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BTS Chaudronnerie Industrielle : Référentiel et Compétences

Le document présente le référentiel du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en Conception et Réalisation en Chaudronnerie Industrielle. Il détaille les 6 blocs de compétences, les activités professionnelles correspondantes et les 6 unités constituant le diplôme.

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BTS Chaudronnerie Industrielle : Référentiel et Compétences

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MINISTÈRE

DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR,
DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Brevet de technicien supérieur


Conception et réalisation en chaudronnerie
industrielle

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 1 / 115


Sommaire

ANNEXE INTRODUCTIVE – Tableau de synthèse activités - compétences - unités .... 3

ANNEXE I – Référentiels du diplôme ............................................................................ 7

ANNEXE I a – Référentiel des activités professionnelles ........................................... 8

ANNEXE I b – Référentiel de certification ................................................................... 18


1 - Tableau de correspondance entre les activités professionnelles et les
compétences ................................................................................................ 19
2 - Description des compétences.................................................................. 21
3 - Savoirs associés aux compétences......................................................... 36
4 - Tableau de correspondance entre les savoirs et les compétences .......... 71

ANNEXE I c – Les unités du diplôme .......................................................................... 72


1 - Conditions d’obtention de dispenses d’unités .......................................... 73
2 - Définition des unités professionnelles constitutives du diplôme .............. 74

ANNEXE I d – Lexique ................................................................................................ 76

ANNEXE II – Stage en milieu professionnel............................................................. 89

ANNEXE III – Grille horaire ...................................................................................... 93

ANNEXE IV – Règlement d’examen............................................................................ 95

ANNEXE V – Définition des épreuves ...................................................................... 97

ANNEXE VI – Tableau de correspondance entre épreuves ................................... 114

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ANNEXE INTRODUCTIVE – Tableau de synthèse
activités - compétences - unités

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 3 / 115


BTS « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle »

Activités Blocs de compétences Unités

Bloc n° 1 – Réponse à une affaire


Pôle n° 1
U4 – Réponse à une
- Élaborer et/ou participer à l’élaboration d’un cahier des charges
- Participation à une réponse affaire
- Prédéterminer les éléments de tout ou partie d'un ensemble chaudronné
à un appel d’offres
- Choisir et spécifier des technologies et des moyens de réalisation

Bloc n° 2 – Conception d’un ensemble chaudronné et de sa réalisation

- Rechercher une information dans une documentation technique, en local


Pôle n° 2
ou à distance
- S’impliquer dans un groupe projet et argumenter des choix techniques
- Conception et
- Concevoir et définir, en collaboration ou en autonomie, tout ou partie d'un
dimensionnement U5 – Conception d’un
ensemble chaudronné
d’ensembles chaudronnés ensemble chaudronné et
- Élaborer des processus de réalisation
- Conception des processus de sa réalisation
- Définir et mettre en œuvre des essais réels et/ou simulés ; préparer la
de réalisation d’ensembles
qualification d’un mode opératoire de soudage
chaudronnés
- Définir et organiser les environnements de travail
- Proposer des améliorations technico-économiques et environnementales
d’un processus de réalisation
- Définir un protocole de contrôle

Bloc n° 3 - Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication,


Pôle n° 3 installation et de la maintenance U6 - Organisation et
suivi de la réalisation,
- Organisation et suivi de la - S'intégrer dans un environnement professionnel, assurer une veille tech- préfabrication,
réalisation, préfabrication, nologique et capitaliser l’expérience installation et de la
installation et de la - Formuler et transmettre des informations, communiquer sous forme maintenance
maintenance écrite et orale y compris en anglais
- Planifier une réalisation (une fabrication, une installation, une mainte-

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nance)
- Lancer et suivre une réalisation (une fabrication, une installation, une
maintenance)
- Appliquer un plan qualité, de sécurité et de respect de l’environnement
- Mettre au point et qualifier tout ou partie d'un ensemble chaudronné

Bloc n° 4 - Culture générale et expression

- Rendre compte d’une culture acquise en cours de formation


U1 - Culture générale et
- Apprécier un message ou une situation
expression
- Communiquer par écrit ou oralement
- Appréhender un message
- Réaliser un message

Bloc n° 5 - Langue vivante étrangère : anglais

Compétences de niveau B2 du CECRL


U2 - Langue vivante
- S’exprimer oralement en continu
étrangère : anglais
- Interagir en anglais
- Comprendre un document écrit rédigé en anglais
- S’exprimer par écrit en anglais

Bloc n° 6 – Mathématiques

- Maîtriser les connaissances figurant au programme de mathématiques


- Employer des sources d’information
U31 - Mathématiques
- Trouver et mettre en œuvre une stratégie adaptée à un problème donné
- Utiliser de manière appropriée des savoir-faire figurant au programme de
mathématiques
- Analyser la pertinence d’un résultat

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Bloc n° 7 - Physique – Chimie

- S'approprier une problématique, un environnement matériel


- Analyser : proposer un modèle ou justifier sa validité, proposer ou justifier
un protocole
- Réaliser : utiliser un modèle, mettre en œuvre un protocole expérimental
en respectant les règles de sécurité
U32 - Physique - Chimie
- Valider : analyser de manière critique les résultats, identifier des sources
d'erreur, estimer l'incertitude sur les mesures, proposer des améliorations
de la démarche ou du modèle
- Communiquer : expliquer des choix et rendre compte de résultats sous
forme écrite et orale
- Être autonome et faire preuve d'initiative : exercer son autonomie et
prendre des initiatives avec discernement et responsabilité

Bloc facultatif - Langue vivante étrangère

Compétences de niveau B1 du CECRL UF - Langue vivante


- S’exprimer oralement en continu facultative
- Interagir en langue étrangère
- Comprendre un document écrit rédigé en langue étrangère

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ANNEXE I – Référentiels du diplôme

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ANNEXE I a – Référentiel des activités
professionnelles

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1. Le métier du technicien supérieur en « Conception et réalisation en chaudronnerie
industrielle »

1.1 La description du champ d’activité


Le (la) titulaire du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle » est
un spécialiste des ouvrages, des équipements et des procédés relevant des domaines de la chaudronnerie, de
la tôlerie, de la tuyauterie industrielle et des structures métalliques. Il (elle) intervient à tous les niveaux depuis
la conception jusqu’à l’obtention (conception – organisation de la fabrication – réalisation, assemblage et
contrôle) d’ensembles chaudronnés et de tuyauterie (ouvrages chaudronnés, ouvrages de tôlerie, tuyauteries
industrielles, structures métalliques …).

1.2 Le contexte économique


1.2.1 La typologie des entreprises
Le (la) titulaire du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle »
trouve des débouchés dans des entreprises très diversifiées (entreprises artisanales, PMI, PME, grandes
entreprises industrielles). Elles ont comme principaux marchés :
- les constructions aéronautiques et spatiales ;
- les constructions ferroviaires ;
- les constructions navales ;
- l’industrie agroalimentaire ;
- l’industrie chimique, pétrochimique et pharmaceutique ;
- l’industrie papetière ;
- l’industrie nucléaire et de production d’énergie ;
- le bâtiment et les travaux publics ;
- le secteur de l’environnement et du développement durable ;
- ...

1.2.2 Les emplois concernés


Selon la taille de l’entreprise, le (la) titulaire du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en
chaudronnerie industrielle » exerce tout ou partie de ses activités au bureau d’études, bureau des méthodes,
atelier de fabrication, sur chantier, service qualité. Au sein des PME–PMI, il (elle) exerce des activités
concernant à la fois la conception, la préparation, la réalisation et l’organisation. Ces activités peuvent
l’amener à occuper les fonctions de responsable, de chargé (e) d’affaires, de responsable de projets, voire
d’adjoint(e) au dirigeant. Dans les grandes entreprises, il (elle) est plus spécialisé(e) et travaille au bureau
d'études ou au bureau des méthodes, en atelier ou sur chantier.
Dans tous les cas, le métier s’inscrit soit au sein de l’entreprise, soit avec des partenaires tels que le
donneur d’ordre et/ou les sous-traitants et/ou avec d’autres spécialistes :
- concepteurs d’ouvrages ou d’équipements ;
- spécialistes procédés (formage, découpe, soudage, traitements thermiques, traitements de surfaces,
métallurgie …) ;
- constructeurs de machines et d’équipements de fabrication (outils, outillages…) ;
- techniciens de l’automatisation et de l’informatisation, de la logistique et de la gestion, de la
maintenance.
Les emplois concernés, situés au carrefour de la conception et de la fabrication offrent de multiples
opportunités de promotion sociale et de progression dans la hiérarchie de la profession.

1.2.3 Types de fabrications


Le contexte professionnel du technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle »
dépend de la nature des fabrications assurées par l’entreprise :
- fabrications continues ou en séries renouvelables ;
- réalisations de prototypes ou d’ouvrages à l’unité à forte valeur ajoutée.
Il intervient alors au niveau :
- de l’étude de pré-industrialisation ;
- de l’industrialisation (conception des processus de fabrication, d’assemblage et de contrôle ainsi que
des outillages associés) ;

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- de la qualification et de l’optimisation des moyens de fabrication ;
- du suivi des moyens de fabrication.

1.2.4 Le domaine d’activités professionnelles


Au sein de son entreprise, les activités du (de la) titulaire du brevet de technicien supérieur « Conception et
réalisation en chaudronnerie industrielle » consistent :
- à la participation à une réponse à un appel d’offres ;
- à la conception et au dimensionnement d’ensembles chaudronnés ;
- à la conception des processus de réalisation d’ensembles chaudronnés ;
- à l’organisation et au suivi de la réalisation, préfabrication, installation et de la maintenance.
D’une manière transversale, le (la) titulaire du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en
chaudronnerie industrielle » a toutes les compétences pour s’adapter aux exigences de l’usine du futur.
Il (elle) utilise le numérique à des fins de communication, de conception d’équipements ou d’ouvrages (CAO,
bibliothèques d’éléments standard, simulation des comportements et calculs), d’intégration dans le cas de
l’ingénierie collaborative (PDM), d’élaboration des processus de fabrication (FAO, simulation des processus,
assistance à la détermination des développements et des débits d’éléments, intégration des bases de
données métiers) et d’exploitation de logiciels spécialisés dans la gestion de projets.
Il (elle) est également un acteur de l’assurance qualité : il (elle) fiabilise chaque étape du processus de
réalisation et de contrôle jusqu’à la livraison. Il (elle) conduit des actions spécifiques (revues, contrôles,
actions correctives...) et participe à la rédaction et à la mise en œuvre des procédures.
Il (elle) comprend une demande rédigée en langue anglaise et peut dialoguer dans cette langue pour
résoudre un problème technique avec un interlocuteur étranger.
Il (elle) est capable de rédiger et diffuser des notes en français, en interne et à l’externe, en respectant les
standards de l’entreprise.
Il (elle) reste vigilant(e) en menant une veille technologique, réglementaire et normative. Il (elle) intègre ces
évolutions dans les nouvelles réalisations.
Enfin, il (elle) sait entretenir une relation de partenariat bénéfique pour les clients de son entreprise en leur
offrant une grande qualité de service, en répondant à leurs attentes et même en les anticipant.

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2. Les activités professionnelles
2.1 Correspondance entre les fonctions et les niveaux de qualification
Le tableau ci-dessous identifie les « activités cibles » caractéristiques de chaque fonction, par niveau de qualifica-
tion, dans les entreprises et secteurs d’activités listés auparavant.

QUALIFICATIONS TECHNICIEN
OUVRIER QUALIFIE TECHNICIEN
SUPÉRIEUR
FONCTIONS (CAP) (BAC PRO)
(BTS)
Participation à une ré-
ponse à un appel
ANALYSE d’offre
ÉTUDES Analyse, exploitation des
Décodage et analyse Conception et dimen-
données techniques et
CONCEPTION des données techniques sionnement
préparation avec assis-
et préparation d’une ou d’ensembles chaudron-
tance numérique d’une
plusieurs phases de nés
ou plusieurs réalisations
travail Conception des pro-
PRÉPARATION chaudronnées
cessus de réalisation
DE LA d’ensembles chaudron-
FABRICATION nés
FABRICATION
DEBIT USINAGE
CONFORMATION Fabrication de tout ou
POSITIONNEMENT partie d’un ensemble
Mise en œuvre d’un ou
chaudronné
ASSEMBLAGE plusieurs procédés de
CONTRÔLE fabrication,
d’assemblages et des
QUALITÉ techniques connexes à Organisation et suivi de
partir de consignes opé- la réalisation, préfabri-
INSTALLATION cation, installation et de
ratoires
MAINTENANCE la maintenance
REHABILITATION SUR
SITE Réhabilitation sur chan-
tier d'un ou plusieurs en-
(SUR CHANTIER) sembles chaudronnés
GESTION
ORGANISATION
MANAGEMENT

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2.2 Description des Activités Professionnelles
2.2.1 Synthèse des tâches professionnelles associées aux activités

Activités Professionnelles Tâches Professionnelles


Analyser un cahier des charges initial d’ouvrage ou de produit et/ou
A1-T1
reformuler un besoin.

A1-T2 Participer à la prise en compte de l’environnement de l’étude.

Participation à une Élaborer tout ou partie d’un cahier des charges fonctionnel
A1 réponse à un appel A1-T3 (éventuellement sur site) en collaboration avec un chef de projet ou
un chargé d’affaires.
d’offres
Étudier la faisabilité technique, humaine et organisationnelle d’un
A1-T4
projet.
Fournir les éléments techniques permettant d’établir un devis
A1-T5
estimatif et les argumenter.
Consulter des bases de données techniques, recenser les
A2-T1 contraintes de fabrication et de logistique, classer et analyser la
documentation réunie.
Dimensionner puis choisir les composants standards, participer au
A2-T2
dimensionnement des éléments fabriqués.
Exploiter des simulations du comportement de tout ou partie d’un
Conception et A2-T3 ensemble à partir d’un modèle numérique 3D et d’outils
dimensionnement informatiques métiers pour valider ou non une solution.
A2
d’ensembles
Élaborer une maquette numérique 3D structurée, robuste et
chaudronnés A2-T4
évolutive de l’étude.
Élaborer le dossier technique de définition de l’ouvrage ou du
A2-T5
produit.
Élaborer, à partir du modèle numérique définitif, des représentations
A2-T6 graphiques dérivées (notices de fonctionnement, images, vidéos de
rendus réalistes, éclatés…).

A3-T1 Concevoir et décrire un processus de réalisation et de contrôle.


Conception des Valider tout ou partie du processus par la simulation et/ou
processus de A3-T2
l’expérimentation.
A3 réalisation
Proposer des améliorations du processus en termes de coûts,
d’ensembles A3-T3
qualité et délais.
chaudronnés
A3-T4 Élaborer le dossier d’industrialisation.

Initier les activités de réalisation, d’installation et de maintenance sur


A4-T1
chantier.

Organisation et suivi A4-T2 Gérer le planning des activités.


de la réalisation,
A4 préfabrication, A4-T3 Organiser et gérer des moyens matériels et humains.
installation et de la Appliquer les processus de traçabilité (gestion des modifications,
A4-T4
maintenance archivage) d’une affaire.
Formuler et transmettre une information technique de façon écrite et
A4-T5
orale en français et en anglais.

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2.2.2 Niveaux d’autonomie et de responsabilité dans l’activité

Dans les fiches de présentation des activités professionnelles suivantes, le niveau d’autonomie peut être défini
comme un indicateur de niveau d’intervention et d’implication dans la réalisation de celles-ci par le technicien
supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle ». Le niveau qualifie le niveau moyen de
l’ensemble des tâches liées à l’activité, certaines tâches peuvent être d’un niveau supérieur ou inférieur, le verbe
d’action les décrivant permet de les situer par rapport à ce niveau moyen.

Une échelle à quatre niveaux a été retenue :

Niveau 1 ■□□□ Apprécier une réalisation


Qualifie la mobilisation de compétences permettant de comprendre, par l’intermédiaire d’un exposé ou d’une
lecture de dossier, la nature d’une activité ne relevant pas de son champ d’intervention direct et à en interpréter les
résultats.
Ce niveau ne suppose en aucune manière, une aptitude à participer à l’activité.

Niveau 2 ■■□□ Participer à la réalisation


Qualifie la mobilisation de compétences permettant d’assurer une partie restreinte de l’activité au sein et avec
l’aide d’une équipe, sous l’autorité d’un chef de projet.
Elle implique de s’informer et de communiquer avec les autres membres de l’équipe.

Niveau 3 ■■■□ Réaliser une activité simple


Qualifie la mobilisation de compétences permettant de réaliser, en autonomie, tout ou partie d’une activité pour les
situations les plus courantes.
Elle implique :
- une maîtrise, tout au moins partielle des aspects techniques de l’activité ;
- les facultés à s’informer, à communiquer (rendre compte et argumenter) et à s’organiser.

Niveau 4 ■■■■ Réaliser une activité complexe


Qualifie la mobilisation de compétences permettant de maîtriser sur les plans techniques, procéduraux et
décisionnels une activité comportant des prises de décisions multiples.
Elle implique :
- la faculté à certifier l’adéquation entre les buts et les résultats ;
- l’animation et l’encadrement d’une équipe ;
- la prise en toute responsabilité de décisions éventuelles ;
- le transfert du savoir.

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2.3 Descriptif des activités

Activité 1 : participation à une réponse à un appel d’offres

1. Description des tâches


A1-T1 : Analyser un cahier des charges initial d’ouvrage ou de produit et/ou reformuler un besoin.
A1-T2 : Participer à la prise en compte de l’environnement de l’étude.
A1-T3 : Élaborer tout ou partie d’un cahier des charges fonctionnel (éventuellement sur site) en collaboration avec
un chef de projet ou un chargé d’affaires.
A1-T4 : Étudier la faisabilité technique, humaine et organisationnelle d’un projet.
A1-T5 : Fournir les éléments techniques permettant d’établir un devis estimatif et les argumenter.

2. Résultats attendus
A1-R1 : Les exigences du cahier des charges initial sont extraites ou redéfinies et les points-clefs sont identifiés.
Le besoin du client est correctement spécifié.
A1-R2 : Les contraintes dues à l’environnement de l’étude (techniques, économiques, environnementales, etc.)
sont repérées, hiérarchisées en fonction de critères identifiés et listés.
A1-R3 : La participation à l’élaboration du cahier des charges est active et la formalisation du cahier des charges
est effective.
A1-R4 : Les point-clefs de la réalisation sont comparés avec les savoir-faire de l’entreprise et de la sous-traitance.
Les procédés de réalisation sont retenus.
Un processus prévisionnel est simulé et formalisé.
A1-R5 : Les éléments techniques nécessaires et suffisants sont identifiés, évalués et justifiés.
Les éléments techniques sont remis au responsable chargé d’établir le devis.

3. Conditions de réalisation des tâches de l’activité 1


L’environnement
Sous la responsabilité d’un supérieur hiérarchique et en relation avec les différents interlocuteurs du projet dont le
client.
Les données
- un besoin ou des éléments de cahier des charges à compléter ;
- les données du client ;
- les normes et la réglementation en vigueur ;
- des données issues de la sous-traitance potentielle ;
- les données propres de l’entreprise.
Les moyens
L’environnement informatique usuel de la profession.

Niveau d’autonomie dans l’activité : ■■□□

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Activité 2 : conception et dimensionnement d’ensembles chaudronnés

1. Description des tâches


A2-T1 : Consulter des bases de données techniques, recenser les contraintes de fabrication et de logistique,
classer et analyser la documentation réunie.
A2-T2 : Dimensionner puis choisir les composants standards, participer au dimensionnement des éléments
fabriqués.
A2-T3 : Exploiter des simulations du comportement de tout ou partie d’un ensemble à partir d’un modèle
numérique 3D et d’outils informatiques métiers pour valider ou non une solution.
A2-T4 : Élaborer une maquette numérique 3D structurée, robuste et évolutive de l’étude.
A2-T5 : Élaborer le dossier technique de définition de l’ouvrage ou du produit.
A2-T6 : Élaborer, à partir du modèle numérique définitif, des représentations graphiques dérivées (notices de
fonctionnement, images, vidéos de rendus réalistes, éclatés…).

2. Résultats attendus
A2-R1 : La documentation réunie relative au projet est utile, ordonnée et analysée.
A2-R2 : Les composants standards sont choisis en optimisant le triptyque coût-qualité-disponibilité.
Le dimensionnement des éléments fabriqués respecte les contraintes et les performances attendues.
A2-R3 : Les simulations mécaniques nécessaires à la validation des principes retenus et des performances
attendues sont réalisées et/ou exploitées.
A2-R4 : Les solutions retenues sont définies par une ou des maquettes numériques adaptées et structurées
conformément aux spécifications du cahier des charges, aux exigences normatives et réglementaires en
vigueur, aux contraintes de fabrication et de pose sur site.
Les maquettes numériques sont robustes et permettent une évolution simple et rapide.
A2-R5 : Le dossier technique de l’ouvrage ou du produit comporte les documents (sommaire, plans,
nomenclatures, notices …) attendus dans le cadre de la relation client fournisseur contractualisée et
permettent la préparation de la fabrication ou la mise en fabrication ou le transport et l’installation sur site,
la traçabilité de l’étude.
Le dossier technique répond aux standards de l’entreprise.
A2-R6 : Les exploitations connexes des maquettes numériques (images, vidéos de rendus réalistes, éclatés,
dossiers techniques, notices d’utilisation ou de maintenance, etc.) répondent aux exigences du client.

3. Conditions de réalisation des tâches de l’activité 2


L’environnement
Dans un bureau d’études techniques au sein d’une entreprise ou sur chantier.
En relation avec les différents interlocuteurs concernés par le produit ou l’ouvrage étudié.
Les données
- une demande émise par le supérieur hiérarchique ;
- un cahier des charges, les documents d’un marché validés par le client et le chef d’entreprise ;
- les codes en vigueur (CODAP, CODETI, EC3 …) ;
- les normes et la réglementation en vigueur ;
- des données relatives aux capacités de production, aux contraintes d’installation sur site ;
- une base de données locale ou à distance (catalogues fournisseurs avec bases tarifaires, standards de
temps, méthode de calcul ...) ;
- les données propres de l’entreprise ;
- le manuel d'assurance qualité de l’entreprise.

Les moyens
L’environnement informatique usuel du bureau d’études (logiciels de CAO 3D, applications de calculs et de simula-
tions métier, bases de données, etc.).

Niveau d’autonomie dans l’activité : ■■■■

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 15 / 115


Activité 3 : conception des processus de réalisation d’ensembles
chaudronnés

1. Description des tâches


A3-T1 : Concevoir et décrire un processus de réalisation et de contrôle.
A3-T2 : Valider tout ou partie du processus par la simulation et/ou l’expérimentation.
A3-T3 : Proposer des améliorations du processus en termes de coûts, qualité et délais.
A3-T4 : Élaborer le dossier d’industrialisation.

2. Résultats attendus
A3-R1 : Le processus prévisionnel est clairement décrit, les données nécessaires à la fabrication de tout ou partie
de l'ouvrage sont complètement définies.
Les procédés de fabrication choisis sont adaptés aux moyens et aux impératifs de production (faisabilité,
qualité, coût, délais, sécurité).
L’étude du soudage, les étapes de réalisation, de contrôle et d’assemblage sont formalisées.
Les moyens de transport et le partitionnement des éléments sont pris en compte.
Une modification, création ou acquisition d'un nouveau moyen de fabrication est éventuellement proposée.
A3-R2 : La simulation et/ou l'expérimentation permettent de valider ou d'invalider des séquences critiques du
processus envisagé.
A3-R3 : Les propositions d’optimisation conduisent à des améliorations des performances en termes de coûts
et/ou de qualité et/ou de délais.
A3-R4 : Les processus de réalisation détaillés (procédures, plannings, charges machines, ...), les protocoles de
suivi et de contrôles (DMOS, fiches de suivi, de contrôle, traitement des non-conformités ...) permettent le
lancement de la réalisation.
Les dispositifs auxiliaires sont définis (montages pour l'assemblage, outils spéciaux de formage ...).
Les besoins en sous-traitance sont définis.

3. Conditions de réalisation des tâches de l’activité 3


L’environnement
Dans un bureau des méthodes, un atelier, au sein d'une entreprise ou sur un chantier.
En relation avec les équipes de production, les fournisseurs et éventuellement le client ou le bureau d'études.
Les données
- le dossier technique complet : plans détaillés, nomenclatures, notices, matériaux, conditions de sou-
dage... ;
- les données relatives aux moyens de fabrication, de manutention, de transport et aux contraintes
d’installation sur site ;
- les délais de réalisation ;
- les contraintes particulières : montage sur site, sécurité... ;
- les normes et la réglementation en vigueur ;
- les bases de données : fournisseurs, l'état des stocks disponibles (matière d'œuvre et consommables).
Les moyens
L'environnement informatique usuel de la profession.
Les moyens de fabrication et de contrôle.

Niveau d’autonomie dans l’activité : ■■■■

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Activité 4 : organisation et suivi de la réalisation, préfabrication, installation
et de la maintenance

1. Description des tâches


A4-T1 : Initier les activités de réalisation, d’installation et de maintenance sur chantier.
A4-T2 : Gérer le planning des activités.
A4-T3 : Organiser et gérer des moyens matériels et humains.
A4-T4 : Appliquer les processus de traçabilité (gestion des modifications, archivage) d’une affaire.
A4-T5 : Formuler et transmettre une information technique de façon écrite et orale en français et en anglais.

2. Résultats attendus
A4-R1 : Les conditions de mise en œuvre issues du dossier d’industrialisation sont respectées.
L’ajustement des paramètres de réglage optimise les performances visées.
A4-R2 : La gestion du planning des réalisations respecte les délais, les temps de fabrication alloués et optimise
l’utilisation des moyens matériels et humains.
A4-R3 : Les besoins en personnel, la composition des équipes et les qualifications requises des personnels sont
en adéquation avec les objectifs du planning de fabrication et/ou d’installation et/ou de pose et/ou de
montage et/ou de maintenance …
La disposition et la préparation des moyens matériels permettent une mise en œuvre des activités en res-
pectant les objectifs du planning de fabrication et/ou d’installation et/ou de pose et/ou de montage et/ou de
maintenance …
A4-R4 : Les processus établis de gestion de projet et de traçabilité sont mis en œuvre.
Les documents de traçabilité sont renseignés et archivés.
A4-R5 : Les informations liées à l’activité sont transmises avec justesse et exhaustivité, à la bonne personne, au
bon moment et avec les moyens adaptés.
Le langage est adapté à l’interlocuteur et aux moyens.

3. Conditions de réalisation des tâches de l’activité 4


L’environnement
Secteur de réalisation : atelier ou chantier.
En collaboration avec :
- les responsables de l’ingénierie des processus, du lancement, du suivi et des plannings ;
- les équipes de fabrication et/ou de pose et/ou d’installation et/ou de montage et/ou de maintenance ;
- les sous-traitants ;
- les fournisseurs ;
- les organismes vérificateurs ;
- éventuellement, le client.
Les données
- les plannings de fabrication, d’installation, de pose et de la maintenance ;
- toutes données clients ;
- les normes et la réglementation en vigueur ;
- tout ou partie du dossier d’industrialisation ;
- les documents de traçabilité ;
- les données propres de l’entreprise.
Les moyens
- les moyens de fabrication ;
- l’environnement informatique usuel de la profession ;
- les moyens des secteurs associés à la fabrication et à la logistique ;
- les outils et moyens de communication.

Niveau d’autonomie dans l’activité : ■■■□

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ANNEXE I b – Référentiel de certification

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1 - Tableau de correspondance entre les activités professionnelles
et les compétences

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nance
dronnés
Activités

pel d’offres

chaudronnés
tion d’ensembles
dimensionnement
d’ensembles chau-
A2 – Conception et
A1 – Participation à

A4 – Organisation et
A3 – Conception des
une réponse à un ap-

préfabrication, instal-
processus de réalisa-

lation et de la mainte-
suivi de la réalisation,
industrielle
chaudronnerie
et réalisation en
BTS Conception

A4-T5
A4-T4
A4-T3
A4-T2
A4-T1
A3-T4
A3-T3
A3-T2
A3-T1
A2-T6
A2-T5
A2-T4
A2-T3
A2-T2
A2-T1
A1-T5
A1-T4
A1-T3
A1-T2
A1-T1
Tâches S'intégrer dans un environnement

2
3
3
2
1
2
2
2
2
1
professionnel, assurer une veille et
C01

capitaliser l’expérience.
Rechercher une information dans

1
2
2
3
2
2
2

une documentation technique, en


C02

local ou à distance.
Formuler et transmettre des infor-

3
2
3
1
2
2
2
2
2
2

mations, communiquer sous forme

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle


C03

écrite et orale y compris en anglais.

S’impliquer dans un groupe projet et

2
1
1
3
3
3
2
1
2
2
Compétences transversales

C04

argumenter des choix techniques.

Élaborer et/ou participer à


3
1
2

l’élaboration d’un cahier des


C05

charges.

Prédéterminer les éléments de tout


2
3
3
1

ou partie d'un ensemble chaudron-


C06

né.
Concevoir et définir, en collabora-

3
3
3
3
1
3
1
2
2

tion ou en autonomie, tout ou partie


C07

d'un ensemble chaudronné.

Choisir et spécifier des technologies


2
2
1
2
2
2
2
3
3
2
C08

et des moyens de réalisation.

2 Élaborer des processus de réalisa-


3
2
3
2
2
2
C09

tion
Définir et mettre en œuvre des es-
sais réels et/ou simulés ; préparer la
3
2
3
2
1
C10

qualification d’un mode opératoire


de soudage.

Page 20 / 115
Définir et organiser les environne-
2
3
2
3
C11

ments de travail.

Proposer des améliorations techni-


2
3
2

co-économiques et environnemen-
C12

tales d’un processus de réalisation.


Compétences cœur de métier

Planifier une réalisation (une fabri-


3
3
2
2
2
2
1
2

cation, une installation, une mainte-


C13

nance).
Lancer et suivre une réalisation (une
3
3
3
2

fabrication, une installation, une


C14

maintenance).

Appliquer un plan qualité, de sécuri-


3
2
2
C15

té et de respect de l’environnement.
2
2
3
1

Définir un protocole de contrôle.


C16

Légende du type de relation compétence-tâche : compétence faiblement (1) ou moyennement (2) ou fortement (3) mobilisée dans l’accomplissement de la tâche concernée.

Mettre au point et qualifier tout ou


2
3
2
C17

partie d'un ensemble chaudronné


2 - Description des compétences
2.1 – Liste des compétences

S'intégrer dans un environnement professionnel, assurer une veille technologique et


C01
capitaliser l’expérience.
Compétences
transversales

C02 Rechercher une information dans une documentation technique, en local ou à distance.

Formuler et transmettre des informations, communiquer sous forme écrite et orale y compris
C03
en anglais.

C04 S’impliquer dans un groupe projet et argumenter des choix techniques.

C05 Élaborer et/ou participer à l’élaboration d’un cahier des charges.

C06 Prédéterminer les éléments de tout ou partie d'un ensemble chaudronné.

Concevoir et définir, en collaboration ou en autonomie, tout ou partie d'un ensemble


C07
chaudronné.

C08 Choisir et spécifier des technologies et des moyens de réalisation.

C09 Élaborer des processus de réalisation.


Compétences spécifiques

Définir et mettre en œuvre des essais réels et/ou simulés ; préparer la qualification d’un
C10
mode opératoire de soudage.

C11 Définir et organiser les environnements de travail.

Proposer des améliorations technico-économiques et environnementales d’un processus de


C12
réalisation.

C13 Planifier une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance).

C14 Lancer et suivre une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance).

C15 Appliquer un plan qualité, de sécurité et de respect de l’environnement.

C16 Définir un protocole de contrôle.

C17 Mettre au point et qualifier tout ou partie d'un ensemble chaudronné.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 21 / 115


2.2 – Définition des compétences

C01 – S'intégrer dans un environnement professionnel, assurer une veille technologique


et capitaliser l’expérience.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le cadre social, C01.1 Prendre en Les contraintes techniques, économiques et


économique et compte la politique de environnementales de l’entreprise sont prises S1.2
environnemental de l’entreprise. en compte.
S1.3
fonctionnement de
C01.2 Contribuer à Tous les éléments essentiels sont répertoriés et S1.4
l’entreprise.
l’archivage, à la ajoutés à l’archive de l’entreprise.
 Les stratégies et traçabilité des affaires S2.1
certifications de et à la capitalisation La traçabilité respecte les standards de S2.4
l’entreprise. des expériences. l’entreprise et du donneur d’ordre.
S2.5
 Les procédures de C01.3 Participer à Les procédures d’alimentation du système de S3.3
gestion des données l'alimentation d'un gestion de données sont respectées.
de l’entreprise. S5
système de gestion de
 Les bases de données données techniques. S7
de l’entreprise. S9.4
C01.4 Contribuer à la Les sources d’information sont identifiées et
 Les sources veille technologique de vérifiées. S11.1
d’informations l’entreprise.
externes. Les évolutions techniques de son champ
d’activité sont identifiées et capitalisées.

C02 – Rechercher une information dans une documentation technique, en local ou à


distance.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Les catalogues C02.1 Mettre en œuvre La fiabilité des informations est vérifiée.
constructeurs, bases une démarche de
L'information recherchée est réordonnée.
de données locales ou recherche
à distance. d’information. La démarche pour l’obtention de l’information S1.1
 Toutes ressources est pertinente. S2.1
numériques. C02.2 Classer, La démarche et les critères de classement et de S5
 Le protocole de hiérarchiser des hiérarchisation des informations sont efficients. S9.4
classement utilisé. informations.
C02.3 Synthétiser une La synthèse proposée résume les points
information. importants.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 22 / 115


C03 – Formuler et transmettre des informations, communiquer sous forme écrite et orale
y compris en anglais.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Une information à C03.1 Choisir une L’objectif, le public visé, le message sont
transmettre. stratégie et des clairement identifiés.
 Le résultat escompté. supports de
communication. Les outils de communication choisis sont
 L’origine et la adaptés au message et aux interlocuteurs et
destination de respectent les standards de communication de
l’information. l’entreprise.
 Les standards de C03.2 Lire et rédiger un Le document technique est décodé de manière
communication de compte-rendu, un univoque.
l’entreprise. S1.1
document technique en
Le compte-rendu écrit est lisible et concis. S5
français et en anglais.
C03.3 Présenter L’expression orale est claire. S9.4
oralement un rapport
Les messages sont concis et sans ambiguïté.
en français et en
anglais. Le vocabulaire est pertinent et précis.
C03.4 Participer à un Les échanges techniques avec les interlocuteurs
échange technique en sont compréhensibles.
français et en anglais.
Le vocabulaire professionnel est pertinent et
précis.

C04 – S’impliquer dans un groupe projet et argumenter des choix techniques.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le cahier des charges C04.1 Identifier son Le rôle à tenir au sein du groupe est
du projet. rôle au sein d’un correctement identifié.
 Les données de groupe projet par
La définition de son domaine d’intervention est
l’entreprise. rapport au problème
comprise.
technique à résoudre.
 Le planning du projet.
C04.2 Argumenter les Les solutions technico-économiques proposées
 La composition du
solutions technico- sont justifiées.
groupe projet. S1.2
économiques
 Les règles ou Les moyens de communication retenus sont
proposées. S1.3
consignes de maîtrisés et pertinents.
fonctionnement du S1.4
C04.3 Travailler en L’implication dans le groupe projet est effective.
groupe projet. équipe. S3
Les arguments des autres membres du groupe
S5
sont pris en compte.
S9.4
Les postures d'écoute et de discussion adoptées
permettent les échanges.
C04.4 Respecter les Le cahier des charges est respecté.
objectifs et les règles
assignés au groupe Les jalons du projet sont identifiés et respectés.
projet. Les consignes du chef de projet sont
respectées.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 23 / 115


C05 – Élaborer et/ou participer à l’élaboration d’un cahier des charges.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 L’expression du besoin C05.1 Décoder un Le besoin est correctement identifié.


formulée par le client besoin.
Les fonctions d’usage sont répertoriées.
sous différentes formes
écrites ou orales : Les exigences sont correctement explicitées et
cahier des charges pondérées.
sommaire, descriptions
graphiques, images, C05.2 Recenser les Les contraintes technico-économiques sont
présentation de contraintes liées à un identifiées.
l’existant et de son besoin.
Les contraintes technico-économiques sont
environnement. hiérarchisées au regard de l'expression du
 Les réglementations, besoin.
normes et codes.
C05.3 Formuler et La frontière de l'étude est correctement définie.
synthétiser un cahier S1.1
Les fonctions de service sont identifiées et
des charges. S1.4
caractérisées.
S5
Les fonctions de service sont classées au regard
de la hiérarchisation des contraintes technico-
économiques.
C05.4 Rechercher des Les propositions de solutions sont compatibles
solutions constructives. avec les procédés retenus, la norme, la
réglementation, le code de construction.
Les propositions de solutions constructives
préservent les fonctionnalités de l’ouvrage ou du
produit.
Les propositions de solutions sont valides d’un
point de vue économique et/ou environnemental.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 24 / 115


C06 – Prédéterminer les éléments de tout ou partie d'un ensemble chaudronné.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le cahier des charges C06.1 Identifier les L’identification des composants standards est
de l’ensemble composants standards pertinente et exhaustive.
chaudronné à réaliser. et les parties à réaliser.
L’identification des parties à réaliser est
 Les solutions pertinente et exhaustive.
constructives
envisagées. C06.2 Choisir les Les performances et caractéristiques des
composants standards. composants standards choisis sont en
 Les contraintes adéquation avec les spécifications du cahier des
techniques de
charges.
réalisation, de
manutention, de C06.3 Proposer une Le schéma est clair et exploitable.
transport … solution schématique
de l’ensemble Le schéma permet de réaliser les S1.4
 Les informations prédimensionnements.
issues des spécialistes chaudronné à réaliser. S2.2
procédés. S3
C06.4 Prédimensionner Les calculs de prédimensionnement sont exacts.
 Les normes, les sous-ensembles à S5
réglementations et réaliser. S8.2
codes de construction S11.1
C06.5 Déterminer les Toutes les contraintes techniques de réalisation,
en vigueur.
besoins éventuels de de manutention, de transport … sont prises en
 Les bases de données partitionnement. compte.
relatives aux :
Le partitionnement est pertinent.
- matériaux ;
- procédés retenus ;
- composants
standards.
 Les données
capitalisées par
l’entreprise.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 25 / 115


C07 – Concevoir et définir, en collaboration ou en autonomie, tout ou partie d'un
ensemble chaudronné.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le cahier des charges. C07.1 Analyser les Les modèles d’étude et les démarches de calcul
 Les exigences de solutions du code de construction utilisés permettent le
production : quantité, constructives. dimensionnement et/ou la vérification.
délais, coût Les comportements mécaniques des solutions
prévisionnel, moyens proposées sont validés.
disponibles.
 Les croquis et
schémas d'étude
associés aux solutions
constructives retenues
pour satisfaire au C07.2 Intégrer des Les formes additionnelles optimisent la mise en
cahier des charges. spécifications induites œuvre des procédés d’un point de vue technico-
 Les matériaux, les par l’optimisation économique.
procédés initialement technico-économique
Les spécifications sur les matériaux optimisent la
prévus et les bases de des procédés
envisagés. mise en œuvre des procédés d’un point de vue
données techniques et technico-économique.
économiques
attenantes. Les modifications n’altèrent pas les fonctions du
 Les fiches techniques produit ou de l’ouvrage.
des moyens de C07.3 Vérifier par Le choix du scénario de simulation est pertinent. S1.1
réalisation retenus et simulation de procédés S1.3
des périphériques Les paramètres d’influence sont identifiés et
la faisabilité d’une S1.4
associés. correctement quantifiés.
solution. S2
 Les informations L’interprétation des résultats de simulation S3
issues des spécialistes conduit à des propositions pertinentes.
S5
procédés.
C07.4 Argumenter des L’argumentation technico-économique et S6.1
 Les normes, modifications par une environnementale est pertinente.
réglementations et S7
approche technico-
codes de construction S8.1
économique et/ou
en vigueur. environnementale. S8.2
 Les bases de données S8.4
C07.5 Elaborer la L'arbre d'assemblage est organisé en sous-
relatives aux : S8.5
maquette numérique ensemble(s) fonctionnel(s) et/ou structurel(s).
- matériaux ; de conception de S10.3
Le mode de création est adapté et évolutif selon S11.1
- procédés retenus ; l’ouvrage ou du produit
le niveau de définition de la maquette numérique
- composants à l’aide d’un modeleur
volumique. (volume, surface, filaire) et tient compte des
standards. procédés d’élaboration.
 Les données
Le positionnement des pièces est contraint dans
capitalisées par
le respect des mobilités relatives.
l’entreprise.
La modification des paramètres conserve la
robustesse de la maquette numérique et sa
portabilité attendue.
Les fonctions de l’ensemble sont assurées par
les solutions constructives adoptées en
adéquation avec le cahier des charges et les
normes, réglementations et codes de
construction en vigueur.
Dans le cas d’une collaboration, l’élaboration de
la maquette numérique de conception n’altère
pas l’organisation de l'arbre d'assemblage.
Le paramétrage géométrique est établi en
cohérence avec le principe et les contraintes

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 26 / 115


fonctionnelles de conception et de procédé
envisagé.
C07.6 Formaliser les Les spécifications de bon fonctionnement des
spécifications éléments et/ou composants dans leur contexte
fonctionnelles. et/ou recommandées par les constructeurs sont
recensées.
Les spécifications de fonctionnement sont
déclinées sur les documents techniques
appropriés.
C07.7 Utiliser un L'outil de simulation retenu est adapté à la
logiciel de simulation validation du critère énoncé.
pour optimiser / valider
Le modèle numérique est isolé et les données
la conception d'un
nécessaires sont introduites correctement.
ensemble.
Les résultats de simulation sont analysés et les
conséquences sur la conception détaillée mises
en œuvre.
Une assistance à la modélisation associée à la
simulation est proposée.
C07.8 Spécifier les Les éléments sont spécifiés en respectant les
éléments constitutifs normes.
du produit ou de
l’ouvrage. Les matériaux sont définis et les autres
indications sont précisées dans la nomenclature.
C07.9 Générer des Les représentations graphiques dérivées sont
représentations complétées et légendées par des informations
graphiques dérivées techniques associées en adéquation avec le
en mobilisant les point de vue du destinataire.
fonctionnalités des
Les documents sont conformes aux attentes du
modeleurs volumiques.
client.
C07.10 Elaborer le Le dossier de définition permet la préparation de
dossier de définition de la fabrication.
l’ensemble
chaudronné Les procédures qualité relatives à la constitution
des dossiers de définition sont respectées.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 27 / 115


C08 – Choisir et spécifier des technologies et des moyens de réalisation.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de définition C08.1 Proposer et Les propositions sont pertinentes au regard du


de l’ensemble justifier des dossier de définition.
chaudronné. technologies et des
 Les exigences de moyens envisageables. Les propositions sont pertinentes au regard des
contraintes technico-économiques.
production : quantité,
délais, coût La justification est faite à partir de critères
prévisionnel. pertinents.
 Le(s) couple(s) C08.2 Hiérarchiser des La hiérarchisation est pertinente.
matériau/procédé contraintes de
Le choix du(des) couple(s) produit/procédé est S1.1
retenu(s). fabrication et en
compatible au regard des contraintes de S1.3
 La liste des moyens déduire les
fabrication. S1.4
techniques disponibles conséquences sur la
à l’interne et à l’externe relation produit – S2.2
(sous-traitants) et leurs procédé. S4
notices techniques. C08.3 Déterminer les La caractérisation des performances des S5
 Les bases de données performances moyens de fabrication est correcte. S7
relatives aux matériaux nécessaires des S8.1
La caractérisation des capacités des moyens
et aux procédés. moyens de fabrication S8.2
et des moyens annexes (moyens de levage, zones de travail,
 Les réglementations, transport …) est correcte. S8.3
normes et codes. annexes.
S8.5
C08.4 Rédiger le cahier La liste des exigences est exhaustive. S11
des charges des
Les exigences techniques sont correctement
clauses techniques
décrites.
d’un moyen de
fabrication.
C08.5 Déterminer les Les données critiques sont déterminées.
données techniques de
réalisation nécessaires Les éléments déterminés pour l’établissement
de la réponse à l’affaire sont justes.
à l’établissement d’une
réponse à une affaire.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 28 / 115


C09 – Élaborer des processus de réalisation.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de définition C09.1 Analyser le Le décodage du dossier de définition permet


d’un ensemble ou d’un dossier de définition. d’appréhender les contraintes de réalisation
élément à réaliser. (géométrie, tolérances, déformation …).
 Des données Le partitionnement de l’ensemble chaudronné
outillages, procédés, est compatible avec les standards du commerce
processus, matériaux. (tôles, profilés, tubes …).
 Une description des C09.2 Déterminer la La succession des opérations permet de réaliser
moyens de réalisation
succession des l'ensemble ou les éléments.
mis à disposition. opérations.
 Les normes (soudage, Les stratégies de réalisation sont pertinentes.
sécurité …), la C09.3 Vérifier la Le paramétrage de la simulation est réaliste.
réglementation et les faisabilité de tout ou
codes de construction partie d’un processus Les résultats de simulation sont exploitables.
en vigueur. par simulation.
 Les standards de
C09.4 Déterminer les La liste des données est
l’entreprise.
données nécessaires à exhaustive (raccordements, développements, S1.4
 Une assistance la fabrication de débits, tracés sur pièces …). S2.1
informatique et des l'ouvrage ou du produit.
modules métier. Les données fournies sont exactes. S2.2
S2.5
C09.5 Établir, si Les plans de fabrication des éléments sont
nécessaire, à partir du exacts. S5
dossier de définition, le S6
plan de fabrication de S7
chaque élément. S8
C09.6 Établir un Les documents de fabrication sont exacts et S11
processus de exploitable (Liste des Opérations de Fabrication
réalisation pour chaque et de Contrôle, procédures, fiches suiveuses,
élément et sous- programmes des pièces, ...)
ensemble.
Les solutions retenues sont cohérentes.
C09.7 Rédiger tout ou Les éléments produits sont exacts et conformes
partie du cahier de à la norme.
soudage.
C09.8 Établir un La chronologie des opérations de montage est
graphique cohérente.
d'assemblage dans le
respect des contraintes
du dossier de
définition, des moyens
de fabrication et de
transport.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 29 / 115


C10 – Définir et mettre en œuvre des essais réels et simulés ; préparer la qualification
d’un mode opératoire de soudage.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 La maquette C10.1 Identifier les L’identification des étapes nécessitant des essais
numérique. étapes d’un processus est complète et le type d’essai est correctement
 Le processus prévisionnel choisi.
envisagé. nécessitant des
essais.
 Le cahier de soudage.
C10.2 Identifier et La liste des paramètres d’influence identifiés est
 Des banques de
hiérarchiser les pertinente.
données outils,
paramètres influents
outillages, procédés, Les paramètres d’influence sont hiérarchisés.
sur des
matériaux.
caractéristiques
 Des outils de étudiées.
simulation numérique
des procédés. C10.3 Définir un Le protocole d'essai est correctement défini.
protocole d’essais :
 Les moyens matériels
objectif, conditions,
nécessaires pour la
forme des résultats.
mise en œuvre des
essais. C10.4 Configurer des Les hypothèses de simulation choisies sont
 Les réglementations, outils de simulation adaptées au cas étudié.
normes et codes. numérique et effectuer
La configuration des outils de simulation est
la simulation.
opérationnelle.
La simulation est mise en œuvre de façon à
garantir la validité et l'exploitation des résultats.
S2.2
C10.5 Configurer et La configuration et la mise en œuvre respectent
S4
mettre en œuvre des les règles de protection des risques liées à la
moyens réels pour sécurité des personnes, des biens et de S6
conduire des l’environnement. S7
expérimentations. S8
Les conditions expérimentales choisies sont
adaptées au cas étudié. S10.1
S11
La configuration des moyens est opérationnelle.
Le protocole d’expérimentation est respecté.
C10.6 Configurer des La configuration respecte les règles de protection
moyens de fabrication des risques liées à la sécurité des personnes, des
pour tester un biens et de l’environnement.
processus.
La configuration est conforme aux conditions
définies dans le processus.
La configuration des moyens est opérationnelle.
C10.7 Exploiter des L’exploitation des résultats des essais permet de
résultats d’essais. conclure quant à la validité de tout ou partie du
processus.
Des préconisations d’optimisation éventuelle du
processus sont proposées.
C10.8 Préparer la Le DMOS prévisionnel est correctement
qualification d’une renseigné.
procédure de soudage.
L’éprouvette est réalisée conformément aux
paramètres du DMOS prévisionnel.
Les contrôles sont réalisés conformément aux
normes.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 30 / 115


Le document Résultat Contrôle Examen Essai
(RCEE) est correctement renseigné.
Le procès-verbal de qualification de mode
opératoire de soudage (PV-QMOS) est
correctement établi et est validable.

C11 – Définir et organiser les environnements de travail.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 La définition du C11.1 Identifier les La liste des tâches identifiées est complète.
contexte de travail. tâches à réaliser et
L’enchaînement des tâches est pertinent.
 La composition et la leur enchaînement.
caractérisation des C11.2 Organiser les Les flux physiques de matière et des
moyens de fabrication flux. composants sont clairement identifiés.
disponibles.
Les flux d’informations sont clairement
 Le schéma identifiés.
d'implantation du
secteur de fabrication L’ensemble des flux est optimisé.
ou du chantier.
C11.3 Définir ou La définition ou le choix des moyens
 Le ou les processus choisir les moyens environnants est en adéquation avec les
de fabrication. environnants (transfert, contraintes.
S1.4
 Les réglementations, stockage, préparation,
La définition ou le choix des moyens S6.3
normes et codes. contrôle,
environnants respecte les réglementations, S9.2
parachèvement …).
normes et codes. S10.2
C11.4 Organiser un L'organisation permet de respecter les S10.3
secteur de fabrication contraintes de fabrication (coûts, délais,
d’un atelier ou un qualité).
chantier.
L’organisation respecte la réglementation liée à
à la sécurité et à l’environnement et, en
particulier, le plan de prévention (PDP) dans le
cas du chantier.
C11.5 Aménager un Le poste de travail est aménagé dans le respect
poste de travail des règles d’ergonomie.
L’identification des procédures de santé et
sécurité au travail au poste de travail est
pertinente.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 31 / 115


C12 – Proposer des améliorations technico-économiques et environnementales d’un
processus de réalisation.
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de définition C12.1 Identifier des L’identification des améliorations possibles est
d’un ensemble ou d’un améliorations possibles pertinente.
élément à réaliser. d’un processus de
 Le processus de la fabrication.
réalisation. C12.2 Identifier et L'identification des facteurs influents est
 Les difficultés technico- hiérarchiser les pertinente.
économiques liées à la paramètres influents. La hiérarchisation des facteurs influents est
mise en œuvre du
judicieuse. S1
processus.
 La liste des moyens de C12.3 Appliquer une La mise en œuvre de la méthode d’optimisation S2.5
réalisation et les méthode est correcte. S6
documentations d’optimisation. S7
techniques associées. C12.4 Proposer des Les améliorations proposées sont pertinentes. S8
 Des outils de veille améliorations. S9.1
Les innovations technologiques sont explorées.
technologique, des S9.4
documents présentant L’expérience de l’entreprise est prise en compte. S10.3
des caractéristiques
nouvelles, des Les modifications ou créations d’équipements ou
solutions innovantes d’outillages sont correctes et pertinentes.
ou des possibilités de C12.5 Estimer et ar- Les éléments techniques fournis permettent le
transferts de gumenter des résultats chiffrage.
technologie. d’amélioration.
Les améliorations sont argumentées d’un point
 Les normes et la de vue technico-économique et
réglementation.
environnemental.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 32 / 115


C13 – Planifier une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance).

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de C13.1 Identifier les Les ressources matérielles mobilisables sont


réalisation du produit. ressources matérielles identifiées.
 Les plannings et les et humaines
Les qualifications professionnelles des
fortuits. mobilisables.
ressources humaines mobilisables sont
 Les données de identifiées, notamment dans le domaine du
l’entreprise : sous- soudage.
traitance, heures
Les ressources matérielles et humaines sont
supplémentaires
correctement quantifiées.
possibles …
 Les fiches de postes C13.2 Déterminer la Le choix des indicateurs est pertinent. S9.1
de l’entreprise et les capacité à produire d’un
secteur de fabrication. L’estimation de la capacité à réaliser est S9.3
compétences réaliste. S11.1
associées.
C13.3 Elaborer et gérer L’enchaînement des activités respecte les
un planning. contraintes de réalisation et de disponibilité
des ressources humaines et matérielles.
Le planning respecte les délais.
Les propositions de modification du planning
sont pertinentes.
Les impossibilités d’intégration sont signalées
à la hiérarchie.

C14 – Lancer et suivre une réalisation (une fabrication, une installation, une
maintenance).
Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de C14.1 S’assurer de la La disponibilité des moyens humains et


réalisation. disponibilité des matériels nécessaires est vérifiée.
 Le protocole de moyens humains et
matériels ainsi que de La disponibilité de la matière d’œuvre est
contrôle. contrôlée.
la matière d’œuvre.
 Les plans de charge.
Les indisponibilités sont signalées.
 Les ordres de
fabrication, C14.2 Effectuer le Le délai de lancement imposé par le planning
d’installation, de lancement d’une est respecté.
maintenance. réalisation. S6
 La documentation C14.3 Mettre en œuvre Les protocoles de contrôle sont respectés. S8.3
technique des moyens un protocole de S9.1
Les documents de suivi sont exploités et
de réalisation. contrôle (de point S9.3
archivés.
 Les documents de d’arrêt) en cours de S10.1
traçabilité. réalisation. S10.3
 Les données C14.4 Identifier des Les non-conformités sont identifiées. S11.1
capitalisées par non-conformités d’une
La remédiation proposée est appropriée.
l’entreprise. réalisation, en rendre
compte et y remédier. La mise en œuvre des actions correctives est
 Les postes de travail et
l’ensemble des garantie.
moyens associés. C14.5 Identifier les L’identification des facteurs influents sur les
facteurs influents sur aléas de réalisation est pertinente et
des aléas de capitalisée.
réalisation.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 33 / 115


C15 – Appliquer un plan qualité, de sécurité et de respect de l’environnement.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 L’organigramme de C15.1 Vérifier Les documents qualité relatifs à son activité


l’entreprise. l’application d’un sont identifiés.
système qualité à son
 Le plan qualité de La vérification de l’application des procédures
activité.
l’entreprise. qualité est effective.
 Les documents de C15.2 Renseigner et Les documents de traçabilité de l’entreprise
traçabilité. exploiter les documents sont renseignés dans le respect du plan
 Les fiches des actions de traçabilité d’une qualité.
correctives à mettre en entreprise.
L’exploitation des documents de traçabilité est
place dans son secteur
pertinente.
d’activité.
C15.3 S’assurer de la Les actions correctives sont mises en œuvre.
mise en œuvre
d’actions correctives à
son secteur d’activité. S1
 Une situation de travail. C15.4 Contribuer à Les risques pour la santé et la sécurité au S2.1
 Des outils d’analyse l’évaluation des travail de son secteur sont identifiés. S9.4
(AMDEC, arbre des risques, notamment S10.1
causes, check-list, dans le cadre du
S10.2
arbre des défaillances, “Document unique S11.2
grilles d’observation). d’évaluation des
risques professionnels”.
 Une analyse de
situation de travail. C15.5 Collaborer avec Des mesures de prévention, de réduction ou
des organismes ou suppression des risques sont proposées.
 La charte ou le plan de
services institutionnels
sécurité de l’entreprise
ou spécialisés pour
(y compris le document
définir les actions de
unique actuel).
protection des
 La réglementation en personnes et/ou de
vigueur. l’environnement.
C15.6 Appliquer les Les procédures de prévention mises en œuvre
procédures de sécurité sont respectées.
et de respect de
l’environnement.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 34 / 115


C16 – Définir un protocole de contrôle.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le dossier de C16.1 Identifier et La liste des spécifications critiques est


réalisation. expliciter des complète.
 Les normes. spécifications critiques à
Les spécifications sont correctement
surveiller. S2.1
 La liste des moyens explicitées.
de contrôle et de S6
C16.2 Etablir un Les modes opératoires du protocole sont
mesure disponibles. protocole de contrôle. cohérents avec les spécifications à contrôler. S8.3
 Une banque de
données techniques. Les moyens prévus au protocole sont adaptés
au contexte technico-économique.
La traçabilité des informations est assurée.

C17 – Mettre au point et qualifier tout ou partie d’un ensemble chaudronné.

Compétences Savoirs
Données Indicateurs de performance
détaillées associés

 Le cahier des charges C17.2 Encadrer les Les protocoles d’essais sont respectés.
fonctionnel de essais de
La mise au point permet de résoudre les non-
l’ensemble fonctionnement et la
mise au point d’un conformités.
chaudronné.
S2.1
 Les protocoles d’essais ensemble chaudronné Les conclusions de l’essai permettent de
de l’ensemble (essais à vide et essais qualifier l’ensemble. S3.3
(protocoles internes et fonctionnels hors S6.1
protocoles du client). fabrication).
S6.2
 La documentation C17.3 Participer à la Les éventuelles non-conformités sont
S11.1
technique des mise en service de identifiées et caractérisées.
matériels d’essais et de l’ensemble chaudronné.
Les conclusions quant à l’aptitude à l’emploi
mise au point. de l’ensemble sont dégagées.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 35 / 115


3 - Savoirs associés aux compétences
Spécification des niveaux d’acquisition et de maîtrise des savoirs

Indicateur de niveau d'acquisition


et de maîtrise des savoirs

Le savoir est relatif à l'appréhension d’une


vue d’ensemble d’un sujet ; les réalités
sont montrées sous certains aspects de
manière partielle ou globale. Niveau d’INFORMATION NIVEAU 1
Ceci peut se résumer par la formule :
"l'élève ou l'étudiant en a entendu parler et
sait où trouver l'information".

Le savoir est relatif à l’acquisition de


moyens d’expression et de
communication : définir, utiliser les termes
composants la discipline.
Niveau d’EXPRESSION NIVEAU 2
Il s’agit de maîtriser un savoir.
Ceci peut se résumer par la formule :
"l'élève ou l'étudiant sait en parler".
Ce niveau englobe le précédent.

Le savoir est relatif à la maîtrise de procé-


dés et d’outils d’étude ou d’action : utili-
ser, manipuler des règles ou des ensembles
de règles (algorithme), des principes, en vue
d’un résultat à atteindre. Niveau de la
Il s’agit de maîtriser un savoir-faire. MAÎTRISE D’OUTILS
NIVEAU 3
Ceci peut se résumer par la formule :
"l'élève ou l'étudiant sait faire".
Ce niveau englobe de fait les deux niveaux
précédents.

Le savoir est relatif à la maîtrise d’une mé-


thodologie de pose et de résolution de
problèmes : assembler, organiser les élé-
ments d’un sujet, identifier les relations, rai-
sonner à partir des ces relations, décider en
vue d’un but à atteindre. Il s’agit de maîtriser Niveau de la
MAÎTRISE MÉTHODOLOGIQUE NIVEAU 4
une démarche : induire, déduire, expérimen-
ter, se documenter.
Ceci peut se résumer par la formule :
"l'élève ou l'étudiant maîtrise la méthode".
Ce niveau englobe de fait les trois niveaux
précédents.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 36 / 115


S1 – DÉMARCHE DE CONCEPTION ET GESTION DE PROJET

S1.1 – Ingénierie système et analyse fonctionnelle


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S1.1.1 – Approche globale Les diagrammes SysML sont une don-
 Définition de l'ingénierie système et de l’analyse fonction- née d’entrée de l’étude fonctionnelle. Ils
nelle. permettent de situer la frontière de
 Langage de description SysML, types de diagrammes et l’étude dans un contexte pluri technolo-
leur utilisation. gique.
 Outils de l’analyse fonctionnelle : méthode APTE, NF X50- On se limitera à la lecture et la com-
151. préhension des diagrammes SysML.
- diagramme des exigences ;
- diagramme des cas d'utilisation ;
- diagramme de définition de bloc ;
- diagramme de bloc interne ;
- diagramme d'état transition ;
- diagramme de séquences.
S1.1.2 – Approche métier : description externe
 Besoin à satisfaire par l’utilisateur.
 Cycle de vie du produit : éco-conception. Il s’agit pour chaque étape de la vie du
produit de prendre en compte les con-
traintes permettant de réduire les im-
pacts environnementaux.
 Expression fonctionnelle du besoin. Pour caractériser les fonctions de ser-
 Frontière d’une étude. vice, à défaut d'indications imposées
 Fonctions de service (usage, estime), contraintes (ergo- par le cahier des charges initial, on
nomie, sécurité) : outils de recherche et de description as- s'appuiera sur les exigences des
sociés. normes en vigueur et les compétences
 Cahier des charges fonctionnel : caractéristiques des fonc- d'un spécialiste (règles d'ergonomie,
tions de service (critères, niveaux et flexibilité). environnement particulier...).
S1.1.3 – Approche métier : description interne La description interne du système doit
 Déclinaison des fonctions de service en fonctions tech- être menée en intégrant, si elles exis-
niques : outil FAST. tent, les données de l’ingénierie sys-
 Nature et flux des éléments transformés par le produit : tème par l’utilisation des diagrammes
matière, énergie, information. SysML.
Il s’agit de décoder ou de modifier ces
différents diagrammes SysML ou les
représentations issues de l’analyse
fonctionnelle.
Il peut s’agir :
de diagrammes qui décrivent la struc-
ture interne du produit étudié ;
de diagrammes qui situent le produit
étudié à l’intérieur d’un système pluri
technologique plus vaste.

S1.2 – Organisation de l’entreprise industrielle


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
 Organisation administrative et commerciale.
 Organisation des études, recherche et développement. Il s’agit ici de créer la culture minimale
 Structure d’un système de production : de la connaissance des organisations
- méthodes et préparations ; et des fonctions principales rencontrées
- achats ; dans une entreprise industrielle de
- sous-traitance et co-traitance ; conception et de réalisation
- gestion de production ; d’équipements industriels.
- gestion des stocks ;

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 37 / 115


- maintenance des moyens de fabrication ; Ces savoirs étayent les travaux colla-
- service qualité ; boratifs entre spécialistes de concep-
- service après-vente. tion et de réalisation destinés à optimi-
 Réglementation du travail : ser un produit.
- cadre de vie ;
- comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail ;
- comité d’entreprise ;
- représentativité des personnels, formation des
personnels.

S1.3 – Compétitivité des produits industriels


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S1.3.1 – Méthodes et outils de compétitivité La notion de propriété industrielle doit
 Le marché, la concurrence. être illustrée d’exemples et notamment
 Propriété industrielle : recherche d’antériorité, les brevets. donner lieu à des activités de re-
 Qualité du produit : certification ISO, standardisation, nor- cherches de brevets dans des bases
malisation. de données distantes (site de l’Institut
 Planification du projet : diagramme de GANTT, méthode National de la Propriété Industrielle par
des potentiels. exemple).
 Capitalisation des acquis, traçabilité des études. L’ensemble des données sera intégré
dans un PDM (Product Data Manage-
ment) voire un PLM (Product Life cycle
Management) si disponible.
S1.3.2 – Créativité et outils de recherche de solutions
 Méthodes de créativité (TRIZ, ASIT) :
- notion de contradiction ;
- reformulation d’un problème contraint ;
Ces méthodes sont privilégiées pour la
- recherche d’un principe de solution à un problème
recherche de principes de solutions.
contraint, résolution d’une contradiction ;
- décodage d’un principe de solution, recherche de
La maîtrise de ces méthodes ne peut
solutions techniques.
pas être exigée (niveau d’acquisition 2).
 Autres outils de recherches :
- brainstormings ;
- analogies ;
- inversions.
S1.3.3 – Analyse de la valeur
 Définition de la valeur d’un produit : rapport entre satisfac-
tion d’une fonction d’un produit, coût associé et notions de
CCO (conception pour un coût objectif).
 Outils de l’analyse de la valeur : La maîtrise de ces outils ne peut pas
- outils de classification et de hiérarchisation : tableau de être exigée. Ces outils trouvent leur
pondération, diagramme de hiérarchisation, diagramme place dans le cadre d’études de recon-
de PARETO ; ception ou d’optimisation de produits
- outils issus de la méthode APTE qui permettent
existants.
d’analyser et d’évaluer une solution en vue de son
optimisation – bloc diagramme - bloc diagramme idéal -
tableau d’analyse fonctionnelle ;
- outils d’analyse des défaillances : diagramme
d'ISHIKAWA, AMDEC, arbre de défaillance.

S1.4 – Développement durable et éco-conception


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S1.4.1 – Contexte du développement durable
 Piliers du développement durable : dimension mondiale Savoir replacer l’éco-conception dans
environnementale, sociétale et économique ; enjeux pour le contexte mondial de développement
l’entreprise et la transition énergétique. durable.
 Contraintes environnementales.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 38 / 115


 Cycle de vie d’un produit, notion d’unité fonctionnelle.
 Caractérisation des impacts environnementaux : Connaître les différents impacts envi-
- épuisements des ressources ; ronnementaux dans le cycle de vie d’un
- effets nocifs sur le climat, l’atmosphère ; produit.
- pollution (air, eau), toxicité ;
- production de déchets.
S1.4.2 – Normalisation et réglementation
 Approches environnementales et normalisation :
- approche site : « Management environnemental » (ISO
14001) ;
Connaissances des organismes res-
- approche produit : « Intégration des aspects
sources au service de l’éco-conception
environnementaux dans la conception et le
des produits.
développement des produits » (normes ISO).
 Eco-certification des produits.
 Organismes ressources dans l’éco-conception (exemples :
ADEME, CETIM).
S1.4.3 – Méthodes et outils d’éco-conception Prise en compte des contraintes envi-
 Intégration des contraintes environnementales dans le ca- ronnementales dans l’établissement du
hier des charges. cahier des charges fonctionnel du pro-
 Approches méthodologiques : duit.
- multi-étapes du cycle de vie du produit ;
- multicritères environnementaux ; Conduite d’outils d’éco-conception en
- multi-acteurs (travail collaboratif des différents services distinguant les approches qualitatives
de l’entreprise). et quantitatives au regard des critères
 Outils : environnementaux, sélectives ou com-
- évaluation du cycle de vie du produit (roue d’éco- plètes vis-à-vis des étapes du cycle de
conception, déclinaison simplifiée de la norme ISO vie considérées.
14040) ;
- listes et procédures de contrôle (check-list) ; L’utilisation de logiciels d’éco-
- base de données et outils de mesure des impacts ; conception est à privilégier avec :
- matrices de choix, d’évaluation ; - une approche globale qualitative,
- outils logiciels d’éco-conception. - une approche comparative de solu-
tions techniques envisageables se-
mi-quantitative.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 39 / 115


S2 – CHAÎNE NUMÉRIQUE

S2.1 – Concept de « chaîne numérique »


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S2.1.1 – Définition des maillons de la chaîne numérique
 Maquette numérique.
 Prototypage. On veillera à montrer que la chaîne
 Simulations. numérique est bouclée permettant une
 Outillage. optimisation itérative de la conception.
 Production.
 Qualification.
S2.1.2 – Gestion de la vie de la chaîne numérique via un
PLM
 Livrables (fichiers exigés au regard du cahier des charges).
Ces savoirs intègrent l’outil informa-
 Plannings : Gantt.
tique de gestion des fichiers dans une
 Suivi et archivage des documents (révisions, historique),
démarche de projet collaboratif et con-
processus de validation, maîtrise de la configuration.
courant.
 Continuité de la chaîne numérique (formats
d’import/export, paramétrage).
 Droits des intervenants, liens entre données.

S2.2 – Simulation numérique


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S2.2.1 – Paramétrage d’une simulation
 Critères de choix du type d’analyse et des données La définition des paramètres d’entrées
d’entrée : et de sorties peut être amenée à varier
- modèles géométriques ; en fonction du procédé considéré.
- paramètres de simulation.
S2.2.2 – Exploitation des résultats
 Lecture et analyse :
- des géométries déformées ;
- de contours isovaleurs : épaisseurs, déformations,
contraintes ;
- des courbes d’efforts ;
- des indicateurs de faisabilité d’une opération ou
enchaînement d’opérations.

S2.3 – Outils de conception et de représentation numériques


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S2.3.1 – Modeleurs volumiques paramétriques Le mode de modélisation est approprié
 Structuration des modèles : arbres de construction de à la typologie des pièces.
pièce et arbre d’assemblage. La maîtrise des exigences de modélisa-
 Modes de modélisation : surfacique, volumique. tion des surfaces complexes est exclue
 Fonctions logicielles de conception. sans l’aide d’un spécialiste (exemple :
 Propriétés de nomenclature associées aux pièces (dési- domaine de la carrosserie).
gnation, matériaux). Le paramétrage s’applique principale-
 Paramétrage et robustesse du modèle. ment à la géométrie du modèle.
S2.3.2 – Méthodes de conception
 Méthodes de conception : La méthode de conception est adaptée
- par corps de pièce ; au résultat souhaité : simulation dyna-
- par surfaces fonctionnelles ; mique, résistance des matériaux, con-
- par squelette géométrique de pièce, d’assemblage, ception détaillée...
esquisse pilotante ; Le paramétrage d’un modèle de pièce

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 40 / 115


- hors ou en contexte d’assemblage (liens de référence est géré par tableau de valeurs : si la
ou paramétrage entre pièces). situation s’y prête.
 Fonctionnalité logiciel - tableur : L'utilisation ponctuelle de modeleurs
- associations modeleur/tableur ; implicites (sans historique…) est pos-
- conception orientée famille de pièces - d’assemblages. sible lorsque la stratégie de conception
 Outils spécifiques pour le technicien : s’y prête (par exemple en l’absence de
- bibliothèques d’éléments standards et de données robustesse d’un modèle fourni), tout
techniques (locales ou à distance) ; comme la rétro-conception par scan
- modules métiers. 3D.
 Rétro-conception : autres types de modeleurs.

S2.4 – Représentations graphiques dérivées des maquettes numériques


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S2.4.1 – Fonctionnalités logicielles relatives à la produc-
tion de documents techniques
 Configurations graphiques visuelles (propriétés de cou-
leurs, transparence) et de positions, coupes et écorchés
3D.
 Édition de nomenclatures et éclatés.
 Rendus réalistes, animations.
S2.4.2 – Fonctionnalités logicielles relatives à la mise en
plan selon les normes de représentations du dessin
technique
 Vues en projection, sections et coupes.
 Normes de représentation de mise en plan.

S2.5 – Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur (CFAO)


Savoirs, Connaissances Niveau Limites de connaissances
d’acquisition
(concepts, notions, méthodes)
1 2 3 4
S2.5.1 – Techniques d'exploitation d’un logiciel de CFAO
 Outils logiciels pour :
- la détermination des trajectoires outils et la génération
des programmes de pilotage des moyens de fabrication
et de contrôle ;
- la simulation des moyens de fabrication en vue de
valider les solutions retenues ;
- l’élaboration et l’édition des documents de fabrication.
 Méthodes de paramétrage des corrections en pliage pour
l'obtention des dimensions exactes sur les dépliés.
 Méthodes graphiques de prise en compte des contraintes Exemple de contraintes de fabrication,
de fabrication. construction :
- des coudes cylindriques et co-
niques ;
- des culottes de ventilation ;
- des intersections de solides tan-
gents à une sphère commune ;
- des trémies (à constituer d’éléments
développables) ;
- …

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 41 / 115


S3 - COMPORTEMENT DES OUVRAGES MÉTALLIQUES

S3.1 – Modélisation des actions mécaniques


Niveaux
Savoirs, Connaissances
(concepts, notions, méthodes)
d’acquisition Limites de connaissances
1 2 3 4
S3.1.1 – Action mécanique de contact et à distance
 Modèles de représentation d’une action mécanique :
La représentation des actions
- force et résultante de forces ;
mécaniques sous forme torsorielle est
- moment et moment résultant ;
conduite en vue d’alimenter une
- cas particuliers des couples et glisseurs.
simulation numérique. Seule l’écriture
 Représentation graphique et analytique des vecteurs force
des composantes de forces et/ou de
et moment.
moments est demandée.
 Notion de torseur.
 Principe des actions mutuelles.
S3.1.2 – Contact entre pièces
 Nature géométrique du contact. Les modélisations des liaisons sous
 Pression de contact et de matage : forme torsorielle sont réalisées en vue
- cas ponctuels, linéiques et surfaciques simples. de renseigner une simulation numé-
 Modélisation globale dans le plan et dans l’espace des ef- rique.
forts transmissibles par chaque liaison.

S3.2 – Comportement mécanique des pièces et des systèmes


Niveaux
Savoirs, Connaissances
(concepts, notions, méthodes)
d’acquisition Limites de connaissances
1 2 3 4

S3.2.1 – Isolement d’une pièce ou d’un système de


solides La résolution graphique se limite à
l’étude des systèmes de solides soumis
 Graphe des actions mécaniques. à 2 ou 3 actions modélisées par des
 Ordonnancement des isolements. glisseurs de supports non parallèles.
 Frontière, actions intérieures et extérieures.
S3.2.2 – Équilibre statique des solides, principe
La résolution analytique est exclusive-
fondamental de la statique
ment réalisée avec assistance informa-
 Énoncé du principe en vue d’une résolution : tique ou par exploitation de résultats
- analytique ; (tableaux, graphes).
- graphique.

S3.3 – Résistance des matériaux


Niveaux
Savoirs, Connaissances
(concepts, notions, méthodes)
d’acquisition Limites de connaissances
1 2 3 4

S3.3.1 – Hypothèses de la résistance des matériaux


 Modèle poutre.
 Hypothèses sur les matériaux.
 Hypothèses de Navier-Bernoulli et Barré de St Venant.
S3.3.2 – Efforts de cohésion dans une section droite La détermination analytique des efforts
 Diagrammes : de cohésion se fait dans les cas plans.
- effort normal ; L’utilisation des torseurs se limite à
- effort tranchant ; l’écriture synthétique finale des efforts
- moment de torsion ; de cohésion dans une section droite.
- moment de flexion. Pour les cas spatiaux, les conclusions
s’appuient sur l’exploitation des résul-
tats d’une simulation numérique.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 42 / 115


S3.3.3 – Relation contrainte-déformation
 Loi de Hooke.
 Phénomène de fluage.
 Phénomène de rupture fragile.
S3.3.4 – Sollicitations simples (traction – compression,
torsion des sections circulaires, flexion, cisaillement)
 Contraintes normales, contraintes tangentielles.
La détermination des moments quadra-
 Identification des paramètres géométriques d’un solide in-
tiques ne s'effectue que pour les
fluant son comportement :
formes simples en utilisant des formu-
- influence de l’orientation des sections ;
laires
- aires ;
Les démonstrations ne sont pas in-
- moments quadratiques.
cluses dans ces savoirs, elles décou-
 Déformation lent de la mise en œuvre de modeleurs
 Condition de résistance : volumiques.
- coefficient de sécurité ; Les cas traités doivent rester simples.
- limite élastique ;
- limite de fatigue.
 Cas des enveloppes minces en traction - compression
 Flambement.
 Sollicitations composées : La discrétisation (en termes de taille et
- principe de superposition ; de type de maillage) du problème est
- flexion-traction / compression ; donnée.
- contrainte équivalente de Von-Mises. Pour les cas simples (modèle poutre),
la validation des résultats s'effectue par
utilisation de formulaires ou à l'aide de
logiciels de simulation.
Pour les pièces ne relevant pas du mo-
dèle poutre, la validation des résultats
exploite la simulation et/ou la mise en
œuvre d'un logiciel volumique intégrant
un module d’éléments finis.
S3.3.5 – Calcul des soudures
 La résistance des soudures :
- chargement statique ;
- sollicitation par un effort normal et/ou tranchant.
 Dispositions constructives liées aux calculs.
S3.3.6 – Code de construction des appareils à pression
(CODAP)
 Historique, intérêt et contenu des codes.
 Domaine d’application.
 Choix d’une catégorie de construction, conséquences sur
l’ensemble de la construction.
 Situation normale et exceptionnelle de service, d’essai de
résistance :
Privilégier l’utilisation de logiciels de
- contrainte nominale de calcul ;
calcul spécifiques (saisie des données,
- pression (intérieure, extérieure, absolue, effective,
exploitation des résultats, édition de la
hydrostatique) ;
note de calcul devant figurer au dossier
- épaisseur (minimale, de commande, utile, admise).
de l’appareil).
 Conception et calcul :
- enveloppe cylindrique soumise à pression intérieure ;
- fond soumis à pression intérieure ;
- enveloppe comportant des ouvertures isolées.
S3.3.7 – Autres codes de construction
 Spécificités d’autres codes : ASME, RCCM, Eurocode 3
 Domaines d’application
 Principes de calcul et des solutions constructives

S3.3.8 – Dilatation thermique des matériaux

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 43 / 115


 Dilatation due à l’élévation de la température, formule in-
dustrielle approchée.
 Coefficient de dilatation linéaire.
 Conséquences sur les solutions constructives :
- compensateur de dilatation ;
- support coulissant ;
- architecture des échangeurs tubulaires.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 44 / 115


S4 – MATÉRIAUX ET TRAITEMENTS

S4.1 – Structure et caractéristiques des matériaux


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S4.1.1 – Structure et état de la matière
 Atome, molécules, ions.
 La liaison covalente, la liaison ionique, la liaison métal-
lique.
 Changement d’état d'un métal ou d'un alliage.
S4.1.2 – Les alliages binaires
S4.1.3 – Le diagramme Fer Cémentite
S4.1.4 – Désignation normalisée et commerciale des
matériaux
S4.1.5 – Caractéristiques mécaniques
 Limite élastique.
 Module de Young.
 Limite à la rupture.
 Allongement.
 Résilience.
 Dureté.
 Limite de fatigue.
S4.1.6 – Caractéristiques physico-chimiques
 Masse volumique.
 Conductibilité.
 Résistance à la corrosion.
 Formabilité.
 Soudabilité.
S4.1.7 – Éléments d'addition et leurs influences sur les
caractéristiques
S4.1.8 – Essais mécaniques
 Essai de traction uni-axial.
 Essai de flexion.
 Essai de dureté.
 Essai de résilience.
 Essai de fatigue.

S4.2 – Domaine d’utilisation des matériaux et leurs traitements


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S4.2.1 – Matériaux utilisés dans les domaines de la chau-
dronnerie, de la tôlerie et de la tuyauterie
 Aciers.
 Aciers inoxydables.
 Aluminium et ses alliages.
 Cuivre, titane.
S4.2.2 – Principes, effets et exigences des principaux trai-
tements thermiques des aciers (trempe, revenu, recuit)
S4.2.3 – Principes des traitements thermiques des as-
semblages soudés
S4.2.4 – Principes, limites et performances des traite-
ments de surface protégeant de la corrosion des métaux
(par revêtements et dépôts, …)
S4.2.5 – Principes des traitements mécaniques (grenail-

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 45 / 115


lage, sablage)
S4.2.6 – Pour tous ces traitements, incidence sur les pro-
cédés de transformation et d’assemblage ultérieurs

S4.3 – Métallurgie du soudage


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S4.3.1 – Phénomènes thermiques et métallurgiques dans
les assemblages soudés
 Répartition thermique dans les assemblages soudés.
 Étude du cycle thermique de soudage.
 Phénomènes métallurgiques en soudage à l'arc.
 Structures métallurgiques dans les assemblages soudés.
S4.3.2 – Les conditions de soudage :
 Conditions pratiques de soudage pour les aciers non alliés
ou faiblement alliés.
 Paramètres influant les conditions de soudage :
- procédé ;
- énergie ;
- géométrie du joint ;
- épaisseur ;
- matériau de base ;
- température initiale des pièces ;
- refroidissement des pièces (vitesse).
 Méthodes pour éviter la fissuration à froid :
- courbes TRCS ;
- méthode de l’IRSID (abaque à 3 quadrants) ;
- carbone équivalent.
 Préconisations pour éviter la fissuration à froid, à chaud et
par arrachement lamellaire.
S4.3.3 – Recommandations pour le soudage des L’utilisation de la norme EN 1011-2, est
matériaux métalliques ici essentielle.
S4.3.4 – Recommandations pour le soudage des aciers de
type HARDOX et WELDOX

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 46 / 115


S5 – ÉTUDE DES OUVRAGES CHAUDRONNÉS, DE TUYAUTERIE ET DE TÔLERIE

S5.1 – Solutions constructives


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S5.1.1 – Dispositions constructives recommandées pour
les appareils à pression (suivant CODAP)
 Assemblage d’éléments d’une même enveloppe.
 Assemblage d’une enveloppe cylindrique avec une enve-
loppe conique, un fond bombé.
 Piquage sur une enveloppe, un fond.
 Bossage.
 Brides.
 Technologie des échangeurs.
 Technologie des colonnes.
S5.1.2 – Solutions constructives pour les composants
non soumis à pression
 Supports des appareils : berceaux, jupes, embases, pieds.
La définition s’appuiera sur les normes
 Trou d’homme : potence de manutention, accès.
en vigueur.
 Oreille, tourillon de levage.
 Calorifuge, ligne de traçage et réchauffage.
 Autres composants.
S5.1.3 – Solutions constructives en construction
métalliques pour des structures porteuses d'éléments
chaudronnés et/ou tuyauterie
 Stabilité géométrique des ouvrages, notions de base :
- stabilité transversale ;
- stabilité longitudinale ;
- contreventement. Utilisation de l’Eurocode 3.
 Assemblage poutre / poteau, poutre / poutre, diagonale /
poteau :
- liaison encastrement ;
- liaison articulation.
 Dispositions constructives d’un boulonnage non précon-
traint : pince et pas.
S5.1.4 – Solutions constructives pour des ensembles
autres que les appareils à pression
 Dispositions constructives en constructions mécano sou-
dées.
 Conception en tôlerie.
 Règles de conception des bâtis soumis à des sollicitations
statiques et/ou cycliques.
 Critères de choix de composants standards (vérin, motoré-
ducteur).

S5.2 – Tuyauterie
Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S5.2.1 – Représentation des tuyauteries
 Documents généraux :
- schéma de procédé ;
- plan de circulation des fluides (PCF) ;
- PID (piping and instrumentation diagrams) ;
- plan d’ensemble d’installation (pente, drainage).
 Types de représentation unifilaire ou bifilaire des lignes de
tuyauterie : projections orthogonales, isométriques.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 47 / 115


 Symboles de représentation des éléments standards.
S5.2.2 – Fonctions, solutions d’assemblage des
composants de tuyauterie
 DN, PN, PMA, schedule, série de tubes pour un diamètre
donné.
 Accessoires courants : brides, coudes, réductions, tés, ro-
binetterie, soupapes, clapets.
 Autres composants (Anti-vortex, calorifuges, lyres, souf-
flets).
S5.2.3 – Fonctions, solutions constructives des supports
de tuyauterie
 Effets et conséquences des dilatations. Supports fixes, va-
riables, constants.
 Dispositions constructives courantes.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 48 / 115


S6 – SPÉCIFICATION ET PROCESSUS DE CONTRÔLE

S6.1 – Spécification des produits


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S6.1.1 – Écarts entre la pièce réelle et le modèle
 Défauts des surfaces :
- dimensionnels ;
- géométriques.
 Défauts de structure :
- liés au matériau (composition, homogénéité) ; En lien avec les principales normes de
- relatifs aux caractéristiques mécaniques (dureté, limites soudage.
et modules).
 Défauts des soudures :
- dimensions et géométrie des cordons ;
- défauts internes et externes ;
- déformations liées au soudage.
S6.1.2 – Expression normalisée des tolérances
 Type de tolérancement :
- dimensionnel ;
- par zones ;
- par gabarits.
 Tolérances géométriques : forme, orientation, position et
battement.
 Éléments spécifiés.
 Éléments de référence et références spécifiées.
 Tolérances projetées.
 Interdépendance dimensions - géométrie.
 Exigences d'enveloppe, de maximum et minimum de ma-
tière.
 Spécifications d'état de surface.
 Tolérances générales.
S6.1.3 – Principes de détermination des spécifica-
tions d’un produit
 Fonctions mécaniques et surfaces influentes.
 Conditions de fonctionnement et de montage (jeux, ajus-
tements).

S6.2 – Les moyens de contrôle


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S6.2.1 – Dispersions et erreurs de mesurage
 Typologie des erreurs de mesurage : justesse, répétabilité
et reproductibilité.
 Causes d’erreurs.
S6.2.2 – Caractéristiques et technologie des instruments
de contrôle
 Instruments :
- conventionnels ;
- tridimensionnels ;
- optiques et laser.
 Résolution, mode opératoire et étalonnage.
S6.2.3 – Contrôle des géométries et des dimensions
 Principes :
- extraction et critères d'association ;
- référentiel de mesure.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 49 / 115


 Protocoles de contrôle associés :
- à la métrologie au marbre ;
- à l’utilisation de techniques de numérisation 3D.
 Technologie des montages de contrôle
S6.2.4 – Contrôle des caractéristiques mécaniques
Ce chapitre s’applique à la vérification
 Traction.
des caractéristiques mécaniques
 Pliage.
- de la matière d’œuvre ;
 Dureté. - des cordons de soudure.
 Résilience.
S6.2.5 – Les contrôles spécifiques des soudures
 Contrôle visuel.
 Contrôle par ressuage.
 Contrôle par ultrasons.
En lien avec les principales normes de
 Contrôle par magnétoscopie.
soudage
 Contrôle micrographique et macrographique.
 Contrôle par courants de Foucault.
 Contrôle par radiographie.
 Contrôle par spectrographie.

S6.3 – Les contrôles en fabrication


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S6.3.1 – Procédures
 Éléments de définition d’une phase de contrôle :
- moyens retenus ;
- technologie de mise en position et de maintien de la
pièce ou de l'ensemble.
 Chronologie des opérations de contrôle.
S6.3.2 – Les processus de contrôle
 Contrôle par attribut ou par mesurage.
 Contrôle des échantillons initiaux, contrôle final ou en
cours de fabrication.
 Contrôle à 100% ou par échantillonnage.
 Autocontrôle.
S6.3.3 – Documents d'exploitation
 Rapports et procès-verbaux de contrôle.
 Documents de traçabilité.

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S7 – TECHNOLOGIE DES PROCÉDÉS

S7.1 – Les procédés de découpage


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S7.1.1 – Les procédés de découpage mécanique
 Sciage et tronçonnage.
 Cisaillage.
 Poinçonnage.
 Grignotage.
 Limites, performances (matériaux, formes et précisions ré-
alisables) et coûts.
S7.1.2 – Les procédés de découpage thermique
 Oxycoupage.
 Plasma.
 Laser.
 Limites, performances (matériaux, formes et précisions ré-
alisables) et coûts.
S7.1.3 – Autres procédés
Les procédés par enlèvement de ma-
 Par enlèvement de matière.
tière sont abordés dans le cadre de la
 Jet d’eau.
préparation des pièces mécano-
 Limites, performances (matériaux, formes et précisions ré- soudées.
alisables) et coûts.

S7.2 – Les procédés de formage


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S7.2.1 – Technologie des procédés de formage des tôles
 Pliage.
 Roulage.
 Emboutissage.
 Repoussage et fluotournage.
S7.2.2 – Procédé de formage des tubes et des profilés
 Cintrage.
S7.2.3 – Moyens de formage Pour le pliage les différentes presses
 Limites et performances des procédés. sont à étudier : plieuse à CN, plieuse à
 Contraintes de conception et de réalisation. tablier à CN, panneauteuse CN.

S7.3 – Les procédés de parachèvement et de finition


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S7.3.1 – Procédés de parachèvement Ce chapitre abordera notamment le
chanfreinnage, grenaillage, sablage…
S7.3.2 – Procédés de finition
 Peinture et marquage.
 Polissage.
 Anodisation, chromage, métallisation et galvanisation.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 51 / 115


S7.4 – Les procédés d’assemblage
Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S7.4.1 – Procédés d’assemblage thermique
 Soudage à l’arc électrique :
- avec électrode enrobée ;
- avec fil fourré auto protecteur ;
- sous flux en poudre ;
- MIG ;
- MAG ;
- TIG ;
Se limiter aux principes de fonctionne-
- au plasma ;
ment, limites et performances, do-
- par résistance.
maines d’utilisation et coûts.
 Autres procédés (soudage) :
- par friction ;
- vertical sous laitier ;
- par faisceau d'électrons ;
- de goujons ;
- aluminothermique ;
- laser ;
- par explosion.
S7.4.2 – Procédés d’assemblage
 Mécaniques :
- vissage, boulonnage ;
- rivetage, clinchage, agrafage.
 Autres : collage.

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S8 – CONCEPTION DES PROCESSUS DE RÉALISATION

S8.1 – Procédés d'élaboration du développement d'un élément


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S8.1.1 – Représentation des éléments dans l’espace Les caractéristiques principales des so-
 Des entités de base : le point, la droite, le plan. lides simples seront étudiées : particu-
 Des surfaces simples : cylindre de révolution, cône de ré- larités, sections issues des plans de
volution, coudes, trémies à parois planes, pièces pliées. coupes, surfaces, volumes ...
 Surfaces composées à bases parallèles et concourantes. A relier aux « méthodes graphiques de
 Principes de construction et de mise à plat des surfaces prise en compte des contraintes de fa-
développables. brication » en S2.5.1.
S8.1.2 – Méthodes d'obtention par calcul des dévelop-
pements
 Des surfaces de révolution : cylindre, cône. Pour les trémies on attend l’obtention
 Des trémies à parois planes. des développements et des angles de
 De l'intersection d'un cylindre avec un plan. pliage.
 Des coudes cylindriques.
 Des surfaces composées à bases parallèles.
S8.1.3 – Méthodes de mise en œuvre d’un logiciel métier Exemples de logiciel métier :
 Données d’entrée. - modeleur 3D avec module tôlerie ou
 Modélisation. chaudronnerie,
 Données de sortie : développement de tout type de surface - logiciel spécifique au pliage,
développable, caractéristiques dimensionnelles, géomé- - logiciel spécifique à la tuyauterie.
triques On attend une analyse critique des ré-
sultats obtenus.
S8.1.4 – Techniques de traçage en l’air sur pièces for-
mées
 Méthodes de positionnement d’un point, d’une génératrice
ou d’un axe sur une pièce formée.
 Méthodes de reproduction d’une ouverture sur une pièce
avant ou après formage.
S8.1.5 – Données pour la fabrication en tuyauterie
 Angles des coudes.
 Angles entre les tubes. Toutes les données doivent aider :
 Axes de référence. - au montage de la ligne préfabriquée,
 Longueurs des tubes à découper. - au cintrage sur toutes les machines
 Longueurs développées de cintrage. traditionnelles ou à C.N.
 Angles des plans de décalage pour les lignes non copla-
naires.

S8.2 – Stratégies
Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S8.2.1 – Méthodes d'élaboration d’avant-projets
 Entités de volumes et surfaces générés :
- formes ;
- procédés ;
- moyens.
 Chronologie des phases et des opérations d'assemblage.
S8.2.2 – Etude de faisabilité Des essais permettant de vérifier la ca-
 Capabilité et adéquation des moyens de fabrication. pabilité seront éventuellement menés
 Critères de choix. pour valider les choix.
S8.2.3 –Transformation (débit, formage) Ce chapitre abordera les processus de
 Critères de choix des outils, des paramètres de mise en fabrication courants, avec les bases de
œuvre et des réglages. données des constructeurs et les logi-
 Méthodes de calculs des dispersions sur les cotes fabri- ciels spécifiques.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 53 / 115


quées. On s’attachera aux connaissances né-
cessaires à la mise en œuvre des ma-
chines de formage, exemple : règles de
conformation d’un cône.
S8.2.4 – Assemblages thermiques
 Critères de choix des configurations de soudage, des pa-
ramètres de mise en œuvre et des réglages.
Ce chapitre abordera les procédés
 Influence des paramètres sur la qualité.
usuels de soudage, avec les bases de
 Étude des déformations lors de l’opération de soudage.
données des constructeurs et les logi-
 Méthodes pour remédier aux déformations (prédéforma- ciels spécifiques.
tion, bridage, chaudes de retrait, allongement).
 Méthodes de calcul des déformations et des prédéforma-
tions avant soudage.
S8.2.5 – Définition d'un montage de soudage ou d'un ou-
til particulier (formage, perçage…)
 Éléments de définition d’un montage de soudage ou d'un
outillage :
- règles sur l'isostatisme ;
- règles de conception ;
- dispositifs de maintien et de serrage.
 Méthodes de calculs des jeux de soudages et des cotes
fabriquées.

S8.3 – Processus de fabrication


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S8.3.1 – Outils de préparation de la fabrication
 Graphe de montage.
 Ordonnancement des phases.
 Liste des opérations de fabrication et de contrôle (LOFC).
 Fiches de contrôle.
 Choix des procédures détaillées à rédiger pour :
- le débit : cisaillage, tronçonnage, laser, grignotage,
plasma ;
- le formage : pliage, roulage, cintrage de tube ;
- l'assemblage : poutre, robot et montage de soudage.
S8.3.2 – Procédure détaillée
 Éléments de définition :
- machine retenue ;
- outillages et réglages retenus ;
- chronologie des opérations de fabrication ;
- mise en position et maintien de la pièce ;
- cotes et spécifications de fabrication ;
- temps alloués.
S8.3.3 – Qualification en soudage
Ce chapitre intègre les normes en vi-
 Les qualifications des modes opératoires de soudage.
gueur et les exigences du cahier des
 Les qualifications des soudeurs.
charges.
 Les contrôles des soudures.
S8.3.4 – Cahier de soudage
 Repérage des soudures.
 Identification de la qualification des soudeurs.
 Certificats matières et métaux d'apports.
 Qualifications adaptées des soudeurs.
 DMOS adaptés aux assemblages.
 PV-QMOS :
- DMOS-P ;
- R.C.E.E. ;
- domaines de validités ;
- résultats détaillés des examens et essais.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 54 / 115


S8.3.5 – Aspect organisationnel au poste de travail
 Agencement, organisation et gestion des flux.
 Étude des moyens de manutention adaptés.
Pour les processus de fabrication cou-
 Gestion des outillages.
rants (débit, formage et soudage).
 Hygiène et sécurité.
 Maintenance de 1er niveau en conformité avec le "dossier
machine".

S8.4 – Méthodes d’expérimentation


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes)
1 2 3 4
S8.4.1 – Organisation d’une méthode
 Définition du protocole d'essais :
- description du contexte et des conditions ; Pour les essais par les plans
- essais réels ou simulés ; d’expérience, on se limite aux cas
- étapes (préparation - expérimentation - évaluation). simples mettant en œuvre des mé-
 Plans d’expérience : thodes permettant de sélectionner et
- plan complet – fractionnaire ; d’ordonner les essais afin d'identifier, à
- définition de la réponse à optimiser ; moindres coûts, les effets des para-
- définition des paramètres, des facteurs ; mètres sur la réponse du produit.
- définition de la table ;
- définition des niveaux.
S8.4.2 – Paramètres influents
 Éléments d’influence :
- choix des paramètres ;
- hiérarchisation des paramètres.
S8.4.3 – Outils logiciels
 Pour la simulation de la fabrication.
 Rapports d’essais.

S8.5 – Estimation des coûts des processus


Niveau
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S8.5.1 – Aspects technico-économiques
 Achat des matières et composants.
 Utilisation machines.
Il s’agit de pouvoir donner les informa-
 Amortissement des machines et outillages spécifiques.
tions techniques qui permettront de
 Temps de fabrication (main d’œuvre…).
faire les chiffrages par un spécialiste.
 Besoin en sous-traitance.
 Transport.
 Coûts de revient.

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S9 – GESTION DE PRODUCTION, QUALITÉ

S9.1 – Organisation de la production


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S9.1.1 – Les enjeux de la gestion de production
 Compétitivité.
 Aspect financier.
 Aspect humain.
S9.1.2 – La typologie des fabrications
 Fabrications de type continu.
 Fabrications de type discontinu :
- travaux unitaires et série unique ;
- travail par lots renouvelables.
S9.1.3 – L’organisation des moyens de fabrication
 Système de fabrication :
- zones fonctionnelles ;
- services de stockage, magasin, manutention ;
- services assemblage, montage, conditionnement,
expédition.
 Association des équipements :
- systèmes dédiés, polyvalents ;
- flexibilité, approche produit, approche processus.
 Implantation : critères d’implantation, zone de travail,
stockage, circulation, sécurité.
S9.1.4 – La planification
 Temps de fabrication.
 Contraintes de gestion : processus, opérations.
 Ressources matérielles, sous-traitance.
 Taux de charge.
 Ordres de fabrication.
 Aléas, des niveaux de priorité, pénalités de retard.
 Diagrammes d’analyse temporelle : Diagramme Pert,
Gantt.
 Diagrammes d’analyse quantitative d’une fabrication : mé-
thode ABC, Pareto.
S9.1.5 – Les outils d’amélioration de la productivité Savoirs liés avec « amélioration conti-
 Indicateurs de productivité. nue » dans S9.4.3 – Les démarches
 Lean Manufacturing. d’amélioration et de suivi de la qualité :
SMED, TRM, HOSHIN, KANBAN, 5S.

S9.2 – Gestion de la production


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S9.2.1 – La gestion des flux de fabrication
 Gammes linéaires et non linéaires : nomenclature produit
ou famille.
 Stockage, emballage, colisage.
 Lancement des lots : regroupement des commandes, lan-
cement des approvisionnements, programmation des be-
soins.
 Logiciels de GPAO.
S9.2.2 – La gestion des flux matériels
 Enjeux de la logistique.
 Approvisionnement (Sourcing).
 Fournisseurs, sous-traitants.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 56 / 115


 Transporteur.
S9.2.4 – La gestion des stocks
 Indicateurs.
 Types de stocks: stock moyen, stock d’alerte.
 Coûts de passation de commande, de stockage.

S9.3 – Suivi
Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S9.3.1 – Suivi du planning de fabrication
 Indicateurs de production : charge planifiée, charge pro-
duite, …
 Procédures d’ajustement.
S9.3.2 – Les outils de suivi de production Savoir limité aux connaissances né-
 Gestion intégrée. cessaires à l’utilisation ou à
 Outils de calcul de temps. l’exploitation de données issues de :
 Planning de suivi. - logiciel de gestion intégrée (ERP);
- calcul de temps (logiciel) ;
- logiciel de planning.

S9.4 – Qualité
Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S9.4.1 – Concept et enjeux de la qualité Ce savoir permet de définir la qualité
 Concepts de la qualité. (norme ISO en vigueur) et
 Enjeux économiques, technologiques, juridiques et so- d’appréhender les effets de la politique
ciaux. qualité dans l’entreprise, les relations
 Organisation et système qualité. clients-fournisseurs, les principes de
management de la qualité (approche
processus) et le rôle et le fonctionne-
ment du service qualité
S9.4.2 – Les normes et référentiels Se limiter :
 Normes en vigueur relatives au domaine QSE. - à la constitution et la relation entre les
 Relation entre les normes du QSE. normes relatives au domaine QSE (ISO
 Mise en œuvre d’une démarche qualité dans l’entreprise : 9000, 14000), MASE… ;
objectifs, organisation, documentation, évaluation. - aux types de certification ;
 Certification. - aux modèles de certification de pro-
duit (CE) ;
- aux modèles de certification
d’organismes (ISO).
S9.4.3 – Les démarches d’amélioration et de suivi de la
qualité
 Principes de l’amélioration continue.
 Plan d’amélioration de la qualité.
 Coût de la qualité et de la non-qualité.
S9.4.4 – Les outils de la qualité L’utilisation d’un tableur est suffisante.
 Outils et logiciels de traitement et présentation des don- Outils d’analyse limités à la liste ci-
nées. dessous :
 Tableaux à plusieurs entrées, matrices multicritères. - les remue-méninges ;
 Outils d'analyse, d’aide à la décision et de résolution de - l'acquisition de données (QQOQCP) ;
problèmes. - le diagramme causes-effet (5M) ;
 Traitement statistique et graphique. - les cartes de maîtrise du processus ;
 Outils d’aide à l’amélioration continue de la qualité. - les indicateurs de maîtrise du proces-
sus (capabilité court terme et long
terme).
Outils d’amélioration continue limités à :
PDCA ; Kaizen ; Lean Manufacturing.
Le traitement des non-conformités.

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 57 / 115


S9.5 – Maintenance préventive
Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
 Opérations préventives et niveaux d’intervention (mainte-
nances systématiques, conditionnelle et prévisionnelle).
 Critères de définition des opérations de maintenance pré-
ventive (périodicité, moyens, processus opératoire, seuil
d’alarme, point de collecte).
 Exploitation des données de maintenance préventive (do-
cuments associés au plan de maintenance, fiche de suivi).

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S10 – SÉCURITÉ, ERGONOMIE ET ENVIRONNEMENT

S10.1 – Sécurité au travail


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S10.1.1 – Aspects réglementaires et institutionnels
 Définitions : sécurité, prévention, accident du travail, mala-
die professionnelle, maladie à caractère professionnel.
 Organismes :
- assurance maladie, risques professionnels (branche
accidents du travail et maladies professionnelles) ;
- institut national de recherche et de sécurité (INRS) ;
- agence nationale pour l’amélioration des conditions de
travail (ANACT).
S10.1.2 – Risques professionnels
 Définitions.
 Principaux risques et conduite à tenir en atelier et sur
chantier :
- risques chimiques ;
- risques physiques ; Ces savoirs correspondent à ceux de la
- risques électriques ; préparation au PRAP (Prévention des
- risques mécaniques ; Risques liés à l’Activité Physique).
- risques liés à la manutention ;
- risques liés aux bruits ;
- risques incendie et explosion ;
- risque liés aux circulations ;
- risques d’exposition au rayonnement.
S10.1.3 – Prévention
 Réglementation : principes généraux de prévention des
lois en vigueur.
 Décrets et circulaires des directions du travail. Ces savoirs correspondent à ceux de la
 Document unique. préparation au PRAP (Prévention des
 Démarches de prévention : Risques liés à l’Activité Physique).
- démarche d’analyse des accidents ;
- démarche d’analyse de risques ;
- démarche ergonomique.

S10.2 – Ergonomie des postes de travail


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S10.2.1 – Généralités
 Cadre légal, réglementation en vigueur.
 Consignes générales : espaces libres.
 Ergonomie : positions naturelles du corps ; postures for-
cées.
 Effets des changements de posture, activité assis - debout.
 Environnement du poste (bruit - climat).
 Lumière naturelle - artificielle.
S10.2.2 – Étapes de l’analyse ergonomique du poste de
travail
 Constitution des groupes de pilote et de travail. Ces savoirs sont à aborder lors
 Analyse ergonomique du poste de travail « agent de ser- d’études de cas extraits de situations
vice ». industrielles.
 Démarche d’élaboration d’un plan d’action.
 Rapport d’intervention.

S10.3 – Protection de l’environnement

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Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S10.3.1 – Développement durable
 Concept, enjeux et valeurs fondamentales associées.
 Principes : précaution, prévention, responsabilisation, con-
tribution et solidarité.
 Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
 Éco-conception, Écolabel, Écoproduit.
 Réglementations européenne et française.
 Concepts d’une économie circulaire.
S10.3.2 – Protection de l’environnement
 Institutions et organismes (ADEME, l’Agence De
l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie, INERIS Ins-
titut National de l’Environnement Industriel et des Risques).
 Réglementations. Les risques industriels sont notamment
liés au chapitre S.3.3.6 (codes de
 Risques industriels.
construction des appareils à pression :
 Impact environnemental.
CODAP).
 Système de management de l’environnement (SME).
 Système de management et d'audit environnemental
(EMAS).
 Responsabilité sociétale : Norme ISO 26000.
S10.3.3 – Transition énergétique
 Concept, enjeux.
 Réglementations européenne et française.
 Démarche de réduction de la consommation énergétique
(des bâtiments, des machines).
 Circuits courts de consommation.
S10.3.4 – Gestion des déchets
 Nature des déchets.
 Précautions liées au stockage, au tri, à la destruction, au
recyclage (valorisation, compostage).
S10.3.5 – Gestion des produits chimiques
 Réglementation REACH.
 Nature des produits chimiques.
 Normes d’identification (FDS).
 Règles de stockage.

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S11 – DÉMARCHES DE MISE EN ŒUVRE DE PROCESSUS

S11.1 – Cinématiques des procédés et procédés particuliers


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
S11.1.1 – Machines traditionnelles
 Contextes de production et intérêts (fonctions, perfor-
mances, domaines d'application). En lien avec le chapitre sur les procé-
 Mise en service, choix des outils et réglages. dés.
 Démarches d'optimisation technico-économiques des pro-
cessus mettant en œuvre ces cinématiques.
S11.1.2 – Machines multiaxes et multifonctions
Exemples de machines multiaxes :
 Contextes de production et intérêts des cinématiques mul-
- Cintreuse de tubes,
tiaxes et multifonctions (fonctions, performances, do-
- Plieuse,
maines d'application).
- Robot,
 Mise en service, choix des outils et réglages. - Cobot,
 Démarches d'optimisation technico-économiques des pro- - …
cessus mettant en œuvre ces cinématiques.
S11.1.3 – Performances des machines et optimisation de
la production
 Indications fournies par le constructeur, mise en évidence
des limites par expérimentation.
 Outils d’analyse de la valeur liés à un moyen de fabrica-
tion.
 Notion de flux de production d’en-cours et de stockage.

S11.2 – Mode opératoire de soudage


Niveaux
Savoirs, Connaissances d’acquisition Limites de connaissances
(concepts, notions, méthodes) 1 2 3 4
Méthodes de mise en œuvre des procédés de soudage
 Préparation des éléments.
 Préparation des générateurs de soudage.
 Produits de soudage (métal, gaz, flux).
 Influence des paramètres.

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S12 – CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION

L'enseignement du français dans les sections de techniciens supérieurs se réfère aux dispositions de l'arrêté du
16 novembre 2006 (BOEN n° 47 du 21 décembre 2006) fixant les objectifs, les contenus de l'enseignement et le
référentiel de capacités du domaine de la culture générale et expression pour le brevet de technicien supérieur.

S13 – LANGUE VIVANTE OBLIGATOIRE – ANGLAIS

L'enseignement des langues vivantes dans les sections de techniciens supérieurs se réfère aux dispositions de
l'arrêté du 22 juillet 2008 (BOESR n° 32 du 28 août 2008) fixant les objectifs, les contenus de l'enseignement et le
référentiel de capacités du domaine des langues vivantes pour le brevet de technicien supérieur.

1. Le niveau exigible en fin de formation


Le niveau visé est celui fixé dans les programmes pour le cycle terminal (BO hors série n°7 du 28 août 2003) en
référence au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) : le niveau B2 pour l’anglais ; le
niveau B1 pour la langue vivante étrangère facultative.
Dans le CECRL, le niveau B2 est défini de la façon suivante :
« Peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une
discussion technique dans sa spécialité ; peut communiquer avec un degré de spontanéité et d’aisance tel qu’une
conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l’un ni pour l’autre ; peut s’exprimer de façon
claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d’actualité et exposer les
avantages et les inconvénients de différentes possibilités ».

2. Les contenus
Pour une présentation détaillée des objectifs, des contenus et des activités langagières aux niveaux B1 et B2
(« Programme et définition d’épreuve de langue vivante étrangère dans les brevets de technicien supérieur
relevant du secteur industriel »), voir l’arrêté du 22 juillet 2008 et ses annexes.

2.1. Grammaire
Au niveau B2, un étudiant a un assez bon contrôle grammatical et ne fait pas de fautes conduisant à des
malentendus.
La maîtrise opératoire des éléments morphologiques, syntaxiques et phonologiques figurant au programme des
classes de première et terminale constitue un objectif raisonnable. Il conviendra d’en assurer la consolidation et
l’approfondissement.

2.2. Lexique
La compétence lexicale d’un étudiant au niveau B2 est caractérisée de la façon suivante.
Étendue : possède une bonne gamme de vocabulaire pour des sujets relatifs à son domaine et les sujets les plus
généraux ; peut varier sa formulation pour éviter des répétitions fréquentes, mais des lacunes lexicales peuvent
encore provoquer des hésitations et l’usage de périphrases.
Maîtrise : l’exactitude du vocabulaire est généralement élevée bien que des confusions et le choix de mots
incorrects se produisent sans gêner la communication.
Dans cette perspective, on réactivera le vocabulaire élémentaire de la langue de communication afin de doter les
étudiants des moyens indispensables pour aborder des sujets généraux.
C’est à partir de cette base consolidée que l’on pourra diversifier les connaissances en fonction notamment des
besoins spécifiques de la profession, sans que ces derniers n’occultent le travail indispensable concernant
l’acquisition du lexique plus général lié à la communication courante.

2.3. Éléments culturels


Outre les particularités culturelles liées au domaine professionnel (écriture des dates, unités monétaires,
abréviations, heure, sigles, code vestimentaire, modes de communication privilégiés, vie des entreprises), le
technicien supérieur doit montrer une connaissance des pays dont il étudie la langue. La connaissance des
pratiques sociales et des contextes économiques et politiques est indispensable à une communication efficace,
qu’elle soit limitée ou non au domaine professionnel.

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2.4. Objectifs de l’enseignement professionnel en langue vivante étrangère
– dans le prolongement du cours d’anglais, poursuivre le travail sur les activités langagières en les appli-
quant au domaine professionnel spécifique à la section et aux gestes techniques en contexte ;
– assurer une veille documentaire par la fréquentation de la presse ou de sites d’informations scientifiques
ou généralistes en langue anglaise et placer ainsi le domaine professionnel de la section dans une pers-
pective complémentaire : celle de la culture professionnelle et de la démarche scientifique (parallèle ou
concurrente) des pays anglophones.

S14 – MATHÉMATIQUES

L'enseignement des mathématiques dans les sections de techniciens supérieur « Conception et réalisation en
chaudronnerie industrielle » se réfère aux dispositions figurant aux annexes I et II de l’arrêté du 4 juin 2013 fixant
les objectifs, les contenus de l'enseignement et le référentiel des capacités du domaine des mathématiques pour
les brevets de technicien supérieur.
Les dispositions de cet arrêté sont précisées pour ce BTS de la façon suivante.

I – Lignes directrices

Objectifs spécifiques à la section


L'étude de phénomènes continus issus des sciences physiques et de la technologie constitue un des objectifs
essentiels de la formation des techniciens supérieurs en « Conception et réalisation en chaudronnerie
industrielle ». Ils sont décrits mathématiquement par des fonctions obtenues le plus souvent comme solutions
d’équations différentielles.
Une vision géométrique des problèmes doit imprégner l’ensemble de l’enseignement car les méthodes de la
géométrie jouent un rôle capital en analyse et dans leurs domaines d’intervention : apports du langage
géométrique et des modes de représentation.
Enfin la connaissance de quelques méthodes statistiques pour contrôler la qualité d’une fabrication est
indispensable dans cette formation.

Organisation des contenus


C'est en fonction de ces objectifs que l'enseignement des mathématiques est conçu ; il peut s'organiser autour de
cinq pôles :
- une étude des fonctions usuelles, c'est-à-dire exponentielles, puissances et logarithme dont la maîtrise est
nécessaire à ce niveau ;
- la résolution d’équations différentielles dont on a voulu marquer l’importance, en relation avec les pro-
blèmes d’évolution ;
- la résolution de problèmes géométriques rencontrés dans les divers enseignements, y compris en concep-
tion assistée par ordinateur ;
- une initiation au calcul des probabilités, suivie de notions de statistique inférentielle débouchant sur la
construction des tests statistiques les plus simples utilisés en contrôle de qualité ;
- une valorisation des aspects numériques et graphiques pour l'ensemble du programme, une initiation à
quelques méthodes élémentaires de l'analyse numérique et l'utilisation à cet effet des moyens informa-
tiques appropriés : calculatrice programmable à écran graphique, ordinateur muni d’un tableur, de logiciels
de calcul formel, de géométrie ou d’application (modélisation, simulation,…).

Organisation des études


En première et en deuxième année, l’horaire hebdomadaire en mathématiques est de 1,5 h en classe entière et de
1 h en travaux dirigés auxquelles s’ajoute 0,5 h en classe entière d’enseignement professionnel en mathématiques
en co-intervention.

II - Programme
Le programme de mathématiques est constitué des modules suivants :
 Fonctions d’une variable réelle, à l’exception des paragraphes « Approximation locale d’une fonction » et
« Courbes paramétrées ».
 Calcul intégral, à l’exception du paragraphe « Formule d’intégration par parties ».

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 Équations différentielles.
 Statistique descriptive.
 Probabilités 1.
 Probabilités 2, à l’exception du paragraphe « Exemples de processus aléatoires ».
 Statistique inférentielle
 Configurations géométriques.
 Calcul vectoriel.

III - Programme complémentaire


Le programme complémentaire ne fait pas l’objet d’une évaluation et peut-être enseigné durant les heures
d’accompagnement personnalisé de deuxième année.
Cet apport est un approfondissement qui peut être utile aux étudiants souhaitant des compléments spécifiques de
modélisation géométrique et de calcul matriciel.
 Modélisation géométrique
 Calcul matriciel

S15 – PHYSIQUE – CHIMIE

 Préambule
L’enseignement de la physique-chimie en STS « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle », s’appuie
sur la formation scientifique acquise dans le second cycle. Il vise à renforcer la maîtrise de la démarche scientifique
afin de donner à l’étudiant l’autonomie nécessaire pour réaliser les tâches professionnelles qui lui seront propo-
sées dans son futur métier et agir en citoyen responsable. Cet enseignement vise l’acquisition ou le renforcement
chez les futurs techniciens supérieurs des connaissances, des modèles physiques et des capacités à les mobiliser
dans le cadre de leur exercice professionnel. Il doit leur permettre de faire face aux évolutions technologiques qu’il
rencontrera dans sa carrière et s’inscrire dans le cadre d’une formation tout au long de la vie.
Les compétences propres à la démarche scientifique doivent permettre à l’étudiant de prendre des décisions éclai-
rées et d’agir de manière autonome et adaptée. Ces compétences nécessitent la maîtrise de capacités qui dépas-
sent largement le cadre de l’activité scientifique :
- confronter ses représentations avec la réalité ;
- observer en faisant preuve de curiosité ;
- mobiliser ses connaissances, rechercher, extraire et organiser l’information utile fournie par une situation,
une expérience ou un document ;
- raisonner, démontrer, argumenter, exercer son esprit d’analyse.

Le programme de physique-chimie est organisé en deux parties :


- dans la première partie sont décrites les compétences que la pratique de la démarche expérimentale
permet de développer. Ces compétences et les capacités associées seront exercées et mises en œuvre
dans des situations variées tout au long des deux années en s’appuyant sur les domaines étudiés décrits
dans la deuxième partie du programme. Leur acquisition doit donc faire l’objet d’une programmation et d’un
suivi dans la durée ;
- dans la deuxième partie sont décrites les connaissances et capacités qui sont organisées en deux co-
lonnes : à la première colonne « notions et contenus » correspond une ou plusieurs « capacités exigibles »
de la deuxième colonne. Celle-ci met ainsi en valeur les éléments clefs constituant le socle de connais-
sances et de capacités dont l’assimilation par tous les étudiants est requise.

Le programme indique les objectifs de formation à atteindre pour tous les étudiants. Il ne représente en aucun cas
une progression imposée. Le professeur doit organiser son enseignement en respectant quatre grands principes
directeurs :
- la mise en activité des élèves : l’acquisition des connaissances et des capacités sera d’autant plus efficace
que les étudiants auront effectivement mis en œuvre ces capacités. La démarche expérimentale et
l’approche documentaire permettent cette mise en activité. Le professeur peut mettre en œuvre d’autres
activités allant dans le même sens ;
- la mise en contexte des connaissances et des capacités : le questionnement scientifique, prélude à la
construction des notions et concepts, se déploiera à partir d’objets technologiques, de procédés simples ou

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complexes, relevant du domaine professionnel de la section. Pour dispenser son enseignement, le profes-
seur s’appuie sur la pratique professionnelle ;
- une adaptation aux besoins des étudiants : un certain nombre des capacités exigibles du programme relè-
vent des programmes de lycées et sont donc déjà maîtrisées par les étudiants. La progression doit donc
tenir compte des acquis des étudiants ;
- une nécessaire mise en cohérence des différents enseignements scientifiques et technologiques : la pro-
gression en physique-chimie doit être articulée avec celles mises en œuvre dans les enseignements de
mathématiques et de sciences et techniques industrielles.

Le professeur peut être amené à présenter des notions en relation avec des projets d’étudiants ou avec leurs
stages, notions qui ne figurent pas explicitement au programme. Ces situations sont l’occasion pour les étudiants
de mobiliser les capacités visées par la formation dans un contexte nouveau et d’en conforter la maîtrise. Les con-
naissances complémentaires ainsi acquises ne sont pas exigibles.

 La démarche expérimentale
Les activités expérimentales mises en œuvre dans le cadre d’une démarche scientifique mobilisent les compé-
tences qui figurent dans le tableau ci-dessous. Des capacités associées sont explicitées afin de préciser les con-
tours de chaque compétence : elles ne constituent pas une liste exhaustive et peuvent parfois relever de plusieurs
compétences.
Les compétences doivent être acquises à l’issue de la formation en STS, le niveau d’exigence étant naturellement
à mettre en perspective avec celui des autres composantes du programme de la filière concernée. Elles nécessi-
tent d’être régulièrement mobilisées par les étudiants et sont évaluées en s’appuyant, par exemple, sur l’utilisation
de grilles d’évaluation. Cela nécessite donc une programmation et un suivi dans la durée.
L’ordre de présentation de celles-ci ne préjuge pas d’un ordre de mobilisation de ces compétences lors d’une
séance ou d’une séquence.

Compétence Capacités (liste non exhaustive)


- Comprendre la problématique du travail à réaliser.
- Adopter une attitude critique vis-à-vis de l’information.
S’approprier - Rechercher, extraire et organiser l’information en lien avec la problé-
matique.
- Connaître le vocabulaire, les symboles et les unités mises en œuvre.
- Choisir un protocole/dispositif expérimental.
- Représenter ou compléter un schéma de dispositif expérimental.
Analyser - Formuler une hypothèse.
- Proposer une stratégie pour répondre à la problématique.
- Mobiliser des connaissances dans le domaine disciplinaire.
- Organiser le poste de travail.
- Régler le matériel/ le dispositif choisi ou mis à sa disposition.
- Mettre en œuvre un protocole expérimental.
Réaliser
- Effectuer des relevés expérimentaux.
- Manipuler avec assurance dans le respect des règles de sécurité.
- Connaître le matériel, son fonctionnement et ses limites.
- Critiquer un résultat, un protocole ou une mesure.
- Exploiter et interpréter des observations, des mesures.
- Valider ou infirmer une information, une hypothèse, une propriété, une
Valider
loi.
- Utiliser les symboles et unités adéquats.
- Analyser des résultats de façon critique.
- Rendre compte d’observations et des résultats des travaux réalisés.
Communiquer - Présenter, formuler une conclusion.
- Expliquer, représenter, argumenter, commenter.
- Élaborer une démarche et faire des choix.
Être autonome, faire preuve
- Organiser son travail.
d’initiative
- Traiter les éventuels incidents rencontrés.

Concernant la compétence « Communiquer », la rédaction d’un compte-rendu écrit constitue un objectif de la for-
mation. Les activités expérimentales sont aussi l’occasion de travailler l’expression orale lors d’un point de situation
ou d’une synthèse finale. Le but est de poursuivre la préparation des étudiants de STS à la présentation des tra-
vaux et projets qu’ils auront à conduire et à exposer au cours de leur formation et, plus généralement, dans le
cadre de leur métier. L’utilisation d’un cahier de laboratoire, au sens large du terme en incluant par exemple le nu-
mérique, peut constituer un outil efficace d’apprentissage.

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Concernant la compétence « Être autonome, faire preuve d’initiative », elle est par nature transversale et parti-
cipe à la définition du niveau de maîtrise des autres compétences. Le recours à des activités s’appuyant sur les
questions ouvertes est particulièrement adapté pour former les élèves à l’autonomie et l’initiative.

Erreurs et incertitudes
Pour pratiquer une démarche expérimentale autonome et raisonnée, les étudiants doivent posséder de solides
connaissances et capacités dans le domaine des mesures et des incertitudes : celles-ci interviennent aussi bien en
amont au moment de l’analyse du protocole, du choix des instruments de mesure, etc. qu’en aval lors de la valida-
tion et de l’analyse critique des résultats obtenus. Les notions explicitées ci-dessous sont celles abordées dans les
programmes du cycle terminal des filières S, STI2D et STL du lycée.
Les capacités exigibles doivent être maîtrisées par le technicien supérieur en « Conception et réalisation en chau-
dronnerie industrielle ».

Erreurs et incertitudes

Notions et contenus Capacités exigibles


Erreurs et notions associées  Identifier les différentes sources d’erreurs (de limites à la précision) lors
d’une mesure : variabilité du phénomène et de l’acte de mesure (fac-
teurs liés à l’opérateur, aux instruments, etc.).
Incertitudes et notions associées  Évaluer les incertitudes associées à chaque source d’erreurs.
 Comparer le poids des différentes sources d’erreurs.
 Évaluer l’incertitude de répétabilité à l’aide d’une formule d’évaluation
fournie.
 Évaluer l’incertitude d’une mesure unique obtenue à l’aide d’un instru-
ment de mesure.
 Évaluer, à l’aide d’une formule fournie, l’incertitude d’une mesure obte-
nue lors de la réalisation d’un protocole dans lequel interviennent plu-
sieurs sources d’erreurs.
Expression et acceptabilité du ré-  Maîtriser l’usage des chiffres significatifs et l’écriture scientifique. As-
sultat socier l’incertitude à cette écriture.
 Exprimer le résultat d’une opération de mesure par une valeur issue
éventuellement d’une moyenne, et une incertitude de mesure associée
à un niveau de confiance.
 Évaluer la précision relative.
 Déterminer les mesures à conserver en fonction d’un critère donné.
 Commenter le résultat d’une opération de mesure en le comparant à
une valeur de référence.
 Faire des propositions pour améliorer la démarche.

 Connaissances et capacités
Les capacités exigibles privilégiant une approche expérimentale sont écrites en italique.

Partie A : Matière-matériaux

A.1 Cohésion de la matière

Notions et contenus Capacités exigibles


La classification périodique. Distinguer les métaux et les non métaux et connaître leurs positions res-
pectives dans le tableau périodique.
Décrire l’évolution des propriétés dans une ligne ou une colonne de la
classification périodique : masse molaire, rayon atomique, électronégati-
vité, propriétés chimiques.
Édifices (molécules, ions) cova- Expliquer le lien entre la représentation de Lewis et la géométrie des
lents, géométrie, polarité. molécules simples.
Expliquer le lien entre la structure géométrique d’une molécule et
l’existence ou non d’un moment dipolaire permanent.

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Interaction ionique. Expliquer la cohésion des cristaux ioniques.
Interaction métallique. Décrire la liaison métallique comme un empilement d'ions positifs bai-
gnant dans un "nuage électronique".
Citer les ordres de grandeur des distances caractéristiques.
Interactions de Van der Waals et Décrire qualitativement les interactions de Van der Waals et la liaison
liaison hydrogène. hydrogène.
Citer les ordres de grandeur des distances caractéristiques.
Comparer les énergies mises en jeu avec celle d’une liaison covalente.
Expliquer la relation entre les propriétés physiques de corps purs et
l’existence d’interactions de Van der Waals ou de liaisons hydrogène in-
ter ou intramoléculaires.

A.2. Métaux et alliages

Notions et contenus Capacités exigibles


Modèle du cristal parfait. Distinguer état amorphe et état cristallin.
Décrire le cristal parfait comme un assemblage de mailles parallélépipé-
diques. Définir les termes suivants : réseau, nœuds, maille convention-
nelle, motif.
Mettre en œuvre un logiciel ou des modèles cristallins pour visualiser
Existence de différentes structures
des mailles et des sites interstitiels, pour déterminer des paramètres
cristallines.
géométriques et calculer la masse volumique dans le cas d’édifices va-
riés (métallique, ionique, covalent ou moléculaire).
Cristaux métalliques. Évaluer la dimension de la maille en fonction des valeurs des rayons
atomiques, la structure étant donnée (cubique centré, cubique faces
centrées, hexagonal compact).
Évaluer la masse volumique et la compacité d’un métal cristallisant dans
une structure cristalline, la structure étant donnée (cubique centré, cu-
bique faces centrées). Expliquer qualitativement la différence de compa-
cité entre ces deux structures.
Expliquer les propriétés physiques et chimiques des métaux : cohésion,
malléabilité, conductivités électrique et thermique, oxydation.
Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour comparer des proprié-
tés physiques ou chimiques de métaux ou d’alliages.
Citer des exemples montrant l’importance du rôle des défauts cristallins
sur certaines propriétés physiques et chimiques.
Alliages. Énoncer la définition d’un alliage.
Citer la composition de quelques alliages courants utilisés dans le do-
maine professionnel.
Distinguer les alliages par substitution et par insertion. Citer des
exemples.
Changement d’état d'un métal ou Exploiter le diagramme (P,T) d’un corps pur métallique pour déterminer
d'un alliage. l’état du métal et son évolution par variation de T ou de P.
Définir les chaleurs latentes massique et molaire de changement d’état.
Établir un bilan énergétique lors d’un changement d’état.
Mettre en œuvre une démarche expérimentale pour mesurer une cha-
leur latente de changement d’état.
Décrire l’allure et exploiter les diagrammes d’équilibre binaires solide -
liquide isobares dans les cas suivants :
- miscibilité totale à l’état solide et l’état liquide ;
- miscibilité totale à l’état liquide et nulle à l’état solide : eutec-
Diagrammes d’équilibre binaires so- tique.
lide – liquide isobares. Décrire qualitativement les phénomènes de surfusion, de germination
homogène ou hétérogène. Citer des exemples.

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Pratiquer une démarche expérimentale pour étudier une courbe
d’évolution isobare de la température d’un mélange binaire solide-
liquide.

A.3 Céramiques

Notions et contenus Capacités exigibles


Céramiques. Identifier les grandes classes et les principales caractéristiques des cé-
ramiques et leurs usages.
Exploiter des données expérimentales pour analyser le comportement
mécanique, thermique et chimique de quelques matériaux céramiques.

A.4 Polymères

Notions et contenus Capacités exigibles


Les matériaux polymères : généra- Exploiter des informations sur les principaux matériaux polymères utili-
lités. sés dans la vie quotidienne, leurs modes de production, leurs domaines
d’applications.
Polymère, macromolécule, mono- Définir les termes polymère, macromolécule.
mère, motif, réactions de polyméri- Distinguer le monomère du motif.
sation, degré de polymérisation.
Écrire l’équation chimique d’une réaction de polymérisation.
Identifier le motif dans une macromolécule donnée.
Citer quelques ordres de grandeur du degré de polymérisation.
Classification des polymères. Définir les polymères thermoplastiques et thermodurcissables et les
élastomères.
Propriétés mécaniques des poly- Décrire les différents arrangements possibles d’une macromolécule :
mères. - linéaire (ramifiée, étoile, peigne) ;
- tridimensionnelle (réticulation).
Distinguer le cas d’une chaîne flexible (polyéthylène par exemple
chaine rigide (Kevlar par exemple).
Citer quelques paramètres influençant la température de transition vi-
treuse.
Vieillissement d’un matériau poly- Citer quelques facteurs agissant sur la dégradation d’un matériau po-
mère. lymère.
Valorisation des déchets de poly- Exploiter des informations sur :
mères : recyclage, valorisation - les nécessités du retraitement des polymères ;
énergétique. - le recyclage de certains matériaux polymères utilisés dans le
domaine professionnel.

Ces savoirs sont associés aux compétences professionnelles :


– C06, C08, C09, C10, C12 et C17

Partie B : Optique

Notions et contenus Capacités exigibles


Spectre électromagnétique. Identifier sur une échelle de longueurs d’ondes les domaines de la lu-
mière visible, infrarouge et ultraviolette.
Mettre en œuvre un protocole expérimental pour visualiser le spectre de
la lumière émise par une source lumineuse.
Laser, propriétés du rayonnement Citer les propriétés d’un rayonnement laser.
émis : directivité, monochromatici- Citer des ordres des grandeurs de puissance moyenne pour des lasers
té, puissance et puissance par uni- courants (diodes laser, lasers Hélium-Néon, CO2, YAG) rencontrés au

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té de surface. laboratoire et dans le domaine industriel.
Laser continu et à impulsions. Distinguer un laser continu d’un laser à impulsion.
Utilisation d’un laser pour la gra- Extraire et exploiter des informations sur les principes mis en jeu dans
vure, la soudure, le perçage, la dé- l’utilisation d’un laser pour le traitement des matériaux.
coupe et le traitement de surface
de matériaux.
Appliquer les règles de sécurité liées à l’utilisation de lasers de puis-
Règles de sécurité. sance.
Fibres optiques : principe, ouver- Mettre en œuvre un protocole expérimental utilisant une fibre optique.
ture numérique, atténuation.

Ces savoirs sont associés aux compétences professionnelles :


– C10, C16 et C17

Partie C : électricité

Notions et contenus Capacités exigibles


Intensité, tension. Distinguer grandeurs continues et grandeurs alternatives.
Distinguer, pour un signal sinusoïdal, grandeurs efficaces et grandeurs
crêtes.
Mettre en œuvre un système d’acquisition de données pour
obtenir une représentation temporelle de grandeurs électriques.
Proposer un protocole expérimental pour mesurer, en respectant les
règles de sécurité, une tension électrique, une intensité électrique dans
un circuit en régime continu et dans un circuit en régime alternatif.
Puissance et énergie en électricité. Décrire et caractériser l’effet Joule.
Évaluer par différents moyens (mesures et calculs) la puissance élec-
trique et l’énergie électrique reçue par un récepteur. Établir un bilan
énergétique.
Citer les effets physiologiques du courant électrique.
Sécurité électrique. Citer les dispositifs de protection contre les risques du courant élec-
trique.

Ces savoirs sont associés aux compétences professionnelles :


– C08, C09 et C10

Partie D : Comportement dynamique des systèmes

Notions et contenus Capacités exigibles


Réponse d’un oscillateur méca- Identifier la ou les grandeurs vibratoires.
nique à une excitation. Mettre en œuvre un protocole expérimental pour enregistrer des vibra-
tions d’un système mécanique.
Identifier les sources de vibrations dans le domaine professionnel et les
situer sur une échelle de fréquences.
Oscillations libres ou forcées, Exploiter un enregistrement pour déterminer les caractéristiques d’une
amortissement. oscillation libre ou forcée.
Mettre en œuvre un dispositif expérimental visant à étudier l’effet de
l’amortissement sur l’amplitude d’une vibration.
Distinguer les oscillations libres des oscillations forcées.
Distinguer les régimes pseudopériodique et apériodique.
Caractériser une oscillation forcée par sa fréquence et son amplitude.
Résonance en mécanique. Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour déterminer les condi-
tions de la résonance mécanique.
Identifier le phénomène de résonance mécanique.
Citer quelques applications du phénomène de résonance mécanique

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dans le cas où elle est recherchée et dans le cas où ses effets sont nui-
sibles au comportement d’un système.
Résonance en électricité. Mettre en œuvre un dispositif expérimental pour déterminer les condi-
tions de la résonance électrique et mettre en évidence la similitude de
comportement entre oscillations électriques et mécaniques.
Citer quelques applications du phénomène de résonance électrique.

Ces savoirs sont associés aux compétences professionnelles :


– C06, C07, C08 et C10

Partie E : Mécanique des fluides

E1. Statique des fluides


Notions et contenus Capacités exigibles
Pression dans un fluide. Exprimer la pression comme une force surfacique.
Principe fondamental de Appliquer le principe fondamental de l’hydrostatique (P = .g.h) pour
l’hydrostatique. calculer une différence de pression ou une hauteur de fluide.
Appliquer le principe de transmission de la pression par un fluide incom-
pressible (théorème de Pascal).

E2. Dynamique des fluides incompressibles


Notions et contenus Capacités exigibles
Débit massique et débit volumique. Évaluer un débit massique ou volumique.
Conservation du débit. Exploiter la conservation des débits afin de déterminer la vitesse du
fluide.
Conservation de l’énergie, théorème Exploiter le théorème de Bernoulli à un écoulement permanent d’un
de Bernoulli. fluide parfait, l’équation de Bernoulli sous forme de hauteurs étant don-
née.
Viscosité. Citer l’importance du phénomène de viscosité dans les écoulements.
Identifier la nature de l’écoulement, l’expression du nombre de Reynolds
étant donnée : existence des régimes turbulents et laminaires.
Perte de charge en régime lami- Citer les différents types de pertes de charge.
naire. Exploiter des données pour déterminer la valeur des pertes de charge
en fonction du débit et de la géométrie du circuit.
Évaluer un débit volumique pour un écoulement laminaire en fonction de
la différence de pression, la loi de Poiseuille étant fournie.
Mettre en œuvre un dispositif expérimental visant à évaluer des pertes
de charges régulières et singulières.

Ces savoirs sont associés aux compétences professionnelles :


– C06, C08, C09 et C10

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4 - Tableau de correspondance entre les savoirs et les compétences
C01 C02 C03 C04 C05 C06 C07 C08 C09 C10 C11 C12 C13 C14 C15 C16 C17
S1 – DÉMARCHE DE CONCEPTION ET GESTION DE PROJET
S1.1 Ingénierie système et analyse fonctionnelle X X X X X X X
S1.2 Organisation de l’entreprise industrielle X X X X
S1.3 Compétitivité des produits industriels X X X X X X
S1.4 Développement durable et éco-conception X X X X X X X X X X
S2 – CHAÎNE NUMÉRIQUE
S2.1 Concept de « chaîne numérique » X X X X X X X
S2.2 Simulation numérique X X X X X
Outils de conception et de représentation
S2.3 X
numériques
Représentations graphiques dérivées des
S2.4 X X
maquettes numériques
Conception et Fabrication Assistées par
S2.5 X X X X
Ordinateur (CFAO)
S3 – COMPORTEMENT MÉCANIQUE DES OUVRAGES MÉTALLIQUES
S3.1 Modélisation des actions mécaniques X X X
Comportement mécanique des pièces et
S3.2 X X X
des systèmes
S3.3 Résistance des matériaux X X X X X
S4 – MATÉRIAUX ET TRAITEMENTS
S4.1 Structure et caractéristiques des matériaux X X
Domaine d’utilisation des matériaux et
S4.2 X X
leurs traitements
S4.3 Métallurgie du soudage X X
S5 – ETUDE DES OUVRAGES CHAUDRONNES, DE TUYAUTERIE ET DE TÔLERIE
S5.1 Solutions constructives X X X X X X X X X
S5.2 Tuyauterie X X X X X X X X X
S6 – SPÉCIFICATION ET PROCESSUS DE CONTRÔLE
S6.1 Spécification des produits X X X X X X X
S6.2 Les moyens de contrôle X X X X X X
S6.3 Les contrôles en fabrication X X X X X X
S7 – TECHNOLOGIE DES PROCÉDÉS
S7.1 Les procédés de découpage X X X X X X
S7.2 Les procédés de formage X X X X X X
Les procédés de parachèvement et de fini-
S7.3 X X X X X X
tion
S7.4 Les procédés d’assemblage X X X X X X
S8 – CONCEPTION DE PROCESSUS DE RÉALISATION
Procédés d'élaboration du développement
S8.1 X X X X X
d'un élément
S8.2 Stratégies X X X X X X
S8.3 Processus de fabrication X X X X X X
S8.4 Méthodes d’expérimentation X X X X
S8.5 Estimation des coûts des processus X X X X X
S9 – GESTION DE PRODUCTION, QUALITÉ
S9.1 Organisation de la production X X
S9.2 Gestion de la production X
S9.3 Suivi X X
S9.4 Qualité X X X X X X
S10 – SÉCURITÉ, ERGONOMIE ET ENVIRONNEMENT
S10.1 Sécurité au travail X X X
S10.2 Ergonomie des postes de travail X X
S10.3 Protection de l’environnement X X X X
S11 – DÉMARCHES DE MISE EN ŒUVRE DE PROCESSUS
Cinématiques des procédés et procédés
S11.1 X X X X X X X X X
particuliers
S11.2 Mode opératoire de soudage X X X X

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ANNEXE I c – Les unités du diplôme

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1 - Conditions d’obtention de dispenses d’unités

U1 - CULTURE GÉNÉRALE ET EXPRESSION

Les candidats à l’examen d’une spécialité de brevet de technicien supérieur, titulaires d’un brevet de technicien
supérieur d’une autre spécialité, d’un diplôme universitaire de technologie ou d’un diplôme national de niveau III ou
supérieur sont, à leur demande, dispensés de subir l’unité de “Culture générale et expression”.
Les bénéficiaires de l’unité de “Français”, “Expression française” ou de “Culture générale et expression” au titre
d’une autre spécialité de BTS sont, à leur demande, pendant la durée de validité du bénéfice, dispensés des
épreuves correspondant à l’unité U1 “Culture générale et expression”.

U2 – LANGUE VIVANTE ÉTRANGÈRE : ANGLAIS

L’unité U2 “Langue vivante étrangère” du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en


chaudronnerie industrielle » et l’unité de “Langue vivante étrangère” des brevets de technicien supérieur relevant
de l’arrêté du 22 juillet 2008 (BOESR n° 32 du 28 août 2008) sont communes sous réserve que les candidats aient
choisi l’anglais.
Les bénéficiaires de l’unité “Langue vivante étrangère : anglais” au titre de l’une des spécialités susmentionnées
sont, à leur demande, dispensés de l’unité U2 “Langue vivante étrangère : anglais”.
Les titulaires de l’une des spécialités susmentionnées qui souhaitent faire acte de candidature à une autre de ces
spécialités sont, à leur demande, dispensés de subir l’unité U2 : “Langue vivante étrangère : anglais”.
D’autre part, les titulaires d’un diplôme national de niveau III ou supérieur, ayant été évalués en langue vivante
pour obtenir ce diplôme, sont, à leur demande, dispensés de subir l’unité U2 : “Langue vivante étrangère : anglais”
du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle ».

U 3.1 - MATHÉMATIQUES

L’unité U31. "Mathématiques” du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie


industrielle » peut être commune à l’unité de Mathématiques d’autres spécialités du brevet de technicien supérieur.
Les bénéficiaires de l’unité de Mathématiques au titre de l’une des spécialités susmentionnées qui souhaitent faire
acte de candidature à une autre de ces spécialités sont, à leur demande, pendant la durée de validité du bénéfice,
dispensés de subir l’unité de Mathématiques.
D’autre part, les titulaires d’un diplôme national scientifique ou technologique de niveau III ou supérieur, ayant été
évalués en Mathématiques pour obtenir ce diplôme, sont, à leur demande, dispensés de subir l’unité U31
“Mathématiques” du brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle ».

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2 - Définition des unités professionnelles constitutives du diplôme

La définition des unités constitutives du diplôme a pour objet de préciser, pour chacune d’elles, quelles tâches,
compétences et savoirs professionnels sont concernés et dans quel contexte.

Il s’agit à la fois :
 de permettre la mise en correspondance des activités professionnelles et des unités dans le cadre de la va-
lidation des acquis de l’expérience ;
 d’établir la liaison entre les unités, correspondant aux épreuves, et le référentiel d’activités professionnelles,
afin de préciser le cadre de l’évaluation.

Le tableau ci-après présente ces relations. Les cases colorées correspondent, pour chacune des quatre unités aux
compétences à évaluer lors de la certification (examen ou validation des acquis). Seules, les compétences
désignées par des cases colorées seront évaluées. Si les autres compétences peuvent être mobilisées elles ne
donneront pas lieu à évaluation. Dans le cas où elles ne seraient pas maîtrisées, les tâches correspondantes
seront réalisées avec assistance.

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Activités Tâches C1 C2 C3 C4 C5 C6 C7 C8 C9 C10 C11 C12 C13 C14 C15 C16 C17
A1-T1 2 3
A1-T2 2 1 3 2
A1 – Participation à
la réponse à un ap- A1-T3 1 2 2 3 2
pel d’offres
A1-T4 2 1 3 2 3 2 2
A1-T5 2 2 2 3 2 3 2 1 1 1
A2-T1 2 3 3 1 2
A2-T2 2 3 2 3 2 2
A2 – Conception et
dimensionnement A2-T3 1 3
d’ensembles chau- A2-T4 3 2 2 2
dronnés
A2-T5 2 2 3 2
A2-T6 2 3 1
A3-T1 2 3 2 3 3 2 3
A3 – Conception des
processus de réali- A3-T2 3 2
sation d’ensembles A3-T3 2 2 1 2 2 3 2 2 2
chaudronnés
A3-T4 2 2 3 2 3 3 2 2
A4-T1 1 1 1 2 3 2 3
A4 – Organisation et
A4-T2 2 1 3 3
suivi de la réalisa-
tion, préfabrication, A4-T3 3 3 2 2 2 2 3 3 2
installation et de la
A4-T4 3 2 3 2
maintenance
A4-T5 2 3

U4 – Réponse à une affaire C5 C6 C8


U5 – Conception d’un ensemble
C2 C 4 C 7 C9 C 10 C11 C12 C16
chaudronné et de sa réalisation
U6 – Organisation et suivi de la réali-
sation, préfabrication, installation et C1 C3 C13 C14 C15 C17
de la maintenance

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ANNEXE I d – Lexique

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Lexique

Activités Classe de tâches faisant partie d'un processus de travail : elle génère un résultat identi-
professionnelles fiable qui fait faire un pas de progrès dans la résolution du problème technique posé.
Exemple : conception de la fabrication, gestion de la production.

Affaire (traitement Étude technique et économique relative à la réalisation d’un ensemble ou d’un produit ou
d’une…) d’une pièce à partir du cahier des charges fourni par le client dans un système ou une
unité de fabrication donnés.

AMDEC Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité désigne un outil
de sûreté de fonctionnement et de gestion de la qualité.

Analyse du cycle de L'ACV vise le développement durable en fournissant un moyen efficace et systématique
vie (ACV) pour évaluer les impacts environnementaux d'un produit, d'un service, d'une construction
ou d'un procédé. Le but est de réduire l’impact de l’objet artificiel créé par l’homme, sur
les ressources et l'environnement tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des
matières premières jusqu'à son traitement en fin de vie (déconstruction, recyclage...).

Arbre d'assemblage Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique, l’arbre d’assemblage décrit la
liste des pièces qui composent un assemblage. Il permet de visualiser, d’une part, le
type de contraintes d'assemblage qui lient les pièces et, d’autre part, les relations entre
les dimensions qui paramètrent l'assemblage.

Arbre de construction Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique l’arbre de construction (ou arbre
des spécifications) décrit, pour une pièce, la liste des fonctions volumiques associées
aux fonctions techniques. Ces fonctions, rassemblées séquentiellement et reliées par
des conditions géométriques et topologiques (explicites ou implicites), créent un modèle
volumique. L’arbre de construction permet de comprendre comment est bâti le modèle et
facilite les modifications.

ASIT Méthode convergente de créativité issue de la méthode TRIZ.


Cette méthode ASIT est constituée :
- de conditions permettant d’orienter les recherches et de filtrer les solutions propo-
sées ;
- d’une boîte à outils permettant de générer des solutions (ASIT résolution créative)
ou des nouveaux produits et services (ASIT conception de produits et services inno-
vants).

ASME Code américain de conception et de calcul sur les chaudières et appareils à pression de
l’American Society of Mechanical Engineers.

Assemblage Dans le cadre d’une fabrication, « assemblage » est l’action d’assembler ou le résultat
de cette action.
Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique, la construction d’une maquette
numérique selon le mode hors assemblage (ou mode ascendant) implique la démarche
suivante :
- chaque nouvelle pièce est élaborée comme une entité indépendante ;
- les pièces sont assemblées à l’aide de contraintes d’assemblage.

Assemblage (mode Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique, la construction d’une maquette
dans l’) numérique selon le mode dans l’assemblage (ou mode descendant) implique que
chaque nouvelle pièce soit élaborée en partant d’une géométrie initiale (par exemple es-
quisse pilotante) ou/et en s’appuyant sur les pièces préalablement dessinées.

Assemblage L’assemblage de deux pièces mécaniques peut être modélisé géométriquement, ciné-
mécanique et liaison matiquement et statiquement. Il est représenté par une liaison mécanique géométrique-
associée ment parfaite (modèle numérique nominal) et par son modèle « torsoriel » associé de
transmission des mouvements et des efforts. Il peut alors être considéré comme :

BTS Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle Page 77 / 115


- un modèle parfait de liaison, ne dissipant pas d’énergie (par exemple : sans frotte-
ment, sans déformations, sans défaut de forme et sans jeux induisant des mouve-
ments parasites) ;
- un modèle non parfait dissipant de l’énergie (avec frottement sec ou visqueux et
glissement, jeu…).
Un assemblage peut permettre le mouvement relatif entre deux pièces (modélisé par
une liaison mobile caractéristique d’un guidage, par exemple) ou l’interdire (modèle de
liaison encastrement, démontable ou non).

Base de données D’une manière générale, il s’agit d’une ressource structurée d’éléments relatifs à un do-
maine donné (famille de composants, matériaux, fournisseurs, etc.). Ces données sont
disponibles sur support informatique résidant dans le bureau d’études, le bureau des
méthodes, sur le réseau informatique de l’entreprise ou sur l’Internet.
En CAO, il s’agit, avant tout, d’une bibliothèque d’éléments standards 3D. La biblio-
thèque est structurée en familles d’éléments. Il existe plusieurs manières de rechercher
des éléments : mots clés, index…
On distingue deux types d’éléments standards 3D :
- les éléments modifiables, modulables appartenant à une famille paramétrable ;
- les images d’éléments 3D figés qui permettent de récupérer un encombrement, une
interface …

Besoin (énoncé global Nécessité ou désir éprouvé, exprimé ou non, par un utilisateur. La notion de besoin per-
du besoin) NF X 50-150 met de préciser les véritables services à rendre et de poser le problème à son plus haut
niveau utile d’étude ou de remise en cause.

Cahier des charges Document par lequel le demandeur exprime son besoin (ou celui qu'il est chargé de tra-
fonctionnel duire) en termes de fonctions de services et de contraintes. Pour chacune d'elles, sont
NF X 50-151 définis des critères d'appréciation et leurs niveaux. Chacun de ces niveaux doit être as-
sorti d'une flexibilité.
Le cahier des charges fonctionnel (C.d.C.f.) est un document qui évolue et qui s’enrichit
au fur et à mesure de la phase de création d’un produit.
Le C.d.C.f. doit donc être rédigé indépendamment des solutions envisageables et doit
permettre l'expression du besoin dans des termes compréhensibles par les utilisateurs.

Capabilité d’un Aptitude d'un procédé de fabrication (Machine, Outillage, Méthode ou Opérateur) ou d'un
procédé moyen à réaliser des produits conformes au besoin ou à respecter des spécifications.
Cette aptitude tient compte de la plage de valeurs produites par le procédé, en regard
des limites acceptables (tolérances d'acceptabilité).
Un processus sera déclaré "apte" s'il a démontré, pour les caractéristiques sélection-
nées, qu'il est capable de produire pendant une période suffisamment longue, avec un
taux théorique de non-conformités inférieur aux exigences internes à l'entreprise ou con-
tractuelles.
La capabilité est le rapport entre la performance demandée et la performance réelle
d’une machine ou d’un procédé.

Capacité d’un moyen Ensemble des caractéristiques d’un moyen de fabrication permettant de définir les ca-
de fabrication dences et volumes de fabrication.

Capitalisation des Selon ADEMA, la capitalisation des données est un processus participatif au cours du-
données quel on diagnostique, on analyse et on trie des données existantes, à partir des expé-
riences et des activités menées, afin de créer un modèle qui soit réutilisable par nous-
mêmes et par autrui.

CFAO Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur

Chaîne numérique Ensemble des moyens donnant accès en lecture et écriture aux données techniques
(CFAO, GPAO) dès lors que cet accès est garanti à tous les acteurs de l’étude et de la
réalisation des produits.

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CHSCT Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

Cobot Les cobots tirent leur nom de la contraction de l’expression en anglais « collaborative ro-
bots ». Ces robots, dédiés à la manipulation d’objets, ont une particularité : ils travaillent
en collaboration avec un opérateur humain dans le même espace sans zone de sécurité,
en le délestant des missions les plus ingrates et répétitives. Ils sont également conçus
pour anticiper, détecter et prévenir les erreurs de l'utilisateur.

Co-conception (ou Activité d’ingénierie réalisée par deux ou plusieurs entreprises associées entre elles afin
co-développement) de développer un nouveau produit.

CODAP Code français qui permet de se conformer aux exigences de la Directive Européenne
des Équipements sous Pression (Directive 2014/68/CE). CODAP est un acronyme
pour Code de Construction des Appareils à Pression non soumis à la flamme.

Compétence Ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être organisé en vue de contribuer de façon


adaptée à l'accomplissement d’une activité. Dans une situation concrète ou contexte,
une compétence se traduit par des actions ou comportements, généralement obser-
vables. Les comportements ou/et les résultats de l’action sont mesurables ou éva-
luables. Exemples : définir des processus de réalisation, planifier une réalisation.

Conception Situation de travail de conception à plusieurs – en réseau par exemple – sur un même
collaborative projet. La conception collaborative nécessite une organisation particulière : structure
globale imposée, zones d’interventions individuelles identifiées, procédures d’échanges
à distance et de validation définies…
L'enjeu de la conception collaborative réside dans la diminution des délais et des coûts
de développement d'un projet ; elle s’appuie sur le développement d'outils et
d’organisations qui intègrent les modifications et évolutions proposées par chaque inter-
venant pour structurer le modèle générique.

Conception détaillée Description en détail d’une solution dont le principe est donné à l’issue de la phase de
conception préliminaire sous forme de modules. L'interface de chacun des modules doit
être complètement définie à ce niveau.
Deux choses doivent émerger lors de cette étape : un diagramme de PERT, MPM ou de
GANTT, montrant comment le travail doit être fait et dans quel ordre, ainsi qu'une esti-
mation plus précise de la charge de travail induite par la réalisation de chacun des mo-
dules.

Conception C'est une description de haut niveau du produit, en termes de modules et de leurs inte-
préliminaire ractions. Ce document doit en premier lieu asseoir la confiance en la finalité et la faisabi-
lité du produit, et, en second lieu, servir de base pour l'estimation de la quantité de travail
à fournir pour le réaliser.

Consommable Article de faible coût et de consommation fréquente.


(NF X60-012 (2006 08))

Contrainte Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique, l’assemblage de deux pièces dis-
d’assemblage tinctes est réalisé en imposant une (ou des) contrainte(s) d’assemblage. Cette contrainte
est une relation géométrique (position et/ou orientation), implicite ou explicite, créée
entre deux entités géométriques (point, courbe, surface ou volume) appartenant à cha-
cune des pièces.

Cycle de vie Dans le domaine de la mécanique, le cycle de vie d’un produit est l’ensemble de toutes
les phases de l’existence d’un produit, depuis sa naissance jusqu’à sa disparition : con-
ception, réalisation, utilisation, recyclage.

Développement Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent
durable sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation
de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier ministre norvégien (1987). En 1992, le Som-
met de la Terre à Rio, tenu sous l'égide des Nations unies, officialise la notion de déve-

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loppement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développe-
ment économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

DMOS Descriptif d’un Mode Opératoire de Soudage est la désignation d’un document qui im-
pose le mode opératoire de réalisation d’une soudure spécifique d’un élément donné. Ce
document précise tous les paramètres nécessaires à cette réalisation.

DMOS-P DMOS préliminaire à la qualification d’un procès-verbal d’un mode opératoire de sou-
dage (PV-QMOS).

DN Diamètre Nominal selon la norme internationale ISO 6708.C’est une désignation numé-
rique du diamètre qui correspond à la dimension commune à tous les éléments d'une
même tuyauterie. C'est un nombre entier utilisé aux fins de référence et qui n'est relié
que de manière approximative aux dimensions de fabrication.

Donnée technique Une donnée technique est une information, élément d’une base de données techniques.
Elle est retenue pour sa pertinence dans des opérations techniques qui concernent
toutes les étapes de la vie d’un produit (conception, industrialisation, fabrication, SAV…).

Dossier de conception Résultat de l’étude de conception qui permet de définir dans un dossier de définition
détaillée (X 50-106-1) l’ensemble des moyens techniques et humains capables de satisfaire les besoins de
l’utilisateur et de répondre aux contraintes de l’avant projet sommaire.
L’avant-projet détaillé propose de mettre en œuvre des solutions optimisées et validées
techniquement et économiquement, en utilisant les moyens propres de réalisation ou de
sous-traitance (optimisation technico-économique des solutions techniques retenues,
s’appuyant sur les relations produit - matériau - procédé - processus).
Il s’exprime sous la forme d’une maquette numérique intégrant les formes et contraintes
optimisées de chaque pièce constitutive de l’ensemble qui devient alors le document
contractuel le plus important par rapport à l’industrialisation du produit et à son évolution.

Dossier de conception Résultat de l’étude d’avant-projet permettant de dégager les possibilités techniques les
préliminaire mieux adaptées aux besoins. Cette étude s’appuie sur des études préalables (marché,
(X 50-106-1) faisabilité…) et aboutit à l’étude d’un avant projet sommaire permettant de définir une ou
des solutions d’ensemble exprimées à l’aide de modèles numériques (maquettes numé-
riques), croquis et schémas, maquettes …

Dossier de définition C’est un dossier numérique et « papier » qui rassemble, au fur et à mesure de son éla-
de produit boration, la définition précise d’une pièce fabriquée appartenant à un produit. Il com-
prend le ou les dessins (ou maquettes numériques) de :
- conception préliminaire de la pièce (privilégiant les surfaces et conditions fonction-
nelles) ;
- conception détaillée à l’issue de la phase d’optimisation de la relation produit, maté-
riau, procédé ;
- conception détaillée et spécifiée, formalisant la définition des formes et des spécifi-
cations dimensionnelles et géométriques de la pièce (donnant souvent lieu à
l’édition d’un plan 2D respectant les normes de définition graphique et de cotation
ISO en vigueur).
L’ensemble peut prendre la forme d’un dossier rassemblant, en plus de la définition
géométrique de la pièce, les données techniques et économiques imposées, les con-
traintes de fabrication, de contrôle, de production.

Dossier de fabrication Ensemble de documents précisant les moyens matériels et humains retenus et à mettre
en œuvre dans une entreprise, pour assurer et garantir la réalisation d’une fabrication en
conformité au cahier des charges (ou dossier contractualisé). Il précise également toutes
les instructions spécifiques liées aux différentes phases opératives du cycle de réalisa-
tion.

Dossier de Partie de la documentation de maintenance qui enregistre les défaillances, pannes et in-
maintenance formations relatives à la maintenance d’un bien. Cet enregistrement peut aussi com-
prendre les coûts de maintenance, la disponibilité du bien et toutes autres données per-

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tinentes.

Dossier technique Terme générique désignant un ensemble de données techniques relatives à une ou plu-
sieurs phases de la vie d’un produit (conception, industrialisation, fabrication, mainte-
nance…). Ce type de dossier comporte des données, des comptes rendus, des analyses
spécifiques et des conclusions techniques.

Éco-conception Méthode de conception d’un produit qui intègre les aspects environnementaux depuis la
création du produit jusqu’à son recyclage.

Économie circulaire Le modèle des pays développés consistant principalement à extraire, produire, con-
sommer et jeter ne permet plus d’appréhender un futur raisonnable sur ce modèle. Il faut
passer à un modèle axé sur une absence de gaspillage et une augmentation de
l’intensité de l’utilisation des ressources tout en diminuant les impacts environnemen-
taux.
C’est ce que vise l’économie circulaire qui prend en compte trois champs :
- la fabrication et l’offre de biens et de services ;
- la consommation au travers de la demande et du comportement du consommateur
(économique ou citoyen) ;
- la gestion des déchets avec le recours prioritaire au recyclage permettant de bou-
cler la boucle (fermer le cercle).

Écoproduit Produit qui génère moins d'impact sur l'environnement tout au long de son cycle de vie
(définition ADEME).

ERP (Enterprise Ressource Planning), également appelé PGI (Progiciel de Gestion Intégré),
est un système d’information qui permet de gérer et de suivre au quotidien l’ensemble
des informations et des services opérationnels d’une entreprise.

Esquisse pilotante Dans un logiciel de CAO volumique, une esquisse pilotante est un tracé géométrique fi-
laire paramétré traduisant les propriétés, tant du point de vue des dispositions géomé-
triques que des capacités de déplacements, attaché au principe de solution développée.

EUROCODE 3 Code européen de calcul des structures en acier

FAST (Function Représentation schématique définissant le passage de chacune des fonctions de service
Analysis System en fonction(s) technique(s) puis, matériellement, en solution(s) constructive(s).
Technique) La méthode d’élaboration de ce schéma s'appuie sur une technique interrogative :
- pourquoi ? : pourquoi une fonction doit-elle être assurée ?
- comment ? : comment cette fonction doit-elle être assurée ?
- quand ? : quand cette fonction doit-elle être assurée ?

FDS Fiche de Données de Sécurité.

Filaire Type de représentation d’un objet dans laquelle n'apparaissent que les arêtes exté-
rieures de l’objet. Représentation simplifiée d'un mécanisme ne tenant pas compte de la
géométrie des constituants.

Fonction technique Au sens du FAST, une fonction de service est satisfaite par l’association d’une ou plu-
sieurs fonctions techniques. Une fonction technique est une « relation caractérisée»
entre différentes parties d’un produit (pièce ou ensemble de pièces), elle est exprimée
exclusivement en termes de finalité.
La fonction technique est formulée par un verbe d’action à l’infinitif suivi d’un ou plu-
sieurs compléments. Cette formulation doit être indépendante des solutions susceptibles
de la réaliser. Une fonction technique doit être caractérisée par des critères et des va-
leurs
Dans le développement industriel d’un produit, ces fonctions correspondent généra-
lement à un ensemble de tâches et d’activités relatives à la réalisation d’une phase iden-
tifiée, comme la conception, la préparation de la fabrication, la production, la gestion de

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la qualité, des achats…
Dans le monde industriel, ces fonctions correspondent généralement à des services
réunissant toutes les compétences techniques et humaines nécessaires à la réalisation
d’une fonction donnée : bureau d’étude, service qualité, bureau de méthodes, service in-
dustrialisation…

GANTT Outil, couramment utilisé en gestion de projet, permettant de représenter visuellement


l'état d'avancement des différentes activités (tâches) constitutives du projet.

Impact État de modification de l'environnement, négatif ou bénéfique, résultant totalement ou


environnemental partiellement des activités (productions ou services) d'un organisme.

Ingénierie simultanée L'ingénierie simultanée est une approche systématique et multidisciplinaire qui intègre
ou intégrée ou en parallèle les différentes phases de développement d'un produit, et la gestion de son
concourante (en processus : identification des besoins du client, spécifications du produit, conception du
anglais concurrent produit et des moyens de fabrication, fabrication du produit, tout en tenant compte du
engineering) cycle complet de la vie du produit, incluant le service après-vente, l'entretien, la mise au
rebut ou le recyclage.
En utilisant un processus efficace de développement de produits, dans un environne-
ment d'équipes multifonctionnelles performantes et créatives, il est possible de dévelop-
per rapidement des produits de qualité à des coûts compétitifs. Ce processus de déve-
loppement du produit doit être intégré, multidisciplinaire, flexible et fortement interactif.
Ce concept est appelé Ingénierie Simultanée, Ingénierie Concourante ou Développe-
ment Intégré.

Ingénierie système L'ingénierie des systèmes ou ingénierie système est une approche scientifique interdis-
ciplinaire, dont le but est de formaliser et d'appréhender la conception de systèmes
complexes.
L'ingénierie des systèmes a pour objectif de contrôler la conception de systèmes dont la
complexité ne permet pas le pilotage simple. Par système, on entend un ensemble
d'éléments humains ou matériels en interdépendance et qui inter-agissent à l'intérieur de
frontières ouvertes ou non sur l'environnement. Les éléments matériels sont composés
de sous-ensembles de technologies variées : mécanique, électrique, électronique, maté-
riels informatiques, logiciels, réseaux de communication, etc.
Les efforts en ingénierie des systèmes embrassent l'ensemble du cycle de vie du sys-
tème et leur mise en cohérence mobilise l'ensemble des corpus théoriques (sciences de
l'ingénieur, sciences humaines, sciences cognitives, génie logiciel, etc.).

Internet industriel Concept qui permet de lier les systèmes d’information générés par internet et les ré-
seaux numériques issus de la dernière révolution industrielle.

ISHIKAWA Diagramme de causes et effets ou diagramme en arêtes de poisson ou encore méthode


des 5M.

ISO 14000 Ensemble des normes françaises concernant le management environnemental.

Kaizen Processus visant l'amélioration continue d'une entreprise sans investissement financier
important. Ce processus consiste à améliorer la productivité en apportant chaque jour de
petits changements. Pour être efficace, tous les employés, cadres ou non cadres, doi-
vent participer en donnant des idées.

Kanban Méthode de gestion de production en flux tendu qui consiste à limiter la production d'un
poste en amont d'une chaîne de travail aux besoins exacts du poste aval.

Lean Manufacturing Le Lean Manufacturing met à contribution tous les acteurs pour éliminer les gaspillages
qui réduisent l'efficacité et la performance d'une entreprise, d'une unité de production ou
d'un département notamment grâce à la résolution de problèmes.

Manuel qualité Ensemble de documents, issus du plan qualité, et permettant d’appliquer la politique
qualité de l’entreprise.

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Maquette numérique La maquette numérique est une représentation virtuelle d’un produit. Les maquettes ser-
vent à valider et à définir. Les propriétés qui lui sont attachées sont fonction des points
de vue souhaités pour la validation - un principe technique, une solution constructive, un
ensemble fonctionnel, un comportement …

Modèle d’étude Il s’agit d’un modèle permettant le calcul manuel ou informatique exploitant les théo-
rèmes généraux de la mécanique ou les lois de l’élasticité en vue de déterminer les in-
connues d’un problème (déformations, contraintes, efforts, puissances…)
Ce modèle est élaboré à partir des solutions constructives du système réel en faisant un
certain nombre d’hypothèses le plus souvent simplificatrices.
En phase de conception préliminaire, ce modèle est élaboré à l’aide d’un modeleur vo-
lumique. Il permet d’intégrer les conditions fonctionnelles et sert de support aux valida-
tions comportementales.

Modeleur volumique Dénomination des progiciels de conception de systèmes mécaniques de dernière géné-
ration. Le modeleur volumique est le maillon central d’une chaîne numérique de concep-
tion.
Ce type de logiciel permet de :
- créer des pièces par association de volumes élémentaires créés par des fonctions
telles que l’extrusion ou la rotation d’une surface (esquisse) par rapport à une direc-
tion ;
- associer ces pièces selon des contraintes géométriques pour construire le modèle
virtuel d’un système mécanique ;
- construire des maquettes "robustes". La robustesse d’une maquette caractérise sa
capacité à accepter de se reconstruire après la modification d’une caractéristique de
référence. Ce concept dépend des méthodes de constructions adoptées pour :
 définir une pièce (choix de l’arbre de construction, des esquisses et des cri-
tères d’évolution)
 construire un assemblage (choix des contraintes, constructions dans
l’assemblage, paramétrages…) ;
- construire des maquettes "portables". Propriété du modèle géométrique à accepter
les modifications et à être réutilisé facilement. Les interventions extérieures sur le fi-
chier informatique ne doivent pas générer des incohérences dans la base de don-
nées géométriques.
Le modeleur peut être :
- variationnel : toute modification d’une dimension sur le modèle engendre des modi-
fications sur l’ensemble de la pièce et de la structure ;
- paramétré : possibilité de déclarer des paramètres gérant des dimensions et des
fonctions facilitant la gestion de familles de pièces ;
- évolutif : possibilité d’enregistrer des versions successives d’une maquette, facilitant
des traitements particuliers (simulations de comportement mécanique, dimension-
nements, fabrications), souvent associé à l’interactivité des modèles (une modifica-
tion exigée par une simulation de fabrication se reporte automatiquement sur le mo-
dèle géométrique, par exemple) ;
- exact : la représentation volumique des solides est attachée à une définition ma-
thématique exacte ;
- configurable : ce qui permet de gérer, dans un seul fichier informatique, différentes
situations de la même maquette, pour enregistrer des options de conception, des
positions successives, des essais de formes, etc ;
- surfacique : s’attache à définir la peau de la pièce par un modèle mathématique ou
surfaces mathématiques, les opérations portent sur ces surfaces.

Moyen de production Ensemble des machines, systèmes, outillages permettant la fabrication de pièces manu-
facturées.

Outillage ou outillage Ensemble participant la réalisation d’un produit :


de réalisation - porte-pièce : ensemble mécanique assurant l’interface entre le produit (pièce(s),
produit assemblé) et le poste de travail (machine, poste d’assemblage ou de con-
trôle), définissant le référentiel de la zone de travail ;

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- porte-outil ou outil spécial ou outil périphérique sur poste d’assemblage : ensemble
mécanique interface ou interfacé avec la partie active du poste de travail pour agir
sur le produit ;
- outillage de transformation : moulage (injection plastique (thermoplastique et ther-
modurcissable) ; fonderie ; thermoformage ; rotomoulage ; compression ; filage ; éti-
rage ; extrusion ; découpe ; emboutissage ; forgeage (estampage et matriçage) …).

Paramétrage En mécanique, les paramètres d’un système représentent l’ensemble des n variables qui
fonctionnel définissent la géométrie d’un système mécanique. On trouve des paramètres relatifs à la
géométrie des solides et des paramètres relatifs aux liaisons entre les solides. Implicite-
ment, ils sont choisis indépendants.
Au sein d’un logiciel de mécanique, la notion de paramètres pilotes recouvre en fait les
degrés de mobilité des mécanismes (paramètres linéaires ou angulaires). Explicitement,
ils sont choisis indépendants.
Dans le cadre de l’utilisation d’un modeleur volumique, deux types de paramétrage sont
possibles :
- soit relatif à une esquisse pilotante support de construction de la maquette numé-
rique ;
- soit relatif aux esquisses utiles à la définition des entités géométriques d’un modèle
volumique.
Dans les deux cas le paramétrage est dit fonctionnel, si, tout en garantissant la « robus-
tesse » de la maquette numérique (pièce, assemblage ou sous assemblage), la modifi-
cation d’une donnée d’entrée (dimension, fonction …) a pour effet de préserver
l’intention de conception.

PERT Program Evaluation and Review Technique (P.E.R.T) ou technique d’évaluation et de ré-
vision de Programme.
Cet outil permet de modéliser les tâches d’un projet sous forme de réseaux et de flèches
puis de représenter leur indépendance (pas de représentation de notion de durée et de
date). Cet outil est plus particulièrement utilisé pour les projets longs.

Pièce Élément constitutif d’un produit ou d’un outillage.

Plan Qualité Document spécifiant quelles procédures, modes opératoires et ressources associées
doivent être appliquées, par qui et quand, pour un projet, un produit, un processus ou un
contrat particulier. (ISO 9000).

PLM Product Lifecycle Management (littéralement « gestion du cycle de vie des produits »)
désigne un cadre organisationnel et un ensemble de concepts, méthodes et outils logi-
ciels dont le but est de créer et de maintenir les produits industriels tout au long de leur
cycle de vie, depuis l'établissement du cahier des charges du produit et des services as-
sociés jusqu'à la fin de vie, en passant par le maintien en conditions opérationnelles.

PMA Pression Maximale Admissible est la pression y compris le coup de bélier, à laquelle un
composant est capable de résister lorsqu'il y est soumis de façon intermittente en ser-
vice.

PN Pression Nominale. C’est une désignation numérique utilisée pour référence, liée aux
caractéristiques mécaniques du composant d'une tuyauterie.

Pré-dimensionnement Opération qui consiste par un calcul approché à dimensionner, dans un premier temps,
les structures, les organes et composants principaux. Par exemple, en résistance des
matériaux, déterminer les dimensions principales des pièces de type poutres.

Principe Peut se dire d’un élément théorique relatif à une science ou à une solution technique.
Dans ce dernier cas, l’expression du principe appliqué dans la réalisation d’une solution
constructive permet d’identifier le mode de fonctionnement fondamental retenu. Par
exemple, le principe du vérin permet, par déformation d’une chambre expansible,
d’appliquer le principe de Pascal à des corps rigides assemblés ou des corps défor-
mables uniques pour créer une déformation, dont résulte un déplacement ou un effort.

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La connaissance, l’identification et la formalisation des principes scientifiques et tech-
niques mis en œuvre dans l’analyse et la conception des systèmes mécaniques est une
activité importante de l’ingénieur et du technicien.

Procédé (de Technique de réalisation d’une pièce (exemple : moulage par gravité, forgeage, usinage,
réalisation) mécano-soudage).

Procédés de mise en Les procédés de mise en forme regroupent :


forme - la déformation plastique des tôles : pliage, emboutissage découpage …
- le moulage en moules permanents et non-permanents
- la déformation plastique : laminage, forgeage, estampage, matriçage, extrusion…

Processus (de Suite continue et ordonnée d'opérations, de phases, d'actions permettant d’obtenir une
fabrication) pièce ou un produit fini.

Product Data Plate-forme de données produits et de procédés industriels commune à toutes les solu-
Management ou PDM tions PLM.
(gestion de données Une solution PDM permet de conserver et de gérer automatiquement l'ensemble des in-
produits ou Système de formations liées à un produit tout en facilitant la collaboration à travers l'entreprise et tout
Gestion Données au long cycle de vie de celui-ci.
Techniques SGDT) Les systèmes PDM associent les hommes et les procédés grâce à l’automatisation et au
suivi de la gestion des tâches d'une organisation et de sa chaîne d'approvisionnement,
stimulant ainsi l'efficacité et la responsabilité, tout en facilitant la conformité aux normes
en vigueur.
Les systèmes PDM s’appuient sur un ensemble de solutions informatiques (CAO, ERP,
Intranet, …) qui facilitent les échanges et la gestion sécurisée de documents 3D, la ges-
tion des tâches, la gestion des changements et demandes de modification …

Product Lifecycle Démarche qui consiste, pour une entreprise, à capitaliser et à partager l’ensemble des
Management ou PLM données et des informations concernant un produit depuis la conception à la fin du cycle
(gestion du cycle de vie de vie de celui-ci.
du produit) Cette démarche concerne la conception, la fabrication, le stockage, le transport, la
vente, le service après-vente, le recyclage…
Cette démarche inclue tous les acteurs : collaborateurs de l'entreprise, partenaires, four-
nisseurs, équipementiers et clients…
La démarche PLM s’appuie sur le déploiement progressif de logiciels qui arrivent sur le
marché (Gestion des connaissances métier, Outils d’aide à la décision, CFAO, simula-
tion numérique, Calcul mécanique).

Produit Objet manufacturé : pièce ou sous-ensemble ou ensemble destiné à être livré au client
ou à être mis sur le marché.

Produit unitaire Pièce ou sous-ensemble ou ensemble réalisé à un exemplaire (exemple : prototype, ou-
tillage …).
Se dit également dans le cas d’une réalisation de quelques exemplaires dans des condi-
tions unitaires (réalisation répétée d’un seul exemplaire).

Projet Processus visant un objectif conforme à des exigences spécifiques. Ce processus est
une suite d'activités coordonnées comportant des dates de début et de fin constituant
des étapes.
Outils méthodologiques liés à la conduite de projets : Cycle en V, Spirale, cascade,
Agiles, Scrum …

Prototype Modèle permettant l’évaluation de la conception détaillée d’un système et de sa réalisa-


tion. Il préfigure la réalisation du matériel définitif et permet de valider les exigences des
spécifications fonctionnelles auxquelles il devra répondre. Le prototype ne peut pas être
virtuel et doit être le plus proche possible de la version définitive du produit.

QQOQCCP Pour « Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? », est un sigle ré-

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sumant une méthode empirique de questionnement. Phase préalable
de « questionnement systématique et exhaustif » dont la qualité conditionne celle de
l'analyse proprement dite, en vue de collecter les données nécessaires et suffisantes
pour dresser l'état des lieux et rendre compte d'une situation, d'un problème, d'un pro-
cessus.

QHSE Qualité – Hygiène – Sécurité – Environnement

QSE Qualité – Sécurité – Environnement

Qualité Aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques ou de performances à satisfaire


des exigences (ISO 9000 : 2000). Ces exigences ou ces besoins peuvent être exprimés
ou implicites. Outre leur traduction en termes de caractéristiques et de performances,
elles sont également traduites en termes de fiabilité, de facilité d’entretien, de coût global
de possession.

RCCM Code français de construction qui définit les Règles de Conception et de Construc-
tion des Matériels mécaniques des îlots nucléaires des Réacteurs à Eau Pressurisée.

REACH enRegistrement Evaluation et Autorisation des produits CHimiques. Règlement de


l’union européenne pour mieux protéger la santé humaine et l’environnement contre les
risques liés aux substances chimiques, tout en favorisant la compétitivité de l’industrie
chimique. Il encourage également des méthodes alternatives pour l’évaluation des dan-
gers liés aux substances afin de réduire le nombre d’essais sur animaux.

Responsabilité Elle correspond à la déclinaison des principes du développement durable à l'échelle de


sociétale des l'entreprise et signifie essentiellement que les entreprises, de leur propre initiative, con-
entreprises (RSE) tribuent à améliorer la société et à protéger l'environnement, en liaison avec les parties
prenantes.

Revues de projet Phases de la conception du produit pendant laquelle « l’équipe projet » valide un certain
nombre de points d’avancement du dossier de projet industriel. En STS, « l’équipe pro-
jet » est composée, des étudiants qui réalisent le projet, des professeurs responsables
et du demandeur.
On peut distinguer trois revues de projet :
- la revue critique de spécification qui valide le cahier des charges fonctionnel ;
- la revue critique de conception préliminaire qui valide la recherche de solutions
et les avant-projets ;
- la revue critique de conception générale et détaillée qui valide la conception gé-
nérale du produit ainsi que sa définition au regard du cahier des charges.

Robustesse (d’une La robustesse d'une maquette numérique est sa capacité à ne pas être altérée par une
maquette numérique) modification des données ou des paramètres choisis.

Savoirs associés aux La conduite d’une activité professionnelle requiert une ou plusieurs compétences, cha-
compétences cune d’elles mobilisant à la fois des savoir-faire, des savoir-être et des connaissances.
Ces connaissances sont également dénommées savoirs associés à la compétence con-
sidérée.

Savoir-faire Habileté manifestée dans une situation professionnelle définie. C'est l'ensemble des
gestes, des méthodes les mieux adaptées à la tâche proposée.
Le savoir-faire est d’ordre manipulatoire lorsqu’il est du domaine de l’action, de la
manipulation. Ex : agir, connecter, démonter ou remonter, démarrer, mesurer (relever la
mesure).
Le savoir-faire est d’ordre opératoire lorsqu’il est du domaine du suivi d’un protocole
d’action, de la réalisation d’une opération, de la mise en œuvre de tout ou partie d’un
processus. Ex : régler, mettre en œuvre, démonter ou remonter un ensemble complexe,
mesurer (mettre en œuvre la mesure)
Le savoir-faire est d’ordre méthodologique lorsqu’il est du domaine de l’organisation
de l’action, de la conception, du choix, de la justification d’une méthode en vue de réali-

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ser un processus ou un service. Ex : organiser, proposer, concevoir, choisir, justifier,
comparer, mesurer (concevoir la mesure).

Schedule Désignation numérique américaine d'épaisseur d'un tube.

Solution constructive Proposition concrète et réaliste dont la fabrication est possible. Elle permet de répondre,
en partie, à une ou plusieurs fonctions de service dans un mécanisme.
Les solutions constructives peuvent être classées en grandes familles répondant à des
objectifs donnés (transformer un mouvement, réaliser un guidage en rotation, assurer
une étanchéité…). Elles peuvent associer des éléments standardisés, préfabriqués et
optimisés, des éléments spécifiques au problème donné, définis et réalisés pour la cir-
constance ou par des éléments adaptatifs, préfabriqués mais possédant des capacités
d’adaptation au cahier des charges.

Spécification C’est une indication qui caractérise la zone de tolérance relative à l’acceptabilité d’une
géométrique forme ou au positionnement relatif d’une surface par rapport à une autre.

Squelette géométrique Corps de la pièce défini en modélisation filaire (ne contenant que des points, segments
d’une pièce ou courbes) sur lequel va s'appuyer la géométrie des corps de pièces adjacentes.

Standard d’entreprise Ensemble de documents reprenant les données capitalisées par une entreprise.

SysML (Systems Langage de modélisation des systèmes permettant la spécification, l'analyse, la concep-
Modeling Language) tion. Associé à d’autres outils, il permet la vérification et la validation de ces systèmes et
de leurs sous-systèmes.

Système Ensemble d’éléments en interaction dynamique et organisés en fonction d'un but.

Système de Le système de management environnemental est un outil de gestion de l'entreprise qui


Management de lui permet de s'organiser de manière à réduire et maîtriser ses impacts sur l'environne-
l’Environnement ment. Il inscrit l'engagement d'amélioration environnementale de l'entreprise dans la du-
(SME) rée. Les normes ISO suivantes décrivent les SME : ISO 14001, ISO 14004.

Systémique L'approche systémique, à l'inverse et en complément de l'approche analytique, consi-


(Approche …) dère la globalité d'un système dans toute sa complexité et sa dynamique. Lorsqu'une
approche analytique se focalise sur le comportement des éléments, l'approche systé-
mique se focalise sur leurs interactions. Ces approches sont donc éminemment com-
plémentaires. Enfin, une approche systémique peut être mobilisée tant pour l'analyse
des écosystèmes naturels que pour celle des systèmes humains.

Tâches Ensemble d’opérations élémentaires mises en œuvre pour réaliser le travail prescrit.
professionnelles Pour être menée à bien, une tâche mobilise des compétences. Elle est caractérisée par
des données d’entrée, la mise en œuvre d’outils et de méthodes, la production de résul-
tats attendus et identifiables.
Exemple : analyse critique de solutions, réalisation des dessins de définition de produits
finis, cotés, tolérancés.

Traçabilité Aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un article ou d’une activi-
té, ou d’articles ou d’activités semblables, au moyen d’une identification enregistrée.

ème
TRIZ Développée à la fin du XX siècle par un ingénieur Russe, cette théorie et les outils qui
lui sont associés proposent d’aborder de façon rationnelle les problèmes d’invention.
Cette méthode trouve son origine dans l’analyse et l’exploitation systématique de plu-
sieurs dizaines de milliers de brevets qui lui ont permis de trouver des classifications de
principes inventifs qui peuvent s’appliquer dans tous les domaines. Cette méthode re-
pose, entre autres, sur le concept de conflit-compromis devant être résolu pour répondre
à un problème technique. Par exemple, une pièce doit être résistante et légère, dont la
réponse naturelle du technicien est un compromis entre un matériau, des formes et des
dimensions. TRIZ formalise un ensemble de contradictions dont il propose une série de
solutions constatées dans l’existant. Face à un nouveau problème, l’ingénieur pourra

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donc formaliser la contradiction qui s’applique à son étude et analyser les différentes so-
lutions proposées afin de retenir la plus appropriée.

Vie du produit et cycle Selon l’analogie biologique introduite par l’américain R. Vernon, les produits se compor-
de vie tent comme des êtres vivants et ont un cycle de vie en quatre phases : naissance, crois-
sance, maturité et déclin.
Dans le domaine de la mécanique, le cycle de vie d’un produit est l’ensemble de toutes
les phases de l’existence d’un produit, depuis sa naissance jusqu’à sa disparition : con-
ception, réalisation, utilisation, recyclage.

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ANNEXE II – Stage en milieu professionnel

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Deux stages, de nature très différente, peuvent ponctuer la scolarité des étudiants selon leur origine de formation :
- un stage de découverte ;
- un stage métier.

1. Objectifs du stage de découverte


Le premier stage situé chronologiquement lors du premier semestre de la première année (il pourra se dérouler en
partie sur des vacances scolaires), d’une durée de deux semaines, est proposé exclusivement aux étudiants
possédant un baccalauréat général ou technologique pour les immerger dans un environnement d’entreprise.
L’acquisition de compétences propres au référentiel n’est pas requise, il s’agit d’un stage destiné à accroître
rapidement le potentiel professionnel du jeune dans un environnement de réalisation propre au BTS « Conception
et réalisation en chaudronnerie industrielle ». C’est l’établissement qui, dans le volet pédagogique de son projet
d’établissement, décide, ou non, d’organiser ce premier stage auquel la réglementation administrative décrite au
paragraphe 3.1.1 s’applique. Le projet pédagogique devra comporter l’organisation pédagogique établie pour les
étudiants qui ne font pas ce stage.
Le stage de découverte ne fait pas l’objet d’un rapport de stage évalué dans le cadre des épreuves de certification
du BTS « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle ».

2. Objectifs du stage métier


Le stage en milieu professionnel permet au futur technicien supérieur de prendre la mesure des réalités techniques
et économiques de l’entreprise et de construire et développer des compétences dans un contexte industriel réel.
Au cours de ce stage, l’étudiant est conduit à appréhender le fonctionnement de l'entreprise au travers de ses
produits, ses marchés, ses équipements, son organisation du travail, ses ressources humaines… C’est aussi pour
lui l’occasion d’observer la vie sociale de cette entreprise (relations humaines, horaires, règles de sécurité, etc.).

Contexte professionnel
Fonctions : elles correspondent à la catégorie technicien supérieur.
Localisation : le stagiaire pourra participer aux activités du bureau d’études, du bureau des méthodes et de la
fabrication dans une entreprise de la filière. Il devra être présent en atelier en phases de préparation, réalisation,
montage, qualification … La durée de la période de présence en atelier sera égale au moins à la moitié de la durée
du stage.
Dans ce cadre, il est conduit à appréhender le fonctionnement général de l’entreprise et plus particulièrement le
travail en atelier. Il en appréciera l’organisation, les équipements, les ressources humaines, les intervenants, la
gestion et l’ensemble des techniques de réalisation, de contrôle et de mise en œuvre. Les activités menées
contribuent à l’approfondissement des connaissances et à l’acquisition de compétences dont les principales sont :
 s'intégrer dans un environnement professionnel, assurer une veille et capitaliser l’expérience ;
 formuler et transmettre des informations, communiquer sous forme écrite et orale y compris en anglais ;
 planifier une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance) ;
 lancer et suivre une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance) ;
 appliquer un plan qualité, de sécurité et de respect de l’environnement ;
 mettre au point et qualifier tout ou partie d'un ensemble chaudronné.

3. Organisation des stages

3.1 Voie scolaire

3.1.1. Réglementation relative aux stages en milieu professionnel


Le stage métier est obligatoire pour les étudiants relevant d'une préparation présentielle ou à distance.
Les stages, organisés avec le concours des milieux professionnels, sont placés sous le contrôle des autorités
académiques dont relève l’étudiant et le cas échéant, des services du conseiller de coopération et d'action
culturelle auprès de l’ambassade de France du pays d’accueil pour un stage à l’étranger.
Chaque période de stage en entreprise fait l’objet d’une convention entre l’établissement fréquenté par l’étudiant et
la ou les entreprise(s) d’accueil. La convention est établie conformément aux dispositions et décrets en vigueur.
Toutefois, cette convention pourra être adaptée pour tenir compte des contraintes imposées par la législation du
pays d’accueil.
Pendant les stages en entreprise, l’étudiant a obligatoirement la qualité d’étudiant stagiaire et non de salarié.
Chaque convention de stage doit notamment préciser :

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- les modalités de couverture en matière d'accident du travail et de responsabilité civile ;
- les objectifs et les modalités de formation (durée, calendrier) ;
- les modalités de suivi du stagiaire par les professeurs de l’équipe pédagogique responsable de la forma-
tion et de l’étudiant.

3.1.2. Mise en place et suivi des stages


Chaque stage s’effectue au sein d’une entreprise de la filière chaudronnerie. La recherche des entreprises
d’accueil est assurée par les étudiants. Le choix des entreprises retenues est validé par l’équipe pédagogique et
arrêté par le chef d’établissement.
Afin d'en assurer le caractère formateur, les stages sont placés sous la responsabilité pédagogique des
professeurs assurant les enseignements professionnels, mais l'équipe pédagogique dans son ensemble est
responsable de l'explicitation de leurs objectifs, de leurs mises en place, de leurs suivis et de l'exploitation qui en
est faite. Elle doit veiller à informer les responsables des entreprises ou des établissements d'accueil des objectifs
de chaque stage et plus particulièrement des compétences qu'ils visent à développer.
La période du stage métier en entreprise, d’une durée de six à dix semaines, dont le positionnement temporel
est laissé à l’initiative de chaque établissement, doit permettre au stagiaire de mettre en application les
compétences acquises durant sa formation. Les activités à conduire sont conjointement définies par l’enseignant et
le stagiaire en accord avec les propositions du tuteur en entreprise et en phase avec les compétences à évaluer.
À la fin de la période du stage métier, un certificat de stage est remis au stagiaire par le responsable de l’entreprise
ou son représentant, attestant la présence de l’étudiant. Un candidat qui n’aura pas présenté cette pièce ne pourra
être admis à subir l’épreuve "Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication, installation et de la
maintenance" (Unité U6). Un candidat, qui, pour une raison de force majeure dûment constatée, n’effectue qu’une
partie de la durée obligatoire du stage métier prévue dans la convention, peut être autorisé par le recteur à se
présenter à l’examen, le jury étant tenu informé de sa situation.

3.1.3. Rapport du stage métier


À l'issue du stage métier, les candidats scolaires rédigent à titre individuel, un rapport d’environ trente pages (hors
annexes), dont le contenu est défini dans l’épreuve " Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication,
installation et de la maintenance " (Unité U6). Les annexes peuvent comporter des compléments techniques.
Le rapport du stage métier en milieu professionnel, visé par l’entreprise, est transmis, en version numérique
uniquement, selon une procédure mise en place par chaque académie et à une date fixée dans la circulaire
d'organisation de l'examen.

3.1.4. Documents pour l'évaluation


Au terme du stage métier, les professeurs concernés et le tuteur de l'entreprise d’accueil déterminent
conjointement l'appréciation qui sera proposée à l'aide de la fiche d’appréciation du travail réalisé en entreprise.
Cette fiche d’appréciation avec le rapport de stage est le seul document qui sera communiqué à la commission
d’interrogation de l’épreuve " Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication, installation et de la
maintenance " (Unité U6). Elle sera relative à l’autonomie et à la responsabilité dont il a fait preuve pendant
l’accomplissement des activités qui lui ont été confiées durant le stage.

3.2 Voie de l’apprentissage


Pour les apprentis, les certificats de stage sont remplacés par la photocopie du contrat de travail ou par une
attestation de l’employeur confirmant le statut du candidat comme apprenti dans son entreprise.
Les objectifs pédagogiques de la sous-épreuve " Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication,
installation et de la maintenance " (Unité U6) et les conditions d’évaluation associées sont les mêmes que ceux
des candidats de la voie scolaire.

3.3 Voie de la formation continue


Les candidats qui se préparent au brevet de technicien supérieur « Conception et réalisation en chaudronnerie
industrielle » par la voie de la formation continue rédigent un rapport numérique sur leurs activités professionnelles
dans le même esprit que le rapport du stage métier.

3.3.1. Candidats en situation de première formation ou en situation de reconversion


La durée de stage est de 8 semaines.
L’organisme de formation peut concourir à la recherche de l’entreprise d’accueil. Le stagiaire peut avoir la qualité
de salarié d’un autre secteur professionnel.

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Lorsque cette préparation s’effectue dans le cadre d’un contrat de travail de type particulier, le stage obligatoire est
inclus dans la période de formation dispensée en milieu professionnel si les activités effectuées sont en cohérence
avec les exigences du référentiel du brevet de technicien supérieur préparé et conformes aux objectifs définis ci-
dessus.

3.3.2. Candidats en situation de perfectionnement


Le certificat de stage peut être remplacé par un ou plusieurs certificats de travail attestant que l’intéressé a été
occupé dans le domaine de la Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle en qualité de salarié à temps
plein pendant six mois au cours de l’année précédant l’examen ou à temps partiel pendant un an au cours des
deux années précédant l’examen. Les activités effectuées doivent être en cohérence avec les exigences du
référentiel du BTS « Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle ».
Les candidats rédigent un rapport numérique et un dossier sur leurs activités professionnelles dans le même esprit
que le rapport du stage métier.

3.4 Candidats en formation à distance


Les candidats relèvent, selon leur statut (scolaire, apprenti, formation continue), de l’un des cas précédents.

3.5 Candidats qui se présentent au titre de leur expérience professionnelle


Le certificat de stage peut être remplacé par un ou plusieurs certificats de travail justifiant la nature et la durée de
l’emploi occupé.
Ces candidats rédigent un rapport numérique sur leurs activités professionnelles dans le même esprit que le
rapport du stage métier.

4. Aménagement de la durée du stage métier


La durée normale du stage métier est de six à dix semaines. Pour une raison de force majeure dûment constatée
ou dans le cadre d’une formation aménagée ou d’une décision de positionnement, la durée de stage peut être
réduite, mais ne peut être inférieure à quatre semaines. Toutefois, les candidats qui produisent une dispense
(notamment au titre de la validation des acquis de l'expérience) ne sont pas tenus d’effectuer ce stage.
Le recteur est seul autorisé à valider les aménagements de la durée de stage ou les dispenses.

5. Candidats scolaires ayant échoué à une session antérieure de l’examen


Les candidats ayant échoué à une session antérieure de l’examen ont le choix entre présenter le précédent rapport
numérique du stage métier, modifier ce rapport ou en élaborer un autre après avoir effectué la période de stage
métier correspondante.
Les candidats apprentis redoublants peuvent présenter à la session suivant celle au cours de laquelle ils n’ont pas
été admis :
- soit leur contrat d’apprentissage initial prorogé d’un an ;
- soit un nouveau contrat conclu avec un autre employeur (en application des dispositions de l’article L6222-
11 du code du travail).

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ANNEXE III – Grille horaire

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GRILLE HORAIRE
ère ème
Horaire de 1 année Horaire de 2 année
BTS Conception et réalisation en
chaudronnerie industrielle (2) (3) (2) Année
Semaine a+b+c Année Semaine a+b+c (3)

1. Culture générale et expression 3 3+0+0 90 3 2+1+0 108

2. Langue vivante étrangère :


2 0+2+0 60 2 0+2+0 72
anglais

3. Mathématiques 2,5 1,5 + 1 + 0 75 2,5 1,5 + 1 + 0 90

4. Physique - Chimie 2 1+0+1 60 2 1+0+1 72

5. Enseignement professionnel (EP) (4) (4)


20,5 5,5 + 0 + 15 615 20,5 5,5 + 0 + 15 738
et généraux associés
Enseignement professionnel
4 + 0 + 15 4 + 0 + 15
STI
Détail EP

EP en langue vivante (5) (5)


1 +0+0 1 +0+0
étrangère en co intervention
Mathématiques et EP en (6) (6)
0,5 +0+0 0,5 +0+0
co intervention
(9) (7) (9) (8)
6. Accompagnement personnalisé 1,5 0 + 0 + 1,5 45 1,5 0 + 0 + 1,5 54

(1)
Total 31,5 h 11 + 3 + 17,5 945 h 31,5 h 10 + 4 + 17,5 1134 h

Enseignement facultatif
2 0+2+0 60 2 0+2+0 72
Langue vivante 2

(1) : Les horaires tiennent compte de 8 semaines de stage en milieu professionnel.


(2) : a : cours en division entière, b : travaux dirigés ou pratiques de laboratoire, c : travaux pratiques
d’atelier ou projet.
(3) : L'horaire annuel étudiant est donné à titre indicatif.
(4) : Dont 1,5 h d’enseignements professionnels STI et généraux associés en co-intervention.
(5) : Pris en charge par deux enseignants STI et anglais (1 h par semaine, pouvant être annualisée).
(6) : Pris en charge par deux enseignants STI et mathématiques (0,5 h par semaine, pouvant être
annualisée).
(7) : En première année, une part significative de l’horaire d’accompagnement personnalisé est
consacrée à une maîtrise des fondamentaux en mathématiques. L’horaire hebdomadaire (1,5 h)
peut être annualisé.
(8) : En deuxième année, une part significative de l’horaire d’accompagnement personnalisé est
consacrée, pour les étudiants concernés, à un approfondissement des disciplines scientifiques en
vue d’une poursuite d’étude. L’horaire hebdomadaire (1,5 h) peut être annualisé.
(9) : Les horaires d’accompagnement personnalisé de première et deuxième année peuvent être
cumulés sur le cycle de 2 ans et répartis différemment, en fonction du projet pédagogique validé
au niveau de l’établissement.

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ANNEXE IV – Règlement d’examen

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RÈGLEMENT D’EXAMEN

Candidats
Scolaires
(établissements privés hors
Scolaires
BTS Conception et réalisation en (établissements publics ou Formation
contrat),
Apprentis
chaudronnerie industrielle privés sous contrat), professionnelle
(CFA ou sections
Apprentis continue
d'apprentissage non
(CFA ou sections (établissements
habilités),
d'apprentissage habilités), publics habilités
ÉPREUVES Formation professionnelle à pratiquer le
Formation professionnelle
continue (établissements
continue CCF pour ce
non habiités)
(établissements publics BTS).
Au titre de leur expérience
habilités).
professionnelle
Enseignement à distance.

Nature des épreuves Unités Coef. Forme Durée Forme Forme Durée

E1 – Culture générale et Ponctuelle CCF Ponctuelle


U1 3 4h 4h
expression écrite 3 situations écrite
Compréhension
E2 – Langue vivante étrangère : CCF CCF Ponctuelle 30 min
U2 2
anglais (1) 2 situations 2 situations orale Expression
15 min
E3 – Mathématiques et Physique
– Chimie

CCF CCF Ponctuelle


Sous-épreuve : Mathématiques U31 2 2h
2 situations 2 situations écrite

CCF CCF ponctuelle


Sous-épreuve : Physique - Chimie U32 2 2h
1 situation 1 situation pratique

CCF Ponctuelle Ponctuelle


E4 – Réponse à une affaire U4 6 6h
1 situation pratique pratique

E5 – Conception d’un ensemble Ponctuelle CCF Ponctuelle


U5 8 45 min 45 min
chaudronné et de sa réalisation orale 1 situation orale

E6 – Organisation et suivi de la
Ponctuelle CCF Ponctuelle
réalisation, préfabrication, U6 4 30 min 30 min
orale 1 situation orale
installation et de la maintenance

20 min de 20 min de
EF1 – Langue vivante facultative Ponctuelle Ponctuelle Ponctuelle
UF1 préparation + préparation + 20
(2) (3) orale orale orale
20 min min

(1) : La deuxième situation de CCF d’expression et interaction orales en anglais peut être co-organisée avec
l’épreuve "Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication, installation et de la maintenance"
(Unité U6).
(2) : La langue vivante choisie au titre de l'épreuve facultative est obligatoirement différente de l’anglais.
(3) : Seuls, les points au-dessus de la moyenne, sont pris en compte.

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ANNEXE V – Définition des épreuves

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Épreuve E1 (Unité U1) – Culture générale et expression
(Coefficient 3)

1. Objectif de l’épreuve
L’objectif visé est de certifier l’aptitude des candidats à communiquer avec efficacité dans la vie courante et la vie
professionnelle.
L’évaluation a donc pour but de vérifier les capacités du candidat à :
- tirer parti des documents lus dans l’année et de la réflexion menée en cours ;
- rendre compte d’une culture acquise en cours de formation ;
- apprécier un message ou une situation ;
- communiquer par écrit ou oralement ;
- appréhender un message ;
- réaliser un message.
(Cf. annexe III de l’arrêté du 16 novembre 2006)

2. Formes de l’évaluation

2.1 - Forme ponctuelle


Épreuve écrite, durée 4 h
On propose trois à quatre documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents
iconographiques, tableaux statistiques, etc.) choisis en référence à l’un des deux thèmes inscrits au programme de
la deuxième année de STS. Chacun d’eux est daté et situé dans son contexte.
Première partie : synthèse (notée sur 40)
Le candidat rédige une synthèse objective en confrontant les documents fournis.
Deuxième partie : écriture personnelle (notée sur 20)
Le candidat répond de façon argumentée à une question relative aux documents proposés. La question posée
invite à confronter les documents proposés en synthèse et les études de documents menées dans l’année en
cours de “Culture générale et expression”.
La note globale est ramenée à une note sur 20 points.
(Cf. annexe III de l’arrêté du 16 novembre 2006)

2.2 - Contrôle en cours de formation


L’unité de “Culture générale et expression” est constituée de trois situations d’évaluation. Les deux premières, de
poids identiques, sont relatives à l’évaluation de la capacité du candidat à appréhender et à réaliser un message
écrit.
Première situation d’évaluation (durée indicative : 2 heures) :
a) Objectif général : Évaluation de la capacité du candidat à appréhender et réaliser un message écrit.
b) Compétences à évaluer :
 Respecter les contraintes de la langue écrite ;
 Synthétiser des informations : fidélité à la signification des documents, exactitude et précision dans
leur compréhension et leur mise en relation, pertinence des choix opérés en fonction du problème
posé et de la problématique, cohérence de la production (classement et enchaînement des élé-
ments, équilibre des parties, densité du propos, efficacité du message).
c) Exemple de situation :
Réalisation d’une synthèse de documents à partir de 2 à 3 documents de nature différente (textes
littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques, tableaux statistiques, etc.) dont chacun est
daté et situé dans son contexte. Ces documents font référence au deuxième thème du programme de la
deuxième année de STS.
Deuxième situation d’évaluation (durée indicative : 2 heures) :
a) Objectif général : Évaluation de la capacité du candidat à appréhender et à réaliser un message écrit.
b) Compétences à évaluer :

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 Respecter les contraintes de la langue écrite ;
 Répondre de façon argumentée à une question posée en relation avec les documents proposés en
lecture.
c) Exemple de situation :
À partir d’un dossier donné à lire dans les jours qui précèdent la situation d’évaluation et composé de 2 à 3
documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques,
tableaux statistiques, etc.), reliés par une problématique explicite en référence à un des deux thèmes
inscrits au programme de la deuxième année de STS et dont chaque document est daté et situé dans son
contexte, rédaction d’une réponse argumentée à une question portant sur la problématique du dossier.

Troisième situation d’évaluation :


a) Objectif général : Évaluation de la capacité du candidat à communiquer oralement.
b) Compétences à évaluer :
 S’adapter à la situation (maîtrise des contraintes de temps, de lieu, d’objectifs et d’adaptation au
destinataire, choix des moyens d’expression appropriés, prise en compte de l’attitude et des ques-
tions du ou des interlocuteurs) ;
 Organiser un message oral : respect du sujet, structure interne du message (intelligibilité, précision
et pertinence des idées, valeur de l’argumentation, netteté de la conclusion, pertinence des ré-
ponses...).
c) Exemple de situation :
La capacité du candidat à communiquer oralement est évaluée au moment de la soutenance du rapport de
stage.

Chaque situation est notée sur 20 points. La note globale est ramenée à une note sur 20.

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Épreuve E2 (Unité U2) – Langue vivante étrangère : anglais
(Coefficient 2)

1. Finalités et objectifs
L’épreuve a pour but d’évaluer au niveau B2 les activités langagières suivantes :
- compréhension de l’oral ;
- expression orale en continue et en interaction.

2. Formes de l’évaluation

2.1. Contrôle en cours de formation, deux situations d’évaluation

Première situation d’évaluation : évaluation de la compréhension de l’oral, durée 30 minutes maximum sans
préparation, au cours du deuxième ou du troisième trimestre de la deuxième année.

 Organisation de l'épreuve
Les enseignants organisent cette situation d'évaluation au moment où ils jugent que les étudiants sont prêts
et sur des supports qu'ils sélectionnent. Cette situation d’évaluation est organisée formellement pour chaque
étudiant ou pour un groupe d’étudiants selon le rythme d’acquisition, en tout état de cause avant la fin du
troisième semestre. Les notes obtenues ne sont pas communiquées aux étudiants et aucun rattrapage n’est
prévu.

 Passation de l'épreuve
Le titre de l’enregistrement est communiqué au candidat. On veillera à ce qu’il ne présente pas de difficulté
particulière. Trois écoutes espacées de 2 minutes d'un document audio ou vidéo dont le candidat rendra
compte par écrit ou oralement en français.

 Longueur des enregistrements


La durée de l’enregistrement n’excédera pas trois minutes. Le recours à des documents authentiques
nécessite parfois de sélectionner des extraits un peu plus longs (d’où la limite supérieure fixée à 3 minutes)
afin de ne pas procéder à la coupure de certains éléments qui facilitent la compréhension plus qu’ils ne la
compliquent.

 Nature des supports


Les documents enregistrés, audio ou vidéo, seront de nature à intéresser un étudiant en STS sans toutefois
présenter une technicité excessive. On peut citer, à titre d’exemple, les documents relatifs à l'emploi
(recherche et recrutement), à la sécurité et à la santé au travail, à la vie en entreprise, à la diversité et à la
mixité dans le monde professionnel, à la formation professionnelle, à la prise en compte par l’industrie des
questions relatives à l’environnement, au développement durable, etc. Il pourra s’agir de monologues,
dialogues, discours, discussions, émissions de radio, extraits de documentaires, de films, de journaux
télévisés.
Il ne s'agira en aucune façon d'écrit oralisé ni d'enregistrements issus de manuels. On évitera les
articles de presse ou tout autre document conçu pour être lu.

Deuxième situation d’évaluation : évaluation de l’expression orale en continu et de l’interaction en anglais


pouvant être associée à la soutenance de stage et partagée avec l’épreuve "Organisation et suivi de la
réalisation, préfabrication, installation et de la maintenance" (Unité U6), au cours de la deuxième année
(durée indicative 5 + 10 minutes).

 Expression orale en continu (durée indicative 5 minutes)


Cette épreuve prend appui sur trois documents en langue anglaise, d’une page chacun, qui illustrent le
thème du stage ou de l’activité professionnelle et annexés au rapport : un document technique et deux
extraits de la presse écrite ou de sites d’information scientifique ou généraliste. Le premier est en lien direct
avec le contenu technique ou scientifique du stage (ou de l’activité professionnelle), les deux autres
fournissent une perspective complémentaire sur le sujet. Il peut s’agir d’articles de vulgarisation
technologique ou scientifique, de commentaires ou témoignages sur le champ d’activité, ou de tout autre
texte qui induisent une réflexion sur le domaine professionnel concerné, à partir d’une source ou d’un
contexte anglophone. Les documents iconographiques ne représenteront au plus qu’un tiers de la page.
Le candidat fera une présentation structurée des trois documents ; il mettra en évidence le thème et les

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points de vue qu’ils illustrent, en soulignant les aspects importants et les détails pertinents du dossier (cf.
descripteurs du niveau B2 du CECRL pour la production orale en continu).

 Expression orale en interaction (10 minutes minimum)


Pendant l’entretien, l'examinateur prendra appui sur le dossier documentaire présenté par le candidat pour
l’inviter à développer certains aspects et lui donner éventuellement l’occasion de défendre un point de vue. Il
pourra lui demander de préciser certains points et en aborder d’autres qu’il aurait omis.
On laissera au candidat tout loisir d’exprimer son opinion, de réagir et de prendre l’initiative dans les
échanges (cf. descripteurs du niveau B2 du CECRL pour l’interaction orale).

2.2. Forme ponctuelle.


Les modalités de passation de l’épreuve, la définition de la longueur des enregistrements et de la nature des
supports pour la compréhension de l’oral et l’expression orale en continue et en interaction ainsi que le coefficient
sont identiques à ceux du contrôle en cours de formation.
1. Compréhension de l’oral : 30 minutes sans préparation
Modalités : Cf. Première situation d’évaluation du CCF ci-dessus.
2. Expression orale en continu et en interaction : 15 minutes.
Modalités : Cf. Deuxième situation d’évaluation du CCF ci-dessus.

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Épreuve E3 – Mathématiques et Physique – Chimie
Unité U31 – Mathématiques
(Coefficient 2)

1. Finalités et objectifs
La sous-épreuve de mathématiques a pour objectifs d’évaluer :
- la solidité des connaissances et des compétences des candidats et leur capacité à les mobiliser dans des
situations variées ;
- leurs capacités d’investigation ou de prise d’initiative, s’appuyant notamment sur l’utilisation de la calcula-
trice ou de logiciels ;
- leur aptitude au raisonnement et leur capacité à analyser correctement un problème, à justifier les résul-
tats obtenus et à apprécier leur portée ;
- leurs qualités d’expression écrite et/ou orale.

2. Contenu de l’évaluation
L’évaluation est conçue comme un sondage probant sur des contenus et des capacités du programme de ma-
thématiques.
Les sujets portent principalement sur les domaines mathématiques les plus utiles pour résoudre un problème
en liaison avec les disciplines technologiques ou la physique-chimie. Lorsque la situation s’appuie sur d’autres
disciplines, aucune connaissance relative à ces disciplines n’est exigible des candidats et toutes les indications
utiles doivent être fournies.

3. Formes de l’évaluation
3.1 - Contrôle en cours de formation (C.C.F.)
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations d’évaluation. Chaque situation d’évaluation, d’une
durée de cinquante-cinq minutes, fait l’objet d’une note sur 10 points coefficient 1.
Elle se déroule lorsque le candidat est considéré comme prêt à être évalué à partir des capacités du pro-
gramme. Toutefois, la première situation doit être organisée avant la fin de la première année et la seconde
avant la fin de la deuxième année.
Chaque situation d’évaluation comporte un ou deux exercices avec des questions de difficulté progressive. Il
s’agit d’évaluer les aptitudes à mobiliser les connaissances et compétences pour résoudre des problèmes, en
particulier :
- s’informer ;
- chercher ;
- modéliser ;
- raisonner, argumenter ;
- calculer, illustrer, mettre en œuvre une stratégie ;
- communiquer.
L’un au moins des exercices de chaque situation comporte une ou deux questions dont la résolution nécessite
l’utilisation de logiciels (implantés sur ordinateur ou calculatrice). La présentation de la résolution de la (les)
question(s) utilisant les outils numériques se fait en présence de l’examinateur. Ce type de question permet
d’évaluer les capacités à illustrer, calculer, expérimenter, simuler, programmer, émettre des conjectures ou con-
trôler leur vraisemblance. Le candidat porte ensuite par écrit sur une fiche à compléter, les résultats obtenus,
des observations ou des commentaires.
À l’issue de chaque situation d’évaluation, l’équipe pédagogique de l’établissement de formation constitue, pour
chaque candidat, un dossier comprenant :
- la situation d’évaluation ;
- les copies rédigées par le candidat à cette occasion ;
- la grille d’évaluation de la situation, dont le modèle est national, avec une proposition de note sur 10
points.

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Première situation d’évaluation
Elle permet l’évaluation, par sondage, des contenus et des capacités associés aux modules du programme de
mathématiques suivants :
- Fonctions d’une variable réelle, à l’exception des paragraphes « Approximation locale d’une
fonction » et « Courbes paramétrées ».
- Calcul intégral, à l’exception du paragraphe « Formule d’intégration par parties ».
- Statistique descriptive.
- Probabilités 1.
- Probabilités 2, à l’exception du paragraphe « Exemples de processus aléatoires ».

Deuxième situation d’évaluation


Elle permet l’évaluation, par sondage, des contenus et des capacités associés aux modules du programme de
mathématiques suivants :
- Équations différentielles.
- Statistique inférentielle.
- Configurations géométriques.
- Calcul vectoriel.
À l’issue de la seconde situation d’évaluation, l’équipe pédagogique adresse au jury la proposition de note sur
20 points, accompagnée des deux grilles d’évaluation. Les dossiers décrits ci-dessus, relatifs aux situations
d’évaluation, sont tenus à la disposition du jury et des autorités académiques jusqu’à la session suivante. Le ju-
ry peut en exiger la communication et, à la suite d’un examen approfondi, peut formuler toutes remarques et
observations qu’il juge utile pour arrêter la note.

3.2 - Forme ponctuelle


Sous-épreuve écrite d’une durée de deux heures.
Les sujets comportent deux exercices de mathématiques. Ces exercices portent sur des parties différentes du
programme et doivent rester proches de la réalité professionnelle.
Il convient d’éviter toute difficulté théorique et toute technicité mathématique excessives.
L’utilisation des calculatrices pendant la sous-épreuve est autorisée.

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Épreuve E3 – Mathématiques et Physique – Chimie
Unité U32 – Physique – Chimie
(Coefficient 2)

1. L’évaluation par contrôle en cours de formation (durée indicative : 2 heures)

Principe

Le contrôle en cours de formation a pour objectif d'évaluer le candidat dans le cadre d'une démarche scientifique
menée au laboratoire de physique-chimie en lien avec les enseignements et tâches professionnels. C’est une éva-
luation certificative qui sert à valider la maîtrise des compétences associées à la situation d’évaluation. Il s’agit de
valider les compétences qui sont visées au stade final d’un domaine de formation d’un étudiant sans qu’il soit for-
cément nécessaire d’attendre la fin de toute la formation.

Le candidat est évalué sur les six compétences suivantes :


- s'approprier : le candidat s'approprie la problématique du travail à effectuer et l'environnement matériel à
l'aide d'une documentation ;
- analyser : le candidat justifie ou propose un protocole, propose un modèle ou justifie sa validité, choisit et
justifie les modalités d'acquisition et de traitement des mesures ;
- réaliser : le candidat met en œuvre un protocole expérimental en respectant les règles de sécurité ;
- valider : le candidat identifie des sources d'erreur, estime l'incertitude sur les mesures à partir d'outils
fournis, analyse de manière critique les résultats et propose éventuellement des améliorations de la dé-
marche ou du modèle ;
- communiquer : le candidat explique ses choix et rend compte de ses résultats sous forme écrite et orale ;
- être autonome et faire preuve d'initiative : le candidat exerce son autonomie et prend des initiatives
avec discernement et responsabilité.

Conditions de mise en œuvre des compétences évaluées

Le sujet doit offrir la possibilité d'évaluer le candidat sur les six compétences dans une mise en œuvre explicitée ci-
dessous.

Exemples de capacités et
Compétence Conditions de mise en œuvre
d’attitudes (non exhaustives)
Sujet contextualisé, c’est-à-dire fondé sur un - énoncer une problématique à ca-
système ou sur une problématique. ractère scientifique ou technolo-
gique.
Des documentations diverses concernant l'ob- - définir des objectifs qualitatifs ou
S’approprier
jet de l'étude et le matériel scientifique doivent quantitatifs.
être fournies en volume raisonnable. - rechercher, extraire et organiser
l’information en lien avec une si-
tuation.
Le sujet doit permettre une diversité des - formuler une hypothèse.
approches expérimentales et le matériel à - évaluer l’ordre de grandeur des
disposition doit être suffisamment varié pour grandeurs physico-chimiques im-
offrir plusieurs possibilités au candidat. Les pliquées et de leurs variations.
documentations techniques sont mises à - proposer une stratégie pour ré-
Analyser
disposition. pondre à la problématique.
- proposer une modélisation.
- choisir, concevoir ou justifier un
protocole ou un dispositif expéri-
mental.
Le sujet doit permettre à l'examinateur - évoluer avec aisance dans
d'observer la maîtrise globale de certaines l’environnement du laboratoire.
opérations techniques et l’attitude appropriée - respecter les règles de sécurité.
du candidat dans l’environnement du - organiser son poste de travail.
Réaliser laboratoire. - utiliser le matériel (dont l’outil in-
formatique) de manière adaptée.
- exécuter un protocole.
- effectuer des mesures et évaluer
les incertitudes associées.

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Le sujet doit permettre de s’assurer que le - exploiter et interpréter de manière
candidat est capable d’analyser de manière critique les observations, les me-
critique des résultats et de répondre à la sures.
Valider problématique. - valider ou infirmer les hypothèses
établies dans la phase d’analyse.
- proposer des améliorations de la
démarche ou du modèle.
Le candidat explique ses choix et rend compte - présenter les mesures de manière
de ses résultats sous forme écrite ou orale, à adaptée (courbe, tableau, etc.).
des moments identifiés dans le sujet. - utiliser les notions et le vocabulaire
scientifique adaptés.
- utiliser les symboles et unités adé-
Communiquer quats.
- présenter, formuler une proposi-
tion, une argumentation, une syn-
thèse ou une conclusion de ma-
nière cohérente, complète et
compréhensible, à l’écrit et à l’oral.
Cette compétence est mobilisée sur l'en- - travailler en autonomie.
Être autonome, semble de la sous-épreuve en participant à la - mener à bien une tâche sans aide
faire preuve définition du niveau de maîtrise des autres de l’enseignant.
d’initiative compétences. - demander une aide de manière
pertinente.

La sous-épreuve est une tâche complexe qu’un étudiant de niveau moyen aura à mener en mobilisant des con-
naissances, des capacités et des attitudes face à une situation qui nécessite, pour être traitée, l’usage de matériel
de laboratoire ou d’un ordinateur.
Le sujet s’appuie sur une situation concrète ou sur une problématique représentative d’une réalité technologique
en lien avec le domaine professionnel de la STS. Des documentations diverses concernant l'objet de l'étude et le
matériel scientifique sont fournies en volume raisonnable.

L’énoncé du sujet commence par une courte description d’une situation concrète et propose ou invite à un ques-
tionnement. Des informations complémentaires (listes de plusieurs protocoles, résultats expérimentaux…) peuvent
être fournies de manière à circonscrire le champ de l’étude ou de l’expérimentation.

L’informatique doit fournir aux étudiants les outils nécessaires au traitement des données et à l’évaluation des in-
certitudes sans qu’ils soient conduits à entrer dans le détail des outils mathématiques utilisés.

Tout au long de la sous-épreuve, le candidat doit agir en autonomie et faire preuve d’initiative. Lors des appels,
l’examinateur peut conforter le candidat dans ses choix ou lui apporter une aide adaptée de manière à évaluer les
compétences mobilisées par le sujet, même quand le candidat n’est pas parvenu à réaliser certaines tâches. Ces
aides peuvent être formalisées lors de la conception de la situation d’évaluation. La nature de l’aide apportée influe
sur le niveau d’évaluation de la compétence.

Quelques incontournables :
- le sujet laisse une place importante à l’initiative et à l’autonomie ; le sujet ne doit pas donner lieu à un travail
expérimental principalement centré sur les techniques de laboratoire. En effet, il ne s’agit pas de valider uni-
quement des capacités techniques mais d’évaluer les compétences des étudiants, dans le cadre d’une sous-
épreuve expérimentale où ils sont amenés à raisonner, à valider, à argumenter et à exercer leur esprit
d’analyse pour faire des choix et prendre des décisions dans le domaine de la pratique du laboratoire ;
- les documents proposés ne doivent pas être trop longs à lire et à exploiter ;
- les productions attendues des étudiants doivent être clairement explicitées dans le sujet.

2. L’évaluation par épreuve ponctuelle pratique (durée 2 heures)


Les objectifs de l’épreuve et les critères d’évaluation sont les mêmes que ceux définis dans le cadre de la valida-
tion par contrôle continu en cours de formation.
L’épreuve ponctuelle correspond à une tâche complexe mobilisant des connaissances, des capacités et des atti-
tudes associées à un ou plusieurs objectifs de la formation dispensée en BTS « Conception et réalisation en chau-
dronnerie industrielle ». Les objectifs visés sont ceux qui prévalent dans les épreuves proposées aux candidats
sous statut scolaire lors de la validation en cours de formation. L’usage de matériel de laboratoire ou d’un ordina-
teur est requis pour traiter la tâche proposée.

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Le jury est constitué d’un enseignant de physique-chimie en charge de cet enseignement en BTS « Conception et
réalisation en chaudronnerie industrielle ».
L’épreuve ponctuelle est organisée par un établissement public proposant le BTS « Conception et réalisation en
chaudronnerie industrielle ».

3. Une grille d’évaluation


Une grille d’évaluation est proposée dans le souci d’une homogénéisation des intitulés des compétences mobili-
sées dans la démarche scientifique en physique-chimie du collège au niveau Bac+2. Elle constitue un outil d’aide
à la conception de sujets de CCF en STS, en affirmant le niveau d’exigence dans ces sections et la nécessité
d’éviter des évaluations uniquement centrées sur la maîtrise du geste technique.
Cette grille fait apparaître des items rattachés aux compétences. Toutes les compétences doivent être évaluées
sur l’ensemble des situations de CCF.

L'évaluation permet d’apprécier, selon quatre niveaux décrits ici de manière assez générale, le degré de
maîtrise par le candidat de chacune des compétences évaluées dans le sujet.

Niveau A : le candidat a réalisé l'ensemble du travail demandé de manière satisfaisante selon les critères précisés
dans le sujet. En cas de difficulté qu’il sait identifier et formuler par lui-même, le candidat sait tirer profit de
l’intervention de l‘examinateur pour apporter une réponse par lui-même.

Niveau B : le candidat a réalisé l'ensemble du travail demandé de manière satisfaisante selon les critères précisés
dans le sujet mais avec quelques interventions de l’examinateur concernant des difficultés ou erreurs non identi-
fiées par le candidat lui-même mais résolues par lui une fois soulignées par l’examinateur :
- après avoir réfléchi suite à un questionnement ouvert mené par l’examinateur ;
- ou par l’apport d’une solution partielle.

Niveau C : le candidat reste bloqué dans l’avancement des tâches demandées, malgré les questions posées par
l’examinateur. Des éléments de solutions lui sont apportés, ce qui lui permet de poursuivre les tâches.

Niveau D : le candidat n’a pas été en mesure de réaliser les tâches demandées malgré les éléments de réponses
apportés par l’examinateur. Cette situation conduit l’examinateur à fournir une solution complète de la tâche.

Il est légitime qu’un étudiant demande des précisions sur les tâches à effectuer, sans pour autant qu’il soit pénali-
sé. Le candidat doit être rassuré à ce niveau, ce qui doit lui permettre de dialoguer sereinement avec
l’examinateur.

En tout état de cause, lorsqu’une erreur ou une difficulté du candidat est constatée :
- l’examinateur doit tout d’abord lui poser une ou plusieurs questions ouvertes dans le but de l’amener à re-
prendre seul le fil de la sous-épreuve ;
- si cela n’a pas suffi, l’examinateur donne un ou plusieurs éléments de solution ;
- si cela est encore insuffisant, l’examinateur donne, sans l’expliquer, la solution qui va permettre la pour-
suite de la sous-épreuve.
Afin de permettre à l’examinateur de déterminer pour chaque domaine de compétences le niveau du candidat, le
sujet laissera la place à l’initiative mais comportera des compléments et des aides que l'examinateur pourra propo-
ser aux candidats selon leurs besoins.

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Épreuve E4 – Réponse à une affaire
Unité U4
(Coefficient 6)

1. Objectif de l’épreuve
Cette épreuve permet de valider tout ou partie des compétences :
 C5 – Élaborer et/ou participer à l’élaboration d’un cahier des charges ;
 C6 – Prédéterminer les éléments de tout ou partie d'un ensemble chaudronné ;
 C8 – Choisir et spécifier des technologies et des moyens de réalisation.
Les indicateurs d'évaluation correspondant aux compétences évaluées figurent dans la colonne "Indicateurs de
performance" des tableaux décrivant les compétences.
Il est rappelé que l’évaluation se fait sur toutes les dimensions (savoirs, savoir-faire, attitudes) de la compétence et
en aucun cas sur les seuls savoirs associés.

2. Contenu de l’épreuve
Le support est une étude de conception préliminaire issue de l’entreprise répondant à un besoin de conception ou
de modification de tout ou partie d’un ensemble chaudronné.
Le questionnement est relatif à des problèmes techniques réels.
Pour cette épreuve E4, les candidats seront placés en situation de réaliser tout ou partie des tâches :
 A1-T1 : Analyser un cahier des charges initial d’ouvrage ou de produit et/ou reformuler un besoin.
 A1-T2 : Participer à la prise en compte de l’environnement de l’étude ;
 A1-T3 : Élaborer tout ou partie d’un cahier des charges fonctionnel (éventuellement sur site) en
collaboration avec un chef de projet ou un chargé d’affaires ;
 A1-T4 : Étudier la faisabilité technique, humaine et organisationnelle d’un projet ;
 A1-T5 : Fournir les éléments techniques permettant d’établir un devis estimatif et les argumenter.

3. Formes de l’évaluation

3.1 - Contrôle en cours de formation


Une situation d’évaluation (durée indicative de 6 heures)
L’évaluation est organisée par l’équipe pédagogique chargée des enseignements technologiques et
professionnels.
La période choisie pour l’évaluation se situe pendant le dernier semestre de la formation et peut être différente
pour chaque candidat.
L’organisation de l’évaluation est de la responsabilité de l’équipe pédagogique.
Une fiche-type d’évaluation du travail réalisé, rédigée et mise à jour par l’Inspection Générale, est diffusée aux
services rectoraux des examens et concours. Seule cette dernière sera systématiquement transmise au jury.

3.2 - Forme ponctuelle


Epreuve pratique d’une durée de 6 heures
L’épreuve se déroule selon les mêmes modalités que celles du contrôle en cours de formation.
La commission d’interrogation est constituée de :
- deux professeurs ou formateurs de la spécialité ;
- un professionnel.
En cas d’absence du professionnel, l’enseignant peut valablement exercer sa tâche d’évaluation.

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Épreuve E5 – Conception d’un ensemble chaudronné et de sa réalisation
Unité U5
(Coefficient 8)

1. Objectif de l’épreuve
Cette épreuve permet d’apprécier l’aptitude du candidat à :
 C2 - Rechercher une information dans une documentation technique, en local ou à distance ;
 C4 - S’impliquer dans un groupe projet et argumenter des choix techniques ;
 C7 - Concevoir et définir, en collaboration ou en autonomie, tout ou partie d'un ensemble chaudronné ;
 C9 - Élaborer des processus de réalisation ;
 C10 - Définir et mettre en œuvre des essais réels et/ou simulés ; préparer la qualification d’un mode
opératoire de soudage ;
 C11 - Définir et organiser les environnements de travail ;
 C12 - Proposer des améliorations technico-économiques et environnementales d’un processus de
réalisation ;
 C16 - Définir un protocole de contrôle.
Les indicateurs d'évaluation correspondant aux compétences évaluées figurent dans la colonne "Indicateurs de
performance" des tableaux décrivant les compétences.
Il est rappelé que l’évaluation se fait sur toutes les dimensions (savoirs, savoir-faire, attitudes) de la compétence et
en aucun cas sur les seuls savoirs associés.

2. Contenu de l’épreuve
Le dossier-sujet est un dossier technique numérique relatif à un projet réel, industriel de réalisation d’un ou
plusieurs ensembles chaudronnés.
Pour cette épreuve E5, les candidats seront placés en situation de réaliser tout ou partie des tâches relatives aux
activités :
 A2-T1 : Consulter des bases de données techniques, recenser les contraintes de fabrication et de
logistique, classer et analyser la documentation réunie ;
 A2-T2 : Dimensionner puis choisir les composants standards, participer au dimensionnement des
éléments fabriqués ;
 A2-T3 : Exploiter des simulations du comportement de tout ou partie d’un ensemble à partir d’un modèle
numérique 3D et d’outils informatiques métiers pour valider ou non une solution ;
 A2-T4 : Élaborer une maquette numérique 3D structurée, robuste et évolutive de l’étude ;
 A2-T5 : Élaborer le dossier technique de définition de l’ouvrage ou du produit ;
 A2-T6 : Élaborer, à partir du modèle numérique définitif, des représentations graphiques dérivées (notices
de fonctionnement, images, vidéos de rendus réalistes, éclatés…) ;
 A3-T1 : Concevoir et décrire un processus de réalisation et de contrôle ;
 A3-T2 : Valider tout ou partie du processus par la simulation et/ou l’expérimentation ;
 A3-T3 : Proposer des améliorations du processus en termes de coûts, qualité et délais ;
 A3-T4 : Élaborer le dossier d’industrialisation.
Le support de l’épreuve est un projet technique réel de conception d’un ensemble chaudronné et de sa réalisation
d’une durée de 120 heures, auquel contribue le candidat, et un dossier technique numérique de présentation qu’il
réalise. Les projets seront validés lors d’une commission académique ou inter académique d’approbation présidée
par un IA-IPR responsable de la filière lors du premier trimestre de la deuxième année.
Le dossier technique numérique de présentation réalisé par le candidat est transmis selon une procédure mise en
place par chaque académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de
conformité du dossier est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l’interrogation.
La constatation de non-conformité du dossier entraîne l’attribution de la mention « non valide » à l’épreuve
correspondante. Le candidat, même présent à la date de l’épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le
diplôme ne peut lui être délivré.
Dans le cas où, le jour de l’interrogation, le jury a un doute sur la conformité du dossier, il interroge néanmoins le
candidat. L’attribution de la note est réservée dans l’attente d’une nouvelle vérification mise en œuvre selon des
modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le dossier réalisé par le candidat est

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déclaré non conforme, la mention « non valide » est portée à l’épreuve.
La non-conformité du rapport réalisé par le candidat peut être prononcée dès lors qu’une des situations suivantes
est constatée :
- absence de dépôt du dossier réalisé par le candidat ;
- dépôt du dossier réalisé par le candidat au-delà de la date fixée par la circulaire d’organisation de
l’examen ou de l’autorité organisatrice.

3. Formes de l’évaluation

3.1 - Forme ponctuelle


Épreuve orale d’une durée de 45 minutes
Le questionnement de l’évaluation est relatif aux problèmes techniques réels abordés dans le cadre d’un projet
d’une durée de 120 heures réparties sur une période maximale de 15 semaines consécutives au sein de
l’établissement de formation.
L’évaluation comporte deux parties.
- Partie 1 : le travail réalisé pendant la phase de projet fait l’objet d’une évaluation par l’équipe pédago-
gique chargée des enseignements technologiques et professionnels et permet de valider tout ou partie
des compétences C2, C4, C7 et C9. Elle compte pour moitié de la note finale ;
- Partie 2 : une soutenance orale d’une durée de 45 min (20 min maxi de présentation, 25 min maxi
d’entretien) devant une commission d’interrogation permet de valider tout ou partie des compétences
C10, C11, C12 et C16. Cette soutenance se déroule dans une salle équipée de moyens de communica-
tion numérique. Le candidat présente, à sa convenance, le travail réalisé durant la phase projet. Cette
partie compte pour moitié de la note finale.
La commission d’interrogation de la soutenance évalue la partie 2, prend en compte la proposition de note de la
partie 1 et attribue la note globale de l’épreuve. La commission reste maîtresse de la note globale. Une fiche
type d’évaluation du travail réalisé, rédigée et mise à jour par l’inspection générale est diffusée aux services
rectoraux des examens et concours. Seule cette dernière sera systématiquement transmise au jury.
La commission d’interrogation est composée de deux professeurs (ou formateurs) des enseignements
technologiques et professionnels et d’un professionnel. Exceptionnellement la commission peut statuer en
l’absence du professionnel.
L’évaluation des parties 1 et 2 s’effectue sur la base du contenu de l’épreuve défini au paragraphe 2.
Pour chaque candidat, l’équipe pédagogique doit constituer un dossier décrivant la partie 1 et comprenant :
- l’ensemble des documents remis au candidat pour mener le travail demandé ;
- une fiche contenant l’ensemble des moyens mis à la disposition du candidat ;
- les documents matériels et numériques remis par le candidat à l’issue de cette évaluation ;
- la fiche d’évaluation du travail réalisé renseignée pour les compétences C2, C4, C7 et C9.
L’ensemble du dossier décrit ci-dessus relatif à l’évaluation de l’épreuve est tenu à la disposition de la commission
d’évaluation et de l’autorité rectorale jusqu’à la session suivante. La commission d’interrogation, à la suite d’un
examen approfondi, formule toute remarque et observation qu’elle juge utile et arrête la note définitive.
Pour les candidats individuels l’épreuve a les mêmes objectifs d’évaluation des compétences C2, C4, C7, C9,
C10, C11, C12 et C16. Pour ces candidats l’épreuve se déroule dans un centre d’examen. Le dossier-sujet, fourni
au candidat 8 semaines avant la date de remise des dossiers numériques réalisés par les candidats, fixée par la
circulaire d’organisation de l’examen (voir paragraphe 2. Contenu de l’épreuve), comporte des fichiers
informatiques dont le format est imposé par l’autorité académique.

3.2 - Contrôle en cours de formation


Une situation d’évaluation (durée indicative de 45 minutes)
Le travail réalisé pendant la phase de projet fait l’objet d’une évaluation par l’équipe pédagogique chargée des
enseignements technologiques et professionnels et permet de valider tout ou partie des compétences C2, C4, C7,
C9, C10, C11, C12 et C16.
L’évaluation s’effectue sur la base du contenu de l’épreuve défini au paragraphe 2. L’évaluation est organisée par
l’équipe pédagogique chargée des enseignements technologiques et professionnels. La période choisie pour
l’évaluation se situe pendant le dernier semestre de la formation et peut être différente pour chaque candidat.
L’organisation de l’évaluation est de la responsabilité de l’équipe pédagogique.
Pour chaque candidat l’équipe doit constituer un dossier comprenant :

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- l’ensemble des documents remis au candidat pour mener le travail demandé ;
- une fiche contenant l’ensemble des moyens mis à la disposition du candidat ;
- les documents matériels et numériques remis par le candidat à l’issue de cette évaluation ;
- la fiche d’évaluation du travail réalisé ;
- pour le questionnement oral, les points traités qui seront précisés sur la fiche d’évaluation.
Pour la situation d’évaluation, l’équipe pédagogique utilise exclusivement la fiche-type proposée en fonction des
compétences à valider. Aucun autre type de fiche ne doit être utilisé.
L’ensemble du dossier décrit ci-dessus relatif à la situation d’évaluation est tenu à la disposition du jury et de
l’autorité rectorale jusqu’à la session suivante. Le jury peut éventuellement en exiger l’envoi avant délibération afin
de le consulter. À la suite d’un examen approfondi, il formule toute remarque et observation qu’il juge utile et arrête
la note définitive.

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Épreuve E6 – Organisation et suivi de la réalisation, préfabrication, installation et de la
maintenance
Unité U6
(Coefficient 4)

1. Objectif de l’épreuve
Cette épreuve permet d’apprécier l’aptitude du candidat à :
 C1 - S'intégrer dans un environnement professionnel, assurer une veille technologique et capitaliser
l’expérience ;
 C3 - Formuler et transmettre des informations, communiquer sous forme écrite et orale y compris en
anglais ;
 C13 - Planifier une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance) ;
 C14 - Lancer et suivre une réalisation (une fabrication, une installation, une maintenance) ;
 C15 - Appliquer un plan qualité, de sécurité et de respect de l’environnement ;
 C17 - Mettre au point et qualifier tout ou partie d'un ensemble chaudronné.
Les indicateurs d'évaluation correspondant aux compétences évaluées figurent dans la colonne "Indicateurs de
performance" des tableaux décrivant les compétences.
Il est rappelé que l’évaluation se fait sur toutes les dimensions (savoirs, savoir-faire, attitudes) de la compétence et
en aucun cas sur les seuls savoirs associés.

2. Contenu de l'épreuve
Le support de l’épreuve est un rapport numérique d’activités (observations, analyses et études) en milieu
professionnel conduites par le candidat, dans une entreprise de la filière.
Dans ce stage les candidats seront placés en situation de réaliser tout ou partie des tâches suivantes :
 A4-T1 : Initier les activités de réalisation, d’installation et de maintenance sur chantier ;
 A4-T2 : Gérer le planning des activités ;
 A4-T3 : Organiser et gérer des moyens matériels et humains ;
 A4-T4 : Appliquer les processus de traçabilité (gestion des modifications, archivage) d’une affaire ;
 A4-T5 : Formuler et transmettre une information technique de façon écrite et orale en français et en an-
glais.
Le candidat rédige, à titre individuel, un rapport numérique d’une trentaine de pages, en dehors des annexes, visé
par l’entreprise.
Il y consigne, en particulier :
- le compte-rendu succinct de ses activités en développant les aspects relatifs aux tâches définies ci-des-
sus ;
- l’analyse des situations observées, des problèmes abordés, des solutions et des démarches adoptées
pour y répondre ;
- un bilan des acquis d’ordre technique, économique, organisationnel ;
- dans les annexes, trois documents en langue anglaise d’une page chacun (voir la définition de l’épreuve
E2 (Unité 2)).
Ce rapport réalisé par le candidat est transmis selon une procédure définie, soit par le centre d’examen en charge
du CCF soit par l’académie-pilote pour les candidats relevant de la sous-épreuve ponctuelle. Le contrôle de
conformité du rapport est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l’interrogation.
La constatation de non-conformité du rapport entraîne l’attribution de la mention « non valide » à la sous-épreuve
correspondante. Le candidat, même présent à la date de la sous-épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence,
le diplôme ne peut lui être délivré.
Dans le cas où, le jour de l’interrogation, le jury aurait un doute sur la conformité du rapport d’activités en milieu
professionnel, il interroge néanmoins le candidat. L’attribution de la note est réservée dans l’attente d’une nouvelle
vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le
rapport réalisé par le candidat est déclaré non-conforme, la mention « non valide » est portée à la sous-épreuve.
La non-conformité du rapport réalisé par le candidat peut être prononcée dès lors qu’une des situations suivantes
est constatée :
- absence de dépôt du dossier réalisé par le candidat ;

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- dépôt du dossier réalisé par le candidat au-delà de la date fixée par la circulaire d’organisation de
l’examen ou de l’autorité organisatrice ;
- durée du stage inférieure à celle requise par la réglementation de l’examen ;
- attestation de stage non visée ou non signée par les personnes habilitées à cet effet.

3. Formes de l’évaluation

3.3 - Forme ponctuelle


Epreuve orale d’une durée de 30 minutes
La commission d’interrogation est constituée de :
- un professeur (ou formateur) de la spécialité ;
- un professeur (ou formateur) d’anglais ;
- un professionnel pouvant avantageusement être le tuteur en entreprise du candidat.
En cas d’absence du professionnel, l’équipe pédagogique peut valablement exercer sa tâche d’évaluation.
Remarque : cette épreuve E6 peut avantageusement être jumelée avec l’épreuve E2 d’anglais.
La période choisie pour l’évaluation se situe pendant le dernier semestre de la formation.
Le candidat effectue une présentation orale argumentée, en utilisant les moyens de communication qu’il juge les
plus adaptés, des activités conduites au cours de son stage en lien avec les compétences attendues. Au cours de
cette présentation, d’une durée maximale de 15 minutes, les évaluateurs n’interviennent pas.
Au terme de cette prestation, les évaluateurs, qui ont examiné le rapport numérique d’activités mis à leur
disposition avant le déroulement de l’épreuve, conduisent un entretien avec le candidat pour approfondir certains
points abordés dans le rapport et dans l’exposé (durée maximale : 15 minutes).
Une fiche-type d’évaluation du travail réalisé, rédigée et mise à jour par l’Inspection Générale, est diffusée aux
services rectoraux des examens et concours. Seule cette dernière sera systématiquement transmise au jury.

3.4 - Contrôle en cours de formation


Une situation d’évaluation (durée indicative de 30 minutes)
L’épreuve se déroule selon les mêmes modalités que celles de l’épreuve ponctuelle.
L’évaluation est organisée par l’équipe pédagogique chargée des enseignements technologiques et
professionnels.
Pour chaque candidat l’équipe doit constituer un dossier comprenant :
- Le rapport numérique d’activités ;
- la fiche d’évaluation du travail réalisé ;
- pour le questionnement oral, les points traités qui seront précisés sur la fiche d’évaluation.
Pour la situation d’évaluation, l’équipe pédagogique utilise exclusivement la fiche-type proposée en fonction des
compétences à valider. Aucun autre type de fiche ne doit être utilisé.
L’ensemble du dossier décrit ci-dessus relatif à la situation d’évaluation est tenu à la disposition du jury et de
l’autorité rectorale jusqu’à la session suivante. Le jury peut éventuellement en exiger l’envoi avant délibération afin
de le consulter. À la suite d’un examen approfondi, il formule toute remarque et observation qu’il juge utile et arrête
la note définitive.
Une fiche-type d’évaluation du travail réalisé, rédigée et mise à jour par l’Inspection Générale, est diffusée aux
services rectoraux des examens et concours. Seule cette dernière sera systématiquement transmise au jury.

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Épreuve EF1 – Langue vivante facultative
Unité UF1

Épreuve orale d’une durée de 20 minutes précédée de 20 minutes de préparation.

L’épreuve orale consiste en un entretien prenant appui sur des documents appropriés.
La langue vivante étrangère choisie au titre de l’épreuve facultative est obligatoirement différente de la langue
étrangère obligatoire.

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ANNEXE VI – Tableau de correspondance entre
épreuves

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ère
Ce tableau s’applique au maximum 5 ans à compter de la 1 session d’examen du nouveau diplôme pour l’utilisation des
notes (cf. D.643-15 al. 2 et D.643-23 al. 3) ou des unités validées (cf. R.335-9 al. 2) et sans limite de temps pour les dispenses
(dont celles au titre d’une attestation de bloc de compétences détenue depuis 5 ans et plus).

BTS CRCI BTS CRCI


Créé par arrêté du 9 avril 2009 Créé par le présent arrêté
Dernière session 2019 Première session 2020

Épreuves ou sous-épreuves Unités Épreuves ou sous-épreuves Unités

E1 Culture générale et expression U1 E1 Culture générale et expression U1

E2 Anglais U2 E2 Langue vivante étrangère : Anglais U2

E31 Mathématiques U31 E31 Mathématiques U31

E32 Sciences physiques et chimiques


U32 E32 Physique – Chimie U32
appliquées

E41 Dimensionnement et vérification


1 U41
d’ouvrages
1
E4 Réponse à une affaire U4
E6 Conduite technique et économique
1 U6
d’une réalisation

E42 Conception d'ouvrages chaudronnés2 U42

E43 Conception de processus et préparation E5 Conception d’un ensemble chaudronné


2 U43 2 U5
du travail et de sa réalisation

E51 Étude technique de fabrication d’un


2 U51
ouvrage

E44 Mise en œuvre d’une production3 U44 E6 Organisation et suivi de la réalisation,


préfabrication, installation et de la U6
3
E52 Etude de cas en milieu industriel 3
U52 mairtenance

EF1 Langue vivante facultative UF1 EF1 Langue vivante facultative UF1

Remarques :
1. Dès lors qu’elle est égale ou supérieure à 10 sur 20, la note attribuée à l’unité U4 du nouveau diplôme est égale à la
moyenne pondérée des notes obtenues aux unités U41 (coef. 3) et U6 (coef. 3) de l’ancien diplôme. Si ces deux unités de
l’ancien diplôme ont été validées dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience, l’unité U4 est validée.
2. Dès lors qu’elle est égale ou supérieure à 10 sur 20, la note attribuée à l’unité U5 du nouveau diplôme est égale à la
moyenne pondérée des notes obtenues aux unités U42 (coef. 3), U43 (coef.3) et U51 (coef. 3) de l’ancien diplôme. Si ces
trois unités de l’ancien diplôme ont été validées dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience, l’unité U5 est va-
lidée.
3. Dès lors qu’elle est égale ou supérieure à 10 sur 20, la note attribuée à l’unité U6 du nouveau diplôme est égale à la
moyenne pondérée des notes obtenues aux unités U44 (coef 3) et U52 (coef 2) de l’ancien diplôme. Si ces deux unités de
l’ancien diplôme ont été validées dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience, l’unité U6 est validée.

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