Appel d'offres pour projet eau rural تونس
Appel d'offres pour projet eau rural تونس
DIRECTION GÉNÉRALE
DU GÉNIE RURAL
MINISTÉRE DE L’AGRICULTURE
RÉPUBLIQUE TUNISIENNE
RAPPORT FINAL
VOLUME IV ÉBAUCHE DES DOCUMENTS D’APPEL D’OFFRES
GOUVERNORAT LE KEF
MARS 2001
CHAPITRE I: GENERALITES
ARTICLE 1: Objet de l'appel d'offres
ARTICLE 2: Définition et interprétation
Dans le cadre du programme National d'alimentation en eau potable des villages dispersés
cofinancé par la JBIC, le Commissariat Régional au Développement Agricole du Kef se propose
d'exécuter deux (2) projets d'alimentation en eau potable dans les zones rurales et désire établir
des marchés pour la fourniture de conduites et pièces spéciales et l’exécution de travaux de pose
de conduites et de génie civil. L’ensemble des prestations est composé des deux (2) lots distincts
suivants :
L'ensemble des fournitures et travaux est composé d’un seul lot, intitulé Projet AEP M’hafdhia-
Ghraissia.
L'ensemble des fournitures et travaux est composé d’un seul lot intitulé Projet AEP Chaamba-
[Link]-Hmaidia.
Les caractéristiques techniques des fournitures à acquérir et des travaux à exécuter sont décrites
dans le cahier des spécifications techniques du dossier d'appel d'offres.
Chaque soumissionnaire doit fournir le plus de renseignements, tant sur la fourniture à acquérir et
les travaux à exécuter que sur les références de son entreprise dans les domaines précités.
- 1 -
ARTICLE 2: Définition et interprétation
2-1) Définition :
Sous réserve des exigences du contexte, il sera attribué aux termes rencontrés dans le
présent dossier d'appel d'offres, les significations suivantes :
2-2) Interprétation :
En ce qui concerne les travaux des lots A et B, l'entrepreneur s'engage à réaliser ces
derniers dans les règles de l'Art en l'absence de précisions techniques à caractère coutumier faisant
partie des prescriptions communes pour génie civil, matériaux, matériels, fournitures, pose, etc...
- 2 -
CHAPITRE II: PROCEDURES DE PASSATION DES MARCHES
Tous les documents seront fournis en trois (3) exemplaires, dont l'original est marqué comme tel.
- 3 -
ARTICLE 4: Présentation des offres
Les offres doivent être rédigées en langue française. Elles doivent être présentées dans trois
enveloppes distinctes fermées A, B et C placées dans une enveloppe exterieure portant la
référence de l'offre, le numéro de l'appel d'offre et la mention " A ne pas ouvrir avant
le............Appel d'offres N° ................... pour l’alimentation en eau potable de la zone rurale de
…………….."
Le dossier de l'appel d'offres peut être retiré pendant les heures et jours ouvrables au
Commissariat Régional au Développement Agricole (CRDA) du Kef, Division de l'Hydraulique et
de l'Equipement Rural (Arrondissement du Génie Rural), adresse …………………..Le Kef :
Les offres doivent parvenir sous plis recommandé par voie postale au Nom de Monsieur le
Commissaire Régional au Développement Agricole du Kef, …………………………………au
plus tard le .......... ............................................et portant la mention " A ne pas ouvrir avant
le.......................Appel d'offres N° ................... pour l’alimentation en eau potable de la zone
rurale de …………….". Le cachet du bureau d’ordre du CRDA fait foi.
- 4 -
ARTICLE 6: Ouverture des plis.
Pour juger les propositions techniques des concurrents, il sera tenu compte des critères techniques
suivants :
La partie technique sera notée sur la base de 100 points. Toute offre qui aura totalisée une
note technique inférieure à 70 points sera rejetée. L’offre financière correspondante
( enveloppe C ) ne sera pas axaminée.
Le dépouillement des offres sera réalisé en deux phases : évaluation technique et évaluation
financière. Seront éliminées d’office du concours, les offres qui arrivent en retard ou ne
contiennent pas les pièces énumérées à l’article3 du cahier des charges, en particulier :
- 5 -
1. Evaluation Technique
Toute offre qui aura totalisé une note technique inférieure à 70 sera rejetée. Dans le cas où toutes
les offres n'auraient pas rempli cette condition, l'appel d'offres sera déclaré infrectueux.
• 2 points par projet similaire exécuté au cours de 10 dernières années d’un montant ou
consistance supérieur ou égal à celui du projet (max 20 points). Plusieurs petits projets peuvent
être cumulés pour obtenir l’équivalent du projet, objet de l’offre ou un grand projet dépassant
le double du projet, objet de l’offre peut être considéré comme 2 projets.
• 0 point si l’entreprise n’a exécuté aucun projet similaire.
* On considére un cadre tout agent ayant subit avec succés 4 années d’enseignement supérieur.
( à justifier par copie de la carte grise certifiée conforme au cours des 2 mois précédant la date
limite de remise des offres)
La notation pour un équipement ou plus sera comme suit :
• 2 pelles mécaniques : 1 point (0,5 point par pelle)
• 2 tracto-pelles : 1 point (0,5 point par tracto-pelle)
• 2 trax : 1 point (0,5 point par trax)
• 2 camions benne 6 T ou plus : 1 point (0,5 point par camion)
• 2 grues : 1 point ( 0,5 point par grue)
Pour l’équipement d’usage > 5 ans il sera déduit 20% aux points pour chaque année en plus.
- 6 -
• 1 bétonnière : 1 point
• 1 vibreur : 1 point
• 1 pompe de chantier : 1 point
• 1 dame sauteuse ou rouleau compacteur : 1 point
• 1 appareil d’électrosoudure : 1 point
• 1 équipement de nivellement(niveau, mire) : 2 point
Pour l’équipement d’usage > 5 ans il sera déduit 20% aux points pour chaque année en plus.
* En cas de plusieurs lots ou chantiers soit les points seront divisés par le nombre de chantiers soit
le personnel devra être augmenté en conséquence.
Les points du personnel ayant une expérience > à 3 ans seront majorés de 25%
PC > 5 MA : 0 point
2,5 MA < PC + estimation coût projet ≤ 5 MA : 5 points
PC + estimation coût projet ≤ 2,5 MA : 10 points
- 7 -
- Robinetterie : 3 points
Canalisation :
- Plan d’exécution
- Fourniture de canalisation
- Ouverture des tranchées
- Pose de conduites y compris ouvrages courants et points de distribution par
antenne, zone ou autre
- Essais de pression
- Raccordement canalisation
- Remblai des tranchées
- Mise de service ( essai général, rinçage et désinfection)
- 8 -
Génie civil :
2. Evaluation Financière
La comparaison des offres jugées conformes aux conditions essentielles du cahier des charges des
clauses administratives et des spécifications techniques tiendra compte uniquement du monant
total de la soumission l’offre la moins disante et valable techniquement sera retenue
Par le fait même du dépôt de leurs offres, les concurrents renoncent à toute réclamation, à
tout recours et à toute demande d’indemnisation à quelque titre que ce soit, concernant le
jugement de l’appel d’offres.
Les prix mentionnés dans le bordereau des prix unitaires primeront sur les prix du détail
estimatif, les prix en toutes lettres primeront sur les prix indiqués en chiffres.
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ARTICLE 8: Connaissance des lieux et des conditions de travail
La visite et l'examen des sites sont obligatoires à tous les soumissionnaires. Par le fait même du
dépôt de sa soumission, l'entrepreneur reconnait s'être assuré :
5) Une note sur les moyens matériels à mettre en oeuvre pour l'exécution des
travaux.
6) Une note sur les moyens humains à mettre en oeuvre comprenant une liste
du personnel avec leurs grades et fonctions.
- 10 -
ARTICLE 10: Cautionnement provisoire
Le soumissionnaire doit fournir avec sa soumission un cautionnement bancaire égal à un pour cent
(1%) du montant global des lots pour lesquels, il a soumissionné.
Ce cautionnement doit être valable pour quatre vingt dix (90) jours à partir de la date limite de
remise des offres..
Les offres seront valables pendant quatre vingt dix (90) jours après la date limite de remise des
offres fixée par l'Administration. Une offre valable pour une période plus courte peut être écartée
par l'Administration comme non conforme aux conditions de l'appel d'offres.
- 11 -
MARCHE SUR APPEL D’OFFRES N° ……/2001
ALIMENTATION EN EAU POTABLE DE :
…………………………………………………….
Le présent marché a pour objet la fourniture des conduites et pièces spéciales et l'exécution de
travaux de pose de conduites et de génie civil, prévues au projet d’alimentation en eau potable des
zones rurales de :
L’ensemble des prestations sont composée d’un seul lot intitulé projet AEP M’hafdhia-
Ghraissia.
Conduites
Génie Civil
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Conduites
Génie Civil
- Fournitures : …………………DT.
- Travaux : ………………….DT
- Fournitures : …………………DT.
- Travaux : ………………….DT
La réception provisoire des ouvrages objets du marché, sera prononcée par l'Administration à
l'achèvement complet des travaux et aprés mise en service des ouvrages et remise du dossier de
recolement mentionné dans le cahier des prescriptions techniques en présence d'un représentant de
l'entrepreneur et d'un représentant du service d'exploitation du réseau, le Groupement d'Intérêt
Collectif (G.I.C).
- 13 -
l’entrepreneur et dans un délai de 15 jours à compter de la date de cette [Link] la vérification
des ouvrages donne lieu à des observations importantes, l'entrepreneur sera tenu de réparer sans
retard les défauts qui lui auront été signalés. La réception provisoire sera prononcée
ultérieurement après qu'une nouvelle vérification aurait permis de constater que toutes les
anomalies signalées lors du premier constat ont disparu.
La mise en service de tout ou partie des ouvrages avant l'exécution des parachèvements demandés
par l'Administration ne pourra être considèrée comme une réception provisoire, et l'entrepreneur
ne pourra arguer de cette mise en service pour ne pas effectuer les parachèvements demandés.
L'entrepreneur, sera tenu d'avoir un bureau sur chaque chantier qui sera ouvert pendant les heures
de travail. L'entrepreneur s'y fera représenter par un chef de chantier ayant toutes les qualifications
techniques nécessaires et valablement mandaté par lui pour recevoir les notifications des ordres de
service de l'Administration, prendre au nom de l'entrepreneur toutes décisions utiles et engager
l'entrepreneur dans le cadre des travaux. Il installera également, à ses frais une baraque pour le
surveillant de chantier, représentant de l'Administration.
Toutes les charges relatives à l'occupation provisoire des terrains necessaires aux installations de
bureaux, parcs et ateliers de l'entreprise, seront entiérement à la charge de l'entreprise.
Un journal de chantier paginé, paraphé et tamponné sera remi à l'entrepreneur, qui en assurera la
tenu convenable. Ce journal doit être présenté à toute demande de l'Administration.
Toutes les fournitures seront livrées dans les meilleures conditions d'emballages au dépôt proposé
par l'entrepreneur et agrée par l'Administration. Celle-ci doit être avisée de la proposition du dit
dépôt sept (7) jours à l'avance, afin de prendre les mesures nécessaires et charger ses
représentants de la réception des fournitures en question.
Les fournitures reconues non conformes aux spécifications ou défectueuses seront enlevées par le
soin et aux frais de l'entrepreneur.
Un procés verbal sera dressé et signé contradictoirement, et portera éventuellement les remarques
qui auraient été faites lors du contrôle des fournitures.
Au cours des travaux, seul le dossier d'exécution notifié par ordre de service avec la mention
"BON POUR EXECUTION" fera foi pour l'exécution des travaux. Ce dossier sera notifié en
deux exemplaires :
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Par ailleurs, l'entrepreneur est tenu de procéder à une vérification des pièces du dossier
d'exécution et des repères et piquets implantés par l'Administration. Le cas échéant, il aura à
compléter les repères et piquets manquants.
Ce délai tient compte des installations des chantiers, de la construction des ouvrages, des
travaux de finition, des essais et de la mise en service.
Toute modification du délai d'exécution convenu entre l'entrepreneur et l'Administration devra
faire l'objet d'un avenant.
ARTICLE 8: Sous-traitance
Les quantités indiquées dans les devis estimatifs du marché, ne sont qu'approximatives et ne
pourront être considérées que comme une évaluation des fournitures à acquérir et des travaux à
exécuter.
De ce fait, l'Administration se réserve le droit d'augmenter ou de réduire jusqu'à 30 % les
quantités prévues, sans que l'entrepreneur soit en mesure de demander la résiliation du marché.
Outre le personnel de maîtrise appartenant à l'entreprise, l'entrepreneur devra dans tous les cas,
utiliser la main d'oeuvre ordinaire de la région en accord avec les autorités compétentes.
L'entrepreneur doit porter toute son attention sur le problème de la sécurité du travail. En
particulier, il doit prendre toutes dispositions utiles pour éviter les accidents de travail, dont il
garde l'entière responsabilité et prévoir les soins immédiats sur le chantier et les moyens rapides
d'évacuation de toute personne accidentée.
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ARTICLE 11: Travaux en dépenses contrôlées
En dehors des travaux réglés au bordereau, l'entrepreneur sera tenu d'exécuter les travaux en
dépenses contrôlées qui pourront lui être demandés par l'Administration, et qui seront convenus
par écrit entre les deux parties. Cette obligation pourra s'appliquer jusqu'à concurrence de cinq
pour cent (5%) du montant total du marché.
Le règlement de ces travaux sera effectué après majoration de quinze pour cent (15%) des
dépenses réelles engagées, pour frais généraux et bénéfices.
Le délai de garantie, est fixé à un an à compter de la date de la réception provisoire. Pendant cette
période, l'entrepreneur s'engage à assurer une garantie intégrale des ouvrages exécutés.
L'entrepreneur aura la charge de tous travaux d'entretien, de réparation et de remise en état. A cet
effet, il devra effectuer des visites périodiques relevant toute défectuosité, usure anormale,
anomalie de fonctionnement et défaut d'exécution, qui seront alors remédiées à ses propres frais,
avec l'accord de l'Administration.
Dans le cas où l'entrepreneur ne remédierait pas aux défauts constatés pendant le délai de
garantie, l'Administration aura droit à faire exécuter aux frais, risques et périls de l'entrepreneur,
les réparations nécessaires à l'expiration d'un délai fixé par l'Administration et suivant une mise en
demeure restée sans effet.
Les dispositions qui précédent ne limitent pas l'action au profit de l'Administration de la garantie
décennale.
La réception définitive sera prononcée par l'Administration pour tous les ouvrages objets des
travaux des sous-lots II et III, un an après la réception provisoire, en présence d'un représentant
de l'entrepreneur et d'un représentant du service d'exploitation du réseau, l'Association d'Intérêt
Collectif (G.I.C).
La réception définitive est fonction principalement de l'accomplissement des conditions imposées
par la garantie.
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ARTICLE 14: Nature des prix
Les prix sont considérés toutes taxes comprises, fermes et non révisables pendant toute la durée
d'exécution du marché.
Les travaux et fournitures seront réglés par application, aux quantités effectivement réalisées et
acceptées par l'Administration, des prix unitaires du bordereau des prix.
b) Une avance de 10% du montant des travaux à réaliser dans les 12 premiers mois,
déduction faite du montant de l'avance obligatoire de 5% citée ci-dessus.
Dans ce cas, l'entrepreneur doit fournir un cautionnement bancaire égal à la somme des avances.
A mesure que ces avances sont remboursées et sur demande de l'entrepreneur, l'Administration
donne main levée, proportionnellement au montant de ces remboursements, du cautionnement
bancaire afférents aux dites avances.
Le règlement se fera en Dinars tunisiens par virement au compte de l'entrepreneur dans une
banque tunisienne, comme suit:
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ARTICLE 16: Cautionnement définitif
L'entrepreneur avisé par ordre de service de l'approbation du marché, doit fournir dans un délai
maximum de dix (10) jours un cautionnement définitif égal à cinq pour cent (5%) du montant
global du marché, afin de garantir la bonne exécution du marché.
Le cautionnement doit être établi sous forme d'engagement ferme tel qu'engagement bancaire, ou
lettre de crédit irrévocable. Il doit être valable jusqu'à 2 mois après la signature du procès verbal
de la réception définitive. Sur présentation du cautionnement définitif, main levée sera donnée à
l'entrepreneur de son cautionnement provisoire.
Sur chaque décompte, il sera prélevé une retenue de dix pour cent (10%) qui sera libérée après
accomplissement du délai de garantie, ou des dernières interventions effectuées dans ce cadre.
A la demande écrite de l'entrepreneur et après acceptation de l'Administration, cette retenue de
garantie sera remplacée par une caution bancaire conformément à l'article 31 du décret n° 89-442
du 22/4/89, portant réglementation des marchés publics.
Des pénalités égales à 1/1.000 du montant global des travaux, seront appliquées par jour
calendaire de retard par rapport au délai d'exécution indiqué dans le marché.
La date d'achèvement à prendre en compte pour le calcul des pénalités sera la date mentionnée au
procès verbal de réception provisoire.
Si l'entrepreneur n'assure pas les réparations dûes à des vices de fabrication ou d'exécution des
travaux, pendant la période de garantie, dans un délai maximum de dix (10) jours à partir de la
date de notification, l'Administration est fondée de demander les dommages et intérêts
conséquents à l'accomplissement de cette obligation.
Le plafond des pénalités est fixés à dix pour cent (10%) du montant total du marché. Passé ce
plafond, l'Administration est fondée à résilier le marché au tort et aux risques et périls de
l'entrepreneur.
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ARTICLE 19: Assurance
1/ Une assurance couvrant tous les risques de transport, de vol ou de perte du matériels,
des matériaux et fournitures diverses, depuis les usines, magasins ou dépôts jusqu'à pied
d'[Link] assurance couvrira 110% de la valeur de la fourniture.
2/ Une assurance de responsabilité civile aux tiers, couvrant tous dommages corporels et
matériels pouvant survenir à des tiers, pendant les transports à pied d'oeuvre, durant l'exécution
des travaux et pour une raison quelconque, dont l'origine serait les-dits travaux.
Une mention spéciale de cette police devra préciser que dans le cas présent, les ouvriers ou
employés de l'Administration ainsi que ceux des autres entrepreneurs se trouvant sur le chantier,
seront considérés comme tiers les uns vis-à-vis des autres.
3/ Une assurance couvrant les risques d'accidents de travail vis-à-vis de tous les ouvriers
ou employés de l'entreprise travaillant sur les chantiers.
Elles s'étendent également aux effets des forces naturelles que l'entrepreneur ne pouvait pas
raisonnablement prévoir ni éviter (tels que inondations ou tremblement de terre à l'emplacement
des travaux).
Tous les cas de force majeure doivent être signalés par écrit à l'Administration dans un délai de
quinze (15) jours. Passé ce délai, l'entrepreneur n'est plus admis à réclamer.
En cas de destructions ou de dommages provoqués par un cas de force majeure, survenant aux
ouvrages définitifs ou provisoires, et aux fournitures ou matériaux destinés à ceux-ci, qu'ils soient
sur le chantier ou en cours d'approvisionnement, l'entrepreneur aura droit au paiement des
ouvrages définitifs ou des fournitures et matériaux ainsi endommagés et au remboursement des
dépenses de remise en état ou de remplacement.
Ce remboursement sera fait sur la base du bordereau des prix ou des dépenses réelles de
l'entrepreneur, majoré de quinze pour cent (15%) pour frais et bénéfice .
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ARTICLE 21: Résiliation du marché
- Faillite de l'entreprise;
- Retard de l'entrepreneur dans la livraison des fournitures sans motif valable;
- Interruption des travaux par l'entrepreneur sans motif valable en dépit d'une injonction de
l'Administration de les reprendre;
- Négligence de l'entrepreneur dans l'exécution des travaux conformément au marché et
d'une manière permanente et flagrante, de remplir ses obligations;
- Sous-traitance d'une partie des ouvrages en dépit des instructions contraires de
l'Administration.
L’Administration peut résilier le marché s’il a été établi que le titulaire du marché a failli à
l’engagement objet de sa déclaration de ne pas faire par lui même ou par personne interposée, des
promesses, des dons, ou des présents en vue d’influer sur les différentes procédures de conclusion
d’un marché et des étapes de sa réalisation.
La partie la plus diligente soumet au comité consultatif de règlement amiable (Premier Ministère)
l'objet du litige. Ce comité fera connaître son avis dans un délai de trois (3) mois. Les deux parties
se soumettront au résultat de cet arbitrage.
L'entrepreneur sera admis à bénéficier du régime institué par le décret du 3 Décembre 1936, relatif
au nantissement des marchés.
Pour tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions du présent marché et pour les cas qui n'y sont
pas prévus, l'entrepreneur reste soumis par ordre de préséance:
- Au décret n°89-442 du 22 Avril 1989, portant réglementation des marchés publics,
- Au cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics des
travaux et à tout texte réglementaire y afférent.
- Et à tous textes législatifs qui le complètent et le modifient.
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ARTICLE 26: Documents du marché
Toutes les clauses du présent marché sont complétées par les prescriptions indiquées dans les
documents ci-aprés dûment signés par l'entrepreneur et qui font partie intégrante du marché :
- La soumission;
- Le cahier des clauses Administratives et financières;
- Le cahier des prescriptions techniques;
- Le bordereau des prix;
- Le devis estimatif;
- Le dossier d'exécution des travaux.
Le présent marché ne sera valable qu'après approbation par Monsieur le Commissaire Régional au
Développement Agricole de Le Kef, sur avis favorable de la commission des marchés.
Proposé par :
LE CHEF D'ARRONDISSEMENT
DU GENIE RURAL
[Link]
Lu et accepté : Vu et approuvé :
Le C.R.D.A du Kef
..........,le............ ...........,le ............
Le Soumissionnaire
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MODELE DE SOUMISSION
Lot A : Projet AEP : M’hafdhia-Ghraissia
Je soussignée : …………………………………………………………….
Faisant élection de domicile à : ………………………………………………….
Agissant en qualité de : ………………………………………………………….
De la société : ……………………
Dont le siège social est à : …………….
Société : ....................................................………………………………………...
(Nationalité et type de société, anonyme, non collective ou à responsabilité limitée)
Matricule fiscal N°…………………………………………………………………..
Le Soumissionnaire
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MODELE DE SOUMISSION
Lot B : Projet AEP : [Link]-Hmaidia
Je soussignée : …………………………………………………………….
Faisant élection de domicile à : ………………………………………………….
Agissant en qualité de : ………………………………………………………….
De la société : ……………………
Dont le siège social est à : …………….
Société : ....................................................………………………………………...
(Nationalité et type de société, anonyme, non collective ou à responsabilité limitée)
Matricule fiscal N°…………………………………………………………………..
Le Soumissionnaire
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CAHIER DES PRESCRIPTIONS TECHNIQUES
SOMMAIRE
CHAPITRE I : GENERALITES
Les présentes spécifications ont pour objet de fixer la consistance et les conditions d'exécution du
présent appel d’offres : Travaux de génie civil (réservoir, château d’eau, bâche de reprise, brise charge,
station de pompage, etc.…).
L’entrepreneur peut proposer d’autres solutions pour l’édification des ouvrages de génie civil, tel que la
fourniture de citernes métalliques ou en polyester renforcé de fibre de verre sur ossature métallique,
pour les réservoirs surélevés en béton armé. L’entrepreneur doit alors, fournir dans son offre toutes les
spécifications techniques détaillées des solutions proposées.
Cependant, les réservoirs doivent être constitués de matériaux durables. Ils doivent être couverts et à
l’abri des contaminations. Ils ne doivent communiquer à l’eau aucune saveur ou coloration. Ils doivent
être aérés, tout en restant à l’abri du froid et de la chaleur et, de plus, visitables. Ils doivent en outre,
comporter la tuyauterie nécessaire (conduite d’arrivée, conduite de distribution, conduite de trop plein et
conduite de vidange) et une chambre de manœuvre où sont rassemblés les organes de réglage
nécessaires (vannes, etc.…).
1
CHAPITRE II : MATERIAUX DE CONSTRUCTION
Toutes les fournitures et les matériaux entrant dans la composition des ouvrages devront être agrées par
l'Administration.
L'entrepreneur doit indiquer explicitement dans son mémoire, joint à la soumission, l'origine des sables,
gravillons, pierrailles et éventuellement des parpaings, moellons, briques et de tous matériaux employés
dans la réalisation des ouvrages.
Les lieux de provenance devront être agrées par l'Administration pour être définitivement retenus.
Les matériaux entrant dans la composition des fournitures, les produits fabriqués, proviendront d'ateliers
ou usines notoirement connus et agrées par l'Administration.
Il sera tenu de présenter à toute réquisition, les factures acquittées et tous autres documents, qui seront
jugés utiles pour justifier l'origine ou la qualité des matériaux ou produits fabriqués et de fournir tous les
échantillons qui lui seraient demandés en vue des contrôles nécessaires.
En cours de travaux, l'entrepreneur ne pourra modifier l'origine des matériaux ou produits fabriqués
qu'avec l'autorisation écrite de l'Administration, sous réserve que les matériaux ou produits fabriqués de
remplacement soient de qualité équivalente et répondent aux même prescriptions concernant leur
conformité aux normes en vigueur.
Tous les matériaux utilisés sur les chantiers, doivent être neufs, en bon état et de la meilleure qualité.
Toute portion d'ouvrage exécutée avec des matériaux de qualité non satisfaisante sera détruite et reprise
selon les prescriptions du présent cahier.
L'entrepreneur devra dans les quinze (15) jours qui suivront l'ordre de commencer les travaux, soumettre
à l'Administration un échantillon de chacun des matériaux qu'il compte utiliser.
Ces échantillons, s'ils sont acceptés, seront conservés par l'Administration pour servir de témoins au
moment de la réception des matériaux de même nature.
L'Administration se réserve le droit d'effectuer, en tout point et à toute époque qu'elle jugera utile, le
contrôle de la qualité des matériaux utilisés, de leur lieu et mode de stockage, de leur provenance et des
conditions de transport.
L'entrepreneur devra donner toutes facilités aux représentants dûment habilités de l'Administration pour
effectuer ce contrôle.
2
6-2) Boulons Sauf spécifications particulières, les boulons seront en acier et conformes à la norme
Française NF.A - 27.005 relative aux articles de boulonneries, l'acier de la nuance ADX, telle que
définie par la norme Française NF. A - 35.003.
6-3) Pièces moulées Les pièces moulées en acier non allié seront spécifiées conformément à la norme
française NF.A - 32.051.
6-4) Tôles, plats, bornes et profilés Les tôles, plats, bornes et profilés pour l'équipement des ouvrages
devront être en acier doux, non cassant, malléable et exempt de pailles, stries, fissures, gerçures et
soufflures. Les tranches des pièces cisaillées á froid devront être unies sans déchirures, ni éclat de métal
et leurs surfaces régulières. Les qualités et dimensions seront conformes aux normes françaises pour le
produit correspondant.
6-5) Armatures Les armatures pour béton armé seront constituées essentiellement par des fers à béton
de type courant répondant aux normes AFNOR au ASTN usuelles.
Les barres d'acier ronds lisses, seront de la nuance FE.E-24. Les barres d'acier à haute adhérence seront
du type TUNSID -42 ou similaire.
Les surfaces des barres ne devront pas présenter d'aspérités susceptibles de blesser les ouvriers et seront
exemptes de pailles, fentes, criques, stries, gerçures, soufflures et autres défauts préjudiciables à leur
résistance. Tout pliage suivi d'un dépliage sera interdit. Le stockage devra être assuré dans les
conditions, telles que les aciers de différentes classes et dimensions, ne puissent être mélangés et soient
commodément repris sur parc.
7-1) Livraison Le ciment pourra être livré en sacs, son transport s'effectuera à l'abri des intempéries.
Les sacs devront être stockés dans des abris hermétiques, secs et bien ventilés, permettant une bonne
conservation. Ils seront isolés du sol par un plancher surélevé à 0,50 m au moins de ce dernier. Ces abris
seront suffisamment vastes pour permettre une manutention aisée.
La cadence d'approvisionnement devra être telle qu'elle puisse satisfaire largement aux besoins du
chantier, mais n'entraîne pas un stockage anormalement long.
Tout ciment humide présentant des nodules ou ayant été altéré, sera systématiquement et immédiatement
rejeté.
Si le ciment fourni fait l'objet d'un procès verbal de rebut, l'entrepreneur devra débarrasser le chantier de
ce ciment sans délai, faute de quoi l'Administration en assurera la mise aux décharges publiques aux frais
de l'entrepreneur.
7-2) Qualité Le ciment utilisé sera du ciment PORTLAND artificiel (CPA) de la classe 315, répondant
aux spécifications de la norme AFNOR P-15.302. L'entrepreneur sera tenu d'effectuer toutes les
vérifications utiles en ce qui concerne la qualité des ciments. L'Administration pourra de son côté, sans
qu'il résulte aucune atténuation de la responsabilité de l'entrepreneur, faire toutes vérifications qu'elle
jugera nécessaires pour les liants approvisionnés.
Si au moment des travaux, la composition chimique des tests des eaux de la nappe le justifie, il sera,
après autorisation écrite de l'Administration ou éventuellement à sa demande, substitué au ciment
PORTLAND artificiel un liant offrant une résistance aux agents d'altération reconnus. L'entrepreneur
sera tenu d'effectuer toutes les vérifications utiles en ce qui concerne la composition chimique des terres
et des eaux.
3
ARTICLE 8 : La chaux hydraulique
La chaux hydraulique pour mortiers de maçonneries, crépis et enduits, sera de la chaux éminemment
hydraulique, de la classe XEH-60 ou XEH-100 définie par la norme française NE.P - 15.310.
Les agrégats seront durs, propres et sains, débarrassés, s'il y a lieu par lavage ou par ventilation, de tous
débris organiques ou terreux, poussières, argiles, etc. et criblés avec soin. Leur forme sera à peu prés
cubique pour les concassés ou sphérique pour les roulés, tous matériaux tendant à se casser en plaques
ou aiguilles seront éliminés.
Toutes les installations de préparation des agrégats devront être étudiées avec soin et soumises à
l'agrément de l'Administration.
Des échantillons en nombre suffisant seront prélevés pour l'examen détaillé et les essais. Tous les
agrégats devront être conformes aux caractéristiques définies ci-après :
9-1) Sable
Il devra être crissant, dense, stable, propre et franc de poussières et de débris schisteux, gypseux,
argileux, micacés ou organiques. A la livraison sur les aires de gâchage, il devra avoir un degré
d'humidité uniforme et à peu prés constant. Au total, le pourcentage des matières impropres, à quelque
catégorie qu'elles appartiennent, agricole, matières charbonneuses, Marne, sulfate, ne devra pas être
supérieur à 5% en poids.
Les sables étant des éléments inférieurs à 4 mm, leur classification sera établi par l'Administration en se
rapprochant au maximum des valeurs suivantes en pourcentage pondéral :
- moins de 5% d'éléments très fins, inférieurs à 0,2 mm,
- de 25 à 35% d'éléments fins, inférieurs à 0,5 mm
- de 50 à 70% d'éléments inférieurs à 2,5 mm.
En outre, l'équivalent de sable sera obligatoirement supérieur à 80.
9-2) Graviers
Pour le béton de fondation (40/250) (1), on utilisera la gamme de graviers 4/25 et 25/40. Pour le béton
armé (15/350) (1) ou (25/350) (1), on utilisera la gamme de graviers 5/15 et 4/25. Pour le béton armé
(15/400) (1) ou (25/400) (1), on utilisera la gamme de graviers 4/15 et 4/25.
Le criblage des agrégats devra être réalisé, de telle sorte que pour chaque classe la somme des poids des
éléments hors catégorie (plus gros ou plus fins que les dimensions extrêmes définissant la classe) ne
dépasse pas 10% du poids de l'ensemble de la classe . Toutes précautions seront prises au stockage pour
limiter la détérioration des agrégats (séparation en blocs plus petits, cassures, etc.) et leur ségrégation.
(1) : Le premier nombre indique la dimension de la passoire supérieure. Le deuxième nombre indique le dosage pondéré de
ciment en kg par m3 de béton mis en oeuvre.
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ARTICLE 10 : Eau de gâchage
Les eaux destinées à être mélangées avec le ciment, ne contiendront pas plus de 0,2 % en poids de
matières en suspension et pas plus de 0,3 % en poids de matières dissoutes, le pourcentage pondéral en
radical SO4 ne dépassant jamais 0,03 % et celui en CL 0,06 %. Elles ne contiendront aucune matière
organique ou dissoute. Si à un moment quelconque des travaux, ces conditions n'étaient pas remplies,
l'entrepreneur devrait traiter les eaux de manière satisfaisante avant leur utilisation.
Les eaux destinées au traitement des surfaces, seront conformes à ces spécifications. Elles ne devront
pas tâcher les parements des ouvrages.
Les moellons de toutes espèces devront provenir des meilleurs bancs de carrières proposés par
l'entrepreneur et agrées par l'Administration. Ils devront être durs, non schisteux, bien gisants, sans fils,
sonores au marteau, éventuellement dégagés de toute gangue ou terre, propres et lavés si
l'Administration en reconnaît la nécessite.
Les moellons qui s'écraseraient en grains sablonneux ou bien de se briser en éclats à arêtes vives seraient
rejetés.
ARTICLE 13 : La vitrerie
Les caractéristiques (type et épaisseur) des verres à vitres seront conformes aux normes françaises
NF.P-78.301 et NF.P-78.401 et à la norme française NF.P-32.500 pour les vitres de sécurité.
Le mastic pour vitrerie sera à base de blanc MEUDON mélangé de blanc de zinc et d'huile de lin et se
présentera sous forme d'une pâte souple, lisse et sans grumeaux.
ARTICLE 14 : La peinture
Les peintures seront soumises à l'agrément de l'Administration par l'entrepreneur, qui devra présenter les
références de fabrication. Les peintures au minimum seront conformes à la norme française NF.P-31.004.
La peinture à l'huile contiendra au moins 30% d'huile de lin. L'essence utilisée sera de l'essence
de térébenthine conforme à la norme française NF.T-33.001.
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ARTICLE 15 : Les produits d'étanchéité des ouvrages de stockage d'eau
Les produits d'étanchéité des ouvrages de stockage d'eau (réservoirs, bâches de reprise, etc.), devront
être soumis à l'agrément de l'Administration sans préjudice des prescriptions de l'article 4 des présentes
spécifications.
Les revêtements de ces ouvrages, pour autant qu'ils soient susceptibles d'entrer en contact avec l'eau, ne
devront pas avoir d'effets préjudiciables à la qualité de l'eau.
Les matériaux non courants pourront être admis sous réserve des prescriptions suivantes :
Lorsque l'entrepreneur désirera utiliser des matériaux pour lesquels le présent cahier n'en donne
pas de prescriptions spéciales, l'entrepreneur devra solliciter l'autorisation préalable de l'Administration
et soumettre ces matériaux à son agrément. A cet effet, il devra remettre à l'Administration avant tout
emploi ou essai, un mémorandum des essais de toutes natures auxquels les matériaux en question ont été
soumis dans les laboratoires officiels et selon les méthodes couramment utilisées pour les matériaux
connus.
L'Administration pourra toujours exiger, avant de se prononcer, la production des résultats des essais
réglementaires qui lui paraîtraient nécessaires, ainsi que, le cas échéant, tous calculs justificatifs. Sur la
vie de ces différents résultats d'essais et calcul justificatifs et par comparaison avec les résultats d'essais
et coefficients de sécurité admis pour les matériaux connus, l'Administration acceptera ou refusera
l'utilisation des matériaux nouveaux considérés, et en cas d'autorisation, fixera les limites de fatigue et les
coefficients de sécurité à exiger des nouveaux matériaux pour les différentes natures d'efforts.
L'entrepreneur fournit et établit à ses frais, sous son entière responsabilité, les échafaudages,
chevalements, engins de toute nature, nécessaires à l'exécution complète des travaux.
En outre, l'approvisionnement en eau nécessaire à l'exécution des travaux notamment pour les besoins
du chantier et pour la réalisation des essais d'ouvrages d'art, sera à la charge de l'entrepreneur.
L'entrepreneur doit supporter toutes les sujétions relatives à la mise en place et au fonctionnement de
son matériel, sans pouvoir réclamer aucune indemnité pour quelque cause que ce soit, sauf cas de force
majeure dûment justifiée.
Pendant l'exécution des travaux, l'entrepreneur doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour
assurer la circulation sur les routes et chemins, l'accès aux propriétés, l'écoulements des eaux pluviales et
pour ne pas occasionner d'accidents ou dommages au tiers.
L'entrepreneur sera en particulier, responsable des dégâts de toutes sortes qui pourraient résulter de
l'emploi des mines ou explosifs, utilisés pour les terrassements ou les démolitions, ainsi que des
éboulements qui pourraient survenir dans les fouilles. Avant tout commencement d'exécution de tout ou
partie de son chantier, l'entrepreneur doit aviser les autorités et services intéressés ainsi que les
propriétaires des parcelles traversées et occupées du début des travaux et ceci au moins dix jours à
l'avance.
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ARTICLE 18 : Conditions générales de mise en œuvre
La mise en œuvre des fournitures et notamment des méthodes de manutention, des travaux de
construction des ouvrages de finition, des essais et de la mise en service et de tous ouvrages et
opérations accessoires, tels que dispositifs de protection ou d'isolation, doit être effectuée selon les
règles de l'art.
Aussitôt, après la notification du marché, l'Administration remet à l'entrepreneur, sans frais et contre
récépissé, un dossier d'exécution revêtu de la mention "BON POUR EXECUTION", comprenant :
L'Administration effectue la reconnaissance sur place des ouvrages projetés, conjointement avec
l'entrepreneur. Au cours de cette reconnaissance, l'Administration remet à l'entrepreneur les balises,
bornes, repères, piquets, etc., établis par ses soins. Un procès verbal des opérations sera aussitôt dressé.
A partir de ce jour, l'entrepreneur sera responsable de la conservation de ces repères.
Dans le cas, où les indications du dossier d'exécution ne sont pas conformes à l'état des lieux,
l'entrepreneur doit se référer à l'Administration, en proposant les solutions qu'il croit réalisables.
L'entrepreneur devra vérifier le calcul et la stabilité des ouvrages, s'il reconnaît quelque erreur, il devrait
le signaler par écrit à l'Administration avant tout commencement d'exécution.
Si des modifications étaient apportés aux plans après leur notification à l'entrepreneur, un nouveau jeu
des plans modifiés lui serait remis, portant mention des modifications.
La création et l'aménagement des aires de travail nécessaires à l'exécution des ouvrages d'art (par
débroussaillement et surfaçage), y compris l'aménagement des pistes nécessaires au déroulement normal
des travaux et des pistes de raccordement au réseau routier existant, seront à la charge de l'entrepreneur.
Celui-ci ne pourra en aucun cas invoquer la mauvaise qualité de ces pistes pour justifier un retard dans
l'exécution des travaux.
L'entrepreneur devra s'attacher à libérer le plus rapidement possible les terrains provisoirement occupés
ou utilisés par lui. Il devra notamment après réception partielle, ne pas laisser ouvertes les tranchées et
les fouilles creusées par lui pour l'exécution des ouvrages, et devra en tout état de cause, ménager un
accès aux propriétés.
* Programme général
L'entrepreneur aura un délai maximal de quinze (15) jours à dater du jour de la réception de la
notification du marché, pour soumettre à l'approbation de l'Administration, un programme et planning
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général d'exécution avec indication des moyens en matériel et en personnel à mettre en œuvre.
Ce programme aura pour origine la date de notification de l'ordre de service de commencer les travaux.
* Programme mensuel
A dater de l'ordre de service de commencer les travaux, l'entrepreneur établira des programmes détaillés
d'exécution mois par mois et les transmettre à l'administration. Ces programmes seront constamment
tenus à jour de manière à être conforme au déroulement effectif des travaux.
En cas de nécessité, l'entrepreneur procédera à tous les étaiements et blindages nécessaires même jointifs.
Il assurera si besoin, l'assèchement des fouilles, soit, par épuisement, soit par construction d'ouvrages
provisoires pour assurer l'évacuation des eaux.
L'emploi des engins mécaniques est autorisé, sauf à certains emplacements en fonction notamment du
voisinage de logements d'ouvrages, etc.
L'emploi de l'explosif sera autorisé pour l'exécution des fouilles en terrain rocheux compact, après
accord écrit de l'Administration.
Lorsque des maçonneries (une barre ou un pointement rocheux localisé) seront rencontrées dans les
fouilles, elles devront être arasées à 0,20 m au moins au-dessous de la fouille et remplacées sur cette
épaisseur par un sable, de manière à uniformiser la répartition des charges.
Lorsque la forme de terrassement sera effectuée sur du terrain rocheux, en veillera à ce que le rocher
affleure sous tout l'ouvrage de manière uniforme. Des dispositions particulières seraient prises, en accord
avec l'Administration dans le cas contraire.
Pour les fondations d'ouvrages d'art sur radier général, le fond des fouilles sera soigneusement mis aux
profils et aux cotes indiquées sur les plans. Le fond de fouilles sera l'objet d'un procès verbal de
réception après vérification par l'Administration.
L'Administration pourra ordonner des approfondissements jusqu'à la rencontre d'un terrain permettant
une assise correcte des fondations de l'ouvrage. Les 20 derniers centimètres de profondeur de fouille
doivent être exécutés manuellement pour conserver une structure intacte du sol.
Les fouilles seront conformes à celles représentées sur les plans, c'est à dire auront les dimensions
minimales pour permettre la réalisation correcte des ouvrages. Les hors profils ne seront pas payés tant
en déblais qu'en remblais, ils peuvent être non acceptables lorsque l'on doit réaliser deux ouvrages
rapprochés à des niveaux différents. En général, pour les ouvrages coffrés, il est admis en fond de fouille
une largeur de 0,5 m entre les parois des ouvrages et le terrain.
Lorsque au cours des travaux, des objets ou des vestiges pouvant avoir un caractère artistique,
historique ou archéologique seront découverts, l'entrepreneur devra en aviser aussitôt l'Administration,
ne pas déplacer les objets ou vestiges demeurés en place et mettre en lieu sûr ceux qui seraient détachés
du sol.
Dans le cas, où une fouille ferait apparaître des engins explosifs, l'entrepreneur fera immédiatement
suspendre le travail dans les voisinages et écarter les ouvriers. Il informera d'urgence les autorités
administratives supérieures, préviendra l'Administration et fera assurer la garde du chantier dans l'attente
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de l'intervention des autorités compétentes. Le travail ne sera repris qu'après que celles-ci auront pris
toutes mesures nécessaires à la sécurité.
Les liants ne devront être utilisés que dans des conditions telles qu'il n'y ait pas de risque de fausse prise.
Ils seront choisis, en ce qui concerne les cuves en fonction de l'analyse de l'eau qui remplira ces cuves.
L'eau de gâchage devra être propre, exempte d'agile, de vase et de débris végétaux, et conforme aux
prescriptions de l'article 10 des présentes spécifications.
24 -1) Dosage Le dosage est le poids de liant qui, mélangé à l'eau et à la quantité de granulats
déterminée selon la composition granulométrique de ces granulats, est nécessaire pour préparer un m3
de béton mis en œuvre.
Les dosages à adopter en fonction des utilisations seront en principe, les suivants :
La composition définitive de chaque béton étant fonction des caractéristiques des agrégats utilisés, c'est
à titre indicatif et sans que la responsabilité de l'Administration soit engagée, que sont donné ci-dessous
les compositions des bétons :
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Béton B3 * 250 kg de ciment CPA 315 *
500 kg de sable * 500 kg de
gravier 4/25 * 800 kg de
gravier 25/40
Béton B4 * 350 kg de ciment CPA 315 *
700 kg de sable * 1100 kg de
gravier 5/15
Béton B5 * 350 kg de ciment CPA 315 *
700 kg de sable * 1100 kg de
gravier 4/25
Béton B6 * 300 kg de ciment CPA 315 *
700 kg de sable * 1100 kg de
gravier 4/25 * 600 kg de
gravier 25/40
La proportion d'eau introduite dans le mélange sera mesurée, soit à l'aide des dispositifs spéciaux que
comportent les bétonnières ou les malaxeurs, soit à l'aide de récipients de capacités définies. Tout
apport d'eau après malaxage sera interdit.
La fabrication manuelle du béton ne sera autorisée, que pour de petites quantités et après approbation de
l'Administration.
Sauf prescription contraire, les appareils de fabrication mécanique devront permettre de doser
respectivement les granulats, le liant et l'eau à cinq pour cent (5%). Les doseurs volumétriques seront
interdits pour les éléments solides, dont la proportion est fixé en poids. Les proportions devront être
modifiables en cours d'exécution, par réglage des appareils.
25-1) Déformation
Les coffrages et échafaudages devront pouvoir résister, sans tassements ni déformations nuisibles, aux
surcharges et efforts de toute nature qu'ils sont exposés à subir pendant l'exécution des travaux et
notamment aux efforts engendrés pour le serrage du béton. En particulier, la résistance du sol devra être
vérifiée avant l'établissement des échafaudages.
Les coffrages et leurs supports devront être contreventés pour éviter tout flambement et déversement.
25-2) Etanchéité
Les éléments constituant les parois des coffrages, devront être jointifs, il ne devra se produire aucun
délaitage de ciment à la mise en œuvre par vibration du béton.
25-3) Aspect
Les coffrages pour parements fins et, si nécessaires, les autres coffrages, seront badigeonnés avant
coulage du béton, pour éviter le collage du coffrage au béton, à l'aide d'un produit agrée par
l'Administration et ne laissant pas de taches, irisations ou traces colorées sur le parement décoffré. Ce
produit devra être compatible avec la peinture éventuelle future.
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Lorsque les coffrages comporteront un dispositif pour leur propre fixation à l'intérieur du béton, ce
dispositif sera conçu de telle sorte qu'après décoffrage aucun élément de fixation n'apparaît en surface.
Les échafaudages doivent être à accès facile à toutes les parties de l'ouvrage avec des échelles à garde-
corps.
25-4) Trous
Les trous à aménager pour scellements ou autres fins, seront réservés par des coffrages, gaines ou
taquets appropriés, agencés de manière à ce que les scellements puissent être exécutés sans que le béton
soit endommagé, ni qu'il subsiste de trace de la fixation des coffrages.
25-5) Nettoyage
Immédiatement avant la mise en place du béton, l'intérieur des coffrages sera nettoyé avec soin, de façon
à éliminer les poussières et débris de toute nature.
Lorsqu'il s'agit de coffrages en bois, ceux-ci seront en outre arrosés avant coulage du béton, pour éviter
la dessiccation trop rapide de ce dernier en parement et pour resserrer les joints pendant les périodes
sèches et chaudes, afin d'éviter la porte de laitance.
25-6) Décoffrage
Le décoffrage du béton sera effectué avec précaution, sans choc et par efforts purement statiques en
présence du représentant de l'Administration.
Les divers éléments seront décoffrés dans un ordre tel qu'il n'en résulte aucune sollicitation dangereuse
pour l'ouvrage.
Les délais de coffrage tiendront compte du liant employé, des ralentissements de durcissement du béton
dus aux abaissements de température, de l'exposition au vent et éventuellement des adjuvants employés.
25-7) Incident
Dans le cas où au décoffrage, par suite de décollements accidentels limités au mauvais bétonnage, les
aciers se trouveraient à nu ou à une distance de la face vue inférieure à celle indiquée au paragraphe 26-3
de l'article 26 des présentes spécifications, il y a lieu de les signaler au représentant de l'Administration
qui ordonne les instructions précises à cet effet.
25-8) Coffrages glissants
Dans le cas de coffrage glissants, le chantier devra suivre un emploi du temps parfaitement défini à
l'avance et tout spécialement en ce qui concerne la mise en place des armatures et des coffrages pour les
trous et scellements à réserver dans les parois.
ARTICLE 26 : Armatures
26-1) Façonnage
Les armatures seront façonnée et coupées conformément aux dessins. Le cintrage se fera
mécaniquement et jamais à chaud, pour obtenir les rayons de courbure prévus dont les valeurs seront
précisées par les dessins.
Pour les aciers écrouis et les ronds crénelés, le cintrage des barres sera toujours effectué à vitesse limitée
avec emploi d'un mandrin de diamètre approprié, dont le minimum est fixé par les fiches d'homologation
de l'acier employé.
26-2) Mise en place et fixation
Au moment de leur mise en place, les armatures devront être propres, sans rouille non adhérente, ni
traces de terre, de peinture, de graisse ou de toute matière nuisible. Elles devront être placées
conformément aux indications des dessins d'exécution. Elles seront arrimées, rendues solidaires et
maintenues de manière à ne subir aucun déplacement pendant le bétonnage.
Les supports d'armatures, qu'ils soient en acier, mortier ou autres matières, devront être rigides et stables
aussi bien que pendant la mise en œuvre du béton.
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26-3) Distances minimales des armatures aux parois de coffrage
Les distances minimales des armatures aux parois de coffrage sont fixées ci-après pour les ouvrages
définitifs courants de qualité normale bétonnés en place et s'entendent déduction éventuellement faite de
l'épaisseur qui pourrait être détruite par tout traitement de la surface entraînant enlèvement de matière
(bouchardage, lavage, ou brossage précoce en vue de rendre les gravillons apparents en parement, etc.).
La distance libre entre toute génératrice extérieure d'une armature quelconque et la paroi de coffrage la
plus, voisine doit être au moins de :
- 3 cm, pour les parements directement exposés aux intempéries ou susceptibles de l'être, aux
condensations ou, en égard à la destination des ouvrages, au contact de l'eau
- 2 cm, par ailleurs.
Le béton devra être transporté dans des conditions qui ne donnent lieu ni à la dégradation des éléments,
ni à un commencement de prise avant mise en œuvre. Toutes précautions devront être prises pour éviter,
en cours de transport, une évaporation successive ainsi que l'intrusion de matières étrangères.
Le programme définira, pour tous les bétons, les phases de l'exécution, la qualité de béton à mettre en
œuvre par unité de temps, la configuration, l'épaisseur et le volume des différentes couches de béton à
mettre en place, les coffrages d'arrêt et les surfaces de reprise, les processus de construction des
coffrages et de mise en place des couches successives, les délais de juxtaposition ou de superposition de
ces couches et toutes précautions utiles.
Le béton sera mis en œuvre aussitôt que possible, après la fabrication. Le béton qui ne serait pas en
place dans le délai de trente (30) minutes après l'introduction de l'eau dans la bétonnière, qui serait
desséché ou aurait commencé à faire priser, serait rejeté.
L'Administration sera informée en temps utile des dates probables de bétonnage, afin de lui permettre de
contrôler la mise en place des armatures et du béton. Les dispositifs et procédés de mise en place de
béton seront soumis par l'entrepreneur à l'agrément de l'Administration. Ils devront être conçus pour
éviter la ségrégation et assurer le remplissage régulier des coffrages.
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Le béton ne devra pas tomber librement d'une hauteur supérieure à 1,50 m, sauf autorisation de
l'Administration.
28-2) Déversement
Le déversement devra consister à faire progresser une même masse de béton en l'alimentant
régulièrement et non à déverser plusieurs tas qui se rejoindraient, afin d'éliminer les risques de billage et
de ségrégation.
Dans le cas de béton immergé, celui-ci ne devra jamais tomber en chute libre, même d'une faible hauteur.
28-3) Reprise de bétonnage
A chaque nouveau bétonnage (démarrage ou reprise), le béton utilisé devra être enrichi en liant et
éléments fins. L'organisation du chantier devra prévoir un programme de bétonnage, tel que les reprises
seraient limitées au strict minimum dans les zones présentant des moments fléchissant importants (zone
d'encastrement à la base des parois par exemple).
L'Administration pourra imposer la coulée en continu pour certaines portions d'ouvrages ou pour
certaines techniques.
Toutes précautions nécessaires seront prises pour limiter la rupture de continuité au droit des arrêts de
bétonnage et en particulier, la protection du béton prés de la surface de reprise.
Si des reprises accidentelles, non prévues sur les dessins ou au programme de bétonnage, s'avèrent
nécessaires, elles ne pourront être faites, sur proposition de l'entrepreneur, qu'après approbation de la
configuration de leur surface de raccord par l'Administration. Elles comprendront, s'il y a lieu, les
démolitions donnant à ladite surface une configuration convenable quant à la résistance mécanique et à
l'aspect, les reprises devant autant que possible se faire suivant des surfaces comprimées.
Si du béton frais doit être mis en contact avec du béton ayant fait prise, la surface de l'ancien béton devra
être repiquée et nettoyée à vif pour faire saillir des graviers.
Cette surface de reprise devra être longuement mouillée, sans toutefois retenir de poches d'eau. L'emploi
de barbotine de ciment sur la surface de reprise sera interdit.
28-4) Serrage du béton
Le piquage ou pilonnage du béton ne sera admis, que pour des ouvrages de faible importance ou bien
lorsque la consistance du béton contre indiquera la vibration.
La vibration externe sur les coffrages ne sera appliquée, que lorsqu'il sera impossible d'utiliser la
vibration interne, en raison des dimensions réduites de l'élément à traiter. La nature du coffrage, le type
et la réparation des vibrateurs seront soumis à l'acceptation de l'Administration.
Lorsque la mise en œuvre du béton sera assurée par vibration interne, la composition de ce béton devra,
sauf exception justifiée, être telle que le béton frais déjà mis en œuvre et vibré, soit susceptible d'être
vibré de nouveau après un délai convenable.
Les vibrateurs internes devront présenter des dimensions telles qu'ils puissent pénétrer sans difficultés
dans les parties des coffrages où cela a été prévu, de façon que compte tenu de leur rayon d'action, ils
puissent agir sur la totalité du béton. Le contact des vibrateurs avec les coffrages devra être évité.
L'épaisseur des couches à vibrer devra être compris entre les limites fixées ou agrées par l'Administration
et ne pas dépasser quarante cinq centimètres (0,45 m).
En cas de mise en œuvre du béton par vibration interne, la superposition d'une couche de béton frais à
une couche déjà mise en place ne sera pas considérée comme une reprise, si la couche déjà mise en place
peut être vibrée à nouveau. Dans ce cas, il conviendra, en vibrant la nouvelle couche, de faire pénétrer
les vibrateurs dans la couche inférieure. Si la couche, déjà mise en place, n'est pas susceptible d'être
vibrée à nouveau, la superposition d'une couche de béton frais à la première sera traitée comme une
reprise de béton durci.
28-5) Conservation et cure du béton
Quand une haute qualité du béton sera recherchée ou quand il s'agit d'éléments de faible épaisseur non
protégés, le béton sera soumis à une cure ayant pour but de la maintenir dans l'état d'humidité favorable
à son durcissement.
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Cette cure sera pratiquée, en particulier, sur les cuves des réservoirs d'eau par humidification, enduit
temporaire imperméable ou par la combinaison des deux procédés ou encore par d'autres procédés
équivalents et acceptés par l'Administration. L'arrosage intermittent des surfaces directement exposées
au soleil sera interdit.
Les mortiers auront, la composition suivante, selon la nature de l'ouvrage et par mètre cube de sable
sec :
- Mortier M1 : pour enduit intérieur étanche des réservoirs:
* 1 m3 de sable
* 500 kg de ciment CPA 315
* 1 kg de produit SIKA, suivant instruction de
fabriquant.
L'attention de l'entrepreneur est attirée sur le fait qu'il devra mettre en œuvre les enduits étanches suivant
les prescriptions imposées par le fabriquant du produit SIKA.
- Mortier M2 : pour enduits ordinaires, maçonneries, scellements,
rejointoiements, etc. :
* 1 m3 de sable
* 400 kg de ciment CPA 315.
- Mortier M3 : pour enduit intérieur étanche des chambres des vannes
* 1 m3 de sable
* 500 kg de ciment CPA 315.
- Mortier M4 : ou mortier bâtard, pour enduits des maçonneries ordinaires,
sauf scellements :
* 1 m3 de sable
* 150 kg de chaux éminemment hydraulique XEH-60
* 200 Kg de ciment CPA 315.
- Mortier M5 : mortier de chaux pour enduits :
* 1m3 de sable
* 350 kg de chaux éminemment hydraulique XEH-60.
Les appareils de fabrication mécanique devront permettre de doser la composition du mortier (y compris
la proportion d'eau), et de la faire varier à volonté. Leur type et leur mode d'emploi, particulièrement la
durée du malaxage, seront agrées par l'Administration.
Lorsque le mortier sera fabriqué manuellement, le sable sera mesuré dans les brouettes dont la capacité
présentera au rapport simple avec le nombre de sacs de liant à employer.
Le mélange sera opéré à sec sur une aire plane et de niveau ou planches, en tôle ou en béton, jusqu'à
parfaite homogénéité. On ajoutera alors progressivement, avec arrosoir à pomme, en retournant à la
pelle, la quantité d'eau strictement nécessaire. La trituration continuera ensuite jusqu'à ce que le mortier
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soit parfaitement homogène et bien liant. Dans tous les cas, le mortier devra être gâché, de telle sorte
que pétri à la main, il forme une boule légèrement humide, mais ne coulant pas entre les doigts. Pour
certains emplois, tels que mortiers pour reprises, mortier à projeter et mortier à mater, l'Administration
pourra accepter une autre consistance.
Le mortier devra être employé aussitôt après sa confection. Tout mortier qui serait desséché ou aurait
commencé à faire priser, devra être rejeté et ne devra jamais être mélangé avec du mortier frais. Le
rabattage sera interdit.
Les pierres, moellons, briques, etc., seront convenablement humidifiés avant l'emploi de manière à ce
que l'eau du mortier ne soit pas absorbée par capillarité.
Le travail sera conduit de façon à obtenir une maçonnerie à éléments bien liés. L'exécution de la
maçonnerie de remplissage sera assurée au fur et à mesure de celle des parements. Tout élément (pierres,
moellons, briques, agglomérés, etc.), fendu ou folié pendant la pose sera remplacé à mortier neuf.
Les lits d'assise des éléments devront correspondre à leur lit de carrière (ou à leur face de compression
pour les produits manufacturés), les assises ou faces étant elles-mêmes normales à la direction des
contraintes de compression.
Le mortier ne devra jamais être versé en masse sur les maçonneries, mais déposé dans des auges ou sur
des aires propres, et utilisé au fur et à mesure. Il sera interdit de ramollir le mortier en y ajoutant de l'eau.
Par temps sec, les maçonneries seront arrosées légèrement mais fréquemment, afin de prévenir une
dessiccation trop prompte. Elles devront être préservées contre la sécheresse, la pluie ou la gelée, au
moyen de planches, de nattes ou de toiles, humectées quand il y a lieu. Ces mesures de protection
devront être particulièrement soignées, en cas d'interruption d'une certaine durée.
Quand on appliquera une maçonnerie nouvelle sur une maçonnerie ancienne, les surfaces de jonction de
celle-ci seront nettoyées, arrosées et au besoin, lavées.
Les moellons seront arrosés à grande eau sur le tas, de manière à être légèrement humides au moment de
l'emploi.
Les parements cachés, aussi bien que les parements vus, seront construits aux moellons bien gisants.
Pour mieux assurer la liaison des parements avec le reste de la maçonnerie, on placera par mètre carré de
surface apparente de parement, au moins en lancés de quarante centimètres (40 cm) de queue.
Dans l'exécution des murs d'une épaisseur égale ou inférieure à quarante centimètre (40 cm), on
disposera les moellons de manière à bien lier les deux parements entre eux. Des pierres formant parpaing,
au nombre de deux par mètre carré de surface apparente de parement, renforceront cette liaison.
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ARTICLE 33 : Briques et agglomérés de ciment
Les briques et agglomérés seront posés à bain de mortier bien assujettis, les joints bien pleins et non-
garnis après coup par fichage, le mortier ne débordant pas sur le parement, si celui-ci ne doit pas être
enduit. Les joints devront se découper d'une assise à l'autre d'au moins cinq centimètres (5 cm). Leur
largeur devra être de un centimètre (1 cm) au plus.
Dans le cas d'emploi de briques pour parements, les maçonneries seront exécutées avec toute la
précision possible, l'épaisseur des joints et des assises sera régulière.
ARTICLE 34 : Chapes
Les chapes recouvrant les dallages, planchers, paliers, couvertures, etc., leurs supports ayant été
préalablement nettoyés et lavés, seront constituées d'une couche de mortier de trois centimètres (3 cm)
d'épaisseur. Le mortier sera comprimé et lissé à plusieurs reprises pour éviter les gerçures.
Par temps sec, la chape sera recouverte et arrosée. S'il y a lieu, le bouchardage sera effectué au début de
la prise.
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surfaces à enduire que pour les scellements, passages des conduites et épaisseur minimale d'enduits (en
moyenne au moins de trois centimètres 3 cm).
ARTICLE 37 : Etanchéité
Les opérations tendant à assurer l'étanchéité des ouvrages de stockage d'eau (réservoirs, bâches de
reprise, etc.), soit en surface intérieur, soit en surface extérieure, seront basées sur l'emploi de produits
agrées par l'Administration, en tenant compte de l'analyse de l'eau devant être contenue dans ces
ouvrages.
La mise en œuvre de ces produits devra être effectuée conformément aux directives du fabricant, s'ils
doivent être incorporés au béton ou bien si leur action est complexe ou leur application délicate.
S'il s'agit d'un procédé n'utilisant qu'un produit d'usage courant, l'origine du matériau, son épaisseur et le
mode d'application seront soumis à l'agrément de l'Administration. L'exécution devra être effectuée
conformément aux règles de l'art et aux normes en vigueur pour le produit utilisé.
Le complexe d'étanchéité des toitures-terrasses sera relevé contre les acrotères limitant la surface à
recouvrir, de manière à former solin sur 0,15 m au moins de hauteur par rapport à leur point le plus
élevé en plan. Toutes les précautions devront être prises pour éviter tout décollement ou claquage du
revêtement. En particulier, les passages de canalisations à travers les parois étanches devront être traités
avec le plus grand soin.
ARTICLE 38 : Parements
Les parements doivent rester bruts de décoffrage, être enduits ou recevoir un revêtement particulier.
Dans le cas où le béton devrait rester brut de décoffrage, il sera procédé au nettoyage des surfaces, à
l'enlèvement des balèvres et aux agréments nécessaires.
Les tolérances dans les épaisseurs des ouvrages, seront les suivantes :
(+ ou -) 0,5 cm, pour les parois au contact de l'eau des réservoirs (+ ou -) 1,0 cm, pour les autres
éléments d'ouvrages.
Toute partie d'ouvrage, qui ne répond pas aux tolérances précitées, pourra être démolie aux frais de
l'entrepreneur. Les réparations, qui seraient nécessaires pour quelque cause que ce soit, nids de poule,
fissures, décalage des coffrages, etc., seront effectuées aussitôt que possible et au plus tard dans les 24
heures qui suivront l'enlèvement des coffrages. L'Administration en sera informée dans les plus brefs
délais.
40-2) Echelles
Les échelles seront métalliques, leur extrémité supérieure sera pourvue d'une crosse rigide. Les échelles
de descente dans les réservoirs contenant de l'eau, seront amovibles galvanisées ou métallisées au zinc.
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Les garde-corps et crinolines seront conformes aux règlements en vigueur. Les garde-corps auront au
minimum une hauteur de 1,00 m.
40-3) Ouvertures
Les dispositions des portes, fenêtres, capots etc., seront conformes aux plans.
Les capots d'accès aux réservoirs seront constitués d'un tampon hermétique en tôle peints à fermeture
inviolable.
Les portes et fenêtres, qu'ils soient en bois ou métalliques, seront munis de la quincaillerie nécessaire
(charnière, etc.). Les portes seront munies de serrures, dont le type sera, s'il y a lieux, défini sur les plans
ou proposé à l'agrément de l'Administration.
40-4) Vitrerie
Les verres seront coupés de manière à s'appliquer sur les deux tiers au moins de la largeur des feuillures.
Ils seront posés à bain de mastic soufflant et fixés par joints ou agrafes sur châssis en bois, ou chevilles
placées dans les trous préparés sur les métalliques, le châssis quelle que soit sa nature devra être
préalablement imprégné. Ils seront ensuite collés par un solin en mastic dressé et peint avec la dernière
couche de peinture.
ARTICLE 41 : Peinture
L'entrepreneur devra soumettre le choix du type et de l'origine des badigeons et des peintures et leur
mode d'application (brosses, rouleaux, projection), à l'Administration.
L'entrepreneur sera tenu de préparer les échantillons, qui lui seront demandés notamment pour le choix
des teintes.
Les peintures seront passées en deux couches dont une première d'impression d'accrochage,
conformément aux prescriptions du fabricant.
Toutes les parties métalliques recevront trois couches de peinture dont la première, passée à l'atelier.
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CHAPITRE V : EPREUVE DES OUVRAGES D'ART
42-1) Consistance
Pour obtenir un béton de haute qualité avec le minimum de ciment et d'eau, les deux caractéristiques
suivantes sont considérées comme essentielles :
42-2) Résistance
Tous les bétons mis en œuvre pourront être soumis aux contrôles de résistance. Les contrôles de
résistance du béton à la compression seront effectués sur éprouvettes écrasées suivant les méthodes
courantes et les valeurs des résistances obtenues seront comparées aux valeurs minimales admissibles.
En particulier, pour les bétons dosés à 350 kg de ciment par mètre cube de béton mis en œuvre, la
résistance brute à la compression des éprouvettes (non compris la réduction pour frottage dans le cas
d'éprouvettes obliques) devra être :
Ces chiffres représentent le minimum de la valeur moyenne de tous les essais effectués au cours d'une
semaine.
La résistance à la compression minimale d'un seul échantillon ne devra pas être inférieure aux chiffres
suivants :
- sur cubes de 20 cm de côté :
* à 7 jours .............................. : 150 bars.
* à 28 jours ............................. : 220 bars.
- sur cylindres de 16 cm de diamètre :
* à 7 jours .............................. : 130 bars.
* à 28 jours ............................. : 180 bars.
42-3) Essai
L'entrepreneur sera tenu de fournir toute facilité, toute aide, ainsi que la main d’œuvre non spécialisée,
qui s'avéreraient nécessaires pour l'obtention d'un nombre quelconque d'échantillons de matériaux ou de
béton frais, soit dans les bétonnières, soit dans les coffrages et sous les formes demandées par
l'Administration.
La valeur de la formule de composition du béton devra être contrôlée avant le commencement des
travaux de bétonnage.
Pour chaque phase de bétonnage continu, l'entrepreneur fera prélever 12 éprouvettes qui seront
acheminées par ses soins au laboratoire d'essais en vue d'un écrasement à 7 jours et 28 jours. Ces
éprouvettes seront repérées par une marque définissant sans ambiguïté la phase de bétonnage à laquelle
elles se rapportent. Cette marque sera peinte et non gravée sur la surface du béton afin de ne pas la
dégrader.
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L'entrepreneur mettra à la disposition de l'Administration en nombre suffisant, soit des moules
métalliques cubiques de 20 cm d'arête, soit des moules en carton imperméabilisé de 16 cm de diamètre et
32 cm de hauteur. Les moules métalliques devront être facilement démontables pour éviter tout
épauffrement des arêtes. L'entrepreneur assurera également la conservation des éprouvettes dans l'eau
ou le sable humide.
Un procès verbal de confection des éprouvettes, signé contradictoirement par les représentants de
l'Administration et de l'entrepreneur sera joint à chaque envoi d'éprouvettes aux fins d'analyse et d'essais.
* le type du béton
* le lieu de prise et si nécessaire la destination donnée au béton
* la date d'exécution.
Les éprouvettes seront adressées au laboratoire désigné par l'Administration. Les résultats devront être
communiqués dans les meilleurs délais à l'Administration par l'entrepreneur.
Si le béton en place ne parait pas présenter un ou plusieurs des critères, des échantillons seront prélevés
pour essais. En attendant les résultats de ces essais, le béton inorminé ne sera pas recouvert de béton
frais. Si les essais s'avèrent négatif, il incombe à l'entrepreneur de remplacer à ses frais le béton
défectueux.
Dans le cas où les résultats des essais de béton prévus ci-dessus n'auraient pas été satisfaisants,
l'Administration pourra exiger qu'il soit procédé à une auscultation dynamique de l'ouvrage ou à des
essais de chargement. L'Administration pourra, dans tous les cas, prescrire que les mêmes épreuves
soient effectuées aux frais de l'entrepreneur. Dès la fin de l'exécution des enduits intérieurs des ouvrages
de stockage d'eau (réservoirs, bâches de reprise, etc.) et en attendant les essais d'étanchéité proprement
dits, il sera maintenu dans le fond de l'ouvrage une lame d'eau d'au moins 50 cm.
Les essais d'étanchéité proprement dits des ouvrages de stockage d'eau (réservoirs, bâches de reprise,
etc.) seront conduits de la manière suivante :
L'ouvrage sera rempli graduellement, la vitesse de cette opération ne devra pas excéder 0,50 m par jour.
Les mesures relatives au contrôle des fuites seront faites 10 jours après la fin de la mise en eau complète
et effectuées pendant une période de 8 jours. Les fuites seront mesurées chaque jour, en présence d'un
représentant de l'entrepreneur et un représentant de l'Administration. Le débit des fuites ne devra pas
dépasser 250 cm3 par jours et par mètre carré de surface mouillée, déduction faite de l'évaporation.
Au cas où les fuites constatées seraient supérieures à cette valeur, l'entrepreneur devra en rechercher les
causes et y remédier à ses frais et un nouvel essai sera effectué. Chaque essai donnera lieu à
l'établissement d'un procès verbal.
La réception provisoire ne pourra être prononcée que lorsque les essais seront satisfaisants.
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CHAPITRE VI : TRAVAUX DE FINITION ET PRESCRIPTIONS DIVERSES
Un système d'évacuation des eaux pluviales sera installé suivant les règles de l'art.
Dans les terrains humides, préalablement au remblaiement, l'entrepreneur exécutera les perrés et
drainages, aménagera les drains collecteurs et d'une manière générale, prendra toutes les mesures
suffisantes pour que l'eau ne séjourne pas au contact des parements cachés des maçonneries.
Aucun remblai ne devra être exécuté sans l'accord de l'Administration. Les terres extraites des fouilles de
fondation seront utilisées au remblai de ces fouilles après exécution des fondations, jusqu'au niveau
défini par le projet et pilonnées par couches de 0,20 m. L'excédent sera réglé sur le terrain entourant les
ouvrages, ou bien, ainsi que les terres impropres au réemploi, évacué à la décharge.
Les remblais seront constitués soit par les matériaux extraits des fouilles, soit, s'ils ne conviennent pas ou
sont en quantité insuffisante, par tous matériaux d'apport propre à l'usage prévu (tout-venant, sable,
terre franche ou végétale).
Dés le comblement des tranchées exécutées dans les aires de travail nécessaires pour la réalisation des
ouvrages, l'entrepreneur devra rétablir provisoirement les chaussées et les pistes d'accès à ces aires
conformément aux prescription des services intéressés. La réfection provisoire devra assurer dans le plus
bref délai un rétablissement convenable de la viabilité. L'entrepreneur devra assurer l'entretien des
travaux de la réfection provisoire précédant le comblement des tranchées (après mise en service de la
canalisation) pendant un délais de un (1) mois.
Faute par l'entrepreneur d'assurer convenablement les réfections et l'entretien des travaux et notamment
les réparations consécutives aux tassements des tranchées et des abords de celles-ci, même en dehors des
traversées, il y sera pourvu d'office et à ses frais, risque et péril, par les soins de l'Administration et sauf
cas d'urgence ou de péril après mise en demeure résultant d'un ordre de service émanant de
l'Administration.
Après avoir été éprouvés, les ouvrages devront, avant leur mise en service définitive, être lavés et
désinfectés intérieurement. Le lavage concerne tous les ouvrages courants quand cela est nécessaire, la
désinfection concerne obligatoirement les ouvrages destinés à recevoir ou à transiter l'eau du réseau
(réservoirs, bâches de reprise, etc.). Ces opérations seront effectuées par l'entrepreneur, à ses frais.
Le lavage se fera par arrosage à l'eau des parois et brossage. La désinfection se fera à l'aide d'une
solution chlorée titrant 10 g par litre, appliquée au rouleau ou tout autre moyen permettant de couvrir
toutes les parois. Les produits désinfectants seront à la charge de l'entrepreneur.
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ARTICLE 48 : Mise en service et entretien
L'entrepreneur assurera à ses frais la mise en service des ouvrages en prenant les précautions voulues, en
accord avec l'Administration et en présence d'un représentant du service d'exploitation du réseau, le
Groupement d'Intérêt Collectif (G.I.C.). Pendant la durée du délai de garantie, l'entrepreneur demeurera
responsable des ouvrages et sera tenu de les entretenir. Il sera responsable des travaux de réfection qui
se révéleraient nécessaires, des dégâts occasionnés par la rupture des conduites et des appareils.
Il devra entreprendre les réparations dont la nécessité lui serait notifiée par l'Administration dans les
délais prévus par cette notification. S'il ne se conforme pas aux prescriptions, il sera pourvu d'office aux
remplacements et réparations par l'Administration, aux frais de l'entrepreneur, après mise en demeure par
lettre recommandée restée sans effet.
Les obligations, ainsi imposées, se prolongeront, s'il est nécessaire, au-delà du terme fixé, jusqu'à ce que
les ouvrages aient été mis en état de réception définitive.
L'entrepreneur ne pourra s'opposer à ce que d'autres entrepreneurs chargés d'exécuter d'autres travaux
différents de ceux qu'il a été chargé d'exécuter, s'installent avec lui sur les terrains des aménagements.
Dès que lui est notifié le marché, l'entrepreneur doit entrer en contact avec les entrepreneurs des autres
lots du réseau pour coordonner avec eux l'exécution des travaux.
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