Exercices corrigés de mathématiques ECS
Exercices corrigés de mathématiques ECS
2.
Exercice
n
X n
X
Ces exercices courts, pour la plupart donnés en colles en première année, constitue Calculer max(i, j).
une collection quasiment exhaustive des propriétés et méthodes que doit maîtriser un i=1 j=1
étudiant en fin de première année. Il constitue une base de révision pour l’étudiant de
seconde année. Correction no 2. ! !
n n n i n n
Nicolas Maillard X X
X X X X n(n + 1) i(i + 1)
max(i, j) = i+ j = i×i+ −
colasmaillard@[Link] i=1 j=1 i=1 j=1 j=i+1 i=1
2 2
n 2
X i i n(n + 1) 1 n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)
− + = − + n2 (n + 1)
i=1
2 2 2 2 6 2
n(n + 1)(2n + 1) − 3 + 6n) n(n + 1)(8n − 2) n(n + 1)(4n − 1) ∃(a, b) ∈ R, ∀n ∈ N, un =√a sin(nπ/3) + b cos(nπ/3)
= = =
12 12 6 2+ 3
u0 = 2 ⇒ b = 2, u1 = ⇒ a = 1 : ∀n ∈ N, un = sin(nπ/3) + 2 cos(nπ/3).
Exercice 3. 2
Soit d et f deux entiers naturels tels que d 6 f (d =début et f =fin !).
! ! ! Exercice 6.
i i+1 i On considère la suite (un )n∈N définie par
1. a) Montrer que : ∀i ∈ [[d ; f ]] , = − .
d d+1 d+1 u0 = −1, u1 = 4 et ∀n ∈ N, un+2 = 4un+1 − 4un .
f
! Calculer un en fonction de n.
X i
b) En déduire .
i=d
d Correction no 6.
2. Retrouver ce résultat en raisonnant par récurrence sur f . Suite récurrente linéaire d’ordre 2, unique racine de l’équation caractéristique : 2 : ∃(a, b) ∈
R, ∀n ∈ N, un = 2n (an + b)
Correction no 3. ! ! ! u0 = −1 ⇒ b = −1, u1 = 4 ⇒ a = 3 : ∀n ∈ N, un = 2n (3n − 1).
i+1 i i
1. a) Formule de Pascal : = + .
d+1 d d+1 Exercice 7.
Étudier la suite u définie par u0 = 0, u1 = 1 et
b) Télescopage :
f
! f
! !! ! ! ! ∀n ∈ N, un+2 = 4un+1 − 4un + 2.
i i+1 i f +1 d f +1
On pourra utiliser une suite auxiliaire du type (un − Cte )n∈N où Cte est une constante
X X
= − = − =
d d+1 d+1 d+1 d+1 d+1
i=d i=d adéquate.
En prenant α = 3, v vérifie une relation de récurrence linéaire d’ordre 2, d’équation caracté- Correction no 10.
ristique x2 + x − 2 = 0 dont les racines sont −2 et 1. Il existe (a, b) ∈ R2 tel que 1. Par récurrence sur n ∈ N∗ : P(n) : « un existe et un > 0».
∀n ∈ N, vn = (−2)n a + b, avec v0 = u0 = 1 et v1 = u1 − 3 = −3. 2. Par récurrence : u1 = ln(2) 6 u0 , et un 6 un−1 ⇒ un + 1 6 un−1 + 1 ⇒ ln(un + 1) 6
4 1 1 ln(un−1 + 1) ⇒ un+1 6 un .
On trouve alors : ∀n ∈ N, vn = (−2)n − = (−2)n+2 − 1 ,
3 3 3 Variante : un+1 − un = ln(un + 1) − un et on montre (en l’étudiant) que la fonction
1
(−2)n+2 − 1 + 3n.
puis : ∀n ∈ N, un = x 7→ ln(x + 1) − x est négative sur ] 0 ; +∞ [.
3 3. u est décroissante et minorée donc converge, et comme u est positive, sa limite ` est
positive (ou nulle).
Exercice 9.
Comme lim un+1 = ` et lim ln(un + 1) = ln(` + 1), ` = ln(`) + 1.
Soit v la suite définie par n→+∞ n→+∞
v0 = e et ∀n ∈ N, vn+1 = evn2 . L’étude de x 7→ ln(x + 1) − x sur [ 0 ; +∞ [ montre que ` = 0 est l’unique solution de
1. Montrer que v est strictement positive et strictement croissante. ` = ln(`) + 1. Donc ` = 0.
2. Montrer que v diverge et que lim vn = +∞.
n→+∞ Exercice 11.
3. Pour tout n de N, on pose : un = ln(vn ). Exprimer un en fonction de n et en On considère la suite (un )n∈N définie par
déduire vn en fonction de n. Retrouver les réponses aux questions précédentes √
u0 = 0 et ∀n ∈ N, un+1 = un + 2.
à l’aide de cette expression. 1. Montrer que la suite (un )n∈N est bien définie. et que : ∀n ∈ N, 0 6 un 6 2.
Correction no 9. 2. Étudier la variation de la suite (un )n∈N .
1. On montre par récurrence que : ∀n ∈ N, vn > e. 3. Justifier la suite (un )n∈N est convergente et déterminer sa limite.
vn+1
Du coup : ∀n ∈ N, = evn > e2 > 1 donc v croît.
vn Correction no 11.
2. On peut montrer par récurrence que : ∀n ∈ N, vn > en , et par comparaison, 1. Par récurrence sur n ∈√ N∗ : P(n) : « un existe et 2 > un > 0».
lim vn = +∞. √
n→+∞ 2. √ récurrence : u1 = 2 > u0 , et un > un−1 ⇒ un + 2 > un−1 + 2 ⇒ un + 2 >
Par
On peut aussi raisonner par l’absurde. Supposons v convergent, de limite `. Alors un−1 + 2 ⇒ un+1 > un .
lim vn+1 = ` et lim evn2 = e`2 . Par unicité de la limite : ` = e`2 . 3. u est croissante et majorée donc converge, et comme 0 6 u 6 2, sa limite ` est positive
n→+∞ n→+∞
2 et inférieure à 2. √ √ √
` = e` ⇔ `(1 − e`) = 0 ⇔ (` = 0 ou ` = 1/e). Comme lim un+1 = ` et lim un + 2 = ` + 2, ` = ` + 2.
Or : ∀n ∈ N, vn > e ⇒ ` > e, donc ` 6= 0 et ` 6= 1/e. Contradiction : donc v diverge, √ n→+∞ n→+∞
et comme v est croissante, v diverge vers +∞. ` = ` + 2 ⇔ `2 − ` − 2 = 0 ⇔ (` = 2 ou ` = −1), or ` > 0, donc ` = 2.
3. u vérifie la relation de récurrence : ∀n ∈ N, un+1 = ln(evn2 ) = 1 + 2un : c’est une suite
arithmético-géométrique. Exercice 12.
Avec u0 = 1, on obtient : ∀n ∈ N, un = 2n+1 − 1. un
Étudier la suite u définie par u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = .
Alors : ∀n ∈ N, vn = exp(2n+1 − 1) −−−−−→ +∞. u2n + 1
n→+∞
Correction no 12.
Exercice 10. Par récurrence, on montre que un est défini et strictement positif pour tout n de N.
On considère la suite (un )n∈N définie par un+1 1
∀n ∈ N, = 2 < 1 donc u est strictement décroissante, et minorée par 0, donc
u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = ln(un + 1). un un + 1
1. Montrer que la suite (un )n∈N est bien définie. et que : ∀n ∈ N, un > 0. `
convergente. Sa limite ` vérifie ` = 2 , donc `2 + 1 = 1, donc ` = 0.
2. Montrer que la suite (un )n∈N est décroissante. ` +1
3. Justifier la suite (un )n∈N est convergente et déterminer sa limite.
2n !
β α−β u0 > 0, v0 > 0 et
− 1 xn = −α + β puis xn = 2n −−−−−→ α − β car 0 < β/α < 1. 1 1
α β n→+∞
1− ∀n ∈ N, un+1 = un + et vn+1 = vn + .
α vn un
Et yn = xn − α + β −−−−−→ 0 1. Montrer que : ∀n ∈ N, un > 0 et vn > 0.
n→+∞
2. En déduire la
variation
de u et de v.
un
Exercice 20. 3. Établir que est constante.
vn n∈N
Soit q ∈ ] 1 ; +∞ [ et (un )n∈N une suite de réels strictement positifs.
un+1 u0 (u1 − u0 )
1. On suppose que lim = q. En déduire : ∀n ∈ N, un+1 − un = .
n→+∞ un un
Que peut-on dire de un lorsque n tend vers +∞ ? 4. u converge-t-elle ?
n! 5. Déterminer lim un .
2. Déterminer lim n . n→+∞
n→+∞ e
Correction no 22.
Correction no 20. 1. Récurrence sur n.
q−1
1. Soit ε = > 0. Par définition de la limite, 2. u et v sont croissante.
2 un+1 un + 1/vn (un vn + 1)/vn un u
un+1 3. ∀n ∈ N, = = = ... est constante.
∃N ∈ N, ∀n > N, − q > ε. vn+1 vn + 1/un (un vn + 1)/un vn v
un 1 un 1 u0 1 1 1 1
un+1 un+1 un+1 q+1 un+1 − un = = × = × = u0 × × = u0 (u1 − u0 ) ×
Alors ∀n > N, − q > −ε, > q − ε, > , vn vn un v0 un v0 un un
un un un 2 n−N 4. Supposons que u converge vers `. Comme u est croissante, ` > u0 > 0 donc ` 6= 0.
q+1 q+1 u0 (u1 − u0 )
∀n > N, un+1 > un . Par une récurrence, ∀n > N, un > uN . En passant à la limite dans la relation précédente, 0 = , ce qui est im-
2 2 `
q+1 possible car le numérateur est non nul.
Et comme > 1, par comparaison, lim un = +∞.
2 n→+∞ Donc u diverge.
n! un+1 n+1 5. u est croissante et divergente, donc lim un = +∞.
2. Avec un = n , = −−−−−→ +∞. n→+∞
e un e n→+∞
un+1
Un raisonnement analogue montre que ∃N ∈ N, ∀n > N, > 2.
un 1.3 Séries
n!
Alors ∀n > N, un > 2n−N uN −−−−−→ +∞. Donc lim n = +∞
n→+∞ n→+∞ e
Exercice 23.
Exercice 21. 1
Pour n ∈ N∗ , on pose un = .
Vrai ou faux ? n(n + 1)
u converge ⇔ lim un+1 − un = 0.
X
n→+∞ 1. Justifier la convergence de la série un .
n>1
Correction no 21. 2. Déterminer deux réels a et b tels que :
1 a b
Faux : lim ln(n + 1) − ln(n) = lim ln 1 + = 0... pourtant (ln(n))n diverge. ∀n ∈ N∗ , un = +
n→+∞ n→+∞ n n n+1
et en déduire la somme de la série
X précédente.
Exercice 22. 3. Quelle est la nature de la série nun ?
Soit (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles définies par n>1
n n n−2
X X 1 X 1
Donc : ∀n > 1, (k2 − 1)uk = = −−−−−→ e.
Correction no 23. (k − 2)! k! n→+∞
k=1 k=2 k=0
2
1/n2 est une série de Riemann convergente. Par équivalence
P
1. un ∼ 1/n et n>1
n→+∞
Exercice 25.
P
de termes généraux positifs, n>1 un converge.
1 1 (n − 1)
2. ∀n > 1, un = − . Pour n ∈ [[2, +∞[[, on pose un = .
n n+1 2n
n +∞
X
X 1 X 1. Justifier la convergence de la série un . et déterminer sa somme.
Par télescopage, ∀n > 1, uk = 1 − −−−−−→ 1, et un = 1.
n + 1 n→+∞ n=1
n>2
P k=1 X
3. nun ∼ 1/n et n>1 1/n est une série de Riemann (ou harmonique) divergente. 2. Montrer que la série nun converge et déterminer sa somme.
n→+∞ P
Par équivalence de termes généraux positifs, n>1 nun diverge. n>2
Correction no 25.
Exercice 24. (n − 1)
n
1
k−1
1 1 1
k=n−1
∗ n 1. = (n − 1) = × , or comme ∈ ] −1 ; 1 [,
k
Pour n ∈ N , on pose un = . 2n 2 2 4 2
(n + 1)! +∞ k−1
X X 1 1
1. Justifier la convergence de la série un . la somme géométrique dérivée k existe et vaut = 4.
2 (1 − 1/2)2
n>1 k=1
+∞
2. Déterminer deux réels a et b tels que : X X 1
a b Donc un existe et un = × 4 = 1.
4
∀n ∈ N∗ , un = + n>2 n=2
n! (n + 1)! n(n − 1)
n−2
1 1 1
et en déduire la somme = n(n − 1) × , or comme ∈ ] −1 ; 1 [,
Xde la série précédente. 2.
2n 2 4 2
3. Montrer que la série (n + 1)un converge et déterminer sa somme. +∞ n−2
X 1 2
n>1 la somme géométrique dérivée n(n − 1) existe et vaut = 16.
X 2 (1 − 1/2)3
4. Montrer que la série (n2 − 1)un converge et déterminer sa somme. n=1
+∞
n>1
X X 1
Donc nun existe et nun = × 16 = 4.
n>2 n=2
4
Correction no 24.
n 1 1 P
1. un = × ∼ et n>1 1/n! est une série de exponentielle convergente. Exercice 26.
n+1 n! n→+∞ n! P n
Par équivalence de termes généraux positifs, n>1 un converge. 1 X
1 1 Pour tout n de N∗ , je pose : un = et Sn = un .
2. ∀n > 1, un = − . n
k=1
n! (n + 1)! X
n +∞ 1. Quelle est la nature de un ?
X 1 X
Par télescopage, ∀n > 1, uk = 1 − −−−−−→ 1, et un = 1. n>1
(n + 1)! n→+∞
k=1 n=1 2. Établir que :
n n n−1
3. (n + 1)un =
1
et ∀n > 1,
X
(k + 1)uk =
X 1
=
X 1
−−−−−→ e.
∀n ∈ N∗ , un+1 6 ln(n + 1) − ln(n) 6 un .
(n − 1)! (k − 1)! k! n→+∞ 3. Pour n > 1, je pose :
k=1 k=1 k=0
4. (n2 − 1)un = 0 pour n = 1, et 1
vn = Sn − ln(n) et wn = vn − .
(n − 1)(n + 1)n 1 n
∀n > 2, (n2 − 1)un = = . Étudier les variations des suites v et w.
(n + 1)! (n − 2)!
4. Montrer que v et w sont convergentes vers une même limite. n’est pas absolument convergente.
5. Montrer enfin que : Sn ∼ ln(n). 1 1
n→+∞ 2. a) ∀n > 1, vn+1 − vn = S2n+2 − S2n = √ −√ < 0 car 2n + 2 > 2n + 1.
2n + 2 2n + 1
Correction no 26.P 1 1
∀n > 1, wn+1 − wn = S2n+1 − S2n−1 = − √ +√ > 0 car 2n + 1 > 2n.
1. La série harmonique un diverge (et sa limite est +∞ car elle est à termes positifs.
n 2n + 1 2n
∗ 1 1 1 v décroît et w croît.
2. Soit n ∈ N . ∀t ∈ [ n ; n + 1 ] , 6 6 . √
n+1 t n
Par croissance de l’intégrale, un+1 6 ln(n + 1) − ln(n) 6 un . b) ∀n > 1, vn −wn = 1/ 2n −−−−−→ 0 : les suites v et w sont adjacentes donc convergent
n→+∞
1 vers une même limite.
3. ∀n ∈ N∗ , vn+1 − vn = − ln(n + 1) + ln(n) 6 0 : v décroît.
n+1
1 c) Les suites (S2n ) et (S2n+1 ) convergent vers une même limite, donc la suite (Sn )
∀n ∈ N∗ , wn+1 − wn = − ln(n + 1) + ln(n) > 0 : w croît.
n converge (vers cette limite commune).
1
4. ∀n ∈ N∗ , vn − wn = −−−−−→ 0 : v et w sont deux suites adjacentes, donc
n n→+∞
convergent, vers une même limite γ.
5. Comme lim vn = lim wn = γ avec w croissante et v décroissante : 1.4 Fonctions usuelles
n→+∞ n→+∞
∀n > 1, wn 6 γ 6 vn (propriété classique des suites adjacentes). Alors :
1 Exercice 28.
∀n > 1, Sn − ln n − 6 γ 6 Sn − ln n,
n
x+3
1
1 Résoudre dans R l’équation (E) : ln = (ln(x) + ln(3)).
∀n > 1, γ + ln n 6 Sn 6 γ + ln n + , 4 2
n
γ Sn γ 1
∀n > 2, +16 6 +1+ .
ln n ln n ln n n ln n Correction no 28.
Comme le minorant et le majorant tendent vers 1,
Sn Le domaine de définition de l’équation (E) est ] 0 ; +∞ [. Soit x ∈ ] 0 ; +∞ [.
par encadrement : lim = 1, donc Sn ∼ ln(n). √ √
n→+∞ ln n n→+∞
x+3 x+3
(E) ⇔ ln = ln( 3x) ⇔ = 3x car ln est une bijection.
4 4
Exercice 27. (E) ⇔ (x + 3)2 = 16 × 3x car tout est positif
(−1)n (E) ⇔ x2 − 42x + 9 = 0, et si on veut des calculs faisables de tête, ∆ = 422 − 4 × 9 =
Pour tout n de N∗ , je pose : un = √ . (2 × 3 × 7)2 − (2 × 3)2 = (2 × 3)2 (72 − 1) = 62 × 48 = 62 × 16 × 3 = 242 × 3 donc
n √
1. La série de terme général un est-elle absolument convergente ? 42 ± 24 3 √
n (E) ⇔ x = ⇔ x = 21 ± 12 3
√ 2 √
X
2. Je pose pour n > 1 : Sn = uk . Comme (12 3)2 = 32 × 42 × 3 = 32 × 48 et 212 = 32 × 72 = 32 × 49, 21 > 12 3 et les deux
k=1 racines sont strictement positives, donc sont dans ] 0 ; +∞ [.
√ le domaine
√
a) Étudier les variations des suites v et w définies par : S = {21 − 12 3, 21 + 12 3}
∀n ∈ N∗ , vn = S2n et wn = S2n−1 .
b) Montrer que v et w sont convergentes vers une même limite. Exercice 29.
Résoudre dans R l’inéquation (I) : ln 2x + 1 + ln x + 3 < ln(3).
c) La série de terme général un est-elle convergente ?
( (
2 2x2 + 7x < 0 x(2x + 7) < 0 x 7→ −g 0 (1 − x) = −(1 + ln(1 − x))(1 − x)1−x .
(I) ⇔ −3 < 2x + 7x + 3 < 3 ⇔ ⇔ (I) ⇔
2x2 + 7x + 6 > 0 (2x + 3)(x + 2) > 0 Comme produit, f est C∞ sur I avec
( x
x ∈ ] −7/2 ; 0 [ ∀x ∈ I, f 0 (x) = [1 + ln(x) − (1 + ln(1 − x))] f (x) = ln f (x)
⇔ x ∈ ] −7/2 ; −2 [ ∪ ] −3/2 ; 0 [ 1 −x
x ∈ ] −∞ ; −2 [ ∪ ] −3/2 ; +∞ [ x
En tenant compte de D, Comme f est strictement positive sur I, le signe de f 0 (x) est celui de ln .
1−x
S = ] −7/2 ; −3 [ ∪ ] −3 ; −2 [ ∪ ] −3/2 ; −1/2 [ ∪ ] −1/2 ; 0 [
x
x
f 0 (x) < 0 ⇔ ln <0⇔ < 1 ⇔ x < 1 − x ⇔ 2x < 1 ⇔ x < 1/2
1−x 1−x
Exercice 30. f est strictement décroissante sur ] 0 ; 1/2 ] et strictement croissante sur [ 1/2 ; 1 [. Son mini-
1 mum est f (1/2) = 1/2, d’où
1. Vérifier que cos2 = , puis montrer que
1 + tan2 ∀x ∈ ] 0 ; 1 [ , xx (1 − x)1−x > .
1
1 2
cos(Arctan(x)) = √
1 + x2
en précisant le domaine de validité de cette identité. Exercice 32.
x x3
2. Démontrer que sin(Arctanx) = √ en précisant le domaine de validité de 1. Démontrer que : ∀x ∈ [ 0 ; π ] , x − 6 sin x 6 x.
1 + x2 6
cette égalité. sin x
2. En déduire lim .
x→0 x
o
Correction n 30. 3. Donner une valeur approchée de sin(0, 1) à 10−3 prés.
cos2 (x) + sin2 (x) 1
1. Pour x tel que cos(x) 6= 0, 1 + tan2 (x) = = d’où cos2 (x) =
cos2 (x) cos2 (x)
1 Correction no 32.
. 1. Soit I = [ 0 ; π ] et f : x 7→ x − sin x.
1 + tan2 (x)
∀x ∈ R, Arctan(x) ∈ ] −π/2 ; π/2 [r donc cos(Arctan(x)) > 0 (du coup 6= 0 !). ∀x ∈ I, f 0 (x) = 1 − cos(x) > 0 donc f est croissante sur I. Comme f (0) = 0, f est
1 1 positive sur I. Donc : ∀x ∈ I, sin(x) 6 x.
Alors : ∀x ∈ R, cos(Arctan(x)) = = √ Soit g : x 7→ sin(x) − x + x3 /6.
1 + tan2 (Arctan(x)) 1 + x2
∀x ∈ I, g 0 (x) = cos(x) − 1 + x2 /2.
2. De cos2 + sin2 = 1 on déduit :
x2 ∀x ∈ I, g 00 (x) = − sin(x) + x = f (x) > 0, donc g 0 est croissante sur I. Comme
sin2 (Arctan(x)) = 1 − cos2 (Arctan(x)) = , puis g 0 (0) = 0, g 0 est positive sur I. Donc g est croissante sur I, et comme g(0) = 0, g est
1 + x2
|x| positive sur I. Donc : ∀x ∈ I, x − x3 /6 6 sin(x).
|sin(Arctan(x))| = √ , et comme sin(Arctan(x)) est du signe de x, x2 sin x sin x
1 + x2
R
2. ∀x ] 0 ; π ] , 1 − 6 6 1 Par encadrement, lim = 1.
x 6 x x→0+ x
∀x ∈ R, sin(Arctan(x)) = √
1 + x2 sin x − sin(−x) sin(−x) sin x
∀x ∈ ] −∞ ; 0 [ , = = donc en posant y = −x, lim =
x −(−x) −x x→0− x
Exercice 31. sin y
lim = 1.
1 y→0+ y
Montrer que : ∀x ∈ ] 0 ; 1 [ , xx (1 − x)1−x > . sin x
2 Conclusion : lim =1
x→0 x
3. Appliquons 1. avec x = 0, 1 :
Correction no 31.
x 1−x 0, 13 0, 13
Soit I = ] 0 ; 1 [ et f : I → R, x 7→ x (1 − x) . 0, 1 − 6 sin(0, 1) 6 0, 1, donc − 6 sin(0, 1) − 0, 1 6 0, donc
g : I → R, x 7→ xx = ex ln(x) est C∞ sur I par composition, avec g 0 : x 7→ (1 + ln(x))xx . 6 6
3
0, 1
Et par composition, x 7→ (1 − x)1−x = g(1 − x) est C∞ sur I de dérivée |sin(0, 1) − 0, 1| 6 6 0, 001 : sin(0, 1) ' 0, 1 à moins de 0, 001 près.
6
Exercice 37.
1. Soit f : R → R une fonction convexe et g : R → R une fonction convexe et Correction no 40. Z π/2
croissante. Montrer que g ◦ f est convexe. 1. Par deux IPP : Jn+2 = (π/2)n+2 − (n + 2) xn+1 sin xdx
2. Soit f : R → R∗+ une fonction. 0
Montrer que si ln ◦f est convexe alors f est convexe. = (π/2)n+1 − (n + 2)(n + 1)Jn
Z π/2
Correction no 37. 2. J0 = 1, par IPP J1 = π/2 − sin xdx = π/2 − 1,
0
2
1. Soit λ ∈ [ 0 ; 1 ], (x, y) ∈ R . Il s’agit de montrer que π2 π3
2
g ◦ f (λx + (1 − λ)y) 6 λg ◦ f (x) + (1 − λ)g ◦ f (y) puis J2 = (π/2) − 2J0 = − 2 et J3 = (π/2)3 − 6J1 = − 3π + 6.
4 8
Comme f est convexe, f (λx + (1 − λ)y) 6 λf (x) + (1 − λ)f (y).
Comme g est croissante, g f (λx + (1 − λ)y) 6 g λf (x) + (1 − λ)f (y) . Exercice 41.
Comme g est convexe, g λf (x) + (1 − λ)f (y) 6 λg(f (x)) + (1 − λ)g(f (y)). Z 1
1
Ces deux dernières inégalités donnent la conclusion. Et si on posait x = ln t pour calculer dx ?
2. Je compose ln ◦f qui est convexe par exp qui est convexe et croissante. Alors 0 1 + ex
exp ◦ ln ◦f est convexe par 1., donc f est convexe.
Correction
Z 1 no 41.
Z e Z e Z e
1 x=ln t 1 1+t−t 1 1
dx = dt = dt = − dt =
1.6 Intégration, primitives 0 1 + ex 1 (1 + t)t 1 (1 + t)t 1 t t + 1
2e
ln(e) − ln(1) − ln(e + 1) + ln(2) = ln .
Z 1 e +1 Z 1 Z 1
Exercice 38. 1 1 + ex − ex ex
On pouvait aussi tenter : dx = dx = 1 − dx =
Déterminer les primitives de x 7−→ tan2 x sur ] −π/2 ; π/2 [. 0 1+e
x
0 1+e x
0 1 + ex
x 1
[x − ln(1 + e )]0 ...
Correction no 38.
x 7→ (1 + tan2 x) − 1 se primitive en x 7→ tan x − x + constante Exercice 42.
1
tn
Z
Exercice 39. Montrer que la suite (In )n∈N définie par : ∀n ∈ N, In = dt est décroissante,
1. Déterminer les primitives de x 7−→ cos2 x sur R. 0 1 + t2
et est convergente, de limite nulle.
2. Déterminer les primitives de x 7−→ sin2 x sur R.
Correction no 42.
Correction no 39. n
t
cos(2x) + 1 sin(2x) x ∀t ∈ [ 0 ; 1 ] , 0 6 6 tn car 1 + t2 > 1.
1. cos2 x = , primitives : x 7→ + + constante 1 + t2
2 4 2 Z 1
1 − cos(2x) x sin(2x) 1
2. sin2 x = , primitives : x 7→ − + constante Par croissance de l’intégrale : 0 6 In 6 tn dt = .
2 2 4 0 n+1
Par encadrement : lim In = 0.
n→+∞
Exercice 40.
Z π/2
Exercice 43.
Pour n ∈ N, on pose Jn = xn cos xdx. Z π/2
0
1. Établir une relation entre Jn+2 et Jn . Vrai ou faux : lim cos t.e−nt dt = 0 ?
n→+∞ 0
2. Calculer Jn pour n allant de 0 à 3.
n n n n
X k2 X n2 (k/n)2 1 X (k/n)2 1X 4. En déduire un encadrement de un et montrer que (un )n∈N∗ converge vers −1.
= = = f (k/n)
8k3 + n3 n2 (8(k/n)3 + 1) n 8(k/n)3 + 1 n 5. En déduire
k=1 k=1 k=1 k=1
x2 ln(n!) ∼ n ln(n),
où f : [ 0 ; 1 ] → R, x 7→ 3
. n→+∞
8x + 1 puis
Comme f est continue, cette somme de Riemann converge vers :
Z 1
1
Z 1
24x2 1 3 1 1 ln 3 ln(n!) = n ln n − n + o (n).
n→+∞
f (t)dt = 3
dt = ln 8t + 1 0 = ln 9 =
0 24 0 8x + 1 24 24 12
o
Correction
Z 1
n 49.
Exercice 48. 1. ln tdt = [t ln t − t]1x = −1 − x ln x + x −−−→ −1.
n 1/n x→0
Y k2 x
k k+1
k k+1
Déterminer lim 1+ 2 . 2. Soit k ∈ [[1 ; n]]. ∀x ∈ ; , ln 6 ln x 6 ln .
n→+∞ n n n n n
k=1
Z k+1
1 k n 1 k+1
no 48.
Correction Par croissance de l’intégrale : ln 6 ln xdx 6 ln .
n 2 1/n n n k n n
Y k n
Soit un = 1+ . Comme un > 0, posons vn = ln(un ). 3. Sommons ces inégalités pour k parcourant [[1 ; n]] :
n2 Z (n+1)/n
k=1 1 1 1 n+1
1X
n
k2
1X
n un 6 ln xdx 6 un − ln + ln .
vn = ln 1 + 2 = f (k/n) où f : [ 0 ; 1 ] → R, x 7→ ln(1 + x2 ). 1/n n n n n
n n n 4. Encadrons alors un :
k=1 k=1 Z (n+1)/n Z (n+1)/n
Comme f estZcontinue, la somme de Riemann vn Zconverge vers : 1 1 1 1
Z 1 1 1 Z 1 ln xdx + ln − ln 1 + 6 un 6 ln xdx.
IPP. 1 2t2 2 n n n n
f (t)dt = ln(1 + t2 )dt = t ln(1 + t2 ) 0 − 2
dt = ln 2 − 2− dt 1/n 1/n
0 0 0 1 + t 0 1 + t2 Calculons l’intégrale :
π Z (n+1)/n
= ln 2 − 2 + 2Arctan(1) − 2Arctan(0) = ln 2 − 2 + (n+1)/n
2 ln xdx = [x ln x − x]1/n
n 1/n 1/n
Y k2 π 2eπ/2
Donc lim 1+ 2 = exp ln 2 − 2 + = 1 1 1 1 1 1
n→+∞ n 2 e2 = 1+ ln 1 + − 1+ − ln + −−−−−→ −1
k=1 n n n n n n n→+∞
Par encadrement, lim un = −1.
n→+∞
Exercice 49. n n
n 1X 1 X 1
1X k 5. un = (ln k − ln n) = ln k − n ln n) = ln(n!) − ln n,
Pour n ∈ N∗ , on pose un = ln . n n n
k=1 k=1
n n d’où ln(n!) = n(un + ln n). Comme un = o(ln n), un + ln n ∼ ln n.
k=1
Z 1 n→+∞
1. Montrer que l’intégrale ln tdt admet une limite finie lorsque x tend vers 0+ Donc ln(n!) ∼ n ln n.
n→+∞
x ln(n!) − n ln n + n nun + n
et donner cette limite. Enfin : = = un + 1 −−−−−→ 0,
n n n→+∞
2. Établir : ∀k ∈ [[1 ; n]], donc ln(n!) − n ln n + n = o (n), ln(n!) = n ln n − n + o (n).
Z k+1 n→+∞ n→+∞
1 k n 1 k+1
ln 6 ln xdx 6 ln .
n n k
n
n n Exercice 50.
3. Montrer alors que Soit f et g les fonctions définies sur ZR par :
Z (n+1)/n x 2x
1 1 1 n+1
Z
ln xdx 6 un − ln + ln t2 2
un 6 . ∀x ∈ R, f (x) = e dt et g(x) = et dt.
1/n n n n n 0 x
Z 1
1. Déterminer la classe de dérivabilité de f et de g sur R. 1
De plus, f (0) = tdt =
et au voisinage de 0 :
2. Étudier les variations de f et g sur R. 0 2
2 2
3. Montrer que lim f (x) = +∞ et lim g(x) = +∞. x − x − x /2 + o(x ) x2 /2 + o(x2 ) x2 /2 1
x→+∞ x→+∞ f (x) = 2
= 2
∼ −−−→ .
x x x→0 x2 x→0 2
f (x) g(x) Donc f est continue en 0 aussi.
4. Déterminer lim et lim .
x→0 x x→0 x
u = xt, montrer que f est continue sur ] −1 ; +∞ [. donc ln2 (cos x) ∼ x4 /4, donc f (x) ∼ x2 /4 et lim f (x) = 0.
x→0 x→0 x→0
4. • cos x − ex = (cos x − 1) − (ex − 1), or cos x − 1 ∼ x2 /2 et ex − 1 ∼ x, donc
x→0 x→0
Correction no 51. cos x − 1 = o (ex − 1). Du coup : (cos x − 1) − (ex − 1) ∼ −(ex − 1) ∼ −x.
u : t 7→ xt est de classe C sur [ 0 ; 1 ].
1
x→0 x→0 x→0
1 g(x) ∼ −1/x donc lim g(x) = +∞ et lim g(x) = −∞.
du = xdt donc pour x 6= 0, dt = du. Ainsi, pour x 6= 0, x→0
x→0
− x→0+
Z xx ∗ cos x 1 cos x
Z x
1 u 1 1 1 x − ln(1 + x) • ∀x ∈ R , 2 6 donc par encadrement, lim = 0.
f (x) = 2 du = 2 1− du = 2 [u − ln(1 + u)]x0 = x x x→+∞ x2
x 0 1+u x 0 1+u x x2 ex
Ceci montrer déjà que f est continue sur ] −1 ; 0 [ ∪ ] 0 ; +∞ [. x2 = o (ex ) donc lim = +∞.
x→+∞ x→+∞ x2
Ainsi : lim g(x) = −∞. De même, f étant décroissante, elle admet une limite en −∞ qui est soit finie, soit +∞. Du
x→+∞
coup, lim g(x) = +∞.
x→+∞
Exercice 53. Le théorème de la valeur intermédiaire appliqué à g (continue) montre que g s’annule au moins
x une fois, donc f admet au moins un point fixe.
Soit f : R −→ R, x 7−→ .
1 + |x| Supposons que f possède deux points fixes distincts a et b avec a < b. Alors : f (a) = a < b =
1. Étudier la continuité de f sur R. f (b), donc f (a) < f (b) avec a < b, ce qui contredit que f est décroissante. Donc f n’a qu’un
2. Montrer que f est une bijection de R sur une partie I de R que l’on précisera. point fixe.
3. Expliciter f −1 (y) pour y ∈ I.
4. f −1 est-elle continue ? Exercice 55.
Soit n > 2 et f : R −→ R, x 7−→ x2 (1 + x)n .
Correction no 53. 1. Quelle est la classe de dérivabilité de f sur R ?
1. f est le quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule pas 2. Calculer f (n) (x) pour x ∈ R.
donc f est continue sur R.
2. Notons que f est impaire : ∀x ∈ R, f (−x) = −f (x). Correction no 55.
x 1. f est une fonction polynomiale donc est de classe C∞ .
∀x ∈ ] 0 ; +∞ [ , f (x) = donc f est dérivable sur ] 0 ; +∞ [ et
1+x 2. Par la formule de!Leibniz,
1
∀x ∈ ] 0 ; +∞ [ , f 0 (x) = > 0 : f est strictement croissante sur R+ . Par n
n (n−k)
(1 + x)2
X
f (n) (x) = (x2 )(k) (1 + x)n )
imparité, f est strictement croissante sur R, et comme elle est continue, f est une k
! k=0
bijection de R sur I = f (R) = ] −1 ; 1 [.
! !
n 2 n (n) n n (n−1) n (n−2)
2 (1 + x)n )
3. Remarque : comme 1 + |x| > 0, x et f (x) sont toujours du même signe. = x (1 + x) + 2x (1 + x) +
0 1 2
• Soit y ∈ [ 0 ; 1 [ et x ∈ R+ tel que y = f (x).
x y n(n − 1) n!
y = f (x) ⇔ y = ⇔ y(1 + x) = x ⇔ y = x(1 − y) ⇔ x = = 1 × x2 × (n!) + n × 2x × (n!)(1 + x) + × 2 × (1 + x)2
1+x 1−y 2 2
• Soit y ∈ ] −1 ; 0 [ et x ∈ R− tel que y = f (x). n(n − 1) 2 n(n − 1)
x y = n! 1 + 2n + x + 2n + n(n − 1) x +
y = f (x) ⇔ y = ⇔ y(1 − x) = x ⇔ y = x(1 + y) ⇔ x = 2 2
1−x
1+y 5 2 3 2 2
1 2 1
y = n! n + n + 1 x + 3n − n x + n − n
• Donc : f −1 : I → R, y 7→ . 2 2 2 2
1 − |y|
4. f −1 est le quotient de deux fonctions continues dont le dénominateur ne s’annule pas
Exercice 56.
sur I : f −1 est continue.
On considère la fonction définie sur [ 0 ; 1 ] par :
Exercice 54. ∀x ∈ [ 0 ; 1 ] , f (x) = xn (x − 1)n .
Soit f : R → R continue et décroissante. Montrer que f admet un unique point fixe, 1. Justifier que :
c’est-à-dire qu’il existe un unique réel α tel que f (α) = α. Indication : on pourra ∀k ∈ [[0 ; n − 1]] , f (k) (0) = 0.
étudier le comportement en ±∞ de g : x 7→ f (x) − x. 2. Justifier de même que :
∀k ∈ [[0 ; n − 1]] , f (k) (1) = 0.
Correction n 54. o 3. Montrer que, pour tout k de [[1 ; n]], f (k) possède au moins k racines distinctes
Soit g : x 7→ f (x) − x. g est continue sur R. dans l’intervalle ] 0 ; 1 [.
Comme f est décroissante, elle admet une limite en +∞ qui est soit finie, soit −∞. Du coup, Conseil : On pourra commencer par étudier précisément les cas k = 1, puis
lim g(x) = −∞. k = 2, ...
x→+∞
7. Montrer que u10 est une valeur approchée de ϕ à moins de 10−3 près. Moralité : la variation de u n’est pas nécessairement celle de f .
8. Montrer qu’on obtient les mêmes conclusions en prenant u0 = 2 à la place de
u0 = 1. 1.8 Formules de Taylor
9. Étudier la variation de u lorsque u0 = 1 puis lorsque u0 = 2. La variation de u
est-elle systématiquement la même que celle de f ?
Exercice 60.
Correction no 59. u2
0 1 1. Établir que : ∀u ∈ R, sin u − u 6 .
1. f est dérivable et : ∀x ∈ [ 1 ; 2 ] , f (x) = √ > 0. Donc f est strictement 2
√ 2
√ +x 1 Z 2u
dx
croissante. Comme f (1) = 2 > 1 et f (2) = 3 6 2, f ([ 1 ; 2 ]) ⊂ [ 1 ; 2 ]. 2. Que vaut, pour u > 0, ?
2. Par une récurrence sur n, ∀n ∈ N, un ∈ [ 1 ; 2 ]. x
√ Z 2uu
3. f (x) = x ⇔ 1 + x = x ⇔ 1 + x = x2 ⇔ x2 − x − √ 1 = 0. sin x
√ 3. Montrer que : lim+ dx = ln 2.
1+ 5 1− 5 u→0 u x2
Les deux solutions de cette équation sont x = et x = < 0.
√ 2 √ 2
√ √ 1+ 5 1+ 5 Correction no 60.
2 < 5 < 3 ⇒ 3 < 1+ 5 < 4 ⇒ ∈ [1; 2] : ϕ = est l’unique solution 1. sin est de classe C2 sur R et ∀x ∈ R, |sin00 (x)| = |− sin(x)| 6 1.
2 2
de f (x) = x dans [ 1 ; 2 ]. sin(0) = 0, sin0 (0) = cos(0) = 1
1 1 Par l’inégalité de Taylor-Lagrange,
4. f est dérivable sur [ 1 ; 2 ] avec : ∀x ∈ [ 1 ; 2 ] , |f 0 (x)| = √ 6 .
2 1+x 2 |u − 0|2
∀u ∈ R, sin u − (sin(0) + sin0 (0)u 6 1 ×
Par l’inégalité des accroissements finis : 2!
1 u2
∀(x, y) ∈ [ 1 ; 2 ]2 , |f (x) − f (y)| 6 |x − y|.
∀u ∈ R, sin u − u 6 .
2
2
En appliquant ceci à x = un et y = ϕ, il vient : Z 2u
1 dx
∀n ∈ N, |un+1 − ϕ| 6 |un − ϕ|. 2. Pour u > 0, = [ln |x|]2uu = ln(2u) − ln(u) = ln(2) + ln(u) − ln(u) = ln 2
2 u x
5. Par récurrence sur n, on obtient alors 3. Pour u>0:
2u sin x
Z 2u
1 2u sin x − x
Z Z
1 sin x
∀n ∈ N, |un − ϕ| 6 n . dx − ln 2 = − dx = dx
2
u x2
u x2 x u x2
1 Par l’inégalité triangulaire et par 1. :
6. Puisque lim n = 0, par encadrement, lim un = ϕ. Z 2u Z 2u Z 2u
n→+∞ 2 n→+∞ sin x |sin x − x| 1 u
1 dx − ln 2 6 dx 6 dx 6
7. Avec n = 10 : 2 = 1024 > 1000 donc 10 < 10−3 , d’où |u10 − ϕ| 6 10−3 : u10 est
10
u x2
u x 2
u 2 2
2 Z 2u
une valeur approchée de ϕ à moins de 10−3 près.
sin x
Par encadrement : dx − ln 2 −−−−→ 0
8. Puisque u0 = 2 ∈ [ 1 ; 2 ], tous les arguments (et toutes les conclusions) des questions u x2 u→0+
Z 2u
1 à 7 demeurent. sin x
√ lim dx = ln 2.
9. • Si u0 = 1, alors u1 = 2 > u0 . u→0+ u x2
Par récurrence, on montre que ∀n ∈ N, un+1 > un , l’hérédité provenant de la stricte
croissance de f (un+1 > un ⇒ f (un+1 ) > f (un ) ⇒ un+2 > un+1 ). Exercice 61.
u est strictement croissante. 1. Soit n ∈ N∗ et E = Rn [X].
√
• Si u0 = 2, alors u1 = 3 < u0 . Justifier que B = 1, X + 1, (X + 1)2 , . . . , (X + 1)n est une base de E.
Par récurrence, on montre que ∀n ∈ N, un+1 < un , l’hérédité provenant de la stricte 2. Soit P ∈ E. Justifier que les coordonnées de P dans B sont
P00 (−1) P(n) (−1)
croissance de f (un+1 < un ⇒ f (un+1 ) < f (un ) ⇒ un+2 < un+1 ).
u est strictement décroissante. P(−1), P0 (−1), ,..., .
2! n!
3. Déterminer les coordonnées de P = 4X3 + 15X2 + 20X + 10 dans la base c) En utilisant le changement de variable x = λ − u, montrer que
n
1, X + 1, (X + 1)2 , (X + 1)3 . X λk e−λ
P([N 6 n]) = .
k!
Correction no 61. k=0
1. La famille B est constituée de n + 1 vecteurs échelonnés en degré de 1 à n : c’est une d) En déduire la loi de N.
base de E.
o
2. En appliquant la formule de Taylor en −1 avec reste intégral à l’ordre n à P qui est CorrectionZ n
+∞
62. Z +∞
C∞ , le reste intégral est nul car P(n+1) = 0, d’où : 1. Notons que fn (t)dt se réduite à fn (t)dt par nullité de fn sur R− .
n −∞ 0
X P(k) (−1)
(x + 1)k .
Z A
P(x) = A
fn (t)dt = −e−t 0 = 1 − e−A −−−−−→ 1.
k! Pour n = 1 et A > 0 :
k=0 A→+∞
Z0 +∞
1, X + 1, (X + 1)2 , (X + 1)3
3. Les coordonnées de P dans sont
00 (3) Soit n > 1. Supposons fn (t)dt = 1.
P (−1) P (−1)
P(−1), P0 (−1),
, = 1, 2, 3, 4 . 0
2 6 Par une intégration par parties, pour A > 0,
Z A n A Z A Z +∞
t −t
fn+1 (t)dt = − e + fn (t)dt −−−−−→ 0 − 0 + fn (t)dt = 1 −
Exercice 62. 0 n! 0 0 A→+∞ 0
Soit (Xi )i>1 une suite de variable aléatoire indépendantes toutes de loi exponentielle P([Tn+1 6 λ]) = 1−
de paramètre 1. ... ce qui achève la récurrence.
Z λ
On note, pour tout n de N∗ , 2. a) P([N 6 n]) = 1 − P([Tn+1 6 λ]) = 1 − fn+1 (x)dt car fn+1 est une densité de
n
déf. 0
X
Tn = Xi . Tn+1 .
i=1 b) Appliquons la formule de Taylor avec reste intégral à la fonction exp de classe C∞
On convient que T0 = 0 et on admet que, pour tout n > 1, Tn suit la loi γ de paramètre donc Cn+1 sur [ 0 ; λ ] à l’ordre n :
n (qui sera étudiée en deuxième année), dont une densité est Xn
exp(k) (0)(λ − 0)k
Z λ
(λ − u)n
0 si x 6 0, eλ = + exp(n+1) (u)du
k! 0 n!
k=0
fn : R → R, x 7→ xn−1 e−t n Z λ
. X λk (λ − u)n u
eλ =
(n − 1)! + e du.
Z +∞ k! 0 n!
k=0
1. Vérifier par récurrence que, pour tout n de N∗ , fn (t)dt existe et vaut 1. c) Le changement de variable de classe C1 x : u 7→ λ − u sur [ 0 ; λ ] donne, puisque
−∞ dx = −du,
2. Soit λ ∈ ] 0 ; +∞ [. On note N le plus grand des entiers n tels que Tn 6 λ, de Z λ
(λ − u)n u
Z 0 n
x −x
Z λ
sorte que e du = −eλ e dx = eλ fn+1 (x)dx
0 n! λ n! 0
[N = n] = [Tn 6 λ < n + 1]. On en déduit, avec 2.b),
n
λk e−λ
Z λ
a) En remarquant que : [N 6 n] = [Tn+1 6 λ], montrer que
X
fn+1 (x)dx = 1 −
Z λ
0 k!
k=0
P([N 6 n]) = 1 − fn+1 (x)dx. n
0
X λk e−λ
Puis avec 2.a) : P([N 6 n]) = .
k!
b) À l’aide de la formule de Taylor avec reste intégral, montrer que k=0
n Z λ d) Comme [N 6 n] = [N 6 n − 1] ∪ [N = n], réunion d’événements incompatibles,
λ
X λk (λ − u)n u
e = + e du. λn e−λ
k! 0 n! P([N = n]) = P([N 6 n]) − P([N 6 n − 1]) = et N ,→ P(λ).
k=0 n!
Exercice 63. Exercice 65. Pour tout n ∈ N∗ , on pose An = [1; n]. Déterminer
Déterminer le développement limité de f : x 7→ exp(x2 ) en 0 à l’ordre 3 1. ∪ An .
16n65
1. à l’aide de la formule de Taylor-Young ; 2. ∪ An .
2. à l’aide du développement limité de exp. n∈N∗
3. ∩ An .
16n65
Correction no 63. 4. ∩ An .
1. f est de classe C∞ par composition. n∈N∗
f (0) = 1, f 0 (x) = 2x exp(x2 ) donc f 0 (0) = 0, f 00 (x) = (2 + 4x2 ) exp(x2 ) donc f 00 (0) =
2 et f (3) (x) = (12x + 8x2 ) exp(x2 ) donc f (3) (0) = 0. Correction no 65.
Par la formule de Taylor-Young : f (x) = 1 + x2 + o (x3 ). 1. ∪ An = [ 1 ; 5 ].
x→0 16n65
u2 2. ∪ An = [ 1 ; +∞ [.
2. exp(u) = 1 + u + + o (u2 ). n∈N∗
2 u→0 3. ∩ An = A1 = {1}.
Posons u = x2 , on a bien u → 0 quand x → 0. 16n65
x4 4. ∩ An = A1 = {1}.
Alors exp(x2 ) = 1 + x2 + + o (x4 ). n∈N∗
2 x→0
x4 Exercice 66.
Et comme + o (x ) = o (x3 ),
4
2 x→0 x→0
Soient A et B deux parties d’un ensemble E. Montrer que :
f (x) = 1 + x2 + o (x3 ).
x→0 1. A ∪ B = B ⇔ A ⊂ B.
Cette méthode est bien plus rapide, mais attention, un développement limité à l’ordre
2. A ∩ B = B ⇔ B ⊂ A.
1 de exp aurait été insuffisant. Il aurait donné : f (x) = 1 + x2 + o (x2 ).
x→0 3. A ∪ B = A ∩ B ⇔ A = B.
Correction no 66.
2 Algèbre 1. • Si A ⊂ B alors A ∪ B = B par définition de ∪.
• Si A ∪ B = B, supposons qu’il existe x ∈ A tel que x 6∈ B. Alors x ∈ A ∪ B puisque
2.1 Dénombrements, applications et ensembles x ∈ A. Donc x ∈ B puisque A ∪ B = B, ce qui est contradictoire. Donc tout x de A
appartient à B : A ⊂ B.
2. • Si B ⊂ A alors A ∩ B = B par définition de ∩.
Exercice 64. • Si A ∩ B = B, comme par définition de ∩, A ∩ B ⊂ A, on a bien B ⊂ A.
Dans chacun des cas suivants, on donne un ensemble E et des parties A et B de E : 3. • Si A = B alors par définition de ∩ et ∪, A ∪ B = A ∩ B.
déterminer A ∪ B, A ∩ B, A \ B et B \ A. • Si A ∪ B = A ∩ B, alors pour tout x de E,
1. E = R, A = [0; 2] et B =] − 1; 1[. x ∈ A ⇒ x ∈ A ∪ B ⇒ x ∈ A ∩ B ⇒ x ∈ B.
2. E = {1; 2; 3; 4; 5}, A = {1; 3; 4} et B = {3; 5}. On montre de même que : x ∈ B ⇒ x ∈ A.
3. E = R, A = Z et B = [0; 12]. Donc A ⊂ B et B ⊂ A, donc A = B.
3. On range les livres complétement au hasard. Quelle est la probabilité que les X n X n
Calculer et , puis
deux livres de M. F ne soient pas côte à côte ? 2k 2k + 1
062k6n 062k+16n
Correction no 67.
X n X n
2k et (2k + 1) .
1. Il y a 20! permutations possibles des 20 livres (et l’on comprend sur cet exemple 062k6n 2k 2k + 1
062k+16n
pourquoi on appelle cela une permutation.
2. Organisons les permutations satisfaisantes. Choisissons la place du livre le plus à Correction no 69. ! !
gauche de M. F (19 places possibles, le livre le plus à gauche ne pouvant se situer en X n X n
20ème position), puis choisissons l’ordre ces deux livres (2 possibilités), puis rangeons Notons Pn = et In = .
2k 2k + 1
062k6n
les 18 livres restants dans les 18 places vacantes (18! possibilités).
n
! n
!062k+16n
Au total 19 × 2 × 18! = 19! × 2 possibilités. X n binme X n i n−i
Pn + In = = = 11 = (1 + 1)n = 2n (1).
3. La probabilité cherchée est, par passage au contraire et équiprobabilité : i=0
i i=0
i
19! × 2 2 1 9 n
! n
!
p=1− =1− =1− = . X n binme X n i
20! 20 10 10 Pn − In = = = 1 (−1)n−i = (1 − 1)n = 0n = 0 si n > 1 (2).
i=0
i i=0
i
Exercice 68. (1) + (2) donne Pn = 2n−1 et (1) − (2) donne In = 2n−1 .
Soient a1 , . . . , an n entiers naturels non nuls. On considère un mot contenant a1 fois la Cas particulier : n = 0 ⇒ P0 = 1 et I0 = 0. ! !
lettre L1 , a2 fois la lettre L2 , ... et an fois la lettre Ln . Trouver le nombre d’anagrammes n n−1
Pour les deux autres sommes, on peut utiliser p =n :
de ce mot (on ne se préoccupe pas de savoir si elles ont un sens ...). p p−1
! ! !
o
X n X n X n−1
Correction n 68. 2k = 2k = n = nIn−1 = n2n−2
Il y a au total A = a1 + · · · + an lettres dans 2k 2k 2k − 1
! le mot. 062k6n 162k6n
! 062k6n
!
A X n X n−1
Je choisis la place des a1 lettres L1 : possibilités. (2k + 1) = n = nPn−1 = n2n−2
a1 2k + 1 2k
! 062k+16n 062k+16n
A − a1 Cas particuliers pour n = 0 et n = 1...
Je choisis la place des a2 lettres L2 : possibilités.
a2
.. Exercice 70.
. ! Montrer que :
A − (a1 − a2 − · · · − an−1 ) p
Je choisis la place des an lettres Ln : = 1 possibilité.
X k p+1
an ∀p ∈ N, ∀n ∈ [[0 ; p]] , = .
n n+1
Le nombre k=n
! d’anagrammes
! est : !
k
k+1
k
A A − a1 A − (a1 − a2 − · · · − an−1 ) On pourra exprimer à l’aide de et .
N= ... qui se simplifie : n n+1 n+1
a1 a2 an
A! (A − a1 )! (A − a1 − · · · − an−1 )! Correction o
N= × × ··· × ! n 70. ! !
a1 !(A − a1 )! a2 !(A − a1 − a2 )! an !0! k k+1 k
(a1 + a2 + · · · + an )! Pascal : = − . Puis par télescopage :
N= , coefficient appelé coefficient multinomial de (a1 , a2 , . . . , an ). n n+1 n+1
a1 !a2 ! . . . an ! p
! p
! !! ! ! !
X k X k+1 k p+1 n p+1
= − = − = .
Exercice 69. k=n
n
k=n
n+1 n+1 n+1 n+1 n+1
Exercice 71. Soit Pn l’ensemble des façons de payer n euros, Qn l’ensemble des façons de
On considère un jeu de dominos dont chaque moitié est frappée de 0 à 9 points. payer n euros en commençant par une pièce d’un euro et Rn l’ensemble des
1. De combien de dominos est constitué un tel jeu ? façons de payer n euros en commençant par une pièce de deux euros.
2. Que vaut la somme de tous les points marqués sur ces dominos ? a) Justifier que, pour n > 1, Card(Qn ) = Fn−1 , et pour n > 2, Card(Rn ) = Fn−2 .
! ! !
n−j n − j Pascal n + 1 − j 2. Soit k un entier de [[0 ; m]]. Combien de ces parties ont exactement k éléments
Or + = . Il reste à gérer proprement les bornes.
j j+1 j+1 dans A ?
m
bn/2c = p et b(n + 1)/2c − 1 = p!
Si n est pair, disons n = 2p, ! −1 : X a b a+b
p−1 p−1 3. Justifier que : = .
X n+1−j X n + 2 − (j + 1) k m−k m
Fn + Fn+1 = +1+1= +1+1 k=0
j+1 j+1 n 2 n 2
j=0 j=0 X n X n
p+1
! b(n+2)/2c ! 4. En déduire et montrer que 6 4n .
X n+2−k X n+2−k k k
= = = Fn+2 k=0 k=0
j=0
k j=0
k
Si n est impair, disons n = 2p + 1, bn/2c = p et b(n + 1)/2c − 1 = p : et une analyse Correction no!74. !
analogue donne aussi Fn + Fn+1 = Fn+2 . a+b n
1. Il y en a = , c’est dans le cours.
c) Comme F0 = F1 = 1, (un ) et (Fn ) coïncident : ∀n ∈ N, Fn = un . m m
4. a) • Si on commence par une pièce d’un euro, il reste n − 1 euros à payer, et pour cela 2. Recensons les parties à m! éléments dont exactement k sont dans A. On choisit k
il y a Fn−1 façons de procéder, donc Card(Qn ) = Fn−1 . a
éléments de A - il y a possibilités -, puis à chaque fois m − k éléments dans le
• Si on commence par une pièce de deux euros, il reste n − 2 euros à payer, et pour k
cela il y a Fn−2 façons de procéder, donc Card(Rn ) = Fn−2 . ! ! !
b a b
b) On a Pn = Qn ∪ Rn et Qn ∩ Rn = ∅, donc Card(Pn ) = Card(Qn ) + Card(Rn ), or complémentaire de A - soit . Au total, il y a parties de ce
m−k k m−k
CardPn = Fn . type.
Ainsi : ∀n > 2, Fn = Fn−1 + Fn−2 , soit encore ∀n ∈ N, Fn+2 = Fn+1 + Fn . ! ! !
a+b a b
c) Comme F0 = F1 = 1, (un ) et (Fn ) coïncident : ∀n ∈ N, Fn = un . 3. Parmi les parties à m éléments, il y en a exactement sans
m 0 m−0
! ! ! !
Exercice 73. a b a b
élément dans A, avec 1 élément dans A, avec 2 éléments
1. Soit E un ensemble non vide et f : E → E une application. On suppose qu’il 1 m−1 2 m−2
existe un entier naturel n non nul tel que f n = IdE , où f n = f ◦ f ◦ · · · ◦ f (n dans A, etc.
! ! !
m
fois). Montrer que f est une bijection de E sur lui-même. X a b a+b
π D’où = .
2. Soit P un plan, A un point de P et r la rotation de centre A et d’angle . k=0
k m−k m
2016
Montrer trés rapidement que r est une bijection de P sur lui-même. 4. Prenons la formule précédente avec a = b = m = n :
! ! ! ! !
n
X n n 2n n n
Correction no 73. = , or = ,
k n−k n n−k k
1. On a : f ◦ f n−1 = f n−1 ◦ f = IdE ce qui montre que f est bijective, de bijection k=0
!2 !
n
réciproque f n−1 . X n 2n
π donc = .
2. En appliquant 4032 fois r, on a une rotation d’angle 4032 × = 2π... c’est-à-dire k n
2016 k=0
l’identité.
!
2n
Donc r4032 = IdP donc r est une bijection. Et comme est le nombre de parties à n éléments d’une ensemble à 2n éléments
n
Exercice 74. alors que 22n est le nombre total de parties d’un ensemble à 2n éléments (et pas
seulement celles à n éléments),
Dans un ensemble E de cardinal n, on considère une partie A de cardinal a et on note !2 !
n
b = n − a. Soit enfin m un entier naturel. X n 2n
= 6 22n = 4n .
1. Combien E a-t-il de partie(s) à m éléments ? k=0
k n
−1 i3α i−3α −1
) − (3eiα − 3ei−α ) =
Correction no 78. = (e −e (sin(3α) − 3 sin α)
4 × 2i 4
1 − β7 1 − ei2π 3 sin α − sin(3α)
1. 1 + β + β2 + β3 + β4 + β5 + β6 = = =0 sin3 α =
1−β 1−β 4
2 3 4 5 6
2. A + B = 1 + β + β + β + β + β + β − 1 = −1.
AB = β 4 + β 6 + β 7 + β 5 + β 7 + β 8 + β 7 + β 9 + β 10 = 3 + β + β 2 + β 3 + β 4 + β 5 + β 6 = 2 Exercice 82.
car β 7 = 1. Exprimer cos(3α) pour α ∈ R à l’aide de cos3 (α) et cos(α).
3. (x − A)(x − B) = x2 − (A + B)x + AB = x2 + x + 2, donc (E) x2 + x + 2 = 0 est
une équation dont A et B sont solutions. √ Correction no 82. 3
√ −1 ± i 7 eiα + ei−α
1 i3α
∆ = −7 = (i 7)2 donc les solutions de (E) sont cos3 α = + 3eiα + 3ei−α + ei−3α
4. . = e
2 2 23
Reste à savoir qui de A ou B une partie imaginaire positive. 1 1
(ei3α + ei−3α ) + 3eiα + 3ei−α = (cos(3α) + 3 cos α)
Im(A) = sin(2π/7) + sin(4π/7) + sin(8π/7) =
4×2 4
or sin(8π/7) = sin(π − (−π/7)) = sin(−π/7) = − sin(π/7), donc sin(2π/7) + 3 sin(3α) + 3 sin(α)
cos α =
sin(8π/7) = sin(2π/7) − sin(π/7) > 0 car 0 < π/7 < 2π/7 < π/2. 4
√ √
−1 + i 7 −1 − i 7
Donc Im(A) > 0, et A = et B = .
2 2 2.3 Polynômes
Exercice 79.
Déterminer les racines carrées de 3 − 4i et −9eiπ/5 . Exercice 83.
Déterminer le reste de la division euclidienne de Xn par X2 − 1.
Correction no 79.
• Soit a et b deux réels.
Correction no 83.
2 2 2
a − b = 3 (réelle)
a = 4
(a, b) = (2, −1)
Soit R le reste. Puisque deg(X2 − 1) = 2, deg R 6 1 donc ∃an , bn ∈ R, R = an X + bn .
2 2
(a + ib) = 3 − 4i ⇔ 2ab = −4 (imaginaire) ⇔ b = 1 ⇔ ou n 2
2 2
( évalue X = (X − 1)Q(+ an X + bn en X = 1 puis X = −1 :
On
a + b = 5 (module) ab < 0 (a, b) = (−2, 1) an = (1 − (−1)n )/2 1 − (−1)n 1 + (−1)n
1 = an + bn
2 n
⇔ n
,R= X+ .
• −9eiπ/5 = 9eiπ eiπ/5 = 3ei3π/5
(−1) = −an + bn bn = (1 + (−1) )/2 2 2
5. Montrer que F et G sont supplémentaires. Donc E est un sous-espace vectoriel de l’espace des fonctions définie sur R+ .
2. La fonction nulle est dans C et dans E0 . Toute combinaison linéaire de fonctions
Exercice 89. constantes (respectivement de fonctions tendant vers 0 en +∞) est une fonction
Soit E = R2 [X], P0 = (X − 1)(X − 2), P1 = X(X − 2) et P2 = X(X − 1). constante (respectivement une fonction tendant vers 0 en +∞).
Soit B la famille (P0 , P1 , P2 ). Donc C et E0 sont deux sous-espaces vectoriels de E.
1. Soit (a, b, c) trois réels. En évaluant aP0 + bP1 + cP2 en 0, 1 puis 2, montrer 3. Soit f ∈ E. Soit ` = lim f , g la fonction constante égale à ` et h = f − g = f − `.
+∞
que la famille B est libre. Alors : f = g + h, g ∈ C et h ∈ E0 .
1 1 Toute fonction de E est la somme d’une fonction de C et d’une fonction de E0 .
2. Soit Q ∈ R2 [X]. Justifier Q(0)P0 − Q(1)P1 + Q(2)P2 = Q.
2 2 Supposons f = g + h = g1 + h1 , g, g1 ∈ C et h, h1 ∈ E0 .
3. Que peut-on en déduire pour la famille B ? Alors g − g1 = h1 − h est constante et tend vers 0, donc est nulle. D’où g = g1 et
Correction no 89. h = h1 : la décomposition est bien unique.
1. Supposons que aP0 + bP1 + cP2 = 0.
(aP0 + bP1 + cP2 )(0) = 2a donc a = 0. 2.5 Matrices et systèmes linéaires
(aP0 + bP1 + cP2 )(1) = −b donc b = 0.
(aP0 + bP1 + cP2 )(0) = 2c donc c = 0.
La famille est B est libre. Exercice 91.
1 1
2. Soit Q ∈ R2 [X] et soit R le polynôme Q(0)P0 − Q(1)P1 + Q(2)P2 . On dit qu’une matrice A de Mn (R) est antisymétrique si
2 2 t
1 A = −A.
R(0) = Q(0) × 2 = Q(0),
2 1. Donner un exemple de matrice antisymétrique non nulle de M3 (R).
R(1) = −Q(1) × (−1) = Q(1) et 2. Montrer que la somme de deux matrices antisymétriques de Mn (R) est anti-
1
R(2) = Q(2) × 2 = Q(2). symétrique.
2
Le polynôme Q − R est de degré au plus 2 et admet au moins trois racines : 0, 1 et 3. Que peut-on dire du produit de deux matrices antisymétriques ?
2. Donc Q − R est le polynôme nul et R = Q. 4. Montrer que toute matrice de Mn (R) peut s’écrire, de manière unique, comme
On peut aussi raisonner sur les coefficients de Q, mais c’est plus long. somme d’une matrice symétrique et d’une matrice antisymétrique.
3. Par 1., B est libre. Par 2., B est génératrice puisque tout polynôme de E est combi-
naison linéaire des polynômes de B. Donc B est une base de E = R2 [X]. Correction
no 91.
0 1 2
Exercice 90. 1. A = −1
0 3 est antisymétrique.
Soit E l’ensemble des fonctions définies sur R+ et admettant une limite finie en +∞. −2 −3 0
1. Montrer que E est un R-espace vectoriel.
2. Soit A et B antisymétriques. t (A + B) = t A + t B = −A − B = −(A + B) : A + B est
2. On considère l’ensemble C des fonctions constantes de E et E0 l’ensemble des antisymétrique.
fonctions de E admettant une limite nulle en +∞. Montrer que C et E0 sont 3. Soit A et B antisymétriques. t (AB) = t B t A = (−B)(−A) = BA : le produit de deux
des sous-espaces vectoriels de E. matrices antisymétriques n’est a priori pas antisymétrique.
3. Montrer que toute fonction de E est la somme d’une fonction de C et d’une 4. Analyse - Soit M ∈ Mn (R). Supposons qu’il existe S symétrique et A antisymétrique
fonction de E0 . Cette décomposition est-elle unique ? telles que M = S + A.
t
M = t S + t A = S −A. Ainsi :
Correction no 90. (
S = 1 (M + t M)
1. La fonction nulle est dans E, et si f et g sont dans E, alors pour tout λ de R, S+A=M 2
⇔
lim(λf + g) existe et est finie (elle vaut λ lim f + lim g). S − A = tM A = 1 (M − t M)
+∞ +∞ +∞ 2
Ceci montre que s’il y a une solution, celle-ci est unique. Si n = 3k + 1 avec k ∈ N, alors Mn = M3k M = I3 M = M.
Synthèse - Soit M ∈ Mn (R) quelconque. 0 0 1
S = 1 (M + t M)
Si n = 3k + 2 avec k ∈ N, alors Mn = M3k M2 = I3 M2 = 1 0 0 .
Soit : 2
A = 1 (M − t M) 0 1 0
2 3. M3 = M2 M = I2 donc M est inversible et M−1 = M2 .
Alors :
• S + A = M; Exercice 94.
1 1
• t S = ( t M + t ( t M)) = ( t M + M)) = S : S est symétrique ;
2 2 3x + 5y + 2z
= 1
1 1 Résoudre le système x + 2y + 3z = 5 .
• t A = ( t M − t ( t M)) = ( t M − M)) = −A : A est antisymétrique.
2 2
4x + 7y + 5z = 8
M est bien la somme d’une matrice symétrique et d’une matrice antisymétrique.
!
n −1 n n −1 n n 3n −2 × 3n + 2 Correction no 98.
4. D =P A P ⇒ PD P = A d’où A = .
0 1 1. M2 − M − 2I2 = 02 .
2. Soit R le reste cherché. Comme deg P = 2, deg R 6 1. Écrivons R = aX + b. Les
Exercice 97. racines de P sont 2 et −1.
! Xn = Q(X)P(X) + aX +(b donne pour X = 2 et X = −1 :
2 −1 (
2n = 2a + b a = (2n − (−1)n )/3
Soit A = . ⇔
−1 2 (−1)n = −a + b b = (2n + 2(−1)n )/3
1. Calculer A2 − 4A. 1
(2n − (−1)n )X + (2n + 2(−1)n ) .
R=
2. En déduire que A est inversible, et préciser son inverse. 3
3. Comme P(M) = 0, Xn = Q(X)P(X) + aX + b évaluée en X = M donne Xn =
3. Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe an et bn deux réels tels que An = 1
(2n − (−1)n )M + (2n + 2(−1)n )I2 .
an A + bn I2 . 3
4. Calculer An en fonction de n.
Correction no 97. 2.6 Applications linéaires
1. A2 − 4A = −3I2
−1 −1
2. (A − 4I2 )A = I2 donc A est inversible et invA = (A − 4I2 ). Exercice 99.
3 3
3. Par récurrence : a0 = 0 et b0 = 1 conviennent. On traitera le plus de questions grâce aux matrices. B désignera la base canonique de
Supposons An = an A + bn I2 . Alors R3 .
An+1 = (an A + bn I2 )A = an A2 + bn A = an (4A − 3I2 ) + bn A
1
Soit E = R3 . Soit p : E −→ E, (x, y, z) 7−→ (x + z, 2y, x + z).
An+1 = (4an + bn )A − 3an I2 = an+1 A + bn+1 I2 2
1. Déterminer la matrice M représentant p dans la base B.
avec an+1 = 4an + bn et bn+1 = −3an .
2. Déterminer le noyau et l’image de p en en donnant une base.
4. La suite A vérifie la relation de récurrence an+2 = 4an+1 − 3an , dont les racines de
l’équation caractéristique x2 − 4x + 3 sont 1 et 3. Il existe α et β tels que 3. Montrer qu’ils sont supplémentaires.
∀n n 4. Déterminer un endomorphisme q de E vérifiant p + q = IdE en donnant expli-
( ∈ N, an = α + 3(β, et comme a0 = 0 et a1 = 1,
citement la matrice de q dans la base B, puis en donnant l’image du vecteur
α+β =0 α = −1/2 3n − 1
⇔ , et ∀n ∈ N, an = (x, y, z) de E par q.
α + 3β = 1 β = 1/2 2
5. Déterminer le noyau et l’image de q en en donnant une base.
1 − 3n−1 3 − 3n
Comme pour n > 1, bn = −3an−1 , bn = 3 × = 6. Vérifier que Imp = Kerq et Imq = Kerp.
2 2
3n − 1 3 − 3n
Et ∀n ∈ N, An = A+ I2 Correction no 99.
2 2
1 0 1
1
1. M= 0 2 0 .
Exercice 98. 2
1 0 1
!
11 6
Soit M = . 2. Kerp = Vect((1, 0, −1)), Imp = Vect((1, 0, 1), (0, 1, 0)).
−18 −10 3. • On peut montrer que la concaténation des deux bases de Kerp et Imp donne une
1. Montrer que P = X2 − X − 2 est un polynôme annulateur de M. famille libre, donc une base de R3 (grâce à la dimension)
2. Soit n ∈ N. Déterminer le reste de la division euclidienne de Xn par P. • On peut montrer que Kerp ∩ Imp = {0}, puis invoquer dim Kerp + dim Imp =
3. En déduire Mn en fonction de M, de I2 et de n. dim R3 ...
4. Soit N = MB (q). p + q = idE ⇒ M + N = I3 ⇒ N = I3 − M
1 0 −1 Dans ce cas, expliciter l’automorphisme réciproque f −1 en donnant sa matrice
1 1
N= 0 0 0 et q(x, y, z) = (x − z, 0, −x + z).
dans B.
2 2
−1 0 1 3. On suppose que f n’est pas un automorphisme. Déterminer son image et son
5. Kerq = Vect((1, 0, 1), (0, 1, 0)) et Imq = Vect((1, 0, −1)). noyau en précisant une base de chacun d’eux.
de 0 à n − 1. . 0 0 0
• 2nd cas : α 6= 1. g est un automorphisme, donc Kerg = {0} et Img = E. Imf = Vect(f (1), f (X), f (X2 )) = Vect(−2, −2X, −2) = Vect(1, X) = R1 [X],
comme la première colonne et la troisième sont identiques, f (1−X2 ) = f (1)−f (X2 ) =
Exercice 101. 0 donc 1 − X2 ∈ Kerf . Or par la formule du rang, dim Kerf = 1, donc Kerf =
On traitera toutes les questions grâce aux matrices. B désignera la base canonique de Vect(1 − X2 ) = Vect(X2 − 1).
R2 [X].
On considère un réel α et l’application f définie sur E = R2 [X] par f (P) = (X2 − Correction no 101.
1)P00 + αP. 1. P0 = 0 ⇔ deg P 6 0 ⇔ P ∈ R0 [X] : G = R0 [X], en particulier G est un sous-espace
1. Vérifier que f est un endomorphisme de E et donner sa matrice dans B. Z E.
vectoriel de
1
Si P, Q ∈ F et λ ∈ R, alors 1 1
uk = P(P)PP (Uk ) + P(P)PP (Uk ) = uk−1 + uk+1 .
Z 1 Z 1 Z 1 2 2
λP(t) + Q(t)dt = λ P(t)dt + Q(t)dt = 0, donc λP + Q ∈ F. 3. u vérifie une relation de récurrence linéaire d’ordre 2, d’équation caractéristique x =
0 0 0 1 2 1
Donc F est un sous-espace vectoriel de E. x + ⇔ x2 − 2x + 1 = 0 ⇔ (x − 1)2 = 0, dont l’unique racine est 1.
Z 1 i1 2 2
Donc : ∃a, b ∈ R, ∀k ∈ [[0 ; N]] , uk = 1k (ak + b) = ak + b (on se limite à [[0 ; N]] car
h
3. tk − adt = tk+1 /(k + 1) − at = 1/(k + 1) − a, donc Xk − a ∈ F si, et seulement
0 0 ∀k > N, uk = 0...)
si, a = 1/(k + 1). Avec les conditions limites u0 = 1 et uN = 0, b = 1 et aN + b = 0 donc a = −1/N.
4. (Xk −1/(k +1))16k6n est une famille libre car échelonnée en degré de F, donc dim F > Ainsi : ∀k ∈ [[0 ; N]] , uk = 1 − (k/N).
n. À k fixé, lim uk = 1, donc avec une fortune initiale fixée k, plus on fixe le seuil N
Comme P = 1 6∈ F, F 6= E donc dim F < dim E = n + 1, donc dim F 6 n. N→+∞
Nécessairement, dim F = n et (Xk − 1/(k + 1))16k6n est une base de E. grand, et plus on risque de finir ruiné.
5. On a : dim F + dim G = n + 1 = dim E.
Exercice 103.
Z P ∈ F ∩ G.
Soit
1 Z Comme P ∈ G, P est constant : il existe un réel c tel que P = c. Alors
1 On dispose de 10 boules numérotées de 1 à 10. On en sélectionne un nombre quelconque.
P(t)dt = cdt = c, et comme P ∈ F, c = 0, donc P = 0. Ainsi : F ∩ G = {0}, Quelle est la probabilité que la somme des nombres figurant sur les boules sélectionnées
0 0
et comme dim F + dim G = dim E, F et G sont supplémentaires. soit égale à la somme des numéros des boules non sélectionnées ?
Correction no 103.
10 × 11
3 Probabilités La somme totale des numéros est
2
= 55. Comme 55 est impair, il est impossible de le
couper en somme de deux nombre entier. La probabilité cherchée est nulle.
3.1 Probabilités élémentaires
Exercice 104.
À la sortie d’une usine produisant des voitures cinq jours par semaine, la probabilité
Exercice 102.
qu’un véhicule pris au hasard présente un défaut est de 10% les mardi, mercredi, jeudi
Un joueur joue à pile ou face avec une pièce équilibrée. Les lancers successifs sont
et vendredi, et 20% les lundi.
indépendants, et le joueur gagne 1 euro chaque fois qu’il obtient pile et perd un euro
Une voiture prise au hasard présente un défaut. Quelle est la probabilité qu’elle ait été
pour chaque face. Le jeu prend fin lorsque le joueur est ruiné ou lorsqu’il a accumulé
fabriquée un lundi ?
N euros (N > 3 est fixé par avance).
On note uk la probabilité que le joueur soit ruiné lorsqu’il possède k euros au départ Correction no 104.
du jeu (0 6 k 6 N). Soit D l’événement « une voiture prise au hassard présente un défaut » et L l’événement «
1. On convient que u0 = 1 et uN = 0. Justifier cette convention. une voiture prise au hasard est produite un lundi ».
2. Montrer que : ∀k ∈ [[1 ; N − 1]] , uk = 21 uk+1 + 12 uk−1 . P(L) = 1/5, PL (D) = 1/5 et PL (D) = 1/10. On cherche PD (L).
3. Exprimer uk en fonction de k et N. Interprêter lim uk . P(D ∩ L)
N→+∞ PD (L) = , par (FPC & FPT),ou Bayes,
P(D)
P(L)PL (D) (1/5)(1/5) 1
Correction no 102. PD (L) = = = .
P(L)PL (D) + P(L)PL (D) (1/5)(1/5) + (4/5)(1/10) 3
1. S’il possède 0 euro au départ, l’événement « être ruiné » est certain. S’il possède déjà
N euros, il ne joue pas et ne sera jamais ruiné.
2. Notons Uk l’événement « le joueur soit ruiné lorsqu’il possède k euros au départ du Exercice 105.
jeu » où 0 6 k 6 N, P l’événement le premier lancer donne pile. Une urne contient initialement une boule blanche et une boule noire.
Avec le système complet (P, P), la formule des probabilités totales donne : On tire successivement des boules suivant le protocole :
• si la boule tirée est noire, on la remet dans l’urne avec une autre noire ; 4. lim pn = 1 : plus on a une grande série ininterrompue de faces, plus il est probable
n→+∞
• si elle est blanche, on interrompt les tirages. que l’on utilise la pièce truquée.
On note Bn l’événement « la boule blanche n’est pas sortie à l’issue du nème tirage ».
1. Calculer P(Bn ). 3.2 Variables aléatoires
2. Calculer P ∩ ∗ Bn .
n∈N
3. Que signifie cette dernière probabilité ? Exercice 107.
Correction no 105. Soit k un entier naturel et X une variable aléatoire répartie uniformément sur les
1. Soit Ni l’événement « une boule noire sort au ième tirage ». Alors Bn = N1 ∩ N2 ∩ nombres pairs de 0 à 2k.
· · · ∩ Nn , et par la formule des probabilités composées, 1. a) Déterminer la loi de X.
1 2 n 1
P(Bn ) = P(N1 )PN1 (N2 ) . . . PM1 ∩Nn−1 (Nn ) =× × ··· × ×= . b) En déduire E(X) et V(X).
2 3 n+1 n+1
2. La suite (Bn )n>1 est décroissante car : ∀n > 1, Bn+1 = Bn ∩ Nn+1 ⊂ Bn . 2. On pose Y = X/2 + 1. Montrer que Y suit une loi usuelle et retrouver ainsi
Par la propriété de continuité monotone : P ∩ ∗ Bn = lim P(Bn ) = 0 E(X) et V(X).
n∈N n→+∞
3. L’événement « la boule blanche ne sort jamais » est quasi-impossible (ou presque- Correction no 107.
impossible), ou encore « la boule blanche sort » est quasi-certain (ou presque-sûr). 1
1. a) X(Ω) = {0, 2, 4, . . . , 2k} = {2i/i ∈ [[0 ; k]]} et ∀i ∈ [[0 ; k]] , P(X = i) = .
k+1
Exercice 106. k k
X 1 2 X 2 k(k + 1)
On dispose de trois pièces équilibrée dont une a deux « faces ». On prend une pièce au b) E(X) = (2i) × = i= × = k.
k+1 k + 1 i=0 k+1 2
hasard et on effectue des lancers indépendant de cette pièce. i=0
k k
1. Quelle est la probabilité d’obtenir « face » au premier lancer ? X 1 4 X 2 4 k(k + 1)(2k + 1) 2k(2k + 1)
E(X2 ) = (2i)2 × = i = × = .
2. Déterminer, pour n ∈ N∗ , la probabilité d’obtenir « face » au cours des n i=0
k+1 k + 1 i=0 k+1 6 3
premiers lancers. 2k(2k + 1) k2 + 2k
V(X) = − k2 =
3. Sachant que l’on a obtenu « face » au cours de n premiers lancers, on note pn 3 3
la probabilité que l’on ait choisi la pièce truquée. Déterminer pn . j
2. a) Soit j = 2i ∈ X(Ω). Alors + 1 = i + 1 ∈ [[1 ; k + 1]].
4. Que vaut lim pn ? Ce résultat était-il prévisible ? 2
n→+∞ 1
Donc Y(Ω) ⊂ [[1 ; k + 1]], et ∀j ∈ [[1 ; k + 1]], P(Y = j) = P(X = 2(j − 1)) =
k+1
Correction no 106. car j − 1 ∈ [[0 ; k]].
1. Soit T l’événement « la pièce choisie est la pièce truquée » et Fi l’événement « le ième Donc Y ,→ U ([[1 ; k + 1]]), et comme X = 2(Y − 1) = 2Y − 2,
lancer donne face ». (k + 1) + 1
E(X) = 2E(Y) − 2 = 2 × −2=k
(T, T) étant un système complet, la formule des probabilités totales donne : 2
2
1 2 1 1 (k + 1) − 1 k2 + 2k
P(F1 ) = P(T)PT (F1 ) + P(T)PT (F1 ) = × 1 + × = . V(X) = 4V(Y) = 4 × =
3 3 2 3 12 3
2. De la même façon,
Exercice 108. Soient (a, b) ∈ (N∗ )2 et soit X une variable aléatoire à valeurs dans
n
FPT 1 2 1 1 1
P(F1 ∩ · · · ∩ Fn ) = ×1+ × = 1 + n−1 .
3 3 2 3 2 [[1 ; ab]]. On suppose que la loi de X est donnée par :
3. Notons Sn = F1 ∩ · · · ∩ Fn . 1 1
Bayes P(T)PT (Sn ) 1/3 1 ∀k ∈ [[1 ; ab]] , P(X = k) = − .
pn = P(T)Sn = = = a b
P(Sn ) 1 + (1/2n−1 ) /3 1 + (1/2n−1 ) 1. Quelles conditions doivent vérifier les entiers a et b ?
13 N N
x(x + 1)
N
1
N−1
X 1
2. Calculer E(X) et trouver a et b tels que E(X) = .
X X X
2 2. (x + 1)P(X = x) = = = −−−−−→ e.
(x + 1)! (x − 1)! x! N→+∞
3. Tracer le graphe de la fonction de répartition FX de la variable X dans le cas x=1 x=1 x=1 x=0
2. a) Comme la pièce n’est pas truquée, pile et face ont la même probabilité, et S et F ont b) Pour fixer les idées, supposons X1 = x 6 X2 . Alors :
le même loi. bmin(X1 , X2 )c + 1 = bxc + 1 d’une part, et bX1 c 6 bX2 c donc bX1 c + 1 6 bX2 c + 1
b) En particulier, E(S) = E(F). Et comme S + F = T, E(S) + E(F) = E(T) = 3. Donc d’autre part.
3 Ainsi min bX1 c + 1, bX2 c + 1 = bX1 c + 1 = bxc + 1 = bmin(X1 , X2 )c + 1.
E(S) = E(F) = . Et si X2 = x 6 X1 , alors un raisonnement analogue, en permutant simplement X1 et
2
X2 montre la même égalité.
Exercice 111. On a bien bmin(X1 , X2 )c + 1 = min bX1 c + 1, bX2 c + 1 , ce qui entraîne l’identité
Soit λ ∈ ] 0 ; +∞ [ et X suivant la loi exponentielle de paramètre λ. Soit Y = bXc + 1. des lois constatée en 3.a).
1. Montrer que Y suit une loi géométrique, en précisant son paramètre.
2. Soit X1 et X2 indépendantes de même loi que X, Y1 = bX1 c+1 et Y2 = bX2 c+1.
Soit U = min(X1 , X2 ) et V = min(Y1 , Y2 ). 4 Informatique
−2λx
a) Montrer que, pour tout x > 0, P(U > x) = e , puis que U suit une loi
exponentielle en précisant son paramètre. Exercice 112.
b) Pour k ∈ N∗ , calculer P(V > k), puis montrer que V suit une loi géométrique 1. Créer une fonction factorielle (nommée fact) qui prend en argument n et qui
de paramètre 1 − q 2 = 2p − p2 , où p = 1 − e−λ et q = 1 − p. renvoie la valeur n!.
2. un programme qui demande deux entiers n et p et qui affiche la
Créer ensuite
3. a) La loi de bmin(X1 , X2 )c + 1 est-elle la loi de min bX1 c + 1, bX2 c + 1 ?
n
b) A-t-on bmin(X1 , X2 )c + 1 = min bX1 c + 1, bX2 c + 1 ? valeur .
p
Correction no 111. Correction no 112.
1. a) U(Ω) = [ 0 ; +∞ [. Pour tout x > 0 :
1. function f=fact(n)
indép.
FU (x) = P(U 6 x) = 1 − P(U > x) = 1 − P([X1 > x] ∩ [X2 > x]) = 1 − P(X1 > f=1
x)P(X2 > x) for k=1 : n
FU (x) = 1 − (e−λx )2 = 1 − e−2λx donc U ,→ E(2λ). f=f*k
b) Pour k ∈ N∗ , calculer P(V > k), puis montrer que V suit une loi géométrique de end
paramètre 2p − p2 . endfunction
Pour simplifier l’écriture, posons p = 1−e−λ de sorte que Y1 , Y2 ,→ G(p). Soit k ∈ N∗ . 2. n=input(’n= ?’)
indép. 2 k−1 p=input(’p= ?’)
P(V > k) = P([Y1 > k] ∩ [Y2 > k]) = P(Y > k)2 = (1 − p)k−1 = (1 − p)2
b=fact(n)/(fact(p)*fact(n-p))
car le premier succès est à un rang au moins égal à k si, et seulement si, les k − 1
disp(b,’coefficient binomial=’)
expériences donnent des échecs.
De [V > k] = [V = k] + [V > k − 1] (incompatibles !) on tire :
k−2 Exercice 113.
P(V = k) = P(V > k) − P(V > k − 1) = (1 − p)2 1 − (1 − p)2 =
k−1 u0 = 1
(1 − p)2 2p − p2
On considère la suite u définie par : 1
Comme (1 − p) + 2p − p2 = 1, on a bien une loi géométrique : V ,→ G(2p − p2 ).
2
un+1 = ln(1 + 2un )
−2λ 2
2. a) bmin(X1 , X2 )c + 1 = bUc + 1 ,→ G(1 − e ) d’après 1) et 2.a). 1
min bX1 c + 1, bX2 c + 1 = V ,→ G(2p − p2 ) d’après 2.b) avec p = 1 − e−λ . 1. Créer une fonction h : x 7→ ln(1 + 2x) sous Scilab.
2 2
2p − p2 = 2 − 2e−λ − 1 + 2e−λ − e−λ = 1 − e−2λ .
2. Créer une fonction pour calculer tout terme de rang n de la suite u, n étant
La loi de bmin(X1 , X2 )c + 1 est la même que celle de min bX1 c + 1, bX2 c + 1 . l’argument de cette fonction.
3. Représenter graphiquement les 20 premiers termes de la suite. Conjecturer le b) Écrire un programme qui donne une approximation à 10−6 près de la somme
comportement de cette suite. de cette série.
4. Déterminer le rang N à partir duquel |un | 6 10−4
Correction no 114.
o
Correction n 113. 1. Soit f : R+ → R, x 7→ ln(1 + exp(−x)). f est dérivable et ∀x ∈ R+ , f 0 (x) =
− exp(−x)
1. deff(’y=h(x)’,’y=log(1+2*x)/2’) < 0 : f est décroissante, et de limite nulle.
ou encore : 1 + exp(−x)
Donc la suite u définie par : ∀n ∈ N, un = f (n) est décroissante et de limite nulle.
function y=h(x)
Par le critère des séries alternées, la série de terme général vn = (−1)n un converge.
y=log(1+2*x)/2
endfunction 2. a) deff(’y=k(x)’,’y=log(1+exp(-x))’)
2. function u=un(n) b) Pour toute série convergente : Sp + Rp = S, d’où S − Sp = Rp et |S − Sp | = |Rp |.
u=1 D’après le critère des séries alternées, on a ici : |Rp | 6 up+1 .
for k=1 :n Donc dès que up+1 6 10−6 (ce qui arrivera puisque up −−−−−→ 0), Sp est une valeur
p→+∞
u=h(u)
approchée de S à 10−6 près. D’où le script :
end
u=1
endfunction
s=1
3. n=1 :20
while u>10^(-6)
y=un(n)
u=k(u)
plot2d(n,y)
s=s+u
Il semble que la suite tende vers 0.
end
4. n=0
disp(s,’valeur approchee de S=’)
u=1
while abs(u)>10^(-4)
Exercice 115.
u=h(u)
On se propose de simuler informatiquement une variable aléatoire. On considère le
n=n+1
end programme informatique suivant :
disp(n) ini=floor(3*rand()) ;
if ini==2 then
Exercice 114. y=floor(2*rand())+1
On admet le critère des séries alternées suivant : else y=3
Si u est une suite X
décroissante et convergente de limite nulle, end
alors la série S = (−1)n un converge. disp(y)
+∞ On appelle Y le contenu de y après exécution de ce programme.
Donner la loi de Y, et calculer son espérance E(Y).
X
De plus, si on note, pour tout entier p, Rp = (−1)n un le reste d’ordre p de la
n=p+1
série S, on a l’encadrement : |Rp | 6 up+1 . Correction no 115.
À avoir méditer et compris, et savoir : comme rand fournit une valeur de [ 0 ; 1 [,
1. Justifier la convergence de la série de terme général :
floor(k*rand()) prend une valeur dans [[0 ; k − 1]]. Et précisément, floor(k*rand()) suit la
vn = (−1)n ln(1 + e−n ) où n ∈ N. loi uniforme sur [[0 ; k − 1]].
2. a) Définir la fonction k : x 7→ ln(1 + exp(−x)). Preuve : soit U ,→ U ([ 0 ; 1 [), k ∈ N et X = bkUc. Alors :
Correction no 116.
1. Soit U ,→ U (] 0 ; 1 [).