Mélanges et Systèmes Dispersés
Mélanges et Systèmes Dispersés
Les systèmes dispersés sont des mélanges de fines particules d’une phase solide,
liquide ou gazeuse non miscibles et dispersées dans une phase dispersante, solide
liquide ou gazeuse. Parmi ces systèmes nous trouvons les émulsions, suspensions
ou mousses.
Les émulsions, suspensions ou mousses sont des mélanges qui macroscopiquement
semblent être des systèmes monophasiques homogènes mais qui
microscopiquement sont des systèmes diphasiques dispersés.
Particules dispersées
Phase dispersante
Les particules de la phase dispersée, phase discontinue, sont réparties dans la phase
dispersante, phase continue, comme dans le cas d’une émulsion d’huile dans de
l’eau ou d’eau dans l’huile.
10-9 m 10-6 m
Phase dispersée
Phase dispersante
Gaz Liquide Solide
Gaz totalement Aérosol. Aérosol.
Gaz
miscibles entre Brouillard. Fumée.
eux.
Mousse. Emulsion. Sol.
Liquide
Crème fouettée. Lait. Peinture, encre.
Mousse solide. Emulsion solide. Sol solide.
Solide
Polystyrène Beurre. Verre.
expansé.
Les sols sont des systèmes colloïdaux constitués d’une phase solide dispersée dans
une phase dispersante liquide ou solide.
Les aérosols sont des systèmes colloïdaux constitués d’une phase dispersante
gazeuse et d’une phase dispersée liquide ou gazeuse.
Enfin les émulsions sont des systèmes colloïdaux constitués d’une phase liquide
dispersée, phase discontinue, dans une phase dispersante, phase continue, liquide
ou solide.
Les systèmes dispersés sont largement présents dans les produits agroalimentaires
et pharmaceutiques et cosmétologiques.
Un état colloïdal peut être caractérisé par la présence de particules dispersées dans
une phase continue dispersante. Ces particules peuvent être des micelles de
dimensions comprises entre 10-9 m et 0,610-7 m. Il peut s’agir de grosses molécules
ou d’agrégats de petites molécules. Ces micelles peuvent êtres des particules solides
cristallisées ou amorphes, gouttes de liquides ou bulles de gaz.
Une micelle est constituée d’un agrégat sphéroïdal de molécules possédant une tête
hydrophile s’orientant vers les phases polaires et une chaîne hydrophobe s’orientant
vers les phases apolaires.
Phase polaire
Chaîne hydrophobe
Phase apolaire
Tête hydrophile
Figure 1.3 Formation de micelles en présence d’une phase polaire ou apolaire.
Dans le cas spécifique de deux phases, les variables associées sont le volume et la
tension interfaciale. Il est possible d’obtenir une définition de la tension de surface
ou interfaciale (γ) en utilisant le modèle de Gibbs–Duhem généralisée.
dG, Energie libre est la somme de quatre composantes énergétiques. VdP Energie
due au travail de pression. S dT Energie due l’entropie du système. Adγ Energie
interfaciale avec A surface de l’interface. ni di Energie moléculaire avec ni
nombre de moles du composant i et μi potentiel chimique.
A pression, température et composition constante du système.
G
dG Ad
A P ,T ,ni
∆G = A × ∆ (Eq 1.2)
Crémage
Floculation
Sédimentation
Rupture de
Phase
Coalescence
Figure 1.5 Mécanisme de déstabilisation des systèmes dispersés.
4 3
Surface initiale des 5 cm3 : V r3 r 3 V (Eq 1.3)
3 4
3 2
r 3 5 r 1,06 cm . Si = 4 r = 4×3,14×1,062 = 14,14 cm2.
4 3,14
Figure 1.6 Modèle et exemple d’un agent tensio-actif le dodécyle sulfate de sodium.
La nature des groupes de tête et la queue des agents tensio-actifs peut être très
différents. Le groupe hydrophile peut être chargé ou neutre.
-
- Tensio-actif anionique R -SO3
+ Tensio-actif cationique
Les phénomènes influençant la stabilité physique des suspensions sont la mouillabilité des
particules, la sédimentation ou la flottation et l’homogénéité des particules solides.
1.3.1.1 La mouillabilité.
Lorsque les particules sont recouvertes d’une mince couche d’air, elles ne sont pas
mouillées par la phase dispersante. Ces particules auront tendance à s’agglomérer
et provoquer la sédimentation ou le crémage.
Le mouillage d’un solide par un liquide est un phénomène de surface qui peut être
apprécié par l’angle de contact θ que forment le solide et la tangente à la
gouttelette liquide. Le mouillage est parfait pour θ=0. Il est considéré nul à partir de
θ=90°.
Dans un système tertiaire gaz-solide-liquide le point A est soumis à l’action de trois
tensions interfaciales : liquide-air LA, solide-liquide SL, solide-air SA.
La vitesse de chute d’une particule solide discrète et sphérique est fonction de la résultante des
forces dues à l’attraction terrestre (Fg), à la poussée d’Archimède (Fa) et à la trainée (Ft).
= Volume de la particule.
(Eq 1.8)
= Masse volumique du solide.
Fa
= Accélération due à la gravité.
Ft (Eq 1.9)
= Masse volumique du fluide.
= Coefficient de trainée.
Fg = Surface de la particule.
(Eq 1.10) = Vitesse de sédimentation.
= diamètre de la particule.
Figure 1.9 Vitesse de décantation d’une particule discrète et sphérique dans un fluide statique.
Le coefficient de trainée (Cx) est fonction du régime d’écoulement créé par la vitesse de chute
d’une particule dans un fluide.
1000
Coefficient de
trainée
100
1 Régime laminaire
10
2 Régime intermédiaire
1 3 Régime
turbulent
0,1
0,1 1 10 100 1000 10000 100000 1000000 10000000
Nombre de Reynolds de grain(Re)
𝑢×𝑑×𝜌𝑙
Le nombre de Reynolds de grain est déterminé par : 𝑅𝑒 = (Eq 1.11)
𝜇𝑙
Avec :
u = Vitesse de sédimentation. d = diamètre de la particule.
l = Masse volumique du fluide. l = Viscosité dynamique du fluide.
1
2
3
Dans ce cas la loi de Stokes permet d’apprécier la vitesse de chute d’une particule sphérique dans
un fluide statique.
Avec :
u, vitesse de chute m.s-1.
d, diamètre de la sphère en m.
g, accélération m.s-2
, masse volumique des particules solides en kg.m-3.
(Eq 1.13) , masse volumique des particules solides en kg.m-3.
μ, viscosité du fluide en Pa.s.
La mise en suspension d’un milieu dispersé dans un milieu dispersant est obtenue par agitation du
système. Les particules solides soumises à des forces gravitaires et ascendantes se trouvent alors
maintenues en suspension dans le fluide par transfert de l’énergie mécanique provoquée par
l’agitation du système.
La vitesse de chute d’une particule sphérique peut permettre d’apprécier la facilité de mettre en
suspension des particules solides dans un fluide. En effet plus la valeur sera faible moins d’énergie
sera consommée pour la mise en suspension et plus la stabilité du mélange sera grande.
1.4.1.1 Vitesse limite minimale de chute d’une particule dans un fluide en milieu turbulent.
Nous pouvons constater que la faciliter à créer une suspension sera d’autant plus facile que la
différence entre les masses volumiques des solides et du fluide sera plus faible, que le rayon des
particules sphériques sera faible et que la viscosité du milieu sera importante.
Pour une particule donnée, soumise à un mouvement turbulent dans un liquide, sa vitesse limite
minimale peut être estimée en considérant qu’il y a dans ces conditions égalité entre l’énergie
cinétique développée dans le liquide et l’énergie potentielle de la particule dans ce liquide.
Avec :
u, vitesse de chute m.s-1.
1/ 2 dp, diamètre de la particule en m.
d p g s l g, accélération m.s-2.
u l ,min
l s , masse volumique des particules
(Eq 1.20) solides en kg.m-3.
l , masse volumique des particules
solides en kg.m-3.
d p g s l
3
Ar (Eq 1.21)
l 2
Avec :
d, diamètre des particules en m.
g, accélération m.s-2
s , masse volumique des particules solides en kg.m-3.
l , masse volumique des particules solides en kg.m-3.
μ, viscosité du fluide en Pa.s.
Comme dans le cas de la vitesse de chute d’une particule solide dans un fluide nous pouvons
constater que la faciliter à créer une suspension sera d’autant plus facile que la différence entre les
masses volumiques des solides et du fluide sera plus faible, que le diamètre des particules
sphériques sera faible et que la viscosité du milieu sera importante.
Ruban
Ancres
Pour assurer un bon écoulement des matières il est important de respecter des
proportions entre le diamètre intérieur de la cuve (Dint), le diamètre de l’agitateur
(dag) et sa hauteur d’implantation (H). Le tableau suivant présente ces principales
caractéristiques.
Type d'agitateur Rapport (dag)/ (Dint)
Agitateur axial 0,2<(dag)/ (Dint)<0,7
Agitateur radial 0,2< (dag)/ (Dint)<0,5
Agitateur raclant 0,95
𝑃
𝑁𝑝 = (Eq 1.23) 𝑃 = 𝑁𝑝 × 𝜌 × 𝑁 3 × 𝑑 5 (Eq 1.24)
𝜌 × 𝑁 3 × 𝑑5
Cette puissance (P) est la puissance transmise au fluide et n’inclut pas la puissance
utilisée au niveau de la partie mécanique.
A titre indicatif, la perte de puissance des roulements et engrenages ainsi qu’au
niveau du moteur compte pour environ 30 à 40% de P.
100
Np 1
Np 2
Np
10
Np 3
1 Np 4
0,1 10 1000 100000 10000000
0,1
Re
Figure 1.15 Nombre de puissance en fonction du nombre de Re pour divers mobiles d’agitation.
𝑃 𝜋×𝐷 2
𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑉= × 𝐻 (Eq 1.25)
𝑉 4
Le débit de pompage Qp est défini comme le débit de fluide qui traverse le volume
balayé par l'agitateur en rotation. Ce débit de pompage est proportionnel à la
vitesse de rotation, N, du mobile d’agitation et au cube du diamètre du mobile, d,
suivant la relation :
𝑄𝑝
𝑄𝑝 = 𝑁𝑄𝑝 × 𝑁 × 𝑑3 → 𝑁𝑄𝑝 =
𝑁 × 𝑑3
(Eq 1.26) (Eq 1.27)
𝑄𝑐
𝑄𝑐 = 𝑁𝑄𝑐 × 𝑁 × 𝑑 3 → 𝑁𝑄𝑐 = = 1,8 × 𝑁𝑄𝑝
𝑁 × 𝑑3
(Eq 1.28) (Eq 1.29)
1.4.5.5 Vitesse d’agitation minimale de mise en suspension et énergie dissipée dans le cas d’un
mélange solide-liquide.
La mise en suspension d’un solide d’un liquide s’effectue dans la majorité des cas par agitation du
liquide et dispersion de solide dans le liquide. L’agitation doit donc permettre aux particules solides
de se disperser dans se redéposer.
Avec :
N min , en tour(s).s-1.
Dc, diamètre de la cuve en m.
dp, diamètre des particules en m.
g, accélération m.s-2.
s , masse volumique des particules solides en kg.m-3.
l , masse volumique des particules solides en kg.m-3.
μ, viscosité du fluide en Pa.s.
s , Masse solide/ Masse de suspension.
Cette corrélation se révèle la plus fiable pour des taux de solide < à 5% en masse
des viscosités < à 0,01 Pa.s.
Le paramètre de Zwietering S Z dépend, en outre du rapport du diamètre de la
cuve Dc, au diamètre externe de l’agitateur Da, du rapport du diamètre de la cuve
de Dc, à la distance entre le fond de cuve et l'agitateur h et du type d'agitateur. Ce
paramètre peut prendre des valeurs entre 3 et 15.
Nienow a proposé des tables des valeurs de ce paramètre pour un grand nombre de
géométries de cuve et d'agitateurs.
Dc h
s
avec N p ,s N p ,s 0 1 (Eq 1.34)
0,3 N p , 0
s
𝐷 2
6×( 𝑑 )
Pour une hélice marine: 𝑡𝑚é𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒 = 𝑁
(𝐸𝑞 1.36)
𝐷 2
4×( 𝑑 )
Pour une turbine de type Rusthon : 𝑡𝑚é𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒 = 𝑁
(𝐸𝑞 1.37)
Une autre méthode, toujours en régime turbulent, se base sur le degré de mélange
(A), sur le diamètre intérieur de la cuve (d), le diamètre du mobile d’agitation (D)
et la vitesse d’agitation (N).
𝐴
𝑙𝑛( )
2
𝑡𝑚é𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒 = (𝐸𝑞 1.38)
−𝐾
100−𝐷𝑒𝑔𝑟é 𝑑𝑒 𝑚é𝑙𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑒𝑛 %
𝐴= (𝐸𝑞 1.39)
100
𝑁 𝑑 2
Pour une hélice marine: 𝐾 = 0,9 × (𝐷) (𝐸𝑞 1.40)
𝑁 𝑑 2/3
Pour une turbine de type Rusthon : 𝐾 = 0,5 × (𝐷) (𝐸𝑞 1.41)
Nous présentons ici une dernière méthode prenant en compte le facteur (ft)
dépendant du régime d’écoulement.
f t H 1/ 2 D 3 / 2
tM (Eq 1.42)
N d
2 2/3
g 1/ 6 d 1/ 2
Cette méthode sous évalue le temps de mélange dans le cas d’un régime turbulent.
ft en fonction du nombre de Re
1000
100
Coefficient ft
10
1
0,1 10 1000 100000
Re
Une corrélation proposée par Nienow en 1997 présente, pour des mélangeurs agités
mécaniquement, l’avantage de faire apparaitre dans sa relation le nombre de
pompage comme un des paramètres.
𝑁𝑄 1/3 𝐷 2
𝑝
𝑡𝑀 = 5,3 × × (𝑑 ) (Eq 1.43) Temps
𝑁
Les opérations de mélange gaz-liquide dans une cuve agitée provoque la présence
de bulles provoquant une agitation complémentaire. Le plus souvent le gaz ajouté
est un additif indispensable à la mise en œuvre de nombreux procédés comme dans
le domaine du traitement des eaux, des réactions chimiques ou des bio-procédés.
Nous retrouverons les mêmes lois que dans le cas des mélanges liquide-liquide ou
liquide-solide. Cependant la présence des bulles modifie le comportement
hydrodynamique des appareils.
Agitation croissante
Régimes
d’engorgement de charge de dispersion
Ces régimes sont caractérisés par les valeurs de deux nombres sans dimension :
𝑄𝑔 𝑁 2 ×𝑑
𝑁𝑎 = 𝑁×𝑑3 (Eq 1.44) 𝐹𝑟 = (Eq 1.45)
𝑔
On observe que la meilleure efficacité est obtenue pour un nombre d’aération >0,1.
Dans le cas où le liquide est de l’eau le régime de dispersion peut s’exprimer par la
relation :
0,5
𝑑 0,5 𝑑 0,5 𝑁 2 ×𝑑
𝑁𝑎 = 0,2 × (𝐷) × 𝐹𝑟 0,5 = 0,2 × (𝐷) × ( ) (Eq 1.46)
𝑔
Par exemple dans le cas d’un fermenteur de diamètre interne égale à D=1 m et
d’une turbine de diamètre d=0,33m on peut estimer la vitesse limite inférieure de
rotation afin d’obtenir une bonne dispersion.
0,5 0,5
𝑑 0,5 𝑁2 × 𝑑 0,33 0,5 𝑁 2 × 0,33
0,2 × ( ) × ( ) = 0,1 ; 0,2 × ( ) ×( ) = 0,1
𝐷 𝑔 1 9,81
Par approximation successive nous obtenons une vitesse limite de 5 tours.s-1 soit
environs 300 rotations par minutes.
Pour une cuve standard avec une turbine à disque Cui et Al proposent en 1996 :
𝑃𝑔 𝑄𝑔 ×𝑁0,25 𝑄𝑔 ×𝑁0,25
(1 − ) = 9,9 × ( ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 ≤ 0,055 (Eq 1.49)
𝑃 𝑑2 𝑑2
Dans les industries de la fermentation une relation empirique proposée par Michel
et Miller est couramment utilisée pour estimer Pg :
0,45
𝑃 2 ×𝑁×𝑑3
𝑃𝑔 = 0,34 × √𝑛𝑝 × ( ) (Eq 1.50)
𝑄𝑔
𝑃𝑔 𝛼 𝛽
𝑘𝐿 𝑎 = 𝑘 × (𝜌×𝑉) × (𝑈𝑔 ) (Eq 1.51)
𝑃𝑔
est la puissance volumique, en kW.m-3, dissipée par l’agitateur dans le milieu.
𝑉
𝑑𝐶𝐿 (𝑡)
= 𝑘𝐿 𝑎[𝐶𝐿 ∗ − 𝐶𝐿 (𝑡)] 𝑞𝑢𝑖 𝑝𝑎𝑟 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑑𝑡
𝐶𝐿 ∗ − 𝐶𝐿 (𝑡)
→ 𝑙𝑛 [ ∗ ] = −𝑘𝐿 𝑎 × 𝑡 (Eq 1.52)
𝐶𝐿 − 𝐶𝐿 0
Le mélange est obtenu par souflage du gaz dans le liquide ou vive agitation du
liquide en présence de gaz. La tension superficielle du liquide peut être modifié par
un agent tensio-actif.
La mousse ainsi formée peut avec le temps évoluer vers un phénomène de
coalescence ou un phénomène de nourissement.
Le phénomène de coalescence est non régulier et génère donc une mousse d’une
structure non homogène.
Dans une mousse le gaz pouvant être plus ou moins soluble dans le liquide qui
l’entoure a la possibilité de diffuser dans les bulles avoisinnantes. Ce phémomène
est le mûrissement et conduit à une diminution globale du nombre de bulles et à
leur grossissement en fonction du temps.
Les mousses ainsi obtenues possèdent donc la particularité d’avoir une faible masse
volumique.
Les mousses sont caractérisées par une grande surface gaz/liquide la stabilité du
système étant favorisé par la viscosité de la phase dispersante.
La fraction d’espace poreux dans une mousse est sa porosité. Ø=1- dr.
Par exemple, les mousses utilisées dans le cadre de matériaux d’isolation ont une
densité relative, dr, comprise entre 0,05 et 0,2.
Polymères
Réseau de polymères
emprisonnant le solvant
entre ses mailles.
Solvant
Les gels physiques caractérisés par une réticulation due aux interactions de forces
de Van der Waals réversibles.
Les gels physiques sont en général dépendants de la température et du pH. La
réversibilité des forces de Van der Waals font que les gels physiques sont
thermoréversibles et peuvent se déformer sous l'effet d'une contrainte.
Les gels chimiques caractérisés par une réticulation due aux interactions de
liaisons covalentes irréversibles.
Les points de réticulations des gels chimiques étant des liaisons covalentes ils
empêchent ce dernier de se déformer facilement sous l'effet d'une contrainte. Les
gels chimiques sont aussi thermorésistants.
En pratique n’importe quel liquide ou gaz peut être utilisé comme solvant. Dans le
cas de l’eau on obtient un hydrogel et dans le cas de l’air un aérogel. Un gel
présente, en général, une masse volumique voisine du solvant le constituant.
Dans le cas d’un hydrogel la masse volumique est environ celle de l’eau.
Les aérosols sont des mélanges de fines particules liquide ou solide dispersées dans
un gaz représentant la phase dispersante.
La finesse des particules pouvant être inférieures à 2,5 10-6 m et jusqu’à 10 10-6 m
présentent une vitesse de sédimentation négligeable.
Les aérosols sont utilisés dans la préparation de produits cosmétiques et
pharmaceutiques mais aussi, sous forme de sprays, pour des produits d’entretien
ou certaines préparations agroalimentaires.
Les industries polluantes, les fumées issues des combustions de carburants fossiles
et certains phénomènes naturels comme la formation de poussières arrachées au sol
par le vent peuvent être à l’origine d’aérosols.
Il est fondamental de limiter à priori la production d’aérosols et de séparer à
postériori les particules fines des aérosols formés.
Document p.d.f très complet sur une étude expérimentale du mélange solide-liquide
et caractérisation des suspensions concentrées en milieux visqueux réalisée par
Manon Lessaigne à l’école polytechnique de Montréal.
https://publications.polymtl.ca/1803/1/2015_ManonLassaigne.pdf
Nous pouvons tirer des relations (Eq 1.10) et (Eq 1.12) une relation permettant
d’estimer le diamètre limite de particule pour une sédimentation laminaire.
𝑢×𝑑×𝜌𝑙 𝑅𝑒×𝜇𝑙
𝑅𝑒 = 𝜇𝑙
𝑢= 𝑑×𝜌𝑙
(Eq 1.14)
d 2 g s l =
Re l
d3
Re l 18 l
(Eq 1.15)
18 l d l l g ( s l )
d 3
Re l 18 l
3
2
1 1,3.103 18
0,0001372
l g ( s l ) 1000,4 9,81 (2200 1000,4)
d≡1,37 10-4 m.
ul
us
Eau à clarifier
Eau clarifiée
Boues
Le temps de séjour dans le bassin est donné par : t= V/Qv. t= 64,8/6= 10,8 h.
H L H ul
us (Eq 1.16)
us ul L
us 18 l
Le diamètre de la particule sera alors égale à : d (Eq 1.17)
g s l
Toutes les particules supérieures à 7,82 106 m. de diamètre seront retenues dans le
bassin. Et pour garantir une sédimentation en régime laminaire le diamètre limite
supérieur des particules sera de 1,37 10-4 m.
Dans ces conditions la vitesse de sédimentation de la particule sera suivant
(𝐸𝑞 1.12) :
𝑑 2 × 𝑔 × (𝜌𝑠 − 𝜌𝑙 ) 1,37 2 × 𝑔 × (𝜌𝑠 − 𝜌𝑙 )
𝑢= 𝑢=
18 × 𝜇 18 × 𝜇
u
d 2 g s l
(1,37 104 )2 9,81 (2200 1000,4)
9,53 103 m.s 1
18 18 0,0013
H L H ul 1,2 1,66
Soit environ 34,33 m.h-1. Alors L 0,058 m
us ul us 34,33
Dans des régions en déficit d’eau douce et proche de la mer une solution pour
obtenir une eau destinée à la consommation humaine est la distillation de l’eau de
mer suivie d’une reminéralisation.
Pour une eau distillée qui ne requiert qu’une reminéralisation, il est possible
d’introduire du CO2 et de l’eau de chaux saturée au moyen de mélangeurs en ligne
en réglant le pH. Le CO2 utilisé est en général celui récupéré lors de la distillation.
Cette reminéralisation s’effectue suivant l’équation de la réaction.
Eau distillée
M1
Ca(OH)2 CO2
M2
D Eau potable
R1
M3 Hypochlorite de sodium
R2
Figure EC 1.2.1 Schéma de procédé simplifié d’une unité de reminéralisation d’eau distillée.
Le dioxyde de carbone dissout dans l’eau doit réagir dans un second temps avec
l’hydroxyde de calcium suivant l’équation de la réaction.
Pour obtenir une eau renfermant 17,7 mg.L-1 de HCO3- soit 17,7 g.m-3 le flux de
dioxyde de carbone en moles.h-1mélangé à l’eau sera de :
Le débit massique de dioxyde de carbone ajouté au flux des 1700 m3.h-1 d’eau
distillée est d’environ 30 kg.h-1. La variation de débit volumique entre l’entre
l’entrée et la sortie du mélangeur M1 sera donc négligeable.
F1 Eau + CO2
M3
F3 Eau reminéralisée CF3,Ca++
Figure 1.2.2 Schéma de principe du traitement au lait de chaux.
L’eau de chaux issue du lait de chaux renferme une mole de Ca2+ par mole de
Ca(OH)2.
mCa (OH )2 M Ca 1,73 40
CF 2 ,Ca 0,935 g.L1 935 g.m 3
M Ca (OH ) 2 74
.
L’eau reminéralisée doit contenir 5,8 mg.L-1 de Ca2+ soit 5,8 g.m-3.
F1 + F2 = F3
F2 × CF2,Ca++ = F3 × CF3,Ca++
1700 + F2 = F3
F 2 935
F2 × 935 = F3 × 5,8 F3 161,21 F 2
5,8
1700
1700 + F2 = 161,21 × F2 F2 10,6 m3 .h 1
160,2
D
Figure 1.2.4 Caractéristique de la cuve de mélange eau-chaux.
0,45
𝜇 0,1 × 𝑑𝑝0,2 (𝜌𝑠 − 𝜌𝑙 )
(Eq 1.32) 𝑁𝑚𝑖𝑛 = 𝑆𝑍 × × (𝑔 × ) × (∅𝑠 )0,13
𝐷𝐶0,85 𝜌𝑙
∅𝑠 représentant le rapport massique du solide dans le mélange nous avons 5/100.
0,45
0,0010,1 × 0,00020,2 (2240 − 1000)
𝑁𝑚𝑖𝑛 = 7× × (9,81 × ) × (0,05)0,13
0,80,85 1000
𝑁𝑚𝑖𝑛 ≈1,6 rotation par seconde. Soit 96,6 rotations par minute.
En utilisant la corrélation proposée par Nienow, (Eq 1.43), nous pouvons estimer le
temps nécessaire pour obtenir la mise en suspension des particules de Ca(OH)2.
Dans ces conditions le nombre de pompage 𝑁𝑄𝑝 = 0,56.
𝑄𝑣 𝑄𝑣 10,6
𝑢𝑙 = = = ≈ 0,785 𝑚. ℎ−1
𝑆 𝐿 × 𝑙 1,5 × 9
𝑉 𝐻 × 𝐿 × 𝑙 0,5 × 1,5 × 9
𝜏= = = ≅ 0,64 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒
𝑄𝑣 𝑄𝑣 10,6
𝐻 × 𝑢𝑙 0,5 × 0,785/3600
(Eq 1.16) 𝑢𝑠 = = = 1,2 10−5 𝑚. 𝑠 −1
𝐿 9
La contrainte des 5 10−6 𝑚 pour les particules les plus fines est donc respectée.
Cette étude est menée le bioréacteur étant rempli de 120 litres d’eau. La vitesse
d’agitation fixée à 150 rotations par minutes on alimente progressivement de l’air
au débit de 0 à 6,5 m3.h-1. L’évolution du rapport Pg/P en fonction du débit
d’alimentation permet d’observer la diminution de ce rapport jusqu’au point de
charge à partir duquel le rapport reste constant.
Par exemple pour 150 rotations par minutes et un débit d’air de 5,5 m3.h-1 nous
avons suivant (Eq 1.48) :
𝑃𝑔 𝑄𝑔 × 𝑁 0,25 𝑃𝑔
(1 − ) = 0,52 + 0,62 × ( ) = 0,556 → = 0,44
𝑃 𝑑2 𝑃
𝑄𝑔 5,5/3600
(Eq 1.44) 𝑁𝑎 = 𝑁×𝑑3 = 150/60×0,183 = 0,104
1,2
1
Rapport Pg/P
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 2 4 6 8
Débit d'air en m3/h
0,1
Na
0,05
0
0 2 4 6 8
Débit d'air en m3.h-1
Figure 1.27 Etude hydrodynamique d’un mélange eau-air. Na fonction du débit d'air
.
Nous pouvons observer qu’au point de charge, pour un débit d’air supérieur à
5m3.h-1, le nombre d’aération est supérieur à 0,1 donc en accord avec des bonnes
conditions de dispersion de l’air dans l’eau.
La cuve est emplie d’eau à 25°C avec 𝜌 = 996,7 kg.m-3. On fixe une vitesse
d’agitation constante à 150 rotations par minutes avant d’introduire de l’azote dans
le milieu. Lorsque la concentration en oxygène atteint 0,050 mole.m-3 le débit d’air
est fixé à 5,5 m3.h-1 et l’on suit en fonction du temps l’évolution de la concentration
jusqu’à saturation.
-0,4 Concentration en O2
−𝑘𝐿 𝑎 × 𝑡
-0,6 En mole.m-3
-0,8 y = -0,0082x 𝐶𝐿 ∗ = 0,277
-1 R² = 0,993 𝐶𝐿 0 = 0,05
-1,2 𝐶𝐿 ∗ −𝐶𝐿 (𝑡)
𝑙𝑛 [ 𝐶 ∗ ]
𝐿 −𝐶𝐿 0
𝑃 𝛼 𝛽
𝑘𝐿 𝑎 = 𝑘 × (𝑉) × (𝑈𝑔 ) (Eq 1.51) et 𝑃 = 𝑁𝑝 × 𝜌 × 𝑁 3 × 𝑑 5 (Eq 1.24)
4 5,5
V = 0,120 m3 et 𝑈𝑔 = 3,14 ×0,552 × 3600 ≈ 0,0064 𝑚. 𝑠 −1
𝑃𝑔
𝑃 = 6,20 × 996,7 × 150/603 × 0,185 ≈ 19 𝑊 ; = 0,44 𝑃𝑔 = 8,36 𝑊
𝑃
𝑃𝑔 𝛼 𝛽
𝑘𝐿 𝑎 = 𝑘 × (𝑉×𝜌) × (𝑈𝑔 ) (Eq 1.51) 𝑎𝑣𝑒𝑐 k = 1,2 = 0,7 = 0,6.
0,7
8,36
𝑘𝐿 𝑎 = 1,2 × ( ) × (0,0064)0,6 ≈ 0,0089
0,120 × 997