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Étude d'un capteur d'effort en RDM

Ce document décrit une étude par éléments finis d'un capteur de force. Il présente le capteur, les données géométriques et mécaniques, puis détaille les étapes de modélisation 2D et 3D, en posant des questions à chaque étape pour vérifier la compréhension.

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INSA Toulouse - D.

Leray TP EF 1/5

TP Eléments Finis

Référence : Documentation de RDM Le Mans (http ://iut.univ-lemans.fr/ydlogi)


Logiciel utilisé : I-Deas 10

Présentation du problème
On se propose d’étudier un capteur d’effort utilisé pour le pesage. Ce capteur est développé par la
société ATEX-PRECIA installée à Privas (07).
Une gamme de capteurs est développée : en fonction de l’environnement chimique et de la plage de
pesée souhaitée, différentes dimensions sont disponibles et différents matéraiux peuvent être utilisés
(acier à ressort, duralumin ou acier inoxydable).
Ce capteur est composé par une pièce, ap-
pelée corps d’épreuve, sur laquelle plusieurs
jauges de déformation sont collées. La chaine
d’acquisition permet de connaitre la masse
mesurée après traitement du signal électrique
issu des jauges.
Le corps d’épreuve consiste en deux blocs mas-
sifs, liés par deux bras affaiblis en quatre points.
Un parallélogramme déformable est ainsi réa-
lisé. Les jauges sont collées uniquement sur le
bras supérieur.
Fig. 1 – capteur équipé de jauges

1 Données

1.1 Corps d’épreuve étudié

Le capteur étudié est représenté en figure 2. Le schéma précise le chargement appliqué sur la balance.
La définition géométrique précise est donnée en figure 3. L’épaisseur de la pièce est e = 28mm.
La pièce est en duralumin (module d’Young : 74GPa, coefficient de Poisson : 0,3).
Il est demandé de modéliser uniquement la pièce ”corps d’épreuve”

1.2 Liaisons et chargement

L’extrémité gauche est encastrée dans le support du montage.


INSA Toulouse - D. Leray TP EF 2/5

Fig. 2 – Montage du capteur

4
~y
~x

~z

Fig. 3 – Définition de la section du capteur

L’extrémité droite est solidaire du plateau de pesage. Nous considérerons qu’elle est soumise à une
action mécanique correspondant au glisseur de résultante F représentée en figure 2.
Afin d’appliquer une action équivalente sans modéliser le plateau, nous choisissons d’appliquer sur la
surface extrème droite de la pièce :

1. Un effort surfacique vertical descendant (axe ~y, valeur négative)


2. Deux efforts linéiques appliqués sur les arêtes horizontales de cette surface :
(a) un effort dirigé selon −~x et d’intensité totale 288N (arête supérieure)
(b) un effort dirigé selon +~x et d’intensité totale 288N (arête inférieure)

2 Possibilités de modélisation
Q1 : Quelles symétries planes sont utilisables pour réduire le domaine de maillage ?
Q2 : On envisage de modéliser la pièce par une poutre d’axe ~x. Quelle hypothèse de la formulation
des éléments ”poutre” n’est absolument pas respectée ici ?
Q3 : Une modélisation 2D en ”Contraintes Planes” du problème est-elle envisageable ? Quelle est la
condition sur e pour qu’un calcul ”CP” soit précis ?
Q4 : Une modélisation 2D en ”Déformations planes” est-elle envisageable ?

Par la suite on utilisera uniquement la symétrie plane de plan parallèle à (~x, ~y). Un modèle volumique
de la moitié de la pièce sera donc créé.
Ce modèle volumique sera utilisé bien sûr pour le maillage volumique, mais aussi pour le maillage
surfacique (résolution du problème 2D) en maillant une face du volume uniquement.
Il est fortement conseillé de suivre la méthode suivante pour la création de la pièce :
INSA Toulouse - D. Leray TP EF 3/5

1. Créer une extrusion d’un quart de la section sur une profondeur de e/2.
On prendra garde à la géométrie précise de la section (décalage de 4mm entre le centre de
chaque arc de cercle et la ligne médiane, cf. figure 3)
2. Utiliser deux fois de suite la commande ”symétrie” pour obtenir le volume à mailler (icone ligne
6, colonne 1, sous-menu 3 de la tâche ”master modeler”)
3. Partitionner enfin le volume obtenu de manière à couper selon les plans πA = (A, ~y, ~z) et
πB = (B, ~y, ~z) (cf. figure 4)
4. Nommer la pièce ”surfacique”, et en faire une copie sous le nom ”volumique”

3 Calcul 2D en Contraintes Planes


On s’intéresse aux déformations mesurées par les jauges extensométriques, qui sont placées en A
et en B sur la pièce en fonction (figure 4). Les partitions créées nous permettront donc de lire les
déformations calculées en ces points.

πA πB

A B ~y A B

~x

~z

Fig. 4 – Placement des jauges et partitions

Attention : afin de réaliser un calcul 2D, il faut choisir un plan sur lequel le modèle éléments finis
s’appuiera. Avec I-Deas, il faut que ce plan soit le plan (~x, ~y) du repère de la pièce utilisée. Le maillage
et les conditions aux limites s’appuieront donc exclusivement sur des éléments contenus dans ce plan
(sommets, arêtes et faces par exemple).
En utilisant la pièce nommée ”surfacique”, appliquer les conditions aux limites.
Réaliser un maillage libre surfacique sur une face en donnant pour longueur moyenne d’éléments
5mm.

Q5 : Que peut-on déjà penser de ce maillage ?

3.1 Lecture des résultats

Afin d’utiliser les résultats de déformation, on lancera tous les calculs avec ”sélection d’écriture”,
”déformation”, ”stocker” (ou ”output selection”, ”strain”, ”store”).
De plus, il est fortement conseillé de vérifier l’épaisseur des éléments pour le modèle 2D (rappel :
icône ”propriétés physiques”, position 5-2-1, tâche ”meshing”)
INSA Toulouse - D. Leray TP EF 4/5

Q6 : Contrainte de Von Mises maximale :


σV M maxi =
Indiquer ci-contre les zones concernées.
On prendra garde aux concentrations de contraintes
artificielles dues aux charges concentrées.
Q7 : Déformation longitudinale εxx aux points A et B :
εxx A = εxx B =
(Note : attention au signe, négatif pour de la compression)

Copier le modèle éléments finis utilisé précédemment. Le nouveau modèle sera utilisé pour relancer
un calcul avec un maillage plus fin : longueur moyenne d’élément de 2mm.

Q8 : Noter les nouvelles valeurs pour ces résultats :


σV M maxi =
εxx A = εxx B =
Q9 : Que peut-on conclure sur la finesse de maillage à choisir, si on espère avoir une précision de
l’ordre de 2% ?

4 Calcul 3D
πA πB
Rappel : seule la symétrie de plan (~x, ~y)
A B ~y
A0 B0 sera utilisée pour réduire le domaine à mailler.
~x Appliquer les conditions aux limites.
~z Réaliser un maillage libre en donnant pour lon-
gueur moyenne d’éléments 3mm et en choisissant
les éléments tétrahédriques paraboliques.
Fig. 5 – Placement des jauges et partitions

4.1 Lecture de résultats

Note 1 : le temps de calcul pour la résolution du problème 3D devrait être de l’ordre de 3 minutes.
Note 2 : préciser ”sélection d’écriture”, ”déformation”, ”stocker” avant de lancer la résolution.
INSA Toulouse - D. Leray TP EF 5/5

Q10 : Contrainte de Von Mises maximale :


σV M maxi =
Indiquer ci-contre les zones concernées.
On prendra garde aux concentrations de contraintes
artificielles dues aux charges concentrées.
Q11 : Déformation longitudinale εxx aux points A, A0 et B, B 0 :
εxx A = εxx A0 =
εxx B = εxx B 0 =
Q12 : Avec quelle précision l’hypothèse ”problème 2D” semble-t’elle respectée ?

4.2 Analyse de la déformée

La pièce est conçue de manière à se déformer ”en parallélogramme”. On veut évaluer dans quelle
mesure le plan de droite de la pièce reste vertical, sous charge.

Q13 : Evaluer la rotation autour de ~z de la partie liée au plateau de pesage, grâce à une ou plusieurs
mesures. Préciser la formule utilisée et toutes les valeurs utiles au calcul. Indiquer sur la figure
6 les points utilisés et les déplacements lus.

Fig. 6 – Points utilisés pour mesurer la rotation (à remplir)

θ=
Note : ici, on pourra négliger les déformations localisées dues aux charges concentrées.

4.3 Sensibilité au positionnement de la charge

On suppose que le défaut ∆x de positionnement de la charge selon la direction ~x est au maximum


de 20mm. Autrement dit, le glisseur F (cf. figure 2) serait appliqué à 20mm à droite ou à gauche du
point S.
On voudrait connaitre les modifications ∆εA et ∆εB sur les mesures de déformation réalisées par les
jauges.

Q14 : Expliquer comment on peut modifier le problème modélisé afin d’évaluer ∆εA et ∆εB .
Lancer le calcul correspondant et noter les résultats :
∆εA = ∆εB =
Q15 : Conclure sur l’intérêt d’utiliser une jauge en A et une jauge en B pour réaliser la mesure.

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