approximativement
le même.
3 La traite manuelle
La traite manuelle est une méthode de traite courante des chèvres.
4
La traite mécanique, le refroidissement et le
stockage
Fig. 1.23 Coupe d’une moitié La traite mécanique facilite considérablement le travail dans les grandes exploitations.
de pis de chèvre. Les informations précédentes, relatives aux brebis et aux installations de traite,
1 Tissu alvéolaire refroidissement, nettoyage et stockage, s’appliquent également aux chèvres pour
2 Canaux lactifères l’essentiel.
3 Citerne
4 Canal du trayon