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Item 294 - Cancer Enfant - V3

Ce document décrit le cancer chez l'enfant, notamment sa fréquence, ses types principaux et leurs caractéristiques. Il fournit des informations détaillées sur l'épidémiologie, les facteurs de risque, les signes cliniques, le diagnostic et les traitements du cancer pédiatrique.

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Item 294 - Cancer Enfant - V3

Ce document décrit le cancer chez l'enfant, notamment sa fréquence, ses types principaux et leurs caractéristiques. Il fournit des informations détaillées sur l'épidémiologie, les facteurs de risque, les signes cliniques, le diagnostic et les traitements du cancer pédiatrique.

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CNPU 2017 Révision 15/07/2020

ITEM 294 : CANCER DE L’ENFANT

Cancer de l’enfant : rare = 0,5% des cancers, 1700/an en France, légère prédominance masculine (1,2)
- 2ème cause de mortalité chez l’enfant (après les accidents), de meilleur pronostic que l’adulte : taux de guérison = 80%
- Majoritairement de survenue sporadique, faible proportion < 5% dans un cadre de prédisposition génétique
- Leucémie aiguë = 30% - Neuroblastome = 9% - Tumeur osseuse = 5% - Hépatoblastome = 2%
- Tumeur cérébrale = 20% - Néphroblastome = 8% - Tumeur germinale = 4% - Autres = 2%
Epidémio

- Lymphome = 10% - Sarcome des tissus mous = 7% - Rétinoblastome = 3%


- < 5 ans : surtout leucémie aiguë, tumeur embryonnaire et certaines tumeurs cérébrales (médulloblastome, gliome)
- > 10 ans : tumeurs cérébrales (gliome, médulloblastome), sarcome osseux (ostéosarcome, sarcome d’Ewing) et des
tissus mous (rhabdomyosarcome ou autre), lymphome, tumeur germinale maligne (surtout gonadique)
- Antécédents familiaux (notamment dans la fratrie)
- Anomalie génétique : - Chromosomique : trisomie 21 ( risque de leucémie aiguë)
- Mutation : neurofibromatose 1 et 2 (SNC), rétinoblastome à transmission autosomique
dominante, néphroblastome (gène WT1), polypose adénomateuse familiale (gène APC)
FdR

- Syndrome prédisposant : - Li-Fraumeni : lymphome, tumeur osseuse, des tissus mous, du SNC, corticosurrénalome
- Beckwit-Wiedemann : néphroblastome, hépatoblastome
- Infection : VHB (hépatocarcinome), VIH (lymphome, sarcome de Kaposi), EBV (lymphome de Burkitt)
- Iatrogène : radiations ionisantes à fortes doses, Distilbène® (ADK à cellules claires du vagin)
Signes généraux - AEG, asthénie, anorexie, amaigrissement
- Masse abdominale : - Rétropéritonéale : néphroblastome, neuroblastome
- Intrapéritonéale : lymphome de Burkitt, hépatoblastome
Signes directs
- Tuméfaction osseuse, douleur osseuse, fracture : tumeur osseuse, leucémie
- Tuméfaction des tissus mous : sarcome (rhabdomyosarcome le plus souvent)
Douleur - Douleur = intense, chronique, mal soulagée par les antalgiques standards
SF - Hématurie, hémorragie intra-abdominale : néphroblastome
- Signes neurologiques (HTIC, crise d’épilepsie) : tumeur du SNC primitive, MT cérébrale
Signes - Signe hématologique = anémie, hémorragie, ADP, splénomégalie : leucémie, lymphome,
spécifiques envahissement médullaire métastatique d’un neuroblastome ou sarcome d’Ewing
- Signe oculaire = leucocorie (reflet blanc pupillaire), strabisme, amblyopie : rétinoblastome
- Exophtalmie : métastase orbitaire, sarcome
Complication = Fracture pathologique, compression médullaire, compression d’un organe de voisinage,
d’un cancer métastase symptomatique, hypercalcémie, syndrome paranéoplasique
- Examen pédiatrique : recherche d’un retard staturo-pondéral (poids, taille), périmètre crânien et/ou
Diagnostic

SC
bombement de la fontanelle (tumeur cérébrale), du périmètre abdominal
- NFS : recherche de cytopénie ou pancytopénie (leucémie, envahissement médullaire
néoplasique)
- Calcémie : hypercalcémie par lyse osseuse ou syndrome paranéoplasique (sécrétion de PTHrp)
- α-FP : tumeur germinale (vitelline), hépatoblastome
Bio - hCG : tumeur germinale (choriocarcinome)
- LDH : marqueur pronostique du neuroblastome, du sarcome d’Ewing et des hémopathies

- Métabolite des catécholamines urinaires (VMA, HVA) et dopamine urinaire : dans les
neuroblastomes
PC - Rx : - RP : MT osseuse, adénopathie médiastinale - Rx osseuse : fracture, tumeur osseuse
- ASP : fines calcifications en cas de neuroblastome
- Echo-Doppler : toute masse abdominale chez l’enfant doit être explorée par une échographie
précise
- TDM : souvent indispensable quel que soit la tumeur
Imagerie
- IRM : tumeur osseuse, tumeur des tissus mous, tumeur cérébrale
- Scintigraphie osseuse : si point d’appel de métastase osseuse ou bilan d’extension d’une
tumeur osseuse maligne primitive, ostéosarcome, sarcome d’Ewing
- Scintigraphie au MIBG : bilan d’extension du neuroblastome
- TEP-scan : exploration des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens et des sarcomes

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- Ponction-biopsie tumorale avec examen anatomopathologique : diagnostic positif


- Biopsie ostéomédullaire (sarcome d’Ewing, neuroblastome) : recherche d’envahissement
médullaire
Anapath - Myélogramme : leucémie
t Biopsie contre-indiquée en cas de néphroblastome (risque de dissémination tumorale)
t Biopsie osseuse en urgence si forte suspicion radiologique de tumeur osseuse primitive
maligne
= Prise en charge multidisciplinaire, en centre spécialisé de cancérologie pédiatrique :
- Après accord parental de soins et consentement écrit des parents
Mesures initiales - Après certitude diagnostique (histologique), RCP et inclusion dans un protocole de recherche si
possible
- Consultation d’annonce : information de l’enfant et de la famille, mise en place du PPS
t Les cancers de l’enfant sont globalement très chimio-sensibles
- Toxicité identique à l’adulte
Chimiothérapie - Effets secondaires liés à la survie prolongée après chimiothérapie : stérilité, cancer 2ndre chimio-
induit, syndrome myélodysplasique, insuffisance d’organe à long terme (cardiaque, rénale,
respiratoire)
= Peut être associée à la chimiothérapie, de moins en moins utilisée : nombreuses séquelles chez
l’enfant
TTT

- Cancer radio-induit : tumeur solide, hémopathie


Radiothérapie
- Au niveau cérébral : séquelles neuropsychologiques, radionécrose, insuffisance endocrine
- Au niveau génital : stérilité
- Au niveau osseux : fragilité osseuse, ostéoradionécrose, retard de croissance
- Chimiothérapie néoadjuvante afin de réduire le volume tumoral / dose d’irradiation ++
Stratégie
- Chirurgie d’exérèse carcinologique monobloc avec curage ganglionnaire si possible
générale
- Traitement adjuvant : chimiothérapie ± radiothérapie
- Commune avec les cancers de l’adulte : traitement symptomatique (antalgique, PEC
nutritionnelle…), soutien psychologique de l’enfant et de la famille, ALD 30 (PEC 100%)
Mesures
- Mise au point d’un projet d’accueil individualisé (PAI) permettant d’adapter la scolarité à l’état
associées
de santé
- Surveillance au long cours indispensable : rémission, guérison, rechute, séquelles

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NEPHROBLASTOME
Néphroblastome = tumeur de Wilms = tumeur embryonnaire d’origine rénale, très rapidement évolutive
- 8% des cancers de l’enfant, surtout chez les enfants de 6 mois à 5 ans, de bon pronostic (survie globale de 90%) – 120
cas/an
- FdR : - Sporadique dans 90% des cas
- Anomalie congénitale associée dans 10% des cas : hémi-hypertrophie, aniridie, anomalies génito-urinaires…

- Masse abdominale rétropéritonéale, unilatérale


- Douleur abdominale (10% des cas)
SF
- Hématurie (10-15%)
- Signes généraux : fièvre, HTA, anémie
Diagnostic

- Echo-Doppler abdominale : localisation rétropéritonéale, déformant les contours du rein, extension


(vaisseaux, ADP, MT hépatique), rein controlatéral
- Uroscanner systématique : caractéristiques, extension, évaluation du rein controlatéral
- Dosage des métabolites urinaires des catécholamines systématique : normal
PC
- Bilan d’extension à distance : - TDM-TAP ou écho abdominale + RP : MT pulmonaire (les plus fréquentes)
- Sur signe d’appel : scintigraphie osseuse, imagerie cérébrale
t Aucune indication de ponction-biopsie rénale dans les formes typiques : tumeur vascularisée, fragile, très
friable avec risque élevé de rupture et de dissémination

- Chimiothérapie néoadjuvante systématique : vincristine, actinomycine (+ adriamycine si M+) pendant 4-6


semaines
t Diminue le volume tumoral : le risque de rupture tumorale lors du geste chirurgical
TTT

- Chirurgie : néphrectomie totale


- TTT adjuvant : aucun dans les cas favorable, chimiothérapie intense + radiothérapie dans les cas défavorable
t Dans les formes bilatérales : traitement adapté au potentiel d’épargne néphronique par la chirurgie (le plus
souvent néphrectomie partielle au moins d’un côté)

TUMEURS CEREBRALES
400 nouveaux cas par an – 1ère cause de tumeurs solides chez l’enfant

Signe typique : HTIC avec céphalées et vomissements


Formes frustres possiblestTout symptôme anormal ou persistant doit faire évoquer une tumeur cérébrale
Diagnostic

- Déficit visuel
- Comitialité partielle
- Signe de localisation neurologique…
Confirmation diagnostique : IRM cérébrale + biopsie ou exérèse d’emblée avec anatomopathologie

PEC thérapeutique :
TTT

Prise en charge de l’HTIC ttransfert en neurochirurgie pour dérivation ventriculaire ou exérèse en urgence.
Prise en charge spécifique : Traitement associant neurochirurgie, radiothérapie et traitement médicamenteux.

- Pronostic fonction du type histologique t Mauvais pronostic si gliome du tronc cérébrale ou récidive
Suivi et pronostic

- Suivi multidisciplinaire :
. Endocrinologique si traitement de tumeur de la région sellaire après radiothérapie
. ORL : tumeur fosse postérieure et toxicité des sels de platine et de la radiothérapie
. Ophtalmologique : surveillance systématique si HTIC initiale
. Orthopédique si irradiation spinale
. Neuropédiatrique / Psychiatrie pour suivi du développement neurologique

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NEUROBLASTOME
Neuroblastome = tumeur embryonnaire développée à partir des cellules de la crête neurale
- 9% des cancers de l’enfant, dans 90% des cas entre 1 an et 6 ans, pronostic plus sévère – 150 cas / an
- Localisation très variable (dans n’importe quelle partie du système nerveux sympathique) : abdominale rétropéritonéale
(80%), médiastinale, ou plus rarement cervicale, pelvienne
- Diagnostic à un stade métastatique dans 50% des cas : envahissement médullaire, métastase osseuse, hépatique,
cutanée…
- Signes généraux : - AEG
- Anémie
- HTA
- Fièvre
Tumeur - Masse abdominale
surrénale ou - Douleurs abdominales
de ganglions - HTA
Signes tumoraux
sympathiques
abdominal
- Masse cervicale
Tumeur le
- Découverte fortuite sur une RP
C long de la
- Signe de compression médullaire : tumeur en sablier avec prolongement
colonne
dans le canal rachidien
vertébrale
- Signe de compression respiratoire (rare)
- Syndrome opso-myoclonique : ataxie avec myoclonies oculaires et mouvements anormaux
Diagnostic

Syndrome
- Diarrhée sécrétoire par sécrétion de VIP
paranéoplasique

- Envahissement ostéomédullaire : douleur osseuse, compression radiculaire ou médullaire


- Syndrome de Hutchinson (MT osseuse orbitaire) : hématomes périorbitaires bilatéraux,
Métastase exophtalmie
- Syndrome de Pepper (MT hépatique et sous-cutanée) : hépatomégalie majeure chez un
enfant < 6 ans associé à des nodules sous-cutanés bleutés enchâssés dans le derme
- Dosage des métabolites urinaires des catécholamines (dopamines et dérivés (VMA, HVA) rapportés à la
Bio créatininurie) : en cas de neuroblastome sécrétant (90% des cas), grande valeur diagnostique

- Echographie : masse solide, extension (ADP, organes de voisinage)


- TDM/IRM systématique : extension locale de la tumeur
- Bilan d’extension : - Biopsie ostéomédullaire
- Scintigraphie au MIBG
PC
- PET-scanner ou scintigraphie au technétium si forme ne fixant pas la MIBG (10% des cas)
- Biopsie tumorale (percutané, chirurgicale) : - Examen histologique : confirmation diagnostique, classification
- Recherche d’amplification de MYCN
- Bilan médullaire
Stade localisé opérable - Chirurgie d’exérèse seule
(L1) sans FdR t > 90% de survie
biologique
- Chimiothérapie néoadjuvante : VP16/carboplatine, cyclophosphamide/anthracycline
Stade localisé
/vincristine)
inopérable (L2)
± Chirurgie d’exérèse si possible
TTT

- Chimiothérapie d’induction
- Chirurgie d’exérèse de la tumeur primitive
Stade métastatique - Chimiothérapie haute dose suivie d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
> 1 an - Radiothérapie locale
- Traitement d’entretien : acide rétinoïque, immunothérapie
t 40% de survie

- Facteurs pronostiques : - Age : meilleur pronostic < 18 mois


Pronostic

- Extension (classification INRG) : - Evolution agressive dans les stades M (métastatiques)


- Possible régression spontanée si MS (sd de Pepper)
- Marqueurs biologiques : amplification de l’oncogène N-MYC de mauvais pronostic

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LEUCEMIE AIGUË LYMPHOBLASTIQUE


Leucémie aiguë = cancer le plus fréquent de l’enfant (30%), lymphoblastique dans 80% des cas chez l’enfant
- 2 pics de fréquence : de 2 à 5 ans (pic principal) et à l’adolescence - 350 à 400 cas par an
- Anémie : asthénie, pâleur, dyspnée
- Thrombopénie : syndrome hémorragique cutanéo-muqueux, purpura pétéchial, ecchymoses
Insuffisance
diffuses ou de sites inhabituels, épistaxis, gingivorragies, hématurie…
médullaire
- Neutropénie : fièvre prolongée, angine récidivante ou ne cédant pas aux antibiotiques,
aphtose
C - Douleur osseuse : enfant ne montant plus les escaliers, voulant être porté, boiterie…
- Hépatomégalie, splénomégalie, ADP périphérique, amygdalomégalie, gros testicule
Syndrome - Atteinte cutanée (fréquente chez le nourrisson) : nodule induré bleuté
tumoral - Syndrome de leucostase (leucocytes > 500 G/L) : hypoxie, trouble de conscience, priapisme
- Complication : syndrome cave supérieure, compression médullaire, atteinte neuro-
méningée
- Forme hyperleucocytaire avec blastose sanguine d’importance variable
NFS - Forme pancytopénique sans blastes
t Parfois normale : n’élimine pas le diagnostic
Diagnostic

= Au niveau de l’épine iliaque postérieure, indispensable : > 20% de cellules blastiques


Myélo-
- Examen immuno-histo-chimique : coloration négative par myélopéroxydase et estérases
gramme
- Identification de la classification FAB : taille et régularité des cellules
- Immunophénotypage sur cellules médullaires en suspension en cytométrie de flux :
confirmation du caractère hématopoïétique de la prolifération (CD34), détermination du
PC Autres caractère B (80% : CD10, CD19, CD20, CD22, CD79a) ou caractère T (CD2, CD3, CD4, CD7, CD8)
examens - Caryotype hématologique médullaire : ploïdie des cellules blastiques (normoploïdie (= 46
diagnostiques chromosomes), hypoploïdie ou hyperploïdie), anomalies structurales (délétions, inversions
péricentriques, duplications, translocation) ± analyse en FISH
- Biologie moléculaire : recherche de transcrit de fusion, marqueurs moléculaires de suivi (RC)
- Ponction lombaire systématique : recherche d’envahissement neuro-méningé (sensibilisé par
la technique de concentration Cytospin®)
Bilan
- Imagerie : RP + échographie abdominale systématique
d’extension
± Echo testiculaire, IRM cérébrale… selon contexte
- Syndrome de lyse : hyperuricémie, hyperkaliémie, hypocalcémie, hyperphosphorémie
t Prise en charge en milieu spécialisé pédiatrique, décidée en RCP
- Correction d’une urgence symptomatique
- Prévention/prise en charge d’un syndrome de lyse tumorale : hyperhydratation, hyperdiurèse, uricolytique
(uricase)
- Pose d’un cathéter central
- Polychimiothérapie séquentielle intensive : corticoïde, asparaginase, alcaloïde de pervenche, méthotrexate,
aracytine
TTT

± alkylant et anthracycline
- Prévention ou traitement d’une localisation neuro-méningée : injection intrathécale de chimiothérapie
- Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques en 2nd intention (rechute) ou en 1ère intention si mauvais pronostic
t Intensité de la polychimiothérapie : selon les caractéristiques immuno-phénotypiques, cytogénétiques et
moléculaires, la corticosensibilité évaluée à J8 et la chimio-sensibilité
t Durée totale du traitement = 2 ans minimum = - 6 à 8 mois de traitement intensif IV
- 18 à 24 mois de traitement d’entretien, essentiellement oral
- > 80% de guérison, jusqu’à 90-95% dans les formes les plus favorables
- Caractéristique de la maladie : - Leucocytose dans les types B : péjorative si > 50 G/L
- Envahissement neuro-méningé
Pronostic

- Immuno-phénotype : phénotype T de moins bon pronostic


Facteurs - Hyperploïdie ou translocation t(12,21) : 50% des cas, bon pronostic
pronostiques - Age : pronostic sombre < 1 an, pronostic moins bon chez l’adolescent
- Réponse au traitement : - Corticosensibilité à J8 (blastes périphériques < 1 G/L)
- Rémission cytologique en fin d’induction
- Maladie résiduelle à 1 et 2 mois au myélogramme (1er facteur pronostique)

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CNPU 2017 Révision 15/07/2020

LYMPHOME
= Lymphome de Hodgkin ou non hodgkinien : fréquemment de haut grade

= Généralement type T, plus rarement immature B


Lymphome - Symptomatologie médiastinale ++ : dyspnée, toux sèche, syndrome cave supérieur
lymphoblastique - ADP cervicale isolée, tumeur ORL
- Localisation osseuse ou sous-cutanée (lignée B)

= Lymphome B mature
- Symptomatologie abdominale : constipation, invagination intestinale aiguë, occlusion
LYMPHOME NON HODGKINIEN

Lymphome de
- ADP cervicale, tuméfaction maxillaire, signes neurologiques
Burkitt - Réarrangement c-myc constant : translocation (2;8), t(8;14) ou t(8;22)
t 90% de guérison sous chimiothérapie

= Rare chez l’enfant


- Atteinte ganglionnaire périphérique, médiastinale, osseuse, abdominale
Lymphome - Signes généraux fréquent : AEG, fièvre, perte de poids
anaplasique - Manifestations cutanées, pulmonaires
- Cytohistologie = CD30+, cytogénétique = translocation (2;5) impliquant le gène ALK
t 75% de guérison sous chimiothérapie

- Ponction-biopsie ganglionnaire : diagnostic


- Myélogramme systématique (toujours dans 2 territoires de moelle osseuse)
Bilan
- Ponction lombaire systématique
t Classification : stade de Murphy

- Traitement uniquement par chimiothérapie


TTT
t Guérison > 85%

= Rare < 2 ans, plus fréquemment chez l’adolescent ++


LYMPHOME DE HODGKIN

t Forme localisée plus fréquente


- ADP, souvent cervicale
C
- Parfois ADP multiples : axillaire, sus-claviculaire, médiastinale
- Signes généraux : fièvre, prurit, amaigrissement

- Bilan d’extension : PET-scan systématique


PC
- Classification d’Ann-Arbor

- Chimio-radiothérapie ( chez l’enfant)


TTT - Evaluation TEP après 2 cures
t Guérison > 90%

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