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TD m3 Polaires

Ce document contient la description de sept exercices portant sur les mouvements à trajectoires circulaires. Les exercices proposent des problèmes mécaniques impliquant des mouvements circulaires uniformes ou non uniformes.

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Mécanique 3 – Travaux dirigés Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

Mouvements à trajectoires circulaires

Exercices
Exercice 1 : Musculation vectorielle [♦♦]
On considère une base cartésienne de centre O et de vecteurs unitaires ( #” ux , #”
uy , #”
uz ). On lui superpose la base
cylindrique de même centre et de vecteurs unitaires ( ur , uθ , uz ) et on note θ l’angle orienté de #”
#” #” #” ux vers #”
ur .
1 - Faire un schéma représentant les six vecteurs définis précédemment et l’angle θ.
2 - Exprimer les trois vecteurs de la base cylindrique dans la base cartésienne.
3 - Exprimer les trois vecteurs de la base cartésienne dans la base cylindrique.
d #”
ur
4 - En dérivant | #” est perpendiculaire à #”
2
ur | , montrer que le vecteur dérivé ur .
dt

Exercice 2 : Descente dans un parking souterrain [♦♦]


L’architecture du parking des Halles de Lyon est telle que lorsqu’une voi-
ture descend elle reste à distance constante de l’axe du parking. On supposera
l’inclinaison de la rampe de parking constante, on ne décrira la voiture que par
un point, et on supposera qu’elle se déplace dans le parking à vitesse constante.
1 - Justifier que le repérage adapté à décrire le mouvement de la voiture dans
le parking est un repérage cylindrique.
2 - Donner sans calcul les équations horaires r(t) et z(t).
3 - Exprimer le vecteur vitesse de la voiture et son vecteur accélération.
4 - En déduire que l’accélération de la voiture est toujours radiale, c’est-à-dire portée par le vecteur #”
ur .

Exercice 3 : Duel de McLaren [♦]


Lors des essais chronométrés d’un grand prix, Fernando Alonso et Jenson
Button arrivent en ligne droite et coupent l’axe ∆ au même instant de leur
parcours. Ils prennent le virage de deux façons différentes :
A
. Alonso suit une trajectoire circulaire de rayon RA = 90,0 m ;
B . Button choisit une trajectoire de rayon RB = 75,0 m.
On cherche à trouver la trajectoire optimale, c’est-à-dire à savoir lequel des
RB deux pilotes gagne du temps dans le virage.
RA 1 - Déterminer les distances DA et DB parcourues par les deux pilotes entre
leurs deux passages par l’axe ∆. Peut-on conclure ?
2 - Pour simplifier, on imagine que les deux voitures roulent à des vitesses
vA et vB constantes entre leurs deux passages par l’axe ∆. Déterminer ces
vitesses en sachant que l’accélération des voitures doit rester inférieure à
∆ 0,8g : au delà de cette limite, elles dérapent et finissent la course dans les
graviers. Les calculer numériquement.
3 - Quelle est finalement la meilleure trajectoire ?

Exercice 4 : La face cachée de la Lune [♦]


Le référentiel géocentrique est caractérisé par trois directions fixes, définies par le centre de la Terre T et trois
étoiles suffisamment éloignées pour que les considérer fixes soient une bonne approximation (on parle souvent de
l’étoile polaire et de l’étoile Beta du Centaure, mais en pratique énormément d’étoiles sont suffisament éloignées pour
convenir). Dans ce référentiel géocentrique, la Lune effectue une révolution circulaire centrée sur la Terre en 27,3
jours. Les distance du centre de la Terre au centre de la Lune est environ égale à D = 3,8 · 105 km.
1 - Décrire le mouvement de la Lune dans le référentiel géocentrique, en distingant notamment s’il s’agit d’un

1/2 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

mouvement de translation circulaire ou d’un mouvement de rotation.


2 - En déduire la vitesse angulaire Ω du centre de la Lune sur sa trajectoire.
3 - Déterminer la vitesse et l’accélération du centre de la Lune dans le référentiel géocentrique. Calculer numérique-
ment la norme de sa vitesse.
4 - Décrire la mouvement de la Lune dans le référentiel sélénocentrique, qui a les mêmes axes de référence que le
référentiel géocentrique mais suit le centre de la Lune.
5 - Déterminer la vitesse angulaire Ωp de rotation propre de la Lune, c’est-à-dire de la rotation de la Lune sur
elle-même.

Exercice 5 : Glissade sur un igloo [♦]


z Cet exercice s’intéresse à la glissade d’un enfant esquimau E de masse m sur le toit
d’un igloo d’où il s’élance sans vitesse initiale. L’enfant glisse sans aucun frottement
E à la surface de l’igloo. Sa position est repérée par l’angle θ. Pour simplifier, l’igloo est
supposé sphérique de rayon R.
θ
1 - Appliquer le théorème de la résultante cinétique à l’enfant pour en déduire deux
équations différentielles portant sur l’angle θ. Identifier l’équation du mouvement, qui
permet de déterminer θ(t). Quelle information l’autre équation contient-elle ?
2 - En multipliant l’équation du mouvement par θ̇, montrer que
2g
θ̇2 = (1 − cos θ) .
R

3 - En déduire l’expression de la force de réaction de l’igloo.


4 - L’enfant décolle-t-il du toit de l’igloo avant d’atteindre le sol ? Si oui, pour quel angle ?

Exercice 6 : Mouvement circulaire avec ressort [♦]


On considère une masse, assimilable à un point matériel M de masse m, placée sur un plan horizontal où elle
peut se déplacer sans frottement. Elle est reliée par un ressort de raideur k et longueur naturelle `0 à un point O. À
l’instant initial, OM = L et la masse est lancée avec une vitesse #”
v 0 . On cherche comment choisir #”v 0 et L pour que
le mouvement soit circulaire.
1 - Déterminer sans calcul le rayon du cercle et la direction à donner à #”v . 0

2 - Montrer que si le mouvement est circulaire alors il est également uniforme.


3 - En déduire une condition sur L et la valeur à donner à v0 en fonction de L pour que le mouvement soit circulaire.

Exercice 7 : Enrouler le fil, dérouler le fil ... []


Un fil de longueur L, inextensible et de masse négligeable, est accroché tangen-
M0 tiellement à une bobine plate de rayon R. À l’extrémité libre est accroché un point
#”
v0 matériel M , de masse m. L’effet de la pensanteur est négligé.
Le fil est tendu et M lancé dans le plan de la bobine depuis la position M0 ,
M (t) perpendiculairement au fil, avec une vitesse initiale #”
v 0 , afin d’enrouler le fil autour
de la bobine.
I(t) On utilise la base polaire relative au point I, point du fil le plus proche de M à
être en contact avec la bobine.
#” # ”
1 - Montrer que OM = R #” e r + (L − Rθ) #”
#” er
eθ e θ . En déduire les composantes de la vitesse
θ et de l’accélération de M dans cette base.
I0
O 2 - En utilisant le PFD, montrer que la vitesse radiale de M est constante. Que vaut
cette constante ?
3 - En déduire par intégration une relation entre θ et t, puis déterminer la durée
totale τ nécessaire pour enrouler le fil en totalité.
4 - Établir la loi horaire r !
L t
θ(t) = 1− 1− .
R τ

5 - Vérifier que le fil reste tendu tout au long du mouvement.

2/2 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Mécanique 3 – Correction des travaux dirigés Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

Mouvements à trajectoires circulaires

Exercices
Exercice 1 : Musculation vectorielle
1

2 Les projections donnent


#”
ur = cos θ #”
ux + sin θ #”
uy #”
uθ = − sin θ #”
ux + cos θ #”
uy #”
uz = #”
uz

Il existe un moyen mnémotechnique pour retrouver les projections. Comme sin 0 = 0, se placer en θ = 0
permet de trouver le vecteur qui porte cos θ et de même, comme cos(π/2) = 0 se placer en θ = π/2
permet de trouver le vecteur qui porte sin θ.

3 On peut évidemment inverser les équations précédentes, mais il est plus intéressant de raisonner aussi par
projections.
#” ur − sin θ #”
ux = cos θ #” uθ #”
uy = sin θ #”
ur + cos θ #”
uθ #”
uz = #”
uz

Comme | #”
ur | = #”
ur · #”
2
4 ur , alors
d #” 2 d #”
ur
| ur | = 2 #”
ur ·
dt dt
d #” 2
mais par ailleurs | #”
2
ur | = 1 donc | ur | = 0. On en déduit
dt
#” d #”
ur
ur · = 0,
dt
d #”
ur
ce qui signifie bien que #”
ur et sont perpendiculaires.
dt

Exercice 2 : Descente dans un parking souterrain


Le mouvement est implicitement étudié par rapport au référentiel terrestre : il est sous-entendu que toutes les
dérivées sont calculées par rapport à ce référentiel.

1 L’énoncé indique que la voiture reste à distance constante d’un axe : cet axe a donc une importance particulière
pour le mouvement, est il est naturel de le choisir comme axe z d’un repérage cylindrique. Ce repérage est rendu
d’autant plus naturel par l’hypothèse de distance constante.

2 Par hypothèse, r(t) = R = cte. Par ailleurs comme la voiture se déplace à vitesse constante sur une rampe
d’inclinaison constante, sa vitesse de déplacement vertical Vz est constante, donc z(t) = Vz t + z0 où z0 est déterminé

1/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Correction TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

par une condition initiale.

3 En repérage cylindrique, le vecteur vitesse vaut

#”
v = ṙ #”
ur + rθ̇ #”
uθ + ż #”
uz soit #”
v = Rθ̇ #”
uθ + Vz #”
uz .

Le vecteur accélération s’écrit lui


#”
a = (r̈ − rθ̇2 ) #”
ur + (2ṙθ̇ + rθ̈) #”
uθ + z̈ #”
uz soit #”
a = −Rθ̇2 #”
ur + Rθ̈ #”
uθ .

4 La voiture est supposée rouler à vitesse uniforme V dans le parking. En le traduisant sur la norme du vecteur
vitesse,
| #”
2
v| = V2 soit R2 θ̇2 + Vz2 = V 2
On déduit de cette équation que la vitesse angulaire θ̇ est constante, et par conséquent θ̈ = 0. L’accélération se
simplifie alors en
#”
a = −Rθ̇2 #”u , r

elle est donc bien toujours radiale.

Exercice 3 : Duel de McLaren


1 La voiture A d’Alonso entame son virage dès qu’il passe par l’axe ∆ et parcourt un demi-cercle, de longueur
2π RA
DA = soit DA = π RA = 283 m .
2
En revanche, la voiture B de Button continue en ligne droite sur une distance RA − RB avant d’entamer son virage,
et parcourt de nouveau la même distance en ligne droite avant la sortie du virage. Ainsi,

DB = 2(RA − RB ) + πRB = 266 m .

La voiture B parcourt moins de distance que la voiture A, mais il est impossible d’en conclure quoi que ce
soit puisqu’on ne sait pas si les deux trajectoires sont parcourues à la même vitesse.

2 Lorsqu’elles sont sur la partie circulaire de leur trajectoire, parcourue à vitesse constante (en norme), l’accélération
(en norme) des voitures vaut
v2
a= = 0,8g
R
puisque les pilotes prennent tous les risques. Ainsi,

vA = 0,8 g RA = 26,6 m · s−1 et vB = 0,8 g RB = 24,3 m · s−1


p p

3 Calculons pour conclure le temps mis par chacun des pilotes pour passer le virage,
D
∆t =
v
ce qui donne numériquement
∆tA = 10,6 s et ∆tB = 10,9 s
Finalement, Alonso va plus vite que Button pour parcourir le virage : la meilleure trajectoire est la plus
extérieure des deux ... ne vérifiez pas en rentrant chez vous ;)

Exercice 4 : La face cachée de la Lune


1 Représentons le mouvement de la Lune dans le référentiel géocentrique, figure 1. Pour représenter son mouvement,
on utilise le fait que la face visible depuis la Terre est toujours la même. Ainsi, la Lune a un mouvement de
rotation uniforme autour de l’axe (T, u #” ).
z

2 La Lune effectue une révolution complète, c’est-à-dire une rotation de 2π en ∆T = 27,3 jours. Sa vitesse angulaire
de rotation vaut donc

Ω= = 2,7 rad · s−1 .
∆T

2/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Correction TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018
xL xL
yL

L L
yL
yT yL

xL L T#” xT L xL
uz

yL

yL
L L

yL
xL xL

Figure 1 – Mouvement de la Lune dans le référentiel géocentrique. La face cachée de la Lune est grisée.

3 Le centre de la Lune a une trajectoire circulaire, parcourue à vitesse angulaire constante. L’analogue à la base
polaire locale de centre T est ici la base ( #”
u xL , #”
u yL ). En traduisant les résultats établis en cours, on aboutit à

#”
v L/géo = D Ω #”
u yL et #”
a L/géo = −D Ω2 #”
u xL .

Numériquement, vL/géo = 1,0 · 103 m · s−1 .

4 Dans le référentiel sélénocentrique, la Lune a un mouvement de rotation autour de l’axe (L, #” uz ). On voit à
partir du schéma que comme dans le référentiel géocentrique, elle fait un tour sur elle-même en 27,3 jours.

5 On en déduit que la vitesse Ωp de rotation propre de la Lune sur elle-même est la même que la vitesse de
rotation Ω de la Lune autour de la Terre,

Ωp = Ω = 2,7 rad · s−1 .

Exercice 5 : Glissade sur un igloo


#”
Le système étudié est l’enfant esquimau, en mouvement dans le référentiel terrestre. Il est soumis à son poids P
#”
et à la réaction N de l’igloo, qui est sans frottement. Dans la base polaire, voir figure 2,
#” #”
N = N #”
er et P = −m g cos θ #”
e r + m g sin θ #”

#”
#” N
z er

#”

θ
#”
P

Figure 2 – Glissade d’un enfant esquimau.

1 Exprimons l’accélération de l’enfant : comme l’igloo est sphérique alors r = R = cte.


# ”
OM = R #”
er donc #”
v = Rθ̇ #”
eθ et #”
a = Rθ̈ #”
e θ − Rθ̇2 #”
er

3/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Correction TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

Rappel : #”
e˙r = θ̇ #”
e θ et #”
e˙θ = −θ̇ #”
er .

D’après le théorème de la résultante cinétique,

−mRθ̇2 = N − mg cos θ
(

mRθ̈ = mg sin θ

L’équation du mouvement est celle projetée sur #”


e θ . L’équation projetée sur #”
e r contient en effet une force inconnue N ,
et ne permet donc pas de déterminer le mouvement ... par contre elle permet de déterminer cette force.

2 L’équation du mouvement s’écrit


g
θ̈ − sin θ = 0
R
ce qui donne en multipliant par θ̇
g
θ̈θ̇ − sin θθ̇ = 0 .
R
Intégrons l’équation par rapport au temps,
θ̇2 g
+ cos θ = C
2 R
Comme l’enfant s’élance de θ = 0 sans vitesse (θ̇(0) = 0), donc
g
C=
R
soit finalement
2g
θ̇2 = (1 − cos θ) .
R

La méthode pour passer d’une équation sur θ̈ à une équation portant sur θ̇2 est à retenir. C’est la même
méthode qui permet d’établir le théorème de l’énergie cinétique, et on retrouve des méthodes voisines
pour démontrer les expressions des énergies potentielles ... et aussi celles de l’énergie stockée dans un
condensateur ou une bobine.
Cependant, nous verrons dans un prochain chapitre qu’il est bien plus rentable pour cette question
d’utiliser le théorème de l’énergie cinétique plutôt que le théorème de la résultante cinétique.

3 D’après le TRC en projection radiale,

−mRθ̇2 = N − mg cos θ donc N = −2gm (1 − cos θ) + mg cos θ soit N = mg(3 cos θ − 2)

4 L’enfant décolle de l’igloo si la force N de la liaison avec l’igloo s’annule, donc pour un angle θd tel que

2
3 cos θd − 2 = 0 soit θd = arccos = 48° .
3

Une façon évidente de se rendre compte « qu’il se passe quelque chose » pour θ = θd est de remarquer
qu’au delà la norme de N deviendrait négative ... ce qui n’a bien sûr aucun sens.

Exercice 6 : Mouvement circulaire avec ressort


Le système est évident, c’est le point matériel, en mouvement par rapport au référentiel terrestre, que l’on suppose
galiléen. Il va tourner autour du point O : ce sont donc les coordonnées cylindriques qui sont adaptées.

1 Le cercle a forcément un rayon égal à L : à t = 0, M est déjà sur le cercle trajectoire. De plus, le vecteur vitesse
est à tout instant tangent à la trajectoire, donc orthoradial pour un mouvement circulaire : v #” doit être dirigée
0
#”
selon ± eθ . On fait le choix de ne garder que le signe + pour la suite des calculs, le signe − revient simplement à
changer le sens de parcours du cercle.

2 Supposons le mouvement circulaire de rayon L. Dans ce cas,


# ”
OM = L #”
er donc #”
v = Lθ̇ #”
eθ et #”
a = Lθ̈ #”
e θ − Lθ̇2 #”
er

4/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Correction TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

Rappel : #”
e˙r = θ̇ #”
e θ et #”
e˙θ = −θ̇ #”
er .

Le point M est soumis à trois forces :


#”
. son poids P = m #”g = −mg #”ez ;
#”
. la réaction du support, normale car les frottements sont négligés : R N = RN #”
ez ;
. la force de rappel exercée par le ressort :
#”
f = −k(` − `0 ) #”
u sortant = −k(L − `0 ) #”
er .
D’après le PFD, on a en projection
 −mLθ̇ = −k(r − `0 )
2


mLθ̈ = 0

mz̈ = −mg + RN

Intégrer la projection sur #”


e θ conduit à
θ̇ = cte ,
c’est-à-dire que le mouvement est uniforme.
Une méthode plus rapide vue dans un prochain chapitre serait d’utiliser le théorème de l’énergie ciné-
tique : toutes les forces sont orthogonales au vecteur vitesse, donc aucune ne travaille, donc la vitesse
est de norme constante.

3 L’accélération pour un mouvement circulaire uniforme à vitesse v0 vaut


2
#” v
a = − 0 #”
er
L
donc ici
v02 kL(L − `0 )
−m = −k(L − `0 ) soit v02 =
L m
Comme v02 doit être positif, alors un mouvement circulaire n’est possible que si L > `0 , et
r
#” kL(L − `0 ) #”
v0 = ± eθ .
m
.
La condition sur L peut peut se comprendre intuitivement en pensant « force centrifuge » (concept
physiquement subtil et compliqué, pas au programme de la filière PTSI-PT, mais utilisons-le pour
comprendre) : la force centrifuge tend à éloigner le point matériel du centre de la trajectoire. Pour
qu’un mouvement circulaire soit possible, il faut que le ressort ait lui pour effet de ramener M vers
le centre, ce qui n’est possible que si le ressort est étendu, donc L > `0 . Si le ressort est initialement
comprimé, il éloigne M de O, et le mouvement ne peut pas être circulaire.

Exercice 7 : Enrouler le fil, dérouler le fil ...


1 La longueur de fil enroulée lorsque I se trouve à l’angle θ vaut Rθ. Ainsi,
# ” #” # ”
OM = OI + IM = R #”
e r + (L − Rθ) #”
eθ .

En dérivant,

#”
v = R #”
e˙r + (−Rθ̇) #”
e θ + (L − Rθ) #”
e˙r = Rθ̇ #”
e θ + (−Rθ̇) #”
e θ + (L − Rθ)(−θ̇ #”
er ) soit #”
v = (Rθ − L)θ̇ #”
er .

Et de même,

#”
a = (Rθ̇)θ̇ #”
e r + (Rθ − L)θ̈ #”
e r + (Rθ − L)θ̇ #”
e˙r soit #”
a = Rθ̇2 + (Rθ − L)θ̈ #”
 
e r + (Rθ − L)θ̇2 #”
eθ .

#”
2 M n’est soumis qu’à la tension du fil T = −T #”
e θ , dirigée de M vers I. D’après le PFD,

mRθ̇2 + m(Rθ − L)θ̈ = 0


(

m(Rθ − L)θ̇2 = −T

5/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]


Correction TD M3 : Mouvements à trajectoires circulaires Langevin-Wallon, PTSI 2017-2018

Sur la projection radiale on reconnaît, à la masse près, la dérivée de vr , composante radiale de la vitesse (ce qui est
évident compte tenu de la façon dont on a établi l’expression de l’accélération). Ainsi, par « intégration »,

(Rθ − L) θ̇ = cte

En se plaçant à l’instant initial où #”


v = −v0 #”
e r pour déterminer la constante, on en déduit qu’à tout instant

(Rθ − L) θ̇ = −v0 .

3 La relation précédente s’écrit


Rθθ̇ − Lθ̇ + v0 = 0
soit en intégrant
1 2
Rθ − Lθ + v0 t = cte .
2
Or à l’instant t = 0, θ = 0, donc la constante est nulle. On en déduit la relation

1 2
Rθ − Lθ + v0 t = 0 .
2

Lorsque tout le fil est enroulé autour de la bobine, t = τ et θ = L/R d’où

1 L2 L2 L2
− + v0 τ = 0 soit τ= .
2 R R 2Rv0

4 Cherchons la valeur de θ à t donné. La question précédente nous donne une équation polynômiale, de discriminant

1
 
t
∆ = L − 4 × R × v0 = L − 2Rv0 t = L 1 −
2 2 2
>0
2 τ

car on a nécessairement t < τ . On a donc deux solutions mathématiques pour θ, la solution physique étant nécessai-
rement positive, q
L + L2 1 − τt
 r !
L t
θ(t) = soit θ(t) = 1− 1− .
R R τ

5 La tension du fil est donnée par l’autre composante du PFD,

mv02
T = m(L − Rθ)θ̇2 =
L − Rθ
d’où en remplaçant
mv 2
T = r 0
t
L 1−
τ
qui est toujours positif, ce qui indique que le fil est toujours tendu.

6/6 Étienne Thibierge, 29 janvier 2018, [Link]

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