These: Mohamed BOUSSALEM
These: Mohamed BOUSSALEM
THESE
LE TITRE DE DOCTEUR
DE L’INSTITUT NATIONAL POLYTECHNIQUE DE TOULOUSE
ET LE TITRE DE DOCTEUR
DE L’ECOLE SUPERIEURE DE COMMUNICATION DE TUNIS
Par
Mohamed BOUSSALEM
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Dédicaces
A toute ma famille,
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Remerciements
Le travail présenté dans ce manuscrit s’est déroulé au sein du laboratoire de l’école
nationale supérieure d’électronique, d’électrotechnique, d’informatique,
d’hydraulique et télécommunications (ENSEEIHT) de Toulouse ainsi qu’au
laboratoire 6Tel de l’école supérieure de communications de Tunis.
- à Monsieur Victor Fouad Hanna, professeur à l’université de Paris VI, qui m’a
fait l’honneur d’avoir accepté de juger ce travail en qualité de rapporteur et de
présider mon jury de thèse.
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Je remercie aussi tous mes amis Jean Pierre Mario, Hachem Khadri (Bichou),
Mokhtar Haouet (Houta), Yassine sellemi, Syrine Charfi, Sami Chaouachi, Ali
Yalaoui (Aloulou), Cristian Avram, Bastien Rocarias sans tout les autres.
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Conférences Internationales
M.Boussalem, J.David, F.Choubani, R. Crampagne : “ Intelligence use of non uniform transmissions
lines to design actives and passive microwave circuits” Progress in electromagnetic Research
Symposium, PIERS 2006, Tokyo – JAPON pp 26,30.
M.Boussalem, F.Choubani, J.David, R.Crampagne. : “ Harmonic supression in low pass filter designed
by non uniform transmissions lines”, 12th IEEE International conference on electronics, Circuits and
Systems, Gammarth, Tunisia, 11-14 December 2005.
J. David, M. Boussalem, H. Gaha, T.H. Vuong, D. Voyer and H. Aubert, “Méthodes expérimentales pour
la caractérisation HF de composants embarqués” Colloque International sur les Technologies
Automobiles, Sousse 26, 27 Avril 2007.
T.H. Vuong, H. Gaha, M. Boussalem, J. David, F. Choubani, “ Les communications sans fils dans
l’automobile” ” Colloque International sur les Technologies Automobiles, Sousse 26, 27 Avril 2007.
H. Gaha, M. Boussalem, J. David, F. Choubani, T.H Vuong, A. Bouallègue, " Natural Fractal Shapes
for Novel Multiband Antenna Design, " Microwave Symposium, MMS’2006,Genova(Italy) September 19-
21, 2006
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I Introduction…………………………………………………………………………….22
II Définition de l’équation de Hill……………………………………………………….23
III Ecriture des équations du courant et de la tension …………………………… …..24
IV Identification des équations des Télégraphistes à une équation de Hill…… ……...29
IV.1 Elimination du terme en dérivée première ………………………………..29
IV.2 Périodisation de la fonction J (ξ) …………………………………………30
VIII Résultats numériques de quelques lignes non uniformes ………… ..…… ………58
IX Conclusion du chapitre ………………………………………………………...……67
Bibliographie du chapitre .………………………………………………………………68
Chapitre II Etude du comportement fréquentiel des lignes non uniformes ………………… .72
I Introduction…………………………………………………………………………….73
II Généralité sur le comportement fréquentiel……………………………… ………….74
II.1 Ligne quart d’onde court circuitée à une extrémité………………………....75
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Conclusion générale……………………………………………………………………………140
Annexe A.1 Calcul des éléments de la matrice de chaîne M de la ligne à partir des solutions de
l’équation de HILL U1 et U2 …………………………………………………………………..142
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Figure I.12 Octopôle L.C.N.U. divisé en deux quadripôles par plan de symétrie
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Figure II.7 : Différentes formes de lignes non uniformes avec variation de profil P
Figure II.8 : Différentes lignes non uniformes avec variation de profil P et d’épaisseur T
Figure II.9 : Ligne non uniforme conçu à partir de la mise en cascade de lignes uniformes
Figure II.13 : Impédance des deux lignes uniforme et non uniformes de profil linéaire
Figure II.14 : Circuit de ligne micro bande quart d’onde court circuité
Figure II.16 : Coefficient de réflexion de lignes uniforme λ/4 court circuitée -mesures-
Figure II.16 : Coefficient de réflexion de lignes uniforme λ/4 court circuitée -mesures-
Figure II.19 : Coefficient de réflexion de ligne exponentielle λ/4 court circuit -mesures-
Figure II.20 : Circuit réel de ligne linéaire hyperbolique λ/4 en court circuit
Figure II.21 : Coefficient de réflexion d’une ligne linéaire hyperbolique λ/4 court circuitée
Figure II.22 : Coefficient de réflexion de ligne linéaire hyperbolique λ/4 court circuit
Figure II.23 : Coefficient de réflexion de ligne linéaire hyperbolique λ/4 court circuit
l’épaisseur du substrat
Figure III.4 : Gabarit d’un filtre passe bas réel conçu a partir d’éléments localisés.
Figure III.5 : Schématique pour un filtre passe bas à 1 GHz conçu par des lignes uniformes.
Figure III.7 : Schématique pour un filtre passe bas à 1 GHz conçu avec des lignes non
uniformes.
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Figure III.9 : Circuit de filtre passe bas réalisé à partir de lignes uniformes
Figure III.10 : Circuit du filtre passe bas conçu à partir de lignes non uniformes
Figure III.12 : Réponse des deux filtres passe bas A conçu a partir de lignes uniformes B conçu à
Figure III.15 : Schématique de filtre coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
Figure III.16 : Réponse fréquentielle du filtre coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
Figure III.17 : Schématique du premier élément résonant (ligne uniforme et ligne non uniforme)
Figure III.20 : Schématique du deuxième élément résonant (ligne uniforme et ligne non
uniforme)
Figure III.21 : Schématique du troisième élément résonant (ligne uniforme et ligne non
uniforme)
Figure III.24 : Réponse fréquentielle du filtre coupe bande (uniforme et non uniforme)
Figure III.25 : Circuit réel du filtre Coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
Figure III.26 : Circuit réel du filtre Coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
Figure III.27 : Réponses des deux filtres A : Filtre uniforme, B : filtre non uniforme
Figure III.29 : topologie simplifiée de l’utilisation des LNUT dans le cas d’un amplificateur
Figure III.30 : Topologie simplifiée de l’utilisation des LNUT dans le circuit de polarisation
d’un transistor
Figure III.31 : Schématique de l’oscillateur étudié avec une ligne résonante uniforme
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Figure III.32 : Amplitude des différents harmoniques du signal de sortie (cas d’une ligne
résonante uniforme)
Figure III.33 : Représentation temporelle du signal de sortie dans le cas d’une ligne uniforme
Figure III.34 : Amplitude des différents harmoniques du signal de sortie (cas d’une ligne
Figure III.35 : Représentation temporelle du signal de sortie (cas d’une ligne de profil linéaire)
Figure III.36 : Comparaisons des Amplitude des différents harmoniques du signal de sortie
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Tableau III.2 : Comparaison des deux filtres passe bas uniforme et non uniforme
Tableau III.3 : Comparaison des deux filtres coupe bande uniforme et non uniforme
Tableau III.5 : Récapitulatif des différents niveaux d’harmoniques suivants la ligne utilisée
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Résumé
Le but de ce travail est d’exposer l’utilité des lignes non uniformes pour compenser des
non linéarités avec une approche physique orientée vers la conception des circuits micro-ondes.
En effet, certaines structures de transmission non uniformes bien choisis, peuvent, grâce à leur
comportement fréquentiel compenser des parasites harmoniques dans des circuits passifs micro-
ondes et aussi une non linéarité dans les circuits actifs. Il suffit pour cela de bien choisir la loi
de non uniformité afin de maîtriser une non linéarité connue. Ce travail exposera le cas des
lignes de transmission non uniformes conçues et réalisées en technologie microbande (stripline).
La dernière partie présente des applications originales de ces lignes dans la réduction des
harmoniques parasites générés par des dispositifs passifs ainsi que l’amélioration des circuits
actifs en ce qui concerne la présence des harmoniques dans le signal de sortie.
Mots clés
Micro-ondes – Hyperfréquences – Equation de Hill – Résolution numérique – Lignes de
transmissions non uniformes – Technologie planaires – adaptation d’impédance – Filtres passifs
Réduction d’harmoniques de circuits actifs – circuits non linéaires.
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Introduction Générale
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Introduction générale
Le domaine des micro-ondes et des radios fréquences, a connu depuis ces dernières
années une forte demande et de très grands progrès technologiques. Le domaine d’application
touche aujourd’hui différents domaines allant des applications professionnelles de haute
précision comme les systèmes de navigation de télécommunications terrestres et spatiale, la
télédétection, la radiométrie, la médecine et santé à des applications grand public comme la
télévision, la téléphonie mobile, radiodiffusion,les systèmes d’alarmes et de sécurité.
La combinaison de ces différentes contraintes dirige les chercheurs vers une intégration
du plus grand nombre de fonctions. La méthode la plus connue est l’utilisation des lignes de
transmissions uniformes mises en cascade. L’inconvénient est que ces structures de transmission
présentent des discontinuités difficiles à modéliser.
Une autre orientation a conduit les chercheurs à l’introduction de structures de transmission non
uniformes ou encore de lignes de transmission non uniformes (LNUT). En effet, ces types de
structures présentent un grand avantage puisque leur comportement fréquentiel dépend
étroitement de leur géométrie ce qui rendra alors possible d’optimiser le profil de la ligne pour
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avoir le comportement fréquentiel qui convient le mieux. Cela peut avoir un impact considérable
dans la conception des circuits actifs micro-ondes, comme les amplificateurs de puissance, les
oscillateurs et aussi les circuits passifs en général et le filtrage en particulier.
C’est dans ce contexte que cette thèse prend place. Elle concernera l’étude, la
modélisation et l’application des lignes de transmission non uniformes dans le domaine
fréquentiel avec l’objectif de dégager le comportement fréquentiel (de résonance, facteur de
qualité) différent de celui présenté par des structure différentes classiques. L’apport de ces lignes
de transmission non uniformes (LNUT) pour l’amélioration des performances des circuits
passifs et actif micro-ondes sera aussi exposé.
Ainsi, dans le premier chapitre, nous exposerons la modélisation des LNUT, faite grâce
à un formalisme mathématique basé sur la résolution d’une équation différentielle du second
ordre sans terme en dérivée première appelée équation de Hill. La modélisation consistera à
écrire les équations générant la variation du courant et de la tension le long de la structure, et
ensuite à les identifier à une équation de Hill. La résolution de cette dernière permettra de
déduire les solutions sous forme de coefficients de série de Fourier qui permettront à leur tour,
de déduire le modèle de la ligne.
Ainsi, différentes lignes ayant différents profils ont été étudiés et leur comportement fréquentiel
spécifique a été validé expérimentalement.
Le troisième chapitre sera consacré aux applications de ces lignes de transmission non
uniformes dans la conception et l’amélioration du comportement des circuits passifs et
précisément dans la conception d’un filtre passe bas et un filtre coupe bande. L’impact positif de
l’utilisation des LNUT a ainsi été expérimentalement validé.
L’utilisation des LNUT dans la conception des circuits actifs comme en particulier dans
le cas d’amplificateur et d’oscillateur micro onde sera abordée dans la deuxième partie de ce
chapitre.
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[IG.2] F. Gagnet
″ Contribution à l’étude d’interconnexions en circuits intégrés″ Thèse de Doctorat en
Electronique, INP Toulouse, 1998.
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Chapitre I
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Chapitre I
Résumé :
Les lignes de transmissions non uniformes (LNUT) pressentent un comportement fréquentiel
spécifique différent de celui des lignes de transmissions classiques uniformes. Dans ce
premier chapitre, consacré à une étude théorique, nous exposerons une méthode originale de
modélisation des LNUT qui, à partir de la loi de non uniformité de la ligne, détermine le
modèle de la structure donné par sa matrice de répartition [S].
Cette modélisation sera basée sur la résolution numérique de l’équation de Hill, en effet,
le processus de modélisation consistera dans un premier temps à écrire les équations de
courant, de tension et d’impédance le long d’une ligne de transmission non uniforme et
ensuite d’identifier ces équations à des équations de Hill. Dans un deuxième temps nous
exposerons les étapes de résolution d’une équation de Hill, pour, finalement, en déduire le
modèle de la ligne à partir des solutions trouvées.
Cette résolution fera l’objet de plusieurs étapes qui permettront la mise en oeuvre d’un
programme de résolution complet.
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I. Introduction
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L’équation de Hill est définie comme étant une équation différentielle du second ordre sans
terme en dérivée première et à coefficients périodiques.
Cette équation a été présentée pour la première fois par l’astronome américain [6] G.W. HILL
qui l’avait établie pour analyser et mettre en évidence l’influence de l’attraction gravitationnelle
du soleil sur le mouvement du périgée de la lune [7]. Cette équation a été utilisée dans différents
domaines comme l’astronomie, l’électronique de puissance [8] etc. …
d 2w
+ θ.w = O (1.1)
dt 2
Ainsi dans tout problème d’électromagnétisme, nous pouvons ramener les équations des
télégraphistes à des équations de cette forme :
d 2U (ξ )
2
+ G ( ξ ).U ( ξ ) = 0 (1.2)
dt
Dans laquelle :
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La résolution de cette équation de HILL nous permettra d’avoir les solutions des équations des
télégraphistes, ces solutions permettront de déterminer la matrice de réparation de la ligne et
d’avoir ainsi, un modèle précis de notre structure de transmission non uniforme.
La démarche de résolution, basé sur les déterminants infinis de HILL, consiste à écrire les
équations des télégraphistes qui décrivent la propagation le long des lignes de transmissions en
tenant compte de la variation géométrique de ces structures non uniformes. Ensuite d’identifier
ces équations de propagations à des équations de HILL sans terme en dérivée première. Cela se
fait en posant des changements de variable, en éliminant les termes en dérivée première et en
périodisant la fonction de non uniformité G (ξ).
Zc
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Ldx Rdx
Le modèle présenté dans la figure II.1 est constitué des éléments localisés suivants,
Le domaine de validité d’un tel modèle est limité aux lignes pour lesquelles on peut
définir une impédance caractéristique, et celui des lignes en TEM pur (triplaque, coaxiale) et
Dans le cas d’une ligne uniforme, les éléments localisés (R, L, C, G) restent constants le
long de cette ligne. Cependant, dans le cas d’une ligne de transmission non uniforme (L.T.N.U.),
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Dans ce cas le schéma équivalent d’une L.T.N.U. peut être représenté de la manière
suivante :
D’après le schéma de la figure I.2, et en considérant que l’on se situe dans le domaine
Dans lesquels z(x) est l’impédance linéique, y(x) l’admittance linéique, R(x) et G(x) les
pertes engendrées par la ligne.
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V ( x ) − V ( x + dx ) = I ( x ) Z ( x ) dx (1.5)
V (x + dx ) −V (x ) dV (x )
I( x) Z (x ) = − = − (1.6)
dx dx
dI(x)
V(x)Y(x) = − (1.7)
dx
En combinant ces différentes équations, nous pourrons écrire que :
Ce sont les équations de propagation qui concernent la tension et le courant le long d’une
ligne de transmission non uniforme.
Elles définissent les équations des télégraphistes en régime sinusoïdal dont la résolution nous
permettra de définir la propagation le long de la ligne.
L’impédance caractéristique Zc(x) le long de la ligne s’écrit comme pour les lignes
uniformes :
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Z ( x ) + jZ c ( x ) ⋅ tg ( β dx )
Z ( x + dx ) = Z c ( x ) ⋅ (1.11)
Z c ( x ) + jZ ( x ) ⋅ tg ( β dx )
Donc :
dZ(x) Z(x)
= − j ⋅β + jβ ⋅Zc(x) (1.13)
dx Zc(x)
Pour l’application pointue et très précise de ces lignes non uniformes, il fallait utiliser un
formalisme mathématique qui nous permettait d’analyser ces structures de la manière la plus
exacte possible tout en tenant compte des différents phénomènes qui peuvent exister comme les
pertes ou encore la dispersion.
Ce formalisme devrait permettre de résoudre les équations (I.8), (I.9) et (I.13) qui gênèrent la
tension, le courant, l’impédance locale de la ligne non uniforme et cela sans aucune
approximation
Il sera basé sur la résolution numérique de l’équation de Hill. Cela nous permettra d’avoir des
solutions exactes et par conséquent une modélisation précise de ces lignes que nous pourrons
alors utiliser plus facilement pour des applications au filtrage et à l’adaptation d’impédance.
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Dans ce paragraphe nous nous proposons d’écrire les équations des télégraphistes c'est-à-
dire les équations qui génèrent le courant et la tension le long de la ligne sous la forme d’une
équation de Hill sans terme en dérivée première et à coefficients périodique. Pour cela, deux
manipulations mathématiques seront nécessaires : élimination du terme en dérivé première et
périodisation de la fonction J (ξ)
d 2U ( ξ )
+ G ( ξ ). U ( ξ ) = 0 (1.14)
dt 2
Dans laquelle U (ξ) est l’inconnu (courant ou tension) ξ est la variable spatiale et G (ξ) une
fonction qui représente la loi de variation ou encore la non uniformité de la ligne de
transmission.
V ( x) = z ( x) .U ( x) (1.15)
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z ' ( x)
z ( x) .U ' ' ( x) + 2. z ( x) '− ⋅ z ( x) ⋅ U ( x)
z ( x)
(1.18)
z ' ( x)
+ z ( x) ' '− ⋅ z ( x) '− z ( x). y ( x). z ( x) ' ⋅ U ( x) = 0
z ( x)
z ' x)
Or on a: 2. z ( x ) ' ' = ⋅ z ( x) (1.19)
z ( x)
z ( x) z ' x)
et = − z ( x) ' '− ⋅ z ( x) (1.20)
z ( x) ' ' z ( x)
z ( x)
U ' ' ( x) − + z ( x). y ( x) ⋅ U ( x) = 0 (1.21)
z ( x) ' '
On obtient alors une équation différentielle du second ordre sans terme en dérivée
première.
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d 2U ( ξ )
+ J ( ξ ). U ( ξ ) = 0 (1.22)
dt 2
L’équation précédente est une équation de Hill avec terme en dérivée seconde. La résolution
d’une telle équation nous permettra d’obtenir une solution analytique exacte d’un problème
considéré.
V. 1 Théorème de Floquet
La résolution de l’équation de Hill est basée sur le théorème de Floquet [11] qui
nous assure l’existence de deux solutions U1 (ξ) et U2 (ξ) linéairement indépendantes.
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Avec µ1 = - µ2
µ1 = jα
µ2 = -jα
Nous remarquons bien que la solution trouvée est en accord avec le phénomène physique qui
admet l’existence de deux ondes se propageant en sens inverse, l’une appelée onde progressive
(pour µ = µ1 ) et l’autre une onde régressive ( pour µ = µ2),comme c’est souvent le cas lors de
l’étude de la propagation des ondes électromagnétiques dans les structure uniforme ( structure
uniforme pour laquelle la fonction G(ξ) est une constante).
u1 (ξ) et u2 (ξ) sont des fonctions π périodique et dans la méthode de résolution de l’équation de
Hill, elle sont obtenus sous la forme de séries de Fourier qui s’écrivent :
+∞
u
1 ( ξ ) = ∑ C 1,n ⋅ e j ⋅ω ⋅n⋅ξ
n = −∞
(1.25)
+∞
u 2 (ξ ) = ∑ C 2 ,n ⋅ e
j ⋅ω ⋅n⋅ξ
n = −∞
(1.26)
Dans ces condition, la solution générale de l’équation d HILL U(ξ) peut se mettre sous l’une des
formes suivantes :
U(ξ ) = D1 ⋅ U1 (ξ ) + D2 ⋅ U 2 (ξ )
(1.27)
+∞ +∞
= D1 ⋅ e µ1⋅ξ ⋅ ∑C 1,n ⋅ e j ⋅ϖ ⋅n⋅ξ +D2 ⋅ e µ2 ⋅ξ ⋅ ∑C 2,n ⋅ e j ⋅ω⋅n⋅ξ
n =−∞ n =−∞
U1 (ξ) et U2 (ξ) sont linéairement indépendantes et D1 et D2 sont deux constantes que l’on
déterminera grâce aux conditions initiales dépendantes du problème que nous considérons.
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Remarque : Nous mesurons bien l’importance de la précision des exposants de Floquet sur la
précision de la solution.
V. 2 Etapes de résolution
+∞
U (ξ ) = e µ ⋅ξ ⋅ ∑C
n = −∞
n ⋅ e j ⋅n⋅ω ⋅ξ (1.28)
µ Étant l’exposant de Floquet à déterminer, ainsi que les coefficients du développement en série
de Fourier Cn de u (ξ). Pour cela, nous effectuerons successivement les différentes étapes
suivantes :
Dans ce qui précède J (ξ) représente la fonction périodisée de non uniformité de la ligne
à modéliser et nous supposerons que cette dernière est une fonction T périodique qui remplit les
conditions de Dirichlet [12] suivantes :
- La fonction est bornée.
- Ses maximas et ses minimas ainsi que ses points de discontinuité sont en nombres limités.
Dans ces conditions J(ξ) est développable en série de Fourier dont les termes sont complexes.
+∞ θ +T
1
J (ξ ) = ∑ θ p ⋅ e j⋅ p⋅ω ⋅ξ
p = −∞
Avec θp =
T ∫ f (ξ ).e
jωpξ
dξ
θ
Afin d’assurer la convergence des déterminants que nous avons à calculer nous supposerons que
+∞
la série ∑ p = −∞
θ p est absolument convergente :
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_____________________________________________________________________________
+∞
∑θ
p = −∞
p < +∞
En substituant dans l’équation de Hill (éq. 1.14) les expressions précédentes de J(ξ) et de U(ξ)il
devient :
+∞ +∞ +∞
∑( µ + j ⋅ ω ⋅ n ) 2
⋅ C n ⋅ e ( µ + j ⋅ω ⋅n )⋅ξ + ∑θ p ⋅ e j ⋅ω ⋅ p⋅ξ ⋅ ∑ C n ⋅e ( µ + j ⋅ω ⋅n )⋅ξ = 0 (1.30)
n = −∞ p = −∞ n =−∞
+∞ +∞ +∞
∑ ( µ + j ⋅ ω ⋅ n ) 2
⋅ C n ⋅ e j ⋅ω ⋅n ⋅ξ
+
∑ θ p ⋅ e j ⋅ω ⋅ p⋅ξ
⋅ ∑ C n ⋅e j ⋅ω ⋅n⋅ξ = 0
(1.31)
n = −∞ p =−∞ n = −∞
L’identification des termes en e j .n .ω .ξ , donne suivant l’éq. (1.31) le système infini d’équations
suivant :
+∞
( µ + j ⋅ ω ⋅ n )2 ⋅ C n + ∑θ
p = −∞
n− p ⋅C p = 0 (1.32)
__________________________________________________________________________ 34
_____________________________________________________________________________
[ −2 ] θ −1 θ −2 θ −3 θ −4 C −2
θ1 [ − 1] θ −1 θ −2 θ −3 C −1
θ θ1 [0] θ −1 θ −2 ⋅ C = 0
2 0
θ3 θ2 θ1 [1] θ −1 C1
θ θ3 θ2 θ1 [ 2 ] C 2
4
Il peut aussi se mettre sous la forme d’un déterminant ∆(µ) défini comme suit :
An ,n = (µ + jnω ) + θ 0
A = θ (1.33)
n, p n− p n≠ p
( µ + j ⋅ ω ⋅ n )2 +∞ θ n− p
( µ + j ⋅ω ⋅ n ) + θ 0
2
⋅ C n + ∑
p = −∞ ( µ + j ⋅ ω ⋅ n ) + θ 0
2
⋅C p = 0 n ∈ Z (1.34)
Bn ,n = 1
θ n− p
B = n≠ p
(1.35)
n , p
(µ + jnω ) + θ 0
__________________________________________________________________________ 35
_____________________________________________________________________________
Ce dernier peut aussi se mettre sous la forme d’un déterminant D(µ) (tab. I.2) définie comme
suit :
θ −1 θ −2 θ −3 θ −4
1
[−2] [−2] [−2] [−2]
θ1 θ −1 θ −2 θ −3
1
[ − 1] [ − 1] [ − 1] [ − 1]
θ 2 θ1 θ −1 θ −2
D(µ)= 1
[0 ] [0 ] [0 ] [0 ]
θ 3 θ 2 θ1 θ −1
1
[1] [1] [1] [1]
θ 4 θ 3 θ 2 θ1
1
[2] [2] [2] [2]
D’après les travaux de Poincaré [13], le déterminant D(µ) est convergent si et seulement si la
série ci-dessous converge.
+∞ θ n− p
∑ ( µ + j ⋅ω ⋅ n )
p = −∞
2
+θ0
⋅C p (1.36)
+∞ +∞
1
∑ θn
n = −∞
et ∑
p = −∞ ( µ + j ⋅ ω ⋅ n ) + θ 0
2
(1.37)
Comme l’a démontré Hill, ces deux séries sont convergentes ce qui induit que la convergence du
déterminant D(µ) est assurée par la convergence absolue de la série de terme θn (sauf pour les
valeurs de µ qui annulent les éléments Bn,p)
__________________________________________________________________________ 36
_____________________________________________________________________________
+∞
∑θ
n = −∞
n < +∞ (1.38)
En plus, le système linéaire infini admet une solution pour laquelle les Cn ne sont pas tous nuls,
si et seulement si µ satisfait l’équation :
D( µ 1 ) = 0 (1.39)
La détermination des solution de l’équation de Hill passe, dans un premier temps, par la
détermination des exposants de Floquet µ1 et µ2, ainsi que des coefficients C1,n et C2,n, obtenus à
partir du développement en série de Fourier de la fonction de non uniformité J(ξ). Dans un
deuxième temps, la détermination passe par l’identification du déterminant D (µ) à une fonction
analytique complexe appelée équation caractéristique de l’équation de Hill.
Cette dernière est définie quelque soit :
µ ≠ ± j ⋅ θ 0 − j ⋅ω ⋅ n (1.40)
Ce qui veut dire que cette équation caractéristique est valable pour tout terme qui n’annule pas le
dénominateur des éléments non diagonaux du déterminant infini
Afin de déterminer cette équation caractéristique, regardons au préalable les propriétés de D(µ).
- D (µ) est jω périodique : puisque D (µ+Rω) avec R∈N est obtenu à partir de D (µ) par une
translation de n * p lignes et n * q colonnes.
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_____________________________________________________________________________
- Les termes Bn,p pour n≠p, tendent vers zéro lorsque |µ| tend vers l’infini, Par conséquent
D(µ)tend vers 1 qui est le produit de sa diagonale.
- Si nous considérons que µ1 est un zéro de D(µ), puisque D(µ) est une fonction paire de µ de
période jω, alors touts les zéros de D(µ)seront égaux à : ⋅ ± µ1 ± R ⋅ jω .
- D (µ) peut être identifié à une fonction qui représentera l’équation caractéristique puisque
nous pourrons connaître ses zéros, ses pôles ainsi que son comportement asymptotique.
( e T ⋅µ − e T ⋅µ1 ) ⋅ ( e T ⋅ µ − e T ⋅ µ 2 )
F ( µ ) = T ⋅µ T ⋅µ01 (1.42)
(e − e ) ⋅ ( e T ⋅µ − e T ⋅µ02 )
D’après le théorème de Liouville [15], il existe une valeur de K telle que H (µ), borné et
dépourvu de pôles, soit constante. Dans ce cas, le passage à la limite de |µ| tendant vers l’infini
permet d’obtenir :
H (µ) = 1 – K (1.44)
__________________________________________________________________________ 38
_____________________________________________________________________________
( e T ⋅µ − e T ⋅µ1 ) ⋅ ( e T ⋅µ − e T ⋅µ 2 )
D( µ ) = T ⋅µ T ⋅µ01 (1.46)
(e − e ) ⋅ ( e T ⋅µ − e T ⋅µ02 )
C’est cette dernière équation qui nous permettra de calculer les exposants de Floquet µ1 et µ2.
Nous pourrons aussi trouver une expression analogue à partir de D (µ) pour µ = j, dans ce cas nous
aurons :
θ n− p θ n− p
Bn , p = = (1.50)
(µ + j ⋅ ω ⋅ n )2 + θ 0 − (1 + ω ⋅ n )2 + θ 0
__________________________________________________________________________ 39
_____________________________________________________________________________
1 + ch(T ⋅ µ1 )
D( j ) = (1.51)
1 + ch(T ⋅ µ 01 )
Ce qui nous permettra de déduire de manière analogue au cas précédent (pour µ = 0), la valeur de
µ1 = - µ2 par :
( µ + j ⋅ ω ⋅ n )2 +N θ n− p
( µ + j ⋅ω ⋅ n ) + θ 0
2
⋅ C n + ∑
p =− N ( µ + j ⋅ ω ⋅ n ) + θ 0
2
⋅C p = 0 - N ≤ n ≤ N (1.53)
Ce qui conduit à la nouvelle notation matricielle, obtenue en gardant les mêmes notations
définies précédemment (tab.I.3) :
__________________________________________________________________________ 40
_____________________________________________________________________________
B − N ,− N = 1 LLLLLLLL B − N ,0 LLLLLLLL B − N ,N C − N
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
B0,− N LLLLLLLL B 0 ,0 = 1 LLLLLLLL B 0,N ⋅ C 0 =0
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
M M M M
B N ,− N LLLLLLLL B N ,0 LLLLLLLL B N , N = 1 C N
Remarque : la valeur du nouveau déterminant associé au système réduit n’est autre que D (µ)
tronqué, sa valeur est voisine de celle du déterminant infini si N est suffisamment grand car il
converge absolument.
Une fois déterminé une valeur de l’exposant de Floquet µ1 ou µ2, on la reporte dans le système
réduit, Cependant la résolution du système pour µ=µ1 ou µ=µ2 est impossible puisque D (µ1) et
D (µ2) sont nuls. C’est pour cela que l’on pose C0=1 (cela permettra de lever l’indétermination
liée au fait que le déterminant est nul pour µ=µ1 ou µ=µ2). Cela nous conduit donc au nouveau
système d’ordre 2N suivant :
__________________________________________________________________________ 41
_____________________________________________________________________________
B− N , − N L L L L L LL L B − N , −1 B− N ,1 LL L L L L L L B− N , N C − N
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
B − 1, − N L L L L L LL L B − 1, − 1 B − 1, 1 LL L L L L L L B − 1, N C − 1
B ⋅ =0
1, − N L L L L L LL L B1, −1 B1,1 LL L L L L L L B1, N C 1
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
M M M M M
B
N ,−N L L L L L LL L B N , −1 B N ,1 LL L L L L L L B N , N C N
+N
1u ( ξ ) = ∑
n =− N
C 1,n ⋅ e j ⋅ω ⋅n⋅ξ
+N
u (ξ ) =
2 ∑
n =− N
C 2 ,n ⋅ e j ⋅ω ⋅n ⋅ξ (1.54)
C 1, 0 = C 2 , 0 = 1
__________________________________________________________________________ 42
_____________________________________________________________________________
D’après les travaux de Rossetto [18], cette erreur de troncature tends vers une limite finie
lorsque la valeur de µ tend vers l’un des exposants de Floquet. Cette erreur tend vers zéro
lorsque q tend vers l’infini.
Par conséquent, l’erreur commise par troncature sur les exposants de Floquet en remplaçant le
déterminant D (µ) par Dq (µ) dans l’équation caractéristique sera plus faible que µ sera proche
de l’un des exposants de Floquet. Ainsi, pour la détermination des exposants de Floquet, nous
effectuerons le calcul de Dq (µ) pour une valeur initiale µ 0 de µ en faisant l’approximation D
(µ 0) = Dq (µ 0), il en résultera donc une erreur sur la détermination des exposants de Folquet qui
décroît lorsque l’erreur systématique de troncature décroît. Or cette erreur systématique de
troncature est elle-même d’autant plus petite que la valeur de µ0 est proche de l’un des
exposants de Floquet.
Il suffirait, une fois trouvée une valeur approximative de l’un des exposant de Floquet, de
réitérer le processus de convergence jusqu’à ce que l’erreur commise soit inférieure à une valeur
limite que nous aurions fixé au début.
La figure ci-dessous expose l’organigramme de détermination des exposants de Floquet avec les
différentes étapes qui le constituent.
__________________________________________________________________________ 43
_____________________________________________________________________________
K=0
Non
θ0 ≠ 2n2
µ 1k = 0 µ 1k = j
Détermination du
déterminant tronqué
Résolution de l’équation
caractéristique
Non Calcul de
K = K+1 | µ 1 k+1 - µ 1 K | < εq
µ 1 = µ 1 k+1 ± εq
__________________________________________________________________________ 44
_____________________________________________________________________________
Remarque
Lorsque la fonction J(ξ) relative à la loi de non uniformité de la ligne comporte peu
d’harmonique, il ne sera pas utile d’utilise l’algorithme itératif de calcul des exposants de
Floquet puisque ce dernier se fait directement en calculant µ 1 et µ 2 à partir des expressions
(2.40) et (2.43).
A titre illustratif, les figures suivantes exposent l’organigramme complet de modélisation d’une
ligne de transmission non uniforme. Ce dernier étant la succession de 3 trois modules de calcul
donc l’organigramme simplifié est exposé respectivement aux figures (I.6), (I.7) et (I.8).
__________________________________________________________________________ 45
_____________________________________________________________________________
Détermination de la solution de
J(ξ) et θ0 HILL à partir de la fonction de non U1 (ξ)
uniformité » de la ligne J (ξ) U2 (ξ)
U (ξ)
M2
Détermination de la matrice de
U1 (ξ) chaîne et de répartition S à partir
U2 (ξ) Matrice S
des solutions de résolution de de la ligne
U (ξ) l’équation de HILL M3
Modèle de la ligne
Remarque
Pour le module 1, il est possible soit d’introduire les paramètres définissant la ligne,
relatifs à son impédance caractéristique, soit d’introduire les paramètres définissant la ligne
relatifs à sa géométrie.
__________________________________________________________________________ 46
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 47
_____________________________________________________________________________
Remarque
Le calcul des coefficients de Fourrier fait appel à un programme intégré de FFT (Fast
Fourier transforme). Ce programme est basé sur l’algorithme de Cooley-Tuckey [19][20][22]
qui permet de calculer les cœfficients du développement en série de Fourier.
__________________________________________________________________________ 48
_____________________________________________________________________________
Remarque :
Le calcul des cœfficients C2,n et C2,n à partir du système d’équation tronquée de N
équations à N inconnues fait appel au programme de type Pivot de Gauss [22].
V (x) = z ( x )U ( x ) . (1.56)
1 dV ( x )
I (x) = . (1.57)
z(x) dx
1
I 1 = I(0) = ( A.U' 1 (0) = B.U' 2 (0)) (1.60)
z(0)
__________________________________________________________________________ 49
_____________________________________________________________________________
1
I 2 = I(d) = ( A.U' 1 (d) = B.U' 2 (d)) (1.61)
z(d)
Z = Zoi .γ (1.62)
En Considérant le cas précèdent avec les mêmes conditions aux limites [21], la matrice
de chaîne M est définie comme suit (cf. Annexe A1)
m1 − m 6 z (d )
V1 A B V2 1
= = m2 z (d ) (1.63)
I1 C D I2 m4 m5
z (0 ) z (0 )
Avec :
__________________________________________________________________________ 50
_____________________________________________________________________________
S 11 S 12
[S ] = S =
1
×M
21 S 22 A.Z 1 + B + C . Z 1 . Zs + D . Zs
Avec
La figure I.8 Ci-dessous, illustre l’organigramme simplifié des différentes étapes aboutissant à la
détermination du modèle de la ligne.
__________________________________________________________________________ 51
_____________________________________________________________________________
I1 I2
V1 V2
La.dx Lb.dx
Ld.dx
Cd.dx
dV1 (x )
= − j.ω .La . .I 1 (x ) − j.ω .Ld . .I 2 (x )
dx
dI 1 (x )
= − j.ω .C a . .V1 (x ) + j.ω .C d . .(V2 (x ) − V1 (x ))
dx
dV2 (x )
= − j.ω .Ld .I 1 (x ) − j.ω .Lb .I 2 (x ) (I.65)
dx
dI 2 (x )
= − j.ω .C d . .(V1 (x ) − V2 (x )) + j.ω .C b . .V2 (x )
dx
C1 = C a + C d , C 2 = C b + C d et C m = C d
Posons
L 1 = L a , L 2 = L b et L m = L d
__________________________________________________________________________ 52
_____________________________________________________________________________
VII.1 Superposition des modes pair et impair pour le cas des lignes symétriques
non uniformes
a2
a1
b2
b1
Zce
Plan de symétrie
Zco
a3
a4
b3
b4
Figure I.12 Octopôle L.C.N.U. divisé en deux quadripôles par plan de symétrie
Si l’octopôle est excité par une onde unitaire a1=1 et que les quatre accès sont
parfaitement adaptés, la technique des modes pair et impair définit une équivalence entre la
figure I.11 et la superposition des cas à symétrie paire et impaire.
__________________________________________________________________________ 53
_____________________________________________________________________________
a 2e
a1e=1/2
b 2e
b 1e
Zc e
Plan de symétrie
a2o
a1o=1/2
b 2o
b 1o
Zc o
Plan de symétrie
a 3o=-1/2
(b) a4o
b 3o
b 4o
Dans le cadre de ligne couplée symétrique, la matrice [S] se simplifie due à la présence
d’un plan de symétrie longitudinal et par le principe de réciprocité appliqué au dispositif. Nous
avons donc les simplifications suivantes sur la matrice [S].
S11 S 21 S 31 S 41
S S 22 S 41 S 42 [S A ] [S ]
[S ] = 21 = B
(I.67)
S 31 S 41 S11 S 21 [S B ] [S ]
A
S 41 S 42 S 21 S 22
__________________________________________________________________________ 54
_____________________________________________________________________________
Afin de déterminer les paramètres de la matrice [S], il faut étudier de manière distincte
les modes pair et impair.
Mode pair
Pour exciter le mode pair, il faut injecter simultanément sur les voies 1 et 3 des ondes
d’amplitudes ½ et en phase. Dans ces conditions, le plan de symétrie se comporte comme un
mur magnétique. La matrice [S] se simplifie à une matrice (4 paramètres) [Se] correspondant au
quadripôle du mode pair.
b1e a1e
b [S ] [S B ] a 2 e
2e = A b1e a1e S11e S 21e
. ⇔ b = [Se].a avec [Se] = = [[S A ] + [S B ]] (I.68)
b3e [S B ] [S A ] a3e 2e 2e S 21e S 22 e
b4 e a 4 e
Mode impair
Pour exciter le mode impair , il faut injecter simultanément sur les voies 1 et 3 des ondes
d’amplitudes ½ et en opposition de phase. Dans ces conditions, le plan de symétrie se comporte
comme un mur électrique. La matrice [S] se simplifie à une matrice (4 paramètres) [So]
correspondant au quadripôle du mode impair.
b1o a1o
b [S ] [S B ] a 2o
2o = A b a S11o S 21o
. ⇔ 1o = [So]. 1o avec [So] = = [[S A ] − [S B ]] (I.69)
b3o [S B ]
[S A ] a3o b2 o a 2 o S 21o S 22 o
b4 o a 4 o
Les paramètres des matrices [SA] et [SB] composant la matrice [S] se déduisent aisément
des relations :
[S ] = [Se] + [So]
A
et [S ] = [Se] − [So]
B
(I.70)
2 2
__________________________________________________________________________ 55
_____________________________________________________________________________
Au final, on obtient les paramètres complets composant la matrice [S] en fonction des
paramètres des modes pair et impair qui s’écrit .
Dans ces conditions, on obtient à partir de l’expression des constantes de propagation d’une
ligne couplée symétrique sans pertes :
- pour le mode pair : γ e = jω (L0
+ Lm )(
. C0 − Cm ) (I.71)
De plus, les impédances caractéristiques Zce du mode pair et Zco du mode impair peuvent
être calculées à partir des valeurs des inductances et capacités linéiques.
L0 + Lm
Zce = (I.74)
C0 − Cm
L0 − Lm
Zco = (I.75)
C0 + Cm
Dans le cas particulier d’un milieu homogène où les vitesses de propagation des deux
modes sont identiques, ces deux coefficients de couplage sont équivalents kL=kC=k, les
impédances caractéristiques s’expriment simplement. Il constitue un cas idéal pour calculer
facilement toutes les caractéristiques de ces lignes couplées.
__________________________________________________________________________ 56
_____________________________________________________________________________
Mode pair
Grâce à la connaissance de la loi de variation de non-uniformité w(x) et s(x) caractérisant
la ligne couplée symétrique, on obtient la variation d’impédance caractéristique Zce(x) et la
permittivité relative εre(x) soit γe(x) du mode pair.
A partir de la connaissance de ces paramètres, il est possible de ramener l’équation des
Télégraphistes caractérisant le mode pair à une équation de Hill
∂ 2U e (ξ ) 2 ∂2
2
d 1
− γ (ξ ). + Zc e (ξ ).γ e (ξ ) ⋅ 2 ⋅ ⋅ U (ξ ) = 0
∂ξ
2
e
π ∂ξ Zc (ξ ).γ (ξ ) e
e e
Mode impair
A partir des mêmes considérations que la résolution du mode pair, on obtient après la
connaissance de Zco(x) et γo(x) du mode impair l’équation de Hill suivante :
∂ 2U o (ξ ) 2 ∂2
2
d 1
− γ (ξ ). + Zc (ξ ).γ (ξ ) ⋅ ⋅ ⋅ U (ξ ) = 0
∂ 2ξ
o
π
o o
∂ 2ξ Zc (ξ ).γ (ξ ) o
o o
Matrice de répartition
A partir des hypothèses décrites précédemment, on détermine, la matrice [S] globale de la
L.C.N.U. en chaque fréquence souhaitée.
__________________________________________________________________________ 57
_____________________________________________________________________________
Nous exposerons ci-dessous les résultats numériques dans le cas d’une ligne de profil
linéaire pour un nombre de calcul d’harmoniques égal à 10. Pour cela, en considérant le
cas particulier d’un profil de ligne à variation linéaire (Figure I.14) nous avons
successivement :
Zc(x) = 50*(1-27*x)
d
x= ⋅ξ
π
L =30mm
2πc ε r
β0 =
f
εr=4.32
f=3GHz
c=3.108 m.s-1
__________________________________________________________________________ 58
_____________________________________________________________________________
§0 = 1
§1 = 0,0833593175458911
§2 = 0,0418813288185384
§3 = 0,0281469969512365
§4 = 0,0213509162786985
§5 = 0,017332835141555
§6 = 0,0147067669217327
§7 = 0,012879458420566
§8 = 0,0115550326245796
µ1 = 0 +j* 1
µ1 = 0 +j* -1
__________________________________________________________________________ 59
_____________________________________________________________________________
¦Det¦ = 0,905118154642479
1° itération
------------
µ1 = -1,24240417244669E-18 +j* 0,850551621744747
µ2 = 1,24240417244669E-18 +j* -0,850551621744747
¦Det¦ = 4,38969308001419E-5
Erreur = -0,149448378255253
2° itération
------------
µ1 = 1,96713993970725E-18 +j* -0,850551972057321
µ2 = -1,96713993970725E-18 +j* 0,850551972057321
¦Det¦ = 1,49348703634129E-10
Erreur = 4,11865152363456E-7
3° itération
------------
µ1 = -2,26048536931272E-18 +j* -0,850551972056129
µ2 = 2,26048536931272E-18 +j* 0,850551972056129
¦Det¦ = 4,48650947031174E-15
Erreur = -1,40136696921001E-12
__________________________________________________________________________ 60
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 61
_____________________________________________________________________________
Dans le But de valider la méthode de modélisation des ligne de transmission non uniformes qui
est basée sur la résolution numérique de l’équation de Hill, nous proposons des exemples de
modèle de ligne non uniforme de profil uniforme, linéaire et exponentiel.
La figure I.15 expose le profil linéaire d’une ligne microbande. Les résultats donnés par le
programme Hill ont été comparés aux résultats donnés par des logiciels de simulations
commerciaux Sérénade [25] et Microwave office [26].
Comme l’exposent les figures I.15 a, b, c, et d, les résultats donnés par le programme Hill sont
tout a fait cohérents et satisfaisant.
__________________________________________________________________________ 62
_____________________________________________________________________________
Figure I.15 a
Figure I.15 b
__________________________________________________________________________ 63
_____________________________________________________________________________
Figure I.15 c
Figure I.15 d
__________________________________________________________________________ 64
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 65
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 66
_____________________________________________________________________________
La résolution, quand a elle, a été basée sur le théorème de Floquet qui admet l’existence
de deux solutions linéairement indépendantes, qui sont représentées par le produit de deux
fonctions périodiques exponentielles. Cela a constitué un outil puissant alliant rapidité et
précision, dont la succession des différentes étapes conduisant à une expression analytique
générale sous la forme d’un développement en série de Fourier.
Cette méthode de modélisation des lignes de transmission non uniforme a fait l’objet
d’une publication à WSEAS international journal septembre 2005 [27] et PIERS 2007 [28]
Cependant l’intérêt majeur de ces structures de transmission non uniformes reste leur
applications dans la conception et l’optimisation des circuit passifs et actifs micro-ondes. En
effet, de telles structures permettent, grâce à leur comportement fréquentiel spécifique, à
éliminer, contrôler, voire supprimer les fréquences parasites dans les circuits radio fréquences.
Cette étude fera l’objet des chapitres suivants.
__________________________________________________________________________ 67
_____________________________________________________________________________
[I.6] G.W.Hill
“on the part of the motion of the lunar perige which is a function of the mean motion of the sun
and moon”
[I.11] G.Floquet
“Les équations Différentielles linéaires à coefficients périodiques” Paris, annales scientifiques
de l’Ecole Normale, 2eme Série, tome 12, pp 47,89,188.
[I.13] H.Poincaré
“Déterminants d’ordre infini” Bulletin de la Société de France, Tome 14, pp 77-90, 1886
__________________________________________________________________________ 68
_____________________________________________________________________________
[I.14] B. Rossetto
″Valeurs propres et modes d’un système régi par une équation différentielle linéaire périodique″
Paris, C.R. Aca. Sci. Paris, Tome 284, Série A, pp. 1311-1314, 1977.
[I.17] H. Hochstadt
″Les fonctions de la physique mathématique. ″ Paris, Masson, pp. 253-283, 1973.
[I.18] B. Rossetto
″Détermination des exposants de Floquet de l’équation de Hill d’ordre n, applications.″
Thèse d’état es-sciences, Toulon, 1983.
[I.24] E. VATUS
"Contribution à l’analyse des lignes de transmission non uniformes simples et couplées dans le
domaine fréquentiel " Thèse de doctorat, Toulouse, 2003.
[I.25] SERENADE
″Harmonica Circuit simulator″ ANSOFT Corporation, 1998-1999.
__________________________________________________________________________ 69
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 70
_____________________________________________________________________________
Chapitre II
__________________________________________________________________________ 71
_____________________________________________________________________________
Chapitre II
Résumé : Les lignes de transmission non uniformes LNUT ont un comportement fréquentiel
qui dépend étroitement de leurs formes et de leurs profils de non homogénéité.
Alors que les structures de transmission classiques résonnent à des fréquences régulières
multiples du fondamental, les lignes non uniformes présentent des résonances à des
fréquences qui ne sont pas des multiples entiers de la fréquence fondamentale. Cette
caractéristique originale de ces structures de transmission a été explorée dans ce chapitre. Le
comportement fréquentiel des LNUT du point de vue impédance caractéristique, fréquence de
résonance, facteur de qualité ont ainsi été comparés à ceux des structures uniformes
classiques.
__________________________________________________________________________ 72
_____________________________________________________________________________
I Introduction
• La technologie coplanaire
Notre étude se focalisera sur la conception en technologie microbande dans le but de faciliter la
réalisation de ces lignes avec celle que nous maîtrisons au laboratoire ; ceci afin de procéder aux
contres mesures expérimentales. C’est dans ce contexte que nous exposerons les définitions et
les caractéristiques essentielles relatives à ce type de lignes de transmission.
__________________________________________________________________________ 73
_____________________________________________________________________________
Dans notre travail nous nous contenterons d’étudier les lignes de transmission
microbande uniforme et non uniformes en technologie planaire. La figure II.2 expose la
topologie d’une ligne micro bande classique [3].
• W : largeur de la ligne
• H : épaisseur du substrat
• L : longueur de la ligne
• Tmet : épaisseur du métal
• εr : substrat.
Nous savons qu’un tronçon de ligne d’impédance caractéristique Zc fermé sur une charge Zr à
une distance l de cette dernière présente une impédance Z(l) donnée par la relation suivante :
Z r + jZ c tan( β l )
Z (l ) = Z c (2.1)
Z c + jZ r tan( β l )
__________________________________________________________________________ 74
_____________________________________________________________________________
Par la suite, nous utiliserons des tronçons de ligne dont la longueur est telle que le produit tan l
s’approche à 10% près du produit l ; ce qui correspond à une longueur de ligne l < /12.
Dans ces conditions, l’équation précédente s’écrit [4]:
Zr + jZc β l
Z (l ) = Zc (2.2)
Zc + jZr β l
II. 1 Ligne quart d’onde court circuitée à une extrémité sans pertes
Nous savons qu’une ligne quart d'onde dont une extrémité est en court circuit se
de résonance elle aura un comportement capacitif. Ceci veut aussi dire qu'à une
fréquence donnée, une ligne plus courte qu'un quart d'onde à cette fréquence, se
déphasage entre l’entrée et la sortie de la ligne. Lorsque la ligne est sans pertes,
Z = j Z0 tan θ (2.3)
Avec les cas particuliers suivants :
l = λ g /2 θ = 180° Z=0
l = λ g /4 θ = 90° Z -> infini
l = λ g /8 θ = 45° Z = XL = Z0 réactance inductive
__________________________________________________________________________ 75
_____________________________________________________________________________
Z = - j Z0 coth θ (2.4)
Avec les cas particulier suivants :
Nous avons vu précédemment qu’un tronçon de ligne peut se comporter comme une
inductance ou une capacité. Cependant les éléments ainsi réalisés ne sont pas indépendants de
la fréquence, ce qui est gênant dans certaines applications telle que les filtres. A condition
d’utiliser des tronçons de faible longueur (<λ g /8), il est possible de réaliser des éléments passifs
puisque toute ligne de transmission présente une capacitance et une inductance linéiques (par
unité de longueur).
Dans le cas de lignes microbande, en considérant une épaisseur constante, une piste large
(faible impédance caractéristique) aura un comportement plutôt capacitif, alors qu'une ligne
étroite (impédance caractéristique élevée) aura un comportement plutôt inductif. Nous pourrons
en conséquence réaliser des capacitances, des inductances et des circuits résonants à l'aide de
tronçons de lignes microbandes. La valeur de l'inductance ou de la capacité équivalente à un
tronçon de microbande s'obtient à partir de l'équation des lignes de transmission.
En effet, un tronçon de ligne de grande largeur l et de longueur li et d’impédance caractéristique
Zc peut caractériser une capacité dont la valeur est (unité Farade) :
1 li
c = (2.5)
Zc v
Avec ν : vitesse de phase
__________________________________________________________________________ 76
_____________________________________________________________________________
l = Zc l j (2.6)
v
Avec ν : vitesse de phase
Nous pourrons donc déduire que la réalisation de composants passifs ou de circuits résonnants
découle de tout ce qui a été expliqué dans ce qui précède. Cette réalisation est tout
particulièrement aisée dans la mesure où l’impédance caractéristique varie inversement
proportionnel à la largeur w de la bande conductrice.
Le tronçon de faible largeur qui présente une forte impédance caractéristique et chargée par deux
lignes d’impédance plus faible (généralement deux lignes de 50 ).
Elle s’obtient en plaçant en dérivation sur la ligne principale un tronçon de ligne court-
circuité :
__________________________________________________________________________ 77
_____________________________________________________________________________
Il est très difficile de réaliser une capacité série de manière fiable pour des raisons
technologiques. En pratique, on utilise un inverseur d’impédance /4 pour transformer une
inductance parallèle en une capacité série.
__________________________________________________________________________ 78
_____________________________________________________________________________
Comme les lignes de transmissions uniformes, les NUTL, caractérisées par leur
impédance caractéristique variable Zc(x), peuvent aussi jouer le rôle d’inductances et de
capacitances tout en ayant des caractéristiques différentes de ces dernières.
Ainsi, les relations qui relient les valeurs caractéristiques des lignes aux valeurs de ces
inductances et de ces capacités peuvent êtres déduites des relations (2.5) et (2.6) qui deviennent :
1 li
c( x) = (en Farade) (2.7)
Zc ( x) v( x)
lj
l ( x) = Zc( x) (en Henri) (2.8)
v( x)
__________________________________________________________________________ 79
_____________________________________________________________________________
Dans notre cas, nous ne considérerons qu’une variation non uniforme du largueur w de la ligne
de transmission, ce qui se traduit par une variation de son profil géométrique. Cette variation
obéira à une loi mathématique que l’on appellera loi de non uniformité de la ligne.
La figure II.7 montre quelques formes de variations de lignes non uniformes que nous
pourrons utiliser dans les circuits planaires, et avec des profils variables qui créent les non
uniformités, comme par exemple un profil linéaire un profil elliptique et linéaire ou encore des
profils périodiques [9]
Nous pourrons par ailleurs introduire une variation sur deux paramètres du profil de ligne
(épaisseur t et largeur w) comme illustré dans la figure (I.8).
__________________________________________________________________________ 80
_____________________________________________________________________________
Figure II.8 : Différentes lignes non uniformes avec variation de profil P et d’épaisseur T
L’étude classique des LUNT avec un profil de non uniformité quelconque passe essentiellement
par une discrétisation de la structure non uniforme en un ensemble de structures uniformes mis
en cascade comme le montre la figure II.9.
__________________________________________________________________________ 81
_____________________________________________________________________________
Remarque :
Il est intéressant de noter que l’augmentation du nombre d’éléments uniformes mis en
cascade pour construire l’élément non uniforme améliorera l’approximation de la structure.
Cependant, nous nous somme rendu compte qu’à partir d’un nombre fini N d’éléments
uniformes, le résultat reste inchangé, cela nous amené a se contenter de N = 30 dans la suite de
notre étude.
Les figures (II.10), (II.11) et (II.12) illustrent respectivement une ligne de profil
géométrique uniforme w(x) et de longueur L = λ/4, une ligne de profil géométrique linéaire
w’(x) et de longueur L’ et une ligne de profil géométrique w’’(x) exponentiel. Le substrat étant
le même pour les trois lignes (Verre époxy εr = 4.32).
Les différentes lignes étant court circuitées à leur extrémité, nous étudierons la corrélation entre
les profils géométriques des lignes avec leurs fréquences de résonance [10].
La figure (II.13) montre la courbe de résonance de la ligne uniforme de longueur λ/4 et des deux
lignes non uniformes. Les longueurs L’ et L’’ correspondant respectivement au profil linéaire et
exponentiel ont été prises égales à L (longueur de la ligne uniforme) ensuite optimisées pour que
ces lignes non uniformes résonnent à la même fréquence fondamentale de résonance de la ligne
uniforme. A partir de la courbe (II.13), Nous constatons que les lignes non uniformes ne
résonnent plus à des fréquences harmoniques mais à des fréquences inférieures comme par
exemple la ligne exponentielle qui résonne à 1 GHz, 2.4 et 3.9 GHz. Ces écarts de fréquence par
rapport à la ligne uniforme sont d’autant plus significatifs que le profil est complexe.
__________________________________________________________________________ 82
_____________________________________________________________________________
Figure II.11 : Ligne de transmission non uniforme à variation linéaire de sa largeur W’(x)
__________________________________________________________________________ 83
_____________________________________________________________________________
Figure II.12 : Ligne de transmission non uniforme à variation exponentielle de sa largeur W’’(x)
__________________________________________________________________________ 84
_____________________________________________________________________________
Figure II.13 : Impédance des deux lignes uniforme et non uniformes de profils géométriques
différents
__________________________________________________________________________ 85
_____________________________________________________________________________
La figure II.14 illustre la ligne classique uniforme conçu en technologie micro bande et
dont la longueur a été optimisée pour avoir une résonance à 1 GHz.
W1 = 2.988mm
W2 = 2.88 mm
L = 3.14 cm
W1 W2
L
Figure II.16 : Coefficient de réflexion de lignes uniforme λ/4 court circuitée -mesures-
__________________________________________________________________________ 86
_____________________________________________________________________________
La figure II.17 illustre la ligne de profil exponentiel conçu en technologie micro bande et
optimisé pour résonner à 1 GHz (à la même fréquence que la ligne classique)
W’1 = 2.988mm
W’2 = 29.88 mm
W’1 W’2 L’ = 4,43 cm
L’
Figure II.17 : Circuit réel de ligne non uniforme de profil géométrique exponentiel
La figure (I.19) illustre le coefficient de réflexion en entré mesuré pour la ligne exponentielle
court circuit en sortie.
Figure II.19 : Coefficient de réflexion de ligne de profil géométrique exponentiel court circuit
__________________________________________________________________________ 87
_____________________________________________________________________________
W1’’’ = 2.988mm
W2’’’ = 2.88 mm
L’’’ = 4,73 cm
W1’’’ W2’’’
L’’’
Figure II.20 : Circuit réel de ligne linéaire hyperbolique λ/4 en court circuit
Figure II.22 : Coefficient de réflexion d’un ligne non uniforme de profil géométrique linéaire
hyperbolique court circuit
__________________________________________________________________________ 88
_____________________________________________________________________________
Le tableau ci-dessous expose les différentes valeurs de points des fréquences de résonance des
lignes de transmissions uniforme et non uniformes.
Fréquence 2eme
1er harmonique
Fondamentale harmonique
Tableau II.1 : Fréquence de résonance des lignes de transmission uniforme et non uniformes.
Remarque :
Nous avons bien put constater que les lignes de transmissions non uniformes LNUT,
lorsque elles jouent le rôle d’un résonateur, présentent un ensemble de fréquences de résonance
très différentes de celle que présentent des lignes uniformes. Cette différence est d’autant plus
significative que le profil de la LNUT est complexe.
__________________________________________________________________________ 89
_____________________________________________________________________________
IV Conclusion du chapitre II
Les lignes de transmissions non uniformes présentent des comportements fréquentiels qui
dépendent étroitement de leurs profils de non uniformité. Ce comportement étant différents de
celui de ligne uniformes classique et cette différence étant d’autant grande que la loi de non
uniformité est complexe.
__________________________________________________________________________ 90
_____________________________________________________________________________
Bibliographiques du chapitre II
Eric VATUS
[II.3]
« contribution à l’analyse des lignes de transmission non uniformes simples et couplées dans le
domaine fréquentiel » Thèse de Doctorat, Toulouse, 2003.
[II.5] A. Cheldavi
″Exact Analysis of Coupled Nonuniform Transmission Lines with Exponential Power Law
Characteristic Impedance″ IEEE Trans. Microwave Theory Tech., Vol.49, n°1, pp. 197-199,
Janvier 2001.
[II.7]D. Raicu
″Universal Taper for Compensation of Step Discontinuities in Microbande Lines″ IEEE
Microwave and Guided Wave Letters, Vol. 1, n°9, pp. 249-251, Septembre 1991.
__________________________________________________________________________ 91
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 92
_____________________________________________________________________________
Chapitre III
__________________________________________________________________________ 93
_____________________________________________________________________________
Chapitre III
Résumé : Dans les deux chapitres précédents, nous avons démontré qualitativement que les
lignes de transmission non uniformes avait un comportement fréquentiel spécifique. Ce
comportement varie en fonction du profil de la ligne et il est d’autant plus différent du
comportement d’une ligne uniforme classique que le profil est complexe.
Cela nous oriente vers une utilisation optimale des LNUT dans l’amélioration des
circuits passifs telle que les filtres mais aussi les circuits actifs non linéaires tel que
l’amplificateur de puissance. Le principal objectif est de diminuer les fréquences
harmoniques indésirables en utilisant des lignes de transmissions non uniformes.
__________________________________________________________________________ 94
_____________________________________________________________________________
I Introduction
Dans ce troisième chapitre, nous étudierons l’utilité des LNUT dans l’adaptation
d’impédance dans le domaine fréquentiel, et d’exploiter le comportement spécifiques des LNUT
démontré dans le chapitre précèdent dans le but d’améliorer les performances des circuits passifs
et actifs micro-ondes. Dans un premier temps, nous exposerons l’utilité des LNUT dans la
conception d’un filtre passe bas 1 GHz et d’un filtre coupe bande centrée à 1.8 GHz. Dans un
deuxième temps nous aborderons le problème de la linéarisation dans les circuits actifs micro-
ondes et nous exposerons l’apport des LNUT dans le cas d’un amplificateur de puissance et d’un
oscillateur.
Les circuits d’adaptation d’impédance sont largement utilisés dans les dispositifs micro-
ondes. En effet, lorsque l’on veut associer deux étages d’un circuit présentant des impédances
différentes, des dispositifs d’adaptation sont nécessaire pour minimiser les pertes.
L’utilisation de ces dispositifs est liée à plusieurs contraintes imposées par les circuits :
De ce fait, plusieurs méthodes mieux appropriées aux domaines des micro-ondes sont
apparues. L’une d’entre elle fait appel à des réseaux d’éléments discontinus. Ils sont constitués
par la mise en cascade de sections de lignes uniformes. Les longueurs de ces sections sont
généralement des lignes quart d’onde, mais peuvent aussi être de dimensions plus faibles [3].
__________________________________________________________________________ 95
_____________________________________________________________________________
Une autre possibilité utilise la méthode de CAO dite des fréquences réelles. La
technologie utilisée est l’association des deux techniques précédentes, c’est-à-dire des lignes
uniformes mises en cascades et éléments localisés. Cette méthode est couramment utilisée dans
l’adaptation des transistors et elle permet une nette amélioration des caractéristiques de
fonctionnement du dispositif.
Bien que ces dernières techniques suffisent dans de nombreux cas, il existe une
possibilité de réaliser une adaptation à l’aide de L.T.N.U. En effet, il a été démontré qu’une
amélioration significative du niveau d’adaptation est obtenue dans la bande de fonctionnement
avec des L.T.NU, ainsi qu’un élargissement de la bande adaptée [4].
L’adaptation par L.T.N.U. consiste, en général, à adapter une ligne d’impédance Z1 à une
ligne d’impédance de charge Z2 (figure III.1).
Et plus précisément à minimiser le coefficient de réflexion le long de la ligne, qui est une
équation de Ricatti :
dΓ( x ) 1 − Γ 2 ( x ) d (ln Z ( x ))
− 2 j ⋅ β ( x ) ⋅ Γ( x ) + ⋅ =0 (III.1)
dx 2 dx
__________________________________________________________________________ 96
_____________________________________________________________________________
Bien que cette étude présente le mérite de démontrer l’intérêt des L.T.N.U. pour
l’adaptation d’impédance, elle ne permet pas une optimisation du coefficient de réflexion.
__________________________________________________________________________ 97
_____________________________________________________________________________
Par contre une publication récente permet de s’affranchir de cette contrainte. En effet en
reprenant le principe précédent on obtient une meilleure minimisation du coefficient de réflexion
avec une ligne à variation exponentielle. Les auteurs étendent l’étude de Murakami [6], car, à
l’aide de quelques paramètres initiaux, tel que le rapport d’onde stationnaire, ils obtiennent une
expression analytique (éq. III.3) qui grâce à la connaissance de la longueur de la ligne répond
aux exigences spécifiées.
w( x ) 2 x
= − ⋅ log 2 + K ⋅ exp (III.3)
b π x0
Avec w(x) : largeur de la ligne
b : hauteur du substrat
x0 : début de la ligne de transmission
__________________________________________________________________________ 98
_____________________________________________________________________________
Dans cette expression K et x0 sont des variables qui dépendent des conditions de
fermeture de la ligne, du ROS maximum accepté et de la fréquence minimum d’adaptation.
Cette étude a été réalisée sur une technologie stripline, dans ce cas b représente la hauteur du
substrat et w(x) la largeur de la ligne en fonction de la variable longitudinale x. A l’aide de cette
technique des ROS inférieurs à 1.15 peuvent être obtenus.
Enfin l’adaptation par L.T.N.U. peut résoudre de nombreux problèmes de transition entre
différentes technologies plaquées (exemple : microbande en coplanaire), mais il peut aussi s’agir
de liaisons entre technologies identiques ayant des caractéristiques différentes (exemple :
microbande εr1 en microbande εr2). D’une manière générale une transition adaptée en impédance
est obtenue par une variation continue de la largeur du bande et de l’épaisseur du substrat.
C’est ainsi que A.B. Kouki [7] a réalisé plusieurs travaux sur ce type d’adaptation,
notamment dans la construction des transitions adaptées en microbande. Cette technique permet,
par exemple, de relier deux circuits ayant des impédances de terminaison identiques mais,
réalisées avec des matériaux différents, donc ayant des largeurs de lignes différentes. Elle est
basée sur l’analyse de L.T.N.U. ayant une variation à la fois de la largeur de la bande (variation
linéaire) et de la hauteur du substrat. Une transition adaptée en impédance est ainsi obtenue de
manière a ce que l’impédance caractéristique reste constante (figure III.3).
Cependant cette méthode est actuellement peu utilisée car la conception de substrat à
variation contrôlée de hauteur présente des difficultés technologiques de conception.
__________________________________________________________________________ 99
_____________________________________________________________________________
Nous rappellerons dans cette section quelques notions sur la synthèse des filtres à
éléments localisés, conçus essentiellement pour des gammes de fréquences inférieures à 1GHz.
Ici, nous nous limiterons au cas des filtres passifs pour lesquels la puissance transmise à la
sortie du filtre est inférieure à la puissance à l'entrée du filtre. De plus seuls seront
abordés les filtres implémentés à l'aide de la méthode des pertes d'insertion car cette dernière
prend en compte le gabarit du filtre normalisé passe-bas
Ainsi, la synthèse des filtre a éléments localisés passif se base sur la caractéristique d'un filtre
passe-bas idéal est qu'il possède un affaiblissement nul dans la bande passante [-ωc, ωc ] et
infini dans la bande atténuée et, un temps de propagation identique pour toutes les
composantes spectrales. Un tel filtre dont la réponse en fréquence est présenté est pratiquement
irréalisable [8]. Le gabarit d’un filtre passe bas réel conçu a partir d’éléments localisé se présente
donc comme le montre la figure III.4
Figure III.4 gabarit d’un filtre passe bas réel conçu à partir d’éléments localisés (L représente
l’atténuation du filtre en dB)
Comme on le voit sur cette figure, contrairement au filtre idéal, un filtre réel possède une
bande de transition entre les bandes passante et atténuée. Aussi, suivant les spécifications,
plusieurs approximations mathématiques Tchebychev, Butterworth [9] ect …ont été
développées pour approcher au mieux le module ou la phase de la fonction de transfert du
filtre prototype passe-bas de fréquence de coupure unité ( ωc=1 ).
__________________________________________________________________________ 100
_____________________________________________________________________________
Aux fréquences micro-ondes et millimétriques, les dimensions des circuits ne sont plus
négligeables devant la longueur d'onde. Il n'est plus possible de réaliser les circuits avec des
éléments localisés dont les paramètres ne varient pas avec la fréquence. Ainsi, dans cette
gamme de fréquences, les circuits sont réalisés avec des éléments distribués dont le
comportement dépend de la fréquence.
La réalisation des filtres micro-ondes fait appel à divers types de technologies qui
peuvent se regrouper en trois types principaux :
- la technologie des guides d'ondes métalliques [10], [11] a été la première mise en
œuvre. Elle permet de véhiculer des puissances importantes avec des faibles pertes
d'insertion malgré l'encombrement et le coût élevé des guides d'ondes.
- les technologies planaires [12], [13], [14] qui se sont surtout développées au cours
de ces dernières années, notamment avec l'avènement des circuits intégrés
monolithiques micro-ondes (MMIC). Ces technologies sont moins onéreuses et plus
compactes et se prêtent bien à des fabrications collectives.
- la technologie SAW (Surface Acoustic wave) [15], mise en oeuvre dans la décade
1970-1980, est basée sur l'exploitation de l'effet piézoélectrique. Dans les
filtres SAW, les ondes électriques d'entrée sont transformées en ondes
acoustiques par un couple d'électrodes inter digitées. Ces ondes acoustiques excitent
une cavité demi-onde formée entre les électrodes et le résonateur. L'énergie est
alors couplée à une autre cavité acoustique demi-onde et reconvertie en onde
électrique au niveau du couple d'électrodes interdigitées de sortie. Notons que dans
cette technologie, le quartz est un substrat souvent utilisé en raison de sa bonne tenue
en température.
__________________________________________________________________________ 101
_____________________________________________________________________________
Les filtres micro-ondes sont réalisés avec des résonateurs en éléments distribués reliés
entre eux par des inverseurs d'impédances ou d'admittances. La figure III.15 montre
l’approximation de la réactance d’une ligne quelconque en fonction de la fréquence
__________________________________________________________________________ 102
_____________________________________________________________________________
IV.1 Introduction
La conception des filtres micro-ondes à partir de ligne de transmission non uniformes est
naturellement basée sur la conception des filtres à éléments distribués. Le but de cette utilisation
sera d’améliorer les performances du filtrage du point de vue sélectivité mais surtout
élargissement des bandes atténuées d’un filtre sans augmenter et ceci tout en diminuant ses
dimensions.
L’utilisation de LNUT a été testée dans deux cas de filtrage différents à savoir :
• Un filtre passe bas à 1 Ghz
• Un filtre coupe bande à 1.8 Ghz.
Nous nous proposons donc d’améliorer les performances d’un filtre passe bas a f0 égale à
1 Ghz conçu à partir de lignes de transmission uniformes classiques, par des lignes de
transmission non uniformes.
La figure ci-dessous (figure III.6 et figure III.7) illustrent respectivement la représentation
schématique et la réponse fréquentielle du filtre.
Figure III.6 : Schéma géométrique pour un filtre passe bas à 1 GHz conçu par des lignes
uniformes
__________________________________________________________________________ 103
_____________________________________________________________________________
L’un des objectifs essentiels de l’utilisation des LNUT dans ce cas de figure sera de contrôler,
réduire et voir éliminer cette remonté harmonique présente dans la réponse fréquentielle du
__________________________________________________________________________ 104
_____________________________________________________________________________
filtre. Ce procédé permettra d’élégir la bande atténue du filtre sans pour autant rajouter d’autres
éléments.
IV.2.2 Principe
Le principe d’utilisation des LNUT est basé sur le fait de remplacer les lignes classiques
uniformes qui constituent le filtre uniforme par des lignes non uniformes qui devraient avoir
impérativement le même comportement fréquentiel que les lignes uniformes à la fréquence de
coupure du filtre. Cela nous assurera une même valeur de la fréquence de coupure pour les deux
filtres. Cependant, ces LNUT devons avoir un comportement fréquentiel différents des
structures classiques en dehors de la fréquence de coupure ce qui permettra à chaque ligne
d’éliminer l’harmonique de celle qui lui est adjacente, cela nous permettra de réduire la remonté
Parasite (qui se situe à l’harmonique 3 de la fréquence de coupure du filtre) dans une bande de
fréquence plus large.
Les figure III.8 et III.9 représentent respectivement le schématique ainsi que la réponse
fréquentielles du filtre non uniforme dont les lignes classiques ont étés remplacés par des lignes
non uniformes
Figure III.8 : Schéma géométrique pour un filtre passe bas à 1 GHz conçu par des lignes non
uniformes à profil linéaire
__________________________________________________________________________ 105
_____________________________________________________________________________
Figure III.9 : Réponse fréquentielle simulées des deux filtres passe bas.
__________________________________________________________________________ 106
_____________________________________________________________________________
Les deux figures ci-dessous, figure III.10 et III.11 représentent respectivement le filtre passe bas
conçu à partir de lignes uniformes et le filtre passe bas conçu à partir de ligne non uniformes de
profil linéaires.
Figure III.10 : Circuit de filtre passe bas réalisé à partir de lignes uniformes
Dimensions Totale du filtre réalisé : longueur totale : 13 cm
Surface Totale : 13 * 2.2 cm²
Figure III.111 : Circuit du filtre passe bas conçu à partir de lignes non uniformes
Dimensions Totale du filtre réalisé : longueur totale : 11 cm
Surface Totale : 11* 2.4 cm²
La figure ci-dessous, figure III.12 représentent les deux réponses fréquentielle des deux filtres
uniforme et non uniformes dans la bande de fréquence [0.5 – 4.5] (Valeurs donnée par
l’analyseur de réseau vectoriel avec 400 points d’échantillonnage)
__________________________________________________________________________ 107
_____________________________________________________________________________
Figure III.12 : Réponse expérimentale des deux filtres passe bas A conçu a partir de lignes
uniformes B conçu à partir de lignes non uniformes
Dimensions
Fréquence de Bande atténuée en Niveau remonté
coupure dessous de – 60 dB parasite
__________________________________________________________________________ 108
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 109
_____________________________________________________________________________
Remarque :
Les résultats expérimentaux sont de même ordre de grandeurs et de même rapport que
les simulations, en effet l’élimination de la remontée harmonique dans la bande atténuée du
filtre passe bas est plus que significatif dans les courbes de réponses relevées par l’analyseur de
réseau vectoriel.
Les deux filtres (uniforme et non uniforme) présentent deux fréquences de coupure
identiques de 1GHz. Cependant, dans le cas du filtre non uniforme, la remontée harmonique
parasite a été éliminée. Cela à permis d’élargir la bande atténuée du filtre qui passe de [1.5 – 3]
GHz à [1.5 – 4.5] GHz ce qui correspond à un élargissement de 100% par rapport a un filtre
uniforme. D’un autre coté, l’utilisation des lignes non uniforme a permis de réduire les
dimensions du filtre qui sont passées de 13cm à 11cm soit une réduction de 15.5% par rapport
au filtre uniforme. Il est a noter que l’ordre des deux filtres reste le même les deux
configurations gardent le même nombre d’éléments.
Cette méthode de conception de filtres passifs à partir de lignes de transmission non uniformes a
fait l’objet de différentes publications OHD 2005, ICECS 2005 et PIERS 2006. [16][17][18]
__________________________________________________________________________ 110
_____________________________________________________________________________
Pour explorer les améliorations possible que nous avons effectuerons pour le cas des
circuits actifs, nous proposons une deuxième applications des LNUT dans la conception d’un
filtre coupe bande avec une bande de réjection centrée à 1.8 GHz comme l’illustre la figure
III.14.
__________________________________________________________________________ 111
_____________________________________________________________________________
Pour concevoir le filtre par des ligne de transmission uniforme λ/4, il suffit de calculer
la valeur de λ pour chaque couple LC nous avons ainsi ce qui nous permettra de déduire les
valeurs des paramètres définissants les lignes uniformes c’est à dire la longueur L et la largeur
W de chaque ligne.
Les figures suivantes, figures 15 et figure 16, illustrent respectivement le schématique ainsi que
la réponse fréquentiel du filtre.
Figure III.15 : Schéma géométrique du filtre coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
__________________________________________________________________________ 112
_____________________________________________________________________________
Figure III.16 : Réponse fréquentielle du filtre coupe bande conçu à partir de lignes uniformes
Remarque
Le filtre conçu avec des lignes de transmissions uniformes coupe bien a la fréquence
centrale de 1.733GHz (m1) et nous remarquons une réjection à la fréquence 5.3 GHz (m2),
cette fréquence correspond au 1er harmonique impair de la fréquence de rejection fondamentale
( 1.733 * 3 = 5.199).
Nous nous proposons d’éliminer cette deuxième rejection en utilisant des lignes de
transmissions non uniformes.
IV.3.3.1 Objectif
L’objectif de l’utilisation des LNUT sera donc la réduction voir l’élimination de
l’harmonique parasite induit dans la réponse fréquentiel du filtre coupe bande et cela en
gardant le même nombre d’éléments constituant le filtre.
__________________________________________________________________________ 113
_____________________________________________________________________________
VI.3.3.2 Principe
Comme le montre la figure III.15, le filtre coupe bande est constitué de trois éléments
résonants symétriques, Dans ce paragraphe nous proposerons de remplacer chaque élément
résonant uniforme par son équivalent non uniforme tout en gardant la même fréquence de
résonance
Les figures III.17 et III.18 représentent respectivement le schématique et le
comportement fréquentielle des deux lignes.
1ere Ligne A :
Figure III.17 : Schématique du premier élément résonant (ligne uniforme et ligne non uniforme
de profil linéaire)
__________________________________________________________________________ 114
_____________________________________________________________________________
Figure III.18 : Comportement fréquentiel des deux lignes uniforme et non uniformes
2eme LigneB :
Figure III.19 : Schématique du deuxième élément résonant (ligne uniforme et ligne non
uniforme)
__________________________________________________________________________ 115
_____________________________________________________________________________
3eme Ligne C :
Figure III.20 : Schématique du troisième élément résonant (ligne uniforme et ligne non
uniforme)
__________________________________________________________________________ 116
_____________________________________________________________________________
Le remplacement des différentes lignes de transmission uniforme par leur équivalent non
uniforme de point de vue fréquence de résonance génère le filtre coupe bande dont le
schématique ainsi que la réponse fréquentielle sont présentés respectivement dans les figures
III.23 et figure III.24.
Figure III.23 : Schéma géométrique du filtre coupe bande conçu à partir de ligne de
transmissions non uniformes
__________________________________________________________________________ 117
_____________________________________________________________________________
Figure III.24 : Réponse fréquentielle du filtre coupe bande (uniforme et non uniforme)
Dans le but de valider expérimentalement notre étude, nous exposerons la conception des
deux filtres passe bas conçus dans les conditions suivantes :
Les deux figures ci-dessous, figure III.25 et III.26 représentent respectivement le filtre coupe
bande conçu à partir de lignes uniformes et le filtre passe bas conçu à partir de ligne non
uniformes de profil linéaire.
La figure III.27 représente les deux réponses fréquentielles des filtres uniforme et non uniformes
dans la bande de fréquence [0 – 6.2] GHz (Valeurs donnée par l’analyseur de réseau vectoriel
avec 400 points d’échantillonnage)
__________________________________________________________________________ 118
_____________________________________________________________________________
Figure III.25 : Circuit réel du filtre Coupe bande conçu à partir de lignes Uniformes
Dimensions Totale du filtre réalisé : longueur totale : 14 cm
Surface Totale : 14 * 4 cm²
Figure III.26 : Circuit réel du filtre Coupe bande conçu à partir de lignes non uniformes
Dimensions Totale du filtre réalisé : longueur totale : 13 cm
Surface Totale : 13 * 2.8 cm²
__________________________________________________________________________ 119
_____________________________________________________________________________
Figure III.27 : Réponses des deux filtre coupe bandes A : Filtre uniforme B : filtre non uniforme
__________________________________________________________________________ 120
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 121
_____________________________________________________________________________
Remarque :
Les résultats expérimentaux sont en parfait accord avec les simulations. En effet,
l’élimination de l’harmonique parasite du filtre coupe bande est parfaitement visible sur le
graphe fourni par l’analyseur de réseau vectoriel.
IV.3.7 Discussion des résultats expérimentaux
Les deux filtres (uniforme et non uniforme) présentent deux bandes de réjections
centrées à la même fréquence 1.8 GHz. De plus, dans le cas du filtre non uniforme, la remontée
harmonique parasite présente dans la bande centrée à 5.5 GHz a été éliminée. Cela a permis
d’élargir la bande de fonctionnement du filtre qui passe de [0 – 5] GHz à [0 – 6.2] GHz, ce qui
correspond à un élargissement de 24% par rapport a un filtre uniforme. D’un autre coté,
l’utilisation des lignes non uniforme a permis de réduire les dimensions du filtre qui sont passées
de 14 cm à 13 cm soit une réduction de 7 % par rapport au filtre uniforme. Il est a noter que
l’ordre des deux filtres reste le même et les deux configurations gardent le même nombre
d’éléments.
Le niveau d’atténuation est meilleur dans le cas de filtre à ligne non uniforme puisqu’il
atteint la valeur de -72 dB (alors que pour le filtre uniforme c’est -62 dB), ces valeurs sont
cependant peu significatives puisque ces niveaux dépendent aussi du bruit induit par l’appareil
de mesure.
Il est aussi intéressent de voir que la bande de rejection du filtre non uniforme est plus
large que celle du filtre uniforme ce qui peut nous orienter vers une utilisation des LNUT dans la
conception de filtre large bande.
V.1 Introduction
Les lignes de transmission classiques peuvent être utilisées dans la conception des
circuits actifs micro-ondes notamment dans les amplificateurs ou encore les oscillateurs. Ces
circuits sont toutefois confrontés à un problème majeur de réponse linéaire. Cela a orienté les
__________________________________________________________________________ 122
_____________________________________________________________________________
chercheurs à essayer de trouver des techniques de linéarisation de ces systèmes dans le but de
minimiser le bruit induit par les signaux harmoniques parasites en sortie d’un dispositif actif.
Dans ce contexte précis, l’utilité des lignes de transmission non uniformes sera exposée
pour compenser la non linéarité dans ces circuits actif miro ondes par de la non uniformité, nous
avons eu l’idée d’utilisée les LNUT dans la conception des circuits Actifs.
Après avoir admis que les lignes non uniformes possèdent un comportement fréquentiel
spécifique, ce qui a fait l’objet de l’étude du chapitre II, et après avoir exploré ce comportement
fréquentiel pour des lignes résonnantes, nous proposerons de remplacer les lignes uniformes
classiques par des lignes de transmission non uniformes dans la conception des circuit actif.
Ainsi, nous exposerons, le principe d’utilisation des LNUT dans le circuit de charge d’un
transistor dans la conception d’un amplificateur de puissance, nous exposerons aussi l’utilisation
des LNUT dans la conception des circuit d’adaptation en entrée et en sortie d’un amplificateur
de puissance et enfin nous exposerons le cas d’utilisation d’une ligne non uniforme résonante
dans la conception d’un oscillateur micro-ondes.
Figure III.29 : topologie simplifiée de l’utilisation des LNUT dans le cas d’un amplificateur de
puissance.
__________________________________________________________________________ 123
_____________________________________________________________________________
En effet, dans la mesure ou les circuits d’adaptation en entrée et en sortie d’un amplificateur de
puissance sont conçus à partir de ligne de transmission, il est tout a fait possible de remplacer les
structures à lignes uniformes par des structures à LNUT qui possèdent les mêmes
caractéristiques dans le domaine fréquentiel à la fréquence de fonctionnement optimale de
l’amplificateur. En effet, certains profils de LNUT permettront de garder la même adaptation en
entrée et en sortie de l’amplificateur. Cependant, le choix de ces profils s’avère assez complexe ;
ainsi nous nous contenterons d’exposer l’utilité des LNUT seulement dans la topologie du
circuit de polarisation du transistor.
V.3.1 Objectif
L’objectif de cette étude est de maîtriser, contrôler voire d’éliminer les réponses
harmoniques d’un amplificateur de puissance en utilisant une ligne de transmission non
uniforme. La figure III.30 représente l’amplificateur avec une topologie utilisant une ligne
uniforme, la figure III.31 représente la même topologie mais après avoir remplacé la ligne
uniforme par une ligne non uniforme.
V.3.2 Principe
Après avoir constaté que la ligne uniforme dans la topologie initiale de l’amplificateur de
puissance joue le rôle d’un résonateur et peut donc être caractérisé par une cellule LC parallèle,
il est évident que cette ligne a une fréquence de résonance fondamentale et des fréquences de
résonance harmonique qui influe sur le signal de sortie de l’amplificateur.
Le fait de remplacer les lignes uniformes par des LNUT adéquates ; c'est-à-dire qui ont la
même fréquence de résonance fondamentale mais avec des harmoniques supérieures différents ;
nous constatons une nette amélioration du signal de sortie de l’amplificateur. Par exemple la
disparition totale ou une nette atténuation des harmoniques supérieurs.
__________________________________________________________________________ 124
_____________________________________________________________________________
Figure III.30 : Topologie simplifiée de l’utilisation des LNUT dans le circuit de polarisation
d’un transistor
Figure III.31 : Topologie simplifiée de l’utilisation des LNUT dans le circuit de polarisation
d’un transistor
__________________________________________________________________________ 125
_____________________________________________________________________________
Figure III.30 b : schéma du circuit de polarisation d’un transistor avec ligne uniforme
Figure III.31 b : schéma de l’utilisation des LNUT dans le circuit de charge d’un transistor
Niveau Niveau Niveau
Harmonique 1 harmonique 2
Harmonique 3
(dB) (dB) (dB)
Lignes
-52
uniformes -12 -40
Lignes non
-74
uniformes -12 -45
Tableau III.4 : Comparaison des caractéristiques des deux topologies de l’amplificateur
__________________________________________________________________________ 126
_____________________________________________________________________________
Le Tableau III.4 confirme l’intérêt de l’utilisation d’une LNUT dans le circuit de charge des
transistors. La performance se situe au niveau de l’harmonique 3 pour lequel la différence de
niveau entre le circuit à ligne uniforme et le circuit à ligne non uniforme est d’environ 20 dB.
V.4.1 Objectif
L’objectif de cette étude est de pouvoir améliorer le signal de sortie d’un oscillateur
micro-ondes fonctionnant à une fréquence de 2.4 GHz, en améliorant ses performances en
particulier au niveau du taux harmonique. La figure III.32 montre le schématique de l’oscillateur
étudié et nous exposerons deux cas différents a savoir :
V.4.2 Principe
Le principe consiste à remplacer la ligne résonante classique par une ligne non uniforme
qui lui est équivalente de point de vue fréquence de résonance. Les deux lignes doivent
cependant avoir un même déphasage puisque dans la topologie de l’oscillateur considéré,
c’est le bruit de phase qui déclenche les oscillations.
Remarque :
L’étude s’est faite en utilisant deux lignes non uniformes de profils linéaires
différents, cas 1 et cas 2. Dans le cas 1, la longueur de la ligne est restée inchangée.
Pour le cas 2, la longueur a été optimisée de manière a avoir les meilleures
performances de l’oscillateur.
Pour simplifier, nous n’exposerons les détails que pour le cas 2 avec lequel nous avons
enregistré les meilleures performances de l’oscillateur. Toute fois, les résultats du cas 1
seront exposés dans le tableau de comparaison (tableau III.5)
__________________________________________________________________________ 127
_____________________________________________________________________________
Figure III.32 : Schéma de l’oscillateur à étudier avec une ligne résonnante uniforme
Figure III.33 : Amplitude des différents harmoniques du signal de sortie (cas d’une ligne
résonnante uniforme)
__________________________________________________________________________ 128
_____________________________________________________________________________
Figure III.34 : Représentation temporelle du signal de sortie dans le cas d’une ligne résonnant
uniforme
V.4.3 Utilisation des LNUT
Figure III.35 : Schéma de l’oscillateur à étudier avec une ligne résonnant non uniforme
__________________________________________________________________________ 129
_____________________________________________________________________________
Figure III.36 : Amplitude des différents harmoniques du signal de sortie (cas d’une ligne
résonante non uniforme de profil linéaire)
Figure III.37 : Représentation temporelle du signal de sortie (cas d’une ligne résonante de profil
linéaire)
__________________________________________________________________________ 130
_____________________________________________________________________________
Comparaison :
__________________________________________________________________________ 131
_____________________________________________________________________________
Tableau III.5 : Récapitulatif des différents niveaux d’harmoniques suivant la ligne utilisée
Pour les deux cas de figure, nous avons obtenue différentes valeurs des amplitudes
harmoniques tout en gardant une même amplitude du fondamental. Il a été démontré que
l’utilisation d’une ligne résonante de profil non uniforme permettait de faire baisser la majorité
des harmoniques, ce qui s’est traduit par une représentation temporelle du signal de sortie moins
distordue.
Cependant, nous avons détecté une amplitude assez proche pour le premier et pour le
troisième harmonique, cela peut être expliqué à partir de la comparaison du comportement
fréquentiel des deux lignes utilisées du point de vue coefficient de transmission et aussi phase.
Ce qui fera l’objet de la partie qui va suivre.
__________________________________________________________________________ 132
_____________________________________________________________________________
Figure III.38 : Schéma des deux lignes résonantes utilisées (classique et non uniforme)
__________________________________________________________________________ 133
_____________________________________________________________________________
- Pour le bas du spectre la phase est la même ce qui permet d’avoir le même bruit de
phase, au delà, les deux lignes ont quasiment une phase opposé l’une de l’autre.
- Nous avons le même point de résonance pour les deux lignes en fondamental 2.4
GHz a peut près, ce qui veut dire que les deux lignes jouent le même rôle de
résonateur dans le deux configurations possibles. Cependant, le comportement
fréquentiel n’est plus le même à partir de l’harmonique 3, ce qui nous permet
d’éliminer les harmoniques en sortie du circuit.
Remarque :
Il est intéressant de noter que dans les deux cas nous avons quasiment la même
amplitude pour l’harmonique d’ordre .
__________________________________________________________________________ 134
_____________________________________________________________________________
Dans ce chapitre nous avons exploré l’utilisation des lignes de transmission non
uniformes dans la conception des circuits passifs et actif micro-ondes. Le principe a consisté à
remplacer les lignes de transmissions classiques utilisées dans ces circuits par des lignes non
uniformes. Cette approche dans l’amélioration des circuits électroniques a été étudiée dans le cas
des circuits passifs et actif. Ainsi, nous avons constaté ces résultats dans les cas d’un filtre passe
bas à 2 GHz, un filtre coupe bande centré à 1.8 GHz et nous avons bien démontré l’utilité des
LNUT dans la conceptions de ces circuits qui a fait l’objet d’une validation expérimentale.
D’autre part, nous avons étendu notre étude aux circuits actifs dont nous avons étudié les
améliorations de performances possibles. Cette dernière étude a fait l’objet d’une application des
LNUT dans la conception des circuits d’adaptation en entrée et en sortie d’un amplificateur de
puissance, de la conception d’un ampli de puissance et aussi dans l’amélioration des
performances fréquentielles d’un oscillateur micro onde.
__________________________________________________________________________ 135
_____________________________________________________________________________
[III.10] G. Prigent,
" Méthode de conception de filtres planaires à bande étroite dans les domaines
centimétrique et millimétrique ", thèse de doctorat de l’Université de Bretagne
Occidentale, 13 déc. 2002.
[III.12] R Synder
"New application of evanescent mode waveguide to filters design ", IEEE
Transactions on-MTT, Vol.25, pp 1013 - 1023, Dec 1977.
__________________________________________________________________________ 136
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 137
_____________________________________________________________________________
Conclusion Générale
__________________________________________________________________________ 138
_____________________________________________________________________________
Conclusion générale
Dans un deuxième temps, nous nous sommes intéressé à modéliser ces structures. En effet,
les techniques reposant sur la modélisation électromagnétique, pourtant en pleine expansion, ne
permettent pas encore d’analyser toutes les structures micro-ondes comme les lignes de
transmission non uniformes. De ce fait, il nous a paru important de faire progresser les
techniques basées sur la ″modélisation et la théorie des circuits″ dans le but de caractériser ces
structures.
Ce travail a donc consisté à développer et à montrer l’intérêt que représente une méthode basée
sur l’analyse de lignes de transmission non uniformes à variation continue d’impédance. Nous
avons ainsi introduit une méthode numérique pour la simulation des lignes de transmissions
uniformes non uniformes par la méthode de Hill. L’avantage de cette dernière est de fournir une
solution analytique exacte au problème considéré. De plus, l’efficacité de cette méthode a été
vérifiée par un grand nombre de tests incluant des structures ayant différentes formes
géométriques. Les résultats d’analyses ont été comparés avec des résultats de simulation obtenus
par les logiciels commerciaux (SERENADE-MICROWAVE OFFICE) et les résultats
expérimentaux effectués au sein du laboratoire du LEN7. L’excellent accord de ces résultats
montre la validité de la méthode proposée par l’analyse et la caractérisation des lignes uniformes
et non uniformes réalisées. De plus, parmi les méthodes numériques connues dans le domaine
des micro-ondes, cette méthode est caractérisée par le temps d’exécution très court, la précision,
la stabilité numérique et la simplicité de prise en main.
La dernière partie a été consacrée à l’application des ces LNUT dans le cas des circuits passifs
RF mais aussi de circuits actifs. C’est dans ce sens que l’utilité des LNUT a été prouvée dans
l’amélioration d’un filtre passe bas ce qui a permis d’éliminer les remontés harmoniques,
d’élargir la bande de fonctionnement du filtre pour un même nombre d’éléments tout en
__________________________________________________________________________ 139
_____________________________________________________________________________
Cependant il serait intéressant de poursuivre cette étude par l’analyse de lignes couplées non
uniformes asymétriques et réalisées sur des substrats présentant des pertes. Pour mener à bien
cette dernière, il faut appliquer la méthode de Hill par la résolution numérique d’équations
différentielles du quatrième ordre (équations de Mathieu généralisées)
__________________________________________________________________________ 140
_____________________________________________________________________________
Annexes
__________________________________________________________________________ 141
_____________________________________________________________________________
Annexe 1
La détermination de la matrice de chaîne de la ligne non uniforme se base sur les conditions aux
limites qui s’établissent aux limites de la ligne comme l’expose la figure A.1)
U ( x) = A.U 1 ( x) + B.U 2 ( x)
Et que cette solution est directement liée à la tension (chap. III) par :
V ( x) = z ( x ) .U ( x)
__________________________________________________________________________ 142
_____________________________________________________________________________
A=−
1
(U 2 ' (d ).V 2 + I 2.z (d ).U 2 (d ))
m4
B=−
1
(U 1 ' (d ).V 2 + I 2.z (d ).U 1 (d ))
m4
m1 m
V1 = ∗ V 2 − 6 ∗ I 2 ∗ z (d )
m4 m4
dans laquelle
dans laquelle
__________________________________________________________________________ 143
_____________________________________________________________________________
m1 − m6 .z (d )
z (d )
V1 A B V2 1
= . = × 2
m
m5 .
z (0) z (0)
I 1 C D I 2 m4
__________________________________________________________________________ 144
_____________________________________________________________________________
Annexe 2
Matrice de chaîne - Matrice de répartition
Considérons un quadripôle (fig. A2.1) chargé respectivement en entrée et en sortie par les
impédances Z01 et Z02. De plus en considérant que la matrice de chaîne de ce quadripôle est
connue. Nous nous proposons de déterminer sa matrice de répartition.
V1 A B V2 V = A ⋅V2 + B ⋅ I 2
= ⋅ ⇔ 1
I1 C D I 2 I 1 = C ⋅V2 + D ⋅ I 2
Matrice ABC
b1 S S 12 a1 b = S 11 ⋅ a1 + S 12 ⋅ a 2
= 11 ⋅ ⇔ 1
b2 S 21 S 22 b2 b2 = S 21 ⋅ a1 + S 22 ⋅ a 2
Matrice S
__________________________________________________________________________ 145
_____________________________________________________________________________
(
V1 = Z 01 V1 + V1 = Z 01 (a1 + b1 )
+ −
)
V2 = Z 02 (V 2
+
+ V2
−
)= Z 02 (a 2 + b2 )
(
I 1 = V1 + V1
+ −
) Z 01 = (a1 − b1 ) Z 01
(
I 2 = V2 + V2
+ −
) Z 02 = (b2 − a 2 ) Z 02
Z 01 (a1 + b1 ) = b2 (Z ⋅ A+ B )
Z 02
=b ( Z Z )
02
(a 1
− b1 ) Z 01 2 02
⋅C + D 02
b1 A ⋅ Z 02 + B − C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 − D ⋅ Z 01
S 11 = =
a1 A ⋅ Z 02 + B + C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 + D ⋅ Z 01
On a S 12 = b 1 a 2 tel que a1 = 0
A partir des équations initiales, on a :
Z 01 b1 = A ⋅ Z 02 (a 2 + b2 ) + B ⋅ (b2 − a 2 ) Z 02
− b1 Z 01 = C ⋅ Z 02 (a 2 + b2 ) + D ⋅ (b2 − a 2 ) Z 02
Z 01 b1 = a 2 ⋅ ( A ⋅ Z 02 − B ) Z 02 + b2 ⋅ ( A ⋅ Z 02 + B ) Z 02
− b1 Z 01 = a 2 ⋅ (C ⋅ Z 02 − D ) Z 02 + b2 ⋅ (C ⋅ Z 02 + D ) Z 02
__________________________________________________________________________ 146
_____________________________________________________________________________
A partir du système précédent en éliminant le terme b2, et après un calcul rapide on obtient :
b1 2 Z 01⋅ Z 02 ( AD − BC )
S 12 = =
a 2 A ⋅ Z 02 + B + C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 + D ⋅ Z 01
On a S 21 = b 2 a1 tel que a 2 = 0
A partir des systèmes d’équations initiaux, on obtient :
b2 2 Z 01⋅ Z 02
S 21 = =
a1 A ⋅ Z 02 + B + C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 + D ⋅ Z 01
On a S 22 = b 2 a 2 tel que a1 = 0
A partir des systèmes d’équations initiaux, on obtient :
b2 − A ⋅ Z 02 + B − C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 + D ⋅ Z 01
S 21 = =
a1 A ⋅ Z 02 + B + C ⋅ Z 01 ⋅ Z 02 + D ⋅ Z 01
__________________________________________________________________________ 147
_____________________________________________________________________________
Annexe 3
Dans notre étude, nous avons exposé le cas d’un filtre passe bas conçu a partir de lignes de
transmission en technologie microbande. Nous exposerons donc la démarche que nous avons
suivie pour concevoir ce filtre.
A.3.1 Gabarit
__________________________________________________________________________ 148
_____________________________________________________________________________
Méthode de Butterworth
A min
log10 10 − 1 ω
ws = 2
L’ordre n du filtre vérifie la relation suivante : n≥ où ω1
2. log w s A = 50dB
min
Ce qui donne n = 14
Méthode de Tchébychev
A min
10 10
−1 ω2
Argch A max w s = ω
10 10 − 1 1
L’ordre n du filtre vérifie : n ≥ où A min = 50dB
Argch( ws ) A = 0,1dB
max
Ce qui donne n = 9
Argch(1 ε )
η=sh
A min
ε= 10 10 −1 (AN : 0.153) et (AN : 0.290)
n
2 π
g1 = sin
η 2n
g k *g k +1 =
( ) (
4*sin 2k −1π *sin 2k +1π
2n 2n
)
2 k
η +sin π
2
n
__________________________________________________________________________ 149
_____________________________________________________________________________
Le calcul des neuf coefficients gi permettra de déduire les valeurs des capacités et des
inductances à partir des formules de dé normalisation rappelées ci-dessous :
g i Z0
Li =
ω1
gi
Ci =
Z0 ω1
gi Ci (pF) Li (nH)
1 1.20 9.51
2 1.44 4.59
3 2.13 16.99
4 1.62 5.15
5 2.21 17.55
6 1.62 5.15
7 2.13 16.99
8 1.44 4.59
9 1.20 9.51
Résultat de simulation
__________________________________________________________________________ 150
_____________________________________________________________________________
On choisit d’utiliser des lignes micro bandes, sur un substrat défini par :
εR=4,32
Résistivité Rho=0,71
On obtient : WC = 24 mm, pour les capacités et WL = 0,8 mm, pour les inductances.
De plus, le logiciel nous transmet aussi la valeur de la permittivité effective εeff.
D’après les relations théoriques de calcul des longueurs de ligne, (A.3.1) et (A.3.2)
λgC
lC = ⋅arcsin( ω⋅C⋅ZO C ) (A.3.1)
2π
λgL
lL = ⋅arcsin( ω⋅L) (A.3.2)
2π Z0 L
__________________________________________________________________________ 151
_____________________________________________________________________________
c
λ gC =
f1. ε eff _ C
Avec
c
λgL =
f1. ε eff _ L
Capacité Bobine
Largeur W 24 mm 0,4 mm
__________________________________________________________________________ 152
_____________________________________________________________________________
Résultat de simulation :
Figure A.3.4 Réponse du filtre passe bas conçu a partir de ligne uniformes.
__________________________________________________________________________ 153
_____________________________________________________________________________
Annexe 4
Filtre coupe-bande
A.4.1 Gabarit
Notre étude concernera un filtre coupe bande ayant les caractéristiques fréquentielles
suivantes :
Un filtre réjecteur peut être considéré comme un filtre passe-bande transformé par une
inversion de fréquence.
__________________________________________________________________________ 154
_____________________________________________________________________________
Il faut faire la transformation d’un filtre coupe bande en un filtre passe bas ; pour cela nous
travaillerons en fréquences normalisées. La transformation de fréquence à réaliser pour passer
d’un filtre rejecteur à un filtre passe-bas est donnée par la forme:
1 1
P= ⇒ Ω=
p ω1ω 2 ω1ω 2 ω
+ −
ω 2 − ω1 p (ω 2 − ω1 ) ω (ω 2 − ω1 ) ω 2 − ω1
la correspondance entre les pulsations ω1, ω2, ω3, ω4 et les Ωi, fréquences normalisées en
représentation passe bas est établie comme suit :
1 1
Ω1 = = =1
ω1ω 2 ω1 (1,4)(2,2) 1,4
− −
ω1 (ω 2 − ω1 ) ω 2 − ω1 1,4( 2,2 − 1,4) 2,2 − 1,4
1 1
Ω2 = = = −1
ω1ω 2 ω2 (1,4)(2,2) 2,2
− −
ω 2 (ω 2 − ω1 ) ω 2 − ω1 2,2(2,2 − 1,4) 2,2 − 1,4
1 1
Ω3 = = = 3,69
ω 1ω 2 ω3 (1,4)(2,2) 1,65
− −
ω 3 (ω 2 − ω1 ) ω 2 − ω1 1,65(2,2 − 1,4) 2,2 − 1,4
1 1
Ω4 = = = −2,16
ω1ω 2 ω4 (1,4)(2,2) 1,95
− −
ω 4 (ω 2 − ω1 ) ω 2 − ω1 1,95( 2,2 − 1,4) 2,2 − 1,4
1
H ( p) = Où n représente l’ordre du filtre.
1 + Ω 2n
A.4.3 Calcul de l’ordre du filtre
__________________________________________________________________________ 155
_____________________________________________________________________________
2k − 1
θk = π g k = 2 Sinθ k
2n
π
θ1 = g1 = 2Sinθ1 = 0,618
10
3π
θ2 = g 2 = 2 Sinθ 2 = 1,62
10
π
θ3 = g 3 = 2 Sinθ 3 = 2
2
7π
θ4 = g 4 = 2 Sinθ 4 = 1,62
10
9π
θ5 = g 5 = 2 Sinθ 5 = 0,618
10
(0,618)(50Ω)(∆ω ) 1
L1 = = 1,2142nH C1 = = 6,438 pF
ωo ∆ω (0,618)(50Ω)
2
50Ω (1,61) ∆ω
L2 = = 6,148nH C 2 = = 1,272 pF
(1,61)∆ω (50Ω)(ω o )
2
(2)(50Ω)(∆ω ) 1
L3 = = 3,930nH C 3 = = 1,989 pF
ωo ∆ω ( 2)(50Ω)
2
50Ω (1,61)∆ω
L4 = = 6,438nH C 4 = = 1,272 pF
(1,61)∆ω (50Ω)(ω o )
2
(0,618)(50Ω)(∆ω ) 1
L5 = = 1,2142nH C 5 = = 6,438 pF
ωo ∆ω (0,618)(50Ω)
2
Voici donc, après avoir remplacé chaque cellule le filtre coupe bande en éléments localisés :
__________________________________________________________________________ 156
_____________________________________________________________________________
Calculs pour convertir un circuit en éléments localisés en un circuit avec des inverseurs
d’impédance :
λ/4 λ/4
On remplace d’abord les circuit parallèles élémentaires par des tronçons de lignes λ/4.
__________________________________________________________________________ 157
_____________________________________________________________________________
Calculs
x1 1
=
Z 0 ω1 ' g 0 g1ω
ω 2 − ω1
ω= = 2,8125
ω0
1 1
( parallèle) = xi = ω 0 Li = = Où les xi
ω 0 Ci ωω 1 ' g i représentent des
fréquences de
1 1
( series) = bi = ω 0Ci = = coupure
ω 0 L j ωω 1 ' g i
2
xi Z g0
= 1
Z0 i pair Z 0 ω 1 ' g iω
xi 1
=
Z0 i impair
ω1 ' g 0 g iω
n impair
→ Z1 = Z 0
xi 1
=
Z0 i pair
g iωω i '
xi 1
=
Z0 i impair
g iωω i '
Ici :
L1 = 16,1nH C1 = 485,72 fF
L2 = 6,14nH C 2 = 1,27 pF
L3 = 4,97 nH C3 = 1,572 pF
L4 = 6,14nH C 4 = 1,27 pF
L5 = 16,1nH C5 = 485,72 fF
__________________________________________________________________________ 158
_____________________________________________________________________________
MSu b
MSUB
MSub1
H=1.52 mm S-P ARAM ETERS
Er=4.32
Mur=1 S_Param
Cond=4.1e7 SP1
Hu=1000 mm Start=1.2 GHz
T=0.035 mm Stop=2.4 GHz
TanD=0.018 Step=0.2 GHz
Rough=0 mm
C C C C C
C1 C2 C3 C4 C5
C=485.72 f F C=1.27 pF C=1.572 pF C=1.27 pF C=485.72 f F
L1 = 15,5406nH C1 = 443,357 fF
c 2π
λ1 = = 2πc L1C1 = 156,46mm et f1 = 1,9GHz
ω1
L2 = 5,22439nH C2 = 1,6721 pF
L3 = 4,69498nH C3 = 1,75977 pF
Après calcul uniforme, nous obtenons les différentes valeurs caractéristiques des différentes
lignes regroupées dans le tableau ci-dessous.
__________________________________________________________________________ 159
_____________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________ 160