Chap 6 : couche reseau
La couche réseau, ou couche 3 du modèle OSI, fournit des services permettant aux périphériques
finaux d'échanger des données sur le réseau. Contrairement à la couche transport (couche 4
OSI), qui gère le transport des données entre les processus s'exécutant sur chaque hôte, les
protocoles de couche réseau spécifient la structure et le traitement des paquets utilisés pour
transporter les données d'un hôte à un autre. Pour effectuer ce transport de bout en bout, la
couche réseau utilise quatre processus de base :
• L'adressage des périphériques finaux : une adresse IP unique pour les identifier sur le
réseau.
• L'encapsulation : la couche réseau encapsule l'unité de données de protocole (PDU) de la
couche transport dans un paquet. Le processus d'encapsulation ajoute des informations
d'en-tête IP, telles que l'adresse IP des hôtes source (expéditeurs) et de destination
(destinataires).
• Le routage : Chaque routeur que traverse le paquet pour atteindre l'hôte de destination est
appelé un tronçon.
• La désencapsulation : l’hôte vérifie l'en-tête IP du paquet. Si l'adresse IP de destination dans
l'en-tête correspond à l'adresse IP de l'hôte qui effectue la vérification, l'en-tête IP est
supprimé du paquet. Une fois la désencapsulassions effectuée par la couche réseau, la PDU
de couche 4 est transmise au service approprié au niveau de la couche transport.
Encapsulation IP
Cet en-tête est utilisé pour acheminer le paquet vers l'hôte de destination. L'en-tête IP reste le même
entre le moment où le paquet quitte l'hôte source et son arrivée sur l'hôte de destination.
L'encapsulation de la PDU de couche transport (segment) effectuée par la PDU de couche réseau pour
créer un paquet IP.
Caractéristiques du protocole IP
• Sans connexion : aucune connexion aves la destination n’est établie avant l’envoi des
paquets
• Acheminement au mieux : IP n’est fiable par nature la livraison n’est pas garantie, Le terme
« non fiable » signifie que le protocole IP n'a pas la capacité de gérer, ni de récupérer, les
paquets endommagés ou non remis
• Indépendant du support :Toutefois le support présente une caractéristique essentielle prise
en compte par la couche réseau : il s'agit de la taille maximale de la PDU que chaque
support peut transporter. Cette caractéristique est appelée unité de transmission
maximale (MTU). Une partie de la communication de contrôle entre la couche liaison de
données et la couche réseau consiste à établir la taille maximale pour le paquet. La couche
liaison de données transmet la MTU à la couche réseau. La couche réseau détermine alors la
taille maximale des paquets
En-tête de paquet IPv4
Il est constitué de champs contiennent des nombres binaires, examinés par le processus de couche 3. Les
valeurs binaires de chaque champ indiquent divers paramètres du paquet IP.
• Version
• Services différenciés ou DiffServ (DS): 8 bits utilisé pour définir la priorité de chaque
paquet. Les six bits de poids fort du champ DiffServ sont représentés par le marquage DSCP
(Différentiâtes Services Code Point) et les deux derniers bits sont des bits ECN (Explicit Congestion
Notification).
• Time-to-live (durée de vie, TTL) : 8 bits utilisée pour limiter la durée de vie d'un paquet.
L'expéditeur du paquet définit la valeur TTL initiale et celle-ci diminue d'un point chaque fois que le
paquet est traité par un routeur. Si la valeur du champ TTL arrive à zéro, le routeur rejette le paquet
et envoie un message de dépassement du délai ICMP (Internet Control Message Protocol) à
l'adresse IP source.
• Protocole : est utilisé pour identifier le prochain protocole de niveau, indique le type de
données utiles transportées par le paquet, ce qui permet à la couche réseau de transmettre les
données au protocole de couche supérieure approprié. Les valeurs les plus courantes sont
notamment ICMP (1), TCP (6) et UDP (17)
• Adresse IPv4 source : une adresse de monodiffusion.
• Adresse IPv4 de destination :@de monodiffusion, de diffusion ou de multidiffusion
• Les champs Longueur d'en-tête Internet (IHL), Longueur totale et Somme de
contrôle d'en-tête : permettent d'identifier et de valider le paquet.
Un routeur peut être amené à fragmenter un paquet pour le transmettre d'un
support à un autre, dont la MTU est inférieure.
Limites du protocole IPv4 :
La pénurie d'adresses IP : l'IPv4 a un nombre limité d'adresses IP publiques disponibles
La croissance de la table de routage Internet : Ces routes IPv4 consomment beaucoup de mémoire et de
ressources processeur sur les routeurs Internet.
Le manque de connectivité de bout en bout : la technologie de traduction d'adresses réseau (NAT) Elle
permet à plusieurs périphériques de partager une adresse IPv4 publique unique. Cependant, étant donné
que l'adresse IPv4 publique est partagée, l'adresse IPv4 d'un hôte interne du réseau est masquée
Présentation de l'IPv6 :
Les améliorations apportées par l'IPv6 :
• Espace d'adressage plus important : les adresses IPv6 sont basées sur un adressage hiérarchique
128 bits (au lieu de 32 bits pour l'IPv4).
• Traitement plus efficace des paquets : l'en-tête IPv6 a été simplifié et comporte moins de champs.
• Traduction d'adresses réseau inutile : la technologie NAT n'est plus nécessaire entre une adresse
privée et publique.
L'acronyme NAT désigne le processus qui permet à plusieurs périphériques de partager une seule
adresse IP routable.
Encapsulation IPv6 :
En-tête de paquet IPv6
• Classe de trafic : l'équivalent du champ de services différenciés pour l'IPv4.
• Étiquetage de flux : pour informer les routeurs et les commutateurs de conserver le même chemin
pour les paquets au sein de la même conversation
• Longueur des données utiles : indique la longueur de la partie données (utiles) du paquet IPv6.
• En-tête suivant : ce champ de 8 bits est l'équivalent du champ de protocole de l'IPv4.
• Limite du nombre de tronçons : eq à le champ de durée de vie (TTL) de l'IPv4. Cette valeur est
réduite d'un point chaque fois qu'un routeur transmet le paquet.
Les en-têtes d'extension sont facultatifs et sont placés entre l'en-tête IPv6 et les données utiles.
Ils sont utilisés pour la fragmentation, la sécurité, la prise en charge de la mobilité
Décisions relatives aux transmissions :
La couche réseau est également responsable de diriger les paquets entre les hôtes. Un hôte peut
envoyer un paquet à :
• Lui-même : un hôte peut s'envoyer une requête ping en envoyant un paquet à une adresse
IPv4 spécifique, [Link], appelée interface de bouclage. L'envoi d'une requête ping à
l'interface de bouclage permet de tester la pile de protocoles TCP/IP sur l'hôte.
• Un hôte local : Les hôtes partagent la même adresse réseau.
• Un hôte distant : il s'agit d'un hôte sur un réseau distant
Pour déterminer si le paquet est destiné à un hôte local ou à un hôte distant, la combinaison
adresse IPv4/masque de sous-réseau du périphérique source (expéditeur) est comparée à la
combinaison adresse IPv4/masque de sous-réseau du périphérique de destination.
Passerelle par défaut :
▪ Le routeur connecté au segment de réseau local est appelé la passerelle par défaut.
▪ Périphérique réseau capable d'acheminer le trafic vers d'autres réseaux
▪ Possède une adresse IP local située dans la même plage d’adresses que les autres hôtes du réseau
▪ L'adresse IPv4 de la passerelle par défaut que reçoit l'hôte est configurée soit de manière
dynamique à partir du protocole DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) soit manuellement.
Tables de routage des hôtes
Les commandes route print ou netstat -r permettent d'afficher la table de routage de l'hôte
• Interface List (liste des interfaces)
• IPv4 Route Table (table de routage IPv4)
• IPv6 Route Table (table de routage IPv6)
La commande show ip route peut être utilisée pour afficher la table de routage IPv4 du routeur
Décisions relatives à la transmission de paquets du routeur :
Lorsqu'un paquet arrive sur la passerelle par défaut :
• Les routes directement connectées
• Routes distantes
• Route par défaut : comme les hôtes, les routeurs utilisent une route par défaut en dernier recours
s'il n'existe aucune autre route jusqu'au réseau souhaité dans la table de routage.
Partie réseau de l’adresse de couche réseau un routeur utilise-t-il pour transférer des paquets
Entrées de table de routage d'un réseau connecté directement :
Origine de la route : C (Les réseaux connectés directement sont automatiquement créés lorsqu'une
interface est configurée avec une adresse IP et activée.) L (interface locale. Cette entrée fournit l'adresse
IPv4 de l'interface sur le routeur.)
Réseaux de destination : identifie le réseau de destination et la manière dont celui-ci a été découvert
Interface de sortie : identifie l’interface de sortie à utilisateur pour transférer un paquet vers la destination
finale
Entrées de table de routage d'un réseau distant
S0/0/0 : interface de sortie
Si plusieurs routes sont possibles pour la même destination, la métrique est utilisée pour décider
de la route qui apparaît dans la table de routage.
Adresse du tronçon suivant
• Routeur compare le réseau de destination à une route de la table de routage. S'il trouve une
correspondance, le routeur transfère le paquet à l'adresse du tronçon suivant à l'aide de
l'interface indiquée
• Notez que les réseaux connectés directement ayant une route source C et L n'ont pas
d'adresse de tronçon suivant
L'image IOS est généralement stockée dans la mémoire flash. Si l'image n'est pas dans la
mémoire flash lors du démarrage du routeur, le programme d'amorçage du routeur peut la
rechercher sur un serveur TFTP.
Sur un réseau de production, quel est l'objectif de la configuration d'un commutateur avec une
adresse de passerelle par défaut : Une adresse de passerelle par défaut permet à un commutateur
de transférer les paquets créés sur le commutateur à des réseaux distants. Une adresse de
passerelle par défaut sur un commutateur ne fournit pas de routage de couche 3 pour les
ordinateurs connectés à ce commutateur
Comment la couche réseau utilise-t-elle la valeur de l'unité de transmission maximale ? La couche
liaison de données donne à la couche réseau des informations sur la MTU du support utilisé. La
couche réseau utilise ces informations pour déterminer la taille maximale du paquet lors du
transfert. Lorsque des paquets sont reçus sur un support et transférés sur un support avec une
MTU plus petite, le périphérique de la couche réseau peut fragmenter le paquet pour l'adapter à
cette taille réduite. L'unité de transmission maximale est transmise à la couche réseau par la couche liaison
de données.
Un routeur peut devoir fragmenter un paquet lors de la transmission dudit paquet d'un support à
un autre ayant une plus petite : MTU Maximum Transmission Unit
Le nombre de sauts est de trois, car il existe trois routeurs entre la source et la destination.
Quelles sont les fonctions fournies par la couche réseau ? Fournir des périphériques finaux dotés d'un
identificateur de réseau unique/Diriger les paquets de données vers les hôtes de destination sur d'autres réseaux
Un routeur est un ordinateur
Les routeurs nécessitent également les éléments suivants :
• Des processeurs (UC)/sys d’exp (SE)/les memoires
Le processeur d'un routeur Cisco 1941 équipé d'un dissipateur thermique., le dissipateur contribue
à dissiper la chaleur générée par le processeur.
La mémoire volatile nécessite une alimentation continue pour conserver les informations qu'elle
contient. Lorsque le routeur est mis hors tension ou redémarré, son contenu est effacé et perdu.
La mémoire non volatile conserve ses informations même lorsque le périphérique est redémarré
Les routeurs Cisco utilisent quatre types de mémoire :
• La mémoire vive (RAM) : il s'agit de la mémoire volatile utilisée sur les routeurs Cisco
pour stocker les applications, les processus et les données requises par le processeur. Les
routeurs Cisco utilisent une RAM rapide appelée SDRAM
La RAM utilise les applications et processus suivants :
L'image IOS et le fichier de configuration en cours.
La table de routage permettant de déterminer le meilleur chemin
Le cache ARP permettant de mapper des adresses iPv4 à des adresses MAC.
La mémoire tampon servant à stocker temporairement les paquets avant leur envoi versila
destination
• La mémoire morte (ROM) : cette mémoire non volatile sert à stocker des instructions de
fonctionnement essentielles et une version limitée d'IOS.
La mémoire morte stocke les éléments suivants :
Les informations de démarrage qui contiennent les instructions pour démarrer.
- Le POST (test automatique de mise sous tension) qui teste tous les composants matériels.
- Une version limitée d'IOS fournissant une version de secours de l'IOS Elle permet de
charger une versIon complète de l'IOS si le logiciel a été supprimé ou endommagé.
• La mémoire vive non volatile (NVRAM) : cette mémoire est utilisée comme stockage
permanent du fichier de configuration initiale (startup-config).
• La mémoire Flash : il s'agit d'une mémoire non volatile d'ordinateur utilisée comme
stockage permanent pour IOS et d'autres fichiers relatifs au système tels que les fichiers
journaux et HTML, les fichiers de configuration vocale, les configurations de sauvegarde, etc.
Lors du redémarrage d'un routeur, IOS est copié de la mémoire Flash vers la mémoire vive.
Fichiers de démarrage prédéfinis
Lors du démarrage, les routeurs et les commutateurs Cisco chargent l'image IOS et le fichier de
configuration initiale dans la mémoire vive
La configuration en cours est modifiée lorsque l'administrateur réseau configure le périphérique.
Les modifications apportées au fichier running-config doivent être enregistrées dans le fichier de
configuration initiale sur la mémoire vive non volatile (NVRAM), au cas où le routeur serait
redémarré ou mis hors tension.
Processus de démarrage d'un routeur
1. Exécution du test POST et chargement du programme de démarrage
2. Localisation et chargement du logiciel Cisco IOS
3. Recherche et chargement du fichier de configuration initiale ou passage en mode
configuration
Résultat de la commande show version
Commande show version affiche des informations sur la version du logiciel Cisco IOS actuellement
en cours d'exécution sur le routeur, sur la version du programme de démarrage, ainsi que sur la
configuration matérielle, en indiquant notamment la quantité de mémoire système.
Étapes de la configuration de base d'un commutateur
Opérations de configuration de base d'un routeur :
Configurer les interfaces des routeurs :
Vérifier la configuration d'une interface par la commande show ip interface brief.