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Gène TEP1 : Résistance des moustiques au paludisme

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Yasmine CHOURBAJI
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DS 1SPE Du gène à la protéine

Partie 1 : restituer des connaissances :


Complétez les légendes de ce schéma

Partie 2 : Guérir les moustiques pour éradiquer le paludisme résoudre un problème


Chaque année, environ 500 millions de personnes sont infectées par un parasite, le plasmodium,
responsable d’une maladie, le paludisme, et près de deux millions en meurent, principalement des
enfants. Ce parasite est transmis à l’homme par un moustique : l’anophèle.
Des campagnes d’utilisation massive d’insecticides, des traitements antipaludéens, et des
méthodes préventives existent mais en l’absence d’un vaccin, face aux adaptations des moustiques
qui deviennent résistants aux insecticides et aux changements climatiques qui favorisent leur
développement, les chercheurs se tournent vers de nouvelles stratégies :
Et si, au lieu d’éliminer les moustiques ou de soigner l’homme, on essayait de soigner les
moustiques ? En effet, si l’on arrive à guérir les moustiques, on rompt le cycle de transmission
de la maladie.
A partir de l’exploitation des documents et de vos connaissances, expliquez comment les
chercheurs ont vérifié l’implication du gène tep1 dans la résistance du moustique au plasmodium

PB : on cherche à expliquer comment les chercheurs ont vérifié l’implication du gène TEP1 dans
la résistance du moustique au plasmodium.

Document de référence : le cycle du plasmodium, parasite responsable du paludisme.


Le plasmodium est un organisme unicellulaire qui utilise 2
hôtes : l’homme et le moustique
Quelques heures seulement après la piqûre d’un Homme
infecté, la fécondation a lieu entre les gamètes à l’intérieur de
l’intestin du moustique donnant des œufs qui se multiplient et
se développent dans l’estomac du moustique puis gagnent les
glandes salivaires.
C’est ainsi qu’ils vont être transmis par piqure à l’Homme chez
qui ils se multiplient dans les cellules du foie puis dans les
Sang humain parasité (MO) globules rouges. C’est l’éclatement des globules rouges qui est
responsable des accès de fièvre qui sont un des symptômes de
la maladie

Document 1 : observation chez une souche d’anophèle résistant au plasmodium

On connaît des souches d’anophèles résistants au


plasmodium, qui ne transmettent pas le paludisme.
Chez les moustiques résistants, on observe que les œufs
sont recouverts d’une protéine : TEP1
La protéine TEP1, produite par l’organisme infecté,
participe à la défense de l’organisme en favorisant la
reconnaissance d’un pathogène par les cellules de
l’immunité, facilitant ainsi son élimination par les
cellules immunitaires
Le document représente un œuf de plasmodium dans un anophèle résistant au parasite,
On observe que celui-ci est recouvert de protéines TEP1, protéine favorisant son élimination par le
système immunitaire
Je sais grâce au document de référence que les œufs de plasmodium se forment dans l’estomac de
l’anophèle, après fécondation, et que c’est le développement de ces œufs qui permettra la
contamination de l’Homme lors d’une piqûre.
J’en déduis que chez les anophèles résistants, cette protéine est produite en grande quantité,
qu’elle permet l’élimination des œufs dès le début du cycle et qu’ainsi les moustiques ne
permettent pas le développement du parasite et ne contamine pas l’humain lors d’une piqûre.
On cherche à vérifier cette hypothèse.

Document 2 : des résultats d’expérience


Les chercheurs ont identifié le gène codant pour la protéine TEP1 chez le moustique, ils réalisent
un marquage fluorescent (l) des œufs de plasmodium dans l’intestin des moustiques sensibles
ou résistants (réfractaires)
- avant (témoins) et
- après une « invalidation » de la TPE1 (on empêche l’expression du gène)

Le document présente les résultats d’une expérience au cours de laquelle on compare le


développement des œufs de plasmodium chez des moustiques sensibles et résistants, avant et
après un blocage de l’expression du gène de la protéine TEP1
On voit que
• Chez les moustiques témoins (sans invalidation) quelques œufs se développent chez les
sensibles et aucun chez les résistants
• Chez les moustiques où la TEP1 a été invalidée, de très nombreux œufs se développent
chez les 2 types de moustiques
On sait que l’élimination des œufs de plasmodium peut être due à l’action de la protéine TPE1
qui, en se fixant sur les éléments pathogènes, favorise leur élimination par les cellules
immunitaires (doc1) et que l’élimination de ces œufs bloque le cycle de développement du
parasite chez les moustiques.
On peut en déduire chez tous les moustiques, cette protéine agit sur l’élimination des œufs et
limite leur nombre.
Chez les moustiques sensibles, les quelques œufs restants vont se multiplier par la suite et suffire
à l’infestation du moustique
Chez les moustiques résistants on doit avoir une production plus importante de TEP1 puisque
tous les œufs sont éliminés, supprimant la contamination du moustique et donc la transmission à
l’Homme
C’est bien la protéine TEP1 qui est responsable de la résistance des moustiques au paludisme
Document 3 : une méthode pour inactiver un gène cible

Le document représente la méthode d’inactivation de l’expression d’un gène qui utilise des ARN
interférents.
On voit que ces micro-ARN se fixent sur l’ARN messager et bloque l’avancée du ribosome et donc
la traduction
Je sais que l’ARN est un polynucléotide monobrin
Je sais que l’ARN messager qui contient la copie complémentaire du brin transcrit du gène (ici
gène de la TEP1) est traduit dans le cytoplasme par les ribosomes qui se déplacent le long de
l’ARNm, lisent l’ARN et le décodent codon par codon en acides aminés (<-> code génétique)
J’en déduis que si je fabrique des micro-ARN présentant des séquences complémentaires de
l’ARNm cible (TEP1), ils vont s’hybrider avec des fragments de l’ARNm et empêcher le bon
déroulement de la traduction en bloquant le déplacement des ribosomes.
L’ARN n’est pas traduit, la protéine n’est pas produite.

Mise en relation
Le paludisme est une maladie parasitaire responsable d’une forte mortalité à l’échelle
mondiale.
Elle mobilise 2 hôtes : l’Homme et le moustique et circule d’un hôte à l’autre par la piqûre de
l’insecte. Les œufs du parasite se forment dans le système digestif du moustique. (Doc. de référence)
On a constaté que des souches de moustiques sont résistants au parasite, chez eux on
constate que les œufs sont recouverts d’une protéine, la TEP1, qui stimule l’action des cellules
immunitaires et favorise leur élimination (doc1). En effet chez les moustiques résistants on ne
constate la présence d’aucun œuf, tandis que chez les moustiques sensibles, il y a quelques œufs,
suffisamment, certainement, pour qu’ils se multiplient et infestent le moustique qui contaminera
un humain au cours d’une piqûre (doc2).
On fait l’hypothèse de l’implication de la TEP1, pour tester cette hypothèse on va réaliser
une expérience au cours de laquelle on inactive le gène codant pour cette protéine (doc2)
Pour cela on produit des ARN interférents : de petits ARN de séquence complémentaire de
l’ARNm de ce gène (de séquence connue), ces ARNi vont s’hybrider avec l’ARNm et bloquer la
progression des ribosomes qui assurent la traduction dans le cytoplasme en décodant l’ARN
codon par codon (doc3). La protéine n’est alors pas produite (invalidée)
Les résultats de l’expérience montrent bien qu’en absence de TEP1, les œufs de
plasmodium ne sont pas éliminés (doc2) donc cette protéine favorise bien l’élimination des œufs.
Les moustiques résistants parviennent à éliminer TOUS les œufs et donc empêche la
contamination du moustique ce qui bloque le cycle de la maladie.
Cette protéine semble produite par tous les moustiques mais chez les moustiques résistants
elle est beaucoup plus produite, le gène plus exprimé, ou la protéine produite est beaucoup plus
efficace (séquence différente ?, donc gène muté ?, différents allèles de ce gène ?)
Afin de vérifier ces hypothèse il faudrait étudier la quantité de TEP1, la séquence de ce gène
chez différentes souches de moustiques, sensibles ou résistants.

Ces connaissances pourraient permettre d’axer les politiques de lutte contre le paludisme
sur la limitation du développement du parasite chez le moustique. : guérir les moustiques pour
guérir l’Homme ! : http://www.slate.fr/story/11019/un-moustique-genetiquement-modifie-
contre-le-paludisme

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