Statut général des fonctionnaires 2002
Statut général des fonctionnaires 2002
FONCTIONAIRES
L’assemblée nationale a délibéré et adopté en sa séance du 08 novembre 2002 ;
Le président de la république promulgue la loi dont la teneur suit :
ART. 1ER : Le présent statut s’applique aux personnels titulaires qui ont vocation exclusive à occuper, au sein
des services publics de l’Etat, les emplois administratifs permanents d’un niveau hiérarchique correspondant.
Il ne s’applique ni au personnel engagé sous le régime contractuel, ni aux magistrats de l’ordre judiciaire et de
l’ordre administratif, ni aux personnels de l’armée, de la gendarmerie, de la garde Nationale et de la police, ni
aux personnels des collectivités territoriales et des organismes publics personnalisés, ni au personnel
enseignant de l’enseignement supérieur, ni aux chercheurs.
ART. 2 : Le présent statut fixe les dispositions de principe applicables à l’ensemble des fonctionnaires visés à
l’alinéa premier de l’article premier.
Ces dispositions sont précisées par des règlements généraux portant dispositions communes d’application du
statut.
Elles sont complétées, en outre, par les statuts particuliers. Ces statuts concernent exclusivement les
dispositions spécifiques aux fonctionnaires d’un cadre ou d’un corps déterminé. Ils ne peuvent en aucun cas,
sauf exception expressément prévue, déroger aux dispositions du présent statut.
ART. 3 : L’ensemble des fonctionnaires soumis aux mêmes conditions de recrutement et ayant vocation aux
mêmes grades constitue un corps. Les corps relevant d’une technique administrative commune et entre lesquels
sont ménagées des possibilités d’intégration, sont regroupés au sein d’un même cadre.
ART. 4 : les corps sont répartis en quatre (4) catégories A, B2, B1 et C qui se définissent par les conditions
minimales de formation requises pour y accéder.
Ces niveaux de formation sont précisés en annexe I au présent statut ; ils correspondent aux paliers de base de
recrutement au sein des corps de chacune des quatre (4) catégories.
ART. 5 : Le grade est le titre qui établit l’appartenance à la fonction publique soumise au présent statut. Il donne
à son titulaire vocation à occuper l’un des emplois administratifs permanents correspondant à ce grade.
ART. 6 : Les emplois administratifs permanents sont prévus dans les textes réglementaires fixant les cadres
organiques des services publics ; ils sont identifiés par référence au corps et au grade minimum requis pour y
accéder.
Les emplois visés à l’alinéa premier peuvent être vacants ou provisoirement disponibles. Dans le premier cas, il
est procédé, dans les conditions prévues au titre II, au recrutement d’un nouveau titulaire ; dans le second cas,
le fonctionnaire titulaire ne peut être que provisoirement remplacé dans son poste. La subordination hiérarchique
est attachée à l’emploi.
ART. 7 : La structure interne des corps, quels que soient le cadre ou la catégorie concernés, se compose
uniformément de quatre(4)grades : 3ème classe, 2ème classe, 1ère classe, classe exceptionnelle. La 3ème se
subdivise en 6 échelons, la 2ème classe en 4 échelons, la 1ère classe en 3 échelons et la classe exceptionnelle en
3 échelons.
ART. 8 : Le fonctionnaire peut exceptionnellement changer de corps pour des raisons de santé dûment
constatées par l’autorité médicale ou pour des nécessités de service.
Le transfert ne peut s’effectuer que si l’intéressé est professionnellement apte à remplir les fonctions afférentes
au nouveau corps. Il est prononcé à concordance de grade et d’échelon, le fonctionnaire transféré conservant,
en outre le bénéfice de l’ancienneté acquise dans son corps d’origine.
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CHAPITRE III : OBLIGATIONS ET DROITS DU FONCTIONNAIRE
ART. 9 : Le fonctionnaire est, vis-à-vis de l’administration, dans une situation légale et réglementaire.
ART. 10 : Le fonctionnaire doit servir l’Etat avec dévouement, dignité, loyauté et intégrité.
Il doit notamment veiller à tout moment à la promotion des intérêts de la collectivité et éviter, dans le service
comme dans la vie privée, tout ce qui serait de nature à compromettre le renom de la fonction publique.
Il lui est formellement interdit de solliciter ou recevoir, directement ou par personne interposée, même en dehors
de ses fonctions mais en raison de celles-ci, des dons, gratifications ou avantages quelconques.
ART. 11 : Il est également interdit au fonctionnaire d’avoir, par lui-même ou par personne interposée, sous
quelque dénomination que ce soit, des intérêts de nature à compromettre son indépendance dans une
entreprise soumise au contrôle de son administration ou en relation avec celle-ci. Un Décret pris en conseil des
Ministres précise les activités privées lucratives qui sont susceptibles de porter atteinte à la dignité et aux
intérêts de la fonction publique et sont, à ce titre, interdites au fonctionnaire.
ART. 12 : Le fonctionnaire a le devoir d’occuper le poste qui lui est confié. Il est tenu de respecter
ponctuellement l’horaire de travail et d’accomplir personnellement et avec assiduité toutes les obligations que
lui impose l’exercice de ses fonctions.
ART. 13 : Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l’exécution des
tâches qui lui sont confiées.
Le fonctionnaire chargé d’assurer la marche d’un service est responsable à l’égard de ses chefs de l’autorité qui
lui a été conférée pour cet objet et de l’exécution des ordres qu’il a donnés. Il n’est dégagé d’aucune des
responsabilités qui lui incombent ni par la responsabilité propre de ses supérieurs hiérarchiques ni par celle de
ses subordonnés.
ART. 15 : Indépendamment des règles instituées par le Code Pénal en matière de secret professionnel, tout
fonctionnaire est lié par l’obligation de discrétion professionnelle pour ce qui concerne les documents, faits et
informations dont il a eu connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.
Tout détournement, toute communication contraire aux règlements, de documents de service à des tiers sont
formellement interdits.
En dehors des cas expressément prévus par la réglementation en vigueur, le fonctionnaire ne peut être relevé
des interdictions édictées aux alinéas précédents qu’avec l’accord préalable de l’autorité dont il relève.
ART. 16 : La formation professionnelle en cours de carrière est un devoir pour le fonctionnaire. Elle est aussi un
droit pour lui à l’égard de son administration.
L’exercice de ce droit assuré dans les conditions définies au chapitre V du titre VI du présent statut.
ART. 18 : Pour l’application du présent statut, aucune distinction ne peut être faite entre les deux sexes et entre
les personnes handicapées et les autres, sous réserve de la prise en considération des dispositions des statuts
particuliers et des exigences requises pour l’exercice de certaines fonctions.
Cependant des mesures positives spéciales peuvent être prises en faveur des personnes handicapées dans le
cadre des règlements d’application du présent statut. Ces mesures ne pourront en aucun cas être considérées
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comme discriminatoires à l’égard des autres personnes.
ART. 19 : Le droit syndical est reconnu aux fonctionnaires. Outre le dépôt légal, toute organisation syndicale de
fonctionnaires est tenue d’effectuer, dans les deux mois de sa création, le dépôt de ses statuts et de la liste de
ses administrateurs auprès de l’autorité ayant pouvoir de nomination sur les fonctionnaires appelés à en faire
partie et auprès du Ministre chargé de la Fonction Publique.
Pour les organisations syndicales déjà existantes, la communication des statuts devra être effectuée auprès des
mêmes autorités dans les deux (2) mois à compter de la publication de la présente loi.
Les syndicats professionnels de fonctionnaires peuvent ester en justice devant toute juridiction. Ils peuvent
notamment se pourvoir contre les actes réglementaires concernant le statut du personnel et contre les décisions
individuelles portant atteinte aux intérêts collectifs des fonctionnaires.
Le droit de grève est reconnu aux fonctionnaires pour la défense de leurs intérêts professionnels collectifs. Il
s’exerce dans le cadre défini par la loi.
Les fonctionnaires participent par l’intermédiaire de leurs délégués siégeant dans les organes consultatifs à
l’élaboration des dispositions statutaires et à l’examen des décisions individuelles relatives à leur carrière.
Ces délégués sont désignés par les organisations syndicales les plus représentatives. Le caractère représentatif
est déterminé par le Ministre chargé de la fonction publique en fonction du nombre de voix et de sièges
remportes par chaque syndicat aux élections des délégués syndicaux.
ART. 20 : Les fonctionnaires ont, droit conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois spéciales, à
une protection contre les menaces. Outrages, injures ou diffamations dont ils peuvent être l’objet.
L’administration est tenue de leur assurer effectivement cette protection contre les attaques, de quelque nature
que ce soit, dont ils peuvent être l’objet à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et de réparer, le cas
échéant, le préjudice qui en est résulté, compte non tenu des mesures découlant de l’application de la
réglementation sur les pensions.
Dans le cas où un fonctionnaire est poursuivi par un tiers pour faute de service et que le conflit d’attribution n’a
pas été élevé, la collectivité publique doit couvrir le fonctionnaire des condamnations civiles prononcées contre
lui.
ART. 21 : Il est tenu pour chaque fonctionnaire un dossier individuel qui doit contenir toutes les pièces
intéressant sa situation administrative. Ces pièces réparties par matières, doivent être classées
chronologiquement sans discontinuité.
Les sentences et autres actes de procédure disciplinaire sont également versés au dossier individuel dans la
partie de celui –ci spécialement réservée à cet effet.
ART. 22 : une loi détermine le régime de sécurité sociale applicable aux fonctionnaires en vue de couvrir
notamment les risques de maladie, d’accident de travail, de maternité et de décès.
ART. 23 : Lorsque le fonctionnaire s’estime léser dans ses droits, il dispose des voies de recours administratif et
de recours contentieux. Le recours administratif s’exerce soit auprès de l’autorité qui a pris la décision
incriminée, soit auprès de l’autorité hiérarchique supérieure.
Le recours contentieux est porté devant la cour suprême dans les conditions fixées par les dispositions
organisant cette dernière. Le fonctionnaire ne peut se prévaloir en aucun cas de droits indûment acquis.
ART. 25 : Les organes consultatifs au sein desquels s’exerce la participation des fonction conformément à
l’article 19 ci dessus, sont notamment le conseil supérieur de la fonction publique et les commissions
administratives paritaires.
Le Conseil Supérieur de la Fonction publique comprend en nombre égal des représentants de l’Administration et
des représentants organisations syndicales les plus représentatives de fonctionnaires. Il est présidé par le
Ministre chargé de la Fonction Publique.
Dans chaque corps de Fonctionnaires existent une ou plusieurs commissions administratives paritaires
comprenant, en nombre égal, des représentants de l’administration et des représentants du personnel.
Un décret pris en Conseils des Ministres fixe les attributions, la composition, l’organisation et le fonctionnement
des organes consultatifs visés ci-dessus.
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TITRE II DE LA CARRIERE
ART. 26 : Est interdit tout recrutement qui n’a pas effectivement pour objet de pouvoir à la vacance de l’un des
emplois permanents spécifiés à l’alinéa premier de l’article premier.
Les emplois à pouvoir sont déterminés chaque année par voie réglementaire en fonction des emplois
organiquement prévus et budgétaire ment autorisés.
ART. 28 : L’acte de recrutement porte la date de naissance du fonctionnaire et seul cette date fait foi.
ART. 29 : Les recrutements s’effectuent par voie de concours. La mise en compétition des emplois à pourvoir à
lieu à dates périodiques pour l’ensemble des emplois vacants. Elles font obligatoirement l’objet d’une annonce
sous la forme d’un avis officiel d’appel aux candidats.
ART. 30 : Il ne peut être dérogé au principe du concours que s’il est constaté que le nombre des candidats est
inférieur à celui des emplois mis en compétition. Dans ce cas, le recrutement s’effectue sur titre.
CHAPITRE II : TITULARISATION
ART. 31 : Les agents recrutés par concours ou sur titre sont nommés en qualité de fonctionnaires stagiaires du
corps correspondant à l’emploi de recrutement.
Ils ne peuvent être titularisés dans l’un des grades de ces corps que s’ils ont satisfait aux exigences du stage
probatoire.
Ce stage a pour objet de confirmer leurs aptitudes morales et intellectuelles à l’accomplissement d’une carrière
administrative ; il ne peut être d’une durée inférieure à douze (12) mois.
L’organisation du stage et le régime des fonctionnaires stagiaires sont fixés par les règlements d’applications du
statut.
ART. 32 : La titularisation et le classement indiciaire du fonctionnaire recruté ne peuvent s’effectuer qu’au grade
et à l’échelon correspondant à l’un des paliers d’intégration du corps de recrutement.
Ces paliers sont au nombre de quatre (4) pour les corps de catégorie A, de un (1) pour les corps des catégories
B2, B1 et C. Ils sont fixés, par référence aux niveaux de formation correspondants, au tableau N°I annexé au
présent statut.
ART. 33 : Le classement hiérarchique et indiciaire s’effectue en fonction du diplôme terminal de base et le cas
échéant. En fonction des titres de spécialisation complémentaire que possède l’intéressé.
Les diplômes de spécialisation complémentaire ne sont pris en compte que dans la mesure où ils portent le
niveau global de la formation, par rapport au diplôme de base, à un palier supérieur d’intégration.
ART. 34 : L’équivalence des diplômes étrangers aux diplômes nationaux ou leur classement à l’un des paliers
d’intégration visés à l’article 32 est fixée par voie réglementaire après avis de la commission nationale des
équivalences.
La composition et le fonctionnement de cette commission sont déterminés par décret pris en conseil des
Ministres.
Les équivalences ou classements sont fixés, définitivement pour chaque type de diplôme.
ART. 35 : Tout fonctionnaire doit être dans l’une des positions suivantes :
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- l’activité,
- Le détachement,
- La disponibilité,
- La suspension,
- La mise sous les drapeaux.
ART. 36 : L’activité est la position du fonctionnaire qui exerce effectivement les fonctions afférentes à l’emploi
qui lui a été attribué. Elle est constatée par une affectation.
ART. 37 : Le fonctionnaire ne peut être affecté qu’à l’un des emplois administratifs permanents prévus par les
dispositions fixant les cadres organiques des administrations de l’Etat.
L’occupation d’un emploi non requis par ces dispositions requiert que le fonctionnaire soit placé dans une
position autre que l’activité.
ART. 38 : Les congés sont des périodes interruptives de services assimilées, en principe, à l’activité.
Les seuls congés autorisés sont limitativement énumérés ci-après :
- Congé annuel ;
- Congé de maladie ;
- Congé de maternité ;
- Congé de formation ;
- Congé expectative ;
- Congé d’intérêt public ;
- Congé spécial ;
- Congé pour raisons familiales.
ART. 39 : Le congé annuel est accordé après service fait, à raison d’un (1) mois de repos pour onze (11) mois
de service.
Il est obligatoire aussi bien pour le fonctionnaire que pour l’administration et ne peut être fractionné qu’à
concurrence de quinze (15) jours par an. Ni cumulé sur plus de deux (2) ans.
ART. 40 : Le congé de maladie couvre la totalité des interruptions de service justifiées par des raisons de santé,
depuis le début de l’incapacité de travail jusqu’à la reprise du service ou la radiation des cadres. Il concerne
aussi bien, en particulier, la période d’hospitalisation que celle du repos médical ou de la convalescence.
Le congé de maladie s’applique également quel que soit le caractère de l’affection ou l’accident qui en est la
cause.
Les règlements d’application précisent les effets du congé selon la nature, l’origine et la durée de la maladie ou
de ses suites ; ils fixent notamment la durée du congé à laquelle donnent droit certaines affections spéciales
ainsi que les modalités du contrôle de l’incapacité de travail.
ART. 41 : A l’occasion de son accouchement, la femme fonctionnaire a droit à un congé de maternité. La durée
maximum de ce congé est de quatorze (14) semaines consécutives, dont six(6) semaines avant et huit
semaines après l’accouchement.
Il est accordé à la femme fonctionnaire qui allaite une (1) heure de tétée par jour de la naissance au quinzième
mois de l’enfant. Le congé de maternité et le congé annuel doivent être espacés d’au moins trois de services
effectifs.
ART. 42 : Un congé de formation peut, dans des conditions précisées par les règlements d’application, être
accordé au fonctionnaire pour lui permettre d’entreprendre des études ou un cycle de perfectionnement.
Le fonctionnaire après un congé de formation doit exercer au moins deux (2) ans avant de pouvoir prétendre à
un autre congé de formation
Durant le congé de formation, le fonctionnaire demeure, administrativement et financièrement, à la charge de
son administration d’origine.
ART. 43 : Le congé d’expectative couvre certaines situations d’attente non imputables au fonctionnaire,
notamment l’attente de ré affectation et celle d’admission à la retraite. Ces situations sont limitativement
énumérées par les règlements généraux d’application.
ART. 44 : Le congé d’intérêt public est destiné à couvrir des interruptions de service justifiées par l’exercice à
temps partiel de fonctions publiques électives, par une campagne électorale, par la participation autorisée à une
manifestation officielle de caractère national ou international, par la participation à temps plein à un séminaire de
formation politique ou syndicale ou encore par un rappel dans l’Armée en qualité de réserviste.
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A l’exception du congé pour exercer une fonction publique élective ou répondre à un rappel de l’Armée, la durée
des congés d’intérêt public ne peut excéder une période de trois mois.
ART. 45 : Un congé spécial peut être accordé pour des raisons personnelles légitimes pour autant que
l’interruption de service n’excède pas trois mois. Peuvent notamment être évoqués pour justifier ce congé, le
pèlerinage en Lieux-Saints, le veuvage de la femme fonctionnaire et la préparation d’un examen ou d’un
concours.
Les congés spéciaux ne peuvent cumuler au cours d’une période de service de douze mois, à l’exception de
celui accordé en raison du veuvage. Le congé spécial pour ce motif peut également excéder trois (3) mois.
ART. 46 : Un congé pour raisons familiales est accordé lors de la survenance de certains événements tels que
le mariage, la naissance d’un enfant, le décès ou la maladie du conjoint, d’un enfant ou ascendant en ligne
directe, dans les conditions fixées par les règlements d’application.
La durée de ces congés est variable selon la nature des circonstances qui les justifient. Dans le cas d’un congé
accordé, conformément aux dispositions de l’alinéa précédant, pour soigner un parent malade, hospitalisé ou
évacué, la durée du congé ne peut se prolonger au-delà de sept jours, sauf s’il est consenti à la femme
fonctionnaire pour assister son enfant en bas âge.
ART. 47 : Le congé annuel, le congé de maternité, le congé de formation, le congé d’intérêt public et en règle
générale, le congé pour raisons familiales donnent droit à l’intégralité du traitement.
Le congé spécial, par contre est toujours accordé sans solde.
Les droits au traitement afférents au congé de maladie et au congé d’expectative sont déterminés par les
règlements généraux d’application du statut. Ces règlements précisent en outre éventuellement pour les divers
congés le régime des accessoires de rémunération.
Les effets des congés quant à la vacance de l’emploi occupé par le fonctionnaire sont également déterminés par
un règlement d’application.
CHAPITRE II : DETACHEMENT
ART. 48 : Le détachement est la position du fonctionnaire qui est autorisé à suspendre l’exercice de ses
fonctions en vue d’occuper momentanément, pour des motifs d’intérêt public, un emploi non prévu dans les
cadres organiques des administrations de l’Etat.
ART. 49 : Le fonctionnaire ne peut être détaché qu’au profit d’un emploi électif, d’une collectivité territoriale, d’un
organisme public personnalisé, d’un projet national de développement financé sur des fonds extérieurs, des
institutions internationales dont fait partie la République du Mali ou d’un établissement privé reconnu d’utilité
publique.
ART. 50 : le fonctionnaire ne peut être détaché que s’il compte au moins cinq (5) années d’ancienneté dans la
fonction publique. Toutefois, cette condition d’ancienneté n’est pas de rigueur en cas de détachement dans un
emploi électif ou au profit d’une collectivité territoriale.
Le détachement ne peut être consenti que pour une durée maximale de dix (10) ans. Cette limite est également
applicable à plusieurs détachements en cours de carrière.
ART. 51 : Le détachement auprès d’une collectivité territoriale, d’un organisme public personnalisé, d’une
institution internationale, d’un projet ou d’un établissement privé ne peut s’effectuer que sur demande
circonstanciée de l’institution intéressée et à la condition que cette dernière s’engage à utiliser le fonctionnaire
détaché conformément à la demande initiale et que la durée du détachement soit respectée, sauf un préavis de
trois mois et les arrangements financiers nécessaires.
ART. 52 : Le fonctionnaire détaché demeure soumis aux dispositions statutaires de son corps d’appartenance
pour ce qui concerne sa qualité de fonctionnaire et ses droits à l’avancement.
Pour le surplus, l’intéressé relève des règles régissant l’emploi de détachement. Il est, en particulier,
exclusivement rémunéré par l’institution auprès de laquelle il est détaché.
ART. 53 : Le détachement est de courte ou de longue durée selon qu’il est consenti ou non pour une durée
déterminée n’excédant pas douze mois. Le détachement pour exercer une fonction élective est considéré
comme un détachement de longue durée
Le détachement de courte durée rend seulement l’emploi provisoirement disponible,
Le détachement de longue durée entraîne la vacance de l’emploi.
L’expiration du détachement de longue durée auprès des institutions visées à l’article 51 doit Coïncider avec la
fin d’un exercice Budgétaire.
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ART. 54 : Le détachement prend fin d’office à l’expiration du terme convenu. Dans le cas du détachement
prononcé pour exercer des fonctions électives, il prend fin automatiquement à la cessation desdites fonctions.
A l’expiration du détachement ou lorsque celui –ci prend fin par anticipation, le fonctionnaire est de droit rappelé
à l’activité à moins qu’il n’ait opté en faveur de l’institution de détachement.
S’il ne peut faire immédiatement l’objet d’une ré affectation faut d’emploi disponible, il est placé en congé
d’expectative.
Le fonctionnaire qui n’a pas réintégré l’administration dans les conditions fixées à l’alinéa 2 du présent Article.,
fait l’objet de l’application des dispositions de l’article 120 visé ci-dessous.
ART. 55 : La disponibilité est la position du fonctionnaire autorisé à suspendre l’exercice de ses fonctions pour
des motifs d’intérêt personnel.
ART. 56 : Elle est accordée sur demande motivée du fonctionnaire et subordonnée à l’appréciation de l’autorité
hiérarchique.
ART. 57 : La disponibilité ne peut être accordée que si le fonctionnaire compte, dans la fonction publique, une
ancienneté d’au moins trois(3) années et que sont remplies, en outre, certaines conditions d’effectifs minima
déterminées par règlement d’application.
Art. 58 : Une mise en disponibilité ne peut être consentie que pour une période minimum de six (6) mois et
maximum de deux (2) années, renouvelable pour une durée égale. La totale des disponibilités obtenues au
cours de la carrière ne peut excéder dix (10) années.
Une dérogation peut être cependant accordée au fonctionnaire pour soins à apporter à un membre de sa famille
atteint de maladie ou d’infirmité ou pour rapprochement de conjoints.
ART. 59 : Pendant toute la durée de la disponibilité, les droits à l’avancement et la rémunération sont
suspendus.
La disponibilité entraîne la vacance de l’emploi lorsqu’elle est accordée pour une durée excédant six(6) mois.
Le Fonctionnaire mis en disponibilité doit, trois (3) mois avant l’expiration de la période de disponibilité, solliciter
sa réintégration.
La réintégration se fait d’office dans le cas du fonctionnaire mis en disponibilité pour soins à apporter à un
membre de sa famille ou pour rapprochement de conjoints
CHAPITRE IV : SUSPENSION
ART. 60 : La suspension est la position du fonctionnaire à qui il est fait interdiction d’exercice ses fonctions en
raison d’une faute grave qu’il a ou aurait commis en violation de ses obligations professionnelles ou en infraction
à la loi pénale.
La suspension de fonction, à la différence des autres positions, a un caractère essentiellement provisoire.
ART. 61 : La suspension est obligatoirement prononcée lorsqu’il est constaté que le fonctionnaire est placé sous
mandat de dépôt ; elle prend effet à la date dudit mandat.
Dans tous les autres cas, la suspension est laissée à l’appréciation de l’autorité compétente. Elle ne peut être
prononcée toute fois qu’à charge, pour cette dernière, d’ouvrir simultanément l’action disciplinaire et de
proposer, pour clôturer celle-ci, une sanction du second degré.
ART. 62 : Durant la suspension, le fonctionnaire ne perçoit que les prestations à caractère familial. S’il est
suspendu pour détournement de biens publics, il perd également ces prestations
La suspension n’entraîne la vacance de l’emploi que si sa durée excède quatre (4) mois.
ART. 63 : Lorsque la suspension trouve son origine dans une faute purement professionnelle, le dossier
disciplinaire fait obligatoirement l’objet d’une décision dans les quatre mois à compter de la date de suspension.
Si cette décision n’est pas intervenue à l’expiration du quatrième mois, le fonctionnaire est provisoirement rétabli
dans l’intégration de ses droits, sans préjudice cependant de la poursuite de l’action disciplinaire.
ART. 64 : Lorsque des poursuites pénales entraînent ou accompagnent la suspension, la durée de celle-ci est
subordonnée au prononcé de la décision judiciaire définitive.
Un arrêté du Ministre chargé de la fonction publique détermine, compte tenu de la nature de cette décision, les
droits pécuniaires du fonctionnaire suspendu et les modalités selon lesquelles doivent prendre fin la suspension
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et l’action disciplinaire.
ART. 65 : Lorsque la décision mettant fin à la suspension ne met pas un terme à la carrière du fonctionnaire, la
situation de ce dernier doit être régularisée au regard de sa carrière et de sa rémunération.
L’intéressé est rétabli rétroactivement dans ses droits si aucune sanction disciplinaire n’est prononcée ou s’il lui
est seulement infligé une sanction du premier degré. Lorsqu’une sanction du second degré est appliquée, la
suspension des droits à la rémunération et à l’avancement est consolidée par la perte définitive de ces droits.
ART. 66 : Dans tous les cas où le fonctionnaire suspendu est rétabli rétroactivement dans ses droits à
l’avancement, ceux-ci sont octroyés sur la base d’une notation implicite « Bon »
ART. 67: La position « sous les drapeaux » est celle du fonctionnaire qui est appelé à effectuer son service
militaire obligatoire.
Pendant la durée de ce service le fonctionnaire ne bénéfice plus de sa rémunération et ne perçoit que sa solde
militaire. Il conserve cependant l’intégralité de ses droits à l’avancement.
ART. 68 : La rémunération du fonctionnaire comporte le traitement les prestations familiales et, le cas échéant,
les primes et indemnités.
Outre ces avantages pécuniaires, des avantages de caractère social en nature peuvent être accordés à
certaines catégories de fonctionnaires.
ART. 69 : Le montant mensuel du traitement du fonctionnaire est déterminé par application de la valeur du point
d’indice à chacun des indices de la grille des traitements.
L’échelonnement de la grille des traitements correspond, au sein de chaque catégorie, à la hiérarchie en grades
et en échelons ; il est fixé conformément au tableau n°2 annexé au présent statut. La valeur du point d’indice est
fixée par décret pris en conseil des Ministres.
ART. 70 : Le fonctionnaire a droit au traitement après service fait. Il a également droit, durant les périodes
d’interruption de service régulièrement autorisées, à la totalité ou à une partie de son traitement, dans les
limites fixées au présent statut et par les textes d’application.
Le paiement des traitements s’effectue conformément aux dispositions des règlements généraux d’application
de la législation financière. Ces dispositions fixent également les conditions et modalités selon lesquelles des
retenues sur traitement sont opérées par journée d’absence irrégulière.
ART. 71 : Un décret pris en conseil de Ministre fixe le régime des prestations familiales allouées aux
fonctionnaires
ART. 72 : Les avantages de caractère pécuniaire consentis en supplément du traitement et des prestations
familiales prennent, selon la nature des avantages concernés la dénomination des primes ou celle d’indemnités.
Les primes sont des suppléments de traitement destinés à rétribuer l’accomplissement de prestations spéciales
indispensables au service public, la manière exemplaire de servir ou certaines sujétions ou conditions
particulièrement exigeantes à l’exercice des fonctions.
Les indemnités ont pour objet de compenser certaines charges ou aléas professionnels excédant les conditions
normales de l’emploi, de rembourser les frais exposés ou susceptibles d’être exposés du fait des fonctions
exercées.
Le régime des primes et indemnités est déterminé par la loi.
TITRE V : DE LA DISCIPLINE
ART. 73 : Tout manquement du fonctionnaire à ses devoirs, dans le cadre ou en dehors de l’exercice de ses
fonctions, l’expose à une sanction disciplinaire, sans préjudice, le cas échéant, les peines prévues par la Loi
pénale.
Les sanctions de l’avertissement et du blâme constituent des sanctions du premier degré ; les autres, des
sanctions du second degré.
ART. 75 : La sanction disciplinaire de l’abaissement d’échelon peut porter sur un ou deux échelons. L’exclusion
temporaire ne peut être prononcée que par mois entier et pour une période de trois mois à six mois au plus. La
rétrogradation a toujours pour effet de ramener le fonctionnaire dans le grade immédiatement inférieur à
l’échelon correspondant à celui qu’il avait atteint dans le grade antérieur ; elle ne peut être infligée aux
fonctionnaires titulaires des grades inférieurs de leur corps.
La révocation est l’exclusion définitive du fonctionnaire à la suite d’une procédure disciplinaire.
ART. 76 : le fonctionnaire qui, durant l’année où il a déjà été puni d’un avertissement, commet une nouvelle
faute passible d’une sanction du premier degré, est puni du blâme.
Si le fonctionnaire a déjà été puni d’un blâme dans l’année, il fait d’office l’objet, en cas de nouvelle faute, d’une
procédure de sanction du second degré.
ART. 78 : Les poursuites disciplinaires se prescrivent par un délai de cinq années à compter de la commission
de la faute. Toutefois lorsque celle-ci constitue un crime au regard de la loi pénale, le délai de prescription est
de dix (10) ans.
ART. 79 : L’autorité disciplinaire qui propose ou prononce une sanction disciplinaire a l’obligation de référer
expressément à l’obligation professionnelle violée ; elle est tenue, en outre, de circonstancier la faute, de
confirmer son imputabilité au fonctionnaire en cause et de motiver le degré de la sanction
ART. 80 : Les sanctions de l’avertissement et du blâme ne peuvent être infligées qu’après notification d’une
demande d’explication donnant au fonctionnaire en cause l’occasion de se justifier dans le délai qui lui est
imparti.
La procédure disciplinaire doit être clôturée aussitôt que le délai visé à l’alinéa premier ci-dessus est expiré.
ART. 81 : Les sanctions disciplinaires du second degré sont prononcées après avis du conseil de discipline. La
consultation du conseil n’est cependant pas requise en cas de poursuites disciplinaires pour détournement de
derniers publics. Le conseil de discipline est saisi par l’autorité compétence qui lui transmet la proposition de
sanction envisagée appuyée d’un rapport disciplinaire comportant les indications visées à l’article 79 ci-dessus.
La proposition de sanction et le rapport disciplinaire sont également notifiés au fonctionnaire en cause.
ART. 82 : Devant le conseil de discipline le fonctionnaire éventuellement assisté ou représenté par un défenseur
de son choix, peut présenter ses observations écrites ou verbales et citer des témoins.
L’incarcération du fonctionnaire ne peut en aucun cas constituer un motif valable de non-comparution devant le
conseil. Le droit de citer des témoins appartient également à l’administration.
ART. 83 : Au vu des témoignages reçus, des observations produites, ainsi que les résultats de l’enquête qu’il
peut ordonner s’il s’estime insuffisamment éclairer, le conseil de discipline émet un avis motivé sur la sanction
que paraissent devoir entraîner les faits reprochés. Il transmet cet avis à l’autorité investi du pouvoir
disciplinaire.
En cas de poursuites devant une juridiction répressive, le conseil de discipline surseoit à émettre son avis
jusqu’au prononcé de la décision définitive.
En cas de décès du fonctionnaire, si la faute professionnelle n’est pas établie, l’intéressé est radié des effectifs
de la fonction publique pour compter de la date de son décès. Si la faute professionnelle est établie, il est
licencié pour compter de sa date de mise sous mandat de dépôt.
ART. 84 : Toute procédure disciplinaire du second degré doit, sauf application des dispositions prévues aux
articles 63 et 64 ci-dessus, être clôturée dans les quatre mois à compter de la date à laquelle le fonctionnaire en
cause est traduit devant le conseil de discipline.
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Le délai de quatre (4) mois peut, en cas d’actes interruptifs de procédure, être prorogé sans pouvoir excéder
une durée totale de six (6) mois.
ART. 85 : Le fonctionnaire auquel est infligée une sanction du premier degré peut recourir devant l’autorité
administrative préposée à cet effet.
Les recours contre une sanction du second degré sont portés devant la Cour Suprême.
Les recours visés aux alinéas précédents doivent être introduits dans les quinze (15) jours de la notification de la
sentence ; ils ne sont pas suspensifs de l’exécution de la sentence disciplinaire. Le fonctionnaire est le cas
échéant, rétabli rétroactivement dans ses droits.
ART. 86 : Le fonctionnaire frappé d’une sanction disciplinaire ne l’excluant pas des cadres peut, après cinq (5)
années, introduire une demande de réhabilitation auprès de l’autorité administrative habilitée à cet effet.
Si, par son comportement général, l’intéressé a donné toute satisfaction depuis la sanction dont il a fait l’objet, il
est fait droit à sa demande et toute trace de la sanction est enlevée du dossier disciplinaire.
ART. 87 : Il est statué sur la demande après avis du conseil de discipline. La réhabilitation ainsi prononcée n’a
d’effet que pour l’avenir.
CHAPITRE 1 : NOTATION
ART. 88 : Il est procédé chaque année à la notation des fonctionnaires. Celle-ci reflète, à l’exclusion de toute
autre considération, le travail et le comportement du fonctionnaire au cours de l’année de référence ; elle
détermine ses droits à l’avancement.
La notation est établie, pour l’ensemble des personnels, à une date qui est fixée par voie réglementaire ; ce
même règlement détermine la période de service prise en compte pour la notation.
ART. 89 : Le fonctionnaire qui, à le date fixée pour la notation, se trouve en position d’activité ou dans une
situation assimilée à l’activité, en position de détachement ou sous les drapeaux, fait obligatoirement l’objet
d’une notation.
Celui qui, à cette même date, est en disponibilité ou suspendu de fonction est exclue de la notation.
ART. 90 : La notation s’exprime par l’une des appréciations suivantes : « très Bon », « bon », « passable ».
Les appréciations « Très Bon » et « Passable » doivent expressément faire l’objet d’un bulletin de notes
justificatif, dont le modèle est fixé par voie réglementaire.
L’appréciation « Bon » correspond à des prestations et un comportement normaux, elle est accordée
implicitement, sans établissement d’un bulletin de notes.
Les appréciations « Très Bon », « Bon » et « Passable » sont créditées respectivement des notes chiffrées trois
(3) points ; deux (2) points et un (1) point.
ART. 91 : Outre les cas visés à l’alinéa 3 de l’article 89, font l’objet de la note implicite « Bon » les fonctionnaires
qui :
- ont été, durant la totalité de l’année de référence, dans une situation interruptive de service assimilée à
l’activité ;
- se trouvent, à la date à laquelle la notation est établie, en position de détachement.
ART. 92 : Toute sanction du second degré, autre que la révocation du fonctionnaire du cadre, infligée au cours
de l’année de référence, entraîne d’office l’attribution de la note « Passable ».
ART. 93 : La note « Très Bon » est réservée à une élite de fonctionnaires ayant démontré des qualités dignes
d’être citées en exemple.
Ne peuvent prétendre à l’appréciation « Très Bon » que les fonctionnaires qui ont été en service effectif pendant
au moins neuf (9) mois durant l’année de référence de la notation.
Le bénéfice de cette appréciation est exclu si le fonctionnaire est sous le coup, au moment de la notation, d’une
procédure disciplinaire ou s’il a fait l’objet d’une sanction du 1er degré au cours de la période de référence de
notation.
Son octroi entraîne de plein droit l’inscription pour l’année de référence au Tableau de Fonctionnaires d’élite.
ART. 94 : Le nombre de fonctionnaires bénéficiaires des différentes appréciations visées à l’article 89 est fixé
suivant les quotas ci-dessous déterminés par entité administrative telle que définie par les textes d’application :
- 30% au maximum des effectifs pour les fonctionnaires notés « TRES BON>> ;
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- 70% au minimum des effectifs pour les fonctionnaires notés « BON » ou « PASSABLE ».
Les conditions dans lesquelles ces quotas sont calculés et le cas échéant modifiés, sont fixées par Décret pris
en Conseil des Ministres.
ART. 95 : Les notations sont soumises à l’autorité habilitée à procéder à la pondération des notes.
Les notes pondérées sont notifiées aux fonctionnaires concernés.
ART. 96 : L’avancement d’échelon consiste à l’accession au sein du grade à un échelon indiciaire supérieur à
l’échelon atteint ; il se traduit par une augmentation du traitement correspondant à la différence entre les deux
indices.
Ne peuvent bénéficier de l’avancement d’échelon que les fonctionnaires ayant fait l’objet de la notation sur
laquelle s’article l’avancement.
L’avancement n’est affecté par aucune des mesures d’ordre administratif ou disciplinaire intervenues entre la
date de la notation et celle du mouvement d’avancement.
ART. 97 : L’avancement d’échelon a lieu au moins tous les deux (2) ans. Pour avancer d’échelon, le
fonctionnaire doit cumuler au moins quatre (4) points en note chiffrée.
Le bénéfice du cumul des notes n’est valable que pour un seul avancement.
ART. 98 : L’avancement de grade s’effectue de façon continue, de grade à grade, à l’intérieur du corps. Il donne
à son bénéficiaire vocation à occuper l’un des emplois correspondants au nouveau grade.
L’avancement de grade est essentiellement commandé par le mérite professionnel.
ART. 99 : L’avancement de grade ne peut avoir lieu qu’au profit des fonctionnaires inscrits au tableau
d’avancement. Ce dernier est dressé par corps.
Sont inscrits au tableau les fonctionnaires ayant atteint le dernier échelon de leur grade en vertu du dernier
avancement d’échelon.
ART. 100 : Pour avancer au premier échelon du grade supérieur, le fonctionnaire doit cumuler au moins cinq (5)
points en note chiffrée depuis son dernier avancement.
ART. 101 : Les mouvements d’avancement de grade sont annuels et prennent effet au 1er janvier.
Ne peuvent bénéficier de l’avancement que les fonctionnaires se trouvant, à la date d’effet de la promotion, en
position d’activité, de détachement ou sous les drapeaux.
ART. 102 : Le fonctionnaire peut accéder, par avancement, à un corps de catégorie supérieure. L’avancement,
catégorie A s’effectue exclusivement par voie de formation.
L’avancement en catégorie B1 et B2 s’effectue soit par voie de formation soit par voie de concours
professionnel. Toutefois, pour certains corps, les statuts particuliers peuvent imposer une formation
professionnelle complémentaire postérieurement au concours pour l’exercice effectif des fonctions afférentes au
corps d’intégration.
ART. 103 : L’avancement de catégorie est toujours subordonné à une vacance d’emploi. Les vacances sont
déterminées conformément aux dispositions de l’article 26.
Dans le cas de l’avancement en catégorie B1 et B2, 20% des emplois vacants sont réservés aux fonctionnaires
reçus au concours professionnel.
Les titulaires des diplômes dont le niveau correspond à cette catégorie, y compris les fonctionnaires de la
hiérarchie inférieure ayant utilisé la voie de la formation, se répartissent les autres emplois vacants.
ART. 104 : L’avancement par voie de formation requiert que le fonctionnaire ait terminé avec succès des études
du niveau correspondant à la catégorie d’accession.
Pour être admis à entreprendre la formation visée à l’alinéa précédant, le fonctionnaire doit :
- compter au moins deux (2) années d’ancienneté dans son corps, dont une postérieure à sa
titularisation ;
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- avoir fait l’objet d’un avis favorable de l’autorité hiérarchique, motivé notamment par sa dernière notation
et par la spécialité du corps auquel il envisage d’accéder ;
- être à au moins cinq (5) ans de la retraite à la fin de la formation.
ART. 105 : Le fonctionnaire ayant obtenu le diplôme sanctionnant sa nouvelle formation est, dans la limite des
emplois vacants, mais par priorité par rapport aux personnes ne faisant pas encore partie de la fonction
publique, directement intégré dans son nouveau corps de catégorie supérieure.
ART. 106 : Les concours professionnels d’avancement sont soumis aux mêmes règles que celles prévues en
matière de recrutement en ce qui concerne la mise en compétition des emplois vacants, la périodicité et la
publicité des opérations, l’organisation des épreuves et le classement des candidats.
Pour pouvoir se présenter au concours, le fonctionnaire doit avoir fait l’objet d’un avis favorable de l’autorité
hiérarchique, motivé dans les conditions fixées au 2ème tiret de l’alinéa 2 de l’ article 104 ci-dessus et être à au
moins trois(3) ans de la retraite.
Il doit, en outre, pour le fonctionnaire de la catégorie C compter au moins sept(7) années d’ancienneté dans son
corps et le fonctionnaire de la catégorie B1 au mois trois(3) années.
Les concours professionnels sont précédés, autant que possible, de cycles de perfectionnement préparatoires
organisés à l’initiative de l’Administration.
ART. 107 : Les fonctionnaires reçus au concours sont directement intégrés dans leur nouveau corps.
L’intégration s’effectue, dans tous les cas, à concordance d’indice immédiatement supérieur, les intéressés étant
titularisés au grade correspondant à leur classement indiciaire.
Les avancements de catégorie par suite de concours professionnels prennent effet au 1er janvier.
ART. 108 : Tout diplôme sanctionnant une formation complémentaire acquise en cours de carrière est valorisé
en dehors de l’application des dispositions du chapitre 4, pour autant que la formation nouvellement reçue
atteigne un palier d’intégration supérieur à celui occupé jusque là par le fonctionnaire.
La valorisation consiste dans le reclassement de plein droit du fonctionnaire à l’échelon indiciaire correspondant
au nouveau palier d’intégration accompagné le cas échéant de la titularisation dans le grade correspondant à
cet échelon.
Toutefois si l’intéressé n’obtient pas à la faveur du reclassement d’au moins un (1) échelon, il bénéficie d’une
bonification permettant dans tous les cas un avancement d’un échelon par rapport à l’échelon initial.
ART. 109 : Les avancements accordés au titre du présent chapitre sont constatés par l’autorité compétente et
portent leurs effets au premier d’un mois civil.
ART. 110 : La cessation définitive de fonction entraîne la radiation des cadres et la perte de la qualité de
fonctionnaire. Elle résulte :
- de l’admission à la retraite ;
- de la démission ;
- du licenciement ;
- de la révocation ;
- du décès du fonctionnaire.
ART. 111 : Sont obligatoirement admis à la retraite les fonctionnaires atteints par la limite d’âge. Celle-ci est
respectivement fixée à 55,58,59 ou 62 ans, selon que la dernière catégorie d’appartenance du fonctionnaire est
la catégorie C, BI,B2,ou A.
ART. 112 : Sur sa demande, la retraite peut être accordée au fonctionnaire à partir de 52 ans pour la catégorie
C, 55 pour la catégorie B1, 56ans pour la catégorie B2 et 58 ans pour la catégorie A.
ART. 113 : durant les trois derniers mois de leur carrière, les fonctionnaires admis à la retraite pour limite d’âge
bénéficient d’un congé d’expectative d’admission à la retraite. Ce congé englobe le congé annuel afférent à la
dernière année de service.
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Section 2 : Admission à la retraite pour invalidité
ART. 114 : Le fonctionnaire reconnu physiquement inapte à poursuivre l’exercice de ses fonctions est d’office
admis à la retraite
L’inaptitude, quelle résulte ou non du service, est établie par une commission de réforme. Celle-ci apprécie la
réalité des infirmités invoquées et le taux d’invalidité qu ‘elles entraînent ;
ART. 115 : Tout fonctionnaire qui compte quinze (15) années de services, peut solliciter son admission à la
retraite anticipée.
Cette admission est accordée de droit, mais peut être postposée d’un (1) an au maximum si les besoins du
service l’exigent.
CHAPITRE II : DEMISSION
ART. 116 : La démission ne peut résulter que d’une demande écrite du fonctionnaire marquant sa volonté non
équivoque de quitter définitivement la fonction publique.
La démission intervenant avant l’expiration de la période d’engagement éventuellement souscrite par le
fonctionnaire en faveur de l’Administration est subordonnée à l’acceptation de l’autorité compétence et prend
effet à la date fixée par cette dernière.
Dans les autres cas, la démission est acceptée de droit, mais l’effet peut être postposée d’un (1) an, si les
besoins du services l’exigent.
ART. 117 : Le fonctionnaire qui cesse ses fonctions avant la date fixée par l’acceptation est passible d’une
révocation assortie, le cas échéant, de la suppression des droits à pension.
Il s’expose en outre, dans le cas visé à l’alinéa 2 de l’article 115 au remboursement des frais occasionnés pour
sa formation, sans préjudice de dommages intérêts éventuels.
La décision de l’autorité compétente doit intervenir dans un délais d’un mois.
L’acceptation de la démission la rend irrévocable.
13
CHAPITRE III : LICENCIEMENT
ART. 118 : En cas de suppression d’emplois dévolus aux fonctionnaires, ces deniers ne peuvent être licenciés
qu’en vertu d’un décret de dégagement de cadres pris en conseil des Ministres et prévoyant notamment les
conditions de préavis et d’indemnisation des intéressés.
ART. 119 : Le fonctionnaire qui fait preuve d’insuffisance professionnelle dans les emplois correspondant à son
corps et à son grade est licencié.
Le licenciement n’est prononcé qu’après observation des formalités prescrites en matière disciplinaire. Le
fonctionnaire licencié pour insuffisance professionnelle peut recevoir une indemnité dans les conditions
déterminées par décret pris en Conseil des Ministres.
ART. 121 : Sont éteints tous le corps de catégorie « D » subsistant à la date d’entrée en vigueur du présent
statut.
Les fonctionnaires appartenant à ces corps intégrés à concordance d’indice ou à l’indice immédiatement
supérieur dans les corps de catégorie « C » de leur cadre d’appartenance.
ART. 122 : Par dérogation aux dispositions de l’article 49 ci-dessus, les fonctionnaires peuvent à titre transitoire
être mis à la disposition des autorités des collectivités territoriales, sur demande expresse de celles-ci.
ART. 123 : Les modalités d’application du présent statut feront l’objet d’un décret pris en Conseil des Ministres.
ART. 124 : Le grille indiciaire annexée à la présente loi prend effet à compter du 1er octobre 2002.
ART. 125 : La présente loi abroge toutes dispositions antérieures contraires au présent statut, notamment
l’ordonnance n° 77-71/CMNL du 26 décembre 1977 portant statut général des fonctionnaires du Mali et les
textes modificatifs subséquents, la loi 99-042 du 26 octobre 1999 portant statut du personnel enseignant de
l’enseignement secondaire et la loi n°99-043 du 26 octobre 1999 portant statut du personnel de l’enseignement
fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.
Bamako, le 16 décembre 2002
Le Président de la République,
Amadou Toumani TOURE
ANNEXE N°1
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Palier Niveaux de formation Niveau de grade
1 Catégorie B2
-Diplôme d’Etudes Universitaires Générales (DEUG)
-Diplôme Universitaire de Technicien Supérieur (DUTS)
ème
-Diplôme de l’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux 4 niveau
-Diplôme de Institut de Formation de Maître
-Diplôme de l’Ecole Secondaire de la Santé (ESS)
-Diplôme de l’IPR/IFRA Cycle Technicien Supérieur
-Diplôme de l’Institut National des Arts (INA)
-Titre équivalents
1 Catégorie B1
-Brevet de Technicien
er ème
-Diplôme d’Infirmier du 1 degré de la Santé 4 niveau
-Diplôme de l’Institut National de la Jeunesse et des Sports
-Titres équivalents
1 Catégorie C
-Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP)
-Diplôme des Centres d’Apprentissage Agricole
er
-Diplôme d’Infirmier du 1 degré de l’élevage
-Titres équivalents
Classe Echelon A B2 B1 C
ème
3 1 351 244 215 151
2 376 267 237 172
3 401 290 259 193
4 426 313 261 214
5 451 336 303 235
6 476 359 325 256
ème
2 1 498 370 333 264
2 528 395 356 284
3 558 420 379 304
4 588 445 402 324
ère
1 1 600 458 411 331
2 640 488 436 351
3 680 518 461 371
Except. 1 800 535 476 384
2 850 580 513 417
3 900 625 550 450
15