Élimination du Cristal Violet
Élimination du Cristal Violet
Présenté par :
Melle. Loukil Mansouria
CHAPITRE I :
CHAPITRE II :
CHAPITRE III :
CHAPITRE IV :
i
LISTE DES FIGURES
Figure IV.18: Courbe cinétique de pseudo-premier ordre pour l’élimination cristal violet
par le charbon actif.
ii
LISTE DES TABLEAUX
CHAPITRE II :
CHAPITRE IV :
Tableau IV.4: Etude du temps d’équilibre sur l’adsorption du cristal violet par le charbon
actif.
Tableau IV.5 : Etude de l’effet de la dose sur l’adsorption du cristal violet par le charbon
actif.
Tableau IV.13: résultats de cinétique de d’adsorption du Cristal Violet par le charbon actif.
iii
Liste des figures ........................................................................................................................ i
Liste des tableaux ................................................................................................................... iii
Introduction………………………………………………………………………………….01
Conclusion ............................................................................................................................... 56
Références bibliographiques ................................................................................................ 58
Annexe ................................................................................................................................... 61
INTRODUCTION
INTRODUCTION GÉNÉRALE
En effet, il est connu que certains colorants se fixent plus ou moins efficacement malgré
l’emploi d’agents fixent. Il en résulte alors des eaux de rejet colorées qu’il est nécessaire de
traiter avant leur rejet. Les réglementations en matière de rejet d’eaux usées sont également de
plus en plus sévères et obligent les industriels à traiter leurs effluents. En outre, la majorité des
colorants synthétiques ne sont pas biodégradables et peuvent constituer des facteurs de risques
pour notre santé et de nuisances pour notre environnement. En particulier, les problèmes de
coloration ont un impact psychologique important sur la population. En effet, un effluent coloré
est perçu par l’opinion publique comme polluant et dangereux, alors que cette couleur, n’est
généralement pas toxique, dans la limite de la norme autorisée. Il est donc primordial de limiter
le plus possible la pollution en mettant en place une filière de traitement adaptée intégrant une
unité de décoloration.
Les méthodes conventionnelles pour la purification de l’eau sont couteuses et sont parfois
inadaptées aux traitements d’effluents. Le principe du traitement par adsorption est de piéger les
colorants par un matériau solide appelé adsorbant. Il existe, dans la littérature, d’autres matériaux
solides (argiles, zéolites, alumines activées, tourbe, biomasses, biopolymères, résidus agricoles,
sous-produits industriels…) pouvant être utilisés dans des procédés de décoloration des eaux.
L’adsorption sur charbon actif a été largement étudiée comme une technique efficace pour
l’élimination des polluants organiques et inorganiques des eaux usées.
Bien que le charbon actif présente de nombreux avantages, qu’il ait un fort pouvoir
adsorbant, dû essentiellement à sa grande surface spécifique, la remise en cause de la pré-
oxydation chimique de charbon actif ainsi que le coût engendré par la régénération périodique
1
INTRODUCTION
des matériaux ont conduit, depuis les années quatre-vings, de nombreux laboratoires, de
différents horizons, à s’intéresser à la recherche de nombreux adsorbants à base de matériaux
naturels[3].
Les eaux à traiter sont souvent un mélange dont plusieurs des constituants sont
susceptibles d’être adsorbés. L’adsorption d’un seul composant est bien connue et comprise, par
contre la description exacte de l’adsorption binaire et multiple est toujours sujette à débat la
capacité d’adsorption d’un polluant, peut de ce fait être affectée par des phénomènes
d’adsorption compétitive. La sélectivité de l’adsorbant est alors déterminante, elle représente
l’affinité entre l’adsorbant et chacun des composés adsorbables.
Dans le premier chapitre, nous présenterons le cadre théorique sur les différents types de
colorants et leur utilisation dans l’industrie.
Dans le second chapitre, nous présenterons succinctement les charbons actifs, et ses
principales caractéristiques.
2
CHAPITRE I LES COLORANTS
I.1 INTRODUCTION
L’utilisation intensive des colorants dans la vie courante a engendré des problèmes aussi
bien dans l’environnement que dans l’alimentation[4].Il est important de mentionner qu’en
environnement, la pollution est due aux rejets d’effluents des industries textiles, et qu’en
alimentation, la toxicité est due à l’incorporation de plusieurs colorants synthétiques [5].
Pour parer à cette situation, plusieurs méthodes de décontamination ont été développées,
nous citons à titre d’exemples : l’adsorption[6,7], l’échange d’ions[8,9], floculation-
coagulation[10] …etc. Dans ce travail, nous présentons les résultats relatifs à l’adsorption sur le
charbon actif en grain ducristal violet. Pour ce faire, nous avons déterminé successivement
l’étude spectrale de ce colorant, le temps de contact adsorbant-adsorbat, l’influence de
paramètres tels que la température, agitation, des sels et la concentration initiale en substrat sur
l’adsorption.
I.2.1. Définition
Un colorant est une substance chimique colorée capable de transmettre sa coloration à
d’autre corps.Ce peut être un composé organique insaturé et aromatique.
Les première matières colorantes étaient d’origines végétales (garance, indigo, gaude..)
ou même animales (carmin tiré de la cochenille).A l’heure actuelle, presque la totalité des
matières colorantes employées sont des dérivés des hydrocarbures contenus dans le goudron de
houille[11].
3
CHAPITRE I LES COLORANTS
Il existe seulement une dizaine de colorants naturels, alors que l’on compte des milliers de
colorants synthétiques. Les colorants naturels sont :
a) Colorants naturels
extraits des plantes, des arbres, des lichens ou insectes et des mollusques. Les colorants
jaunes sont les plus nombreux.
b) Colorants synthétiques
Les matières premières des colorants synthétiques sont des composés tels que le
benzène, issu de la distillation de la houille. C’est pour cette raison que les colorants de
synthèses sont communément appelés colorants de goudron de houille. A partir de ces matières
premières, les intermédiaires sont fabriqués par une série de procédés chimiques, qui en
générale, correspondent au remplacement d’un ou de plusieurs atomes d’hydrogènes du produit
de départ, par des éléments ou des radicaux particuliers.
4
CHAPITRE I LES COLORANTS
a) Colorants anthraquinoniques
Les colorants anthraquinoniques sont d’un point de vue commercial, les plus importants
après les colorants azoïques. Leur formule générale dérivée de l’anthracène, montre que le
chromophore est un noyau quinonique sur lequel peuvent s’attacher des groupes hydroxyles ou
amino. Ces produits sont utilisés pour la coloration des fibres polyester, acétate et triacétate de
cellulose [12].
b) Colorants azoïques
Les colorants azoïques sont les colorants les plus couramment utilisés dans l’industrie
textile, sont des composés organiques contenant un groupe azoté (Fig I.2) qui s’avère être stable
comme colorants de textile [13]. Les colorants azotés sont résistants à la lumière, aux acides, aux
bases et à l’oxygène qui font que leur utilisation dans l’industrie textile soit très répandue [14].
5
CHAPITRE I LES COLORANTS
d) colorants indigoïdes
Gèrent leur appellation de l’indigo dont ils dérivent. Ainsi, les homologues séléniés,
soufrés et oxygénés du bleu indigo provoquent d’importants effets hypsochromes avec des
coloris pouvant aller de l’orange au turquoise (Fig. I.3) [14].
Ils forment une classe de colorants très limitée en nombre et relativement ancienne. Ils sont
actuellement encore utilisés du fait de leur prix très modéré lié à la simplicité de leur structure
moléculaire (Fig. I.4 ), caractérisée par la présence d’un groupe nitro ( NO2 ) en position ortho
d’un groupement électro donneur (hydroxyle ou groupes aminés) [17, 18].
6
CHAPITRE I LES COLORANTS
fibres acryliques modifiées (nylon, polyamide) en bain légèrement acide. L’affinité colorant-
fibre est le résultat de liaisons ioniques entre la partie acide sulfonique du colorant et les groupes
amino des fibres textile [19,17].
Ces sels sont appelés des mordants. Un mordant est donc un composé chimique,
habituellement un sel métallique ou un acide, avec lequel traité avant teinture la fibre. Durant le
processus de teinture, le complexe insoluble se forme au sein des pores de la fibre, ce qui aide à
retenir le colorant sur cette fibre [20].
d) colorants réactifs
Les colorants réactifs constituent la classe la plus récente de colorants. Ils doivent leur
appellation à leur mode de fixation à la fibre. Leur molécule contient un groupement
chromophore et une fonction chimique réactive de type triazinique ou vinylsulfone assurant la
formation d’une liaison covalente avec les fibres, ils entrent de plus en plus fréquemment dans la
teinture du coton et éventuellement dans celle de la laine et des polyamides [19,21].
Ils sont désignés par le terme de colorants Plast solubles. Ces colorants ont été créés
après les difficultés rencontrées avec la teinture des acétates de cellulose. Il existe d’ailleurs
plusieurs autre classe de colorants insolubles dans l’eau, exemple : colorants de cuve, colorants
au soufre, et colorants d’oxydation [15,21].
7
CHAPITRE I LES COLORANTS
Papiers : 10%
Cuirs et fourrures : 3%
8
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
II.1.1. Définition
Les adsorbants sont des solides poreux présentant des surfaces par unité de masse
importantes (de 100 m2/g et jusqu’à plus de 2000 m2/g) afin de maximiser la capacité
d’adsorption. Il existe de nombreuses variétés d’adsorbants. Le choix se fera en fonction de
l’adsorbat et/ou du type d’opération désirée.
Généralement, tous les matériaux sont des adsorbants mais seuls ceux possédant
d’importantes capacités d’adsorption sont intéressants pour des applications industrielles. Cette
capacité d’adsorption est en partie liée à la structure interne du matériau et les adsorbants
intéressants possèdent un réseau poreux très développé et une grande surface spécifique. Dans
l’industrie, les adsorbants les plus utilisés sont les charbons actifs, les zéolithes, les gels de silice
et les alumines activées [22].
Le réseau poreux d’un adsorbant est constitué de pores de tailles généralement différentes
dont la distribution varie selon la nature du matériau. La classification des pores adoptée par
l’Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée (IUPAC) est fondée sur leur taille, dont il
existe trois catégories de pores :
Chaque type de pores joue un rôle particulier dans le phénomène d’adsorption. Les
micropores déterminent d’une grande manière la capacité d’adsorption d’un charbon actif: ils
représentent presque la totalité de la surface et du volume offert à l’adsorption (tableau II.1). Les
macrospores et les mésopores constituent les voies de passage vers les micropores.
9
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
II.2.CHARBON ACTIF
Les charbons actifs comptent parmi les plus importants et les plus anciens des adsorbants
fabriqués et exploités par l'Homme. Dans l'Ancienne Egypte, par exemple, ces matériaux étaient
employés sous forme de charbon de bois pour la purification de l'eau et c'est à partir du 18ème
siècle que les propriétés adsorbants (adsorption d'odeurs et décoloration des liquides) des
charbons actifs ont véritablement été découvertes. Au cours des siècles suivants, d'importants
progrès concernant leur élaboration ont été réalisés et le procédé d'activation a été mis au point.
Il n'a cessé d'être amélioré afin d'augmenter les capacités d'adsorption de ces matériaux. Les
charbons actifs ont été largement utilisés pour diverses applications. Ils ont par exemple été
employés lors de la première guerre mondiale pour la fabrication de masques à gaz à usage
militaire.
En 1988, la production mondiale était estimée à 400 000 tonnes par an; elle ne cesse de
croître chaque année [24].
Les charbons actifs commerciaux sont produits à partir de précurseurs
hydrogénocarbonés très variés et disponibles sous différentes formes: 55% de la production
totale est sous forme pulvérulente (poudre), 35% sous forme granulaire et 10% sous forme de
bâtonnets (ou « pellets »). D'après Bansal[24], 80% de la production totale de charbons actifs est
utilisée pour des applications en adsorption liquide (décoloration et dépollution des rejets
industriels, traitement de l'eau potable et industrielle) et 20% pour des applications en adsorption
gazeuse (décoloration, purification de l'air, purification et séparation des gaz, applications
militaires pour la protection contre les gaz chimiques).
Les charbons actifs ont la capacité d'adsorber la plupart des molécules organiques. Par exemple,
les composés aromatiques et les hydrocarbures substitués sont fortement adsorbés. En revanche,
les molécules organiques légères sont faiblement adsorbées, en particulier celles qui contiennent
moins de trois atomes de carbones (comme par exemple les alcools simples) [25].
10
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
Les carbones activés sont également très employés dans l'adsorption des cations [26]; des gaz
[27] et des vapeurs organiques [28].
II.2.2. Classification
Les charbons actifs sont des produits complexes, d'où la difficulté de les classer selon
leurs comportements, leurs propriétés ou leurs caractéristiques surfaciques. Le seul paramètre qui
peut donner une idée de la qualité des charbons actifs est leur capacité d'adsorption qui, à son
tour, dépend de la nature et de la taille des pores. Les charbons actifs sont donc classés selon la
taille de leurs particules; les plus représentés sont ceux en poudres, en grains et de forme
sphérique.
Ils ont une granulométrie très fine (inférieure à 100 μm) avec un diamètre moyen compris
entre 15 et 25 μm. Ils présentent une grande surface spécifique et se caractérisent par une très
grande vitesse d'adsorption. Ils sont utilisés de préférence pour l'adsorption en phase liquide.
11
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
12
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
Le charbon actif granulé est utilisé dans des différents types de traitements des eaux pour
la réduction des oxydants chlorés résiduels et une très faible élimination de certains sous-
produits de désinfection tels que les bromates et les chlorates, et aussi utilisé pour
enleverlaturbidité et pour dissoudre des composés organiques, l’odeur, les taches, les colorants.
Le traitement au charbon actif granulé est reconnu comme étant le procédé le plus efficace contre
les goûts et les odeurs. Ce composé de faible poids moléculaire favorise une durée de vie
prolongée.
Il est utilisé pour l’élimination des micropolluants organiques et de la matière organique
sous forme de carbone dissous.
Il est utilisé en filtration pour des traitements de finition, car il permet l’amélioration de
nombreux paramètres liés à la matière organique naturelle (MON) : couleur, goût, odeur et
demande en désinfectant. En outre, son utilisation en filtration biologique permet d’obtenir des
rendements d’élimination du carbone organique biodégradable (CODB) pouvant aller jusqu’à 80
% à 18 °C, mais ne dépassant pas 30 % à 8 °C.
II.2.2.2.2 Avantages du charbon actif granulé
13
CHAPITRE II LES ADSORBANTS
14
CHAPITRE III ADSORPTION
III.1. Définition
III.2. Principe
L’adsorption est un phénomène de surface par lequel des atomes ou des molécules se
fixent sur la surface solide d’un substrat selon divers processus. Certains minéraux, comme les
argiles, les zéolites, et les charbons actifs sont d’excellents adsorbants, grâce à leurs très grandes
surfaces spécifiques. On appelle désorption la transformation inverse de l’adsorption,par
laquelle les molécules ou les atomes adsorbés se détachent du substrat.
L'adsorption repose sur la propriété lorsque les surfaces solides sont capables de fixer
certaines molécules, par des liaisons faibles de type van der Waals. Cette propriété est liée à la
structure même du solide où subsistent, en surface, des forces non équilibrées par suite des
dissymétries dans la répartition des atomes : la formation d'une couche de molécules adsorbées
compense en partie ce déséquilibre.
Le charbon actif (CA) est un matériau utilisé depuis longtemps, d’abord comme
adsorbant et ultérieurement comme catalyseur. Les propriétés d’adsorption du charbon ont été
utilisées très tôt, par les Egyptiens en 1550 avant JC, en médecine et pour le traitement
desodeurs. Un siècle plus tard, les Phéniciens furent les précurseurs de son utilisation pour
rendrel'eau potable. La première utilisation industrielle du charbon n’est apparue qu’au
XVIIIème siècle pour la décoloration des sirops de sucre. Aujourd’hui, l’adsorption sur charbon
actif estune opération utilisée dans des domaines très variés comme la chimie fine, la
pétrochimie, l’agroalimentaire, mais aussi dans des applications liées à l’environnement comme
15
CHAPITRE III ADSORPTION
le traitement d’effluents. Dans ce domaine, les utilisations les plus courantes du charbon en
tantqu’adsorbant sont le traitement de l’eau de stations d’épuration industrielles et le traitement
des gaz en général. Dans le cas particulier du traitement d’eaux résiduaires, l’adsorption sur
charbon actif est mise en œuvre lorsque l’effluent n’est pas biodégradable ou lorsqu’il contient
des éléments toxiques organiques susceptibles de perturber l’épuration biologique.
Cette technique est utilisée également en traitement tertiaire, le charbon fixe alors les
composés organiques dissous, réfractaires au traitement biologique situé en amont. Elle permet
ainsi d’éliminer une grande proportion de la Demande Chimique en Oxygène (DCO) résiduelle,
c’est-à-dire le «talon dur » de la pollution organique.
16
CHAPITRE III ADSORPTION
distance entre la surface et les molécules adsorbées est plus courte que dans le cas de la
physisorption. L'adsorption chimique a lieu sur certains groupes fonctionnels ou sites particuliers
à la surface du substrat. Les énergies mises en jeu sont généralement comprises entre 20 et 100
kcal/mol et l'adsorption est irréversible [33].
TYPE I: Isotherme dite « de Langmuir ». Le type d'isotherme le plus simple a été défini
par Langmuir. La surface du solide adsorbant est assimilée à un nombre de sites d’adsorption
définis. Les sites sont occupés au fur et à mesure par les composés adsorbables présents en
solution jusqu'à la formation d'une monocouche de molécules occupant les sites disponibles du
matériau adsorbant. Quand tous les sites d’adsorption du matériau sont occupés, l’augmentation
de la concentration d’adsorbat en solution n’augmentera pas la quantité adsorbée ; la quantité
maximale adsorbée est atteinte. Il y a apparition d’un plateau sur la courbe isotherme, indiquant
la saturation de l’adsorbant.
17
CHAPITRE III ADSORPTION
TYPE II : Adsorption multicouche (ou multi layer), représente de nombreux cas. Le point B est
Considéré comme le point où la monocouche est atteinte.
Contrairement à l’isotherme décrite par Langmuir, dans ce cas, une fois la monocouche
atteinte, si la concentration d’adsorbat augmente il y a formation d’une nouvelle couche
recouvrant la première couche adsorbée.
TYPE III: Cette isotherme est observée lors de l’adsorption de certains gaz sur des solides. Elle
traduit une énergie d'adsorption égale ou plus petite que l'énergie de liquéfaction du gaz (ex :
azote adsorbé sur de la glace).
TYPE IV et V:Ces isothermes sont, comme celles du type III, observées lors de l’adsorption
de gaz sur des solides. Ces deux types d’isothermes traduisent des phénomènes de condensation
capillaire induisant un retard ou une précocité de l’atteinte du plateau de saturation. Lors de la
désorption, l’isotherme peut être différente de l’isotherme d’adsorption, toujours à cause de ces
phénomènes de retard/précocité dus à la condensation de gaz dans les pores de l’adsorbant (effet
d’hystérésis).
III.6.1. Concentration
Alors que l’adsorption physique des gaz ou des vapeurs par les adsorbants solides est
extrêmement rapide, l’adsorption en phase liquide est beaucoup moins rapide. La viscosité de la
solution doit être un facteur agissant sur la vitesse d’adsorption, et il est vraisemblable qu’en
diminuant la viscosité on accroît la vitesse.
L’adsorption en phase liquide a lieu le plus souvent par le mélange, l’adsorbant étant
introduit dans la solution à l’état pulvérulent. Il est ensuite séparé par filtration. Les adsorbants
travaillant en milieu liquide agissent tout d’abord par leur surface externe. Certains adsorbants
18
CHAPITRE III ADSORPTION
ont une action spécifique caractérisée suivant la polarité de la surface externe, car cette dernière
a une affinité avec l’eau ou l’alcool. Les adsorbants polaires sont « hydrophiles », d’autre part les
adsorbants non polaires sont en général dits « hydrophobes». Les adsorbants polymériques, et les
adsorbants carbonés sont des exemples d’adsorbants non polaires qui ont moins d’affinité pour
l’eau[34, 35].
Plusieurs modèles ont été proposés pour décrire les courbes isothermes d’adsorption en
milieux aqueux ou gazeux. Les équations de Langmuir (2) et Freundlich (3) ont l’avantage d’être
simples et souvent appropriées à la modélisation de l’adsorption en milieu aqueux, que nous
citons ci-dessous.
L’équation (1) est connue sous le nom de l’équation de Langmuir, qui la proposa en
1915 [36] et la confirma en 1916 [37]. Elle décrit les isothermes de type I. Une fois les valeurs
de Qe et Ce déterminées expérimentalement, cette équation permet l’accès aux valeurs de KL et b,
paramètres caractéristiques du modèle de Langmuir. L’équation de Langmuir représente des
adsorptions monocouche sans interaction entre les molécules adsorbées, sur une surface ayant un
nombre de sites d’adsorption fini, possédant la même énergie.
K L b Ce
Q (Èq .1)
e 1 K Ce
L
Avec :
Qe:Quantitédesubstanceadsorbéeàl'équilibreparunitédepoidsdel'adsorbant«capacité
d'adsorption»(mg/g);
Ce:Concentrationdusubstratenadsorbatàl'équilibre(mg/L);
19
CHAPITRE III ADSORPTION
La détermination des paramètres cinétique doit en plus être réalisée pour la prévision de l'allure
des courbes. Le transfert d'un adsorbat de la phase liquide vers un site d'adsorption, représenté
par la figure (III.2), fait intervenir les étapes suivantes [38]:
1ère étape:transfer de l’adsorbat de la phase liquid vers la couche limit du film liquid liée
à la particule solid (par convection ou diffusion). Etape très rapid.
2ème étape:Transfer de l’adsorbat à travers le film liquid vers la surface externe de
l’adsorbant. Etape rapid.
3ème étape:Diffusion à l’intérieur de la particule d’adsorbant selon deux voies, sous
l’influence du gradient de concentration. Etape lente.
3a : Sous l’état adsorbé, par diffusion de surface.
3b : A l’état libre, par diffusion de pore.
20
CHAPITRE III ADSORPTION
Deux modèles cinétiques couramment souvent utilisés pour l’analyse des résultats
expérimentaux.
Le modèle cinétique du pseudo premier ordre peut être exprimé par l’équation suivante
[42] :
k1 Qe Qt
dQ
(Éq.3).
dt
21
CHAPITRE III ADSORPTION
Avec :
expérimental).
Dans le cas d’une cinétique apparente du premier ordre, le tracé de log Qe Qt en
fonction du temps t donne une droite de pente égale à k1 / 2.303 et une ordonnée à l’origine
égale à log Qe .
k 2 Qe 2 Qt
dQ 2
(Éq.5)
dt
t 1 1
2
t (Éq.6)
Qt k 2Qe 2 Qe 2
22
CHAPITRE III ADSORPTION
f t
k2 et Qe 2 sont déduits de la droite t
Qt
Qt=kintt1/2+c
Avec :
23
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Les spectres Infra Rouge à Transformée de Fourier des matériaux utilisés sont présentés sur la
figure IV.1.
Les spectres IRTF des échantillons préparés nous renseignent sur l’état vibrationnel des
groupements fonctionnels en surface du matériau étudié et donnent les informations suivantes: .
la bande caractéristique à 3300 cm-1 associée au mouvement d’élongation des O–H indique la
présence du groupement hydroxyle (OH-) et l’eau chimisorbée.
la bande présente à 1680cm-1 associée au mouvement d’élongation de C=O du groupement
carbonyle peut indiquer la présence d’acides carboxyliques et/ou esters.
La bande 2820-2900 cm-1 associée au movement d’élongation de C–H aliphatiques, dans les
groupes aromatiques
Une autre bande située à 1580 cm-1 associée au mouvement d’élongation de la liaison C=C
indiquant la présence d’un cycle aromatique.
24
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
A 1370 cm-1 nous observons un pic en relation avec le mouvement d’élongation de C–O
caractéristique du phénol et/ou une structure époxyde, des éthers aromatique et des
groupements lactones.
Les bandes à 580 .641, 96. 765,77. 874,76Cm-1 sont dus aux vibrations de déformation des
CH dans les dérivés benzéniques.
IV.1.2. Indice d’iode
IV.1.2.1. Définition
L’indice d’iode fournit une indication sur la microporosité du charbon. C’est le nombre
de milligrammes d’iode adsorbé par gramme d’adsorbant à une concentration résiduelle de
0,02N .
L’iodométrie concerne la réaction avec une solution titrée d’iode. Elle est reliée au titrage
de l’iode libéré dans les réactions chimiques :
I2 + 2 e- 2 I- (1)
L’analyse par iodométrie est basée sur les phénomènes d’oxydoréduction, si l’on ajoute de
l’iode libre à une solution de thiosulfate de sodium (réducteur), il se produit la réaction suivante :
Pour préparer une solution de thiosulfate de sodium Na2S2O3, 5H2O, de concentration 0,1
N, on introduit 24,82 g de ce sel dans une fiole jaugée d’un litre. On ajoute un peu d’eau
distillée jusqu’à ce que le thiosulfate se dissolve, puis on complète jusqu’au trait de jauge.
25
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Peser 1g de l’échantillon qui a été séché auparavant à 150°C dans l’étuve pendant
3 heures, le transposer dans un flacon, ajouter 10 cm3 de HCl et remuer doucement
jusqu’à ce que l’échantillon soit complètement mouillé, porter à ébullition pendant 30
secondes, laisser refroidir à température ambiante, transposer 100 cm3 de la solution
d’iode dans le flacon, le boucher immédiatement et agiter rigoureusement pendant 30
secondes, filtrer, ensuite écarter les 20 à 30 cm3 du filtrat et récupérer le reste dans un
bécher. Pipeter 50 cm3 du filtrat dans un erlenmeyer propre de 250 cm3, titrer avec
Na2S2O3 jusqu’à ce que la solution devienne jaune pâle, ajouter 2 cm3 d’amidon ou de
thiodène fraîchement préparé et titrer goutte à goutte jusqu’à ce que la solution devienne
transparente, noter le volume V’ et finalement calculer la molarité du filtrat R à partir de
l’équation suivante :
Calculer le facteur de correction (D) qui est donné par la relation suivante :
0 ,165
0,01
D (4)
R
26
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
V (ml) 16
R 0,008
D 1,038
1000
lndice d'iode
800
600
400
200
Biosorbant
le résultat obtenus indiquent un matériau de porosité bien développée car un bon charbon
actif doit avoir un indice d’iode >800mg/g.
IV.1.3.1.Definition
27
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
m0=101.965 g
m1=133.641g
£App= (m1-m0)/v
£App=0.633g/cm3
Nous avons axé notre étude sur les colorants synthétiques largement utilisés dans les
industries algériennes du textile. Notre choix s’est porté sur leCristal Violet et le bleu de
méthylène. L’utilisation de ces colorants a une influence importante sur les eaux de rejets qui
sont souvent utilisées par les agriculteurs comme eaux d’irrigation. Les procédés classiques de
traitement restent inefficaces et leur toxicité dans les eaux de rejets peut engendrer des
problèmes de santé assez graves.Ils sont souvent rejetés dans l’écosystème avec des
concentrations dépassant les normes :requises par la législation.
Le cristal violet (parfois appelé violet de gentianeest un colorant violet de la famille des
"violets de méthyle". Il est notamment employé comme outil de diagnostic, lors de l'examen
bactériologique connu sous le nom de "coloration de Gram". Si les bactéries en présence fixent
bien le violet de gentiane, il s'agit de bactéries à Gram positif : une indication importante pour le
diagnostic de la maladie et le traitement. Le violet de gentiane possède également de grandes
vertus antiseptiques : il permet en particulier de traiter le muguet buccal (maladie parasitaire due
à un champignon Candida) du nourrisson.
28
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
λmax 595(nm)
Etat poudreux
Odeur inodore
29
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
IV.2.3. phénols
En chimie organique, les phénols sont des composés chimiquesaromatiques portant une
fonction hydroxyle -OH. Les dérivés portant plusieurs fonctions hydroxyle sont appelés des
polyphénols.
Certains phénols ont des fonctions biologiques importantes (défense biochimique contre les
microbes et champignons chez les végétaux notamment) chez certaines espèces, mais ils sont
toxiques, voire hautement toxiques pour l'homme et d'autres espèces. Quand ils sont
anormalement disséminés dans l'environnement, les phénols sont des polluants de l'air, du sol ou
de l'eau.
30
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
L’absorptiomètre a pris une importance plus grande que la volumétrie, c’est aujourd’hui la
méthode d’analyse la plus utilisée. Sesprincipauxavantagessont les suivants:
Elle est d’un emploi très général. Si le corps à doser est peu adsorbant on lui ajoute un
réactif convenable afin qu’il lui donne un composé absorbant.
Elle peut être extrêmement rapide par suite de son utilisation pour les mesures directes
sans addition de solution titrée et de la facilite de la mesure.
31
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Les lois générales d’absorption sont valables pour les spectres d’absorption dans les domaines
ultra-violet et visible dans les mêmes conditions que dans le domaine infrarouge.
IV.3.1.1.Loi de Beer-Lambert
Soit un faisceau de lumière monochromatique traversant une épaisseur L de solution d’un corps
adsorbant. Soit I0 la puissance rayonnante à l’entrée de la solution et I la puissance rayonnante à
la sortie, C la concentration du corps absorbant et ε l’épaisseur de la cuve.
Avec:
32
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
L:Epaisseur de la cuve.
Une solution mère a été préparée en pesant 0.5g de colorant cristal violet qu’on dissout
dans une fiole de 500 ml, Pui complète avec de l’eau distillée, la concentration correspondante
est de 1000mg/l.
Une solution mère a été préparée en pesant 0.1g de colorant bleu de méthylènequ’on dissout
dans une fiole de 1L, Pui complète avec de l’eau distillée, la concentration correspondante est de
100mg/l.
-préparation du phénol
Une solution mère a été préparée en pesant 0.1g de colorant phénolqu’on dissout dans une
fiole de 500ml, Pui complète avec de l’eau distillée, la concentration correspondante est de
100mg/l.
A partir de ces solutions « mère », des étalons avec des concentrations allant de 0,5à 5 mg/l
ont été préparés.
33
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
cristal violet, bleu de méthylène, phénolsont regroupés dans le tableau IV.3et représentés
graphiquement sur la figure IV.7, IV.8
0,14
0,12
0,1
0,08
Abs
0,06
0,04
0,02
0
250 305 360 415 470 525 580 635 690 745 800
λ(nm)
Figure IV.7 : Spectres d’absorption en UV-visible ducristal violet
1,2
1
0,8
Abs
0,6
0,4
0,2
0
400 450 500 550 600 650 700 750 800
ʎ(nm)
- Tableau VI.3 : les longueurs d’onde maximaleobtenue du cristal violet et bleu de méthylène et
phénol.
Pour établir les courbes d’étalonnage, le domaine des concentrations des colorants variait entre 0
à 5 mg/L ont été préparées par une série des solutions filles de concentrations100 mg/l pour le
cristal violet et phénol et10mg/l pour bleu de méthylène.
34
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
0,6
0,5
y = 0,1087x
R² = 0,9926
0,4
Absorbance
0,3
0,2
0,1
0
0 1 2 3 4 5 6
Concentrations (mg/l)
35
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
y = 0,1699x
R² = 0,9972
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
Abs
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 1 2 3 4 5 6
C(mg/l)
0,03
0,02
0,01
0
0 1 2 3 4 5
C(mg/l)
On constate que les courbes sont des droites représentant un bon ajustement linéaire
R2=0.99. On utilise les équations de chaque courbe pour déterminer la concentration encristal
violet et bleu de méthylène et phénol successivement d’une solution donné.
36
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Ses équations etles coefficients de détermination (R2) des colorants représentés sur le tableau
IV.5.
X/m(mg/g)=((C0-Céq).V)/m (1)
Asolution=0.101
A=K*C (2)
37
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
C=A/K(3)
C=0.101/0.1699
C=Céq=0.594mg/l
x/m(mg/g)=((1200*0.594)*0.025)/0.1)
x/m(mg/g)=178,2mg/g
Les résultats montrent que le charbon actif a une capacité d’adsorption du bleu de méthylène
de178.2 mg/g qui est appréciable .
Dans le but de déterminer les temps d’équilibre d’adsorption, des volumes de 25mL
prélevés de la solution du cristal violet de concentrations choisies arbitrairement pour chaque
adsorbant. Les solutions sont mises en contact successivement avec 0.1g de charbon actif. Les
solutions ont été analysées au bout de 30min jusqu’à 180 min. La centrifugation en vue de la
séparation du charbon actif et de l’adsorbat a été effectuée à 2600 tr/min pendant 30 minutes
dans une centrifugeuse. Les concentrations résiduelles des centrifuget sont déterminées par
l’analyse spectrophotométrique.
Pour confirmer le temps d’équilibre pour notre adsorbant, on a étudié deux concentrations dont
les résultats obtenus pour la première concentration et pour la deuxième concentration
représentés regroupés dans le tableauIV.6représentés graphiquement sur la figureIV.12
38
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Tableau IV.6 :Etude du temps d’équilibre sur l’adsorption du cristal violetpar le charbon
actif.
100,000
90,000
80,000
Taux d'élimination (%)
70,000
60,000
50,000
40,000 200mg/l
30,000 100mg/l
20,000
10,000
0,000
0 30 60 90 120 150 180
Temps (min)
39
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Parmi les facteurs influençant les propriétés de l’adsorption, la dose du charbon actif parce qu’elle
détermine le degré de l’adsorption et peut être utilisée pour prédire le coût du charbon actif par unité de
solution traitée. Un volume de 25mL de solution et de concentration connue a été mélangé et agité avec
des doses d’adsorbant comprises entre 2 et 16 g/L pendant un temps déterminé préalablement(90min)
pour Cristal violet. Pour confirmerl’effet de la dose, on a étudié deux concentrations dont les résultats
Tableau IV.7 : Etude de l’effet de la dose sur l’adsorption du Cristalviolet par le charbon actif
C0 (mg/l) 10 10 10 10 10 10 10
Dose (g/l) 2 4 5 6 8 10 12
Taux d'élimination (%) 76,972 92,752 95,688 96,606 96,972 97,706 98,440
40
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Dose (g/l) 2 4 5 6 8 10 12
120,000 10mg/l
200mg/l
100,000
Taux d'élimination (%)
80,000
60,000
40,000
20,000
0,000
0 2 4 6 8 10 12
Dose(g/l)
41
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
C0 (mg/l) 10 10 10 10 10 10
PH 2 4 6 8 10 12
Abs 0,022 0,09 0,217 0,062 0,096 0,021
Céq (mg/l) 0,202 0,826 1,991 0,569 0,881 0,193
Taux élimination(%) 97,982 91,743 80,092 94,312 91,193 98,073
C0 (mg/l) 50 50 50 50 50 50
PH 2 4 6 8 10 12
Abs 0,101 0,173 0,09 0,504 0,094 0,069
Céq (mg/l) 0,927 1,587 0,826 4,624 0,862 0,633
Taux d’élimination(%) 98,147 96,826 98,349 90,752 98,275 98,734
42
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
120,000
80,000
60,000
10mg/l
40,000
50mg/l
20,000
0,000
2 4 6 8 10 12
Ph
D’après le graphe,on peut observer que la capacité d’adsorption du cristal violet la plus
élevéecorrespondent à PH=6 ; cepH que va être utilisé pour l’isotherme d’adsorption.
Dans le but d’étudier l’influence des différentes températures sur l’adsorption du colorant
Cristalviolet.
Des flacons contenant 25 ml de solution de cristal violetde concentration (50mg/l,
100mg/l), ajustée á pH=6, puis y sont introduits 0,150g decharbon actif granulé. Les flacons
sont placés successivement á des températures 25°, 30° et 40° C dans un bain marie muni d’un
thermostat permettant de contrôle la température, les flaconssont agités pendant une heure et
demi puis centrifugeés et analyses par spectrophotométrie.
43
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
C0(mg/l) 50 50 50
T(k) 298 303 313
1/T 0,00336 0,00330 0,00319
Abs 0,985 0,075 0,021
Céq 9,0367 0,6881 0,1927
C0-Céq 40,9633 49,3119 49,8073
Kd 4,533 71,667 258,524
Ln kd 1,511 4,272 5,555
Taux d'élimination (%) 81,927 98,624 99,615
120,000
Taux d'élimination (%)
100,000
80,000
60,000
50mg/l
40,000 100mg/l
20,000
0,000
298 303 313
Température(k)
44
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Ces résultats montrent que le processus d’adsorption sur le charbon actif, se fait avec des
réactions spontanées et favorables (ΔG°< 0). Les valeurs de ΔH positives, ce qui implique que
c’est un processus endothermique.
-Mode opératoire :
45
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Les valeurs de cette étude sont récapitulées dans le tableau IV.11 et représentées
graphiquement sur les figures : IV-16, IV-17, IV-18.
F,D 1 1 1 25 25 10 30
161,000
141,000
121,000
X/m(mg/g)
101,000
81,000
61,000
41,000
21,000
1,000
-50,000 0,000 50,000 100,000 150,000 200,000 250,000
Céq(mg/l)
46
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Les modèles de Langmuir et de Freundlichesont representés sur les figures IV.17 et IV.18
respectivement. Les resultants d’adsorption ont été traités à l’aide de la relation de Langmuir
linéaire avec ces constantes KL (L/mg) et b (mg/g) obtenues à partir des pentes et ordonnées
à l’origine sur les figures ainsi que pour la relation linéaire de Freundlich avec ces constants
KF et n.
y = 0,0063x + 0,2362
R² = 0,9579
1,600
1,400
1,200
(Céq/(x/m))
1,000
0,800
0,600
0,400
0,200
0,000 Céq(mg/l)
0,633 50,633 100,633 150,633
5,000
4,000
Ln(x/m)
3,000
2,000
1,000
0,000
-1,000 0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Ln(Céq)
47
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
Cristal violet
Equation de Equation de
Y=0,0063x+0,2362 y = 0,6863 x+1,5874
Langmuir Freundlich
R2 0,9579 R2 0,9323
les résultats de la modélisation sont en accord avec le modèle de Langmuir et dans une
moindre mesure de Freundlich.
iv.9. Isotherme d’adsorption du phénol
- Mode opératoire
Les valeurs de cette étude sont récapitulées dans le tableau IV.13 et représentées
graphiquement sur les figures : IV- 19, IV-20, IV-21.
48
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
C0(mg/l) 10 20 30 50 80 100
Abs 0,009 0,012 0,015 0,024 0,039 0,053
F.D 1 1 1 1 1 1
Céq(mg/l) 0,826 1,101 1,376 2,202 3,578 4,862
x/m(mg/g) 6,116 12,599 19,083 31,865 50,948 63,425
Céq/(x/m) 0,135 0,087 0,072 0,069 0,070 0,077
Ln(Céq) -0,192 0,096 0,319 0,789 1,275 1,582
Ln(x/m) 1,811 2,534 2,949 3,462 3,931 4,150
Ln((Céq)/(X/m)) -2,002 -2,438 -2,629 -2,672 -2,656 -2,568
70,000
60,000
50,000
X/m(mg/g)
40,000
30,000
20,000
10,000
0,000
0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Céq(mg/l)
Les modèles de Langmuir et de Freundlichesont representés sur les figures IV.17 et IV.18
respectivement. Les resultants d’adsorption ont été traités à l’aide de la relation de Langmuir
linéaire avec ces constantes KL (L/mg) et b (mg/g) obtenues à partir des pentes et ordonnées
à l’origine sur les figures ainsi que pour la relation linéaire de Freundlich avec ces constants
KF et n.
49
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
0,160
y =- 0,0082x + 0,104
R² = 0,2625
0,140
0,120
0,100
(Céq/(X/m))
0,080
0,060
0,040
0,020
0,000
0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Céq(mg/l)
3,500
3,000
Ln(X/m)
2,500
2,000
1,500
1,000
-0,400 -0,200 0,000 0,200 0,400 0,600 0,800 1,000 1,200 1,400 1,600 1,800
Ln(Céq)
50
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
phénol
Equation de Equation de
Y=-0,0082x+0,104 y = 1,2479x+2,3345
Langmuir Freundlich
b (mg/g) - n 0,8013
K (L/mg) - K 216,0230
R2 0,2625 R2 0,9543
Nous présentons à titre d’exemple la représentation graphique de deux modèles de cinétique pour
l’élimination du cristal violet par le charbon actif.
-Mode opératoire
Dans une série des bécher nous avons introduit 25ml de solution du cristal violet, ajusté au
Ph optimale de 6 et nous avons ajusté 0,150g de charbon actifs .l’ensemble est agité pendant un
temps déterminé préalablement (90min), puis centrifuger et analyser.
Les valeurs de cette étude sont récapitulées dans le tableau IV.15 et représentées
graphiquement sur les figures : IV- 22, IV-23, IV-24
51
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
T (min) 15 30 45 60 75 90
C0 50 50 50 50 50 50
T (min) 15 30 45 60 75 90
52
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
0,500 100mg/l
0,000
0 20 40 60 80 100 50mg/l
-0,500
-1,000
T(min)
Figure IV.22 : Courbe cinétique de pseudo-premier ordre pour l’élimination cristal violetpar
le charbon actif
6,000
4,000
100mg/l
2,000 50mg/l
0,000
0 20 40 60 80 100
T(min)
53
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
16,000
y = 2,1793x - 6,5783
R² = 0,9931
14,000
y = 0,7412x + 0,5582
12,000 R² = 0,8658
10,000
Qt
8,000
6,000
4,000
2,000
2,000 4,000 6,000 8,000 10,000
t^(1/2)
Tableau VI.16 : Résultats de cinétique d’adsorption du cristal violet par le charbon actif
C0 (mg/l) 50 100
2éme ordre
R2 0,842 0,2145
R2 0,8658 0,9931
54
CHAPITRE IV PARTIE EXPERIMENTALE
pour l’adsorption de cristalviolet donne des coefficients de détermination (R2) bas et la quantité
expérimentalement ,Donc l’adsorption du violet de cristal par l’adsorbant étudié n’est pas un
processus de pseudo de 2 émeordre ;par contre les coefficients de détermination (R2) du pseudo
1ér ordre sont élevées et varient de 0,75 à 0,98.On peut conclure que l’adsorbant suite bien le
55
CONCLUSION
La dispersion des polluants dans les milieux où ils se manifestent (air, eau ou sol), leur
transfert d’un milieu à un autre, leur intégration dans la biomasse et l’effet d’accumulation à
travers des chaines trophiques sont bien connus aujourd’hui et montrent que la protection de
l’environnement est un problème majeur et grave et que l’on doit considérer au niveau
planétaire. Pour ces raisons, cette étude s’inscrit dans le cadre du traitement des eaux de rejets
industriels par le phénomène d’adsorption.
Les isothermes d’adsorption du Violet de Cristal par le charbon actif présente une
allure classique de type I, et les résultats de la modélisation sont parfaitement en accord avec
le modèle de Langmuir et non pas de Freundlich .mais dans le cas les isotherme d’adsorption
du phénol par le charbon actif présente une allure classique de type II. Et les résultats de la
modélisation sont parfaitement en accord avec le modèle de Freundlich et non pas de
Langmuir. Pour la première isotherme du violet de cristal L’adsorption semble être de type
monomoléculaire et donc la surface du charbon actif est saturée lors du remplissage de la
monocouche et pour la deuxième isotherme de phénol le modèle empirique de Freundlich est
basé sur l’adsorption sur des surfaces hétérogènes.
56
CONCLUSION
Les facteurs qui influencent sur l’adsorption, et la préférence d’un adsorbant pour
différent adsorbat sont liés aux caractéristiques des sites d’adsorption par exemple les
groupements fonctionnels, la structure et les propriétés de la surface, ainsi que les
caractéristiques des adsorbats comme la concentration, la taille ionique, la structure
moléculaire, le poids moléculaire, la nature ionique ou le potentiel standards de
réduction….ainsi que la chimie des solutions par exemple le pH, concentration…etc .
Il est difficile de déterminer quel facteur qui affecte sur l’adsorption sélective du charbon.
57
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61
Annexe
Tableau1 : Etude du l’indice diode sur l’adsorption du cristal violet par le charbon actif
V (ml) 16
R 0,008
D 1,038
1000
lndice d'iode
800
600
400
200
0
Biosorbant
Absorbance
cristal violet 0 0,033 0,086 0,149 0,221 0,25 0,313 0,38 0,435 0,515 0,55
Absorbance bleu
méthylène 0 0,056 0,155 0,24 0,321 0,41 0,514 0,605 0,683 0,779 0,851
Absorbance
phénol 0 0,006 0,01 0,015 0,022 0,03 0,032 0,039 0,045 0,05 0,054
62
Annexe
0,6
0,5
y = 0,1087x
R² = 0,9926
0,4
Absorbance
0,3
0,2
0,1
0
0 1 2 3 4 5 6
Concentrations (mg/l)
y = 0,1699x
R² = 0,9972
0,9
0,8
0,7
0,6
0,5
Abs
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 1 2 3 4 5 6
C(mg/l)
63
Annexe
0,06 y = 0,0109x
R² = 0,9974
0,05
0,04
Abs
0,03
0,02
0,01
0
0 1 2 3 4 5
C(mg/l)
Tableau 3 : Etude du temps d’équilibre sur l’adsorption du cristal violet par le charbon
actif
64
Annexe
100,000
90,000
Taux d'élimination (%)
80,000
70,000
60,000
50,000
200mg/l
40,000
100mg/l
30,000
20,000
10,000
0,000
0 30 60 90 120 150 180
Temps (min)
Tableau 4 : Etude de l’effet de la dose sur l’adsorption du Cristal Violet par le charbon
actif
C0 (mg/l) 10 10 10 10 10 10 10
Dose (g/l) 2 4 5 6 8 10 12
Taux d'élimination (%) 76,972 92,752 95,688 96,606 96,972 97,706 98,440
Dose (g/l) 2 4 5 6 8 10 12
65
Annexe
120,000 10mg/l
200mg/l
100,000
Taux d'élimination (%)
80,000
60,000
40,000
20,000
0,000
0 2 4 6 8 10 12
Dose(g/l)
C0 (mg/l) 10 10 10 10 10 10
PH 2 4 6 8 10 12
C0 (mg/l) 50 50 50 50 50 50
PH 2 4 6 8 10 12
66
Annexe
120,000
100,000
Taux d'élimination (%)
80,000
60,000
10mg/l
40,000
50mg/l
20,000
0,000
2 4 6 8 10 12
Ph
C0 (mg/l) 50 50 50
T(k) 298 303 313
67
Annexe
120,000
Taux d'élimination (%)
100,000
80,000
60,000
50mg/l
40,000 100mg/l
20,000
0,000
298 303 313
Température (k)
F, D 1 1 1 25 25 25 25
68
Annexe
161,000
141,000
121,000
101,000
X/m(mg/g)
81,000
61,000
41,000
21,000
1,000
-50,000 0,000 50,000 100,000 150,000 200,000 250,000
Céq(mg/l)
1,600
1,400
R² = 0,9579
1,000
0,800
0,600
0,400
0,200
0,000 Céq(mg/l)
0,633 50,633 100,633 150,633
69
Annexe
4,000
Ln(x/m)
3,000
2,000
1,000
0,000
-1,000 0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Ln(Céq)
C0 (mg/l) 10 20 30 50 80 100
F, D 1 1 1 1 1 1
70
Annexe
70,000
60,000
50,000
X/m(mg/g)
40,000
30,000
20,000
10,000
0,000
0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Céq(mg/l)
0,160
0,140
y = - 0,0082x + 0,104
0,120 R² = 0,2625
0,100
X/m(mg/g)
0,080
0,060
0,040
0,020
0,000
0,000 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000 6,000
Céq(mg/l)
71
Annexe
3,500
3,000
Ln(X/m)
2,500
2,000
1,500
1,000
-0,400 -0,200 0,000 0,200 0,400 0,600 0,800 1,000 1,200 1,400 1,600 1,800
Ln(Céq)
C0 50 50 50 50 50 50
T(min) 15 30 45 60 75 90
Abs 0,115 0,127 0,06 0,049 0,035 0,021
Céq 26,376 29,128 13,761 11,239 8,028 4,817
Qt 3,937 3,479 6,040 6,460 6,995 7,531
Ln(Qe-Qt) 1,279 1,399 0,399 0,068 -0,625 0
t/Qt 3,810 8,624 7,451 9,288 10,721 11,951
t^(1/2) 3,873 5,477 6,708 7,746 8,660 9,487
72
Annexe
Figure IV.15 : Courbe cinétique de pseudo-premier ordre pour l’élimination cristal violet par le
charbon actif
16,000
y = 2,1793x - 6,5783
R² = 0,9931
14,000
y = 0,7412x + 0,5582
12,000 R² = 0,8658
10,000
Qt
8,000
6,000
4,000
2,000
2,000 4,000 6,000 8,000 10,000
t^(1/2)
Figure IV.16 : Courbe cinétique de diffusion intra particulaire pour l’élimination Cristal Violet par
le charbon actif
73