Géotechnique Cours Et Exercices Résolus
Géotechnique Cours Et Exercices Résolus
Clément Desodt
Philippe Reiffsteck
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Géotechnique
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Exercices et problèmes corrigés
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de mécanique des sols,
avec rappels de cours
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Illustration de couverture : Road Damaged by Landslide © Yali Shi - Fotolia
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ISBN 978-2-10-072896-1
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Table des matières
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CHAPITRE 1 • IDENTIFICATION DES SOLS
1.1 Description d’un sol 1
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1.2 Classification des sols 5
EXERCICES 7
SOLUTIONS 12
EXERCICES 58
SOLUTIONS 65
4.1 Élastoplasticité 77
4.2 Essais de laboratoire 83
4.3 Essais in situ 87
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EXERCICES 93
SOLUTIONS 101
CHAPITRE 5 • TASSEMENTS
5.1 Consolidation 117
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EXERCICES 126
SOLUTIONS 133
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VI Géotechnique
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CHAPITRE 6 • SOUTÈNEMENT
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6.1 Types d’ouvrages de soutènement 151
6.2 États limites 152
6.3 Murs-poids 155
6.4 Rideaux 157
ie.
EXERCICES 160
SOLUTIONS 165
er
7.1 Mouvements de terrains 173
7.2 Calcul de stabilité 174
EXERCICES 178
SOLUTIONS
CHAPITRE 8 • FONDATIONS
8.1 Technologie de fondations
alg 183
196
8.2 Méthodes de calcul 198
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EXERCICES 215
SOLUTIONS 225
ANNEXES
A. Distribution de contraintes dans un massif - abaques 239
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INDEX 245
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Avant-propos
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L’étude des sols est un point-clé des projets de construction. Les travaux associés
présentent un coût important, et les risques engendrés en cas de problèmes peuvent
être conséquents.
La mécanique des sols est une science complexe nécessitant de bonnes connais-
ww
Ce livre d’exercices corrigés s’adresse aux étudiants préparant leur BTS, DUT,
/w
À chaque début de chapitre, des rappels de cours permettront d’avoir une synthèse
des différentes méthodologies, des notations et des conventions utilisées. Ces rappels
se limitent à l’essentiel et il est conseillé de se munir de ses cours et éventuellement
d’un ouvrage de référence adapté au niveau d’étude.
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VIII Géotechnique
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Les résolutions omettent volontairement des cas particuliers et certaines étapes
normatives parfois lourdes afin de se focaliser sur la démarche et les méthodes de
co
calcul. Néanmoins, les exercices ont été traités dans le cadre de l’Eurocode 7 et des
normes d’application en vigueur.
Le chapitre Identification des sols est essentiel pour définir les caractéristiques de
ie.
base d’un sol. Les exercices visent à familiariser l’étudiant avec ces nombreux
paramètres, et à comprendre leurs intérêts dans des applications concrètes.
Le chapitre Hydraulique des sols traite de cas concrets en lien avec les mouvements
er
d’eau dans les aquifères, tels que l’exploitation d’un réseau d’écoulement, l’évalua-
tion d’un débit de pompage ou d’un rabattement de nappe.
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Le chapitre États de contrainte dans les sols présente des exercices permettant de
déterminer en tout point d’un massif, et en fonction des charges appliquées, la
distribution des contraintes totales et effectives.
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Chapitre 1
er
Identification des sols
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1.1 DESCRIPTION D’UN SOL
1.1.1. Un milieu triphasique
Un sol est défini par trois phases : gazeuse, liquide et solide (cf. figure 1.1). À partir
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Vv
• Porosité : n =
V
Vw
/w
• Degré de saturation : Sr =
Vv
Vv
• Indice des vides : e =
Vs
Ww
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Avec emax indice des vides correspondant au sol dans son état le plus lâche, et emin
dans son état le plus dense.
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2 1 • Identification des sols
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W
• apparent : γ =
V
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• du squelette : γs =
Vs
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Ws
• sec : γd =
V
Ww
• de l’eau : γw =
Vw
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1.1 Description d’un sol 3
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• déjaugé : γ = γsat − γw
co
D’après la figure 1.1, le poids volumique apparent γ est égal à γd pour un sol sec, à
γsat pour un sol saturé, et à γh (pour « humide ») dans les autres cas.
1.1.2. Granulométrie
ie.
La distribution dimensionnelle des grains des sols (granularité) peut être appréciée
en laboratoire en construisant la courbe granulométrique (cf. figure 1.2).
Cette courbe, utilisée pour les classifications des sols, représente les pourcentages de
er
tamisats cumulés en fonction de l’ouverture des tamis. On appelle tamisat, la masse
de matériau passant à travers un tamis donné, et refus la masse de matériau retenue
par ce tamis. La somme des tamisats et des refus cumulés donne toujours la masse
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alg
total du matériau testé. Pour les sols très fins pour lesquels le tamisage n’est pas
possible, la granulométrie est déterminée par sédimentométrie.
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D60 D30 2
Cu = Cc =
D10 D10 .D60
Avec D10 , D30 et D60 , les diamètres pour lesquels les pourcentages de tamisats cu-
mulés sont respectivement de 10 %, 30 % et 60 %.
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4 1 • Identification des sols
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G
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G
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ie.
F IGURE 1.3 Interprétation des coefficients Cu et Cc
1.1.3. Plasticité
La consistance d’un sol fin peut être modifiée en faisant varier sa teneur en eau. Par
er
séchage progressif, les argiles et limons passent de l’état liquide à plastique puis à
l’état solide. Les limites d’Atterberg de liquidité wL et de plasticité wP , déterminées
expérimentalement, permettent de séparer ces trois états.
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K
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KO K(
wL − wP
I p = wL − wP Ic =
Ip
Garantir un compactage suffisant permet, entre autres, d’assurer une bonne portance.
Le poids volumique sec γd correspond au poids de squelette placé dans un certain
volume. Il constitue donc un bon indicateur de la compacité.
Les trois paramètres qui contrôlent la variation de poids volumique sec γd sont :
s:/
• la granulométrie,
• l’énergie de compactage,
• la teneur en eau.
γd atteint une valeur maximale pour une certaine valeur de teneur en eau : l’optimum
Proctor wOP . Ce paramètre se détermine pour différentes énergies de compactage
(cf. figure 1.5).
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1.2 Classification des sols 5
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Les courbes γd = f (w) sont asymptotiques à la courbe de saturation d’équation (avec
Sr = 1) :
co
Sr .γs
γd = w.γs
Sr +
γw
ie.
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WG
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Ȗ
Ȗ
Ȗ
+O
+O +O
+O
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F IGURE 1.5 Diagramme Proctor - γd = f (w)
1. USCS : Unified Soil Classification System - LCPC : Laboratoire Central des Ponts et Chaussées.
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6 1 • Identification des sols
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Tableau 1.1 Classification des sols grenus
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ww
(granularité, limites d’Atterberg, valeur au bleu), de leur état (teneur en eau, optimum
Proctor), et de leur comportement mécanique (valeurs Los Angeles et Micro Deval).
Une autre classification basée sur les essais en place sera présentée au chapitre 4.
s:/
ttp
/
Exercices 7
m
EXERCICES
co
Pour l’ensemble des exercices suivants, le poids volumique de l’eau est considéré
connu : γw = 10 kN.m-3.
ie.
Démontrer les relations suivantes :
n γ γs w.γs n.γw
(1) e = (2) γd = = (3) Sr = (4) wsat =
1−n 1+w 1+e γw .e γsat − n.γw
er
Exercice 1.2. Solution p. 12
(1) Trouver la relation reliant le poids volumique saturé γsat avec les poids volu-
miques γd , γw et γs .
Deux échantillons de sable fin ont été prélevés, l’un sous le niveau de la nappe phréa-
tique (Échantillon 1), l’autre au-dessus (Échantillon 2). Le tableau 1.2 présente les
mesures effectuées.
(1) Déduire pour chaque échantillon le poids volumique apparent γ, le poids volu-
mique sec γd et la teneur en eau w.
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8 1 • Identification des sols
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Tableau 1.2 Mesures des poids et de volume sur sable fin
co
:;$$ :;$$"
9
9
ie.
Un essai au pycnomètre a été réalisé afin de déterminer le poids volumique des
particules solides γs (voir figure 1.7). On suppose que ce poids volumique est
le même pour l’ensemble de la couche de sable fin. Les masses mesurées sont :
er
M1 = 1200, 1 g, M2 = 55, 1 g et M3 = 1234, 9 g.
alg
' '
:
"
:
"
.gc
pourcentage de matériau sableux sec. Les deux matériaux ont un poids volumique
spécifique γs = 26, 5 kN.m-3.
/
Exercices 9
m
Exercice 1.8. Solution p. 15
co
&?
, (
0 (
ie.
F IGURE 1.8 Pesées de refus partiels
(1) Tracer les courbes granulométriques des sols A et B à partir des pesées en fi-
gure 1.8.
er
Exercice 1.9. Solution p. 16
Les courbes granulométriques de quatre sols non organiques sont tracées en figure
1.9. Les valeurs des limites d’Atterberg sont indiquées dans le tableau 1.3.
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(1) Pour chaque sol, déterminer les pourcentages de cailloux C, gravier G, sable S,
limon L, et argile A.
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10 1 • Identification des sols
m
(2) Déterminer les coefficients d’uniformité Cu et de courbure Cc . Commenter.
co
(3) Classer les quatre sols selon la classification USCS-LCPC.
ie.
Un chantier de route présente une zone où le sol A est instable et à granulométrie
serrée (cf. courbe granulométrique en figure 1.10). Au lieu de remplacer le sol, ce
dernier est mélangé avec un second sol B, plus grossier et à granulométrie plus éten-
due.
er
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,
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(1) Tracer les solutions correspondant aux pourcentages relatifs A/B de 30/70,
40/60, 50/50, 60/40, 70/30.
/w
(1) Montrer que l’indice de compacité Id peut également s’exprimer par les poids
volumiques secs selon la relation :
γd,max .(γd − γd,min )
Id =
γd .(γd,max − γd,min )
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Exercices 11
m
Exercice 1.12. Solution p. 18
co
Les côtes de Paimpol en Bretagne possèdent deux types de sable, un siliceux avec
γs,1 = 27, 1 kN.m-3, emax,1 = 0, 99, emin,1 = 0, 52, et un coquillier (calcaire)
avec γs,2 = 23, 5 kN.m-3, emax,2 = 0, 88 et emin,2 = 0, 61. Les indices des vides
e1 et e2 sont déterminés au moyen d’un moule avec un diamètre de 10 cm et une
ie.
hauteur de 10 cm. Les poids secs des sables sont respectivement de Ws,1 = 12, 1 N
et Ws,2 = 10, 5 N.
(1) Déterminer les indices des vides e1 et e2 .
er
(2) Déterminer les indices de compacité Id,1 et Id,2 ainsi que les poids volumiques
secs γd,1 et γd,2 . Commenter.
alg -3
Les résultats d’un essai Proctor sur un sol (γs = 27, 2 kN.m ) sont présentés dans le
tableau 1.4.
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12 1 • Identification des sols
m
SOLUTIONS DES EXERCICES
co
Solution 1.1.
Vv Vv .V n.V n.V n
(1) e = = = = =
Vs Vs .V Vs V − Vv 1−n
ie.
Ws Ws .W Ws Ws γ
(2) γd = = = γ. = γ. =
V V.W W Ws + Ww 1+w
Ws Ws .Vs Vs Vs γs
γd = = = γs . = γs . =
V V.Vs V V s + Vv 1+e
er
Vw Vw .Ww Ww Ww .Ws w.Ws w.Ws .Vs w.γs
(3) Sr = = = = = = =
Vv Vv .Ww γw .Vv γw .Vv .Ws γw .Vv γw .Vv .Vs γw .e
Ww
Ww Vw γw n.γw
(4) wsat =
Solution 1.2.
(1) γsat =
W
Ws
= W −Ww
Vw
= V.W
V.Vw
alg
− γw
=
γ
avec Sr = 1 ou encore Vv = Vw
sat − n.γw
V
.gc
Ww + Ws Ww .Vw Vs Vs .Ws
γsat = = +γd = γw . 1 − +γd = γw . 1 − +γd
V V.Vw V V.Ws
γd
Ainsi : γsat = γw . 1 − + γd
γs
ww
Solution 1.3.
(1) À partir du poids volumique apparent (ici saturé) et de la teneur en eau, on peut
déterminer le poids volumique sec par la relation :
γ γsat
γd = =
/w
1+w 1 + wsat
Partons des deux relations suivantes (démontrées précédemment) :
w.γs wsat .γs γs
Sr = = = 1 car limon saturé et γd =
γw .e γw .e 1+e
s:/
wsat
On peut ainsi exprimer l’indice des vides : e = γw
γd − 1
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Solutions des exercices 13
m
(2) Le volume d’air Va est nul car le limon est saturé. Le volume d’eau est donc égal
au volume des vides Vv = Vw .
co
En partant des expressions de l’indice des vides et de la porosité :
Vv Vv Vw
e= et n = =
ie.
Vs V V
Le volume d’eau dans 1 m3 de limon est donc égal à 1 × n . Le volume de solide
est égal à 1 × (1 − n) m3.
er
Solution 1.4.
(1) Notons Sr,i et Sr,f les degrés de saturation initial et final, wi et wf les teneurs en
eau initiale et finale, et Ww,i et Ww,f les poids d’eau initial et final.
Sr,i =
wi .γs
γw .e
Avec : e =
γs
−1
alg
On détermine tout d’abord le degré de saturation initial à partir de l’expression :
.gc
γd
AN : e 0, 5, Sr,i 21 %
Ww,i Ww,i
Vw,i γ γw
Sr,i = = w = e
Vv n.V 1+e .V
Ainsi :
e e
Ww,i = γw .Sr,i . .V et Ww,f = γw .Sr,f . .V
/w
1+e 1+e
La différence ΔWw entre ces deux poids correspond au poids d’eau à ajouter à
1 m3 de sol afin d’atteindre 95 % de saturation.
Solution 1.5.
(1) Partons des deux expressions classiques suivantes :
ttp
γs γ w.γs
γd = = et Sr =
1+e (1 + w) γw .e
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14 1 • Identification des sols
m
Ces expressions permettent d’isoler le poids volumique et la teneur en eau :
γs .(1 + w) Sr .e.γw
co
γ= et w =
1+e γs
En injectant
la seconde
dans la première on obtient :
Sr .e.γw
γs . 1 + γs
ie.
γ=
1+e
À partir des couples de valeurs donnés (γ1 ; Sr,1 ) et (γ2 ; Sr,2 ), on résout un
système à deux inconnues pour déterminer e et γs :
AN : e 0, 83, γs 26, 8 kN.m-3
er
Solution 1.6.
alg
(1) Les poids volumiques apparent et sec ainsi que la teneur en eau se déterminent à
partir de leurs définitions :
W Ws Ww W − Ws
γ= γd = w= =
V V Ws Ws
AN : γ1 19, 2 kN.m-3, γd,1 16, 9 kN.m-3, w1 13, 6 %
.gc
γ2 21, 9 kN.m-3, γd,2 18, 1 kN.m-3, w1 21, 1 %
M2
M3 = M1 + M2 − Mw = M1 + M2 − ρw
ρs
On en déduit l’expression de la masse volumique absolue du squelette :
M2 .ρw
/w
ρs =
M1 + M2 − M3
(3) On détermine le poids volumique du squelette, l’indice des vides et le degré de
saturation à partir des relations classiques suivantes :
γs
s:/
γs = ρs .g et e = −1
γw
w.γs
Sr =
γw .e
AN : γs,1 26, 6 kN.m-3, e1 0, 57, Sr,1 0, 47, e2 0, 47, Sr,2 0, 99
ttp
On retrouve bien que l’échantillon 2, prélevé sous le niveau de la nappe, est saturé
(Sr,2 1).
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Solutions des exercices 15
m
Solution 1.7.
co
(1) On relie les divers pourcentages avec le poids sec total et ceux du sable et du
limon :
ie.
• Ws,L = pL .Ws : poids sec de limon
Avec pS = 1 − pL
Avant mélange, les pourcentages pondéraux de sol sont pS = 1, pL = 0, l’indice
er
des vides initial est ei = 0, 8, la teneur en eau est inconnue. Après mélange, les
pourcentages pS et pL , et l’indice des vides final ef sont inconnus. La teneur en
eau est w = wsat = 16 %.
Ws,S
Avant : Vv,i = Vs,i .ei = Vs,S .ei =
γs
alg
On peut exprimer le volume initial Vv,i avant et après mélange :
.ei =
pS .Ws
γs
.ei
Ws pL .Ws
.gc
Après : Vv,i = Vw + VL = w. +
γw γs
Ainsi, en égalant les deux relations précédentes, on exprime le pourcentage pL :
ei − w. γγws
pL = = 0, 21
ww
1 + ei
Solution 1.8.
(1) La courbe granulométrique représente l’évolution des tamisats cumulés en fonc-
tion des diamètres des tamis.
/w
En partant des données de refus partiels, les valeurs de refus cumulés sont
déterminées par ordre décroissant des tailles de tamis. Puis on exprime ces refus
cumulés en pourcentage. Enfin, en tamisats cumulés (tamisats cumulés = 100
- refus cumulés). Les résultats sont présentés dans le tableau 1.5. La courbe
s:/
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16 1 • Identification des sols
m
Tableau 1.5 Résultats granulométrie - Sol A et B
co
+]^ +]' +]' _'
&?
, 0 , 0 , 0 , 0
( ( B B
ie.
er
09 ()*+,
<
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0
Ϭ͕ϬϬϭ Ϭ͕Ϭϭ Ϭ͕ϭ ϭ ϭϬ
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'
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Solution 1.9.
(1) Les pourcentages massiques se déterminent par lecture sur le graphique de la
courbe granulométrique, et sont présentés en tableau 1.6.
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Solutions des exercices 17
m
(3) Selon la classification LCPC-USCS :
• Sol 1 : D50 < 0, 08 mm ⇒ Sol fin. Diagramme de Casagrande : Ip = 55 ⇒
co
Argile très plastique ClH.
• Sol 2 : D50 > 0, 08 mm ⇒ Sol grenu. Plus de 50 % des éléments > 0, 08 mm
ont un diamètre < 2 mm ⇒ Sable. Plus de 12 % d’éléments < 0, 08 mm et
limites d’Atterberg au-dessus de la ligne A ⇒ Sable argileux clSA.
ie.
• Sol 3 : D50 > 0, 08 mm ⇒ Sol grenu. Plus de 50 % des éléments > 0, 08 mm
ont un diamètre > 2 mm ⇒ Gravier. Moins de 5 % d’éléments < 0, 08 mm et
Cc < 1 ⇒ Grave propre mal graduée GrP .
er
• Sol 4 : D50 > 0, 08 mm ⇒ Sol grenu. Plus de 50 % des éléments > 0, 08 mm
ont un diamètre > 2 mm ⇒ Gravier. Moins de 5 % d’éléments < 0, 08 mm,
Cu < 4 ⇒ Grave propre mal graduée GrP .
Solution 1.10.
alg
On remarque que les sols 3 et 4 ont la même dénomination alors qu’ils possèdent
des caractéristiques granulométriques très différentes.
(1) Le tracé des mélanges granulaires est fait en séparant en deux la différence des
.gc
tamisats cumulés des sols A et B (pour chaque diamètre de tamis). Par exemple,
en prenant le diamètre 0, 02 mm et en considérant le pourcentage relatif 60/40, la
différence des tamisats cumulés des sols A et B est de 78 %, qu’il faut séparer en
deux parties de 0, 6 × 78 = 46, 8 % et 0, 4 × 78 = 31, 2 %. Les résultats globaux
sont présentés en figure 1.12.
ww
ϳϬͬϯϬ
/w
ϲϬͬϰϬ
!""
#$%
ϱϬͬϱϬ
ϰϬͬϲϬ 0
s:/
ϯϬͬϳϬ
ttp
F IGURE 1.12 Courbes granulométriques en fonction des pourcentages massiques des sols A et B
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/
18 1 • Identification des sols
m
(2) Le mélange 40/60 possède les caractéristiques granulométriques suivantes :
D10 0, 0051 mm, D60 0, 063 mm soit un coefficient d’uniformité
co
Cu 12, 4. Ainsi les mélanges 40/60 et 30/70 (Cu = 20) respectent cette
condition.
Solution 1.11.
ie.
(1) L’indice de compacité s’exprime généralement à partir des indices des vides :
emax − e γs
Id = avec e = −1
emax − emin γd
er
En considérant que le poids volumique du squelette ne varie pas en fonction du
degré de compacité d’un mélange granulaire, l’indice de compacité s’exprime
uniquement en fonction des poids volumiques secs. Attention, le poids volumique
sec minimal γd,min correspond à l’indice des vides maximal emax et inversement.
Id =
γs
γs
γd,min
γd,min
−1 −
−1 −
γs
γd
γs
−1
γd,max
−1
alg γ
= Id = d,max d
.(γ − γd,min )
γd .(γd,max − γd,min )
.gc
Solution 1.12.
(1) L’indice des vides correspond au rapport du volume de vides sur le volume de
squelette :
Vv V − Vs V −W γs
s
e= = = Ws
Vs Vs
ww
γ s
(2) Les indices de compacité et les poids volumiques secs se déterminent à partir des
emax − e γs
relations suivantes : Id = et γd =
/w
À indice des vides égal, le poids volumique sec est plus important pour le sol
ayant l’indice de compacité le plus faible. En effet, la densité des grains siliceux
s:/
étant supérieure à celle des grains coquilliers, le sol siliceux est plus lourd, mais
moins compacte.
Solution 1.13.
ttp
(1) On relie le poids volumique sec au poids volumique apparent (ou « humide ») et
γ
à la teneur en eau par la relation suivante : γs =
1+w
Les résultats sont présentés en tableau 1.7.
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/
Solutions des exercices 19
m
Tableau 1.7 Résultats - Poids volumiques secs
co
B
Ȗ Z9[\
Ȗ
Z9[\
Ȗ gj
ie.
"
g%
Z9[\
N
"
gk
gf
g`
er
(2) La courbe Proctor représente l’évolution du poids volumique sec en fonction de
la teneur en eau. La courbe est présentée en figure 1.13. L’optimum Proctor est
repéré ici pour des valeurs de : wOP = 10, 6 % et γd,OP = 18, 7 kN.m-3.
alg
Le poids volumique sec permet de quantifier la proportion de matériau solide sur
un volume total, tout comme la compacité. L’eau, faisant partie des « vides »,
fait varier la valeur du poids volumique apparent (ou « humide ») tandis qu’elle
ne joue pas sur l’évaluation du poids volumique sec. En revanche, elle a un
rôle primordial sur la valeur de la teneur en eau et du poids volumique sec à
.gc
l’optimum Proctor.
(4) L’objectif est de relier le poids volumique sec avec la teneur en eau et le degré de
saturation. Pour cela, les deux relations suivantes sont utilisées :
w.γs γs
Sr = avec e = −1
/w
γw .e γd
L’indice des vides, dans la première relation, est remplacé par son expression
Sr .γs .γw
dans la seconde. On obtient ainsi : γd =
Sr .γw + w.γs
s:/
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20 1 • Identification des sols
m
co
O
N"L"
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Ȗ #S,UV%
ie.
er
alg
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K
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m /
co
ie.
Chapitre 2
er
Hydraulique des sols
alg
.gc
L’eau dans un sol est à l’état libre si les vides en sont entièrement remplis. Le milieu
granulaire peut ainsi être le siège d’écoulements. Le débit q évalue la quantité d’eau
passant au travers d’une section donnée en fonction du temps.
&J
rentes :
• v : vitesse de décharge (apparente)
q
v=
S
s:/
• v : vitesse moyenne « réelle » (prise en compte de
la porosité)
q
v =
n.S
&J
• vr : vitesse réelle locale de chaque particule d’eau,
ttp
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/
22 2 • Hydraulique des sols
m
2.1.2. Loi de Darcy
co
La vitesse d’écoulement de l’eau dans un sol est fonction de la nature du sol (perméa-
bilité) et des gradients de charge hydraulique. Dans les sols, le théorème de Bernoulli
n’est plus vérifié à cause des pertes d’énergie par frottement sur les grains. La loi de
Darcy permet de traduire que les écoulements conduisent à des pertes de charges :
ie.
v = k.i
Avec :
⎛ ⎞
kx 0 0
• Tenseur de perméabilité : k = ⎝ 0 ky 0 ⎠ [m.s-1]
er
0 0 kz (x,y,y)
Ce tenseur se réduit à un scalaire k en condition isotrope.
⎛ ⎞
∂h/∂x
• Gradient hydraulique : i = − ⎝∂h/∂y ⎠
alg
∂h/∂z
(
x,
u
γw
+z+ .
v2
2g
.gc
Le terme de vitesse étant généralement négligeable, la charge h s’écrira plus simple-
ment :
u
h= + z [m]
γw
• charge variable : k = ln
(t2 − t1 ).S1 H2
La formule de Hazen donne une estimation de la perméabilité pour les sables à gra-
nulométrie serrée k[cm/s] = 100.(D10 [cm])2 . Des mesures in situ peuvent également
être réalisées.
s:/
/
2.1 Écoulements en un milieu granulaire 23
m
^ĞĐƚŝŽŶ^Ϯ
,
co
,
^ĞĐƚŝŽŶ^ϭ ^ĞĐƚŝŽŶ^ϭ
Y
z
Y{ |
w
Y{ } |
ie.
Y{ |
*"
"
J
& &
Y
z
Y{ |
>
>
er
0
0
alg
F IGURE 2.2 Perméamètre à charge constante et variable
Les courbes d’équipotentielles (EQ) et les lignes de courant (LC) se visualisent sur
un réseau d’écoulement (cf. figure 2.3).
/w
<
WL"
(G
!"
>
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0 :
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24 2 • Hydraulique des sols
m
2.1.5. Gradient critique et boulance
co
Lorsque la projection du gradient hydraulique sur la verticale est dirigée vers le haut
(écoulement ascendant), les grains sont susceptibles d’être entraînés pas l’eau, c’est
le phénomène de boulance.
−−→
Les forces d’écoulement ΔFe appliquées à un volume de sol ΔV s’expriment :
ie.
−−→
ΔFe = i.γw .ΔV
Ainsi, lorsqu’elles sont dirigées vers le haut, elles s’opposent aux forces gravitaires,
et peuvent soulever les particules. Le gradient hydraulique est dit « critique » lorsque
er
la résultante de ces forces s’annule. Il s’exprime :
γ
ic =
γw
alg
L’effet Renard est un phénomène d’érosion progressive d’un massif de sol ayant pour
conséquence la création de manière régressive d’un conduit où l’eau s’engouffre de
plus en plus facilement.
.gc
2.2 HYDRAULIQUE DES PUITS
2.2.1. Notions d’hydrogéologie
a) Carte piézométrique
ww
<
s:/
N'
ttp
F IGURE 2.4 Carte piézométrique - Isovaleurs de charge hydraulique (ou niveau piézométrique)
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2.2 Hydraulique des puits 25
m
b) Nappes et aquifères
co
Un aquifère est une formation géologique suffisamment poreuse, pouvant stocker
ou libérer de l’eau en nappe. Une nappe est la partie saturée en eau du sol, qui peut
s’écouler à travers sa porosité. On distinguera deux types de nappe (cf. figure 2.5) :
ie.
• Nappe libre : la pression d’eau interstitielle est nulle en surface. Cette surface, dite
« libre », correspond au niveau piézométrique et son niveau est variable en fonction
des entrées (précipitation) ou sorties d’eau (pompage, sécheresse).
• Nappe captive : la nappe est confinée entre deux surfaces faiblement perméables.
er
La pression interstitielle en surface est non nulle. La surface n’est plus libre, son
niveau est fixe. En revanche, son niveau piézométrique peut varier en fonction des
entrées ou sorties d’eau.
)
0L"'
alg
>"!
"
)
.gc
J
,
J
,
!
N
ww
a) Hypothèse de Dupuit
L’étude des mouvements d’eau d’un aquifère revient à résoudre une équation de dif-
fusivité, exprimée en charge hydraulique, sur une zone donnée avec des conditions
limites définies. La cote basse de la nappe se note zb et la cote haute de la nappe se
s:/
note zu . Dans le cas d’une nappe libre, la différence zu − zb est variable en fonction
du niveau piézométrique et est égale à la charge h si l’origine des z est choisie en
zb (zb = 0). Dans le cas d’une nappe captive, la différence zu − zb est fixée par la
hauteur de l’aquifère confiné, notée b.
ttp
/
26 2 • Hydraulique des sols
m
Les surfaces équipotentielles correspondent à des cylindres d’axe vertical.
co
b) Équation de diffusivité
L’équation de diffusivité, exprimée en charge hydraulique h, s’écrit :
∂ h ∂ ∂h ∂h
Tx + Ty =S + Qr
ie.
∂x x ∂y ∂y ∂t
Avec :
• Tx et Ty : transmissivité, fonction du coefficient de perméabilité suivant x et y :
zu
zu
er
Tx = kx .dz et Ty = ky .dz
zb zb
• S : coefficient d’emmagasinement, noté SY ou Sc respectivement dans le cas d’une
nappe libre ou captive.
alg
• Qr : débit de recharge par unité de surface (positif en cas d’injection, négatif en
cas de pompage).
plus d’effet sur le niveau piézométrique. Ce rayon est évalué à partir de mesures
piézométriques√in situ ou à partir de formules empiriques (formule de Sichardt :
R = 3000.sw . kx ).
a) Régime permanent
ttp
/
2.2 Hydraulique des puits 27
m
O"
K
&J
co
K
{|
ie.
Y
{|
K J
;"
!
L"
WL"
er
;"
!
L"
! "
• nappe captive : q =
Dans le cas d’une nappe captive, en représentant sur un graphique semi-log le rabat-
tement s(r) en fonction du rayon r (cf. figure 2.7), la pente obtenue, notée αp , peut
être reliée à la transmissivité T :
q R 0, 366.q R 0, 366.q
s(r) = ln = log et T =
2πT rw T rw αp
/w
K
J
{|
#%
s:/
Į
ttp
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/
28 2 • Hydraulique des sols
m
b) Régime transitoire
co
Dans le cas de nappe captive, le rabattement s(r, t) se détermine à partir de la solution
de Theis et du changement de variable suivant :
q
s(r, t) = W (u)
4πT
ie.
S.r 2 S.r 2 S.r 2
Avec : u = t= dt = − du
4T.t 4T.u 4T.u2
Avec W (u) fonction de Theis (cf. figure 2.8).
er
!
X{"|
alg
.gc
F"
c) Groupe de puits
Si n puits sont à proximité les uns des autres, on superpose les actions des puits en
écrivant que le rabattement total stot est la somme des rabattements partiels si dus à
ttp
chaque puits, à condition que le rayon d’action R soit grand par rapport à la distance
entre puits :
n
stotal = si
i
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2.2 Hydraulique des puits 29
m
co
J
{ |
#%
ie.
0`
>V
!J
#%
er
F IGURE 2.9 Approximation de Cooper-Jacob
d) Limite de réalimentation
alg
Si l’aquifère se situe en bordure d’une réserve d’eau (bassin, lac, mer, etc.), le rayon
d’action varie en fonction de la position au puits. La méthode du puits « image » per-
met de déterminer la valeur du rabattement dans cette configuration. On considère
pour cela un puits fictif W injectant un débit q à équidistance de la limite de réali-
.gc
mentation avec le puits réel W , pompant un débit q (cf. figure 2.10). Le rabattement
en tout point est obtenu en ajoutant les rabattements de chaque puits :
0`
O"
X
L O"
!
X L
(
/w
="
!"
s:/
=" "
/
30 2 • Hydraulique des sols
m
EXERCICES
co
Exercice 2.1. Solution p. 39
Un sol est composé de plusieurs couches superposées, chacune d’épaisseur ei , et de
coefficient de perméabilité isotrope ki .
ie.
(1) Démontrer l’expression des perméabilités équivalentes horizontale kh et verticale
kv .
er
afin de le rendre isotrope.
Exercice 2.2.
alg
Solution p. 39
La colonne présentée en figure 2.11 est de section variable (S1 = 0, 1 m2 et
S2 = 0, 05 m2), elle est remplie avec deux sols saturés de coefficients de perméabi-
lité différents (k1 = 1.10−4 m.s-1 et k2 = 6, 2.10−4 m.s-1). Les niveaux d’eau en A
et G sont maintenus et le régime permanent est atteint.
.gc
0
<
;!
;
ww
;
>
;!
;
&
;
;
9
/w
(1) Déterminer la relation qui relie le débit de passage avec les paramètres géomé-
triques et hydriques. Déterminer le débit.
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/
Exercices 31
m
Exercice 2.3. Solution p. 40
co
Un canal et une rivière contiennent de l’eau à des niveaux piézométriques différents.
Entre ces deux zones, séparées d’une distance L = 80 m, une couche de sable est le
siège d’un écoulement. Cette couche, de hauteur H = 8 m et de perméabilité isotrope
kS = 5.10−4 m.s-1, est piégée entre deux couches d’argile quasi imperméables. Une
ie.
coupe est présentée en figure 2.12.
}
er
>0,0( }
;
J
{
"|
alg
F IGURE 2.12 Interaction canal-rivière
)=)
.gc
(1) Évaluer le débit d’eau transporté du canal à la rivière dans la couche de sable,
pour un mètre d’épaisseur de sol.
Une analyse plus fine montre en réalité que le sable se divise en deux couches.
ww
La couche supérieure est composée d’un sable grossier (ks1 = 2.10−3 m.s-1 sur
H1 = 5 m), la couche inférieure d’un sable fin (ks2 = 8.10−5 m.s-1 sur H2 = 3 m).
charge constante.
taire.
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/
32 2 • Hydraulique des sols
m
Exercice 2.5. Solution p. 41
co
Un barrage poids repose sur une formation sablo-limoneuse de coefficient de per-
méabilité kSL = 4, 5.10-6 m.s-1 et de poids volumique saturé γsat = 21 kN.m-3. L’en-
semble repose sur un substratum rocheux imperméable. La figure 2.13 représente le
réseau d’écoulement (lignes de courant LC et équipotentielles EQ). L’intervalle entre
ie.
chaque équipotentielle d’une part, et le débit dans chaque tube de courant d’autre
part, sont constants.
er
alg
.gc
F IGURE 2.13 Barrage poids - Réseau d’écoulement
ww
(3) Isoler une maille carrée sous le barrage et en déduire le débit dans un tube de
courant (pour une tranche d’un mètre de profondeur).
/w
l’écran.
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/
Exercices 33
m
co
ie.
er
F IGURE 2.14 Barrage poids et écran vertical - Réseau d’écoulement
Exercice 2.6.
alg
Extrait de l’agrégation de Génie civil 2003
On étudie la zone en figure 2.15. Les marnes sont imperméables tandis que le banc
Solution p. 43
.gc
gréseux, poreux, fracturé, et saturé a une perméabilité élevée. La zone d’éboulis,
également très perméable, est le siège d’un écoulement. La position de la nappe dans
les éboulis est inconnue.
ww
"
=$
/w
?
=$
F IGURE 2.15 Coupe de la zone étudiée - les points noirs correspondent aux positions
s:/
Trois sondages S1, S2, S3 ont été équipés de piézomètres qui ont permis de mesurer,
en régime permanent, les pressions interstitielles reportées dans le tableau 2.1.
ttp
(1) Déterminer les valeurs des charges hydrauliques au point des prises de pression.
(2) À partir des mesures dans la couche d’éboulis, déterminer la hauteur de la nappe,
en supposant que le niveau de la nappe est parallèle à la pente.
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34 2 • Hydraulique des sols
m
Tableau 2.1 Résultats piézomètres - Pressions interstitielles u [kPa]
co
"
""j
""f
""`
"""
ie.
""
(3) À partir des mesures restantes, décrire le régime hydraulique dans la couche de
er
grès.
On étudie à présent le tronçon de limon séparant le grès des éboulis (cf. figure 2.16).
La perméabilité de cette couche est kL = 3.10−7 m.s-1.
0
alg >
&
.gc
<
(5) Tracer le réseau d’écoulement, avec une différence de charge de 1 m entre chaque
équipotentielle.
étanche comprenant au fond une poche (cavité) sphérique crépinée (i.e. perméable).
La cavité sphérique est de diamètre D = 20 cm. Le tube est de diamètre d = 8 cm
(section s). On note δh la diminution de charge hydraulique créée à l’endroit de la
cavité en régime permanent.
ttp
(1) En supposant que la poche sphérique ait un rayon d’action bien plus grand que
son propre rayon, montrer que le débit de pompage peut être exprimé par :
q = −2.π.k.δh.D
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/
Exercices 35
m
L L
co
ie.
er
alg
F IGURE 2.17 Essai Lefranc - Par pompage (à gauche) ou injection (à droite)
(2) Le débit mesuré initialement est de q = −0, 44 l.s-1, sous une différence de charge
δh = 7 m. En déduire la perméabilité et donc le type de sol correspondant.
.gc
Une seconde phase consiste en l’arrêt du pompage. L’eau remonte dans le tube cy-
lindrique de section s. À t = 0 l’eau dans le tube est à la distance z = z0 = −δh du
niveau initial de la nappe. À t = ∞, l’eau dans le tube est à la hauteur piézométrique
initiale z = 0.
ww
(3) Montrer que la remontée de l’eau dans le tube au temps t est donnée par l’expres-
sion :
−2.π.k.D.t
z = z0 .e s
(4) Calculer approximativement, pour un sable moyen (kS = 1.10-4 m.s-1) et un li-
/w
mon (kL = 1.10-7 m.s-1), le temps nécessaire pour que la remontée de l’eau dans
le tube soit telle que z/z0 = 0, 1. En déduire le domaine d’application de ce type
d’essai.
Un essai de pompage est réalisé à partir d’un puits unique. Le rayon du puits est noté
rw , son rabattement sw , le rayon d’action du puits R, le débit de pompage q, le coef-
ficient de perméabilité du sol k et la charge hydraulique loin du puits h(r = R) = H.
(1) Démontrer l’expression du rabattement sr .
ttp
Des piézomètres ont été installés autour du puits. Les données de l’essai, en régime
permanent, sont présentées en tableau 2.2.
(2) Déterminer approximativement le rayon d’action du puits.
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/
36 2 • Hydraulique des sols
m
Tableau 2.2 Rabattements mesurés en fonction de la distance au puits
co
}; " @ ` f
w
;
ie.
(3) Calculer une valeur moyenne du coefficient de perméabilité du sol k.
er
Un réservoir d’eau cylindrique repose sur un sol grossier (grave sableuse). Ce réser-
voir présente des pertes en eau régulières à cause d’une fuite au centre du radier (cf.
figure 2.18).
alg
:
"
N
.gc
"
!
(1) D’après les résultats présentés, préciser les conditions limites sur la charge
hydraulique.
ww
(2) Montrer que, selon l’hypothèse de Dupuit, la loi de Darcy peut s’exprimer :
dh
q = 4.π.r.k.
dr
/w
/
Exercices 37
m
co
:
" (
G"` O 0
ie.
er
;
J
G
$
;
alg
Tableau 2.3 Rabattements mesurés en P1
.gc
(1) Reporter sur un graphique semi-log les données du tableau 2.3. L’échelle des
rabattements est linéaire, celle des temps est logarithmique (décimal).
ww
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/
38 2 • Hydraulique des sols
m
(6) Calculer l’erreur entre cette valeur et la mesure in situ.
co
(7) Calculer la distance corrigée dc du puits à la limite rectiligne théorique de ré-
alimentation qui correspondrait au rabattement mesuré (en le supposant parallèle
à la berge de la rivière).
ie.
(8) Comparer dc à d. Comment expliquer cette différence ?
er
Solution 2.1.
(1) La perméabilité horizontale équivalente se détermine en considérant un écoule-
En considérant
l .
(2) Pour réaliser cette transformation géométrique, deux méthodes sont possibles :
∂ 2h ∂2h
• À partir de l’équation de Laplace (anisotrope) : kh . + kv . = 0.
∂x2 ∂z 2
Soit le changement de variable : X = kv /kh .x et Z = z
ttp
∂2h ∂2h
+ =0
∂X 2 ∂Z 2
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/
Solutions des exercices 39
m
Le changement de variable revient donc à considérer
un milieu dont la dimen-
sion horizontale est raccourcie d’un facteur kv /kh .
co
• Le milieu anisotrope est défini par les dimensions e et l, et par le coefficient
de perméabilité isotrope kiso . Le milieu isotrope est défini par les dimensions
e et λl, et par les coefficients de perméabilité kh et kv .
ie.
Lorsque l’écoulement est horizontal, la perte de charge est réalisée sur une
longueur l ou λl ainsi q = e.kh . δh δh
l = e.kiso . λl
kiso
D’où kh =
er
λ
Lorsque l’écoulement est vertical, la perte de charge est réalisée au travers
d’une section 1 × l ou 1 × λl ainsi q = l.kv . δh δh
e = λl.kiso . e
alg
D’où kh = λ.kiso . On en déduit ainsi le facteur λ =
Solution 2.2.
kv /kh .
LBC LCD
hB − hC = q. hC − hD = q.
S1 .k1 S2 .k1
LDE LEF
/w
hD − hE = q. hE − hF = q.
S2 .k2 S1 .k2
En additionnantterme à terme, on obtient la relation
:
LBC LCD LDE LEF
hB − hF = q. + + +
S1 .k1 S2 .k1 S2 .k2 S1 .k2
s:/
(hB − hF )
Ou encore : q = = 1, 66 m3.s-1
LBC LCD LDE LEF
+ + +
S1 .k1 S2 .k1 S2 .k2 S1 .k2
ttp
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/
40 2 • Hydraulique des sols
m
(2) On détermine les charges à partir de la loi de Darcy, exprimée entre chaque tron-
çon :
co
LBC LCD
hC = hB − q. = 0, 42 m hD = hC − q. = 0, 11 m
S1 .k1 S2 .k1
LDE
hE = hD − q. = 0, 06 m
S2 .k2
ie.
Enfin les pressions se déterminent à partir de la définition de la charge hydrau-
lique u = γw .(h − z).
AN : uB = 1 kPa, uC = −0, 33 kPa, uD = −2, 40 kPa, uE = −1, 89 kPa,
uF = 0 kPa.
er
Solution 2.3.
Δh
AN : q = 1, 85.10−3 m3.s-1
ww
1
n
1
ks,eq = ki .Hi = ks,eq = . (ks1 .H1 + ks2 .H2 )
H H
i=1
/w
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/
Solutions des exercices 41
m
Solution 2.4.
(1) Avec un perméamètre à charge constante, la perméabilité k se détermine à partir
co
de la loi de Darcy exprimée aux bornes de l’échantillon.
(hB − hC )
q = S1 .k.i = S1 .k.
L
ie.
q.L
Soit encore : k =
S1 .(hB − hC )
(zA − zB ).γw (zD − zC ).γw
avec hB = + zB et hC = + zC
γw γw
er
hB − hC = zA − zD = H
q.L
Soit enfin k =
S1 .H
alg
(2) Avec un perméamètre à charge variable, la charge en A varie de h1 à h2 pour des
temps respectifs t1 et t2 . Le niveau z = 0 étant à hauteur de C, la charge en A, à
un temps t, est égale à la hauteur H(t). La différence de charge entre B et C est,
comme pour le perméamètre à charge constante, égale à la différence de niveau
d’eau entrée/sortie hB − hC = zA − zD = H(t)
.gc
En considérant un intervalle de temps élémentaire, la différence de charge varie
de H(t) à H(t + dt). Durant cet intervalle de temps, le volume d’eau V1 corres-
pondant à la diminution du niveau d’eau dH en A, est égale au volume d’eau V2
qui traverse l’échantillon (V1 = V2 ).
ww
1 1
−S2 .
/w
dH = S1 .k. .dt
H(t) L
H1
H2
t2 S2 .L. ln
1 1 H2
−S2 . dH = S1 .k. . dt ⇒ k =
H1 H(t) L t1 S1 .(t2 − t1 )
s:/
Solution 2.5.
ui
(1) La charge se détermine par l’expression : hi = + zi
γw
ttp
20.γw 2.γw
AN : hamont = + 0 = 20 m et haval = +0 = 2m
γw γw
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/
42 2 • Hydraulique des sols
m
(2) Le nombre d’équipotentielles est de nEQ = 22 (en n’oubliant pas les équipo-
tentielles en amont et aval qui correspondent aux interfaces sol/eau). Le nombre
co
d’intervalles est donc de nEQ − 1 = 21. Ainsi, la différence de charge δh est
hamont − haval
égale à δh = = 0, 86 m
nEQ − 1
(3) Une maille est présentée sur la figure 2.20. La dimension a correspond à la lar-
ie.
geur du tube de courant considéré, la dimension b correspond à la longueur pour
laquelle la charge évolue d’un intervalle de charge δh. Les mailles étant globale-
ment carrées, l’approximation a = b est faite.
er
ď
alg Ă
(4) L’expression précédente reste correcte si les tubes de courant sont tous à mailles
carrées. Le nombre de tubes de courant est nT C = nLC − 1 = 10 m. Les tubes
de courant sont disposés en parallèle, aussi le
débit total est égale à la somme des
débits dans chaque tube de courant soit q = ni=1 TC
qT C = 3, 86.10-5 m3.s-1.
gradient est supérieure à celle du gradient critique : ic = γγw = 1, 1.
hamont − haval
ttp
δh = = δh = 0, 72 m
nEQ − 1
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/
Solutions des exercices 43
m
co
ie.
er
F IGURE 2.21 Positions des points de calculs des pressions
;
V
V
alg
Tableau 2.5 Réseau d’écoulement - Pressions interstitielles u [kPa]
"
V
V
@
V
`
V
f
V
k
V
.gc
Z
% j " @ `
;
V V V V V V V V
Z
ww
γw
Les valeurs de charges et de hauteurs se repèrent graphiquement grâce aux équi-
potentielles. Le tableau 2.5 résume les résultats obtenus graphiquement sur 14
points repérables en figure 2.21.
s:/
Solution 2.6.
(1) À partir des mesures de pressions et des altitudes, les charges se déterminent
ui
aisément par la relation hi = + zi .
γw
ttp
L’origine des altitudes est fixée à la cote 220. Les résultats sont présentés en
tableau 2.6.
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/
44 2 • Hydraulique des sols
m
"
""j
co
""f
""`
"""
""
ie.
Tableau 2.6 Résultats - Charges h [m]
(2) Le niveau de la nappe dans les éboulis est parallèle à la pente, cela signifie que
er
les équipotentielles sont perpendiculaires à la pente (sauf près de la couche de
limon, semi-perméable).
La figure 2.22 représente trois équipotentielles connues, celles passant par les
points de prise de pression.
alg
.gc
ww
niveau d’une prise de pression. Notons N1, N2 et N3, les points en surface libre
au niveau des trois équipotentielles.
hN 1 = 10, 8 m, hN 2 = 8, 7 m, hN 3 = 6, 8 m
s:/
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/
Solutions des exercices 45
m
co
=$
ie.
?
=$
er
F IGURE 2.23 Position réelle de la nappe
(3) Les charges dans la couche de grès sont identiques. La nappe n’est pas en mou-
alg
vement, et la charge vaut en tout point h = 10 m. En revanche, elle est captive,
et cela se démontre en montrant qu’en tête de la couche de grès, la nappe est sous
une pression égale à ucote 226 = γw .(h − z) = 10.(10 − 6) = 40 kPa.
(5) Afin de tracer le réseau d’écoulement dans la couche de limon, il faut repérer
ww
les limites du tronçon ainsi que les valeurs de charges connues (cf. figure 2.24).
Des intervalles δh = 1 m sont définis en fonction des valeurs de charge connues
(cf. figure 2.25). Enfin, les équipotentielles se tracent en reliant les points de
même valeurs de charge (cf. figure 2.26).
/w
s:/
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/
46 2 • Hydraulique des sols
m
co
ie.
er
Solution 2.7.
(1) La cavité étant sphérique, l’écoulement est réalisé au travers d’une surface sphé-
dr
Ou encore q 2 = −4.π.k.dh
r
D’où en intégrant q
R
dr
D r2
= −4.π.k.
alg
rique de rayon r. Ainsi la loi de Darcy s’écrit q = S.k.i = −4.π.r 2 .k. dh
hcav +δh
hcav
dH
dr
2
.gc
1 2
Et donc q − + = −4.π.k.δh
R D
Le rayon d’action R de la poche sphérique est bien plus grand que son propre
rayon : R1 D 2
.
−q
ww
(3) Le volume passant au travers des surfaces sphériques de diamètre r est égal au
débit récupéré dans le tube à chaque intervalle de temps dt, d’où q.dt = s.dz
avec dz la variation de hauteur du fluide due au débit sortant.
/w
Solution 2.8.
ttp
(1) Dans le cas d’une nappe à surface libre, le rabattement est relié au débit q à partir
de la loi de Darcy par la relation q = k.i = −k.S. dh
dr .
Avec S la surface de passage de l’eau autour du puits.
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/
Solutions des exercices 47
m
En considérant l’hypothèse de Dupuit (écoulement horizontal), la surface S cor-
respond à la surface extérieure d’un cylindre de rayon variable r et de hauteur
co
variable h(r) (en considérant l’origine z = 0 au niveau du substratum).
D’où q = −k.2.π.r.h. dhdr
dr
Ainsi en posant q = −2.π.k.r.h.dh puis en intégrant entre r et R, on obtient
r
ie.
π.k.(H − h)2
q=−
ln Rr
q R
Ou encore h(r) = H 2 − ln
er
π.k r
q R
Le rabattement s’exprime donc : s(r) = H − h(r) = H − H 2 − ln
π.k r
(2) D’après les mesures dans chaque piézomètres, le rayon d’action du puits est
d’environ R = 320 m.
Solution 2.9.
/w
(1) Les surfaces sous le réservoir et sur le substratum sont des surfaces imper-
méables : ∂h
∂z = 0.
Ceci est valable en tout point de la base du réservoir sauf sous son centre où la
u
charge hydraulique vaut : h = + z = 20 + 2 = 22 m.
γw
s:/
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/
48 2 • Hydraulique des sols
m
(2) Le problème est axisymétrique. En prenant l’hypothèse de Dupuit ( ∂h
∂z = 0), la
charge n’est fonction que du rayon r :
co
dh dh
v = k.i = k et q = S.v = 4π.r.k.
dr dr
Solution 2.10.
ie.
(1) La courbe du rabattement en fonction du temps est présentée en figure 2.27.
er
J
#%
z
{`|
V
z
alg
#%
2
avec T = et α le coefficient directeur
r 4πα
de la droite de rabattement.
AN : t0 = 44 s, α = 0, 385, T = 2, 07.10-3 m2.s-1, Sc = 8, 28.10-3 m-1.
2, 5Sc r 2
L’hypothèse de Cooper-Jabob est vérifiée : t = 247 s.
T
(3) Le coefficient de perméabilité horizontale kh des alluvions s’exprime à partir de
/w
T
la définition de la transmissivité : kh = = kh = 1, 37.10−4 m.s-1
b
(4) L’ensemble de la courbe du rabattement en fonction du temps est présentée en
figure 2.28.
s:/
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/
Solutions des exercices 49
m
J
#%
co
ie.
#%
er
(7) La distance dc du puits correspondant à la valeur sstab
de rabattement
obtenue en
q 2.dc − r
inversant la relation précédente : sstab = ln
2.π.T r
dc =
r
2
1+e
2.π.sstab
q
.T
= 66, 8 m
alg
Cette distance dc est supérieure à d de 20 % environ. Deux principales raisons :
• La partie de sol en pente au niveau de la berge n’a pas été prise en compte dans
.gc
les calculs.
• Le colmatage du tube crépiné n’a pas été pris en compte.
ww
/w
s:/
ttp
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m /
co
ie.
er
alg
.gc
ww
/w
s:/
ttp
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m /
co
ie.
Chapitre 3
er
États de contrainte dans les sols
alg
.gc
3.1 CONTRAINTES TOTALES ET EFFECTIVES
3.1.1. Le sol, un milieu continu
La mécanique des sols considère en général le sol comme un milieu continu. Cette
ww
hypothèse s’avère fausse lors de l’étude des contraintes à l’échelle des grains puisque
leur mouvement relatif constitue des discontinuités. De plus, lors de phases de rup-
ture, l’apparition de surface de glissement amène également des discontinuités.
0 0 σIII II,
(I, III)
Le vecteur contrainte T (M ) s’exerçant sur une facette passant par M est défini par
sa normale n et l’expression :
T (M ) = .n
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/
52 3 • États de contrainte dans les sols
m
co
ı
W
W) W)
ie.
W) ı)
W)
ı W
er
`
alg
En mécanique des sols, les contraintes de compression sont comptées positivement.
Aussi la normale à la facette sera « rentrante » (et non « sortante » comme en MMC).
b) Cercle de Mohr
.gc
La représentation de l’état de contrainte en un point M peut se réaliser sur le repère de
Mohr (0, σ, τ ). Lorsque la facette balaie l’ensemble des orientations autour du point
M, l’extrémité du vecteur contrainte T se déplace dans une zone hachurée du plan de
Mohr. Cette zone est délimitée par trois cercles de diamètre (σI − σII ), (σI − σIII )
et (σII − σIII ).
ww
߬
߬
=
߬
/w
_=g$ ı
ı
ı
s:/
ttp
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/
3.1 Contraintes totales et effectives 53
m
Dans un problème à deux dimensions, nous noterons respectivement σn et τnt les
contraintes normale et tangentielle en un point d’une facette de normale n.
co
En partant d’un repère de référence (M ,x,y ), le tenseur des contraintes s’écrit :
σx τxy
=
τyx σy (x,y)
ie.
Considérons la normale n à la facette considérée, faisant un angle θ avec l’axe des x :
cos θ
n =
er
sin θ (x,y)
T (M ) =
σn
τnt
=⎝
⎛σ + σ
x
2
y
+
σ x − σy
σx − σy
2
2
alg
cos(2θ) + τ
sin(−2θ) + τxy sin
xy
π
cos
2
π
2
− 2θ
− 2θ
⎞
⎠
(
n,t)
.gc
En partant du tenseur des contraintes exprimé dans la repère des directions principales
(avec σII = σIII ), les composantes du vecteur contrainte sont :
⎛σ + σ σI − σIII ⎞
I III
+ cos(2θ)
σn
T (M ) = =⎝ 2
σI − σIII
2 ⎠
τnt sin(−2θ)
2 (
n,t)
ww
σI + σIII σI − σIII
Avec d = le centre du cercle, et r = le rayon du cercle. θ cor-
2 2
respond à l’inclinaison entre la normale à la facette et la première direction principale.
/w
߬
߬
,,,
_=g$
ș ߬
s:/
ı =
ı,,, ı ı, _
ı ș ,
ttp
F IGURE 3.3 Cas bidimensionnel - représentation de Mohr. Si la facette considérée est inclinée
d’un angle −θ par rapport à la première direction principale, le point correspondant dans le cercle
sera situé à un angle 2θ de la contrainte σI
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/
54 3 • États de contrainte dans les sols
m
Pour la suite, les composantes du vecteur de contrainte totale T s’expriment simple-
ment σ et τ .
co
3.1.2. Principe des contraintes effectives de Terzaghi
a) Contrainte totale et pression interstitielle
ie.
En considérant un milieu continu saturé de manière globale, c’est-à-dire en ne distin-
guant pas les phases solide et liquide, les contraintes qui s’exercent en un point donné
sont appelées contraintes totales.
La pression interstitielle ne constitue qu’une partie de la contrainte totale dans un sol
er
et se détermine à partir de la position des points étudiés dans une nappe ainsi que par
la présence ou non d’un écoulement (cf. chapitre 2).
b) Contrainte effective
alg
Karl Von Terzaghi a postulé que les déformations dans un sol dépendent de la diffé-
rence entre les contraintes totales et les pressions interstitielles. On définit ainsi les
contraintes effectives par la formule de Terzaghi :
= − uI
.gc
Les composantes normale et tangentielle du vecteur de contrainte effective T en un
point s’exprime σ = σ − u et τ = τ .
Ce principe de Terzaghi s’applique lorsque la rigidité de l’ensemble granulaire est
faible devant la rigidité de chacune des phases solide et liquide.
ww
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/
3.1 Contraintes totales et effectives 55
m
a) Contraintes verticales
co
Dans le cas d’un massif semi-infini à surface horizontale composé de n couches et
d’une nappe (cf. figure 3.4), les contraintes verticales totales en tout point du massif
s’expriment :
n
ie.
σv (z) = γi .Hi
i=1
Avec :
• γ : poids volumique apparent, égal à γsat sous la nappe.
er
• Hi : hauteur des couches au-dessus du point z.
alg Ȗ
Y
Y
Ȗ
.gc
Ȗ
Y
* ǻıN
Avec :
• γw : poids volumique de l’eau (γw = 10 kN.m-3).
/w
/
56 3 • États de contrainte dans les sols
m
b) Contraintes horizontales
co
Au même titre que les contraintes verticales, il faut différencier les contraintes hori-
zontales effectives et totales. En effet, l’eau transmet sa pression de manière identique
dans toutes les directions contrairement à la phase solide.
À l’état « au repos », les contraintes effectives horizontales s’expriment en fonction
ie.
des contraintes effectives verticales par la relation :
σh (z) = K0 .σv (z)
er
K0 0, 5 ; argile : K0 0, 7 ; vases : K0 1). Ce coefficient
√ peut être déterminé à
partir de l’angle de frottement ϕ : K0 = (1 − sin ϕ ) Roc .
Le rapport de consolidation Roc est défini au chapitre 5.
alg
Les contraintes horizontales totales se déterminent à partir de la formule de Terzaghi :
σh (z) = σh (z) + u
pondent, par exemple, aux charges transmises par les fondations des ouvrages. Elles
peuvent être négatives, notamment lors d’excavations en surface. Ainsi le principe de
superposition s’énonce :
= 0 +Δ
s:/
ıN
ıN
ǻıN
ttp
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/
3.2 Influence du chargement 57
m
3.2.2. Détermination des contraintes
co
L’évaluation des contraintes dues aux charges supplémentaires est faite à partir de la
théorie de l’élasticité.
a) Charge concentrée
ie.
Dans le cas d’un milieu non pesant semi-infini et soumis à une force concentrée P
verticale en surface (cf. figure 3.6), les contraintes supplémentaires en un point du
massif et sur une facette horizontale de normale z s’expriment par la relation de
Boussinesq :
er
3P 5 3P z3
Δσv = cos θ = .
2πz 2 2π (r 2 + z 2 )5/2
Δτ =
3P r
2πz 3
cosalg
5
θ =
3P
.
r.z 2
2π (r 2 + z 2 )5/2
.gc
ș
ww
ǻı
b) Charge répartie
contrainte supplémentaire verticale générée par cette charge en tout point du mas-
sif s’exprime :
3q 5 3q
Δσv = 2
cos θdS = 2
q cos5 θdS
S 2πz 2πz S
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/
58 3 • États de contrainte dans les sols
m
Pour des chargements de formes simples (rectangulaire, circulaire, trapézoïdale, etc.),
la solution de cette intégrale est fournie sous forme d’abaque (cf. annexe A.). La mé-
co
thodologie consiste à déterminer le coefficient d’influence I, fonction de la forme de
la charge, de la profondeur considérée et de l’éloignement à la charge. La contrainte
verticale due aux charges supplémentaires s’exprime :
Δσv = q.I
ie.
c) Abaque de Newmark
Lorsque la charge surfacique est de forme aléatoire, l’évaluation des contraintes se
er
fait à partir de l’abaque de Newmark (cf. annexe A.4). Sur ce dernier, la forme de
la charge doit être reportée en choisissant comme échelle la profondeur du point
recherché. La méthode consiste à comptabiliser le nombre de cases c occupées par la
charge et à appliquer la formule suivante :
alg
Δσv = q.n.c
Avec n le coefficient d’influence correspondant rapport 1/ctot avec ctot le nombre de
cases total de l’abaque.
.gc
d) Méthodes numériques
Pour des chargements particuliers, les méthodes numériques, telles que la méthode
aux éléments finis, permettent de déterminer les valeurs de contraintes et de pressions
interstitielles en tout point d’un massif de sol.
ww
EXERCICES
Suite à de fortes précipitations, une nappe libre sature le massif. Sa surface libre se
situe à 2 m de la surface.
(2) Tracer les distributions des contraintes verticales effectives et totales, et des pres-
sions interstitielles en fonction de la profondeur.
ttp
https://www.GCAlgerie.com/
https://www.GCAlgerie.com/
/
Exercices 59
m
Exercice 3.2. Solution p. 65
co
Soit un massif de sol grossier composé d’une seule couche (cf. figure 3.7). Le niveau
de la nappe varie du point P au point M (H1 = 3 m, H2 = 2 m).
ie.
Y
YK
Y
9
N
J"`
er
O Ȗ
z
S,UV
Ȗ
z
S,UV
alg
F IGURE 3.7 Variation du niveau de la nappe
(1) Tracer les évolutions des contraintes totales et effectives, et des pressions inter-
stitielles, au niveau du point P en fonction du niveau de la nappe (Hw ∈ [0 ; 5]).
.gc
Commenter.
de la nappe.
;
J
Ȗ
z
S,UV
/w
0G
"
Ȗ
z
S,UV
s:/
(1) Tracer les évolutions des contraintes verticales totales et effectives, et des pres-
sions interstitielles en fonction de la profondeur.
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/
60 3 • États de contrainte dans les sols
m
Exercice 3.4. Solution p. 67
co
Soit un massif de sol composé de quatre couches (cf. figure 3.9).
Ȗ
z
S,UV
ie.
;
J
Ȗ
z
S,UV
z
Ȗ
z
S,UV
9
N
z
Ȗ
z
S,UV
er
;
J
z
Ȗ
z
S,UV
(
z
alg
F IGURE 3.9 Massif à quatre couches
(1) Tracer les évolutions des contraintes horizontales et verticales, totales et effec-
.gc
tives, et des pressions interstitielles en fonction de la profondeur.
(3) Déterminer l’état de contrainte sur une facette dont la normale est inclinée de
30° par rapport à la première direction principale.
/w
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Exercices 61
m
SO
co
SO
0 SO
ie.
SO
SO
SO
<
SO
er
`
SO
Exercice 3.7.
alg
F IGURE 3.10 État de contrainte en un point
Solution p. 69
Soit un élément de sol triangulaire isocèle infiniment petit dont certaines composantes
.gc
de contraintes sont fournies (cf. figure 3.11).
SO
SO
<
SO
ȕ
SO
ww
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/
62 3 • États de contrainte dans les sols
m
Exercice 3.9. Solution p. 71
co
Soit un massif composé de trois couches sur lequel est posé un réservoir cylindrique
de poids total P = 250 t. Le massif de fondation est constitué d’un radier circulaire
de rayon R = 5 m. On suppose que le poids du réservoir et son contenu se transmet
uniformément. Une chaussée est située à proximité (cf. figure 3.12).
ie.
N
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"
er
9
N
J"
alg
;
J
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(
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Exercices 63
m
0
co
>
<
ie.
&
er
F IGURE 3.13 Géométrie du radier. Perspective (à gauche) et vue de dessus (à droite)
alg
Soit un massif semi-infini composé d’une seule couche de sable lâche, sollicité en
surface par une charge uniformément répartie de largeur B = 8 m et d’intensité
q = 10 kPa. L’état de contrainte généré par la charge en surface est décrit en figure
3.14 avec :
q q
σz = [α + sin α cos(α + 2β)] σx = [α − sin α cos(α + 2β)]
.gc
π π
q
τzx = [sin α. sin(α + 2β)]
π
ww
ȕ
Į
ǻı
ǻ߬
/w
ǻı
ǻ߬
(1) Déterminer les contraintes σz , σx et τzx pour un point situé vers l’extérieur à
xM = 5 m et zM = 4 m du point O.
(2) Tracer le cercle de Mohr et positionner sur le cercle les points correspondants
aux états de contraintes sur les facettes horizontales et verticales.
ttp
(3) Déterminer les valeurs des contraintes principales et les directions principales.
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/
64 3 • États de contrainte dans les sols
m
Exercice 3.12. Solution p. 74
co
Soit un radier de bâtiment industriel apportant une charge surfacique constante
q = 15 kPa sur un massif de sol composé de deux couches (cf. figure 3.15). La forme
du radier impose d’utiliser l’abaque de Newmark pour déterminer la distribution des
contraintes dans le massif.
ie.
er
,
0
=" "
(1) Déterminer la contrainte verticale engendrée par le radier sous les point A et B
.gc
au centre de chaque couche.
O
F
/w
, ,, ,
W
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N
> "!
(1) À partir des abaques fournis en annexe A., déterminer la contrainte verticale au
point A après excavation puis après construction (q2 = 20 kPa).
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/
Solutions des exercices 65
m
SOLUTIONS DES EXERCICES
co
Solution 3.1.
(1) Dans le sable, la contrainte verticale totale s’exprime :
σz (z) = γ1 .z ∀z ∈ [0; 6]
ie.
La contrainte verticale à l’interface sable/gravier vaut σv (z = 6 m) = 114 kPa.
Dans le gravier, la contrainte verticale totale vaut :
σv (z) = 114 + γ2 .z ∀z ∈ [6; 10]
er
ıN
#SO
%
alg
.gc
ww
Solution 3.2.
(1) La pression interstitielle au point P s’exprime u(Hw ) = γw .Hw
La contrainte verticale totale au point P vaut :
σv (Hw ) = γsat .Hw + γ.(H1 − Hw ) ∀Hw ∈ [0; H1 ]
ttp
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66 3 • États de contrainte dans les sols
m
ıN
#SO
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#SO
% ıN
#SO
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co
ie.
er
alg
F IGURE 3.18 Profils des contraintes totales, effectives et des pressions interstitielles
ıN
#SO
% "
#SO
% ıN
#SO
%
ww
La contrainte effective reste donc constante quand le niveau de la nappe est supé-
rieur à celui du massif (cf. figure 3.19).
s:/
Solution 3.3.
(1) La pression interstitielle dans la couche d’argile devient négative au-dessus de
la nappe. L’effet de capillarité dans l’argile étant important, la pression intersti-
tielle évolue linéairement jusqu’au sommet de la couche. Le principe de Terzaghi
s’applique en considérant que la pression interstitielle est négative en zone de
ttp
remontée capillaire.
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Solutions des exercices 67
m
"
#SO
% ıN
#SO
% ıN
#SO
%
co
V
ie.
er
F IGURE 3.20 Profils des contraintes totales, effectives et des pressions interstitielles
Solution 3.4.
(1) La démarche consiste successivement à : alg
• déterminer la pression interstitielle u et la contrainte verticale totale σv à partir
des poids volumiques de l’eau et des couches de sol ;
.gc
• en déduire l’évolution de la contrainte verticale effective par la loi de Terzaghi
σv = σv − u ;
• déterminer la contrainte horizontale effective à partir des coefficients des terres
au repos σh = K0 .σv ;
• en déduire l’évolution de la contrainte horizontale totale par la loi de Terzaghi
ww
σh = σh + u.
ıN
#SO
% "
#SO
% ıN
#SO
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#SO
% ı
#SO
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s:/
F IGURE 3.21 Profils des contraintes totales, effectives et des pressions interstitielles
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68 3 • États de contrainte dans les sols
m
Les résultats sont présentés en figure 3.21. On constate que les profils des
contraintes horizontales totales et effectives présentent des sauts (théoriques) au
co
niveau des intercouches où le coefficient des terres au repos varie.
Solution 3.5.
ie.
(1) Le cercle de Mohr (cf. figure 3.22) se dessine aisément en considérant un cercle
de centre d et de rayon r :
σI + σII σI − σII
d= = 8 kPa et r = = 10, 2 kPa
2 2
er
߬
#SO
%
V
alg
ı
#SO
%
.gc
V
σI + σII σI − σII
σ(θ) = + cos(2θ) = 13, 1 kPa
2 2
σI − σII
τ(θ) = sin(−2θ) = −8, 8 kPa
s:/
Solution 3.6.
(1) Les facettes représentées sur la figure étant inclinée 90° l’une de l’autre, les points
correspondants aux facettes sur le cercle de Mohr se retrouvent opposés par rap-
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/
Solutions des exercices 69
m
On détermine ensuite la position d’un point sur le cercle pour avoir le rayon, par
exemple : σx = 42 kPa et τxy = 60 kPa. On peut tracer le cercle et connaître
co
graphiquement les contraintes principales (cf. figure 3.24).
Outre la méthode graphique, les contraintes principales se déterminent par dia-
gonalisation
de la matrice:
σx τxy 42 60 145 0
ie.
= = ←
τyx σz (x,y) 60 110 (x,y) 0 7 (I, II)
Enfin les contraintes principales se déterminent aussi par les expressions analy-
tiques :
σx − σy 2
er
σx + σ y 2 = 145 kPa
σI = + + τxy
2 2
σx + σ y σx − σy 2 2 = 7 kPa
σII = − + τxy
2 2
alg
(2) Les directions principales correspondent aux directions des facettes dont la com-
posante tangentielle des contraintes est nulle. Analytiquement : tan 2θ =
2τxy
σy − σx
On en déduit ainsi l’angle entre la facette de normale y et la facette de normale
.gc
soit θ = 30, 2°. La seconde direction principale est inclinée de 90° par rapport
I,
à la première.
ww
`
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70 3 • États de contrainte dans les sols
m
߬
#SO
%
co
ie.
ı
#SO
%
er
V
V
alg
F IGURE 3.24 Cercle de Mohr et valeurs particulières
Solution 3.7.
.gc
(1) La direction de la normale à la facette où la contrainte de cisaillement est nulle
est, par définition, une direction principale.
En connaissant les composantes de contraintes sur deux facettes, deux points
peuvent être placés dans le plan de Mohr. Ces deux points se trouvent sur le
cercle, à équidistance du centre. Le rayon et le centre se déterminent ainsi aisé-
ww
߬
#SO
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#SO
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Solutions des exercices 71
m
(2) L’angle obtus β du triangle isocèle correspond à l’angle entre le point (30,17) et
le point (0,0). Attention au sens de rotation.
co
180 − β
β = 119, 5° et α = = 30, 25°
2
Solution 3.8.
ie.
(1) L’expression de la contrainte verticale,
par Boussinesq, est la suivante :
F 3 1
Δσv = 2 .
z 2π [(r/z)2 + 1]5/2
La figure 3.26 présente l’évolution de la contrainte verticale en fonction de la
er
profondeur z. La contrainte tend logiquement vers l’infini lorsque la profondeur
z et le rayon r tendent vers 0.
ϭ͕ϲ
ϭ͕ϳ
ϭϴ͕ϰ ϭϴ͕Ϯ ϭϳ͕ϳ #SO
%
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N !
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alg
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ϭϭ͕Ϯ ϭϬ͕Ϯ ϵ͕Ϯϳ ϴ͕ϯϯ
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.gc
Ϯ͕ϭ ϭϬ͕ϳ ϭϬ͕ϲ ϭϬ͕ϰ ϭϬ͕Ϯ ϵ͕ϳϳ ϵ͕ϯϭ ϴ͕ϳϴ ϴ͕Ϯϭ ϳ͕ϲϮ ϳ͕Ϭϭ
Ϯ͕Ϯ ϵ͕ϳϰ ϵ͕ϲϵ ϵ͕ϱϰ ϵ͕ϯ ϴ͕ϵϴ ϴ͕ϱϴ
ϴ͕ϭϰ ϳ͕ϲϱnjсϰŵϳ͕ϭϰ ϲ͕ϲϭ
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Ϯ͕ϰ ϴ͕ϭϴ ϴ͕ϭϱ ϴ͕Ϭϰ ϳ͕ϴϳ ϳ͕ϲϰ ϳ͕ϯϲ ϳ͕Ϭϯ ϲ͕ϲϳ ϲ͕Ϯϵ ϱ͕ϴϵ
#%
ww
Ϯϱ ϳ ϱϰ ϳ ϱϭ ϳ ϰϮ ϳ Ϯϴ ϳ Ϭϴ ϲ ϴϰ ϲ ϱϱ ϲ Ϯϰ ϱ ϵϭ ϱ ϱϲ
F IGURE 3.26 Évolution de la contrainte verticale
en fonction de la profondeur (à gauche) et du rayon (à droite)
Solution 3.9.
(1) Le poids du réservoir se répartit uniformément sous la fondation sur une surface
P
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72 3 • États de contrainte dans les sols
m
Tableau 3.1 Contraintes verticales sous le réservoir et la chaussée
co
'$$ ;'
}+ }+ KBW ǻıKZW }+ KBW ǻıKZW
*
ie.
$
Solution 3.10.
er
(1) L’abaque en annexe A.3 permet de déterminer la contrainte verticale d’une charge
rectangulaire, au niveau d’un des sommets et en fonction de la profondeur. Aussi
pour déterminer la contrainte verticale sous le point A, il suffit de déterminer les
rapport B/z et L/z et de lire dans l’abaque la valeur du coefficient d’influence.
alg
À partir du coefficient d’influence, la contrainte verticale se détermine simple-
ment par la relation Δσv = q.I. Les résultats sont présentés au tableau 3.2.
) )
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s:/
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Solutions des exercices 73
m
Tableau 3.3 Contraintes verticales sous les points B , C et D à une profondeur z = 4 m
co
0 &
KBW KBW ǻıKZW KBW KBW ǻıKZW KBW "KBW KBW @KBW KBW ǻıKZW
ie.
Solution 3.11.
(1) Les angles αet β se calculent
à partir des données
géométriques
fournies :
xM − B2 xM + B2
β = arctan = 14° α = arctan − β = 52°
er
zM zM
Les contraintes se déterminent à partir des équations fournies :
q
σz = (α + sin α cos(α + 2β)) = 3, 32 kPa
π
q
σx = (α − sin α cos(α + 2β)) = 2, 46 kPa
π
q
τzx = (sin α. sin(α + 2β)) = 2, 47 kPa
π
alg
.gc
(2) Afin de tracer le cercle de Mohr (cf. figure 3.28), on détermine le centre d et le
rayon r à partir des valeurs de contraintes :
σx + σ z
d= = 2, 89 kPa et r = (σz − d)2 + (τzx )2 = 2, 51 kPa
2
ww
߬
#SO
%
/w
ı
#SO
%
s:/
V
/
74 3 • États de contrainte dans les sols
m
Solution 3.12.
co
(1) Pour utiliser l’abaque de Newmark, l’échelle de dessin est proportionnelle à
la profondeur où la contrainte verticale est évaluée. La position du centre de
l’abaque doit correspondre aux points A et B. La figure 3.29 représente les
quatre configurations étudiées.
ie.
er
alg
.gc
ww
Tableau 3.4 Contraintes verticales Δσv sous les points A et B en fonction de la profondeur
s:/
, 0
KW
ǻıKZW
ttp
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/
Solutions des exercices 75
m
Solution 3.13.
co
(1) L’excavation provoque un déchargement du sol. La forme excavée impose d’uti-
liser l’abaque d’Österberg avec comme valeur de déchargement : q1 = −20 kPa.
D’après les notations de l’abaque, a = 2 m, b = 5 m, z = 5 m. La lecture sur
l’abaque donne le coefficient d’influence I = 43, 8 %, à multiplier par deux au
vu de la symétrie de la décharge. On obtient I1 = 2I = 87, 6 %. La contrainte
ie.
en A après excavation vaut ainsi : Δσv,1 = q.I1 = −17, 5 kPa.
er
brenner en considérant L = ∞, B = 5 m, z = 5 m. La lecture sur l’abaque
donne le coefficient d’influence I = 20, 3%, à multiplier par quatre au vu de
la double symétrie de la charge. On obtient I2 = 4I = 81, 2%. La valeur de
déchargement vaut ainsi : Δσv,2 = q.I2 = 28, 4 kPa.
alg
Ainsi, après les deux phases, la contrainte au point A est égale à :
Δσv = Δσv,1 + Δσv,2 = 10, 9 kPa
.gc
ww
/w
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co
ie.
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m /
co
ie.
Chapitre 4
er
Résistance au cisaillement
alg
.gc
4.1 ÉLASTOPLASTICITÉ
4.1.1. Rappels sur l’élasticité
Le comportement élastique linéaire est caractérisé par une réversibilité des déforma-
ww
tions. Communément connue sous le nom de loi de Hooke, cette loi exprime que le
comportement du matériaux est entièrement connu à partir de deux paramètres, E
module d’Young et ν coefficient de PoissonCoefficient !Poisson :
E ν
= . + . Tr( ).I
1+ν 1 − 2ν
/w
Cette décomposition, souvent utilisée en mécanique des sols, permet de faire inter-
venir deux paramètres d’élasticité : G module de cisaillement et K module de com-
pressibilité volumique.
d = 2.G. d Tr( ) = 3.K. Tr( )
ttp
/
78 4 • Résistance au cisaillement
m
IJ
co
ı
ie.
F IGURE 4.1 Surface de charge - seuil élastoplastique
er
On fait l’hypothèse de la partition des déformations qui décompose les déformations
totales en déformations élastiques et déformations plastiques : εt = εe + εp .
alg
Toutefois, il est maintenant souvent préféré à cette loi élastoplastique parfaite, une loi
élastoplastique avec écrouissage qui, à la rupture, tend vers la plasticité parfaite. Le
comportement est modélisé par une loi hyperbolique et est disponible dans la plupart
des logiciels de calcul par la méthode des éléments finis.
.gc
4.1.3. État limite des sols dans l’espace des contraintes principales
Dans l’espace des contraintes, le domaine de comportement élastique du milieu
est limité par une surface D (correspondant au seuil de plasticité du cas unidimen-
sionnel) définie par f ( ) = 0, ∀ ∈ D. Cette relation, qui exprime un critère de
ww
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/
4.1 Élastoplasticité 79
m
Lorsque l’état de contrainte a tendance à sortir de cette surface alors la règle
d’écoulement a pour objet d’exprimer comment s’effectue la déformation plastique,
co
c’est-à-dire définir en fonction de et de Δ et de l’état d’écrouissage représenté
par H.
p ∂g
ie.
On postule l’existence d’un potentiel plastique g tel que : d = dλ
∂
Avec dλ multiplicateur de plasticité, strictement positif, et g = f lorsque la règle
d’écoulement est associée.
er
∂f
Le module d’écrouissage est défini par H.dλ = d .
∂
La relation liant les déformations incrémentales aux contraintes incrémentales est
.dσ1 + .
1
H ∂σ1
∂g
.
∂f
∂σ1
.dσ1
.gc
c) Critère de Coulomb
Il s’agit d’un critère d’expression simple, bien adapté aux matériaux de type sol « frot-
tants » et « cohérents ». Dans le plan de Mohr, il s’écrit :
τ = c + σ. tan ϕ
ww
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/
80 4 • Résistance au cisaillement
m
Dans l’espace des contraintes principales, il s’écrit :
co
f = sup{σi .(1 − sin ϕ) − σj .(1 + sin ϕ) − 2.c. cos ϕ} = 0 ∀ σi σj
i=j
C’est une pyramide hexagonale non régulière, symétrique par rapport aux trois plans
ie.
bissecteurs.
Pour définir la loi de Mohr-Coulomb, il est donc nécessaire d’identifier cinq para-
mètres (E, ν, c, ϕ et ψ) en plus de l’état initial (cf. figure 4.3). Il faut pour cela faire
au moins deux essais à des pressions différentes.
er
L
İ=
>
:
L
`
alg
İ
Vʆ
V
ȥ¶
V
ȥ¶
İ
.gc
F IGURE 4.3 Modélisation d’un essai de chargement avec le critère
de Coulomb (ψ : angle de dilatance)
D’autres modes de représentation sont utilisés (cf. figure 4.4). Ces plans contiennent
ww
cos ϕ
• Le plan de Cambridge dans lequel les axes sont la contrainte moyenne p = σ1 +2.σ
3
3
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/
4.1 Élastoplasticité 81
m
ʏ
!
*
co
ș
ij
!
ı ^
ie.
F IGURE 4.4 États de contraintes en un point de rupture selon les trois représentations
er
d) Modèle de Cam-Clay
L’analyse du comportement d’une argile dans l’espace (e, p , q) à l’aide d’essais
drainés ou non drainés montre que les chemins d’état forment une surface appelée
surface d’état limite.
alg
.gc
ww
Le modèle Cam-Clay modifié possède une enveloppe d’état limite de forme elliptique
/w
lorsque celle-ci est projetée sur le plan (p , q). Il est adapté aux sols remaniés sous
consolidation isotrope. L’axe de symétrie de l’ellipse se trouve sur l’axe p . Il existe
d’autres formes d’enveloppe, plus adaptées aux sols anisotropes et plus spécifique-
ment aux sols naturels, axés sur la ligne K0 qui correspond à l’axe de contrainte sur
lequel le sol a été consolidé ou compacté.
s:/
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/
82 4 • Résistance au cisaillement
m
co
ie.
er
F IGURE 4.6 Différentes surfaces d’état limite
dεV =
−de
1 + e0
=
λ
alg
.
1 + e0 p
Les déformations volumiques élastiques s’expriment :
dp
.gc
κ dp
dεeV = .
1 + e0 p
Chaque sol présente des caractéristiques de comportement différentes (cf. tableau
4.1) nécessitant le choix d’un modèle et de paramètres adaptés.
ww
{
J
G
N
!U|
!
!
!|U
!
U
Les chemins suivis pour la détermination de la surface d’état limite sont des chemins
de cisaillement par augmentation du déviateur en condition drainée et/ou non drainée.
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/
4.2 Essais de laboratoire 83
m
Pour avoir une description complète, ces chemins doivent être complétés par des
chemins radiaux à différents angles (cf. figure 4.7) qui eux ne peuvent être appliqués
co
que par des matériels asservis en contraintes.
Pour être complets, différents plans seront scrutés pour avoir la forme de la surface
ie.
de charge à différents indices des vides.
er
alg
F IGURE 4.7 Chemins de contrainte
.gc
4.2 ESSAIS DE LABORATOIRE
façon à ce qu’il n’y ait pas de mise en pression de l’eau interstitielle en aucun point
de l’éprouvette. Un essai de cisaillement direct à la boîte nécessite au moins trois
éprouvettes soumises à des contraintes normales différentes.
s:/
ttp
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/
84 4 • Résistance au cisaillement
m
co
l
ie.
F IGURE 4.9 Courbes d’essai à la boîte de cisaillement - comportement au pic et résiduel
er
échantillons, sous différentes contraintes normales, on trace ainsi plusieurs cercles de
Mohr et il suffit alors de tracer l’enveloppe de ces cercles pour obtenir la courbe in-
trinsèque du matériau (cf. figure 4.9). On détermine ainsi la pente définissant l’angle
hésion c .
L’appareil triaxial de révolution est constitué d’un ensemble d’éléments qui doivent
.gc
assurer les fonctions suivantes :
• solliciter une éprouvette cylindrique avec un chargement axial et radial ayant les
mêmes axes de symétrie que l’éprouvette, et mesurer ou contrôler les contraintes
associées à ces sollicitations ;
ww
La figure 4.10 correspond au schéma de principe d’une éprouvette placée dans une
/w
cellule triaxiale. La cellule est constituée par une enceinte comportant une embase
inférieure, un cylindre et un chapeau transmettant l’effort axial σa = σ1 . L’éprouvette
est placée entre l’embase inférieure et une embase supérieure. L’embase comporte
des sorties hydrauliques que l’on peut relier soit à un système de remplissage de la
cellule, soit au système d’application de la pression cellulaire σr = σ3 .
s:/
des conditions drainées (D) ou non drainées (U) souvent avec mesure de la pression
interstitielle (U+u). Les essais les plus souvent réalisés sont les essais CU+u (conso-
lidé non drainés avec mesure de pression) mais ce sont les essais consolidés drainés
CD qui sont les plus adaptés pour caler les modèles rhéologiques utilisés dans les
calculs aux éléments finis.
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/
4.2 Essais de laboratoire 85
m
co
ie.
er
F IGURE 4.10 Schéma de principe d’une cellule triaxiale
alg
Le critère de rupture peut être défini comme le maximum du déviateur, l’état critique :
q = cte et ΔV ou Δu = 0, le maximum du rapport σ1 /σ3 , l’atteinte de l’état résiduel
en grand déplacement ou plus simplement une déformation donnée.
Comme pour l’essai de cisaillement direct, on détermine la droite enveloppe des
.gc
cercles à la rupture obtenus par augmentation de l’effort vertical pour différentes
pressions de confinements.
La figure 4.11 présente la correspondance entre le plan de Mohr et les autres plans
pouvant être utilisés pour interpréter ces essais : plan de Lambe et plan de Cambridge
mais aussi le plan utilisé pour interpréter l’essai œdométrique.
ww
La figure 4.12 présente les résultats de deux essais (CU+u). L’écart entre les cercles
en contraintes effectives et totales correspond à la pression interstitielle à la rupture.
Les valeurs de cohésion non drainé cu correspondent aux rayons des cercles de Mohr.
Ce paramètre évolue linéairement avec la pression de consolidation σ0 . La pente de la
droite, obtenue grâce à plusieurs essais, est appelée coefficient d’accroissement λcu .
Bishop a montré que la surpression interstitielle due à Δσ1 lors d’un essai non drainée
/w
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/
86 4 • Résistance au cisaillement
m
co
ie.
er
alg
.gc
F IGURE 4.11 Résultats de l’essai triaxial selon les plans de représentations
IJ ij !"
!"
Ȝ!"
!"
ww
!"
!
ıᬅ ıᬅ ıᬅ ı ı
ıᬅ ıᬅ ıᬆ
Dans un essai non drainé, il doit être le plus proche possible de 1 pour permettre la
mesure des surpressions interstitielles générées par le cisaillement.
ttp
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/
4.3 Essais in situ 87
m
4.3 ESSAIS IN SITU
co
La caractérisation d’un massif de sol en place peut se réaliser par des essais de char-
gement (cf. figure 4.13) soit en surface (essai de plaque) soit en forage (essais péné-
trométrique, scissométrique et pressiométrique).
|
ie.
er
alg
F IGURE 4.13 Essais in situ a) pénétromètre b) scissomètre c) pressiomètre d) plaque
.gc
4.3.1. Essai pénétrométrique
Les essais de pénétration peuvent être réalisés par fonçage à vitesse constante (2 cm/s)
d’une pointe conique (pénétromètre statique), par battage à l’aide d’un mouton d’une
ww
pointe conique (pénétromètre dynamique) ou par battage à l’aide d’un mouton d’un
carottier (essai de pénétration au carottier plus connu sous l’acronyme SPT).
{ G |
/w
s:/
| J|
ttp
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/
88 4 • Résistance au cisaillement
m
L’essai au pénétromètre statique qui est privilégié pour les études de fondations dis-
socie la résistance de pointe mesurée à la base du pénétromètre (cône) appelée qc ,
co
du frottement latéral sur le manchon de frottement (appelé fs ). Le piézocône intègre
un capteur de pression interstitielle au-dessus du cône (position appelée u ou u2 ). La
mesure des surpressions interstitielles générées lors du fonçage du cône dans le sol
et la mesure du temps de dissipation donnent des informations intéressantes sur la
ie.
nature des couches qui le constituent et sur l’état de consistance dans lequel celles-
ci se trouvent. L’analyse des mesures réalisées avec cet essai permet de déterminer
rapidement le profil des sols fins et leurs caractéristiques stratigraphiques et offre la
possibilité d’aborder l’identification des sols en termes de nature et d’état.
er
Les abaques les plus utilisés sont ceux de Robertson (cf. figure 4.15) où est donnée
l’évolution de la résistance au cône normalisé Qt en fonction du rapport de frottement
normalisé Fr et du rapport de pression interstitielle Bq .
qT − σv0
Qt =
σv0
FR = 100 ×
{L ¤ ıNı¶N
{L ¤ ıN|Fı¶N
k % k
!
!
j
ww
f
f "!
`
` @
@
/w
"
V
>!
`
F
{L ¤ ıN|
#$% <L
F IGURE 4.15 Abaque de Robertson - 1 : sol fin argileux ou limon sensible - 2 : sol organique et
s:/
tourbe - 3 : argile à argile limoneuse - 4 : limon argileux à argile limoneuse - 5 : limon sablonneux à
sable limoneux - 6 : sable propre à sable limoneux - 7 : sable à sable graveleux - 8 : sol fin
intermédiaire très raides - 9 : sables cimentés ou dilatants
En complément, l’indice Ic permet d’approcher les frontières des zones par des arcs
ttp
de cercle. 0,5
Ic = (3, 47 − log Qt )2 + (1, 22 + log FR )2
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/
4.3 Essais in situ 89
m
La frontière séparant le comportement argileux du comportement sableux est ainsi
donnée pour Ic = 2, 60. Pour être cohérent avec la classification USCS-LCPC (cf.
co
chapitre 1), il est nécessaire de prendre en compte le pourcentage de fines (cf. tableau
4.2).
ie.
Tableau 4.2 Frontières des comportements de sol type
$
$(
^$
$ ]$
]$#KBW
)^
er
_
J
G
N"`
j
J
_
J
j
_
J
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¢
J
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j
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!
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_
J
alg
J
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J"`
G'
G
"
j
G"`
G
"
j
j
j
j
.gc
_
J
G
^
G
L"
"J
dans laquelle q0 désigne la pression verticale totale des terres au repos et Nkt le
/w
facteur de cône pénétrométrique (valant 15 pour les sols NC et 19 pour les sols SC),
lequel est déterminé expérimentalement par des corrélations entre la résistance au
cisaillement et la cohésion non drainée du sol en fonction du type d’appareillage et
de la procédure expérimentale utilisés.
s:/
Le cisaillement des parois du forage est réalisé par rotation d’un cylindre autour
de son axe. Il est possible d’appliquer une déformation importante et d’observer
le comportement résiduel. L’essai de cisaillement au scissomètre de chantier est
un moyen fiable pour connaître la résistance au cisaillement non drainé des argiles
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90 4 • Résistance au cisaillement
m
{ G |
'
"
co
!"'
G
'
J"
ie.
"
Y
J"
"J
G
"
&
er
"
alg
F IGURE 4.16 Le scissomètre
molles naturelles (cf. figure 4.16). Cet essai utilise des pales rectangulaires de hau-
teur 140 mm et d’élancement deux. La résistance résiduelle au cisaillement peut être
obtenue après une valeur conventionnelle de 5 à 25 rotations des pales suivant les
.gc
pays. Il est alors possible d’obtenir la sensibilité des argiles. Plusieurs aspects de
l’essai sont à surveiller : le frottement des tiges, un essai à 90° permettra d’en juger
la vitesse de l’essai, au maximum de 12°/min, et la rotation possible de l’appareil
pendant la pénétration.
ww
2.Tm
cu =
π.D 2 .(H 2 + D/a)
/w
dans laquelle D désigne le diamètre des pales, H leur hauteur et a un facteur expéri-
mental dépendant de la loi de variation des contraintes de cisaillement sur les parties
s:/
/
4.3 Essais in situ 91
m
co
" G
!"
G
ie.
!"
"
!"
G
er
La pression p mesurée au CPV 1 est augmentée progressivement par paliers de
pression de pas constants Δp (δt < 20 s) et voisins du dixième de la pression limite
estimée. Il s’agit donc d’un essai piloté en pression. Chaque pression est maintenue
alg
constante dans les cellules de mesure et de garde pendant Δt = 60 s. À chaque
palier, on enregistre la pression appliquée et le volume injecté dans la sonde à 30 et
60 s. Il s’agit ensuite de déterminer la relation entre la pression appliquée sur le sol et
le déplacement de la paroi de la sonde (cf. figure 4.17). Il permet d’obtenir le module
pressiométrique EM , la pression limite pL , la pression de fluage pf et la pression
.gc
de contact avec le terrain pc pouvant être considérée comme le début de la plage
pseudo-élastique p1 . La rupture de pente de la courbe de fluage donnant V60-V30 en
fonction de p est utilisée pour définir pf souvent assimilée à p2 (cf. figure 4.17). La
pression maximale atteinte est appelée pression limite pL (notée aussi pLM ).
ww
L’essai peut être considéré comme terminé s’il comporte au moins huit paliers et si
une des conditions suivantes est satisfaite :
• la pression p de 5 MPa est atteinte,
• le volume de liquide injecté dans la cellule centrale est d’au moins 600 cm3 pour les
sondes standards (soit environ le doublement du volume Vs de la cavité initiale).
/w
On veille à ce qu’il y ait, pour les essais où la pression est inférieure à 5 MPa, au
moins trois paliers au-delà de la pression de fluage, au moins quatre paliers avant
cette pression de fluage.
Les résultats de mesure bruts sont corrigés de la résistance propre de la membrane,
s:/
1. Contrôleur Pression-Volume.
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/
92 4 • Résistance au cisaillement
m
Finalement, la courbe corrigée est tracée à partir de :
co
p = pr + ph − pe (Vr ) et V = Vr .a.pr
ie.
(courbe 2 de la figure 4.18).
er
alg
F IGURE 4.18 Essai de compressibilité du système dans un tube métallique
et essai de résistance propre à l’air libre
.gc
Le module Ménard est calculé dans la plage pseudo-élastique délimitée par (p1 ,p2 )
par la formule suivante (courbe 1 de la figure 4.17) :
V1 + V 1 p2 − p1
EM = 2(1 + ν) Vs + .
2 V 2 − V1
ww
Le module d’Young E peut être estimé avec le coefficient rhéologique α, tel que
/w
EM
α2 = . Des valeurs conventionnelles aident à la décision sur la valeur de α en
E
EM
fonction du rapport et de la nature du sol.
pL
s:/
pL − p0
cu =
5, 5
L’essai pressiométrique Ménard peut être réalisé dans tous les types de sols, saturés
ou non, y compris dans les roches tendres (avec plus d’incertitude) et les remblais.
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/
Exercices 93
m
4.3.4. Corrélations
co
L’incertitude sur les essais géotechniques est parfois forte. Il est donc primordiale
de réaliser des corrélations entre les essais afin de déceler les potentielles erreurs de
manipulation et les valeurs adhérentes. Le tableau 4.3 résume quelques corrélations
en fonction de la nature du sol.
ie.
Tableau 4.3 Exemples de corrélations entre essai in situ
er
ൗሺ െ ሻ ൗܧ
ெ ெ
"
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alg
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j
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G
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j
j
j
j
j
*(
j
j
.gc
EXERCICES
Soit un sol sablonneux, non cohérent, amené à rupture par cisaillement. Les valeurs
des contraintes principales à la rupture sont σI = 23, 2 kPa et σII = σIII = 7, 5 kPa.
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/
94 4 • Résistance au cisaillement
m
π ϕ
(2) Montrer que les lignes de glissement forment un angle θ = ± + par rapport
4 2
co
à la facette de la contrainte principale majeure.
ie.
consolidée, et de poids volumique γsat = 19 kN.m-3. Deux échantillons A et B
peu remaniés, situés respectivement à zA = 2 m et zB = 8 m de profondeur,
ont été testés à l’appareil triaxial en condition non consolidé-non drainé (UU). La
contrainte isotrope initiale est identique pour les deux essais et vaut σ0 = 150 kPa.
er
Les contraintes axiales à la rupture sont égales à σ1,A = 320 kPa et σ1,B = 360 kPa.
de cu sont-elles différentes ?
Exercice 4.4.
alg
(2) Les échantillons proviennent de la même couche d’argile, pourquoi les valeurs
Solution p. 102
.gc
Soit un sable sec, d’angle de frottement ϕS = 35° et de cohésion nulle, et un limon
argileux, d’angle de frottement ϕL = 29° et de cohésion cL = 10 kPa. Plusieurs
essais triaxiaux sont réalisés sur ces sols en condition consolidé-drainé (CD). Les
échantillons sont soumis à un chargement hydrostatique σ0 puis le déviateur aug-
mente jusqu’à la rupture.
ww
(1) Déterminer la valeur de contrainte principale σ1 à la rupture pour les deux sols et
en considérant deux valeurs de chargement hydrostatique σ0 = [20 ; 100] kPa.
(2) Tracer les quatre cercles de Mohr et les droites intrinsèques. Commenter.
/w
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/
Exercices 95
m
/]]
$_KZ9W
co
,
z
S,
,
z S,
ie.
,
z S,
er
&'^$]
*į;KW
F IGURE 4.19 Résultats d’essais à la boîte de cisaillement pour trois efforts normaux différents
Į
ȕ
alg S=
R2
2
(β − sin β)
d
.gc
β = 2. arccos
R
(3) Déterminer les valeurs des contraintes normales σ et tangentielles τ sur le plan
de rupture.
ttp
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/
96 4 • Résistance au cisaillement
m
Exercice 4.7. Solution p. 105
co
Soit un limon argileux surconsolidé testé à l’appareil triaxial en condition consolidé-
drainé (CD). Le tableau 4.5 présente les valeurs des contraintes à la rupture de quatre
essais. La pression interstitielle est nulle durant chaque essai.
ie.
Tableau 4.5 Contraintes principales à la rupture pour quatre essais
, 0 &
ı Z
ı Z
er
(1) Déterminer les valeurs de contraintes moyennes p et déviatoriques q à la rupture
pour les quatre essais.
σp = 150 kPa. Le tableau 4.6 donne les résultats des essais.
(3) Déterminer les valeurs de la cohésion non drainée cu et celle du coefficient d’ac-
croissement λcu .
ttp
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Exercices 97
m
Exercice 4.9. Solution p. 107
co
Soit un massif de sol en milieu marin, composé de deux couches de sol. L’argile
limoneuse, qui constitue les sédiments, est normalement consolidée. Un échan-
tillon est testé à l’appareil triaxial en condition consolidé-non drainé avec mesure
de pression interstitielle (CU+u). La consolidation a été effectuée sous contrainte
isotrope σ0 = 510 kPa. Le tableau 4.7 donne les valeurs de déformation axiale ε1 , de
ie.
contrainte verticale totale σ1 et de variation de pression interstitielle Δu.
er
İ \
ı Z
ǻX Z
(2) Tracer sur ce même graphique la droite représentative de l’état de pression des
.gc
terres au repos (K0 = 1 − sin ϕ ). Préciser les valeurs de sK0 et tK0 ainsi que σ1
et σ3 pour lesquelles l’échantillon s’est trouvé dans cet état lors de l’essai CU+u.
(3) En déduire, selon certaines hypothèses à préciser, la valeur de cohésion non drai-
née en tout point de l’argile limoneuse. En déduire la valeur du coefficient d’ac-
ww
G
J
L
#SO
%
İ= #$%
G
J
ttp
İ #$%
İ #$%
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/
98 4 • Résistance au cisaillement
m
(1) Avec quel dispositif peut-on déterminer la déformation volumique ?
co
(2) Exprimer le module d’Young E et le coefficient de Poisson ν à partir des données
de l’essai.
ie.
l’argile.
er
pression interstitielle est nulle durant tout l’essai.
On s’intéresse ici à la modélisation du comportement élastoplastique. La partie élas-
tique est définie par l’élasticité linéaire isotrope de Hooke. Le modèle est associé et
alg
la surface de charge est de type Mohr-Coulomb :
f ( ) = (σ1 − σ3 ) − (σ1 + σ3 ) sin ϕ − 2c cos ϕ 0
(1) Tracer l’évolution du déviateur q et de la déformation volumique εv en fonction
de la déformation axiale ε1 .
.gc
Exercice 4.12. Solution p. 112
Soit une argile testée en conditions drainée et non drainée avec trois états initiaux
différents (cf. tableau 4.8).
ww
(1) Tracer les réponses probables de ces échantillons lors des essais triaxiaux drainés
et non drainés dans les plans (q - p),(e - logp ),(q - ε1 ) et (εV - ε1 ).
Soit un essai pressiométrique réalisé dans une couche de limon argileux de poids
volumique γ = 18 kN.m-3. L’essai est réalisé à 6, 2 m de profondeur avec une sonde
de volume Vs = 535 cm3. Le tableau 4.9 présente les valeurs de pression et volume
au niveau de la sonde. La courbe en figure 4.22 représente la courbe d’étalonnage
(résistance propre de la sonde). L’angle de frottement est évalué à ϕ = 27°.
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/
Exercices 99
m
Tableau 4.9 Essai pressiométrique
co
^ Z
f
ie.
sĂƌŝĂƚŝŽŶĚĞǀŽůƵŵĞ
Đŵϯ
er
alg
WƌĞƐƐŝŽŶĚĂŶƐůĂƐŽŶĚĞƉŬWĂ
qd = .
A.e M + M
La courbe 4.23 représente l’enfoncement moyen e par coup sur 10 cm de profondeur.
(1) Déterminer la résistance de pointe dynamique qd aux profondeurs :
z = [0 ; 0, 5 ; 1 ; 1, 5 ; 2 ; 2, 5].
s:/
/
100 4 • Résistance au cisaillement
m
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!"
#%
co
O"
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ie.
er
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L" L!#*O
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alg
F IGURE 4.23 Enfoncement moyen par coup en fonction de la profondeur
#*O
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V
ȴƵ#SO
%
.gc
O"
#%
ww
/w
(1) Repérer les différentes couches de sol ainsi que leur nature (pulvérulent ou fin).
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/
Solutions des exercices 101
m
SOLUTIONS DES EXERCICES
co
Solution 4.1.
(1) Dans le repère de Mohr, les contraintes normales et tangentielles sur le plan ho-
rizontal correspondent à un point par essai. La figure 4.25 représente ces points
ie.
ainsi que la droite intrinsèque de Mohr-Coulomb du sol.
ϯϬϬ
$$$($
ϮϱϬ
er
ϮϬϬ
ʏ KZW
ϭϱϬ
ϭϬϬ
ϱϬ
Ϭ
Ϭ ϭϬϬ algϮϬϬ ϯϬϬ ϰϬϬ
&RQWUDLQWHQRUPDOHı>N3D@
ϱϬϬ
.gc
F IGURE 4.25 Droite de Mohr-Coulomb à partir des résultats à la boîte de cisaillement
(2) La droite intrinsèque passe par ces points et est définie par la cohésion, l’ordonnée
à l’origine, et l’angle de frottement, calculé à partir de la pente de la droite :
c = 0 kPa et ϕ = 31°.
ww
Solution 4.2.
(1) Le cercle de Mohr se dessine directement à partir des contraintes principales
(cf. figure 4.26)
߬
#SO
%
/w
ij¶
s:/
ʌF
}ij¶
ı
#SO
%
ttp
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/
102 4 • Résistance au cisaillement
m
On détermine ensuite l’angle de frottement graphiquement ou analytiquement à
partir de l’étude du triangle OAB :
co
1
2 (σI − σIII )
sin ϕ = 1 = 29, 3°
2 (σI + σIII )
ie.
(2) Sur le cercle de Mohr, le point correspondant à la facette de la première contrainte
π
principale se situe à un angle 2θ = ± + ϕ des points de rupture.
2
π ϕ
Ainsi : θ = ± +
4 2
er
Solution 4.3.
(1) Dans un essai UU, l’état de contrainte effectif à la rupture est indépendant de
la valeur de contrainte isotrope initiale. La cohésion non drainée est exprimée à
(2) La cohésion non drainée d’un sol fin dépend de la contrainte effective maximale
.gc
subie par le sol. La profondeur des deux échantillons étant différente, il est lo-
gique de trouver une valeur de cu supérieure à une plus grande profondeur.
Solution 4.4.
(1) À la rupture, et pendant la phase de chargement déviatorique, la contrainte princi-
ww
߬
#SO
%
ij¶
/w
0
<
F¶ șz
ʌF
}
ij¶
ı ı ı
#SO
%
s:/
>
σ1 − σ3 σ1 + σ3
AC = AB + BC ⇒ = c . cos ϕ +
ttp
2 2
1 + sinϕ cos ϕ
Ainsi : σ1 = σ3 + 2c
1 − sinϕ 1 − sinϕ
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/
Solutions des exercices 103
m
Tableau 4.10 Valeur de contraintes σ1 [kPa]
co
ı
ij
"
Z
( Z Z
*
$
ie.
(2) Les quatre cercles de Mohr sont représentés en figure 4.28. On remarque que
pour de faibles valeurs de contraintes, et grâce à sa cohésion, le limon possède
er
un déviateur plus important. Pour de fortes valeurs de contraintes, cette tendance
s’inverse car l’angle de frottement du sable est plus grand que celui du limon.
߬
#SO
%
alg
.gc
J
>
ww
F IGURE 4.28 Cercles de Mohr des deux sols pour deux valeurs de contrainte hydrostatique
Solution 4.5.
/w
(1) Les contraintes normales et tangentielles s’expriment à partir des efforts nor-
maux, tangentiels et de la surface de rupture : σ = N/S et τ = T /S.
plan de Mohr ainsi que la droite intrinsèque pour les deux couples de valeurs de
contraintes.
ttp
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/
104 4 • Résistance au cisaillement
m
$$$($
"
!
co
ʏ KZW
ie.
&RQWUDLQWHQRUPDOHı>N3D@
er
F IGURE 4.29 Droites intrinsèques du sable (au pic et résiduelle)
(2) Les valeurs de contraintes « au pic » sont évaluées pour des déplacements axiaux
inférieurs à δh = 4 mm au maximum.
į
alg
.gc
z
dž
ww
R d δh
Sc = 2. (β − sin β) avec β = 2. arccos et d =
2 R 2
AN : Sc = 7, 45.10-3 m2 soit environ 0, 94 % d’erreur, ce qui est négligeable.
s:/
(3) Les deux droites intrinsèques sont définies par les paramètres suivants :
AN : cpic = 0, cres = 0, ϕpic = 35, 0°, ϕres = 26, 6°.
Solution 4.6.
(1) L’argile étant normalement consolidée, sa cohésion est donc supposée nulle
ttp
c = 0 kPa. Lors d’un essai triaxial, les contraintes principales totales sont égales
à : σ3 = σ0 = 220 kPa.
F
σ1 = σ0 + = 570 kPa
S
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/
Solutions des exercices 105
m
Les contraintes effectives s’évaluent par la loi de Terzaghi :
σ3 = σ3 − u = 200 kPa et σ1 = σ1 − u = 550 kPa
co
Pour un sol non cohésif, l’angle de frottement peut se déterminer par la relation :
(σ − σ3 )
ϕ = arcsin 1 = 26, 7°
(σ1 + σ3 )
ie.
(2) Lors d’un essai triaxial, l’angle que fait le plan de rupture avec le plan horizontal
est de :
π ϕ
θ=± + = ±58, 4°
4 2
er
(3) Les contraintes sur le plan de rupture se déterminent à partir des coordonnées du
centre du cercle de Mohr et de son rayon :
σ1 + σ3 σ 1 − σ3
σ=
τ=
2
σ1 − σ 2
2
+
2
.sin(−2θ) = ±226 kPa alg
cos(2θ) = 347 kPa
.gc
Solution 4.7.
(1) La pression interstitielle étant nulle durant tout l’essai, les contraintes totales et
effectives sont égales. Les contraintes moyenne p et déviatorique q s’expriment
σ1 + 2σ3
par définition : p = et q = σ1 − σ3 (cf. figure 4.12)
3
ww
1 + sinϕ cos ϕ
ttp
σ1 = .σ 3 + 2c
1 − sinϕ 1 − sinϕ
Cette expression doit être exprimée en fonction des paramètres p et q.
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/
106 4 • Résistance au cisaillement
m
co
ie.
$$)$$^KZW
er
F IGURE 4.31 Droites intrinsèques dans le repère de Cambridge
p−q p + 2q
σ3 = et σ1 =
3 3
Ce qui permet d’obtenir la relation q = M.p + C
avec M =
6. sin ϕ
3 − sin ϕ
et C =
6.c . cos ϕ
3 − sin ϕ
alg
.gc
La résolution de ce système permet de déterminer la cohésion c et l’angle de
frottement ϕ .
AN : c = 10, 7 kPa et ϕ = 25, 3°.
Solution 4.8.
ww
(1) Les valeurs sont données en contraintes totales. Les contraintes effectives à la
rupture s’évaluent par le principe de Terzaghi (cf. tableau 4.13) :
σ1 − σ1 − u et σ3 − σ3 − u
Tableau 4.13 Contraintes principales totales et effectives à la rupture pour les trois essais
/w
, 0
^ Z
ıg^ Z
ı g^ Z
s:/
ı
g^ Z
ı
g^ Z
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/
Solutions des exercices 107
m
߬ #SO
%
co
! N
ij
!"
z
SO
!" z SO
ie.
!"
z
SO
ı #SO
%
>
er
F IGURE 4.32 Cercles de Mohr en contrainte totale et effective - Droite intrinsèque
!"
#SO
%
ww
>"
z
/w
ı
#SO
%
Solution 4.9.
(1) Le paramètres s et t du repère de Lambe se calcule à partir des relations sui-
vantes :
ttp
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/
108 4 • Résistance au cisaillement
m
Les contraintes σ1 et σ3 se déterminent par la relation de Terzaghi :
co
σ1 = σ1 − u et σ3 = σ3 − u
Le tableau 4.14 résume les résultats obtenus, et la figure 4.34 présente les courbes
relatives à cet essai dans les représentations (s - t ) et (s - t).
ie.
Tableau 4.14 Contraintes de la représentation de Lambe
er
İ \
ı Z
ǻX Z
ı Z
alg
ı
Z
ı
Z
Z
Z
Z
.gc
Z
ww
! N
ƚŬWĂ
/w
(ou t). Ainsi, cu = 187 kPa. L’argile étant normalement consolidée, la cohésion
c est nulle. L’angle de frottement ϕ est relié à l’angle α de la droite intrinsèque
dans le repère de Lambe par la relation : tan α = sin ϕ
AN : ϕ = 31, 2°.
ttp
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/
Solutions des exercices 109
m
(2) Le coefficient des terres au repos vaut K0 = 1 − sin ϕ = 0, 48. La figure 4.35
représente la courbe intrinsèque et celle des terres au repos. Les valeurs s et t
co
correspondants à l’état au repos sont :
ie.
Ou encore : σ1,K = 568 kPa et
σ3,K = 272 kPa
0 0
er
ƚŬWĂ
alg
ƐŬWĂ
.gc
F IGURE 4.35 Droite intrinsèque (Mohr-Coulomb) et droite représentative
de l’état de pression des terres au repos (K0 )
Solution 4.10.
(1) Par définition, la déformation volumique εv est définie comme le rapport entre la
variation de volume sur le volume initiale de l’éprouvette. En mécanique des sols,
le squelette est souvent considéré comme incompressible. En condition drainée,
ttp
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110 4 • Résistance au cisaillement
m
(2) En tenant compte de la symétrie de révolution (Δσ2 = Δσ3 ), la loi de compor-
tement de l’élasticité selon Hooke permet d’écrire :
co
Δσ1 − 2νΔσ3 Δσ3 − ν(Δσ1 + Δσ3 )
ε1 = et ε2 = ε3 =
E E
(1 − 2ν)(Δσ1 + 2Δσ3 )
ie.
εv = ε1 + ε2 + ε3 =
E
En résolvant ce système d’équation, on exprime E et ν par :
er
ν= . et E =
2 εv .Δσ3 − ε1 .(Δσ1 + 2Δσ3 ) εv .Δσ3 − ε1 .(Δσ1 + 2Δσ3 )
En considérant Δσ3 = 0, ces expressions se simplifient sous une forme bien
connue :
1 εv − ε1
ν=− .
2 ε1
=−
ε3
ε1
et E =
Δσ1
ε1 alg
(3) Les caractéristiques élastiques sont déterminées par les tangentes à l’origine.
Dans le repère (ε1 - q), la pente à l’origine est le module d’Young E puisque
.gc
Δq = Δσ1 durant l’essai (Δσ3 constant). Dans le repère (ε1 - εV ), la pente à
l’origine est égale à 1 − 2ν (cf. figure 4.36).
ww
G
J
L
#SO
%
İ= #$%
G
J
İ #$%
İ #$%
/w
Solution 4.11.
(1) On cherche à représenter, par modélisation, l’évolution du déviateur q et de la
déformation volumique εV en fonction de la déformation axiale ε1 .
ttp
Par définition : q = σ1 − σ3
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/
Solutions des exercices 111
m
Comportement élastique - La pente initiale de la courbe (q,ε1 ) est égale au
module d’Young E. En effet, σ3 ne varie pas. Seule la contrainte principale σ1
co
fait varier le déviateur.
Δq Δσ1
= =E
ε1 ε1
La loi de comportement permet de relier les contraintes et déformations princi-
ie.
pales : ⎧
⎪ 1
⎪
⎪ ε1 = (σ1 − ν.σ2 − ν.σ3 )
⎪
⎨ E
1+ν ν 1
= − .T r .I ε2 = (σ2 − ν.σ1 − ν.σ3 )
er
E E ⎪
⎪ E
⎪
⎪
⎩ ε3 = 1 (σ3 − ν.σ1 − ν.σ2 )
E
La déformation volumique correspond à la trace du tenseur des déformations :
1
εV = ε1 + ε2 + ε3 = (σ1 + σ2 + σ3 )
E
alg
À nouveau, seule la contrainte σ1 varie durant le chargement, on peut donc écrire :
dεV =
1 − 2ν
dσ1 = (1 − 2ν)dε1
E
.gc
Ainsi, en partie élastique, la pente de la courbe (εV ,ε1 ) est égale à 1 − 2ν.
1 + sinϕ cos ϕ
q = qmax = σ1 − σ3 =
σ3 + 2c − σ3
1 − sin ϕ 1 − sinϕ
2σ3 sin ϕ + 2c cos ϕ
Ou encore : qmax =
1 − sin ϕ
Le modèle ne prévoit pas d’écrouissage, le déviateur q reste donc constant
/w
0
dεpV = T r(d p ) = −2dλ sin ϕ
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/
112 4 • Résistance au cisaillement
m
dε1 = dεe1 + dεp1 = dλ(1 − sin ϕ )
co
Ainsi en phase d’écoulement plastique (cf. figure 4.37) :
ie.
L
İ=
Vij¶
er
Vʆ V
ij¶
L
`
İ
:
İ
alg
F IGURE 4.37 Modélisation du comportement élastoplastique d’un sol
Solution 4.12.
.gc
(1) Il faut différencier le comportement en condition drainée de celui en condition
non drainée.
ment déterminée. La pente initiale est égale au module d’Young, ici inconnu.
Néanmoins, ce module varie avec la contrainte de consolidation. Pour le point
initialement surconsolidé, la valeur de q peut atteindre un pic, non figuré ici.
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/
Solutions des exercices 113
m
Enfin pour le plan (ε1 - εV ), l’évolution suit celle de l’indice des vides puisque :
Δe
co
εV = .
1 + e0
Notons que le premier échantillon, surconsolidé, a un comportement dilatant.
Les deux autres sont contractants. Les courbes sont tracées en figure 4.38.
ie.
&N
" L #*O
%
&N
" L
#SO
%
er
>
¦
#SO
%
alg
&
`
İ #$%
)!
N
dž
.gc
>
¦
#*O
% &
`
İ #$%
N"L" İ= #$%
&
V
ww
V
V
&
`
İ #$%
F IGURE 4.38 Comportement probable des trois essais sur argile en condition consolidé-drainé
/w
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/
114 4 • Résistance au cisaillement
m
co
ie.
>
¦
#*O
%
&N
" L #*O
%
&N
" L
#SO
%
er
alg
>
¦
#SO
% &
`
İ #$%
Solution 4.13.
.gc
(1) La figure 4.40 représente les courbes pressiométriques V60 et (V60 -V30 ).
sĂƌŝĂƚŝŽŶĚĞǀŽůƵŵĞ
Đŵϯ
ww
WƌĞƐƐŝŽŶĚĂŶƐůĂƐŽŶĚĞƉŬWĂ
/w
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/
Solutions des exercices 115
m
La contrainte horizontale est égale à : σh0 = K0 .σv0 = 61, 8 kPa
co
Cette valeur est très proche de la pression p1 déduite de l’essai pressiométrique.
ie.
une pression de fluage de : p2 = 282 kPa.
Le module de Ménard a pour expression :
V 1 + V2 (p2 − p1 )
EM = 2(1 + ν) Vs +
er
2 (V2 − V1 )
Le coefficient de Poisson peut être estimé à partir du coefficient des terres au
ν
repos : K0 = ⇒ ν = 0, 35.
1−ν
AN : EM = 7307 kPa
alg
La pression limite se détermine sur la courbe pour un volume de Vs +2.V1 = 735 cm3.
Elle est égale à 510 kPa, puis après correction : pL = 366 kPa.
.gc
Solution 4.14.
(1) La formule des Hollandais permet de calculer la résistance de pointe dynamique
et s’adapte bien au sol pulvérulent.
M.g.H M
qd = .
ww
A.e M + M
Les données sont toutes fournies. Notons toutefois que deux valeurs d’enfon-
cement moyen peuvent être indiquées pour une même profondeur. On choisira
arbitrairement la plus faible des deux. Le tableau 4.15 résume les valeurs d’en-
foncement moyen, de masse frappée et de résistance dynamique de pointe.
/w
= Z(
=
(2) D’après le tableau 4.3, le rapport qc /qd varie entre 1 et 2, 6 donc on obtient une
ttp
valeur de qc = [4, 43 ; 11, 5] MPa. Le sable est lâche d’après l’énonce, donc le
rapport qc /qd tend vers 1.
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/
116 4 • Résistance au cisaillement
m
Solution 4.15.
co
(1) La variation significative d’un des paramètres est un des indicateurs de chan-
gement de couche. La résistance de pointe ne peut, à elle seule, donner suffi-
samment d’informations sur le sol. Le piézocône permet de mesurer la pression
interstitielle u = u0 + Δu générée par la pénétration de la sonde. Une variation
significative de la surpression interstitielle Δu est un indicateur de sol fin saturé.
ie.
Lorsque cette variation est négative, le sol est surconsolidé. Enfin, le rapport de
frottement Rf permet de repérer les sols pulvérulents (frottants).
Un sol pulvérulent possède généralement un rapport de frottement proche de 1 et
une surpression interstitielle nulle. On distingue ici assez aisément les couches
er
suivantes :
• [0 ; 4] : sol pulvérulent.
=^
] =
ǻX Z V
ı Z
Z
/w
ı
Z
+] B
_ =
0 \ V
V
s:/
m /
co
ie.
Chapitre 5
er
Tassements
alg
.gc
5.1 CONSOLIDATION
5.1.1. Phénomène de consolidation
ww
a) Approche macroscopique
couche de sol fin, saturé et drainé des deux faces, en fonction du temps. La charge ap-
pliquée a pour effet d’augmenter la pression interstitielle d’une valeur notée Δu puis
progressivement un transfert de charge est réalisé et se traduit par une augmentation
de la contrainte effective.
ttp
/
118 5 • Tassements
m
O
;!
co
:
#%
O
O
"
N
(L"
JJ
W!
ie.
<
G"
§ L"
O
"
,^^
'
#%
er
F IGURE 5.1 Courbe de consolidation (à gauche) - Description
de l’appareil œdométrique (à droite)
Uv = 1 −
alg
En un point donné, le degré de consolidation Uv traduit le pourcentage de tassement
Δu(t)
Δui
=
s(t)
s∞
.gc
Avec :
• Δui : l’augmentation de pression interstitielle initiale due à la charge appliquée,
notée Δσv ,
• Δu(t) : valeur moyenne de la surpression interstitielle, à l’instant t, définie sur
toute la hauteur H0 de la couche par :
ww
H0
1
Δu(t) = Δu(t)dz
H0 0
• s(t) : tassement à l’instant t,
• s∞ : tassement final.
/w
Initialement Δu(t) = Δui , donc le degré de consolidation est nul. Après consolida-
tion, les surpressions interstitielles sont nulles, donc le degré de consolidation vaut
100 %.
s:/
b) Équation de consolidation
La consolidation est un phénomène de diffusion étudié dans la théorie Terzaghi et
Fröhlich. Les hypothèses sont les suivantes :
• sol homogène et saturé,
ttp
/
5.1 Consolidation 119
m
Cette théorie conduit à l’équation de consolidation suivante :
co
∂Δu(z, t) ∂ 2 Δu(z, t)
= Cv
∂t ∂z 2 2
ie.
La solution de l’équation de consolidation est :
∞
4 1 −n2 π2 .Tv nπz
Δu(z, t) = Δσv e 4 . sin
er
π n 2H
n=1,3,5,...
Ou encore :
∞
Uv = 1 −
8
π2
Cv .t
H2
.
1 −n2 π2 .Tv
n
e 4
.gc
La hauteur H, appelée chemin de drainage, dépend des conditions limites. En cas
de drainage par les deux faces, cette hauteur est égale à la moitié de la hauteur de
couche. En cas de drainage par une seule face, elle est égale à la hauteur totale.
La fonction Uv = f (Tv ) est tracée sur l’abaque de Barron (cf. figure 5.4). Elle peut
être approchée par les expressions suivantes :
ww
π2
4.Tv 8 − Tv
∀ Tv < 0, 2827 ou Uv > 60 % : Uv = sinon Uv = 1 − 2 e 4
π π
/
120 5 • Tassements
m
a) Pré-chargement
co
La cinétique du tassement est indépendante de la valeur de la charge appliquée en
surface. En revanche, le tassement final varie en fonction de cette charge. Ainsi, à
un temps t donné, deux systèmes de chargement différents donneront des valeurs de
tassements différentes.
ie.
La méthode des surcharges consiste à placer une surcharge sur un massif pendant
quelques mois, et ceci avant la construction définitive. Cette surcharge, un remblai de
1 à 3 m de hauteur généralement, a pour effet de démarrer la consolidation, et donc
de tasser en partie le sol. La figure 5.2 permet d’illustrer le procédé.
er
Y
" "
Y } ǻY
Y
alg
Y Y }
ǻY
.gc
F IGURE 5.2 Méthode des surcharges. Le tassement s∞,1 est atteint plus rapidement
grâce à la hauteur de remblai supplémentaire ΔHR
ww
b) Drains verticaux
Lorsque la seule consolidation verticale est inefficace, un système de drains verti-
caux peut être prévu. L’écoulement radial s’ajoute à l’écoulement vertical. Lorsque
la distance entre les drains est suffisamment faible, les chemins de drainage se rac-
courcissent, et les dissipations interstitielles se font plus rapidement.
/w
J
& &
&
s:/
( (
>
G"
&
z
U( & z
U(
$^
ttp
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/
5.2 Consolidation 121
m
Dans ces conditions, l’équation de consolidation s’écrit :
2
∂ 2 Δu
co
∂Δu(z, r, t) ∂ Δu 1 ∂Δu
= Cv + Cr . +
∂t ∂z 2 2 ∂r 2 2 r ∂r
avec Cr coefficient de consolidation radial (ou horizontal).
De manière similaire à la consolidation verticale, la consolidation radiale fait interve-
ie.
nir un degré de consolidation Ur qui évoluera en fonction d’un facteur de temps Tr et
d’un facteur n = D/d (avec D zone d’influence et d diamètre des drains). L’abaque
de Barron (cf. figure 5.4) trace différentes fonctions Ur = f (Tr , n).
Le facteur de temps Tr est relié au coefficient de consolidation radial Cr et au dia-
er
mètre d’influence des drains par la relation :
Cr .t
Tr = 2
D
On définit un degré de consolidation global U par la relation :
alg
(1 − U ) = (1 − Ur )(1 − Uv )
.gc
&G
!
#$%
? z
{ |
?N z
{ N|
ww
/w
! "
c) Consolidation atmosphérique
La consolidation atmosphérique consiste à utiliser la pression atmosphérique comme
surcharge d’un remblai de pré-chargement. On place une membrane étanche en sur-
ttp
face du sol et un vide est crée par pompage de l’air sous la membrane. La consoli-
dation est isotrope et l’augmentation de contrainte effective est égale à la pression
atmosphérique, au rendement près (soit entre 60 et 80 kPa). Diverses considérations
technologiques complexifient le processus, notamment par la remontée de la nappe
qui déjauge le remblai.
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/
122 5 • Tassements
m
5.2 COMPRESSIBILITÉ
co
Ce paragraphe présente les méthodes de détermination du tassement final d’un massif
en fonction des charges qui lui sont appliquées.
ie.
;
G
{
J|
Y
" "
Y
er
;
{"
J|
alg
Y
" "
Y
avec :
• si : tassement initial instantané.
• sc : tassement de consolidation.
• sα : tassement de compression secondaire.
• slat : tassement dû au déplacement latéral du sol.
/w
sol et son état de saturation jouent un rôle important sur la déformabilité. La figure
5.6 montre le comportement d’un sol pulvérulent et celui d’un sol fin.
Par convention, on représente l’évolution de l’indice des vides en fonction de la
contrainte verticale effective. Pour un échantillon de sol en condition œdométrique,
d’indice des vides initial e0 et de hauteur initiale H0 , les variations associées Δe et
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5.2 Compressibilité 123
m
O
>
co
)!
N
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GF!
G
ie.
ı¶N ı¶ ı¶N {! G|
F IGURE 5.6 Courbes œdométrique d’un sol grenu (à gauche) et d’un sol fin (à droite)
er
ΔH sont reliées par l’expression :
ΔH Δe
a) Paramètres de compressibilité
1 + H0
=
alg
1 + e0
La courbe œdométrique représentée en figure 5.6 est caractérisée par les paramètres
suivants :
.gc
• Indice de gonflement (ou de recompression) Cs : valeur absolue de la pente
moyenne de la zone de décharge/recharge. En cas de sol non remanié, Cs corres-
pond également à la première pente de la courbe.
• Indice de compression Cc : valeur absolue de la pente de la zone finale de la courbe
(au-delà de σp ).
ww
Δe
Cs ou Cc =
Δ log σ v
• Contrainte de préconsolidation σp : contrainte effective correspondant au point
d’intersection P des deux pentes.
: contrainte initiale de l’échantillon in situ.
• Contrainte initiale σv0
/w
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124 5 • Tassements
m
En exploitant la courbe œdométrique en échelle linéaire (cf. figure 5.6), on peut éga-
lement définir plusieurs paramètres :
co
• Coefficient de compressibilité av : rapport des variations autour d’un point d’indice
des vides et de contrainte verticale effective :
Δe
av =
ie.
Δσv
er
Eoed = = = . v
av Δe Cs ou Cc log σv +Δσ
v
σv
1 + e0 σv0
H0 σv0 + Δσv
• sol surconsolidé avec σv0 + Δσv < σp : s = .Cs . log
1 + e0 σv0
+ Δσ > σ :
• sol surconsolidé avec σv0 v p
H0 σp σv0 + Δσv
/w
s= . Cs . log + Cc . log
1 + e0 σv0 σp
b) Couches fictives
s:/
Les paramètres de compressibilité d’un sol peuvent varier avec la profondeur. La va-
leur de la charge verticale Δσv peut également varier avec la profondeur en fonction
du chargement (cf. annexe A.). Ainsi, il est conseillé de discrétiser le massif de sol
en différentes couches. Celles-ci peuvent être réelles, dans le cas d’un massif hété-
ttp
rogène, ou fictives dans le cas d’un massif homogène mais de grande hauteur. Pour
chaque couche, les paramètres en milieu de couches seront pris en compte et consi-
dérés constants sur toute la hauteur.
Le tassement total correspond à la somme des tassements de chacune des couches
considérées.
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/
5.2 Compressibilité 125
m
c) Autres méthodes
co
Il existe d’autres méthodes adaptées au type d’ouvrage et aux essais réalisés sur le
massif.
On peut citer la méthode élastique dans le cadre des fondations superficielles. Le
tassement s d’un massif homogène, de paramètres caractéristiques élastiques E et ν,
ie.
sous une fondation de largeur B, et soumis à la base de la fondation à une charge
Δσv s’exprime :
1 − ν2
s = Δσv . .B.Cf
E
er
Avec Cf coefficient de la forme et de la rigidité de la fondation, ainsi que de la
position du point étudié.
+(
^
$
" @ alg
Tableau 5.1 Valeurs du coefficient Cf de la méthode élastique
` f
}0
k % j `
"
.gc
0
Il existe également des méthodes basées sur les résultats d’essais pressiométriques et
pénétrométriques.
ww
d) Limites autorisées
L’amplitude absolue du tassement smax doit être limitée mais la distorsion angulaire
wd , définie ci-après, fait l’objet d’une attention plus particulière.
On définit la distorsion angulaire comme le rapport entre la différence de tassement
et la distance qui sépare ces points.
/w
pas fragiles.
Concernant la distorsion angulaire maximale, elle peut varier de 1/2000 pour les
ouvrages sensibles jusqu’à 1/250 pour les ouvrages rigides. Ce ne sont que des ordres
de grandeur, et à chaque projet sont définies des exigences particulières.
ttp
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126 5 • Tassements
m
EXERCICES
co
Exercice 5.1. Solution p. 134
Soit un massif composé d’une couche d’argile saturée de 2 m d’épaisseur, drainée
par ces deux faces. Suite à un chargement en surface, la couche a réalisée 50 % du
ie.
tassement final en 85 h.
(1) Déterminer le temps nécessaire pour atteindre 70 % du tassement final.
er
Exercice 5.2. Solution p. 134
Soit un massif composé d’une couche d’argile saturée de 3 m d’épaisseur et de co-
alg
efficient de consolidation Cv = 2.10-7 m2.s-1. Une couche de remblai est déposée en
surface de la couche engendrant un tassement final sf = 45 cm.
(1) En considérant un drainage par une seule face, tracer l’évolution théorique du
tassement moyen de la couche d’argile en fonction du temps.
.gc
Exercice 5.3. Solution p. 135
Soit un massif composé de deux couches, sableuse et argileuse, reposant sur un sub-
stratum imperméable (cf. figure 5.7). Dans ce massif est placé un piézomètre cré-
piné au centre de la couche argile. Le coefficient de consolidation de l’argile est
ww
Cv = 2.10-6 m2.s-1.
O
'
/w
YO
;
J
0G
s:/
(1) Calculer la hauteur HP dans le piézomètre, juste après application d’une sur-
charge répartie et infiniment étendue q = 25 kPa en surface.
La figure 5.8 présente l’évolution de la surpression interstitielle Δu en fonction du
temps et de la profondeur.
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/
Exercices 127
m
ȴƵŬWĂ
z
}
co
z
z
z
WƌŽĨŽŶĚĞƵƌnjŵ
z
z
ie.
z
z
z
er
z
alg
F IGURE 5.8 Évolution de la surpression interstitielle en fonction du temps. Les valeurs de temps t
H
sont en jours. Les valeurs de J correspondent aux intégrales 0 Δu.dz (unité : [kPa.m])
(2) Déterminer le degré de consolidation pour chaque temps considéré ainsi que le
coefficient de consolidation Cv de l’argile.
.gc
(3) En considérant que le tassement de la couche à t = 10 j est de 12 cm, évaluer le
tassement de l’argile pour chaque temps considéré.
ww
Des mesures de tassement ont été réalisées sur toute la vie d’un ouvrage. Le tassement
après trois ans de construction est de s(3 ans) = 12 cm et le tassement final est de
sf = 20 cm. Le sol est constitué d’une couche d’argile de 15 m de hauteur confinée
/w
entre deux couches de sable drainant, considérées incompressibles (cf. figure 5.9).
(1) Par les mesures in situ, déterminer le coefficient de consolidation Cv de l’argile.
s:/
;
J
O
0G
ttp
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J
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128 5 • Tassements
m
Des mesures en laboratoire ont été réalisées pour évaluer la cinétique de consolidation
de cette couche argileuse. Un échantillon d’argile de 23 mm de hauteur est placé
co
dans une cellule œdométrique. Sous chargement constant, les tassements mesurés
sont indiqués en tableau 5.2.
ie.
Tableau 5.2 Essai de consolidation à l’œdomètre
K$'W k k k
KW
er
(2) Déterminer le coefficient de consolidation de l’argile par la méthode de Casa-
grande (cf. annexe B.2.). Comparer.
(3) Les épaisseurs de ces passées étant faibles, évaluer à nouveau le coefficient Cv .
Conclure.
.gc
Exercice 5.5. Solution p. 137
Soit un massif composé d’une couche de limon argileux de 6 m de profondeur re-
posant sur un substratum rocheux imperméable. Le coefficient de consolidation Cv
est évalué à 2, 5.10-7 m2.s-1. On dépose ensuite un remblai de hauteur HR = 3 m
(γR = 19 kN.m-3) pour pré-charger la couche de limon. Le remblai est considéré
ww
(2) Afin de diminuer ce temps de moitié, on applique une surcharge. Donner l’épais-
seur de remblai supplémentaire. On supposera que l’amplitude du tassement est
proportionnelle à la charge appliquée.
/w
ǻY
J
Y J
Y
s:/
(
G"`
ttp
F IGURE 5.10 Remblai de pré-chargement sans surcharge (à gauche) et avec surcharge (à droite)
/
Exercices 129
m
!
*J
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co
J
(
G"`
ie.
F IGURE 5.11 Remblai de pré-chargement + pompe à vide
er
(3) Déterminer le gain de temps apporté par cette solution.
alg
Soit deux massifs de sol A et B composés d’une couche d’argile limoneuse de même
nature mais d’épaisseur différente. Le massif B est 20 % plus épais que la massif A.
On considère un chargement q en surface des deux massifs.
Le tassement de la couche du massif A est de 24 cm en 1 an. Son tassement final est
de 30 cm.
.gc
(1) Évaluer le tassement final et celui au bout de 8 mois du massif B.
(2) Déterminer les temps nécessaires aux couches des deux massifs pour se tasser de
5 cm et 25 cm. Commenter.
ww
(1) Par la méthode de Taylor (cf. annexe B.1.), déterminer le coefficient de consoli-
dation Cv .
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130 5 • Tassements
m
Exercice 5.8. Solution p. 141
co
Un remblai de grande surface est placé sur un massif composé d’une couche d’ar-
gile de 8 m de hauteur située entre deux couches sableuses drainantes. Des essais à
l’œdomètre ont permis de déterminer le coefficient de consolidation vertical et radial
Cv = 2, 4.10-7 m2.s-1 et Cr = 1, 8.10-7 m2.s-1.
ie.
Le degré de consolidation exigé doit être au minimum de U = 90 % au bout d’un
temps t = 9 mois.
(1) Montrer qu’à elle seule, la consolidation verticale ne permet pas d’atteindre cet
er
objectif.
Des drains de diamètre d = 25 cm sont ainsi prévus sur toute la hauteur de la couche
d’argile. On cherche à déterminer le diamètre de la zone d’influence des drains D,
sachant qu’ils sont positionnés en carré.
alg
(2) Déterminer le degré de consolidation radial Ur à partir des degrés de consolida-
tion Uv et U .
9
N
s:/
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Exercices 131
m
(1) La baisse du niveau de la nappe engendre-t-elle une diminution (tassement) ou
une augmentation (gonflement) de l’épaisseur de la couche d’argile ?
co
(2) Évaluer cette variation de hauteur par la méthode œdométrique.
ie.
Exercice 5.10. Solution p. 142
Soit un massif composé de deux couches compressibles et entièrement saturées (cf.
figure 5.13). Deux échantillons de sol, très peu remaniés, ont été prélevés au centre
de chaque couche puis ont été soumis à un essai de compressibilité à l’appareil œdo-
er
métrique. Les résultats sont présentés en tableau 5.4.
;
J
G"`
alg Ȗ$
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.gc
F IGURE 5.13 Massif compressible à deux couches saturées
w
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Z
/w
s:/
(1) Tracer les courbes de compressibilité des deux sols puis en déterminer les para-
mètres Cc , Cs et σp .
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132 5 • Tassements
m
Un remblai, de poids volumique γR = 20 kN.m-3 et de hauteur HR = 3, 5 m, est
ensuite déposé sur une grande étendue en surface du massif.
co
(3) Évaluer le tassement du massif après consolidation.
ie.
Exercice 5.11. Solution p. 144
Soit un massif de sol composé d’une couche d’argile limoneuse saturée et normale-
ment consolidée de 15 m d’épaisseur. Son indice de compression est de Cc = 0, 40,
considéré constant sur l’ensemble de la couche. Son poids volumique saturé est de
er
γsat = 17 kN.m-3. On étudie le tassement de la couche, après consolidation, soumise
à une charge uniformément répartie de Δσv = 120 kPa.
(1) Déterminer le tassement moyen de la couche en considérant un indice des vides
initial e0 = 1, 4.
alg
(2) Réévaluer le tassement du massif en sommant les tassements de trois couches
fictives de 5 m de hauteur. Comparer.
(3) En considérant que chaque couche fictive possède un indice des vides initial dif-
.gc
férent, i.e. de haut en bas e0 = [1, 6 ; 1, 4 ; 1, 2]. Déterminer à nouveau le
tassement du massif. Comparer.
Soit un massif composé de deux couches sur lesquelles doit se construire un im-
meuble d’habitation R + 4. Le tassement de la couche de limon argileux, normale-
ment consolidée, est étudié ici en fonction du phasage suivant :
/w
;
J
Ȗ + !"#
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G"`
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, &., &&.(& &%
s:/
/
Solutions des exercices 133
m
• Phase 5 : construction du reste de l’immeuble, soit une contrainte supplémentaire
en fond de fouille de 200 kPa.
co
On considérera que la distribution des contraintes est uniforme pour chaque phase
(fouille et emprise du bâtiment étendues) et que le temps de chaque phase est suffi-
samment long pour atteindre la fin de consolidation.
ie.
(1) Évaluer le tassement, ou gonflement, moyen de la couche de limon argileux pour
chaque phase.
er
Exercice 5.13. Solution p. 147
Les éoliennes sont fondées généralement sur des semelles circulaires (avec ou sans
alg
pieu). On étudie les tassements générés par une éolienne de 1100 t (poids de la fonda-
tion superficielle compris) et de diamètre à la base D = 10 m (cf. figure 5.15). Cette
dernière se trouve à proximité d’une chaussée existante de largeur B = 7 m. Le tas-
sement maximal sous la chaussée est limité à s = 20 mm. La distorsion angulaire
entre les deux bords de la chaussée est limitée à wd = 5.10-4.
.gc
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J
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N
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G"`
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Les couches sont normalement consolidées. Le calcul des tassements devra considé-
rer que la couche de limon est discrétisée en deux couches fictives de 2 m de hauteur
et de mêmes caractéristiques. La chaussée apporte une contrainte verticale en tête de
massif de qc = 25 kPa.
s:/
(3) Les limites de tassement sont-elles dépassées ? Si oui, proposer différentes solu-
tions.
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134 5 • Tassements
m
SOLUTIONS DES EXERCICES
co
Solution 5.1.
Tv .H 2
(1) Le temps de consolidation se détermine à partir de la relation : t =
Cv
ie.
Avec :
• Tv : facteur de temps déterminé partir de la courbe Tv = f (Uv ).
• H : chemin de drainage, égal ici à la moitié de l’épaisseur de la couche car le
drainage se réalise par les deux faces. Ainsi H = 1 m.
er
• Cv : coefficient de consolidation.
Le coefficient de consolidation se détermine à partir des valeurs à Uv = 50 %.
Cv =
Tv .H 2
t
= 6, 4.10-7 m2.s-1
alg
En effet, dans cet état, le facteur de temps vaut Tv = 0, 196 et le coefficient de
consolidation :
.gc
Pour un degré de consolidation Uv = 70 %, le facteur de temps vaut Tv = 0, 403,
ainsi le temps de consolidation est de t = 175 h.
Cv .t
(2) Au bout de 10 h, le facteur de temps est égal à Tv = = 0, 023
H2
ww
Solution 5.2.
(1) On relie le tassement au temps par l’intermédiaire du degré de consolidation et
du facteur de temps.
Tv .H 2
/w
s(t) = Uv .sf et t =
Cv
Ainsi, la figure 5.4 trace la fonction reliant le facteur de temps Tv au degré de
consolidation Uv , l’évolution temporelle du tassement se trace aisément. Cette
fonction n’étant pas linéaire, il est conseillé de choisir une échelle adaptée pour
s:/
le temps.
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/
Solutions des exercices 135
m
KW
:} :} :} :} :}
co
KW
ie.
er
Solution 5.3.
alg
(1) En considérant que l’augmentation de pression interstitielle dans la couche est
instantanée, on peut écrire qu’en tout point de l’argile :
Δu(t = 0+ ) = q = 25 kPa
.gc
Cette augmentation de pression se traduit par une augmentation de hauteur dans
Δu
le piézomètre HP = = 2, 5 m.
γw
(2) Le degré de consolidation, déterminé pour chaque temps considéré (cf. tableau
5.5), s’exprime en fonction de la surpression interstitielle par la relation suivante :
ww
H
Δu.dz J
Uv = 1 − 0 =1−
H.Δσv H.q
Cv =
t
En prenant t = 10 j = 8, 64.105 s, le degré de consolidation correspondant est
égal à Uv = 25 % ce qui équivaut à un facteur de temps :
π.Uv2
Tv = = 0, 04
ttp
4
Le chemin de drainage H est égal ici à la hauteur totale de la couche (drainage
par une seule face). Ainsi : Cv = 2, 02.10-6 m2.s-1.
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136 5 • Tassements
m
Solution 5.4.
co
(1) À partir des mesures fournies, le degré de consolidation au bout de trois ans est
de :
s(3 ans)
Uv = = 60 %
sf
ie.
À partir de la relation Tv = f (Uv ), le facteur de temps est égale à Tv = 0, 286.
er
par la théorie de Terzaghi Cv = = 1, 70.10-7 m2.s-1.
t
(2) L’évolution du tassement, lors de l’essai œdométrique, est représentée en figure
5.17. Par la méthode de Casagrande, les paramètres à déterminer graphiquement
:}
:} :}
alg
sont s100 = 95, 8.10-2 mm et sc = 1, 0.10-2 mm.
KW
:} :} :} :} :}
.gc
KW
ww
Par calcul, la moyenne des tassements précédents donne s50 = 47, 4.10-2 mm ce
qui correspond, par lecture sur la courbe d’essai, à un temps t50 = 1260 s.
La hauteur de l’éprouvette au temps t50 est égal à 22, 53 mm, le chemin de drai-
s:/
La différence entre les deux valeurs de coefficient est très forte. La valeur tirée
de l’essai œdométrique est environ égale au dixième de la première valeur.
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Solutions des exercices 137
m
(3) La présence de passées sableuses contribue à diminuer fortement les chemins de
drainage. Chaque sous-couche fait 5 m d’épaisseur. En considérant un drainage
co
par les deux faces, le chemin de drainage vaut H = 2, 5 m (au lieu de H = 7, 5 m
précédemment).
Les couches d’argiles sont toutes de même nature et épaisseur. Aussi, la ciné-
tique de consolidation sera identique pour les trois couches. Le tassement final
ie.
est de 20 cm donc chaque couche se tasse au final de 6, 7 cm. De même, au
bout de trois ans, chaque couche se tasse de 4 cm. Le degré de consolidation et
le facteur de temps au bout de trois ans restent égaux à Uv = 60 % et Tv = 0, 286.
er
Ainsi en prenant en compte l’effet des passées drainantes, le coefficient de conso-
lidation est égal à Cv = 1, 89.10-8 m2.s-1.
Cette valeur est en adéquation avec l’essai œdométrique, l’erreur est de 5 % en-
viron.
Solution 5.5.
(Uv,1 < 60 %) :
2
alg
(1) Le degré de consolidation étant égal à U1 = 80 %, on calcule le facteur de temps
.gc
4 π
Tv,1 = − 2 ln (1 − Uv,1 ) = 0, 57
π 8
Tv,1 .H 2
Puis le temps t1 à partir de la relation suivante : t1 =
Cv
Avec Cv = 2, 5.10-7 m2.s-1et H = 6 m (couche drainée sur une seule face).
ww
AN : t1 = 8, 16.107 s = 945 j
Le tassement au temps t1 et le tassement final seront notés respectivement s1 et
sf,1 .
(2) On cherche à diminuer ce temps par deux, donc à obtenir un tassement égal à s1
/w
en un temps t2 = 4, 08.107 s.
Cv .t2
Ce temps correspond à un facteur de temps de Tv,2 = = 0, 28 puis un
H2
degré de consolidation de Uv,1 = 59, 7 %.
En considérant que l’amplitude du tassement est proportionnelle à la charge ap-
s:/
Ou encore : = .
Uv,2 HR Uv,1
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/
138 5 • Tassements
m
On détermine de la surcharge ΔHR :
ainsi la hauteur
Uv,1
co
ΔHR = HR . − 1 = 1, 02 m
Uv,2
(3) La diminution de pression dans le remblai permet de se servir de la pression
atmosphérique pour charger le sol. La différence de pression Δp entre l’extérieur
ie.
et l’intérieur du remblai correspond à la surcharge appliquée :
p = (1, 013 − 0, 60).105 = 0, 41.105 Pa
er
ΔHR = = 2, 2 m
γR
En suivant le cheminement inverse à la question précédente, on remonte au degré
de consolidation, noté Uv,3 :
Uv,3 =
HR
HR + ΔHR
alg
.Uv,1 = 46, 4 %
Le facteur de temps associé est égal à Tv,3 = 0, 169 et le temps t3 nécessaire pour
atteindre le tassement s1 s’exprime :
Tv,3 .H 2
.gc
t3 = = 2, 43.107 s = 282 j
Cv
Solution 5.6.
(1) Le sol est de même nature dans les deux massifs, aussi le coefficient Cv est iden-
ww
Cv
On peut calculer le rapport αA = 2 à partir des données fournies :
/w
HA
Cv Tv,A
αA = 2 =
HA tA
La massif A a tassé en 1 an de sA,(tA =1 an) = 24 cm et son tassement final est de
s:/
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/
Solutions des exercices 139
m
Grâce à ce paramètre, on peut évaluer la cinétique de tassement du massif B. Au
bout de 8 mois, le facteur de temps Tv,B est égal à :
co
Cv .tB
Tv,B = 2 = αB .tB = 0, 56
HB
4.Tv,B
Ce facteur de temps correspond à un degré de consolidation UB = = 56 %.
ie.
π
Le tassement au bout de 8 mois est donc de :
sB,(tB =8 mois) = Uv,B .sB,∞ = 20, 3 cm
(2) Pour un tassement de sA,(tA ) = sB,(tA ) = 5 cm, les degrés de consolidation des
er
massifs sont égaux à :
sA,(tA ) sB,(tA )
Uv,A = = 16, 7 % et Uv,B = = 13, 9 %
sA,∞ sB,∞
2
et Tv,B =
4
2
π.Uv,B alg
Les facteurs de temps associés valent respectivement Tv,A =
π.Uv,A
4
= 0, 022
UA = = 83, 3 % et UB = = 69, 4 %
sA,∞ sB,∞
Le degré de consolidation étant supérieure à 60 %, le facteur de temps se déter-
mine par la relation
2 :
4 π
Tv = − 2 ln (1 − U )
π 8
/w
différents.
• La couche la moins épaisse met plus de temps pour atteindre 25 cm de
tassement. Ceci est logique, compte tenu du fort degré de consolidation
Uv = 83, 3 %. En fin de consolidation, le tassement évolue très lentement.
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/
140 5 • Tassements
m
Solution 5.7.
co
(1) La
√ méthode de Taylor impose de tracer l’évolution du tassement en fonction de
t (cf. figure 5.18).
}" K}"W
ie.
er
KW
alg
F IGURE 5.18 Construction graphique par la méthode de Taylor à partir de l’évolution
des tassements œdométriques en fonction de la racine carrée du temps
.gc
Graphiquement, la droite D1 a pour origine corrigée sc = 0, 082 mm et une
1
pente 0, 084 mm.s- /2 . D’après la méthode, la droite D2 a une pente 15 %
1
plus faible, soit 0, 073 mm.s- /2 . La temps à 90 % de consolidation vaut ainsi
t90 = 412 = 179, 6 s. On en déduit ainsi le coefficient de consolidation :
0, 848.H 2
ww
Cv =
t90
L’échantillon étant drainé par ses deux faces, le chemin de drainage est égal à la
moitié de la hauteur de l’échantillon H = H20 = 9 mm.
AN : Cv = 3, 83.10-7 m2.s-1
/w
Δσv
(2) Le module œdométrique initial Eoed,0 s’exprime : Eoed,0 = ΔH
H0
Le tassement final pour ce palier de chargement est approximativement de
ΔH = 1, 2 mm. Ainsi, le module est égal à : Eoed,0 = 225 kPa.
s:/
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/
Solutions des exercices 141
m
Solution 5.8.
co
(1) À partir du temps fixé t = 9 mois, du degré de consolidation Cv = 2, 4 m2.s-1 et
du chemin de drainage H = 4 m (drainage par les deux faces), on détermine le
facteur de temps Tv :
Cv .t
Tv = = 0, 089
H2
ie.
Le degré de consolidation correspondant à ce facteur est égal à Uv = 33, 5 % ce
qui est largement inférieur à l’objectif fixé.
er
(2) Le degré de consolidation, dans le cas d’un massif avec drains, s’exprime :
(1 − U ) = (1 − Ur )(1 − Uv )
alg
(3) L’abaque de Barron permet de lire la valeur du facteur de temps radial Tr en
fonction du degré de consolidation radial Ur et de du facteur n : Tr = 2, 2 %
Le facteur de temps et le diamètre d’influence des drains sont également reliés
par la relation :
.gc
Cr .t Cr .t
Tr = 2 ou encore : D = = 1, 39 m
D Tr
(4) La procédure itérative consiste à calculer successivement le facteur n, le facteur
de temps Tr et le diamètre d’influence des drains D. Le tableau 5.6 donne les
valeurs de ces paramètres jusqu’à convergence.
ww
(5) Lorsque les drains sont positionnés en carré, le diamètre d’influence des drains
est égale à 1, 13 fois la distance entre axes des drains L. On en déduit ainsi cette
s:/
distance :
D
L= ⇒ L = 1, 17 m
1, 13
ttp
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/
142 5 • Tassements
m
Solution 5.9.
co
(1) Lorsque la contrainte effective verticale augmente, le sol se tasse. À l’inverse, il
gonfle lorsque cette contrainte diminue.
Les contraintes verticales totales au centre de la couche d’argile avant (σv0 ) et
après (σv ) valent : σv0 = 117 kPa et σv = 111 kPa
ie.
Les pressions interstitielles valent u0 = 50 kPa et u = 30 kPa.
Ainsi, par la formule de Terzaghi σ = σ − u, les contraintes effectives sont
= 67 kPa et σ = 80 kPa.
estimées à : σv0 v
Ainsi la baisse du niveau de la nappe fait augmenter la contrainte verticale
effective de Δσv = 27 kPa, donc le sol se tasse.
er
(2) Dans le cas d’un sol normalement consolidé, le tassement s de la couche de hau-
teur initiale H0 = 4m s’exprime
par :
+ Δσ
s=
H0
1 + e0
Solution 5.10.
.Cc . log
σv0
σv0
v
=
alg H0
1 + e0
.Cc . log
σv
σv0
= 6, 3 cm
(1) La courbe de compressibilité représente l’évolution de l’indice des vides d’un sol
.gc
en fonction de la contrainte effective verticale (échelle semi-logarithmique). Pour
chaque palier de chargement l’indice des vides se détermine à partir de la relation
suivante :
ΔH Δe
=
H 1+e
ww
Ainsi, après le premier palier (σv = 10 kPa), l’indice des vides e1 s’exprime :
H0 − H1
e1 = e0 − (1 + e0 ).
H0
Hi−1 − Hi
Ou plus généralement : ei = ei−1 − (1 + ei−1 ).
Hi−1
/w
Le tableau 5.7 résume les valeurs des indices des vides des deux échantillons. La
figure 5.19 représente les courbes de compressibilité.
Les indices de gonflement Cs et de compression Cc se déterminent graphique-
ment, par régression linéaire sur les deux portions des courbes. Le tableau 5.8
résume les résultats obtenus.
s:/
ttp
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/
Solutions des exercices 143
m
Tableau 5.7 Indices des vides des deux échantillons
co
$
$$ * ,(
( $
Z \ \
ie.
er
ϭ͕Ϯ
ϭ
alg
.gc
Ϭ͕ϴ 0G
"
Ğ
Ϭ͕ϲ
Ϭ͕ϰ
;
J
G"`
ww
Ϭ͕Ϯ
Ϭ
ϭ ϭϬ (ʍΖǀ ŬWĂ ϭϬϬ ϭϬϬϬ
\
ı^ Z
(2) Pour connaître l’état de consolidation, il faut évaluer les contraintes effectives au
ttp
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/
144 5 • Tassements
m
Pour l’argile, la contrainte effective verticale au centre de la couche est égale à
= 95 kPa. Ainsi, la contrainte de préconsolidation valant σ = 175 kPa, la
σv0
co
p
couche est également surconsolidée.
(3) La couche de remblai est suffisamment étendue, donc elle crée une augmentation
de contrainte Δσv , identique au sein des deux couches du massif, égale à :
ie.
Δσv = γR .HR = 70 kPa
Les contraintes effectives après mise en place du remblai, exprimée σv = σv0 +Δσ ,
v
sont égales à 100 kPa pour le sable argileux et 165 kPa pour l’argile.
er
Le tassementde la couche
de sable argileux
sedétermine par la relation :
H0 σc σv
s= . Cs . log + Cc . log = 3, 3 cm
1 + e0 σv0 σc
s=
H0
1 + e0
.Cs . log
σc
σv0
alg
La contrainte effective dans la couche d’argile ne dépasse pas la contrainte de
préconsolidation, ainsi
le tassement
s’exprime par :
= 1, 6 cm
AN : s = 1, 29 m
s:/
(2) En considérant trois couches fictives de même nature, seules les contraintes ini-
tiales varient. Hormis cela, la démarche est identique et les résultats sont présen-
tés dans le tableau 5.9.
Le tassement total est égal à la somme des tassements : s = 1, 48 m
ttp
Soit plus de 10 % d’erreur par rapport à la première étude. À noter que ce calcul
est également une approximation. Dans ces conditions, avec une infinité de
couches fictives, le tassement est environ égal à 1, 6 m.
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/
Solutions des exercices 145
m
Tableau 5.9 Valeurs de contraintes effectives verticales et tassements par couche
co
; ;" ;
]$
#
©
% #
©
% #
©
%
ʍ Z
_$
ie.
(3) Séparer en couches fictives permet de prendre en compte les différences de carac-
téristiques géométriques ou mécaniques, qui peuvent évoluer avec la profondeur.
er
Ici à titre d’exemple, l’indice est différent en fonction des couches. Le tableau
5.10 présente les résultats.
]$
ʍ
Z
alg
Tableau 5.10 Valeurs de contraintes effectives verticales, d’indice des vides,
et de tassements par couche.
;
#
©
%
;"
#
©
%
;
#
©
%
.gc
\
_$
Solution 5.12.
(1) Afin d’évaluer le tassement moyen de la couche de limon argileux pour chaque
phase, il faut évaluer l’augmentation ou la diminution de contrainte effective
verticale au centre de la couche.
/w
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146 5 • Tassements
m
Cette augmentation de contrainte engendre un tassement qui, lorsque le sol est
normalement consolidé, s’évalue
par la relation suivante :
co
H0 σv1
s1 = .Cc . log = 2, 4 cm
1 + e0 σv0
Après tassement, la hauteur de la couche est égale à : H1 = H0 − s1 = 2, 976 m
L’indice des vides diminue également
:
ie.
σv1
e1 = e0 − Δe = e0 − Cc . log = 0, 785
σv0
Phase 2 : le déblaiement de la fouille soulage la couche de limon donc engendre
est égale à la contrainte pré-
er
un gonflement. La contrainte verticale effective σv2
cédente à laquelle on retire le poids de 4 m de sol humide.
= σ − 4.γ = 44, 3 kPa
σv2 v1 1
H1 σv2
= −2, 2 cm
D’où le gonflement : s2 =
H2 = H1 − s2 = 2, 997 m
e2 = e1 − Δe = e1 − Cs . log
1 + e1
alg
.Cs . log
σv2
σv1
σv1
= 0, 798
v2
Le sol, surconsolidé avant cette étape, subit une charge dépassant la contrainte de
pré-consolidation. Le tassement s’exprime donc :
H2 σp
σv3
s3 = Cs . log + Cc . log = 4, 2 cm
1 + e2 σv2 σp
H3 = H2 − s3 = 2, 956 m
/w
σp
σv3
e3 = e2 − Δe = e2 − Cs . Cs . log + Cc . log = 0, 773
σv2 σp
Phase 4 : le relâchement de la nappe a pour unique effet de déjauger le sol sableux
sur 1 m. Ainsi la contrainte effective verticale dans le limon est de :
s:/
H4 = H3 − s4 = 2, 957 m
σv4
e4 = e3 − Δe = e3 − Cs . log = 0, 774
σv3
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/
Solutions des exercices 147
m
Le sol est surconsolidé après cette étape. La contrainte de pré-consolidation
devient σp = σv3
= 144, 3 kPa
co
Phase 5 : la fin de construction de l’ouvrage fait augmenter uniformément la
contrainte dans le massif.
= σ + 120 = 156, 3 kPa
σv5
ie.
v4
er
s5 = Cs . log + Cc . log = 6, 4 cm
1 + e4 σv4 σp
H5 = H4 − s5 = 2, 957 m
σp σ
e5 = e4 − Δe = e4 − Cs . log + Cc . log v5 = 0, 736
σv4
alg σp
(2) La courbe de compressibilité (cf. figure 5.20) représente l’évolution de l’indice
des vides moyen de la couche en fonction de la contrainte verticale à mi-hauteur.
.gc
Ğ
ww
ůŽŐʍΖǀŬWĂ
/w
Solution 5.13.
s:/
(1) Pour déterminer les tassements, il faut évaluer l’évolution de la contrainte verti-
cale effective dans les couches. Le tassement maximal se produira logiquement
sous le bord de la chaussée à proximité de l’éolienne. La distorsion angulaire
correspond au rapport entre la différence de tassement entre les deux bords
de la chaussée et sa largeur. Ainsi les contraintes effectives verticales seront
ttp
L’état initial des contraintes dans le massif s’évalue à partir du poids des terres
dans
et de la chaussée. Le poids des terres apporte des contraintes uniformes σv1
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148 5 • Tassements
m
le massif. La chaussée est répartie sur une largeur donnée, ainsi elle apporte une
contrainte variable en fonction de la profondeur. L’abaque A.3 permet de déter-
co
miner les coefficients d’influence en fonction de la géométrie donnée.
Le rapport L/z tend vers l’infini tandis que B/z varie. La chaussée est supposée
infiniment longue donc le coefficient d’influence totale I est égal au double de la
valeur indiquée dans l’abaque.
ie.
= σ + σ les contraintes verticales effectives initiales au centre
On notera σv0 v1 v2
des quatre couches (cf. tableau 5.11).
er
Tableau 5.11 Valeurs de contraintes verticales effectives initiales
ı
0} ı
" ı
alg
Z \ B Z Z
.gc
(2) La fondation apporte un poids de 11000 kN sur une surface circulaire de diamètre
D = 10 m. La contrainte qe sous la fondation est donc égale à :
11000
qe = π.D2 = 140 kPa
4
ww
À partir de l’abaque A.1, on évalue les contraintes verticales Δσv apportées par
l’éolienne au centre de chaque couche et au niveau des deux bords de la chaussée.
Le tassement des couches normalement consolidées s’évalue à partir de la rela-
tion :
H0 σv0 + Δσv
s= .Cc . log
1 + e0 σv0
/w
Le tableau 5.12 résume les valeurs des contraintes et tassements pour chaque
couche.
(3) Le tassement maximal total est égal smax = 39, 2 mm. La distorsion angulaire
s:/
(39, 2 − 2, 8).10-3
est égale à wd = = 5, 2.10-3.
7
Le tassement maximal total et la distorsion angulaire dépassent leur limite. Les
solutions possibles pour pallier ce problème :
• Éloigner l’éolienne : en augmentant le coefficient r/R la contrainte Δσv di-
ttp
minue.
• Enfouir l’éolienne : en diminuant le coefficient z/R, la contrainte Δσv dimi-
nue. Une profondeur hors gel est de toute façon nécessaire en réalité.
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/
Solutions des exercices 149
m
Tableau 5.12 Contraintes verticales effectives finales et tassements par couche
co
*
<kg` &?*
<@g`
}+g` }+"gj
}+ ı
ı
\ B Z V B Z V
ie.
er
¢
¢
• Ajouter des pieux : en ajoutant des pieux, les charges seront transmises en
alg
profondeur. La hauteur de couches sujette aux tassements est ainsi plus faible.
À noter enfin qu’une solution de consolidation, par remblai ou autre, avant
construction de l’éolienne semble être une solution inadéquate puisqu’elle
engendrerait des tassements de la chaussée.
.gc
ww
/w
s:/
ttp
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m /
co
ie.
er
alg
.gc
ww
/w
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m /
co
ie.
Chapitre 6
er
Soutènement
alg
.gc
6.1 TYPES D’OUVRAGES DE SOUTÈNEMENT
Pour l’étude du comportement des ouvrages de soutènement, de leur dimensionne-
ment et des vérifications de stabilités internes et externes, il convient de distinguer
ww
6.1.1. Murs-poids
Les murs-poids sont majoritairement constitués de pierre ou de béton (armé ou non),
et présentent une semelle à la base avec ou sans talon, épaulement ou contrefort.
Le poids du mur permet généralement d’apporter une force stabilisatrice et inclut
/w
Les rideaux sont constitués de parois minces en acier, béton armé ou bois. Leur sta-
bilité peut être assurée par la présence d’ancrages, de butons et de butée des terres.
Les rideaux de palplanches autostables, ancrés ou butonnés et les parois moulées
entrent dans cette catégorie.
ttp
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/
152 6 • Soutènement
m
6.1.3. Ouvrages de soutènements composites
co
Lorsqu’un ouvrage de soutènement comporte des éléments structuraux appartenant
aux deux types précédents, il entre dans cette troisième catégorie. Les batardeaux, les
ouvrages en terre renforcés par des ancrages ou des géotextiles, et les parois clouées
en sont des exemples courants.
ie.
O
!
"
*
"
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G
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er
>"
;
*"V
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G
!
alg
F IGURE 6.1 Types d’ouvrages de soutènement
" "
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G " "
"
L"J
N !
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G
"
N " "
"
/
6.2 États limites 153
m
6.2.1. Poussée des terres
co
La poussée des terres sur les ouvrages de soutènement dépend de la nature du sol, de
sa stratification, de son état de consolidation, et de sa résistance au cisaillement. Les
déplacements, la rigidité et la rugosité de l’ouvrage ont aussi un rôle essentiel.
ie.
a) États au repos
Lorsque les déplacements relatifs du mur, ou du rideau, par rapport au terrain sont
faibles, le sol est considéré en état de contraintes au repos. Si le terrain est incliné vers
le haut à partir de la tête du mur, avec un angle β < ϕ par rapport à l’horizontale, le
er
coefficient de pression des terres au repos K0 s’exprime :
K0 = (1 − sin ϕ ) Roc .(1 + sin β)
La direction de la force résultante est considérée parallèle à la surface du terrain.
et butées. La méthode complète ne sera pas détaillée ici bien qu’elle donne des
résultats acceptables dans le cas des sols homogènes et frottants.
• Théorie de Rankine : tout le massif est considéré en équilibre plastique et l’état
d’équilibre est identique pour tous les points situés à une même profondeur. Les
lignes de glissement sont considérées rectilignes. Lorsque les déplacements de la
paroi sont suffisants, le sol peut entrer en état d’équilibre de poussée active, s’il
/w
participe au mouvement du mur, et de butée passive s’il s’y oppose (cf. figure 6.3).
• Théorie de Boussinesq : la rugosité de l’ouvrage est prise en compte via l’angle
de frottement δ compris entre 0 (pas de frottement) et ϕ (frottement maximal).
Le sol est considéré en partie en équilibre de Rankine et en partie en équilibre de
Boussinesq.
s:/
ttp
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/
154 6 • Soutènement
m
co
ie.
| J| !|
er
Les contraintes horizontales de poussée σa et de butée σp sont évaluées à partir des
relations suivantes :
Avec :
• γ.z : poids du sol depuis la surface,
alg
σa = Ka .[γ.z + q] − 2c Ka et σp = Kp .[γ.z + q] + 2c Kp
.gc
• q : surcharge uniforme en surface,
• c : cohésion du terrain,
• Ka et Kp : coefficients de poussée et de butée des terres, déterminés par les
abaques en annexe C.
ww
W
ij
/w
Ɏ
Ɏ െ ɔ
ɔ ʹ
ʹ ı
V͛Ă V͛,Ϭс<Ϭ͘VΖsϬ V͛sϬ V͛Ɖ
s:/
O" <"
Dans le cas d’écrans verticaux avec surface libre horizontale, ces coefficients s’ex-
priment :
π ϕ π ϕ 1
Ka = tan2 − et Kp = tan2 + =
4 2 4 2 Ka
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/
6.3 Murs-poids 155
m
Les efforts de poussée et butée se déterminent par intégration des contraintes sur la
hauteur de sol considérée en état limite.
co
En cas de présence de nappe, l’expression est valable en contraintes effectives en
prenant en compte le poids volumique déjaugé du sol γ . Les contraintes totales hori-
zontales qui s’appliquent sur le mur s’évaluent à partir du principe de Terzaghi. Dans
ie.
le cas où le mur retient des sols cohérents, il est nécessaire de s’assurer que les calculs
ne conduisent pas à des contraintes effectives de poussées négatives. Le cas échéant,
il convient d’annuler la contrainte effective calculée à l’interface sol-écran.
Lorsqu’un calcul en contraintes totales est effectué, les propriétés du terrain en
er
conditions non drainées cu et ϕu sont à utiliser. Dans le cas de sols saturés, on
considère cu = 0 et ϕu = 0.
6.3 MURS-POIDS
6.3.1. Fonctionnement mécanique
alg
La distribution de la poussée est supposée linéaire dans le cas des murs-poids. Cette
.gc
hypothèse suppose que le mur est rigide et qu’il se déplace suffisamment pour solli-
citer la poussée. En revanche, la butée nécessite que le mur se déplace notablement
pour pouvoir être activée, elle n’est donc généralement pas prise en compte pour les
vérifications de stabilité. En fonction du type de mouvement du mur (translation ou
rotation) et de la densité du sol, le déplacement relatif v/h (avec v déplacement maxi-
ww
ȕ
/w
{"| į
YN
į
{J" |
į X
{|
s:/
<
<
{
! |
į
F IGURE 6.4 Actions sur un mur-poids et représentation de la ligne fictive
ttp
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/
156 6 • Soutènement
m
La figure 6.4 représente de manière simplifiée les actions qui s’appliquent sur un
mur-poids. Dans le cas d’un mur en T renversé, on définit couramment un écran fictif
co
vertical. La force, de poids ou de surcharge, appliquée sur ce mur est inclinée d’un
angle δ déterminé à partir des relations suivantes :
1
• si Hv Bt . tan θ alors δ = β (poids) ou δ = sup β; ϕ (surcharge),
3
ie.
Bt . tan θ
• si Hv Bt . tan θ alors δ = β + (δ0 − β) 1 − (poids et surcharge).
Hv
2 π ϕ y − β sin β
er
Avec : δ0 = sup β; ϕ θ= + + y = arctan
3 4 2 2 sin ϕ
alg
La figure 6.5 représente les différents mécanismes de ruine possibles dans le cas
des murs-poids. Seules les vérifications au poinçonnement, au renversement et au
glissement seront traitées dans cette partie.
.gc
| X J| X !| X X | X
ww
a) Poinçonnement
/w
b) Renversement
Mi/A(stab)
Frenv =
< 1, 5
Mi/A(mot)
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/
6.4 Rideaux 157
m
Hormis pour les murs fondés sur massif rocheux, les murs-poids sont rarement di-
mensionnés selon ce critère.
co
c) Glissement
La vérification au glissement consiste à s’assurer que la résultante des forces hori-
ie.
zontales à la base de la semelle est plus faible que la force maximale qui peut être
mobilisée. Cette dernière s’estime à partir de la résultante des forces verticales et du
critère de Coulomb. On définit ainsi le coefficient de sécurité Fgliss suivant :
FV . tan δ
er
Fgliss =
FH
6.4 RIDEAUX
alg
L’étude des rideaux comporte les phases suivantes :
• détermination d’une valeur de fiche compatible avec la sécurité de l’ouvrage,
.gc
• si elle existe, détermination de la force d’ancrage et dimensionnement du tirant,
• détermination du moment fléchissant maximal et dimensionnement du rideau.
Différentes méthodes existent pour déterminer ces inconnues, celles dites « clas-
siques » (butée simple, rideau encastré), auxquelles s’ajoutent les méthodes récentes
ww
samment rigide pour ne pas solliciter de contre-butée en pied, uniquement une butée
maximale en aval.
Une première fiche f est obtenue en faisant l’équilibre en moment par rapport au
point d’ancrage, ce qui permet d’obtenir une équation au troisième degré. L’effort
s:/
dans le tirant FT est obtenu par équilibre avec les efforts de poussée Fa et de butée
Fp : FT = Fa − Fp .
pour un rideau battu dans du sol pulvérulent, et f = 2.f dans un sol purement
cohérent.
Si le rideau est plus flexible, une contre-butée peut apparaître, il faut alors utiliser la
méthode du rideau encastré (cf. figure 6.6).
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/
158 6 • Soutènement
m
co
ie.
!
+
> VJ"
<"
"
!
er
F IGURE 6.6 Représentation des diagrammes poussée-butée des méthodes de la butée simple
et du rideau encastré
alg
Si le rideau n’est pas ancré en tête, les inconnues sont la hauteur de fiche f et la valeur
de contre-butée Fc . La première étape revient à chercher le centre de rotation O situé
à une distance x du fond de fouille. Cette distance se détermine par un équilibre
en moment en supposant que la contre-butée est en O. En pratique, on affecte un
.gc
coefficient de sécurité F = 2 sur la butée. L’expression de la fiche est :
f = 1, 2.(x − x1 ) + x1 = x + 0, 2.f0
et f0 = x − x0 .
La contre-butée s’obtient alors par équilibre avec les autres forces : Fc = Fp − Fa .
crage FT . Bien que l’hypothèse soit souvent trop forte, on admet que le diagramme
de poussée-butée est identique au cas sans ancrage. Par ailleurs, cette méthode n’est
applicable que dans le cas de sol pulvérulent.
• Méthode de la « poutre équivalente » : on considère que la position de contrainte
s:/
résultante nulle est confondue avec celle du moment nul (au point d’inflexion). Le
rideau peut être étudié comme deux poutres sur appuis simples. Les équations
d’équilibre de la partie supérieure permettent de déterminer FT et R. Celles de la
2 Fp
partie inférieure donnent les relations Fc = et R = . La distance f0 se déduit
3 3
ttp
/
6.4 Rideaux 159
m
co
Y
@
@UY
O
!
"
ie.
$QJOHGHIURWWHPHQWij¶|
er
6.4.2. Méthodes d’interaction sol-structure
Ces méthodes sont classées en deux catégories (cf. figure 6.8).
0
alg
*
Ȟ1ij¶2
Ȟ
1
ij¶
2
/
.gc
*
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O
ƵƚĠĞ͗<Ɖ͘VΖs
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O 0
<Ϭ͘VΖsϬ
WŽƵƐƐĠĞ͗<Ă͘VΖs
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ttp
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/
160 6 • Soutènement
m
En notant y(z) la déformée du rideau, l’équation d’équilibre statique à résoudre dans
le cas de rideau à rigidité flexionnelle EI constante, est la suivante :
co
d4 y
EI + p0 (z) + kh .y(z) = 0
dz 4
ie.
La loi de mobilisation de la réaction frontale du terrain en fonction du déplacement
de l’écran est représentée en figure 6.9. Le coefficient de réaction horizontal du sol
vis-à-vis de l’écran kh s’exprime :
4
3
er
EM
α
kh = 2 1
(EI) 3
ww
>
!
#SO
%
/
Exercices 161
m
EXERCICES
co
Exercice 6.1. Solution p. 165
Soit un ouvrage de soutènement de type mur-poids construit dans une couche de
grave limoneuse, le tout reposant sur un substratum rocheux (cf. figure 6.11). Le
ie.
poids volumique du béton est γb = 25 kN.m-3. On négligera l’effet de rugosité sur
les parois verticales (équilibre de Rankine).
er
9
N
"
Ȗ z
S,UV
alg
Ȗ z S,UV
! z SO
ij
z
0
.gc
F IGURE 6.11 Mur de soutènement
(1) Déterminer les efforts de poussée et de butée dans le cas d’un massif sans nappe
à partir des abaques en annexe C.
ww
(2) Comparer ces valeurs avec celles de poussée des terres au repos.
de frottement δb/g = 23 °.
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162 6 • Soutènement
m
L
z
SO
co
;
J
Ȗ z
S,UV
ie.
!z
SO
ij
z
er
0 <
(2) Déterminer la position de l’excentricité de la résultante des forces sur la base AB.
.gc
(3) Évaluer le degré de stabilité du mur vis-à-vis du poinçonnement, du renversement
par rapport au point A, et du glissement sur la base de la semelle.
&
N !
<
J
!
s:/
| J| !|
F IGURE 6.13 Mur-poids : a) sans drainage b) avec drainage vertical c) avec barbacane
La différence de charge entre chaque équipotentielle est de Δh = 0, 5 m
ttp
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/
Exercices 163
m
(1) Déterminer, pour les trois configurations, les valeurs de pressions interstitielles
tous les 0, 5 m et l’effort résultant Fu par la méthode des rectangles :
sur le mur
co
Fu = 0, 5. n−1i=0 u(zi ).
ie.
(3) Par la méthode du coin de Coulomb (cf. figure 6.14), exprimer la force de pous-
sée du bloc F en fonction des forces Fu , W et U et des angles δ, ϕ et θ. La force
R correspond à la réaction d’appui. La force U est la résultante des pressions
er
interstitielles sur la ligne de glissement. Pour un angle θ = 45 °, ces résultantes
valent respectivement U = 33 kN et U = 71 kN pour les configurations b) et c).
"
Ɂ
alg
X
Ʌ ɔԢ
.gc
F IGURE 6.14 Équilibre des efforts
ȕ z
/w
;
J
"`
Ȗ z
S,UV
!
z
SO
ij
z
į z
{"|
s:/
/
164 6 • Soutènement
m
(1) Évaluer les coefficients de poussée et butée en prenant compte de l’inclinaison
de la surface β et des angles de frottement δ (cf. annexe C.)
co
(2) Tracer l’évolution des contraintes de poussée et de butée sur l’écran en choisis-
sant un coefficient de sécurité de Fbut = 2 pour la butée.
ie.
(3) Évaluer la fiche f et la valeur de contre-butée.
er
Exercice 6.5. Solution p. 169
Soit un ouvrage de soutènement composé d’une paroi moulée, considérée rigide, et
d’un niveau de tirant d’ancrage. Le massif est constitué d’un limon argileux pure-
ment cohérent, légèrement surconsolidé, et d’un sol sablonneux purement frottant
(cf. figure 6.16).
alg
L
z
SO
;
J
.gc
Ȗ z
S,UV
! z SO
ij
z
į z
FUij
(
G"`
Ȗ z
S,UV
ww
! z SO
ij
z
į z
(1) Évaluer les coefficients de poussée et butée par couche à partir de l’annexe C.
/w
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/
Solutions des exercices 165
m
SOLUTIONS DES EXERCICES
co
Solution 6.1.
(1) Lorsqu’un massif, homogène et non saturé, est en équilibre limite de Rankine,
les contraintes de poussée et de butée varient linéairement avec la profondeur,
ie.
et ne présentent pas d’obliquité. Si le mur se déplace suffisamment, les forces
résultantes associées à chaque état s’expriment :
1 1
Fa = .γ.Ha2 .Ka Fp = .γ.Hb2 .Kp
2 2
Avec :
er
• Ha = 6 m, hauteur de sol en poussée.
• Hb = 1 m, hauteur de sol en butée.
π ϕ 2
• Ka = tan
• Kp = tan
4
−
2
π ϕ 2
4
+
2
alg
= 0, 28, coefficient de poussée.
Fi(stab) W. tan δb/g
Fgliss =
=
Fi(mot) Fa − Fb
Avec :
s:/
La butée n’est activée complètement qu’à partir d’un déplacement de mur signi-
ficatif (δ > H2/100 ). Ainsi, elle est souvent négligée dans les calculs.
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/
166 6 • Soutènement
m
Solution 6.2.
co
(1) L’ensemble des calculs suivants sont réalisés pour une tranche d’un mètre de mur
et de remblai. La zone de terre sur le talon de la semelle est supposée en partie
solidaire du mur. On considère un état d’équilibre actif de Rankine sur la ligne
fictive BC (cf. figure 6.17).
ie.
L
>
er
X
L
X
0
alg
&
X
>
<
.gc
F IGURE 6.17 Bilan des forces appliquées
Le mur est en T renversé donc les inclinaisons des forces Fa et Fq sur la ligne
fictive se calculent à partir de la méthode suivante.
sin β π ϕ y − β
ww
y = arctan = 0 m ⇒ θ = + + = 58, 9 °
sin ϕ 4 2 2
Hv Bt . tan θ = 1, 65 m
2 Bt . tan δ
δ0 = sup β; ϕ = 20 ° ⇒ δ = β + (δ0 − β) 1 − = 13, 4 °
3 Hv
/w
1
Fa = .γ.H12 .Ka,γ et Fq1 = q.H1 .Ka,q
2
Les valeurs projetées des forces calculées sont indiquées en tableau 6.2.
La surcharge engendre un effort stabilisateur vertical, noté Fq1 = 1.q au-dessus
ttp
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/
Solutions des exercices 167
m
Tableau 6.2 Valeurs des forces, bras de levier et moments
co
# #; *}0 =}0 *}, =}, =},*
Z9 Z9 Z9[ Z9[ Z9[
#
ie.
#
#"
er
"
_
alg
(2) Le système de forces extérieures se réduit à une force unique F , de composante
verticale FV , équilibrée au point M par la réaction du sol (cf. figure 6.18).
.gc
& >
0 *
<
(
N
ww
(Fi(vert) ).L
Le tableau 6.2 résume les valeurs de bras de levier et moments.
AN : L = 1, 39 m
La force verticale se situe dans le tiers central, position conseillée pour limiter
s:/
(3) D’après le calcul précédent, la force verticale résultante FV se situe à une dis-
tance e = L − 0, 5B = 0, 24 m du centre de la semelle. Cette excentricité étant
ttp
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168 6 • Soutènement
m
Il n’y a donc pas de risque de poinçonnement sous la fondation.
Le coefficient de sécurité vis-à-vis du renversement Frenv par rapport à A s’éva-
co
lue à partir des moments moteurs et stabilisateurs. Le tableau 6.2 résume les
valeurs de
bras de levier par rapport à A et des moments.
Mi/A(stab)
Frenv =
= 2, 02 > 1, 5
Mi/A(mot)
ie.
Le coefficient de sécurité vis-à-vis du glissement Fgliss s’évalue à partir des ca-
ractéristiques en frottement à l’interface béton/roche (δb/r = 30 °).
FV . tan δb/r (Fi(vert) ). tan δb/r
Fgliss = =
= 1, 19 > 1, 5
er
FH (Fi(horiz) )
Il y a un risque de glissement non négligeable qui nécessite un redimensionne-
ment du système pour être en sécurité.
Solution 6.3.
u
+ z.
.gc
γw
Dans ce cas, elle est donc constante et vaut h = 4 m.
Pour les deux autres configurations, les valeurs de charge se lisent sur le réseau
d’écoulement. Puis les valeurs de pression interstitielle se déduisent de l’expres-
sion : u = (h − z).γw . Les résultats sont résumés en tableau 6.3.
ww
Tableau 6.3 Valeurs de charge et pression interstitielle pour les trois configurations
;
Ă
Z
;
/w
ď
Z
;
Đ
Z
s:/
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/
Solutions des exercices 169
m
Dans cette configuration, la force de poussée vaut donc :
1
Fa = Ka .γ .H 2 = 15, 8 kN
co
2
(3) L’équilibre des forces permet d’établir deux équations :
F. cos δ+Fu −U. cos θ−R. cos(θ+ϕ ) = 0 F. sin δ−W +U. sin θ+R. sin(θ+ϕ ) = 0
ie.
En exprimant la réaction d’appui à partir de la première équation et en l’injectant
dans la seconde, on obtient :
er
F =
sin δ + cos δ. tan(θ + ϕ )
21 × 42
(4) Le poids du sol est égal à W = = 168 kN.
2
alg
En se fixant θ = 45 °, on obtient donc respectivement F = 38, 5 kN et
F = 32, 2 kN pour les configurations b) et c).
La force de poussée totale correspond à la somme : Fa = F. cos δ + Fu
AN : a) F = 98, 8 kN b) Fu = 34, 4 kN c) Fu = 59, 3 kN
Solution 6.4.
ww
deurs z et z = z − 2, 5 :
• z ∈ [ 0 ; 2, 5 + f ] : σa = Ka .γ.z = 8.z
Kp .γ.z
• z ∈ [ 0 ; f ] : σp = Fbut = 47, 5.z
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/
170 6 • Soutènement
m
>
ı
{
|
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|
#SO
%
V V
co
O"
#%
ie.
+
U
}
U
!
er
F IGURE 6.19 Diagramme poussée-butée et représentation des efforts
Tableau 6.4 Valeurs des forces, de leur bras de levier et du moment par rapport au centre O
#
#"
#
Z9
`
alg
0
}
`
`
=$}
Z9[
}
`
`ª
#
` F
`
`
.gc
#^ V
`F
` V
`
(4) Le moment fléchissant maximal se situe au point d’effort tranchant nul, noté x2 :
x2
(47, 5 − 9, 5). − 23, 8.x2 − 29, 7 = 0 ⇒ x2 = 2, 02 m
/w
2
À partir du tableau 6.4, le moment maximal vaut : Mmax = 81, 1 kN.m
Solution 6.5.
s:/
σa = Ka .[γ.z + q] − 2c Ka
σp = Kp .[γ.z + q] + 2c Kp
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/
Solutions des exercices 171
m
L’interface sable/limon présente un saut dû à la variation de cohésion et d’angle
de frottement. La figure 6.20 représente le diagramme de poussée-butée. La mé-
co
thode de la butée simple consiste à déterminer une fiche f puis d’en déduire la
fiche réelle f par application d’un coefficient de sécurité.
>
ı
{
|
ı{
|
#SO
%
ie.
V V
O" #%
er
alg
}
U
}
U
0f
0f
f0
Fa2 = Ka,l .5.γ.dz Fa3 = Ka,l .γ.z.dz Fc = 2.c.(Ka + Kp ).dz
0f 0 0
Fp = Kp,l .γ.z.dz
0
/w
Tableau 6.5 Valeurs des forces, de leur bras de levier et du moment par rapport à l’ancrage
# 0
=$}$(
Z9 Z9[
#
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/
172 6 • Soutènement
m
La somme des expressions des moments donne l’équation du troisième degré
suivante : −28, 78f 3 − 170, 38f 2 + 18, 93f + 159, 97 = 0
co
La résolution aboutit à : f = 0, 95 m. Lorsque la paroi est fichée dans
un sol cohérent, on prend une marge de sécurité en doublant la fiche calcu-
lée :f = 2f = 1, 9 m.
ie.
En reprenant les expressions du tableau 6.5, et en remplaçant f par f , on déter-
mine les différents efforts. La valeur de l’effort FT est ainsi calculée en faisant
l’équilibre.
er
FT = Fq1 + Fq2 + Fa1 + Fa2 + Fa3 − Fc − Fp = 184, 6 kN
alg
.gc
ww
/w
s:/
ttp
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m /
co
ie.
Chapitre 7
er
Pente et talus
alg
.gc
Ce chapitre traite de l’étude de l’équilibre mécanique des masses de sol pouvant être
mises en mouvement par des phénomènes naturels ou anthropiques. Dans la plupart
ww
des cas, l’objectif est d’estimer la sécurité vis-à-vis du risque de rupture d’un massif
en intégrant au maximum des données de reconnaissances géologiques et géotech-
niques.
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174 7 • Pente et talus
m
co
| J| !|
ie.
a) écroulements b) glissement plan c) glissement rotationnel
er
Cet ouvrage présente l’analyse de stabilité par des calculs à la rupture dans un es-
pace à deux dimensions. Chaque étude sera faite en considérant une tranche de pente
ou talus de largeur unité. Les calculs consistent à évaluer sur une surface de glisse-
ment les contraintes de cisaillement τmot provoquées par les actions motrices, puis
alg
de les comparer à la résistance au cisaillement du sol τres . Les méthodes proposées
permettent une résolution simplifiée manuelle, le comportement du sol est considéré
rigide-plastique. Les calculs aux éléments finis permettent d’enrichir le modèle en
affectant au sol et à l’interface de glissement des lois de comportement adaptées.
On cherche ainsi à évaluer le coefficient de sécurité F vis-à-vis du glissement :
.gc
τres
F =
τmot
• F < 1 : l’instabilité est quasi inévitable,
• F > 1, 5 : la stabilité est toujours assurée.
ww
Une pente de dimension infinie peut être étudiée en isolant une tranche ABCD de lar-
s:/
n
W = b. γi .hi
0
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/
7.2 Calcul de stabilité 175
m
0
0
ȕ <
co
<
={`|
;
Y{`|
K
"
Y{`
}
`|
Ȗd _ Ȗ _ Ȗ X
ie.
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"
& Ȗ z Ȗ & ={`
}
`|
J
z
` Ȗ z
Ȗ
{! |
!
> >
er
ij
F IGURE 7.2 Pente infinie et représentation des forces agissant sur une tranche
alg
La projection de cette force sur la surface de glissement donne une force normale N
et une force tangentielle motrice T = Tmot d’expression :
N = W. cos β et T = W sin β
On peut également définir les contraintes correspondantes à ces deux efforts qui se
.gc
répartissent sur une surface d’aire 1 × cosb β :
n
n
2
σ = cos β γi .hi et τmot = sin β cos β γi .hi
0 0
ww
n
c + γi .hi − γw .hw cos2 β. tan ϕ
Tres τres 0
F = = =
n
ttp
Tmot τmot
sin β cos β γi .hi
0
/
176 7 • Pente et talus
m
b) Pente ou talus de dimensions finies
co
Lorsque les dimensions du massif en mouvement sont finies, il convient de réaliser
un équilibre global. Ainsi, des efforts de poussée Fa et de butée Fp peuvent participer
à l’équilibre 1 (cf. figure 7.3).
ie.
0
er
&
ȕ
<
alg >
On note respectivement Fa et Fp les composantes des efforts de poussée Fa et butée
.gc
Fp suivant la direction de la pente. La résultante des forces de pressions sur la lon-
gueur L est notée U . Le bilan des forces motrices et résistantes permet de déterminer
le coefficient de sécurité suivant :
F = =
Tmot W sin β + Fa
sibles, etc. La méthode des tranches est couramment employée pour déterminer le
facteur de sécurité vis-à-vis du basculement. Les étapes de la méthode sont résumées
ci-dessous :
• définir un cercle quelconque de centre O et de rayon R,
s:/
1. Se reporter au chapitre 6.
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7.2 Calcul de stabilité 177
m
+ =k
co
Yk
Yk}
X
Įk
ie.
f =k}
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` Jk
Ȗ
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;
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! ij¶ @
;
¢
! ij¶ Ȗ
Į
"
Į
alg Į Į
Chaque tranche repose sur une partie du plan de glissement, caractérisée par la co-
.gc
hésion ci et l’angle de frottement ϕi de la couche i cisaillée. Le poids de la tranche
Wj se décompose en un effort normal Nj = Wj cos αj et un effort tangentiel moteur
Tj = sin αj . La longueur de l’arc en glissement est confondue avec la corde :
bj
lj =
cos αj
ww
1 m
(Wj − uj .bj ) tan ϕi + ci .bj
F = m . Bishop simplifié
tan ϕi
Tj j=1 cos αj + sin α j .
F
j=1
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/
178 7 • Pente et talus
m
La méthode Bishop simplifiée impose de déterminer ce coefficient par itérations suc-
cessives mais donne des résultats plus réalistes que par la méthode de Fellenius. Tou-
co
tefois, cette dernière va dans le sens de la sécurité en donnant des coefficients de
sécurité plus faible.
On notera que d’autres méthodes plus récentes existent et notamment les méthodes
aux éléments finis qui s’adaptent bien au géométries complexes.
ie.
EXERCICES
er
Exercice 7.1. Solution p. 183
Soit une pente infinie d’inclinaison β et reposant sur un substratum rocheux parallèle.
Le sol est composé d’un limon argileux surconsolidé (γ = 20, 5 kN.m-3) avec des ca-
ϕr = 20 °).
alg
ractéristiques mécaniques au pic (cp = 10 kPa, ϕp = 26 °) et résiduelles (cr = 0 kPa,
(1) Exprimer les contraintes normale et tangentielle sur une facette parallèle à la
pente, à la profondeur z.
.gc
(2) Pour des valeurs d’inclinaison (en degrés) β = [10 ; 20 ; 30], déduire le coeffi-
cient de sécurité de la pente naturelle en considérant soit les caractéristiques au
pic, soit celles résiduelles.
Des désordres ont été observés sur un chemin départemental au bas d’une colline (cf.
figure 7.5).
9
!!"
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/
Exercices 179
m
La surface de glissement a été estimée sur la base des résultats inclinométriques,
en tenant compte des fissures d’arrachement observées au sommet du glissement
co
et du bourrelet de pied visible en contrebas. Cette surface coïncide avec le contact
d’une couche superficielle de matériaux d’éboulis et d’un substratum plus résistant.
Le poids volumique des éboulis est égal à γe = 18 kN.m-3 au dessus de la nappe et
de γe,sat = 21 kN.m-3 dans la nappe. La surface libre est à la profondeur hw = 3 m
ie.
(verticalement) par rapport au substratum. Des essais à la boîte de cisaillement ont
montré que le critère de plasticité de Coulomb est adapté aux éboulis, avec une cohé-
sion c = 0 kPa et un angle de frottement ϕ = 30 °.
er
Tableau 7.1 Résultats des mesures inclinométriques
$$(ɽK
W
]$
$$? $$?"
g`
g`
"g`
g`
~
V:V
:V
V:V
V:V
alg
f~
V:V
V:V
V:V
V:V
~
V:V
:V
V:V
V:V
f~
V:V
:V
V:V
V:V
.gc
@g` :V :V :V :V
`g` :V :V :V :V
fg` :V :V :V :V
kg`
,
¢
ww
V
"
G""
z
©
V
"
! "
"
'
j
"U
(1) À partir des mesures inclinométriques (cf. tableau 7.1) donner approximative-
ment la hauteur H de la couche sujette au glissement.
Soit un talus en bordure de canal (cf. figure 7.6) composé d’un sable limoneux de
poids volumique sec γd = 18, 5 kN.m-3 et d’angle de frottement ϕ = 33 ° et de
cohésion c = 0. Sa teneur en eau varie de w = 6 % (canal vide) à w = 17 % (canal
rempli). On supposera dans la première partie que le sol est homogène. Un remblai,
de poids volumique γR = 20 kN.m-3, est construit en tête de talus.
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/
180 7 • Pente et talus
m
+
co
J
W!
ie.
f `
@
Į z
er
"
Į z
Į z
alg Į z
Į z
Į z
F IGURE 7.6 Rupture circulaire - Représentation des tranches et valeurs des hauteurs d’interfaces
.gc
Alors que le canal est vide, une rupture circulaire est constatée lorsque le remblai
atteint une hauteur de 1, 5 m de hauteur.
(1) À partir du mode de rupture constaté, déterminer la cohésion non drainée cu du
massif.
ww
(3) Déterminer le coefficient de sécurité à long terme du massif sans remblai et avec
présence de l’eau du canal.
Soit un ouvrage constitué d’un remblai de sable retenu par un mur de soutènement
reposant sur une couche de limon argileux de 6 m d’épaisseur qui, elle-même, re-
pose sur une couche de sable (cf. figure 7.7). Les caractéristiques des couches sont
indiquées dans le tableau 7.2. Le poids volumique du mur est γb = 25 kN.m-3.
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/
Exercices 181
m
co
@ 0
ie.
@ < :
* >
, &
*
er
*
*
!
,
*
,
,
«
alg
!
,
!
!
F IGURE 7.7 Rupture circulaire et plane - Réseau d’écoulement - Représentation des tranches
.gc
Tableau 7.2 Caractéristiques des couches - Talus et remblai
*
$
* (
Ȗ Z9}
Ȗ Z9}
{!|
{
"|
ww
Z
ij
('
Z
points X, M1, M2, M3, M4, M5, Y. En déduire la force qui s’exerce sur XY.
Les équipotentielles ont été tracées de façon à ce que la différence entre deux
équipotentielles successives soit constante.
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/
182 7 • Pente et talus
m
On s’intéresse à présent à la stabilité du massif suivant un cercle de glissement passant
par les points X et Y et de rayon 18 m. L’effet de la poussée sur la ligne XX’ sera à
co
présent négligé.
(4) Déterminer les pressions interstitielles aux points N1, N2, N3, N4, N5.
ie.
Exercice 7.5. Solution p. 190
Soit un massif de limon de 15 m d’épaisseur reposant sur un substratum rocheux.
er
Un trajet routier nécessite de mettre en place un remblai infiniment long et dont les
caractéristiques sont indiquées en figure 7.8.
alg J
Ȗ z
S,UV
.gc
(
Ȗ z
S,UV
! z SO
ij
z
O'N !" ı¶
ww
(2) Montrer que la cohésion non drainée moyenne du sol peut être estimée à
cu = 29 kPa.
La mise en place du remblai sur ce sol compressible présente un risque d’instabilité
au glissement. La figure 7.9 présente le mécanisme de ruine à considérer.
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/
Solutions des exercices 183
m
co
+
Į
ie.
F IGURE 7.9 Mécanisme de rupture considéré
er
(3) En négligeant la résistance propre du remblai, évaluer la stabilité à court terme
du massif.
de sécurité. alg
(4) Compte tenu de la géométrie du cercle de rupture, et de la distribution de la
cohésion non drainée, réévaluer la cohésion non drainée moyenne et le coefficient
Solution 7.1.
/w
(1) On considère l’équilibre d’une tranche de sol de largeur b, d’un mètre d’épais-
seur, et dont les réactions sur les faces latérales s’équilibrent. Le poids de sol
compris entre la surface et la profondeur z s’exprime : W = γ.b.z.
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/
184 7 • Pente et talus
m
(2) Le facteur de sécurité F correspond au rapport entre forces résistantes et forces
motrices. En contraintes, et à H = 10 m, cela correspond à :
co
τres c + σ. tan ϕ
F = =
τmot τ
cp + γ.z. cos2 β tan ϕp tan ϕr
Fp = et Fr =
γ.z. cos β sin β tan β
ie.
Le coefficient de sécurité au pic varie en fonction de la hauteur de la couche. Le
coefficient de sécurité le plus faible est obtenu pour la profondeur la plus grande :
z = 10 m. Les valeurs sont indiquées en tableau 7.3.
er
Tableau 7.3 Coefficient de sécurité en fonction de l’inclinaison de la pente
ȕ "
#^
#
alg
Solution 7.2.
.gc
(1) La sonde fait une longueur de l = 1 m ce qui signifie que la différence de
déplacement relatif δ entre le haut et le bas est : δ = l. arctan θ
&
!
į #%
V
/w
O"
#%
s:/
(2) En supposant que la pente est infinie, on peut se restreindre à l’étude d’un tronçon
de pente de largeur dx (cf. figure 7.11). On considère que les efforts horizontaux
et verticaux sur les faces latérales du tronçon se compensent : H(x) = H(x+dx)
et V (x) = V (x + dx).
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/
Solutions des exercices 185
m
ȕ z
co
={`|
ie.
Y{`| 0
Y{`
}
`|
X
K
ȕ ={`
}
`|
er
<
alg
`
dx dx
F IGURE 7.11 Équilibre d’un tronçon avec a = et b =
cos β cos2 β
cos β
d’épaisseur). Les contraintes totales sur la surface de glissement sont donc :
W cos2 β W. sin β. cos β
σ= = 88, 7 kPa et τ = = 41, 4 kPa
dx dx
La pression interstitielle se détermine à partir du réseau d’écoulement. En faisant
l’équilibre des charges hydrauliques hA = hB sur une des équipotentielles (cf.
figure 7.11). Le point A est sur la surface libre donc la pression uA est nulle :
/w
uA uB
+ zA = + zB ⇒ uB = γw .(zA − zB ) = 24, 6 kPa
γw γw
On peut ainsi exprimer les contraintes effectives par le principe de Terzaghi
σ = σ − u = 64, 1 kPa et τ = τ = 41, 4 kPa
s:/
(3) Le coefficient de sécurité correspond au rapport entre les forces résistantes Tres
et motrices Tmot :
Tres
F =
Tmot
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/
186 7 • Pente et talus
m
Seule la force de frottement à l’interface apporte de la résistance vis-à-vis du
glissement. Elle s’estime à partir du critère de Coulomb.
co
cos β dx
=T
τres res . = c + σ . tan ϕ et Tres = . c + σ . tan ϕ
dx cos β
Ainsi le coefficient de sécurité se simplifie :
ie.
σ . tan ϕ
F = = 0, 89
[γe .(H − hw ) + γe,sat .hw ]. sin β cos β
Le coefficient de sécurité étant inférieur à 1, la rupture est quasi inévitable. Les
mouvements constatés in situ sont donc logiques.
er
Solution 7.3.
(1) La méthode des tranches consiste à évaluer l’impact de chaque tranche sur la
La formule
F =
générale du
alg
stabilité vis-à-vis du glissement circulaire.
Į
_$;
Z9 Z9
('
V
" V
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/
Solutions des exercices 187
m
Pour se rapprocher au mieux de la réalité, on fixe le coefficient de sécurité à 1. La
cohésion
non drainée s’exprime ainsi :
co
(Wi + Qi ) sin αi
cu =
= 15, 6 kPa
li
(2) Le coefficient de sécurité à court terme se détermine de la même façon mais en
ie.
des charges de remblais Qi nulles :
considérant
cu . li
F =
= 1, 38
(Wi ) sin αi
(3) À long terme, il est nécessaire de choisir les paramètres de résistance au cisaille-
er
ment effectifs.
Le coefficient
de sécurité a pour expression :
c . li + tan ϕ ( (Wi + Qi + Pi ) cos αi − ui .li
F =
(Wi + Qi + Pi ) sin αi
alg
Avec Pi le poids de l’eau au-dessus de chaque tranche et ui la pression intersti-
tielle sur la surface de rupture au centre de chaque tranche.
Pour le poids des tranches Wi , on considèrera que le massif est entièrement saturé
(effet de la capillarité). Le poids volumique saturé vaut :
γsat = γd (1 + wsat ) = 21, 6 kN.m-3
.gc
Le tableau 7.5 résume les valeurs de calculs.
Z9 Z9 Z9
(' Z
V
" V
@
`
/w
AN : F = 0, 93
s:/
Le canal est susceptible à lui seul de provoquer une rupture circulaire à long
terme. Notons toutefois que le calcul est réalisé suivant l’hypothèse de Fellenius,
qui peut engendrer une erreur non négligeable.
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188 7 • Pente et talus
m
Solution 7.4.
co
(1) Afin de déterminer les pressions dans la couches de limons, on utilise le réseau
d’écoulement qui permet d’obtenir la charge hydraulique h en tout point. D’après
la définition de la charge, l’expression de la pression interstitielle est :
ui = γw (h − z)
ie.
La différence de charge Δh entre l’amont et l’aval s’évalue à partir des charges
au point B (amont) et I (aval). Ces points se situent sur la surface libre donc les
pressions interstitielles uB et uI sont nulles :
uB uI
hB = + zB = zB = 6 m et hI = + zI = zI = 4, 75 m
γw γw
er
Δh = hB − hI = 1, 25 m soit entre chaque équipotentielle : δh = 0, 25 m
$
@
*
alg
Tableau 7.6 Pressions interstitielles sur la surface de rupture plane
= ;=
=
=
Z
Z9
V
.gc
*
*
*
*
«
ww
Le tableau 7.6 présente les résultats des calculs menant aux pressions intersti-
tielles.
sion :
Tm
F =
Tr
Avec :
• Tm effort moteur évalué à partir du bilan des forces motrices (cf. figure 7.12).
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/
Solutions des exercices 189
m
@
co
O
X
@
X*
ie.
X(
er
F IGURE 7.12 Bilan des forces motrices
1
P =
2
Ka = tan2
π
4
2
Ka .γR .HR
−
= 18, 7 kN
Avec Ka coefficient
ϕ
2
= 0, 26
alg
de poussée évalué à partir de l’angle de frottement
.gc
WR = VR .γR = 18x16 = 288 kN
WL = VL .γsat = 389, 5 kN
ww
(3) À long terme, les efforts moteurs ne changent pas. En revanche, l’expression du
critère de Coulomb fait intervenir à présent des paramètres effectifs.
Tr = c .L + (Fv . cos(β) − (U ).L) tan ϕ = 451, 6 kN
AN : F = 1, 6
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190 7 • Pente et talus
m
Tableau 7.7 Pressions interstitielles sur la surface circulaire
co
;= = =
$
Z
@
,
ie.
,
,
,
,
er
«
Solution 7.5.
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Solutions des exercices 191
m
co
ıN
ıN
#SO
%
"
O"
#% !"
ie.
er
, u et c avec la profondeur.
F IGURE 7.13 Évolution de σv0 , σv0 u
(2) En première approche, la valeur de la cohésion non drainée moyenne peut être
cu =
2. 6,4+17,6
2
+
15
13.
17,6+46,2
2
= 29 kPa
alg
évaluée en intégrant la distribution de cohésion non drainée sur l’ensemble de la
couche :
Mres
F =
Mmot
À court terme, le moment résistant est apporté par la cohésion qui agit sur toute
ww
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192 7 • Pente et talus
m
J
J
co
J
+
"
ie.
er
F IGURE 7.14 Découpage en tranche du remblai
alg
levier li . Le tableau 7.9 résume les valeurs de calculs.
Tableau 7.9 Caractéristiques des tranches - Ici sont indiquées les valeurs exactes. Une
simplification en triangle pour le bloc 3 permet de trouver une valeur approchée acceptable.
.gc
* =
_$;
Z9 Z9[
"
ww
(4) La cohésion drainée moyenne engendre une erreur importante dans la mesure
où le cercle de rupture ne se situe que sur une hauteur de 5 m de limon (et
/w
non 15 m). De plus, l’intégration doit se faire suivant la ligne de rupture, ici cir-
π π
culaire. Soit l’angle θ ∈ [ ; +α], exprimé en fonction de la profondeur z par :
6 6
z+5
θ = arcsin
s:/
R
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/
Solutions des exercices 193
m
+
ʌ
ș Į
co
ie.
F IGURE 7.15 Calcul de cu - Angle θ
er
17, 6 − 6, 4
z ∈ [0 ; 2] : cu (z) = 6, 4 + .z
2
π
6
z ∈ [2 ; 5] : cu (z) = 17, 6 +
π
alg
θ ∈ [ ; 0, 77] : cu (θ) = 21, 6 + 56 sin θ
46, 2 − 17, 6
13
θ ∈ [0, 77 ; ] : cu (θ) = 2, 2 + 22 sin θ
(z − 2)
2
.gc
Le glissement dans la couche de limon présente un plan de symétrie. La cohésion
moyenne peut ainsi être évaluée sur une moitié seulement :
0,77
π/
2
cu = 21, 6 + 56 sin θR.dθ + 2, 2 + 22 sin θR.dθ
ww
π/
6 0,77
Ainsi : cu = 20 ⇒ F = 0, 96
9 `
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/
194 7 • Pente et talus
m
L’effort de traction, noté Fg , est donc tangent à la surface de glissement. Le
coefficient de sécurité s’exprime :
co
Mres + Fg .R
F = = 1, 5 ⇒ Fg = 233, 4 kN
Mmot
Il faut toutefois vérifier que le géotextile adhère à l’interface remblai/limon.
ie.
En notant L la longueur d’ancrage du géotextile, le critère de Mohr-Coulomb
impose :
Fg
< c + σ tan ϕ
er
L
Les valeurs minimales de cohésion et d’angle de frottement sont choisies par
sécurité c = 0 et ϕ = 32, 4 °. La contrainte normale effective correspond au
poids du remblai σ = 5.γR .
alg
La longueur d’ancrage du géotextile doit être au minimum de L > 3, 7 m, ce qui
est réaliste au vu de la géométrie.
.gc
ww
/w
s:/
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m /
co
ie.
Chapitre 8
er
Fondations
alg
.gc
/
196 8 • Fondations
m
8.1 TECHNOLOGIE DE FONDATIONS
co
8.1.1. Fondations superficielles
On distingue trois types de fondations superficielles :
• les semelles filantes, généralement de largeur B modeste et de longueur L (L/B>10
ie.
pour fixer les idées) ; les semelles de murs de soutènement en font partie,
• les semelles isolées dont les dimensions en plan B et L sont toutes deux au plus de
quelques mètres ; cette catégorie inclut les semelles carrées (B/L=1) et les semelles
circulaires (de diamètre B) ;
er
• les radiers ou dallages de dimension B et L importantes ; cette catégorie inclut les
radiers généraux.
alg
Pour ce cas, et en fonction de son projet, l’ingénieur choisit de prendre en compte ou
non les frottements axiaux. Ce type de fondation est utilisé pour la reprise d’efforts
horizontaux. On peut citer les fondations d’éoliennes, de piles de ponts, etc. On dis-
tingue principalement les puits creusés à la main ou mécaniquement et dont les parois
.gc
sont soutenues par un blindage, des micropieux ou des colonnes de jet, des caissons
mis en place par havage et généralement réalisés sous air comprimé.
Une large panoplie de pieux est mise en place par refoulement du sol. Les pieux
peuvent être en bois, métal ou béton. Ils ne sont classés dans cette catégorie que si
leur base est obturée, sinon ils font partie des pieux particuliers. Leurs sections sont
de différentes formes (cf. figure 8.2).
/w
s:/
/
8.1 Technologie de fondations 197
m
ou lançage, voire havage du pieu ou d’un élément (fermé ou non) servant de moule
et récupéré après bétonnage.
co
8.1.4. Fondations ne refoulant pas le sol à la mise en place
Les pieux et barrettes non refoulants sont mis en place dans un forage exécuté dans
ie.
le sol par des moyens mécaniques tels que tarière, benne, etc. Ce procédé peut néces-
siter un soutènement des parois, lorsque les sols ne sont pas suffisamment cohérents
et situés sous la nappe phréatique. On utilise une boue de forage bentonitique ou
composée de polymères, ou une tarière creuse permettant l’injection du béton simul-
tanément à l’extraction de terrain. Les pieux de petit diamètre, constitués d’une âme
er
métallique, scellés au terrain par un mortier gravitairement ou sous pression, sont
dénommés micropieux et clous.
8.1.5. Synthèse
alg
Les pieux forés représentent une part de marché estimée pour le marché français
à 75 %. Les pieux sont classés selon leur technique de mise en œuvre suivant le
tableau 8.1.
.gc
Tableau 8.1 Classes et catégories de pieux (NF P94-262)
"J
{N
"| O
@
"J
{N
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J"
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198 8 • Fondations
m
8.2 MÉTHODES DE CALCUL
co
L’objectif des méthodes de calcul est l’estimation de la capacité portante et des tas-
sements des fondations. On vérifie que les états limites de rupture ou de déformation
excessive du terrain (GEO), de rupture interne ou déformation excessive de la struc-
ture ou d’éléments de structure (STR) (tels que les semelles et les pieux), mais aussi
ie.
de soulèvement lié à l’action de l’eau globaux (UPL) ou locaux (HYD) ou des pertes
d’équilibre (EQU) ne sont pas dépassés. Pour ces états limites, on vérifie que la valeur
de calcul de l’effet des actions par l’utilisation des combinaisons d’action reste infé-
rieure à la valeur de calcul de la résistance aux actions correspondantes. Soit dans le
er
cas de la capacité portante d’une fondation la comparaison de la composante verticale
de la charge nette à la résistance nette du terrain sous la fondation (Vd − R0 Rv,d )
ou pour une fondation superficielle dans le cas du glissement sur la base, la compa-
raison de la composante horizontale de la charge transmise par la fondation au terrain
alg
à la somme de la résistance frontale et tangentielle et de la résistance au glissement
de la fondation sur le terrain (Hd Rh,d + Rp,d ).
=
/w
I >
>
I
Xz
, ,
& IF ( VIF O O
< I I
VIF
s:/
F IGURE 8.3 Proposition d’un mécanisme de rupture pour une fondation avec base parfaitement
lisse - en vignette, équilibre des forces dans le cas parfaitement rugueux
ttp
/
8.2 Méthodes de calcul 199
m
< <
co
(
& &K
Į
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" "
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G"
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J
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ie.
ȕ
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j
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"
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!
G
!
G
er
F IGURE 8.4 Notations utilisées pour la géométrie des fondations superficielles
Les charges agissant sur la fondation sont combinées en une résultante. Elle a une
composante V normale à la surface de contact, une composante H parallèle à celle-ci
et elle intersecte la surface au point d’application.
profondeur D),
• γ est le poids volumique du sol sous le niveau de la fondation,
• B est la largeur réduite de la fondation,
• c est la cohésion effective du sol,
• sc , sq et sγ sont les facteurs de forme,
/w
ϕ π
ttp
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/
200 8 • Fondations
m
Tableau 8.2 Coefficients correcteurs
co
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_
;'$
#
−
γ = − { = + * ϕ
=
g੮
−
+
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ie.
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γ = = + ` ϕ
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H
• ic = 0, 5 1 + 1 − ,
A .cu
2α
• bc = 1 − .
π+2
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/
8.2 Méthodes de calcul 201
m
b) Méthode à partir des essais pressiométriques et pénétrométriques
co
Les méthodes directes basées sur certains essais in situ sont bâties sur la pertinence
de ces essais à représenter le phénomène physique mis en jeu lors du chargement
de la fondation (cf. figure 8.5). On citera le pressiomètre et le pénétromètre à titre
d’exemple. Nous ne présentons que les méthodes pressiométriques, celles basées sur
ie.
le pénétromètre étant très similaires.
er
alg
F IGURE 8.5 Deux types de mécanisme de rupture justifiant l’élaboration
des méthodes de dimensionnement de fondation.
4567
FU<
U<
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/
202 8 • Fondations
m
Hauteur d’encastrement équivalente De
La hauteur d’encastrement équivalente est un paramètre conventionnel de calcul des-
co
tiné à tenir compte du fait que les caractéristiques mécaniques des sols de couverture
diffèrent de celles du sol porteur. Elle sert uniquement à distinguer les différents
types de fondations. Elle est calculée à partir des courbes donnant les valeurs carac-
téristiques des essais en fonction de la profondeur. On a alors :
ie.
D
1
De = ∗ p∗ (z).dz
pLe 0 LM
Classification des sols
er
La définition des catégories conventionnelles des sols pour les essais est obtenue à
partir d’un critère de compacité défini par les résultats des essais réalisés. Cette clas-
sification n’est possible, pour les matériaux les plus compacts, que pour le pressio-
alg
mètre. Toutefois, cet essai ne dépassant pas une pression de 5 MPa, la classification
se limite aux roches les plus tendres ou altérées. Elle doit être complétée par un ca-
rottage pour identifier les discontinuités.
Tableau 8.3 Classement des sols selon différents critères (NF P94-262)
.gc
^K=^W K=^W 9 f\ KZW
_?
¤
_
_
_
,( #
¤
j
j
F"
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/
8.2 Méthodes de calcul 203
m
Calcul de la capacité portante à partir de l’essai au pressiomètre Ménard
La valeur de calcul de la contrainte de rupture nette (capacité portante par unité de
co
surface) d’une fondation soumise à une charge verticale centrée est liée à la pression
limite du sol par la fonction linéaire suivante :
qnet = q0 + kp .p∗Le
ie.
Avec kp le facteur de portance pressiométrique et q0 la contrainte totale verticale au
niveau de la base de la fondation après travaux.
Les valeurs numériques du facteur de capacité portante varient entre 0, 8 et 2 en fonc-
tion du type de sol, de la profondeur d’encastrement et de la forme de la fondation.
er
Les valeurs du facteur de portance pressiométrique kp sont données par la relation
non linéaire fonction de l’encastrement équivalent (cf. tableau 8.4).
De De
kp, B = kp0 + a + b. . 1 − e−c. B
L
alg B
=$g\$g;
'']($' >
L L L
• les méthodes basées sur des solutions en élasticité utilisant les modules d’élasticité
déterminés lors des essais de laboratoire ou plus rarement d’essais en place (cf.
chapitre 4) ;
• les méthodes semi-empiriques reliant directement le tassement à la caractéristique
mesurée par l’essai.
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/
204 8 • Fondations
m
Les dernières méthodes sont apparues du fait de la difficulté de prélever certains ma-
tériaux et de réaliser des essais de laboratoire. La méthode pressiométrique propose
co
le calcul du tassement à 10 ans d’une fondation encastrée de largeur B (rajouter 20 %
si fondation à encastrement nul) :
s10 ans = sc + sd
α
ie.
α 2 B
Avec : sc = (q − γ.D).λc .B et sd = λd . .B0
9.E1 9.Ed B0
Où :
• q : contrainte verticale appliquée par la fondation,
er
• γ : poids volumique du sol,
• D : hauteur d’encastrement de la fondation dans le sol,
• α : coefficient rhéologique dépendant de la nature du sol et de la consolidation (cf.
tableau 8.6),
alg
• λc et λd : coefficients de forme (cf. tableau 8.5),
• B : largeur ou diamètre de la fondation,
• B0 : dimension de référence égale à 0, 6 m,
.gc
• Ed : module pressiométrique équivalent de la zone déviatorique (cf. figure 8.7).
*
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8.2 Méthodes de calcul 205
m
}
co
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: ` { ` ~ ` ~
:
U<
:
U< {
ie.
{ { }
U<
:
U< {
~ ~
U<
er
U< :
U<
~ ~
U<
alg
F IGURE 8.7 Détermination de Ed
Vd
σV,d =
(B − 2e)(L − 2e )
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/
206 8 • Fondations
m
Les contraintes σmax et σmin sont calculées de manière à équilibrer la force Vd et
le moment Vd .e par rapport au centre.
co
Vd 6.e Vd 6.e
σmax = 1+ σmin = 1−
B B B B
ie.
8.2.2. Fondations profondes soumises à un effort axial
a) Principe de dimensionnement
La capacité portante d’une fondation profonde ou résistance ultime repose sur la
er
mobilisation, d’une part de la réaction offerte par le sol sur la pointe du pieu et,
d’autre part d’un frottement latéral le long du fût du pieu. La valeur de portance d’un
pieu Rc est calculée par :
Rc = R b + R s
Avec :
• Rb : résistance de pointe, alg
• Rs : résistance de frottement axial mobilisée le long du fût du pieu.
.gc
Cette séparation en deux termes de la capacité portante est une caractéristique
commune de toutes les méthodes de conception utilisées dans la pratique : les mé-
thodes analytiques basées sur le frottement (proportionnel à c − ϕ ) et des méthodes
empiriques basées sur des essais in situ (CPT, SPT, PMT). La résistance de pointe
est liée à une valeur moyenne de la résistance au cisaillement déduite des essais de
laboratoire ou des essais in situ, corrigée pour la classe de sol et pour certains effets
ww
Calcul de Rb
/w
où :
• q0 : pression verticale totale,
• p0 : pression totale horizontale,
ttp
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/
8.2 Méthodes de calcul 207
m
Seule la pression limite nette équivalente p∗Le est calculée de manière spécifique ;
c’est une moyenne définie par :
co
D+3a
1
p∗Le = p∗LM (z).dz
3a + b D−b
Avec :
ie.
B
• a= 2 si B > 1 m sinon a = 0, 5 m,
• b = min(a, h) où h est la hauteur de la fondation dans la couche porteuse.
er
4567
&
alg
456(
<
J
U
.gc
F IGURE 8.9 Définition de la pression limite équivalente
!
0z
}
s:/
' Oz
F IGURE 8.10 Section et périmètre des pieux tubulaires et profilés métalliques ouverts à la base
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/
208 8 • Fondations
m
Les pieux dont la section n’est pas pleine (pieux H, tubes, palplanches) font l’objet
d’un abattement de la capacité portante en pointe : Rb = ρp .A.qu
co
Où : A est l’aire de la surface convexe et ρp , un coefficient de réduction tabulé en
fonction de la nature du sol et du type de pieu (voir tableaux 8.1 et 8.8).
ie.
Tableau 8.7 Valeur des coefficients de portance kp,max pour un encastrement effectif De /B > 5
(NF P94-262)
^
_)^
" @ ` f k %
er
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alg
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/
8.2 Méthodes de calcul 209
m
Calcul de Rs
Rs est également obtenu par combinaison de deux termes, P le périmètre du pieu et
co
qs le frottement latéral limite le long du fût du pieu :
n
Rs = qsi .Asi
i
ie.
Avec :
• qsi : frottement latéral unitaire de la ime couche,
• Asi : surface latérale de la couche i.
er
Le frottement latéral unitaire qs est obtenu par la formule suivante :
alg
Il est défini à partir d’un paramètre normalisé fsol représentant l’évolution du frotte-
ment axial unitaire en fonction du type de sol et de la pression limite mesurée dans
le sol qui est mis à l’échelle à l’aide d’un coefficient représentatif de l’interaction
sol-structure αpieu/sol , fonction du mode de mise en œuvre du pieu.
.gc
∗
fsol = (a.p∗LM + b). 1 − e−c.pLM
Avec les valeurs des coefficients données dans le tableau 8.9 en fonction du type de
sol.
ww
Tableau 8.9 Coefficients de l’équation des courbes donnant fsol dans la norme NF P94-262
_)^
;
* *
,(B B g
$g
$'
*g(g$'
/w
Les coefficients αpieu/sol sont donnés pour les différents types de pieux (cf. tableau
8.1) et de sols (cf. tableau 8.3) dans le tableau 8.10.
Les valeurs du coefficient de frottement latéral unitaire qs sont limitées par les valeurs
du tableau 8.10.
ttp
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/
210 8 • Fondations
m
Tableau 8.10 Valeurs des coefficients de mise à l’échelle αpieu−sol / valeurs limites
co
de frottement latéral unitaire qs
,(g
$'\ =$ +;
$g
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$
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"V"
U
tassement d’un pieu isolé n’excède que très rarement le centimètre sous une charge de
référence égale à 0, 7.Rc,cr . Pour estimer le tassement, sous cette charge de référence,
les règles simples suivantes sont proposées :
• pour les pieux forés sref = 0, 006.B (avec des valeurs extrêmes de 0, 003 et
s:/
0, 010.B),
• pour les pieux battus sref = 0, 009.B (avec des valeurs extrêmes de 0, 008 et
0, 012.B).
2B
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/
8.2 Méthodes de calcul 211
m
Tassement auquel se rajoute le raccourcissement élastique e du pieu lorsqu’il pré-
sente une partie libre (hors sol) importante.
co
Rc,cr .DL
e= avec DL = L − De
Ep .A
Une méthode plus précise consiste à déterminer les lois de mobilisation du frotte-
ie.
ment latéral τ en fonction du déplacement vertical s du pieu pour chaque section de
celui-ci ainsi que la loi de mobilisation de l’effort de pointe q en fonction du dépla-
cement vertical sp de celle-ci (Frank et Zhao, 1982). Ces lois peuvent être reliées au
module pressiométrique EM et des valeurs limites du frottement latéral et de l’effort
er
de pointe.
W L
L
LF
F
alg
L
LF
F
.gc
F IGURE 8.11 Lois de mobilisation du frottement latéral et de l’effort de pointe unitaire.
Pour les pieux forés dans des sols fins, on propose de prendre Kt = 2.EM /B et
Kp = 11.EM /B et dans les sols granulaires Kt = 0, 8.EM /B et Kp = 4, 8.EM /B.
Pour les pieux battus, on prend les mêmes valeurs en première approche. La réso-
ww
lution de cette méthode basée sur les fonctions de transfert de charge nécessite une
résolution par différence finie ou par matrice transfert.
gure 8.12) : des efforts latéraux (érection d’un remblai par exemple) et des efforts
verticaux appliqués sur le fût et orientés vers la pointe ou « frottement négatif ».
Les efforts latéraux sont apportés par le moment M et les composantes transversales
à l’axe du pieu Qh des forces appliquées en tête de pieu.
s:/
a) Principe d’analyse
permet de mobiliser une réaction du sol r(z). La déformée du pieu est telle que le
pieu est en équilibre statique, c’est-à-dire que le torseur en tête (Qh ,M ) est équilibré
par l’ensemble des réactions r(z) du sol (cf. figure 8.13).
La réaction r(z) se décompose en réactions frontales sur la face du pieu et en frotte-
ments sur le côté du pieu.
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212 8 • Fondations
m
co
J
*
G
ie.
}
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"
"J
" L
L
er
F IGURE 8.12 Génération de poussées latérales et frottements négatifs par le transfert de charge
N
<
alg
*
*
.gc
G{
| {
|
ww
F IGURE 8.13 Déformation d’un pieu soumis à un chargement latéral et réaction du sol.
( (
<
/w
F IGURE 8.14 Mobilisation de la réaction latérale du sol sur différents types de pieux.
s:/
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/
8.2 Méthodes de calcul 213
m
Le calcul de la déformée du pieu, et des réactions latérales du sol, se fait en écrivant
l’équilibre horizontal de chacun des éléments du pieu de longueur dz, hypothèse étant
co
faite que la composante verticale de la réaction du sol sur le pieu peut être négligée.
T (z + dz) − T (z) + r(z).dz = 0
dT (z) d4 δ(z)
+ r(z) = 0 ⇒ EI + r(z) = 0
ie.
dz dz 4
Avec E désigne le module du matériau constituant le pieu et I son moment quadra-
tique.
d4 δ(z)
Puisque r(z) dépend de δ(z) : EI + r(δ(z)) = 0
er
dz 4
La résolution de cette équation différentielle fait intervenir les conditions aux limites
du pieu (en tête et en pointe). Quatre conditions aux limites sont nécessaires. Elles
peuvent porter sur les efforts appliqués (moment, effort tranchant), ou sur la défor-
z
*
alg
mée (déplacement δ, rotation δ ). Des exemples sont donnés à la figure 8.15.
z
z
*
z
.gc
:
¬
*
*
ww
:
z
z z
*z *z *z
z z
F IGURE 8.15 Conditions aux limites typiques, en tête et en pied de fondations (y(x) = δ(x))
/w
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214 8 • Fondations
m
!
{
|
S,F
!
{
|
S,F
"
co
ie.
"
er
Les paramètres de la courbe de réaction sont estimés sur la base des caractéristiques
pressiométriques du sol de fondation, suivant la théorie due à Ménard (cf. article Mé-
nard et Rousseau, 1962) dans le cas des sollicitations de longue durée d’application.
Kf = kf .B =
4 B0
.
3 B
Kf = kf .B =
6.E (z)
M α
2, 65.
4
B
alg
B0 +
6.EM (z)
α
3 .(2, 65) +
α
pour B B0
α
pour B B0
.gc
rf = B.pf avec pf pression de fluage au niveau considéré.
rs = 2.Ls .qs avec qs frottement latéral unitaire déterminé en fonction de pLM .
On multiplie ces coefficients par 2 dans le cas des sollicitations de courte durée d’ap-
plication et dans le cas des sollicitations sismiques le palier de la réaction latérale rs
est celui utilisé pour les sollicitations de courte durée, le palier de la réaction frontale
ww
s’écrit :
d4 δ(z)
EI + K.δ(z) = 0
dz 4
La solution de cette équation, lorsque K et EI sont constants sur toute la hauteur,
s:/
est :
− lz z z z z z
δ(z) = e . A. cos + B. sin
0 + e . C. cos + D. sin
l 0
l0 l0 l0 l0
Avec :
ttp
44EI
– l0 = : longueur de transfert du pieu dans le sol,
K
– A, B, C et D : constantes d’intégration obtenues par identification des conditions
aux limites.
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/
Exercices 215
m
Cette solution prend une forme simplifiée dans le cas des pieux de grande longueur
simplement sollicités en tête. Le premier terme, fonction des constantes A et B, prend
co
en effet une valeur proche de zéro lorsque lz0 prend une valeur importante ; pour des
pieux simplement sollicités en tête et suffisamment longs pour que la pointe ne soit
pas sujette à des déformations, l’identification aux conditions aux limites en pointe
conduit alors à C = D = 0 (l’axe des z étant compté positivement vers le bas).
ie.
Cette équation est considérée comme acceptable lorsque la longueur du pieu D est
supérieure à trois fois sa longueur de transfert l0 , le terme devenant alors inférieur
à 0, 05.
er
Le calcul de l’équilibre du pieu, par résolution de l’équation différentielle, se fait
à l’aide de programmes informatiques. Le calcul restitue, pour chaque section du
pieu, les efforts de la résistance des matériaux (T ,M ) et ceci pour les différentes
sollicitations en tête, résultant des combinaisons d’actions d’état limite de service et
alg
d’état limite ultime. La vérification porte sur la résistance du pieu, et se fait pour les
états limites de service ou ultimes à l’aide des règlements en vigueur.
EXERCICES
.gc
Exercice 8.1. Solution p. 225
Un bâtiment de trois niveaux a une surface au sol de 100 m2 (10 × 10 m). On admet
que la pression moyenne équivalente à chaque niveau est de 10 kPa. Le bâtiment
possède cinq murs porteurs de 10 m de longueur chacun (murs périphériques et un
ww
mur transversal situé au milieu du bâtiment). Le bâtiment est construit sur une couche
de 10 m d’épaisseur de sol argilo-limoneux surconsolidé, ayant un poids volumique
de 19 kN.m-3, une cohésion c = 20 kPa et un angle de frottement interne de ϕ = 23°.
Un essai œdométrique réalisé sur le sol donne les paramètres suivants σp = 350 kPa,
e0 = 1, Cs = 0, 02 et Cc = 0, 3.
/w
(1) Quelle est la pression moyenne sous les fondations superficielles des murs (assi-
milées à des semelles filantes de largeur 0, 6 m) ?
(2) Calculer la portance du sol sous les semelles selon qu’elles sont placées à 0, 5, 1
ou 1, 5 m de profondeur, dans un sol sans nappe. À partir de quelle profondeur
s:/
(3) Que se passe-t-il si le niveau de la nappe dans le sol monte jusqu’au niveau de la
ttp
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/
216 8 • Fondations
m
(5) Comparer les valeurs de tassement déterminées selon les méthodes œdométrique
et pressiométrique.
co
Exercice 8.2. Solution p. 226
On considère une semelle carrée de 2 m de côté, encastrée de 0, 5 m dans le sol. Elle
repose sur une couche de sable de caractéristiques γ = 18 kN.m-3, c = 0 et ϕ = 35°.
ie.
Le toit de la nappe est au niveau de la base de la fondation.
(1) Calculer la force verticale centrée maximale que l’on peut appliquer à la fonda-
tion (sans coefficient de sécurité).
er
(2) Que se passe-t-il si la charge reste verticale mais est excentrée de 0, 5 m vers le
milieu d’un côté ?
verticale ?
alg
(3) Que se passe-t-il si la charge est centrée mais inclinée de 10° par rapport à la
24 kN.m-3. L’effort dû au vent ou au givre sur les structures aériennes entraîne, dans
le cas le plus défavorable, une surcharge verticale V = 60 kN et un effort horizontal
simultané H = 90 kN appliqué à 15 m au-dessus de la base des socles et dirigé
suivant deux des côtés du carré formé par les quatre socles.
(1) Calculer les charges permanentes et extrêmes s’exerçant sur les socles en suppo-
/w
sant que l’effort horizontal se répartit également entre les quatre socles.
de caractéristiques suivantes :
• Argile à court terme cu = 70 kPa et γ = 20 kN.m-3, à long terme c = 8 kPa et
ϕ = 25 ° (pas de nappe),
• Sable γd = 16, 5 kN.m-3, c = 0 et ϕ = 35 ° et la nappe phréatique, normale-
ttp
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/
Exercices 217
m
On calculera les coefficients de sécurité pour ces différents cas en supposant
que les charges s’exerçant sur la base de chaque socle restent centrées et en
co
prenant en compte l’effet de l’inclinaison des charges δ, à l’aide des coefficients
réducteurs.
(4) Pour les socles côté vent, soumis à l’arrachement, on examine la stabilité vis-à-
ie.
vis des efforts horizontaux et l’on se préoccupe de savoir dans quelle mesure le
terrain sera sollicité en butée :
• dans l’argile, on admet qu’une contrainte tangentielle maximum égale à cu
peut se développer sur les faces du socle soumises à frottement. Une mise en
er
butée du terrain est-elle requise ?
• dans le sable, on admet que sur la base peut se développer un effort tangentiel
T au plus égal à N. tan(2.ϕ /3), N étant l’effort normal. Si l’on néglige les
alg
frottements sur les deux faces verticales latérales, comparer l’effort de butée
requis pour assurer la stabilité à la valeur maximum de butée évaluée suivant
Rankine. Est-ce compatible avec un bon comportement de la fondation ?
On prélève dans l’argile des échantillons sur lesquels on effectue trois essais CU+u
(cf. tableau 8.11) et un essai de résistance à la compression simple (Rc = 200 kPa).
(1) Déterminer graphiquement à partir de ces résultats les valeurs des paramètres
suivants : ϕ , c et cu .
ttp
(2) La semelle de fondation est carrée. Déterminer la longueur de son côté b, pour
que l’on ait, par rapport à la rupture à court terme, un coefficient de sécurité égal
à 3. On considérera que la fondation est rugueuse.
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/
218 8 • Fondations
m
(3) Calculer la pression limite sous la fondation (b ayant la valeur déterminée à la
question précédente) dans un comportement à long terme de l’argile et montrer
co
ainsi que le comportement à court terme est le plus défavorable.
ie.
4 m. On suppose qu’à partir de cette profondeur la cohésion drainée de l’argile
diminue brusquement. Quelle devra être la valeur minimale de la cohésion non
drainée au-dessous de 4 m pour que les conditions de stabilité à court terme de la
fondation ne soient pas modifiées ?
er
Exercice 8.5. Solution p. 229
On se propose d’étudier la stabilité de la fondation superficielle d’une culée de
alg
pont, représentée sur la figure 8.17. Cette fondation repose sur une couche de sable
(γ = 19 kN.m-3, c = 0, ϕ = 35 °, pLM = 0, 91 MPa), moyennement compac-
tée, rapportée sur le terrain naturel composé de limon argileux (γ = 20 kN.m-3,
c = 5 kPa, ϕ = 25 °, pLM = 0, 45 MPa, Cv = 9.10-7 m2.s-1).
.gc
Cette dernière couche repose sur une grave (pLM = 1, 50 MPa). On traitera la fon-
dation comme une semelle filante.
ww
/w
s:/
/
Exercices 219
m
est égal au poids d’un massif de sol limité par le rectangle figuré en tireté.
co
(1) Calculer le coefficient de sécurité de la semelle lorsque le remblai est mis en
place. On ne se préoccupera que de la stabilité au niveau de la couche de sable,
en négligeant la force de butée à l’avant du mur.
ie.
Après la construction du tablier on considère que le tablier exerce, par mètre linéaire,
une force verticale de 1600 kN et une force horizontale de 50 kN.
er
place. On ne se préoccupera que de la stabilité au niveau de la couche de sable,
en négligeant la force de butée à l’avant du mur.
(3) Montrer qu’un compactage plus intense du sable dans la zone sous la se-
alg
melle, qui porterait les caractéristiques de ce matériau à γ = 20, 5 kN.m-3 et
pLM = 1, 10 MPa améliore sensiblement la stabilité.
diamètre D = 900 mm, de module d’Young du béton Eb = 20 GPa, foré sous boue
bentonitique dans une argile (p∗L = 1, 5 MPa, EM = 10 MPa).
Ce pieu a été soumis à un essai de chargement par paliers de charge constante main-
tenus une heure. Le pieu était équipé de deux extensomètres amovibles (A et B) déli-
ttp
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/
220 8 • Fondations
m
co
ie.
er
F IGURE 8.18 Coupe du pieu
#$
&'^$
&']$
$,
Z9
\f
alg
Tableau 8.12 Résultats de l’essai de chargement
.gc
&']$
$0 \f
(3) Calculer pour chaque palier de chargement la force normale dans le pieu au
niveau des extensomètres.
(4) En déduire le frottement latéral exercé par le sol sur le pieu. Tracer la courbe
de mobilisation du frottement latéral en fonction du déplacement relatif pieu/sol
(on prendra un déplacement à 6 m de profondeur). Quel frottement latéral limite
/w
peut-on en déduire ?
On souhaite dans cette partie confronter le comportement réel du pieu à une prévision
s:/
(7) Comparer les résultats du calcul au comportement réel du pieu (frottement latéral,
résistance en pointe). Quelles raisons peuvent expliquer les différences consta-
tées ?
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/
Exercices 221
m
Exercice 8.7. Solution p. 233
co
On envisage de fonder une pile de viaduc dans un fond de vallée. La lithologie du
site est constituée, de haut en bas, par une couche de limons argileux (alluvions ré-
centes) de 11, 5 m d’épaisseur, une couche de graves sableuses (alluvions anciennes)
de 3, 9 m d’épaisseur et un substratum marneux de forte épaisseur (cf. figure 8.19).
ie.
Les propriétés mécaniques des terrains ont été caractérisées par un profil pressiomé-
trique dont les résultats sont donnés sur la figure 8.19.
(* ¤
#*
%
er
,9
V ,
Ϭ͕Ϯϯ
Ϭ͕ϭϲ
Ϭ͕ϭϯ
Ϭ͕ϭϰ
(
G"` Ϭ͕ϭϲ
Ϭ͕Ϯ
Ϭ͕ϭϳ
Ϭ͕ϭϱ
alg
Ϭ͕ϭϵ
Ϭ͕ϭϴ
,9 Ϭ͕Ϯϭ ϭ͕ϱϴ
ϭ͕ϴϱ
9
N
J" ϭ͕ϴ Ϯ͕ϭϱ
,9 ϯ͕ϰ
ϯ͕ϳ
ϰ͕Ϯ
ϯ͕ϴ ϰ͕ϯ
ϯ͕ϵ ϰ͕ϱ
*
ϰ͕ϳ
ϰ ϰ͕ϵ
.gc
ϰ͕Ϯ
La descente de charges de la pile est bien représentée, en première analyse, par deux
actions verticales :
• le poids propre de l’ouvrage, de valeur caractéristique Gk = 12500 kN,
• les charges d’exploitation, de valeur caractéristique Qk = 4000 kN, de valeur
d’accompagnement ψ0 .Qk = 3000 kN, de valeur fréquente ψ1 .Qk = 1500 kN et
de valeur quasi permanente ψ2 .Qk = 500 kN.
/w
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/
222 8 • Fondations
m
(1) On évalue la possibilité de fonder superficiellement dans les limons argileux
l’appui du viaduc. Donner un ordre de grandeur de la contrainte de rupture qu
co
des limons argileux sous une fondation superficielle (on prendra un coefficient
de sécurité de 1, 7). En déduire un ordre de grandeur de la surface à prévoir pour
le radier de la fondation de la pile. Analyser qualitativement cette solution de
fondation superficielle en termes de tassement. Qu’en conclure sur le choix de
ie.
fonder superficiellement la pile de viaduc ?
(2) On étudie une solution de fondations profondes. La pile est fondée sur un groupe
de quatre pieux forés à la boue, de diamètre 1 m. Déterminer l’ancrage à donner
er
aux pieux dans la couche de marne pour satisfaire aux exigences de sécurité vis-
à-vis de l’état limite ultime (combinaison fondamentale uniquement, le projet ne
prévoyant pas de situation accidentelle). Vérifier le dimensionnement vis-à-vis
des états limites de service. Qu’en conclure ?
alg
(3) Une solution variante de profilés H battus est envisagée. Les profilés H ont une
section de 800 mm de cote (800 mm de largeur d’âme et 800 mm de largeur des
ailes). On se propose de les ancrer de 5 m dans les marnes. Donner le nombre de
pieux qu’il faut prévoir pour fonder la pile.
.gc
Exercice 8.8. Solution p. 235
On considère un réservoir de diamètre D = 17, 5 m fondé sur 137 pieux battus en
béton préfabriqué. Les pieux de diamètre B = 350 mm ont une longueur L = 30 m et
sont disposés suivant une maille carrée selon un entraxe moyen s = 1, 5 m. Les pieux
ww
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/
Exercices 223
m
(1) À l’aide de la méthode œdométrique, calculer le tassement moyen que subirait le
radier si aucun pieu n’était installé. Commenter le résultat obtenu.
co
(2) Quelle est la charge moyenne par pieu lorsque le silo est plein ? Comparer cette
charge moyenne à celle limite d’un pieu isolé sachant que pour l’argile du site,
on peut retenir un frottement latéral limite qs = 0, 5.cu et une résistance en
ie.
pointe qu = 9.cu . Commenter et comparer à la courbe de chargement obtenue
sur le pieu d’essai.
(3) En considérant une diffusion sous une semelle fictive positionnée à deux tiers de
er
la longueur des pieux, donner une estimation du tassement moyen de la fondation
du réservoir. Comparer aux tassements observés et commenter.
alg
déterminer le module Ménard moyen représentatif du site. On fait l’hypothèse
que 25 % de la charge passe par la pointe. On justifiera le choix de chacun des
paramètres.
Considérons la culée de pont de la figure 8.20 supportée par des pieux en bétons de
diamètre B = 0, 6 m, moulés en place dans un forage exécuté à l’abri d’un tubage
provisoire ouvert à la base. Les pieux ne sont chemisés qu’entre −2 et −10 m. Ils
sont descendus dans la grave à −17 m. Un essai pressiométrique réalisé tous les
mètres dans un forage très proche fournit le profil des pressions limites à prendre en
compte.
/w
(2) Quel est le frottement latéral positif admissible (le frottement négatif devant être
lui ajouté aux charges permanentes) ?
s:/
(3) Quelle est la charge totale admissible du point de vue géotechnique et celle du
point de vue du béton constitutif du pieu (La résistance moyenne admissible à
l’ELS est σ = 0, 3.fc28 /1, 36 et fc28 = 35 MPa) ? Le pieu travaillera-t-il dans
des conditions optimales ?
ttp
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224 8 • Fondations
m
co
ie.
er
alg
.gc
F IGURE 8.20 Coupe de l’ouvrage et profil pressiométrique
ww
d4 δ
EI + K.B(δ − δs ) = 0
dz 4
loin du pieu, ou sans pieu. On supposera que δs vaut 10 cm en tête des pieux (à
−2 m) et s’annule au sommet de la couche de grave, avec une décroissance linéaire
dans la couche d’argile.
ttp
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/
Solutions des exercices 225
m
(5) Calculer la longueur de transfert pour un béton de module à long terme
Eb = 10 GPa.
co
(6) Quelle est la solution analytique dans la couche d’argile de l’équation d’équilibre
des réactions prenant en compte une variation linéaire de δs ? Donner la variation
de δ dans cette couche, en supposant que le pieu est encastré en tête (δ = 0) sans
ie.
effort tranchant (T0 = 0) et que sa longueur peut y être considérée comme infinie.
(7) Quelle est le déplacement δ ainsi que la pression de réaction en tête du pieu ?
Comparer cette pression à celle de fluage pf = pLM /2. Qu’en conclure ?
er
SOLUTIONS DES EXERCICES
Solution 8.1.
alg
(1) La géométrie des fondations du bâtiment est donnée sur la figure 8.21.
Le poids du bâtiment est W = 3 × (10 × 100) = 3 MN. La surface des
fondations est de S = 5 × 10 × 0, 6 = 30 m2. La pression transmise au sol est
.gc
p = W/S = 100 kPa.
ww
/w
(2) La capacité portante de la fondation sous charge verticale centrée est déterminée
par la formule : qnet = c.Nc + q.Nq + γ.B 2 .Nγ
Pour un angle de frottement de ϕ = 23 °, les coefficients valent Nc = 18,
Nq = 8, 99 et Nγ = 6, 5. Pour un encastrement de 0, 5 m : qnet = 479, 3 kPa,
pour un encastrement de 1 m : qnet = 561, 6 kPa, et pour un encastrement de
ttp
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/
226 8 • Fondations
m
(3) On reprend le calcul avec le poids volumique déjaugé γ = γ − γw . Pour un
encastrement de 0, 5 m : qnet = 459, 8 kPa, pour un encastrement de 1 m :
co
qnet = 477, 4 kPa, et pour un encastrement de 1, 5 m : qnet = 494, 9 kPa. Les
trois profondeurs restent acceptables.
(4) Nous sommes dans le cas d’un sol classé « argile et limons » fermes avec
ie.
un encastrement équivalent de De /B = 1, 66. On considère les fondations
filantes ce qui nous permet de déterminer kp = 1. On obtient la contrainte :
qnet = q0 + kp .pLM = 1 × 19 + 1 × 450 = 459 kPa
er
(5) La valeur du tassement déterminée à partir de la méthode œdométrique (cf. cha-
pitre 5) et d’un coefficient
d’influenceest :
H σv0 + 4.Iz .Δσ
s= .Cs . log
1 + e0 σv0
s=
10
1+1
× 0, 02 × log
donc λc = 1, 45 et λd = 2, 4 :
alg
4 × 19 + 4 × 0, 135 × (100 − 19)
5 × 19
= 0, 01 m
Solution 8.2.
ww
(1) Dans le cas de la charge centrée verticale s’appliquant sur une semelle carrée
γ .B
B = L = 2 m : qnet = sq .q.Nq + sγ . .Nγ
2
B B
sq = 1 + . sin ϕ = 1, 574 et sγ = 1 − 0, 3. = 0, 7
L L
Pour un angle de frottement de ϕ = 35 °, les coefficient valent Nq = 33, 3 et
Nγ = 45. La capacité portante est de :
/w
(2) Si la charge est excentrée de 0, 5 m vers le milieu d’un côté, la largeur réduite
est de B = B − 2e = 2 − 2 × 0, 5 = 1 m et la contrainte, s’appliquant sur la
s:/
demi-surface :
qnet = (1+0, 5 sin 35)×0, 5×18×33, 3+(1−0, 3×0, 5)×0, 5×8×12×45 = 723, 6 kPa.
2
m
H
iq = 1 − = (1 − tan δ)2,5 = 0, 616
V + A.c . arctan ϕ
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/
Solutions des exercices 227
m
m+1
H
iγ = 1− = (1 − tan δ)3,5 = 0, 507
V + A.c . arctan ϕ
co
qnet = 1, 574×0, 616×0, 5×18×33, 3+0, 7×0, 507×0, 5×8×2×45 = 418, 3 kPa
ie.
m = 2 + 1/2 = 2, 5 :
qnet = 1, 287×0, 616×0, 5×18×33, 3+0, 85×0, 507×0, 5×8×2×45 = 325, 6 kPa
Au final les charges qu’il est possible d’appliquer par poteau sont de :
er
• charge verticale centrée : 2894 kN,
• charge verticale excentrée : 1077 kN,
• charge inclinée centrée : 1673 kN,
• charge inclinée excentrée : 651 kN.
Solution 8.3.
alg
(1) Les charges permanentes par socle sont égales à : V0 = 180/4+2×2×1×2, 4 = 141 kN
.gc
Les charges extrêmes par socle sont :
• surcharge due au givre dV1 = 600/4 = 15 kN
• surcharge due au vent dV2 = 90 × 15/6 × 1/2 = ±112, 5 kN et
dH1 = 90/4 = 22, 5 kN
ww
Au total les charges extrêmes s’exerçant sur les socles seront égales à :
• socles sous le vent : V = V0 + dV1 + dV2 = 268, 5 kN et H = 22, 5 kN
• socles au vent : V = V0 − dV2 = 28, 5 kN et H = 22, 5 kN
(2) La stabilité à l’arrachement des socles situés côté au vent est assurée par le seul
/w
(3) Dans le cas général à court terme, la pression admissible de l’argile s’exprime :
qnet = (π + 2)cu .sc .ic + q = 443 kPa
s:/
H
Avec : ic = 0, 5 1 + 1 − = 0, 98
A.cu
B
sc = 1 + 0, 5. = 1, 2
L
ttp
La pression appliquée sur la base vaut au plus 268, 5/4 = 67 kPa. Le coefficient
443
de sécurité vaut donc : F = = 9, 4 >> 3
67 − 20
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/
228 8 • Fondations
m
À long terme (sans nappe) : qnet = c .Nc .sc .ic .+q .Nq .sq .iq +0, 5.γ.B .Nγ .sγ .iγ −q0
co
qnet == 538 kPa
538
Le coefficient de sécurité est donc : F = = 11, 4 >> 3
67 − 20
ie.
Concernant le sable noyé, la formule est celle utilisée pour le cas du long terme
dans l’argile avec les paramètres effectifs (avec c = 0) :
qnet = q .Nq .sq .iq + 0, 5.γ.B .Nγ .sγ .iγ − q0
qnet = 10×33, 3×1, 574×0, 795+0, 5×10×2×45×0, 7×0, 726−10×1 = 635 kPa
er
635
Le coefficient de sécurité est donc : F = = 11 >> 3
67 − 10
(4) Concernant l’argile, l’effort maximum mobilisé par frottement vaut (2 faces
alg
verticales + base) : cu .(2.Slat + Sbase ) = 70 × (2 × 2 + 2) = 560 kN
Cette valeur est bien supérieure à l’effort appliqué de 22, 5 kN. La base seule
(280 kN) suffit sans subir de déplacement appréciable.
Pour le sable, on a N = 27, 5 kN d’où T = 27, 5. tan(23) = 11, 7 kN.
.gc
Le reste (22, 5−11, 7) = 11 kN doit être repris, selon nos hypothèses, par mise en
butée du terrain.
Suivant Rankine, les coefficients de poussées et de butée valent :
π ϕ 1
Ka = tan2 − = 0, 27 et Kp = = 3, 7
4 2 Ka
La mise en butée complète du terrain sur la face avant, provoque une mise à l’état
ww
la fondation, et est admissible. Une sécurité supplémentaire est apportée par les
frottements latéraux négligés dans ce calcul.
Solution 8.4.
(1) En traçant les cercles de Mohr à la rupture en contraintes totales et en contraintes
s:/
(2) La pression limite sous la fondation carrée a pour valeur, dans un comportement
ttp
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/
Solutions des exercices 229
m
En prenant un coefficient de sécurité égal à 3 la pression sous la fondation a pour
valeur : q = qnet/3 = 252 kPa
co
La largeur B est donnée par Q = B 2 .q, ainsi B = 3 m environ.
ie.
pression limite se simplifie en : qnet = c .Nc + q .Nq + 0, 5.γ.B .Nγ − q0
qnet = 30 × 30, 1 + 16 × 1 × 18, 4 + 0, 5 × 10 × 3.20 − 16 × 1 = 1481 kPa
er
(4) La contrainte totale à 4 m de profondeur est :
alg
Le supplément de contraintes transmis à 4 m de profondeur, c’est-à-dire à une
distance verticale z = 3 m au-dessous de la fondation, peut être calculé par
l’annexe A.. Avec a = b = 3/2 = 1, 5 m on détermine que a/z = b/z = 0, 5 et
donc I = 0, 08, d’où : Δσv = 4.I.q = 75 kPa.
.gc
La capacité portante du sol à 4 m de profondeur et à court terme s’exprime :
qnet = (π + 2)cu .sc .ic + q = 5, 14 × cu + 16 × 1 + 20 × 3
Pour que la fondation soit stable à court terme avec un coefficient de sécurité
ww
Solution 8.5.
(1) La force de poussée P , pour une tranche d’un mètre, calculée d’après la méthode
/w
D’où x = 0, 8 m
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/
230 8 • Fondations
m
Soit l’excentrement e = 0, 3 m. Selon la méthode de Meyerhof, la largeur fictive
de la semelle est B = B − 2e = 3 − 2 × 0, 30 = 2, 40 m. Donc la contrainte
co
verticale est q = W/(B .1) = 228/2, 4 = 95 kPa.
ie.
Avec p∗Le = 910 kPa, et De /B = 1/2, 4 = 0, 42, et kp0 = 1, le facteur vaut :
De De
kp,f ilante = kp0 + a + b . 1 − e−c. B = 1, 15
B
er
D’où qnet = 1093 kPa.
qnet
Le coefficient de sécurité est donc : F = = 11, 5, la stabilité est assurée.
q
alg
(2) L’inclinaison δ de la résultante est telle que :
tan δ = (P + H)/(V + W ) = (92 + 50)/(1600 + 228) = 4, 5 °
qnet
Le coefficient de sécurité vaut : F = q = 1, 35, la stabilité est nettement
insuffisante.
(3) Pour une pression limite de 1, 10 MPa, la capacité portante vaut : qnet = 1328 kPa,
soit F = 1, 63. Il est ainsi possible de placer la fondation sans difficulté.
/w
δ = 2, 9 °.
L’excentrement e est tel que :
(V + W ).x = (V.d1 + P.d2 + H.d3 ) = 1600 × 0, 2 + 92 × 7 + 50 × 11 = 2793.x
Ainsi x = 0, 54. Soit B = B − 2e = 8, 8 − 2 × 0, 5 = 7, 7 m, avec
q = 2793/7, 8 = 362 kPa, p∗Le = 0, 45 MPa, De /B = 0, 77, kp0 = 0, 8 et le
ttp
facteur vaut :
De De
kp,f ilante = kp0 + a + b. . 1 − e−c. B = 0, 94
B
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/
Solutions des exercices 231
m
et qnet = 19 × 6 + 0, 94 × 450 = 535 kPa
co
535
F = = 1, 48, la stabilité est limite.
358
(5) D’après la théorie de la consolidation, le facteur temps est :
Cv .t 9.10-7 × 2 × 365 × 24 × 3600
ie.
Tv = 2
= = 2, 25
H 52
Soit un degré de consolidation U > 98 %. On peut admettre que dans ces
conditions tout en tenant compte du chargement progressif les conditions de long
terme (Δu = 0) sont réalisées en fin de construction et que dès ce moment la
er
stabilité est assurée.
alg
• le sable (courbe Q2) est qs = αpieu−sol .fsol (pLM ) avec :
fsol (pLM ) = (a.pLM + b).(1 − e−c.pLM ) = 0, 046 MPa
αpieu−sol = 1, 8
Soit qs = 0, 083 MPa
• le limon (courbe Q1) :
.gc
fsol (pLM ) = 0, 033 MPa
αpieu−sol = 1, 5
Soit qs = 0, 050 MPa
• la grave(courbe Q2) :
fsol (pLM ) = 0, 063 MPa
ww
αpieu−sol = 1, 8
Soit qs = 0, 113 MPa
Le coefficient de portance en pointe vaut pour un pieux de classe 2 : kp = 1, 65.
Le terme de frottement vaut :
3
/w
La charge non pondérée reprise par un pieu est de 2, 898 MN. La charge à re-
prendre par mètre linéaire est de 1, 828 MN. Un pieu tous les 1, 60 m serait suf-
fisant.
ttp
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232 8 • Fondations
m
Solution 8.6.
co
(1) La courbe de chargement est donnée sur la figure 8.22. La charge limite
conventionnelle est déterminée pour un enfoncement de la tête du pieu de
s = 2.B/100 = 1, 8 cm. Elle a été atteinte et peut être estimée à une valeur
légèrement inférieure à 2450 kN.
ie.
er
alg
.gc
Z
(3) La valeur de la force normale dans le pieu est déduite de la déformation du pieu :
π.D 2
F0-6 = ε. .Eb
4
s:/
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/
Solutions des exercices 233
m
Tableau 8.14 Valeurs de forces, déplacement, déformation et frottement latéral unitaire
co
# &'^$ &'^$ # # #$
&'^$
$ f $^$ \f f\" '$
Z9 Z9 Z9 Z
ie.
er
alg
On détermine le terme de frottement axial :
Rs = D.qs .π.B = 12 × 0, 055 × π × 0, 9 = 1, 866 MN
Rb = kp .pLM .π.B 2 /4 = 1, 3 × 1, 5 × π × 0, 92 /4 = 1, 24 MN
(7) Du fait de l’homogénéité du massif, il est possible de combiner les courbes d’in-
teraction sol-structure pour définir la courbe prévisionnelle du pieu. La prévision
/w
diffère surtout pour les grands déplacements car la capacité portante prédite est
plus élevée que la charge d’essai.
Solution 8.7.
s:/
(1) La fondation superficielle est posée sur les limons argileux. La pression limite
nette est : qnet = q0 + kp .p∗Le
De
kp, B = kp0 = a + b. . 1 − e−c. B = 0, 8
L B
et : qnet = 0, 8 × 0, 15 = 0, 15 MPa
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234 8 • Fondations
m
qnet.A
À l’ELU, E < R =
γ
co
Donc la surface de la fondation peut être estimée à :
E.γ 22875 × 1, 7
A> = = 260 m2
qnet 150
On peut anticiper vu le profil de sol des tassements de forte amplitude et se
ie.
développant sur des durées importantes.
er
pas de frottement axial.
• les graves-sableuses (courbe Q2) :
qs = αpieu−sol .fsol (pLM ) avec :
alg
fsol (pLM ) = (a.pLM + b).(1 − e−c.pLM ) = 0, 07 MPa
On a déterminé la pression limite avec une moyenne géométrique.
αpieu−sol = 1, 4
Soit qs = 0, 098 MPa
• la marne (courbe Q4) :
.gc
fsol (pLM ) = 0, 113 MPa
αpieu−sol = 1, 5
Soit qs = 0, 169 MPa
Le coefficient de portance en pointe vaut pour un pieu de classe 2 : kp = 1, 6. Le
ww
La charge que doivent reprendre les quatre pieux à ELU est de 22875 MN majorée
par un coefficient que l’on prendra ici égal à 1, 4 :
22, 875
× 1, 4 = 0, 5459 × x + 6, 648 MN
4
s:/
Ainsi : x = 2, 49 m. Vous pouvez compléter par une vérification aux autres états
limites en utilisant les coefficients suivants (ELScara : 1, 1 ; ELSqp : 1, 4).
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/
Solutions des exercices 235
m
• dans la marne : fsol (pLM ) = 0, 113 MPa et αpieu−sol = 1
soit qs = 0, 113 MPa
co
Le coefficient de portance en pointe vaut pour un pieux de classe 2 : kp = 2, 2
Le terme de frottement (on prend le périmètre développé du H et ρs = 1) vaut :
Rs = 1i=1 qsi .Asi = (0, 070 × 4 + 0, 113 × 5) × 6 × 0, 8 = 4, 056 MN
ie.
Le terme de pointe (on assimile les marnes aux argiles donc ρp = 0, 5) vaut :
Rb = (q0 +kp .pLM ).Asi = ((5+16)×0, 019+2, 2×4, 12)×0, 5×0, 82 = 3, 028 MN
22875
er
À l’ELU : .1, 4 = 7, 085 MN soit n = 4, 5 arrondi à 5.
n
Solution 8.8.
s=
H
1 + e0
.Cc . log
σv0
alg
(1) La valeur du tassement déterminée à partir de la méthode œdométrique (cf. cha-
pitre 5) et l’application
d’un coefficient
σv0 + 4.I.Δσv
d’influence (voir annexe A.) est :
30×15+0,13×25000/240
s = 60 × 0, 197. log = 0, 15 m
.gc
30×15
25
(2) La charge moyenne par pieu est de : Vsp = Vn = 137 = 0, 18 m
Soit 50 % de la charge de rupture de l’essai. Avec les corrélations proposées, on
voit que le frottement latéral peut être estimé à qs = 12 kPa et qu = 392 kPa.
Rt = Rs + Rb = π.B.D.qs + qu .As = 433 kN
ww
(3) Bien que l’entraxe des pieux soit supérieur à trois fois le diamètre, nous allons
estimer le tassement à partir de la diffusion de charge à la profondeur de 20 m.
La charge s’applique donc sur un disque de 37, 5 m situé
à 40 m de profondeur.
/w
40 × 17 + 0, 25 × 25000/240
s = 40 × 0, 148. log = 0, 097 m
40 × 17
(4) Pour un pieu isolé dans un sol homogène, on peut dire que le tassement total est
la somme des tassements du fût et de la pointe. On reste sur le premier segment
s:/
B.Vt Vt
Donc s = (0, 0114 + 0, 2362). = 0, 0867.
EM EM
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/
236 8 • Fondations
m
Prenons le premier palier de chargement de l’essai de chargement, on obtient :
EM = 11, 56 MPa.
co
(5) Si l’on assimile le groupe de pieux à un pieu unique on peut estimer à partir
du tassement de l’hydrotest le diamètre équivalent. Le rapport profondeur sur
diamètre est de 20/17, 5 = 1, 7. On est plus dans le cas d’une fondation superfi-
ie.
cielle que dans celui d’un pieu. Nous n’allons donc considérer que le tassement
de la pointe :
B.qb 11.s.EM
s= , soit B = = 24, 41 m
11.EM qh
er
Si on utilise la méthode élastique en assimilant le module pressiométrique à un
module d’Young (Cf = 1 pour une fondation souple au centre) on obtient :
qb .B.(1 − ν 2 ).Cf s.EM 0,02×11,56
s= , soit B = qb .(1−ν 2 ).C = 25/240×0,89×1 = 2, 49 m.
EM f
alg
Le diamètre est inférieur à la valeur déterminée par les courbes de transfert, car
le module pressiométrique sous-estime le module d’Young dans un rapport de
presque 10 ici.
Solution 8.9.
.gc
(1) Le coefficient de portance en pointe vaut pour un pieux de classe 1 : kp = 1, 1.
Le terme de pointe vaut :
Rb = (q0 + kp .pLM ).Asi = (17 × 0, 019 + 11 × 1, 56) × π × 0, 32 = 0, 576 MN
(2) Le frottement latéral mobilisable pour des forés tubés (virole récupérée) dans :
ww
• l’argile molle possédant une pression limite inférieure à 0, 4 MPa est négligé,
• les graves-limoneuses (courbe Q2) est qs = αpieu−sol .fsol (pLM ) avec :
fsol (pLM ) = (a.pLM + b).(1 − e−c.pLM ) = 0, 06 MPa
/w
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/
Solutions des exercices 237
m
π.B 4
(4) Le moment quadratique du pieu est : Ip = = 0, 0064 m2. Le coeffcient de
64
co
réaction à long terme
vaut donc :
1 1, 33 B α α
= .B0 . 2, 65. + .B
kf 6.EM B0 6.EM
Avec EM = 4000 kPa et α = 2/3 pour une argile normalement consolidée :
ie.
kf = 12, 54 MPa/m et le module de réaction Kf = kf .Bext = 7, 52 MPa
4.E.Ip
(5) La longueur de transfert s’exprime : l0 = 4 = 2, 41 m
Kf
er
3 × l0 = 7, 24 > 8 m, le pieu est long et souple sur l’épaisseur de la couche
d’argile.
− lz z z
alg
(6) La déformée du pieu est donnée par : δ(z) = e . A. cos + B. sin
0
l0 l0
Avec les conditions δ (z = 0) = 0 et T (z = 0) = 0 après dérivation de δ(z), on
trouve que A = B = 0.
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m /
co
ie.
er
alg
.gc
ww
/w
s:/
ttp
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m /
co
ie.
Annexes
er
alg
A. DISTRIBUTION DE CONTRAINTES DANS UN MASSIF -
.gc
ABAQUES
Les abaques qui suivent permettent de déterminer le coefficient d’influence I en un
point d’un massif en fonction de la forme de la charge.
/w
89
9
89
s:/
ǻı
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/
240 Annexes
m
co
>!
"!
#$%
ie.
:8
er
$ :
ǻı
alg $8
ww
ǻı
8
/w
68
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/
B. Coefficient de consolidation 241
m
co
ie.
er ^]$
alg
F IGURE A.4 Abaque de Newmark (coefficient d’influence n = 0, 005)
.gc
B. COEFFICIENT DE CONSOLIDATION
B.1. Méthode de Taylor
Cette méthode est préconisée par la norme actuelle XP 94-090-1. Dans un premier
temps, on trace pour une charge donnée la courbe des tassements en fonction de la
ww
racine carrée du temps (cf. Fig B.5). La lecture s0 ne sera pas prise en compte pour
la construction ci-après.
/w
!
s:/
&
&
ttp
√
F IGURE B.5 Méthode de Taylor. Évolution du tassement s en fonction de t
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242 Annexes
m
Tracer la droite D1 correspondant à la partie quasi linéaire du début de la consolida-
tion. Cette droite coupe l’axe des ordonnées en un point sc qui est le « zéro corrigé ».
co
De ce point sc , on trace la droite D2, de pente 1,15 fois plus faible que celle de D1.
L’intersection avec la courbe donne le point correspondant à 90 % de consolidation
primaire (point d’ordonnée s90 ).
ie.
Vérifier que la fin de la partie linéaire de la courbe de tassement est proche de
60% de consolidation (point d’ordonnée s60 ). Dans le cas contraire, refaire une ou
plusieurs linéarisation(s) jusqu’à satisfaire ce critère. Le temps correspondant à 90 %
er
de consolidation est noté t90 .
0,848.d2
Cv s’obtient finalement par la relation : Cv = t90
0, 197.d2
Cv =
t50
G
!
s:/
ttp
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/
C. Coefficient de poussée/butée 243
m
a) Remarques sur les méthodes (source : Méthode d’essai LCPC)
co
On utilise couramment la méthode de Casagrande, fondée sur la représentation du
tassement en fonction du logarithme du temps. Dans bien des cas, cette méthode est
difficilement utilisable, la forme de la courbe ne se prêtant pas à une construction
graphique aisée (forte compression secondaire, faibles incréments de charge, fortes
valeurs de Cv (Cv > 10−7 à 10−6 m2 /s).
ie.
Il est préférable d’utiliser la méthode de Taylor face à des sols à fortes compression
secondaire. Par contre, elle nécessite des mesures précises en début d’essai. Rappe-
lons que cette méthode n’est correctement appliquée que si la linéarisation porte sur
er
60% de la consolidation.
Pour les deux méthodes, les valeurs représentatives du coefficient de consolidation
sont celles déterminées pour des charges σ > σp .
ww
s:/
ttp
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244 Annexes
m
ȕ įij¶
co
ȕij¶
ie.
įij¶
er
įij¶ įij¶
alg
.gc
ȕij¶
ww
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m /
co
Index
ie.
er
Angle de frottement, 79, 84, 153, 157, 158, Déformation, 54, 77, 78
160, 175, 177 Darcy, 22
Anisotropie, 22, 30 Degré de consolidation, 118
Aquifère, 25, 29
Arrangement particules, 117
Bishop, 85
Boîte de cisaillement, 83
Boulance, 24, 32
alg Degré de saturation, 1
Dilatance, 80, 113
Dupuit, 25
Écoulement, 22
Élasticité, 77
.gc
Boussinesq, 57 Éléments finis, 78, 160
Butée, 153, 157 Essais
in situ, 87
Cam-Clay, 81 laboratoire, 83
CD, 84
Charge hydraulique, 22, 185, 188 Fondations, 195
Chemin de contrainte, 82 Forage, 87, 89
ww
Consistance, 4 de plasticité, 4
Consolidation, 117, 118, 121
Contrainte Limites d’Atterberg, 4
effective, 54
normale, 53 Mécanisme de rupture, 156, 182, 198
principale, 53 Meyerhof, 205
ttp
tangentielle, 53 Module
totale, 54 œdométrique, 124
Contre-butée, 158 de réaction, 157, 159
Corrélations, 89, 93 pressiométrique, 91
Coulomb, 79, 80, 153 Mohr-Coulomb, 80
CU+u, 84 Mur-poids, 151
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/
246 Géotechnique
m
Nappe, 24, 25 Puits, 26, 28
co
Œdomètre, 122, 124 Résistance cisaillement, 77
Rankine, 153
Pénétromètre, 87 Rideaux, 157
Pente, 173 Rugosité, 161
Perméabilité, 22
Scissomètre, 89
ie.
Piézomètre, 24, 33
Soutènement, 161
Pieux, 208
Surface de charge, 78
Poids volumique, 2
Pompage, 26, 35 Talus, 173
Porosité, 1 Tassement, 117, 203
er
Poussée, 153, 155 Teneur en eau, 1, 4
Préconsolidaion, 123 Terzaghi, 54
Pressiomètre, 90 Triaxial, 84
Pression interstitielle, 25, 54, 117
Proctor, 4 UU, 94, 102
alg
.gc
ww
/w
s:/
ttp
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