Spondylarthrites - Recommandations
Spondylarthrites - Recommandations
RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES
RECOMMANDATIONS
Décembre 2008
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles et Service évaluation économique et santé
publique / Décembre 2008
1
Diagnostic, prise en charge thérapeutique et suivi des spondylarthrites
Ce document a été validé par le Collège de la Haute Autorité de Santé en juillet 2008.
© Haute Autorité de Santé – 2008
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Sommaire
Abréviations ...........................................................................................................................5
Recommandations .................................................................................................................6
1 Introduction ...................................................................................................................6
1.1 Thème des recommandations 6
1.2 Objectifs des recommandations 6
1.3 Patients concernés 6
1.4 Professionnels concernés 7
1.5 Structure du coût de la maladie 7
1.6 Actualisation 7
1.7 Gradation des recommandations 7
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10 Surveillance et suivi d’un patient atteint de spondylarthrite......................................25
10.1 Suivi habituel du patient 25
10.2 Hors suivi habituel du patient 26
Participants.............................................................................................................................39
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Abréviations
En vue de faciliter la lecture du texte, les abréviations et acronymes utilisés sont explicités
ci-dessous.
Abréviation Libellé
AINS anti-inflammatoire non stéroïdien
ALD affection de longue durée
AMM autorisation de mise sur le marché
Anti-CCP anticorps antipeptide cyclique citrulliné
Anti-TNF anti-tumor necrosis factor
BASDAI Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index
BASFI Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index
CRP protéine C réactive
ESSG European Spondylitis Study Group
EMEA European Medical Agency
EVA échelle visuelle analogique
FAN facteur antinucléaire
FR facteur rhumatoïde
IPD articulation interphalangienne distale
IRM imagerie par résonance magnétique
MDPH maison départementale pour les personnes handicapées
MICI maladie inflammatoire chronique de l’intestin
MTX méthotrexate
NNT nombre de patients à traiter
OMS organisation mondiale de la santé
PR polyarthrite rhumatoïde
SLZ salazopyrine
TTT traitement
VS vitesse de sédimentation
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Recommandations
1 Introduction
1
Caisses de l’assurance maladie des travailleurs salariés, Régime social des indépendants, Mutualité sociale agricole
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1.4 Professionnels concernés
Les recommandations sont destinées à tous les professionnels de santé et travailleurs sociaux
impliqués dans la prise en charge des patients atteints de spondylarthrite et notamment :
médecins rhumatologues ;
médecins internistes ;
médecins généralistes ;
médecins de médecine physique et de réadaptation ;
masseurs-kinésithérapeutes ;
pédicures-podologues ;
podo-orthésistes ;
ergothérapeutes ;
médecins du travail ;
assistants de service social.
1.6 Actualisation
L‘actualisation de ces recommandations devra être envisagée dans 2 ans, compte tenu des
études en cours sur ce sujet.
En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord professionnel au sein
du groupe de travail réuni par la HAS, après consultation du groupe de lecture. Dans ce texte,
les recommandations non gradées sont celles qui sont fondées sur un accord professionnel.
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L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et
utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.
2.1 Classification
À partir des années 1970, les similitudes phénotypiques, le caractère d’agrégation familiale,
l’absence du facteur rhumatoïde et l’association avec la présence de l’antigène HLA B27 de
plusieurs rhumatismes inflammatoires ont donné progressivement naissance au concept de
spondylarthropathie, dont les manifestations cliniques combinent de façon variable un
syndrome pelvi-rachidien (ou axial), un syndrome enthésopathique périphérique, un syndrome
articulaire périphérique et un syndrome extra-articulaire (uvéite, psoriasis, balanite, urétrite,
diarrhée). Les spondylarthropathies sont presque aussi fréquentes que la polyarthrite
rhumatoïde dans la population générale. Leur prévalence serait au minimum de 0,30 % dans la
population générale en France, vraisemblablement identique dans les deux sexes.
Le concept de spondylarthrite est dorénavant clairement défini tant d’un point de vue clinique
que physiopathologique et génétique. Classiquement, cinq entités sont définies : spondylarthrite
ankylosante, rhumatisme psoriasique, arthrites réactionnelles, arthrites associées aux maladies
inflammatoires chroniques de l’intestin et spondylarthrites indifférenciées. Une classification en
sous groupes distinguant les formes axiales avec atteinte pelvi-rachidienne des formes
périphériques sans atteinte pelvi-rachidienne est désormais proposée, auxquelles peut être
ajoutée une forme enthésopathique. Cette classification permet d’inclure l’ensemble des
spondylarthrites définies selon les critères proposés par l’European Spondylitis Study Group
(ESSG) et par Amor (Annexe 1). L’inclusion de tout ou partie des rhumatismes psoriasiques au
sein des spondylarthrites reste un sujet discuté. Le cadre général de ces classifications n’est
pas remis en cause par la classification actuelle selon la présentation principale et peut être
utilisé pour la classification des spondylarthrites.
Ces 3 formes sont fréquemment associées et peuvent se succéder chez un même patient.
Les formes masculines sont souvent plus bruyantes cliniquement.
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à la gravité de la maladie. Il est recommandé de définir la gravité ou la sévérité d’une
spondylarthrite par l’un des constats suivants.
1 – Il existe une manifestation « sévère » évidente :
une arthrite destructrice et tout particulièrement une coxite (grade C) ;
une pathologie sévère extra articulaire associée :
maladie inflammatoire chronique intestinale sévère (maladie de Crohn et rectocolite
hémorragique) ;
uvéite à répétition (grade C) ;
atteinte cardiaque (valvulopathie aortique ou mitrale, myocardiopathie, péricardite, bloc
auriculo ventriculaire) sévère liée à la spondylarthrite.
2 – Le médecin constate, à au moins 2 reprises à 3 mois d’intervalle malgré la prise d’AINS à la
dose maximale recommandée ou tolérée, l’une des manifestations suivantes :
plus de 3 atteintes articulaires inflammatoires simultanées ;
2 3
une activité de la spondylarthrite (BASDAI supérieur à 4) ;
4
une incapacité fonctionnelle importante liée à la spondylarthrite (en particulier BASFI
supérieur à 4) (grade C).
3 - Nécessité d’une prise permanente d’AINS à la dose maximale recommandée ou tolérée
pour contrôler les symptômes.
Leur identification est facilitée par la recherche des signes et symptômes listés dans les critères
de classification des spondylarthrites (annexe 1).
L’évolution se faisant typiquement par poussées entrecoupées de périodes de quiescence des
symptômes, il s’agit typiquement d’un patient qui consulte de façon répétée pour ces mêmes
symptômes, dont la persistance doit attirer l’attention.
Les manifestations ostéo articulaires des spondylarthrites sont caractérisées par la persistance
des symptômes (> 3 mois) et le rythme inflammatoire des douleurs. Le rythme inflammatoire
des douleurs est défini ainsi :
prédominantes en deuxième partie de nuit et/ou au réveil ;
avec un dérouillage matinal supérieur à 30 minutes ;
pouvant s’améliorer par l’exercice et/ou les activités physiques.
2
Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index : cf. annexe 2
3
Dans ce document, le BASDAI et le BASFI (voir annexes 2 et 3) sont cotés sur une échelle de 0 à 10.
4
Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index : cf. annexe 3
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4.1 Manifestations axiales
Rachialgies : douleurs rachidiennes de rythme inflammatoire et/ou raideur (> 3 mois).
Pygalgies : douleurs fessières unilatérales, bilatérales ou à bascule pouvant irradier aux
membres inférieurs ; pseudo sciatique ; rythme inflammatoire.
Douleurs thoraciques antérieures persistantes de rythme inflammatoire, blockpnée
(sensation de blocage thoracique).
► Gastro entérologiques
Antécédent personnel ou symptômes évocateurs de maladie inflammatoire chronique des
intestins (MICI : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) : diarrhée ≥ 3 selles par jour de
consistance anormale pendant plus de 15 jours, présence de sang ou de glaires dans les
selles.
► Ophtalmologiques
Antécédent personnel ou symptômes évocateurs d’uvéite antérieure aiguë (iridocyclite ou iritis) :
œil rouge et douloureux, souvent photophobie et baisse de la vision.
► Antécédents familiaux
Rhumatologique : spondylarthrite chez un parent du 1er ou du 2e degré.
Dermatologique : lésions évocatrices de psoriasis.
Gastroentérologique : MICI.
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5 Quelles stratégies d’investigations adopter pour
confirmer le diagnostic de spondylarthrite ?
Le début de la maladie est souvent insidieux. Son évolution est généralement lente et
progressive, initialement entrecoupée de rémissions.
L’anamnèse et l’examen somatique sont nécessaires en premier lieu si l’on suspecte une
spondylarthrite. De la multiplicité des éléments recueillis en faveur d’une spondylarthrite, de leur
intensité et de leur nature dépend la probabilité diagnostique initiale, laquelle influe sur le choix
des examens complémentaires, notamment en cas d’échec du traitement initial.
5.1 Anamnèse
En cas de suspicion de spondylarthrite, l’interrogatoire doit rechercher la présence de tous
symptômes et/ou antécédents évocateurs du diagnostic :
rachialgies inflammatoires ;
pygalgies (douleurs fessières) inflammatoires ;
douleur thoracique antérieure persistante ;
antécédent de mono/oligoarthrite/polyarthrite de rythme inflammatoire, pouvant toucher les
IPD, souvent asymétrique et prédominant aux membres inférieurs ;
antécédent de talalgie de rythme inflammatoire ;
antécédent de dactylite : aspect de doigt ou d’orteil en saucisse ;
antécédent ou présence de diarrhée. La notion de sang et de glaires dans les selles doit
être recherchée ;
antécédent de MICI : maladie de Crohn et rectocolite hémorragique ;
antécédent personnel documenté ou lésion évocatrice de psoriasis ;
antécédent familial de spondylarthrite et/ou de psoriasis ;
efficacité des AINS : amélioration en 48 h des douleurs par AINS à la dose maximale
conseillée ± rechute rapide (48 h) des douleurs à l’arrêt. L’absence d’amélioration ne réfute
pas le diagnostic.
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4- Articulations périphériques, notamment recherche :
d’une atteinte des hanches : douleur et/ou limitation des articulations coxo fémorales ;
d’une atteinte des IPD ;
d’une dactylite : aspect de doigt ou d’orteil en saucisse (photo).
5- Recherche de manifestations extra rhumatologiques :
- Dermatologiques
1) Psoriasis
plaques érythémato-squameuses : coudes, genoux, cuir chevelu ;
plaques érythémateuses des muqueuses génitales ou buccales ;
ongles : onycholyse, hyperkératose, ponctuations unguéales.
2) Pustulose palmo-plantaire
en cas de doute, le recours au dermatologue est recommandé.
- Ophtalmologiques
uvéite antérieure (œil rouge, douloureux, souvent baisse de l’acuité visuelle et
photophobie) dont la suspicion impose le recours en urgence à l’ophtalmologiste.
Le diagnostic de spondylarthrite est difficile à établir, notamment quand peu d’éléments sont
présents pour l’étayer. La prescription en routine d’examens spécialisés telles que la recherche
de l’antigène HLA B27 et l’imagerie – hors radiographie conventionnelle – n’est pas justifiée. La
confirmation du diagnostic est du ressort du spécialiste en rhumatologie ou en médecine
interne.
► Biologie de l’inflammation
Forme axiale prédominante de spondylarthrite
L’absence de syndrome inflammatoire biologique est fréquente au cours des spondylarthrites
axiales et ne doit pas exclure le diagnostic. Inversement, la présence de rachialgies et d’un
syndrome inflammatoire doit faire évoquer également d’autres diagnostics (diagnostic
différentiel avec des pathologies infectieuses ou malignes notamment).
Formes périphériques prédominantes de spondylarthrite
L’absence de syndrome inflammatoire biologique n’exclut pas le diagnostic.
La réalisation d’un bilan immunologique comportant les facteurs rhumatoïdes, les anticorps anti-
peptide cyclique citrulliné (anti-CCP) et les anticorps antinucléaires peut être utile pour
rechercher d’autres rhumatismes inflammatoires.
► Radiographies
Forme axiale prédominante
Il est nécessaire de réaliser des radiographies standard comprenant : le bassin de face, le
rachis lombaire de face et de profil incluant la jonction dorso-lombaire. L’interprétation des
clichés au niveau des articulations sacro-iliaques est délicate, et la normalité des radiographies
ne permet pas d’éliminer le diagnostic.
Des radiographies centrées sur les articulations périphériques ne sont pas nécessaires en
l’absence d’antécédents douloureux ou de signes cliniques.
Forme périphérique prédominante
Il est nécessaire de réaliser des radiographies des sites douloureux.
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Une radiographie du bassin et des radiographies du rachis lombaire incluant la jonction dorso-
lombaire peuvent être utiles au diagnostic. La normalité de ces radiographies n’exclut pas le
diagnostic.
Dans cette optique, chaque examen supplémentaire doit être choisi en fonction de :
la performance de l’examen, qui dépend des éléments diagnostiques déjà recueillis (le
nombre d’éléments évocateurs, leur nature et leur intensité doivent être pris en compte) ;
la présentation clinique du patient (forme clinique prédominante, douleur, gêne
fonctionnelle, sévérité) ;
l’impact attendu sur la prise en charge thérapeutique ;
les risques potentiels liés aux traitements envisagés.
► HLA B27
En présence de signes cliniques ou radiologiques évocateurs mais sans certitude diagnostique,
la positivité du HLA B27 renforce le faisceau d’arguments en faveur d’une spondylarthrite. Sa
négativité n’élimine pas le diagnostic.
► Imagerie
Forme axiale de spondylarthrite
En l’absence de lésion radiographique évidente, un avis spécialisé est nécessaire pour juger de
l’intérêt d’une imagerie complémentaire :
IRM des sacro-iliaques et/ou du rachis à la recherche de signes inflammatoires ;
scanner des sacro-iliaques à la recherche de lésions structurales, si la radiographie des
sacro-iliaques est douteuse.
Leur normalité n’exclut pas le diagnostic.
La scintigraphie osseuse n’est pas recommandée pour faire le diagnostic de sacro-iliite.
Formes périphériques de spondylarthrite
L’IRM et le scanner des sacro-iliaques ne sont pas recommandés pour le diagnostic s’il n’existe
pas de symptômes axiaux.
Une IRM à la recherche de signes d’enthésite (centrée sur le site le plus symptomatique) n’est
justifiée que si le résultat permet d‘adapter la prise en charge.
La scintigraphie osseuse est utile en cas de suspicion d’ostéite, en permettant de rechercher
d’autres sites osseux atteints.
Des algorithmes schématisant les stratégies diagnostiques adaptées aux différentes formes
cliniques sont proposés en annexe 4.
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6 Quel bilan de référence après le diagnostic ?
En complément du bilan diagnostique, il est recommandé que le patient bénéficie d’une
évaluation clinique réalisée par un médecin rhumatologue ou interniste, qui servira de référence
pour optimiser le suivi ultérieur.
Il est recommandé d’évaluer les capacités fonctionnelles, par exemple en utilisant l’indice
composite BASFI.
Examen somatique
Il est recommandé d’évaluer :
la statique et la mobilité rachidienne aux niveaux cervical et lombaire ;
la mobilité des hanches ;
l’ampliation thoracique.
Examens paracliniques
Le diagnostic étant posé, aucun examen biologique ou d’imagerie supplémentaire n’est
nécessaire pour l’évaluation initiale (en dehors du bilan préthérapeutique). Cependant, en
présence de signes cliniques (douleur, raideur) les radiographies du rachis cervical et
dorsal permettent d’évaluer l’atteinte structurale.
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7 Information du patient
Les principales informations qu’il est recommandé que le praticien soit à même de transmettre
sont les suivantes.
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évocatrices de maladies inflammatoires chroniques des intestins ne nécessite que
rarement une prise en charge spécialisée en urgence.
► Antalgiques
Quelle que soit la présentation clinique de la spondylarthrite, et à tous les stades de la maladie,
selon l’intensité de la douleur, il est recommandé de proposer un traitement antalgique à base
de paracétamol ou d’opioïdes faibles (dextropropoxyphène, tramadol, codéïne,
dihydrocodéïne), seul ou en association avec les traitements de première ou de deuxième
intention. Bien que leur efficacité n’ait pas été validée pour les spondylarthrites, le recours aux
opioïdes forts est parfois nécessaire.
Si l’administration prolongée d’AINS à une dose élevée est nécessaire, il est recommandé de
lui associer un gastroprotecteur efficace (inhibiteur de la pompe à protons ou
misoprostol - prescription hors AMM). Il convient de rappeler que ce traitement préventif n’est
recommandé par l’Afssaps que dans les situations suivantes :
âge supérieur à 65 ans ;
antécédent d'ulcère gastrique ou duodénal, compliqué ou non compliqué. Dans ce cas une
infection à Helicobacter pylori doit être recherchée et traitée ;
association d'antiagrégant plaquettaire, notamment d'aspirine à faible dose et de
clopidogrel, et/ou de corticoïdes et/ou d'anticoagulant. Ces associations doivent de principe
être évitées.
Corticoïdes
Les corticoïdes par voie orale n’ont pas démontré leur efficacité dans les formes axiales de
spondylarthrite. Ils sont jugés efficaces chez certains patients (sur la base de données
empiriques) en cas de contre indication, d’échec ou d’intolérance aux AINS. Leur utilisation
doit être limitée à de courtes périodes et aux posologies minimales efficaces notamment
pour éviter une corticodépendance. Le suivi du patient doit comporter l’évaluation de l’efficacité
et de la tolérance.
Les infiltrations locales de corticoïdes, en particulier des sacro-iliaques, peuvent également être
utilisées (grade C).
Dans cette situation, les seuls médicaments ayant démontré leur efficacité5 sur la douleur,
l’incapacité fonctionnelle et l’activité de la maladie sont les anti-TNF (niveau de preuve 1) mais
leur impact sur l’évolution de la maladie et les dommages structuraux n’est pas établi. Il reste
des incertitudes sur leurs effets indésirables, notamment à long terme6. La prescription initiale
des anti-TNF dans les spondylarthrites est hospitalière et réservée aux spécialistes en
rhumatologie ou en médecine interne (voir les conditions de délivrance en annexe 6). Les
molécules disposant de l’AMM pour cette indication sont l’étanercept, l’adalimumab et
l’infliximab.
5
NNT = 2,6 pour l’ASAS20 (nombre nécessaire de patients à traiter pour que l’un d’entre eux soit répondeur)
6
Il est fortement recommandé de se référer au RCP du produit et au site de l’Afssaps (www.afssaps.sante.fr) car les
anti-TNF alpha font l’objet d’une surveillance attentive en pharmacovigilance et les RCP des produits actuellement
disponibles en France sont régulièrement mis à jour, notamment au niveau des rubriques 4.4 (précautions d’emploi
et mises en garde spéciales) et 4.8 (effets indésirables). Il est également fortement recommandé de se rendre sur le
site Internet de l’EMEA (http://www.emea.europa.eu/htms/human/epar/a.htm).
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Il est recommandé de prescrire un anti-TNF en cas d’échec du traitement de première intention
(grade A), sous réserve que les conditions suivantes soient réunies :
1. le diagnostic de spondylarthrite est avéré7 ;
2. la maladie est active : constatation à au moins deux reprises (à 3 mois d’intervalle)
d’une activité de la spondylarthrite (BASDAI supérieur à 4) ;
3. la maladie est sévère (cf. § 2.2 page 9) ;
4. malgré la prise d’AINS à la dose maximale recommandée ou tolérée.
Pour conclure à l'inefficacité d'un anti-TNF, il doit avoir été administré conformément à son
AMM spécifique : durée maximale recommandée en cas d’absence d’amélioration, posologie (cf
annexe 6).
Les modalités thérapeutiques des anti-TNF sont identiques, qu’il s’agisse de formes axiales
pures ou de formes à prédominance axiale associées à des enthésites périphériques.
Sur le plan économique, la littérature ne permet pas de conclure avec un degré de certitude
suffisant sur le caractère significativement plus coût-efficace d’un traitement par rapport à un
autre. À court terme, les rapports coût-efficacité des anti-TNF sont élevés (au-delà des seuils
généralement acceptés). À long terme, les coûts ont tendance à diminuer mais l’impact
budgétaire engendré par ces traitements demeure important.
7
La confirmation du diagnostic est du ressort du spécialiste en rhumatologie ou en médecine interne.
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Tableau 1. Stratégie de prise en charge des spondylarthrites à prédominance axiale :
traitement médicamenteux
Conditions
Traitement Précisions
d’utilisation
À tout Paracétamol ± opioïdes À tous les stades de la
moment
Antalgiques faibles maladie
Traitement
ere Limiter aux périodes
de 1 AINS Dose minimale efficace
douloureuses
intention
4 critères de décision : Uniquement en cas
d’échec du traitement
maladie sévère* ere
Diagnostic validé par le de 1 intention
rhumatologue ou l’interniste
Traitement maladie active : BASDAI > 4, à 2 malgré la prise d’AINS à la
Évaluation au cas par
e
de 2 reprises au moins, à 3 mois dose maximale cas du rapport
intention d’intervalle) recommandée ou tolérée bénéfice/risque
Les 4 critères sont présents : L’un des critères est absent :
Réévaluation régulière
Sulfasalazine de l’efficacité et de la
anti-TNF surtout si atteintes périphériques
associées tolérance
* voir § 2.2 page 9
En l’absence de données formelles, il est recommandé d'apprécier avec chaque patient et pour
les différentes options thérapeutiques la balance entre le bénéfice attendu compte tenu de la
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sévérité de la maladie, et le risque potentiel encouru. Il est proposé de débuter le traitement de
fond par l’une des molécules conventionnelles suivantes :
Les autres traitements conventionnels de fond n’ont pas fait la preuve d’un rapport
bénéfices/risques suffisant. Ils ne sont pas recommandés dans cette indication.
Les manifestations non rhumatologiques des spondylarthrites font l’objet d’une prise en charge
spécifique et spécialisée au cas par cas.
8
Efficacité modeste (niveau de preuve 1)
9
Efficacité sur les symptômes cliniques démontrée seulement dans le rhumatisme psoriasique (niveau de preuve 1)
(AMM dans le rhumatisme psoriasique).
10
Compte tenu des similitudes et par analogie avec la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, en l'absence de
données suffisantes dans la spondylarthrite - AMM pour le rhumatisme psoriasique.
11
NNT = 2,6 pour le score ASAS20 (nombre de patients à traiter pour que l’un d’entre eux soit répondeur).
12
La confirmation du diagnostic est du ressort du spécialiste en rhumatologie ou en médecine interne.
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Tableau 2. Stratégie de prise en charge des spondylarthrites à prédominance
périphérique : traitement médicamenteux
Conditions
Traitement Précisions
d’utilisation
À tout Paracétamol ± opioïdes À tous les stades de la
moment
Antalgiques faibles maladie
Traitement
ere Limiter aux périodes
de 1 AINS Dose minimale efficace
douloureuses
intention
Infiltration intra articulaire d’un
Si mono ou oligo-arthrite associée
corticoïde
Uniquement en cas
Évaluation au cas par cas
Méthotrexate d’échec du traitement de
du rapport bénéfice/risque ere
1 intention
ou
Anti-TNF : 4 conditions impératives
Traitement léflunomide
e spondylarthrite avérée
de 2 ou maladie active : plus de 3 articulations gonflées
intention sulfasalazine simultanément, à 2 reprises au moins, à 3 mois
d’intervalle
ou
maladie sévère*
anti-TNF malgré la prise d’AINS à la dose maximale
recommandée ou tolérée
* voir § 2.2 page 9
Le recours à ces interventions nécessite un examen clinique détaillé qui permet de définir avec
le patient des objectifs thérapeutiques en fonction de l’activité et du stade d’évolution de la
maladie. Sa répétition permet de suivre les bénéfices obtenus par le traitement.
Ce chapitre concerne les formes axiales de spondylarthrite. Pour les formes périphériques, il est
recommandé par analogie de s’inspirer de la prise en charge des polyarthrites rhumatoïdes,
décrite dans les recommandations « Polyarthrite rhumatoïde : aspects thérapeutiques hors
médicaments et chirurgie - aspects médico-sociaux et organisationnels 2007 » (www.has-
sante.fr).
La prise en charge rééducative, recommandée à tous les stades de la maladie, doit être
adaptée à l'état clinique du patient. Une évaluation précoce spécifique (en termes de déficience,
d'incapacité et de handicap) est recommandée. Elle est réalisée par un masseur-
kinésithérapeute (bilan-diagnostic en kinésithérapie) et/ou un médecin de médecine physique et
de réadaptation et/ou le rhumatologue à la phase initiale de la maladie, et pourra être
renouvelée en fonction de l'évolution.
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Il est recommandé de réaliser la kinésithérapie préférentiellement en séances individuelles, plus
efficaces à court terme que les séances en groupe et a fortiori que les autoprogrammes seuls
(grade B). La réalisation des séances de kinésithérapie doit être encadrée par un bilan de début
et de fin de soins adressé au médecin prescripteur. Dans tous les cas, un autoprogramme
comportant quelques exercices (exercices actifs et exercices autopassifs : postures par ex.),
doit être enseigné par le masseur-kinésithérapeute afin d'impliquer le patient dans la prise en
charge de sa maladie. Le masseur-kinésithérapeute doit s'assurer qu’ils sont compris et
correctement réalisés.
Les activités physiques et sportives sont recommandées. Elles doivent être compatibles avec
l'état général et physique du malade, notamment sur le plan ostéo articulaire et
cardiovasculaire.
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9.2 Autres traitements non médicamenteux
► Ostéopathie et chiropraxie
L’absence de preuves dans la littérature ne permet pas de recommander l’ostéopathie et la
chiropraxie dans la prise en charge des spondylarthrites. Les techniques de manipulation
vertébrale sont contre indiquées en cas d’ankylose rachidienne.
► Créno-balnéothérapie (thermalisme)
La crénothérapie avec exercices en groupe est supérieure à la rééducation hebdomadaire à
domicile sur un indice composite et par rapport au naproxène sur la douleur, la raideur et la
fonction, dans des études de niveau de preuve 2.
La créno-balnéothérapie peut être proposée dans la prise en charge des spondylarthrites, sans
que les données de la littérature et l’avis des professionnels permettent d’en préciser les
indications.
La mise en place d’essais cliniques prospectifs destinés à préciser l’efficacité, la sécurité et les
indications de ces deux types de chirurgie dans le cadre de la spondylarthrite est
recommandée.
13
La loi de réforme de la sécurité sociale du 13 août 2004 confie au médecin traitant l’élaboration du protocole de
soins. Néanmoins, afin de ne pas retarder la prise en charge à 100 % lorsque les conditions médicales sont
satisfaites, une procédure dérogatoire existe : le médecin hospitalier ou spécialiste établit le protocole de soins pour
demander une prise en charge à 100 % ; il en informe le médecin traitant, s’il est désigné. Il remet et fait signer au
patient le volet qui lui est destiné. La prise en charge à 100 % est ouverte dans un premier temps pour 6 mois.
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dans la vie professionnelle du patient. Cette mesure vise à promouvoir le maintien de l’activité
professionnelle du patient.
Il est possible de programmer ce rendez vous au cours d'un arrêt de travail (visite de pré
reprise) ce qui permet d’envisager les aménagements éventuels à organiser si la reprise du
travail ne semble pas pouvoir être effectuée dans les conditions de travail antérieures.
Il est recommandé d’adresser au médecin du travail toutes les informations utiles à l’évaluation
de la sévérité et de l’évolutivité de la pathologie après discussion et accord du patient et par son
intermédiaire.
Quand solliciter une mise en invalidité, ou une retraite pour inaptitude ou anticipée ?
Lorsque l'état de santé stabilisé impose une cessation totale ou partielle d'activité
professionnelle, il est recommandé de solliciter un entretien avec un assistant de service social
avant de déclencher les procédures de mise en invalidité, retraite anticipée ou retraite pour
inaptitude.
Du fait de la multiplicité des systèmes français de protection sociale, variant sensiblement selon
le statut professionnel du patient, aucune recommandation générale ne peut être proposée.
14
CDAPH : cette commission remplace les anciennes Cotorep.
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publique / Décembre 2008
24
du mode de vie à la maladie : vie quotidienne, projets personnels et professionnels (voir la liste
des associations de malades en annexe 5).
► La mesure de la taille peut être réalisée, bien que peu sensible au changement après 18
mois de suivi.
► Il est recommandé d'évaluer les articulations douloureuses, les articulations gonflées et les
enthèses douloureuses. Aucun index n'a pu montrer de supériorité par rapport à un autre.
► Il n'est pas recommandé de réaliser des radiographies systématiques de suivi. Par contre, la
réalisation de clichés radiographiques doit être proposée lors d'un événement aigu ou
particulièrement douloureux.
15
Echelle visuelle analogique
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles et Service évaluation économique et santé
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25
10.2 Hors suivi habituel du patient
► En dehors de ce bilan annuel, il est conseillé d’évaluer l’activité de la maladie par l’indice
BASDAI (et si forme périphérique : le nombre d’articulations gonflées ou douloureuses) et
par l’appréciation globale du patient à chaque consultation.
► En cas de manifestation extra articulaire aiguë, une consultation spécialisée (en urgence, en
particulier si uvéite) est recommandée.
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Annexe 1. Critères diagnostiques et critères de
classification des spondylarthrites
Critères diagnostiques :
Critères de New York modifiés (forme axiale), d’après van der Linden et al., 1984
A – Diagnostic
1. Critères cliniques
a) lombalgie et raideur depuis plus de 3 mois, qui s’améliorent avec l’exercice mais ne sont pas
soulagées par le repos
b) diminution de la mobilité du rachis lombaire dans les plans sagittal et frontal
c) diminution de l’ampliation thoracique par rapport aux valeurs normales ajustées à l’âge et au
sexe
2. Critères radiologiques
Sacro-iliite de grade ≥ 2 bilatérale ou sacroiliite de grades 3-4 unilatérale
B – Gradation
1. spondylarthrite ankylosante avérée si le critère radiologique est associé à au moins 1 critère
clinique
2. spondylarthrite ankylosante probable si présence :
a) de 3 critères cliniques
b) du critère radiologique sans signe ou symptôme clinique (d’autres causes de sacroiliites
doivent être envisagées)
Van der Linden S, Valkenburg HA, Cats A. Evaluation of diagnostic criteria for ankylosing spondylitis. A proposal for modification of
the New York criteria. Arthritis Rheum 1984;27(4):361-8.
Copyright © Wiley 1984 ; reprinted with permission of Wiley-Liss, Inc., a subsidiary of John Wiley and Sons, Inc.
B – Signes radiographiques
Sacro-iliite (grade 2 bilatérale, ou grades 3 et 4) 3
C – Terrain génétique
HLA B27 positif ou antécédent familial de SPA, MICI ou psoriasis 2
D – Réponse au traitement
Nette amélioration en moins de 48 h sous AINS et rechute à l’arrêt 2
Le malade sera déclaré comme ayant une spondylarthrite si la somme des points des 12 critères est ≥ 6
Amor B, Dougados M, Mijiyawa M. Critères de classification des spondylarthropathies. Rev Rhum 1990;57(2):85-9.
© Elsevier Masson SAS, Editeur
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2 – Classification de l’ESSG, d’après Dougados et al., 1991
Critères de l’ESSG
Rachialgies inflammatoires
OU
Synovites : asymétriques ou
prédominant aux membres inférieurs
ET un ou plus des éléments suivants :
o Fessalgies à bascule
o Sacro-iliite radiographique
o Enthésopathie (achiléenne ou plantaire)
o Antécédent familal au 1er ou 2e degré (spondylarthrite ankylosante, psoriasis, uvéite, arthrite
réactionnelle, MICI)
Psoriasis
Entéropathie inflammatoire chronique
Urétrite ou cervicite ou diarrhée aiguë moins d’un mois avant l’arthrite
Dougados M, van der Linden S, Juhlin R, Huitfeldt B, Amor B, Calin A, et al. The European Spondylarthropathy Study Group
preliminary criteria for the classification of spondylarthropathy. Arthritis Rheum 1991;34(10):1218-27.
Copyright © Wiley 1991 ; reprinted with permission of Wiley-Liss, Inc., a subsidiary of John Wiley and Sons, Inc.
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Annexe 2. BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index)
d'après Claudepierre et al., 1997
Claudepierre P, Sibilia J, Goupille P, Flipo RM, Wendling D, Eulry F, et al. Evaluation of a French version of the Bath Ankylosing
Spondylitis Disease Activity Index in patients with spondyloarthropathy. J Rheumatol 1997;24(10):1954-8.
Questions :
Cochez SVP la case la plus représentative de votre réponse, par exemple :
en vous référant à la dernière semaine 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
2. Où situez-vous votre degré global de douleur au niveau du cou, du dos et
des hanches dans le cadre de votre spondylarthrite ankylosante ?
Absent Extrême
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
3. Où situez-vous votre degré global de douleur/gonflement articulaire en
dehors du cou, du dos et des hanches ?
Absent Extrême
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
4. Où situez-vous votre degré global de gêne pour les zones sensibles au
toucher ou à la pression ?
Absent Extrême
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
5. Où situez-vous votre degré global de raideur matinale depuis votre réveil ?
Absent Extrême
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
6. Quelle est la durée de votre raideur matinale à partir de votre réveil ?
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
0 ½ 1 1½ 2 heures
ou plus
Méthode de calcul :
En premier lieu, calculer la moyenne aux réponses 5 et 6. Puis calculer la moyenne des 5 valeurs (la
valeur moyenne des réponses 5 et 6 et la valeur des réponses aux 4 premières questions). Le score va
donc de 0 à 10 (NB : dans la version originale de ces indices, ce sont des EVA de 100 mm que le malade
doit cocher, et le résultat est compris entre 0 et 100).
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Annexe 3. BASFI (Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index)
d'après Calin et al., 1994
Calin A, Garrett S, Whitelock H, Kennedy LG, O'Hea J, Mallorie P, et al. A new approach to defining functional ability in ankylosing
spondylitis: the development of the Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index. J Rheumatol 1994;21(12):2281-5.
Questions :
cocher SVP la case la plus représentative de votre réponse, par exemple :
1
en vous référant à la dernière semaine
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
2. Pouvez-vous vous pencher en avant pour ramasser un stylo posé sur le sol
sans l’aide d’un moyen extérieur ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
3. Pouvez-vous atteindre une étagère élevée sans l’aide de quelqu’un ou d’un
moyen extérieur ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
4. Pouvez-vous vous lever d’une chaise sans accoudoirs sans utiliser vos mains
ou toute autre aide ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
5. Pouvez-vous vous relever de la position « couché sur le dos » sans aide ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
6. Pouvez-vous rester debout sans soutien pendant 10 minutes sans ressentir de
gêne ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
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publique / Décembre 2008
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7. Pouvez-vous monter 12 à 15 marches, en ne posant qu’un pied sur chaque
marche, sans vous tenir à la rampe ou utiliser tout autre soutien ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
8. Pouvez-vous regarder par dessus votre épaule sans vous retourner ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
9. Pouvez-vous effectuer des activités nécessitant un effort physique
(ex. : mouvements de kinésithérapie, jardinage ou sports) ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
10. Pouvez-vous avoir des activités toute la journée, que ce soit au domicile ou
au travail ?
Sans aucune difficulté Impossible
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
A
Méthode de calcul : la valeur du BASFI est la moyenne des valeurs obtenues aux 10
questions. Le score va donc de 0 à 10.
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Annexe 4. Algorithmes. Stratégies diagnostiques
pour les spondylarthrites
1 - Présentation clinique à prédominance axiale
Rachialgie
ou douleurs sternales
ou fessalgie
persistantes
oui
Anamnèse
Envisager
+ symptômes : non d’autres
rythme inflammatoire
diagnostics
+ examen clinique
oui
Bilan
Bilan de 1re intention : le Envisager
de 1re intention : non diagnostic de SpA non d’autres
SpA avérée est le plus diagnostics
probable
L’ensemble du Réévaluer
bilan clinique et paraclinique cliniquement
permet au spécialiste de non
à distance si
confirmer le diagnostic pas d’autre
de SpA diagnostic
oui
Prise en charge thérapeutique (poursuite, mise en route ou optimisation du traitement de 1ère intention)
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Stratégies diagnostiques pour les spondylarthrites
2 - Présentation clinique à prédominance périphérique arthritique.
non
Mono/oligo/polyarthrite Pas de spondylarthrite :
envisager d’autres diagnostics
oui
Anamnèse
examen clinique,
radiographies
des sites douloureux non
+ bassin systé matique Pas de spondylarthrite certaine :
envisager d’autres diagnostics
+ rachis si ATCD de
rachialgies inflammatoires :
en faveur d ’une
SpA
oui
Bilan et
non Envisager
HLA B27 positif :
d’autres
diagnostic de diagnostics
SpA
oui oui
Diagnostic de spondylarthrite
▼
TTT de premi ère intention
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Stratégies diagnostiques pour les spondylarthrites
3 - Présentation clinique à prédominance périphérique enthésitique
Rachialgie inflammatoire,
enthésites (mb.inf.) ostéite (sauf non
traumatique, infectieuse, tumorale)
polyalgies inflammatoires
Pas de
spondylarthrite
oui
Envisager d’autres
diagnostics
Caractère non
inflammatoire
persistant
oui
non
Anamnèse,
symptômes, clinique
évoquent une SpA
oui
Spondylarthrite
Radiographies non confirmée
bassin, sites douloureux VS Suspicion non non non
FR
(+ rachis si ATCD de CRP enthésites Suspicion ou Ac AN
non
rachialgie ou fessalgie périph. ou d’ostéite ou anti -
inflammatoire) : HLA polyalgies CCP+
SpA confirmée B27
pour d’autres
Ostéite et
SpA
non diagnostics
confirmées
oui
Diagnostic de spondylarthrite
▼
TTT de première intention
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Annexe 5. Associations de malades
Action Contre les Spondylarthropathies France (Acs-France)
9/11 rue du Borrego
75020 Paris
Tél : 0820 066 350 (Numéro indigo)
Site Internet : www.acs-france.org
Courriel : [email protected]
SPONDYLIS
Hôpital Henri Mondor - Service Rhumatologie
51 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
94000 CRETEIL
Tél - Fax - Rép : 01 49 81 97 01
Site Internet : www.spondylis.org
Courriel : [email protected]
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Annexe 6. Conditions de délivrance des anti-TNF dans
les spondylarthrites
© © ©
Humira Enbrel 25 mg et Remicade
(adalimumab) 50 mg (étanercept) (infliximab)
Voie d’administration Sous-cutanée Sous-cutanée Perfusion ≥ 2 h suivie d’une
surveillance de 2 h
Disponibilité Ville et hôpital Ville et hôpital Hôpital
Conditions de prescription Prescription initiale Prescription initiale Médicament réservé à l’usage
et de délivrance hospitalière hospitalière annuelle hospitalier
annuelle. Prescription initiale et Prescription réservée aux
Prescription renouvellement spécialistes et/ou aux services
Remarque : les spécialistes sont
rajoutés au fur et à mesure en réservée aux réservés aux spécialisés en gastro-
fonction des extensions spécialistes en spécialistes en entérologie ou en médecine
d’indications obtenues rhumatologie, en rhumatologie, en interne ou en chirurgie digestive
(dermatologie), concernant la SPA gastro-entérologie, médecine interne, en ou en rhumatologie.
sont concernés les rhumatologues en chirurgie pédiatrie et en
et la médecine interne. digestive ou en dermatologie.
médecine interne.
Indication Traitement de la Traitement de la Traitement de la spondylarthrite
spondylarthrite spondylarthrite ankylosante chez les patients
ankylosante sévère ankylosante sévère qui ont des signes axiaux
et active chez et active de l'adulte sévères, des marqueurs
l'adulte ayant eu une en cas de réponse sérologiques de l’activité
réponse inadéquate inadéquate au inflammatoire élevés et qui n’ont
au traitement traitement pas répondu de manière
conventionnel. conventionnel. adéquate à un traitement
conventionnel.
Posologie et voie La posologie La dose 5 mg/kg administrés en
d’administration recommandée recommandée est perfusion intraveineuse d'une
d'Humira pour les 25 mg d'Enbrel durée de 2 heures suivie par
patients atteints de administrés deux fois des perfusions supplémentaires
rhumatisme par semaine ou de de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6
psoriasique et de 50 mg administrés après la première perfusion,
spondylarthrite une fois par semaine. puis ensuite toutes les 6 à
ankylosante est de 8 semaines. Si un patient ne
40 mg répond pas à la semaine 6 (i.e.
d'adalimumab en après 2 doses), aucun
dose unique toutes traitement supplémentaire par
les deux semaines, l'infliximab ne doit être
en injection sous- administré.
cutanée.
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Méthode Recommandations pour la pratique clinique
Les recommandations professionnelles sont définies comme « des propositions développées selon une
méthode explicite pour aider le praticien et le patient à rechercher les soins les plus appropriés dans des
circonstances cliniques données ».
La méthode Recommandations pour la pratique clinique (RPC) est l’une des méthodes utilisées par la
Haute Autorité de Santé (HAS) pour élaborer des recommandations professionnelles. Elle repose, d’une
part, sur l’analyse et la synthèse critiques de la littérature médicale disponible, et, d’autre part, sur l’avis
d’un groupe multidisciplinaire de professionnels concernés par le thème des recommandations.
Pour chaque thème retenu, la méthode de travail comprend les étapes suivantes.
► Comité d’organisation
Un comité d’organisation est réuni par la HAS. Il est composé de représentants des sociétés savantes,
des associations professionnelles ou d’usagers, et, si besoin, des agences sanitaires et des institutions
concernées. Ce comité définit précisément le thème de travail, les questions à traiter, les populations de
patients et les professionnels concernés. Il signale les travaux pertinents, notamment les
recommandations, existants. Il propose des professionnels susceptibles de participer aux groupes de
travail et de lecture. Ultérieurement, il participe au groupe de lecture.
► Groupe de travail
Un groupe de travail multidisciplinaire et multiprofessionnel est constitué par la HAS. Il est composé de
professionnels de santé, ayant un mode d’exercice public ou privé, d’origine géographique ou d’écoles de
pensée diverses, et, si besoin, d’autres professionnels concernés et de représentants d’associations de
patients et d’usagers. Un président est désigné par la HAS pour coordonner le travail du groupe en
collaboration avec le chef de projet de la HAS. Un chargé de projet est également désigné par la HAS
pour sélectionner, analyser et synthétiser la littérature médicale et scientifique pertinente. Il rédige ensuite
l’argumentaire scientifique des recommandations en définissant le niveau de preuve des études
retenues. Ce travail est réalisé sous le contrôle du chef de projet de la HAS et du président.
► Groupe de lecture
Un groupe de lecture est constitué par la HAS selon les mêmes critères que le groupe de travail. Il est
consulté par courrier et donne un avis sur le fond et la forme de l’argumentaire et des recommandations,
en particulier sur la lisibilité et l’applicabilité de ces dernières. Ce groupe de lecture externe est complété
par des relecteurs de la commission spécialisée de la HAS en charge des recommandations
professionnelles (commission Évaluation des stratégies de santé).
► Diffusion
La HAS met en ligne sur son site (www.has-sante.fr) l’intégralité de l’argumentaire, les recommandations
et leur synthèse. La synthèse et les recommandations peuvent être éditées par la HAS.
Pour en savoir plus sur la méthode d’élaboration des recommandations pour la pratique clinique, se
référer au guide publié par l’Anaes en 1999 : « Les recommandations pour la pratique clinique - Base
méthodologique pour leur réalisation en France 1999 ». Ce guide est téléchargeable sur le site Internet
de la HAS : www.has-sante.fr.
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Participants
Comité d’organisation
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Mme Chantal Buadès, masseur- M. Philippe Labarthe, masseur-
kinésithérapeute, Paris kinésithérapeute, Cahors
Pr Maxime Breban, rhumatologue, Boulogne- Dr Jean-Marie Laroche, rhumatologue, Saint-
Billancourt Maur-dès-Fosses
Dr Emmanuel Coudeyre, médecin de Mme Odile Lesage, assistante sociale, Paris
médecine physique et réadaptation, Dr Pascale Nicaise-Roland, biologiste, Paris
Chamalières Dr Stephan Pavy, rhumatologue, Paris
Mme Laurence Carton, représentante des Dr Véronique Wilthien, médecin généraliste,
malades, Créteil Aubervilliers
Dr Guillaume Dantin, médecin généraliste, Dr Isabelle Yoldjian, afssaps, Saint-Denis
Villenave d’Ornon
Dr Christian De Gennes, médecine interne,
Paris
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Mme Sarah Koné, chef de projet, HAS, Saint- Dr Gaël Mouterde, rhumatologue, Montpellier
Denis Mme Emmanuelle Orru Bravo, pharmacienne,
Dr Jean-Marie Laroche, médecin généraliste, Paris
Saint-Maur-dès-Fosses Dr Jean-François Perrocheau, médecin
Dr Jean-Pierre Larrumbe, médecin généraliste, généraliste, Cherbourg
Velaux Dr Thao Pham, rhumatologue, Marseille
Dr Yves Le Noc, médecine générale, Nantes Mme Célia Primus, chef de projet HAS, Saint-
M. Dominique Leroux, kinésithérapeute, Denis
Pontoise Mme Martine Roch, représentante des
Dr Michel Leveque, médecine générale, Thann malades, Vezin le coquet
M. Pierre Lévy, économiste, Paris Mlle Sandrine Rollot, assistante sociale, Paris
Dr Philippe Lore, médecine interne, Tulle M. Eric Savignat, masseur-kinésithérapeute,
Dr Albane Mainguy, chef de projet, HAS, Saint- Lamentin
Denis Pr Thierry Schaeverbeke, rhumatologue,
Dr Marie-Pascale Manet, rhumatologue, Paris Bordeaux
Dr Antoine Martin, rhumatologue, Saint-Brieuc Mme Karine Tilly, ergothérapeute, Rennes
M. René Mazars, usager, La Primaube Mme Christiane Wachter, ergothérapeute,
Pr Olivier Meyer, rhumatologue, Paris Montpellier
Dr Gilles Morlock, rhumatologue, Carcassonne
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Fiche descriptive
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