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Cor Structures

Cet exercice présente plusieurs exercices portant sur les lois de composition interne et les groupes. Les exercices abordent des notions comme la commutativité, l'associativité, les éléments neutres, les éléments réguliers et symétrisables. Certains exercices montrent que des ensembles munis de lois de composition interne forment des groupes.

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Cet exercice présente plusieurs exercices portant sur les lois de composition interne et les groupes. Les exercices abordent des notions comme la commutativité, l'associativité, les éléments neutres, les éléments réguliers et symétrisables. Certains exercices montrent que des ensembles munis de lois de composition interne forment des groupes.

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Loi de composition interne

Exercice 1 On définit une loi de composition interne ⊻ sur ℝ par ∀ (a ,b ) ∈ ℝ 2 , a ⊻ b = ln(ea +eb ) .
Quelles en sont les propriétés ? Possède-t-elle un élément neutre ? Y a-t-il des éléments réguliers ?

∀a ,b ∈ ℝ , b ⊻ a = ln(eb + ea ) = ln(ea + eb ) = a ⊻ b . ⊻ est commutative.


∀a ,b , c ∈ ℝ , (a ⊻ b ) ⊻ c = ln(ea ⊻ b + ec ) = ln(ea + eb + ec ) = a ⊻ (b ⊻ c ) . ⊻ est associative.
a ⊻ ε = a ⇔ ln(ea + eε ) = a ⇔ eε = 0 . Il n’y a donc pas de neutre.
a ⊻ b = a ⊻ c ⇒ ln(ea + eb ) = ln(ea + ec ) ⇒ eb = ec ⇒ b = c . Tout élément est régulier

Exercice 2 Soit E = [0,1] . On définit une loi ⊻ sur E par : ∀x , y ∈ E , x ⊻ y = x + y − xy .


a) Montrer que ⊻ est une loi de composition interne commutative et associative.
b) Montrer que ⊻ possède un neutre.
c) Quels sont les éléments symétrisables ? réguliers ?
a) 1− (x + y − xy ) = (1− x )(1− y ) donc si x ≤ 1 et y ≤ 1 alors x ⊻ y ≤ 1 .
Par suite ⊻ est bien une loi de composition interne sur
⊻ est clairement commutative et associative.
b) 0 est élément neutre de E .
c) Si x ∈ ]0,1] alors pour tout y ∈ [0,1] , x ⊻ y = x (1 − y ) + y > 0 et donc x n’est pas inversible (dans [0,1] ).
Ainsi, seul 0 est inversible.
Pour tout x , y , z ∈ [ 0,1] , x ⊻ y = x ⊻ z ⇔ y (1 − x ) = z (1− x ) .
Par suite, tout x ∈ [ 0,1[ est régulier tandis que 1 ne l’est visiblement pas.

Exercice 3 Soit ⊻ une loi de composition interne sur E .


Pour A, B ∈ P (E ) on pose A ⊻ B = {a ⊻ b / a ∈ A,b ∈ B } .
Etudier les propriétés de ⊻ sur E (commutativité, associativité, existence d’un neutre)
conservées par ⊻ sur P (E ) . La loi ⊻ est-elle distributive sur l’union, sur l’intersection ?

⊻ est bien une loi de composition interne sur E .


Si ⊻ est commutative sur E , elle l’est aussi sur P (E ) .
Si ⊻ est associative sur E , elle l’est aussi sur P (E ) .
Si ⊻ possède un neutre e dans E , alors ⊻ possède un neutre dans P (E ) à savoir {e } .
A ⊻ (B ∪C ) = {a ⊻ x / a ∈ A, x ∈ B ∪C } = (A ⊻ B ) ∪ (A ⊻C )
En revanche la distributivité sur l’intersection est fausse.

Exercice 4 Soit E un ensemble et f : E → E .


Montrer que f est un élément régulier de (E E , ) ssi f est bijective.

Supposons f est bijective.


Soit g , h : E → E . Si f  g = f  h alors f −1  f  g = f −1  f  h puis g = h .
De même g  f = h  f ⇒ g = h et donc f est un élément régulier.
Supposons que f est un élément régulier.
Soit x , x ′ ∈ E . Si f (x ) = f (x ′) alors f  g = f  h avec g et h les fonctions constantes égales à x et x ′ .
Par la régularité de f , on obtient g = h et donc x = x ′ .
Si E est un singleton alors f est nécessairement surjective.
Sinon, on peut construire deux fonctions g et h telle que ∀x ∈ E , g (x ) = h (x ) ⇔ x ∈ Im f .
On a g  f = h  f donc par la régularité de f : g = h d’où Im f = E puis f surjective.
Exercice 5 Soit a un élément d’un monoïde (E , ⊻ ) .
Montrer que a est symétrisable ssi l’application f : E → E définie par f (x ) = a ⊻ x est bijective.

Si a est symétrisable alors considérons l’application g : E → E définie par g (x ) = a −1 ⊻ x .


On a f  g = Id E et g  f = Id E donc f est bijective.
Si f est bijective alors considérons b l’antécédent du neutre e . On a a ⊻ b = e .
De plus f (b ⊻ a ) = a ⊻ b ⊻ a = e ⊻ a = a = f (e ) donc b ⊻ a = e car f injective.
Par suite, a est symétrisable et b est son symétrique.

Exercice 6 Soit (E , ⊻ ) un monoïde. Un élément x de E est dit idempotent si et seulement si x ⊻ x = x .


a) Montrer que si x et y sont idempotents et commutent, alors x ⊻ y est idempotent.
b) Montrer que si x est idempotent et inversible, alors x −1 est idempotent.
a) (x ⊻ y ) ⊻ (x ⊻ y ) = (x ⊻ x ) ⊻ (y ⊻ y ) = x ⊻ y .
b) x ⊻ x = x ⇒ (x ⊻ x )−1 = x −1 ⇒ x −1 ⊻ x −1 = x −1 .

Exercice 7 Soit E et F deux ensembles et ϕ : E → F une application bijective.


On suppose E muni d’une loi de composition interne ⊻ et on définit une loi ⊤ sur F par :
∀x , y ∈ F , x ⊤ y = ϕ (ϕ −1 (x ) ⊻ ϕ−1 (y )) .
a) Montrer que si ⊻ est commutative (resp. associative) alors ⊤ l’est aussi.
b) Montrer que si ⊻ possède un neutre e alors ⊤ possède aussi un neutre à préciser.

a) Supposons ⊻ commutative :
∀x , y ∈ F , y ⊤ x = ϕ (ϕ−1 (y ) ⊻ ϕ−1 (x )) = ϕ (ϕ−1 (x ) ⊻ ϕ−1 (y )) = x ⊤ y donc ⊤ est commutative.
Supposons ⊻ associative :
∀x , y , z ∈ F , (x ⊤ y ) ⊤ z = ϕ (ϕ−1 (x ⊤ y ) ⊻ ϕ−1 (z )) = ϕ (ϕ−1 (x ) ⊻ ϕ−1 (y ) ⊻ ϕ−1 (z )) = x ⊤ (y ⊤ z ) donc ⊤ est
associative.
b) Supposons que ⊻ possède un neutre e et montrons que f = ϕ (e ) est neutre pour ⊤ .
∀x ∈ E , x ⊻ f = ϕ (ϕ −1 (x ) ⊤e ) = ϕ (ϕ−1 (x )) = x et f ⊻ x = ϕ (e ⊤ ϕ−1 (x )) = ϕ (ϕ−1 (x )) = x donc f est neutre
pour ⊤ .

Exercice 8 Soit ⊻ une loi de composition interne associative sur E .


On suppose qu’il existe a ∈ E tel que l’application f : E → E définie par f (x ) = a ⊻ x ⊻ a soit
surjective et on note b un antécédent de a par f .
a) Montrer que e = a ⊻ b et e ′ = b ⊻ a sont neutres resp. à gauche et à droite puis que e = e ′ .
b) Montrer que a est symétrisable et f bijective.

Par la surjectivité de f , il existe b ∈ E tel que a ⊻ b ⊻ a = a .


a) a ⊻ b = a ⊻ a ⊻ c ⊻ a
∀x ∈ E , on peut écrire x = a ⊻ α ⊻ a .
Pour e = a ⊻ b , e ⊻ x = a ⊻ b ⊻ a ⊻ α ⊻ a = a ⊻ α ⊻ a = x .
Pour e ′ = b ⊻ a , x ⊻ e ′ = x ⊻ b ⊻ a = a ⊻ α ⊻ a ⊻ b ⊻ a = a ⊻ α ⊻ a .
e ⊻e ′ = e = e ′ .
b) Puisque a ⊻ b = b ⊻ a = e , a est symétrisable et sym(a ) = b .
De plus g : x → b ⊻ x ⊻ b est clairement application réciproque de f .

Exercice 9 Soit ⊻ une loi de composition interne associative sur un ensemble fini E et x un élément
régulier de E . Montrer que E possède un neutre.

Considérons l’application f : ℕ → E définie par f (n ) = x ⊻ n .


f n’est pas injective donc ∃p > q ∈ ℕ tels que f (p ) = f (q ) i.e. x ⊻ p = x ⊻ q .
Pour tout y ∈ E . x ⊻ p ⊻ y = x ⊻ q ⊻ y .
Puisque x est régulier, on obtient : x ⊻ ( p−q ) ⊻ y = y .
De même y ⊻ x ⊻ ( p−q ) = y et donc e = x ⊻ ( p−q ) est neutre.

Exercice 10 Soit (E , ⊻ ) un monoïde avec E ensemble fini.


Montrer que tout élément régulier de E est inversible.
Soit a un élément régulier.
Considérons l’application f : E → E définie par f (x ) = a ⊻ x .
L’application f est injective.
E est fini donc f est bijective et par suite surjective d’où ∃b ∈ E tel que a ⊻ b = e .
f (e ) = a et f (b ⊻ a ) = a ⊻ b ⊻ a = e ⊻ a = a donc par l’injectivité de f : b ⊻ a = e .
Finalement a est inversible.
On peut aussi partir de f : ℕ → E définie par f (n ) = a ⊻ n qui n’est pas injective.

Exercice 11 Soit A une partie d’un ensemble E . On appelle fonction caractéristique de la partie A dans E ,
l’application χA : E → ℝ définie par : χA (x ) =
0 sinon {
1 si x ∈ A
.

De quels ensembles les fonctions suivantes sont-elles les fonctions caractéristiques ?


a) min(χA , χB ) b) max(χA , χB ) c) χA .χB
d) 1− χA e) χA + χB − χA .χB f) χA + χB − 2χA .χB .

a) A ∩ B b) A ∪ B c) A ∩ B d) C E A e) A ∪ B f) A∆B .

Groupes

Exercice 12 Soit (G , ⊻ ) un groupe tel que : ∀x ∈ G , x 2 = e .


Montrer que G est commutatif.

On observe que ∀x ∈ G , x −1 = x donc ∀x , y ∈ G , y ⊻ x = (y ⊻ x )−1 = x −1 ⊻ y −1 = x ⊻ y .

Exercice 13 Soit (E , ⊻ ) un monoïde de neutre e . On suppose que ∀x ∈ E , x ⊻ 2 = e .


Montrer que (E , ⊻ ) est un groupe abélien.

Tout élément x de E est symétrisable et sym(x ) = x donc (E , ⊻ ) est un groupe.


De plus x ⊻ y = sym(x ⊻ y ) = sym(y ) ⊻ sym(x ) = y ⊻ x donc (E , ⊻ ) est abélien.

Exercice 14 Soit (E , ⊻ ) un monoïde avec E ensemble fini.


On suppose que tous les éléments de E sont réguliers. Montrer que E est un groupe.
⊻ est associative et possède un neutre e , il reste à voir que tout élément a ∈ E est inversible.
Considérons l’application f : E → E définie par f (x ) = a ⊻ x .
a est régulier donc l’application f est injective.
E est fini donc f est bijective et par suite surjective d’où ∃b ∈ E tel que a ⊻ b = e .
f (e ) = a et f (b ⊻ a ) = a ⊻ b ⊻ a = e ⊻ a = a don par l’injectivité de f : b ⊻ a = e .
Finalement a est inversible et (E , ⊻ ) est un groupe.
On peut aussi partir de f : ℕ → E définie par f (n ) = a ⊻ n qui n’est pas injective.

Exercice 15 Soit (G , ⊻ ) un groupe à n éléments.


Justifier que sa table de composition est un carré latin c’est à dire que tout élément de G figure
une fois et une seule dans chaque ligne et dans chaque colonne.
Si un élément figure deux fois dans une même ligne correspondant aux valeurs de composition avec x , c’est
qu’il existe a ≠ b tel que x ⊻ a = x ⊻ b .
Or tout élément d’un groupe est régulier, ce cas de figure ci-dessus est donc impossible.
Comme le groupe G à n élément, qu’il y a n cases sur chaque ligne et que chaque ligne ne peut contenir deux
fois le même élément, chaque ligne contient chaque élément de G une fois et une seule.
On raisonne de même avec les colonnes.

Exercice 16 Soit G = ℝ ∗ × ℝ et ⊻ la loi de composition interne définie sur G par :


(x , y ) ⊻ (x ′, y ′) = (xx ′, xy ′ + y ) .
a) Montrer que (G , ⊻ ) est un groupe non commutatif.
b) Montrer que ℝ +∗ ×ℝ est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

a) La loi ⊻ est bien définie.


((x , y ) ⊻ (x ′, y ′)) ⊻ (x ′′, y ′′) = (xx ′, xy ′ + y ) ⊻ (x ′′, y ′′) = (xx ′x ′′, xx ′y ′′ + xy ′ + y ) et
(x , y ) ⊻ ((x ′, y ′) ⊻ (x ′′, y ′′)) = (x , y ) ⊻ (x ′x ′′, x ′y ′′ + y ′) = (xx ′x ′′, xx ′y ′′ + xy ′ + y ) donc ⊻ est associative.
(x , y ) ⊻ (1, 0) = (x , y ) et (1, 0) ⊻ (x , y ) = (x , y ) donc (1, 0) est élément neutre.
(x , y ) ⊻ (1 x , −y x ) = (1, 0) et (1 x , −y x ) ⊻ (x , y ) = (1, 0) donc tout élément est symétrisable.
(G , ⊻ ) est un groupe.
(1, 2) ⊻ (3, 4) = (3, 6) et (3, 4) × (1, 2) = (3,10) donc le groupe n’est pas commutatif.
b) H = ℝ +∗ × ℝ est inclus dans G .
(1, 0) ∈ H .
∀ (x , y ), (x ′, y ′) ∈ H , (x , y ) ⊻ (x ′, y ′) ∈ H car xx ′ > 0
∀ (x , y ) ∈ H , (x , y )−1 = (1 x , −y x ) ∈ H car 1 x > 0 .
Ainsi H est un sous groupe de (G , ⊻ ) .

x +y
Exercice 17 Sur G = ]−1,1[ on définit une loi ⊻ par ∀x , y ∈ G , x ⊻ y = .
1 + xy
Montrer que (G , ⊻ ) est un groupe abélien.

x +y
Notons que ∀x , y ∈ G , existe car 1 + xy > 0
1 + xy
x +y x +y x +y
x + y − (1 + xy ) = (1− x )(y −1) < 0 donc < 1 et de même > −1 d’où ∈G .
1 + xy 1 + xy 1 + xy
Par suite la loi ⊻ est bien définie.
La loi ⊻ est clairement commutative.
x +y
+z
(x ⊻ y ) + z 1 + xy x + y + z + xyz
Soit x , y , z ∈ G : (x ⊻ y ) ⊻ z = = = = x ⊻ (y ⊻ z )
1 + (x ⊻ y )z x + y 1 + xy + xz + yz
1+ z
1 + xy
La loi ⊻ est donc associative.
0 est neutre pour ⊻ puisque ∀x ∈ G , x ⊻ 0 = x .
∀x ∈ G , x ⊻ (−x ) = 0 donc x est symétrisable et sym(x ) = −x .
Finalement (G , ⊻ ) est un groupe commutatif.

Exercice 18 Addition des vitesses en théorie de la relativité :


Soit c > 0 ( c correspond à la vitesse – ou célérité – de la lumière) et I = ]−c ,c[ .
x +y
a) Montrer que ∀ (x , y ) ∈ I 2 , x ⊻ y = ∈I
xy
1+ 2
c
b) Montrer que la loi ⊻ munit I d’une structure de groupe abélien.
Cette loi ⊻ correspond à l’addition des vitesses portées par un même axe en théorie de la
relativité.

a) x ⊻ y ∈ I ⇔ xy + c (x + y ) + c 2 > 0 et xy −c (x + y ) + c 2 > 0 ⇔ (x + c )(y + c ) > 0 et (x −c )(y −c ) > 0


Par suite ∀ (x , y ) ∈ I 2 , x ⊻ y ∈ I .
b) ⊻ est clairement commutative.
xyz
x +y +z +
⊻ est associative puisque ∀x , y , z ∈ I , (x ⊻ y ) ⊻ z = c 2 = x ⊻ (y ⊻ z ) .
xy + yz + zx
1+
c2
0 est élément neutre car ∀x ∈ I , x ⊻ 0 = 0 ⊻ x = x .
Enfin ∀x ∈ I , (−x ) ⊻ x = x ⊻ (−x ) = 0 donc tout élément de I est symétrisable dans I .
Finalement (I , ⊻ ) est un groupe abélien.

Sous-groupe

Exercice 19 Soit ω ∈ ℂ et H = {a + ωb / a ,b ∈ ℤ} .
Montrer que H est un sous groupe de (ℂ, +) .

H ⊂ ℂ , 0 = 0 + ω.0 ∈ H .
∀x , y ∈ H , on peut écrire x = a + ωb et y = a ′ + ωb ′ avec a ,b ,a ′,b ′ ∈ ℤ .
x − y = (a −a ′) + ω (b −b ′) avec a − a ′ ∈ ℤ et b −b ′ ∈ ℤ donc x − y ∈ H .
Ainsi H est un sous groupe de (ℂ, +) .

Exercice 20 Soit a ∈ ℂ∗ et H = {a n / n ∈ ℤ} .
Montrer que H est un sous groupe de (ℂ∗ ,×) .

H ⊂ ℂ∗ , 1 = a 0 ∈ H .
∀x , y ∈ H , on peut écrire x = a n et y = a m avec n , m ∈ ℤ .
xy −1 = a n −m avec n − m ∈ ℤ donc xy −1 ∈ H .
Ainsi H est un sous groupe de (ℂ*,×) .

Exercice 21 Soit a un élément d’un ensemble E . On forme H = { f ∈ S(E ) | f (a ) = a } .


Montrer que H est un sous-groupe de (S(E ), )

H ⊂ S(E ) , IdE ∈ H car Id E (a ) = a .


∀f , g ∈ H , ( f  g )(a ) = f (g (a )) = f (a ) = a donc f  g ∈ H .
∀f ∈ H , f −1 (a ) = a car f (a ) = a donc f −1 ∈ H .
Ainsi H es un sous-groupe de (S(E ), ) .

Exercice 22 Soit (G ,×) un groupe, H un sous groupe de (G ,×) et a ∈ G .


a) Montrer que aHa −1 = {axa −1 / x ∈ H } est un sous groupe de (G ,×) .
b) A quelle condition simple aH = {ax / x ∈ H } est un sous groupe de (G ,×) ?

a) aHa −1 ⊂ G , e = aea −1 ∈ aHa −1 .


∀axa −1 ,aya −1 ∈ aHa −1 avec x , y ∈ H on a xy −1 = axa −1ay −1a −1 = a (xy −1 )a −1 ∈ aHa −1 .
b) e ∈ aH ⇒ a −1 ∈ H ⇒ a ∈ H . Inversement a ∈ H ⇒ a −1 ∈ H ⇒ aH = H .
La condition simple cherchée est a ∈ H .
Exercice 23 Soit (G , ⊻ ) un groupe.
On appelle centre de G la partie C de G définie par : C = {x ∈ G | ∀y ∈ G , x ⊻ y = y ⊻ x } .
Montrer que C est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

C ⊂ G et e ∈ G car ∀y ∈ G , e ⊻ y = y = y ⊻ e .
∀x , x ′ ∈ C , ∀y ∈ G , x ⊻ x ′ ⊻ y = x ⊻ y ⊻ x ′ = y ⊻ x ⊻ x ′ donc x ⊻ x ′ ∈ C .
∀x ∈ C , ∀y ∈ G , x ⊻ y −1 = y −1 ⊻ x donne (x ⊻ y −1 )−1 = (y −1 ⊻ x )−1 i.e. y ⊻ x −1 = x −1 ⊻ y donc x −1 ∈ C .
Ainsi C est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

Exercice 24 Soit fa ,b : ℂ → ℂ définie par fa ,b (z ) = az + b avec a ∈ ℂ∗ ,b ∈ ℂ .


Montrer que ({f a ,b / a ∈ ℂ∗ ,b ∈ ℂ} , ) est un groupe.

Posons H = {fa ,b / a ∈ ℂ∗ ,b ∈ ℂ} et montrons que H est un sous-groupe de (S(ℂ), ) .


1 b
Id ℂ = f1,0 ∈ H . Z = az + b ⇔ z = Z − donc fa ,b ∈ S(ℂ) et fa−,b1 = f1 a ,−b a . Ainsi H ⊂ S(ℂ) et
a a
∀f ∈ H , f −1 ∈ H . Enfin fa ,b  fc ,d (z ) = a (cz + d ) + b = acz + (ad + b ) donc fa ,b  fc ,d = fac ,ad +b . Ainsi,
∀f , g ∈ G , f  g ∈ H . On peut conclure.

Exercice 25 On considère les applications de E = ℝ \ {0,1} dans lui-même définies par :


1 x x −1 1
i (x ) = x , f (x ) = 1− x , g (x ) =
, h (x ) = , k (x ) = , ℓ (x ) =
x x −1 x 1− x
a) Démontrer que ce sont des permutations de E .
b) Construire la table donnant la composée de deux éléments quelconques de l’ensemble
G = {i , f , g , h , k , l } .
c) Montrer que G muni de la composition des applications est un groupe non commutatif.
a) Il est clair que i , f et g sont des permutations de E .
x 1 1
h (x ) = = 1+ = 1− = f (g ( f (x ))) donc h = f  g  f et donc h ∈ S(E ) .
x −1 x −1 1− x
De même k = f  g ∈ S(E ) et ℓ = g  f ∈ S(E )
 i f g h k ℓ
i i f g h k ℓ
f f i k ℓ g h
b) g g ℓ i k h f .
h h k ℓ i f g
k k h f g ℓ i
ℓ ℓ g h f i k
c) G est un sous groupe de S(E ) car G contient i , est stable par composition et par passage à l’inverse. De
plus ce groupe n’est pas commutatif car g  f ≠ f  g .

Exercice 26 Soit H et K deux sous-groupes d’un groupe (G , ⊻ ) tels que H ∪ K en soit aussi un sous-
groupe. Montrer que H ⊂ K ou K ⊂ H .

Par l’absurde suppose H ⊄ K et H ⊄ K .


Il existe h ∈ H tel que h ∉ K et k ∈ K tel que k ∉ H .
On a h , k ∈ H ∪ K donc h ⊻ k ∈ H ∪ K car H ∪ K sous-groupe.
Si h ⊻ k ∈ H alors k = h −1 ⊻ (h ⊻ k ) ∈ H car H sous-groupe. Or ceci est exclu.
Si h ⊻ k ∈ K alors h = (h ⊻ k ) ⊻ k −1 ∈ K car K sous-groupe. Or ceci est exclu.
Ainsi h ⊻ k ∉ H ∪ K . Absurde.
Exercice 27 Soit (G , ⊻ ) un groupe et A une partie finie non vide de G stable pour ⊻ .
a) Soit x ∈ A et ϕ : ℕ → G l’application définie par ϕ (n ) = x n .
Montrer que ϕ n’est pas injective.
b) En déduire que x −1 ∈ A puis que A est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

a) L’application ϕ est à valeurs dans A qui est un ensemble fini et au départ de ℕ qui est infini donc ϕ n’est
pas injective.
b) Par la non injectivité de ϕ , il existe n ∈ ℕ et p ∈ ℕ∗ tel que ϕ(n + p ) = ϕ (n ) .
On a alors x (n +p ) = x n ⊻ x p = x n donc x p = e par régularité de x n ∈ G .
Par suite x −1 = x (n −1) ∈ A .
A est non vide, stable pour ⊻ et stable par inversion donc A est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

Exercice 28 Pour a ∈ ℕ , on note a ℤ = {ak / k ∈ ℤ} .


a) Montrer que aℤ est un sous-groupe de (ℤ, +) .
On se propose de montrer que, réciproquement, tout sous groupe de ℤ est de cette forme.
b) Vérifier que le groupe {0} est de la forme voulue.
Soit H un sous-groupe de (ℤ, +) non réduit à {0} .
c) Montrer que H + = {h ∈ H | h > 0} possède un plus petit élément. On note a = min H + .
d) Etablir que a ℤ ⊂ H .
e) En étudiant le reste de la division euclidienne d’un élément de H par a montrer que H ⊂ a ℤ .
f) Conclure que pour tout sous-groupe H de ℤ , il existe un unique a ∈ ℕ tel que H = a ℤ .

a) a ℤ ⊂ ℤ , 0 = a .0 ∈ a ℤ .
∀x , y ∈ a ℤ , on peut écrire x = ak et y = a ℓ avec k , ℓ ∈ ℤ .
x − y = a (k − ℓ) avec k − ℓ ∈ ℤ donc x − y ∈ a ℤ .
Ainsi aℤ est un sous-groupe de ℤ .
b) Pour a = 0 ∈ ℕ , {0} = a ℤ .
c) Puisque H est non vide et non réduit à {0} , il existe h ∈ H tel que h ≠ 0 .
Si h > 0 alors h ∈ H + , si h < 0 alors −h ∈ H (car H sous-groupe) et −h > 0 donc −h ∈ H + .
Dans les deux cas H + ≠ ∅ .
H + est une partie non vide de ℕ donc H + possède un plus petit élément.
d) 0 ∈ H et a ∈ H .
Par récurrence, la stabilité de H donne ∀n ∈ ℕ,a .n = a + ⋯ + a ∈ H .
Par passage à l’opposé, la stabilité de H par symétrisation donne ∀n ∈ ℤ, an ∈ H .
Ainsi a ℤ ⊂ H .
e) Soit x ∈ H . La division euclidienne de x par a ≠ 0 donne x = aq + r avec q ∈ ℤ et 0 ≤ r < a .
On a r = x −aq avec x ∈ H et aq ∈ a ℤ ⊂ H donc r ∈ H .
Si r > 0 alors r ∈ H + or r < a = min H + donc cela est impossible.
Il reste r = 0 ce qui donne x = aq ∈ a ℤ . Ainsi H ⊂ a ℤ et finalement H = a ℤ .
f) L’existence est établie ci-dessus. Il reste à montrer l’unicité.
Soit a ,b ∈ ℕ tel que a ℤ = b ℤ . On a a ∈ a ℤ = b ℤ donc b | a et de même a | b , or a ,b ≥ 0 donc a = b .

Morphisme de groupes

Exercice 29 Soit n ∈ ℕ∗ et f : ℝ ∗ → ℝ ∗ définie par f (x ) = x n .


Montrer que f est un endomorphisme du groupe ( ℝ ∗ ,×) . En déterminer image et noyau.

f (xy ) = (xy )n = x n y n = f (x ) f (y ) donc f est une endomorphisme de ( ℝ*,×) .


ker f = f −1 ({1}) et Im f = {x n / x ∈ ℝ ∗ } .
Si n est pair alors ker f = {1, −1} et Im f = ℝ +∗ .
Si n est impair alors ker f = {1} et Im f = ℝ ∗ .

Exercice 30 Justifier que exp : ℂ → ℂ∗ est un morphisme du groupe (ℂ, +) vers (ℂ∗ ,×) .
En déterminer image et noyau.

∀x , y ∈ ℂ , exp(x + y ) = exp(x ) exp(y ) donc exp : ℂ → ℂ∗ est un morphisme de groupes.


exp(x ) = 1 ⇔ ∃k ∈ ℤ, x = 2ik π donc ker exp = {2ik π / k ∈ ℤ} .
La fonction exponentielle complexe prend toute les valeurs de ℂ∗ donc Im exp = ℂ∗ .

Exercice 31 Soit G un groupe noté multiplicativement.


Pour a ∈ G , on note τa l’application de G vers G définie par τa (x ) = axa −1 .
a) Montrer que τa est un endomorphisme du groupe (G ,×) .
b) Vérifier que ∀a ,b ∈ G , τa  τb = τab
c) Montrer que τa est bijective et déterminer son application réciproque.
d) En déduire que T = {τa | a ∈ G } muni du produit de composition est un groupe.

a) ∀x , y ∈ G , τa (xy ) = axya −1 = axa −1aya −1 = τa (x )τa (y ) .


τa est un endomorphisme du groupe (G ,×) .
b) (τa  τb )(x ) = τa (bxb −1 ) = abxb −1a −1 = (ab )x (ab )−1 = τab (x ) donc τa  τb = τab .
c) (τa  τa−1 ) = τ1 = IdG et (τa−1  τa ) = τ1 = IdG donc τa est bijective et (τa )−1 = τa−1 .
d) Montrons que T est un sous-groupe de (S(G ), ) .
T ⊂ S(G ) et IdG ∈ T car IdG = τ1 .
∀f , g ∈ T , on peut écrire f = τa et g = τb avec a ,b ∈ G .
f  g −1 = τa  (τb )−1 = τa  τb−1 = τab−1 ∈ T car ab −1 ∈ G .
Ainsi T est un sous-groupe de (S(G ), ) et donc (T , ) est un groupe.

Exercice 32 Soit (G , ⊻ ) , (G ′, ⊤ ) deux groupes et f : G → G ′ un morphisme de groupes.


a) Montrer que pour tout sous-groupe H de G , f (H ) est un sous-groupe de (G ′, ⊤ ) .
b) Montrer que pour tout sous-groupe H ′ de G ′ , f −1 (H ′) est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

a) f (H ) ⊂ G ′ , e ′ = f (e ) ∈ f (H ) car e ∈ H .
∀y , y ′ ∈ f (H ) , on peut écrire y = f (x ) et y ′ = f (x ′) avec x , x ′ ∈ H .
y ⊤ y ′−1 = f (x ) ⊤ f (x ′)−1 = f (x ) ⊤ f (x ′−1 ) = f (x ⊻ x ′−1 ) avec x ⊻ x ′−1 ∈ H donc y ⊤ y ′−1 ∈ f (H ) .
Ainsi f (H ) est un sous-groupe de (G ′, ⊤ ) .
b) f −1 (H ′) ⊂ G et e ∈ f −1 (H ′) car f (e ) = e ′ ∈ H ′ .
∀x , x ′ ∈ f −1 (H ′) on a f (x ), f (x ′) ∈ H ′ .
f (x ⊻ x ′−1 ) = f (x ) ⊤ f (x ′−1 ) = f (x ) ⊤ f (x ′)−1 ∈ H ′ donc x ⊻ x ′−1 ∈ f −1 (H ′) .
Ainsi f −1 (H ′) est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .

Exercice 33 On note Aut(G ) l’ensemble des automorphismes d’un groupe (G , ⊻ ) .


Montrer que Aut(G ) est un sous-groupe de (S(G ), ) .

Aut(G ) ⊂ S(G ) et IdG ∈ Aut(G ) .


∀f , g ∈ Aut(G ) , on a f  g ∈ Aut(G ) et f −1 ∈ Aut(G ) de part les propriétés sur les automorphismes.
Ainsi Aut(G ) est un sous-groupe de (G , ⊻ ) .
Exercice 34 Soit (G , ⊻ ) un groupe et a ∈ G .
On définit une loi de composition interne ⊤ sur G par x ⊤ y = x ⊻ a ⊻ y .
a) Montrer que (G , ⊤ ) est un groupe.
b) Soit H un sous groupe de (G , ⊻ ) et K = sym(a ) ⊻ H = {sym(a ) ⊻ x / x ∈ H } .
Montrer que K est un sous groupe de (G , ⊤ ) .
c) Montrer que f : x ֏ x ⊻ sym(a ) est un isomorphisme de (G , ⊻ ) vers (G , ⊤ ) .

a) ∀x , y , z ∈ G , (x ⊤ y ) ⊤ z = (x ⊻ a ⊻ y ) ⊻ a ⊻ z = x ⊻ a ⊻ (y ⊻ a ⊻ z ) = x ⊤ (y ⊤ z ) .
∀x ∈ G , x ⊤ sym(a ) = x = sym(a ) ⊤ x .
∀x ∈ G . Posons y = sym(a ) ⊻ sym(x ) ⊻ sym(a ) ∈ G . On a x ⊤ y = y ⊤ x = sym(a ) .
b) K ⊂ G , sym(a ) = sym(a ) ⊻ e donc sym(a ) ∈ K .
∀ sym(a ) ⊻ x ,sym(a ) ⊻ y ∈ K on a
(sym(a ) ⊻ x ) ⊤ (sym(a ) ⊻ y ) ⊤ (−1) = sym(a ) ⊻ x ⊻ a ⊻ sym(a ) ⊻ sym(y ) ⊻ a ⊻ sym(a ) = sym(a ) ⊻ (x ⊻ sym(y )) ∈ K .
c) f (x ⊻ y ) = x ⊻ y ⊻ sym(a ) = (x ⊻ sym(a )) ⊤ (y ⊻ sym(a )) = f (x ) ⊤ f (y ) et g : x ֏ x ⊻ a en est l’application
réciproque.

Etude du groupe symétrique


2
Exercice 35 Soit n un entier supérieur à 2, (i , j ) ∈ {1, 2,…, n } tel que i ≠ j et σ ∈ Sn .
Montrer que σ et τ = (i j ) commutent si et seulement si {i , j } est stable par σ .

Si {i , j } est stable par σ alors {σ (i ), σ ( j )} = {i , j } .


∀x ∈ {i , j } , (σ  τ )(x ) = σ (x ) = (τ  σ )(x ) .
Pour x = i alors (σ  τ )(i ) = σ ( j ) = (τ  σ )(i ) et pour x = j , (σ  τ )( j ) = σ (i ) = (τ  σ )( j ) .
Par suite σ  τ = τ  σ .
Inversement, si σ  τ = τ  σ alors σ (i ) = (σ  τ )( j ) = (τ  σ )( j ) = τ (σ ( j )) .
Puisque τ (σ ( j )) ≠ σ ( j ) on a σ ( j ) ∈ {i , j } . De même σ (i ) ∈ {i , j } et donc {i , j } stable par σ .

Exercice 36 Dans Sn avec n ≥ 2 , on considère une permutation σ et un p -cycle : c = (a1 a 2 … a p ) .


Observer que la permutation σ  c  σ −1 est un p -cycle qu’on précisera.

Pour x = σ (ai ) , on a (σ  c  σ −1 )(x ) = σ (ai +1 ) (en posant a p +1 = a1 ).


Pour x ∉ {σ (a1 ), …, σ (a p )} , on a (σ  c  σ −1 )(x ) = σ  σ −1 (x ) = x car c (σ −1 (x )) = σ −1 (x ) puisque
σ −1 (x ) ∉ {a1 ,…,a p } . Ainsi σ  c  σ −1 = (σ (a1 ) σ (a 2 ) … σ (a p )) .

Exercice 37 Déterminer la signature de :


1 2 3 4 5 6 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8
a) σ =   b) σ = 1 3 2 7 4 8 5 6 .
3 5 4 8 7 6 2 1  

a) I (σ ) = 2 + 3 + 2 + 4 + 3 + 2 + 1 + 0 = 17 donc ε(σ ) = −1 .
b) I (σ ) = 0 + 1 + 0 + 3 + 0 + 2 + 0 + 0 = 6 donc ε(σ ) = 1 .

Exercice 38 Soit n ∈ ℕ∗ . Déterminer la signature de la permutation suivante :


1 2 ⋯ n −1 n 
a) σ =  .
n n −1 ⋯ 2 1 
1 2 3 … n n + 1 n + 2 … 2n −1 2n 
b) σ =  .
1 3 5 … 2n −1 2 4 … 2n − 2 2n 
n (n −1)
n (n −1)
a) I (σ ) = (n −1) + (n − 2) + ⋯ + 1 + 0 = donc ε(σ ) = (−1) 2 .
2
n (n −1)
n (n −1)
b) I (σ ) = 0 + 1 + 2 + ⋯ + (n −1) + 0 + ⋯ + 0 = donc ε(σ ) = (−1) 2 .
2

Exercice 39 Soit n ≥ 2 et τ une transposition de Sn .


a) Montrer que l’application σ ֏ τ  σ est une bijection de Sn vers Sn .
b) En déduire le cardinal de l’ensemble An formé des permutations paires de Sn .

a) L’application σ ֏ τ  σ est involutive, donc bijective.


b) L’application σ ֏ τ  σ transforme An en Sn \ An donc Card An = Card Sn \ An , or Sn est la réunion
1 n!
disjointe de An et de Sn \ An donc suite Card An = Card Sn = .
2 2

Exercice 40 Dans (Sn , ) on considère τ = (1 2) et σ = (1 2 … n ) .


a. Calculer σ k  τ  σ −k pour 0 ≤ k ≤ n −1 .
b. En déduire que toute élément de Sn peut s’écrire comme un produit de σ et de τ .

a. σ  τ  σ −1 = ( 2 3) , σ 2  τ  σ −2 = (3 4) ,..., σ k  τ  σ −k = (k k + 1) .
b. Toute permutation de Sn peut s’écrire comme produit de transpositions de la forme (k k + 1) .

Exercice 41 Soit n ≥ 5 .
Montrer que si (a b c ) et (a ′ b ′ c ′) sont deux cycles d’ordre 3 de Sn , alors il existe une
permutation σ , paire, telle que σ  (a b c )  σ −1 = (a ′ b ′ c ′) .

Notons que σ  (a b c )  σ −1 = (σ (a ) σ (b ) σ (c )) .
Soit σ : ℕ n → ℕ n une permutation définie par : σ (a ) = a ′, σ (b ) = b ′ et σ (c ) = c ′ .
Si σ est paire alors le problème est résolu.
Si σ est impaire alors soit c ≠ d ∈ ℕ n \ {a ,b , c } et τ = (c d ) .
σ  τ est une permutation paire satisfaisante.

Exercice 42 Soit n ≥ 2 et c la permutation circulaire c = (1 2 … n −1 n ) .


Déterminer toutes les permutations σ de Sn qui commutent avec c .

Pour commencer, notons que, pour tout k ∈ {1, …, n } c k −1 (1) = k et par conséquent c −(k −1) (k ) = 1 .
Soit σ une permutation commutant avec cn .
Posons k = σ (1) ∈ {1, 2,..., n } et s = c −(k −1)  σ de sorte que s (1) = 1 .
Comme σ et c commutent, s et c commutent aussi et on a pour tout 2 ≤ i ≤ n , s = c (i −1)  s  c −(i −1) d’où
s (i ) = c (i −1)  s  c −(i −1) (i ) = σ (i −1)  s (1) = σ (i −1) (1) = i car c −(i −1) (i ) = 1 .
Par conséquent s = Id puis σ = c k .
Inversement les permutations de la forme c k avec 1 ≤ k ≤ n commutent avec c .

Anneaux

Exercice 43 On définit sur ℤ 2 deux lois de compositions internes notées + et ⊻ par :


(a ,b ) + (c ,d ) = (a + c ,b + d ) et (a ,b ) ⊻ (c , d ) = (ac , ad + bc ) .
a) Montrer que (ℤ 2 , +, ⊻ ) est un anneau commutatif.
b) Montrer que A = {(a , 0) / a ∈ ℤ} est un sous-anneau de (ℤ 2 , +, ⊻ ) .
a) (ℤ 2 , +) est un groupe commutatif.
(a ,b ) ⊻ (c , d ) = (ac ,ad + bc ) = (c ,d ) ⊻ (a ,b ) . La loi ⊻ est commutative.
((a ,b ) ⊻ (c ,d )) ⊻ (e , f ) = (ac ,ad + bc ) ⊻ (e , f ) = (ace ,acf + ade + bce ) = (a ,b ) ⊻ ((c ,d ) ⊻ (e , f )) .
(a ,b ) ⊻ (1, 0) = (a ,b )
((a ,b ) + (c , d )) ⊻ (e , f ) = (a + c ,b + d ) ⊻ (e , f ) = (ae + ce ,af + cf + be + de )
donc ((a ,b ) + (c , d )) ⊻ (e , f ) = (ae , af + be ) + (ce , cf + de ) = (a ,b ) ⊻ (e , f ) + (c , d ) ⊻ (e , f )
Donc (ℤ 2 , +, ⊻ ) est un anneau commutatif.
b) A ⊂ ℤ 2 , (1, 0) ∈ A .
∀ (a , 0), (b , 0) ∈ A , on a (a , 0) − (b , 0) = (a −b , 0) ∈ A et (a , 0)× (b , 0) = (ab , 0) ∈ A .
A est donc un sous-anneau de (ℤ 2 , +, ⊻ ) .

Exercice 44 Montrer qu’un anneau (A, +,×) n’a pas de diviseurs de zéro ssi tous ses éléments non nuls sont
réguliers
Supposons que A n’ait pas de diviseurs de zéro.
Soit x ∈ A avec x ≠ 0 . ∀a ,b ∈ A , xa = xb ⇒ x (a −b ) = 0 ⇒ a −b = 0 car x ≠ 0 donc a = b .
Ainsi x est régulier à gauche. Il en est de même à droite.
Supposons que tout élément non nul de A soit régulier.
∀x , y ∈ A , xy = 0 ⇒ xy = x .0 ⇒ x = 0 ou y = 0 (par régularité de x dans le cas où x ≠ 0 ).
Par suite l’anneau A ne possède pas de diviseurs de zéro.

Exercice 45 Soit x et y deux éléments d’un anneau (A, +,×) .


a) Montrer que si x est nilpotent et que x et y commutent, alors xy est nilpotent.
b) Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors x + y est nilpotent.
c) Montrer que si xy est nilpotent, alors yx l’est aussi.
d) Montrer que si x est nilpotent alors 1− x est inversible. Préciser (1− x )−1 .

a) Soit n ∈ ℕ tel que x n = 0 . (xy )n = x n y n = 0.y n = 0 donc xy nilpotent.


b) Soit n , m ∈ ℕ tels que x n = y m = 0 .
m +n −1 n −1 m +n −1
(x + y )m +n −1 = ∑ (m +kn −1)x y
k =0
k m +n −1−k

k =0
( )
= ∑ m +kn −1 x k y m +n −1−k + ∑ (m +kn −1)x y
k =n
k m +n −1−k

Or ∀k ∈ {0,…, n −1} , y m +n −1−k = 0 car m + n −1− k ≥ m et ∀k ≥ n , x k = 0


donc (x + y )m +n −1 = 0 + 0 = 0 . Ainsi x + y est nilpotent.
c) Soit n ∈ ℕ tel que (xy )n = 0 . (yx )n +1 = y (xy )n x = y .0.x = 0 donc yx nilpotent.
d) Soit n ∈ ℕ tel que x n = 0 .
1 = 1− x n = (1− x )y = y (1− x ) avec y = 1 + x + ⋯ + x n −1 .
Par suite 1− x est inversible et y est son inverse.

Exercice 46 Anneau de Boole (1815-1864)


On considère (A, +,×) un anneau de Boole c’est à dire un anneau non nul tel que tout élément est
idempotent pour la 2ème loi ce qui signifie : ∀x ∈ A, x 2 = x .
a) Montrer que ∀ (x , y ) ∈ A2 , xy + yx = 0A et en déduire que ∀x ∈ A , x + x = 0A .
En déduire que l’anneau A est commutatif.
b) Montrer que la relation binaire définie sur A par x  y ⇔ yx = x est une relation d’ordre.
c) Montrer que ∀ (x , y ) ∈ A2 , xy (x + y ) = 0A .
En déduire qu’un anneau de Boole intègre ne peut avoir que deux éléments.

a) (x + y ) 2 = (x + y ) donne x 2 + y 2 + xy + yx = x + y puis xy + yx = 0 sachant x 2 = x et y 2 = y .


Pour y = 1 on obtient x + x = 0A .
b) Comme x 2 = x ,  est réflexive.
y et y  x alors yx = x et xy = y donc xy + yx = x + y = 0 .
Si x 
Or x + x = 0 , donc x + y = x + x , puis y = x .
Si x  y et y  z alors yx = x et zy = y donc zx = zyx = yx = x i.e. x  z .
Ainsi  est une relation d’ordre sur A .
c) xy (x + y ) = xyx + xy 2 = − x 2y + xy 2 = −xy + xy = 0 .
yx =−xy

Si A est intègre alors : xy (x + y ) = 0A ⇒ x = 0A , y = 0A ou x + y = 0A .


Or x + y = 0 = x + x donne y = x .
Ainsi, lorsqu’on choisit deux éléments de A , soit l’un deux est nul, soit ils sont égaux.
Une telle propriété est impossible si Card(A) ≥ 3 . Par suite Card(A) = 2 car A est non nul.

Exercice 47 Soit a ,b deux éléments d’un anneau (A, +,×) tels que ab soit inversible et b non diviseur de 0.
Montrer que a et b sont inversibles.

Soit x = b (ab )−1 . Montrons que x est l’inverse de a .


On a ax = ab (ab )−1 = 1 et xab = b (ab )−1ab = b donc (xa −1)b = 0 puis xa = 1 car b n’est pas diviseur de 0.
Ainsi a est inversible et x est son inverse.
De plus b = a −1 (ab ) l’est aussi par produit d’éléments inversibles.

Sous-anneau

Exercice 48 Soit d ∈ ℕ , on note ℤ  d  = a + b d | (a ,b ) ∈ ℤ 2 .


{ }
 
 
Montrer que ℤ  d  est un sous-anneau de ( ℝ , +,×) .
 

ℤ  d  ⊂ ℝ , 1 ∈ ℤ  d  .
   
 
∀x , y ∈ ℤ  d  , on peut écrire x = a + b d et y = a ′ + b ′ d avec a ,b ,a ′,b ′ ∈ ℤ .
 
x − y = (a −a ′) + (b −b ′) d avec a −a ′,b −b ′ ∈ ℤ donc x − y ∈ ℤ  d  .
 
xy = (aa ′ + bb ′d ) + (ab ′ + a ′b ) d avec aa ′ + bb ′d , ab ′ + a ′b ∈ ℤ donc xy ∈ ℤ  d  .
 
 
Ainsi ℤ  d  est un sous-anneau de ( ℝ , +,×) .
 

 n 
Exercice 49 On note D =  k | n ∈ ℤ, k ∈ ℕ l’ensemble des nombres décimaux.
10 
Montrer que D est un sous-anneau de (ℚ, +,×) .

1
D ⊂ ℚ et 1∈ D car 1 = .
100
n m
∀x , y ∈ D , on peut écrire x = et y = ℓ avec n , m ∈ ℤ et k , ℓ ∈ ℕ .
10k 10
n10ℓ − m10k
x −y = avec n10 ℓ − m10k ∈ ℤ et k + ℓ ∈ ℕ donc x − y ∈ D .
10k +ℓ
nm
xy = k + ℓ avec nm ∈ ℤ et k + ℓ ∈ ℕ donc xy ∈ D .
10
Ainsi D est un sous-anneau de (ℚ, +,×) .

Exercice 50 Anneau des entiers de Gauss (1777-1855)


On note ℤ [i ] = {a + ib | (a ,b ) ∈ ℤ 2 } .
a) Montrer que ℤ [i ] , est un anneau commutatif pour l’addition et la multiplication des complexes.
b) Déterminer les éléments inversibles à l’intérieur de ℤ [i ] .

a) Montrer que ℤ [i ] est un sous anneau de (ℂ, +,×) . ℤ [i ] ⊂ ℝ , 1 ∈ ℤ [i ] .


∀x , y ∈ ℤ [i ] , on peut écrire x = a + i.b et y = a ′ + i.b ′ avec a ,b ,a ′,b ′ ∈ ℤ .
x − y = (a −a ′) + i.(b −b ′) avec a −a ′,b −b ′ ∈ ℤ donc x − y ∈ ℤ [i ] .
xy = (aa ′ −bb ′) + i (ab ′ + a ′b ) avec aa ′ −bb ′,ab ′ + a ′b ∈ ℤ donc xy ∈ ℤ [i ] .
Ainsi ℤ [i ] est un sous-anneau de (ℂ, +,×) .
b) Soit x = a + i.b ∈ ℤ [i ] avec a ,b ∈ ℤ .
Si x est inversible dans ℤ [i ] il l’est aussi dans ℂ et de même inverse.
1 a − i.b a b
Donc x ≠ 0 (i.e. (a ,b ) ≠ (0, 0) ) et x −1 = = 2 2
∈ ℤ [i ] . d’où 2 2
∈ ℤ et 2 ∈ℤ.
a + ib a + b a +b a +b 2
ab ab 1
Par suite 2 2
∈ ℤ or 2 2
≤ donc ab = 0 .
a +b a +b 2
a 1
Si b = 0 alors 2 = ∈ ℤ donne a = ±1 .
a +b 2 a
b 1
Si a = 0 alors 2 2
= ∈ ℤ donne b = ±1 .
a +b b
Ainsi, si x = a + i.b est inversible, x = 1, i , −1 ou −i .
La réciproque est immédiate.

m 
Exercice 51 Soit A =  / m ∈ ℤ, n ∈ ℕ∗ , impair .
 n 
a) Montrer que A est un sous anneau de (ℚ, +,×) .
b) Quels en sont les éléments inversibles ?

a) A ⊂ ℚ , ∀x , y ∈ A, x − y ∈ A et xy ∈ A : clair. Par suite A est un sous anneau de (ℚ, +,×) .


b) x ∈ A est inversible ssi ∃y ∈ A tel que xy = 1 .
m m′
x = ,y = avec n , n ′ impairs. xy = 1 ⇒ mm ′ = nn ′ donc m est impair et la réciproque est immédiate.
n n′
m 
Ainsi : U (A) =  / m , n ∈ ℕ∗ impair .
 n 

m 
Exercice 52 Soit A = 
 n / m ∈ ℤ et n ∈ ℕ .
 2 
a) Montrer que A est un sous anneau de (ℚ, +,×) .
b) Quels en sont les éléments inversibles ?
a) A ⊂ ℚ , ∀x , y ∈ A, x − y ∈ A et xy ∈ A : clair. Par suite A est un sous anneau de (ℚ, +,×) .
b) x ∈ A est inversible ssi ∃y ∈ A tel que xy = 1 .
m m′ ′
x = n , y = n ′ , xy = 1 ⇒ mm ′ = 2n +n donc m est une puissance de 2. La réciproque est immédiate.
2 2
Ainsi : U (A) = {2k / k ∈ ℤ} .

Exercice 53 Soit d ∈ ℕ . On note Ad = {(x , y ) ∈ ℤ 2 / x = y [d ]} (avec A0 = ℤ 2 ).


a) Montrer que Ad est un sous anneau (ℤ 2 , +,×) .
b) Inversement, soit A un sous anneau de (ℤ 2 , +,×) .
Montrer que H = {x ∈ ℤ /(x , 0) ∈ A} est un sous groupe de (ℤ, +) .
c) En déduire qu’il existe d ∈ ℕ tel que H = d ℤ et A = Ad .
a) Ad ⊂ ℤ 2 , 1ℤ2 = (1,1) ∈ Ad et (x , y ), (x ′, y ′) ∈ Ad .
(x , y ) − (x ′, y ′) = (x − x ′, y − y ′) avec x − x ′ = y − y ′ [d ] donc (x , y ) − (x ′, y ′) ∈ Ad .
(x , y )(x ′, y ′) = (xx ′, yy ′) avec xx ′ = yy ′ [d ] donc (x , y )(x ′, y ′) ∈ Ad .
b) H ≠ ∅ car 0 ∈ H et ∀x , y ∈ H , x − y ∈ H car (x − y , 0) = (x , 0) − (y , 0) ∈ A .
c) H sous groupe de (ℤ, +) donc il existe d ∈ ℕ tel que H = d ℤ .
∀ (x , y ) ∈ A , on a (x , y ) − (y , y ) = (x − y , 0) ∈ A car (y , y ) ∈ gr(1,1) ⊂ A . Par suite x − y ∈ d ℤ . Ainsi A ⊂ Ad .
∀ (x , y ) ∈ Ad , (x , y ) = (x − y , 0) + (y , y ) avec x − y ∈ d ℤ donc (x , y ) ∈ A . Ainsi Ad ⊂ A . Finalement A = Ad .

Corps

Exercice 54 Pour a ,b ∈ ℝ , on pose a ⊤ b = a + b −1 et a ⊻ b = ab −a −b + 2 .


Montrer que ( ℝ , ⊤, ⊻ ) est un corps.

Soit ϕ : ℝ → ℝ définie par ϕ : x ֏ x −1 . ϕ est une bijection et on vérifie ϕ(a ⊤ b ) = ϕ(a ) + ϕ (b ) ainsi que
ϕ(a ⊻ b ) = ϕ(a )×ϕ (b ) . Par la bijection ϕ−1 la structure de corps sur ( ℝ , +,×) est transportée sur ( ℝ , ⊤, ⊻ ) .
Notamment, les neutres de ( ℝ , ⊤, ⊻ ) sont 1 et 2.

Exercice 55 Soit d ∈ ℕ tel que d ∉ ℚ , on note ℚ  d  = a + b d | (a ,b ) ∈ ℚ 2 .


{ }
 
Montrer que (ℚ  d  , +,×) est un corps.
 

Montrons que ℚ  d  est un sous-corps de ( ℝ , +,×) .


 
ℚ  d  ⊂ ℝ , 1 ∈ ℚ  d  .
 
   
 
∀x , y ∈ ℚ  d  , on peut écrire x = a + b d et y = a ′ + b ′ d avec a ,b ,a ′,b ′ ∈ ℚ .
 
x − y = (a −a ′) + (b −b ′) d avec a −a ′,b −b ′ ∈ ℚ donc x − y ∈ ℚ  d  .
 
xy = (aa + bb d ) + (ab + a b ) d avec aa + bb d , ab + a b ∈ ℚ donc xy ∈ ℚ  d  .
′ ′ ′ ′ ′ ′ ′ ′
 
1 1 a −b d a b d a b
Si x ≠ 0 alors = = = − avec 2 , ∈ℚ
x a + b d a 2 −db 2 a 2 −db 2 a 2 −db 2 a −db 2 a 2 −db 2
Notons que, ici a −b d ≠ 0 car d ∉ ℚ .
Finalement ℚ  d  est un sous-corps de ( ℝ , +,×) et c’est donc un corps.
 

Exercice 56 Soit A un anneau commutatif fini non nul.


Montrer que A ne possède pas de diviseurs de zéro ssi A est un corps.

(⇐) tout élément non nul d’un corps est symétrisable donc régulier et n’est donc pas diviseurs de zéro.
(⇒) Supposons que A n’ait pas de diviseurs de zéros. Soit a ∈ A tel que a ≠ 0 . Montrons que a est
inversible Considérons l’application ϕ : A → A définie par ϕ(x ) = a .x .
a n’étant pas diviseur de zéro, on démontre aisément que ϕ est injective, or A est fini donc ϕ est bijective.
Par conséquent ∃b ∈ A tel que ϕ(b ) = 1 i.e. ab = 1 . Ainsi a est inversible. Finalement A est un corps.

Exercice 57 Soit F un sous corps de (ℚ, +,×) . Montrer que F = ℚ .

0,1 ∈ F puis par récurrence ∀n ∈ ℕ, n ∈ F . Par passage à l’opposée ∀p ∈ ℤ, p ∈ F .


Par passage à l’inverse: ∀q ∈ ℕ ∗ ,1 q ∈ F . Par produit ∀r = p q ∈ ℚ, r ∈ F .
david Delaunay [Link]

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