Gestion des Ressources Humaines : Évolution et Enjeux
Gestion des Ressources Humaines : Évolution et Enjeux
Les méthodes et pratiques de gestion ont un caractère de plus en plus universel, mais il
reste important de prendre en compte le contexte culturel dans lequel s’enracinent ces
pratiques en appliquant des procédures qui prennent sens dans les différentes cultures. Ainsi,
l’objectif de ce cours n’est pas de dire ce qu’il convient de faire, mais plutôt d’exposer ce qui
est possible de faire en s’adaptant au contexte économique social et culturel.
La prise en compte des réalités doit permettre des complémentarités, par exemple, le
critère de recrutement par relation personnelle, familiale ou ethnique, ne doit pas passer outre
aux critères de connaissances et compétences requis pour une fonction, ou encore la
prédominance du groupe sur l’individu ne doit pas écarter l’évaluation des performances,
l’autonomie et la responsabilité personnelle ni le développement des initiatives individuelles.
L’autorité du chef quelle qu’en soit son origine doit pouvoir correspondre à un mode de
management compatible avec l’aspiration des collaborateurs.
CHAPITRE 4 : Le recrutement
CHAPITRE 5 : La rémunération
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CHAPITRE I : La fonction « ressources humaines » :
présentation
C’est donc à une démarche de « type archéologique » que nous procéderons dans un
premier temps pour comprendre les différentes phases de maturation de la gestion des
ressources humaines (section 1). Nous évoquerons dans un second temps les problématiques
actuelles qui se posent aux Directions des Ressources Humaines, celles-ci s’étant
progressivement imposées comme une véritable fonction stratégique (section 2).
Quatre grandes périodes peuvent être identifiées pour caractériser l’évolution qui s’est
produite :
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La fonction personnel s’organise autour de deux pôles, l’un théorique et l’autre
institutionnel et juridique.
Bien que très différents dans leur approche, trois auteurs ont contribué à développer soit
de manière incidente, comme Max Weber, soit beaucoup plus directement comme Taylor et
Fayol, une approche de l’entreprise, qui a eu une influence directe sur la constitution de la
fonction personnel.
Max Weber
Il a produit une œuvre considérable au tournant des XIXe et XXe siècles. C’est un
intellectuel allemand dont l’œuvre paraît dans les années 1880-1920. Il est témoin de la
révolution industrielle et il a réfléchi sur les différentes circonstances qui président à son
développement. Dans ce travail très précis d’observation et d’analyse, il va pointer le facteur
très important du fait religieux comme frein ou levier du développement économique. Cette
analyse fera l’objet d’un premier livre « Ethique protestante et esprit du capitalisme ».
Mais son apport ne s’arrête pas là. Dans un second ouvrage « Economie et Société » ;
Max Weber va s’attaquer aux fondements du système économique. Il n’entrait pas dans son
projet de faire une théorie spécifique de l’entreprise. Pourtant sa contribution à la
connaissance des mécanismes sociologiques du fonctionnement de l’économie, a fortement
contribué à en définir les contours. Cette influence a été particulièrement marquante à travers
sa contribution sur les modes d’exercice du pouvoir. Cette dernière est directement
transposable aux situations rencontrées dans l’entreprise. Il distingue :
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- le pouvoir traditionnel suppose que le consensus qui fonde la légitimité de celui qui
l’exerce, repose sur le poids du passé. C’est la tradition, l’histoire qui donne sens au
présent. La légitimité du pouvoir traditionnel repose sur le respect des principes
fondamentaux qui organisent les modes de passation du pouvoir ;
- enfin le pouvoir rationnel fonde sa légitimité sur un système légal et rationnel. C’est la
caractéristique de l’Etat moderne qui s’adosse au modèle bureaucratique. La
bureaucratie n’est pas perçue de manière péjorative par Max Weber. c’est au contraire
le prototype d’un système fondé sur le respect des formes, des procédures. L’individu
n’est pas propriétaire de sa fonction et il ne peut la transmettre. Structurée selon un
principe hiérarchique, l’organisation bureaucratique implique que les postes soient
rigoureusement définis. Ce mode de légitimité a inspiré dans l’entreprise la
formalisation de la prise de décision. Max Weber a donc largement inspiré la théorie
du management des entreprises, en soulignant l’importance de la règle comme
référence commune et incontestable pour l’ensemble des travailleurs.
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La contribution d’Henri Fayol
Par ailleurs, il insiste tout particulièrement sur le rôle déterminant du chef, qui est
l’instrument principal de coordination et d’intégration. Il préconise un management
hiérarchique fortement inspiré par des pratiques militaires :
- unité de commandement ;
- management directif de la gestion des hommes ;
- principe de spécialisation
Ces principes sont, selon Fayol, les gages de l’efficacité de ce mode de management
autoritaire.
- La première étape qui sera déterminante pour l’étude des conditions de travail résulte
des travaux de MAYO, réalisés dans l’établissement Hawthorne, de la Werstern
Electric Company. Au cours de ces expériences, Mayo et ses collaborateurs soumettent
les ouvriers à divers changements dans leur environnement de travail (et notamment à
l’intensité lumineuse). Puis ils élargissent l’expérience aux horaires, aux pauses et au
mode de rémunération. Les résultats de cette expérience qualifiée « d’effet
Hawthorne » soulignent l’impact d’une modification de l’environnement de travail sur
son efficacité. Ils permettent d’intégrer pour la première, dans les entreprises, la
dimension des conditions de travail comme variable clef du management. A ce titre,
cette expérience de Mayo peut être considéré comme fondatrice d’un volet significatif
de la gestion des ressources humaines ;
- Une seconde étape, elle aussi très importante pour la gestion des carrières, pour
l’étude de l’implication et de la motivation, est celle qui est impulsée par la théorie
des besoins et des motivations.
Pour lui, il existe une hiérarchie des besoins humains qui évoluent progressivement,
des besoins primaires aux besoins plus nobles et plus sophistiqués. La logique de présentation
de la pyramide de Maslow repose sur l’idée que le besoin supérieur ne peut être poursuivi tant
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que le besoin inférieur n’est pas satisfait. Cette théorie a été largement complétée et affinée
par HERTBERG, à travers une étude de la motivation. Lui aussi considère que la réalisation
de soi est le but final de toute destinée humaine. Mais il affine le propos en reliant la
problématique de la motivation individuelle à la logique de l’entreprise. Pour HERTBERG,
l’enjeu principal est de réconcilier l’univers du travail et les autres lieux de vie de la personne.
Il va donc militer, avec beaucoup de conviction, pour réduire le principe de division du
travail, tel qu’il avait été formalisé par Taylor, et enrichir la tâche des salariés.
L’apport du courant des relations humaines, qui a des ramifications beaucoup plus
complexes que celles que nous venons de présenter rapidement, a joué un rôle majeur dans le
processus de structuration de la gestion des ressources humaines. Il aura des implications
directes pour tout ce qui touche la question centrale des conditions de travail. De même, la
contribution de ces différents auteurs à la compréhension du cycle de la motivation, à la
question délicate de la reconnaissance et du cycle de vie est essentielle pour élaborer un cadre
à la gestion des carrières.
Parmi les textes les plus importants, qui ont permis d’impulser une véritable dynamique à
la fonction personnel, on peut citer :
Même si l’on peut observer un contraste très important entre les textes et leur mise en
application pratique, le dispositif légal réglementaire impulsé en matière sociale est un
processus irréversible. Si la guerre a interrompu provisoirement le cours de l’Histoire qui
donnait une première reconnaissance aux droits des salariés, le Droit social va reprendre son
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développement dès 1945. Ce qui devait donner à la fonction personnel un point d’appui et une
amorce de légitimité.
Le processus de structuration de la fonction personnel s’est opéré, nous l’avons vu, sur
la base théorique du Taylorisme, du courant des relations humaines, et sur le pilier du droit
social.
Difficile de dater avec précision l’émergence d’un phénomène aussi complexe que
cette notion d’Etat Providence. Cette idée d’un Etat protecteur et garant d’une solidarité
collective a connu une lente gestation au cours des siècles, mais n’a trouvé en Europe une
véritable formalisation théorique qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.
Les prémisses de l’intervention de l’Etat dans le domaine social ont donc été posée dès
le XIXe siècle, sur la base d’une logique essentiellement « hygiéniste ». En revanche ce n’est
qu’à partir de 1945, que l’on a pu voir se mettre en place le véritable Etat Providence,
« promoteur du social ».
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tout à fait hexagonal, a permis d’accompagner les grandes mutations technologiques
des Trentes Glorieuses.
- Par la mise en forme d’institutions de protection sociale, l’Etat Providence avait su
imaginer ses réponses adaptées aux problèmes de la solidarité. La création des
ministères sociaux traduisait la préoccupation des gouvernements successifs de donner
une visibilité aux politiques ciblées sur la question sociale au sens large. La mise en
œuvre d’actions en direction des publics les plus fragilisés (personnes âgées, enfants)
ainsi que l’instauration de politiques sectorielles (généralisation progressive de la
sécurité sociale, politique des transferts sociaux, politique de santé, politique de
l’emploi) illustrent bien la montée en puissance des politiques publiques en matière de
solidarité.
Bien que les travaux de Ford aient été publiés pendant l’entre-deux guerres, la notion
de fordisme a été utilisée pour caractériser le modèle de croissance importante qu’ont connu
les pays développés pendant la période des « Trente glorieuses ». Les caractéristiques de cette
croissance fordiste, tels qu’elles ont été mises en évidence par les théoriciens de l’école de la
régulation sont au nombre de cinq, chacune étant étroitement liée à l’autre, à tel point qu’il est
difficile de repérer précisément l’enchaînement des cause à effets :
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- la détermination du niveau et de la hiérarchie des salaires, par référence à des postes
de travail, définis eux-mêmes dans les classifications d’emplois négociés dans le cadre
des branches ;
- une indexation des salaires sur les prix à la consommation, permettant de maintenir le
pouvoir d’achat ;
- une indexation des salaires sur les gains de productivité anticipés.
Ce modèle fut largement relayé par la culture syndicale. En effet, la division du travail
qui était le principe même de l’organisation du travail dans l’entreprise était reproduite à une
plus grande échelle, notamment à celle des partenaires sociaux, acteurs de la négociation
sociale. Chaque partenaire de la négociation – dirigeants, salariés, syndicats – avait une
représentation claire du rôle qu’il avait à jouer.
1) Le bilan social
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Trois idées-force sous tendent la logique du bilan social qui repose :
- sur la conception du temps court : celui de l’année, calquée sur la logique du bilan
comptable annuel ;
- sur une méthode analytique fondée sur un système d’inventaire ;
- enfin sur une logique financière qui fait apparaître essentiellement le coût des
ressources humaines.
Malgré la présence de différences très marquées entre les entreprises, selon leur taille
et le secteur d’activité, on peut observer une tendance générale vers une différenciation très
marquée des fonctions imparties aux Directions des Ressources Humaines.
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L’interprétation de ce mouvement de professionnalisation doit être appréhendée avec nuance
et une certaine prudence, pour plusieurs raisons. D’abord, le processus est loin d’être linéaire,
ensuite il s’enracine dans plusieurs courants théoriques, enfin les axes de la
professionnalisation de la fonction Ressources Humaines sont sérieusement contrastés.
La sociologie des organisations s’est développée surtout à partir des années 1960 sur la
base des travaux très diversifiés. Sans qu’il soit possible de faire un inventaire exhaustif de
toutes les productions, nous retiendrons celles qui ont durablement influencé les contours de
la définition de l’entreprise.
Il faut tout d’abord souligner l’étude de P. LAWRENCE et J. LORSCH qui ont les
premiers insisté sur la relation très étroite qu’entretient l’entreprise avec son environnement.
Dans cette approche, l’entreprise est conçue comme un système qui a sa propre logique, qui
génère un ordre interne. Cet ordre interne est constamment remis en cause par les influences
de l’environnement économique, social, culturel qui exerce sur elle une forte pression, et qui
stabilise en permanence la cohérence interne. Il y a donc un jeu permanent de création d’ordre
et de désordre dans le pilotage de l’entreprise.
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pourrons mesurer l’importance des différentes contraintes qui pèsent sur l’entreprise et qui
sont reliés à la problématique du temps court, de la mondialisation et de la responsabilité.
Puis les travaux de Herbert SIMON, ainsi que ceux de MARCH sur la rationalité
limitée a joué aussi un rôle décisif. Ces deux auteurs ont permis de formaliser le modèle de la
rationalité limitée et de réfléchir au processus de la prise de décision. Contrairement à ce que
pensait Taylor, il ne peut y avoir de « one best way », toute une série de facteurs imprévisibles
entrent en jeu pour modifier la pertinence des structures mises en place. Des facteurs
économiques, technologiques, politiques, sociaux interfèrent inévitablement sur la prise de
décision. Par ailleurs, le décideur n’est jamais dans une situation qui permette de formaliser
l’intégralité du processus de décision. Le décideur ne recherche pas forcément
systématiquement toute l’information disponible. Il ne dresse pas la liste de toutes les
solutions possibles, ni ne peut les évaluer toutes. Il procède de façon séquentielle : il collecte
l’information et ne cherche qu’un nombre limité de solutions nouvelles, jusqu’à ce qu’il en ait
trouvé une, non pas optimale, mais seulement satisfaisante. C’est ce comportement qu’évoque
précisément le concept de rationalité limitée. Les apports de Simon et March à la gestion des
ressources humaines sont également très utiles. Ils concernent principalement le domaine de
la prise de décision, de l’évaluation, mais aussi de l’analyse stratégique.
La complexité de la plupart des outils de gestion des ressources humaines que nous
présenterons, provient du fait qu’ils inscrivent toujours sur le fil entre les deux dimensions,
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individuelles et collectives, et qu’il est difficile de maintenir en équilibre, par définition
instable. C’est le cas, nous le verrons, de la gestion de la rémunération ou de la gestion de la
compétence.
Enfin pour terminer ce bref tour d’horizon des apports de la sociologie des
organisations, nous retiendrons les travaux des auteurs qui conçoivent l’entreprise comme un
« acteur social complexe » soit parce que soumis à un jeu de rapports de force et de pouvoir,
soit parce que soumis à un système de valeurs, ou à une régulation culturelle. Ce courant
théorique est représenté par des auteurs : SAISAULIEU, IRIBARNE, LE GOFF,
BERNOUX, MINTBERG. L’apport spécifique de ce dernier courant théorique à la
connaissance de l’entreprise et à la gestion des ressources humaines, consiste à articuler de
manière systématique l’entreprise et la société. Pour reprendre la formule de SAINSAULIEU,
l’entreprise est « une affaire de société ». Cela signifie que l’entreprise est un phénomène
social à part entière. Elle révèle en son sein les grandes interrogations du groupe social, de ses
attentes, de ses peurs, de ses aspirations. Mais dans le même temps, l’entreprise est un lieu de
socialisation, d’appartenance, d’épanouissement ; elle est façonnée par des rites, une culture,
une identité une histoire, une parole, une mémoire.
Cette approche par l’identité et la culture complète très utilement la boîte à outils pour
aborder la gestion des ressources humaines. Elle donne une consistance théorique plus forte,
et une dimension conceptuelle pertinente à la compréhension des organisations. De fait, elle
ouvre le débat sur la dimension anthropologique de l’entreprise. Elle questionne les rapports
de la gestion des ressources humaines, aux valeurs, au phénomène multiculturel, à la
mémoire, à l’histoire.
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- Il y a ensuite, l’intégration des méthodes de recherche opérationnelle dans le
management des entreprises qui ouvre la voie à la démarche prospective. Les
modèles de simulation sur l’évolution démographique, sur les scénarii de
croissance, sur les calculs d’opportunités ou de risques de telle ou telle
décision, se généralisent dans les entreprises, grâce au boom de l’informatique.
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marge de manœuvre. Elle est structurellement associée, comme son nom
l’indique, à la notion de gestion de compétence.
2) La gestion de la compétence
Impulsée par les partenaires sociaux au début des années 1990, la démarche
compétence est amorcée dans un accord signé en décembre 1990 . Ce texte très
novateur reconnait le principe d’une compétence acquise pour chaque salarié, et ceci,
quelque soit l’emploi occupé par ce dernier. Il consacre également le droit, pour
chacun, à un parcours professionnel qualifiant. Enfin, cet accord introduit le concept
d’organisation qualifiante, qui laisse apparaître un lien dialectique entre processus
d’apprentissage et organisation.
Puis, une deuxième étape très importante dans la structuration du modèle est franchie
au congrès de Deauville. La définition du concept de compétence est beaucoup plus
précise : « la compétence professionnelle est une combinaison de connaissances,
savoir-faire, expériences et comportements s’exerçant dans un contexte bien précis.
Elle se constate lors de sa mise en œuvre en situation professionnelle, à partir de
laquelle elle est validable. C’est donc à l’entreprise qu’il appartient de la repérer, de
l’évaluer, de la valider et de la faire évoluer ».
La démarche compétence est loin d’être consensuelle ; elle suscite un profond débat et
divise les chercheurs, les responsables de formation et les responsables des ressources
humaines.
Pourtant, malgré les approches encore très contrastées du modèle de compétence, qui
lui confèrent sa complexité et sur laquelle nous consacrerons des développements plus
détaillés, force est de constater l’impact très significatif de ce modèle sur la gestion des
ressources humaines. La compétence marque en effet un tournant décisif dans la manière de
concevoir la gestion des ressources humaines, et ceci pour deux raisons :
- d’une part, elle réalise une synthèse entre la dimension individuelle et
collective ;
- d’autre part, elle intègre complètement dans la démarche, les données
structurelles d’un environnement turbulent, et donc difficilement maîtrisables.
Ce nouveau modèle théorique, qui peu à peu se généralise, peut s’analyser comme un
changement complet de paradigme dans la manière de penser la gestion des ressources
humaines. Le modèle de la compétence se diffuse rapidement, mais avec des rythmes assez
différenciés selon les secteurs d’activités, ce qui entraîne des superpositions de logiques. Si
certains secteurs traditionnels, orientés vers la production, sont encore très attachés à la
description de poste, d’autres entreprises tournées vers le service ont majoritairement porté
pour le modèle de la gestion des compétences qui ouvre des piste inédites au management.
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L’intérêt de cette approche par la compétence ne peut être mis en doute. Un consensus
assez large s’est opéré sur cette nouvelle façon d’aborder les ressources humaines. Cependant
la multiplicité des approches et la faible traduction concrète des modèles bâtis sur le nouveau
référentiel de la compétence, enlève une certaine pertinence à ce nouveau courant.
Un bon indice révélateur de l’élargissement des missions imparties aux Directions des
Ressources Humaines peut être trouvé dans l’évolution des intitulés de la fonction qui
prennent en compte, à la fois les apports des courants théoriques qui se sont succédés, ainsi
que les attentes des entreprises.
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consistait essentiellement à identifier le personnel et à lui appliquer la réglementation en
vigueur. Si la dimension juridique de la fonction RH devient plus que jamais nécessaire –
nous verrons plus loin l’importance de bien maîtriser l’environnement juridique – elle est loin
d’en épuiser le contenu.
Pour réaliser cette mission que l’on qualifie souvent d’audit social, il dispose d’une
véritable boite à outils qu’il devra mobiliser pour apporter une contribution significative au
pilotage de l’entreprise.
Les principaux types d’outils à la disposition des Directions des Ressources Humaines
sont :
- Les outils de pilotage inscrits dans le système d’information, avec notamment le bilan
social qui permet de réaliser des tableaux de bords, puis un audit social ;
- Les outils stratégiques qui permettent d’élaborer les principaux axes de
développement de l’entreprise, avec l’outil phare de la gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences ;
- Les outils de documentation, nécessaires aux analyses comparatives et à l’actualisation
des connaissances ;
- Les outils informatisés avec le développement de nombreux logiciels intégrés de
gestion des ressources humaines.
- D’une part, l’homme n’est pas réductible à un ratio. Limiter la Gestion des Ressources
Humaines à la comptabilisation des actifs humains pouvait paraître singulièrement
réducteur ;
- D’autre part, cette lecture évacue tacitement ou expressément la dimension sociale et
psychologique des apports humains dans l’entreprise ;
- Enfin, cette approche comptable nous paraît très datée dans une époque. Si à cette
époque de plein emploi, le travail – du point de vue de l’entreprise – pouvait être
considéré comme une ressource rare, aujourd’hui l’abondance des demandeurs
d’emploi invalide le concept de rareté liée à la problématique salariale défendue par
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les économistes. Seul reste encore complètement pertinent, le deuxième terme de la
proposition, à savoir le travail est un coût.
La diversité des méthodes utilisées en gestion des ressources humaines est une
conséquence directe de la pluridisciplinarité. Les outils utilisés sont empruntés à des
disciplines diverses : aux sciences de gestion, à la démographie, aux sciences sociales.
La démarche est essentiellement pragmatique. C’est sur la base d’un constat des
limites intrinsèques au bilan social que les Directions des Ressources Humaines ont élaboré
des outils d’analyse beaucoup moins statistiques et donc plus performants. Et c’est leur
utilisation dans un contexte reconstruit qui permet aux Directions des Ressources Humaines
d’élaborer une certaine cohérence, pour réaliser ensuite un diagnostic sur la situation de tel ou
tel aspect de la politique des ressources humaines.
S’appuyant sur les données brutes dans le bilan social, ils ont été enrichis pour pouvoir
construire des tableaux de bord permettant ainsi d’affiner les capacités d’intervention dans
l’entreprise. Les outils les plus fréquemment utilisés sont l’indicateur, le tableau de bord, la
méthode de l’observation-diagnostic fondée sur l’étude de l’environnement.
La technique de l’indicateur
L’indicateur est un point de repère qui permet d’avoir une image significative d’un
phénomène observé. Ces indicateurs peuvent s’exprimer sous la forme d’un nombre
exprimant une grandeur physique ou d’une réalité statistique (moyenne, médiane).
En soi, un indicateur est un système qui relie entre elles des informations brutes. Ainsi
présenté, l’indicateur donne une meilleure lisibilité et cohérence au phénomène étudié. Les
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indicateurs sont des éléments clefs de la compréhension d’une organisation. Les indicateurs
élaborés à plusieurs périodes permettent de suivre l’évolution de l’organisation.
Le tableau de bord
Plusieurs tableaux de bord peuvent être réalisés sur la base des informations contenues
dans le bilan social :
Ces trois types de dysfonctionnement doivent être pris en compte par la Direction des
Ressources Humaines. S’ils sont ignorés, ils occasionnent pour l’entreprise des coûts, soit
directs, soit indirects (coûts cachés) qui ont des conséquences importantes sur l’avenir de
l’entreprise.
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diffusées par l’environnement. Cet environnement est composé de l’ensemble de trois sous
ensembles structurés par :
Le postulat de départ à ce type d’étude, repose sur le fait que l’ensemble des variables
interagissent entre elles. Par ailleurs, il est bien évident que toutes les variables n’auront pas le
même poids sur toutes les organisations en même temps. Toute la logique du système est
d’arriver à se forger une pratique personnelle, à la fois fondée sur l’intuition mais aussi sur
l’expérience, pour identifier l’environnement pertinent et isoler les variables les plus
significatives pour chaque entreprise.
Cette technique empruntée aux démographes est une application directe des
renseignements rassemblés dans le chapitre 1 du bilan social concernant les effectifs. A partir
de ces données brutes identifiées de manière statique et linéaire, il est possible d’établir un
certain nombre de projections sur l’évolution sociodémographique de l’entreprise. Plusieurs
pyramides peuvent être établies :
Les principaux outils empruntés aux sciences sociales et qui complètent très utilement
la boîte à outils de la Direction des Ressources Humaines reposent d’une part, sur les
techniques d’entretien et sur les questionnaires et d’autre part, sur le diagnostic sociologique.
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Les techniques d’entretien
Par le biais de l’entretien non directif, on tente de donner le champ libre à l’interviewé,
pour qu’il prenne la parole et laisse libre cours à l’expression de son vécu.
Le diagnostic sociologique
C’est un outil mis au point par les sociologues qui s’inscrivent dans le courant de la
sociologie des organisations. L’objectif est de comprendre les perceptions que les acteurs ont
de leur travail et les relations qu’ils ont entre eux. Il s’agit d’identifier sur la base d’une
visualisation graphique, appelé le sociogramme, les stratégies des différents acteurs, les
relations entre les personnes, les modes de communication formels ou informels. Le
sociogramme est un complément très utile du diagnostic que peut mener une Direction des
Ressources Humaines pour une compréhension du vécu quotidien de la communauté de
travail.
Participer aux choix politiques de la direction et faire peser dans les orientations prise,
la dimension humaine, tel est l’enjeu d’une gestion stratégique des ressources humaines.
L’évolution des outils de la gestion des ressources humaines va dans le sens d’une approche
plus intégrée, à travers la réalisation de tableaux de bord, de constructions d’indicateurs, de
diagnostics.
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besoins de l’organisation. La méthode de l’audit qui est une approche spécifique de la
connaissance d’une entreprise, et particulièrement de la GRH, consiste à construire différents
indicateurs pertinents et à les analyser.
L’audit repose sur une méthodologie avec ses techniques et ses moyens. Il est
important d’en connaître les principaux aspects, car c’est une méthode très utilisée par la
GRH. L’audit s’appuie sur le traitement d’indicateurs construits, ou non, sous la forme de
tableaux de bord.
- Aux performances et aux résultats (productivité, parts de marché, marge brute, valeur
ajoutée) ;
- Aux moyens mis en œuvre (effectifs, investissements, masse salariale) ;
- Aux structures (structures des capitaux permanents, pyramide des âges, pyramide des
qualifications, organigrammes) ;
- Aux risques (vols, fraudes, environnement, absentéisme, risques industriels) ;
- Au climat social (indicateurs d’alerte).
Chaque observateur est libre de construire son système d’indicateurs. Le choix d’un
indicateur dépend de l’objectif visé dans le temps et dans l’espace. Il est utile de clarifier les
objectifs préalables de l’étude/diagnostic. Il est également important de relativiser la portée
d’un indicateur pris isolément.
Aujourd’hui, bon nombre de chefs d’entreprise sont préoccupés par le poids de la masse
salariale (poids des effectifs sur les coûts) mais cette masse n’a pas la même signification
selon qu’on la rapporte au chiffre d’affaires, à la marge brute d’exploitation, ou à la valeur
ajoutée. Le même indicateur aura une signification différence selon le secteur d’activité
(secteur de production, secteur de services par exemple). De même, la manière de calculer la
création de valeur selon le type de critère retenu aura une incidence très grande sur
l’appréciation de la performance de l’entreprise.
Suivre la variation d’un indicateur pris isolément est déjà fort utile. Mais il est
beaucoup plus informatif de considérer une batterie d’indicateurs complémentaires. Par leur
ensemble, ils apportent des renseignements, à la fois plus analytiques du fait de leur diversité,
et plus synthétiques, du fait de leur mise en relation. C’est la raison d’être de la méthode de
l’audit. C’est en s’appuyant sur tous ces outils que la Direction des Ressources Humaines
peut élaborer des scénarii pour l’avenir. Ils sont les supports méthodologiques de la fonction
stratégique des ressources humaines, lui permettant d’assumer sa fonction de vielle et
d’écoute.
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II- Une fonction de veille et d’accompagnement dans la conduite du changement
Les Directions des Ressources Humaines doivent être des veilleurs permanents pour
déceler les signaux imperceptibles qui ensuite deviendront les axes d’anticipation, de
développement de nouvelles compétences ou de nouvelles organisations. Elles doivent aussi
maîtriser l’environnement interne de l’entreprise, les contraintes de l’atelier ou des bureaux,
les conditions de travail, les problèmes des salariés. Cet apprentissage de la démarche
d’écoute des acteurs, et d’observation rigoureuse de l’environnement, nous semble être un axe
déterminant de cette fonction ressources humaines. Grâce à cette qualité d’écoute, elle pourra
anticiper avec souplesse les évolutions en cours et repérer les marges de manœuvre à sa
disposition. Elle pourra enfin comprendre plus facilement ce qu’est un incident critique ou
une opportunité pour une organisation.
III- La Direction des Ressources Humaines : une fonction qui parle de sens
Le rôle des Directions des Ressources Humaines est de contribuer à formaliser des
pratiques, à expliciter le système de valeurs qui s’y rattachent, à poser les limites et à définir
les repères à l’action. Ce faisant, la contribution de la Direction des Ressources Humaines
dans le pilotage de l’entreprise, est essentielle : au sens fort du terme ; elle dit le sens, mais en
même temps, elle produit du sens. Cette fonction de formalisation des pratiques s’inscrit dans
ce rôle de « parole » qui permet de réduire l’arbitraire et l’incertitude.
L’enjeu pour une Direction des Ressources Humaines sera de valider la cohérence
entre le discours affiché par la direction et sa traduction concrète. Confrontées aux problèmes
de gestion des personnes au quotidien et parfois à de graves dysfonctionnements
(harcèlement, discrimination, non confidentialité, favoritisme, etc.), elle devra prendre en
compte les écarts pour accompagner l’ensemble de l’organisation dans une progression de son
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exigence éthique. Devant faire face aux défis du temps, du territoire, de la complexité et de la
responsabilité, la légitimité des ressources humaines se vérifiera dans sa capacité à donner du
sens à chacun des outils mobilisés.
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La qualité du management des ressources humaines dépend pour une large part des
choix organisationnels de la fonction.
La mise en place d’un système d’information des ressources humaines adapté et
l’adoption des structures opérationnelles pertinentes doivent permettre à la fonction de jouer
pleinement son rôle.
I- L’informatisation de la fonction RH
- gain de productivité ;
- amélioration du service ;
- amélioration de la qualité des décisions ;
- aide au partage de la fonction entre DRH et la hiérarchie ;
- meilleures possibilités d’anticipation.
Des progrès sont encore possibles sur ces deux derniers points, mais c’est
principalement sur les trois autres que l’apport de l’informatisation s’affirme le plus. Les
outils disponibles permettent non seulement de nouveaux gains de productivité et
d’amélioration du service rendu aux salariés, mais aussi la mise en œuvre des logiques
actuelles du management de ressources humaines. Il devient alors possible de parler de
gestion des ressources humaines assistée par ordinateur.
L’usage veut que l’on appelle « solution progiciel » celle qui consiste à installer les
applications sur l’ordinateur de l’entreprise et « solution service » celle qui consiste à utiliser
l’ensemble des moyens de la société de services.
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Les progiciels concernent tous les domaines de la paie et de la GRH/ emploi,
rémunération, formation, etc. Les progiciels présentent plusieurs atouts :
- la qualité des produits est aujourd’hui élevée grâce à l’expérience acquise par les
principaux fournisseurs ;
- les aménagements et personnalisations qu’implique l’adaptation d’un progiciel aux
normes des entreprises sont généralement rendus aisés par la convivialité et la
facilité du paramétrage ;
- les fournisseurs offrent une assistance et une maintenance d’un niveau tel que la
sécurité est garantie ;
- le coût complet est en deçà du coût des autres solutions.
Certaines entreprises ont conservé des bases de données distinctes pour la paie et les
diverses applications de la GRH. Aujourd’hui, les nouveaux systèmes tendent à réunir toutes
les informations. L’unicité de la base des données va de pair avec les principales bases de
données relationnelles.
Ainsi, le système d’informatisation des ressources humaines favorise le partage de la
fonction, mettant toutes les informations pertinentes au service des responsables
opérationnels. Le travail de saisie est de moins en moins réalisés dans les services RH.
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préoccupation administrative et humaine dans les petites entreprises, généralement exercée
par le dirigeant, à une direction avec de nombreux services spécialisés et étoffés dans la
grande entreprise.
DRH
30
La décomposition est plus ou moins poussée en terme de nécessité de chaque
entreprise. La gestion de ces services nécessite une compétence générale. Cette formule exige
donc un personnel plus qualifié avec une connaissance de la réglementation applicable aux
agents gérés, et des différentes procédures à utiliser. Une coordination reste cependant
nécessaire pour assurer certains aspects de la gestion collective en vue d’une coordination des
différentes catégories entre elles.
DRH
Le critère de découpage adopté est cette fois géographique, c’est une répartition dans
l’espace. Cette structure concerne plutôt les entreprises ayant plusieurs établissements. Une
unité de travail est responsable pour chaque entreprise dans lequel est affecté un personnel.
Généralement chaque établissement gère les aspects individuels et collectifs de son personnel,
le siège à travers la DRH s’occupant de l’administration centrale du personnel, de la paie et du
développement des ressources humaines.
DRH
Les types de structures n’existent que rarement à l’état pur. Chaque entreprise organise sa
DRH en fonction de la complexité et des exigences qu’impose la gestion de ses RH, compte
tenu même de la nature de ses activités. Dans la pratique, on peut rencontrer une infinité de
variante découlant d’une combinaison des trois structures précédentes.
30
30
Document- Direction ressources humaines - entreprise industrielle
Directeur
ressources humaines
Responsable Responsable
Ressources humaines gestion administrative
- Conseils en gestion des hommes - Dossiers juridiques. - Relations sociales. - Enquêtes de salaires.
(recrutement, développement, - Guide de gestion. - Budget. - Procédures
formation, augmentation de - Aménagement du - Déclarations sociales. - Relations Organis. sociaux
salaires, départs). temps de travail - Adm. De personnel. - 1 % logement
- Intérim, - Systèmes d’information.
- Accueil, guide d’accueil, - Tableau de bord.
- Qualification - Evolution des organisations.
30
CHAPITRE III : LES ENJEUX DE LA GRH
31
2- L’augmentation de la concurrence
L’analyse de la pyramide des âges fait ressortir dans de nombreuses entreprises des
perspectives de vieillissement accentué. Les entreprises doivent apprendre à gérer des
populations plus âgées avec une approche cohérente en termes de carrière, de rémunération,
de mobilité et de formation pour éviter les effets pervers du sentiment de fin de vie
professionnelle. Elles doivent aussi maîtriser leur rajeunissement programmé.
6- Le cadre législatif
Les directeurs des ressources humaines doivent s’adapter à ces modifications qui, de
plus en plus, s’inscrivent dans le cadre d’une convergence internationale.
32
1- La personnalisation
Cette logique irrigue les politiques d’emploi (du recrutement à la gestion de carrière),
de rémunération (individualisation des salaires et de la protection sociale complémentaire), de
formation (plans individuels de formation), d’aménagement du temps (congés personnalisés)
et de communication. Elle suscite l’évaluation des personnes, des performances, des
potentiels, enquêtes d’opinion, bilans des compétences et plans de carrière.
2- L’adaptation
L’entreprise doit s’adapter rapidement et de façon efficace à toutes les évolutions. Pour
cela, elle recherche la flexibilité dans cinq directions : la flexibilité quantitative externe
(contrat à durée déterminée, intérim…), la flexibilité quantitative interne (heures
supplémentaires, chômage partiel…), la flexibilité qualitative (mobilité, polyvalence…),
l’externalisation (sous-traitance), la flexibilité salariale. La flexibilité optimale implique une
décentralisation des décisions.
La rapidité d’adaptation est une préoccupation majeure des entreprises. Elle implique
intelligence, esprit d’initiative, aptitude à communiquer et à négocier.
3- La mobilisation
Pour une même technologie mise en œuvre, la productivité diffère fortement dans les
entreprises du fait des différences constatées dans l’organisation de la production, dans la
mobilisation des salariés et dans le développement et la mise en œuvre de leurs compétences.
La mobilisation repose sur une implication de la hiérarchie et sur sa capacité à motiver
ses collaborateurs. Elle nécessite un climat social favorable et un réel dialogue social. Elle
suppose également la construction de nouveaux liens sociaux entre les salariés et l’entreprise.
4- L’anticipation
5- Le partage
33
Section II : Les grandes missions de la fonction ressources humaines
Dans l’entreprise, la fonction RH travaille pour quatre catégories de clients dont les
attentes apparaissent très diverses.
1- L’équité
Chaque salarié évalue ce qu’il apporte, ses contributions au profit de l’entreprise tels
que ses efforts, ses compétences, ses résultats. Il évalue également ce qu’il reçoit, les
avantages qu’il en retire en terme de rémunération, de reconnaissance ou de statuts. Il calcule
un ration rétribution/contribution qu’il compare avec la connaissance qu’il a du même ratio
concernant d’autres salariés.
2- L’employabilité
Ces derniers temps, les salariés ont pris conscience de l’importance essentielle de leur
employabilité comme élément de sécurité sur le marché du travail. Le rythme des
licenciements économiques les a sensibilisés à la fragilité de leur emploi. Ils perçoivent la
nécessité de veiller à leur capacité de conserver leur emploi ou d’en retrouver un.
Soucieux de son attractivité sur le marché du travail, le salarié a des attentes fortes à
l’égard de son employeur. Pour garantir son employabilité, le DRH intervient à quatre
niveaux :
3- L’éthique
34
correspondants. Plus les interdépendances sont fortes, plus les structures sont pyramidales et
plus l’éthique est nécessaire. Les liens unissant éthique et équité peuvent être soulignés. La
recherche de l’équité favorise les comportements éthiques et, inversement, l’existence d’un
comportement éthique facilite le développement de l’équité. Un recrutement sur
recommandation, une promotion par favoritisme, un licenciement arbitraire, une
augmentation ou une non augmentation non justifiées sont les symptômes les plus
fréquemment soulignés par les salariés. Rigueur dans la mise en œuvre des politiques et
transparence sont les deux piliers d’une action éthique.
- le partage de la vision : pour que chaque décision s’inscrive dans le cadre des
enjeux stratégiques de l’entreprise, il est nécessaire qu’ils connaissent et partagent
la vision à long terme de l’entreprise en matière de RH.
- Le partage des savoirs : ces responsables hiérarchiques doivent disposer de
connaissances suffisantes pour prendre toutes les décisions indispensables. Le
DRH doit donc veiller à la formation et à l’information de ces responsables en
mettant à leur disposition toutes les informations concernant l’ensemble du
personnel dont-ils ont la responsabilité.
- Le partage des pouvoirs concerne trois types de pouvoirs : le pouvoir de
suggestion, le pouvoir d’organisation et le pouvoir de décision. Le pouvoir de
suggestion permet d’améliorer les procédures en vigueur et d’éliminer un certain
nombre de dysfonctionnement. Ce pouvoir permet d’adapter les procédures aux
spécificités de chaque entité. Le pouvoir de décision du responsable hiérarchique
concerne : le pouvoir de choisir le candidat à recruter, le pouvoir de rémunérer les
mérites par les augmentations et le pouvoir de décider des actions de formation.
Le DRH doit veiller à ce que les salariés et leurs représentant puissent s’exprimer et
que leurs messages soient écoutés. Veille sociale et audit du climat social contribuent à cette
écoute.
2- La conformité
35
3- La dynamique sociale
Les partenaires sociaux attentent aussi que le DRH soit porteuse d’un projet et offre
des espaces de négociation permettant de faire évoluer l’entreprise et d’assurer le
développement des hommes. Les thèmes de la formation, de l’emploi sont parmi les sujets
sensibles débattus pour reconstruire le lien social.
1- La sécurité
Le DRH doit identifier et réduire tous les risques liés à la participation des hommes à
la vie de l’entreprise. Le développement de l’audit social renvoie à cette mission.
2- La compétitivité
La différence entre une entreprise qui réussit et celle qui végète repose, avant tout
autre avantage compétitif, sur la qualité de son management des ressources humaines. Un
management des ressources humaines adapté permet de mobiliser pleinement les ressources
humaines.
3- La création de valeur
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CHAPITRE IV : LA POLITIQUE DE L’EMPLOI
I- Les effectifs
L’effectif se compose des salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail quels
qu’en soient la forme, la durée, le caractère permanent ou à temps partiel, même si l’exécution
du contrat est suspendue. Aussi est-il nécessaire de compléter le terme effectif d’un ou de
plusieurs qualificatifs permettant de le définir. Il est également nécessaire de préciser le
moment de la mesure de l’effectif et la période concernée.
1- L’effectif habituel
L’effectif se compose, en premier lieu, des salariés de l’entreprise sous contrat à durée
indéterminée. Les salariés à temps partiel sont pris en compte au prorata de leur temps de
travail. Les travailleurs à domicile sont pris en compte intégralement. Les travailleurs à durée
déterminée, les travailleurs intérimaires et les salariés mis à la disposition de l’entreprise par
une entreprise extérieure sont pris en compte au prorata de leur temps de présence dans
l’entreprise au cours des douze mois précédents. Toutefois, ces salariés sont exclus du
décompte lorsqu’ils remplacent un salarié déjà pris en compte.
37
Les apprentis, les titulaires de contrats spécifiques d’emploi aidé et le chef d’entreprise
sont exclus de l’effectif.
L’effectif inscrit regroupe, quelle que soit la nature du contrat de travail, tous les
salariés inscrit au registre du personnel. Ce registre unique obligatoire mentionne les entrées
et sorties du personnel, engagements, licenciements, démissions, expirations des contrats à
durée déterminée.
L’effectif permanent se compose des salariés titulaires d’un contrat de travail à durée
indéterminée, inscrit à l’effectif pendant toute l’année considérée.
L’effectif fiscal regroupe tous ces qui ont figuré peu ou prou à l’effectif et qui de ce
fait, ont perçu de l’entreprise une rémunération au titre de l’exercice.
II- La structure
La répartition par sexe présente, elle aussi, une utilité certaine du fait, d’une part, de
l’importance de la réglementation relative au travail féminin et à l’égalité professionnelle
38
entre les femmes et les hommes et, d’autre part, aux différences d’attente en matière de durée
et d’aménagement des temps de travail.
Cette pyramide présente d’autant plus d’intérêt que l’ancienneté influe non seulement
sur le comportement professionnel du salarié mais aussi sur son statut dans l’entreprise.
5- La structure de qualification
1- Les recrutements
L’entreprise peut conclure des contrats de travail pour une durée déterminée ou pour
une durée indéterminée. La distinction commande les règles applicables en cas de rupture ou
de résiliation du contrat. Le contrat à durée indéterminée est conclu sans que son terme ait été
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fixé d’avance. Ce type de contrat est le plus fréquent. Le développement des contrats à durée
déterminée traduit la recherche d’une flexibilité accrue.
2- Les départs
effectifau 31 / 12 / n 1
effectifau 31 / 12 / n
Cet indicateur ne tient pas compte de la nature du contrat. Il présente les limites d’un
indicateur instantané à la différence de l’indicateur suivant.
effectifmoyenn 1
effectifmoyenn
4- La mobilité du personnel
démissions
effectifmoyen
Ces deux derniers ratios renseignent sur la stabilité du personnel sans intégrer les
causes économiques.
licenciementporcause économiqueenn 1
effectifau 31 / 12 / n
40
Section II : La gestion de l’emploi et des compétences
Pour maintenir un équilibre constant, qualitatif et quantitatif, entre les emplois et les
compétences, les entreprises ont utilisé la diversification des statuts. L’équilibre homme-
emploi repose sur des mesures d’adaptation à court, à moyen et à long terme dans le cadre
d’une gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences.
Le recours au contrat à durée déterminée (CDD) n’est possible que dans les cas
expressément prévus par la loi. Sa validité repose sur le respect de contions de forme. Son
exécution et sa rupture sont réglementées.
Le CDD a un terme fixé lors de sa conclusion, qu’il s’agisse d’un contrat de date à
date dont le terme est certain et fixé avec précision dès la conclusion du contrat, ou pour une
durée minimale, la détermination du terme échappant à la volonté des parties du fait de la
nature de la tâche ou de l’activité. Ce contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une
tâche précise et temporaire et seulement dans les cas énumérés ci-après. A défaut, le contrat
sera requalifié en contrat à durée indéterminée (CDI).
3- Le travail temporaire
Il peut être fait appel aux salariés des entreprises de travail temporaire pour l’exécution
d’une tâche non durable dénommée « mission ». Les différents cas sont :
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- remplacement d’un salarié absent
- réponde à une variation d’activité dans l’entreprise
- les emplois d’usage.
Il faut noter que ce recours est interdit en cas de conflit, pour les travaux dangereux, et
limité après des licenciements économiques.
Le contrat de travail temporaire peut être renouvelé une fois, dans le cadre de la même
mission et a pour terme la fin de l’absence du salarié remplacé ou la réalisation du projet pour
lequel il est conclu.
Juridiquement, le travail temporaire se caractérise par la relation triangulaire unissant :
- l’employeur qui est l’entreprise de travail temporaire ;
- le salarié en mission ;
- le client utilisateur.
Cela nécessite la conclusion de deux contrats :
- un contrat de mise à disposition conclu entre l’entreprise de travail temporaire et
l’entreprise ;
- un contrat de mission entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié
intérimaire.
Est un entrepreneur de travail temporaire toute personne physique ou morale dont
l’activité exclusive est de mettre à la disposition provisoire d’utilisateurs des salariés, qu’en
fonction d’une qualification convenue.
Le contrat de mise à disposition qui intervient entre l’entreprise de travail temporaire
et l’utilisateur, son client, pour la mise à disposition de personnel, est un contrat de prestations
de services de nature commerciale. Il doit obligatoirement être rédigé par écrit pour chaque
salarié, au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant la mise à disposition.
Le contrat de mission doit également contenir des mentions obligatoires dont celle
relative aux modalités de rémunération. La rémunération de l’intérimaire ne peut être
inférieure à celle que percevrait le salarié permanent après la période d’essai pour une
qualification équivalente et le même poste de travail. Le salarié lié par ce type de contrat a
droit à une indemnité de congés payés pour chaque mission (un dixième de la totalité des
sommes perçues). Il bénéficie d’un droit à la formation professionnelle.
4- La sous-traitance
A un instant donné, l’entreprise peut avoir des effectifs excédentaires (+), convenables
(=) ou déficitaires (-) pour son niveau d’activité, et le niveau de qualification du personnel
peut être jugé insuffisant (-), normal (=) ou plus élevé que nécessaire (+).
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La situation 5 correspond à l’optimum : l’équilibre qualitatif et quantitatif est atteint.
Cependant, l’équilibre global au niveau de l’entreprise peut recouvrir des déséquilibres
catégoriels, sectoriels ou géographiques, et nécessiter une forte mobilité interne.
Il faut noter que chaque situation traduisant un déséquilibre est source de risque. Ainsi,
on a :
- les situations 1, 2 et 3 présentent des risques de qualité insuffisante et de perte de
compétitivité à un moment où la qualité devient primordiale
- les situations 1, 4 et 7 sont dangereuses, car l’entreprise ne peut répondre à la
demande et perd des parts de marché, favorisant ainsi ses concurrents.
- Les situations 3, 6 et 9 font supporter à l’entreprise des surcoûts d’un sureffectif,
alourdissent le ratio frais de personnel/valeur ajoutée et mettent en péril la survie
de l’entreprise
- Les situations 7, 8 et 9 présentent deux risques :
- Surcoûts liés à la rémunération de qualifications plus élevées que nécessaires ;
- Insatisfaction des salariés qui n’utilisent pas leurs qualifications.
- Les situations 1, 3, 7 et 9 cumulent deux types de risques :
- Celui qui est lié à l’inadaptation quantitative
- Celui qui est lié à l’inadaptation qualitative
Les entreprises qui sont dans l’une de ces situations sont particulièrement vulnérables.
L’un des objectifs stratégiques de la fonction RH est d’assurer l’équilibre qualitatif et
quantitatif, c’est-à-dire de veiller à ce que l’entreprise soit dans la situation 5 et s’y
maintienne.
43
Section III : l’adaptation à court terme de l’emploi
1- L’annualisation
Depuis 1982, la loi a ouvert aux entreprises des possibilités nouvelles d’adaptation
avec la modulation des horaires (annualisation). La variation de la durée hebdomadaire du
travail peut être prévue à condition que sur un an cette période n’excède pas en moyenne la
durée légale hebdomadaire ou le plafond annuel de 1 600 heures.
Constituent les heures supplémentaires toutes les heures de travail effectuées en sus de
la durée légale hebdomadaire. Un contingent d’heures supplémentaires peut être effectué
après simple information de l’inspection du travail. Seules les heures supplémentaires
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effectuées au-delà de ce contingent sont soumises à autorisation de l’inspection du travail. Les
heurs supplémentaires donnent lieu à une majoration de salaire.
Lorsque l’activité connaît des variations saisonnières, le recours à des contrats à durée
déterminée est possible ou à des travailleurs temporaires. Dans le cas de contrat à durée
déterminée saisonnier, il n’y a pas de prime de fin de contrat.
45
CHAPITRE V : LE RECRUTEMENT
Le recrutement est un problème bien connu des entreprises, mais de tout un chacun,
car il constitue le point de passage obligé dans la vie professionnelle des individus. Il se pose
de façon permanente aux entreprises dont la pérennité passe nécessairement par le
renouvellement du personnel.
Le plus souvent, on a tendance à confondre les mots recrutement et embauche. Le
recrutement précède l’embauche et n’implique pas nécessairement l’embauche alors que
l’embauche signifie l’acceptation du candidat par une organisation.
Ainsi, le recrutement est essentiellement une activité qui vise à pouvoir des postes
offerts et vacants dans une organisation. Cette activité entraîne l’établissement d’une
procédure permettant à l’organisation de se préparer, de faire des recherches, d’informer afin
d’attirer un nombre suffisant de bonnes candidatures possédant des modifications et de la
motivation face au poste offert. Nous pouvons définir plus précisément le recrutement comme
un ensemble d’actions utilisées par l’organisation pour attirer des candidats qui possèdent des
qualifications nécessaires pour occuper immédiatement ou dans l’avenir un poste vacant.
I- LE PROCESSUS DE RECRUTEMENT
Les différentes étapes du recrutement s’articulent selon le schéma indicatif suivant
1 Demande de recrutement
2 Décision de recruter
I- Définition du
besoin 3 Définition du poste
4 Définition du profil
5 Prospection interne
II- Recherche
des candidats 6 Prospection externe
7 Premier tri des candidatures
III- Sélection 8 Questionnaires
des candidats
9 Entretien
10 Test
11
Décision
IV- Concrétisation Négociation des conditions
12
d’embauche
13 Signature du contrat
46
1) La définition du besoin
La définition du besoin regroupe 4 étapes
a) La demande de recrutement
Elle émane en règle générale du responsable hiérarchique directement concerné.
L’origine de la demande peut être un remplacement du fait d’un départ, d’une
mutation ou d’un besoin supplémentaire.
b) La décision de recruter
Avant de lancer les opérations de recrutement, il est nécessaire de vérifier
l’opportunité de la demande. Le diagnostic d’opportunité permet de vérifier que toutes les
solutions d’amélioration de la productivité et de réorganisation du service, ont été analysées
avant de recourir à l’augmentation ou au maintien des effectifs.
c) La définition de la fonction
La description du poste présente tous les aspects importants afin, notamment, de
permettre le déroulement des opérations de recrutement. Le succès ou l’échec d’un
recrutement dépend de la qualité de la description. Il faut pourvoir donner aux candidats une
information complète et objective. La description du poste doit correspondre à la réalité.
Lorsque le poste à pouvoir exister déjà, on procède à son analyse.
i) L’analyse du poste
L’analyse du poste est une des clés de voûte de la G.R.H. elle représente une large
gamme d’utilisation au-delà du recrutement (notamment pour déterminer la rémunération de
base).
L’analyse respecte deux principes. Elle s’attache :
A ce qui est fait dans la réalité (au poste tel qu’il est et non tel qu’il devrait être)
Aux taches (non à la personne).
ii) La description de la fonction
Les données de l’analyse doivent être rassemblées afin de définir le poste, sa finalité,
les caractéristiques, les compétences et habiletés qu’il suppose.
La fiche de description de poste comprend plusieurs rubriques :
Identification de l’emploi,
Mission de l’emploi
Situation dans la structure
Inventaire des attributions
Description des activités
Marge d’autonomie
Contrôle par le supérieur
Moyens : humains, matériels.
d) La définition du profil
Une fiche de fonction comprend généralement trois rubriques principales :
La mission confiée. Cette rubrique reprend entre autres, les buts et les finalités du
poste, le niveau hiérarchique, les taches à accomplir.
Les compétences nécessaires. La fiche distingue les compétences transverses
nécessaires pour tous les postes de l’entreprise, de ce niveau ou dans cette fonction et
les compétences spécifiques propres au poste.
Le profil du candidat. Il est définit, notamment, par la formation indispensable, la
formation souhaitée, l’expérience nécessaire, les compétences spécifiques exigées.
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2) La recherche des candidats
La recherche se fait sur le marché interne de l’entreprise et sur le marché externe.
a) Prospection interne
Les postes vacants sont généralement proposés en priorité aux salariés de l’entreprise
dans le cadre des politiques de mobilité interne. Dans le cadre de la politique de promotion
interne, un dosage entre recrutement externe et promotion interne est souvent retenu. Le
recrutement externe n’est généralement autorisé qu’en l’absence de possibilités de
recrutement interne.
b) Le questionnaire
Le questionnaire permet à l’entreprise de réunir sur sur les compétences et la
personnalité du candidat, les éléments qui lui sont nécessaires pour prendre sa décision.
c) L’entretien
L’entretien de recrutement a un double but :
informer le candidat sur l’entreprise, sa stratégie, les profils recherchés, les
perspectives offertes et le poste à pourvoir ainsi que ses caractéristiques ;
lui permettre de s’exprimer pour qu’il donne le maximum d’informations sur son
passé professionnel, ses aspirations, ses compétences, ses qualités relationnelles et
managériales. C’est l’occasion pour le candidat de défendre ses points de vue et ses
expériences avec des arguments convaincants.
Pour atteindre ce but et éviter que l’entretien ne devienne banal, on utilise un plan
d’entretien comportant plusieurs phases :
L’accueil du candidat : il est reçu dans un cadre tranquille et agréable
La recherche d’information. Il faut à la fois obtenir le maximum d’informations sur
l’emploi précédent du candidat et sur ses motivations. A ce niveau, on a des
informations biographiques (statut familial passé et présent), la formation, le niveau
48
d’étude, le diplôme le plus élevé. Il y a des informations professionnelles (expériences
professionnelles, nombre d’emploi déjà occupé, la durée, les causes de départ, le type
de formation déjà assumé), les données sur le plan psychologique (attitude et traits de
personnalités apparents).
d) Les tests
Les candidats retenus à toutes les phases précédentes peuvent être soumis à des tests.
Leur objectif est double.
Faire apparaître les points faibles éventuels pourront constituer des contre-indications
pour le poste ;
Classer les aptitudes des candidats parmi lesquels choisir, et adéquations entre les
profils respectifs et le profil du poste.
Les tests peuvent être classés en trois catégories
Les tests d’aptitudes. Ils donnent lieu à des mesures précises, et ont en général une
bonne valeur prédictive concernant l’efficacité requise dans l’activité considérée. Les
tests d’intelligence et de connaissances entrent dans cette catégorie.
Les tests cliniques visant à cerner la personnalité du candidat. Exemple : La
graphologie vise à découvrir la personnalité à travers l’écriture selon un code très
empirique.
Les tests de situation visent à intégrer les éléments de la tache et ceux de la
personnalité
4) La concrétisation
a) La décision
Une fois les entretiens et les tests éventuels achevés le service interne ou le cabinet
externe chargé du recrutement et le responsable hiérarchique demandeur examinent les
dossiers des candidats retenus.
La décision finale et généralement prise par le responsable hiérarchique à partir de
l’ensemble des données recueillies.
b) La négociation
La négociation porte essentiellement sur le montant et les éléments qui constituent la
rémunération globale. Dans un souci d’équité, la propérition doit prendre en compte les
rémunérations actuelles dans l’entreprise.
Le candidat retenu reçoit, lors des négociations d’engagement, le compte rendu de
l’appréciation portée sur lui, comprenant notamment le pronostic favorable justifiant la
décision, comme les réserves qui on pu être faites à ce sujet.
La signature du contrat marque l’accord des deux parties.
c) La signature du contrat
L’employeur doit délibérer au salarié un document indiquant l’identité les parties, le
lieu du travail, le titre du salarié ou la description du travail, la date du contrat, nous aussi les
éléments du salaire.
Certaines clauses peuvent être introduites lorsque la fonction le justifie : clause de
mobilité, clause de non concurrence, clause de dédit en cas de formation onéreuse (le salarié
est contraint à rester dans l’entreprise pendant une durée proportionnelle aux dépenses
engagées pour assurer sa formation), clause relative aux inventions du salariés, clause de
responsabilité personnelle…
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d) L’accueil et l’intégration
Une fois prise la décision de recruter de candidat, il faut mettre en place les meilleures
conditions pour assurer son accueil et son intégration. Alors certaines pratiques sont
couramment admises :
L’institution du livret d’accueil. Il rassemble les informations sur les conventions
collectives, sur le statut du personnel, sur l’organigramme des divers services, sur
l’historique et l’environnement de l’entreprise.
La pratique du tutoret. Le tuteur est chargé de suivre et de conseiller chaque nouvel
arrivant pendant sa période d’adaptation, il lui donne toutes les informations
nécessaires pour bien accomplir sa mission à l’aide à résoudre des problèmes pratiques
ou psychologiques. La période d’intégration dure plus longtemps que la période
d’accueil ( 6 – 12 mois). C’est durant cette période que dirigeants, collaborateurs et
candidats apprennent à se connaitre et à travailler ensemble.
II – L’audit de recrutement
Les missions peuvent se situer à 3 niveaux : l’audit de conformité, d’efficacité et
stratégique.
L’audit de conformité peut porter sur le respect des règles légales et conventionnelles
et le respect de procédure.
L’audit d’efficacité a pour mission de vérifier dans qu’elle mesure les objectifs
quantitatifs et qualitatifs ont été astreint et de comprendre les raisons des éventuels écarts. Cet
audit peut aussi porter sur l’efficience chercher à savoir si le résultat a été obtenu au meilleur
coût.
L’audit stratégique cherche à savoir si la politique de recrutement est cohérente avec la
stratégie d’ensemble de l’entreprise.
1) Le coût de recrutement
Tout au long d’un processus de recrutement, plusieurs personnes de l’entreprise ou
extérieures ont un rôle effectif et y consacrent du temps. Des coût directs sont également
engagés. L’ensemble des coûts de recrutement comprend plusieurs aspects.
Des coûts correspondant à des frais directs facturés (frais d’annonce, les honoraires
des cabinets conseils, les frais de voyage des recruteurs et candidats, la location
éventuel des bureaux de réception).
Les coûts correspondants à des frais de fonctionnement administratif, des services de
recrutement, des frais de médecine du travail, les frais de papeterie, le matériel de test,
etc.
1) Le coût d’adaptation
Le coût de recrutement analysé précédemment ne constitue qu’une partie du coût
d’entrée dans l’entreprise d’une nouvelle personne. L’étude doit se poursuivre par l’analyse
du coût de familiarisation de formation et d’adaptation. Quelque soit l’entreprise la personne
recrutée pour un poste donné passe successivement par trois phases :
Une phase d’information
Une phase d’apprentissage du métier
Une phase d’apport personnel à l’entreprise.
La phase d’information débute dès l’entrée dans la société et correspond à la période
que le nouvel arrivant consacre à la prise de connaissance des dossiers de son prédécesseur ou
du service, aux présentations faites aux personnes avec lesquelles il sera amené à travailleurs,
ainsi qu’aux stages d’information sur l’entreprise ou sur la fonction qu’il aura à remplir.
50
La deuxième phase correspond à l’apprentissage du métier sur le terrain. Le nouvel
arrivant commence la tache pour laquelle il a été embauché. Cette phase dure jusqu’au
moment où il a acquis une maîtrise de son poste, le moment où il peut effectuer sa tache par
lui-même en évitant les principales erreurs.
La troisième phase est celle de l’apport personnel le nouvel arrivant a déjà acquis
l’expérience nécessaire à la réflexion critique sur son travail et à l’initiative.
51
Chapitre VI : LA REMUNERATION
Elaborer une politique de rémunération qui intègre des objectifs multiples, des
contraintes diverses et renouvelées, des attentes fortes des salariés et des dirigeants sont un
défi majeur aujourd’hui.
La rémunération représente une part importante de la valeur ajoutée de l’entreprise.
Maîtriser la croissance de la masse salariale est un impératif de gestion. Le salarié attache de
l’importance à la rémunération qu’il perçoit, il porte un jugement sur son niveau en fonction
des désirs qu’il peut satisfaire et ceux qu’il ne peut s’offrir.
L’impact des rémunérations au niveau macroéconomique explique l’importance de la
réglementation. La réglementation est très contraignante et l’entreprise doit s’y adapter.
Malgré ces contraintes, la gestion des rémunérations prend de plus en plus d’importance dans
la gestion stratégique des ressources humaines.
1) Le salaire de base
C’est la rémunération stable que l’employeur doit verser au travailleur en contre partie
du travail fourni. Le travail est stipulé au mois. C’est ce qu’on appelle salaire au temps, mais
aussi en fonction de la tâche accomplie ou de la pièce produite, c’est le salaire au rendement.
La rémunération d’un travail à la tâche est calculée de tel sorte qu’elle procure au
travailleur les capacités moyennes et travaillant normalement un salaire au moins égal à celui
52
du travailleur rémunéré au temps et effectuant un travail analogue. Cette forme de
rémunération (rémunération au rendement) engendre deux sortes d’effets :
- Les effets négatifs
Ils se font d’abord sentir sur la santé des travailleurs, car on exige d’eux une plus grande
intensité de travail. L’état de fatigue excessive qui en résulte ainsi qu’un rythme d’accidents.
C’est ainsi que la sécurité au travail est également affectée. En outre, la rémunération au
rendement diminue l’importance relative des avantages sociaux, car aucune contribution n’est
fournie de la part de l’employeur. (Exemple : le régime de retraite) pour tout travail qui
excède le rendement normal. Enfin, là où existe ce mode de paiement, la convention
collective contient une clause, les droits de gérance, qui permet ordinairement à l’employeur
de modifier les taux horaires ou au rendement ainsi que les tâches et le système de
rémunération au rendement lui-même, ce qui peut modifier la tâche de travail et le salaire de
l’employé.
- Les effets positifs
Ils rendent praticables ce mode de rémunération. En effet, la rémunération au rendement
encourage certaines formes d’invention, dans ce sens que les travailleurs arrivent parfois à
mieux organiser physiquement leur travail mais généralement ils le cachent pour éviter une
nouvelle étude de temps. Elle accroît le degré d’assiduité au travail et augmente le capital de
l’employeur, car celui ci voit sa production toujours croissante.
La rémunération au rendement est une façon de payer et de motiver jusqu’à un certain
point les travailleurs mais ce n’est pas la seule façon. On cherche continuellement des modes
de rémunération qui permettent de diminuer la tension entre les employeurs et les employés et
de satisfaire les uns et les autres.
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- La prime de rendement
Elle est uniquement fonction du travail personnel du travailleur que l’on veut inciter à des
meilleurs résultats. (Prime de productivité…)
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c-Les accessoires en nature
Les avantages en nature peuvent venir compléter le salaire versé au travailleur. Ils sont
stipulés par le contrat de travail ou les conventions collectives ou alors prévus par les usages
en vigueur dans le système professionnel. Ces avantages constituent un élément de salaire.
Leur non fourniture aurait justifié une rupture du contrat de travail imputable à l’employeur.
Les plus répandus sont :
- Le logement (15% du salaire brut) salaire brut = salaire de base + heures supplémentaires +
primes et indemnité)
- L’électricité (14%)
- La voiture (10%)
- L’eau (2%)
- Les œuvres sociales de l’entreprise (service médical, assurance)
- Domesticité (5%)
- Nourriture (10%)
2) La constatation du paiement
La paiement du salarié doit être constaté par une pièce dressé ou certifiée par
l’employeur et émargée par chaque travailleur ou par deux témoins si le travailleurs ne sait ni
lire, ni écrire en français ou en anglais. Ces pièces sont conservées par l’employeur dans les
mêmes conditions que les pièces comptables et doivent être présentées à toutes réquisitions de
l’inspection de travail.
Les employeurs sont tenus de délivrer aux travailleurs au moment du paiement un
bulletin de paie individuel. Le contenu d’un bulletin de paie n’est généralement pas
réglementé. Il peut dont varier d’une organisation à l’autre. Toutefois, plusieurs
renseignements obligatoires doivent figurer, comme les cotisations sociales de l’employé et de
l’employeur. De plus, ces informations doivent être inscrites dans un livret de paie par toute
organisation qui délivre un bulletin de paie.
Les principaux items qu’un bulletin de paie puisse contenir sont :
- Tout ce qui est lié à l’identification (nom et prénom) de l’employé, période la paie
- Les déductions à la source (impôts des gouvernements…)
- La rémunération directe (salaire brut et net, cumulatifs bruts et nets…)
- Les avantages sociaux (jours fériés chômés, les congés sociaux…)
- Et de multiples autres items rattachés à l’organisation et au pays.
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V- Maîtrise de la masse salariale
L’importance de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise nécessite une
attention particulière portée à non contrôle.
a) L’évolution en niveau
Elle équivaut au pourcentage d’évolution de la rémunération instantanée d’une
personnel ou d’un groupe de personnes entre deux dates données.
On fait souvent cette mesure de décembre à décembre. Dans la détermination de
l’évolution en niveau n’est pas pris en compte ce qui a pu se passer entre les deux dates de
mesure :
Exemple d’une personne
- Salaire de décembre 20n= 10 000F
- Salaire de décembre 20n+1 = 10 400F
Evolution en niveau de décembre 20F à décembre 20F+1
10400 1000
4%
1000
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Exemple d’un groupe
- Sommes des rémunérations décembre 20n = 10 000 000F. effectif payé : 1000
personnes
- Somme des rémunérations décembre 20n+1 = 10 920 000F. effectif payé :
1050personnes
On peut calculer deux types d’évolution en niveau
- Celle de la rémunération brute
10920000
1 x100 9,2%
10000000
- Celle de la rémunération moyenne
10920000 10000000 1000000
/ 4%
1050 1000 1000
b) L’évolution en masse
Elle équivaut au pourcentage d’évolution de la masse salariale annuelle d’une
personne ou d’un groupe de personnes pour deux périodes données.
Cette évolution s’analyse généralement d’une année par rapport à une autre. Elle peut
être différente de l’évolution en niveau.
Supposons que le salarié cité dans l’exemple précédent gagne 10 000F par mois
pendant les 12 mois de l’année 20n.
La masse salariale 20n a été 10 000 x 120 000 F.
En décembre 20n+1, non salaire est de 10 400F. Étudions l’évolution en masse dans
deux cas.
Exemple :
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Année 1 Année 2 Ecart
Collaborateur 1 85 000 88 400 4%
Collaborateur 2 92 000 93 840 2%
Collaborateur 3 98 000 99 960 4%
Responsable 1(retraité 175 000 - -
Responsable1 bis (remplaçant) - 140 000 -20%
TOTAL 450 000 422 200 -6,18%
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